COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 16.7.2025
COM(2025) 551 final
2025/0227(COD)
Proposition de
RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL
établissant «Europe dans le monde»
{SEC(2025) 548 final} - {SWD(2025) 552 final} - {SWD(2025) 553 final}
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Document 52025PC0551
Proposal for a REGULATION OF THE EUROPEAN PARLIAMENT AND OF THE COUNCIL establishing Global Europe
Proposition de RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL établissant «Europe dans le monde»
Proposition de RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL établissant «Europe dans le monde»
COM/2025/551 final
COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 16.7.2025
COM(2025) 551 final
2025/0227(COD)
Proposition de
RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL
établissant «Europe dans le monde»
{SEC(2025) 548 final} - {SWD(2025) 552 final} - {SWD(2025) 553 final}
EXPOSÉ DES MOTIFS
1. CONTEXTE DE LA PROPOSITION
•Justification et objectifs de la proposition
La présente proposition s’inscrit dans le contexte de la rubrique extérieure du cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034. La communication intitulée «La voie vers le prochain cadre financier pluriannuel» 1 fixe les principaux principes et priorités de l’action extérieure de l’UE dans le cadre du budget de l’UE. Celle-ci vise à être plus simple, plus ciblée et plus souple, à avoir un effet de levier plus important et à mettre en œuvre les priorités de l’UE.
Le paysage international a considérablement évolué au cours des dernières années, et il semble aujourd’hui beaucoup moins prévisible et stable. L’incidence de l’instabilité géopolitique actuelle sur l’UE et ses pays partenaires s’accroît, notamment à la suite de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, des conflits au Moyen-Orient, du désengagement de l’administration américaine de l’aide extérieure, du risque croissant de pandémies, des tensions commerciales et de la concurrence technologique. Ces défis, ainsi que l’écart grandissant qui nous sépare des objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, exigent de l’UE qu’elle adapte le financement de son action extérieure afin de mieux servir ses intérêts stratégiques et de faire face aux crises actuelles et futures.
L’objectif de l’instrument proposé, «Europe dans le monde», consiste à réaffirmer et à promouvoir les valeurs, les principes et les intérêts fondamentaux de l’Union dans le monde, afin de poursuivre les objectifs et d’appliquer les principes de l’action extérieure de l’Union, tels qu’énoncés à l’article 3, paragraphe 5, ainsi qu’aux articles 8 et 21 du traité sur l’Union européenne (ci-après le «TFUE»). «Europe dans le monde» contribuera à la réalisation des objectifs de l’action extérieure de l’UE, en favorisant des partenariats mutuellement bénéfiques avec les pays partenaires tout en contribuant au développement durable de ces pays partenaires et aux intérêts stratégiques de l’Union. «Europe dans le monde» permettra également à l’Union d’être mieux placée pour relever les défis mondiaux.
L’instrument proposé repose sur quatre grands principes directeurs, qui sont détaillés dans les différentes sections du présent document.
–Simplification de l’architecture de la rubrique extérieure, au moyen d’un instrument principal pour l’action extérieure de l’UE et d’un règlement horizontal sur la performance 2 pour l’ensemble du CFP, couvrant le suivi, l’établissement de rapports, l’évaluation et la communication.
–Cohérence de l’action, avec une géographisation accrue, une plus grande attention portée à la cohérence, à l’homogénéité et à la complémentarité entre les programmes internes et externes, ainsi qu’une approche Équipe Europe plus forte.
–Flexibilité de l’instrument, préservant certaines flexibilités de l’IVCDCI – Europe dans le monde, y compris sa réserve générale (la réserve), ses flexibilités financières et la possibilité d’adopter des actes délégués, et en les augmentant par la réduction des objectifs et la facilitation des transferts budgétaires entre les piliers et au sein de ceux-ci, de même que les flexibilités budgétaires entre les CFP (voir ci-dessous pour plus de détails sur l’architecture et les flexibilités).
–Effet de l’action de l’Union, avec une boîte à outils renforcée permettant de constituer des paquets complets; avec un cadre de garantie et de mixage rationalisé et plus efficace et une défense plus forte des intérêts européens.
Afin de simplifier davantage, d’accroître la cohérence et d’assurer l’efficacité de l’action extérieure de l’Union, «Europe dans le monde» est au service d’un large éventail de politiques, à savoir l’élargissement, le voisinage, les partenariats internationaux et les politiques d’aide humanitaire, tout en préservant les spécificités de chaque politique, avec l’aide d’un large éventail d’outils. Grâce à cette proposition, l’UE continuera à se rapprocher des objectifs de préadhésion, à dialoguer avec les pays partenaires, y compris dans des contextes complexes, et à fournir une aide humanitaire. L’instrument proposé offrira également des possibilités économiques et commerciales accrues dans l’intérêt mutuel de l’Union et des pays partenaires, soutiendra le développement durable, promouvra les droits de l’homme, l’égalité de genre et l’engagement multilatéral de l’UE, luttera contre les causes profondes de la migration irrégulière, des déplacements forcés, de l’instabilité et du changement climatique et protégera l’environnement. Les objectifs généraux de l’instrument sont détaillés à l’article 4 de la proposition de règlement, tandis que ses objectifs spécifiques sont précisés à l’annexe II.
Sur la base de l’expérience acquise dans le cadre de l’IVCDCI – Europe dans le monde, qui a remplacé onze anciens règlements, conformément aux priorités énoncées dans la communication intitulée «La voie vers le prochain cadre financier pluriannuel» et comme conclu dans l’analyse d’impact accompagnant le présent règlement, l’instrument «Europe dans le monde» intègre et s’appuie sur:
–le règlement (UE) 2021/947 établissant l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale – Europe dans le monde (IVCDCI – Europe dans le monde), modifiant et abrogeant la décision nº 466/2014/UE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant le règlement (UE) 2017/1601 du Parlement européen et du Conseil et le règlement (CE, Euratom) nº 480/2009 du Conseil;
–le règlement (CE) 2021/1529 instituant l’instrument d’aide de préadhésion (IAP III);
–le règlement (UE) 2024/792 du Parlement européen et du Conseil du 29 février 2024 établissant la facilité pour l’Ukraine;
–le règlement (UE) 2024/1449 du Parlement européen et du Conseil du 14 mai 2024 établissant une facilité pour les réformes et la croissance en faveur des Balkans occidentaux;
–le règlement (UE) 2025/535 du Parlement européen et du Conseil du 18 mars 2025 établissant une facilité pour les réformes et la croissance en faveur de la République de Moldavie.
Compte tenu de l’ampleur et de l’imprévisibilité des besoins, l’aide à la reconstruction et à la préadhésion en faveur de l’Ukraine sera financée au-delà des plafonds du CFP (la «marge de manœuvre» du CFP) et sera mise en œuvre par l’intermédiaire de l’instrument «Europe dans le monde». En outre, les actions d’aide humanitaire seront financées au titre de l’instrument «Europe dans le monde» et mises en œuvre conformément au règlement concernant l’aide humanitaire 3 . En outre, une assistance macrofinancière pourrait être fournie aux pays confrontés à des crises de balance des paiements et sera financée au titre de l’instrument «Europe dans le monde». «Europe dans le monde» sera le principal instrument de la rubrique extérieure. Il sera complété par l’association des pays et territoires d’outre-mer à l’Union établie par la décision (UE) 2021/1764 4 du Conseil ainsi que par le budget de la politique étrangère et de sécurité commune. En outre, l’instrument sera mis en œuvre conformément au règlement horizontal sur la performance, comme indiqué au chapitre 5 «Autres éléments» du présent document.
Dans un contexte mondial où l’Union est confrontée à une forte concurrence géopolitique et géoéconomique, marquée par des défis mondiaux, allant du changement climatique aux tensions autour de ressources rares, à la pression migratoire persistante ou à des perturbations économiques et commerciales, outre les menaces pour la sécurité et la fragilité, l’action extérieure doit réagir en permanence et rapidement à des besoins émergents, mais aussi agir pour faire progresser les priorités stratégiques, afin de poursuivre efficacement les priorités de l’Union et de ses partenaires. L’instrument est conçu de manière à combiner le besoin de prévisibilité et la nécessité de s’adapter rapidement à un contexte géopolitique en constante évolution.
La cohérence et la complémentarité des actions seront assurées, renforçant ainsi le principe de géographisation introduit dans le cadre de l’IVCDCI – Europe dans le monde. L’architecture interne de l’instrument proposé suit ce principe et se compose de cinq piliers géographiques et d’un pilier mondial, comportant chacun une composante programmable et non programmable. L’instrument sera mis en œuvre principalement au moyen des cinq composantes géographiques programmables, que viendront compléter les composantes géographiques non programmables. Le pilier mondial se concentrera sur les initiatives mondiales et complétera les piliers géographiques. Les six piliers sont soutenus par une réserve non allouée pour les défis et priorités émergents, afin d’accroître la flexibilité ainsi que la capacité de l’Union à répondre à des besoins imprévus et à adapter ses partenariats aux priorités qui se font jour, en s’appuyant sur l’expérience des Fonds européens de développement et de l’IVCDCI – Europe dans le monde.
L’évaluation récente des instruments extérieurs (2014-2020 et 2021-2027) 5 a confirmé que les instruments de financement extérieur au titre du CFP actuel sont largement adaptés à leur finalité et répondent à leurs objectifs. Elle a néanmoins pointé que l’évolution du paysage géopolitique avait aussi mis en évidence certaines faiblesses architecturales dans leur conception, notamment en ce qui concerne leur flexibilité. S’agissant de l’IVCDCI – Europe dans le monde, l’évaluation a souligné qu’elle pourrait encore mieux contribuer à une approche intégrée mettant en balance les intérêts, les partenariats et les valeurs de l’UE, en conciliant davantage les objectifs de ses politiques thématiques internes et externes. En ce qui concerne l’IAP III, l’évaluation susmentionnée a montré que la flexibilité de l’instrument a été limitée par le fait que la planification annuelle a, par sa mise en œuvre, prévalu sur la programmation stratégique pluriannuelle. Les enseignements tirés ainsi que la volatilité croissante du contexte géopolitique ont incité la Commission à simplifier davantage l’architecture des instruments de financement extérieur et à offrir davantage de flexibilité. La proposition «Europe dans le monde» préserve également les flexibilités déjà permises au titre de l’IVCDCI – Europe dans le monde et de l’IAP III pour ce qui est des reports de fonds. En outre, les remboursements générés par les instruments financiers et l’excédent des garanties budgétaires pourront être réutilisés au titre de cet instrument. Parmi les autres éléments renforçant la flexibilité, citons la possibilité d’adopter des actes délégués, déjà prévue dans le cadre de l’IVCDCI – Europe dans le monde, et la facilitation des transferts budgétaires entre les piliers de l’architecture d’«Europe dans le monde» et au sein de ceux-ci. En outre, l’instrument proposé ne comprend pas d’objectifs thématiques. Un objectif concernant les dépenses publiques d’aide au développement figure dans la proposition «Europe dans le monde».
•Cohérence avec les dispositions existantes dans le domaine d’action
Comme indiqué ci-dessus, la proposition «Europe dans le monde» sert, dans le cadre d’un instrument unique, un large éventail de politiques, à savoir l’élargissement, le voisinage, les partenariats internationaux et les politiques d’aide humanitaire, tout en préservant les spécificités de chacune d’entre elles. La présente proposition fournit un cadre de référence au moyen duquel les politiques de l’action extérieure et les engagements internationaux peuvent être mis en œuvre. Parmi les principaux engagements internationaux figurent le programme de développement durable à l’horizon 2030 6 , l’accord de Paris sur le changement climatique 7 , le cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal 8 , le programme d’action d’Addis-Abeba 9 , le cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030) 10 , la convention d’Istanbul sur la violence à l’égard des femmes 11 et le Pacte pour l’avenir 12 . Au niveau de l’Union européenne, le cadre d’action inclut les dispositions du traité relatives à l’action extérieure, les accords d’association, les accords de partenariat et de coopération, les accords multilatéraux auxquels l’Union est partie, et d’autres accords qui établissent une relation juridiquement contraignante entre l’Union et les pays partenaires, ainsi que les conclusions du Conseil européen, les conclusions du Conseil, les déclarations faites lors de sommets ou les conclusions de réunions avec les pays partenaires au niveau des chefs d’État ou de gouvernement ou des ministres, les résolutions du Parlement européen, les communications de la Commission et les communications conjointes formulées avec le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.
Cohérence avec les autres politiques de l’Union
La cohérence et la complémentarité seront assurées entre les instruments de financement extérieur de l’Union, en particulier avec l’aide humanitaire (financée au titre de l’instrument «Europe dans le monde»), l’association des pays et territoires d’outre-mer à l’Union, la politique étrangère et de sécurité commune et la facilité européenne pour la paix (qui est financée en dehors du budget de l’Union), ainsi que l’instrument européen relatif à la coopération internationale en matière de sûreté nucléaire – déclassement.
«Europe dans le monde» apportera un soutien visant à préparer de manière crédible et efficace les pays candidats et candidats potentiels à une future adhésion à l’UE. La réalisation de cette ambition nécessite d’aligner, dans la mesure du possible, la conception du soutien à la préadhésion dans le cadre de l’instrument «Europe dans le monde» sur les orientations des programmes internes pertinents.
Les financements provenant d’«Europe dans le monde» devraient également être utilisés pour favoriser la mise en place de partenariats interpersonnels fondés sur des intérêts communs et l’équité intergénérationnelle, et pour renforcer le développement des compétences, l’innovation et la diversité culturelle grâce à la coopération dans les domaines de l’éducation, de la jeunesse et de la recherche, d’une manière compatible avec le règlement Erasmus+. En outre, dans ce cadre, la cohérence et la complémentarité seront également assurées avec le commerce et les investissements, la coopération économique, les migrations, la sécurité et d’autres formes de coopération sectorielle.
En particulier, au service de la nouvelle politique économique étrangère et en synergie avec le Fonds européen pour la compétitivité, cet instrument renforcera la compétitivité de l’Union en relevant les défis économiques et saisira rapidement les possibilités pour soutenir la compétitivité de l’Union, y compris en soutenant la dimension extérieure des politiques internes de l’Union. Cela permettra d’exploiter le potentiel des partenariats mutuellement bénéfiques pour le développement durable tant dans l’Union que dans les pays partenaires.
En outre, cette démarche contribuera à renforcer la résilience et à promouvoir la stabilité en s’attaquant à la fragilité dans le cadre d’une approche associant aide humanitaire, développement et paix, aux crises de la balance des paiements ainsi qu’aux besoins de redressement et de reconstruction après un conflit.
2. BASE JURIDIQUE, SUBSIDIARITÉ ET PROPORTIONNALITÉ
•Base juridique
La cinquième partie, titre III, chapitres 1 et 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne établit le cadre juridique de la coopération avec les pays partenaires.
La présente proposition se fonde sur les articles 209, 212 et 322 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (ci-après le «TFUE»). Elle est présentée par la Commission conformément à la procédure prévue à l’article 294 du TFUE.
•Subsidiarité (en cas de compétence non exclusive)
Le financement de l’action extérieure de l’UE vise à coopérer avec les pays partenaires et à promouvoir des solutions multilatérales aux défis mondiaux. Il permet à l’UE de défendre ses intérêts, de promouvoir ses valeurs et ses normes, de soutenir les objectifs de ses politiques internes, d’assurer sa sécurité et de protéger ses citoyens. Cette action devrait se concentrer davantage sur le renforcement de la compétitivité de l’Union et la réduction de ses dépendances, notamment en sécurisant les chaînes d’approvisionnement critiques. En outre, il est dans l’intérêt de l’UE de préserver son rôle d’acteur mondial de confiance.
L’évaluation susmentionnée des instruments extérieurs (CFP 2014-2020 et 2021-2027) a confirmé la valeur ajoutée que les instruments de financement extérieur apportent aux relations extérieures de l’UE, étant donné qu’ils apportent une offre plus intégrée et plus importante aux pays partenaires, améliorant ainsi leur capacité à répondre à des priorités communes avec l’UE tout en contribuant au développement durable.
En tant que partie à la plupart des processus multilatéraux, l’UE peut dialoguer avec des partenaires multilatéraux et régionaux dans des domaines d’action clés. Par rapport à ses États membres agissant séparément, l’UE, conjointement avec les États membres, peut avoir une plus grande incidence en coordonnant des positions communes et en parlant d’une voix plus forte. Le rôle de principal promoteur et de défenseur d’un système de gouvernance mondial multilatéral et fondé sur des règles confère à l’UE de la crédibilité en tant que médiateur impartial et défenseur des principaux instruments internationaux en matière de droits de l’homme. Cette influence dans les enceintes multilatérales et régionales permet également à l’Union de projeter ses politiques et ses valeurs à l’échelle mondiale, ainsi que d’influencer l’élaboration de normes et standards réglementaires mondiaux. L’engagement financier de l’UE fait partie intégrante de son engagement général dans plusieurs accords multilatéraux (par exemple en matière de climat et de biodiversité).
Grâce au recours accru aux garanties budgétaires, aux instruments financiers et aux opérations de mixage, l’UE encourage et met en commun les investissements publics et privés, y compris au profit des pays et des secteurs ayant des difficultés d’accès aux marchés financiers, des investissements favorisant la résilience économique et du développement du secteur privé. L’inaction de l’UE creuserait encore davantage le déficit d’investissement dans le financement des ODD et aggraverait la situation des pays fragiles, tout en affaiblissant l’UE en tant qu’acteur géopolitique et géoéconomique et acteur mondial dans les enceintes multilatérales.
Enfin, l’UE déclenche une collaboration entre les institutions financières de développement. L’assistance macrofinancière fournit des financements grandement nécessaires aux pays confrontés à des crises de la balance des paiements, à des conditions favorables.
•Proportionnalité
Conformément au principe de proportionnalité, le règlement proposé n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre ses objectifs.
•Choix de l’instrument
Conformément aux articles 209 et 212 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, qui exposent la procédure législative ordinaire à utiliser pour arrêter les mesures nécessaires pour la mise en œuvre de la coopération avec les pays partenaires, la proposition revêt la forme d’un règlement, qui garantit sa portée générale, son caractère obligatoire dans tous ses éléments et son applicabilité directe. La fiche financière et numérique législative jointe à la présente proposition présente les implications budgétaires ainsi que les ressources humaines et administratives nécessaires.
3. RÉSULTATS DES ÉVALUATIONS EX POST, DES CONSULTATIONS DES PARTIES INTÉRESSÉES ET DES ANALYSES D’IMPACT
•Évaluations ex post/bilans de qualité de la législation existante
L’évaluation à mi-parcours des instruments de financement extérieur au titre du CFP 2021-2027 a conclu qu’ils étaient largement adaptés à leur finalité et en bonne voie pour atteindre les objectifs qu’ils étaient censés atteindre au moment de leur adoption et que ces objectifs restaient pertinents.
IVCDCI – Europe dans le monde
L’évaluation à mi-parcours a également montré que, dans le contexte géopolitique en évolution, l’IVCDCI – Europe dans le monde et sa flexibilité accrue ont démontré qu’ils étaient adaptés pour la réalisation des priorités de l’UE et la fourniture d’une aide aux pays partenaires, notamment dans le contexte de la pandémie de COVID-19, de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et des pressions migratoires. Il a également permis à l’UE de promouvoir ses politiques et ses priorités internes de manière plus cohérente à l’égard du monde extérieur, tout en devant mieux contribuer à une approche intégrée conciliant les intérêts, les partenariats et les valeurs de l’UE. En ce qui concerne les gains de simplification, l’évaluation à mi-parcours a souligné que l’IVCDCI – Europe dans le monde fournit une base juridique unifiée pour une grande partie des interventions extérieures de l’UE. En remplaçant un grand nombre des instruments du CFP précédent, il a fortement amélioré la cohérence et la complémentarité des actions.
L’évaluation à mi-parcours a indiqué que plusieurs éléments de flexibilité de l’IVCDCI – Europe dans le monde avaient démontré leur pertinence. Toutefois, la réserve de l’IVCDCI – Europe dans le monde a presque été épuisée au cours des trois premières années de sa mise en œuvre, ce qui montre une inadéquation entre les fonds disponibles et les besoins réels. En outre, l’IVCDCI - Europe dans le monde n’a pas été conçu pour soutenir des pays en guerre à l’échelle requise par l’Ukraine. Par conséquent, un nouvel instrument de financement, la facilité pour l’Ukraine, a été adopté pour la période 2024-2027, dans le but de soutenir l’Ukraine tant face à la guerre d’agression menée par la Russie que sur la voie de son adhésion à l’Union. D’une manière générale, l’évaluation à mi-parcours a conclu que, pour mieux exploiter les possibilités et maximiser l’effet de levier de l’UE, des stratégies de réaction différenciées pourraient s’avérer nécessaires.
IAP III
L’évaluation à mi-parcours a permis de constater que l’IAP III avait démontré son efficacité générale en tant qu’instrument de préadhésion. Cet instrument a été jugé conforme à la nouvelle méthodologie en matière d’élargissement, les éléments fondamentaux du processus d’adhésion à l’UE occupant une place prioritaire. L’évaluation à mi-parcours a également souligné que l’IAP III avait été efficace pour promouvoir le développement socio-économique et mobiliser les investissements nécessaires dans le cadre du plan économique et d’investissement, tandis qu’il était nécessaire d’accélérer encore la convergence avec l’UE. L’évaluation à mi-parcours a en outre relevé que, si l’IAP III était conçu comme un instrument fondé sur la performance, du point de vue tant de la portée que de l’intensité de l’aide, l’équilibre entre l’évaluation de la performance et le principe de la part équitable avait limité la récompense financière en faveur des bénéficiaires performants.
L’évaluation à mi-parcours a montré que la souplesse de l’IAP III avait permis de réagir à des événements extérieurs exceptionnels malgré l’absence d’une réserve semblable à celle de l’instrument IVCDCI – Europe dans le monde. L’absence d’enveloppes financières nationales prédéfinies a permis de bénéficier de la souplesse nécessaire à la programmation de l’aide en fonction de l’urgence et de l’évolution des besoins.
•Consultation des parties intéressées
Pour l’évaluation à mi-parcours et l’analyse d’impact de la présente proposition, l’approche de la consultation a consisté à recueillir les contributions d’un large éventail de parties prenantes sur les instruments de financement extérieur. Les consultations publiques ouvertes, tant pour l’évaluation à mi-parcours que pour l’analyse d’impact, ont ciblé tous les types de parties prenantes, y compris les citoyens. Le rapport de synthèse sur les résultats de la consultation menée dans le cadre de l’évaluation à mi-parcours a été publié sur le site web «Donnez votre avis» 13 . Il donne un aperçu des contributions reçues. Le rapport de synthèse de la consultation publique ouverte en vue de l’analyse d’impact sur «Europe dans le monde» figure à l’annexe 2 de l’analyse d’impact. Une consultation ciblée a également été menée pour l’évaluation à mi-parcours, afin de recueillir les points de vue de catégories spécifiques de parties prenantes. Dans le cadre de consultations ciblées, les experts des États membres de l’UE, les agences de développement des États membres de l’UE, les réseaux et plateformes de la société civile et des autorités locales, les institutions financières de développement et les Nations unies ont été consultés à la faveur de réunions spécifiques. Le résumé de ces consultations ciblées figure dans le rapport de synthèse de la consultation des parties prenantes, à l’annexe V de l’évaluation à mi-parcours 14 .
•Obtention et utilisation d’expertise
Le rapport d’évaluation à mi-parcours et le document de travail des services de la Commission qui y est associé se sont largement appuyés sur l’étude indépendante réalisée par des consultants externes 15 . Les cinq critères d’évaluation obligatoires (à savoir l’efficacité, l’efficience, la pertinence, la cohérence et la valeur ajoutée européenne) ont été évalués dans le cadre de cette étude. Les critères d’évaluation de l’incidence et de la durabilité ont également été abordés. Les méthodes d’évaluation utilisées étaient les suivantes: i) un examen de la documentation et des données analytiques; ii) plus de 340 entretiens; iii) une série d’enquêtes ciblées; iv) des consultations ciblées et une consultation publique ouverte, comme expliqué ci-dessus. Cette combinaison de méthodes qualitatives et quantitatives, utilisant à la fois des sources de données primaires et secondaires, a fourni une base factuelle complète pour l’évaluation. Cette expertise a également servi de base factuelle pour l’analyse d’impact de la présente proposition, au même titre que les résultats des consultations publiques ouvertes, comme expliqué ci-dessus.
•Analyse d’impact
En ce qui concerne l’analyse d’impact accompagnant la présente proposition, le comité d’examen de la réglementation a rendu son avis sans réserve le 13 juin 2025, en se référant à l’approche spécifique relative au processus du CFP 16 .. À la suite de l’avis du comité, l’analyse d’impact a été révisée afin d’intégrer ses recommandations.
L’objectif général de l’analyse d’impact était de concevoir des instruments de financement extérieur qui servent efficacement les intérêts stratégiques de l’UE tout en réagissant aux situations de fragilité et de crise. À cet égard, l’équilibre entre flexibilité et prévisibilité a constitué le paramètre politique fondamental pour la conception des options stratégiques possibles. Les options suivantes ont été examinées dans ce contexte:
• Option 1: un instrument de financement extérieur totalement flexible, fondé exclusivement sur des priorités stratégiques définies chaque année, sans planification pluriannuelle. Le soutien lié à l’Ukraine pour les besoins de préadhésion et de reconstruction serait couvert au-delà des plafonds du CFP.
• Option 2: un instrument de financement extérieur fondé sur des enveloppes géographiques et globales indicatives couvrant les financements programmables et non programmables pour la planification pluriannuelle, l’équilibre entre flexibilité et prévisibilité. Le soutien lié à l’Ukraine pour les besoins de préadhésion et de reconstruction serait couvert au-delà des plafonds du CFP.
• Option 3: un instrument de financement extérieur fondé sur des enveloppes géographiques et globales indicatives couvrant les financements programmables et non programmables pour la planification pluriannuelle, l’équilibre entre flexibilité et prévisibilité. Les besoins en matière de préadhésion de l’Ukraine seraient couverts par cet instrument à l’intérieur des plafonds du CFP, tandis que ses besoins en matière de reconstruction seraient couverts au-delà des plafonds du CFP.
Sur la base de l’analyse des incidences et de la comparaison, l’option 2 est apparue comme le choix privilégié. L’analyse de l’efficacité, de la cohérence et de l’efficience des trois options par rapport au scénario de référence a été effectuée en utilisant les objectifs spécifiques de l’analyse d’impact. L’option 2 s’est distinguée par son équilibre flexibilité-prévisibilité qui soutenait au mieux ces objectifs, en apportant un soutien crédible à l’Ukraine dans un contexte incertain tout en protégeant la capacité de l’instrument extérieur à répondre aux besoins et aux priorités dans d’autres zones géographiques.
En ce qui concerne l’incidence attendue, les options 2 et 3 sont plus susceptibles de soutenir la promotion des intérêts stratégiques de l’UE et le développement durable des pays partenaires que l’option 1.
Les options 2 et 3 permettraient également de mieux tenir compte des liens entre les différents ODD, en conciliant les trois dimensions du développement durable (économique, sociale et environnementale). Elles renforcent la cohérence entre les politiques internes et externes, d’une part, et entre les politiques extérieures, d’autre part. Le principe de géographisation, y compris l’utilisation d’enveloppes régionales au titre des piliers géographiques, facilite l’alignement sur les objectifs stratégiques de l’UE (par exemple, au moyen de la stratégie «Global Gateway», des partenariats globaux, des partenariats pour des échanges et des investissements propres, d’autres partenariats similaires). Cet alignement permet également de coordonner davantage les efforts visant à relever les défis sociaux, économiques et environnementaux, en veillant ainsi à ce que les politiques se renforcent mutuellement plutôt que de fonctionner de manière cloisonnée ou de se recouper de manière involontaire. À cet égard, les options 2 et 3 ont la capacité de mieux intégrer des objectifs stratégiques, tels que la compétitivité, la sécurité économique, la résilience des chaînes de valeur et la durabilité environnementale, étant donné que ces objectifs sont poursuivis ensemble sur le plan stratégique.
Par rapport à l’option 3, l’option 2 garantirait la continuité avec l’approche de la facilité pour l’Ukraine, répondrait aux besoins à court, moyen et long terme de manière exhaustive et couvrirait les liens entre la trajectoire d’adhésion de l’Ukraine et la reconstruction après la guerre. En outre, l’option 2 permettrait de trouver un équilibre entre la fourniture d’un soutien crédible à l’Ukraine dans un contexte incertain et la protection de la capacité de l’instrument extérieur à répondre aux besoins et aux priorités d’autres zones géographiques.
Sur la base de ces considérations, l’option 2 a été retenue pour la présente proposition.
•Réglementation affûtée et simplification
La proposition prévoit une simplification du point de vue REFIT. La poursuite de la rationalisation d’un certain nombre d’instruments au sein d’un seul vaste instrument, comme indiqué ci-dessus, permettra de réduire les obstacles financiers et opérationnels qui existent dans le cadre des instruments actuels. La simplification contribue ainsi à clarifier les processus et la gestion des ressources. En ce qui concerne l’alignement des règles, les dispositions horizontales du règlement sur la performance fourniront au nouvel instrument et aux autres programmes relevant du CFP un cadre cohérent et harmonisé et faciliteront la compréhension des partenaires et des agents chargés de la mise en œuvre.
•Droits fondamentaux
L’un des objectifs généraux de l’action extérieure de l’Union, qui se fonde sur le traité (article 3, paragraphe 5, et articles 8 et 21 du traité UE), est de soutenir et de promouvoir la démocratie, l’État de droit et le respect des droits de l’homme. Cet instrument vise à appliquer une approche fondée sur les droits de l’homme et sur le principe consistant à ne laisser personne de côté, l’égalité et la non-discrimination sous toutes ses formes. L’approche fondée sur les droits englobe tous les droits de l’homme, qu’ils soient civils et politiques ou économiques, sociaux et culturels, afin d’intégrer les principes des droits de l’homme dans toutes les activités soutenues par l’action extérieure de l’UE. Le soutien aux droits de l’homme et à la démocratie, ainsi qu’aux organisations de la société civile, qui a été principalement apporté par l’intermédiaire de programmes thématiques spécifiques dans le cadre de l’IVCDCI – Europe dans le monde, reste une priorité au titre de l’instrument. Il sera mis en œuvre à la fois par l’intermédiaire des piliers géographiques afin de maximiser ses effets et par l’intermédiaire du pilier mondial des initiatives mondiales.
4. INCIDENCE BUDGÉTAIRE
La Commission européenne propose d’allouer une enveloppe financière indicative de 200 309 000 000 EUR (en prix courants) à «Europe dans le monde» pour la période 2028-2034. En outre, des ressources financières pour l’Ukraine sont mises à disposition conformément à l’article 6 du règlement (UE, Euratom) 20XX/XX* du Conseil [règlement CFP]. Des données détaillées sur l’estimation de l’incidence financière de la présente proposition figurent dans la fiche financière et numérique législative contenue dans la présente proposition.
5. AUTRES ÉLÉMENTS
•Plans de mise en œuvre et modalités de suivi, d’évaluation et d’information
L’instrument doit être mis en œuvre conformément au règlement horizontal sur la performance susmentionné, couvrant l’ensemble du CFP, qui établit les règles relatives au suivi des dépenses et au cadre de performance du budget, y compris les règles visant à garantir une application uniforme du principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» et du principe d’égalité des genres, visés à l’article 33, paragraphe 2, point d) et point f), respectivement, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509 17 (règlement financier), les règles relatives au suivi et au compte rendu de la performance des programmes et activités de l’Union, les règles relatives à la création d’un portail unique, les règles relatives à l’évaluation des programmes, ainsi que d’autres dispositions horizontales applicables à tous les programmes de l’Union, telles que celles relatives à l’information, à la communication et à la visibilité.
•Explication détaillée des différentes dispositions de la proposition
L’instrument proposé («Europe dans le monde») contient des dérogations aux dispositions du règlement financier, qui sont justifiées dans plusieurs considérants, à savoir:
considérant 37 – sur le non-établissement d’un taux de provisionnement pour les prêts à l’Ukraine au titre de cet instrument;
considérant 64 – sur la possibilité de réutiliser les fonds «Europe dans le monde» reportés. En outre, ce considérant fait référence à la possibilité de réutiliser, dans le cadre de l’instrument «Europe dans le monde», les remboursements générés par les instruments financiers;
considérant 65 – sur la possibilité d’augmenter les ressources disponibles pour «Europe dans le monde», en lui attribuant les excédents liés aux garanties budgétaires et à l’assistance financière actuelles et héritées de l’action extérieure;
considérants 68 et 69 – sur la possibilité d’apporter un soutien sous la forme de subventions de manière souple et en temps utile sans qu’un appel à propositions soit nécessaire, y compris à des entités du secteur privé des États membres;
considérant 81 – sur la possibilité de promouvoir la participation d’entités éligibles ou de personnes et de contreparties de pays partenaires bénéficiant de la garantie budgétaire ou d’instruments financiers, d’accroître l’attractivité pour le secteur privé et de maximiser les retombées des investissements en étendant l’éligibilité à la garantie budgétaire aux entités n’ayant pas de mission de service public.
TITRE I: DISPOSITIONS GÉNÉRALES
L’article 1er (objet) définit l’instrument institué par le règlement, qui constitue l’un des programmes de l’Union pour l’action extérieure.
L’article 2 (définitions) contient les définitions des termes de base utilisés dans le règlement.
L’article 3 (champ d’application et structure) décrit la structure de l’instrument, composé de cinq piliers géographiques et d’un pilier mondial. Il précise la structure interne des piliers, divisée en composants programmables et non programmables, et décrit de manière détaillée la nature des actions non programmables. L’article établit également la portée géographique de chaque pilier et explique la complémentarité des piliers et des composantes.
Les pays et territoires couverts par les piliers géographiques sont énumérés à l’annexe I.
L’article 4 (objectifs de l’instrument) définit les objectifs généraux, applicables à tous les piliers de l’instrument, ainsi que les objectifs spécifiques détaillés à l’annexe II.
L’article 5 (cohérence, cohésion, synergies et complémentarité) explique la relation entre cet instrument et tous les domaines de l’action extérieure, ainsi que sa synergie, sa cohérence et sa complémentarité avec les programmes internes de l’UE.
L’article 6 (budget) renvoie à l’enveloppe globale de l’instrument, en donne une ventilation indicative détaillée par pilier et précise les sources du soutien à l’Ukraine. Y figure en outre la «réserve pour les défis et priorités émergents», susceptible de venir gonfler les montants mentionnés.
L’article 7 (réserve pour les défis et priorités émergents) décrit les objectifs de la réserve pour les défis et priorités émergents. Une disposition est prévue pour informer le Parlement européen et le Conseil de l’utilisation de la réserve pour les défis et priorités émergents et pour tenir compte de leurs observations.
L’article 8 (cadre d’action) renvoie au cadre d’action global pour la mise en œuvre de l’instrument. Les accords, stratégies, conclusions, résolutions et autres documents similaires existants déterminent la stratégie sur laquelle la mise en œuvre de l’instrument s’appuierait. Une disposition est prévue pour informer le Parlement européen et le Conseil et procéder à des échanges de vues avec eux.
L’article 9 (principes généraux) énumère les différents principes applicables à l’instrument dans son ensemble, tels que l’accent mis sur l’effet transformationnel, la prise en compte des intérêts stratégiques de l’Union, le maintien de l’engagement de l’Union dans des contextes extrêmement fragiles et complexes, ainsi que la promotion de la démocratie, de la bonne gouvernance, de l’état de droit, du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, de l’égalité entre les hommes et les femmes, ainsi que de l’autonomisation des femmes et des jeunes. Cet article souligne également l’importance du principe d’efficacité du développement et de la participation et du dialogue avec les organisations de la société civile et les autorités locales ainsi qu’avec le secteur privé.
L’article 10 (intégration) précise comment la lutte contre le changement climatique, la protection de l’environnement et l’égalité de genre devraient être intégrées dans la mise en œuvre de l’instrument.
L’article 11 (approche «Équipe Europe») définit l’objectif, les modalités et l’ambition de l’approche «Équipe Europe», qui visent à mieux coordonner les actions et à mettre en commun les ressources pour atteindre des objectifs communs.
L’article 12 (migration et déplacements forcés) illustre l’approche globale à l’égard de la migration irrégulière, des déplacements forcés et de leurs causes profondes.
TITRE II – MISE EN ŒUVRE DE L’INSTRUMENT
Le titre II regroupe les chapitres relatifs à la mise en œuvre de l’instrument, qui comprend la programmation pluriannuelle.
Le chapitre I – Dispositions générales de programmation (articles 13 à 17) couvre les différentes dispositions relatives à la programmation pluriannuelle, notamment l’orientation générale, les principes applicables aux programmes géographiques, le contenu des documents de programmation et leur procédure d’adoption.
Le chapitre II – Plans d’action, mesures et principes de mise en œuvre (articles 18 à 22) illustre les plans d’action et les mesures qui peuvent être adoptés, ainsi que leurs procédures respectives. L’article 22 contient des dispositions relatives aux flexibilités.
Le chapitre III – Boîte à outils de mise en œuvre (article 23 à 28) couvre les outils disponibles pour atteindre les objectifs de l’instrument, notamment les garanties budgétaires, le mixage et l’assistance financière.
TITRE IV– DISPOSITIONS FINALES
Titre III (articles 29 à 35). L’article 30 du présent titre couvre l’exercice de la délégation de pouvoir afin de modifier l’article 6, paragraphe 5, l’article 24, paragraphes 1, 2 et 3 et l’annexe II. L’article 31 illustre les règles de mise en œuvre supplémentaires du pilier «Europe». L’article 32 institue le comité conformément au règlement (UE) nº 182/2011. Ledit comité est chargé d’émettre un avis sur les documents de programmation pluriannuelle et sur les programmes de travail annuels (plans d’action et mesures). La proposition comporte les deux annexes suivantes:
- annexe I – Liste des pays et territoires
- annexe II – Objectifs spécifiques
2025/0227 (COD)
Proposition de
RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL
établissant «Europe dans le monde»
LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment ses articles 209 et 212, et son article 322, paragraphe 1,
vu la proposition de la Commission européenne,
après transmission du projet d’acte législatif aux parlements nationaux,
vu l’avis du Comité économique et social européen 18 ,
vu l’avis du Comité des régions 19 ,
vu l’avis de la Cour des comptes,
statuant conformément à la procédure législative ordinaire,
considérant ce qui suit:
(1)Le présent règlement a pour objectif d’établir le programme «Europe dans le monde» (ci-après «l’instrument»), destiné à affirmer et à promouvoir les valeurs, les principes et les intérêts fondamentaux de l’Union dans le monde, afin de poursuivre les objectifs et d’appliquer les principes de l’action extérieure de l’Union, tels qu’ils sont énoncés à l’article 3, paragraphe 5, et aux articles 8 et 21 du traité sur l’Union européenne (ci-après le «traité UE»).
(2)Conformément à l’article 21 du traité UE, l’Union doit veiller à la cohérence entre les différents domaines de son action extérieure et entre ceux-ci et ses autres politiques, et assurer un haut degré de coopération dans tous les domaines des relations internationales. Afin d’accroître la cohérence et de garantir l’efficacité de l’action extérieure de l’Union, l’instrument devrait être au service d’un grand nombre de politiques de l’Union, en particulier l’élargissement, le voisinage, les partenariats internationaux, les politiques d’aide humanitaire et les aspects extérieurs de ses autres politiques, soutenu, en cela, par un large éventail d’outils.
(3)Conformément à l’article 9 de la décision 2010/427/UE 20 du Conseil, le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (ci-après le «haut représentant»), en sa qualité de vice-président de la Commission, assure la coordination politique d’ensemble de l’action extérieure de l’Union, en veillant à assurer son unité, sa cohérence et son efficacité, notamment par la mise en œuvre du présent instrument.
(4)La mise en œuvre de l’instrument devrait être guidée par les programmes stratégiques du Conseil européen, les résolutions pertinentes du Parlement européen et les orientations politiques de la Commission, qui définissent la vision, les orientations stratégiques et les priorités de l’Union. Tout en tirant parti de la puissance et des partenariats de l’Union, l’action extérieure mise en œuvre au titre de l’instrument devrait protéger et promouvoir les valeurs de l’Union, renforcer la paix et la sécurité et soutenir la préparation, la prospérité et la compétitivité de l’Union. Pour promouvoir ses priorités et ses intérêts dans le cadre de son action extérieure, l’Union devrait œuvrer en partenariat avec les pays partenaires et les organisations internationales.
(5)L’instrument devrait contribuer à la cohérence, à la cohésion, aux synergies et à la complémentarité entre les politiques internes et externes de l’Union et entre ses politiques externes afin de soutenir la réalisation des engagements mondiaux de l’Union et de promouvoir simultanément les intérêts fondamentaux et stratégiques de cette dernière et le développement durable dans les pays partenaires.
(6)L’approche générale pour les actions financées au titre de l’instrument devrait être fondée des actions géographiques programmables aux niveaux national, plurinational, régional et transrégional, afin de maximiser les effets de l’aide de l’Union. Cette approche devrait être complétée, s’il y a lieu, par des actions géographiques non programmables, notamment des actions concernant l’aide humanitaire, l’assistance macrofinancière, la réponse aux besoins en matière de crise, de paix et de politique étrangère, et le renforcement de la résilience et de la compétitivité, ainsi que par des actions programmables et non programmables au niveau mondial.
(7)Les actions géographiques programmables devraient encadrer la coopération de l’Union avec les pays et régions partenaires à moyen et à long terme afin de mettre en place des partenariats mutuellement bénéfiques.
(8)Si le budget destiné à financer les opérations d’aide humanitaire de l’Union devrait être mis à disposition dans le cadre du présent instrument, ces opérations devraient être mises en œuvre conformément à l’instrument d’aide humanitaire établi par le règlement (CE) nº 1257/96 du Conseil 21 .
(9)Si les ressources budgétaires destinées à financer l’assistance macrofinancière de l’Union devraient être mises à disposition dans le cadre du présent instrument, ces opérations devraient être mises en œuvre conformément aux articles 212 et 213 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (ci-après le «TFUE»).
(10)
(11)Les actions en faveur de la résilience devraient permettre à l’Union d’intensifier sa coopération lorsque la volatilité du contexte extérieur l’impose. Elles devraient être flexibles, notamment pour répondre aux situations de fragilité et de crise et renforcer les actions visant à y remédier, soutenir l’approche associant l’aide humanitaire, le développement et la paix, et faire face aux besoins en matière de redressement et de reconstruction après un conflit ainsi qu’aux crises de la balance des paiements.
(12)Les actions en faveur de la compétitivité devraient permettre à l’Union de relever les défis économiques et de saisir rapidement les possibilités de stimuler la compétitivité de l’Union, y compris en soutenant la dimension extérieure des politiques internes de l’Union. Lorsqu’il y a lieu, elles devraient contribuer à la mise en place d’ensembles de mesures complets et mutuellement bénéfiques avec les pays partenaires.
(13)Les actions visant à répondre aux besoins en matière de crise, de paix et de politique étrangère devraient inclure des actions permettant à l’Union de faire face à des situations exceptionnelles et imprévues ou de répondre à un intérêt impératif de politique étrangère, y compris lorsqu’il existe une menace pour la paix, la démocratie, l’ordre public et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Ces actions devraient être conçues de façon à ce que l’Union puisse réagir de manière efficace, efficiente, intégrée et sensible aux conflits pour parvenir à la paix et à la stabilité et prévenir les conflits dans les situations d’urgence, de crise, de fragilité, de menaces hybrides, de crises émergentes ou de catastrophes naturelles, y compris pour assurer la sécurité et la sûreté des personnes, en particulier celles qui sont exposées à des violences sexuelles et sexistes, dans les situations d’instabilité ou dans les situations menaçant de dégénérer en conflit armé ou de déstabiliser gravement le ou les pays tiers concernés. Elles devraient également soutenir des initiatives innovantes visant à répondre aux besoins de la politique étrangère concernant l’ensemble des questions politiques, économiques et de sécurité et permettre à l’Union d’agir là où elle a une possibilité d’atteindre ses objectifs, difficiles à réaliser par d’autres moyens.
(14)L’instrument devrait s’appuyer sur les actions précédemment soutenues au titre des règlements (UE) 2021/947 22 , (UE) 2021/1529 23 , (UE) 2024/792 24 , (UE) 2024/1449 25 , (UE) 2025/535 26 du Parlement européen et du Conseil.
(15)L’instrument devrait contribuer à la réalisation des objectifs de l’action extérieure de l’Union, en promouvant des partenariats mutuellement bénéfiques avec les pays partenaires, qui contribuent simultanément au développement durable des pays partenaires et aux intérêts stratégiques de l’Union. Il devrait permettre à l’Union d’être mieux armée pour relever les défis mondiaux, y compris la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité. Il devrait en outre être source de possibilités économiques et commerciales accrues, qui profiteraient tant à l’Union qu’aux pays partenaires.
(16)L’action de l’Union devrait promouvoir le respect du droit international relatif aux droits de l’homme, notamment de la déclaration universelle des droits de l’homme adoptée le 10 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies, et du droit international humanitaire, et être fondée sur ceux-ci, et elle devrait être guidée par l’universalité et l’indivisibilité des droits de l’homme.
(17)L’article 49 du traité UE dispose que tout État européen qui respecte les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’état de droit, ainsi que de respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités, et s’engage à les promouvoir peut demander à devenir membre de l’Union. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité, l’égalité de genre, l’équité intergénérationnelle et la diversité culturelle. Le processus d’élargissement est fondé sur des critères bien établis, une conditionnalité équitable et rigoureuse et le principe des mérites propres. Un État européen ayant introduit une demande d’adhésion à l’Union ne peut devenir membre de l’Union que lorsqu’il a été confirmé qu’il remplit pleinement les critères d’adhésion arrêtés lors du Conseil européen de Copenhague en juin 1993 (ci-après les «critères de Copenhague»), et pour autant que l’Union ait la capacité d’intégrer ce nouveau membre. Un engagement ferme en faveur de l’approche de la «priorité aux fondamentaux», qui met fortement l’accent sur l’état de droit, la lutte contre la criminalité organisée, les droits fondamentaux, le fonctionnement des institutions démocratiques et la réforme de l’administration publique, ainsi que sur les critères économiques, demeure essentiel. Les progrès dépendent de la façon dont chaque pays candidat et candidat potentiel met en œuvre les réformes nécessaires pour s’aligner sur l’acquis de l’Union.
(18)La politique d’élargissement de l’Union est un investissement stratégique pour la paix, la sécurité, la stabilité et la prospérité en Europe et permet à l’Union d’être mieux armée pour faire face aux défis mondiaux. Elle est aussi source de nouveaux débouchés économiques et commerciaux, qui profitent tant à l’Union qu’aux pays qui aspirent à en devenir membres, et permet dans le même temps une transformation progressive des pays partenaires. La perspective d’adhésion à l’Union exerce un puissant effet transformateur, consacrant des changements démocratiques, politiques, économiques et sociétaux positifs. Il est dans l’intérêt commun de l’Union et de ses partenaires de faire progresser les efforts déployés par ceux-ci pour réformer leurs systèmes politiques, juridiques et économiques en vue de leur future adhésion à l’Union, et de soutenir leur processus d’adhésion.
(19)Depuis le 24 février 2022, premier jour de la guerre d’agression non provoquée et injustifiée menée par la Russie contre l’Ukraine, l’Union, ses États membres et les institutions financières européennes ont fait preuve d’une mobilisation sans précédent pour soutenir la résilience économique, sociale et financière de l’Ukraine. L’ampleur des dommages infligés à l’Ukraine nécessite de lui apporter un soutien important et flexible pour l’aider à faire fonctionner ses administrations et à assurer la fourniture de services publics et pour soutenir le redressement, la reconstruction et la modernisation du pays. L’instrument devrait fournir un cadre pour l’assistance au redressement rapide, à la reconstruction et à la modernisation du pays, afin de mobiliser des investissements et d’améliorer l’accès au financement, ainsi que pour faciliter l’alignement de l’Ukraine sur les normes et valeurs de l’Union dans son parcours d’adhésion à celle-ci. Le parcours d’adhésion de l’Ukraine devrait être étroitement lié aux efforts de reconstruction. Le soutien au titre de l’instrument devrait, dans la mesure du possible, être intégré dans les efforts internationaux visant à mettre en place une architecture financière pour le redressement de l’Ukraine et être coordonné avec les donateurs et les institutions financières internationales concernés, afin de garantir une coordination adéquate ainsi qu’une complémentarité de l’aide.
(20)Conformément à l’article 8, paragraphe 1, du traité UE, l’Union doit développer avec les pays de son voisinage des relations privilégiées, en vue d’établir un espace de prospérité et de bon voisinage, fondé sur les valeurs de l’Union et caractérisé par des relations étroites et pacifiques reposant sur la coopération.
(21)L’Union devrait conclure des partenariats mutuellement bénéfiques et adaptés, axés sur les priorités stratégiques, favorisant la coopération régionale dans le voisinage oriental, notamment dans la région de la mer Noire, et contribuant à atténuer les difficultés induites par la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine.
(22)L’Union devrait développer une approche plus ciblée à l’égard du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et du Golfe, en tenant compte des relations entre ces régions. Elle devrait approfondir ses relations avec les régions du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et du Golfe, conformément aux cadres stratégiques et aux accords formels respectifs, en particulier au moyen de partenariats mutuellement bénéfiques et adaptés dans des domaines d’intérêt mutuel, dans le respect des valeurs et des principes de l’Union.
(23)Les partenariats internationaux de l’Union visent à développer des relations et à établir des partenariats avec les pays partenaires, notamment pour réduire et, à long terme, éradiquer la pauvreté, conformément à l’objectif premier de la politique de coopération au développement de l’Union énoncé à l’article 208 du TFUE. Les partenariats internationaux de l’Union contribuent également à la réalisation d’autres objectifs de l’action extérieure de l’Union, en particulier à la sauvegarde des valeurs et des intérêts fondamentaux de l’Union, dans le but de favoriser le développement économique, social et environnemental durable des pays partenaires.
(24)La mise en œuvre de l’instrument devrait soutenir la stratégie «Global Gateway» 27 , la stratégie d’investissement extérieur de l’Union, pour faire progresser les objectifs de développement durable avec les pays partenaires. En tant que pilier principal de la politique économique étrangère de l’Union, cette stratégie vise à stimuler le développement d’infrastructures sûres et de qualité dans les pays partenaires afin de créer une prospérité durable et des emplois décents et renforce ainsi les liens entre l’Union et ses partenaires, tout en profitant également aux intérêts stratégiques et économiques de l’Union. Elle mobilise des investissements dans des infrastructures sûres, en mettant l’accent sur la numérisation, le climat et l’énergie, les transports, la santé, l’éducation et la recherche. Elle soutient les pays qui cherchent à améliorer leur résilience de manière durable, tout en renforçant les partenariats qui sont importants pour l’autonomie stratégique ouverte de l’Union. La stratégie «Global Gateway» est aussi une offre fondée sur des valeurs qui promeut des normes sociales, environnementales, de gouvernance et financières élevées et défend la démocratie, l’état de droit et les droits de l’homme.
(25)L’Union devrait intervenir dans des contextes caractérisés par des niveaux de fragilité extrêmement élevés, des zones de conflit et d’autres situations complexes, en adoptant une approche différenciée visant à s’attaquer aux causes profondes de la fragilité, tout en donnant accès aux services de base et en promouvant la résilience des populations, selon une approche associant l’aide humanitaire, le développement et la paix.
(26)L’instrument devrait contribuer à préserver la paix, à prévenir les conflits et à renforcer la sécurité internationale. Conformément à la stratégie ProtectUE 28 , l’instrument devrait contribuer à une approche cohérente et globale de la sécurité afin de renforcer la sécurité de l’Union.
(27)L’instrument devrait renforcer la résilience démocratique dans les pays partenaires, grâce notamment à la lutte contre la manipulation de l’information et l’ingérence étrangères, à l’autonomisation des médias libres et pluralistes, à la promotion de l’engagement citoyen, à des mesures visant à garantir la régularité et l’intégrité des processus électoraux et autres processus démocratiques, et à des activités de diplomatie publique.
(28)Conformément au cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030) adopté le 18 mars 2015 au cours de la troisième conférence mondiale des Nations unies sur la réduction des risques de catastrophe 29 , il convient de reconnaître la nécessité de passer d’une approche axée sur la réaction aux crises et l’endiguement de celles-ci à une approche à long terme, plus structurelle, qui apporte des solutions plus efficaces aux situations de fragilité, aux catastrophes naturelles ou d’origine humaine et aux crises prolongées. Il importe de mettre davantage l’accent sur la réduction, la prévention et l’atténuation des risques, ainsi que sur la préparation à ceux-ci, sur la gestion des risques de catastrophe et sur l’alerte précoce, d’adopter des approches collectives à cet égard et de redoubler d’efforts pour améliorer la rapidité des réactions et permettre un redressement durable. L’instrument devrait soutenir les réformes et les investissements qui renforcent la gestion des risques de catastrophe et des crises, favorisent la résilience au changement climatique et améliorent la résilience des fonctions sociétales vitales. Il devrait donc contribuer à renforcer l’approche associant l'aide humanitaire, le développement et la paix.
(29)Étant donné que les objectifs du présent règlement ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les États membres, mais peuvent l’être mieux au niveau de l’Union, celle-ci peut prendre des mesures conformément au principe de subsidiarité consacré à l’article 5 du traité UE. Conformément au principe de proportionnalité tel qu’énoncé audit article, le présent règlement n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre ces objectifs.
(30)L’instrument devrait contribuer à l’objectif collectif de l’Union de consacrer 0,7 % de son revenu national brut à l’aide publique au développement (APD), fixé par le Comité d’aide au développement de l’OCDE, dans le délai prévu par le programme 2030 adopté par les Nations unies en septembre 2015 30 (ci-après le «programme 2030»), en soutenant des actions réalistes et vérifiables visant au respect de cet engagement, dont l’avancement devrait continuer à faire l’objet d’un suivi et de rapports. Il devrait également promouvoir des partenariats mutuellement bénéfiques pour le développement durable, y compris par la mobilisation de ressources privées. L’ensemble du soutien de l’instrument en faveur du développement durable – y compris les financements privés mobilisés – devrait faire l’objet d’un suivi dans le cadre du soutien public total en faveur du développement durable.
(31)L’instrument devrait contribuer à l’objectif collectif de l’Union de consacrer 0,2 % de son revenu national brut aux pays les moins avancés au titre de l’APD dans le délai prévu par le programme 2030, en soutenant des actions réalistes et vérifiables visant au respect de cet engagement, dont l’avancement devrait continuer de faire l’objet d’un suivi et de rapports.
(32)L’instrument devrait renforcer la compétitivité de l’Union, notamment en contribuant à la durabilité, à la résilience et à la diversification des chaînes de valeur et d’approvisionnement, dans le respect de normes élevées en matière de pratiques commerciales responsables et par l’accroissement des perspectives économiques. Il convient de veiller à la cohérence entre la mise en œuvre des politiques de l’Union en matière de commerce, de sécurité économique et d’industrie, d’une part, et celle de l’instrument, d’autre part, y compris aux synergies avec les partenariats pour des échanges et des investissements propres. Plus précisément, afin d’exploiter le potentiel des partenariats mutuellement bénéfiques pour le développement durable dans l’Union et les pays partenaires, il convient d’encourager les synergies entre l’instrument et le Fonds européen pour la compétitivité, établi par le règlement (UE) [XXX] du Parlement européen et du Conseil 31 ainsi que le mécanisme pour l’interconnexion en Europe, établi par le règlement (UE) [XXX] du Parlement européen et du Conseil 32 , en soutenant des projets d’intérêt commun entre les États membres et les pays partenaires, pour la partie du projet située sur le territoire du pays partenaire.
(33)Il convient de veiller à la complémentarité entre les instruments de financement extérieur de l’Union, en particulier avec la décision (UE) 2021/1764 du Conseil 33 relative à l’association des pays et territoires d’outre-mer à l’Union, l’instrument européen établissant l’instrument relatif à la coopération en matière de sûreté nucléaire et au déclassement établi par le règlement (Euratom) [XXX] du Conseil [ICSN-D] 34 , la politique étrangère et de sécurité commune, y compris, s’il y a lieu, la politique de sécurité et de défense commune, et la facilité européenne pour la paix, établie par la décision (PESC) 2015/509 35 du Conseil, financée en dehors du budget de l’Union.
(34)L’Union devrait s’employer à utiliser les ressources disponibles au titre de ses instruments de financement de la manière la plus efficace possible. À cet égard, l’instrument devrait autoriser à la fois des contributions à d’autres programmes de l’Union et des contributions de ceux-ci, ainsi qu’un cumul des financements avec ceux de ces autres programmes. Cela devrait contribuer aux priorités et aux intérêts de l’Union ainsi qu’au développement durable dans les pays partenaires de l’Union. Cela concerne également la cohérence et la complémentarité avec l’assistance macrofinancière, lorsqu’il y a lieu.
(35)Le présent règlement devrait établir une enveloppe financière indicative pour l’instrument. Aux fins du présent règlement, les prix courants sont calculés en appliquant un déflateur fixe de 2 %.
(36)Dans un environnement économique, social et géopolitique en mutation rapide, l’expérience récente a montré la nécessité d’une plus grande souplesse pour le cadre financier pluriannuel et les programmes de dépenses de l’Union. À cet effet, et conformément aux objectifs du présent règlement, le financement devrait tenir dûment compte de l’évolution des besoins stratégiques et des priorités de l’Union recensés dans les documents pertinents publiés par la Commission, dans les conclusions du Conseil et dans les résolutions du Parlement européen, tout en garantissant une prévisibilité suffisante pour l’exécution du budget.
(37)Le règlement (UE, Euratom).../... du Conseil 36 [règlement CFP] permet de mobiliser les crédits nécessaires dans le budget de l’Union au-delà des plafonds du cadre financier pluriannuel pour honorer les dettes de l’Union liées aux prêts à l’Ukraine. Cela permet, d’un point de vue financier, d’autoriser, au titre du présent règlement, une assistance financière à l’Ukraine sous la forme de prêts conformément à l’article 223, paragraphe 1, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509 37 .
(38)Compte tenu de la couverture budgétaire prévue par le règlement (UE, Euratom) .../... [règlement CFP], il convient de ne pas réduire le montant maximum du total des responsabilités financières de l’Union couvrant les garanties budgétaires et l’assistance financière sous la forme de prêts au titre du présent règlement du montant de l’assistance financière sous la forme de prêts accordée à l’Ukraine au titre du présent règlement. Il convient également de ne pas établir de provisionnement et, par dérogation à l’article 214, paragraphe 1, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, de ne pas fixer de taux de provisionnement pour les prêts à l’Ukraine au titre du présent instrument.
(39)En ce qui concerne le soutien apporté par l’Union à l’Ukraine sous une forme autre que des prêts, le présent règlement devrait être financé par la (réserve pour l’Ukraine), ainsi que le prévoit le règlement (UE, Euratom) 20XX/XXX * [Règlement CFP] pour la période du 1er janvier 2028 au 31 décembre 2034. Les crédits d’engagement et les crédits de paiement correspondants provenant de la (réserve pour l’Ukraine) devraient être mobilisés chaque année dans le cadre de la procédure budgétaire. En outre, il devrait être possible d’utiliser les crédits mobilisés aux fins du présent règlement à partir de la réserve visée à l’article 6 du règlement (UE, Euratom) 20XX/XXX * du Conseil [Règlement CFP] pour apporter un soutien à l’Ukraine au titre du règlement (Euratom) […] (ICSN-D).
(40)Dans le cadre des mesures restrictives de l’Union adoptées sur la base de l’article 29 du traité UE et de l’article 215, paragraphe 2, du TFUE, aucun fonds ni aucune ressource économique ne peuvent être mis à la disposition des personnes physiques ou morales, entités ou organismes désignés, ni dégagés à leur profit, directement ou indirectement. En conséquence, ces personnes physiques ou morales, entités ou organismes, ainsi que les personnes morales, entités ou organismes qui leur appartiennent ou sont sous leur contrôle, ne devraient donc pas être soutenues par l’instrument.
(41)Dans un contexte mondial où l’Union est confrontée à une forte concurrence géopolitique et géoéconomique, marquée par des défis mondiaux, allant du changement climatique et de la perte de biodiversité aux tensions qui entourent les ressources rares, aux dépendances technologiques, à la pression migratoire persistante ou aux perturbations économiques et commerciales, outre les menaces pour la sécurité et la fragilité, l’action extérieure doit réagir en permanence et rapidement face à des besoins émergents et agir pour faire progresser les priorités stratégiques, afin de concrétiser efficacement les priorités de l’Union et de ses partenaires. Afin de renforcer la capacité de l’Union à faire face à des besoins imprévus et à adapter ses partenariats aux priorités émergentes en se fondant sur l’expérience du Fonds européen de développement et du règlement (UE) 2021/947, un montant devrait rester sans affectation de manière à constituer une réserve pour les défis et priorités émergents. Ce montant devrait être mobilisé conformément aux procédures établies dans le présent règlement.
(42)Le cadre d’action global devrait être la recherche d’un ordre mondial fondé sur des règles et des valeurs, ayant pour principe essentiel le multilatéralisme et articulé autour des Nations unies (ONU). Le programme 2030 constitue, de même que l’accord de Paris adopté au titre de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques 38 (ci-après l’«accord de Paris»), le cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal 39 , le programme d’action d’Addis-Abeba issu de la troisième conférence internationale sur le financement du développement 40 et le Pacte pour l’avenir 41 , la réponse de la communauté internationale aux tendances et aux défis mondiaux en matière de développement durable. L’instrument devrait accorder une attention particulière aux liens entre les objectifs de développement durable et aux actions intégrées susceptibles de générer des bénéfices connexes et de répondre de manière cohérente à des objectifs multiples.
(43)L’instrument devrait soutenir la mise en œuvre de l’accord de partenariat de Samoa entre l’Union européenne et ses États membres, d’une part, et les membres de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, d’autre part 42 , signé à Samoa le 15 novembre 2023 et appliqué à titre provisoire depuis le 1er janvier 2024. L’instrument devrait également soutenir la poursuite de la coopération établie entre l’Union et ces régions spécifiques, par exemple avec l’Union africaine, conformément à la vision commune pour 2030 de l’Union européenne et de l’Union africaine.
(44)L’Union devrait veiller à la cohérence des politiques au service du développement comme l’exige l’article 208 du TFUE. L’Union devrait tenir compte des objectifs de la coopération au développement dans ses politiques susceptibles d’affecter les pays et territoires en développement. Pour garantir la cohérence des politiques au service du développement durable, il convient de prendre en considération l’incidence de toutes les politiques de l’Union sur le développement durable à tous les niveaux: au niveau national, au sein de l’Union, dans les autres pays et au niveau mondial.
(45)Conformément à ses engagements internationaux, l’Union devrait appliquer les principes d’efficacité du développement, à savoir l’appropriation des priorités de développement par les pays et territoires en développement, la priorité accordée aux résultats, les partenariats pour le développement inclusifs, la transparence et la responsabilisation réciproque. À cet égard, l’Union et ses États membres devraient maximiser la valeur ajoutée de leur aide collective aux pays et régions partenaires. La mise en œuvre de l’instrument devrait être guidée par les résultats escomptés, à savoir les réalisations, les résultats et les incidences.
(46)L’Union devrait encourager une concertation étroite avec les autorités locales et la société civile, et soutenir la participation de celles-ci à l’action en faveur du développement durable et de la mise en œuvre des objectifs de développement durable au niveau local. L’Union devrait également favoriser un environnement propice à la société civile, dans lequel ces organisations peuvent mener à bien leurs travaux de manière efficace. L’instrument devrait permettre à l’Union d’apporter un soutien aux organisations de la société civile et aux autorités locales en vue de promouvoir ses valeurs, ses intérêts et ses objectifs. Les organisations de la société civile et les autorités locales devraient être dûment consultées et avoir accès en temps voulu aux informations dont elles ont besoin pour pouvoir jouer un rôle utile.
(47)La mise en œuvre de l’instrument devrait être guidée par les principes d’égalité de genre et d’autonomisation des femmes et des filles, ainsi que par les principes de lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique et de prévention de ces phénomènes, et devrait viser à la protection et à la promotion des droits des femmes conformément à la feuille de route pour les droits des femmes 43 , à la stratégie en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes 44 , aux plans d’action de l’Union européenne sur l’égalité de genre et aux conclusions du Conseil et aux conventions internationales en la matière, notamment la convention d’Istanbul sur la violence à l’égard des femmes 45 . Le renforcement de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes dans le cadre de l’action extérieure de l’Union, ainsi que l’intensification des efforts visant à atteindre les normes minimales de performance définies dans les plans d’action de l’Union européenne sur l’égalité de genre devraient conduire à ce que l’action extérieure et la coopération internationale de l’Union soient intégralement guidées par une approche axée sur l’égalité de genre et porteuse de transformation en la matière. L’égalité de genre et l’autonomisation des femmes et des filles devraient être intégrées dans l’instrument et dûment prises en compte dans toutes les actions.
(48)L’instrument devrait soutenir les enfants et les jeunes en tant qu’acteurs essentiels du changement, en accordant une attention toute particulière à leurs besoins et à leur autonomisation. Il devrait viser à prévenir et à combattre la discrimination fondée sur l’âge, l’origine ethnique, la religion et les convictions, le handicap ou l’orientation sexuelle. Il devrait promouvoir les droits des personnes handicapées, conformément à la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées 46 .
(49)Reconnaissant que la triple crise planétaire liée au climat, à la perte de biodiversité et à la pollution s’est aggravée au cours de la dernière décennie et ne peut être résolue par l’Union seule, l’instrument, en soutenant la coopération internationale, devrait jouer un rôle essentiel pour atteindre les objectifs climatiques et environnementaux convenus au niveau multilatéral. À cet égard, l’Union devrait soutenir les pays les plus vulnérables, en particulier les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés.
(50)Compte tenu de l’importance de lutter contre le changement climatique conformément aux engagements pris par l’Union de mettre en œuvre l’accord de Paris et le cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal ainsi que d’atteindre les objectifs de développement durable, l’instrument devrait contribuer à intégrer l’action pour le climat dans les politiques de l’Union. Les actions à cet effet devraient être déterminées pendant la mise en œuvre de l’instrument et la contribution globale apportée par celui-ci devrait être prise en compte dans les processus de suivi, d’évaluation et d’examen correspondants. L’instrument devrait contribuer à enrayer et à inverser le processus de perte de biodiversité en s’appuyant sur les interdépendances entre les objectifs en matière de climat et de biodiversité.
(51)L’action de l’Union dans le domaine du changement climatique et de la biodiversité devrait soutenir une transition juste vers une économie neutre pour le climat, résiliente face au changement climatique, efficace dans l’utilisation des ressources et circulaire. Elle devrait notamment favoriser le respect et la mise en œuvre de l’accord de Paris, de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, de la convention des Nations unies sur la diversité biologique, de la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification et de l’accord sur la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale. Plus particulièrement, le financement alloué dans le cadre de l’instrument devrait être compatible avec l’objectif de température à long terme de l’accord de Paris consistant à contenir la hausse de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels, et le soutenir, tout en poursuivant les efforts visant à limiter la hausse des températures à 1,5 °C. L’instrument devrait également être compatible avec l’objectif consistant à accroître la capacité d’adaptation aux effets néfastes du changement climatique, à réduire la vulnérabilité et à favoriser la résilience face à ce changement, et être aligné sur les objectifs du cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Conformément au pacte européen pour l’Océan 47 , l’instrument devrait promouvoir la préservation de l’Océan et renforcer la gouvernance internationale de l’Océan fondée sur des règles. Il convient d’accorder une attention particulière aux actions qui génèrent des bénéfices connexes et répondent à des objectifs multiples, notamment en matière de climat, de biodiversité et d’environnement.
(52)L’article 33, paragraphe 2, point d), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509 exige que les programmes et activités soient mis en œuvre, lorsque cela est possible et approprié, sans causer de préjudice important aux objectifs environnementaux énoncés à l’article 9 du règlement (UE) 2020/852 48 (principe consistant à «ne pas causer de préjudice important»). Pour que la mise en œuvre de ce principe soit cohérente dans l’ensemble du budget, l’instrument devrait appliquer le principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» conformément aux règles communes établies par le règlement (UE, Euratom) [XXX] du Parlement européen et du Conseil [règlement sur la performance] et conformément aux orientations techniques uniques (les «orientations sur le principe consistant à “ne pas causer de préjudice important”»).
(53)L’instrument devrait promouvoir la coopération numérique avec les pays partenaires et leur transition numérique, conformément à la stratégie numérique internationale pour l’Union européenne 49 et à la boussole pour la compétitivité 50 .
(54)Conformément à l’article 210 du TFUE, l’Union et ses États membres devraient accroître leur incidence collective en mettant en commun, dans toute la mesure du possible, leurs ressources et leurs capacités respectives.
(55)Les politiques de coopération internationale de l’Union et des États membres devraient s’inscrire dans le cadre d’une approche «Équipe Europe» 51 et donc se compléter et se renforcer mutuellement afin d’améliorer l’efficacité, l’incidence et la valeur ajoutée de leur assistance collective.
(56)L’Union, ses États membres, les agences chargées de la mise en œuvre et les institutions financières des États membres, y compris les institutions de financement du développement et les organismes de crédit à l’exportation des États membres, la Banque européenne d’investissement (ci-après la «BEI») et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (ci-après la «BERD») devraient s’employer à soutenir les pays partenaires et les intérêts stratégiques de l’Union en dehors de celle-ci au moyen d’actions définies et mises en œuvre conjointement. Cette approche devrait être inclusive et ouverte aux partenaires et parties prenantes partageant les mêmes valeurs afin de mettre en commun les ressources et de contribuer conjointement à la réalisation d’objectifs communs, y compris en recourant à la garantie budgétaire et au mixage.
(57)L’Union devrait privilégier une action constructive sur tous les aspects de la migration et des déplacements forcés et s’employer à faire en sorte que la migration se déroule de manière sûre et bien réglementée et qu’un soutien soit apporté aux personnes déplacées de force et aux communautés qui les accueillent. Il est essentiel d’intensifier encore la coopération avec les pays partenaires sur les questions migratoires, dans le respect des compétences des États membres, afin de tirer parti des avantages que présente une migration ordonnée, sans danger, régulière et responsable et d’apporter des réponses efficaces à la migration irrégulière. Cette coopération devrait contribuer à atténuer les répercussions des déplacements forcés, à garantir l’accès à la protection internationale, à lutter contre les causes profondes de la migration irrégulière et des déplacements forcés, à renforcer la gestion des frontières et à poursuivre les efforts visant à prévenir la migration irrégulière, à lutter contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants, et à agir en faveur d’un retour, d’une réadmission et d’une réintégration dignes et durables, lorsqu’il y a lieu, sur la base de la responsabilisation réciproque et du plein respect des obligations humanitaires et en matière de droits de l’homme au titre du droit international et du droit de l’Union, en entretenant un dialogue avec les diasporas et en soutenant les voies de migration légale. En conséquence, la coopération efficace des pays partenaires avec l’Union dans ce domaine devrait faire partie intégrante de l’instrument. Il importe de renforcer la cohérence entre les politiques concernant la migration, l’asile et le retour et les politiques extérieures, afin de garantir que l’aide extérieure de l’Union soutient les pays partenaires dans leurs efforts pour gérer la migration de manière plus efficace dans une optique de développement durable. L’instrument devrait contribuer à une approche coordonnée, holistique et structurée de la migration, en maximisant les synergies et en appliquant l’effet de levier nécessaire.
(58)L’instrument devrait permettre à l’Union, en coopération avec les États membres et de manière globale, de relever les défis, de répondre aux besoins et de tirer parti des possibilités liées à la migration et aux déplacements forcés, d’une manière qui soit cohérente avec la politique de l’Union en matière de migration et d’asile et qui vienne compléter cette dernière. Les actions relatives à la migration menées au titre de l’instrument devraient contribuer à la mise en œuvre effective des accords que l’Union a conclus et des dialogues qu’elle mène avec les pays partenaires en matière de migration, en encourageant la coopération fondée sur une approche incitative flexible et étayée par un mécanisme de coordination dans le cadre de l’instrument. Le mécanisme de coordination devrait permettre de faire face aux défis actuels et émergents en matière de migration et de déplacements forcés dans le cadre de l’instrument, en utilisant toutes les composantes appropriées au moyen d’un financement flexible, tout en respectant ses enveloppes financières et en s’appuyant sur la mise en œuvre souple de ces dernières. Ces actions sont mises en œuvre dans le plein respect du droit international, y compris du droit international relatif aux droits de l’homme, du droit international des réfugiés, du droit humanitaire international, ainsi que des compétences de l’Union et des compétences nationales.
(59)Dans le cadre de l’instrument, l’Union devrait aborder la question des droits de l’homme et de la gouvernance démocratique à tous les niveaux, notamment au moyen de missions d’observation électorale, conformément au plan d’action de l’UE en faveur des droits de l’homme et de la démocratie 52 . S’il y a lieu, l’aide de l’Union dans les domaines liés à la protection des droits de l’homme et des valeurs et principes démocratiques et au soutien aux acteurs de la société civile devraient être indépendante du consentement des gouvernements et des autorités publiques des pays partenaires concernés. Étant donné que le respect de la démocratie, des droits de l’homme et de l’état de droit est essentiel à la bonne gestion financière et à l’efficacité du financement de l’Union, comme indiqué dans le règlement (UE, Euratom) 2024/2509, l’aide pourrait être suspendue en cas d’effritement de la démocratie, des droits de l’homme ou de l’état de droit dans les pays tiers.
(60)Le financement au titre de l’instrument devrait servir à financer des actions relevant de la dimension internationale du programme Erasmus+, y compris des actions se situant dans la perspective de l’union des compétences 53 . La programmation pluriannuelle de la dimension internationale d’Erasmus+ dans le cadre du présent instrument devrait être mise en œuvre conformément aux procédures établies dans le règlement (UE) [XXX] du Parlement européen et du Conseil [règlement Erasmus +] 54 .
(61)L’instrument devrait contribuer à favoriser les relations culturelles internationales et à faire reconnaître le rôle de la culture dans la promotion des valeurs de l’Union.
(62)Le règlement (UE, Euratom) 2024/2509 s’applique au présent instrument. Il énonce les règles relatives à l’établissement et à l’exécution du budget général de l’Union européenne, y compris celles concernant les subventions, les prix, les dons non financiers, les marchés, la gestion indirecte, l’assistance financière, les instruments financiers et les garanties budgétaires.
(63)Les plans d’action et mesures annuels ou pluriannuels prévus par le présent règlement devraient constituer des programmes de travail au sens du règlement (UE, Euratom) 2024/2509. Les plans d’action annuels ou pluriannuels devraient consister en un ensemble de mesures regroupées dans un document unique.
(64)Les règles relatives à l’établissement effectif ou à la nationalité, ou au type de participants aux procédures d’octroi, notamment en ce qui concerne leur contrôle direct et indirect par des entités d’un pays partenaire, ainsi que l’origine des produits, peuvent faire l’objet de restrictions, notamment lorsque celles-ci sont dans l’intérêt stratégique de l’Union. Ces restrictions pourraient, par exemple, s’appliquer aux fournisseurs à haut risque, le cas échéant.
(65)Tout en respectant le principe d’annualité du budget, l’instabilité extérieure exige de préserver la souplesse déjà prévue par le règlement (UE) 2021/947 en matière de reports. Par dérogation à l’article 12, paragraphe 4, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, pour garantir une utilisation efficiente des fonds de l’Union tant pour les citoyens de l’Union que pour les pays partenaires et optimiser ainsi les fonds disponibles pour les interventions de l’action extérieure, les reports générés par l’instrument devraient être disponibles pour être réutilisés au titre de l’instrument. Par dérogation à l’article 212, paragraphe 3, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, les recettes, les remboursements et les recouvrements provenant d’instruments financiers établis par des programmes d’action extérieure au titre du présent cadre financier pluriannuel ou de cadres financiers pluriannuels antérieurs devraient être disponibles pour être réutilisés au titre du présent instrument. Cela permettra de mettre à disposition les ressources nécessaires pour financer les besoins supplémentaires les plus urgents qui se manifestent dans les relations extérieures de l’UE du moment.
(66)Des dérogations à l’article 216, paragraphe 4, point a), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509 et à l’article 31, paragraphe 8, du règlement (UE) 2021/947 sont nécessaires afin d’augmenter les ressources disponibles pour l’instrument en lui allouant les excédents liés au Fonds de garantie relatif aux actions extérieures institué par le règlement (CE, Euratom) nº 480/2009, au Fonds européen pour le développement durable (FEDD) institué par le règlement (UE) 2017/1601 55 , au Fonds européen pour le développement durable Plus (FEDD +) institué par le règlement (UE) 2021/947, à la garantie pour l’Ukraine instituée par le règlement (UE) 2024/792, à l’assistance financière sous la forme de prêts au titre des règlements (UE) 2024/1449 et (UE) 2025/535, et à la garantie budgétaire et à l’assistance financière au titre du présent instrument. Cela permettra de mettre à disposition les ressources nécessaires pour financer les besoins supplémentaires les plus urgents qui se manifestent dans les relations extérieures de l’UE du moment.
(67)Pour garantir la flexibilité, l’article 114, paragraphe 2, troisième alinéa, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509 ne devrait pas s’appliquer aux actions pluriannuelles au titre du présent instrument.
(68)Les types de financement et les modes d’exécution prévus par le présent règlement devraient être choisis en fonction de leur capacité à atteindre les objectifs spécifiques des actions et à produire des résultats, compte tenu notamment des coûts liés aux contrôles, de la charge administrative et du risque attendu de non-respect des règles. Lorsque de ce choix, le recours à des montants forfaitaires, ) des coûts unitaires et à des taux forfaitaires, ainsi qu’au financement non lié aux coûts de l’opération en question, tel qu’il est visé à l’article 125, paragraphe 1, point a), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, devrait être envisagé. L’Union devrait pouvoir confier des tâches d’exécution budgétaire en vertu de l’article 62, paragraphe 1, point c) viii), du règlement (UE) 2024/2509 à l’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne et au Collège européen de sécurité et de défense afin de mettre en œuvre des actions au titre de l’instrument.
(69)Par dérogation à l’article 192, paragraphe 1, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, l’Union devrait être en mesure d’apporter un soutien sous la forme de subventions de manière souple et rapide, sans qu’un appel à propositions soit nécessaire, par exemple, dans des conditions difficiles et dans des cas d’urgence et de crise, afin de soutenir les défenseurs des droits de l’homme et d’autres acteurs de la société civile. Dans les conditions prévues par le règlement (UE, Euratom) 2024/2509, des subventions financées par l’instrument pourraient également être octroyées à des organisations de la société civile et à d’autres entités dépourvues de la personnalité juridique au regard du droit national applicable.
(70)Sans préjudice du recours à des procédures concurrentielles, lorsqu’il y a lieu, conformément à l’article 192, paragraphe 1, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, des subventions pourraient être octroyées sans appel à propositions à des entités de droit privé d’un État membre lorsque le projet concerné est dans l’intérêt stratégique de l’Union et soutient les objectifs de l’instrument. Une telle attribution directe pourrait être justifiée, par exemple, pour permettre des investissements ou financer des études de faisabilité dans des domaines stratégiques, tels que les matières premières critiques, la résilience au changement climatique ou les infrastructures numériques et autres, en particulier dans le cadre d’ensembles de mesures intégrées, afin de renforcer l’autonomie stratégique de l’Union. Conformément au règlement (UE, Euratom) 2024/2509, toute attribution de ce type devrait respecter les principes généraux applicables aux subventions et être dûment justifiée dans la décision d’octroi.
(71)Conformément à l’approche «Équipe Europe», les actions en gestion indirecte devraient de préférence être confiées à la BEI, à la BERD ou à une organisation d’un État membre au sens du règlement (UE, Euratom) 2024/2509.
(72)En gestion indirecte avec les pays partenaires ou les organismes qu’ils désignent dans le cadre de laquelle la Commission conserve des responsabilités en matière de gestion financière conformément à l’article 157, paragraphe 7, deuxième alinéa, point a), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, cette dernière, lorsqu’elle effectue des paiements pour le compte des pouvoirs adjudicateurs directement à leurs destinataires, devrait être en mesure de recouvrer ultérieurement les sommes connexes dues directement auprès des destinataires des pouvoirs adjudicateurs. De même, en cas de gestion indirecte, lorsque les pays partenaires ou les organismes qu’ils désignent ne sont pas ou ne sont plus en mesure d’exécuter les tâches d’exécution budgétaire qui leur ont été confiées, la Commission devrait pouvoir temporairement se substituer à eux et agir en leur nom et pour leur compte dans le cadre de la gestion indirecte.
(73)En vertu de l’article 85, paragraphe 1, de la décision (UE) 2021/1764 du Conseil, les personnes et entités établies dans des pays et territoires d’outre-mer sont éligibles à un financement, sous réserve des règles et des objectifs de l’instrument ainsi que des dispositions susceptibles de s’appliquer à l’État membre dont relève le pays ou territoire d’outre-mer. Afin de renforcer l’efficacité et l’effet de l’action de l’Union, la coopération entre les pays et régions partenaires et les pays et territoires d’outre-mer ainsi que les régions ultrapériphériques de l’Union en vertu de l’article 349 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne devrait être encouragée dans les domaines d’intérêt commun.
(74)L’instrument devrait permettre d’apporter un soutien sous la forme de garanties budgétaires et d’une assistance financière. Le provisionnement et les passifs découlant de ces opérations et l’assistance financière devraient être soutenus par des crédits au titre de l’instrument.
(75)Dans un souci de cohérence, la garantie budgétaire et les instruments financiers, y compris lorsqu’ils sont combinés à une aide non remboursable dans le cadre d’opérations de mixage, et l’assistance financière au titre de l’instrument devraient être mis en œuvre conformément au titre X du règlement (UE, Euratom) 2024/2509 et aux modalités et conditions techniques établies par la Commission aux fins de son application.
(76)Après le FEDD sur la période 2017-2020 et le FEDD+ sur la période 2021-2027, il s’agit du troisième cadre financier pluriannuel prévoyant l’utilisation d’une garantie budgétaire pour soutenir les actions extérieures. La garantie budgétaire est devenue un outil standard de la boîte à outils financière de l’Union et ses principales règles et procédures sont consacrées par le règlement (UE, Euratom) 2024/2509. Seules les dispositions spécifiques applicables à la garantie budgétaire au titre de l’instrument sont prévues dans le présent règlement. Par ailleurs, reconnaissant que les investissements mobilisés par l’Union dans les pays partenaires peuvent nécessiter une utilisation souple et une combinaison des différentes formes de financement de l’Union disponibles au titre de l’instrument, aucun traitement particulier des opérations de mixage et de la garantie budgétaire au titre d’un fonds spécifique, tel que le FEDD ou le FEDD+, n’est prévu.
(77)Pour garantir la prévisibilité et la flexibilité, il est nécessaire de fixer un montant maximum pour la garantie budgétaire et pour le total des responsabilités financières de l’Union couvrant la garantie budgétaire et l’assistance financière sous la forme de prêts au titre de l’instrument.
(78)Conformément à l’article 214, paragraphe 1, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, le présent règlement devrait prévoir le réexamen des taux de provisionnement. Il devrait donc être possible de modifier les taux de provisionnement tout au long de la période couverte par le cadre financier pluriannuel à la suite d’un réexamen régulier qui devrait être fondé sur le cadre de gestion des risques de la Commission, compte tenu du principe de bonne gestion financière.
(79)Pour respecter les exigences du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, le présent règlement devrait prévoir la possibilité pour les tiers et les pays partenaires de contribuer à la garantie budgétaire.
(80)Il devrait être possible d’utiliser la garantie budgétaire autorisée au titre du présent règlement comme outil horizontal de mise en œuvre également pour la décision (UE) 2021/1764 du Conseil et le règlement (Euratom) [XXX] [ICSN-D], pour apporter un soutien au titre d’autres programmes de l’Union conformément aux objectifs et aux critères d’éligibilité fixés dans ces programmes. À cette fin, le provisionnement correspondant des responsabilités financières devrait provenir de l’enveloppe financière de ces autres programmes.
(81)Afin de garantir la discipline budgétaire et une bonne gestion financière et de limiter les paiements en suspens, le provisionnement de la garantie budgétaire et de l’assistance financière ne devrait pas être engagé après la fin de la dernière année du cadre financier pluriannuel et devrait être constitué avant la fin de la troisième année suivant la fin du cadre financier pluriannuel. Les engagements budgétaires relatifs à ce provisionnement devraient tenir compte de l’état d’avancement de l’octroi de la garantie budgétaire et de l’assistance financière. La constitution du provisionnement devrait tenir compte de l’état d’avancement de l’approbation et de la signature des opérations de financement et d’investissement ainsi que du décaissement de l’assistance financière.
(82)Afin de promouvoir la participation d’entités chargées de la mise en œuvre et de contreparties éligibles des pays partenaires bénéficiant de la garantie budgétaire ou des instruments financiers, par dérogation à l’article 211, paragraphe 5, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, le pays partenaire ne devrait pas être tenu de contribuer à la garantie budgétaire ou aux instruments financiers. En outre, pour offrir une certaine souplesse, accroître l’attractivité pour le secteur privé et maximiser l’effet des investissements, il convient de prévoir une dérogation à l’article 62, paragraphe 1, point c), et à l’article 211, paragraphe 5, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509 afin de permettre aux organismes de droit privé qui fournissent une assurance suffisante de leur capacité financière et qui ne sont ni investis d’une mission de service public ni chargés de la mise en œuvre d’un partenariat public-privé d’être des entités chargées de la mise en œuvre et des contreparties éligibles.
(83)Le mixage et les garanties budgétaires jouent un rôle central dans la stratégie d’investissement de l’Union dans les pays partenaires. Il convient donc de mettre en place un comité d’investissement pour Europe dans le monde afin de fournir des orientations stratégiques et opérationnelles à la Commission dans le cadre de leur mise en œuvre.
(84)Il convient d’organiser l’assistance financière dans le cadre de la stratégie de financement diversifiée prévue à l’article 224 du règlement (UE, Euratom) 2024/2509 et établie dans celui-ci comme une méthode de financement unique, laquelle devrait renforcer la liquidité des titres de créance de l’Union ainsi que l’attractivité et la rentabilité de l’émission de titres de l’Union.
(85)La Commission pourrait fournir une assistance financière aux pays partenaires sous la forme de prêts à l’appui de réformes. L’objectif premier de ces prêts à l’appui de réformes devrait être de soutenir les programmes de réforme des pays partenaires et de catalyser les investissements. Ils devraient contribuer à la réalisation des objectifs des politiques nationales et à la réponse aux défis mondiaux. Les conditions applicables aux prêts à l’appui de réformes devraient, s’il y a lieu, être alignées sur les conditions de l’aide budgétaire énoncées à l’article 241, paragraphe 1, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509. Une analyse de la dette devrait être effectuée avant l’approbation de tout prêt. Cette analyse devrait évaluer la capacité du pays à faire face à ses niveaux d’endettement sur la durée du prêt.
(86)Pour modifier des éléments non essentiels du présent règlement, il convient de déléguer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du TFUE en ce qui concerne la modification des objectifs spécifiques énumérés à l’annexe II, du pourcentage de dépenses devant satisfaire aux critères de l’APD, des montants maximaux de la garantie budgétaire et des taux de provisionnement. Il importe particulièrement que la Commission procède aux consultations appropriées durant son travail préparatoire, y compris au niveau des experts, et que ces consultations soient menées conformément aux principes définis dans l’accord interinstitutionnel du 13 avril 2016 «Mieux légiférer» 56 . En particulier, pour assurer leur égale participation à la préparation des actes délégués, le Parlement européen et le Conseil devraient recevoir tous les documents au même moment que les experts des États membres, et leurs experts devraient systématiquement avoir accès aux réunions des groupes d’experts de la Commission traitant de la préparation des actes délégués.
(87)La coopération avec les pays partenaires relevant du pilier «Europe» s’inscrit dans le cadre d’une relation particulière avec l’Union, y compris, le cas échéant, de la préparation des pays candidats et candidats potentiels à une future adhésion. Une telle coopération requiert la mise en place de conditions spécifiques reflétant cette relation très ambitieuse. À cette fin, pour les partenaires concernés par l’élargissement et ceux du voisinage oriental, qui relèvent du pilier «Europe», il convient d’établir des règles spécifiques relatives aux plans pertinents fondés sur les performances qui servent de base à la programmation, conformément au niveau d’ambition élevé des relations mutuelles entre les pays partenaires et l’Union. Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre de cette coopération et des modalités de mise en œuvre conçues pour préparer la gestion des fonds internes, tels que les fonds structurels, les fonds agricoles et de développement rural et les fonds de coopération transfrontalière, y compris, s’il y a lieu, la gestion indirecte par les pays partenaires, il y a lieu de conférer des compétences d’exécution à la Commission. Ces compétences devraient être exercées conformément au règlement (UE) nº 182/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 février 2011 établissant les règles et principes généraux relatifs aux modalités de contrôle par les États membres de l’exercice des compétences d’exécution par la Commission 57 . Il convient de modifier ces conditions uniformes si l’évolution de la situation l’exige.
(88)Dans le cadre de l’assistance fournie aux partenaires concernés par l’élargissement et à ceux du voisinage oriental au titre du pilier «Europe», la coopération devrait s’appuyer sur les enseignements tirés de la gestion et de la mise en œuvre de l’aide et des mécanismes fondés sur les performances antérieurs, notamment en ce qui concerne les plans pertinents fondés sur les performances et la conditionnalité liée aux principes de l’état de droit et aux droits de l’homme, aux performances, aux structures et aux systèmes de contrôle à mettre en place dans le cadre de la préparation de l’adhésion. S’il y a lieu, une assistance financière sous la forme d’un prêt à l’appui de réformes peut être fournie aux pays partenaires qui mettent en œuvre des plans fondés sur les performances.
(89)Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre de l’instrument au moyen des actes d’exécution pertinents, il convient de conférer des compétences d’exécution à la Commission. Ces compétences devraient être exercées conformément au règlement (UE) nº 182/2011. La Commission peut adopter des actes d’exécution immédiatement applicables lorsque, dans des cas dûment justifiés liés à des crises ou à des menaces immédiates pour la paix, la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme ou les libertés fondamentales, des raisons d’urgence impérieuses le requièrent.
(90)L’instrument devrait contribuer à renforcer la sensibilisation à l’Union, ainsi que la compréhension et la perception de celle-ci dans le cadre d’une approche «Équipe Europe» dans les pays partenaires. L’objectif devrait être de positionner l’Union en tant que partenaire fiable, à la mesure de l’ampleur, de la portée et de l’ambition de son engagement politique et de ses investissements soutenus. Cet objectif devrait être atteint au moyen d’une communication stratégique efficace, et conformément au règlement (UE, Euratom) [XXX] [règlement sur la performance] 58 .
(91)L’instrument doit être mis en œuvre conformément au règlement (UE, Euratom) [XXX] [règlement sur la performance], qui établit les règles relatives au suivi des dépenses et au cadre de performance du budget, y compris les règles visant à garantir une application uniforme du principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» et du principe d’égalité des genres, visés à l’article 33, paragraphe 2, point d) et point f), respectivement, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, les règles relatives au suivi et au compte rendu de la performance des programmes et activités de l’Union, les règles relatives à la création d’un portail relatif aux financements de l’Union, les règles relatives à l’évaluation des programmes, ainsi que d’autres dispositions horizontales applicables à tous les programmes de l’Union, telles que celles relatives à l’information, à la communication et à la visibilité.
(92)Les références aux instruments d’aide extérieure de l’Union figurant à l’article 9 de la décision 2010/427/UE, qui sont les prédécesseurs de l’instrument établi par le présent règlement, devraient également s’entendre comme des références à ce dernier. La Commission devrait veiller à ce que le présent règlement soit mis en œuvre dans le respect du rôle du Service européen pour l’action extérieure tel qu’il est défini dans ladite décision.
(93)Conformément au règlement (UE, Euratom) 2024/2509, au règlement (UE, Euratom) nº 883/2013 du Parlement européen et du Conseil 59 et aux règlements (CE, Euratom) nº 2988/95 60 , (Euratom, CE) nº 2185/96 61 et (UE) 2017/1939 62 du Conseil, les intérêts financiers de l’Union doivent être protégés par des mesures proportionnées, notamment par des mesures relatives à la prévention, à la détection et à la correction des irrégularités et de la fraude ainsi qu’aux enquêtes en la matière, au recouvrement des fonds perdus, indûment versés ou mal employés et, s’il y a lieu, à l’application de sanctions administratives. En particulier, conformément au règlement (UE, Euratom) nº 883/2013 et au règlement (Euratom, CE) nº 2185/96, l’Office européen de lutte antifraude (ci-après l’«OLAF») peut effectuer des enquêtes, y compris des contrôles et vérifications sur place, en vue d’établir l’existence éventuelle d’une fraude, d’un acte de corruption ou de toute autre activité illégale portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union. Conformément au règlement (UE) 2017/1939, le Parquet européen peut mener des enquêtes et engager des poursuites dans le cadre de la lutte contre la fraude et les autres activités illégales portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union, comme prévu par la directive (UE) 2017/1371 du Parlement européen et du Conseil 63 . Conformément au règlement (UE, Euratom) 2024/2509, toute personne ou entité qui reçoit des fonds de l’Union doit coopérer pleinement à la protection des intérêts financiers de l’Union et accorder les droits et accès nécessaires à la Commission, à l’OLAF, au Parquet européen et à la Cour des comptes européenne et veiller à ce que tout tiers participant à l’exécution des fonds de l’Union accorde des droits équivalents.
(94)Le présent instrument remplace les programmes établis par les règlements (UE) 2021/947, (UE) 2021/1529, (UE) 2024/792, (UE) 2024/1449 et (UE) 2025/535,
ONT ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
Titre I – Dispositions générales
Article Premier – Objet
Le présent règlement établit l’instrument «Europe dans le monde» (ci-après l’«instrument»).
Il fixe les objectifs de l’instrument et arrête le budget pour la période 2028-2034, ainsi que les formes de financement de l’Union et les règles relatives à l’octroi d’un tel financement.
Article 2 – Définitions
Aux fins du présent règlement, on entend par:
(1)«programme indicatif national»: un programme indicatif couvrant un pays partenaire;
(2)«programme indicatif plurinational»: un programme indicatif couvrant plus d’un pays partenaire;
(3)«programme indicatif régional»: un programme indicatif plurinational couvrant plus d’un pays partenaire au sein d’une même zone géographique au sens de l’article 3, paragraphe 1;
(4)«programme indicatif transrégional»: un programme indicatif plurinational couvrant plusieurs pays partenaires de zones géographiques différentes au sens de l’article 3, paragraphe 1;
(5)«pays en voie d’adhésion»: un pays pour lequel un traité relatif à l’adhésion à l’Union a été signé; aux fins du présent règlement, les références aux pays candidats et aux candidats potentiels incluent également les pays en voie d’adhésion;
(6)«pays candidats et candidats potentiels»: la République d’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, l’Islande, le Kosovo 64 , le Monténégro, la République de Macédoine du Nord, la République de Serbie, la République de Turquie, la République de Moldavie, l’Ukraine, la Géorgie et tout autre pays qui se verrait accorder à l’avenir le statut de candidat ou de candidat potentiel en vertu d’une décision du Conseil européen;
(7)«coopération transfrontalière»: la coopération entre: a) un ou plusieurs États membres et un ou plusieurs pays partenaires situés le long des frontières extérieures adjacentes, terrestres et maritimes, de l’Union; b) deux ou plusieurs candidats ou candidats potentiels relevant du pilier «Europe» mentionné à l’article 3, paragraphe 1, point a), du présent règlement;
(8)«organisations de la société civile»: un vaste éventail d’acteurs ayant des rôles et des mandats multiples susceptibles de varier au fil du temps et selon les institutions et les pays considérés, y compris toutes les structures indépendantes, à but non lucratif, non violentes et non étatiques, dans le cadre desquelles des personnes s’organisent pour poursuivre des objectifs et des idéaux communs, qu’ils soient politiques, culturels, religieux, environnementaux, sociaux ou économiques, qui agissent à l’échelon local, national, régional ou international et qui incluent les organisations urbaines et rurales, formelles et informelles;
(9)«autorités locales»: les institutions publiques dotées de la personnalité juridique, faisant partie de la structure de l’État, situées à un niveau inférieur à celui du pouvoir central, telles que les villages, les municipalités, les districts, les comtés, les provinces ou les régions, qui sont responsables devant les citoyens et généralement composées d’un organe de délibération ou d’élaboration des politiques, tel qu’un conseil ou une assemblée, et d’un organe exécutif, tel qu’un maire ou un autre responsable exécutif, qui sont directement ou indirectement élus ou choisis au niveau local;
(10)«pays partenaire»: tout pays ou territoire ne faisant pas partie de l’UE;
(11)«effectivement établi dans un pays ou territoire»: le fait, pour une personne morale, d’avoir son siège statutaire, son administration centrale ou son principal établissement dans ce pays ou territoire; toutefois, si la personne morale n’a que son siège statutaire dans le pays ou territoire concerné, son activité doit présenter un lien effectif et continu avec l’économie de ce pays ou territoire;
(12)«financé conjointement»: le fait que le coût total d’une action est réparti entre plusieurs entités et que les ressources sont mises en commun de manière à ce qu’il ne soit plus possible d’identifier la source de financement d’une activité spécifique entreprise dans le cadre de l’action;
(13)«pays et territoires en développement»: les bénéficiaires de l’APD figurant sur la liste publiée par le Comité d’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques.
Article 3 – Champ d’application et structure
1. L’instrument est constitué des piliers suivants:
(a)Europe;
(b)Moyen-Orient, Afrique du Nord et Golfe;
(c)Afrique subsaharienne;
(d)Asie et Pacifique;
(e)Amériques et Caraïbes;
(f)Monde.
Le premier alinéa, points a) à c), peut couvrir n’importe quel pays partenaire figurant à l’annexe I.
Le premier alinéa, point f), peut couvrir tous les pays partenaires, ainsi que les pays et territoires d’outre-mer liés à un État membre dont la liste figure à l’annexe II du TFUE.
2. Les piliers mentionnés au paragraphe 1, premier alinéa, points a) à e), comprennent:
(a)des actions programmables aux niveaux national, plurinational, régional et transrégional;
(b)des actions non programmables aux niveaux national, plurinational, régional et transrégional, sous les volets suivants:
i) aide humanitaire,
ii) assistance macrofinancière,
iii) résilience,
iv) compétitivité,
v) besoins en matière de crise, de paix et de politique étrangère.
3. Le pilier mentionné au paragraphe 1, premier alinéa, point f), comprend:
(a)des actions programmables au niveau mondial;
(b)des actions non programmables au niveau mondial, sous les volets suivants:
i) aide humanitaire,
ii) résilience,
iii) compétitivité, et
iv) besoins en matière de crise, de paix et de politique étrangère.
4. Les actions menées au titre de l’instrument sont principalement mises en œuvre dans le cadre d’un ou de plusieurs des piliers mentionnés au paragraphe 1, premier alinéa, points a) à e).
Les actions mises en œuvre dans le cadre du pilier mentionné au paragraphe 1, premier alinéa, point f), soutiennent des initiatives mondiales et complètent les actions financées au titre du paragraphe 1, premier alinéa, points a) à e).
Les actions non programmables complètent les actions programmables et sont conçues et mises en œuvre de manière à permettre, s’il y a lieu, la continuité de ces dernières.
5. Les actions d’aide humanitaire financées au titre de l’instrument sont mises en œuvre conformément au règlement (CE) nº 1257/96.
Article 4 – Objectifs de l’instrument
1. Les objectifs généraux de l’instrument sont les suivants:
(a)affirmer et promouvoir les valeurs et les intérêts de l’Union dans le monde, afin de poursuivre les objectifs et d’appliquer les principes de l’action extérieure de cette dernière, tels qu’ils sont énoncés à l’article 3, paragraphe 5, et aux articles 8 et 21 du traité UE;
(b)contribuer à la promotion du multilatéralisme et d’un ordre international fondé sur des règles et au respect des engagements et des objectifs internationaux auxquels l’Union a souscrit, en particulier les objectifs de développement durable, le programme 2030, l’accord de Paris et le cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal;
(c)promouvoir des partenariats plus solides et mutuellement bénéfiques avec les pays partenaires, qui contribuent simultanément au développement durable de ces derniers et aux intérêts stratégiques de l’Union.
2. Les objectifs spécifiques de l’instrument sont énoncés à l’annexe II.
La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 30 pour modifier l’annexe II.
Article 5 – Cohérence, cohésion, synergies et complémentarité
1. Lors de la mise en œuvre de l’instrument, il est veillé à la cohérence, à la cohésion, aux synergies et à la complémentarité avec tous les volets de l’action extérieure de l’Union, y compris les autres instruments de financement extérieurs et les autres politiques et programmes pertinents de l’Union.
L’Union veille à la cohérence des politiques au service du développement durable. Elle tient compte de l’incidence de l’ensemble des politiques intérieures et extérieures sur le développement durable et encourage le renforcement des synergies et des complémentarités, en particulier avec la coopération en matière de commerce et d’investissements, la coopération économique et d’autres formes de coopération sectorielle.
2. L’instrument peut contribuer à des actions définies et mises en œuvre au titre du règlement (UE) [XXX] [Fonds européen pour la compétitivité], du règlement (UE) [XXX] du Parlement européen et du Conseil [Horizon Europe] 65 et du règlement (UE) [XXX] [mécanisme pour l’interconnexion en Europe], lorsque ces actions sont conformes à l’article 4 du présent règlement.
3. Une action ayant bénéficié d’une contribution de l’Union provenant d’un autre programme peut aussi bénéficier d’une contribution au titre du présent instrument. Les règles du programme concerné de l’Union s’appliquent à la contribution correspondante ou un ensemble unique de règles peut être appliqué à toutes les contributions et un engagement juridique unique peut être conclu. Si la contribution de l’Union est fondée sur des coûts éligibles, le soutien cumulé provenant du budget de l’Union ne dépasse pas le total des coûts éligibles de l’action et peut être calculé au prorata, conformément aux documents énonçant les conditions du soutien.
Article 6 – Budget
1. L’enveloppe financière indicative totale prévue pour la mise en œuvre de l’instrument, pour la période du 1er janvier 2028 au 31 décembre 2034, s’élève à 200 309 000 000 EUR en prix courants. Elle se compose des montants indicatifs suivants:
(a)Europe: 43 174 000 000 EUR;
(b) Moyen-Orient, Afrique du Nord et Golfe: 42 934 000 000 EUR;
(c)Afrique subsaharienne: 60 531 000 000 EUR;
(d)Asie et Pacifique: 17 050 000 000 EUR;
(e)Amériques et Caraïbes: 9 144 000 000 EUR;
(f)Monde: 12 668 000 000 EUR.
2. En outre, des ressources financières destinées à soutenir l’Ukraine sont mises à disposition par l’intermédiaire de l’instrument conformément à l’article 6 du règlement (UE, Euratom) 20XX/XXX du Conseil* [règlement CFP].
Le soutien financier à l’Ukraine sous forme de prêts est mis à disposition par l’intermédiaire de l’instrument pour un montant maximal de 100 000 000 000 EUR pour la période du 1er janvier 2028 au 31 décembre 2034. Le montant global des décaissements de prêts à l’Ukraine tient compte des montants mis à disposition en vertu du premier alinéa et du montant indiqué au troisième alinéa.
La somme des ressources mises à disposition en vertu des premier et deuxième alinéas ne dépasse pas 100 000 000 000 EUR pour la période du 1er janvier 2028 au 31 décembre 2034.
Les ressources financières indiquées au premier alinéa peuvent être utilisées, s’il y a lieu, pour fournir un soutien au titre du règlement (Euratom) [XXX] (ICSN-D) à la seule fin de financer des dépenses en faveur de l’Ukraine. Le règlement (Euratom) [XXX] (ICSN-D) s’applique à l’utilisation de ces fonds.
3. La réserve de 14 808 000 000 EUR pour les défis et priorités émergents augmente les montants indiqués au paragraphe 1 du présent article, conformément à l’article 7.
4. L’enveloppe financière indiquée au paragraphe 1 du présent article et les ressources financières destinées à soutenir l’Ukraine mises à disposition conformément à l’article 6 du règlement (UE, Euratom) 20XX/XXX du Conseil * [règlement CFP], visées au paragraphe 2, peuvent également être utilisées pour l’assistance technique et administrative à la mise en œuvre de l’instrument, par exemple pour des activités de préparation, de suivi, de contrôle, d’audit et d’évaluation, des activités d’information et de communication, y compris la communication institutionnelle sur les priorités politiques de l’Union dans le domaine extérieur, et des systèmes et plateformes informatiques internes, ainsi que pour toutes les autres formes d’assistance technique et administrative, y compris le financement des dépenses de personnel et des dépenses liées à celui-ci engagées par la Commission pour la gestion de l’instrument au siège et dans les délégations de l’Union.
5. Au moins 90 % des dépenses au titre du présent instrument satisfont aux critères de l’APD (ci-après l’«objectif en matière d’APD») et contribuent ainsi au respect des engagements collectifs en matière d’APD, notamment à l’égard des pays moins avancés. Si un pays partenaire perd l’éligibilité à l’APD au cours de la période de mise en œuvre de l’instrument, les dépenses engagées en faveur de ce pays partenaire après la perte de l’éligibilité sont exclues de l’évaluation de l’objectif en matière d’APD. Les dépenses visées au paragraphe 2 du présent article sont exclues de l’évaluation de l’objectif en matière d’APD.
6. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués pour modifier le pourcentage fixé au paragraphe 5.
7. Les États membres, les institutions, organes et organismes de l’Union, les pays partenaires, les organisations internationales, les institutions financières internationales ou d’autres tiers peuvent apporter des contributions supplémentaires, financières ou en nature, à l’instrument. Ces contributions financières supplémentaires constituent des recettes affectées externes au sens de l’article 21, paragraphe 2, points a), d) ou e), ou de l’article 21, paragraphe 5, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509.
Article 7 – Réserve pour les priorités et défis émergents
1. Le montant mentionné à l’article 6, paragraphe 3, est utilisé là où il est le plus nécessaire et lorsque cela est dûment justifié, en particulier pour:
(a)permettre à l’Union de réagir de manière appropriée en cas de circonstances imprévues;
(b)répondre à des besoins nouveaux ou à des défis émergents, tels ceux qui apparaissent aux frontières de l’Union ou de ses voisins en lien avec des situations de crise, qu’elles soient naturelles ou d’origine humaine, des conflits violents et des situations d’après-crise ou en lien avec la pression migratoire et les déplacements forcés;
(c)promouvoir de nouvelles initiatives ou priorités internationales ou pilotées par l’Union.
2. La Commission informe en détail le Parlement européen et le Conseil avant de mobiliser les fonds affectés à la réserve pour les défis et priorités émergents et, le cas échéant, tient pleinement compte de leurs observations sur la nature et les objectifs des actions envisagées et les montants financiers prévus.
3. L’utilisation de ces fonds est décidée conformément aux procédures définies aux articles 17 et 19 ou à celles qui sont définies dans le règlement (CE) nº 1257/96.
Article 8 – Cadre d’action
1. Les politiques de l’Union, telles qu’énoncées dans les accords d’association, les accords de partenariat et de coopération, les accords multilatéraux auxquels l’Union est partie, et d’autres accords qui établissent une relation juridiquement contraignante entre l’Union et les pays partenaires, ainsi que les conclusions du Conseil européen, les conclusions du Conseil, les déclarations faites lors de sommets ou les conclusions de réunions avec les pays partenaires au niveau des chefs d’État ou de gouvernement ou des ministres, les résolutions du Parlement européen, les communications de la Commission et les communications conjointes avec le haut représentant constituent le cadre général pour la mise en œuvre de l’instrument.
2. La Commission informe régulièrement le Parlement européen et le Conseil et, à l’initiative de l’une d’elles, ces trois institutions procèdent à des échanges de vues entre elles. Le Parlement européen peut procéder à des échanges de vues réguliers avec la Commission concernant ses propres programmes d’aide.
Article 9 – Principes généraux
1. L’Union concentre ses moyens là où ils sont le plus porteurs de transformation en vue de soutenir le développement durable et de répondre à ses intérêts stratégiques.
2. L’Union continue d’intervenir dans des contextes caractérisés par des niveaux extrêmement élevés de fragilité, dans des zones de conflit et dans d’autres situations complexes.
Dans les situations de crise, d’après-crise ou d’extrême fragilité, il est dûment tenu compte des besoins particuliers de la population des pays ou régions partenaires concernés. Lorsque des pays ou régions partenaires sont directement concernés ou touchés par une situation de crise, d’après-crise ou d’extrême fragilité, une attention particulière est accordée au renforcement de l’aide et de la coordination entre tous les acteurs concernés, afin de contribuer à la transition entre une situation d’urgence et un développement durable et une paix stable, en veillant à la cohérence entre la coopération internationale et l’aide humanitaire selon une approche associant aide humanitaire, développement et paix.
3. L’Union s’emploie à promouvoir, à développer et à consolider les principes de démocratie, de bonne gouvernance, d’état de droit et de respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales sur lesquels elle repose, notamment par la voie du dialogue et de la coopération avec les pays et régions partenaires et avec la société civile, y compris dans le cadre de son action au sein des enceintes multilatérales.
4. Les actions menées au titre du présent instrument suivent une approche fondée sur les droits de l’homme qui englobe l’ensemble des droits humains. Cette approche repose sur le principe consistant à ne laisser personne de côté, l’égalité et la non-discrimination sous toutes ses formes, y compris à l’égard des personnes handicapées.
5. L’instrument promeut l’égalité de genre et l’autonomisation des femmes et des filles, ainsi que la prévention de la violence à l’égard des femmes et de la violence domestique et la lutte contre celles-ci. Il accorde également une attention particulière aux droits de l’enfant, ainsi qu’à la protection et à l’autonomisation des jeunes.
6. L’instrument est mis en œuvre en pleine conformité avec la détermination de l’Union à promouvoir, protéger et respecter tous les droits de l’homme ainsi qu’à mettre en œuvre de manière complète et effective la déclaration de Beijing, le programme d’action 66 de la conférence internationale sur la population et le développement et les conclusions issues de leurs conférences d’examen et continue, dans ce contexte, d’accorder une grande importance au respect de la santé et des droits en matière de sexualité et de procréation. L’instrument soutient aussi la détermination de l’Union à promouvoir, protéger et faire respecter le droit de chacun d’être pleinement maître de sa sexualité et de sa santé en matière de sexualité et de procréation et de prendre librement et de manière responsable des décisions dans ce domaine, sans aucune discrimination, contrainte ou violence. Il soutient également la nécessité de garantir l’accès universel à une information et à une éducation complètes, de qualité et abordables concernant la santé en matière de sexualité et de procréation, y compris une éducation sexuelle complète, et aux services de soins de santé.
7. L’Union soutient, ainsi qu’il convient, la mise en œuvre d’une coopération et d’un dialogue aux niveaux bilatéral, régional et multilatéral, d’accords d’association et de commerce et d’accords de partenariat.
L’Union promeut le multilatéralisme et une approche des biens publics mondiaux et des défis qui les accompagnent fondée sur des règles et coopère avec les États membres, les pays partenaires, les organisations internationales et d’autres donateurs.
Dans les relations avec les pays partenaires, il est tenu compte de leur bilan en matière de mise en œuvre des engagements, des accords internationaux et des relations contractuelles avec l’Union.
8. La coopération entre l’Union et les États membres, d’une part, et les pays partenaires, d’autre part, repose sur les principes d’efficacité du développement et promeut ces principes, lorsqu’il y a lieu, dans toutes les modalités, à savoir l’appropriation des priorités de développement par les pays partenaires, la priorité accordée aux résultats, les partenariats pour le développement inclusifs, ainsi que la transparence et la responsabilisation réciproque. L’Union encourage une mobilisation et une utilisation efficaces et efficientes des ressources.
9. Conformément au principe de partenariat inclusif et de transparence, la Commission veille, s’il y a lieu, à ce que les parties prenantes concernées des pays partenaires, y compris les organisations de la société civile et les autorités locales, soient dûment consultées et aient accès en temps voulu aux informations dont elles ont besoin pour pouvoir jouer un rôle utile dans les processus de conception et de mise en œuvre des programmes et actions au titre de l’instrument et dans les processus de suivi correspondants.
10. La Commission procède à des échanges réguliers d’informations avec la société civile dans l’Union.
11. La Commission veille également à ce qu’un dialogue renforcé soit tenu avec le secteur privé.
Article 10 – Intégration
Les programmes et actions au titre de l’instrument intègrent la lutte contre le changement climatique, la protection de l’environnement et l’égalité de genre, conformément au règlement (UE, Euratom) [XXX] [règlement sur la performance]. Ces priorités sont prises en considération dans la conception et la mise en œuvre des actions au titre de l’instrument, dans le but de générer des bénéfices connexes et de répondre de manière cohérente à des objectifs multiples.
Article 11 – Approche «Équipe Europe»
1. La Commission et les États membres s’efforcent de coordonner étroitement leurs actions afin d’éviter les doublons et d’améliorer la cohérence et la complémentarité entre l’aide apportée au titre du présent instrument et toute autre assistance fournie par les États membres, leurs organismes de mise en œuvre, leurs institutions de financement du développement et leurs organismes de crédit à l’exportation, ainsi que par la BEI et la BERD.
2. La Commission et les États membres s’efforcent de se consulter en temps utile et d’échanger fréquemment des informations au cours des différentes phases du cycle de mise en œuvre, en vue de formuler, d’examiner et de mettre en œuvre conjointement les différentes actions, notamment pour ce qui concerne l’information, la communication et la visibilité.
3. La Commission et les États membres, agissant selon une approche «Équipe Europe», s’efforcent de coopérer avec des partenaires et parties prenantes partageant les mêmes valeurs, y compris pour la mise en commun de ressources, afin de contribuer conjointement à la réalisation d’objectifs communs.
Article 12 – Migration et déplacements forcés
1. L’Union entretient avec les pays partenaires un dialogue fondé sur une approche globale de la migration, en particulier pour prévenir la migration irrégulière et les déplacements forcés, y compris leurs causes profondes.
2. Cette façon de procéder permet de maximiser les synergies et d’établir des partenariats globaux qui accordent une attention particulière aux pays d’origine, de transit et de départ dans le cadre d’une approche homogène axée sur l’ensemble de la route. Elle combine tous les instruments appropriés et les leviers nécessaires grâce à une approche flexible qui, selon ce qu’il convient dans ce contexte, permet de modifier l’affectation de financements liés à la migration, conformément aux objectifs et aux principes de programmation de l’instrument énoncés aux articles 4 et 14. Elle tient compte de la coopération effective et de la mise en œuvre des accords, arrangements et dialogues de l’Union en matière de migration. Ces actions sont mises en œuvre dans le plein respect du droit international, notamment du droit international relatif aux droits de l’homme et du droit international des réfugiés, des compétences de l’Union et des compétences nationales.
3. Si les services de la Commission, en consultation avec le SEAE, constatent de graves manquements dans un pays partenaire en ce qui concerne notamment l’obligation de ce dernier de réadmettre ses propres ressortissants en provenance des États membres, la Commission peut suspendre les paiements ou l’exécution d’un programme. En aucun cas, la suspension n’a d’incidence sur l’aide humanitaire.
4. Pour évaluer l’existence des manquements graves visés au paragraphe 3, et à la suite de consultations avec le pays bénéficiaire, la Commission s’appuie sur les évaluations réalisées conformément à l’article 25 bis du règlement (CE) nº 810/2009 67 et à l’article 8 du règlement (UE) 2018/1806 68 , tout en tenant compte des relations globales de l’Union avec le pays bénéficiaire concerné, notamment en matière de migration, ainsi que du principe de proportionnalité.
5. Lorsque la Commission estime que les raisons justifiant la mesure prise conformément au paragraphe 3 ne s’appliquent plus, elle lève la suspension.
Titre II – Mise en œuvre de l’instrument
Chapitre I – Dispositions générales relatives à la programmation
Article 13 – Approche de programmation générale
1. Les actions relevant de l’article 3, paragraphe 2, point a), et de l’article 3, paragraphe 3, point a), sont fondées sur la programmation.
2. Sur la base de l’article 8, les documents de programmation fournissent un cadre cohérent pour la coopération entre l’Union, les pays ou régions partenaires et les autres partenaires, dans le respect de la finalité globale, du champ d’application, des objectifs et des principes définis dans le présent règlement.
La Commission consulte d’autres donateurs et acteurs, notamment les autorités locales, les représentants de la société civile et le secteur privé, s’il y a lieu.
La Commission informe le Parlement européen et le Conseil du résultat des consultations prévues au deuxième alinéa.
3. L’instrument contribue aux actions menées au titre du règlement (UE) [XXX] [Erasmus+]. Un document unique de programmation est établi au titre du présent règlement pour la durée du cadre financier pluriannuel. Le règlement (UE) [XXX] [Erasmus+] s’applique à l’utilisation de ces fonds.
Article 14 – Principes de programmation géographique
1. La programmation au titre de l’article 3, paragraphe 2, point a), repose sur les principes suivants:
(a)les actions sont fondées, dans la mesure du possible, sur un dialogue entre l’Union, les États membres et les pays partenaires concernés, y compris les autorités nationales, régionales et locales, auquel la société civile est associée;
(b)la programmation peut prévoir des activités de coopération financées à partir des différentes allocations prévues à l’article 6, paragraphe 1, et d’autres programmes de l’Union conformément aux actes juridiques pertinents.
2. La programmation au titre de l’article 3, paragraphe 1, premier alinéa, points a) à e), établit un cadre de coopération spécifique et adapté fondé, le cas échéant, sur les éléments suivants:
(a)les priorités des pays et régions partenaires, définies sur la base du dialogue prévu au paragraphe 1, en tenant compte, également, de la stratégie et du plan nationaux ou régionaux;
(b)le partenariat avec l’Union, y compris la promotion des intérêts mutuels et des priorités communes, ainsi que le niveau d’ambition des objectifs arrêtés d’un commun accord;
(c)pour les pays candidats, les candidats potentiels et les pays partenaires de la région du voisinage oriental, les résultats dans les domaines des réformes politiques, du développement économique et social et de la convergence vers l’acquis de l’UE;
(d)la capacité et la volonté des pays et régions partenaires de promouvoir des valeurs et des principes communs et de soutenir les alliances multilatérales et un système international fondé sur des règles;
(e)le niveau de développement des pays et régions partenaires et leur volonté de s’attaquer aux facteurs de fragilité, ainsi qu’à la migration irrégulière et aux déplacements forcés, y compris leurs causes profondes;
(f)la capacité des pays et régions partenaires à mobiliser les ressources nationales et à en faire un usage efficace, ainsi qu’à accéder aux ressources financières d’autres acteurs, notamment le secteur privé;
(g)la capacité d’absorption des pays et régions partenaires et l’incidence potentielle du financement de l’Union dans ces pays et régions.
Article 15 – Documents de programmation géographique
1. En ce qui concerne les actions relevant de l’article 3, paragraphe 2, point a), l’instrument est mis en œuvre au moyen de programmes indicatifs pluriannuels nationaux, multinationaux, régionaux ou transrégionaux.
2. Les programmes indicatifs pluriannuels prévus au paragraphe 1 définissent les domaines prioritaires retenus en vue d’un financement par l’Union, les objectifs spécifiques et, s’il y a lieu, les dotations financières indicatives et les modes d’exécution.
3. Ces programmes indicatifs pluriannuels sont fondés sur les éléments suivants:
(a)une stratégie nationale ou régionale acceptée par la Commission comme base pour le programme indicatif pluriannuel correspondant, au moment de l’adoption de ce dernier. Pour les partenaires concernés par l’élargissement et ceux du voisinage oriental, qui relèvent de l’article 3, paragraphe 1, premier alinéa, point a), ce document peut, s’il y a lieu, prendre la forme d’un plan fondé sur les performances et se conformer aux règles de mise en œuvre définies conformément à l’article 31 du présent règlement;
(b)un document-cadre exposant la politique de l’Union à l’égard du ou des partenaires concernés, notamment un document conjoint de l’Union et des États membres;
(c)un document conjoint de l’Union et du ou des partenaires concernés exposant les priorités communes et les engagements réciproques.
Article 16 – Documents de programmation mondiale
1. En ce qui concerne les actions relevant de l’article 3, paragraphe 3, point a), l’instrument est mis en œuvre au moyen de programmes indicatifs pluriannuels.
2. Les programmes indicatifs pluriannuels prévus au paragraphe 1 définissent la stratégie de l’Union, les priorités retenues en vue d’un financement par l’Union, les objectifs spécifiques et les dotations financières indicatives.
Le cas échéant, ces programmes prévoient des ressources et définissent des priorités d’action pour la participation aux initiatives mondiales.
Article 17 – Adoption et modification des programmes indicatifs pluriannuels
1. La Commission adopte, par voie d’actes d’exécution, les programmes indicatifs pluriannuels prévus aux articles 15 et 16. Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 32, paragraphe 2. Ladite procédure s’applique également aux examens prévus au paragraphe 2 du présent article, qui ont pour effet de modifier sensiblement le contenu du programme indicatif pluriannuel.
2. Les programmes indicatifs pluriannuels peuvent faire l’objet d’un examen ad hoc si cela s’avère nécessaire à leur mise en œuvre effective, en particulier en cas de modifications substantielles du cadre d’action visé à l’article 8 ou après une situation de crise ou d’après-crise.
3. Pour des raisons d’urgence impérieuse dûment justifiées, telles que des situations de crise ou des menaces immédiates pour la paix, la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme ou les libertés fondamentales, la Commission peut modifier les programmes indicatifs pluriannuels prévus aux articles 15 et 16 par voie d’actes d’exécution immédiatement applicables, adoptés conformément à la procédure visée à l’article 32, paragraphe 5.
Chapitre II – Plans d’actions, mesures et principes d’exécution
Article 18 – Plans d’action et mesures
1. La Commission adopte des plans d’action et des mesures annuels ou pluriannuels. Les mesures peuvent prendre la forme de mesures particulières, de mesures spéciales, de mesures de soutien ou de mesures d’aide exceptionnelles. Les plans d’action et les mesures tiennent compte du contexte spécifique et précisent, pour chaque action, les objectifs poursuivis, les résultats escomptés et les activités pertinentes, les modes d’exécution, ainsi que le budget et toutes les dépenses d’appui possibles.
2. Les actions financées par des montants programmables sont fondées sur des documents de programmation. Les plans d’action sont élaborés de manière inclusive, transparente et en temps utile.
3. Si nécessaire, une action peut être adoptée en tant que mesure particulière avant ou après l’adoption de plans d’action. Les mesures particulières financées par des montants programmables sont fondées sur des documents de programmation, sauf dans des cas dûment justifiés.
4. Pour faire face à des situations ou à des besoins imprévus, lorsqu’un financement par des sources plus appropriées est impossible, la Commission peut adopter des mesures spéciales qui ne sont pas prévues dans les documents de programmation.
5. La Commission peut adopter des mesures d’aide exceptionnelles pour répondre à des besoins en matière de crise, de paix et de politique étrangère.
La durée d’une mesure d’aide exceptionnelle est de 18 mois au maximum et peut être prolongée deux fois pour une durée supplémentaire maximale de six mois, pour atteindre une durée maximale totale de 30 mois, au cas où sa mise en œuvre serait entravée par des obstacles objectifs et imprévus.
Dans les situations de crise et de conflit prolongées, la Commission peut adopter une deuxième mesure d’aide exceptionnelle d’une durée maximale de 18 mois. Dans des cas dûment justifiés, des mesures supplémentaires peuvent être adoptées lorsque la continuité de l’action de l’Union est essentielle et ne peut être garantie par d’autres moyens.
6. Lorsque des dépenses d’appui prévues à l’article 6, paragraphe 4, ne sont pas incluses dans les plans d’action ou mesures visés au présent article, la Commission adopte, s’il y a lieu, des mesures de soutien.
Article 19 – Adoption des plans d’action et des mesures
1. Les plans d’action et les mesures sont adoptés par voie d’actes d’exécution. Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 32, paragraphe 2.
2. La procédure mentionnée au paragraphe 1, deuxième phrase, ne s’applique pas:
(a)aux plans d’action et aux mesures particulières pour lesquels le financement de l’Union ne dépasse pas 10 000 000 EUR;
(b)aux mesures spéciales et aux mesures de soutien pour lesquelles le financement de l’Union ne dépasse pas 20 000 000 EUR;
(c)aux mesures d’aide exceptionnelles prévues à l’article 18, paragraphe 5, ainsi qu’aux plans d’action adoptés pour mettre en œuvre des actions visant à répondre à des besoins en matière de crise, de paix et de politique étrangère pour lesquels le financement de l’Union ne dépasse pas 40 000 000 EUR;
(d)aux modifications techniques apportées aux plans d’action et aux mesures, pour autant que ces modifications n’affectent pas de manière substantielle les objectifs du plan d’action concerné ou de la mesure concernée, à savoir notamment:
i) un changement de mode d’exécution,
ii) des réaffectations de fonds entre des actions prévues dans un même plan d’action,
iii) des augmentations du budget des plans d’action et des mesures ne dépassant pas 20 % de ce budget;
(e)aux bonifications des taux d’intérêt et des coûts d’emprunt accordées au pays partenaire bénéficiaire en lien avec l’assistance financière, si cela est dûment justifié.
Les plans d’action et les mesures adoptés conformément au présent paragraphe, à l’exception des mesures d’aide exceptionnelles répondant à des besoins en matière de crise, de paix et de politique étrangère, ainsi que les modifications techniques sont communiqués par la Commission au Parlement européen et aux États membres, par l’intermédiaire du comité compétent indiqué à l’article 32, paragraphe 1, dans le mois qui suit leur adoption.
3. Avant d’adopter ou de proroger les mesures d’aide exceptionnelles visées au paragraphe 2, premier alinéa, point c), la Commission informe le Parlement européen et le Conseil de la nature et des objectifs de ces mesures ainsi que des montants financiers prévus. La Commission informe le Parlement européen et le Conseil avant de procéder à toute modification importante quant au fond des mesures d’aide exceptionnelles déjà adoptées. Dans l’intérêt de la cohérence de l’action extérieure de l’Union, elle tient compte de l’approche stratégique adoptée en la matière tant pour planifier ces mesures que pour les mettre en œuvre ultérieurement, .
4. Lorsque des raisons d’urgence impérieuse dûment justifiées, telles que des crises dues à des catastrophes naturelles ou d’origine humaine, ou des menaces immédiates pour la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme ou les libertés fondamentales le requièrent, la Commission peut adopter des plans d’action et des mesures ou des modifications à des plans d’action existants et à des mesures existantes, sous la forme d’actes d’exécution immédiatement applicables, conformément à la procédure visée à l’article 32, paragraphe 5.
Article 20 Règles d’éligibilité
1. Sous réserve des paragraphes 10 et 11 du présent article, les participants aux procédures de passation de marchés ou d’octroi de subventions ou de prix pour des actions financées au titre de l’article 3, paragraphe 1, premier alinéa, points b) à e), sont des ressortissants de ou sont effectivement établis dans:
(a)un État membre, un pays ou territoire d’outre-mer lié à un État membre, répertorié à l’annexe II du TFUE, ou un membre de l’Espace économique européen;
(b)un pays en voie d’adhésion, un pays candidat ou un candidat potentiel;
(c)un pays ou territoire en développement qui n’est pas membre du G20;
(d)un pays partenaire de la région du voisinage méridional répertorié à l’annexe I;
(e)tout autre pays partenaire, lorsqu’il est un bénéficiaire de l’action financée au titre du présent instrument;
(f)un pays pour lequel un accès réciproque au financement extérieur est établi par la Commission;
(g)un pays membre de l’Organisation de coopération et de développement économiques, dans le cas de contrats exécutés dans un pays moins avancé figurant dans la liste des bénéficiaires de l’APD.
2. Sous réserve des paragraphes 10 et 11 du présent article, les participants aux procédures de passation de marchés ou d’octroi de subventions ou de prix pour des actions financées au titre de l’article 3, paragraphe 1, premier alinéa, point a), sont ressortissants d’un pays ou territoire mentionné au paragraphe 1, points a), b), d), e) et f), du présent article ou d’un pays partenaire de la région du voisinage oriental répertorié à l’annexe I, ou sont effectivement établis dans un de ces pays ou territoires.
3. Sous réserve du paragraphe 10 du présent article, la participation aux procédures de passation de marchés ou d’octroi de subventions ou de prix pour des actions financées au titre de l’article 3, paragraphe 1, premier alinéa, point f), et de l’article 3, paragraphe 2, point b) v), est ouverte sans restrictions.
4. Sous réserve du paragraphe 10 du présent article, la participation aux procédures de passation de marchés ou d’octroi de subventions ou de prix est également ouverte aux organisations internationales.
5. Sous réserve du paragraphe 10 du présent article, tous les produits financés au titre de l’instrument peuvent provenir de n’importe quel pays ou territoire.
6. Sous réserve du paragraphe 10 du présent article, les règles d’éligibilité énoncées au présent article ne s’appliquent pas aux personnes physiques qui sont employées par un contractant éligible ou, le cas échéant, par un sous-traitant éligible, ou qui ont conclu un contrat en bonne et due forme avec un contractant éligible ou, le cas échéant, avec un sous-traitant éligible, et n’imposent pas de restrictions de nationalité à ces personnes physiques.
7. Sous réserve du paragraphe 10 du présent article, en cas d’actions mises en œuvre en gestion directe ou indirecte par les entités mentionnées à l’article 62, paragraphe 1, point c) ii) à ix), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, les pays et territoires éligibles en vertu des règles de ces entités à la participation aux procédures de passation de marchés ou d’octroi de subventions ou de prix sont éligibles en sus des pays et territoires éligibles au titre du présent article. En sus des pays et territoires éligibles aux procédures de passation de marchés ou d’octroi de subventions ou de prix en vertu du présent article, les produits peuvent provenir des pays et territoires éligibles en vertu des règles de ces entités.
Sous réserve du paragraphe 10 du présent article, en cas d’actions mises en œuvre par des entités qui ne sont pas couvertes par l’alinéa précédent, lorsque ces actions sont financées conjointement avec des tiers qui n’en sont pas les bénéficiaires, les bénéficiaires peuvent décider que les pays et territoires éligibles en vertu des règles de ces tiers à la participation aux procédures de passation de marchés ou d’octroi de subventions ou de prix sont éligibles, en sus des pays et territoires éligibles au titre du présent article.
8. Lorsqu’un tiers fournit un financement à un fonds fiduciaire institué par la Commission ou au moyen de recettes affectées externes, les règles d’éligibilité prévues dans l’acte constitutif du fonds fiduciaire ou, en cas de recettes affectées externes, dans la convention conclue avec le tiers s’appliquent.
9. Sous réserve des paragraphes 10 et 11, en cas d’actions financées au titre du présent instrument et d’un autre programme de l’Union, ou de plusieurs piliers du présent instrument, les règles d’éligibilité prévues par l’un quelconque de ces programmes ou piliers s’appliquent avec leurs éventuelles restrictions et extensions.
10. Les règles d’éligibilité énoncées au présent article ou le type de participants aux procédures d’octroi, notamment en ce qui concerne leur contrôle direct et indirect par des entités d’un pays partenaire, peuvent faire l’objet de restrictions lorsque de telles restrictions sont requises en raison de la nature spécifique ou des objectifs de l’activité, ou de l’application de mesures restrictives de l’Union, lorsqu’elles sont nécessaires à la mise en œuvre effective de l’activité ou lorsqu’elles sont dans l’intérêt stratégique de l’Union. Les restrictions d’éligibilité s’appliquent aux fournisseurs à haut risque, pour des raisons de sécurité.
Les règles d’éligibilité énoncées au présent article peuvent également se voir restreintes par les mesures de riposte adoptées par l’Union au titre du règlement relatif à la protection de l’Union et de ses États membres contre la coercition économique exercée par des pays tiers et le règlement (UE) 2022/1031 du Parlement européen et du Conseil 69 .
11. Les règles d’éligibilité énoncées au présent article peuvent être élargies en cas d’urgence ou d’indisponibilité de participants éligibles sur les marchés des pays ou territoires concernés, ou dans d’autres cas dûment justifiés lorsque l’application des règles d’éligibilité risque de rendre la réalisation d’une action impossible ou excessivement difficile, ou lorsqu’un tel élargissement est dans l’intérêt stratégique de l’Union.
12. Afin de promouvoir les capacités, les marchés et les achats locaux, lorsque le règlement (UE, Euratom) 2024/2509 prévoit une adjudication sur la base d’une seule offre, la priorité est accordée aux opérateurs économiques locaux et régionaux. Dans tous les autres cas, la participation des opérateurs économiques locaux et régionaux est encouragée conformément aux dispositions pertinentes dudit règlement. Les critères de durabilité et de diligence raisonnable sont encouragés.
Article 21 – Activités exclues
Le financement de l’Union au titre de l’instrument ne soutient pas les actions ou mesures susceptibles d’entraîner des violations des droits de l’homme dans les pays partenaires.
Article 22 – Reports, tranches annuelles, remboursements, recettes et recouvrements provenant d’instruments financiers et excédents de la garantie budgétaire
1. Par dérogation à l’article 12, paragraphe 4, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, les crédits d’engagement et de paiement inutilisés au titre du présent instrument sont reportés automatiquement et peuvent être engagés et utilisés, respectivement, au titre du présent instrument, dans le cadre la ligne budgétaire correspondante précisée à l’article 6, paragraphe 1, jusqu’au 31 décembre de l’exercice suivant. Le montant reporté est utilisé en priorité au cours de l’exercice suivant.
Conformément à l’article 12, paragraphe 6, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, la Commission informe le Parlement européen et le Conseil des crédits d’engagement reportés.
2. Les engagements budgétaires pour des actions dont la réalisation s’étend sur plus d’un exercice peuvent être fractionnés sur plusieurs exercices en tranches annuelles, conformément à l’article 112, paragraphe 2, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509.
L’article 114, paragraphe 2, troisième alinéa, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509 ne s’applique pas aux actions pluriannuelles visées au premier alinéa du présent paragraphe. La Commission dégage d’office toute partie d’un engagement budgétaire lié à une action qui, au 31 décembre de la cinquième année suivant celle de l’engagement budgétaire, n’a pas été utilisée pour le paiement du préfinancement ou pour des paiements intermédiaires ou pour laquelle aucune déclaration certifiée des dépenses ou aucune demande de paiement n’a été présentée.
3. Si le règlement entre en vigueur après 1er janvier 2028: à partir du 1er janvier 2028, par dérogation à l’article 212, paragraphe 3, premier, deuxième et quatrième alinéas, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, et sans préjudice de l’article 12, paragraphe 4, du règlement (UE) 2024/792, les recettes, les remboursements et les recouvrements provenant d’instruments financiers pour l’action extérieure établis en vertu d’actes de base adoptés avant 2021, des règlements (UE) 2021/1529, (UE) 2021/947 et (UE) 2024/792, ainsi que du présent règlement peuvent être utilisés pour fournir un soutien de l’Union au titre du présent règlement.
Par dérogation à l’article 21, paragraphe 3, point f), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509 et à l’article 12, paragraphe 4, du règlement (UE) 2024/792, les ressources visées au premier alinéa sont affectées à la ligne budgétaire d’origine de l’instrument et constituent des recettes affectées externes au sens de l’article 21, paragraphe 5, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509.
4. Si le règlement entre en vigueur après 1er janvier 2028: à partir du 1er janvier 2028, conformément à l’article 14, paragraphe 3, de la décision (UE) 2022/1628 et par dérogation à l’article 31, paragraphe 8, du règlement (UE) 2021/947, tout excédent des provisions du Fonds de garantie relatif aux actions extérieures institué par le règlement (CE, Euratom) 480/2009 peut être utilisé pour fournir un soutien de l’Union au titre du présent règlement.
Si le règlement entre en vigueur après 1er janvier 2028: à partir du 1er janvier 2028, par dérogation à l’article 216, paragraphe 4, point a), du règlement (UE) 2024/2509, et sans préjudice de l’article 12, paragraphe 5, du règlement (UE) 2024/792 et de l’article 14, paragraphe 3, de la décision (UE) 2022/1628, tout excédent des provisions pour les garanties budgétaires et l’assistance financière au titre des règlements (UE) 2017/1601, (UE) 2021/947, (UE) 2024/792, (UE) 2024/1449, (UE) 2025/535 et du présent règlement peut être utilisé pour fournir un soutien de l’Union au titre du présent règlement.
Par dérogation à l’article 12, paragraphe 5, du règlement (UE) 2024/792, les ressources visées au premier alinéa sont affectées à la ligne budgétaire d’origine de l’instrument et constituent des recettes affectées externes au sens de l’article 21, paragraphe 5, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509.
Chapitre III – Boîte à outils de mise en œuvre
Article 23 – Mise en œuvre et formes du financement de l’Union
1. L’instrument est mis en œuvre soit directement, soit indirectement par l’intermédiaire de l’une des entités visées à l’article 62, paragraphe 1, point c), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, notamment au point c) ix). La Commission peut également confier des tâches d’exécution budgétaire à l’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne et au Collège européen de sécurité et de défense en vertu de l’article 62, paragraphe 1, point c) viii), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509.
2. Le financement de l’Union peut être fourni au moyen des types de financement prévus par le règlement (UE, Euratom) 2024/2509, y compris des contributions aux fonds fiduciaires établis par la Commission conformément à l’article 238 du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, et de ceux spécifiquement autorisés par le présent instrument. La garantie budgétaire, les instruments financiers, y compris lorsqu’ils sont combinés à des subventions ou à d’autres formes de soutien non remboursable dans le cadre d’opérations de mixage, et l’assistance financière au titre de l’instrument sont mis en œuvre conformément au titre X du règlement (UE, Euratom) 2024/2509.
3. Lorsqu’elle travaille avec des organisations de la société civile et des parties prenantes de pays partenaires, telles que des autorités locales, la Commission tient compte de leurs particularités, notamment de leurs besoins et du contexte, pour déterminer les modalités de financement, le type de contribution, les modalités de participation, d’évaluation et d’octroi et les dispositions administratives pour la gestion des subventions afin de toucher un éventail le plus large possible de ces parties prenantes et de répondre au mieux à leurs besoins. Les modalités spécifiques sont encouragées conformément au règlement (UE, Euratom) 2024/2509, par exemple les conventions-cadres de partenariat financier, le soutien financier à des tiers, les subventions octroyées sans appel à propositions ou les formes simplifiées de financement visées à l’article 125, paragraphe 1, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509.
4. Par dérogation à l’article 198 du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, des subventions peuvent être octroyées sans appel à propositions dans les cas suivants:
(a)les subventions de faible montant aux défenseurs des droits de l’homme pour le financement d’actions et de besoins de protection d’urgence, y compris au moyen de mécanismes de protection des défenseurs des droits de l’homme en danger, ainsi qu’aux médiateurs et autres acteurs de la société civile participant au dialogue relatif aux crises et aux conflits armés, à la résolution des conflits, à la réconciliation et à la consolidation de la paix, le cas échéant sans nécessité de cofinancement;
(b)les subventions, le cas échéant sans nécessité de cofinancement, visant à financer des actions dans les conditions les plus difficiles, lorsque la publication d’un appel à propositions serait inappropriée, notamment en cas d’atteinte grave aux libertés fondamentales, y compris les violations des droits de l’homme, de menaces pesant sur les institutions démocratiques, d’escalade de crises ou de conflits armés, où la sécurité des personnes est la plus menacée, ou lorsque les organisations et les défenseurs des droits de l’homme, les médiateurs et autres acteurs de la société civile participant au dialogue relatif aux crises et aux conflits armés, à la réconciliation et à la consolidation de la paix opèrent dans les conditions les plus difficiles; ces subventions ne dépassent pas 1 000 000 EUR et ont une durée maximale de 18 mois, qui peut être prolongée de 12 mois en cas d’obstacles objectifs et imprévus à leur mise en œuvre;
(c)les subventions au campus mondial pour les droits de l’homme;
(d)les subventions de faible montant aux organisations de la société civile qui recourent autant que possible aux formes simplifiées de financement prévues à l’article 125 du règlement (UE, Euratom) 2024/2509;
(e)lorsque cela est nécessaire et dûment justifié dans les plans d’action et les mesures visés à l’article 18, les subventions à des entités juridiques régies par le droit privé qui sont effectivement établies dans un État membre pour faciliter les investissements qui sont dans l’intérêt stratégique de l’Union et soutiennent les objectifs de l’instrument.
5. Dans les domaines liés à la protection des droits de l’homme et de la démocratie et au soutien aux acteurs de la société civile, l’Union peut octroyer une aide indépendamment du consentement des gouvernements et des autres autorités publiques des pays partenaires concernés; ces actions soutiennent principalement les acteurs de la société civile, en tenant compte des formes et modes d’exécution prévus au paragraphe 4 du présent article.
6. L’aide budgétaire, notamment dans le cadre des contrats d’appui aux performances des réformes sectorielles, repose sur l’appropriation nationale, la responsabilisation réciproque et l’attachement des pays partenaires, compte tenu de leurs antécédents et de leurs progrès, aux valeurs universelles, à la démocratie, aux droits de l’homme et à l’état de droit et vise à renforcer les partenariats entre l’Union et les pays partenaires. Elle prévoit le renforcement du dialogue politique, le développement des capacités et l’amélioration de la gouvernance, en complément des efforts des partenaires visant à recueillir davantage de fonds et à les dépenser à meilleur escient afin de soutenir une croissance durable et inclusive et la création d’emplois décents, notamment pour les jeunes, l’éradication de la pauvreté, la réduction des inégalités, ainsi que la construction et la consolidation de démocraties et de sociétés pacifiques. L’aide budgétaire contribue également à l’égalité de genre.
Toute décision ayant pour objet de fournir une aide budgétaire est fondée sur les politiques d’aide budgétaire approuvées par l’Union, un ensemble clairement défini de critères d’éligibilité ainsi qu’une évaluation approfondie des risques et des avantages.
L’aide budgétaire est modulée de manière à correspondre le mieux possible au contexte politique, économique, social et environnemental du pays partenaire, en tenant compte des situations de fragilité.
Lorsqu’elle fournit une aide budgétaire conformément à l’article 241 du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, la Commission définit clairement et contrôle les critères pour la conditionnalité de l’aide budgétaire, notamment les progrès réalisés en matière de réformes et de transparence, et soutient le renforcement du contrôle parlementaire et des capacités nationales de vérification des comptes, ainsi que l’amélioration de la transparence et de l’accès du public à l’information.
Le décaissement de l’aide budgétaire est fondé sur des indicateurs montrant que des progrès satisfaisants sont réalisés sur la voie des objectifs arrêtés d’un commun accord avec le pays partenaire.
6. Conformément à l’article 196, paragraphe 2, deuxième alinéa, point a), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, dans des cas dûment justifiés précisés dans les plans d’action et les mesures visés à l’article 18, les activités bénéficiant d’un soutien au titre de l’instrument et les coûts sous-jacents exposés en 2028 peuvent être considérés comme éligibles à partir du 1er janvier 2028, même si ces activités ont été mises en œuvre et ces coûts exposés avant le dépôt de la demande de subvention.
7. La mise en œuvre des actions en gestion indirecte, notamment au moyen d’instruments financiers, de garanties budgétaires et d’opérations de mixage au titre de l’instrument, est confiée, dans la mesure du possible et conformément à l’article 157, paragraphe 1, premier alinéa, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, à la BEI, à la BERD ou à une organisation d’un État membre, éventuellement en combinaison avec d’autres formes de soutien financier provenant tant d’États membres que de tiers.
8. Les taxes, droits et charges supportés lors de l’exécution des fonds de l’Union au titre du présent règlement, imposés par les pays partenaires, peuvent être éligibles à un financement au titre de l’instrument, dans les conditions prévues par le règlement (UE, Euratom) 2024/2509, à l’exception des taxes, droits et charges ciblant spécifiquement le financement de l’action extérieure.
9. Aux fins de l’article 153, paragraphe 3, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, le comité d’évaluation peut être composé, en tout ou en partie, d’experts externes.
10. En cas de gestion indirecte avec des pays partenaires, des organismes qu’ils ont désignés ou des organisations ou organismes de pays partenaires au niveau régional ou mondial dans le cadre de laquelle la Commission conserve des responsabilités en matière de gestion financière conformément à l’article 157, paragraphe 7, deuxième alinéa, point a), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, cette dernière procède, si nécessaire et sans préjudice des responsabilités des pouvoirs adjudicateurs, au recouvrement des sommes dues auprès des destinataires des pouvoirs adjudicateurs conformément aux articles 101 à 106 du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, à l’exception de l’article 101, paragraphes 7, 8 et 9, de celui-ci, y compris par voie de décision formant titre exécutoire dans les conditions définies à l’article 299 du TFUE. La convention de financement comporte des dispositions à cet effet.
Lorsque ces pays partenaire, ces organismes désignés par les pays partenaire ou ces organisations ou organismes de pays partenaires au niveau régional ou mondial n’exécutent leurs tâches d’exécution budgétaire ou ne respectent pas les obligations, principes, objectifs et règles qui conditionnent l’exercice de la gestion indirecte, la Commission peut prendre toutes les mesures nécessaires, notamment se substituer temporairement ou définitivement à l’entité et agir au nom et pour le compte de celle-ci dans le cadre de la gestion indirecte. En pareil cas, la Commission peut recevoir, à charge des ressources allouées au pays partenaire en question, une compensation financière pour la charge administrative supplémentaire qu’elle supporte.
11. Les procédures de passation conjointe de marchés au sens de l’article 168 du règlement (UE, Euratom) 2024/2509 financées au titre du présent règlement peuvent être menées avec n’importe quel pays partenaire.
12. La coopération entre l’Union et ses partenaires peut comprendre la participation à des structures mises en place pour se concerter avec d’autres donateurs au sujet de la programmation ou pour régir la mise en œuvre des actions, et donner lieu à des déclarations ou communications conjointes en vue de renforcer la visibilité de la contribution de l’Union et de garantir une exécution et une coordination efficaces du budget, ainsi qu’à la conclusion de conventions de financement avec des organisations ou organismes de pays partenaires au niveau régional ou mondial.
Article 24 – Garanties budgétaires et assistance financière: soutien maximal de l’Union, financement et emprunts
1. L’Union peut apporter un soutien sous la forme d’une garantie budgétaire à concurrence d’un montant maximal de 95 000 000 000 EUR en prix courants. Les montants de l’assistance financière mise en œuvre en tant qu’assistance macrofinancière sous la forme de prêts et de prêts à l’appui de réformes visée à l’article 23, paragraphe 2, ainsi que les montants des prêts accordés au titre du règlement (Euratom) [XXX] (ICSN-D) réduisent le montant maximal de la garantie budgétaire.
2. Le taux de provisionnement de la garantie budgétaire et de l’assistance financière visées au paragraphe 1 est compris entre 9 % et 50 % selon le type d’opérations. Le taux de provisionnement est de 9 % pour l’assistance financière de l’Union et pour la garantie budgétaire couvrant les risques souverains liés aux opérations de prêt.
3. Le soutien de l’Union à l’Ukraine sous la forme d’une garantie budgétaire et d’une assistance financière n’est pas pris en compte dans le montant maximal fixé au paragraphe 1 du présent article.
L’Union peut apporter un soutien à l’Ukraine sous la forme d’une garantie budgétaire à concurrence d’un montant maximal de 48 000 000 000 EUR en prix courants. Le taux de provisionnement de la garantie budgétaire destinée à couvrir les opérations en soutien à l’Ukraine est initialement fixé à 70 %.
Aucun provisionnement n’est constitué et, par dérogation à l’article 214, paragraphe 1, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, aucun taux de provisionnement n’est fixé pour les prêts à l’Ukraine.
4. La Commission réexamine chaque année les taux de provisionnement fixés aux paragraphes 2 et 3 du présent article conformément à l’évaluation prévue à l’article 41, paragraphe 5, point g), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509 et conformément au cadre de gestion des risques de la Commission.
5. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 30 pour modifier les paragraphes 2 et 3 du présent article afin d’adapter les taux de provisionnement qui y sont indiqués et d’augmenter jusqu’à 20 % et 30 % respectivement les montants maximaux fixés aux paragraphes 1 et 3.
6. Sans préjudice de l’article 6, paragraphe 7, les États membres, les pays partenaires et d’autres tiers peuvent apporter des contributions spécifiques à la garantie budgétaire, aux instruments financiers ou à l’assistance financière, conformément à l’article 211, paragraphe 2, et à l’article 221, paragraphe 2, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509. Ces contributions à la garantie budgétaire ou à l’assistance financière donnent lieu à un montant supplémentaire de la garantie budgétaire ou de l’assistance financière.
7. Lorsque les contributions visées au paragraphe 6 sont apportées sous la forme de liquidités, elles constituent des recettes affectées externes au sens de l’article 21, paragraphe 2, points a), d) ou e), ou de l’article 21, paragraphe 5, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509.
8. La garantie budgétaire établie conformément aux paragraphes 1 et 3 du présent article peut être utilisée, dans les limites des montants maximaux qui y sont indiqués, pour fournir un soutien au titre des programmes établis par la décision (UE) 2021/1764 du Conseil et le règlement (Euratom) [XXX] (ICSN-D), conformément aux objectifs et aux critères d’éligibilité qui y sont définis. À cette fin, le provisionnement est financé par les enveloppes financières de ces autres programmes de l’Union.
9. Les montants indiqués à l’article 6, paragraphe 1, points a) à e), sont utilisés pour provisionner la garantie budgétaire et l’assistance financière visées au paragraphe 1 du présent article. Le provisionnement du soutien de l’Union à l’Ukraine sous la forme de la garantie budgétaire visée au paragraphe 3 est financé par les ressources financières mises à disposition conformément à l’article 6 du règlement [(UE, Euratom) 20XX/XXX * du Conseil [règlement CFP], visées à l’article 6, paragraphe 2, y compris lorsque la garantie budgétaire est fournie pour des activités relevant du règlement (Euratom) [XXX] (ICSN-D).
10. Le provisionnement visé aux paragraphes 8 et 9 du présent article est engagé au plus tard à la fin de la dernière année du cadre financier pluriannuel.
11. Conformément à l’article 214, paragraphe 2, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, le provisionnement visé aux paragraphes 8 et 9 du présent article est constitué jusqu’à trois ans après la fin du cadre financier pluriannuel et tient compte de l’état d’avancement de l’approbation et de la signature des opérations de financement et d’investissement ou du décaissement de l’assistance financière, ainsi que du profil de risque des opérations.
12. La Commission est habilitée, au nom de l’Union, à emprunter les fonds nécessaires à la mise en œuvre de l’assistance financière fournie au titre du présent règlement. Conformément à l’article 224 du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, la Commission emprunte les fonds en question sur les marchés des capitaux ou auprès d’établissements financiers.
Article 25 – Mise en œuvre de la garantie budgétaire et des instruments financiers
1. La garantie budgétaire est utilisée pour couvrir les risques liés aux opérations souveraines, sous-souveraines et privées des contreparties.
2. Lorsque des pays partenaires contribuent aux instruments financiers ou à la garantie budgétaire, les entités chargées de la mise en œuvre ou contreparties éligibles peuvent également être des entités chargées de la mise en œuvre éligibles ou des contreparties éligibles issues des pays en question. Par dérogation à l’article 211, paragraphe 5, troisième alinéa, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, les entités chargées de la mise en œuvre ou contreparties éligibles des pays partenaires bénéficiant de la garantie budgétaire ou des instruments financiers peuvent également être éligibles.
3. Par dérogation à l’article 62, paragraphe 1, premier alinéa, point c), et à l’article 211, paragraphe 5, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, lorsque les instruments financiers ou la garantie budgétaire sont mis en œuvre en gestion indirecte, les organismes qui fournissent une assurance suffisante de leur capacité financière et qui sont régis par le droit privé d’un État membre, d’un pays partenaire bénéficiant des instruments financiers ou de la garantie budgétaire ou d’un pays partenaire qui a contribué aux instruments financiers ou à la garantie budgétaire sont éligibles.
4. La Commission veille à l’utilisation efficace, efficiente et équitable des ressources disponibles parmi les contreparties et entités chargées de la mise en œuvre éligibles, notamment les petites et moyennes contreparties, tout en favorisant la coopération entre elles et en tenant dûment compte de leurs capacités, de leur valeur ajoutée et de leur expérience.
5. Afin de garantir la complémentarité, la Commission peut demander aux contreparties toute information utile concernant leurs opérations non couvertes par la garantie budgétaire visée à l’article 24.
6. Le comité d’investissement «Europe dans le monde» (ci-après le «comité d’investissement») fournit des orientations stratégiques et opérationnelles à la Commission dans la mise en œuvre de la garantie budgétaire visée à l’article 24 et du mixage. Le comité d’investissement adopte son règlement intérieur. Le comité d’investissement se réunit au moins une fois par an et, dans la mesure du possible, adopte des avis par consensus.
Le comité d’investissement se compose de représentants de la Commission et du haut représentant, de tous les États membres et de la BEI. Le Parlement européen dispose du statut d’observateur. Les contributeurs, les contreparties et entités chargées de la mise en œuvre éligibles, les pays partenaires, les organisations régionales concernées et les autres parties prenantes peuvent se voir accorder le statut d’observateur, s’il y a lieu. Le comité d’investissement est coprésidé par la Commission et le haut représentant.
Article 26 – Mise en œuvre des prêts à l’appui de réformes
1. La Commission adopte, au moyen d’un acte d’exécution, la décision mettant le montant du prêt à l’appui de réformes à la disposition du pays partenaire et fixant la période de disponibilité du prêt, qui ne dépasse pas trois ans après la fin du cadre financier pluriannuel. Cet acte d’exécution est adopté conformément à la procédure d’examen visée à l’article 32, paragraphe 2. Si la décision fait partie d’un plan d’action ou d’une mesure, les articles 18 et 19 s’appliquent.
2. Outre les éléments prévus à l’article 223, paragraphe 4, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, les accords de prêt relatifs aux prêts à l’appui de réformes fixent le montant maximal du prêt, la période de disponibilité, la durée maximale de chaque décaissement du prêt et les conditions détaillées du soutien. Les accords de prêt peuvent également contenir un montant de préfinancement et les règles relatives à l’apurement du préfinancement.
Article 27 – Participation au capital d’institutions de financement du développement
Les montants indiqués à l’article 6, paragraphe 1, points a) à e), peuvent être utilisés pour contribuer à la dotation en capital d’institutions de financement du développement européennes et autres.
Article 28 – Coopération transfrontalière
1. La coopération transfrontalière englobe la coopération de part et d’autre des frontières adjacentes extérieures, terrestres et maritimes, la coopération transnationale à l’échelle de territoires transnationaux de plus grande taille ou autour de bassins maritimes ainsi que la coopération interrégionale.
2. Les piliers mentionnés à l’article 3, paragraphe 1, points a) et b), peuvent contribuer aux programmes de coopération transfrontalière visés au paragraphe 1 du présent article cofinancés par le règlement (UE, Euratom) [XXX] du Parlement européen et du Conseil [règlement sur les partenariats nationaux et régionaux]. À titre indicatif, un montant pouvant aller jusqu’à 3 % de l’enveloppe financière prévue pour le pilier mentionné à l’article 3, paragraphe 1, point a), peut être prévu pour soutenir ces programmes.
3. Les contributions aux programmes de coopération transfrontalière sont déterminées et utilisées conformément à l’article XX {Dispositions inter-fonds – programmes externes de coopération transfrontalière} du règlement (UE, Euratom) [XXX] [partenariats nationaux et régionaux].
Titre III – Dispositions finales
Article 29 – Extension du champ d’application géographique
1. Dans des cas dûment justifiés et lorsque l’action à mettre en œuvre est de nature mondiale, transrégionale ou régionale, la Commission peut décider, dans le cadre des programmes indicatifs pluriannuels ou des mesures ou plans d’action concernés, d’étendre le champ d’application des actions à des pays et territoires d’outre-mer liés à un État membre, dont la liste figure à l’annexe II du TFUE, afin de garantir la cohérence et l’efficacité du financement de l’Union ou de stimuler la coopération au niveau régional ou transrégional.
2. La Commission peut prévoir une dotation financière spécifique pour aider les pays et régions partenaires à renforcer leur coopération avec les régions ultrapériphériques de l’Union voisines et avec les pays et territoires d’outre-mer liés à un État membre, dont la liste figure à l’annexe II du TFUE. À cette fin, l’instrument peut contribuer, s’il y a lieu et sur la base de la réciprocité et de la proportionnalité en ce qui concerne le niveau du financement provenant de la décision (UE) 2021/1764 du Conseil ou du règlement (UE, Euratom) [XXX] [partenariats nationaux et régionaux] , aux actions mises en œuvre par un pays ou une région partenaire ou par toute autre entité au titre du présent règlement, par un pays, un territoire ou toute autre entité au titre de la décision (UE) 2021/1764 du Conseil ou par une région ultrapériphérique de l’Union dans le cadre des programmes opérationnels conjoints, ou aux programmes ou mesures de coopération interrégionale établis et mis en œuvre au titre du règlement (UE, Euratom) [XXX] [partenariats nationaux et régionaux].
Article 30 – Exercice de la délégation
1. Le pouvoir d’adopter des actes délégués conféré à la Commission est soumis aux conditions fixées au présent article.
2. Le pouvoir d’adopter des actes délégués pour modifier l’article 6, paragraphe 5, l’article 24, paragraphes 1, 2 et 3, et l’annexe II est conféré à la Commission pour la durée de validité du présent règlement.
3. La délégation de pouvoir visée au présent article peut être révoquée à tout moment par le Parlement européen ou le Conseil. La décision de révocation met fin à la délégation de pouvoir qui y est précisée. La révocation prend effet le jour suivant celui de la publication de ladite décision au Journal officiel de l’Union européenne ou à une date ultérieure qui est précisée dans ladite décision. Elle ne porte pas atteinte à la validité des actes délégués déjà en vigueur.
4. Avant l’adoption d’un acte délégué, la Commission consulte les experts désignés par chaque État membre, conformément aux principes définis dans l’accord interinstitutionnel du 13 avril 2016 «Mieux légiférer».
5. Aussitôt qu’elle adopte un acte délégué, la Commission le notifie au Parlement européen et au Conseil simultanément.
6. Un acte délégué adopté en vertu du présent article n’entre en vigueur que si le Parlement européen ou le Conseil n’a pas exprimé d’objections dans un délai de deux mois à compter de la notification de cet acte au Parlement européen et au Conseil ou si, avant l’expiration de ce délai, le Parlement européen et le Conseil ont tous deux informé la Commission de leur intention de ne pas exprimer d’objections. Ce délai est prolongé de deux mois à l’initiative du Parlement européen ou du Conseil.
Article 31 – Adoption de règles de mise en œuvre supplémentaires pour le pilier «Europe»
Pour les partenaires concernés par l’élargissement et ceux du voisinage oriental, qui relèvent du pilier mentionné à l’article 3, paragraphe 1, point a), la Commission adopte un acte d’exécution fixant des conditions uniformes pour la mise en œuvre du présent règlement, en ce qui concerne la conception et le contenu des plans fondés sur les performances, les performances, les structures et les systèmes de contrôle à mettre en place dans le cadre de la préparation à l’adhésion, notamment dans le contexte de la gestion des fonds structurels, agricoles et de coopération transfrontalière. Cet acte d’exécution est adopté conformément à la procédure d’examen visée à l’article 32, paragraphe 2.
Article 32 – Procédure de comité
1. La Commission est assistée par un comité. Ledit comité est un comité au sens du règlement (UE) n° 182/2011. Le comité peut se réunir dans différentes formations.
2. Lorsqu’il est fait référence au présent paragraphe, l’article 5 du règlement (UE) nº 182/2011 s’applique.
3. Le règlement intérieur du comité prévoit des délais proportionnés pour que les membres du comité aient de réelles possibilités, à un stade précoce, d’examiner les projets d’acte d’exécution et d’exprimer leur avis, conformément à l’article 3 du règlement (UE) nº 182/2011.
4. Lorsque l’avis du comité doit être obtenu par procédure écrite, ladite procédure est close sans résultat lorsque, dans le délai pour émettre un avis, le président du comité le décide ou une majorité simple des membres du comité le demande.
5. Lorsqu’il est fait référence au présent paragraphe, l’article 8 du règlement (UE) nº 182/2011, en liaison avec l’article 5, s’applique.
6. La décision adoptée reste en vigueur pendant toute la durée du document, du plan d’action ou de la mesure adoptés ou modifiés.
7. S’il y a lieu, un observateur de la BEI est invité à assister aux réunions du comité pour les questions qui concernent la BEI.
8. Les États membres peuvent demander l’examen de toute autre question ayant trait à la mise en œuvre de l’instrument.
Article 33 – Clause relative au Service européen pour l’action extérieure
Le présent règlement est appliqué conformément à la décision 2010/427/UE, et notamment à ses articles 3 et 9.
Article 34 – Abrogation et dispositions transitoires
1. Les règlements (UE) 2021/947, (UE) 2021/1529, (UE) 2024/792, (UE) 2024/1449 et (UE) 2025/535 sont abrogés avec effet au [1er janvier 2028].
2. Le présent règlement ne porte atteinte ni à la poursuite ni à la modification des actions engagées au titre des règlements (CE) nº 1085/2006 70 , (UE) nº 231/2014 71 , (UE) 2021/1529, (UE) 2021/947, (UE) 2024/792, (UE) 2024/1449 et (UE) 2025/535, qui continuent de s’appliquer à ces actions jusqu’à leur clôture. Toutefois, l’article 23 du présent règlement s’applique aux actions menées au titre des règlements (UE) 2021/1529 et (UE) 2021/947 en lieu et place des articles 26 et 27 du règlement (UE) 2021/947.
3. L’enveloppe financière de l’instrument peut également couvrir les dépenses d’assistance technique et administrative qui sont nécessaires pour assurer la transition entre le présent règlement et les mesures adoptées au titre des règlements (UE) 2021/947, (UE) 2021/1529 et (UE) 2024/1449.
4. L’enveloppe financière prévue pour l’instrument peut couvrir les activités relatives à la préparation de tout règlement connexe futur.
5. Si nécessaire, des crédits peuvent être inscrits au budget au‑delà de 2034 pour couvrir les dépenses prévues à l’article 6, paragraphe 4, et permettre la gestion des actions qui n’auront pas été achevées au 31 décembre 2034.
6. Les enveloppes financières fixées à l’article 6, paragraphe 1, points a) à e), et les ressources financières mises à disposition conformément à l’article 6 du règlement (UE, Euratom) 20XX/XXX* du Conseil [règlement CFP], visées à l’article 6, paragraphe 2, peuvent financer la reconstitution du provisionnement des garanties budgétaires autorisées au titre du règlement (UE) 2017/1601 et du règlement (UE) 2024/792, des garanties budgétaires et de l’assistance financière autorisées au titre du règlement (UE) 2021/947 et des actes de base dont le provisionnement est régi par le règlement (CE, Euratom) nº 480/2009, ainsi que de l’assistance financière autorisée au titre du règlement (UE) 2024/1449 et du règlement (UE) 2025/535.
Article 35 – Entrée en vigueur et application
Le présent règlement entre en vigueur le jour de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
Il est applicable à partir du 1er janvier 2028.
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Fait à Bruxelles, le
Par le Parlement européen Par le Conseil
La présidente Le président
FICHE FINANCIÈRE ET NUMÉRIQUE LÉGISLATIVE
1.CADRE DE LA PROPOSITION/DE L'INITIATIVE3
1.1.Dénomination de la proposition/de l'initiative3
1.2.Domaine(s) politique(s) concerné(s)3
1.3.Objectif(s)3
1.3.1.Objectif général / objectifs généraux3
1.3.2.Objectif(s) spécifique(s)3
1.3.3.Résultat(s) et incidence(s) attendus3
1.3.4.Indicateurs de performance3
1.4.La proposition/l’initiative porte sur:4
1.5.Justification(s) de la proposition/de l'initiative4
1.5.1.Besoin(s) à satisfaire à court ou à long terme, assorti(s) d’un calendrier détaillé pour la mise en œuvre de l’initiative4
1.5.2.Valeur ajoutée de l’intervention de l’UE (celle-ci peut résulter de différents facteurs, par exemple gains de coordination, sécurité juridique, efficacité accrue, complémentarités, etc.). Aux fins de la présente section, on entend par «valeur ajoutée de l’intervention de l’UE» la valeur découlant de l’intervention de l’UE qui vient s’ajouter à la valeur qui, sans cela, aurait été générée par la seule action des États membres.4
1.5.3.Leçons tirées d'expériences similaires4
1.5.4.Compatibilité avec le cadre financier pluriannuel et synergies éventuelles avec d’autres instruments appropriés5
1.5.5.Évaluation des différentes possibilités de financement disponibles, y compris des possibilités de redéploiement5
1.6.Durée de la proposition/de l’initiative et de son incidence financière6
1.7.Mode(s) d’exécution budgétaire prévu(s)6
2.MESURES DE GESTION8
2.1.Dispositions en matière de suivi et de compte rendu8
2.2.Système(s) de gestion et de contrôle8
2.2.1.Justification du (des) mode(s) d’exécution budgétaire, du (des) mécanisme(s) de mise en œuvre du financement, des modalités de paiement et de la stratégie de contrôle proposée8
2.2.2.Informations sur les risques recensés et sur le(s) système(s) de contrôle interne mis en place pour les atténuer8
2.2.3.Estimation et justification du rapport coût/efficacité des contrôles (rapport entre les coûts du contrôle et la valeur des fonds gérés concernés), et évaluation du niveau attendu de risque d’erreur (lors du paiement et lors de la clôture)8
2.3.Mesures de prévention des fraudes et irrégularités9
3.INCIDENCE FINANCIÈRE ESTIMÉE DE LA PROPOSITION/DE L'INITIATIVE10
3.1.Rubrique(s) du cadre financier pluriannuel et ligne(s) budgétaire(s) de dépenses concernée(s)10
3.2.Incidence financière estimée de la proposition sur les crédits12
3.2.1.Synthèse de l’incidence estimée sur les crédits opérationnels12
3.2.1.1.Crédits issus du budget voté12
3.2.1.2.Crédits issus de recettes affectées externes17
3.2.2.Estimation des réalisations financées à partir des crédits opérationnels22
3.2.3.Synthèse de l’incidence estimée sur les crédits administratifs24
3.2.3.1. Crédits issus du budget voté24
3.2.3.2.Crédits issus de recettes affectées externes24
3.2.3.3.Total des crédits24
3.2.4.Besoins estimés en ressources humaines25
3.2.4.1.Financement sur le budget voté25
3.2.4.2.Financement par des recettes affectées externes26
3.2.4.3.Total des besoins en ressources humaines26
3.2.5.Vue d’ensemble de l’incidence estimée sur les investissements liés aux technologies numériques28
3.2.6.Compatibilité avec le cadre financier pluriannuel actuel28
3.2.7.Participation de tiers au financement28
3.3.Incidence estimée sur les recettes29
4.Dimensions numériques29
4.1.Exigences pertinentes en matière numérique30
4.2.Données30
4.3.Solutions numériques31
4.4.Évaluation de l’interopérabilité31
4.5.Mesures de soutien de la mise en œuvre numérique32
1.CADRE DE LA PROPOSITION/DE L'INITIATIVE
1.1.Dénomination de la proposition/de l'initiative
Europe dans le monde
1.2.Domaine(s) politique(s) concerné(s)
Action extérieure
1.3.Objectif(s)
1.3.1.Objectif général / objectifs généraux
L’objectif général de l’instrument proposé, «Europe dans le monde», consiste à réaffirmer et à promouvoir les valeurs, les principes et les intérêts fondamentaux de l’Union dans le monde, afin de poursuivre les objectifs et d’appliquer les principes de l’action extérieure de l’Union, tels qu’énoncés à l’article 3, paragraphe 5, ainsi qu’aux articles 8 et 21 du traité sur l’Union européenne (ci-après le «TFUE»).
1.3.2.Objectif(s) spécifique(s)
Les objectifs spécifiques de l’instrument sont énoncés à l’annexe II.
1.3.3.Résultat(s) et incidence(s) attendus
Préciser les effets que la proposition/l'initiative devrait avoir sur les bénéficiaires/la population visée.
«Europe dans le monde» contribuera à la réalisation des objectifs de l’action extérieure de l’UE, en favorisant des partenariats mutuellement bénéfiques avec les pays tiers tout en contribuant au développement durable de ces pays tiers et aux intérêts stratégiques de l’Union. «Europe dans le monde» permettra également à l’Union d’être mieux placée pour relever les défis mondiaux.
1.3.4.Indicateurs de performance
Préciser les indicateurs permettant de suivre l’avancement et les réalisations.
Les indicateurs de réalisation et de résultat aux fins du suivi des progrès et des réalisations du présent programme correspondront aux indicateurs communs prévus par le règlement (UE, Euratom) [XXX] [règlement sur la performance].
1.4.La proposition/l’initiative porte sur:
une action nouvelle
une action nouvelle suite à un projet pilote/une action préparatoire 72
la prolongation d’une action existante
une fusion ou une réorientation d’une ou de plusieurs actions vers une autre action/une action nouvelle
1.5.Justification(s) de la proposition/de l'initiative
1.5.1.Besoin(s) à satisfaire à court ou à long terme, assorti(s) d’un calendrier détaillé pour la mise en œuvre de l’initiative
L’objectif de l’instrument proposé, «Europe dans le monde», consiste à affirmer et à promouvoir les valeurs, les principes et les intérêts fondamentaux de l’Union dans le monde, afin de poursuivre les objectifs et d’appliquer les principes de l’action extérieure de l’Union, tels qu’énoncés à l’article 3, paragraphe 5, ainsi qu’aux articles 8 et 21 du traité sur l’Union européenne (ci-après le «TFUE»).
«Europe dans le monde» contribuera à la réalisation des objectifs de l’action extérieure de l’UE, en favorisant des partenariats mutuellement bénéfiques avec les pays tiers tout en contribuant au développement durable de ces pays tiers et aux intérêts stratégiques de l’Union. «Europe dans le monde» permettra également à l’Union d’être mieux placée pour relever les défis mondiaux.
1.5.2.Valeur ajoutée de l’intervention de l’UE (celle-ci peut résulter de différents facteurs, par exemple gains de coordination, sécurité juridique, efficacité accrue, complémentarités, etc.). Aux fins de la présente section, on entend par «valeur ajoutée de l’intervention de l’UE» la valeur découlant de l’intervention de l’UE qui vient s’ajouter à la valeur qui, sans cela, aurait été générée par la seule action des États membres.
Justification de l’action au niveau de l’UE (ex ante)
Le paysage international a considérablement évolué au cours des dernières années, et il semble aujourd’hui beaucoup moins prévisible et stable. La guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, y compris ses conséquences mondiales, l’instabilité et le conflit au Moyen-Orient, les pandémies, les tensions commerciales, la coercition économique, la concurrence en matière de technologie et d’accès aux matières premières critiques, ainsi que le désengagement de l’administration américaine vis-à-vis de la coopération au développement, de l’aide humanitaire et des institutions multilatérales, représentent d’importants défis géopolitiques et géoéconomiques tant pour l’UE que pour ses pays partenaires. En outre, le retard accusé dans la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) d’ici à 2030 continue de se creuser, la fragilité mondiale est en augmentation et les effets du changement climatique et de la perte de biodiversité ne cessent de s’accroître. Ces défis exigent que l’UE continue d’adapter le financement de son action extérieure.
Le financement de l’action extérieure de l’UE vise à coopérer avec les pays tiers et à promouvoir des solutions multilatérales aux défis mondiaux. Il permet à l’UE de défendre ses intérêts, de promouvoir ses valeurs et ses normes, de soutenir les objectifs de ses politiques internes, d’assurer sa sécurité et de protéger ses citoyens. L’évaluation à mi-parcours des instruments de financement extérieur de l’UE pour le cadre financier pluriannuel 2021-2027 a confirmé la valeur ajoutée que les instruments de financement extérieur apportent aux relations extérieures de l’UE, étant donné qu’ils apportent une offre plus intégrée et plus importante aux pays partenaires, améliorant ainsi leur capacité à répondre à des priorités communes avec l’UE tout en contribuant au développement durable.
En tant que partie à la plupart des processus multilatéraux, l’UE peut dialoguer avec des partenaires multilatéraux et régionaux dans des domaines d’action clés. Par rapport à ses États membres agissant séparément, l’UE, conjointement avec les États membres, peut avoir une plus grande incidence en coordonnant des positions communes et en parlant d’une voix plus forte. Le rôle de principal promoteur et de défenseur d’un système de gouvernance mondiale multilatéral et fondé sur des règles, confère à l’UE de la crédibilité en tant que médiateur impartial et défenseur des principaux instruments internationaux en matière de droits de l’homme. Cette influence dans les enceintes multilatérales et régionales permet également à l’Union de projeter ses politiques et ses valeurs à l’échelle mondiale, ainsi que d’influencer l’élaboration de normes et standards réglementaires mondiaux. L’engagement financier de l’UE fait partie intégrante de son engagement général dans plusieurs accords multilatéraux (par exemple en matière de climat et de biodiversité).
Grâce au recours accru aux garanties budgétaires et aux opérations de mixage, l’UE encourage et met en commun les investissements publics et privés, y compris au profit de pays et de secteurs ayant des difficultés d’accès aux marchés financiers. Enfin, l’UE déclenche une collaboration entre les institutions financières de développement. L’assistance macrofinancière fournit des financements grandement nécessaires aux pays confrontés à des crises de la balance des paiements, à des conditions favorables.
Valeur ajoutée de l’UE escomptée (ex post)
La valeur ajoutée escomptée d’«Europe dans le monde» devrait s’inscrire dans le prolongement des conclusions de l’évaluation à mi-parcours des instruments de financement extérieur de l’UE pour le cadre financier pluriannuel 2021-2027. «Europe dans le monde» devrait permettre de consolider et de rationaliser le financement de l’action extérieure, permettant ainsi à l’Union de protéger ses intérêts à l’étranger et de s’adapter à l’évolution des circonstances et des besoins. L’Union s’efforce d’assurer la cohérence des politiques, en tenant compte de l’incidence de toutes les politiques internes et externes et en favorisant le renforcement des synergies et des complémentarités.
«Europe dans le monde» fournira tous les outils permettant à l’UE d’agir efficacement dans le cadre de son action extérieure. L’état de préparation de cette boîte à outils garantira que les outils les plus appropriés seront déployés en toutes circonstances en fonction des objectifs et de la situation sur le terrain, avec la possibilité de s’adapter à l’évolution des contextes.
Cela permettra d’exploiter le potentiel de partenariats globaux mutuellement bénéfiques ciblés sur les différents pays partenaires.
1.5.3.Leçons tirées d'expériences similaires
L’évaluation à mi-parcours des instruments de financement extérieur de l’UE confirme que les instruments actuels sont largement adaptés à leur finalité. L’évaluation confirme que l’IVCDCI – Europe dans le monde est en bonne voie pour atteindre les objectifs qui lui avaient été fixés au moment de son adoption. En outre, les objectifs de l’IVCDCI – Europe dans le monde restent pertinents, et l’instrument sert efficacement le déploiement de la stratégie «Global Gateway». Dans le même ordre d’idées, l’évaluation à mi-parcours indique que l’IAP III a démontré son efficacité générale en tant qu’instrument de préadhésion et qu’il est également en bonne voie pour atteindre ses objectifs. Cet instrument est aligné sur la méthodologie en matière d’élargissement et reflète l’évolution des politiques de l’UE, et notamment l’accent mis sur les priorités écologiques, numériques et économiques.
Toutefois, après des années d’instabilité dans le voisinage de l’UE et au-delà, les enjeux géopolitiques de l’Union sont bien plus importants que lors de l’adoption du CFP 2021-2027. L’UE opère dans un environnement extrêmement instable et imprévisible, caractérisé par la rivalité géopolitique, la concurrence géoéconomique, des dépendances stratégiques, des défis en matière de compétitivité, l’aggravation de la triple crise planétaire du changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution, ainsi que l’aggravation de la fragilité mondiale. Ce paysage géopolitique en mutation et une série de polycrises ont mis en évidence certaines faiblesses architecturales dans la conception des instruments de financement extérieur.
Dans le même temps, le lien entre les politiques extérieures et internes de l’UE est devenu de plus en plus pertinent et n’est actuellement pas suffisamment pris en compte – ni dans les instruments de financement externes ni dans les instruments de financement internes – et l’interaction entre les instruments de financement externes et internes n’est pas optimale.
En conséquence, si les instruments de financement extérieur actuels sont efficaces pour obtenir les résultats escomptés, l’évolution du paysage géopolitique et l’ère des polycrises ont mis en évidence certaines faiblesses architecturales dans leur conception. Les contextes des pays partenaires, régionaux et mondiaux évoluent rapidement, tandis que la répartition entre les instruments autonomes préprogrammés et préaffectés n’est pas propice à une adaptation rapide. Les différents volets du financement de l’action extérieure sont actuellement fragmentés en différents instruments de financement. Les obstacles financiers et opérationnels entre les différents instruments entravent les approches synergiques au niveau régional (c’est-à-dire le lien entre l’aide humanitaire, le développement et la paix), la flexibilité dans la réaction à l’évolution des priorités et l’interaction entre les politiques d’élargissement et de voisinage. Des gains peuvent donc être réalisés, sur le plan de la synergie et de la flexibilité globales, pour garantir une source commune de financement pour la plupart des instruments de l’action extérieure de l’Union, tout en préservant la capacité de l’Union à mener une politique d’aide humanitaire fondée sur des principes au titre de l’article 214 TFUE. Si le budget destiné à financer les opérations d’aide humanitaire de l’Union devrait être mis à disposition au titre du présent instrument, ces opérations devraient donc continuer à être mises en œuvre conformément au règlement (CE) nº 1257/96 du Conseil.
Enfin, la communication intitulée «La voie vers le prochain cadre financier pluriannuel» vise un financement de l’action extérieure mieux adapté aux intérêts stratégiques de l’UE. Toutefois, la boîte à outils existante (modalités d’intervention) n’est pas suffisante pour les faire progresser.
1.5.4.Compatibilité avec le cadre financier pluriannuel et synergies éventuelles avec d’autres instruments appropriés
Lors de la mise en œuvre du présent règlement, la cohérence à l’égard des autres domaines de l’action extérieure et d’autres politiques pertinentes de l’UE sera assurée, de même que la cohérence des politiques au service du développement. Conformément au programme 2030, cela implique de prendre en considération l'impact de toutes les politiques sur le développement durable à tous les niveaux: au niveau national, au sein de l'UE, dans les autres pays et au niveau mondial.
Le règlement est facilitateur par nature, ce qui lui permet de répondre à différents objectifs stratégiques en synergie avec d’autres politiques de l’Union. En outre, il convient de chercher des synergies avec les actions entreprises au titre d’autres programmes de l’UE, afin de maximiser l’impact des interventions combinées. En particulier, l’articulation avec le Fonds européen pour la compétitivité sera essentielle pour porter différents axes de travail (par exemple, les matières premières critiques et les chaînes de valeur connexes, la sécurité économique et le pacte pour une industrie propre) à un niveau supérieur. Les synergies avec les intérêts stratégiques de l’Union sont également renforcées par la boîte à outils mise à jour. Enfin, la mise en œuvre du présent règlement fera l’objet d’un suivi et d’une évaluation au moyen du cadre de performance pour le CFP post-2027, ce qui garantira une cohérence accrue entre les différents programmes de l’Union en matière de suivi et d’évaluation.
1.5.5.Évaluation des différentes possibilités de financement disponibles, y compris des possibilités de redéploiement
1.6.Durée de la proposition/de l’initiative et de son incidence financière
durée limitée
– En vigueur à partir de/du [JJ/MM]AAAA jusqu’en/au [JJ/MM]AAAA
– Incidence financière de AAAA jusqu’en AAAA pour les crédits d’engagement et de AAAA jusqu’en AAAA pour les crédits de paiement.
durée illimitée
–Mise en œuvre avec une période de montée en puissance de AAAA jusqu'en AAAA,
–puis un fonctionnement en rythme de croisière au-delà.
1.7.Mode(s) d’exécution budgétaire prévu(s)
Gestion directe par la Commission
– dans ses services, y compris par l’intermédiaire de son personnel dans les délégations de l’Union;
– par les agences exécutives.
Gestion partagée avec les États membres
Gestion indirecte en confiant des tâches d’exécution budgétaire:
– à des pays tiers ou des organismes qu’ils ont désignés
– à des organisations internationales et à leurs agences (à préciser)
– à la Banque européenne d'investissement et au Fonds européen d’investissement
– aux organismes visés aux articles 70 et 71 du règlement financier
– à des établissements de droit public
– à des entités de droit privé investies d’une mission de service public, pour autant qu’elles soient dotées de garanties financières suffisantes
– à des entités de droit privé d’un État membre qui sont chargées de la mise en œuvre d’un partenariat public-privé et dotées de garanties financières suffisantes
– à des organismes ou des personnes chargés de l’exécution d’actions spécifiques relevant de la politique étrangère et de sécurité commune, en vertu du titre V du traité sur l’Union européenne, identifiés dans l’acte de base concerné
– à des entités établies dans un État membre, régies par le droit privé d’un État membre ou par le droit de l’Union et qui peuvent se voir confier, conformément à la réglementation sectorielle, l’exécution des fonds de l’Union ou des garanties budgétaires, dans la mesure où ces entités sont contrôlées par des établissements de droit public ou par des entités de droit privé investies d’une mission de service public et disposent des garanties financières appropriées sous la forme d’une responsabilité solidaire des entités de contrôle ou des garanties financières équivalentes et qui peuvent être, pour chaque action, limitées au montant maximal du soutien de l’Union.
Remarques
Qui dit dépenses externes, dit aptitude à utiliser tous les modes de gestion prévus, tel qu’approprié et décidé au cours de la mise en œuvre.
MESURES DE GESTION
2.1.Dispositions en matière de suivi et de compte rendu
La Commission publiera un rapport de mise en œuvre au plus tard quatre ans après le début de la mise en œuvre du programme, afin d’évaluer les progrès accomplis dans la réalisation de ses objectifs, conformément au règlement (UE, Euratom) [XXX] [règlement sur la performance]. La Commission procédera à une évaluation rétrospective au plus tard trois ans après la fin de la période couverte par le CFP afin d’évaluer l’efficacité, l’efficience, la pertinence, la cohérence et la valeur ajoutée européenne du programme.
2.2.Système(s) de gestion et de contrôle
2.2.1.Justification du (des) mode(s) d’exécution budgétaire, du (des) mécanisme(s) de mise en œuvre du financement, des modalités de paiement et de la stratégie de contrôle proposée
Méthodes d’exécution budgétaire
En ce qui concerne les modes de gestion, aucun changement fondamental n’est prévu et l’expérience acquise par les services de la Commission et les acteurs de la mise en œuvre au titre des programmes précédents contribueront à l’amélioration des résultats à l’avenir.
Les actions financées au titre du présent règlement seront exécutées en gestion directe par la Commission à partir du siège et/ou par l’intermédiaire des délégations de l’Union et en gestion indirecte par l’une quelconque des entités mentionnées à l’article 62, paragraphe 1, point c), du règlement financier, afin de mieux réaliser les objectifs poursuivis par le règlement.
En ce qui concerne la gestion indirecte, conformément à l’article 157 du règlement financier, la Commission doit garantir un niveau de protection des intérêts financiers de l’UE équivalent à celui assuré dans le cadre de la gestion directe. Une évaluation ex ante des piliers des systèmes et procédures des entités sera effectuée conformément au principe de proportionnalité et en tenant dûment compte de la nature de l’action et des risques financiers encourus. Lorsque la mise en œuvre l’exige ou que des réserves ont été émises dans les rapports d’activité annuels, des plans d’action assortis de mesures spécifiques d’atténuation seront définis et mises en œuvre. De plus, des mesures de surveillance appropriées imposées par la Commission peuvent accompagner la mise en œuvre.
L’appui budgétaire sera également utilisé.
Des instruments financiers innovants, utilisés notamment en partenariat avec la Banque européenne d’investissement (BEI), les institutions financières des États membres et d’autres institutions financières internationales, seront utilisés pour les activités de financement mixte. Le règlement financier permet toujours d’avoir recours à des fonds fiduciaires.
Le processus de contrôle interne et de gestion est conçu de manière à fournir une assurance raisonnable quant à la réalisation des objectifs en matière d’efficacité et d’efficience des opérations, à la fiabilité des rapports financiers et au respect du cadre législatif et procédural applicable.
Efficacité et efficience
Afin de garantir l’efficacité et l’efficience des opérations (et d’atténuer le risque élevé que présente l’environnement d’aide extérieure), en sus des différents éléments du processus de planification stratégique à l’échelle de la Commission, de l’environnement d’audit interne et des autres exigences imposées par son cadre de contrôle interne, les services chargés de la mise en œuvre continueront de s’appuyer sur un cadre de gestion de l’aide adapté pour tous ses instruments, qui comprendra notamment:
– une gestion déconcentrée de la majeure partie de l’aide extérieure par les délégations de l’Union sur le terrain;
– des chaînes de responsabilité financière claires et formalisées [de l’ordonnateur délégué (directeur général)] au moyen d’une subdélégation de l’ordonnateur subdélégué (directeur) au siège au chef de délégation;
– des rapports réguliers transmis au siège par les délégations de l’Union, y compris une déclaration d’assurance annuelle établie par le chef de délégation;
– la mise sur pied d’un vaste programme de formation du personnel au siège et dans les délégations de l’UE;
– un soutien et des conseils importants du siège aux délégations (notamment par internet);
– des missions régulières de «supervision» aux délégations, tous les 3 à 6 ans;
– une méthodologie de gestion du cycle de projet et de programme comprenant: des instruments de soutien de la qualité pour la conception de l'intervention, les modalités de mise en œuvre, le mécanisme de financement, le système de gestion, l'évaluation et la sélection des partenaires de mise en œuvre, etc.; des instruments de gestion des programmes et projets, de suivi et de rapport pour une mise en œuvre efficace comprenant un suivi externe régulier des projets sur place; et des éléments d'évaluation et d'audit importants. Des simplifications seront recherchées en étendant, lorsque cela est approprié et possible, le recours aux options simplifiées en matière de coûts. L’approche des contrôles différenciés en fonction des risques sera maintenue selon les risques sous-jacents.
Information financière et comptabilité
Les services de mise en œuvre continueront d’appliquer les normes les plus élevées en matière de comptabilité et d’information financière en utilisant le système financier institutionnel de la Commission (SUMMA) ainsi que des outils spécifiques à l’aide extérieure, tels que OPSYS.
Pour ce qui est du respect du cadre législatif et procédural, les méthodes de contrôle de la conformité sont définies au point 2.3 (mesures de prévention des fraudes et irrégularités).
2.2.2.Informations sur les risques recensés et sur le(s) système(s) de contrôle interne mis en place pour les atténuer
L’environnement opérationnel dans lequel s’inscrit la coopération au titre du présent instrument se caractérise par les risques de non-réalisation des objectifs visés par l’instrument, de gestion financière sous-optimale et/ou de non-respect des règles applicables (erreurs affectant la légalité et la conformité):
–l’instabilité économique et politique, les catastrophes naturelles et les phénomènes climatiques extrêmes susceptibles d’entraîner des difficultés et des retards dans la conception et la mise en œuvre des interventions, en particulier dans les États fragiles;
–l’insuffisance des capacités institutionnelles et administratives dans les pays partenaires qui peut être la cause de difficultés et de retards dans la conception et la mise en œuvre des interventions;
–des interventions géographiquement dispersées (couvrant de nombreux États, territoires et régions de manière approximative) peuvent poser des problèmes de logistique et de ressources lors du suivi, en particulier lors de tout suivi sur place des activités;
–la diversité des partenaires ou bénéficiaires potentiels, qui possèdent leurs structures et capacités propres en matière de contrôle interne, peut fragmenter et donc réduire l’efficacité et l’efficience des ressources dont dispose la Commission pour financer et contrôler la mise en œuvre;
–la disponibilité limitée de données de qualité et en quantité suffisante sur les résultats et l’incidence de la mise en œuvre de l’aide extérieure dans les pays partenaires peuvent nuire à la capacité de la Commission à rendre compte des résultats et à en répondre.
Afin de faire face au risque d’erreurs financières, la Commission effectuera les contrôles ex ante et ex post appropriés. Lorsque cela est possible et applicable, la réalisation des audits des systèmes servira d’outil pour identifier les causes profondes des erreurs dans les systèmes de contrôle des entités et déclencher les mesures d’atténuation nécessaires.
En outre, afin de renforcer son efficacité dans la prévention des erreurs, des insuffisances en matière de gestion et des irrégularités, la Commission met actuellement en place un système d’évaluation continue et ciblée des risques au niveau des contrats et des entités. Des facteurs clés augmentant la probabilité d’un taux d’erreur élevé et d’une incidence négative sur la bonne gestion financière, liés notamment aux données historiques des contrôles et des suivis antérieurs, ont été recensés et agrégés dans un tableau de bord du profilage des risques. Ce tableau de bord constituera un outil important pour cibler plus efficacement les contrôles futurs, les efforts de suivi et d’autres moyens d’atténuation afin de réduire sensiblement les risques d’erreurs, de lacunes en matière de gestion et d’irrégularités.
Compte tenu de l’environnement à haut risque, les systèmes doivent anticiper un nombre important d’erreurs de conformité potentielles dans les opérations et intégrer dans le processus de paiement, avant et pendant, des contrôles de prévention, de détection et de correction de haut niveau. Cela signifie concrètement que les contrôles de conformité s'appuieront pour l'essentiel sur des contrôles ex ante approfondis réalisés sur place, sur une base pluriannuelle, par des auditeurs externes et les services compétents de la Commission avant les derniers paiements relatifs au projet (parallèlement à la poursuite d'audits ex post), qui vont bien au-delà des garanties financières prévues par le règlement financier. Ce cadre comprend les éléments suivants:
–contrôles ex ante par les services de la Commission;
–audits et vérifications (tant obligatoires qu'axés sur les risques), notamment de la Cour des comptes européenne;
–contrôles a posteriori (axés sur les risques) et recouvrements.
2.2.3.Estimation et justification du rapport coût/efficacité des contrôles (rapport entre les coûts du contrôle et la valeur des fonds gérés concernés), et évaluation du niveau attendu de risque d’erreur (lors du paiement et lors de la clôture)
Les coûts de contrôle interne/de gestion prévus pour les engagements globaux (opérationnels et administratifs) sur le portefeuille de dépenses financé par le budget général de l’UE pour la période 2028-2034 ne concernent que les coûts de la Commission, à l’exclusion des États membres ou des entités chargées de l’exécution. Les entités chargées de l’exécution peuvent retenir jusqu’à 7 % pour l’administration des fonds, qui pourraient être utilisés en partie pour les besoins des contrôles. Ces coûts de gestion tiennent compte de l’ensemble du personnel au siège et dans les délégations, des infrastructures, des déplacements, de la formation, du suivi, des évaluations et des contrats d’audit (y compris ceux lancés par les bénéficiaires).
Même si les améliorations de la nature et de l’orientation des activités de gestion et des contrôles de conformité en liaison avec le portefeuille se poursuivront, ces coûts sont dans l’ensemble nécessaires pour réaliser de manière efficace et efficiente les objectifs des instruments avec un risque minimal de non-conformité (erreur résiduelle inférieure à 2 %). Ils sont sensiblement inférieurs aux coûts qui risqueraient de découler de la suppression ou de la révision à la baisse des contrôles internes dans ce domaine à haut risque.
Sur ce point, l’objectif fixé pour l’instrument est, d’une part, le maintien du niveau de risque de non-respect historique (taux d’erreur) et, d’autre part, de ramener à moins de 2 % le niveau d’erreur résiduel «net» global (sur une base pluriannuelle, après exécution de tous les contrôles et de toutes les corrections prévus sur les contrats clôturés). En cas de constat de faiblesses, des mesures correctrices ciblées seront appliquées afin de garantir des taux d’erreur minimaux.
2.3.Mesures de prévention des fraudes et irrégularités
Aucun changement fondamental n’est prévu dans les mesures visant à prévenir la fraude et les irrégularités, et l’expérience acquise par les services de la Commission et les acteurs chargés de la mise en œuvre dans le cadre des programmes précédents aidera à obtenir de meilleurs résultats à l’avenir. Le cadre de conformité se compose, entre autres, des grands éléments suivants:
Mesures de prévention
–Formation de base obligatoire, couvrant les questions liées à la fraude, dispensée aux personnes chargées de gérer l’aide et aux auditeurs;
–fourniture de conseils (y compris par internet), notamment dans le manuel des procédures existant, le manuel, le PRAG et la série d’outils de gestion financière (destinés aux partenaires chargés de la mise en œuvre);
–évaluation ex ante pour garantir que les autorités gérant les fonds dans le cadre d’une gestion conjointe et décentralisée ont mis en place des mesures antifraude appropriées pour prévenir et détecter la fraude dans la gestion des fonds de l’Union;
–réalisation d’une analyse ex ante des mécanismes de lutte contre la fraude disponibles dans le pays partenaire dans le cadre de l’évaluation du respect du critère d’admissibilité de la gestion des finances publiques pour l’octroi d’une aide budgétaire (participation active à la lutte contre la fraude et la corruption, autorités d’inspection adéquates, capacité judiciaire suffisante et mécanismes de réaction et de sanction efficaces);
–mécanismes antifraude efficaces pour prévenir et détecter la fraude, la corruption et d’autres activités illégales portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union, y compris les cyberattaques, en particulier en ce qui concerne de nouveaux instruments financiers, tels que le financement mixte, le financement non lié aux coûts (FNLC) et/ou les garanties budgétaires, à l’aide d’outils et de technologies numériques.
Mesures de détection et de correction
–suspension du financement de l’UE en cas de fraude grave, notamment de corruption à grande échelle, jusqu’à ce que les autorités aient pris les mesures adéquates pour corriger et prévenir ce type de fraude à l’avenir;
–système de détection rapide et d’exclusion (EDES);
–suspension/dénonciation du contrat;
–une procédure d'exclusion;
Les stratégies antifraude des services concernés, conformes aux objectifs et aux priorités de la stratégie antifraude de la Commission et du plan d’action correspondant, garantissent que les systèmes utilisés pour dépenser les fonds de l’UE dans les pays tiers permettent d’extraire des données pertinentes en vue d’alimenter l’évaluation et la gestion des risques de fraude (par exemple, double financement, inflation des coûts, procédures d’appel d’offres truquées, conflits d’intérêts, collusion); et, chaque fois que cela est nécessaire, des groupes de mise en réseau et des outils informatiques/numériques adéquats destinés à la détection précoce et à la prévention des risques de fraude et des cas de fraude liés au secteur de l’aide extérieure pourraient être mis en place.
3. INCIDENCE FINANCIÈRE ESTIMÉE DE LA PROPOSITION/DE L'INITIATIVE
3.1.Rubrique(s) du cadre financier pluriannuel et ligne(s) budgétaire(s) de dépenses concernée(s)
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Rubrique 3 du cadre financier pluriannuel – Le voisinage et le monde |
Ligne budgétaire |
Nature de la dépense |
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Numéro
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CD/CND |
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07 01 Dépenses d’appui pour le groupe «Europe dans le monde»
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CND |
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07 01 01 Dépenses d’appui pour Europe dans le monde, à l’exclusion de l’Ukraine |
CND |
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07 01 02 Dépenses d’appui pour le soutien à l’Ukraine |
CND |
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07 02 Pilier Europe |
CD |
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07 02 01 Élargissement – Préparation à l’adhésion |
CD |
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07 02 02 Voisinage oriental – Programmes |
CD |
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07 02 03 Europe occidentale – Programmes |
CD |
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07 02 04 Soutien à l’Ukraine |
CD |
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07 02 10 Europe – Besoins en matière de crise, de paix et de politique étrangère |
CD |
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07 02 11 Europe – Aide humanitaire |
CD |
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07 02 12 Europe – Résilience |
CD |
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07 02 13 Europe – Compétitivité |
CD |
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07 02 14 Europe – Subventions AMF |
CD |
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07 02 01 Europe – Provisionnement du fonds commun de provisionnement |
CD |
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07 02 30 Europe – Coopération territoriale et transfrontalière |
CD |
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07 03 Pilier Moyen-Orient, Afrique du Nord et Golfe |
CD |
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07 03 01 Moyen-Orient – Programmes |
CD |
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07 03 02 Afrique du Nord – Programmes |
CD |
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07 03 03 Golfe – Programmes |
CD |
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07 03 10 Moyen-Orient, Afrique du Nord et Golfe – Besoins en matière de crise, de paix et de politique étrangère |
CD |
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07 03 11 Moyen-Orient, Afrique du Nord et Golfe – Aide humanitaire |
CD |
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07 02 12 Moyen-Orient, Afrique du Nord et Golfe – Résilience |
CD |
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07 02 13 Moyen-Orient, Afrique du Nord et Golfe – Compétitivité |
CD |
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07 03 14 Moyen-Orient, Afrique du Nord et Golfe – Subventions AMF |
CD |
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07 03 20 Moyen-Orient, Afrique du Nord et Golfe – Provisionnement du fonds commun de provisionnement |
CD |
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07 03 30 Moyen-Orient, Afrique du Nord et Golfe – Coopération territoriale et transfrontalière |
CD |
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07 04 Pilier Afrique subsaharienne |
CD |
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07 04 01 Afrique de l’Ouest – Programmes |
CD |
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07 04 02 Programmes pour l’Afrique orientale et centrale |
CD |
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07 04 03 Afrique australe et océan Indien – Programmes |
CD |
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07 04 10 Afrique subsaharienne – Besoins en matière de crise, de paix et de politique étrangère |
CD |
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07 04 11 Afrique subsaharienne – Aide humanitaire |
CD |
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07 04 12 Afrique subsaharienne – Résilience |
CD |
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07 04 13 Afrique subsaharienne – Compétitivité |
CD |
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07 04 14 Afrique subsaharienne – Subventions AMF |
CD |
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07 04 20 Afrique subsaharienne – Provisionnement du fonds commun de provisionnement |
CD |
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07 05 12 Pilier Asie et Pacifique |
CD |
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07 05 01 Asie centrale – Programmes |
CD |
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07 05 02 Asie du Sud et de l’Est – Programmes |
CD |
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07 05 03 Pacifique – Programmes |
CD |
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07 05 10 Asie et Pacifique – Besoins en matière de crise, de paix et de politique étrangère |
CD |
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07 05 11 Asie et Pacifique – Aide humanitaire |
CD |
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07 05 12 Asie et Pacifique – Résilience |
CD |
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07 05 13 Asie et Pacifique – Compétitivité |
CD |
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07 05 14 Asie et Pacifique – Subventions AMF |
CD |
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07 05 20 70 Asie et Pacifique – Provisionnement du fonds commun de provisionnement |
CD |
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07 06 Pilier Amériques et Caraïbes |
CD |
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07 06 01 Amériques – Programmes |
CD |
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07 06 02 Caraïbes – Programmes |
CD |
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07 06 10 Amériques et Caraïbes – Besoins en matière de crise, de paix et de politique étrangère |
CD |
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07 06 11 Amériques et Caraïbes – Aide humanitaire |
CD |
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07 06 12 Amériques et Caraïbes – Résilience |
CD |
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07 06 13 Amériques et Caraïbes – Compétitivité |
CD |
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07 06 14 Amériques et Caraïbes – Subventions AMF |
CD |
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07 06 20 Amériques et Caraïbes – Provisionnement du fonds commun de provisionnement |
CD |
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07 07 Pilier Monde |
CD |
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07 07 01 Programmes mondiaux |
CD |
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07 07 10 Monde – Besoins en matière de crise, de paix et de politique étrangère |
CD |
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|
07 07 11 Monde – Aide humanitaire |
CD |
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07 07 12 Monde – Résilience |
CD |
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07 07 13 Monde – Compétitivité |
CD |
|
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07 08 Réserve pour les priorités et défis émergents |
CD |
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07 09 Achèvement des programmes antérieurs de l’action extérieure |
CD |
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07 09 99 Achèvement des actions antérieures |
CD |
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07 09 99 01 Achèvement des actions antérieures au titre de l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale |
CD |
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07 09 99 02 Achèvement des actions antérieures au titre de l’aide humanitaire |
CD |
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07 09 99 03 Achèvement des actions antérieures au titre de l’instrument d’aide de préadhésion |
CD |
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07 09 99 04 Achèvement des actions antérieures au titre de la facilité pour les réformes et la croissance en faveur des Balkans occidentaux |
CD |
|
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07 09 99 05 Achèvement des actions antérieures au titre de la facilité pour l’Ukraine |
CD |
[1] CD = crédits dissociés / CND = crédits non dissociés.
3.2.Incidence financière estimée de la proposition sur les crédits
3.2.1. Synthèse de l’incidence estimée sur les crédits opérationnels
– La proposition/l'initiative n'engendre pas l'utilisation de crédits opérationnels
– La proposition/l'initiative engendre l'utilisation de crédits opérationnels, comme expliqué ci-après:
3.2.1.1. Crédits issus du budget voté
En Mio EUR (à la 3e décimale)
|
Rubrique du cadre financier pluriannuel |
3 |
Le voisinage et le monde |
|
TOTAL CFP 2028-2034 |
|||
|
Crédits opérationnels |
|||
|
07 02 (pilier Europe) |
Engagements |
(1a) |
43,174 |
|
Paiements |
(2a) |
p.m. |
|
|
07 03 (pilier Moyen-Orient, Afrique du Nord et Golfe) |
Engagements |
(1b) |
42,934 |
|
Paiements |
(2b) |
p.m. |
|
|
07 04 (pilier Afrique subsaharienne) |
Engagements |
(1c) |
60,531 |
|
Paiements |
(2c) |
p.m. |
|
|
07 05 (pilier Asie et Pacifique) |
Engagements |
(1d) |
17,050 |
|
Paiements |
(2d) |
p.m. |
|
|
07 06 (Pilier Amériques et Caraïbes) |
Engagements |
(1e) |
9,144 |
|
Paiements |
(2e) |
p.m. |
|
|
07 07 (pilier Monde) |
Engagements |
(1f) |
12,668 |
|
Paiements |
(2f) |
p.m. |
|
|
07 08 (réserve pour les priorités et défis émergents) |
Engagements |
(1g) |
14,808 |
|
Paiements |
(2g) |
p.m. |
|
|
Crédits de nature administrative financés par l’enveloppe du programme |
|||
|
07 01 (dépenses d’appui pour le groupe «Europe dans le monde») |
(3) |
p.m. |
|
|
TOTAL des crédits |
Engagements |
= 1a + 1b + 1c + 1d + 1e + 1f + 1 g + 3 |
200,309 |
|
Paiements |
= 2a + 2b + 2c + 2d + 2e + 2f + +2 g + 3 |
p.m. |
|
Sur le total des crédits ci-dessus, un montant indicatif de 25 000 000 000 EUR sera consacré au financement d’actions d’aide humanitaire. Étant donné que l’aide humanitaire est un outil non programmable et axé sur les besoins, les dotations par pilier doivent être déterminées à un stade ultérieur, y compris dans le cadre de la procédure budgétaire annuelle.
|
TOTAL CFP 2028-2034 |
|||
|
TOTAL des crédits opérationnels |
Engagements |
(4) |
p.m. |
|
Paiements |
(5) |
p.m. |
|
|
TOTAL des crédits de nature administrative financés par l’enveloppe de certains programmes spécifiques |
(6) |
p.m. |
|
|
TOTAL des crédits sous LA RUBRIQUE 3 |
Engagements |
=4+6 |
200,309 |
|
du cadre financier pluriannuel |
Paiements |
=5+6 |
p.m. |
|
Rubrique du cadre financier pluriannuel |
4 |
«Dépenses administratives» |
||||||||||
|
DG: <…….> |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
TOTAL CFP 2028-2034 |
||||
|
2028 |
2029 |
2030 |
2031 |
2032 |
2033 |
2034 |
||||||
|
Ressources humaines |
424,786 |
424,786 |
424,786 |
424,786 |
424,786 |
424,786 |
424,786 |
2973,502 |
||||
|
Autres dépenses administratives |
81,177 |
81,177 |
81,177 |
81,177 |
81,177 |
81,177 |
81,177 |
568,242 |
||||
|
TOTAL DG <…….> |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
3541,744 |
||||
|
DG: <…….> |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
TOTAL CFP 2028-2034 |
||||
|
2028 |
2029 |
2030 |
2031 |
2032 |
2033 |
2034 |
||||||
|
Ressources humaines |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
||||
|
Autres dépenses administratives |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
||||
|
TOTAL DG <…….> |
Crédits |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|||
|
TOTAL des crédits pour la RUBRIQUE 4 du cadre financier pluriannuel |
(Total engagements = Total paiements) |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
3541,744 |
|||
En Mio EUR (à la 3e décimale)
|
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
TOTAL CFP 2028-2034 |
||
|
2028 |
2029 |
2030 |
2031 |
2032 |
2033 |
2034 |
|||
|
TOTAL des crédits pour les RUBRIQUES 1 à 4 |
Engagements |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
du cadre financier pluriannuel |
Paiements |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
3.2.1.2. Crédits issus de recettes affectées externes
En Mio EUR (à la 3e décimale)
|
Rubrique du cadre financier pluriannuel |
Numéro |
|
DG: <…….> |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
TOTAL CFP 2028-2034 |
|||||
|
2028 |
2029 |
2030 |
2031 |
2032 |
2033 |
2034 |
|||||||
|
Crédits opérationnels |
|||||||||||||
|
Ligne budgétaire |
Engagements |
(1a) |
0 |
||||||||||
|
Paiements |
(2a) |
0 |
|||||||||||
|
Ligne budgétaire |
Engagements |
(1b) |
0 |
||||||||||
|
Paiements |
(2b) |
|
|
|
|
|
|
0 |
|||||
|
Crédits de nature administrative financés par l’enveloppe de certains programmes spécifiques |
|||||||||||||
|
Ligne budgétaire |
(3) |
0 |
|||||||||||
|
TOTAL des crédits |
Engagements |
=1a+1b+3 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|||
|
pour la DG <…….> |
Paiements |
=2a+2b+3 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|||
|
|
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
TOTAL CFP 2028-2034 |
||
|
2028 |
2029 |
2030 |
2031 |
2032 |
2033 |
2034 |
||||
|
TOTAL des crédits opérationnels |
Engagements |
(4) |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
Paiements |
(5) |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
|
TOTAL des crédits de nature administrative financés par l’enveloppe de certains programmes spécifiques |
(6) |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
|
TOTAL des crédits pour la RUBRIQUE <….> |
Engagements |
=4+6 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
du cadre financier pluriannuel |
Paiements |
=5+6 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
Rubrique du cadre financier pluriannuel |
4 |
«Dépenses administratives» |
En Mio EUR (à la 3e décimale)
|
DG: <…….> |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
TOTAL CFP 2028-2034 |
|||
|
2028 |
2029 |
2030 |
2031 |
2032 |
2033 |
2034 |
|||||
|
Ressources humaines |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|||
|
Autres dépenses administratives |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|||
|
TOTAL DG <…….> |
Crédits |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
||
|
DG: <…….> |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
TOTAL CFP 2028-2024 |
|||
|
2028 |
2029 |
2030 |
2031 |
2032 |
2033 |
2034 |
|||||
|
Ressources humaines |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|||
|
Autres dépenses administratives |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|||
|
TOTAL DG <…….> |
Crédits |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
||
|
TOTAL des crédits pour la RUBRIQUE 4 du cadre financier pluriannuel |
(Total engagements = Total paiements) |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
||
En Mio EUR (à la 3e décimale)
|
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
TOTAL CFP 2028-2034 |
||
|
2028 |
2029 |
2030 |
2031 |
2032 |
2033 |
2034 |
|||
|
TOTAL des crédits pour les RUBRIQUES 1 à 7 |
Engagements |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
du cadre financier pluriannuel |
Paiements |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
3.2.3. Synthèse de l’incidence estimée sur les crédits administratifs
– La proposition/l’initiative n’engendre pas l’utilisation de crédits de nature administrative.
– La proposition/l’initiative engendre l’utilisation de crédits de nature administrative, comme expliqué ci-après:
3.2.3.1. Crédits issus du budget voté
|
CRÉDITS VOTÉS |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
TOTAL 2028-2034 |
|
2028 |
2029 |
2030 |
2031 |
2032 |
2033 |
2034 |
||
|
RUBRIQUE 4 |
||||||||
|
Ressources humaines |
424,786 |
424,786 |
424,786 |
424,786 |
424,786 |
424,786 |
424,786 |
2973502 |
|
Autres dépenses administratives |
81,177 |
81,177 |
81,177 |
81,177 |
81,177 |
81,177 |
81,177 |
568,242 |
|
Sous-total RUBRIQUE 4 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
3541744 |
|
Hors RUBRIQUE 4 |
||||||||
|
Ressources humaines |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
3174402 |
|
Autres dépenses de nature administrative |
p.m. |
p.m. |
p.m. |
p.m. |
p.m. |
p.m. |
p.m. |
p.m. |
|
Sous-total hors RUBRIQUE 4 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
3174402 |
|
TOTAL |
959,449 |
959,449 |
959,449 |
959,449 |
959,449 |
959,449 |
959,449 |
6716146 |
3.2.3.3. Total des crédits
|
TOTAL
|
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
TOTAL 2028-2034 |
|||
|
2028 |
2029 |
2030 |
2031 |
2032 |
2033 |
2034 |
|||||
|
RUBRIQUE 4 |
|||||||||||
|
Ressources humaines |
424,786 |
424,786 |
424,786 |
424,786 |
424,786 |
424,786 |
424,786 |
2973502 |
|||
|
Autres dépenses administratives |
81,177 |
81,177 |
81,177 |
81,177 |
81,177 |
81,177 |
81,177 |
568,242 |
|||
|
Sous-total RUBRIQUE 4 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
505,963 |
3541744 |
|||
|
Hors RUBRIQUE 4 |
|||||||||||
|
Ressources humaines |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
3174402 |
|||
|
Autres dépenses de nature administrative |
0,000 |
0,000 |
0,000 |
0,000 |
0,000 |
0,000 |
0,000 |
0,000 |
|||
|
Sous-total hors RUBRIQUE 4 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
453,486 |
3174402 |
|||
|
TOTAL |
959,449 |
959,449 |
959,449 |
959,449 |
959,449 |
959,449 |
959,449 |
6716146 |
|||
Les besoins en crédits pour les ressources humaines et les autres dépenses de nature administrative seront couverts par les crédits de la DG déjà affectés à la gestion de l’action et/ou redéployés en interne au sein de la DG, complétés le cas échéant par toute dotation additionnelle qui pourrait être allouée à la DG gestionnaire dans le cadre de la procédure d’allocation annuelle et compte tenu des contraintes budgétaires existantes.
3.2.4. Besoins estimés en ressources humaines
– La proposition/l’initiative n’engendre pas l’utilisation de ressources humaines.
– La proposition/l’initiative engendre l’utilisation de ressources humaines, comme expliqué ci-après:
3.2.4.1. Financement sur le budget voté
Estimation à exprimer en équivalents temps plein (ETP)
|
CRÉDITS VOTÉS |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
|
|
2028 |
2029 |
2030 |
2031 |
2032 |
2033 |
2034 |
||
|
Emplois du tableau des effectifs (fonctionnaires et agents temporaires) |
||||||||
|
20 01 02 01 (Au siège et dans les bureaux de représentation de la Commission) |
1347 |
1347 |
1347 |
1347 |
1347 |
1347 |
1347 |
|
|
20 01 02 03 (Délégations de l’UE) |
469 |
469 |
469 |
469 |
469 |
469 |
469 |
|
|
01 01 01 01 (Recherche indirecte) |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
|
01 01 01 11 (Recherche directe) |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
|
Autres lignes budgétaires (à préciser) |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
|
• Personnel externe (en ETP) |
||||||||
|
20 02 01 (AC, END de l’«enveloppe globale») |
208 |
208 |
208 |
208 |
208 |
208 |
208 |
|
|
20 02 03 (AC, AL, END et JPD dans les délégations de l’UE) |
42 |
42 |
42 |
42 |
42 |
42 |
42 |
|
|
d’appui administratif |
- au siège |
786 |
786 |
786 |
786 |
786 |
786 |
786 |
|
[XX.01.YY.YY] |
- dans les délégations de l’UE |
2580 |
2580 |
2580 |
2580 |
2580 |
2580 |
2580 |
|
01 01 01 02 (AC, END - Recherche indirecte) |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
|
01 01 01 12 (AC, END - Recherche directe) |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
|
Autres lignes budgétaires (à préciser) - Rubrique 4 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
|
Autres lignes budgétaires (à préciser) - Hors rubrique 4 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
|
TOTAL |
5432 |
5432 |
5432 |
5432 |
5432 |
5432 |
5432 |
|
3.2.4.3. Total des besoins en ressources humaines
|
TOTAL CRÉDITS VOTÉS + RECETTES AFFECTÉES EXTERNES |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
|
|
2028 |
2029 |
2030 |
2031 |
2032 |
2033 |
2034 |
||
|
Emplois du tableau des effectifs (fonctionnaires et agents temporaires) |
||||||||
|
20 01 02 01 (Au siège et dans les bureaux de représentation de la Commission) |
1347 |
1347 |
1347 |
1347 |
1347 |
1347 |
1347 |
|
|
20 01 02 03 (Délégations de l’UE) |
469 |
469 |
469 |
469 |
469 |
469 |
469 |
|
|
01 01 01 01 (Recherche indirecte) |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
|
01 01 01 11 (Recherche directe) |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
|
Autres lignes budgétaires (à préciser) |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
|
• Personnel externe (en équivalents temps plein) |
||||||||
|
20 02 01 (AC, END de l’«enveloppe globale») |
208 |
208 |
208 |
208 |
208 |
208 |
208 |
|
|
20 02 03 (AC, AL, END et JPD dans les délégations de l’UE) |
42 |
42 |
42 |
42 |
42 |
42 |
42 |
|
|
d’appui administratif |
- au siège |
786 |
786 |
786 |
786 |
786 |
786 |
786 |
|
[XX.01.YY.YY] |
- dans les délégations de l’UE |
2580 |
2580 |
2580 |
2580 |
2580 |
2580 |
2580 |
|
01 01 01 02 (AC, END - Recherche indirecte) |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
|
01 01 01 12 (AC, END - Recherche directe) |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
|
Autres lignes budgétaires (à préciser) - Rubrique 7 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
|
Autres lignes budgétaires (à préciser) - Hors rubrique 7 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
|
TOTAL |
5432 |
5432 |
5432 |
5432 |
5432 |
5432 |
5432 |
|
Personnel nécessaire à la mise en œuvre de la proposition (en ETP):
|
|
À couvrir par le personnel actuellement disponible dans les services de la Commission |
Personnel supplémentaire exceptionnel |
||
|
À financer sur la rubrique 4 ou la recherche |
À financer sur la ligne BA |
À financer sur les redevances |
||
|
Emplois du tableau des effectifs |
1675 |
141 |
s.o. |
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Personnel externe (AC, END, INT) |
3302 |
- |
314 |
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Description des tâches à effectuer par:
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les fonctionnaires et agents temporaires |
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le personnel externe |
3.2.5. Vue d’ensemble de l’incidence estimée sur les investissements liés aux technologies numériques
Obligatoire: il convient d’indiquer dans le tableau figurant ci-dessous la meilleure estimation des investissements liés aux technologies numériques découlant de la proposition/de l’initiative.
À titre exceptionnel, lorsque la mise en œuvre de la proposition/de l’initiative l’exige, les crédits de la rubrique 4 doivent être présentés sur la ligne spécifique.
Les crédits des rubriques 1-3 doivent être présentés comme des «Dépenses pour les systèmes informatiques soutenant une politique consacrées aux programmes opérationnels». Ces dépenses correspondent au budget opérationnel à affecter à la réutilisation/à l’achat/au développement de plateformes et d’outils informatiques directement liés à la mise en œuvre de l’initiative et aux investissements qui y sont associés (par exemple, licences, études, stockage de données, etc.). Les informations figurant dans ce tableau doivent être cohérentes avec les données détaillées présentées à la section 4 «Dimensions numériques».
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TOTAL des crédits numériques et informatiques |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
TOTAL CFP 2028-2034 |
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2028 |
2029 |
2030 |
2031 |
2032 |
2033 |
2034 |
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RUBRIQUE 4 |
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Dépenses informatiques* (institutionnelles) |
44,542 |
44,542 |
44,542 |
44,542 |
44,542 |
44,542 |
44,542 |
311,797 |
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Sous-total RUBRIQUE 4 |
44,542 |
44,542 |
44,542 |
44,542 |
44,542 |
44,542 |
44,542 |
311,797 |
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Hors RUBRIQUE 4 |
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Dépenses pour les systèmes informatiques soutenant une politique consacrées aux programmes opérationnels |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
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Sous-total hors RUBRIQUE 4 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
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TOTAL |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
Les dépenses informatiques institutionnelles relevant de la rubrique 4 sont calculées en multipliant les ETP par 8 200 EUR par ETP.
3.2.6. Compatibilité avec le cadre financier pluriannuel actuel
La proposition/l’initiative:
– peut être intégralement financée par voie de redéploiement au sein de la rubrique concernée du cadre financier pluriannuel (CFP).
– nécessite l’utilisation de la marge non allouée sous la rubrique correspondante du CFP et/ou le recours aux instruments spéciaux comme le prévoit le règlement CFP.
– nécessite une révision du CFP.
3.2.7. Participation de tiers au financement
La proposition/l’initiative:
– ne prévoit pas de cofinancement par des tierces parties
– prévoit le cofinancement par des tierces parties estimé ci‑après:
Crédits en Mio EUR (à la 3e décimale)
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Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Année |
Total |
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2028 |
2029 |
2030 |
2031 |
2032 |
2033 |
2034 |
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Préciser l'organisme de cofinancement |
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TOTAL crédits cofinancés |
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[1] Les réalisations se réfèrent aux produits et services qui seront fournis (par exemple: nombre d’échanges d’étudiants financés, nombre de km de routes construites, etc.).
[2] Tel que décrit dans la section 1.3.2. «Objectif(s) spécifique(s)».
3.3.Incidence estimée sur les recettes
4.Dimensions numériques
4.1.Exigences pertinentes en matière numérique
4.2.Données
4.3.Solutions numériques
4.4.Évaluation de l’interopérabilité
4.5.Mesures de soutien de la mise en œuvre numérique
COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 16.7.2025
COM(2025) 551 final
ANNEXES
de la
proposition de
RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL
établissant «Europe dans le monde»
{SEC(2025) 548 final} - {SWD(2025) 552 final} - {SWD(2025) 553 final}
ANNEXE I — Liste des pays et territoires
Annexe I.A — Europe
Élargissement et voisinage Est
Arménie
Azerbaïdjan
Bosnie-Herzégovine
Géorgie
Islande
Kosovo 1*
Monténégro
République d’Albanie
République de Moldavie
République de Macédoine du Nord
République de Serbie
République de Turquie
Ukraine
Le soutien de l’Union dans cette zone peut également bénéficier à la société civile indépendante et aux médias libres et indépendants russes/biélorusses, dans le plein respect des mesures restrictives de l’Union.
Autres pays d’Europe
Principauté d’Andorre
Principauté de Liechtenstein
Principauté de Monaco
Royaume de Norvège
République de Saint-Marin
Confédération suisse
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord
État de la Cité du Vatican
Annexe I.B — Moyen-Orient, Afrique du Nord et Golfe
Voisinage Sud
Algérie
Égypte
Israël
Jordanie
Liban
Libye
Maroc
Territoire palestinien occupé
Syrie
Tunisie
Autres pays
Bahreïn
Iran
Iraq
Koweït
Oman
Qatar
Arabie saoudite
Émirats arabes unis
Yémen
Annexe I.C — Afrique subsaharienne
Angola
Bénin
Botswana
Burkina
Burundi
Cabo Verde
Cameroun
République centrafricaine
Tchad
Comores
Congo
Côte d’Ivoire
République démocratique du Congo
Djibouti
Guinée équatoriale
Érythrée
Eswatini
Éthiopie
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée
Guinée-Bissau
Kenya
Lesotho
Liberia
Madagascar
Malawi
Mali
Mauritanie
Maurice
Mozambique
Namibie
Niger
Nigeria
Rwanda
Sao Tomé-et-Principe
Sénégal
Seychelles
Sierra Leone
Somalie
Afrique du Sud
Soudan du Sud
Soudan
Tanzanie
Togo
Ouganda
Zambie
Zimbabwe
Annexe I.D — Asie et Pacifique
Afghanistan
Australie
Bangladesh
Brunei Darussalam
Bhoutan
Cambodge
Chine (République populaire de)
Îles Cook
République populaire démocratique de Corée
Fidji
Inde
Indonésie
Japon
Kazakhstan
Kiribati
Kirghizstan
République démocratique populaire lao
Malaisie
Maldives
Îles Marshall
Micronésie (États fédérés de)
Mongolie
Myanmar/Birmanie
Nauru
Népal
Nouvelle-Zélande
Niue
Pakistan
Palaos
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Philippines
Samoa
Singapour
Îles Salomon
Corée du Sud
Sri Lanka
Taïwan 2
Tadjikistan
Thaïlande
Timor-Oriental
Tonga
Turkménistan
Tuvalu
Ouzbékistan
Vanuatu
Viêt Nam
Annexe I.E — Amériques et Caraïbes
Antigua-et-Barbuda
Argentine
Bahamas
Barbade
Belize
Bolivie
Brésil
Canada
Chili
Colombie
Costa Rica
Cuba
Dominique
République dominicaine
Équateur
El Salvador
Grenade
Guatemala
Guyana
Haïti
Honduras
Jamaïque
Mexique
Nicaragua
Panama
Paraguay
Pérou
Saint-Christophe-et-Niévès
Sainte-Lucie
Saint-Vincent-et-les-Grenadines
Suriname
Trinité-et-Tobago
États-Unis d’Amérique
Uruguay
Venezuela
ANNEXE II — Objectifs spécifiques
Annexe II.A — Europe
(1)Préparer les pays candidats et candidats potentiels à l’adhésion à l’Union:
a)soutenir le processus d’élargissement en accélérant l’alignement sur les valeurs, les lois, les règles, les normes, les politiques et les pratiques de l’Union (l’«acquis») par l’adoption et la mise en œuvre de réformes en vue d’une future adhésion à l’Union et par le processus d’intégration progressive;
b)renforcer les fondamentaux du processus d’élargissement conformément au cadre général pour l’élargissement y compris la démocratie, l’état de droit, les critères économiques, la réforme de l’administration publique, l’indépendance et l’efficacité du système judiciaire, les droits fondamentaux, les marchés publics, les statistiques et le contrôle financier, la justice, la liberté et la sécurité;
c)soutenir la lutte contre la criminalité organisée, renforcer efficacement la gestion des migrations, lutter contre la migration irrégulière, soutenir l’alignement de la politique en matière de visas ainsi que la gestion efficace des frontières et, le cas échéant, la préparation à l’adhésion à Schengen;
d)favoriser l’intégration économique régionale et l’intégration progressive dans le marché unique de l’Union en vue d’améliorer les relations de voisinage, d’apprécier positivement l’intégration avec l’Union et de réduire les dépendances stratégiques des bénéficiaires et de l’Union;
e)accélérer la convergence socio-économique et réglementaire des pays candidats et candidats potentiels avec l’Union ainsi que leur transition vers des économies capables de résister aux pressions concurrentielles du marché unique de l’Union, notamment grâce à l’augmentation des flux commerciaux et d’investissement, à des chaînes de valeur résilientes et durables créant des emplois décents, et à la transition vers une économie numérique et fondée sur l’IA;
f)accélérer l’alignement des pays candidats et candidats potentiels sur les normes climatiques et environnementales de l’Union et soutenir leur mise en œuvre;
g)renforcer l’efficacité de l’administration publique, développer les capacités locales et investir dans le personnel administratif des pays bénéficiaires; soutenir la transparence, l’obligation de rendre compte, les réformes structurelles et la bonne gouvernance à tous les niveaux, y compris par la prévention de la corruption et le renforcement de l’engagement des autorités publiques auprès des acteurs de la société civile; améliorer les systèmes de contrôle nationaux en vue de l’adhésion, notamment en ce qui concerne leurs pouvoirs de contrôle et d’enquête sur la distribution des fonds publics et l’accès à ceux-ci, ainsi que dans les domaines de la gestion des finances publiques, des marchés publics et du contrôle des aides d’État;
h)soutenir la cohésion territoriale, la coopération transfrontière par-delà les frontières terrestres et maritimes, en mettant l’accent sur les connexions de transport le long du réseau transeuropéen de transport étendu aux pays voisins, comme défini dans le règlement (UE) 2024/1679 relatif au RTE-T, ainsi que sur l’agriculture et le développement rural;
i)progresser vers un alignement complet des pays candidats et candidats potentiels sur la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union, y compris les mesures restrictives de l’Union;
j)renforcer les capacités en matière de communication stratégique, notamment pour garantir le soutien et la compréhension du public à l’égard des valeurs de l’Union ainsi que des avantages et des obligations d’une éventuelle adhésion à l’Union, tout en luttant contre la manipulation de l’information, l’ingérence et la désinformation étrangères.
(2)Établir des partenariats mutuellement bénéfiques avec les partenaires de l’Union, y compris les pays candidats et candidats potentiels, contribuant aux intérêts stratégiques de l’Union et promouvant les valeurs de l’Union ainsi qu’une Europe pacifique, stable, forte et unie:
a)promouvoir un partenariat renforcé entre l’Union et les pays partenaires européens, ainsi qu’entre les pays partenaires;
b)soutenir la mise en œuvre des accords d’association ou d’autres accords existants et futurs afin de soutenir la conclusion et la mise en œuvre de partenariats globaux, y compris en apportant un soutien financier conditionné à la réalisation des résultats fixés dans les plans pertinents fondés sur les performances;
c)renforcer l’état de droit, y compris la lutte contre la corruption et la prévention en la matière, ainsi que le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, notamment en luttant contre la discrimination, en promouvant l’égalité entre les hommes et les femmes ainsi que les droits et l’autonomisation des femmes et des filles et en prévenant et en combattant la violence à l’égard des femmes et la violence domestique; faciliter la coopération judiciaire, promouvoir les droits des enfants, les droits des personnes handicapées et l’accessibilité, renforcer les droits des victimes de la criminalité et contribuer au renforcement de la démocratie et de la stabilité politique;
d)favoriser les relations de bon voisinage, la réconciliation et le règlement des différends, et promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité;
e)se préparer et réagir efficacement aux situations de crise, de crise émergente et d’après-crise; soutenir la paix, la stabilité et la prévention des conflits;
f)renforcer la stabilité et la sécurité; renforcer la coopération avec les institutions judiciaires et répressives en matière de lutte contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée, le financement du terrorisme et de la criminalité organisée et contre le blanchiment des capitaux, la radicalisation et l’extrémisme violent, les cybermenaces et contre l’impunité et la corruption;
g)favoriser la coopération économique régionale et, le cas échéant, une appréciation positive de l’intégration avec l’Union et réduire les dépendances stratégiques de l’Union et des pays partenaires, y compris en ce qui concerne l’énergie, les matières premières critiques et les intrants, ainsi que la sécurité sanitaire;
h)soutenir une croissance durable et inclusive, l’engagement du secteur privé, le commerce et les investissements dans les infrastructures essentielles ainsi que dans la recherche et l’innovation; faire progresser la transition numérique afin de libérer des possibilités sociétales et économiques tant dans le secteur privé que dans le secteur public; favoriser le développement des compétences et les emplois décents;
i)promouvoir l’inclusion sociale et culturelle par-delà les frontières, préserver et promouvoir le patrimoine culturel et naturel, en apportant un soutien aux secteurs et industries de la culture et de la création, et au sport;
j)favoriser l’utilisation de la monnaie unique de l’Union pour le commerce, les services financiers et les investissements dans la région et en ce qui concerne l’Union;
k)contribuer à la résilience des pays partenaires et soutenir et renforcer les actions relatives au lien entre l’aide humanitaire, le développement et la paix, aux problèmes de fragilité, aux besoins de reconstruction ainsi qu’aux crises de la balance des paiements;
l)soutenir la compétitivité de l’Union et répondre avec souplesse aux défis et aux perspectives économiques;
m)développer l’économie et la société numériques, en mettant particulièrement l’accent sur le soutien au déploiement d’infrastructures numériques sûres et fiables, développer les économies des données et de l’IA en appuyant la création de fabriques d’IA et en façonnant l’IA de manière à préserver les valeurs démocratiques et à protéger la diversité culturelle, promouvoir les infrastructures publiques numériques et les solutions de gouvernance en ligne pertinentes, comme les cadres d’identité numérique préservant la vie privée, et renforcer les capacités en matière de cybersécurité et de cyberdéfense;
n)favoriser la transition énergétique et promouvoir la sécurité énergétique; investir dans la connectivité énergétique et les énergies renouvelables; promouvoir l’utilisation de sources d’énergie propres dans l’industrie et les transports; promouvoir l’intégration de la chaîne de valeur de l’Union;
o)renforcer la protection de l’environnement, accroître la résilience au changement climatique, accélérer la transition vers une économie neutre pour le climat, positive, respectueuse de la biodiversité, durable, verte, bleue et circulaire, et renforcer la lutte contre la criminalité environnementale;
p)renforcer le développement économique et social et l’inclusion, en accordant une attention particulière aux femmes, aux enfants et aux jeunes, notamment en prévenant la fuite des cerveaux, en soutenant les communautés vulnérables, en promouvant l’égalité, l’inclusion culturelle, une éducation, une formation, une reconversion et un perfectionnement professionnels de qualité ainsi qu’en soutenant les politiques de l’emploi, les droits des travailleurs et des systèmes de protection sociale efficaces;
q)renforcer les partenariats en matière de migration et de mobilité bien gérées et sûres au moyen de discussions structurées sur la migration et, le cas échéant et pour autant que les conditions d’une mobilité bien gérée et sûre soient réunies, élaborer et soutenir la mise en œuvre des régimes d’exemption de visa existants, des dialogues sur la libéralisation du régime des visas et des accords et arrangements bilatéraux ou régionaux avec des pays partenaires;
r)favoriser la mise en place de partenariats interpersonnels fondés sur des intérêts communs et promouvoir la collaboration dans les domaines de l’éducation, de la culture, du sport, de la recherche et de l’innovation, ainsi que la mobilité mutuellement bénéfique des personnes;
s)donner des moyens d’action à la société civile et renforcer ses capacités en matière de suivi de la mise en œuvre des réformes, soutenir la création d’un environnement favorable aux organisations de la société civile, promouvoir et renforcer le pluralisme, l’indépendance et le professionnalisme d’une presse libre et indépendante, ainsi que renforcer la littératie numérique et médiatique;
t)contribuer à atténuer les difficultés induites par la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et les tentatives de déstabilisation des pays partenaires, lutter contre la désinformation, les menaces hybrides et la manipulation de l’information et l’ingérence étrangères, en particulier par la Russie, contre la souveraineté, les processus et institutions démocratiques des pays partenaires, ainsi que contre l’Union et ses valeurs;
u)renforcer la sensibilisation, la compréhension et la perception de l’Union européenne dans les pays partenaires au moyen d’une communication stratégique.
(3) Soutenir l’Ukraine à la lumière des conséquences de la guerre d’agression menée par la Russie:
a)contribuer au maintien de la stabilité macrofinancière de l’Ukraine et réduire les contraintes de financement externe et interne pour assurer la continuité du fonctionnement de l’État ukrainien;
b)soutenir le redressement, la reconstruction et la modernisation de l’Ukraine, conformément à sa trajectoire d’adhésion, en s’attaquant aux conséquences sociales, économiques, sécuritaires et environnementales de la guerre d’agression menée par la Russie en Ukraine et en contribuant à la reconstruction d’infrastructures vitales, y compris dans les domaines de l’énergie, des transports et du numérique, et ainsi contribuer à la cohésion sociale, à la résilience et au redressement après la guerre d’une société ukrainienne libre et dynamique sur le plan culturel, notamment en soutenant la culture et le patrimoine culturel et en créant les conditions sociales et économiques permettant aux personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et aux personnes bénéficiant d’une protection temporaire de retourner en Ukraine dès que les conditions le permettront, et en réintégrant la population des anciens combattants;
c)soutenir les efforts visant à déterminer les responsabilités dans le contexte de la guerre d’agression menée par la Russie, notamment en apportant une assistance aux enquêtes et aux poursuites relatives aux crimes internationaux commis en Ukraine et contre ce pays, en particulier en ce qui concerne le crime d’agression, ainsi qu’aux mécanismes de justice transitionnelle et de responsabilisation, y compris le Tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine.
Annexe II: B — Moyen-Orient, Afrique du Nord et Golfe
(1)Renforcer les partenariats stratégiques aux niveaux régional et national:
a)approfondir les partenariats avec le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et les régions du Golfe grâce à un engagement politique plus fort et en vue de parvenir à un espace commun de paix, de prospérité et de stabilité dans la région méditerranéenne;
b)mettre en place des partenariats sur mesure mutuellement bénéfiques, y compris au moyen d’accords bilatéraux formels et de dialogues bilatéraux et régionaux, en s’appuyant sur l’influence de l’Union et sur son appropriation au niveau local, contribuant aux intérêts stratégiques de l’Union et promouvant les valeurs de l’Union;
c)soutenir la mise en œuvre des accords d’association ou d’autres accords existants et futurs et des documents arrêtés d’un commun accord avec les pays du voisinage Sud énumérés à l’annexe I;
d)renforcer la sensibilisation, la compréhension et la perception de l’Union européenne dans les pays partenaires au moyen d’une communication stratégique.
(2)Renforcer la sécurité, la paix, la résilience, la reconstruction et la préparation:
a)soutenir et promouvoir la paix, la stabilité, la sécurité, la réaction aux crises, la prévention des conflits, la stabilisation, la médiation, la transition politique et les efforts de réconciliation;
b)soutenir les besoins liés au redressement socio-économique, à la réhabilitation et à la reconstruction après un conflit;
c)contribuer à la résilience des pays partenaires et soutenir et renforcer les actions relatives au lien entre l’aide humanitaire, le développement et la paix, aux problèmes de fragilité, aux besoins de reconstruction ainsi qu’aux crises de la balance des paiements;
d)soutenir la sécurité dans des domaines d’intérêt commun, tels que la sécurité sanitaire, la sûreté maritime, la lutte contre la criminalité organisée, la lutte contre le terrorisme, la cybersécurité et le renforcement des cybercapacités;
e)renforcer la coopération en ce qui concerne la lutte contre le financement du terrorisme et de la criminalité organisée et contre le blanchiment des capitaux, la coopération judiciaire, la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent, les menaces hybrides et les cybermenaces, la lutte contre l’impunité, la corruption, la criminalité organisée et les services répressifs;
f)contribuer à prévenir le contournement des mesures restrictives de l’Union.
(3)Promouvoir et protéger la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme, la bonne gouvernance, le développement humain et les relations interpersonnelles:
a)renforcer les institutions publiques et les systèmes de gouvernance économique/démocratique, notamment par la surveillance, l’application des lois et la prévention de la corruption et de l’ingérence étrangère et la lutte contre celles-ci; soutenir l’efficacité des finances publiques, la transparence et l’obligation de rendre des comptes;
b)préserver l’espace dévolu à la société civile, aux acteurs civiques et non étatiques et aux médias indépendants; soutenir la lutte contre la manipulation de l’information et l’ingérence étrangères, en soutenant les capacités locales et régionales en matière de protection des droits de l’homme, y compris les institutions nationales de défense des droits de l’homme;
c)protéger et promouvoir les droits de l’homme, l’égalité entre les hommes et les femmes, les droits des enfants, les droits des personnes handicapées et lutter contre le travail des enfants et la discrimination, quel qu’en soit le motif;
d)améliorer la qualité et la pertinence de l’éducation, de la santé et de l’accès aux produits de santé et aux systèmes de protection sociale; favoriser la couverture sanitaire universelle;
e)favoriser la mise en place de partenariats interpersonnels fondés sur des intérêts communs et renforcer le développement des compétences par la coopération dans les domaines de l’éducation, de la jeunesse, de la recherche et de l’innovation;
f)donner aux jeunes les moyens d’agir, créer des emplois décents, soutenir la création d’un espace commun d’apprentissage, relier les compétences, l’enseignement et la formation professionnels, l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation;
g)promouvoir la compréhension mutuelle par la culture, les médias, le sport et le tourisme;
h)promouvoir le rôle de la culture et du dialogue interculturel, la diversité culturelle sous toutes ses formes, la mobilité et renforcer la coopération en matière de préservation, de conservation et de mise en valeur du patrimoine culturel.
(4)Soutenir une croissance inclusive et durable, le commerce et les investissements dans les infrastructures clés:
a)soutenir la politique commerciale de l’Union et les accords de commerce et d’investissement ainsi que leur mise en œuvre;
b)créer les conditions de la participation des entreprises de l’UE aux marchés régionaux en supprimant les obstacles et en réduisant les risques en soutenant les changements réglementaires;
c)promouvoir les possibilités commerciales et d’investissement (y compris pour les entreprises de l’Union européenne), le développement du secteur privé, la convergence réglementaire avec les normes de l’Union, l’intégration économique ainsi que les chaînes de valeur durables locales et régionales et la diversification;
d)améliorer les capacités de production et d’exportation des matières premières critiques et des intrants de la région;
e)faire progresser la transition numérique afin de libérer des possibilités sociétales et économiques tant dans le secteur privé que dans le secteur public; promouvoir des infrastructures numériques sûres et fiables pour soutenir les évolutions futures des secteurs économiques et critiques clés; développer les économies des données et de l’IA, notamment en soutenant les écosystèmes d’innovation dans le domaine de l’IA; soutenir les actions visant à réduire la fracture numérique et à garantir des solutions de connectivité numérique accessibles, abordables, inclusives et sûres;
f)favoriser l’utilisation de la monnaie unique de l’Union pour le commerce, les services financiers et les investissements dans la région et en ce qui concerne l’Union;
g)renforcer la durabilité des transports routiers et maritimes et des ports; promouvoir une mobilité intelligente et durable, en soutenant l’adoption de carburants durables pour les transports;
h)favoriser la transition énergétique et promouvoir la sécurité énergétique; investir dans la connectivité énergétique et les énergies renouvelables; promouvoir l’intégration de la chaîne de valeur de l’Union avec les chaînes industrielles résilientes de technologies propres des pays partenaires;
i)soutenir la compétitivité et la stabilité de l’Union et répondre avec souplesse aux défis et aux perspectives économiques.
(5)Promouvoir des écosystèmes sains et lutter contre le changement climatique:
a)renforcer les capacités d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de ses effets; contribuer à promouvoir les investissements à l’épreuve du changement climatique;
b)développer une économie verte et bleue durable; soutenir la transition vers des modèles économiques circulaires, économes en ressources et à faibles émissions et promouvoir le développement de chaînes de valeur et de production durables, en soutenant les projets relatifs à l’hydrogène vert;
c)assurer la protection et la conservation de l’environnement et de la biodiversité et assurer la restauration et la gestion durable des écosystèmes, y compris des systèmes aquatiques, des terres, des forêts et des océans; promouvoir la lutte contre la pollution et encourager la conservation de la biodiversité, la pêche durable et la transition vers des systèmes alimentaires durables, en mettant l’accent sur une approche associant l’eau, l’énergie et les écosystèmes alimentaires; promouvoir des solutions fondées sur la nature, en particulier pour les infrastructures durables et le développement de villes vertes et intelligentes.
(6)Renforcer la coopération sur tous les aspects de la migration, de la mobilité et des déplacements forcés:
a)renforcer la coopération sur tous les aspects de la migration et des déplacements forcés, notamment par l’intermédiaire des agences de l’UE; renforcer les partenariats locaux et internationaux en matière de migration et de déplacements forcés le long des principales routes migratoires;
b)renforcer tous les aspects de la gouvernance en matière de migration et d’asile; améliorer la gestion des frontières, y compris la qualité des documents de voyage et des systèmes de visas; renforcer la lutte contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains, et encourager la coopération en faveur d’un retour, d’une réadmission et d’une réintégration sûrs, dignes et durables des migrants; s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière et des déplacements forcés;
c)soutenir une approche globale et la mise en œuvre de la migration légale et de la mobilité, y compris au moyen de partenariats et d’échanges mutuellement bénéfiques pour les talents, dans le respect des compétences des États membres;
d)contribuer à la fourniture d’une protection internationale, y compris l’accès à la réinstallation et à des voies complémentaires, et soutenir les réfugiés, les migrants, les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, les communautés d’accueil et les pays qui accueillent d’importantes populations réfugiées ou déplacées.
Annexe II.C — Afrique subsaharienne
(1)Soutenir une croissance inclusive et durable, promouvoir la connectivité, le commerce et des emplois décents:
a)soutenir des infrastructures et une connectivité durables, sûres, sécurisées et résilientes, notamment en renforçant la durabilité et la sécurité des transports routiers, ferroviaires, aériens et maritimes, et promouvoir une mobilité intelligente, inclusive et durable, ainsi que l’adoption de carburants durables pour les transports;
b)renforcer l’économie numérique et spatiale, soutenir les actions visant à réduire la fracture numérique, promouvoir des infrastructures numériques sûres et fiables, encourager une gouvernance numérique centrée sur l’humain, y compris le développement de systèmes modernes de gestion et de protection des données pour des flux de données sûrs, développer les économies des données et de l’IA, notamment en soutenant les écosystèmes d’innovation dans le domaine de l’IA; soutenir la cybersécurité et le renforcement des capacités en matière de cybersécurité;
c)favoriser la transition énergétique et promouvoir la sécurité énergétique; investir dans la connectivité énergétique et les énergies renouvelables; promouvoir l’utilisation de sources d’énergie propres dans l’industrie et les transports; favoriser l’accès à l’énergie et l’efficacité énergétique;
d)promouvoir les possibilités commerciales, d’investissement et pour les entreprises (y compris pour les entreprises de l’Union européenne), le développement du secteur privé, la convergence réglementaire avec les normes de l’Union, l’intégration économique, la diversification des chaînes d’approvisionnement et le développement de chaînes de valeur durables locales et régionales;
e)soutenir la politique commerciale et les accords commerciaux de l’Union ainsi que leur mise en œuvre;
f)améliorer la capacité de la région à produire et exporter de manière durable des matières premières et des intrants critiques;
g)promouvoir le développement du secteur privé et améliorer l’environnement des entreprises afin d’attirer les investissements et de favoriser la création d’emplois décents;
h)favoriser le développement des compétences et les emplois décents, ainsi que la recherche et l’innovation;
i)soutenir la compétitivité de l’Union et répondre avec souplesse aux défis et aux perspectives économiques;
j)favoriser l’utilisation de la monnaie unique de l’Union pour le commerce, les services financiers et les investissements dans la région et en ce qui concerne l’Union.
(2)Lutter contre le changement climatique, protéger l’environnement et la biodiversité:
a)soutenir l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci, la préparation aux catastrophes et la réduction des risques, en accordant une attention particulière aux pays les plus vulnérables, tels que les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement;
b)favoriser la prévention et la réduction de la pollution et assurer la protection et la préservation de l’environnement et de la biodiversité, ainsi que la restauration et la gestion durable des écosystèmes, y compris des systèmes aquatiques, des terres, des forêts et des océans;
c)promouvoir des solutions fondées sur la nature pour des infrastructures et des villes durables, une économie verte, bleue et circulaire durable, y compris la bioéconomie;
d)soutenir une agriculture durable et résiliente, y compris l’agroforesterie, la pêche durable et l’aquaculture durable.
(3)Renforcer la coopération sur tous les aspects de la migration, de la mobilité et des déplacements forcés:
a)s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière et des déplacements forcés;
b)renforcer la gouvernance et la gestion des migrations, améliorer la gestion des frontières, la qualité des documents de voyage et des systèmes de visas, lutter contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains et encourager la coopération en faveur d’un retour, d’une réadmission et d’une réintégration sûrs, dignes et durables des migrants en situation irrégulière;
c)soutenir et promouvoir l’utilisation des voies légales de migration et de mobilité, et encourager la contribution des diasporas au développement des pays d’origine;
d)soutenir les demandeurs d’asile, les réfugiés, les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et les apatrides, ainsi que leurs communautés d’accueil, et promouvoir leur accès à une protection et à des solutions durables, y compris le rapatriement volontaire, l’intégration locale et l’accès à la réinstallation ainsi qu’à des voies complémentaires.
(4)Promouvoir le développement humain et l’égalité de genre:
a)faciliter un meilleur accès à l’éducation, aux services de soins de santé et aux produits de santé et améliorer leur qualité, soutenir la sécurité alimentaire et nutritionnelle et promouvoir l’accès à des services d’approvisionnement en eau, d’assainissement et de gestion des déchets résilients au changement climatique et sûrs;
b)favoriser l’inclusion sociale, la protection sociale, la couverture sanitaire universelle et la lutte contre les inégalités, en mettant l’accent sur les plus vulnérables;
c)promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes ainsi que les droits et l’autonomisation des femmes et des filles, prévenir et combattre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, protéger les droits des personnes handicapées, des jeunes et des enfants, et lutter contre le travail des enfants;
d)contribuer à la résilience des pays partenaires et soutenir et renforcer les actions relatives au lien entre l’aide humanitaire, le développement et la paix, aux problèmes de fragilité, aux besoins de reconstruction ainsi qu’aux crises de la balance des paiements.
(5)Promouvoir et protéger la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme et la bonne gouvernance:
a)protéger et promouvoir les droits de l’homme, en accordant une attention particulière à la protection des plus vulnérables et à la démocratie, préserver l’espace dévolu aux organisations de la société civile et soutenir la liberté et le pluralisme des médias;
b)soutenir l’état de droit et la bonne gouvernance, y compris la transparence, l’obligation de rendre des comptes, le contrôle institutionnel, l’application de la loi et l’espace civique, ainsi que la prévention de la corruption et du trafic illicite, y compris les flux financiers illicites, et la lutte contre ces phénomènes;
c)renforcer le respect des droits de l’homme et du droit international, en accordant une attention particulière à la protection des plus vulnérables;
d)promouvoir le respect des principes d’égalité et de non-discrimination.
(6)Contribuer à la stabilité, à la paix et à la sécurité:
a)se préparer et réagir efficacement aux situations de crise, de crise émergente et d’après-crise;
b)soutenir la paix, la médiation, la stabilité et la prévention des conflits;
c)renforcer la stabilité et la sécurité par la coopération judiciaire, la lutte contre l’impunité, la criminalité organisée, les cybermenaces et les menaces hybrides, l’extrémisme violent et le terrorisme;
d)contribuer à prévenir le contournement des mesures restrictives de l’Union.
(7)Renforcer les partenariats:
a)encourager l’intégration, la coopération, le dialogue et les initiatives régionaux et interrégionaux;
b)promouvoir le dialogue politique avec l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, l’Union africaine et les organisations régionales;
c)promouvoir le dialogue interculturel et la coopération, les jumelages, la mobilité, les échanges et les programmes mobilisateurs; promouvoir le rôle de la diversité culturelle sous toutes ses formes et renforcer la coopération en matière de sauvegarde, de conservation et de mise en valeur du patrimoine culturel;
d)favoriser la mise en place de partenariats interpersonnels fondés sur des intérêts communs et renforcer le développement des compétences par la coopération dans les domaines de l’éducation, de la jeunesse, de la culture, du sport ainsi que de la recherche et de l’innovation;
e)assurer le dialogue avec la société civile, les autorités locales et le secteur privé, et renforcer les institutions de l’État et des autorités locales et leurs opérations efficaces conformément à leur mandat respectif;
f)renforcer la sensibilisation, la compréhension et la perception de l’Union européenne dans les pays partenaires au moyen d’une communication stratégique.
Annexe II.D — Asie et Pacifique
(1)Soutenir une croissance inclusive et durable, des emplois décents et la transformation numérique:
a)soutenir des infrastructures et une connectivité des transports durables, sûres, sécurisées et résilientes, y compris les transports routier, ferroviaire, aérien et maritime, et promouvoir une mobilité intelligente et durable et l’adoption de carburants durables pour les transports;
b)promouvoir les possibilités commerciales, d’investissement et pour les entreprises (y compris pour les entreprises de l’Union européenne), le développement du secteur privé, la convergence réglementaire avec les normes de l’Union, l’intégration économique, la diversification des chaînes d’approvisionnement, ainsi que les chaînes de valeur durables locales et régionales;
c)renforcer l’intégration régionale, le commerce intrarégional, le dialogue entre les entreprises et entre les entreprises et les gouvernements aux niveaux régional et interrégional;
d)favoriser l’utilisation de la monnaie unique de l’Union pour le commerce, les services financiers et les investissements dans la région et en ce qui concerne l’Union;
e)promouvoir une économie numérique et spatiale sûre, soutenir les actions visant à réduire la fracture numérique, promouvoir des infrastructures numériques sûres et fiables, encourager une gouvernance numérique centrée sur l’humain, y compris le développement de systèmes modernes de gestion et de protection des données pour des flux de données sûrs;
f)faciliter et renforcer les investissements dans les matières premières et les intrants critiques, ainsi que des politiques durables et compétitives en matière d’extraction et de traitement des minerais;
g)soutenir la politique commerciale et les accords commerciaux de l’Union ainsi que leur mise en œuvre;
h)renforcer une transition inclusive et juste vers une économie verte et numérique et promouvoir la gouvernance numérique et les services en ligne, ainsi que la transparence et l’efficacité des finances publiques;
i)favoriser le développement des compétences, des emplois décents ainsi que de la recherche et de l’innovation et soutenir les normes internationales en matière de travail et d’environnement et les principes relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme;
j)soutenir la compétitivité de l’Union et répondre avec souplesse aux défis et aux perspectives économiques.
(2)Lutter contre le changement climatique, protéger l’environnement et la biodiversité:
a)promouvoir la protection et la conservation de l’environnement et de la biodiversité et assurer la gestion durable et la restauration des ressources naturelles, la réduction de la pollution, la préservation de la biodiversité, y compris les systèmes d’eau, les terres, les forêts et les océans;
b)promouvoir une économie verte, bleue et circulaire durable, y compris la bioéconomie, des villes vertes et intelligentes et l’accès à des services d’approvisionnement en eau, d’assainissement et de gestion des déchets résilients au changement climatique et sûrs;
c)soutenir la coopération sur les défis environnementaux, la transition énergétique durable et l’amélioration de la connectivité énergétique régionale, ainsi que promouvoir l’accès à l’énergie, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique; promouvoir l’utilisation de sources d’énergie propres dans l’industrie et les transports;
d)soutenir les initiatives régionales ainsi que les efforts et plans des pays partenaires en matière d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à celui-ci, de préparation aux catastrophes et de réduction des risques afin de les aider à respecter leurs engagements en matière de changement climatique et de biodiversité, en accordant une attention particulière aux pays les plus vulnérables, en particulier les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement;
e)garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle, une agriculture durable et résiliente et une pêche durable.
(3)Promouvoir le développement humain et l’égalité de genre:
a)soutenir l’accès à l’éducation, aux services de santé, aux produits de santé et à la nutrition et l’amélioration de leur qualité;
b)favoriser l’inclusion sociale, la protection sociale, la couverture sanitaire universelle et la lutte contre les inégalités, en mettant l’accent sur les plus vulnérables;
c)promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes ainsi que les droits et l’autonomisation des femmes et des filles, protéger les droits des personnes handicapées et des enfants et lutter contre le travail des enfants, prévenir et combattre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique;
d)contribuer à la résilience des pays partenaires et soutenir et renforcer les actions relatives au lien entre l’aide humanitaire, le développement et la paix, aux problèmes de fragilité, aux besoins de reconstruction ainsi qu’aux crises de la balance des paiements.
(4)Renforcer la coopération sur tous les aspects de la migration, de la mobilité et des déplacements forcés:
a)s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière et des déplacements forcés;
b)renforcer tous les aspects de la gouvernance et de la gestion des migrations, améliorer la gestion des frontières, y compris la qualité des documents de voyage et des systèmes de visas, lutter contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains et encourager la coopération en faveur d’un retour, d’une réadmission et d’une réintégration sûrs, dignes et durables des migrants en situation irrégulière;
c)soutenir et promouvoir l’utilisation des voies légales de migration et de mobilité, et encourager la contribution des diasporas au développement des pays d’origine;
d)soutenir les demandeurs d’asile, les réfugiés, les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et les apatrides, en particulier les migrants les plus vulnérables, y compris les enfants, ainsi que leurs communautés d’accueil, et promouvoir leur accès à une protection et à des solutions durables, y compris le rapatriement volontaire, l’intégration locale et l’accès à la réinstallation ainsi qu’à des voies complémentaires.
(5)Promouvoir et protéger la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme et la bonne gouvernance:
a)soutenir la démocratie, l’état de droit, la bonne gouvernance, la transparence et l’obligation de rendre des comptes, protéger l’espace civique, prévenir et combattre la corruption et l’impunité et mettre en place des systèmes judiciaires indépendants, responsables et efficaces;
b)soutenir et garantir le dialogue avec les organisations de la société civile, la liberté des médias et l’autonomisation des jeunes dans tous les domaines d’action et processus institutionnels;
c)promouvoir le respect des droits de l’homme, du droit international humanitaire et des principes d’égalité et de non-discrimination en accordant une attention particulière à la protection des personnes les plus exposées.
(6)Contribuer à la stabilité, à la paix et à la sécurité:
a)se préparer et réagir efficacement aux situations de crise, de crise émergente et d’après-crise;
b)soutenir la paix, la médiation, la stabilité et la prévention des conflits;
c)renforcer la stabilité et la sécurité par la coopération judiciaire, la lutte contre les menaces hybrides et les cybermenaces, la criminalité organisée, les trafics illicites, l’extrémisme violent et le terrorisme;
d)contribuer à prévenir le contournement des mesures restrictives de l’Union.
(7)Renforcer les partenariats:
a)encourager l’intégration régionale et interrégionale, la coopération, le dialogue et les initiatives;
b)promouvoir le dialogue politique avec l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique;
c)promouvoir le rôle de la culture et du dialogue interculturel et la diversité culturelle sous toutes ses formes, et renforcer la coopération en matière de sauvegarde, de conservation et de mise en valeur du patrimoine culturel;
d)favoriser la mise en place de partenariats interpersonnels fondés sur des intérêts communs et renforcer le développement des compétences par la coopération dans les domaines de l’éducation, de la jeunesse, de la culture, du sport, de la recherche et de l’innovation;
e)assurer le dialogue avec la société civile, les autorités locales et le secteur privé, et renforcer les institutions de l’État et des autorités locales et leurs opérations efficaces conformément à leur mandat respectif;
f)renforcer la sensibilisation, la compréhension et la perception de l’Union européenne dans les pays partenaires au moyen d’une communication stratégique.
Annexe II.E — Amériques et Caraïbes
(1)Faire progresser le programme de transitions écologique et numérique justes pour le développement durable:
a)développer la valeur ajoutée locale et les chaînes de valeur birégionales (y compris en ce qui concerne l’énergie propre et les matières premières et intrants critiques), une croissance inclusive et durable, promouvoir le développement de chaînes de valeur et de production durables, la recherche et l’innovation ainsi que des emplois décents, en s’appuyant sur les technologies européennes pour diversifier les économies;
b)mobiliser des investissements fondés sur la valeur pour répondre aux besoins en infrastructures dans une économie neutre pour le climat, résiliente et respectueuse de la nature qui respecte des normes élevées en matière environnementale, sociale et de gouvernance;
c)développer la finance durable pour attirer les investisseurs internationaux et promouvoir les investissements verts;
d)favoriser une transition juste vers une économie verte, bleue, numérique et circulaire durable, soutenir la décarbonation et l’utilisation efficace des ressources dans les secteurs de l’agriculture, des transports, de la foresterie et de l’énergie, tout en soutenant l’adaptation au changement climatique;
e)soutenir des infrastructures et une connectivité des transports durables, sûres, sécurisées et résilientes, y compris les transports routier, ferroviaire, aérien et maritime, et l’adoption de carburants durables pour les transports;
f)améliorer les capacités de production et d’exportation des matières premières critiques de la région en mettant l’accent sur la durabilité;
g)promouvoir la réduction de la pollution et protéger, préserver et restaurer les écosystèmes, tels que les systèmes hydriques, les terres, les forêts et les océans et assurer leur gestion durable; développer des systèmes alimentaires durables, une pêche durable, des solutions fondées sur la nature, lutter contre la déforestation et la perte de biodiversité;
h)faire avancer la transformation numérique et garantir une connectivité numérique sécurisée et cyberrésiliente, notamment pour réduire la fracture numérique et l’écart entre les hommes et les femmes, promouvoir l’économie spatiale, des flux de données sécurisés et sûrs et l’utilisation de données spatiales, conformément aux normes de l’Union;
i)soutenir la compétitivité de l’Union et répondre avec souplesse aux défis et aux perspectives économiques;
j)promouvoir des transitions justes, des sociétés inclusives et lutter contre les inégalités sous toutes leurs formes, améliorer l’accès abordable et égal au développement des compétences et l’accès universel à la santé et à la protection sociale;
k)favoriser la transition énergétique et promouvoir la sécurité énergétique; investir dans la connectivité énergétique et les énergies renouvelables; promouvoir l’utilisation de sources d’énergie propres dans l’industrie et les transports.
(2)Mettre en place un programme commun UE-ALC en matière de commerce et d’investissement:
a)améliorer les conditions propices à l’investissement durable et au développement du secteur privé grâce à un environnement commercial et réglementaire plus favorable et promouvoir des débouchés commerciaux et d’investissement (y compris pour les entreprises de l’Union européenne) et une convergence réglementaire avec les normes de l’Union;
b)faciliter les échanges de biens soumis aux législations liées au pacte vert pour l’Europe;
c)faciliter la mise en place de coentreprises, les exportations et la création d’emplois décents par les petites et moyennes entreprises;
d)assurer la mise en œuvre des accords commerciaux et d’association, y compris par l’assistance technique et la participation des entreprises;
e)favoriser l’utilisation de la monnaie unique de l’Union pour le commerce, les services financiers et les investissements dans la région et en ce qui concerne l’Union.
(3)Renforcer la justice, la sécurité des citoyens et la lutte contre la criminalité transnationale organisée en contribuant à la stabilité, à la paix et à la sécurité:
a)soutenir la coopération et la coordination contre la criminalité transnationale organisée et les flux financiers qu’elle génère, en jetant des ponts entre les institutions de justice et de sécurité sur la base de la convergence et de l’harmonisation des politiques et des instruments en matière d’état de droit;
b)renforcer les capacités des pays partenaires à répondre aux conséquences des menaces en matière de sécurité et de cybersécurité et mieux protéger les citoyens et les plus vulnérables;
c)renforcer les capacités des pays partenaires à sécuriser les chaînes de valeur et la logistique;
d)se préparer et réagir efficacement aux situations de crise, de crise émergente et d’après-crise;
e)soutenir la paix, la médiation, la stabilité et la prévention des conflits, et renforcer le partenariat birégional en matière de sécurité et de justice;
f)renforcer la stabilité et la sécurité par la lutte contre les menaces hybrides et les cybermenaces, l’impunité, la corruption, le trafic illégal, l’extrémisme violent et le terrorisme;
g)contribuer à prévenir le contournement des mesures restrictives de l’Union.
(4)Promouvoir les droits de l’homme, le développement humain, la démocratie et l’état de droit:
a)protéger et promouvoir les droits de l’homme, en accordant une attention particulière à la protection des plus vulnérables, la démocratie, l’état de droit et la bonne gouvernance, y compris l’obligation de rendre des comptes, ainsi que la prévention de la corruption et la lutte contre celle-ci, y compris en ce qui concerne la criminalité organisée;
b)promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes ainsi que les droits et l’autonomisation des femmes et des filles, prévenir et combattre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique et promouvoir l’autonomisation des jeunes dans tous les domaines d’action et dans tous les processus institutionnels;
c)préserver l’espace dévolu à la société civile et soutenir la liberté et le pluralisme des médias;
d)faciliter un meilleur accès à l’éducation, aux services de soins de santé et aux produits de santé et améliorer leur qualité, soutenir la sécurité alimentaire et nutritionnelle et l’accès à un approvisionnement en eau, une utilisation efficace de l’eau, des services d’assainissement inclusifs pour tous et de gestion des déchets résilients au changement climatique et sûrs, protéger les droits des personnes handicapées et des enfants et lutter contre le travail de ces derniers;
e)favoriser l’inclusion sociale, la protection sociale et la lutte contre les inégalités, en mettant l’accent sur les plus vulnérables;
f)renforcer la coopération en matière de migration, y compris la lutte contre le trafic de migrants et la mobilité humaine;
g)contribuer à la résilience des pays partenaires et soutenir et renforcer les actions relatives au lien entre l’aide humanitaire, le développement et la paix, aux problèmes de fragilité, aux besoins de reconstruction ainsi qu’aux crises de la balance des paiements.
(5)Renforcer les partenariats:
a)promouvoir le partenariat birégional UE-ALC;
b)encourager l’intégration, la connectivité et la coopération régionales et interrégionales;
c)promouvoir le dialogue politique avec l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique;
d)promouvoir le rôle de la culture et du dialogue interculturel et la diversité culturelle sous toutes ses formes, et renforcer la coopération en matière de sauvegarde, de conservation et de mise en valeur du patrimoine culturel;
e)favoriser la mise en place de partenariats interpersonnels fondés sur des intérêts communs et renforcer le développement des compétences par la coopération dans les domaines de l’éducation, de la jeunesse, de la culture, du sport et de la recherche et de l’innovation;
f)assurer le dialogue avec la société civile, les autorités locales et le secteur privé, et renforcer les institutions de l’État et des autorités locales et leurs opérations efficaces conformément à leur mandat respectif;
g)renforcer la sensibilisation, la compréhension et la perception de l’Union européenne dans les pays partenaires au moyen d’une communication stratégique.
Annexe II.F — Monde
(1)Promouvoir le développement humain:
a)prévenir et combattre les menaces pour la santé, telles que les pandémies et la résistance aux antimicrobiens, renforcer les systèmes de santé et l’équité en matière de santé, promouvoir une couverture sanitaire universelle, ainsi que la santé et les droits sexuels et génésiques;
b)soutenir une éducation et des compétences inclusives, équitables et de qualité, y compris au moyen d’initiatives et de recherches mondiales;
c)promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes et des filles et lutter contre les inégalités;
d)protéger les enfants et les jeunes, promouvoir l’engagement et l’autonomisation des jeunes et donner aux personnes handicapées les moyens d’agir;
e)orienter le programme mondial sur la gouvernance des migrations et des déplacements forcés et y contribuer ainsi que soutenir les engagements de l’Union à cet égard;
f)contribuer au programme mondial pour un travail décent pour tous, notamment par la promotion des normes internationales du travail, ainsi que par la protection sociale universelle et l’inclusion sociale.
(2)Encourager une transition écologique et numérique juste pour une prospérité durable:
a)accélérer une transition juste vers une économie neutre pour le climat, résiliente, durable, verte, bleue et circulaire, y compris en soutenant les initiatives mondiales;
b)renforcer la gouvernance mondiale et les connaissances sur le climat, l’alimentation et l’agriculture, l’environnement, les ressources naturelles et les océans, en soutenant les biens publics mondiaux;
c)accélérer le déploiement d’une connectivité numérique accessible, abordable, inclusive, durable, sûre et sécurisée, y compris la connectivité par satellite, et promouvoir une économie numérique sûre et centrée sur l’humain ainsi qu’une gouvernance mondiale;
d)promouvoir la finance durable, les investissements publics et privés, les chaînes de valeur durables et résilientes, la conduite responsable des entreprises et soutenir la politique commerciale et la sécurité économique de l’Union dans des contextes multilatéraux.
(3)Promouvoir et protéger la démocratie, les droits de l’homme et l’état de droit:
a)défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales, promouvoir les principes d’égalité et de non-discrimination, protéger et renforcer un espace civique propice, y compris en donnant aux défenseurs des droits de l’homme et à leurs réseaux dans le monde les moyens d’agir;
b)soutenir la démocratie, y compris une représentation et une participation effectives, notamment en déployant des missions d’observation électorale de l’UE;
c)lutter contre les menaces qui pèsent sur la démocratie, notamment la manipulation de l’information, l’ingérence et la désinformation étrangères, et soutenir la liberté et l’indépendance des médias;
d)soutenir et protéger l’état de droit et le droit international, y compris au moyen de mécanismes de justice internationale et de mécanismes de transparence et de responsabilité;
e)renforcer le système, les processus et l’architecture mondiaux et multilatéraux en matière de droits de l’homme.
(4)Contribuer à la paix, à la sécurité, à la stabilité et à la réaction aux crises:
a)soutenir la paix, la stabilité et la prévention des conflits par la prospective, l’analyse des conflits, l’alerte précoce, la consolidation de la paix, la médiation et le dialogue;
b)lutter contre les menaces mondiales, y compris les menaces hybrides, spatiales et informatiques, et promouvoir la sûreté maritime et aérienne;
c)renforcer la stabilité et la sécurité grâce à des initiatives multilatérales de lutte contre le terrorisme, la radicalisation et l’extrémisme violent, ainsi qu’à la coopération mondiale contre le trafic illicite et la criminalité organisée;
d)atténuer les risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires;
e)soutenir les initiatives mondiales visant à faire face aux risques climatiques et environnementaux ayant une incidence potentiellement déstabilisatrice sur la paix et la sécurité;
f)soutenir les initiatives mondiales visant à limiter l’utilisation des minerais et d’autres ressources naturelles pour financer les conflits et prévenir les violations des droits de l’homme et les risques associés dans les chaînes d’approvisionnement.
(5)Renforcer les partenariats et les relations stratégiques:
a)défendre le multilatéralisme et les accords multilatéraux et s’engager dans des partenariats mondiaux, y compris en soutenant la gouvernance économique mondiale et l’architecture de développement;
b)soutenir les initiatives mondiales visant à lutter contre les flux financiers illicites, le blanchiment de capitaux et l’évasion fiscale;
c)renforcer les capacités institutionnelles et opérationnelles des réseaux et alliances d’autorités locales des pays européens et partenaires pour le développement;
d)renforcer les capacités et maintenir des partenariats avec les organisations, réseaux, plateformes et alliances de la société civile européenne et des pays partenaires afin de créer un environnement propice à la participation des citoyens et à l’action de la société civile, y compris dans l’Union;
e)participer à des activités de diplomatie publique visant à promouvoir le dialogue et la compréhension mutuelle.