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Document 52013DC0864
REPORT FROM THE COMMISSION TO THE EUROPEAN PARLIAMENT AND THE COUNCIL Regulation (EU) No 691/2011 of the European Parliament and of the Council of 6 July 2011 on European environmental economic accounts
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL Règlement (UE) n° 691/2011 du Parlement européen et du Conseil du 6 juillet 2011 relatif aux comptes économiques européens de l’environnement
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL Règlement (UE) n° 691/2011 du Parlement européen et du Conseil du 6 juillet 2011 relatif aux comptes économiques européens de l’environnement
/* COM/2013/0864 final */
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL Règlement (UE) n° 691/2011 du Parlement européen et du Conseil du 6 juillet 2011 relatif aux comptes économiques européens de l’environnement /* COM/2013/0864 final */
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT
EUROPÉEN ET AU CONSEIL Règlement (UE) n° 691/2011 du Parlement
européen et du Conseil
du 6 juillet 2011
relatif aux comptes économiques européens de l’environnement
Contexte du rapport L’article 10 du règlement
(UE) n° 691/2011 (ci-après le «règlement») dispose que la Commission doit
présenter un rapport comme suit: «Article 10 Rapport et réexamen Le
31 décembre 2013 au plus tard, et ensuite tous les trois ans, la
Commission présente au Parlement européen et au Conseil un rapport sur la mise
en œuvre du présent règlement. Ce rapport évalue en particulier la qualité des
données transmises, les méthodes de collecte des données, la charge
administrative pesant sur les États membres et les unités répondantes ainsi que
la faisabilité et l’efficacité de ces statistiques. Le rapport est, le cas
échéant et compte tenu des conclusions visées à l’article 4,
paragraphe 2, assorti de propositions: - visant à introduire de
nouveaux modules relatifs aux comptes économiques de l’environnement, tels que
les dépenses et recettes liées à la protection de l’environnement/comptes de
dépenses de protection de l’environnement, secteur des biens et services
environnementaux, comptes relatifs à l’énergie, transferts (subventions) liés à
l’environnement, comptes des dépenses liées à l’utilisation et à la gestion des
ressources, comptes relatifs à l’eau (aspects quantitatifs et qualitatifs),
comptes relatifs aux déchets, comptes relatifs aux forêts, comptes relatifs aux
services écosystémiques, comptes des stocks de matières à l’échelle de l’économie
et la mesure des matières terreuses excavées non utilisées (y compris terre), - destinées à améliorer
encore la qualité des données et la méthode de collecte des données en vue d’améliorer
la couverture et la comparabilité des données et d’alléger les contraintes
administratives pesant sur les entreprises et les administrations.» Ce règlement, qui a établi les premières dispositions de l’Union sur la
comptabilité environnementale, a mis en place trois modules: ·
les comptes des émissions atmosphériques, qui
répertorient 14 gaz émis par 64 groupes d’industries et par les
ménages; ·
les taxes environnementales, réparties entre quatre
types de taxes, respectivement sur l’énergie, les transports (excepté les carburants),
la pollution et les ressources, ventilées entre 64 groupes d’industries,
les ménages et les non-résidents qui les paient; ·
les comptes des flux de matières, qui font
apparaître 50 types de matières en distinguant l’extraction intérieure,
les importations et les exportations, puis la consommation intérieure de
matières, qui correspond à la somme de l’extraction intérieure et des
importations, moins les exportations, pour chaque type de matière et au total. Ces trois modules étaient les
plus développés sur le plan statistique et ils correspondent à des besoins
fondamentaux de la politique environnementale en ce qui concerne les émissions
atmosphériques et le changement climatique, les instruments économiques
permettant de limiter la pollution et l’utilisation efficace des ressources. Au moment où ce règlement
initial a été débattu, puis adopté par le Parlement européen et le Conseil, les
utilisateurs au sein du Parlement et des DG de la Commission ont souligné que
ces trois premiers modules devaient être considérés comme un début et que les
besoins politiques en matière de comptabilité environnementale étaient beaucoup
plus larges. De fait, le Parlement européen a inclus dans l’article 10 ci-dessus
une série de nouveaux modules potentiels auxquels la priorité devait être
accordée dans les étapes ultérieures. Le règlement a fixé la date de
présentation du premier rapport au 31 décembre 2013, ce qui, compte
tenu du temps nécessaire pour l’adoption, la traduction et d’autres opérations,
signifie que le présent rapport a dû être élaboré à un moment où les premières
données fournies au titre du règlement n’étaient pas encore disponibles. Une
analyse en bonne et due forme de la qualité des données, des méthodes de
collecte des données, etc. sera effectuée au début 2014. La transmission de données
pour les trois premiers modules est bonne et en constante amélioration La première transmission
formelle de données au titre du règlement doit intervenir avant le
30 septembre 2013 pour les modules relatifs aux émissions
atmosphériques et aux taxes environnementales et avant le
31 décembre 2013 pour les comptes des flux de matières à l’échelle de
l’économie. Il n’est donc pas possible de formuler des commentaires détaillés
sur la qualité de ces données dans le délai imposé pour le présent rapport. De surcroît, une dérogation
totale ou partielle a été octroyée à six États membres (Espagne, France,
Chypre, Malte, Autriche et Pologne), les autorisant à communiquer leurs données
jusqu’à deux ans plus tard (décision d’exécution 2012/691/UE de la Commission
du 6 novembre 2012, JO L 308 du 8.11.2012, p. 23). Dans
certains de ces pays, les progrès se sont toutefois révélés plus rapides que
prévu, ce qui permettra à une partie d’entre eux de satisfaire plus ou moins
aux exigences du règlement. Conformément à la modification pertinente
de l’annexe XXI de l’accord EEE, la Norvège et l’Islande sont soumises aux
prescriptions du règlement, cette dernière bénéficiant d’une dérogation de deux
ans, tandis que le Liechtenstein a été exempté. À la date de rédaction du
présent rapport, les échéances formelles de fourniture des données pour la
première collecte en vertu du règlement n’ont pas encore été atteintes ou
viennent à peine de l’être. Un grand nombre de pays ont toutefois déjà fourni
une quantité considérable de données à leur propre initiative: à la mi-2013,
quelque 20 pays avaient transmis des données complètes ou presque
complètes sur les taxes environnementales et les comptes des émissions
atmosphériques et 24 pays avaient transmis les comptes des flux de matières. La
couverture (nombre de pays et degré d’exhaustivité des différents tableaux), l’actualité
et la fiabilité des données se sont constamment améliorées au fil du temps. Eurostat et les instituts
statistiques nationaux coopèrent dans des groupes de travail et des task-forces
thématiques spécialisées afin de garantir un haut niveau de précision, de
cohérence et de comparabilité des données. Les résultats de cette transmission
de données volontaire sont diffusés sur le site web d’Eurostat et dans
différentes publications. Évaluation formelle de la
qualité au premier semestre 2014 Un format a été défini au sein
de groupes de travail pour le rapport sur la qualité que les États membres
doivent communiquer à la Commission (Eurostat) en vertu de l’article 7 du
règlement et le premier rapport fera suite à la première transmission de
données à la fin 2013. Tous les aspects de la qualité seront couverts: l’actualité,
la comparabilité, l’accessibilité, la clarté, la cohérence, l’exhaustivité et
la fiabilité. Le rapport contiendra également une description structurée des
sources et des méthodes utilisées pour élaborer les données. Il sera débattu
avec les États membres au printemps 2014 et il servira de fondement à un plan
destiné à améliorer encore la qualité des données, y compris la comparabilité
et l’actualité. Utilisation des données Les données des comptes de l’environnement
sont utilisées dans une multitude d’applications politiques tant au niveau
national qu’à celui de l’UE. Un exemple particulièrement édifiant est la
consommation intérieure de matières, issue des comptes des flux de matières,
qui a été placée au premier rang des indicateurs clés de l’initiative phare
pour l’efficacité dans l’utilisation des ressources de la stratégie
Europe 2020. Les comptes des émissions atmosphériques aident à mieux appréhender
les secteurs économiques responsables d’émissions de gaz à effet de serre, qui
induisent un changement climatique, tandis que les taxes environnementales
(notamment les taxes sur l’énergie) constituent un instrument économique
important pour réduire les émissions et figurent également parmi les
indicateurs de l’efficacité dans l’utilisation des ressources. Ces données ont
une pertinence particulière dans le cadre des politiques élaborées sur la base
de la stratégie Europe 2020 qui visent à atteindre les objectifs fixés sur
le climat et l’énergie tout en assurant la poursuite de la croissance
économique. Toutes les données reçues sont reprises dans plusieurs publications et
analyses et peuvent être consultées sur le site web d’Eurostat accessible au
public.
http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/environmental_accounts/introduction Le site web contient également
des informations contextuelles, des manuels méthodologiques et des guides d’élaboration,
ainsi que les différentes publications présentant les données existantes. Néanmoins,
les trois modules créés pourront être promus davantage à mesure qu’ils seront
plus solidement établis, de façon à encourager plus avant leur adoption par des
utilisateurs qui ne connaissent pas nécessairement bien leur valeur ajoutée.
Étant donné que ces modules reposent sur des ensembles de données existants, il
n’est pas rare que des utilisateurs accèdent directement aux données
originales, sans prendre pleinement conscience des atouts des comptes de l’environnement,
notamment la possibilité d’une analyse économique environnementale intégrée.
Les comptes des émissions atmosphériques restent, par exemple, relativement peu
utilisés par rapport aux inventaires des gaz à effet de serre ou aux données
relatives aux émissions publiées sur la base de la convention PATLD. Un autre
exemple est fourni par les taxes environnementales, pour lesquelles les
ensembles de données prévus par le règlement contiennent une ventilation
supplémentaire selon l’entité économique qui paie les taxes, ce qui constitue
un paramètre additionnel utile pour une analyse fiscale approfondie. En
conséquence, davantage d’efforts devraient être déployés pour populariser l’utilisation
des ensembles de données dans le cadre de publications ciblées et de
manifestations statistiques, à mesure que la transmission des données au titre
du règlement sera plus régulière et que des séries chronologiques plus
complètes et plus longues seront disponibles. Une grande partie de l’utilisation
concrète des données a lieu au niveau de l’UE et dans des instituts de
recherche spécialisés. Dans certains pays, il semble que les données sont
utilisées couramment, mais d’autres instituts statistiques nationaux indiquent
que les gouvernements nationaux les utilisent relativement peu, et une
utilisation plus intense devrait donc être encouragée. On peut s’attendre à ce
que l’utilisation des données augmente à mesure que la couverture s’améliore en
ce qui concerne le nombre de pays et la longueur des séries chronologiques disponibles
pour l’analyse de tendances. Élaboration simultanée de
comptes de l’environnement au niveau international Les comptes de l’environnement
prescrits par le règlement sont conçus en tant que «comptes satellites» des
comptes nationaux traditionnels: le système européen des comptes nationaux et
régionaux (SEC) et, au niveau mondial, le système de comptabilité nationale
(SCN). Les trois comptes/modules inclus dans le règlement initial figurent
également dans le système mondial des comptes économiques intégrés de l’environnement
(SCEE), que la commission statistique des Nations unies a adopté en tant que
norme statistique internationale en mars 2012 (norme soutenue et publiée
par les Nations unies, la Commission européenne, l’OCDE, la Banque mondiale, le
FMI et la FAO). Eurostat et plusieurs pays de l’UE ont apporté d’importantes
contributions à l’élaboration du SCEE. Les aspects essentiels de ces
comptes figurent également dans les stratégies pour une croissance écologique
de l’OCDE et du PNUE et dans les initiatives de la Banque mondiale sur la
comptabilité du capital naturel. La charge administrative est
légère Pour satisfaire aux exigences
du règlement, les instituts statistiques nationaux peuvent recourir à des
données de base existantes, qu’ils adaptent ensuite aux classifications des
comptes nationaux. Par exemple, les comptes des
émissions atmosphériques prennent leur source dans le travail déjà effectué
pour les inventaires des émissions atmosphériques qui doivent être fournis dans
les rapports prescrits par la Convention-cadre des Nations unies sur les
changements climatiques (CCNUCC) et la Convention de la CEE-ONU sur la
pollution atmosphérique transfrontalière à longue distance (PATLD) ;les
comptes de l’environnement adaptent ensuite ces données de base aux
classifications et aux concepts des tableaux des entrées-sorties des comptes
nationaux afin qu’elles puissent être mises en correspondance avec les
statistiques sur les secteurs de l’industrie et des services de l’économie. Les taxes environnementales
sont spécifiées dans la liste des taxes nationales déjà communiquées à la
Commission (Eurostat) par les pays. Pour les comptes des flux de
matières, les données sur l’extraction intérieure sont tirées des statistiques
agricoles (pour la production de biomasse), des données sur les activités des
mines et carrières pour les minerais, des statistiques sur l’énergie pour les
matières énergétiques fossiles et des statistiques sur le commerce extérieur
pour les importations et les exportations. Du fait de la réutilisation de
données existantes, le fardeau supplémentaire pesant sur les entreprises est
extrêmement léger. La charge de travail est essentiellement supportée par les
instituts statistiques nationaux pour traiter les données existantes et
accroître l’utilité analytique des données de base en les adaptant aux concepts
et classifications des comptes nationaux. Dans la plupart des pays, cela
représente généralement environ deux équivalents temps plein au total pour les
trois premiers modules. En vue du développement de nouveaux modules, et afin de
maintenir et de rehausser encore la qualité des comptes de l’environnement, il
est fondamental que les administrations nationales garantissent que des
ressources suffisantes seront débloquées. Eurostat aide les pays à
mettre en œuvre les trois premiers modules Eurostat a aidé les États membres qui en avaient besoin à mettre en
œuvre les trois premiers modules au moyen des divers outils suivants: ·
subventions pour la réalisation d’études pilotes, ·
soutien à un échange d’expériences entre pays, ·
cours de formation dans le cadre du programme de
formation des statisticiens européens, ·
guides et manuels, ·
simplification et rationalisation du mode de
transmission des données à Eurostat pour les trois premiers modules. Trois modules
supplémentaires ont été proposés Eurostat et les États membres ont
continué à élaborer de nouveaux modules dans le cadre de groupes de travail
statistiques. Durant la période 2011-2012, des méthodologies ont été mises au
point et des essais-pilotes ont été réalisés, en particulier pour les trois
premiers modules énumérés dans l’article 10: dépenses de protection de l’environnement,
secteur des biens et services environnementaux et comptes des flux physiques d’énergie.
Ces domaines ont été jugés les plus développés sur le plan conceptuel et les
statistiques de base requises existent déjà. Ces nouveaux modules n’imposeraient
eux non plus aucune charge, ou une charge limitée seulement, aux entreprises ou
aux ménages, étant donné que ce serait plutôt aux instituts statistiques
nationaux qu’il incomberait d’aligner et d’adopter les données déjà collectées
à d’autres fins (statistiques ou administratives). Les nouveaux modules
correspondent également aux priorités politiques de l’UE de croissance
écologique et d’utilisation efficace des ressources. La Commission (Eurostat) aide
les pays à se préparer aux trois nouveaux modules au moyen des bourses d’échanges
d’expérience, de guides, etc., comme elle l’a fait les années précédentes pour
les trois premiers modules. Ainsi, avec le soutien de subventions, le module
relatif aux dépenses de protection de l’environnement a fait l’objet d’essais-pilotes
dans 20 États membres depuis 2001, tandis que des études-pilotes sur le
secteur des biens et services environnementaux ont été menées dans
12 États membres et que les comptes de l’énergie ont été soumis à des
essais dans 12 États membres. En outre, certains pays ont procédé à des
études-pilotes sans concours financier de l’UE. La Norvège et la Suisse ont
également participé activement et partagé leurs expériences. Au total, il
existe une expérience abondante pour ces modules, que les États membres ont
partagée dans des réunions techniques. Elle a, dans une large mesure, été prise
en considération, ce qui a permis au comité du système statistique européen d’exprimer
un avis positif sur le projet de règlement, le 7 février 2013. Un
catalogue des études-pilotes peut être téléchargé sur le site web d’Eurostat à l’adresse
suivante: http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/environmental_accounts/introduction Sur cette base, la Commission a
adopté, le 2 mai 2013, une proposition de règlement modificatif
[COM(2013)247] afin d’ajouter ces trois modules au premier règlement. À la fin
2013, les débats sur la proposition de règlement modificatif progressaient de
façon satisfaisante au Conseil et au Parlement européen. Autres modules en
préparation Les travaux se poursuivent également sur la majorité des autres comptes
énumérés à l’article 10: ·
transferts (subventions) liés à l’environnement,
pour lesquels une task-force d’États membres expérimentés élabore actuellement
un cadre de collecte de données; ·
comptes des dépenses liées à l’utilisation et à la
gestion des ressources, pour lesquels l’accent a été mis sur les activités de
gestion des ressources en conjonction avec la mise en œuvre du nouveau module
sur le secteur des biens et services environnementaux; ·
comptes relatifs à l’eau, pour lesquels les travaux
conceptuels progressent, mais sont ralentis par le manque de données de base; ·
comptes relatifs aux forêts, à travers l’élaboration
d’une comptabilité économique et environnementale intégrée pour les forêts
conforme au SCEE. Ces domaines sont les candidats
potentiels d’un troisième «lot» de modules. Tous ces modules potentiels
faisaient partie de la stratégie européenne pour la comptabilité
environnementale adoptée en 2008 par le comité du programme statistique, composé
des directeurs de tous les instituts statistiques nationaux. Cette stratégie de
2008 est actuellement mise à jour afin de refléter l’adoption du premier
règlement et le lancement du deuxième, ainsi que de porter un regard neuf sur
les nouveaux besoins politiques. Les instituts statistiques nationaux des États
membres sont réticents à ce jour à accepter un nombre excessif de modules
supplémentaires en raison de restrictions budgétaires et de pénuries de
personnel. Ils recommandent plutôt de se concentrer d’abord sur l’amélioration
de la qualité et la promotion de l’utilisation des trois premiers modules et
des trois modules du deuxième lot. Les comptes relatifs aux
services écosystémiques et à la biodiversité sont fortement demandés dans le
milieu politique, mais pour ce qui est des mesures, ils n’en sont encore qu’aux
balbutiements d’un travail inédit de recherche et développement, qui nécessite
des équipes pluridisciplinaires comprenant des biologistes, des spécialistes de
l’environnement, des cartographes et des statisticiens. C’est pourquoi il est
jugé préférable de laisser la main à l’Agence européenne pour l’environnement.
Le rôle des instituts statistiques nationaux consisterait principalement, à ce
stade, à fournir des données de base, telles que des données sur la production
agricole et l’utilisation des sols (LUCAS) et des statistiques régionales,
ainsi qu’à dispenser des conseils sur les questions statistiques, au besoin. Nécessité de données plus
actuelles Une autre demande nouvellement
exprimée par les utilisateurs a trait à l’amélioration de l’actualité des
données. Les trois premiers modules ont été conçus pour fournir des de données
structurelles relativement détaillées destinées à analyser les interactions
mutuelles entre l’économie et l’environnement dans une sélection de domaines
couverts par le premier règlement. Considérant l’instauration du semestre
européen, l’exercice de planification des politiques économiques et budgétaires
de l’Union, il serait souhaitable d’y inclure une dimension environnementale en
complément aux données économiques traditionnelles comme le PIB. Eurostat
travaille avec les instituts statistiques nationaux pour déterminer comment ces
comptes environnementaux être élaborés plus tôt. Des progrès substantiels ont
été engrangés, tant dans les pays qu’au sein d’Eurostat, pour élaborer et
traiter les comptes plus rapidement. Il est toutefois peu probable que cela
aboutisse au degré d’actualité requis pour le semestre. En conséquence,
Eurostat étudie également les moyens de produire des estimations rapides
beaucoup plus tôt pour certains indicateurs essentiels (p. ex. estimations des
émissions de CO2 à t+4 mois calculées à partir des statistiques mensuelles
d’Eurostat sur l’utilisation d’énergie). La voie à suivre La Commission (Eurostat)
contrôlera soigneusement la qualité des données reçues pour les trois premiers
modules à la fin 2013 et proposera des améliorations pour chaque pays ou pour
la méthodologie globale, lorsque cela s’avérera nécessaire. Les débats sur le deuxième
«lot» de modules continueront en 2014 au Parlement européen et au Conseil. Les
statisticiens continueront de se préparer à la mise en œuvre pratique de ces
trois modules supplémentaires. La stratégie européenne pour la
comptabilité environnementale sera remaniée en concertation avec les principaux
groupes d’utilisateurs et les instituts statistiques nationaux. La date ciblée
pour l’achèvement de cette nouvelle stratégie est la mi-2014. La Commission et les
administrations des États membres continueront à coopérer pour accroître la
visibilité et l’utilisation des résultats des comptes environnementaux.