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Document 52014DC0179
COMMUNICATION FROM THE COMMISSION TO THE EUROPEAN PARLIAMENT, THE COUNCIL, THE EUROPEAN ECONOMIC AND SOCIAL COMMITTEE AND THE COMMITTEE OF THE REGIONS Action Plan for the future of Organic Production in the European Union
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS Plan d’action pour l’avenir de la production biologique dans l’Union européenne
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS Plan d’action pour l’avenir de la production biologique dans l’Union européenne
/* COM/2014/0179 final */
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS Plan d’action pour l’avenir de la production biologique dans l’Union européenne /* COM/2014/0179 final */
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU
PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU
COMITÉ DES RÉGIONS Plan d’action pour l’avenir de la production
biologique dans l’Union européenne 1. Introduction La production biologique est un système global
de gestion agricole et de production alimentaire qui allie les meilleures
pratiques environnementales, un degré élevé de biodiversité, la préservation
des ressources naturelles et l'application de normes rigoureuses en matière de
bien-être animal, ainsi qu'une méthode de production respectant la préférence
de certains consommateurs à l'égard de produits obtenus grâce à des substances
et à des procédés naturels. Ces dernières années,
sous l’effet d'une demande en constante augmentation, le marché des produits
biologiques de l’Union européenne s’est développé de manière considérable (19,7
milliards EUR avec un taux de croissance de 9 % en 2011[1]). Parallèlement, au
cours des dix dernières années, le nombre de producteurs de la filière biologique
ainsi que la superficie consacrée à la production biologique ont connu un essor
rapide. Chaque année, 500 000 hectares de terres agricoles sont convertis à la
production biologique dans l’Union. Au cours de la période 2000-2012, la
superficie totale consacrée à la production biologique[2] a augmenté de
6,7 % par an en moyenne, pour atteindre 9,6 millions d’hectares, selon les
estimations, soit 5,4 % de la superficie agricole utilisée totale de
l'Union. À la suite de l’introduction des règles de l’Union européenne en 2009,
la production aquacole biologique enregistre également une progression rapide. Le secteur regroupe
les exploitants agricoles et aquacoles, leurs fournisseurs, ainsi que les
fabricants et les distributeurs de denrées alimentaires qui se conforment tous
à des règles strictes. Pour le secteur biologique, le principal enjeu
est d’assurer une croissance continue de l’offre et de la demande tout en
maintenant la confiance des consommateurs. Il est essentiel de garantir la
crédibilité du système et sa valeur ajoutée sur le long terme. L’ambition du plan d’action est de soutenir la
croissance du secteur, ainsi que les modifications à venir du cadre législatif,
notamment en explorant de nouvelles pistes d'action à moyen et à long terme
susceptibles de déboucher sur des solutions aux défis liés à l’offre et à la
demande. Le présent plan d’action propose également une
contribution à la réalisation des objectifs fixés par la stratégie Europe 2020[3] et la nouvelle
politique agricole commune. La protection de l’environnement étant un objectif
fondamental de la production biologique, le plan d’action contribue également à
la réalisation des objectifs du 7e programme d’action pour
l’environnement à l'horizon 2020[4].
Le plan d’action permettra la conclusion de
nouveaux partenariats et mobilisera les acteurs intervenant dans sa mise en
œuvre, en particulier les États membres et les parties prenantes. 2. Contexte En 2004, la Commission a adopté son premier
plan d’action européen en matière d’alimentation et d’agriculture biologiques[5], en vue de promouvoir
et de renforcer le secteur biologique. La majorité des 21 actions prévues par
le plan de 2004 ont été réalisées, notamment la création du nouveau logo de
production biologique de l’Union européenne (ci-après «logo biologique de
l’Union»). Depuis 2004, le Conseil a procédé à une
révision de la législation relative à l’agriculture biologique en 2007 et la
Commission vient d'adopter une proposition de nouveau règlement du Parlement
européen et du Conseil relatif à la production biologique et à l’étiquetage des
produits biologiques et abrogeant le règlement (CE) n° 834/2007[6]. Le nouveau plan d’action pour l’avenir de la
production biologique dans l’Union européenne examine certains des problèmes
relevés au cours de l’analyse d’impact effectuée pour le réexamen de la
politique de l’Union dans le domaine de la production biologique[7]. L’analyse s’est
appuyée sur de vastes consultations menées auprès d'un large éventail de
parties prenantes. Les citoyens européens ont manifesté un vif intérêt pour ce
sujet en participant à une consultation en ligne, de janvier à avril 2013, qui
a recueilli près de 45 000 réponses. Lors de la consultation, les parties prenantes
ont suggéré à la Commission de publier un nouveau plan d’action. Depuis 2004,
15 États membres ont mis en place des plans d’action pour le développement de
l’agriculture biologique au niveau national ou régional[8]. 3. Les défis politiques: un
programme d’action dans des domaines prioritaires spécifiques Le présent plan
d’action expose la stratégie de la Commission européenne en ce qui concerne la
production biologique, ainsi que les contrôles et les échanges dans ce secteur
pour les dix prochaines années. Il entend également contribuer à une transition
sans heurts vers le nouveau cadre juridique qui devra être mis en œuvre d'ici
la fin de la décennie. Le système européen de production biologique
et de contrôle de la production biologique a été créé en 1991 pour un marché de
niche caractérisé par un nombre modeste de consommateurs et de producteurs.
L’évolution récente de la situation de l’offre et de la demande indique qu’il
est temps d’adapter et d'améliorer le système de l’Union en matière
d’alimentation et d’agriculture biologiques. La consultation publique a montré
que les consommateurs européens sont demandeurs d'un niveau d'exigence élevé en
ce qui concerne les règles applicables à la production agricole biologique et
aux contrôles en la matière. L'une des principales difficultés est
d'accroître la demande et d'y répondre sans éroder la confiance des
consommateurs dans les principes de l’agriculture biologique et dans la qualité
des produits qui en sont issus. À cet égard, l'existence d'un trop grand nombre
de dérogations aux règles, dont certaines sont devenues obsolètes en raison de
l'évolution des conditions du marché, risque de nuire à l’intégrité de
l’agriculture biologique. L'alimentation et l’agriculture biologiques répondent
aux exigences de la société en matière de protection de l’environnement et de
qualité des denrées alimentaires, notamment en ce qui concerne la
non-utilisation de substances chimiques de synthèse et d'OGM d'un bout à
l'autre de la chaîne de production[9]. S'agissant des réponses
à apporter à l'augmentation de la demande, il est indispensable de faire
particulièrement attention aux règles complexes qui rendent difficile l'accès
des petits opérateurs au système de production biologique. En outre,
l’harmonisation des dispositions régissant la production biologique doit viser
l'établissement de règles ambitieuses et strictes, tout en tenant compte des
réalités du secteur de la production. L'augmentation, sous la pression de la
demande, du risque de comportements frauduleux ou d'autres infractions
délibérées est un autre élément à prendre en considération. Non seulement ces
comportements et infractions portent préjudice à l’intérêt des consommateurs et
causent des dommages économiques entraînant une distorsion de la concurrence,
mais aussi ils peuvent avoir une incidence négative sur la réputation des
opérateurs de la filière biologique qui se conforment aux règles. L'importation joue un
rôle important dans l'approvisionnement en produits biologiques. À cet égard,
les règles en la matière doivent garantir le développement des échanges de
produits biologiques tout en évitant d'édulcorer les principes de la production
biologique ou d'affaiblir le système de contrôle. La production biologique doit conserver son
rôle novateur, en influençant la production non biologique à travers ses règles
et les techniques appliquées. Pour répondre aux défis exposés plus haut, la
Commission a accordé une attention particulière aux synergies possibles entre
les politiques et instruments de l'Union, aux idées novatrices qui se dégagent
des consultations, aux liens avec les initiatives de recherche, à la nécessité
de renforcer la confiance des consommateurs et de les sensibiliser davantage
et, enfin, aux échanges avec les pays tiers. En conséquence, le plan d’action pour la
période allant jusqu’à 2020 sera axé sur trois domaines prioritaires. Le
premier concerne l'accroissement de la compétitivité des producteurs
biologiques de l’Union européenne, en: –
faisant mieux connaître les instruments de l’Union
orientés vers la production biologique et en renforçant les synergies entre ces
instruments; –
comblant les lacunes d'ordre technique pesant sur
la production biologique, grâce à la recherche et à l'innovation et à la
diffusion des résultats; –
en renforçant l'information sur le secteur de la
production biologique, ainsi que sur le marché et les échanges. Le deuxième domaine prioritaire concerne la
consolidation et le renforcement de la confiance des consommateurs dans le
système européen pour l’alimentation et l’agriculture biologiques, ainsi que la
confiance envers les produits biologiques importés, notamment eu égard aux
mesures de contrôle. Le troisième domaine prioritaire porte sur le
renforcement de la dimension extérieure du système de production biologique de
l'Union européenne. 4. Développement du secteur biologique
européen 4.1. Mieux faire connaître les
instruments de l'Union et renforcer les synergies entre ces instruments La PAC réformée en vigueur depuis 2014
comporte de nouvelles mesures de soutien et des mesures de soutien révisées qui
peuvent être appliquées aux producteurs biologiques. Tout d’abord, la PAC considère les
agriculteurs biologiques comme «verts par définition» au sens du régime de
paiements directs, étant donné qu'ils ont de fait droit au paiement vert. En outre, le nouveau cadre de développement
rural[10]
propose une nouvelle mesure spécifique en faveur de l’agriculture biologique, à
la fois pour la conversion aux pratiques agricoles biologiques et pour le
maintien de ces pratiques. Les États membres, dans leurs programmes de
développement rural, peuvent également prévoir la mise en œuvre et
l’utilisation adéquate de la vaste liste de mesures présentant aussi un intérêt
pour les agriculteurs ou les opérateurs de la filière biologique. Ces mesures
portent notamment sur la coopération entre les différents acteurs de la chaîne
alimentaire en ce qui concerne, entre autres, le développement de produits,
procédés, pratiques et technologies innovants, le soutien aux investissements
physiques, y compris les investissements non productifs ayant une finalité
purement environnementale, et le soutien aux régimes de qualité applicables aux
produits agricoles ou aux mesures climatiques et agroenvironnementales ciblées
sur les exploitations biologiques qui n’interfèrent pas avec les exigences de
l’agriculture biologique. Il est possible de parvenir à une plus grande
efficacité dans l’utilisation des mesures de soutien prévues par les programmes
de développement rural en tenant compte de l’analyse de la situation actuelle
du secteur agricole biologique et du potentiel de marché dans l'État membre ou
la région en question[11].
Il est important que cette analyse serve de base à la sélection des mesures de
développement rural appropriées et soit suivie d'une bonne attribution des
ressources. La production biologique peut également être
encouragée au moyen des sous-programmes thématiques s'inscrivant dans le cadre
des programmes de développement rural. Le sous-programme thématique le plus
pertinent, en termes de contenu et de financement, serait celui concernant l'atténuation
des changements climatiques, l'adaptation à ces changements et la biodiversité.
Toutefois, d’autres sous-programmes thématiques, tels que ceux concernant les
petites exploitations et les circuits d’approvisionnement courts, peuvent
également, dans une certaine mesure, présenter un intérêt pour l’agriculture
biologique. En outre, l’obligation
faite aux États membres de consacrer aux mesures portant sur les questions
environnementales ou en rapport avec le climat, y compris les mesures relatives
à l'agriculture biologique, un minimum de 30 % de la participation totale
du Fonds européen agricole pour le développement rural à chaque programme de
développement rural peut influer de manière très positive sur le niveau de
soutien financier accordé et, par voie de conséquence, sur le développement de
l’agriculture biologique et la garantie d'un soutien financier. La promotion de
l’aquaculture bénéficiant d'une attention renouvelée dans le cadre de la
politique commune de la pêche (PCP), le Fonds européen pour les affaires
maritimes et la pêche (FEAMP) fournira également un soutien aux pratiques
aquacoles biologiques. La Commission
recommande aux États membres d’utiliser les possibilités et les instruments de
soutien à l'agriculture biologique disponibles au titre du nouveau cadre
juridique pour le développement rural, de la croissance bleue et de la
politique commune de la pêche. Compte tenu des
modifications importantes apportées récemment à la PAC, il est souhaitable de
sensibiliser rapidement les agriculteurs et les acteurs ruraux aux mesures de
soutien disponibles en faveur de l’agriculture biologique au titre des
instruments concernés proposés par la nouvelle PAC et la nouvelle PCP (actions
1 et 2). Les effets positifs de
l'agriculture biologique sur l'environnement contribuent à la réalisation des
objectifs de la stratégie en matière de biodiversité à l'horizon 2020[12], de la communication
sur l'infrastructure verte[13],
de la stratégie thématique sur les sols[14]
et de la législation sur l'environnement comme les directives «Oiseaux»[15] et «Habitats»[16], la directive
«Nitrates»[17],
la directive-cadre sur l'eau[18]
et la directive sur les plafonds d'émission nationaux[19]. Action 1: La Commission publiera en 2014 un document informatif à l’intention des agriculteurs, des transformateurs et des détaillants de la filière biologique, qui présentera les règles applicables à la production, à la transformation et aux échanges dans ce secteur, y compris les règles en matière de conversion ainsi que les mesures de soutien au titre de la PAC. Action 2: La Commission inclura l’agriculture biologique en tant que thème spécifique dans le prochain appel à propositions concernant le soutien aux actions d’information destinées aux agriculteurs et aux producteurs dans le domaine de la politique agricole commune (PAC). Dans le cadre des orientations sur le financement du FEAMP, les possibilités offertes pour l’aquaculture biologique seront également mises en lumière. 4.2. Faire connaître le système de
production biologique de l’Union, y compris le logo biologique de l’Union Les actions d’information et de promotion
relatives aux produits biologiques peuvent jouer un rôle important dans
l’accroissement des débouchés des producteurs de la filière biologique. À cet
égard, la politique européenne concernant les actions d'information et de
promotion menées en faveur des produits agricoles sur le marché intérieur et
dans les pays tiers offre aux opérateurs des possibilités de financement de
campagnes visant à mieux faire connaître aux consommateurs les principales
caractéristiques du système de production biologique, les produits spécifiques
obtenus conformément aux règles de production biologique de l’Union, le système
de contrôle de l'Union et le logo biologique de l’Union (action 3). Pour les consommateurs, la présence du logo
biologique de l’Union sur les étiquettes des denrées alimentaires est le
principal moyen de savoir qu'il s'agit de produits biologiques. Créé en 2010,
le logo de l'Union est obligatoire depuis 2012 sur l’emballage de toutes les
denrées alimentaires biologiques préemballées produites dans l’Union. En
novembre 2013, en moyenne 25 % des personnes interrogées dans les 28 États
membres ont indiqué qu'elles connaissaient le logo biologique de l'Union[20]. Parallèlement au logo
de l'Union, d'une manière générale, l'information sur la production biologique
semble être bien communiquée aux consommateurs – 69 % des consommateurs de
l’Union ont indiqué avoir vu un logo ou une mention signalant que le produit
alimentaire concerné avait été obtenu selon le mode de production biologique[21]. Le suivi de la
familiarisation des consommateurs à l'égard du logo biologique de l'Union et de
la confiance dans les produits biologiques permettrait d'obtenir des
informations fiables pour mieux cerner les éléments à améliorer en ce qui
concerne l'information et la promotion sur le marché de l'Union et les marchés
des pays tiers (action 4). Si, à moyen ou à long terme, le niveau de
sensibilisation des consommateurs au logo biologique de l’Union dans l’Union
européenne ou dans un État membre n’augmente pas ou lorsque la confiance des
consommateurs dans le système de production biologique peut être considérée
comme menacée, la Commission pourrait envisager, dans le cadre de la nouvelle
politique d’information et de promotion relative aux produits agricoles
européens[22],
de renforcer l’information sur le système et le logo de production biologique
de l’Union par le lancement d'une campagne financée par l’UE. Des campagnes
d’information ou de promotion peuvent également être envisagées pour
sensibiliser et informer les consommateurs à l'égard du logo biologique de
l’Union et/ou des principales caractéristiques du système de production
biologique de l’Union dans un ou plusieurs pays tiers. Ces campagnes pourraient
être organisées après la conclusion d'arrangements ou d'accords réciproques
signés par l’Union européenne (c’est-à-dire avec les États-Unis, la Suisse) ou
après la réalisation d'initiatives menées dans certains pays tiers afin de
protéger le logo biologique de l’Union. Les informations destinées aux jeunes
consommateurs et aux enfants peuvent également constituer un instrument
important en vue de mieux sensibiliser au système de production biologique et
de renforcer la confiance dans ce système. À cet égard, les initiatives
nationales s'inscrivant dans le cadre des programmes en faveur de la
consommation de fruits et légumes et de lait à l'école permettent de soutenir
les actions d'information menées dans les écoles sur les caractéristiques du
mode de production biologique, au titre du volet éducatif du programme. La
révision des programmes de la PAC à destination des écoles[23] offre l'occasion de
renforcer le lien avec la production biologique en encourageant
l’approvisionnement en produits biologiques et l’intégration des thèmes en
rapport avec le mode de production biologique aux mesures éducatives de
soutien. La production biologique figure en bonne place
dans les critères des marchés publics écologiques de l'Union applicables à
l'alimentation et aux services de restauration disponibles depuis 2008
(pourcentage minimal de denrées alimentaires devant être obtenues selon le mode
de production biologique), qui constituent des recommandations non obligatoires
à l'usage des pouvoirs publics dans toute l’Europe. Il est possible pour les
États membres et les acheteurs publics de renforcer encore l’utilisation des
exigences de l’agriculture biologique dans la passation des marchés publics en
ce qui concerne l'alimentation et les services de restauration. La Commission
élaborera du matériel d'information spécifique pour mieux sensibiliser les
autorités publiques à la possibilité de donner une plus grande place aux
considérations de durabilité dans leurs contrats relatifs à l’alimentation et
aux services de restauration, y compris les critères de production biologique
(action 5). Action 3: La Commission continuera à faire connaître les possibilités offertes par le règlement relatif aux actions d’information et de promotion en faveur des produits agricoles sur le marché intérieur et dans les pays tiers, notamment les objectifs de la politique en matière de promotion et les règles et procédures à appliquer, en présentant cet instrument aux acteurs liés à la filière biologique, aux États membres (comité permanent de l’agriculture biologique), aux parties intéressées (groupe consultatif sur l’agriculture biologique) ou lors de manifestations dédiées à l’agriculture biologique telles que BioFach. Action 4: La Commission réalisera: – des enquêtes périodiques sur la sensibilisation des consommateurs au logo biologique de l’Union; – une enquête spécifique sur la sensibilisation et la familiarisation des consommateurs à l'égard du système de production biologique de l'Union et sur la confiance accordée par les consommateurs à ce système. Action 5: La Commission réexaminera les critères en matière de marchés publics écologiques applicables à l'alimentation et aux services de restauration d’ici à la fin de 2015 et mettra au point du matériel d'information spécifique qui illustrera l'utilisation des exigences de l’agriculture biologique dans la passation des marchés publics. 4.3. La recherche et l’innovation
au service des défis liés aux règles de production biologique 4.3.1. Champ d'application La production biologique est devenue un système agricole hautement
spécialisé, qui requiert un enseignement professionnel, des connaissances et
des technologies spécifiques. Il existe un certain nombre de défis à relever en
ce qui concerne la production de produits d'origine végétale et animale au sein
de systèmes gérés selon les règles de la production biologique, par exemple en
raison de la disponibilité limitée de certains intrants sous leur forme
biologique. Les principales contraintes sont liées à l’alimentation animale, et
plus précisément à l'apport azoté et à l'apport en micronutriments, ainsi qu'à
la disponibilité des semences biologiques. Ces obstacles devront faire l'objet
d'un examen et être éliminés, notamment au vu de l'éventuelle suppression
progressive de certaines dérogations aux règles applicables. Au-delà des défis précités, la Commission
propose d'accorder une attention accrue aux aspects concrets du développement
du secteur tels que: a) les méthodes innovantes de gestion des organismes
nuisibles, des maladies et des mauvaises herbes; b) les solutions de
remplacement des produits à base de cuivre pour la protection écologique des
végétaux; c) la réduction de la consommation énergétique des serres; d)
l'amélioration de la fertilité des sols; e) l'amélioration de la consommation d'énergie;
f) la coexistence de l'agriculture biologique et de l'agriculture non
biologique et g) les ingrédients et techniques compatibles avec la
transformation des denrées alimentaires biologiques. Le 3e rapport
de prospective[24]
du comité permanent de la recherche agricole (CPRA) recense également des
domaines de recherche importants. La disponibilité de fourrage protéique
biologique a été examinée dans le cadre de plusieurs projets de recherche
financés par l’Union concernant l’agriculture biologique et l’agriculture à
faible consommation d’intrants[25].
Néanmoins, la recherche dans le domaine des protéagineux est restée modeste par
rapport à d’autres secteurs de production, de sorte que les rendements des
cultures de protéagineux accusent un retard depuis ces dernières décennies. Un
redémarrage de l’investissement dans la recherche sur la production de
protéagineux pourrait contribuer à réduire cet écart et permettrait de garantir
une plus grande stabilité du rendement et une meilleure qualité des produits (teneur
en protéines, digestibilité, etc.), ce qui rendrait la culture de protéagineux
plus rentable pour les agriculteurs et l’ensemble de la chaîne
d’approvisionnement. La recherche pourrait également permettre une
amélioration de l’alimentation animale, de l'efficacité alimentaire, de la
reproduction et de l'élevage aux fins de la production biologique, pour autant
qu'elle soit axée sur l'amélioration de la durabilité, l'utilisation efficace
des ressources, y compris l'eau et la protection des sols, la biodiversité,
ainsi que l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de ces
changements. La disponibilité de semences biologiques, de
matériel de reproduction biologique et de juvéniles et de semences de
mollusques bivalves biologiques constitue également un enjeu économique et
technique pour les producteurs de la filière biologique. Bien que la situation
semble s’être légèrement améliorée pour les semences biologiques, le recours
aux dérogations autorisant l’utilisation de semences traditionnelles non
traitées est un phénomène très présent. Il est important de renforcer
l’information des producteurs en ce qui concerne la disponibilité de semences
biologiques dans l’ensemble de l’Union, au moyen d'une base de données sur les
semences au niveau européen. La Commission
recommande aux parties prenantes concernées de créer une base de données à
l’échelle européenne sur la disponibilité des semences biologiques. Elle
encourage les acteurs concernés – en particulier dans le cadre du conseil
consultatif de l’aquaculture – à envisager des initiatives similaires en ce qui
concerne la disponibilité de poissons juvéniles biologiques et de semences de
mollusques bivalves biologiques. Pour compléter cette approche, il est
également nécessaire d'imposer des limites strictes à l’utilisation de
dérogations au principe de l’utilisation obligatoire de semences biologiques.
Il est également nécessaire d'intensifier la recherche sur les techniques de
sélection en faisant également porter les travaux sur l’utilisation de
populations locales et d'espèces semi-domestiquées pour la production de
semences biologiques en garantissant leur compatibilité avec les principes et
objectifs de la production biologique. Selon les aquaculteurs de la filière
biologique, la disponibilité de juvéniles et de semences de mollusques bivalves
biologiques reste un facteur limitant la croissance du secteur. 4.3.2. Outils Horizon 2020 – le programme-cadre de l’Union pour la recherche et
l’innovation – peut apporter des solutions et proposer des outils qui
permettront d’améliorer encore la performance et la valorisation des résultats
de la recherche. Le programme Horizon 2020 prévoit divers mécanismes visant à
promouvoir la recherche et l’innovation, la démonstration, la coordination, la
mise en réseaux et la formation, ainsi que des infrastructures d'appui et des
innovations, par exemple dans les PME. La participation du secteur de l’agriculture
biologique au partenariat européen d’innovation pour la productivité et le
développement durable de l’agriculture (PEI) sera essentielle pour stimuler
l’innovation et améliorer la coopération entre la communauté scientifique, le
monde agricole, les conseils agricoles et les milieux industriels, tant au
niveau régional qu'aux niveaux national et européen. Pour relever les défis à venir, il est
indispensable d'assurer une plus grande participation des agriculteurs afin que
les besoins en matière de recherche et d'innovation soient mieux cernés (action
6). Dans le cadre du PEI, plusieurs types d'action peuvent être utilisés pour
examiner les questions spécifiques qui sont pertinentes pour l’agriculture
biologique et qui susciteraient l’engagement actif des agriculteurs. Il
conviendrait que les États membres envisagent notamment la suppression des
dérogations lors de l’établissement des priorités en matière d’innovation dans
le cadre des programmes de développement rural. Lors de la définition de ces
priorités, les États membres peuvent sensibiliser les agriculteurs et les
chercheurs et faciliter la création de groupes opérationnels dans les matières
concernées. Entre 2000 et 2012, 49 projets de recherche financés par l’Union
ont été mis en œuvre dans le domaine de l'agriculture à faible consommation
d'intrants et de l'agriculture biologique et ont permis de renforcer la
capacité de recherche et d’innovation du secteur biologique[26]. En mettant davantage
en pratique les connaissances acquises grâce à la recherche, notamment en ce
qui concerne les méthodes de production, il serait possible d'accroître
l’efficacité des résultats de la recherche et d’améliorer la performance du
secteur. Il conviendrait d'encourager les mesures spécifiques permettant
d'exploiter les connaissances tirées de la recherche et de la pratique afin de
tester des solutions éventuelles et de les mettre en pratique. La plateforme technologique pour la recherche
sur l’alimentation et l’agriculture biologiques (TP Organics) jouerait son rôle
en apportant également une contribution à un programme stratégique de recherche
et d’innovation. Il est possible d’améliorer encore
la coordination des activités de financement de la recherche dans le secteur
biologique dans l’ensemble de l’Union européenne. Le programme Horizon 2020
prévoit un soutien aux réseaux d’organismes de financement nationaux dans la perspective
d'appels conjoints. Les possibilités d'utilisation renforcée des instruments
ERA-NET et/ou des instruments de programmation conjointe seront activement
encouragées, ce qui permettra de développer les collaborations déjà existantes,
par exemple ERA-Net CORE-Organic Plus. Dans le cadre du programme Horizon 2020, les
programmes de travail devront prendre en compte ces défis et les enseignements
tirés en ce qui concerne la détermination des besoins en matière de recherche
par les agriculteurs, l’échange des résultats de la recherche, y compris ceux
provenant d’autres secteurs de production, et le renforcement de la
coordination de la recherche européenne (action 7). Action 6: La Commission organisera une conférence en 2015 afin de déterminer les priorités en matière de recherche et d’innovation pour les producteurs eu égard aux défis qui pourraient découler des futures règles de production biologique. Action 7: La Commission prendra en compte, dans les types d'action Horizon 2020 concernés, la nécessité de: – renforcer la recherche ainsi que l’échange et la valorisation des résultats de la recherche grâce à des mesures spécifiques telles que les actions de recherche et d’innovation, les réseaux thématiques et d’autres types d’«actions de coopération et de soutien» exploitant les synergies entre les résultats de la recherche d’autres secteurs de production, d'une part, et entre les résultats de la recherche dans le domaine de l'agriculture traditionnelle et de la recherche dans le domaine de l'agriculture biologique, d'autre part; – d'accorder un soutien aux instruments ERA-NET ou à d’autres types d’instruments afin d'améliorer la coordination de la recherche entre les organismes de financement de la recherche dans l’Union, en vue de la présentation d’appels conjoints dans le domaine de la recherche. 4.4. Suivi et évaluation La disponibilité de données statistiques est
essentielle pour la définition, le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre de
la politique de l’Union dans le domaine de la production biologique, en
particulier en ce qui concerne les connaissances relatives au secteur de la
production, aux prix tout au long de la chaîne d’approvisionnement de la
filière alimentaire biologique, aux échanges, aux préférences des consommateurs
et aux circuits de commercialisation spécifiques. La Commission européenne
finance un projet de recherche intitulé «Data network for better European
organic market information - Organic data network» (réseau d’information pour
une meilleure information sur le marché européen des produits biologiques),
dont l'objectif est d'accroître la transparence du marché européen de
l'alimentation biologique par une meilleure disponibilité de l'information
concernant ce secteur[27].
La réalisation d'efforts supplémentaires afin de collecter, d'analyser et de
diffuser les données existantes permettra de renforcer la transparence et la
confiance dans le secteur biologique. Afin de mieux évaluer l’efficience et
l’efficacité de la mise en œuvre de la législation de l’Union, il est également
nécessaire de mieux comprendre comment la valeur ajoutée est répartie d'un bout
à l'autre de la chaîne et dans quelle mesure elle bénéficie aux producteurs
agricoles (action 9). L’attrait du secteur de la production biologique pour les
petites exploitations et les microentreprises, notamment eu égard aux obstacles
et aux avantages liés à l'adoption du système de production biologique,
constitue également un élément important pour la mise en œuvre de la nouvelle
PAC. L’état d’avancement du plan d’action sera
évalué en 2020. Action 8: La Commission publiera régulièrement des rapports sur la production biologique dans l’Union européenne, qui comporteront notamment des informations concernant les superficies, les exploitations de la filière biologique, ainsi que les principaux secteurs de production. Action 9: La Commission: – analysera la répartition de la valeur ajoutée tout au long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire; – analysera les obstacles à l'entrée dans le secteur biologique au cours d’une enquête sur l’attrait du système de production biologique, en particulier pour les petites exploitations, ainsi que pour les petites et moyennes entreprises du secteur de l’industrie alimentaire. 5. Garantir la confiance des
consommateurs dans le système de production biologique de l’Union Le risque de perte de confiance des
consommateurs est l’un des enjeux majeurs pour le secteur biologique. À la suite de l'établissement du nouveau cadre
relatif à l’accréditation et à la surveillance du marché dans l’Union
européenne[28],
l’accréditation est devenue l'instrument privilégié pour démontrer la
compétence technique des organismes d’évaluation de la conformité, tels que les
organismes de contrôle du secteur biologique. Dans l'Union, l’accréditation
relève aujourd'hui d'un seul organisme national d’accréditation agissant en
qualité d’autorité publique. Une task-force a été créée au sein de la
Coopération européenne pour l’accréditation, afin d'examiner spécifiquement les
questions relatives à l’accréditation des organismes de contrôle intervenant
dans le secteur biologique. Ses travaux, menés en étroite coopération avec la
Commission, ont abouti à l’adoption d’un document obligatoire pour les
organismes nationaux d’accréditation opérant dans ce domaine, applicable à
compter de janvier 2014[29]. Parallèlement, la Commission a réalisé en 2012
et 2013, par l’intermédiaire de l’Office alimentaire et vétérinaire (OAV), 10
audits dans les États membres et 4 audits dans des pays tiers en ce qui
concerne le système de contrôle de la production biologique. À la lumière des
conclusions énoncées dans les rapports de l’OAV, un renforcement de la
coordination et de la coopération entre les autorités compétentes et les
organismes nationaux d’accréditation apparaît nécessaire (action 10) afin
d’assurer une supervision plus efficace et plus efficiente des organismes de
contrôle dans l’Union. En ce qui concerne les importations, il semble
également nécessaire de faciliter la transmission des certificats d’importation
de produits biologiques, ainsi que de renforcer l'information des opérateurs et
des autorités douanières des États membres en ce qui concerne leur utilisation,
en particulier au moyen du TARIC[30],
le tarif intégré des Communautés européennes en ligne (action 11). Il est également nécessaire de réduire et de
simplifier la charge administrative, ainsi que d’améliorer la traçabilité des
produits biologiques au moyen d'un système électronique de certification
(action 12). Les comportements frauduleux et les
infractions délibérées constituent l’un des principaux facteurs susceptibles
d'entamer la confiance des consommateurs. L'Union européenne aidera les États
membres et les autres acteurs de la chaîne alimentaire à définir les actions à
mettre en œuvre pour prévenir et combattre ces infractions (action 13). Action 10: La Commission encouragera les États membres à examiner les possibilités de synergie entre les activités des organismes d’accréditation et celles des autorités compétentes, ainsi que les simplifications envisageables en la matière. La Commission établira des orientations supplémentaires en 2016. Elle assurera les contacts nécessaires avec les organismes d’accréditation chargés de la surveillance des organismes de contrôle dans les pays tiers. Action 11: La Commission proposera au comité TARIC d'intégrer les exigences imposées par la législation en matière de production biologique dans la base de données TARIC. Action 12: La Commission mettra au point: – un système de certification électronique pour l’importation en tant que module intégré dans le système TRACES (futur système de gestion de l’information pour les contrôles officiels – IMSOC) d’ici à 2015; – une approche pour la certification électronique sur le marché intérieur, qui sera intégrée dans le futur système de gestion de l’information pour les contrôles officiels (IMSOC). Action 13: La Commission aidera les États membres à élaborer et à mettre en œuvre une politique de prévention de la fraude dans le domaine de la production biologique: – en organisant un ou plusieurs ateliers ciblés, destinés au partage des enseignements tirés et des bonnes pratiques, et – en établissant des recueils/registres de cas. 6. Renforcer la dimension
extérieure de la production biologique de l'Union L’Union européenne joue un rôle important dans
le commerce des denrées alimentaires, en particulier des produits de première
qualité. Affichant un chiffre de 196 milliards EUR par an pour ses importations
et exportations combinées (moyenne de la période 2010-2012), l’Union européenne
est le premier acteur commercial du monde dans le secteur des produits
agricoles. La puissance d'exportation de l'Union réside dans ses produits
finaux, «prêts à l'emploi» pour les consommateurs, à la fois transformés et non
transformés, grâce auxquels l’Union européenne enregistre un solde commercial
net de 6,7 milliards EUR (moyenne de la période 2010-2012). Ces produits
comprennent notamment les vins, les boissons spiritueuses, les fromages et les
produits transformés à base de viande, qui génèrent une valeur ajoutée
significative dans la chaîne. Veiller à ce que les producteurs biologiques
de l’Union suivent la tendance de l'industrie alimentaire européenne, grâce à
un développement maximal de leurs capacités, sera profitable aux producteurs de
l’Union. Avec l’accroissement des échanges commerciaux,
le système de production biologique de l'Union doit garantir que les produits
importés répondent à la stricte définition des denrées alimentaires et de la
production biologiques donnée par l'Union. En outre, il est de plus en plus
indispensable de garantir aux consommateurs l’intégrité du système de contrôle
dans les pays tiers en ce qui concerne l’utilisation de l’étiquetage et du logo
biologiques. Les pays en développement constituent une
origine importante des importations de produits biologiques effectuées par
l'Union. Une attention particulière doit être accordée à l’incidence de la mise
en œuvre des nouvelles règles de contrôle et de production afin d'assurer une
bonne continuité des échanges avec les pays en développement (action 14). Certains régimes d'équivalence conclus par
l’Union avec d’autres grands marchés de produits biologiques du monde prévoient
des conditions de réciprocité pour les producteurs de l’Union, mais n'ont pas
exactement le même champ d’application. Seul le régime d'équivalence entre
l'Union européenne et les États-Unis prévoit une coopération en matière de
réglementation et de normalisation concernant la production biologique. En
s'attachant à intégrer la coopération en matière de réglementation et de
normalisation dans les régimes conclus avec les autres grands marchés de
produits biologiques, la Commission veillera à renforcer la convergence entre
les normes biologiques de ces marchés. Dans cette optique, la Commission
examinera la possibilité d’un accord multilatéral entre les principaux marchés
de produits biologiques (action 15). Ce type d'accord multilatéral fondé sur la
coopération réglementaire pourrait engendrer des synergies dans le système de
supervision et de contrôle, ce qui favoriserait largement la production
biologique orientée vers l'exportation dans les principaux pays producteurs de
produits biologiques tout comme dans les pays en développement. Bien qu’aucune
information détaillée ne soit disponible en ce qui concerne les volumes et les
valeurs des flux commerciaux de produits biologiques, il est important
d’améliorer la connaissance des échanges, de recenser par exemple les marchés
existants et les marchés potentiels pour les produits de l’Union et d'axer
l’action extérieure sur les principaux partenaires commerciaux de l’Union
(action 16). Le Codex Alimentarius [établi par la FAO et
l’OMS, 185 pays membres et une organisation membre (l'Union européenne)] fixe
des normes qui sont utilisées comme référence dans les échanges internationaux,
y compris les échanges de produits biologiques. Avec le développement des
échanges mondiaux et le risque de divergences entre les normes nationales,
notamment pour les secteurs émergents, il apparaît nécessaire de poursuivre les
travaux destinés à mettre à jour et à compléter la norme Codex existante
(action 17). La protection du nouveau logo biologique de
l’Union est assurée par son enregistrement comme marque collective auprès de
l’Office de l’harmonisation du marché intérieur et dans quelques pays voisins
tels que la Suisse et la Norvège. Afin de garantir que le logo biologique de
l’Union ne soit pas utilisé de manière abusive dans les pays tiers, il
conviendrait de poursuivre le processus d’enregistrement de marque, en tenant
compte du potentiel de marché et du risque d’utilisation abusive du logo
biologique de l’Union (action 18). Action 14: La Commission continuera de soutenir ses partenaires commerciaux dans les pays en développement et de coopérer avec eux dans le cadre de la politique menée par l'Union en matière de développement. Elle envisagera l'organisation de consultations avec les parties prenantes et les représentants des pays en développement qui importent dans l’Union européenne afin de veiller à ce que les échanges s'effectuent dans le cadre de la législation de l’Union. Action 15: La Commission se penchera sur la question du renforcement de la convergence des normes appliquées par les principaux partenaires de la filière biologique et étudiera la possibilité d’un accord multilatéral. Action 16: La Commission étudiera les différents moyens de recueillir et d’analyser des données statistiques sur le volume et la valeur des échanges avec les pays tiers, afin d’améliorer la connaissance des marchés potentiels pour le secteur biologique de l'Union. Une attention particulière sera accordée aux pays en développement en tant que fournisseurs actuels et fournisseurs potentiellement de plus en plus importants des marchés de l’Union. Action 17: En ce qui concerne le Codex Alimentarius, la Commission appuiera l'élaboration de règles concernant l’aquaculture et étudiera la possibilité d'entamer des travaux en vue de l'élaboration de règles applicables au vin biologique. Action 18: La Commission renforcera la protection du logo biologique de l’Union dans les pays tiers par son enregistrement comme marque collective et/ou par la conclusion d’accords bilatéraux. [1] Estimation par FiBL. [2] Superficie agricole biologique totale (en ha)
(superficie certifiée et en conversion) - superficie totale, y compris cultures
de terres arables, prairies permanentes (pâturages et prés), cultures
permanentes, jachères dans le cadre de la rotation des cultures. [3] COM(2010) 2020: «Europe 2020 - Une stratégie pour une
croissance intelligente, durable et inclusive». [4] Décision n° 1386/2013/UE du Parlement européen et
du Conseil du 20 novembre 2013 relative à un programme d'action général de
l'Union pour l'environnement à l'horizon 2020 «Bien vivre, dans les limites de
notre planète». [5] COM(2004) 415 final. [6] Référence à la proposition. [7] Le
rapport d'analyse d'impact peut être consulté à l'adresse suivante:
http://ec.europa.eu/governance/impact/ia_carried_out/cia_2013_en.htm [8] Voir le projet
de recherche ORGAP, financé par l’Union, à l’adresse suivante: http://www.orgap.org/ [9] Voir le rapport sur les résultats de la consultation
publique concernant la révision de la politique de l’Union en matière
d’agriculture biologique (15 janvier – 10 avril 2013) à l’adresse suivante: http://ec.europa.eu/agriculture/organic/files/eu-policy/of_public_consultation_final_report_en.pdf [10] Règlement (UE) n° 1305/2013. [11] Voir l’étude intitulée «Use and Efficiency of Public
Support Measures addressing Organic Farming» (utilisation et efficacité des
mesures de soutien public axées sur l’agriculture biologique), novembre 2011,
disponible à l’adresse suivante: http://ec.europa.eu/agriculture/external-studies/organic-farming-support_en.htm [12] COM(2011) 244 final, «La biodiversité, notre assurance-vie
et notre capital naturel - stratégie de l'UE à l'horizon 2020». [13] SWD(2013) 155 final, «Green Infrastructure (GI) —
Enhancing Europe’s Natural Capital» (Infrastructure verte – Renforcer le
capital naturel de l'Europe). [14] COM(2006) 231 final, «Stratégie thématique en faveur de la
protection des sols». [15] Directive 2009/147/CE. [16] Directive 43/92/CEE. [17] Directive 91/676/CEE. [18] Directive 2000/60/CE. [19] Directive 2001/81/CE. [20] Eurobaromètre spécial 410 — Wave EB80.2 — TNS Opinion
& Social, enquête réalisée en novembre 2013. [21] Étude du marché de la consommation relative au
fonctionnement des systèmes d’étiquetage facultatif des denrées alimentaires
pour les consommateurs de l’Union européenne (janvier 2014), disponible à
l’adresse suivante: [lien à fournir] [22] À la suite de la proposition de la Commission COM(2013)
812 final, disponible à l’adresse suivante: http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=COM:2013:0812:FIN:FR:PDF [23] Proposition de la Commission COM(2014) 32 final du
30.1.2014, 2014/0014 (COD). [24] http://ec.europa.eu/research/agriculture/scar/pdf/scar_feg3_final_report_01_02_2011.pdf [25] En particulier LEGUME-FUTURES, MicroFIX et INTERCROP. [26] http://ec.europa.eu/research/bioeconomy/agriculture/news-events/news/20120903_en.htm [27] Les premiers résultats montrent qu’il est nécessaire de poursuivre
l’harmonisation de la méthode de collecte des données. [28] Règlement (CE) n° 765/2008. [29] Guidelines on the use of EN 45011 and ISO/EC 17021 for
Certification to EN ISO 3834 (lignes directrices sur l’application des normes
EN 45011 et ISO/CE 17021 pour la certification EN ISO 3834), publication le 3
juillet 2013: http://www.european-accreditation.org/publication/ea-6-02-m [30] http://ec.europa.eu/taxation_customs/dds2/taric/taric_consultation.jsp?Lang=fr