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Document 52014SC0102
COMMISSION STAFF WORKING DOCUMENT EXECUTIVE SUMMARY OF THE IMPACT ASSESSMENT Accompanying the document Proposal for a Directive of the European Parliament and of the Council amending Directive 2003/41/EC on the activities and supervision of institutions for occupational retirement provision IORP II
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT accompagnant le document: Proposition de directive du Parlement européen et du Conseil modifiant la directive 2003/41/CE concernant les activités et la surveillance des institutions de retraite professionnelle (refonte)
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT accompagnant le document: Proposition de directive du Parlement européen et du Conseil modifiant la directive 2003/41/CE concernant les activités et la surveillance des institutions de retraite professionnelle (refonte)
/* SWD/2014/0102 final */
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT accompagnant le document: Proposition de directive du Parlement européen et du Conseil modifiant la directive 2003/41/CE concernant les activités et la surveillance des institutions de retraite professionnelle (refonte) /* SWD/2014/0102 final */
1.
Introduction
Pour garantir des
retraites adéquates, sûres et viables, les systèmes de retraite de l’Union
européenne (UE) doivent évoluer. Le marché unique peut, lui aussi, contribuer
de manière décisive à la réalisation de cet objectif. Le Livre blanc sur les
retraites annonce qu'«[e]n 2012, la Commission présentera une proposition
législative visant à réviser la [directive 2003/41/CE concernant les activités
et la surveillance des institutions de retraite professionnelle]». Tout
comme les autres établissements financiers, les institutions de retraite
professionnelle (IRP) font partie intégrante du marché unique. La directive
2003/41/CE a marqué une première étape dans la réalisation d'un marché unique.
Dix ans après son adoption, il est devenu nécessaire de la réviser pour cinq
raisons. La première est qu'il subsiste des obstacles prudentiels qui font
qu'il est plus coûteux pour un employeur d'adhérer à une IRP dans un autre État
membre. La deuxième est l'augmentation sensible du nombre d’Européens qui ont
recours à des régimes à cotisations définies, dans lesquels les risques sont
déplacés depuis les IRP et les employeurs vers les particuliers. La troisième
est la nécessité, mise en évidence par les récentes crises financière et
économique, d'améliorer l'actuel niveau minimum de protection des affiliés et
des bénéficiaires. La quatrième est l'impossibilité actuelle pour les
particuliers de prendre des décisions en connaissance de cause concernant le
financement de leur retraite, faute de recevoir les informations essentielles
sous une forme compréhensible. La cinquième est l'insuffisance des pouvoirs de
surveillance pour garantir que les IRP se conforment aux exigences en matière
de gouvernance et de transparence. Il convient de
prendre dès maintenant des mesures correctives pour renforcer la réglementation
microprudentielle des IRP dans l'Union, car l'amélioration de la performance
des fonds de retraite professionnelle ne pourra se concrétiser qu'à longue
échéance. Si l'on n'agit pas dès à présent, ce seront autant d'occasions
manquées en termes de réduction des coûts et de retours sur investissement, et
la planification financière de millions d’Européens sera inadéquate. La charge
pesant sur les jeunes générations augmentera de façon disproportionnée et la
solidarité intergénérationnelle sera mise à mal. Cette proposition
n'envisage pas l'instauration de nouvelles règles de solvabilité applicables
aux IRP. Cette décision a été prise face aux fortes préoccupations exprimées
par les acteurs concernés lors de consultations publiques et sur la base des
résultats de l'étude d’impact quantitative effectuée par l'Autorité européenne
des assurances et des pensions professionnelles (AEAPP) en juillet 2013. Les
services de la Commission, assistés de l’AEAPP, réexamineront la question
lorsque des données plus complètes seront disponibles.
2.
Définition du problème
La Commission a isolé les quatre grandes
problématiques suivantes: 1) la complexité des activités transfrontières; 2)
les exigences en matière de gouvernance et de gestion des risques; 3) la
communication avec les affiliés; et 4) les pouvoirs de surveillance.
2.1.
Obstacles prudentiels s'opposant au développement
d'IRP transfrontières
L’expérience des
employeurs, des IRP et des autorités de surveillance au cours des dernières
années a clairement montré qu'il subsistait d'importants obstacles prudentiels
freinant les activités transfrontières des IRP. Tout d'abord, les activités
transfrontières sont soumises à des exigences prudentielles supplémentaires,
notamment les suivantes: i) dans le cas d'IRP exerçant des activités
transfrontières, la directive laisse à l'autorité de surveillance de l'État
membre d'accueil le pouvoir discrétionnaire d'imposer des règles de placement
supplémentaires; et ii) seuls les régimes de retraite transfrontières doivent à
tout moment être entièrement provisionnés. Ensuite, plusieurs
définitions et procédures relatives aux activités transfrontières manquent de
clarté, notamment: i) il n'existe pas de définition claire des activités
transfrontières; ii) la possibilité de transférer aisément un régime de
retraite depuis une IRP vers une autre située dans un autre État membre n'est
pas assurée; et iii) le champ d'application des règles prudentielles
applicables dans l'État membre d'origine est incertain.
2.2.
Les exigences en matière de gouvernance et de
gestion des risques ne sont pas suffisamment complètes
Il est rare que
l'on observe des défaillances directes d'IRP. Des défaillances indirectes se
produisent en revanche et plusieurs éléments indiquent qu'elles résultent de
failles dans les pratiques de gouvernance et de gestion des risques des IRP.
Cela soulève trois questions: Premièrement, les IRP n'ont pas forcément
mis en place des fonctions de gouvernance appropriées. Cela concerne en
particulier les fonctions d’audit interne et de gestion des risques, ainsi que
les fonctions actuarielles pour les régimes à prestations définies. Les rôles
et les activités de ces fonctions ne sont, par ailleurs, pas suffisamment
définis. Il s'ensuit que ces fonctions sont inexistantes au sein des IRP, ou
que des postes clés dans la structure de gouvernance des IRP sont pourvus par
des personnes n'ayant pas les qualifications nécessaires. En outre, des
conflits d’intérêts sont possibles, puisque ces fonctions peuvent être
partagées par une IRP et son entreprise d'affiliation (sponsor). Deuxièmement, les
IRP ne suivent peut-être pas une approche systématique en matière d'évaluation
interne des risques et n'intègrent peut-être pas pleinement le système de
gestion des risques à leur processus décisionnel. Les récentes crises
financières ont montré que, de manière générale, il manquait aux établissements
financiers de l'Union une approche exhaustive de la gestion des risques. Troisièmement, les
IRP n'ont pas nécessairement recours à un dépositaire pour assurer la sécurité
de leurs actifs.
2.3.
Les affiliés ne reçoivent pas d'informations
aisément compréhensibles sur leur pension de retraite
Les particuliers
doivent disposer des éléments nécessaires pour pouvoir prendre des décisions
avisées concernant leur épargne-retraite, mais plusieurs signes manifestes
d'insuffisances en matière d'information permettent de conclure que les
affiliés et les bénéficiaires n'appréhendent pas bien les évolutions
susceptibles d'avoir un effet négatif sur leur pension de retraite, telles que,
par exemple, les réductions des droits à la retraite accumulés et l'importance
des coûts et des frais. Les citoyens ont notamment une mauvaise connaissance de
leur situation financière en général, et en particulier du fait qu’ils ne
mettent souvent pas assez de côté pour leur retraite.
2.4.
Les pouvoirs de surveillance présentent des lacunes
Une surveillance
prudentielle efficace nécessite que les autorités nationales de surveillance
soient dotées de compétences leur permettant de contrôler la solidité des IRP.
Les consultations sur cette proposition ont permis d'isoler trois problèmes
concernant les pouvoirs de surveillance. Premièrement, les
IRP sont en mesure de contourner les normes prudentielles à travers l'externalisation
en chaîne, c’est-à-dire lorsque des prestataires tiers transfèrent les
activités qui leur ont été confiées à des sous-traitants. Deuxièmement, les
autorités de surveillance n'ont pas toutes le pouvoir de mettre au point les
outils nécessaires pour soumettre la situation financière des IRP à des tests
de résistance. Troisièmement, les autorités de surveillance pourraient avoir
besoin de compétences supplémentaires pour être en mesure de veiller
efficacement au respect des nouvelles exigences en matière de gouvernance et de
transparence introduites par cette proposition.
3.
Subsidiarité et proportionnalité:
Les IRP ne
constituent à l'heure actuelle un instrument important de financement des
retraites que dans quelques États membres, mais elles pourraient à l'avenir se
développer dans d'autres États membres. Des États membres ont réduit les
pensions de retraite du régime de base assuré par l'État et cette réduction se
poursuit encore dans certains d'entre eux. Il faudra donc, pour un taux de
remplacement adéquat, que les revenus de retraite des citoyens européens soient
complétés par des dispositifs d'épargne-retraite professionnelle et
personnelle. Il est ainsi prévu, dans de nombreux États membres, qu'une part
plus grande des revenus de retraite provienne, dans les prochaines décennies,
de l'épargne-retraite privée. En outre, les régimes à cotisations définies
prennent une importance croissante et pourraient être de plus en plus utilisés
dans un contexte transfrontière, leurs produits étant plus simples que ceux des
régimes à prestations définies. En vertu de
l’article 4 du TFUE, les actions menées par l'Union en vue de la réalisation du
marché intérieur doivent être appréciées au regard du principe de subsidiarité
énoncé à l’article 5, paragraphe 3, du TUE. Une action au niveau de l'Union
apporterait une forte valeur ajoutée car une action au seul niveau national ne
permettrait pas: i) de lever les obstacles aux activités transfrontières; ii)
d'assurer un niveau minimum plus élevé de protection des consommateurs dans
toute l'Union; iii) de prendre en compte les effets externes positifs résultant
des économies d'échelle, de la diversification des risques et de l'innovation
inhérentes aux activités transfrontières; iv) d'empêcher l'arbitrage
réglementaire entre les secteurs des services financiers; v) d'empêcher
l'arbitrage réglementaire entre les États membres; et vi) de prendre en compte
les intérêts des travailleurs transfrontières. L'action proposée
prévoit que les États membres conservent l'entière responsabilité de
l'organisation de leur système de retraite ainsi que le pouvoir de décision
quant au rôle à jouer par chacun des trois «piliers» de ce système La révision
ne remet pas en cause cette prérogative. Elle ne porte pas non plus sur des
questions de droit interne social, fiscal, du travail ou des contrats. La proposition
tient pleinement compte du principe de proportionnalité, consacré à
l'article 5, paragraphe 4, du TUE: elle est adaptée aux objectifs visés et
n'excède pas ce qui est nécessaire pour les atteindre. Les options retenues
visent à prendre en compte de manière équilibrée l’intérêt public, la
protection des affiliés et des bénéficiaires des IRP ainsi que les coûts
supportés par les IRP, les sponsors et les autorités de surveillance. Bien que
les IRP ne soient pas des PME (nombre d'entre elles satisfont au critère
d’effectif mais ont un chiffre d’affaires annuel et/ou un bilan annuel trop
élevé pour pouvoir être considérées comme des PME), il faut que la
réglementation prenne en compte de manière adéquate la nature de leurs
activités et le fait que ces activités sont généralement moins étendues et
moins complexes que celles d'autres établissements financiers. Les obligations
envisagées ont été soigneusement examinées. Elles ont été élaborées sous forme
de normes minimales et adaptées aux spécificités des IRP. Pour chacun des
objectifs opérationnels, la proportionnalité est prise en compte dans l'action
proposée, de la manière suivante: i) les fonctions de gouvernance ont été
limitées à celles qui sont essentielles pour les IRP; ii) les documents
relatifs à l'évaluation interne des risques ont été rationalisés en fonction
des spécificités des IRP; iii) la désignation obligatoire d'un dépositaire ne
concerne que les régimes à cotisations définies et non toutes les IRP; iv) le
relevé des droits à retraite est limité à deux pages au maximum, il met
l'accent sur les informations essentielles et n'empêche pas les IRP de recourir
aussi à d'autres types de déclaration selon les exigences nationales et leur
propre style de communication; v) de nouveaux pouvoirs de surveillance ne sont
accordés que dans la mesure où ils sont nécessaires à une surveillance efficace
des activités des IRP; vi) l'information prudentielle n'est pas harmonisée afin
de respecter les différentes approches nationales en matière de surveillance;
et vii) seuls les obstacles prudentiels aux activités transfrontières des IRP
causant les problèmes les plus importants aux acteurs concernés seront levés.
4.
Objectifs
4.1.
Objectif général
L’objectif général
de cette proposition est de favoriser le développement de l'épargne-retraite
professionnelle. Il est conforme au livre blanc de 2012 intitulé «Une stratégie
pour des retraites adéquates, sûres et viables», dans lequel la Commission a
annoncé une série de 20 initiatives pour aider les États membres à mieux
équilibrer durée de la vie professionnelle et durée de la retraite et à
développer l'épargne-retraite complémentaire privée. Ce livre blanc souligne
qu'une révision de la directive rendrait le régime de retraite professionnelle
plus efficace et plus sûr, ce qui contribuerait de façon décisive à
l’adéquation et à la viabilité des retraites. Dans sa résolution du 21 mai
2013, le Parlement européen estime qu'il conviendrait que cette proposition renforce
les normes prudentielles relatives à la gouvernance et à la gestion des risques
et à la transparence en matière de divulgation des informations.
4.2.
Objectifs spécifiques
Pour renforcer le
rôle de l’épargne-retraite professionnelle, il est nécessaire de rendre les
régimes complémentaires, y compris transfrontières, plus accessibles. Il
faudrait pour cela que les employeurs soient effectivement en mesure de
proposer une épargne-retraite complémentaire privée et que les particuliers
aient confiance dans la capacité des régimes de retraite à remplir leurs
promesses. C'est pourquoi cette proposition, qui vise à favoriser les activités
transfrontières et à accroître la sécurité en renforçant la protection des
affiliés, poursuit quatre objectifs spécifiques: i) lever les obstacles
prudentiels qui subsistent pour les activités transfrontières des IRP; ii)
garantir une bonne gouvernance et une bonne gestion des risques; iii) fournir
des informations claires et utiles aux affiliés et aux bénéficiaires; et iv)
veiller à ce que les autorités de surveillance disposent des instruments
nécessaires pour s'acquitter de leur mission.
4.3.
Objectifs opérationnels
Pour atteindre ces
objectifs spécifiques, huit objectifs opérationnels ont été définis. Les
obstacles prudentiels qui subsistent pourront être levés si l'on supprime les
exigences supplémentaires imposées aux IRP transfrontières et clarifie les
définitions et procédures concernant les activités transfrontières.
L’amélioration de la gouvernance peut être obtenue à travers trois objectifs
opérationnels complémentaires, qui se renforcent mutuellement: i) garantir une
gestion professionnelle des IRP; ii) exiger des documents relatifs à la gestion
des risques; et iii) protéger les actifs contre le risque opérationnel. Les
affiliés peuvent être informés plus clairement et plus efficacement au moyen
d'un simple relevé contenant les informations essentielles sur leurs droits à
retraite, fourni une fois par an. Pour faire en sorte que les autorités de
surveillance disposent des instruments nécessaires pour surveiller efficacement
les IRP, il convient de leur accorder de nouvelles compétences concernant
l'externalisation en chaîne et les tests de résistance et de veiller à ce
qu'elles possèdent les compétences nécessaires pour contrôler le respect des
exigences prudentielles et de transparence. Options stratégiques
4.4.
Suppression des exigences supplémentaires imposées
aux activités transfrontières
Pour examiner les
options disponibles, il convient d'évaluer le degré et les priorités appropriés
d'un rapprochement des législations nationales. Les options envisagées sont les
suivantes: Option 1 – Statu quo:
limites quantitatives de placement différentes; règles plus strictes pour les
IRP transfrontières en ce qui concerne l'obligation de provisionnement. Option 2 — Supprimer
de la directive les exigences supplémentaires: pas de limites
quantitatives nationales applicables aux placements; mêmes conditions pour les
IRP transfrontières et pour les IRP locales concernant le retour à un
provisionnement intégral. Le tableau ci-après
résume l’analyse des options. L’option 2 est l’option privilégiée car il est
nécessaire, pour remédier efficacement au problème, d'apporter des changements
au cadre juridique. Comparaison des options au regard des critères d’efficacité,
d’efficience et de cohérence || Efficacité Faciliter les activités transfrontières || Efficience || Cohérence || Option 1 || 0 || 0 || 0 Option 2 || ++ || ++ || ++
4.5.
Clarification des définitions et des procédures
relatives aux activités transfrontières
Pour la réalisation
de cet objectif opérationnel, les options suivantes ont été examinées: Option 1 – Statu quo: maintien de
définitions et procédures peu claires concernant les activités transfrontières
(différences d’interprétation des définitions des activités transfrontières,
aucune disposition concernant le transfert transfrontière des régimes de
pension, manque de clarté quant au champ d'application des règles prudentielles
et de droit social et du travail). Option 2 — Lignes
directrices ou recommandations pour améliorer l’exécution et l'application
de la directive. Option 3 — Clarification dans la directive des
définitions et procédures relatives aux activités transfrontières. Le tableau ci-après résume
l’analyse des options. L’option 3 est l’option privilégiée car elle permet de
résoudre efficacement les problèmes constatés par les acteurs concernés et
apporterait des avantages économiques aux employeurs désireux d’adhérer à une
IRP à l’étranger. || Efficacité Faciliter les activités transfrontières || Efficience || Cohérence || Option 1 || 0 || 0 || 0 Option 2 || 0 || -- || 0 Option 3 || ++ || ++ || ++
4.6.
Garantir une gestion professionnelle des IRP
Pour la réalisation
de cet objectif opérationnel, les options suivantes ont été examinées: Option 1 - Statu
quo: une fonction de gouvernance (la fonction actuarielle) pour les régimes
à prestations définies et les régimes hybrides et pas de fonctions de
gouvernance pour les régimes à cotisations définies. Option 2 – Ajout
d'une fonction de gestion des risques et d'une fonction d'audit interne: trois
fonctions de gouvernance pour les régimes à prestations définies et les régimes
hybrides et deux fonctions pour les régimes à cotisations définies. Le tableau ci-après
résume l’analyse des options. L’option 2 est l’option privilégiée car elle
améliore la protection des affiliés et des bénéficiaires en tenant compte des
différences de taille et de nature des IRP, sans pour autant accroître
exagérément la charge administrative pesant sur les IRP et les sponsors. Comparaison des options au regard des critères d’efficacité,
d’efficience et de cohérence || Efficacité || Efficience || Cohérence || Plus de sécurité || Faciliter les activités transfrontières || || Option 1 || 0 || 0 || 0 || 0 Option 2 || ++ || + || + || ++
4.7.
Exiger des documents relatifs à la gestion des
risques
Pour la réalisation
de cet objectif opérationnel, les options suivantes ont été examinées: Option 1 – Statu quo: Les IRP
n'effectuent pas d'autoévaluation systématique de leur profil de risque et ne
communiquent pas cette évaluation à leur autorité de surveillance. Option 2 — Instaurer une déclaration sur
l'évaluation des risques pour les retraites consignant l'évaluation interne des
risques de l’IRP et, dans ce cadre, exiger des descriptions qualitatives de
quatre éléments clés déterminant la situation de provisionnement: i)
valorisation explicite de la marge de déviation défavorable par rapport à la
meilleure estimation en tant que coussin de sécurité dans le calcul des
provisions techniques; ii) évaluation qualitative du soutien de la part des
sponsors dont l'IRP peut disposer en cas de provisionnement insuffisant; iii)
description des mécanismes de sécurité dont dispose l'IRP en cas de déficit de
provisionnement, tels que prestations mixtes, prestations discrétionnaires ou
réductions ex-post des prestations; et iv) évaluation qualitative des risques
opérationnels pour tous les régimes. L'évaluation des risques pour les
retraites est déclarée à l'autorité de surveillance. Option 3 – Identique à l'option 2 mais en
ajoutant une déclaration commune sur les règles de solvabilité nationales:
exiger, pour les régimes à prestations définies et les régimes hybrides, une
déclaration à l'autorité de surveillance de la valeur de leurs actifs et
passifs conformément aux exigences nationales, selon un format commun, et une
quantification, le cas échéant, des mécanismes de sécurité et d'ajustement des
prestations. Le tableau ci-après
résume l’analyse des options. Les options 2 et 3 permettraient toutes deux
d’améliorer la gouvernance des IRP. L'option 2 est néanmoins l’option
privilégiée car elle devrait être plus efficiente pour les employeurs et les
IRP, puisque: i) elle laisse suffisamment de marge de manœuvre aux IRP pour
décrire leur situation particulière d'une manière adaptée à la nature, à
l'ampleur et la complexité de leurs activités; et iii) son coût devrait être
considérablement moins élevé que celui de l'option 3. Comparaison des options au regard des critères d’efficacité,
d’efficience et de cohérence || Efficacité || Efficience || Cohérence || Plus de sécurité || Faciliter les activités transfrontières || || Option 1 || 0 || 0 || 0 || 0 Option 2 || + || + || + || + Option 3 || ++ || + || - || +
4.8.
Protéger les actifs contre le risque opérationnel
Pour la réalisation
de cet objectif opérationnel, les options suivantes ont été examinées: Option 1 – Statu quo: Les IRP ne sont pas
tenues de désigner un dépositaire; pas de dispositions concernant les fonctions
de garde et de supervision des actifs. Option 2 — Renforcer les fonctions de garde et
de supervision des actifs: i) les instruments financiers doivent bénéficier
du soin et de la protection requis; ii) des registres doivent être tenus pour
pouvoir à tout moment identifier sans délai tous les actifs; iii) toutes les
mesures nécessaires doivent être prises pour éviter des conflits d'intérêts ou
des incompatibilités; iv) les dépositaires ou fiduciaires doivent suivre les
instructions de l'IRP, sauf si elles sont contraires au droit national
applicable ou à la réglementation de l'UE; v) il convient de s'assurer que,
dans les opérations portant sur les actifs de l'IRP, la contrepartie lui est
remise dans les délais d'usage; et vi) il y a lieu de veiller à ce que les
revenus produits par les actifs soient affectés conformément à toutes les
règles nationales et/ou de l'Union. Option 3 — Renforcer les fonctions de garde et
de supervision des actifs et rendre la désignation d’un dépositaire obligatoire
pour toutes les IRP: identique à l’option 2, mais la désignation d’un
dépositaire est rendue obligatoire. Option 4 — Renforcer les fonctions de garde et
de supervision des actifs et rendre la désignation d’un dépositaire obligatoire
pour les régimes à cotisations définies purs: identique à l’option 3, mais
la désignation d’un dépositaire est rendue obligatoire pour les régimes
entièrement à cotisations définies. Le tableau ci-après
résume l’analyse des options. L’option 4 est privilégiée, car elle devrait
apporter un gain aux travailleurs par une meilleure gouvernance, d’une manière
proportionnée, en évitant les doublons inutiles en matière de protection contre
le risque opérationnel. Comparaison des options au regard des critères d'efficacité,
d'efficience et de cohérence || Efficacité || Efficience || Cohérence || Plus de sécurité || Faciliter les activités transfrontières || || Option 1 || 0 || 0 || 0 || 0 Option 2 || + || 0 || - || 0 Option 3 || ++ || 0 || -- || ++ Option 4 || ++ || 0 || + || ++
4.9.
Mettre à disposition un relevé annuel des droits à
retraite
Pour la réalisation
de cet objectif opérationnel, les options suivantes ont été examinées: Option 1 – Statu quo: des informations
générales sur les régimes sont, dans la plupart des cas, fournies sur demande;
les informations personnalisées sont limitées; pas d'information obligatoire
avant l'affiliation et pas de modèle commun. Option 2 – Informations personnalisées à toutes
les étapes: des informations générales et personnalisées sont fournies une
fois par an; information avant l'affiliation, mais pas de modèle commun. Option 3 – Relevé annuel standard des droits à
retraite pour toutes les phases: identique à l'option 2 mais avec un modèle
commun. Un relevé des droits à retraite annuel succinct et standardisé
contiendrait des informations aussi bien générales que personnalisées sur le
régime de retraite. Le relevé des droits à retraite serait établi conformément
à un modèle standard de deux pages que préciserait l’AEAPP dans un acte
délégué. Le relevé des droits à retraite serait le premier niveau d'une
communication moderne à plusieurs niveaux, les niveaux suivants permettant une
description en détail des particularités nationales. Le tableau ci-après résume
l’analyse des options. L’option 3 est l’option privilégiée car elle permettrait
aux affiliés et bénéficiaires de disposer d’un aperçu personnalisé de leurs
droits. Comparaison des options au regard des
critères d’efficacité, d’efficience et de cohérence || Efficacité || Efficience || Cohérence || Fournir des informations claires et utiles || Faciliter les activités transfrontières || || Option 1 || 0 || 0 || 0 || 0 Option 2 || + || - || + || + Option 3 || ++ || ++ || + || ++
4.10.
Garantir la surveillance de l’externalisation en
chaîne et la possibilité d’exiger des tests de résistance
Pour la réalisation
de cet objectif opérationnel, les options suivantes ont été examinées: Option 1 – Statu quo. Option 2 — Conférer aux autorités de
surveillance les mêmes pouvoirs vis-à-vis des sous-traitants que vis-à-vis des
prestataires de services et leur donner la possibilité d’exiger des tests de
résistance; Pas d’harmonisation de l'information prudentielle. Le tableau ci-après résume
l’analyse des options. L’option 2 est privilégiée, car elle assurerait aux
affiliés et aux bénéficiaires une plus grande sécurité grâce à une meilleure
surveillance des IRP et les autorités de surveillance disposeraient des
instruments appropriés pour s'acquitter de leur mission. Comparaison des options au regard des critères d'efficacité,
d'efficience et de cohérence || Efficacité || Efficience || Cohérence || Plus de sécurité || Faciliter les activités transfrontières || || Option 1 || 0 || 0 || 0 || 0 Option 2 || ++ || + || ++ || ++
4.11.
Garantir le contrôle du respect des exigences en
matière de gouvernance et de transparence
Pour la réalisation de cet objectif
opérationnel, les options suivantes ont été examinées: Option 1 – Statu quo. Option 2 — Conférer aux autorités de
surveillance le pouvoir de contrôler le respect des exigences proposées en
matière de gouvernance et de transparence; Pas d’harmonisation de
l'information prudentielle. Le tableau ci-après résume
l’analyse des options. L’option 2 est l’option privilégiée car elle permettrait
aux autorités de surveillance de surveiller efficacement les IRP, comme cela se
fait pour les autres secteurs financiers dans l’UE. Comparaison des options au regard des critères
d'efficacité, d'efficience et de cohérence || Efficacité || Efficience || Cohérence || Plus de sécurité || Faciliter les activités transfrontières || || Option 1 || 0 || 0 || 0 || 0 Option 2 || ++ || + || ++ || ++
5.
Analyse des principales incidences des options
privilégiées
À court terme,
l’action proposée implique des coûts d'ajustement, mais à moyen ou long terme,
les avantages des options privilégiées dans leur ensemble devraient l'emporter
sur les coûts.
5.1.
Effets économiques positifs
Pour les travailleurs La proposition
devrait apporter des avantages économiques notables aux travailleurs.
L’amélioration de la gouvernance devrait augmenter le rendement des
investissements corrigé des risques et permettre ainsi d'obtenir de meilleurs
résultats en termes de revenus de retraite ou de contributions. Une meilleure
communication aidera les particuliers à prendre des décisions plus avisées au
sujet du financement de leur retraite. Les IRP transfrontières sont
susceptibles d’apporter des gains d’efficience supplémentaires et des effets
d’échelle pour les petits effectifs; pour les travailleurs mobiles, un «guichet
unique» pour leur retraite pourrait être créé. Pour les employeurs L’action proposée
devrait apporter des avantages aux employeurs, qui pourraient être encore plus
prononcés pour les PME et les multinationales:. En effet, les
entreprises opérant sur une petite échelle ou localement pourraient réduire
leurs coûts en faisant appel à une IRP existante. Si les IRP sont mieux
gouvernées et plus efficientes, la charge pour leurs sponsors devrait être
moins lourde. De plus, les entreprises opérant sur petite échelle ou localement
là où il n'existe pas de marché des IRP profond et efficient pourraient avoir
avantage à rejoindre une IRP existante à l'étranger plutôt que d'en créer une
localement. Les IRP établies dans des États membres ayant une expertise
confirmée des pensions pourraient en effet étendre leurs services aux sponsors
dans d'autres États membres. Les services de la Commission ont eu connaissance de
cas récents dans lesquels des partenaires sociaux de PME opérant dans un État
membre avaient eu l’intention de créer une IRP dans un autre État membre, en
grande partie en raison de l'absence de produits sur le marché local. De nombreuses
multinationales fonctionnent avec une mosaïque internationale de fonds de
pension locaux. Cela conduit à une complexité accrue, qui est source d'une
transparence réduite, de risques cachés, d'incohérences et d’inefficience. Cela
peut être évité si les entreprises regroupent les fonds de pension locaux au
sein d'une unique IRP. Pour les PME Les IRP ne sont pas
à proprement parler des PME, car les actifs qu'elles détiennent dépassent
généralement le plafond prévu. Beaucoup d'entre elles sont néanmoins de petits
établissements financiers. La simplification des définitions et des procédures
transfrontières devrait profiter aux petites IRP plus encore qu'aux grandes,
car leur capacité financière à absorber les coûts de transaction est moindre.
Les sponsors qui sont des PME, y compris des groupes de PME, pourront plus
facilement accéder aux IRP déjà établies sur des marchés à l’étranger, ce qui
leur permettra d’éviter une grande partie du coût initial d'entrée sur le
marché et de bénéficier de la loi des grands nombres. Pour les
autorités de surveillance Le nouveau
dispositif nécessitera sans doute de plus grandes ressources de surveillance.
Toutefois, la variation de coûts que cela entraînera pour les autorités de
surveillance dépendra dans une grande mesure des dispositifs nationaux
préexistants, qui peuvent déjà prévoir des ressources destinées à la qualité de
la surveillance des IRP. Pour le budget des États membres L’action proposée
devrait avoir deux effets positifs sur le budget des États membres.
Premièrement, des IRP bien gouvernées et un marché des IRP plus actif
renforcent les régimes privés de retraite professionnelle, ce qui permet
d'alléger la pression sur les régimes légaux de retraite. Les États membres qui
sont le plus susceptibles d'en profiter sont ceux dont le marché des IRP est
petit par rapport à la taille de leur économie. Deuxièmement, des citoyens bien
informés prendront sans doute de meilleures décisions au sujet de leur
épargne-retraite quand ils sont jeunes. À ce titre, cette proposition est
susceptible de conduire à une situation dans laquelle des citoyens mieux
informés exerceront une pression moindre sur les régimes légaux de retraite, ce
qui est positif pour la viabilité des finances publiques.
5.2.
Effets sociaux positifs
La proposition
devrait avoir d’importants effets sociaux positifs. Premièrement, la demande
d'un produit financier dépend largement de la confiance qu'il inspire et de sa
performance. L’action proposée rendra les produits de retraite professionnelle
plus efficients et plus sûrs. Elle devrait donc permettre d'accroître le taux
de couverture de l’épargne-retraite complémentaire privée, ce qui contribuera à
renforcer la protection sociale et l’égalité des revenus face au rapide
vieillissement de la société. Deuxièmement, communiquer les informations de
façon plus efficace permettra une plus grande sécurité et une plus grande
sensibilisation du public, qui sera mieux informé sur l'écart des pensions.
Cela encouragera les particuliers à prendre des décisions avisées concernant
l'effort d'épargne nécessaire pour une retraite adéquate et les placements à
choisir pour une épargne efficiente. Troisièmement, le format commun du relevé
des droits à retraite devrait aider au fonctionnement du marché du travail pour
les personnes qui travaillent dans différents États membres. Enfin, une
transparence accrue aidera les partenaires sociaux à soumettre la gestion des
IRP à une plus grande discipline et, partant, à améliorer éventuellement les
rendements des investissements corrigés des risques.
5.3.
Effets positifs pour l'environnement
L’action proposée ne devrait pas avoir d’effet
direct significatif sur l’environnement.
5.4.
Coûts
Le coût attendu de
l’action proposée correspond à une augmentation de la charge administrative,
principalement à court terme sous la forme d'un coût d'ajustement non
récurrent, et à une légère hausse des coûts récurrents dans le nouveau
dispositif. L'estimation de la charge administrative par le secteur des IRP a
fait ressortir trois éléments susceptibles d'être les plus coûteux. L’action proposée
évite les deux éléments les plus coûteux en prenant en compte le principe de
proportionnalité, les IRP n'étant pas tenues de communiquer des éléments
quantitatifs communs sur le provisionnement dans le relevé des droits à
retraite et pouvant limiter à deux le nombre de fonctions de gouvernance. La
désignation d'un dépositaire devrait entraîner un coût supplémentaire pour les
régimes à cotisations définies dans certains États membres.
5.5.
Effets macro-économiques
L’action proposée
ne devrait pas avoir d'effet macroéconomique direct significatif, mais trois
avantages indirects peuvent être escomptés. Premièrement, la bonne gouvernance
des IRP et leur bonne gestion des risques, en évitant une concentration
excessive sur les profils risque/rendement à court terme, devraient conforter
le rôle d'investisseurs à long terme que jouent les IRP dans l’économie
européenne. Deuxièmement, des produits de retraite plus performants et plus
sûrs devraient également augmenter la motivation des travailleurs et influer de
manière positive sur la productivité du travail. Troisièmement, des retraites
professionnelles plus efficientes, c'est-à-dire atteignant un niveau plus élevé
de rendement des actifs corrigé du risque, contribueront à soutenir le pouvoir
d'achat de la population retraitée.
5.6.
Effet sur les pays tiers
L’action proposée ne concerne pas un domaine
dans lequel existent des approches réglementaires internationales. Aucun effet
direct significatif sur les pays tiers n'est escompté.
5.7.
Aperçu des avantages et des coûts
Les avantages des
options privilégiées dans leur ensemble sont essentiellement économiques, mais
également sociaux, compte tenu de l'importance que revêt l'existence d'un
système de retraite adéquat et viable dans une économie vieillissante. L’action proposée implique,
à court terme, des coûts d'ajustement, mais les avantages des options
privilégiées dans leur ensemble l'emportent sur les coûts. Les gains financiers
pour les travailleurs devraient être importants. Les employeurs peuvent
s’attendre à réaliser de nouvelles économies d’échelle et peuvent répercuter au
moins une partie de la charge administrative supplémentaire sur les affiliés et
les bénéficiaires. Globalement, l’action proposée est susceptible d’être
créatrice de valeur dans une économie vieillissante. Elle peut permettre des
effets sociaux positifs sans compromettre la croissance économique.
6.
Suivi et évaluation
Les services de la
Commission élaboreront un programme de mise en œuvre dans lequel les actions
suivantes seront envisagées: réunions avec les États membres, échange de bonnes
pratiques entre tous les États membres, programmes de formation destinés aux
autorités nationales. Un examen préliminaire par l’AEAPP suivi d’un rapport
d’évaluation par la Commission serait également envisagé et prévu. Les effets des
options privilégiées seront évalués pour déterminer dans quelle mesure les
incidences prévues se concrétisent. En conséquence, il convient de procéder à
une évaluation ex post de l’application de la directive révisée cinq ans après
l'adoption de cette dernière. Elle prendra la forme d'un rapport de la
Commission au Parlement européen, au Conseil et au Comité économique et social
européen. Elle pourra être accompagnée, le cas échéant et selon les évolutions,
de recommandations ou de propositions de modification de cette directive.
L’AEAPP recueillera les données qualitatives et quantitatives. Le groupe des
parties concernées du secteur des pensions professionnelles de l’AEAPP sera
également consulté et le groupe des utilisateurs de services financiers de la
Commission pourrait également être impliqué. Une enquête Eurobaromètre et une
enquête informelle auprès d’IRP, d'employeurs, d'affiliés et de bénéficiaires
seront également envisagées. Les employeurs pourraient être interrogés sur des
questions relatives aux éventuelles difficultés à mettre en place des régimes
de retraite à l’étranger. Une meilleure communication de la part des IRP, en
termes de quantité (c'est-à-dire augmentation du nombre de relevés ou de
rapports) et de qualité des informations communiquées, serait un signe de plus
grande transparence. Concernant la gouvernance, l’augmentation des exigences
spécifiques applicables aux fonctions serait évaluée. Pour le provisionnement
transfrontière, le nombre d'IRP transfrontières serait pris en compte.