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Document 52014DC0689
REPORT FROM THE COMMISSION TO THE EUROPEAN PARLIAMENT AND THE COUNCIL PROGRESS TOWARDS ACHIEVING THE KYOTO AND EU 2020 OBJECTIVES (required under Article 21 of Regulation (EU) No 525/2013 of the European Parliament and of the Council of 21 May 2013 on a mechanism for monitoring and reporting greenhouse gas emissions and for reporting other information at national and Union level relevant to climate change and repealing Decision No 280/2004/EC)
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL PROGRÈS ACCOMPLIS DANS LA RÉALISATION DES OBJECTIFS ASSIGNÉS AU TITRE DU PROTOCOLE DE KYOTO ET DES OBJECTIFS DE L’UNION POUR 2020 [en application de l’article 21 du règlement (UE) n° 525/2013 du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2013 relatif à un mécanisme pour la surveillance et la déclaration des émissions de gaz à effet de serre et pour la déclaration, au niveau national et au niveau de l’Union, d’autres informations ayant trait au changement climatique et abrogeant la décision n° 280/2004/CE]
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL PROGRÈS ACCOMPLIS DANS LA RÉALISATION DES OBJECTIFS ASSIGNÉS AU TITRE DU PROTOCOLE DE KYOTO ET DES OBJECTIFS DE L’UNION POUR 2020 [en application de l’article 21 du règlement (UE) n° 525/2013 du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2013 relatif à un mécanisme pour la surveillance et la déclaration des émissions de gaz à effet de serre et pour la déclaration, au niveau national et au niveau de l’Union, d’autres informations ayant trait au changement climatique et abrogeant la décision n° 280/2004/CE]
/* COM/2014/0689 final */
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL PROGRÈS ACCOMPLIS DANS LA RÉALISATION DES OBJECTIFS ASSIGNÉS AU TITRE DU PROTOCOLE DE KYOTO ET DES OBJECTIFS DE L’UNION POUR 2020 [en application de l’article 21 du règlement (UE) n° 525/2013 du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2013 relatif à un mécanisme pour la surveillance et la déclaration des émissions de gaz à effet de serre et pour la déclaration, au niveau national et au niveau de l’Union, d’autres informations ayant trait au changement climatique et abrogeant la décision n° 280/2004/CE] /* COM/2014/0689 final */
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT
EUROPÉEN ET AU CONSEIL PROGRÈS ACCOMPLIS DANS LA RÉALISATION DES
OBJECTIFS ASSIGNÉS AU TITRE DU PROTOCOLE DE KYOTO ET DES OBJECTIFS DE L’UNION
POUR 2020 [en application de l’article 21 du
règlement (UE) n° 525/2013 du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2013
relatif à un mécanisme pour la surveillance et la déclaration des émissions de
gaz à effet de serre et pour la déclaration, au niveau national et au niveau de
l’Union, d’autres informations ayant trait au changement climatique et
abrogeant la décision n° 280/2004/CE]
Table des matières 1............ Résumé. 4 2............ Progrès accomplis dans la réalisation
de l’objectif de Kyoto pour 2013-2020 et de l’objectif de la stratégie Europe 2020. 6 2.1......... Deuxième période d’engagement au titre du
protocole de Kyoto. 6 2.2......... Objectif de réduction des émissions de
GES de l’Union à l’horizon 2020. 6 2.2.1...... Les progrès de l’Union. 6 2.2.2...... Les progrès des États membres. 7 3............ Dépassement des objectifs de Kyoto au
titre de la première période d’engagement (2008-2012) 9 3.1......... UE-28. 10 3.2......... UE-15. 10 3.3......... Bilan au niveau des États membres. 11 4............ Évolution des émissions de GES dans
l'UE.. 12 4.1......... Comparaison des émissions de GES de 2012
par rapport à 2011. 12 4.2......... Convergence de l'intensité des émissions
de GES et des émissions de GES par habitant 13 4.3......... Évaluation ex-post des facteurs
favorisant les réductions des émissions de CO2 16 4.4......... Impact de l’aviation sur le climat
mondial 17 5............ État de la mise en œuvre de la
politique de l’Union en matière de changement climatique 18 5.1......... Réduction des émissions. 18 5.1.1...... Préparation du cadre en matière de climat et
d’énergie à l'horizon 2030. 18 5.1.2...... SEQE de l’UE.. 19 5.1.3...... Autres politiques et mesures. 19 5.2......... Adaptation au changement climatique. 20 5.3......... Financement de la lutte contre le
changement climatique. 21 5.3.1...... Recettes tirées de la mise aux enchères: 21 5.3.2...... Intégration des politiques relatives au
climat dans le budget de l’UE.. 23 6............ Situation dans les pays candidats à
l'adhésion et dans les pays candidats potentiels. 24 6.1......... Pays candidats à l’adhésion (Albanie,
Islande, Turquie, ancienne République yougoslave de Macédoine, Monténégro et
Serbie) 24 6.2......... Candidats potentiels à l'adhésion
(Bosnie-Herzégovine et Kosovo*) 25 1. Résumé L'Union est
en voie de dépasser les objectifs de Kyoto En 2012, les
émissions ont été à leur niveau le plus bas depuis 1990. Les émissions totales
de gaz à effet de serre (GES) de l'UE[1]
[compte non tenu de l'aviation internationale et des activités d'utilisation
des terres, de changement d'affectation des terres et de foresterie (UTCATF)]
ont marqué un recul de 19,2 % par rapport à 1990 et de 21,6 %
par rapport à l'année de référence de Kyoto. Selon les premières estimations,
les émissions totales auraient à nouveau diminué de 1,8 % en 2013. Au cours de la
première période d'engagement (2008-2012), les États membres de l'UE-28 ont
dépassé leurs objectifs de 4,2 Gteq CO2
au total. Au cours de la
deuxième période d’engagement (2013-2020), les émissions totales (hors UTCATF
et aviation internationale) devraient, d’après les projections des États
membres, être en moyenne inférieures de 23 % aux niveaux de l’année de
référence. Par conséquent, l'UE est en voie d'atteindre son objectif de Kyoto
pour la deuxième période d'engagement, voire de le dépasser de 1,4 Gteq CO2.
Le dépassement
total potentiel est estimé à environ 5,6 Gteq CO2 pour la
période 2008-2020. Ce volume représente plus que le total des émissions de l’UE
en 2012. Figure 1: Dépassement
total au cours de la première période d’engagement (2008-2012) du protocole de
Kyoto et dépassement estimé au cours de la deuxième période d’engagement (2013-2020)
(UE- 28) Source:
Commission européenne, AEE L’Union est
en voie d'atteindre l’objectif fixé par la stratégie Europe 2020 en matière de GES En 2012, les
émissions totales de l’UE dans le contexte du paquet «Climat et énergie» (hors
UTCATF et y compris l’aviation internationale) avaient déjà diminué de 18 %
par rapport à 1990 et, selon les estimations, le recul devrait être d'environ 19 %
par rapport à 1990 en 2013. Selon les
projections fournies par les États membres sur la base des mesures existantes,
les émissions en 2020 seront inférieures de 21 % à leur niveau de 1990[2]. L’UE est donc en passe
d'atteindre son objectif de réduction des émissions de GES sur le plan interne.
Toutefois, 13
États membres doivent encore mettre en œuvre des politiques et des mesures
supplémentaires pour atteindre leur objectif national de réduction des
émissions pour 2020 dans les secteurs non couverts par le SEQE de l’UE. En
outre, selon les premières estimations, les données d’émission de 2013[3] pour l’Allemagne, le
Luxembourg[4]
et la Pologne sont supérieures aux objectifs respectifs fixés pour 2013 au
titre de la décision sur la répartition de l’effort (DRE). Bon
découplage entre l’activité économique et les émissions de GES Entre 1990 et 2012,
le PIB global de l'UE a augmenté de 45 %, tandis que les émissions totales
de GES (hors UTCATF et aviation internationale) ont reculé de 19 % En
conséquence, l’intensité des émissions de gaz à effet de serre de l’UE a
diminué de près de moitié entre 1990 et 2012. Ce découplage a été observé dans
tous les États membres. Figure 2: Évolution du PIB (en termes réels), des
émissions de GES et de l'intensité d'émission (c-à-d les émissions de gaz à
effet de serre rapportées au PIB): Indice (1990 = 100) Source: AEE, DG ECFIN (base de données Ameco), Eurostat Les politiques
structurelles mises en œuvre dans le domaine de l’énergie et du climat ont contribué
de manière significative à la réduction des émissions de l’UE observée depuis
2005[5]. En revanche, la crise
économique a contribué pour moins de la moitié à la réduction enregistrée au
cours de la période 2008‑2012. 2. Progrès accomplis dans la
réalisation de l’objectif de Kyoto pour 2013-2020 et de
l’objectif de la stratégie Europe 2020 2.1. Deuxième période d’engagement au titre du protocole de Kyoto Pour la deuxième
période d’engagement, l’Union européenne, ses 28 États membres et l’Islande ont
pris conjointement l’engagement de réduire les émissions annuelles moyennes de 20 %
au cours de la période 2013-2020 par rapport à l’année de référence. Selon les
projections avec mesures existantes (AME) présentées par les États membres
(hors UTCATF et mécanismes de Kyoto), les émissions totales hors UTCATF et
aviation internationale en 2020 devraient avoir diminué de 22 % par
rapport à 1990 et de 25 % par rapport à l'année de référence. En ce qui
concerne les activités UTCATF, les premières projections montrent que l’UE dans
son ensemble pourrait bénéficier d’un petit puits net. Toutefois, la situation
différera d’un État membre à l’autre. En outre, des changements sont encore
possibles, à mesure que progressera le processus d'examen technique des niveaux
de référence applicables à la gestion forestière. 2.2. Objectif de réduction des
émissions de GES de l’Union à l’horizon 2020 2.2.1. Les progrès de l’Union Le
paquet «Climat et énergie» adopté en 2009 fixe pour l'Union un objectif de
réduction des émissions de GES de 20 % par rapport à 1990 d'ici à 2020[6], qui équivaut à une diminution de 14 % par rapport à 2005.
Cet effort a été réparti entre les secteurs couverts par le système d’échange
de quotas d’émission («SEQE») et les secteurs non couverts par le SEQE en vertu
de la décision sur la répartition de l’effort (DRE). Alors que le SEQE prévoit
un plafond à l’échelle de l’UE, la DRE fixe, pour chaque État membre, des
quotas annuels d’émission dans les secteurs ne relevant pas du SEQE. D’après
les projections actualisées des États membres[7]
avec mesures existantes (y compris l’aviation internationale), les émissions
devraient marquer un recul de 21 % par rapport à leur niveau de 1990 en 2020
(secteurs SEQE et secteurs hors SEQE inclus). L’UE dans son ensemble est en
voie d'atteindre l'objectif qu’elle s’est fixé pour 2020. 2.2.2. Les progrès des États membres En
tout état de cause, 13 États membres vont devoir déployer des efforts
supplémentaires pour respecter leurs objectifs pour 2020 en ce qui concerne les
secteurs non couverts par le SEQE, tandis que 15 États membres, selon les
projections, devraient déjà remplir ces engagements grâce aux politiques et
mesures existantes (voir Figure 3). En
outre, selon les données d'émission estimatives de 2013[8],
les émissions des secteurs non couverts par le SEQE en Allemagne, au Luxembourg
et en Pologne ont été supérieures aux objectifs respectifs de ces États membres
pour 2013 au titre de la DRE[9], dépassant de respectivement 0,7, 1,1 et 2,4 points de pourcentage
leurs émissions de l'année de référence de la DRE[10]. Cette analyse ne tient pas encore compte de l’utilisation
des possibilités prévues par la DRE, telles que le recours aux crédits
internationaux provenant de projets ou les transferts de quotas d’émissions
excédentaires entre les États membres. Figure 3: Écart entre les projections des émissions et les
objectifs pour 2020 dans les secteurs non couverts par le SEQE (en pourcentage
des émissions de l’année de référence 2005) et écart entre les émissions de 2013
et l’objectif pour 2013 dans les secteurs non couverts par le SEQE. Les valeurs
négatives et positives indiquent respectivement un dépassement de l'objectif et
une performance insuffisante. Remarque: Les pourcentages représentés correspondent aux points de pourcentage
des émissions de l’année de référence de la DRE. Ces émissions de l'année de
référence sont définies pour chaque État membre de manière à pouvoir être
comparées avec les objectifs tant relatifs qu'absolus de la DRE pour 2020. Source:
AEE, Commission européenne, d’après les projections des États membres. Dans le cadre du
semestre européen 2014, la Commission a procédé à une analyse spécifique fondée
sur les dernières projections avec mesures existantes fournies par les États
membres: ·
Les émissions de GES du Luxembourg devraient
dépasser l’objectif national de 23 points de pourcentage. D’importantes
réductions des émissions de GES pourraient être réalisées en augmentant la fiscalité
sur le carburant destiné aux transports et en développant les transports publics.
En outre, cela générerait davantage de croissance et il en résulterait et des
bénéfices accessoires des politiques en matière de climat, tels que la
réduction des encombrements de circulation qui représentent un coût
considérable. ·
Les émissions de GES de l’Irlande devraient
dépasser l’objectif de 17 points de pourcentage en raison d’une importante
augmentation des émissions dans le secteur des transports et dans le secteur de
l’agriculture. L’Irlande met néanmoins en œuvre une série d’initiatives visant
à réduire ses émissions dans le cadre du Low-Carbon Development Bill (projet de
loi sur le développement à faible intensité de carbone). ·
En Belgique, les émissions devraient rester en deçà
de l’objectif national, de 11 points de pourcentage. L’analyse souligne la
nécessité d'une répartition claire des tâches entre les autorités. La réduction
des émissions du secteur des transports doit également être associée à une réduction
des encombrements routiers. ·
Cinq autres États membres (ES, AT, FI, BG, IT)
devraient accuser un déficit de 3 points de pourcentage ou plus par rapport à
leur objectif. D’autres
recommandations spécifiques par pays ont également été adoptées en ce qui
concerne les réductions des émissions de GES. Le Conseil a recommandé à
plusieurs États membres (BE, CZ, FR, HU, IE, IT, LT, LV, ES) d'alléger la
fiscalité du travail au profit de taxes moins préjudiciables à la croissance,
telles que des taxes environnementales. Il a préconisé à l'Estonie un
renforcement des mesures d’incitation environnementales en faveur d'une
mobilité plus économe en ressources. Le Conseil a également recommandé à la
Bulgarie, la République tchèque, l'Estonie, la Hongrie, la Lituanie, la
Lettonie, la Pologne et la Roumanie de poursuivre les efforts visant à
améliorer l’efficacité énergétique. Malte s'est vu
conseiller de continuer à développer les énergies renouvelables. En 2013,
l’Allemagne a réformé son système de soutien à l’électricité produite à partir
de sources renouvelables. Il lui a été demandé de surveiller l'incidence de
cette réforme. Le Royaume-Uni a mis en œuvre une réforme du marché de
l’électricité afin d'actualiser sa capacité de production, y compris dans le
secteur des énergies renouvelables. Il a été recommandé au Royaume-Uni
d'accroître la prévisibilité des processus de planification, ainsi que de
fournir des informations claires sur les engagements de financement. 3. Dépassement
des objectifs de Kyoto au titre de la première période
d’engagement (2008-2012) L’évaluation finale de la conformité de l’UE
et de ses États membres pour la première période d’engagement du protocole de
Kyoto suivra l’examen par la CCNUCC de l’inventaire 2014, qui comprend des
données d’émission jusqu’en 2012, et la période d'ajustement supplémentaire.
L’UE et ses États membres auront la possibilité de recourir aux mécanismes de
Kyoto jusqu’à la fin de la période d'évaluation de la conformité. 3.1. UE-28 Au cours de la première période d’engagement,
les émissions totales dans l’UE-28 ont été nettement inférieures aux objectifs:
·
En moyenne pour la période 2008-2012, les émissions
annuelles (hors UTCATF) ont diminué de 18,9 % par rapport à l'année de
référence (dépassement de 3,21 Gteq CO2 par rapport aux
objectifs correspondants). ·
La prise en compte des puits de carbone des
activités UTCATF entraîne une réduction supplémentaire des émissions de 1,3 %
(0,38 Gteq CO2); ·
Un certain nombre d’États membres vendent des
crédits internationaux au titre des mécanismes de Kyoto. La vente globale
escomptée de ces crédits internationaux représente 1,6 % des
émissions de l'année de référence (-0.47 Gteq CO2); ·
les entreprises établies dans l'UE compensent une
partie de leurs émissions au moyen de crédits internationaux résultant des
mécanismes de Kyoto (URCE et URE), qui représentent 3,6 % des
émissions de l'année de référence (1,03 Gteq CO2). Compte tenu de tous ces éléments, le
dépassement total pour l'UE-28 est estimé à 4,2 Gteq CO2 au cours de
la période, ce qui représente une réduction moyenne de 22,1 % par rapport
à l'année de référence (voir Figure 1 dans le résumé). 3.2. UE-15 Au cours de la
première période d’engagement, les émissions totales de l’UE- 15 étaient
sensiblement inférieures à l’objectif fixé (réduction de 8 % en moyenne
sur la période 2008-2012 par rapport à l’année de référence): ·
En moyenne sur la période 2008-2012, les émissions
annuelles (hors UTCATF) ont diminué de 11,8 % par rapport à l'année de
référence (dépassement de 0,8 Gteq CO2 pendant la première
période d'engagement). ·
Si l'on prend en compte les puits de carbone des
activités UTCATF, on obtient une réduction supplémentaire des émissions de 1,4 %
(0,3 Gteq CO2); ·
Compte tenu du recours prévu aux mécanismes de
Kyoto par les gouvernements, on peut s'attendre à une réduction supplémentaire
des émissions de 1,5 % (0,3 Gteq CO2). Toutefois, en
raison de la récession économique, les États membres pourraient modifier leurs
intentions en ce qui concerne l’utilisation des mécanismes de Kyoto, par
rapport aux dernières informations qu'ils ont communiquées; ·
En comptant les crédits internationaux utilisés par
les exploitants des secteurs relevant du SEQE, on obtient une réduction
supplémentaire des émissions de 3,8 % (0,8 Gteq CO2 au
total). En conséquence,
l'UE-15 a réduit ses émissions de 18,5 % au cours de la première période
d'engagement, soit une réduction totale de 2,2 Gteq CO2. Pour
la première période d'engagement, la réduction des émissions de l’UE-15 a donc
représenté plus du double de l'objectif fixé (voir figure 4). Figure 4: Dépassement
total au cours de la première période d’engagement (2008-2012) (EU- 15) Source: AEE, Commission européenne 3.3. Bilan au niveau des États membres UE-15 L'évaluation de
la performance dans les secteurs non couverts par le SEQE permet d'apprécier
les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de Kyoto respectifs des
États membres. Comme le montre
la Figure 5, sept États membres (AT,
BE, DK, ES, IT, LU, NL) ont fait ou devront faire usage de crédits
internationaux au titre des mécanismes de Kyoto. Selon son dernier rapport,
l’Italie va devoir acheter des crédits internationaux supplémentaires avant la
fin de la période d'ajustement. UE-11 Onze autres États membres[11] ont des objectifs individuels au titre de la première période
d’engagement du protocole de Kyoto. Tous dépasseront ces objectifs par le seul
recours à des mesures nationales de réduction des émissions (c’est-à-dire sans
prendre en compte le secteur UTCATF et l’utilisation des mécanismes de Kyoto),
et certains avec une marge très appréciable. Un grand nombre d’entre eux ont
déjà vendu une partie de leurs unités de quantité attribuée (UQA) inutilisées.
La Roumanie, la République tchèque et la Pologne sont les principaux États
vendeurs d'UQA, avec respectivement 318, 125 et 120 Mteq. CO2
vendues aux autres parties. Figure 5: Écarts relatifs
entre les émissions de GES des secteurs non couverts par le SEQE pour la
première période d’engagement et les objectifs de Kyoto correspondants pour la
période 2008-2012 (UTCATF y compris) avec et sans le recours escompté des
gouvernements aux mécanismes de Kyoto. Source:
AEE, Commission européenne 4. Évolution des émissions de GES dans l'UE 4.1. Comparaison des émissions de GES de 2012 par rapport à 2011 En 2012, les émissions
totales de l'UE ont continué de décroître, marquant un recul de 1,3 % par
rapport à 2011. C'est dans le secteur des transports et le secteur industriel
que la diminution a été la plus marquée (- 3,6 % pour les deux secteurs).
Dans le secteur de la production d'électricité, en revanche, les émissions ont
augmenté de 0,8 %, même si la part des énergies renouvelables dans la
production totale d'électricité est passée de 21,5 % à 23,1 % en 2012.
Cette évolution s'explique par l'augmentation de la production d’électricité à
partir de combustibles fossiles (charbon et lignite) qui est liée au prix relativement
bas du charbon par rapport à celui du gaz. L'évolution des émissions sur douze
mois s'échelonne entre +3,7 % à Malte et -8,8 % en Finlande. Les
émissions ont augmenté dans quatre États membres [Malte, Allemagne (+ 1,1 %),
Irlande (+ 1,4 %) et Royaume-Uni (+ 3,2 %)]. 4.2. Convergence
de l'intensité des émissions de GES et des émissions de GES par habitant Tous
les États membres ont enregistré une diminution de l'intensité des émissions de
GES, avec un taux de réduction annuel moyen compris entre 0,9 % et 5,1 %.
Cette situation a conduit à une convergence des performances des États membres
(figure 6). Figure 6: Intensité des
émissions de gaz à effet de serre dans l’UE- 28, 2012/1990. Les pourcentages
indiquent la réduction annuelle moyenne Source:
Commission européenne, AEE Dans tous les États
membres à l'exception de Chypre, Malte et du Portugal, les émissions par
habitant diminuent et convergent depuis 1990. Figure 7: Intensité des émissions de gaz à effet de serre
dans l’UE- 28, 2012/1990. Les pourcentages indiquent la réduction annuelle
moyenne Source:
Commission européenne, AEE 4.3. Évaluation ex-post des facteurs
favorisant les réductions des émissions de CO2 L’Agence
européenne pour l’environnement a procédé à une analyse des principaux facteurs
qui ont favorisé les réductions des émissions au cours de la période 2005-2012[12]. Cette analyse
quantifie l'impact des différents facteurs agissant sur les émissions de CO2,
à savoir i) la population ii) le PIB par habitant; iii) l'intensité énergétique
primaire[13]
et iv) l'intensité carbonique de l'énergie primaire utilisée[14]. L'évaluation, qui
repose sur une analyse de décomposition, couvre les émissions de CO2
résultant de la combustion de combustibles fossiles, qui représentent environ 80 %
des émissions de GES. Comme le résume la Figure 8, les émissions de CO2 dues aux
combustibles fossiles ont diminué respectivement de 3,3 % et de 9,2 %
au cours des périodes 2005-2008 et 2008-2012. Cette évolution est imputable aux
trois grands facteurs suivants: (1)
l’«intensité énergétique primaire» de l’économie de
l’UE a fortement diminué, notamment du fait d'améliorations de l’efficacité
énergétique, ce qui a contribué à une importante réduction des émissions pour
les deux périodes considérées; (2)
l'intensité carbonique de l'énergie primaire
utilisée a diminué du fait du développement des énergies renouvelables (le
nucléaire est en recul depuis 2005), contribuant également à la réduction des
émissions pour les deux périodes; (3)
la croissance a eu des effets contrastés au cours
de ces deux périodes. Le PIB a augmenté entre 2005 et 2008 et a donc atténué
les réductions d’émissions favorisées par d’autres facteurs. À l’inverse, le
PIB a diminué au cours de la période 2008-2012 et a par conséquent renforcé les
réductions d’émissions induites par des facteurs autres que la récession
économique. Figure 8: Décomposition
globale de l'évolution des émissions totales de CO2 dues aux
combustibles fossiles dans l'UE au cours des périodes 2005-2008 et 2008-2012 Source:
AEE Cette analyse
réalisée par l’Agence européenne pour l’environnement ainsi que l’analyse
contrefactuelle de la Commission décrite dans le document de travail des
services de la Commission (SWD) montrent que la crise économique[15] a contribué à moins de
la moitié à la réduction observée au cours de la période 2008-2012. 4.4. Impact
de l’aviation sur le climat mondial Les émissions nationales de GES du secteur des
transports aériens des 28 États membres sont en recul depuis 2000 et
représentaient à peine plus de 16 Mteq. CO2 en 2012. Au
contraire, les émissions internationales (CO2 uniquement) déclarées
à la CCNUCC ont augmenté pour atteindre près de 135 Mt CO2 en 2012
(contre près de 70 Mt en 1990). Globalement, le total des émissions déclarées
de l'aviation représente 3,22 % des émissions déclarées de l'UE en 2012. Les émissions d'oxydes d'azote (NOx),
les aérosols et leurs précurseurs (suie et sulfate) ainsi que la nébulosité
accrue due à la persistance de traînées de condensation linéaires et à la
couverture nuageuse des cirrus induits contribuent également au changement
climatique. On s'est efforcé ces dernières années de
fournir des estimations quantitatives de l'impact de facteurs autres que le CO2
sur le changement climatique, malgré le manque de données d'observation sur les
effets tels que les traînées de condensation et la couverture nuageuse des
cirrus induits. À titre d'exemple, une étude en partie financée par le projet
intégré QUANTIFY[16] du 6e programme-cadre de l'UE a été menée pour tenter
d'estimer l'impact global du transport aérien. Les conclusions de l'étude sont
que l'aviation a représenté 3,5 % du forçage anthropique total en 2005 si
l'on exclut la nébulosité induite par l'aviation (NIA), ou 4,9 % si l'on
tient compte de la NIA. Le projet de recherche REACT4C[17] mené en 2010-2014 s'est penché sur les possibilités d'optimisation
climatique des itinéraires de vol en tant que moyen de réduction de l'incidence
de l’aviation sur l'atmosphère. Les résultats de cette étude scientifique
montrent que de petits changements dans les itinéraires aériens suffiraient à
réduire de 25 % les effets sur le climat, pour une augmentation des coûts
de moins de 0,5 % des coûts d'exploitation. 5. État
de la mise en œuvre de la politique de l’Union en matière de changement
climatique 5.1. Réduction des émissions 5.1.1. Préparation du cadre en matière de climat et d’énergie à
l'horizon 2030 En janvier 2014, la Commission européenne a
présenté un cadre d'action définissant ce que seront les politiques en matière
de climat et d'énergie après 2020[18].
Ce cadre a été complété par une communication sur l’efficacité énergétique en
juillet 2014[19]. Il se compose des éléments clés suivants: ·
un objectif interne contraignant de réduction des
émissions de 40 % par rapport à 1990 d'ici à 2030, qui devra être
atteint grâce à une réduction annuelle de 2,2 % du plafond d'émission du
SEQE de l'UE après 2020 et à une réduction des émissions des secteurs ne
relevant pas du SEQE, à répartir équitablement entre les États membres sous la
forme d’objectifs nationaux contraignants; ·
un objectif au niveau de l’UE, imposant la
consommation d'au moins 27 % d’énergies renouvelables dans l’UE d’ici à 2030.
Cet objectif devra être atteint au moyen d'engagements clairs décidés par les
États membres eux-mêmes et appuyés par des mécanismes de mise en œuvre et des
indicateurs renforcés au niveau de l’UE; ·
un objectif de 30 % d'efficacité énergétique d'ici
à 2030; ·
et un nouveau système de gouvernance basé sur des
plans nationaux pour une énergie compétitive, sûre et durable. Face à la situation géopolitique actuelle et eu égard à la dépendance
de l’UE vis-à-vis des importations, la Commission a également adopté une
communication présentant une nouvelle stratégie européenne en matière de
sécurité énergétique[20], indissociable du cadre en matière de climat et d’énergie à
l'horizon 2030. La diversification des approvisionnements énergétiques
externes, la mise à niveau des infrastructures énergétiques, l'achèvement du
marché intérieur de l’énergie de l’UE et les économies d’énergie en sont les
principales composantes. Le Conseil européen d'octobre 2014 est parvenu
à un accord[21] sur le cadre pour l'énergie et le climat à l'horizon 2030, sur la base
de la proposition de la Commission. 5.1.2. SEQE
de l’UE Les activités de mise en œuvre ont permis le
bon démarrage de la phase 3 dans le cadre du SEQE de l'UE (période 2013-2020).
Pour ce qui est du champ d'application, le SEQE couvre désormais, outre les
émissions de CO2 de la plupart des installations industrielles, les
émissions de protoxyde d'azote (N2O) dues à la production d'acide
nitrique et d'autres acides et les émissions de PFC dues à la production
d'aluminum. La phase 3
du SEQE de l’UE ne fixe plus un plafond individuel pour chaque État membre,
mais un plafond unique pour l’UE, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège. En
2013, environ 43 % des quotas d’émission (NER 300 exceptée[22]) ont été mis aux
enchères, et cette proportion devrait augmenter au fil du temps. Depuis 2009, le
marché du carbone présente un excédent toujours plus important de quotas et de
crédits internationaux, qui a entraîné une chute du prix du carbone. Pour
remédier à ce déséquilibre, la Commission a proposé de reporter («geler») la
mise aux enchères de 900 millions de quotas, des premières années de la phase 3
du SEQE de l’UE à la fin de la période d’échanges. Ce «gel des quotas» a été
adopté par une modification du règlement relatif aux enchères le 25 février 2014. Le 22 janvier 2014,
la Commission a également adopté une proposition législative visant à créer une
réserve de stabilité du marché au début de la quatrième période d’échanges, en 2021.
La réserve proposée viendra compléter les règles existantes. Les quotas seront
placés dans la réserve de stabilité du marché – c-à-d déduits des futurs
volumes mis aux enchères – en fonction du «nombre total de quotas en
circulation». Un processus automatique, répondant à des règles précises, déterminera
le flux de quotas entrant et sortant de la réserve. Dans le secteur
de l’aviation, l’assemblée de l'Organisation internationale de l’aviation
civile (OACI) a décidé, en automne 2013, d'adopter un ordre du jour définitif
conduisant à un accord mondial destiné à lutter contre les émissions provenant
de l’aviation. Dans l’attente de l’éventuelle adoption de règles
internationales, le Conseil et le Parlement européen ont restreint, en mars 2014,
le champ d’application du SEQE de l'UE aux vols à l’intérieur de l’Espace
économique européen, pour la période allant de 2013 à 2016. 5.1.3. Autres politiques et mesures La Commission a
adopté une communication[23]
définissant une stratégie pour la prise en compte progressive des émissions de
GES du secteur des transports maritimes dans la politique menée par l’Union
pour réduire ses émissions globales de GES. Pour mettre en œuvre cette
stratégie, la Commission a proposé, dans un premier temps, un règlement visant
à instaurer, à l’échelle de l’Union, un système de surveillance, de déclaration
et de vérification des émissions de CO2 des navires de grande taille
à partir de 2018. Le projet de règlement est actuellement examiné par le
Parlement et le Conseil. La mise en œuvre
de la législation fixant des objectifs à l'horizon 2021 pour les émissions de
CO2 des voitures particulières[24]
et à l'horizon 2020 pour les véhicules commerciaux légers[25] est achevée. La
Commission a approuvé six éco-innovations qui réduisent les émissions de CO2. Un nouvel acte
législatif[26]
concernant les gaz à effet de serre fluorés a été adopté et s'appliquera à
compter du 1er janvier 2015. Il permettra de réduire de deux tiers
les émissions de gaz fluorés au cours de la période 2015-2030, et ainsi
d'éviter, selon les estimations, 1,5 Gteq CO2 d’ici à 2030 et 5 Gteq
CO2 d’ici à 2050, par rapport au scénario du statu quo. Afin d’atténuer
les émissions de gaz à effet de serre résultant des changements indirects dans
l’affectation des sols dus à la production de biocarburants, la Commission a
proposé un certain nombre de modifications des directives sur les énergies
renouvelables et sur la qualité des carburants. Le texte proposé est
actuellement examiné au sein des institutions européennes. Les États membres ont commencé à faire rapport,
au titre d'une réglementation adoptée en 2013[27],
sur leurs activités en cours et futures liées à l'ATCATF en vue de limiter ou
de réduire les émissions et de maintenir ou de renforcer l'absorption par les
puits dans ce secteur. La liste des
actes législatifs récemment adoptés figure dans la partie 3 du document de
travail (SWD). 5.2. Adaptation au changement climatique Le 16 avril 2013,
la Commission a adopté la stratégie de l’UE relative à l’adaptation au
changement climatique, dont l’objectif est de contribuer à rendre l’Europe plus
résiliente au changement climatique. La stratégie est axée sur trois objectifs
clés débouchant sur les avancées suivantes: ·
Favoriser l'action au niveau des États membres: la Commission encourage les États membres à adopter des stratégies d’adaptation
globales et est en train de mettre au point un tableau de bord consacré à la
préparation à l’adaptation. En mars 2014, la Commission européenne a lancé
l’initiative du Pacte des maires pour encourager les villes à prendre des
mesures d'adaptation au changement climatique. L'initiative «Mayors Adapt» (Les
maires s'adaptent) vise à renforcer le soutien aux activités locales en offrant
une plate-forme permettant aux villes de s'engager davantage et de constituer
des réseaux, et en sensibilisant l'opinion publique à l’adaptation et aux
mesures nécessaires. La Commission soutient également des projets d’adaptation,
notamment dans le cadre du nouveau sous-programme «Action pour le climat» du
programme LIFE. ·
Intégrer l'adaptation dans les politiques de
l'UE: l'objectif visant à consacrer au moins 20 %
du budget de l'Union aux objectifs liés au changement climatique sert
d'instrument pour promouvoir l'adaptation. ·
Promouvoir une prise de décision plus éclairée, en particulier grâce à la plateforme CLIMATE-ADAPT, qui permet de
collecter et de diffuser des informations sur l’adaptation dans l’UE. La
Commission suit donc une stratégie qui consiste à combler le déficit de
connaissances sur l’adaptation, en vue de recenser les lacunes sectorielles
spécifiques et d'y remédier. 5.3. Financement
de la lutte contre le changement climatique 5.3.1. Recettes tirées de la mise aux enchères: 5.3.1.1. Utilisation du produit des
enchères par les États membres En vertu du règlement sur le mécanisme de
surveillance, les États membres ont été invités à déclarer, pour la première
fois le 31 juillet 2014 au plus tard, le montant et
l’utilisation des recettes générées par la mise aux enchères des quotas du SEQE
en 2013 (voir Figure 9 et en annexe,
ainsi que des informations plus détaillées dans le document de travail). Les
recettes totales de l’UE se sont élevées à 3,6 milliards d’euros. La directive établissant le SEQE de l'UE
prévoit qu'au moins 50 % des recettes de la mise aux enchères ou
l’équivalent en valeur financière de ces recettes doivent être utilisés par les
États membres à des fins liées au climat et à l’énergie. Tous les États membres
ont déclaré avoir utilisé ou envisager d'utiliser[28] 50 %
ou plus de ces recettes ou l'équivalent en valeur financière à des fins liées
au climat et à l'énergie[29] (87 % en moyenne, soit environ 3 milliards d'euros),
essentiellement pour financer des investissements nationaux dans le domaine du
climat et de l'énergie. Les montants déclarés ne représentent qu’une part
du total des dépenses liées au climat et à l’énergie dans les budgets des États
membres. Figure 9: Recettes tirées
de la mise aux enchères des quotas du SEQE de l'UE (en millions d’euros) en
2013 et part de ces recettes (ou équivalent en valeur financière) utilisée ou
destinée à être utilisée à des fins liées au climat et à l’énergie
* IT, EL: pas d'information sur la
répartition entre utilisation au niveau national et utilisation sur le plan
international. BE: aucune information communiquée sur l'utilisation des
recettes de la mise aux enchères. ** Aucune information communiquée Source: Commission européenne Seuls quelques États
membres ont communiqué des informations sur la ventilation de l’utilisation des
recettes par type d’action (voir document de travail). Par exemple, la France,
la République tchèque et la Lituanie consacrent la totalité des recettes tirées
de la mise aux enchères à des projets visant à améliorer l’efficacité
énergétique des bâtiments. La Bulgarie, le Portugal et l’Espagne utilisent la
majeure partie de leurs recettes pour développer les énergies renouvelables. La
Pologne utilise la plupart de ses recettes consacrées au changement climatique
en faveur de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. En
Allemagne, toutes les recettes provenant de la mise aux enchères sont utilisés
à des fins liées au climat et à l’énergie, la majeure partie étant affectée à
un fonds spécifiquement consacré au climat et à l’énergie, qui soutient toute
une série de projets. La Finlande consacre les recettes tirées de la mise aux
enchères aux activités d’aide publique au développement, y compris au
financement de la lutte contre le changement climatique. Le Royaume-Uni affecte
environ 15 % des recettes tirées de la mise aux enchères à une
assistance financière, ciblée sur les dépenses énergétiques, en faveur des
ménages à faibles revenus. 5.3.1.2. NER 300: Le programme de financement NER 300 est un
mécanisme de soutien au développement de technologies innovantes liées aux
énergies renouvelables et de projets de démonstration du captage et stockage de
carbone (CSC). Il est financé par la mise aux enchères de 300 millions de
quotas provenant de la réserve destinée aux nouveaux entrants du SEQE de l’UE.
Deux appels à propositions ont été lancés dans le cadre de ce programme. Le second appel, adjugé en juillet 2014, a été
financé par la vente des quotas restants et les fonds inutilisés du premier
appel à propositions. Dix-huit projets liés aux énergies renouvelables et un projet
de CSC ont été retenus et bénéficieront d’une enveloppe de 1 milliard d’euros
au total, ce qui générera des investissements privés d'une valeur totale
avoisinant les 900 millions d’euros. Au total, les deux appels alloueront 2,1
milliards d'euros à 39 projets (38 dans le domaine des énergies renouvelables
et 1 projet de CSC). 5.3.2. Intégration des politiques relatives au climat dans le
budget de l’UE 5.3.2.1. Cadre financier pluriannuel En ce qui
concerne l’intégration de l’action pour le climat dans le budget de l’UE,
toutes les institutions ont convenu qu’au moins 20 % des dépenses globales
prévues par le cadre financier pluriannuel (2014‑2020) seraient liées au
climat. La contribution aux dépenses liées au climat en 2014 et en 2015
représente près de 13 % du budget de l’UE pour chaque année. Une importante
révision à la hausse est attendue à partir du budget 2016, lorsque les
programmes opérationnels des États membres au titre des Fonds structurels et
d’investissement européens auront été adoptés et que le nouveau régime de
paiements directs de la politique agricole commune, y compris les mesures de
verdissement, sera pleinement mis en œuvre. 5.3.2.2. Recherche et innovation dans le
domaine du climat La recherche sur
le climat était l’un des principaux thèmes de recherche du 7e
programme-cadre de l’Union (2007-2013) et elle constitue un élément essentiel
de l’initiative Horizon 2020, le nouveau programme de recherche et d’innovation
de l'Union pour la période 2014-2020, doté d'un budget de 79 milliards d'euros.
Au moins 35 % du budget d’Horizon 2020 devraient être investis pour
des objectifs liés au climat. Ce pourcentage représente une augmentation
appréciable par rapport aux 900 millions d'euros dépensés, selon les
estimations, au titre du 7e programme-cadre. À titre d'exemple, le défi de société «Action
pour le climat, environnement, utilisation efficace des ressources et matières
premières» d'Horizon 2020 (doté d'un budget d’environ 3 milliards d’euros)
soutient les projets de recherche et d'innovation sur l'atténuation des effets
du changement climatique. Ces projets visent à analyser et à atténuer la
pression sur l’environnement (océans, atmosphère et écosystèmes) et améliorer
la compréhension du changement climatique. En outre, des actions de recherche
porteront sur l’évaluation des incidences, des vulnérabilités et solutions en
matière d’adaptation au changement climatique, sur l’élaboration de stratégies
de réduction des risques de catastrophes et sur la promotion de la transition
vers une société à faible intensité de carbone. L’atténuation du changement climatique et
l’adaptation à ce dernier sont des facteurs importants qui sont également pris
en compte pour la programmation de la recherche et de l’innovation dans tous
les autres défis de société, notamment dans les domaines des transports, de
l’énergie, de la bioéconomie, de l’alimentation et de l’agriculture, ainsi que
dans le pilier «Primauté industrielle». 5.3.2.3. Soutien
aux pays en développement Avec 51 % de l’aide publique au développement
consacrée à la lutte contre le changement climatique par l’ensemble des
bailleurs de fonds faisant rapport à l’OCDE, l’UE et ses États membres ont été
le principal contributeur à l'aide publique au développement liée à la fois à
l'atténuation et à l’adaptation au cours de la période 2010-2012. Dans le cadre de l’engagement en matière de
financement à mise en œuvre rapide à hauteur de 30 milliards de dollars
pris par les pays développés, l’Union et ses États membres se sont acquittés
d'une contribution de 7,34 milliards d’euros au cours de cette période.
Après la fin de la période de financement à mise en œuvre rapide, l’Union
européenne et ses États membres ont continué à soutenir financièrement les pays
en développement dans la lutte contre le changement climatique, en vue
d'atteindre l'objectif poursuivi par les pays développés, à savoir mobiliser
conjointement 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020, en recourant à
un large éventail de sources. Lors de la conférence de Doha sur le
changement climatique de décembre 2012, l’Union européenne et un certain nombre
d’États membres ont annoncé des contributions volontaires au financement de la
lutte contre le changement climatique dans les pays en développement. Le total
des contributions devrait s'élever à plus de 5,5 milliards d’euros.
Une première évaluation montre que cette somme était en voie d’être versée en 2013[30]. En 2013, les États membres ont présenté à la
Commission européenne leur premier rapport annuel concernant le soutien
financier et technologique apporté aux pays en développement, conformément à
l’article 16 du règlement sur le mécanisme de surveillance, qui contenait
des informations relatives aux années 2011 et 2012. Les tableaux figurant dans
le document de travail (SWD) détaillent le montant total de l’aide financière
en faveur du climat accordée aux pays en développement (2011-2012) par l’Union
européenne et ses États membres, par type d’instrument. 6. Situation dans les pays candidats à l'adhésion et dans les
pays candidats potentiels 6.1. Pays
candidats à l’adhésion (Albanie, Islande, Turquie, ancienne République
yougoslave de Macédoine, Monténégro et Serbie) L’Albanie n'est
pas une partie visée à l’annexe I. Selon la dernière communication nationale de
l'Albanie, qui date de 2009, les émissions de cet État ont diminué de 70 %
entre 1990 et 2000. L’Islande, partie visée à l’annexe I, a atteint son objectif individuel
pour la première période d’engagement[31].
Pour la deuxième période d’engagement, l’Islande, l’UE et ses États membres
prendront un engagement conjoint de réduction des émissions (voir la section 2.1). Les émissions de GES de la Turquie (hors UTCATF) ont augmenté de 133 %
entre 1990 et 2012, et de 3,7 % entre 2011 et 2012.
Bien que la Turquie soit une partie visée à l'annexe I, aucun objectif ne lui a
été assigné au titre de la première ou de la deuxième période d'engagement du
protocole de Kyoto. L’ancienne
République yougoslave de Macédoine n'est pas une partie visée à l'annexe I.
Elle a soumis sa troisième communication nationale à la CCNUCC en mars 2014.
D'après ce document, les émissions totales de GES ont diminué de 22 %
entre 1990 et 2009. Le Monténégro, qui n'est pas non plus une partie visée à
l’annexe I de la Convention, a vu ses émissions totales de GES (hors UTCATF)
augmenter d’environ 4,9 % entre 1990 et 2003. Aucune
information récente n’est disponible pour la Serbie en ce qui concerne les
inventaires d’émissions de GES. 6.2. Candidats
potentiels à l'adhésion (Bosnie-Herzégovine et Kosovo*) La Bosnie-Herzégovine
a présenté sa seconde communication nationale en novembre 2013. Entre 1991 et 2001,
les émissions totales de la Bosnie-Herzégovine ont diminué de 48 % Aucune donnée n'est disponible pour le Kosovo.
[1] D'après l’inventaire de 2014, qui fournit des
informations sur les émissions de GES jusqu’en 2012. Sauf indication contraire,
toutes les données relatives aux émissions de GES sont fondées sur la version
révisée de 1996 des lignes directrices du GIEC et sont calculées à l'aide du
potentiel de réchauffement planétaire indiqué dans le 2e rapport
d’évaluation du GIEC. [2] Pour la plupart des États membres, ces prévisions
n'intègrent pas encore les effets attendus de la directive sur l’efficacité
énergétique et ne tiennent pas encore pour acquise la mise en œuvre intégrale
du paquet «Climat et énergie». [3] Les données d'émission de 2013 sont des estimations
effectuées par l’AEE dans l’inventaire des GES de l'UE établi par approximation
pour 2013. [4] Le Luxembourg a publié récemment ses propres
estimations, selon lesquelles ses émissions couvertes par la DRE en 2013 ont
été inférieures de 1,61 % à l'objectif fixé par la DRE pour 2013. [5] Voir l’analyse réalisée par l’Agence européenne pour
l’environnement, section 4.3 ci-après [6] Le champ d’application du paquet diffère de celui du
protocole de Kyoto. Il inclut l'aviation internationale, mais exclut les
activités UTCATF et les émissions de trifluorure d’azote (NF3). [7] Pour la plupart des États membres, il s'agit de
projections présentées en 2013. Les États membres suivants ont transmis de leur
propre initiative des projections actualisées en 2014: Chypre, l'Irlande, la
Lituanie, le Luxembourg, la Pologne et la Roumanie. Ces projections ont fait
l'objet d'un contrôle de qualité de la part de l'AEE, qui en a également
vérifié l'exhaustivité et les a adaptées en tant que de besoin. Pour plusieurs
États membres, il a fallu procéder à une estimation de la part des émissions
des secteurs non couverts par le SEQE. Pour l'ajout des données manquantes et
l'estimation de la répartition entre les secteurs couverts par le SEQE et les
secteurs qui ne le sont pas, l'AEE a eu recours aux données provenant de la
projection 2013 du «scénario de base avec mesures adoptées» de la politique de
l'UE relative au climat, qui repose sur les modèles PRIMES et GAINS. Cette
projection a aussi servi d’analyse de sensibilité dans le premier rapport
bisannuel de l’UE [SWD (2014) 1]. [8] Les données d'émission de 2013 sont des estimations
effectuées par l’AEE dans l’inventaire des GES de l'UE établi par approximation
pour 2013 sur la base des données communiquées par les États membres
jusqu'au 31 juillet 2014. Les données d’émission finales seront
disponibles en 2015 et résulteront de l'application de la nouvelle méthode 2006
du GIEC relative aux inventaires. [9] Données calculées à l'aide du potentiel de réchauffement
planétaire indiqué dans le 4e rapport d'évaluation du GIEC. [10] Les émissions de l'année de référence de la DRE sont
calculées pour chaque État membre de manière à pouvoir être comparées avec les
objectifs tant relatifs qu'absolus de la DRE pour 2020. [11] Malte et Chypre n’ont pas d’objectif au titre de la
première période d’engagement. [12] AEE 2014 — Why did GHG emissions decrease in the EU
between 1990 and 2012? (Pourquoi les émissions de GES
ont-elles diminué dans l’UE entre 1990 et 2012?)
http://www.eea.europa.eu/publications/why-are-greenhouse-gases-decreasing [13] Consommation d’énergie primaire par unité de PIB [14] CO2 par énergie primaire provenant de
combustibles fossiles [15] Représentée,
sur la figure 8, par le facteur de décomposition «PIB par habitant». [16] http://www.pa.op.dlr.de/quantify/ [17] Projet
«Reducing Emissions from Aviation by Changing Trajectories for the benefit of
Climate» (réduire les émissions de l'aviation en changeant les trajectoires de
vol) (2010-2014) du 7e PC. [18] COM(2014) 15 [19] COM(2014) 520 [20] COM(2014) 330 [21] Voir les conclusions du conseil européen (http://www.european-council.europa.eu/council-meetings/conclusions) [22] Voir section 5.3.1.2 [23] COM(2013) 479 [24] Règlement (CE) n° 443/2009 [25] Règlement (CE) n° 510/2011 [26] Règlement (CE) n° 517/2014 [27] Décision
529/2013/UE du Parlement européen et du Conseil [28] Certains États membres ont l’intention de consacrer au
moins 50 % des recettes provenant de la mise aux enchères à des fins liées
au climat. Toutefois, les recettes de 2013 n'ont pas encore été allouées et
seront déclarées pour des années ultérieures (c'est le cas par exemple de la
Finlande, de la Lettonie et de la Slovaquie). [29] Selon les déclarations de l'Autriche, du Danemark, de
l'Irlande, des Pays-Bas et du Royaume-Uni, les recettes tirées de la mise aux
enchères ne sont pas affectées dans leur budget national et il n'est donc pas
possible de les attribuer directement à des fins spécifiques. Les données
déclarées se rapportent à des exemples qui ne couvrent qu'une petite partie de
l’ensemble des dépenses liées au climat. [30] Voir
http://ec.europa.eu/clima/policies/finance/documentation_en.htm. Chaque année,
le 30 septembre au plus tard, les États membres communiqueront à la Commission
européenne des informations sur le soutien financier et technologique apporté
aux pays en développement. [31] L’Islande devait limiter l’augmentation de ses émissions à
moins de 10 % en moyenne au cours de la première période d’engagement. Les
émissions ont diminué de 2 % en moyenne au cours de cette période. * Cette désignation est sans préjudice des positions sur
le statut et est conforme à la résolution 1244/1999 du Conseil de sécurité des
Nations unies ainsi qu'à l'avis de la CIJ sur la déclaration d'indépendance du
Kosovo. Tableau 1: Recettes déclarées de la mise aux enchères des
quotas du SEQE de l'UE (en millions d’euros) en 2013 et part de ces recettes
(ou équivalent en valeur financière) utilisée ou destinée à être utilisée à des
fins liées au climat et à l’énergie Pays || Recettes totales déclarées de la mise aux enchères des quotas (en millions d’euros) || Recettes utilisées ou destinées à être utilisées à des fins liées au climat et à l’énergie (sur le plan national et international) || Part utilisée ou destinée à être utilisée à des fins liées au climat et à l'énergie DE || 790,3 || 790,3 || 100 % UK(*) || 485,4 || 485,4 || 100 % IT || 385,9 || 192,9 || 50 % ES || 346,1 || 346,1 || 100 % PL || 244,0 || 128,7 || 50 % FR || 219,2 || 219,2 || 100 % EL || 147,6 || 147,6 || 100 % NL || 134,2 || 134,2 || 100 % RO || 122,7 || 91,2 || 74 % BE || 115,0 || non communiqué || non communiqué CZ || 80,7 || 73,2 || 91 % PT || 72,8 || 70,4 || 100 % FI (**) || 67,0 || 33,5 || 50 % SK (***) || 61,7 || 61,7 || 100 % DK || 56,0 || 28,0 || 50 % AT || 55,8 || 29,9 || 66 % BG || 52,6 || 51,3 || 97 % IE || 41,7 || 41,7 || 100 % SE || 35,7 || 17,9 || 50 % HU || 34,6 || 17,3 || 50 % LT || 20,0 || 20,0 || 100 % EE || 18,1 || 9,0 || 50 % SI || 17,7 || 8,9 || 50 % LV (***) || 10,8 || 10,8 || 100 % LU || 5,0 || 2,5 || 50 % MT || 4,5 || 2,9 || 64 % HR || 0 || 0 || CY || Aucune information communiquée || || TOTAL || 3635,1(****) || 3052,1 || 87 % (*****) (*) Les données fournies par
le Royaume-Uni tiennent compte des premières mises aux enchères des quotas de
la phase III du SEQE, en 2012. (**). La Finlande consacre
actuellement la totalité des recettes provenant de la mise aux enchères à des
activités d’aide publique au développement, y compris au financement de la
lutte contre le changement climatique, qui représentera 50 % de ces
recettes. Au cours de l’année considérée, la Finlande a alloué environ 7
millions d’euros de recettes, dont 2 millions ont été utilisés à des
fins liées au climat et à l’énergie sur le plan international. L’utilisation du
reste des recettes sera précisée au cours des années suivantes. (***) Inclut les recettes que
la Lettonie et la Slovaquie prévoient d’utiliser à des fins liées au climat par
l'intermédiaire d'un nouvel instrument financier qui sera directement financé
par les recettes de la mise aux enchères. (****) N'inclut pas Chypre
(aucune information communiquée). (*****) N'inclut pas
laBelgique (part des recettes utilisées à des fins liées au climat et à
l'énergie non communiquée) ni Chypre Source: Commission européenne