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Document 52013DC0936
REPORT FROM THE COMMISSION TO THE EUROPEAN PARLIAMENT AND THE COUNCIL under Article 213 of Regulation (EU, Euratom) N° 966/2012 on the Accounting Officer and Internal Auditor of the European External Action Service (EEAS)
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL concernant, dans le cadre de l'article 213 du règlement (UE, Euratom) n° 966/2012, le comptable et l'auditeur interne du Service européen pour l’action extérieure (SEAE)
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL concernant, dans le cadre de l'article 213 du règlement (UE, Euratom) n° 966/2012, le comptable et l'auditeur interne du Service européen pour l’action extérieure (SEAE)
/* COM/2013/0936 final */
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL concernant, dans le cadre de l'article 213 du règlement (UE, Euratom) n° 966/2012, le comptable et l'auditeur interne du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) /* COM/2013/0936 final */
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT
EUROPÉEN ET AU CONSEIL concernant, dans le cadre de l'article 213
du règlement (UE, Euratom) n° 966/2012, le comptable et l'auditeur interne
du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) A. Introduction Le
Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a été instauré en 2010 par la
décision 2010/427/UE du Conseil, en vertu de l'article 27,
paragraphe 3, du traité sur l'Union européenne. Ladite décision prévoit,
au considérant 15, qu'«[i]l conviendrait d'éviter tout double emploi avec les
tâches, fonctions et ressources d'autres structures». Dans ce contexte, le
comptable et l'auditeur interne de la Commission ont fait fonction,
respectivement, de comptable et d’auditeur interne du SEAE. Ces modalités sont
fondées sur les dispositions de l'article 68, paragraphe 1, et de
l'article 98, paragraphe 2, du règlement financier. À l'article 213,
ce dernier prévoit pour 2013 une révision de ces deux articles, tenant «dûment
compte de la spécificité du SEAE et, en particulier, de celle des délégations
de l'Union et, le cas échéant, d'une capacité de gestion financière suffisante
du SEAE». La Commission a
évalué le fonctionnement du système en vertu duquel le comptable et l’auditeur
interne de la Commission font fonction, respectivement, de comptable et
d’auditeur interne du SEAE. Le rapport en la matière, à propos duquel le SEAE a
été consulté, présente les résultats de cette évaluation, en concluant au
maintien des modalités actuelles. La révision visée à
l'article 213 du règlement financier est indépendante de l'examen prévu à
l'article 13, paragraphe 3, de la décision instaurant le SEAE[1], qui porte sur
l'organisation et le fonctionnement du Service; effectué sous l'autorité du
haut représentant/vice-président en 2013, cet examen peut être accompagné, le
cas échéant, de propositions appropriées pour la
révision de ladite décision. B. Résultat de la révision en vertu de
l’article 213 du règlement financier I. Comptable Conformément
à l'article 68, paragraphe 1, du règlement financier, le comptable de
la Commission est chargé d'une série de services comptables pour le SEAE, parmi
lesquels: –
la trésorerie (trésorerie centrale et paiements,
rapprochement des comptes auprès des banques centrales, gestion administrative
des services des régies d’avances, validation des «fichiers tiers» et des
comptes bancaires, gestion du système d’alerte précoce); –
le cadre et le système comptables; –
les rapports comptables et l'information à fournir
en vertu des dispositions légales; –
le recouvrement des créances et la gestion de la
procédure de compensation; –
le contrôle de qualité de l'ensemble des systèmes
comptables locaux. La coopération entre
la Commission et le SEAE se déroule très bien. Tant le SEAE que les services
compétents de la DG Budget sont très satisfaits des modalités en vigueur. Les
économies d’échelle sont particulièrement notables dans le domaine de la
gestion de la trésorerie, de la comptabilité et de l'information. Les services
du comptable de la Commission disposent d'un savoir-faire unique couvrant tous
ces aspects, notamment la fonction de trésorerie, à savoir: ·
la gestion administrative des régies d’avances; ·
l'architecture bancaire générale nécessaire au
traitement des opérations de paiement des institutions, ainsi que les compétences
correspondantes, qui permettent aussi de répondre aux besoins locaux en matière
de paiements et de gestion bancaire des 140 délégations de l'UE dans le
monde, et ·
une gestion optimisée de la trésorerie et des
risques, et de solides procédures de continuité des activités. Grâce aux modalités en vigueur, le SEAE n’a
pas besoin de recruter du personnel supplémentaire. Au sein de la DG Budget de
la Commission, trois postes sont à l'heure actuelle directement consacrés à
l'exécution des nouvelles tâches en matière de comptabilité et de trésorerie
liées au SEAE. Par comparaison, il ressort d’une estimation prudente qu'au
moins 15 personnes seraient nécessaires au SEAE si celui-ci devait mettre
en place sa propre fonction de comptabilité et de trésorerie. Par ailleurs, à part les fonctions directes de
trésorerie et de comptabilité, d'autres activités horizontales dans le domaine
de l’appui financier et budgétaire (comme le développement et le support des
systèmes informatiques financiers, les services de recouvrement, le service
financier central, etc.), dont les ressources n’ont pas été scindées lors de la
création du SEAE, sont actuellement prises en charge par les services de la
Commission sur la base d’un accord au niveau des services conclu avec le SEAE. Cet appui supplémentaire, considéré comme
étant de grande qualité, permet de réaliser de nouvelles économies d’échelle
par rapport aux ressources qui seraient nécessaires en cas d’internalisation
complète au sein du SEAE. En outre, le comptable de la Commission
établit les comptes annuels et traite avec la Cour des comptes pour plusieurs
autres institutions. Les services du comptable de la Commission ont mis en
place des procédures efficaces et noué de bonnes relations de travail avec la
Cour des comptes, ce qui profite au SEAE. En résumé, la mise en place d'un service
comptable autonome au sein du SEAE ferait gonfler inutilement les effectifs
employés dans les deux entités étant donné que chacune des tâches essentielles
décrites ci-dessus nécessiterait plusieurs postes nouveaux au sein du SEAE,
alors que ces tâches ont été déjà absorbées par la Commission moyennant un
minimum de ressources supplémentaires De l’avis de la Commission, cette coopération
devrait donc être poursuivie. Aucun changement aux modalités actuelles n'est
jugé nécessaire. II. Auditeur interne Conformément
à l'article 98, paragraphe 2, du règlement financier, l'auditeur
interne de la Commission fait fonction d'auditeur interne du SEAE. Les arguments
ci-après plaident en faveur du maintien de ces modalités. Les délégations de
l’UE gèrent à la fois les crédits administratifs du SEAE et des crédits
opérationnels issus du budget de la Commission. En principe, le personnel du
SEAE ne gère que les crédits administratifs de son service, tandis que le
personnel de la Commission gère uniquement les crédits opérationnels. Il y a cependant des
exceptions à ce principe: le chef de délégation, qui appartient au SEAE, est
l'ordonnateur subdélégué en ce qui concerne les crédits opérationnels issus du
budget de la Commission (article 65, paragraphe 6, du règlement
financier). Les membres du personnel de la Commission apportent leur appui au
SEAE pour la gestion de son budget administratif, principalement en faisant
fonction d'agents initiants. Ces exceptions font que les deux circuits
financiers couramment utilisés par les personnels de la Commission et du SEAE
sont étroitement liés. Du fait de cette
situation, des audits séparés effectués par des auditeurs internes différents
sur les circuits financiers et systèmes de contrôle interne des deux
institutions risqueraient d'entraîner des chevauchements dans les constatations
ou des divergences dans les recommandations. De telles divergences pourraient
nuire à la crédibilité des travaux d’audit et placeraient les ordonnateurs
compétents et les chefs de délégations devant la difficulté d’avoir à choisir
entre deux avis sur le même sujet, ce qui limiterait la valeur de ces travaux
d’audit. L'intégration des
audits internes permettrait en outre une compréhension plus approfondie des
problèmes rencontrés dans les deux circuits financiers. Elle contribuerait
aussi à transférer d’un circuit à l’autre les connaissances tirées de l’audit
et à étudier et exploiter pleinement les synergies mutuelles. Certains arguments en faveur
d'un auditeur interne propre au SEAE pourraient être avancés: en effet, s'il
agit à la fois pour la Commission et le SEAE, l’auditeur interne peut être
confronté à des situations dans lesquelles les attentes légitimes de l’une ou
de l’autre institution en tant que destinataire d'un service pourraient ne pas
être satisfaites. Compte tenu des règles et garanties applicables, notamment
l'indépendance de l’auditeur interne, ce risque est toutefois suffisamment
atténué. De l’avis de la Commission,
cette coopération devrait donc être poursuivie, sans changement par rapport aux
modalités en vigueur. C. Conclusion Il ressort du rapport que le
système en vertu duquel le comptable et l’auditeur interne de la Commission
font fonction, respectivement, de comptable et d’auditeur interne du SEAE
fonctionne efficacement tout en permettant des économies d'échelle
considérables. Ce système devrait donc être maintenu à l’avenir. La Commission tiendra le
Parlement européen et le Conseil informés de toute évolution notable concernant
le fonctionnement de ce système dans le cadre du rapport de synthèse. [1] Décision du Conseil du 26 juillet 2010 fixant
l'organisation et le fonctionnement du Service européen pour l'action
extérieure.