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Document 52013DC0785
REPORT FROM THE COMMISSION TO THE EUROPEAN PARLIAMENT, THE COUNCIL, THE EUROPEAN CENTRAL BANK, THE EUROPEAN ECONOMIC AND SOCIAL COMMITTEE, THE COMMITTEE OF REGIONS AND THE EUROPEAN INVESTMENT BANK A SINGLE MARKET FOR GROWTH AND JOBS: AN ANALYSIS OF PROGRESS MADE AND REMAINING OBSTACLES IN THE MEMBER STATES - Contribution to the Annual Growth Survey 2014 -
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, À LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN, AU COMITÉ DES RÉGIONS ET À LA BANQUE EUROPÉENNE D’INVESTISSEMENT UN MARCHÉ UNIQUE POUR LA CROISSANCE ET POUR L’EMPLOI: UNE ANALYSE DES PROGRÈS RÉALISÉS ET DES OBSTACLES RESTANTS ENTRE LES ÉTATS MEMBRES – Contribution à l’examen annuel de la croissance 2014 –
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, À LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN, AU COMITÉ DES RÉGIONS ET À LA BANQUE EUROPÉENNE D’INVESTISSEMENT UN MARCHÉ UNIQUE POUR LA CROISSANCE ET POUR L’EMPLOI: UNE ANALYSE DES PROGRÈS RÉALISÉS ET DES OBSTACLES RESTANTS ENTRE LES ÉTATS MEMBRES – Contribution à l’examen annuel de la croissance 2014 –
/* COM/2013/0785 final */
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, À LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN, AU COMITÉ DES RÉGIONS ET À LA BANQUE EUROPÉENNE D’INVESTISSEMENT UN MARCHÉ UNIQUE POUR LA CROISSANCE ET POUR L’EMPLOI: UNE ANALYSE DES PROGRÈS RÉALISÉS ET DES OBSTACLES RESTANTS ENTRE LES ÉTATS MEMBRES – Contribution à l’examen annuel de la croissance 2014 – /* COM/2013/0785 final */
Introduction La
crise financière et économique a démontré la nécessité d'introduire de
profondes réformes structurelles en Europe. Pour répondre à ce besoin, la
Commission a déployé un ambitieux programme destiné à améliorer le
fonctionnement du marché unique. Les Actes pour le marché unique I et II posent
les bases d'un ensemble de propositions législatives et d'autres mesures visant
à stimuler la croissance et l'emploi en Europe. La Commission a également
publié récemment des propositions visant à l'achèvement du marché unique
numérique. L'adoption rapide de toutes les propositions restantes est
nécessaire pour libérer efficacement le plein potentiel du marché unique et
l'adapter au 21e siècle. La
réforme du cadre législatif européen ne suffira toutefois pas à assurer le bon
fonctionnement du marché unique. Pour que les citoyens, les consommateurs et
les entreprises tirent réellement profit du marché unique, les règles doivent
être opérationnelles en pratique. Des efforts importants et constants sont nécessaires
pour garantir le bon fonctionnement des marchés et la suppression des barrières
restantes. Cinq
années après le début de la crise, des signes de reprise sont perceptibles. De
nombreux États membres ont entrepris de conduire des réformes et d'améliorer
les conditions de marché, malgré une tendance court-termiste à la protection de
l'économie nationale. Le
présent rapport a pour but d'examiner, à la lumière de la stratégie Europe 2020,
le mode de fonctionnement du marché unique au sein des différents États
membres. Il fait le point sur les avancées réalisées depuis le début de la
crise et s'efforce de déterminer les goulets d'étranglement restants et de
définir les différentes priorités politiques qui en découlent. Il s'inscrit
donc dans les priorités générales énoncées dans l'Examen annuel de la
croissance 2014 de la Commission et contribue à définir plus précisément les
recommandations spécifiques à chaque pays dans le cadre du semestre européen. À
l'instar de l'édition précédente, le présent rapport met l'accent sur les
secteurs clés qui présentent le plus fort potentiel de croissance: les
services, les réseaux et l'économie numérique. Le secteur des services connaît
une croissance rapide et est le plus générateur d'emplois. Si des progrès ont été
réalisés, de nouvelles mesures doivent être prises afin de libérer son plein
potentiel. Parallèlement, le secteur des services étant fortement corrélé aux
autres pans de l'économie, notamment au secteur manufacturier, il est
nécessaire d'améliorer le fonctionnement du marché intérieur pour les produits
industriels. En effet, si le marché intérieur
est une réussite pour les biens, l'UE doit s'assurer que son cadre juridique
demeure approprié dans un environnement globalisé, où l'innovation est la clé
et où les produits évoluent rapidement. Pour ce faire, la Commission présentera
une évaluation sur le marché intérieur pour les produits industriels d'ici la
fin de l'année. Le
présent rapport s'intéresse également au fonctionnement du secteur financier,
un meilleur accès au financement et une plus grande intégration des marchés
financiers étant cruciaux pour restaurer la confiance et financer l'économie
réelle. Les
réseaux demeurent l'épine dorsale de l'économie. Les communications
électroniques, l'énergie et les transports représentent conjointement 8,9 %
de la valeur ajoutée et 6,1 % de l'emploi au sein des 27 pays membres de
l'Union, et leur importance s'accroît encore[1].
Ils offrent également des intrants clés pour d'autres secteurs de l'économie.
Le secteur numérique est aussi un puissant vecteur de productivité, de
créativité et d'innovation. Dans certaines des principales économies (les pays
du G8, la Corée du Sud et la Suède), l'économie de l'internet[2] a généré près de 21 %
de la croissance du PIB entre 2006 et 2011[3].
La première partie du
présent rapport offre une analyse des secteurs clés énoncés ci-dessus et
définit différentes priorités politiques. La seconde partie présente des
conclusions plus générales sur le fonctionnement du marché unique tirées d'une
analyse des chaînes de valeur intra- et extra-UE. Première partie - L'état du marché unique dans les
secteurs clés qui présentent le plus fort potentiel de croissance
2.1. Application
et mise en œuvre - Aperçu général
·
La
communication intitulée «Une meilleure gouvernance pour le marché unique» de
juin 2012[4] a annoncé une série de mesures destinées
à progresser rapidement dans les domaines clés pour la croissance. Tout
d'abord, elle plaidait pour une «tolérance zéro»: Les États
membres devraient rapidement et scrupuleusement transposer et appliquer la
législation européenne énoncée dans l'annexe à la communication afin de porter
les déficits de transposition et de conformité à zéro. ·
Un
an et demi plus tard, on constate de bons résultats (voir l'annexe). En ce qui
concerne les textes mentionnés dans l'annexe à la communication et relatifs aux
services financiers, au marché unique numérique et aux transports, l'objectif
de 0 % de déficit de transposition est atteint. Mais le secteur de
l'énergie ne se comporte pas aussi bien. Si nombre d'États membres affichent
une progression, ils sont encore nombreux à ne pas respecter les délais de
transposition, quatre d'entre eux ayant même omis de transposer trois des
quatre directives concernées. ·
La
communication appelait également à une approche et à une mise en œuvre plus
dynamiques dans les domaines clés. Lorsqu'il apparaît que des textes
législatifs essentiels ne sont pas respectés, la durée des procédures
d'infraction ne devrait pas excéder 18 mois en moyenne et la pleine
conformité avec les arrêts de la Cour de justice ne devrait pas prendre plus de
12 mois en moyenne. Dans plusieurs domaines, des mesures ont été prises
afin de poursuivre avec détermination les éventuelles infractions au droit de
l'Union, une approche qui porte clairement ses fruits, notamment dans le
secteur des services (voir ci-dessous). Cela étant, la durée moyenne des
procédures d'infraction reste de 29,4 mois, certaines excédant 50 voire 84 mois.
La situation est bien meilleure dans les domaines de l'énergie (15 mois)
et des transports (15,4 mois).
2.2.
Les marchés des services
Performance
de marché et obstacles à l'intégration européenne
De
nombreux États membres ont entrepris de réformer le secteur des services afin
d'en améliorer le fonctionnement, à l'instar, ces dernières années, du
Portugal, de l'Espagne, de l'Italie, de la Grèce et de la Pologne ainsi que,
dans une moindre mesure, de la Slovénie et de la République tchèque. Ces
réformes ont été encouragées par des recommandations par pays ou des programmes
élaborés avec l'accord des gouvernements concernés. Plusieurs États membres
doivent toutefois se réformer, notamment l'Autriche, la Belgique, l'Allemagne
et la France, qui ont également reçu des recommandations de service par pays. Les
États ont également été incités à se réformer par la tolérance zéro
appliquée par la Commission pour garantir le respect absolu de la directive sur
les services. Au cours de l'année écoulée, 13 États membres ont
initié une nouvelle salve de réformes en réponse à l'ouverture d'une procédure
pilote ou d'infraction par la Commission. Ces procédures touchent
principalement aux restrictions aux communications commerciales, à l'exigence
de résidence ou à la limitation territoriale de l'autorisation. Les
guichets uniques ont été renforcés dans de nombreux États membres, dans le cadre d'une
volonté plus générale d'offrir aux entreprises des services administratifs en
ligne complets (les aspects numériques sont plus spécifiquement envisagés à la
section «Marchés numériques» ci-dessous). Pour prospérer, les entreprises ont
besoin d'accéder facilement à des informations fiables sur les exigences
réglementaires et de pouvoir accomplir les démarches administratives
pertinentes en ligne. Tel est l'objectif des guichets uniques et de la charte y
afférente récemment adoptée. Des guichets uniques sont déjà présents dans des
structures d'administration en ligne intégrées (en Estonie, en Espagne, au
Danemark, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Suède et au Luxembourg). D'autres
pays ont progressé dans cette voie au cours de l'année écoulée, notamment la
Bulgarie, la Grèce et la France. Les guichets uniques requièrent toutefois une
attention particulière en Belgique, en Allemagne, en Lettonie, en Pologne et en
Roumanie, notamment eu égard à l'accomplissement des démarches en ligne. Cela
étant, le marché unique demeure un fort stimulant potentiel pour le
développement du secteur des services. Le rapport de l'an dernier faisait
état d'une tendance à une intégration bien moindre dans le secteur des services
que dans celui des biens. Cette conclusion demeure valable. En effet,
l'intégration commerciale dans le marché unique des biens représente près de 22 %,
contre environ 5 % pour les services[5]. De la même manière,
les consommateurs jugent la performance du marché unique moins bonne pour les
services que pour les biens[6]. Une
application plus ambitieuse de la directive sur les services pourrait être
avantageuse pour la croissance et l'emploi dans l'UE. Les mesures d'application
de la directive sur les services prises par les États membres feront progresser
le PIB d'environ 0,8 % sur cinq à dix ans. Une application plus
ambitieuse de la directive sur les services pourrait à elle seule générer une
progression supplémentaire de 0,6 à 2,6 % du PIB[7]. Parallèlement,
le récent examen par les pairs de l'application de la directive sur les
services a confirmé l'estimation antérieure[8] selon laquelle bon
nombre d'États membres n'avaient pas réalisé de tests de proportionnalité significatifs
sur les autres exigences liées au secteur des services[9]. La réalisation de ces
tests permet d'évaluer le bien-fondé de ces restrictions et de déterminer s'il
n'est pas possible d'atteindre les mêmes objectifs de préservation de l'intérêt
public par des mesures moins restrictives. En conséquence, il existe encore de
trop nombreuses restrictions au droit d'établissement, telles que l'obligation
pour les sociétés d'avoir une certaine forme juridique ou les exigences en
termes d'actionnariat et de capital. Ces obstacles sont susceptibles de freiner
l'établissement de sociétés de services au sein du marché unique, d'empêcher le
développement de certains modèles d'entreprise ou de limiter l'investissement
dans un secteur influant sur la croissance et l'innovation. La
fragmentation des règles nationales en matière de travail, de fiscalité,
d'hygiène et sécurité, de protection des consommateurs et de droit contractuel
demeure un problème. Dans un contexte transfrontalier, cela génère des coûts de
conformité particulièrement lourds pour les micro et petites entreprises. En
ce qui concerne l'accès aux activités professionnelles, plusieurs États
membres ont entrepris des réformes, mais des barrières à l'entrée demeurent
pour un certain nombre d'activités professionnelles. Elles prennent souvent
la forme de l'exigence d'une qualification professionnelle ou de la limitation
du nombre de prestataires de service autorisés sur le marché. Elles peuvent
être justifiées par la nécessité de préserver la qualité des services, de
garantir une connaissance technique adéquate et de protéger les consommateurs
des abus. Mais elles limitent aussi considérablement l'accès aux activités
professionnelles et leur exercice. Plusieurs États membres ont entamé des
examens afin de déterminer s'il est possible de préserver l'intérêt public sans
restreindre l'accès au marché et la concurrence. Le Portugal procède
actuellement à une analyse et à une refonte complètes des professions
réglementées. L'Italie a revu son cadre réglementaire horizontal. L'Espagne a
soumis un projet de loi délimitant les pouvoirs des ordres professionnels dans
différents secteurs. Des réformes sectorielles ont également été initiées en
Pologne, en République tchèque et en Slovénie, tandis que d'autres ont été annoncées
au Danemark. La Commission facilitera encore ces examens par un exercice
d'évaluation réciproque instauré dans le cadre de la directive sur les
qualifications professionnelles[10], notamment dans les
pays où les réformes peuvent être approfondies, tels que l'Autriche,
l'Allemagne ou la France. En
ce qui concerne les services de santé, de nombreux États membres doivent
créer des points de contact nationaux dotés de ressources suffisantes pour
aider les patients à exercer leur droit à des soins transfrontaliers. Au-delà
des patients, la libre circulation des professionnels et des prestataires de
santé revêt un potentiel considérable. Dans
le secteur des services de détail, certaines réformes ont été initiées mais
doivent être poursuivies pour lever les barrières à la concurrence restantes,
notamment celles relatives à l'établissement commercial. La Finlande a entamé
une série de réformes visant à accroître la concurrence dans ce secteur, tandis
que l'Espagne s'est intéressée aux petits points de vente, mais sans toucher
aux restrictions qui s'appliquent aux implantations plus conséquentes. Si
certaines restrictions peuvent être justifiées par des questions d'intérêt
public (tel que l'impact environnemental), d'autres sont plus contestables
puisqu'elles limitent la concurrence, ce qui nuit à l'industrie (modernisation,
efficacité) tout autant qu'aux consommateurs (choix plus restreint, prix plus
élevés). La directive sur les services interdit les tests de nécessité
économique, qui sont pourtant toujours pratiqués en Hongrie, aux Pays-Bas et
dans certaines régions allemandes et espagnoles. La Commission a émis des
recommandations par pays à la Belgique, au Danemark, à la Finlande, à la
France, à l'Allemagne, à la Hongrie et à l'Espagne afin d'encourager la poursuite
des réformes. Comme annoncé dans le plan d'action européen pour le commerce de
détail[11], la Commission ouvre un
large débat et un échange sur les meilleures pratiques entre les États membres
concernant l'établissement commercial. Les
restrictions à la fourniture transfrontalière de biens peuvent également
entraver la concurrence sur les marchés de détail. Les détaillants ne sont
pas toujours libres de s'approvisionner au meilleur prix pratiqué en Europe.
Certains écarts tarifaires entre les marchés nationaux peuvent être valablement
justifiés, mais il existe également des contraintes territoriales à
l'approvisionnement qui empêchent la baisse des tarifs sur certains marchés
nationaux (au Luxembourg et en Belgique), notamment pour les produits de marque.
La Commission a l'intention d'étudier ce sujet en 2014 en consultant les
parties prenantes sur les contraintes territoriales à l'approvisionnement
supposées, afin de définir les prochaines étapes potentielles. Encore
aujourd'hui, les consommateurs voient parfois leur nationalité ou leur lieu
de résidence restreindre leur capacité à acheter des produits et des services
au sein du marché unique ou augmenter le prix qu'ils doivent payer, notamment
en ligne. Cette situation de discrimination perçue ne résulte pas
nécessairement de conditions de marché objectives et sape la confiance des
consommateurs dans le marché unique. Les
autorités publiques sont un grand consommateur de services en Europe.
L'application correcte, efficace et transparente des règles de passation des
marchés publics assure d'importants bénéfices. Plusieurs États membres ont
entrepris de réformer les marchés publics[12], notamment l'Italie, la
Grèce, le Portugal et l'Espagne. Dans nombre d'États membres, les prestataires
de services et les budgets publics bénéficieraient d'une réduction des délais
de procédure, d'un renforcement de la concurrence et de la transparence dans
les appels d'offres publics et d'une prévention des irrégularités (par exemple
en investissant dans la professionnalisation des fonctionnaires en charge des
marchés publics ou en diffusant plus largement les avis) et, plus généralement,
d'une amélioration de la gouvernance dans ce domaine (notamment par un meilleur
contrôle, une information plus complète et une diffusion des meilleures
pratiques). Comme cela a été souligné dans les recommandations par pays
adressées en 2013, des réformes sont particulièrement nécessaires en Bulgarie,
en Allemagne, en Hongrie, en Italie, à Malte et en Roumanie, mais ils ne sont
pas les seuls concernés. De plus, compte tenu du poids économique de ces
secteurs[13], un meilleur respect
des règles de passation des marchés de la gestion de déchets et des TIC
pourrait générer d'importantes économies en renforçant la concurrence. Priorités politiques Compte tenu
de ce qui précède, les États membres devraient se concentrer sur les
principales priorités suivantes: ·
Adopter
une approche plus ambitieuse en matière de mise en œuvre de la directive sur
les services en examinant systématiquement leur cadre réglementaire afin
d'évaluer le bien-fondé et la proportionnalité des obstacles restants. Une
attention particulière doit être prêtée aux restrictions qui ont été décelées
dans le cadre du récent examen par les pairs sur les formes juridiques et la
détention du capital. ·
Prendre
en compte les principes du marché unique lors de l'adoption des règles
nationales influant sur la prestation de services et l'établissement, notamment en matière
fiscale, de droit du travail et de protection des consommateurs. Seule une
approche globale des services permettra de réaliser des avancées significatives
dans l'intégration du marché unique pour les services. ·
Simplifier
la législation relative aux services afin d'aboutir à une simplification
administrative pour les entreprises, notamment les PME. L'administration en
ligne est un outil puissant à cette fin. Les États membres devraient par
conséquent améliorer encore le fonctionnement des guichets uniques en
les intégrant aux services de l'administration en ligne (voir également la
section «Marchés numériques» ci-dessous). ·
Saisir
l'opportunité offerte par l'exercice de transparence et d'évaluation réciproque
en réalisant une analyse approfondie des restrictions existant à l'échelon
national qui entravent l'accès aux professions réglementées et en examinant
le bien-fondé de leur maintien au vu de leurs répercussions sur d'autres
marchés. Étudier la possibilité d'instaurer des mécanismes moins restrictifs
pour protéger le consommateur et l'intérêt public. ·
Renforcer
la concurrence dans le secteur des services, y compris les services de détail,
en éliminant les barrières. Plus particulièrement, les restrictions à l'établissement
commercial non nécessaires et disproportionnées devraient être supprimées et
les tests de nécessité économique encore pratiqués devraient être
systématiquement abandonnés. ·
Promouvoir
la transparence et l'information quant aux écarts de prix et aux droits des
consommateurs
au sein du marché unique, notamment par le biais des Centres européens des
consommateurs et d'autres autorités compétentes. S'efforcer de réduire les
discriminations à la consommation injustifiées. ·
Établir
des points de contact nationaux pour aider les patients désirant se faire
soigner à l'étranger. ·
S'efforcer
de réduire la complexité et la longueur des procédures, de renforcer la
concurrence dans les appels d'offres publics, notamment en améliorant la
transparence et la publication des tarifs, et d'investir dans la
professionnalisation des fonctionnaires en charge des marchés publics. Ils
doivent également prévenir activement les irrégularités et renforcer la
gouvernance des marchés publics. Une attention particulière doit être portée à
la bonne application des règles de passation des marchés publics de gestion des
déchets et des TIC. 2.3. Services financiers Performance de marché et
obstacles à l'intégration européenne D'une
manière générale, la fragmentation du marché financier (au sens des
différences de fonctionnement et de performance entre les marchés nationaux
générées par les obstacles à la libre circulation des capitaux ou des services
financiers) s'est accrue durant la crise. Même si cette fragmentation
tend aujourd'hui à se stabiliser, il convient d'inverser la tendance. La
fragmentation transparaît clairement dans les réponses des entreprises à
l'enquête sur l'accès au financement (SAFE)[14], qui révèlent d'énormes
disparités entre les pays. Elle apparaît également lorsque l'on compare les
différents taux d'intérêt des prêts bancaires (généralement élevés pour les
ménages et les PME) dans les États membres, comme indiqué au graphique 1. Graphique 1: Taux d'intérêt, prêts aux entreprises non financières (échéance jusqu'à un an; encours, taux moyens de janvier à août 2013) Source: Banque centrale européenne. Aucune donnée n'est disponible pour le Danemark et la Croatie. Les
volumes de prêt sont également très disparates (voir le graphique 2).
D'autre part, et bien que les données ne soient pas strictement comparables du
fait des écarts de développements cycliques et des mesures particulières
adoptées dans certains États membres (p. ex. en Espagne, où certains prêts ont
été transférés à une «banque poubelle» qui n'est pas une IFM), il est évident
que l'accès restreint ou coûteux au crédit a contribué à la contraction
drastique du volume total de financement de l'économie réelle par les banques
au sein de l'UE. Graphique 2: Prêts aux entreprises non
financières, encours des IFM (taux de croissance en glissement annuel,
août 2013) Source: Banque centrale
européenne. Aucune donnée n'est disponible pour le Danemark, le Royaume-Uni et
la Croatie. Enfin,
la fragmentation se reflète également dans l'opinion des consommateurs. Les
services financiers[15] sont perçus par les
consommateurs comme un ensemble de marchés particulièrement sous-performants et
affichent les plus fortes disparités de perception entre les États membres. Les
pays du Sud et de l'Est enregistrent des scores particulièrement bas[16]. La
fragmentation est parfois exacerbée par les pratiques de certaines autorités de
contrôle nationales au sein et hors de la zone euro. Pour répondre aux
éventuelles questions de stabilité soulevées par la crise de la dette
souveraine, certains États membres ont adopté des mesures prudentielles
ayant un effet fragmentant, visant notamment à conserver les liquidités,
les dividendes et les autres actifs bancaires sur le territoire national[17]. Si des mesures
prudentielles restrictives peuvent être fondées pour préserver la stabilité des
marchés financiers, les autorités de contrôle nationales doivent s'assurer que
celles susceptibles de limiter la libre circulation des capitaux ne sont pas
discriminatoires et restent proportionnées à l'objectif poursuivi. Pour ce
faire, ces autorités doivent impérativement coopérer étroitement et loyalement
sous l'égide de l'Autorité bancaire européenne (ABE) afin de pallier les
risques de fragmentation du marché interne. La
récente adoption de l'ensemble d'exigences de fonds propres des banques[18] rendra les banques de
l'Union plus robustes et renforcera leur capacité à gérer adéquatement les
risques inhérents à leurs activités ainsi qu'à absorber toute perte
éventuellement subie. Les 28 États membres doivent s'assurer que ces règles
seront mises en œuvre à compter du 1er janvier 2014. L'élaboration
d'un règlement uniforme, garantissant des règles, une supervision et une
résolution identiques dans toute l'Union, et la création de l'union bancaire
visent à restaurer la confiance pour faciliter le financement, promouvant ainsi
le marché interne pour les services financiers. L'atteinte de tous ces
jalons[19] et leur mise en œuvre
rapide et efficace revêtent donc la plus grande importance. De même, il est
essentiel de s'assurer que les éléments clés de la réforme financière sont
appliqués correctement, rapidement et de façon uniforme puisqu'ils sont
destinés à préserver la stabilité financière et à restaurer la confiance des
consommateurs. Dans
ce contexte, le règlement instituant le mécanisme de surveillance unique
impose, préalablement à la supervision directe par la nouvelle autorité de
contrôle unique qu'est la BCE, la réalisation d'un examen de la qualité des
actifs. Cet examen fera partie d’un exercice plus vaste auquel participera
l’Autorité bancaire européenne et inclura également des évaluations de bilans
bancaires et des tests de résistance[20]. Cet exercice devrait
renforcer la confiance du marché et contribuer à atténuer encore la
fragmentation financière. D'où l'importance pour les États membres de se
préparer soigneusement à ces exercices en produisant tous les efforts
nécessaires, y compris l'établissement des mécanismes de protection pertinents
avant la réalisation des exercices ainsi que la préparation de la mise en œuvre
des règles révisées pour les aides d'État aux banques. Avant
l'entrée en vigueur de la directive sur les gestionnaires de fonds
d'investissement alternatifs[21], les activités de
ces derniers en Europe n'étaient pas assez transparentes et les risques
associés insuffisamment pris en compte par les dispositifs de réglementation et
de supervision. Alors que le délai de transposition de la directive était
fixé à juillet 2013, tous les États membres ne l'ont pas encore transposée. Un
marché des paiements intégré à l'échelle de la zone euro rendra les paiements
moins chers, plus faciles et plus sûrs. Plus de dix ans après l'introduction de
l'euro comme monnaie et moyen de paiement uniques, il existe toujours 28 systèmes
de paiement différents. Le règlement SEPA[22] fixe au 1er février 2014 la date butoir pour la
migration des virements et prélèvements nationaux et intra-communautaires en
euros aux virements SEPA et aux prélèvements SEPA, respectivement. Plus de 35 milliards
de virements et de prélèvements traités chaque année dans la zone euro seront
directement concernés. Selon l'indicateur SEPA de la BCE, le taux de migration
global au sein de la zone euro était en juillet de 50 % pour les virements et
de 4,8 % pour les prélèvements, contre 38,2 % et 2,3 %
respectivement en février. Cela signifie que pour respecter l'échéance, toutes
les parties doivent sans attendre nettement renforcer les préparatifs, les
efforts de communication ainsi que les mesures d'application de la migration
SEPA. L'Union
européenne a adopté plusieurs mesures visant à améliorer l'accès au financement
pour les PME[23]. Au niveau national, les
États membres doivent renforcer le soutien accordé aux PME pour qu'elles
accèdent au financement, en s'appuyant également sur les voies de travail
ouvertes au niveau de l'UE, qui incluent des instruments réglementaires, des
instruments financiers européens, de nouvelles règles concernant les aides
d'État destinées à financer le risque ainsi que d'autres mesures visant à
améliorer l'environnement des PME. L'accès
aux informations relatives aux entreprises dans l'ensemble du marché intérieur
est également un élément d'une importance vitale pour les PME afin de leur permettre
d'exercer des activités transfrontalières et de les financer. Dans ce contexte,
la transposition en temps utile de la directive sur l'interconnexion des
registres centraux, du commerce et des sociétés[24], dont la date limite est le 7 juillet 2014
et qui exige de tous les États membres qu'ils établissent un système
d'interconnexion électronique de leurs registres de sociétés, est une première
étape nécessaire qui revêt une grande importance. Les étapes suivantes
consisteront à interconnecter les registres d'insolvabilité via le portail
e-Justice européen[25] et à moderniser la
législation relative à l'insolvabilité dans l'UE[26]. Priorités politiques Compte
tenu de ce qui précède, les États membres devraient se concentrer sur les
priorités clés suivantes: ·
Veiller
à ce que les nouvelles règles sur les exigences de fonds propres applicables
aux banques soient mises en œuvre avant le 1er janvier 2014. ·
Prendre
toutes les dispositions nécessaires, notamment l'établissement de mesures de
soutien appropriées et la préparation à la mise en œuvre des règles révisées
applicables aux aides d'État fournies aux banques, avant d'effectuer les examens
de qualité des actifs, des évaluations de bilans bancaires et des tests de
résistance. ·
Veiller
à ce que les autorités nationales de surveillance respectent pleinement les
exigences de coopération énoncées dans la législation bancaire, afin d'éviter
les actions non coordonnées et disproportionnées lorsqu'elles adoptent des
mesures prudentielles restrictives. Ceci est particulièrement important avant que
le mécanisme de surveillance unique ne devienne pleinement opérationnel. ·
Achever
la mise en œuvre de la directive sur les gestionnaires de fonds d'investissement
alternatifs. ·
Veiller
à ce que tous les acteurs du marché terminent leur migration vers SEPA avant le
1er février 2014. Les efforts de communication et les actions de
sensibilisation au niveau national doivent être intensifiés, en particulier vis-à-vis
des PME, des petites administrations publiques et des autorités locales. ·
Encourager
et soutenir les PME pour qu'elles accèdent au financement, en particulier à l'aide
des moyens suivants: o Offrir des alternatives
au financement bancaire ainsi que des sources innovatrices de financement, notamment: options pour
le développement de marchés obligataires et autres marchés boursiers pour les
PME, encouragement à l'émergence de marchés boursiers spécialisés dans les PME
à forte croissance, financement participatif et capital-risque. Dans ce dernier
domaine, ceci est désormais possible dans toute l'Europe grâce aux règlements
européens sur les fonds de capital-risque[27] et sur les fonds
d'entrepreneuriat social européens[28]; les futures règles
applicables aux aides étatiques en matière de financement du risque créeront
également des conditions de concurrence plus égales dans les États membres et
simplifieront l'accès des PME au capital-risque; o Améliorer la qualité des
moyens d'évaluation de crédit établis pour les PME et simplifier l'accès
transfrontalier aux informations concernant les entreprises afin que ces
informations soient disponibles dans toute l'Union. À cet égard, une
première étape consiste à transposer rapidement la directive relative à
l'interconnexion des registres centraux, du commerce et des sociétés; o Améliorer les flux de
financement au sein de la chaîne logistique, notamment le financement des
échanges commerciaux, et lutter contre les retards de paiement sont des mesures
qui contribueraient à alléger les contraintes de trésorerie auxquelles sont
soumises les PME et à améliorer leur fonds de roulement. 2.4. Marchés de l'énergie Performance de marché et
obstacles à l'intégration européenne Le troisième paquet énergie vise à mettre en place un marché
intérieur du gaz et de l'électricité. Cependant, plus de deux ans après
la date limite, il existe encore des retards dans sa transposition, sa mise
en œuvre et son application effective sur le terrain. À la date du 25 octobre
2013, 12 affaires pour non-transposition de directives sont encore en instance
contre sept États membres (PL, SI, FI, EE, RO, IE et LT). Neuf d'entre elles
ont été portées devant la Cour de Justice de l'UE et trois sont au stade de
l'avis motivé. Par ailleurs, la Commission poursuit son évaluation de la
conformité de la législation nationale, étant donné que beaucoup de
notifications ne lui sont parvenues que récemment. Des investissements considérables dans les infrastructures
énergétiques, telles que les pipelines de transmission et les réseaux
électriques, les projets de stockage et de GNL, restent nécessaires pour
que l'énergie circule librement et soit négociée à travers les frontières de
sorte à renforcer la sécurité de l'approvisionnement. En 2013, des
recommandations par pays ont été adressées à 13 États membres (BG, EE, FR,
DE, IT, LV, LT, MT, PL, RO, SK, ES, UK) au regard de la nécessité d'augmenter
les interconnexions électriques et/ou gazières. Depuis, ces interconnexions se
sont améliorées dans le domaine du gaz et de l'électricité (par exemple,
interconnexions gazières dans le corridor Afrique-Espagne-France,
interconnexions électriques entre le Portugal et l'Espagne, le Royaume-Uni et
l'Irlande et dans la région baltique, développement de projets de débit inverse
de flux gaziers, en particulier en Europe centrale et en Europe orientale). Ces
projets ont contribué à améliorer le fonctionnement des marchés. En octobre 2013, la Commission européenne a adopté une liste
de 248 projets clés d'infrastructures énergétiques présentant un intérêt
commun. Lesdits projets bénéficieront de procédures d'agrément plus rapides et
plus efficaces ainsi que d'un meilleur traitement réglementaire; ils pourraient
également avoir accès à un soutien financier qui serait fourni par le Mécanisme
pour l'interconnexion en Europe. Le
marché de la production d'énergie reste fortement concentré. Dans huit États
membres, plus de 70 % de la production d'électricité est encore contrôlée
par l'opérateur historique[29]. La concentration est
particulièrement élevée (avec une part de marché supérieure à 75 %) en EE,
LV, FR, au LU et en SK. C'est en PL et en ES que la plus grande compagnie de
production au niveau national détient les plus faibles parts de marché. Dans le
domaine de la vente de gaz au détail, outre la LV où une seule société domine
le marché national de la commercialisation, en LT, en PL et en EE, la
principale entreprise de vente au détail capte plus de 90 % du marché. En
DE, HU et en IT, au contraire, la plus forte entreprise de vente au détail au
niveau national a une pénétration relativement faible du marché (inférieure à 30 %). Les
consommateurs classent les marchés de l'électricité et du gaz dans la catégorie
de ceux qui fonctionnent le moins bien[30]. Ces deux marchés se
situent en dessous de la moyenne quant aux possibilités de choix, de
comparabilité et de changement de fournisseur et quant aux prix, ce qui suggère
que les consommateurs n'y prennent pas une part active. Dans l'ensemble, c'est
en BE que les marchés de l'électricité et du gaz ont fait le plus de progrès,
tandis que l'EE et la BG affichent le record de détérioration du marché de
l'électricité. Le
déploiement de systèmes de compteurs intelligents permettra aux
consommateurs d'obtenir un retour d'informations plus précis et plus fréquent
sur leur consommation d'énergie. Ces systèmes réduiront également les erreurs,
simplifieront la facturation ou le changement de fournisseur et réduiront les
infrastructures. Seize États membres ont d'ores et déjà décidé de déployer le
compteur électrique intelligent avant 2020, ce qui représente environ 84 %
des consommateurs de l'UE et un investissement d'environ 35 milliards
d'euros. Quant au gaz, sept États membres ont adopté la même décision, ce qui
représente environ 30 % des utilisateurs et un investissement d'environ 15 milliards
d'euros. La confiance des consommateurs est un facteur important de réussite de
cette implantation, comme cela a été le cas lors du déploiement en SE et en FI.
Les problèmes de sécurité et de protection des données doivent être pris en
compte. Les
États membres devraient supprimer la réglementation des tarifs de vente au
détail.
Une telle réglementation tend à dissuader tant les nouveaux entrants que les
opérateurs historiques d'entrer sur des marchés et d'investir. En l'absence de
réglementation des tarifs de détail, un plus grande concurrence et des mesures
prises par les États membres pour accroître la transparence des marchés de
l'énergie de détail et améliorer l'information des consommateurs permettraient de
maîtriser les prix. Les consommateurs seraient libres d'exercer un choix et ils
bénéficieraient des avantages de la concurrence. Les tarifs réglementés tendent
à faire baisser la qualité du service et à inhiber l'innovation. Parallèlement à une suppression de la réglementation des
prix, il est nécessaire de renforcer le soutien apporté aux consommateurs
vulnérables en mettant en œuvre des mesures d'efficacité énergétique
combinées avec des mesures de soutien spécifiques (par exemple une aide
financière visant à aider les consommateurs vulnérables à régler leurs
factures). L'AT, la DE, les NL et la SE ont adopté des mesures allant dans ce
sens, où le soutien est lié au prix de marché de l'énergie. Des recommandations
par pays concernant la réglementation des prix ont été adressées à la BG, la
FR, la HU, la PL et la RO en 2013. Pour que les États membres atteignent les objectifs
contraignants dans le domaine des énergies renouvelables fixés pour 2020 –
globalement, 20 % de la consommation finale brute d'énergie doit provenir
de sources d'énergies renouvelables –, d'importants investissements devront
aussi être effectués dans la capacité de production. Même si en 2011, la
plupart des États membres avaient déjà atteint leur objectif intermédiaire de 2011/2012
(excepté BE, FR, LV, MT, NL et UK), l'effort doit être poursuivi. À court et
moyen terme, de nombreuses technologies du domaine des énergies renouvelables
requièrent encore un soutien, qui devrait être fourni conformément aux
orientations quant aux meilleures pratiques publiées par la Commission[31]. Des mécanismes de rémunération de la capacité sont
parfois nécessaires pour garantir la continuité de la capacité à produire de
l'énergie, étant donné l'augmentation de la part occupée par les énergies
renouvelables (éolien, solaire). Cependant, de tels mécanismes sont
susceptibles de fausser la concurrence et devraient dès lors être un dernier
recours, auquel il serait fait appel uniquement après avoir complètement épuisé
les mesures d'offre et de demande, d'efficacité énergétique et de coopération
transfrontalière. Priorités politiques Compte tenu de ce qui précède, les États membres devraient se
concentrer sur les priorités clés suivantes: ·
Transposer intégralement et en temps utile les directives du
troisième paquet énergie et appliquer adéquatement les règlements dudit
paquet. ·
Adopter
et appliquer des codes des réseaux d'électricité et de gaz régissant le
fonctionnement quotidien du marché afin de faciliter les échanges et
l'exploitation transfrontalière des réseaux. ·
Augmenter
la capacité d'interconnexion avec les pays voisins, notamment en appliquant
en sa totalité la réglementation qui énonce les orientations concernant les
infrastructures transeuropéennes. En même temps, les États membres
devraient adopter une approche plus transfrontalière lorsqu'ils recherchent des
moyens de renforcer la sécurité de l'approvisionnement. ·
Autonomiser
les consommateurs
en veillant à ce qu'ils accèdent plus facilement à des informations
transparentes et simples, à ce qu'ils soient mieux préparés pour participer à
des marchés ouverts et à ce qu'ils puissent utiliser les données de mesures
fréquentes qui seront disponibles grâce au déploiement de systèmes de compteurs
intelligents. ·
Supprimer la réglementation des prix tout en garantissant la
protection des consommateurs vulnérables. Le soutien offert devrait
cibler les besoins spécifiques du consommateur vulnérable sans pour autant
nuire de manière disproportionnée à la concurrence sur les marchés de
l'énergie. ·
Repenser l'intervention de l'État, conformément aux orientations
définies par la Commission[32], afin
d'éviter, dans le secteur de l'énergie, les subventions, les programmes
d'aides, les taxes ou les impôts qui risquent de fausser la concurrence ou
qui ont des effets superflus et disproportionnés sur la capacité des ménages et
des entreprises à assumer le coût de l'énergie.
2.5. Marchés des transports
Performance
de marché et obstacles à l'intégration européenne Au vu du peu de progrès réalisés dans l'intégration des services
de transport, la Commission a proposé, en 2013, d'importantes initiatives pour
le secteur du chemin de fer et de l'aviation[33]. Cependant,
pour qu'un véritable marché intérieur des services de transport soit mis en
place, des efforts supplémentaires doivent être réalisés au niveau des États
membres, car les divergences entre les priorités nationales et la
fragmentation du marché des transports continuent de nuire à la qualité de ces
services en Europe. Le marché des services ferroviaires
est perçu par les consommateurs comme l'un des secteurs de services les moins
performants.
En 2013, ce marché était classé 25e sur 31 marchés de services.
L'aspect positif est que sa performance du marché s'est légèrement améliorée
depuis 2012, lorsqu'il se situait à la 27e place[34]. Bien que le marché des
services aériens soit relativement bien évalué dans l'ensemble, un cinquième
des réclamations transfrontalières étaient liées au transport aérien de
voyageurs ou de bagages[35]. En
ce qui concerne la réalisation des objectifs de mise en œuvre (voir les
détails en annexe), le secteur du transport est bien noté, tous les États
membres ayant désormais transposé les sept directives qui s'y rapportent.
Cependant, la transposition et la mise en œuvre adéquates de la législation clé
dans ce domaine présentent encore des difficultés.
Par suite, 20 cas d'infraction dans 14 États membres sont en instance
pour non-conformité avec la législation qui régit les transports. Si l'on examine les modes de transport individuellement, les obstacles
à l'intégration les plus persistants se situent dans le secteur des services
ferroviaires. L'accès au marché reste un problème majeur en dépit de
l'ouverture des services de fret ferroviaire à la concurrence en 2007 et des
services de transport international de voyageurs en 2010. Plusieurs États membres conservent un monopole légal sur leur
marché national de voyageurs (FI, FR, ES, BE, NL)[36]. Beaucoup
d'autres États membres attribuent directement des contrats de services publics
sans mise en concurrence ouverte (BE, CZ, EL, ES, FR, HR, IE, LU, RO, SI)[37]. En outre,
dans certains pays, l'ouverture de droit des marchés n'a rien changé à la
situation, faute de nouveaux entrants participant aux appels d'offres ouverts
pour des services publics (BG, LT, LV, SK). Le manque d'indépendance et de transparence financière entre
les gestionnaires d'infrastructures et les opérateurs de services constitue
une entrave supplémentaire à l'entrée de nouveaux opérateurs et à une
fourniture efficace de services ferroviaires, et ils peuvent conduire à des
comportements discriminatoires et à des distorsions du marché. En 2013, 42
procédures d'infractions concernant les services ferroviaires (situation au
mois de juin 2013) avaient été engagées contre la quasi-totalité des États
membres, auxquelles s'ajoutent plusieurs plaintes déposées en vertu des règles
sur la concurrence. L'absence de progrès dans la création de marchés
ferroviaires ouverts et concurrentiels peut être particulièrement nuisible pour
l'ensemble de l'économie européenne lorsqu'elle concerne des pays de transit
et/ou de grands marchés où le potentiel d'accès pour les nouveaux entrants est
plus important. Ces préoccupations se reflètent dans les recommandations par
pays 2013, qui conseillaient à l'AT, la DE, l'ES et la FR de renforcer la
concurrence au sein du marché ferroviaire, tandis que la BE, la BG, l'IT, la PL
et la RO recevaient une recommandation de renforcement du rôle du/des
régulateur(s). Dans le marché unique, environ 40 % des marchandises sont
acheminées par transport maritime de courte distance entre ports de l'UE.
Cependant, les services de transport maritime entre États membres sont
réglementés par des procédures lentes et contraignantes, conséquence du fait
que le transport maritime est traité comme s'il se prolongeait au-delà des
frontières extérieures. Avec son initiative de «ceinture bleue»[38], la
Commission européenne souhaite créer un véritable marché unique du transport
maritime en cessant d'infliger aux marchandises européennes transportées
entre ports de l'UE les formalités administratives applicables aux marchandises
provenant de ports d'outre-mer et en simplifiant les procédures. Ce mode de
transport jouira ainsi de plus d'attrait. L'évolution du secteur aérien montre les bénéfices potentiels de
la libéralisation du marché. Le nombre de voyageurs se déplaçant en avion au
sein de l'UE augmente continuellement depuis les années 90, tandis que les
tarifs ont notablement baissé. Entre 1995 et 2011, le nombre de passagers-km du
transport aérien dans l'UE a augmenté de plus de 66 %, ce mode de
transport représentant désormais près de 9 % du marché européen du
transport de voyageurs. Cependant, l'espace aérien de l'Union européenne est
encore fragmenté, ce qui entraîne une augmentation des coûts et désavantage les
opérateurs européens par rapport à leurs concurrents étrangers. Dans ce
contexte, les avantages opérationnels résultant de la mise en œuvre de blocs
d'espace aérien fonctionnels et d'un responsable puissant du réseau aérien sont
des éléments nécessaires à une meilleure intégration du marché. De plus, la
fourniture de services de navigation aérienne reste fermée à la concurrence et
exige des améliorations en termes de qualité et d'efficacité des coûts. En juin
2013, la Commission européenne a émis des propositions visant à accélérer la
réforme du système de contrôle du trafic aérien européen[39]. Dans
le domaine de l'application, la bonne mise en œuvre de la directive relative
aux redevances aéroportuaires continue à poser problème dans plusieurs
États membres. Les cas de redevances aéroportuaires discriminatoires en sont
une bonne illustration. Des
procédures formelles d'examen des aides d'État ont été ouvertes en 2012/2013,
en particulier en DE, en FR et en IT, mais également en RO, en PL, au DK et en
SE, afin de garantir que le financement public octroyé aux aéroports et aux
compagnies aériennes n'entrave pas une juste concurrence au sein du secteur de
l'aviation. L'ouverture des marchés a également été couronnée de succès dans
le transport international routier. Le transport international routier a
augmenté de 32 % entre 2000 et 2011 et représente près de 33 % du
transport total de marchandises. Toutefois, des restrictions persistantes
imposées à la fourniture temporaire de services nationaux de transport routier
ainsi qu'à l'accès permanent à ces marchés nationaux empêchent une bonne
mise en correspondance de l'offre et de la demande[40]. Les marchés nationaux du transport par route restent protégés
contre la concurrence internationale[41]. Les
restrictions opérationnelles et temporelles appliquées au cabotage limitent la
libre fourniture de services de la part des opérateurs de transport routier.
Par conséquent, le cabotage reste un segment mineur du marché européen du
transport routier (environ 2 % de la totalité des volumes transportés). De
plus, certains États membres (FI, DK) ont adopté des mesures supplémentaires
visant à protéger leurs marchés contre la concurrence émanant de transporteurs
non résidents. D'autres États membres, par exemple l'ES, continuent d'imposer
des restrictions à l'établissement permanent de petites entreprises. À cet
égard, la Commission mettra aussi l'accent sur la clarté de l'interprétation et
sur une mise en œuvre plus harmonisée de la législation existante, tant en ce
qui concerne l'accès au marché que les normes sociales. La levée des
restrictions pesant sur les activités des transporteurs de l'UE-12, d'autre
part, a conduit à une forte augmentation de leur participation dans le marché
international du transport routier (les deux tiers de leurs volumes sont
transportés internationalement). Les États membres
doivent redoubler d'efforts pour mettre en place et actualiser les connexions
et les infrastructures transfrontalières de transport européen de marchandises
et de voyageurs. Cet objectif pourrait être atteint,
en particulier, grâce à la mise en œuvre des nouveaux corridors principaux du
réseau de base RTE-T, au déploiement des systèmes de transport intelligents
(STI) et à la meilleure gestion de la congestion du transport transfrontalier[42]. De surcroît, la tarification des infrastructures devrait éviter
une discrimination potentielle des usagers occasionnels en mettant en œuvre des
systèmes de redevances basées sur la distance. Jusqu'à présent, ce système n'est
utilisé qu'en AT, CZ, DE, PL, SI, SK pour la tarification du transport par
véhicule lourd, ainsi qu'en EL, ES, FR, IE, IT, PL et PT pour la tarification
de tous les usagers de la route sur des tronçons spécifiques du réseau routier[43]. Priorités politiques Compte tenu de ce qui précède, les États membres devraient se
concentrer sur les priorités clés suivantes: ·
Garantir une transposition en temps utile et de haute qualité de
l'acquis dans le domaine des transports, en particulier dans le secteur
ferroviaire. ·
Ouvrir à la concurrence les services ferroviaires nationaux pour
voyageurs et garantir que les marchés de services publics sont bien définis et
attribués conformément à une procédure d'appel d'offres juste, ouverte et
transparente. Le cadre institutionnel devrait garantir l'indépendance du
gestionnaire des infrastructures afin de permettre une concurrence effective au
sein des marchés ferroviaires, et garantir l'égalité d'accès aux
infrastructures. ·
Réduire la charge administrative dans les ports en simplifiant les
formalités douanières pour le transport maritime intra-UE ainsi que pour les
navires qui accostent dans des ports de pays tiers. ·
Accélérer la mise en œuvre du Ciel unique européen (par
exemple en progressant dans la défragmentation du réseau de gestion du trafic
aérien grâce à la mise en œuvre de blocs d'espace aérien fonctionnels et la
réalisation d'objectifs de performance pour la période 2012-2014) afin
d'améliorer la sécurité, la capacité, l'efficacité et l'impact de l'aviation
sur l'environnement. ·
Examiner les éventuelles restrictions d'accès nationales restantes
aux marchés de transport de marchandises et de voyageurs par la route en vue
d'assurer leur pleine compatibilité avec la législation européenne, afin
d'offrir aux transporteurs routiers et aux opérateurs de transport de voyageurs
étrangers la possibilité d'effectuer certaines opérations de cabotage et de
s'établir dans tous les États membres. ·
Éliminer les goulets d'étranglement et moderniser les
infrastructures de transport en terminant les corridors du
RTE-T, en améliorant les connexions transfrontalières, le déploiement cohérent
de STI et la mise en œuvre de systèmes de tarification non discriminatoires
basés sur la distance, tout en évitant les investissements dans des infrastructures
de transport mail intégrées au réseau qui risquent d'être sous-utilisées et
d'engendrer de coûts élevés de maintenance.
2.6. Marchés numériques
Performance de
marché et obstacles à l'intégration européenne
Plusieurs
facteurs liés entre eux contribuent aux bons résultats des marchés numériques.
Les
pays avancés dans le domaine du commerce électronique affichent généralement
une économie numérique intense. Les bons acteurs, tels que la SE, le DK et l'UK[44]
bénéficient tous de hauts niveaux de pénétration du haut débit et d'utilisation
d'internet et leur population possède de solides compétences internet. La
confiance dans l'internet en tant que canal de vente[45] et la
sensibilisation aux droits et aux obligations en matière de services en ligne[46] sont
également d'un niveau élevé dans ces États membres. En SE et au DK, on observe
une forte corrélation entre les ventes en ligne et le PIB par habitant. La
disponibilité des infrastructures fixes de haut débit, qui est cruciale pour
les marchés numériques, a modérément mais continuellement progressé. Cependant, la
couverture fixe dans les zones rurales reste inférieure à 80 % dans dix
États membres et reste un défi pour des États membres tels que la PL, la SK, la
SI, la LV et la RO, avec quelques améliorations enregistrées en LT et en CZ.
Alors que plus de la moitié des ménages européens sont couverts par le haut
débit, l'IT, la HR, l'EL, la FR, l'IE et la PL doivent mettre leurs réseaux à
niveau pour ne pas perdre de vitesse[47]. Le
secteur des communications mobiles a en général bénéficié de la concurrence et
d'une adoption du haut débit mobile en progression constante[48], mais son
développement est entravé par des retards dans la libération des fréquences. La couverture des
réseaux mobiles à haut débit de 4e génération a augmenté de 26 % en
un an seulement, mais la poursuite de la croissance du haut débit sans fil
exigera des investissements supplémentaires majeurs dans la mise à niveau des
réseaux. Cela ne sera
possible que si des fréquences suffisantes sont disponibles. Or, plus de la
moitié des États membres n'ont pas encore libéré leur bande de 800 MHz
pour le haut débit sans fil, ce qui aurait dû être effectué avant le 1er
janvier 2013[49]. Le partage de
réseau mobile, conformément aux règles de concurrence, peut permettre une
meilleure utilisation des fréquences déjà attribuées. Il est également
nécessaire de supprimer les restrictions injustifiées au déploiement de réseaux
à haut débit sans fil. Les
différences de prix entre les États membres restent généralement élevées[50] et elles
persistent dans le temps[51].
Ceci, combiné avec les obstacles durables au changement d'opérateur[52], souligne la
nécessité de renforcer le marché unique des communications électroniques, où
l'attribution de ressources suffisantes aux régulateurs nationaux et leur
indépendance, ainsi qu'une bonne mise en œuvre du cadre réglementaire, sont
indispensables. La récente proposition d'un paquet de mesures
législatives visant à la mise en place d'un marché unique des communications
électroniques éliminera les derniers obstacles et apportera la sécurité
réglementaire requise pour la réalisation d'investissements dans les
infrastructures. Pour pallier les défaillances du marché, il faudra toutefois
continuer à fournir une aide publique ciblée, provenant notamment des fonds
structurels qui, dans certains États membres, ont été sous-exploités et/ou ont
fait face à de considérables problèmes d'absorption. En
moyenne, dans l'UE, le commerce en ligne poursuit sa croissance aux niveaux
national et transfrontalier. Cependant, il reste essentiellement national. Le nombre de personnes
qui ont passé commande ou fait des achats sur l'internet au cours des 12 mois
précédents s'élevait à 45 % en 2012, comparé à 43 % en 2011 et à 40 %
en 2010[53],
les États membres qui partaient d'un niveau particulièrement bas (pays «en voie
de rattrapage») enregistrant une augmentation très rapide. Cependant, nombre
d'entre eux affichent encore des niveaux de commerce électronique intérieur
inférieurs à la moyenne (taux de 25 % ou moins en HU, EE, HR, PT, CY, EL,
LT, IT, BG, RO). Le
commerce électronique transfrontalier reste limité, le pourcentage de citoyens de
l'UE effectuant des achats dans d'autres États membres de l'UE étant en hausse
mais seulement de façon marginale (de 10 à 11 %)[54]. Bien que la
directive sur le commerce électronique soit généralement bien mise en œuvre,
des problèmes persistent dans certains États membres en termes d'exigences
relatives aux autorisations préalables et à l'application des obligations en
matière d'information des commerçants. En outre, plusieurs domaines requièrent
un surcroît d'attention, à savoir la disponibilité et la sécurité des
paiements, la protection des données personnelles, la livraison des
marchandises commandées, l'information relative aux contrats en ligne et la
facilité d'accès à des mécanismes de recours ainsi que les lois portant sur les
contrats et la protection des consommateurs en général. Les coûts d'accès des
entreprises et des consommateurs à l'économie en ligne pourraient être
davantage réduits au moyen de stratégies de cybersécurité efficaces. Cependant,
la moitié seulement des États membres de l'UE (AT, CZ, EE, FI, FR, DE, HU, LT,
LU, NL, PL, RO, SK, UK)[55]
ont créé de telles stratégies, l'AT, DE, DK, FI, FR, NL, SE et l'UK[56] possédant de
particulièrement bonnes capacités nationales. L'utilisation des TIC en vue d'accroître
l'efficacité du secteur public est un levier sous-estimé d'assainissement
budgétaire propice à la croissance ainsi qu'aux réformes structurelles, notamment via
l'administration en ligne, les services basés sur le nuage[57], la santé en
ligne et les réseaux intelligents et interopérables de transport et d'énergie,
ainsi qu'à travers la diffusion des informations émanant du secteur public.
Depuis l'an dernier, la modernisation du secteur public affiche des progrès
constants: 87 % des entreprises utilisent des services d'administration en
ligne et plusieurs États membres sont en train d'introduire des services en
ligne obligatoires. Le pourcentage de citoyens utilisant les services
d'administration en ligne a également augmenté de 3 % l'an dernier, pour
atteindre 44 %. L'IT, HR, BG, CY, CZ, RO, PL et l'EL auraient avantage à
renforcer l'adoption de tels services. Bien que l'utilisation d'outils
électroniques reste limitée dans le cadre des marchés publics, certains États
membres ont saisi l'opportunité, en particulier le PT (soumission électronique
obligatoire pour la plupart des procédures), la LT, l'IE, la SE et l'UK. La
facturation en ligne est déjà obligatoire pour la plupart des pouvoirs publics
au DK et en SE et devrait devenir la règle dans toute l'UE. L'«infrastructure de la propriété
intellectuelle»[58]
de l'UE doit être renforcée. Le secteur des TIC,
ainsi que ceux qui choisissent de plus en plus l'internet comme canal de
distribution, sont souvent très dépendants des droits de propriété
intellectuelle, qui facilite leur financement et garantit les retours
nécessaires sur investissement. Les systèmes d'enregistrement des droits
nationaux doivent être abordables et accessibles[59].
En outre, l'existence de chambres spécialisées en propriété intellectuelle au
sein des tribunaux nationaux peut substantiellement accélérer les procédures et
améliorer la qualité des jugements. Les
réseaux et les technologies, même de pointe, ne peuvent pas déployer tout leur
potentiel de croissance et d'emploi si les entreprises et les citoyens ne les
utilisent pas pleinement[60].
Or, la réalisation de ce potentiel de croissance et d'emploi est actuellement
freinée, à cause, en particulier, d'un manque de
compétences en TIC parmi la population active. Quelque 50 % des citoyens européens ont peu ou
aucune compétence en informatique[61];
or, selon les prévisions, 90 % du total des emplois exigeront certaines
connaissances dans le domaine des TIC d'ici à 2015[62]. Les compétences en TIC doivent être intégrées
dans le système éducatif général à tous les niveaux. De surcroît, une
interaction renforcée entre l'enseignement et les communautés professionnelles
est nécessaire, étant donné le grave manque de professionnels des TIC dont
souffre actuellement l'UE[63].
Priorités politiques Compte tenu de ce qui précède, les États membres devraient se concentrer sur les priorités clés suivantes: · Garantir le bon fonctionnement des marchés des communications électroniques en renforçant leurs autorités réglementaires nationales et en mettant en œuvre une réglementation qui favorise un déploiement compétitif du haut débit, avec l'aide d'un soutien public ciblé si nécessaire, en particulier d'une utilisation efficace des fonds structurels et des fonds d'investissements européens. · Achever dans les plus brefs délais l'attribution des bandes de fréquences de 800 MHz, mettre au moins 1 200 MHz de fréquences radio à disposition du haut débit sans fil et supprimer les obstacles au déploiement efficace et à l'utilisation des réseaux à haut débit sans fil. · Mettre en place des conditions favorables dans les divers domaines qui influent sur les services en ligne, notamment en mettant en œuvre, de manière correcte et en temps utile, la législation pertinente – en tant qu'élément législatif central pour la fourniture de services en ligne – dans les domaines allant du commerce électronique à la fiscalité en passant par la livraison de colis et les paiements, et de la législation relative à la protection des consommateurs telle que la directive relative aux droits des consommateurs[64] jusqu'aux mécanismes de résolution de litiges tels que les directives relatives à la résolution des litiges[65]. · Encourager l'utilisation des TIC, et en particulier de l'internet à haut débit, en améliorant l'accès des PME au financement permettant de s'en équiper et de les utiliser. Les États membres devraient également investir dans les compétences en TIC, notamment à travers le Fonds Social Européen, en les intégrant davantage et mieux dans les systèmes éducatifs, en promouvant les partenariats avec les entreprises, en attirant la mobilité transfrontalière et en adoptant le Référentiel européen des compétences informatiques. · Adopter une stratégie de cybersécurité globale et à jour et créer une entité chargée de sa mise en œuvre ainsi que de la coopération avec d'autres États membres. · Mettre en ligne davantage de services publics simples à utiliser, notamment à l'aide d'interconnexions et d'infrastructures transfrontalières, rendre la passation de marchés en ligne interopérable et la déployer à plus grande échelle aux différents niveaux des administrations publiques et promouvoir une utilisation plus fréquente de la facturation électronique. Les États membres devraient promouvoir des services ouverts basés sur le nuage pour développer des infrastructures de services numériques et stimuler la demande. Ils devraient également déployer des solutions interopérables de santé en ligne, notamment le dossier médical électronique, l'ordonnance électronique et la recherche clinique, et promouvoir davantage l'utilisation des TIC pour l'interopérabilité de réseaux intelligents d'énergie et de transport. · Sans compromettre la qualité des brevets et des marques commerciales concédées, les États membres devraient envisager d'éventuelles réductions des coûts et des délais moyens pour le dépôt de brevets et de marques commerciales nationales. Ils devraient de surcroît veiller à ce que des chambres spécialisées en propriété intellectuelle soient en place dans les tribunaux et disposent des ressources nécessaires. Partie II - Intégration du marché unique sous l'angle
de l'intégration des chaînes de valeur Cette
partie du document offre certaines conclusions horizontales concernant l'état
d'intégration du marché unique. Ces conclusions sont basées sur une analyse des
chaînes de valeur, à savoir de l'offre et de la demande d'intrants de
production. Un rapport complet sur cette analyse est disponible en suivant ce lien. Le renforcement des chaînes de production transfrontalières
est un moyen important de favoriser la compétitivité et la croissance[66], et il est probable que
ses effets généraux à long terme sur l'emploi soient eux aussi positifs. De
plus, un renforcement de l'intégration des chaînes de valeur au sein de l'UE
peut également contribuer à rétablir les soldes extérieurs car il ouvre des
marchés dans des États membres possédant des excédents de commerce extérieur. L'analyse
montre que, dans l'ensemble, les intrants transfrontaliers dans la
production européenne, intra et extra-UE, ont augmenté. Ceci indique
que l'intégration du marché unique se poursuit. Malgré ces tendances
globalement positives, il existe des différences marquées entre les États
membres[67].
Schéma 1. L'importance des intrants transfrontaliers de production dans l'UE Les étiquettes sectorielles sont expliquées au tableau figurant en annexe du rapport complet, qui est disponible sous ce lien. Les chiffres indiquent la part des intrants intra-UE (transfrontaliers et nationaux) par rapport à la production du secteur destinataire (en pourcentage). L'analyse
suggère également que les échanges intra-UE et extra-UE d'intrants de
production sont complémentaires[68].
Cela prouve que les efforts réalisés pour renforcer davantage le marché
unique et pour encourager les accords européens de libre-échange avec des
économies partenaires en dehors de l'UE se renforcent les uns les autres. En outre,
les secteurs des services fournissent l'intrant le plus important aux activités
d'autres secteurs, en particulier au secteur manufacturier. Dès lors, le bon
fonctionnement des marchés de services a des effets positifs sur les industries
manufacturières dans l'UE et vice-versa, comme l'illustre le schéma 1. L'analyse
suggère aussi que, en vue d'optimiser les bénéfices offerts par le marché
unique, les États membres devraient concentrer leurs efforts de réforme sur la réduction
des obstacles aux échanges commerciaux dans des secteurs qui sont relativement
importants mais pas encore très bien intégrés. Cette constatation
est particulièrement vraie pour des secteurs dans lesquels l'intégration
extra-UE est élevée par rapport à l'intégration intra-UE, car elle peut
indiquer qu'une capacité de coopération intra-UE est sous-exploitée et
suggérer, par conséquent, que des obstacles significatifs persistent. Schéma 2. Principaux rapports de production intra-UE (nationale et transfrontalière) entre les secteurs productifs L'épaisseur des flèches correspond à la valeur du coefficient: l'intrant d'un secteur vers un autre comme % d'une moyenne des extrants des deux secteurs. Les coefficients respectifs sont indiqués au milieu de chaque flèche. Les étiquettes des secteurs sont expliquées sous ce lien. Selon
cette perspective (à savoir en se concentrant sur les flux commerciaux au sein
des chaînes de valeur de la production), il semble qu'il soit possible de
réduire davantage les obstacles dans les services non commerciaux[69], les activités
immobilières et la vente au détail[70]. En outre,
une croissance économique plus importante serait réalisable si les États
membres mettaient en œuvre des politiques visant à améliorer la productivité
dans des secteurs déjà fortement intégrés. De telles réformes
auraient probablement des retombées de productivité sur les secteurs
partenaires, en particulier lorsque les connexions entre secteurs sont fortes.
Comme le montre le schéma 2, dans les services, ce sont la location de
machines et d'équipements ainsi que d'autres activités professionnelles qui ont
les liens les plus forts avec le nombre le plus élevé de secteurs partenaires.
Le secteur manufacturier a les plus fortes connexions avec les activités de
location et autres activités professionnelles, ainsi qu'avec le commerce de
gros et de détail du côté intrant et, du côté extrant, avec la construction. Le
secteur du transport a les liens les plus forts avec les marchés de gros. Annexe [1] Publication
occasionnelle de la Commission européenne no 129 «Le fonctionnement du
marché des industries de réseau - Communications électroniques, énergie et
transports», février 2013 [2] Toutes les activités
liées à la création et à l'utilisation des réseaux d'accès à l'internet ainsi
que les services proposés sur l'internet (télécommunications IP, mise en place
et maintenance de dispositifs informatiques destinés au web, services basés sur
l'internet et toutes les activités utilisant l'internet, du commerce
électronique à la publicité en ligne). [3] Étude Internet
matters, the net’s sweeping impact on growth, jobs, and prosperity,
McKinsey Global Institute, mai 2011, qui s'intéresse à ces pays ainsi qu'au
Brésil, à la Chine et à l'Inde. [4] Communication de la
Commission européenne intitulée Une meilleure gouvernance pour le marché
unique, COM(2012) 259 final, juin 2012 [5]
L'intégration commerciale correspond au nombre des importations et exportations
de biens et services divisé par le PIB. [6] Cf.
l'enquête de suivi des marchés de consommation de 2013 commandée par la
Direction générale Santé et consommateurs (SANCO) qui sera utilisée à
l'occasion de la 10e édition du Tableau de bord des marchés de
consommation, http://ec.europa.eu/consumers/consumer_research/consumer_market_monitoring_survey_en.htm [7] «Economic paper» de
la Commission européenne no 456: L'impact économique de la directive sur
les services: Une première évaluation suivant la mise en œuvre, juin 2012 [8] Communication de la Commission européenne sur
l'application de la directive sur les services intitulée Un partenariat pour
une nouvelle croissance dans les services, 2012-2015, COM(2012) 261 final, juin
2012 [9] Communication de la
Commission intitulée Évaluer les réglementations nationales en matière d'accès
aux professions, COM(2013) 676 final, octobre 2013 et document de travail
des services de la Commission sur les conclusions de l'examen par les pairs des
exigences en matière de forme juridique, de détention du capital et de tarifs.
SWD(2013) 402 final, Octobre 2013 [10]
http://ec.europa.eu/internal_market/qualifications/policy_developments/index_en.htm#maincontentSec1 [11]
Communication de la Commission intitulée Un plan d'action européen pour le
commerce de détail, COM(2013) 36 final, janvier 2013 [12]
Les aspects liés à
la passation de marchés publics en ligne sont traités à la section «Marchés
numériques». [13] La valeur des
contrats de collecte et de traitement des déchets octroyés s'élevait à 12 674 millions
d'euros en 2010, soit 10 % du chiffre d'affaires total du secteur pour
cette année-là ou près du tiers des dépenses publiques générales de biens,
travaux et services de gestion des déchets. La valeur des avis d'attribution de
contrat pour le matériel, les logiciels ou les services des TIC dans les 27
pays de l'Union représentait 22 483 millions d'euros en 2010. Pour en
savoir plus, veuillez consulter: «Analyse sectorielle des marchés publics,
critères de sélection des secteurs et analyse initiale de deux secteurs: les
contrats de collecte et de traitement des déchets ainsi que les contrats des
TIC», 25 juin 2013. [14]
http://www.ecb.europa.eu/stats/money/surveys/sme/html/index.en.html [15] Marchés des prêts,
du crédit et des cartes de crédit, des comptes bancaires, des hypothèques, des
produits d'investissement, des régimes de retraite privés et des titres ainsi
que des fonds de pension individuels. [16]
Enquête de suivi
des marchés de consommation 2013 commandée par la Direction générale SANCO, qui
sera utilisée à l'occasion de la 10e édition du Tableau de bord des marches de
consommation, http://ec.europa.eu/consumers/consumer_research/consumer_market_monitoring_survey_en.htm L'évaluation
se réfère à l'Indice de performance du marché, qui est un indice composé
comprenant des évaluations des consommateurs sur la comparabilité, la
confiance, les problèmes et les plaintes ainsi que la satisfaction eu égard à
des marchés spécifiques. [17] Les services de la
Commission ont reçu des autorités de contrôle nationales des renseignements
confidentiels concernant les mesures prudentielles adoptées par différents
États membres pour régler les problèmes de stabilité financière, ces mesures
ayant pu avoir un effet fragmentant. [18] Directive
2013/36/UE du 26 juin 2013 concernant l'accès à l'activité des établissements
de crédit et la surveillance prudentielle des établissements de crédit et des
entreprises d'investissement, modifiant la directive 2002/87/CE et abrogeant
les directives 2006/48/CE et 2006/49/CE et Règlement (UE) no 575/2013 du 26
juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements
de crédit et aux entreprises d'investissement et modifiant le règlement (UE) n°
648/2012 [19] Y compris,
notamment, le mécanisme de résolution unique et la directive sur le
redressement et la résolution des crises bancaires. [20]
http://www.ecb.europa.eu/press/pr/date/2013/html/pr131023.en.html [21] Directive
2011/61/UE du 8 juin 2011 sur les gestionnaires de fonds d’investissement
alternatifs et modifiant les directives 2003/41/CE et 2009/65/CE ainsi que les
règlements (CE) n° 1060/2009 et (UE) nº 1095/2010 [22] Règlement
(UE) n° 260/2012 du 14 mars 2012 établissant des exigences techniques et
commerciales pour les virements et les prélèvements en euros et modifiant le
règlement (CE) n° 924/2009 [23] Au niveau de l'UE, la
Commission a lancé, en 2011, un plan d'action concernant l'accès au financement
des PME. En mars 2013, une consultation publique a également eu lieu sur le
financement à long terme, incluant l'accès des PME au financement; deux
règlements créant un passeport européen pour des fonds d'investissement ciblant
des PME non cotées et des entreprises sociales ont déjà été adoptés et sont en
vigueur depuis le 22 juillet 2013. La Commission européenne et la BEI
coopèrent étroitement au développement d'une initiative visant à étendre les
instruments de partage de risques entre la Commission européenne, la BEI et le
FEI, avec le soutien de fonds structurels et d'investissement européens, afin
d'exercer un effet de levier sur les investissements des marchés de capitaux du
secteur privé dans les PME. Cette initiative pour les PME a été entérinée par
le Conseil européen en octobre et est actuellement en cours d'examen par le
Parlement européen. L'aide aux PME, notamment par le biais d'instruments
financiers, s'élève actuellement à près de 70 milliards d'euros provenant
du FEDER et du FSE à travers la politique de cohésion, et restera une priorité
clé des fonds structurels et d'investissement européens sur la période 2014-2020.
[24] Directive
2012/17/UE du 13 juin 2012 modifiant la directive 89/666/CEE du Conseil et les
directives 2005/56/CE et 2009/101/CE du Parlement européen et du Conseil en ce
qui concerne l'interconnexion des registres centraux, du commerce et des
sociétés. [25] Ceci fait suite au projet pilote mené avec un
groupe d'États membres et à la proposition de la Commission visant à modifier
le règlement relatif aux procédures d'insolvabilité - voir pour plus de détails
la Proposition de Règlement du Parlement Européen et du Conseil modifiant le
règlement (CE) n° 1346/2000 du Conseil relatif aux procédures d’insolvabilité,
COM (2012) 744 final, décembre 2012. [26] Communication COM(2012) 742
sur une Nouvelle approche européenne en matière de défaillances et
d'insolvabilité des entreprises, décembre 2012. [27] Règlement (UE) nº 345/2013
du 17 avril 2013 relatif aux fonds de capital-risque européens [28] Règlement (UE) nº 346/2013
du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2013 relatif aux fonds
d'entrepreneuriat social européens [29] http://epp.eurostat.ec.europa.eu/statistics_explained/index.php/Electricity_market_indicators http://epp.eurostat.ec.europa.eu/statistics_explained/index.php/Natural_gas_market_indicators [30]
Enquête de suivi
des marchés de consommation 2013 commandée par la Direction générale SANCO, qui
sera utilisée à l'occasion de la 10e édition du Tableau de bord des marches de
consommation, http://ec.europa.eu/consumers/consumer_research/consumer_market_monitoring_survey_en.htm [31]
Document de travail
de la Commission «Orientations de la Commission européenne pour la conception
de programmes d'aide en faveur des énergies renouvelables» (en anglais),
http://ec.europa.eu/energy/gas_electricity/doc/com_2013_public_intervention_swd04_en.pdf [32] Communication de la Commission européenne: Réaliser
le marché intérieur de l’électricité et tirer le meilleur parti de
l’intervention publique,
http://ec.europa.eu/energy/gas_electricity/doc/com_2013_public_intervention_fr.pdf [33] 4e
paquet ferroviaire (janvier 2013), Ciel unique européen 2+ (juin 2013),
Consultation sur le projet de Lignes directrices sur les aides d'État aux
aéroports et aux compagnies aériennes (juillet 2013). [34]
Enquête de suivi
des marchés de consommation 2013 commandée par la Direction générale SANCO, qui
sera utilisée à l'occasion de la 10e édition du Tableau de bord des marches de
consommation, http://ec.europa.eu/consumers/consumer_research/consumer_market_monitoring_survey_en.htm [35]Enregistrées
par le réseau des Centres européens des consommateurs en 2012
(http://ec.europa.eu/consumers/ecc/ecc_key_statistics_en.htm, en anglais) [36]
Les contrats ouverts à la concurrence ou l'accès ouvert aux services
commerciaux représentent moins de 5 % du marché total [37]
Les contrats ouverts à la concurrence ou l'accès ouvert aux services
commerciaux représentent moins de 5 % du marché total [38] Communication de la
Commission. : La «Ceinture bleue», un espace unique pour le transport maritime,
COM(2013), 8 juillet 2013 [39]
http://ec.europa.eu/transport/modes/air/single_european_sky/ses2plus_en.htm (en
anglais) [40] Bien que les conditions d'établissement soient fixées dans
le règlement (CE) nº 1071/2009, ce dernier permet également aux États
membres d'imposer des conditions supplémentaires pour la création d'une
entreprise de transport de marchandises par route. [41] Les opérations
intérieures de transport routier effectuées par des transporteurs d'autres
États membres, également dites «cabotage», sont limitées à trois transports au
cours des sept jours suivant un transport international, conformément au
règlement (CE) nº 1072/2009 [42]
À cet égard, la
Commission a proposé deux textes législatifs importants, sur lesquels les colégislateurs
sont tombés d'accord: le règlement RTE-T et le règlement établissant le
mécanisme pour l'interconnexion en Europe, qui visent à établir un réseau de
transport paneuropéen pleinement fonctionnel – l'épine dorsale du marché
unique. [43] CE Delft et al. (2012), «An inventory of measures for internalising
external costs in transport». [44] Dans ces États
membres, 74, 73 et 73 %, respectivement, des citoyens ont acheté au moins
une fois en ligne en 2012 (source: Eurostat). [45] Au DK, au UK et en
SE, 80, 75 et 71 % des personnes interrogées lors de récentes enquêtes ont
déclaré faire confiance aux ventes réalisées par des détaillants nationaux sur
l'internet, comparé à une moyenne de 59 % dans l'UE. [46]
http://ec.europa.eu/public_opinion/flash/fl_358_en.pdf
(en anglais) [47] Pour les données
du marché de cette section, voir en particulier le Tableau de bord stratégie
numérique à l'adresse: https://ec.europa.eu/digital-agenda/sites/digital-agenda/files/DAE%20SCOREBOARD%202013%20-%20SWD%202013%20217%20FINAL.pdf
(en anglais) [48] Le déploiement du
haut débit mobile a augmenté de 11 points de pourcentage supplémentaires
entre janvier 2012 et janvier 2013. [49] Entre les mois de
juillet et d'octobre 2013, la Commission a accordé des dérogations (nouvelles
dates limites) à onze États membres (AT, CY, FI, EL, HU, LV, LT, MT, PL, RO et
ES). Dans des pays tels que la BE, l'EE, la SI et la SK, la disponibilité a été
entravée par des retards administratifs. [50] Par exemple, le
prix moyen par minute d'un appel mobile national dans l'État membre le plus
cher (NL) coûte sept fois plus que dans l'État membre le moins cher (LT). [51] Pour un compte
rendu complet sur l'évolution dans le temps de ces écarts de tarification et
autres dans les marchés fixe et mobile, veuillez consulter Économie européenne,
Études spéciales, nº 129: «Market Functioning in Network Industries –
Electronic communications, Energy and Transport» (février 2013). [52] «Consumer market
study on the functioning of the market for internet access and provision from a
consumer perspective» (2012) – Étude réalisée par Civic Consulting pour le
compte de la Commission européenne. http://ec.europa.eu/consumers/consumer_research/market_studies/internet_services_provision_study_en.htm [53] Eurostat – Enquête communautaire sur l'utilisation des TIC
dans les entreprises et les ménages/par les particuliers - Indicateur de
performance clé de la stratégie numérique pour l'Europe. [54] Eurostat – Enquête communautaire sur l'utilisation des TIC
dans les entreprises et les ménages/par les particuliers – Indicateur de
performance clé de la stratégie numérique pour l'Europe. [55]
Cartographie de l'ENISA des stratégies nationales de cybersécurité dans le
monde, avril 2013. [56] Rapport
d'évaluation d'impact joint à la proposition d'une directive concernant des
mesures visant à garantir un haut niveau de sécurité des réseaux et de
l'information dans toute l'Union, SWD(2013) 32 final, février 2013 [57] Voir la stratégie
Cloud computing de la Commission, COM(2012) 529 final,
septembre 2012. [58] Englobant les
systèmes nationaux et de l'UE de reconnaissance, enregistrement, exploitation
et application des droits de propriété intellectuelle. [59] Par exemple, le coût de la demande et du dépôt d'une marque
commerciale dans trois classes varie au sein de l'UE et va de 78 euros à
Chypre à 419 euros en Suède. [60] À cet égard, un
Européen sur cinq n'a jamais utilisé l'internet et les taux de non-utilisation
sont supérieurs à 40 % dans certains États membres. [61]
Eurostat, basé sur
un échantillon représentatif de la population adulte (de 16 à 74 ans) dans
l'UE. Les différences entre les pays sont considérables; la proportion
d'individus possédant peu ou aucune compétence va de 26 à 79 %. [62]
Livre blanc d'IDC, «Post Crisis: e-Skills Are Needed to Drive Europe's
Innovation Society» (novembre 2009). [63] De 2011 à 2012,
plus de 100 000 emplois ont été créés dans le secteur de l'ingénierie
logicielle. Combiné avec la stagnation du nombre de diplômés en TIC, le
résultat est un manque croissant sur le marché du travail. [64]
Directive 2011/83/UE
du 25 octobre 2011 relative aux droits des consommateurs, modifiant
la directive 93/13/CEE du Conseil et la directive 1999/44/CE et abrogeant la
directive 85/577/CEE du Conseil et la directive 97/7/CE [65] Directive
2013/11/UE du 21 mai 2013 relative au règlement extrajudiciaire des litiges de
consommation et modifiant le règlement (CE) nº 2006/2004 et la directive 2009/22/CE
et règlement (UE) nº 524/2013 du 21 mai 2013 relatif au règlement en ligne
des litiges de consommation et modifiant le règlement (CE) nº 2006/2004 et
la directive 2009/22/CE [66] Voir
chapitre 2 à l'adresse: http://ec.europa.eu/enterprise/policies/industrial-competitiveness/competitiveness-analysis/european-competitiveness-report/comprep2012_en.htm (en
anglais). . [67] Pour une analyse
par pays des changement d'intensité de l'intégration, voir le rapport complet
en suivant ce
lien. [68] En 2006-2009, la
part moyenne des intrants de production intra-UE non nationaux dans la
production était positivement corrélée avec la part moyenne des intrants de
production extra-UE dans les États membres. [69]
Administration publique, défense, éducation et santé. [70] Cette analyse
tient compte de l'intégration extra-UE dans ces services comme indice de
référence. Cependant, lors de l'évaluation de l'intégration globale des marchés
de services au sein de l'UE, d'autres canaux d'intégration n'entrant pas dans
le champ d'étude du présent chapitre (en particulier la fourniture de services
moyennant création d'entreprise) devraient être pris en considération pour compléter
ces conclusions.