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Document 52014SC0295
COMMISSION STAFF WORKING DOCUMENT EXECUTIVE SUMMARY OF THE IMPACT ASSESSMENT on the calculation methods and reporting requirements pursuant to Article 7a of Directive 98/70/EC of the European Parliament and of the Council relating to the quality of petrol and diesel fuels Accompanying the document COMMISSION DIRECTIVE ../.../EU laying down calculation methods and reporting requirements pursuant to Directive 98/70/EC of the European Parliament and of the Council relating to the quality of petrol and diesel fuels
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT relative aux méthodes de calcul et aux exigences en matière de rapports au titre de l'article 7 bis de la directive 98/70/CE du Parlement européen et du Conseil concernant la qualité de l'essence et des carburants diesel accompagnant le document: DIRECTIVE ../…/UE DU CONSEIL établissant des méthodes de calcul et des exigences en matière de rapports au titre de la directive 98/70/CE du Parlement européen et du Conseil concernant la qualité de l'essence et des carburants diesel
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT relative aux méthodes de calcul et aux exigences en matière de rapports au titre de l'article 7 bis de la directive 98/70/CE du Parlement européen et du Conseil concernant la qualité de l'essence et des carburants diesel accompagnant le document: DIRECTIVE ../…/UE DU CONSEIL établissant des méthodes de calcul et des exigences en matière de rapports au titre de la directive 98/70/CE du Parlement européen et du Conseil concernant la qualité de l'essence et des carburants diesel
/* SWD/2014/0295 final */
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT relative aux méthodes de calcul et aux exigences en matière de rapports au titre de l'article 7 bis de la directive 98/70/CE du Parlement européen et du Conseil concernant la qualité de l'essence et des carburants diesel accompagnant le document: DIRECTIVE ../…/UE DU CONSEIL établissant des méthodes de calcul et des exigences en matière de rapports au titre de la directive 98/70/CE du Parlement européen et du Conseil concernant la qualité de l'essence et des carburants diesel /* SWD/2014/0295 final */
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION
RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT
relative aux méthodes de calcul et aux
exigences en matière de rapports au titre de l'article 7 bis de la
directive 98/70/CE du Parlement européen et du Conseil concernant la
qualité de l'essence et des carburants diesel
accompagnant le document: DIRECTIVE ../…/UE DU CONSEIL établissant des méthodes de calcul et
des exigences en matière de rapports au titre de la directive 98/70/CE du
Parlement européen et du Conseil concernant la qualité de l'essence et des
carburants diesel
1.
INTRODUCTION
En 2009, la directive sur la qualité des carburants[1] a instauré l’obligation
pour les fournisseurs de carburants de réduire de 6 % d’ici à 2020
l'intensité d'émission de gaz à effet de serre («GES») sur l'ensemble du cycle
de vie pour tous les carburants routiers (et les carburants utilisés pour
propulser les engins mobiles non routiers). Afin de satisfaire à cette
exigence, les fournisseurs de carburants doivent déclarer et expliquer les émissions
de GES associées aux carburants qu’ils fournissent. La méthode de calcul de
l'intensité d'émission de GES sur l’ensemble du cycle de vie des carburants
d’origine non biologique a été élaborée par comitologie[2]. Une méthode de calcul
de l'intensité d'émission de GES sur l’ensemble du cycle de vie des
biocarburants est déjà prescrite par la directive sur la qualité des
carburants. Dans ce contexte, un projet[3]
de mesure d’exécution a été examiné en concertation avec les États membres au
sein du comité de la qualité des carburants en 2011 et en 2012 et n'a été suivi
d'aucun avis. Conformément aux dispositions de la décision relative à la
procédure de comitologie, la Commission est à présent tenue de soumettre une
proposition au Conseil. La présente analyse d’impact vient en appui de ladite
proposition.
2.
DÉFINITION DU PROBLÈME
En vertu de l’article 7 bis de la directive sur la
qualité des carburants, les fournisseurs de carburants sont tenus de présenter
aux autorités des États membres un rapport annuel sur les volumes totaux de
chaque type de carburant ou d’énergie fournis en indiquant leur origine et leur
lieu d’achat, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre produites sur
l’ensemble du cycle de vie par unité d’énergie. Le mécanisme de communication
d'informations vise à garantir la précision, pour ce qui est des réductions des
émissions de GES à réaliser ainsi que des données relatives à l’intensité
moyenne réelle d'émission de GES des carburants consommés dans l’UE, dans le but
d'actualiser la valeur de comparaison du carburant fossile, qui permet de
mesurer les émissions de GES évitées grâce aux biocarburants. Plusieurs variantes sont possibles pour élaborer une méthode à cet
effet, selon le niveau de ventilation utilisé (par exemple, ventilation par
produit, par matière de base ou par lot) et selon qu'il est ou non autorisé de
recourir au calcul des émissions de GES réelles et/ou à des valeurs par défaut.
En fonction de leur complexité, ces méthodes possibles font peser des exigences
variables sur l'industrie et mèneront à terme à différents signaux de prix qui
influencent le mélange final de carburants et les actions d’atténuation
associées. L’objectif de la présente analyse d’impact est d’évaluer la pertinence
des choix dans l'élaboration d’une telle méthode et leurs incidences
environnementales, économiques et sociales. À l’appui de son évaluation, la
Commission a lancé une étude externe en 2012[4],
dont les conclusions provisoires ont été examinées avec les parties prenantes
en décembre 2012 et avril 2013[5].
3.
SUBSIDIARITÉ
L’obligation faite aux fournisseurs de réduire de 6 %
d’ici à 2020 l'intensité d'émission de GES sur l'ensemble du cycle de vie des
carburants routiers utilisés dans les véhicules routiers (et dans les engins
mobiles non routiers) a été instaurée lors de l’adoption de la directive sur la
qualité des carburants.
4.
OBJECTIFS
La méthode choisie doit servir l’objectif général de la directive sur
la qualité des carburants: faire en sorte que l’intensité d'émission de GES des carburants routiers
soit mesurée avec précision et réduite d’au moins 6 % par rapport à 2010. Compte tenu des objectifs spécifiques suivants: établir une méthode adéquate qui permette aux fournisseurs de
carburants d'estimer avec précision les volumes, l'origine, le lieu d’achat et
les émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble du cycle de vie des
carburants qu’ils fournissent et de communiquer ces informations. et des objectifs opérationnels: établir une méthode qui permette aux fournisseurs de carburants de rendre
compte aussi précisément que possible des émissions de gaz à effet de serre sur
l'ensemble du cycle de vie des carburants et de l’énergie autres que les
biocarburants qu’ils fournissent et qui couvre toutes les étapes pertinentes,
notamment l’extraction, les changements d’affectation des terres, le transport
et la distribution, la transformation et la combustion, quel que soit le lieu
où ces émissions sont produites; faire en sorte que la méthode aboutisse à une valeur de comparaison du
carburant fossile aussi précise que possible; s’assurer que la méthode de communication d'informations soit aussi
cohérente que possible par rapport à celle déjà établie dans la législation
relative aux biocarburants; veiller à ce que cette méthode permette aux États membres de vérifier
que les fournisseurs de carburants respectent leurs obligations sans que cela
n'entraîne une charge administrative insupportable pour les fournisseurs et les
autorités compétentes.
5.
OPTIONS STRATÉGIQUES
Les options prises en considération dans l’analyse d’impact
sont présentées ci-après: Options/sous-options || Description: A) Absence de méthode || Aucune méthode ne serait proposée et les États membres seraient dans l'incapacité de mettre en œuvre la directive sur la qualité des carburants. La Commission dans ce cas s'abstiendrait de statuer: cette option est donc écartée sans plus d'analyse. B) Valeurs par défaut d'émission de GES, par type de carburant || Cette approche représente le niveau d'exigence le plus élémentaire en matière de déclaration. Elle prévoit de déterminer une valeur moyenne par défaut d'intensité d'émission de GES pour les quatre principaux types de carburants consommés dans l’UE (c’est-à-dire l’essence, le diesel/gazole, le gaz de pétrole liquéfié et le gaz naturel comprimé). Elle n’opère pas de distinction entre fournisseurs selon les matières de base incluses dans leur mélange de carburants, étant donné que ces matières de base sont intégrées dans la moyenne de l’UE (option B1) ou de l’État membre (option B2). L’option B2 conduit à des entraves au marché intérieur (des exigences différentes s’appliqueraient aux fournisseurs de carburants selon l’État membre auquel le carburant est fourni), ce qui va à l’encontre de l’objectif de la directive sur la qualité des carburants. Cette option a donc été abandonnée et seule l’évaluation de l'option B1 a été menée plus avant. L’option B1 a la préférence de l’industrie pétrolière (y compris les grandes compagnies pétrolières, les indépendants et les négociants), de certains pays exportateurs de pétrole et de certains États membres. C) valeurs par défaut d'émission de GES, par type de matière de base || Dans le cadre de cette option, l’intensité d'émission de GES de toutes les matières de base utilisées dans l’UE serait déclarée séparément sur la base de valeurs moyennes par défaut (c’est-à-dire pour l’essence et le gazole/diesel produits à partir de pétrole, de bitume naturel, de schistes bitumineux, de charbon liquéfié, de carburant gazeux et d’énergie électrique, etc.). Par conséquent, les informations communiquées feraient apparaître des différences entre les fournisseurs en fonction des matières de base incluses dans leur mélange de carburants. Cette méthode exigerait des fournisseurs qu'ils recueillent des informations dépassant leur niveau actuel et en outre qu'ils en assurent la traçabilité tout au long de la chaîne d’approvisionnement. L’option C est la mesure qui a été soumise aux États membres en octobre 2011. Cette option a la faveur des ONG de protection de l’environnement et de certains États membres. D) Valeurs par défaut d'émission de GES, par type de matière de base, ou valeurs réelles d'émission de GES || Dans le cadre de cette option, le respect des obligations par les fournisseurs se fonderait sur les incidences en matière de gaz à effet de serre de toutes les matières de base utilisées dans l’UE (par exemple, l’essence et le gazole/diesel produits à partir de pétrole, de bitume naturel, de schistes bitumineux, de charbon liquéfié, de carburant gazeux et d’énergie électrique, etc.). Les fournisseurs déclareraient des valeurs par défaut basées sur des valeurs moyennes de l'intensité d'émission de GES (option D1) ou sur des valeurs supérieures à la moyenne (option D2). Selon ces options, la déclaration de l’origine des matières de base des carburants fossiles serait obligatoire. Les fournisseurs pourraient également décider de fournir des valeurs réelles. Cette option implique les mêmes exigences en matière de recueil des données et de traçabilité que l’option C, les mêmes efforts de mise en conformité que l’option B1 et des efforts supplémentaires pour les fournisseurs qui choisissent de déclarer des valeurs réelles. Les options D1 et D2 sont privilégiées par les ONG de protection de l’environnement et par les parties prenantes des secteurs de la bioénergie et de l'agriculture, car c’est la méthode appliquée aux biocarburants. E) Valeurs réelles d'émission de GES || Cette option exige que les fournisseurs calculent et déclarent les estimations des émissions de gaz à effet de serre en amont pour chaque lot de carburant (par exemple, le champ, la dénomination commerciale, le nom commercial du pétrole brut, etc.). Cette option devrait permettre d'obtenir les déclarations les plus précises de l'intensité d'émission de GES des carburants consommés dans l'UE mais elle est aussi la plus complexe, car les fournisseurs devraient fournir leurs propres valeurs, et les données disponibles sont actuellement limitées. L’option E n’a la faveur d'aucun groupe de parties prenantes en particulier, même si elle est perçue par certains États membres et par certains pays tiers exportateurs de pétrole comme l'approche la plus équitable car elle se fonde sur la totale différenciation de tous les carburants.
6.
ÉVALUATION DES OPTIONS STRATÉGIQUES
Le présent résumé présente les options en fonction de leur efficacité
au regard de la réalisation des objectifs principaux ainsi que, plus largement,
de leurs incidences environnementales, sociales et économiques.
6.1.
Efficacité
L’option la plus efficace au regard de la déclaration de l’intensité
d'émission de GES des carburants au niveau de l’UE et au niveau des
fournisseurs est l’option E, puisqu'elle exige que tous les fournisseurs de
carburants communiquent des valeurs réelles. Toutefois, des données ventilées
réelles pouvant ne pas être disponibles actuellement pour tous les types de
carburants et tous les fournisseurs, elle est également l'option la plus
complexe du point de vue de la vérification et comporte le risque de fraude
le plus élevé. La deuxième option la plus précise pour la déclaration de l'intensité
d'émission de GES au niveau de l’UE et au niveau des fournisseurs est
l’option C, car la ventilation des carburants par matières de base rend déjà
compte de l'essentiel des différences entre carburants du point de vue de leur
intensité d'émission de gaz à effet de serre. Cette méthode rend nécessaire le
recueil de données supplémentaires ainsi que des efforts additionnels en
matière de traçabilité de la part des fournisseurs de carburants. La vérification
par les États membres serait d’une complexité moyenne. En troisième lieu pour la précision viennent les options D1 et D2. Pour
des raisons similaires à celles de l'option B1, ces options offrent une
précision réduite en matière de déclaration de l’intensité d'émission de GES au
niveau du fournisseur. Toutefois, étant donné que seuls les fournisseurs
dont les carburants ont une intensité d'émission de GES plus faible que la
moyenne de l’Union européenne seraient encouragés à déclarer des valeurs réelles
dans le cadre de cette option, la moyenne déclarée des émissions de l’UE
pourrait être sous-estimée de jusqu’à 1 point de pourcentage de l’objectif
global de 6 % dans le cas de l’option D1. Cet effet pourrait être atténué
dans le cadre de l'option D2 car la valeur par défaut (plus élevée) inciterait
également les fournisseurs de carburants dont les émissions sont plus élevées
que la moyenne à déclarer des valeurs réelles. Cette méthode requiert des
efforts supplémentaires considérables en matière de recueil de données et de
traçabilité de la part des fournisseurs de carburants. La vérification par
les États membres serait complexe. La mise en œuvre serait plus difficile
pour les fournisseurs choisissant de fournir des valeurs réelles. L'option la plus simple et la moins coûteuse est l'option B1 (valeurs
moyennes par défaut par carburant). Toutefois, cette option est aussi la moins
précise car les obligations de déclaration fondées sur des moyennes ne rendent
pas compte des variations de l’intensité d'émission de GES entre les
différentes catégories de matières de base (par exemple, pour les carburants
conventionnels par rapport aux carburants non conventionnels) ni des variations
au sein de ces différentes catégories (carburants conventionnels à forte intensité
par rapport aux carburants conventionnels à intensité moindre). Bien que cette
option présente certains risques en ce qui concerne la précision de la moyenne
déclarée des émissions de l’UE ainsi que la détermination des valeurs de
comparaison du carburant fossile puisqu'aucune information relative au marché
n'est recueillie, cette option permettrait aux États membres de vérifier la
conformité de la manière la plus simple possible et de réduire au minimum les
possibilités de fraude grâce à la mise en œuvre d’une méthode présentant une
complexité administrative minimale. En ce qui concerne la cohérence de l'action dans le domaine vis-à-vis
des biocarburants, l’option D2 serait la plus cohérente, tandis que les options
D1 et C seraient en partie conformes à la méthode relative aux biocarburants.
En outre, l’option E s’avérerait plus contraignante pour les fournisseurs de
carburants. L’option B1 serait de toute évidence la moins contraignante.
6.2.
Incidences environnementales
La production de carburants peut avoir une incidence négative sur
l’environnement en raison des activités en amont et en aval qui peuvent avoir
des répercussions fâcheuses sur la qualité de l’air et la biodiversité et
impliquer la consommation de grandes quantités de ressources, notamment dans le
cas des sources non conventionnelles. Bien que toutes les options aient des
effets positifs pour l’environnement par rapport au scénario de base, ceux-ci
sont les plus importants dans le cadre de l’option C qui permet la plus forte
diminution de la consommation de sources non conventionnelles plus gourmandes
en ressources et plus polluantes.
6.3.
Incidences économiques et sociales
6.3.1.
Coûts administratifs
Selon les
estimations, la charge administrative la plus faible correspondrait à l’option
B1 et se chiffrerait à 3 millions d’euros chaque année, car cette option
présente le mécanisme de déclaration et de vérification le plus simple. Ces
coûts vont croissant avec le degré de complexité et s'élèvent en moyenne à 15,
23, 23 à 31, et 31 millions d’euros par an respectivement pour les options C,
D1, D2 et E. Ces coûts sont faibles pour toutes les options et sont de l'ordre
de 0,001 à 0,01 centime par litre.
6.3.2.
Coûts de mise en conformité
Compte tenu de la part de biocarburants et d'électricité d'origine
renouvelable nécessaire pour atteindre les objectifs de la directive sur les
énergies renouvelables, la majeure partie des réductions supplémentaires
d'émissions requises pour se conformer à la directive sur la qualité des
carburants proviendra de la diminution des émissions en amont et de
l'incorporation d'une plus grande proportion de biocarburants, quelle que soit
l'option envisagée et pour un coût similaire. Lorsqu'il est autorisé, le
remplacement des carburants à forte intensité d'émission par des carburants à faible
intensité semble jouer un rôle limité dans la réduction globale nécessaire dans
le cadre de ces options étant donné que les coûts de réduction des émissions
par d’autres technologies sont nettement plus favorables. L’option présentant
les coûts de mise en conformité les plus faibles est l'option D1 (1 million
d’euros par an), suivie des options B1, C, D2 et E (respectivement, 6, 8, près
de 9, et 9 millions d’euros)[6].
Ces coûts sont faibles pour toutes les options et s'élèvent à un maximum de
0,003 centime d’euro par litre. L’option D1 présente les coûts de mise en
conformité les plus bas en raison de la sous-estimation des émissions au niveau
de l’UE, qui entraîne un effort global de réduction moindre.
6.3.3.
Autres coûts et incidences sur la compétitivité
L’option D1 semble conduire à la plus faible augmentation des coûts
pour le marché (59 millions d’euros), en raison de la sous-déclaration des
émissions moyennes de l’UE. Toutes les autres options entraînent des coûts du
même ordre pour le marché (79 millions d’euros). Les incidences globales sur
l'augmentation du prix à la pompe ont été estimées à 0,02 - 0,04 centime
d'euros par litre pour toutes les options[7].
En ce qui concerne les répercussions de la charge supplémentaire sur
l’industrie pétrolière, et en particulier sur les raffineries de l’Union
européenne, il semble raisonnable de supposer que les producteurs répercuteront
la plupart des coûts sur les consommateurs. Étant donné que les coûts sont
faibles et qu'il n'est attendu aucune réduction significative de la
consommation totale de carburant, il n'est prévu aucun changement significatif
dans la structure du marché, la valeur ajoutée, la capacité à innover, l’emploi
ou la compétitivité des raffineries de l’UE par rapport à leurs concurrents
internationaux.
7.
CONCLUSIONS
En conclusion,
le choix de la méthode est essentiel pour la précision de l'intensité
d'émission déclarée des carburants fournis. Certaines méthodes entraînent une
certaine sous-estimation et/ou une surestimation de l’intensité d'émission de
GES des carburants au niveau des fournisseurs. Les options D1 et D2 tendent
également à sous-estimer l’intensité d'émission de GES des carburants à
l’échelle de l’UE. L'imprécision des valeurs déclarées peut en partie
contribuer à réduire le niveau d’ambition global de la directive sur la qualité
des carburants et influer sur la manière dont la charge se répartit entre
fournisseurs de carburants. Les options qui
impliquent un niveau supplémentaire de ventilation par rapport au simple type
de carburant (c’est-à-dire par matière de base et par lot de carburants)
constituent un moyen plus efficace d'encourager la consommation de carburants
moins polluants à moindre intensité d'émission de GES, avec des effets positifs
sur l’environnement. De manière indirecte, cela tend à faire légèrement reculer
les importations de produits car les pétroles bruts utilisés par les
raffineries de l’Union européenne ont généralement une plus faible intensité
d'émission. Du point de vue
des coûts économiques, il n'y a pas beaucoup de différences entre les diverses
options même s'il existe des nuances en ce qui concerne les coûts
administratifs et de mise en conformité – l'option B1 est la moins coûteuse.
Selon les estimations, ces coûts ne sont pas significatifs pour ce qui est des
incidences sur l'économie ou la compétitivité des fournisseurs de carburants.
Pour toutes les options, les réductions des émissions en amont et
l'incorporation d'une plus grande proportion de biocarburants dans les mélanges
génèrent la majeure part des réductions supplémentaires nécessaires à la
réalisation des objectifs de la directive sur la qualité des carburants. Dans
le cadre des options qui le permettent, la possibilité offerte aux fournisseurs
de remplacer les carburants fossiles à forte intensité d'émission par des
carburants fossiles à faible intensité joue un rôle limité dans la réalisation
des réductions des émissions de GES demandées. Lorsque les
fournisseurs peuvent choisir de déclarer les valeurs réelles d'intensité
d'émission de GES ou une valeur par défaut fournie, il existe un risque que les
fournisseurs de pétrole brut à forte intensité d'émission tirent avantage de
cette souplesse, à moins que les valeurs par défaut en question ne soient
établies avec circonspection. L'option B1 offre le mécanisme de mise en œuvre et de
vérification le plus simple car il ne nécessite pas le recueil de données
supplémentaires. L'option B1 (fondée sur des valeurs moyennes par défaut par
carburant) conduit toutefois à des imprécisions dans la déclaration de
l'intensité d'émission de GES au niveau des fournisseurs et présente des
risques pour la déclaration de la moyenne au niveau de l'UE. En effet, dans le
cadre de cette option, les fournisseurs qui déclarent l'intensité d'émission en
se fondant sur des valeurs moyennes par défaut par carburant ne recueillent
absolument pas d'information réelle relative au marché. Tout en étant
l’approche la plus simple, l’option B1 présente une performance
environnementale relativement plus faible. En revanche, les options C, D1 et D2
sont similaires en ce qu'elles offrent une méthode précise et présentent des
effets positifs pour l’environnement, bien qu'elles soient plus contraignantes,
notamment D2. En conclusion, une série de points équilibrent au final le choix
entre les options C, D1, D2 et B1. L’approche de l'option B1 devrait entraîner
les coûts administratifs les plus bas. L’option E est séduisante car elle est
potentiellement plus précise mais elle serait néanmoins difficile à mettre en
œuvre à court terme. L'option B1 est dès lors l'option favorite, à savoir des
valeurs moyennes par défaut d'émission de GES par type de carburant
(essence/diesel), sur la base d'un mélange de carburants UE («déclaration de
base»). [1] Directive 98/70/CE. [2] Article 7 bis, paragraphe 5, de la directive
2009/30/CE. [3] Annexes 3 et 4 de la proposition actuelle: http://ec.europa.eu/transparency/regcomitology/index.cfm?do=search.documentdetail&XOvfOQKYHt67nl0gDR9EQ0pDU4MfDGIJHglKuEmrBsRhxbx1TISJ2Mfg5DtxY23N [4] https://circabc.europa.eu/w/browse/6893ba02-aaed-40a7-bf0d-f5affc85a619 [5] https://circabc.europa.eu/w/browse/ced1b370-4443-49ef-839f-fa4a8b55a550 and https://circabc.europa.eu/w/browse/9ee501ad-fdfe-4975-80d4-477557384644
[6] Les coûts indiqués ici sont des estimations annuelles.
Contrairement aux coûts administratifs, les coûts totaux de mise en conformité
ne devraient apparaître qu'en 2020, année au cours de laquelle s'appliquera
l'obligation de respecter la directive sur la qualité des carburants. [7] Les augmentations du prix à la pompe représentent la
différence de coût entre le scénario de référence et les différentes options -
l’effort pour remplir les objectifs de la directive sur la qualité des
carburants, une fois les objectifs de la directive sur les énergies
renouvelables atteints. Les augmentations du prix à la pompe dans l'absolu pour
l’ensemble de la réduction de 6 % s'élèveraient à environ 0,3 centime par
litre.