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Document 52013DC0719
AMENDING LETTER No 2 TO THE DRAFT GENERAL BUDGET 2014 STATEMENT OF EXPENDITURE BY SECTION General Statement of revenue Section I – Parliament Section II – European Council and Council Section III – Commission Section IV – Court of Justice of the European Union Section V – Court of Auditors Section VI – European Economic and Social Committee Section VII – Committee of the Regions Section VIII – European Ombudsman Section IX – European Data Protection Supervisor Section X – European External Action Service
LETTRE RECTIFICATIVE N° 2 AU PROJET DE BUDGET GÉNÉRAL 2014 ÉTAT DES DÉPENSES PAR SECTION État général des recettes Section I – Parlement Section II – Conseil européen et Conseil Section III – Commission Section IV – Cour de justice de l'Union européenne Section V – Cour des comptes Section VI – Comité économique et social européen Section VII – Comité des régions Section VIII – Médiateur européen Section IX – Contrôleur européen de la protection des données Section X – Service européen pour l'action extérieure
LETTRE RECTIFICATIVE N° 2 AU PROJET DE BUDGET GÉNÉRAL 2014 ÉTAT DES DÉPENSES PAR SECTION État général des recettes Section I – Parlement Section II – Conseil européen et Conseil Section III – Commission Section IV – Cour de justice de l'Union européenne Section V – Cour des comptes Section VI – Comité économique et social européen Section VII – Comité des régions Section VIII – Médiateur européen Section IX – Contrôleur européen de la protection des données Section X – Service européen pour l'action extérieure
/* COM/2013/0719 final */
LETTRE RECTIFICATIVE N° 2 AU PROJET DE BUDGET GÉNÉRAL 2014 ÉTAT DES DÉPENSES PAR SECTION État général des recettes Section I – Parlement Section II – Conseil européen et Conseil Section III – Commission Section IV – Cour de justice de l'Union européenne Section V – Cour des comptes Section VI – Comité économique et social européen Section VII – Comité des régions Section VIII – Médiateur européen Section IX – Contrôleur européen de la protection des données Section X – Service européen pour l'action extérieure /* COM/2013/0719 final */
LETTRE RECTIFICATIVE N° 2
AU PROJET DE BUDGET GÉNÉRAL 2014 ÉTAT DES DÉPENSES PAR SECTION
État général des recettes
Section I – Parlement
Section II – Conseil européen et Conseil
Section III – Commission
Section IV – Cour de justice de l'Union européenne
Section V – Cour des comptes
Section VI – Comité économique et social européen
Section VII – Comité des régions
Section VIII – Médiateur européen
Section IX – Contrôleur européen de la protection des données
Section X – Service européen pour l'action extérieure
Vu: –
le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, et notamment son
article 314, lu en combinaison avec le traité instituant la Communauté
européenne de l'énergie atomique, et notamment son article 106 bis, –
le règlement (UE, Euratom) n° 966/2012 du Parlement européen et du
Conseil du 25 octobre 2012 relatif aux règles financières applicables
au budget général de l’Union[1],
et notamment son article 39, –
le projet de budget général de l'Union européenne pour l'exercice 2014,
présenté par la Commission le 28 juin 2013[2], –
la lettre rectificative n° 1 au projet de budget général de l'Union
européenne pour l'exercice 2014 présentée par la Commission le 18
septembre 2013[3], la Commission européenne présente
ci-après à l'autorité budgétaire la lettre rectificative n° 2 au projet de
budget général de l'Union européenne pour l'exercice 2014, pour les
raisons énoncées dans l'exposé des motifs. TABLE DES MATIÈRES 1 Introduction.. 5 2 Actualisation
des ressources propres traditionnelles (RPT) 5 3 Agriculture
et pêche. 6 3.1 Principaux changements
proposés. 6 3.2 Fonds européen agricole de
garantie (FEAGA) ¾ Dépenses liées au
marché et paiements directs 7 3.2.1 Vue d'ensemble. 7 3.2.2 Commentaires détaillés. 9 3.3 Accords internationaux en
matière de pêche. 12 3.4 Changements dans les
commentaires budgétaires. 13 4 Délégation
de programmes de dépenses aux agences exécutives.. 13 4.1 Motifs de la délégation.. 13 4.1.1 Optimiser le recours aux
agences exécutives. 13 4.1.2 Analyse coûts/avantages:
scénario de délégation retenu. 14 4.1.3 Affiner l'analyse
coûts/avantages. 15 4.1.4 Ajuster l'approche de
«statu quo» appliquée dans le PB 2014. 15 4.2 Proposition de délégation
de programmes par rubrique du CFP. 16 4.3 Incidence sur les
ressources humaines et financières des agences exécutives. 16 4.4 Incidence sur les
ressources humaines et financières de la Commission.. 17 4.4.1 Transfert de tâches aux
agences exécutives: économies réalisées à la Commission. 17 4.4.2 Garantir la neutralité
budgétaire globale. 18 4.4.3 Maintenir les enveloppes
financières des programmes inchangées. 19 4.5 Processus de délégation:
prochaines étapes. 20 5 Création
du groupe de fonctions AST/SC.. 21 5.1 Révision du statut:
création du nouveau groupe de fonctions AST/SC.. 21 5.2 Incidence sur les tableaux
des effectifs. 21 6 Conclusions.. 21 7 Tableau
synoptique par rubrique du cadre financier pluriannuel.. 22 ÉTAT DES DÉPENSES PAR SECTION Les modifications apportées à
l'état des recettes et des dépenses par section sont disponibles sur EUR-Lex (http://eur-lex.europa.eu/budget/www/index-fr.htm).
Une version en anglais de ces modifications est jointe à titre indicatif en
annexe budgétaire. 1 Introduction La lettre rectificative n° 2
(LR n° 2) au projet de budget pour l'exercice 2014 (PB 2014) porte sur: ¾
une révision des prévisions relatives aux ressources propres
traditionnelles (RPT, c’est-à-dire les droits de douane et les cotisations
«sucre») à percevoir en 2014, afin de prendre en considération l'évolution
constatée en 2013, jusqu'à aujourd'hui, dans la perception des RPT; ¾
l'actualisation, ligne par ligne, des besoins estimés pour les
dépenses agricoles. Outre la modification des éléments de marché, la LR n°
2/2014 intègre l’impact des décisions agricoles adoptées depuis l'établissement
du PB 2014, les estimations révisées des besoins pour certains paiements
directs ainsi que des propositions qui sont susceptibles d'avoir un effet
important au cours de l'exercice budgétaire à venir; ¾
une actualisation de la situation relative aux accords
internationaux en matière de pêche; ¾
les conséquences, en termes de ressources humaines et
financières, de la délégation prévue aux agences exécutives de la gestion de
programmes opérationnels au titre du nouveau cadre financier pluriannuel (CFP); ¾
l’intégration du nouveau groupe de fonctions AST/SC dans les
tableaux des effectifs des institutions et organes de l’UE. L’impact budgétaire net de ces modifications est une
diminution de 4,9 millions d’EUR par rapport au projet de budget 2014 (y
compris LR n° 1/2014), en crédits d’engagement et de paiement. Enfin, au moyen de la
présente lettre rectificative, la Commission attire l’attention du Parlement
européen et du Conseil sur les mesures qui sont nécessaires en cas de retard
dans l’adoption de certaines nouvelles bases légales liées au cadre financier
pluriannuel (CFP) 2014-2020, ainsi que sur les mesures correctives proposées,
qui pourraient se révéler nécessaires avant l'entrée en vigueur des nouvelles bases
légales. L'accord politique
sur le nouveau CFP est intervenu en juin 2013 et l'élaboration des bases
légales de certains programmes pour la période 2014-2020 est encore en cours.
Si certains de ces programmes n'étaient pas adoptés avant la fin 2013, cela
créerait un vide juridique, notamment pour les programmes en cours qui
s'achèvent à la fin de l'année 2013, et qui seront incorporés dans des
programmes et instruments nouveaux. Pour assurer la continuité de la mise en
œuvre des programmes en cours (qui ont déjà été approuvés), et compte tenu de
l’accord politique intervenu dans les négociations du CFP sur les nouveaux
programmes et les enveloppes financières correspondantes, la Commission a
l’intention de continuer à utiliser les crédits destinés à l’assistance
technique et à l’appui administratif nécessaires à la mise en œuvre des
programmes concernés, notamment dans l'éventualité d’une période transitoire
avant l’adoption définitive des nouvelles bases légales. 2 Actualisation
des ressources propres traditionnelles (RPT) En septembre 2013, la Commission a adopté
une lettre rectificative au projet de budget rectificatif n° 6/2013[4],
afin de réviser ses prévisions quant aux ressources propres traditionnelles
(RPT, c'est-à-dire les droits de douane et les cotisations «sucre») à percevoir
en 2013. Conformément à l’article 16 du règlement (CE, Euratom) n° 1150/2000 du
Conseil du 22 mai 2000, cette révision était nécessaire pour tenir compte d’une
moins-value significative des droits de douane effectivement versés au budget
de l’UE jusqu'en août 2013, par rapport au montant qu'il était prévu de
percevoir à cette date. Sur cette base, la Commission a proposé de
compenser la moins-value additionnelle des ressources propres traditionnelles
s'élevant à quelque 1,8 milliard d’EUR (soit 11 % de moins), par rapport
au montant budgétisé dans le PBR n° 6/2013, par une augmentation
correspondante des contributions RNB des États membres en 2013. À la suite de la correction proposée pour
2013 dans la lettre rectificative au PBR n° 6/2013, la Commission propose
d’adapter les prévisions des RPT incluses dans le PB 2014 (18 086 millions
d’EUR) en établissant désormais l’estimation pour 2014 à 16 186 millions
d’EUR, sur la base des hypothèses suivantes: ¾
conformément à la lettre rectificative au PBR n° 6/2013, le
résultat des RPT extrapolé à la fin de l’exercice 2013 s’élèverait à 14 984
millions d’EUR; ¾
l’estimation de l'évolution des importations hors UE en 2014,
fixée à 8 % lors de la réunion du CCRP de mai 2013, doit ensuite être appliquée
au résultat extrapolé pour 2013. La moins-value des RPT de 1,9 milliard
d’EUR (soit 11 % de moins) qui en résulte par rapport à la prévision
initiale incluse dans le PB 2014 doit être compensée par une augmentation
correspondante des contributions RNB des États membres en 2014. La répartition
de cette incidence par État membre est présentée dans l'annexe budgétaire. 3 Agriculture
et pêche 3.1 Principaux
changements proposés Selon la présente LR n°
2/2014, le total des crédits demandé pour la rubrique 2 en 2014 est estimé à
59 247,7 millions d’EUR. Il subsiste donc une marge de 55,3 millions d’EUR
en crédits d’engagement sous le plafond correspondant du cadre financier
pluriannuel. Les changements proposés dans la LR n° 2/2014 sont neutres en
termes de crédits par rapport au PB 2014, tant pour le Fonds européen agricole
de garantie (FEAGA) que pour les accords internationaux en matière de pêche. Comme dans le PB 2014,
les dépenses agricoles financées au titre du FEAGA dans la LR n° 2/2014 sont
budgétisées au niveau de son sous-plafond net pour 2014, à savoir 43 778,1
millions d’EUR[5]. Il convient encore
d'appliquer le mécanisme de discipline financière pour les aides directes,
étant donné que les prévisions pour les dépenses liées au marché et les aides
directes dépassent ce sous-plafond net. Le niveau estimé de dépenses excédant
ce plafond est cependant inférieur à celui inscrit dans le PB 2014, de sorte
que le degré requis de discipline financière peut être révisé à la baisse. Il
s'agit du résultat net de l'augmentation du montant prévu des recettes
affectées disponibles en 2014 (principalement en raison d’une hausse des
montants disponibles en 2013 et reportés à 2014) et de la révision des besoins
estimés nécessaires pour couvrir les dépenses du FEAGA. Les crédits de paiement
au titre du FEAGA demeurent eux aussi inchangés dans la LR n° 2/2014 par
rapport au PB 2014 et restent donc établis à 43 777 millions d’EUR. En ce qui concerne les accords
internationaux en matière de pêche, la LR n° 2/2014 propose d’augmenter les
crédits d’engagement de 7,3 millions d’EUR et les crédits de paiement de
10,3 millions d’EUR pour l’article 11 03 01 Accords de pêche
durable (APD) et de réduire en conséquence les montants inscrits sur la ligne
des réserves. Le tableau suivant résume l'effet de la LR
n° 2/2014 sur la rubrique 2: (en Mio EUR, arrondis aux prix
courants) || Projet de budget 2014 (y compris LR n° 1/2014) || Lettre rectificative n° 2/2014 || Projet de budget 2014 (y compris LR nos 1 et 2/2014) Engagements || Paiements || Engagements || Paiements || Engagements || Paiements — || Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) || 43 778,1 || 43 777,0 || || || 43 778,1 || 43 777,0 — || Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) || 13 991,0 || 11 655,1 || || || 13 991,0 || 11 655,1 — || Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), organisations régionales de gestion des pêches (ORGP) et accords de pêche durable (APD), dont: || 1 017,3 || 765,7 || || || 1 017,3 || 765,7 || — || Accords de pêche durable (APD) ¾ Ligne opérationnelle (11 03 01) || 22,4 || 22,4 || + 7,3 || + 10,3 || 29,7 || 32,7 || — || Accords de pêche durable (APD) ¾ Réserves (40 02 41) || 122,7 || 122,7 || - 7,3 || - 10,3 || 115,3 || 112,3 — || Environnement et action pour le climat (Life) || 404,6 || 263,0 || || || 404,6 || 263,0 — || Actions financées dans le cadre des prérogatives de la Commission et des compétences spécifiques conférées à la Commission || 6,3 || 3,0 || || || 6,3 || 3,0 — || Projets pilotes et actions préparatoires || p.m. || 18,3 || || || p.m. || 18,3 — || Organismes décentralisés || 50,4 || 50,4 || || || 50,4 || 50,4 Total || 59 247,7 || 56 532,5 || 0,0 || 0,0 || 59 247,7 || 56 532,5 Plafond || 59 303,0 || || || || 59 303,0 || Marge || 55,3 || || || || 55,3 || dont FEAGA || 43 778,1 || 43 777,0 || 0,0 || 0,0 || 43 778,1 || 43 777,0 Sous-plafond || 44 130,0 || || || || 44 130,0 || Transfert net entre le FEAGA et le FEADER || 351,9 || || || || 351,9 || Sous-marge || 0,0 || || || || 0,0 || 3.2 Fonds
européen agricole de garantie (FEAGA) ¾
Dépenses liées au marché et paiements directs 3.2.1 Vue
d'ensemble La lettre rectificative
n° 2/2014 a pour objectif de veiller à ce que le budget agricole soit
fondé sur les données économiques et le cadre législatif les plus récents. En
effet, au mois de septembre, la Commission dispose d'une première indication du
niveau de production pour 2013 et des perspectives des marchés agricoles, qui
servent de base aux estimations actualisées des besoins budgétaires pour 2014.
Outre les éléments de marché, la présente LR n° 2/2014 intègre l’impact des
décisions législatives agricoles adoptées depuis l’établissement du PB 2014,
les propositions de la Commission ainsi que les résultats des négociations
politiques relatives aux nouvelles bases légales agricoles pour 2014-2020. Globalement, les
besoins du FEAGA pour 2014 (avant l’application du mécanisme de discipline
financière) sont estimés dans la LR n° 2/2014 à 45 720 millions d’EUR,
contre 45 653 millions d'EUR dans le PB 2014. Ce chiffre est le résultat
net du léger recul des montants nécessaires au chapitre 05 02
Interventions sur les marchés agricoles (- 27 millions d’EUR) et de
l'augmentation des besoins pour le chapitre 05 03 Aides directes
(+ 38 millions d’EUR), pour le chapitre 05 07 Audit des dépenses
agricoles (+ 53 millions d’EUR) ainsi que pour le chapitre 05 08
Stratégie politique et coordination (+ 3 millions d’EUR). En ce qui concerne les recettes
affectées, le montant censé être disponible en 2014 est en nette hausse,
passant de 828 millions d’EUR dans le PB 2014 à 1 464 millions d’EUR dans
la LR n° 2/2014 (+ 636 millions d’EUR). Cette augmentation résulte
principalement d’un report des recettes affectées de 2013 à 2014: ¾
au moment de la préparation du PB 2014, il était trop tôt dans
l’année pour formuler une hypothèse quant à l’exécution du FEAGA en 2013; ¾
en réalité, une partie des dépenses de 2013 peut être couverte
par le report plus élevé que prévu des recettes affectées de 2012 et par les
recettes affectées supplémentaires résultant de décisions d’apurement des
comptes prises en 2013. En conséquence, un montant de 615 millions d’EUR de
recettes affectées perçues en 2013 ne sera pas nécessaire pour couvrir les
dépenses de cette même année; ¾
la LR n° 2/2014 intègre le report de 2013 à 2014 de ce montant de
615 millions d’EUR, ce qui réduira en conséquence le volume des crédits
demandés dans le PB 2014; ¾
par ailleurs, la Commission s’attend à une légère augmentation
des recettes affectées nouvellement générées en 2014 (+ 21 millions
d’EUR), compte tenu des prévisions relatives au prélèvement supplémentaire sur
le lait sur la base des chiffres communiqués par les États membres dans le
délai légal. Il résulte de ces
données actualisées que des crédits d’engagement à hauteur de 44 681
millions d’EUR seraient nécessaires pour couvrir les besoins du FEAGA pour
2014, notamment un montant de 424,5 millions d’EUR destiné à créer la «réserve
pour les crises dans le secteur agricole». Comme dans le cas du PB 2014, ce
total dépasse le sous-plafond net du FEAGA, fixé à 43 778,1 millions
d’EUR, ce qui signifie qu'il convient de diminuer les crédits des aides
directes en appliquant le mécanisme de discipline financière. Le degré de
discipline financière requis dans la LR n° 2/2014 (902,9 millions d’EUR) est
toutefois inférieur à la prévision initiale du PB 2014 (1 471,4 millions
d’EUR). La Commission proposera donc un nouveau taux d’ajustement des paiements
directs, nettement inférieur au niveau défini sur la base du PB
2014 (-2,453658 % contre -4,001079 %).[6] Après l'application
du mécanisme de discipline financière, les besoins du FEAGA à couvrir pour 2014
dans la LR n° 2/2014 s’élèvent à 45 242,1 millions d’EUR, contre
44 606,1 millions d'EUR dans le PB 2014. En tenant compte des recettes
affectées, s’élevant à 1 464 millions d’EUR, les crédits d’engagement
demandés pour l'exercice 2014 du FEAGA dans la LR n° 2/2014 restent (comme
dans le PB 2014) au niveau du sous-plafond net, soit 43 778,1 millions
d’EUR. Les crédits de paiement demandés pour le FEAGA en 2014 demeurent eux
aussi inchangés par rapport au PB 2014, soit 43 777 millions d’EUR. 3.2.2 Commentaires
détaillés 05 02 ¾ Interventions sur les marchés
agricoles (crédits - 263 millions d'EUR) (en Mio EUR, arrondis aux prix courants) Interventions sur les marchés agricoles || Projet de budget 2014 (y compris LR n° 1/2014) || Lettre rectificative n° 2/2014 || Projet de budget 2014 (y compris LR nos 1 et 2/2014) Besoins || 2 724 || - 27 || 2 697 Prévisions de recettes affectées disponibles en 2014 || 228 || + 236 || 464 Crédits demandés || 2 496 || - 263 || 2 233 Globalement, les hypothèses sur lesquelles
repose la présente LR n° 2/2014 confirment l'évaluation du PB 2014,
s’accompagnant de perspectives favorables pour la plupart des marchés
agricoles. Les modifications proposées par la présente LR n° 2/2014 sont
essentiellement de nature technique et ne portent que sur de faibles montants.
Les besoins globaux pour les mesures d'intervention sur les marchés agricoles
baissent de 27 millions d'EUR par rapport au PB 2014. 236 millions d'EUR
de recettes affectées supplémentaires devraient en outre être disponibles pour
le chapitre 05 02, de sorte que les crédits demandés peuvent être réduits de
263 millions d'EUR par rapport au PB 2014. Les principales modifications sont
brièvement expliquées ci-dessous. Pour les fruits et légumes, les
besoins estimés des programmes opérationnels des organisations de producteurs
(poste 05 02 08 03) sont quelque peu inférieurs (- 5 millions
d’EUR) à la prévision figurant dans le PB 2014. Cela résulte d’une évaluation
actualisée de l’effet réel des mesures et de chiffres légèrement révisés pour
les programmes nationaux de 2013 et 2014, ainsi que de la prise en compte de
l’estimation de l'incidence financière de l’éventuel remboursement partiel, par
le budget de l’UE, de l’aide financière nationale octroyée par certains États
membres conformément à l’article 103 sexies, paragraphe 1, du règlement (CE) n°
1234/2007. Toutefois, les crédits proposés dans la LR n° 2/2014 sont en
réalité inférieurs de 241 millions d'EUR au montant figurant dans le
PB 2014, en raison d'un supplément de 236 millions d'EUR de recettes
affectées aux fruits et légumes. Pour le secteur vitivinicole, les
chiffres du PB 2014 ont été mis à jour, afin d’y incorporer les résultats des
négociations sur le nouveau règlement «OCM unique» (organisation commune des
marchés) faisant partie de la réforme de la PAC (politique agricole commune),
dans lequel le montant global destiné aux programmes nationaux de soutien a
augmenté de 5,6 millions d’EUR[7], ainsi que pour y ajouter
les chiffres les plus récents sur l’exécution de ces programmes. La LR
n° 2/2014 propose en conséquence une augmentation de 8 millions d’EUR pour
le poste budgétaire 05 02 09 08. Les modifications relatives aux autres
produits végétaux et autres mesures (article 05 02 11) concernent
les programmes POSEI et les aides aux organisations de producteurs de houblon.
Les estimations du PB 2014 sur l’utilisation des plafonds modifiés fixés pour
les régions POSEI[8] ont été actualisées, ce
qui entraîne une légère augmentation supplémentaire des crédits
(+ 2 millions d’EUR) consacrés aux mesures de soutien du marché
financées par le poste budgétaire 05 02 11 04, tandis que les
montants nécessaires aux aides directes dans ces régions (financés par les postes
05 03 02 50 et 05 03 02 52) ont été revus à la
baisse. Une augmentation de 2,3 millions d’EUR par rapport au PB 2014 est
demandée pour le houblon, étant donné qu'il résulte des négociations sur le
nouveau règlement «OCM unique» que le régime d’aides aux organisations de
producteurs sera maintenu. En ce qui concerne le lait et les
produits laitiers, la LR n° 2/2014 propose de diminuer de 3 millions
d'EUR les crédits pour le régime de distribution de lait aux écoliers (poste
05 02 12 08) afin de les faire correspondre aux chiffres
provisoires de l'exécution en 2013, qui dénotent, dans les États membres, une
participation au régime un peu plus faible que celle initialement prévue. En
conséquence, les hypothèses du PB 2014 ont été revues et un montant inférieur
est désormais proposé. Les crédits nécessaires en 2014 au stockage privé de
beurre (poste budgétaire 05 02 12 04) ont en outre été réduits
de 3 millions d’EUR, ce qui reflète les quantités moindres pour lesquelles des
demandes d’aide ont été introduites en 2013. Il est proposé de diminuer de 27 millions
d’EUR les crédits de l’article budgétaire 05 02 15 (viandes
porcines, œufs et volailles, apiculture et autres produits animaux), ce qui
correspond à la révision des besoins relatifs aux restitutions à l’exportation
pour les viandes de volaille (poste budgétaire 05 02 15 05), dès
lors que les taux de restitution ont été fixés à zéro. 05 03 ¾ Aides directes (crédits
+ 206 millions d'EUR) (en Mio EUR, arrondis aux prix courants) Aides directes || Projet de budget 2014 (y compris LR n° 1/2014) || Lettre rectificative n° 2/2014 || Projet de budget 2014 (y compris LR nos 1 et 2/2014) Avant discipline financière (hors «réserve pour les crises dans le secteur agricole») Besoins || 42 888 || + 38 || 42 926 Prévisions de recettes affectées disponibles en 2014 || 600 || + 400 || 1 000 Crédits demandés || 42 288 || - 362 || 41 926 Après discipline financière («réserve pour les crises dans le secteur agricole» incluse) Besoins || 41 841 || + 606 || 42 447 Prévisions de recettes affectées disponibles en 2014 || 600 || + 400 || 1 000 Discipline financière || 1 471 || - 569 || 903 Crédits demandés || 41 241 || + 206 || 41 447 Par rapport au PB 2014,
les crédits demandés pour le chapitre 05 03 sont augmentés de
206 millions d'EUR. Ce changement découle de l’effet combiné de besoins légèrement
plus élevés avant la discipline financière (+ 38 millions d’EUR) et
d'un montant inférieur de discipline financière (569 millions d’EUR), que
compense partiellement une augmentation du montant des recettes affectées (400
millions d’EUR). Les variations les plus importantes concernent le régime de
paiement unique (RPU), le régime de paiement unique à la surface (RPUS) et des
mesures de soutien spécifique au titre de l’article 68 du règlement (CE) n°
73/2009 du Conseil. La LR n° 2/2014 réduit de 24 millions
d'EUR les crédits du RPU (poste budgétaire 05 03 01 01)
par rapport au PB 2014. Les montants requis pour ce régime (avant discipline
financière) ont été réduits d’environ 79 millions d’EUR, ce qui correspond aux
transferts effectués par certains États membres vers les mesures couplées au
titre de l’article 68 du règlement (CE) n° 73/2009. Le montant de discipline
financière appliqué à ce poste budgétaire a en outre été réduit de 455 millions
d’EUR, tandis que les recettes qui lui sont affectées ont augmenté de 400
millions d’EUR. Pour le RPUS (poste
05 03 01 02), la LR n° 2/2014 propose d’augmenter les
crédits budgétaires de 80 millions d’EUR, à savoir un montant de 23 millions
d’EUR qui correspond à la hausse des besoins par rapport au PB 2014 et un
montant de 57 millions d’EUR lié à la modification du montant de discipline
financière. Ce renforcement des besoins s’explique principalement par la
modification de la surface agricole aux fins du RPUS dans un État membre, par
la décision d’un autre État membre de transférer un montant de 7 millions d’EUR
au soutien couplé relevant de l’article 68 du règlement (CE) n° 73/2009 ainsi
que par l'évolution escomptée de l’exécution en 2014, compte tenu des chiffres
les plus récents de 2013. (en Mio EUR, arrondis aux prix courants) Aides directes découplées[9] || Projet de budget 2014 (y compris LR n° 1/2014) || Lettre rectificative n° 2/2014 || Projet de budget 2014 (y compris LR nos 1 et 2/2014) 05 03 01 01 ¾ RPU (régime de paiement unique) || 30 107 || - 24 || 30 083 05 03 01 02 ¾ RPUS (régime de paiement unique à la surface) || 7 302 || + 80 || 7 382 Total || 37 409 || + 56 || 37 465 En ce qui concerne les crédits budgétaires
du soutien spécifique au titre de l'article 68 du règlement (CE)
n° 73/2009, la LR n° 2/2014 propose de les augmenter de 14 millions
d'EUR pour les aides découplées (poste 05 03 01 05) et de 102
millions d’EUR pour les aides couplées (poste 05 03 02 44).
Alors que les sommes nécessaires aux mesures de soutien spécifique découplé
n’augmentent que légèrement par rapport au PB 2014 (+ 5 millions d’EUR),
celles requises pour les aides couplées évoluent de façon plus marquée
(+ 88 millions d’EUR). Cela correspond essentiellement aux transferts,
effectués par certains États membres, des RPU et RPUS vers le soutien découplé
relevant de l’article 68, comme indiqué plus haut, ainsi qu'à un ajustement du
taux d’exécution attendu. (en Mio EUR, arrondis aux prix courants) Aides directes[10] || Projet de budget 2014 (y compris LR n° 1/2014) || Lettre rectificative n° 2/2014 || Projet de budget 2014 (y compris LR nos 1 et 2/2014) 05 03 01 05 ¾ Aides découplées || 473 || + 14 || 487 05 03 02 44 ¾ Aides couplées || 987 || + 102 || 1 089 Total || 1 460 || + 116 || 1 576 Il y a d’autres modifications de lignes
budgétaires à l'intérieur du chapitre 05 03, mais les variations sont très
faibles, notamment pour les lignes relatives aux aides directes couplées. Ces
variations par rapport au PB 2014 sont liées dans la plupart des cas à la
modification du montant de discipline financière appliqué à chaque poste
budgétaire: (en Mio EUR, arrondis aux prix courants) Aides directes[11] || Projet de budget 2014 (y compris LR n° 1/2014) || Lettre rectificative n° 2/2014 || Projet de budget 2014 (y compris LR nos 1 et 2/2014) 05 03 01 03 ¾ Paiement séparé pour le sucre || 274,0 || + 3,0 || 277,0 05 03 02 06 ¾ Primes à la vache allaitante || 882,0 || + 20,0 || 902,0 05 03 02 07 ¾ Prime complémentaire à la vache allaitante || 47,0 || + 2,0 || 49,0 05 03 02 13 ¾ Primes aux ovins et aux caprins || 21,0 || + 2,0 || 23,0 05 03 02 39 ¾ Montant supplémentaire pour les producteurs de betteraves et de canne à sucre || 20,0 || + 1,0 || 21,0 05 03 02 40 ¾ Aide à la surface pour le coton || 230,0 || + 9,0 || 239,0 05 03 02 50 ¾ POSEI – Programmes de soutien de l'Union européenne || 406,0 || + 1,0 || 407,0 05 03 02 52 ¾ POSEI – Îles de la mer Égée || 19,0 || - 1,0 || 18,0 05 03 02 99 ¾ Divers (aides directes) || 12,2 || - 2,5 || 9,7 Total || 1 911,2 || +35,5 || 1 946,7 05 07
Audit des dépenses agricoles (crédits + 53,4 millions d'EUR) (en Mio EUR, arrondis aux prix courants) Audit des dépenses agricoles || Projet de budget 2014 (y compris LR n° 1/2014) || Lettre rectificative n° 2/2014 || Projet de budget 2014 (y compris LR nos 1 et 2/2014) 05 07 02 ¾ Règlement des litiges || 6,8 || + 53,4 || 60,2 Total || 6,8 || + 53,4 || 60,2 Les crédits inscrits à l’article
05 07 02 (Règlement des litiges) doivent être augmentés de 53,4
millions d'EUR, afin de couvrir le remboursement éventuel des intérêts
compensatoires en vertu du droit national de l’État membre à la suite de
l’arrêt rendu par la Cour de justice dans l’affaire C-113/10, Jülich e.a., qui
a annulé les règlements de la Commission fixant, pour les campagnes de
commercialisation 2002/2003 à 2005/2006, les montants des cotisations à la
production pour le secteur du sucre. 05 08
Stratégie politique et coordination (crédits + 3 millions
d'EUR) (en Mio EUR, arrondis aux prix courants) Stratégie politique et coordination || Projet de budget 2014 (y compris LR n° 1/2014) || Lettre rectificative n° 2/2014 || Projet de budget 2014 (y compris LR nos 1 et 2/2014) 05 08 06 ¾ Actions d'information sur la politique agricole commune || 32,6 || + 3,0 || 35,6 Total || 32,6 || + 3,0 || 35,6 Il est proposé d'augmenter de 3 millions
d’EUR les crédits inscrits à l’article 05 08 06 (Actions
d'information sur la politique agricole commune), en vue de financer des
campagnes d’information mettant particulièrement l’accent sur les aspects
relatifs aux entreprises de la politique de l’UE portant sur la période de
programmation du CFP 2014-2020, dans la mesure où les objectifs de la PAC sont
concernés. 3.3 Accords
internationaux en matière de pêche Comme prévu à
la partie II, point C, du projet d’accord interinstitutionnel (AII)[12],
la Commission a examiné les informations les plus récentes disponibles
concernant les accords de pêche. Pour refléter la situation du moment,
c’est-à-dire la conclusion récente d’accords bilatéraux avec la Côte d’Ivoire[13],
le Gabon[14], les Comores et les
Seychelles[15], la Commission propose
de faire passer des crédits d’engagement et de paiement, pour un montant de 7,3
millions d’EUR, de l'article de réserves 40 02 41 à l’article
11 03 01 – Établir un cadre de gouvernance pour les activités de
pêche menées par les navires de pêche de l'Union dans les eaux des pays tiers
(APD). Afin de couvrir les crédits de paiement destinés à la composante d’appui
sectoriel de l’accord avec la Mauritanie pour la deuxième année, il est proposé
de transférer un montant supplémentaire de 3 millions d’EUR de crédits de
paiement depuis les mêmes réserves vers la ligne opérationnelle
11 03 01. (en Mio EUR, arrondis aux prix courants) Accords de pêche durable || Projet de budget 2014 (y compris LR n° 1/2014) || Lettre rectificative n° 2/2014 || Projet de budget 2014 (y compris LR nos 1 et 2/2014) Engagements || Paiements || Engagements || Paiements || Engagements || Paiements Ligne opérationnelle (11 03 01) || 22,4 || 22,4 || +7,3 || +10,3 || 29,7 || 32,7 Réserves (40 02 41) || 122,7 || 122,7 || -7,3 || -10,3 || 115,3 || 112,3 Total || 145,0 || 145,0 || 0,0 || 0,0 || 145,0 || 145,0 3.4 Changements
dans les commentaires budgétaires Les commentaires budgétaires pour les chapitres, articles et postes
suivants ont été mis à jour: Rubrique || Explication Dépenses 05 02 || Interventions sur les marchés agricoles || Chiffres concernant les recettes affectées 05 02 11 03 || Houblon — Aides aux organisations de producteurs || Commentaires budgétaires 05 03 || Aides directes || Chiffres concernant les recettes affectées 11 03 01 || Accords internationaux en matière de pêche || Changements dans les commentaires budgétaires: tableau Recettes 6 7 0 1 || Apurement du FEAGA – Recettes affectées || Chiffres concernant les recettes affectées 6 7 0 2 || Irrégularités du FEAGA — Recettes affectées || Chiffres concernant les recettes affectées 6 7 0 3 || Prélèvement supplémentaire des producteurs de lait - Recettes affectées || Chiffres concernant les recettes affectées 4 Délégation
de programmes de dépenses aux agences exécutives 4.1 Motifs de la délégation 4.1.1 Optimiser
le recours aux agences exécutives La poursuite de la simplification
et de la rationalisation de l'administration des institutions, agences et
organes de l'Union européenne pour en faire une organisation moderne, efficace
et dynamique, assortie d'une réduction des effectifs de 5 % sur cinq ans[16],
constitue un aspect important des propositions de la Commission concernant le
cadre financier pluriannuel (CFP) 2014-2020. Cette volonté est à présent
inscrite dans le projet d'accord interinstitutionnel (AII) sur la discipline
budgétaire, la coopération en matière budgétaire et la bonne gestion financière[17],
sur lequel le Parlement européen, le Conseil et la Commission ont dégagé un
accord politique. Dans ce contexte général, la Commission
doit utiliser au mieux les ressources humaines réduites dont elle dispose en se
concentrant plus que jamais sur ses missions institutionnelles essentielles,
telles que l'élaboration des politiques, la mise en œuvre et le suivi de
l'application du droit de l'UE et la gestion stratégique, tout en veillant à la
mise en œuvre la plus efficace et la plus efficiente des programmes de dépenses
dont elle continue d'assumer la responsabilité finale. La gestion des programmes de l'UE par les
agences exécutives ayant donné satisfaction, ainsi que le confirme la Cour des
comptes européenne[18], les propositions de la
Commission concernant le CFP 2014-2020 prévoient également d'étendre le recours
aux agences exécutives existantes pour la mise en œuvre de certains nouveaux
programmes. Il existe actuellement six agences
exécutives, instituées par le règlement (CE) n° 58/2003 du Conseil[19]:
l'Agence exécutive pour la compétitivité et l'innovation (EACI), l'Agence
exécutive «Éducation, audiovisuel et culture» (EACEA), l'Agence exécutive pour
la santé et les consommateurs (EAHC), l'Agence exécutive du réseau
transeuropéen de transport (TEN-T EA), l'Agence exécutive du Conseil européen
de la recherche (ERCEA) et l'Agence exécutive pour la recherche (REA). Le règlement prévoit une répartition claire
des tâches de gestion des programmes entre la Commission et les agences
exécutives. Les services de la Commission exécutent des tâches impliquant une
large marge d'appréciation de nature à traduire des choix politiques,
notamment: fixation d'objectifs et de priorités, adoption de programmes de
travail (y compris décisions de financement), représentation de la Commission
au sein du comité du programme et adoption de décisions d'attribution relevant
de la comitologie. Les agences sont chargées des tâches d'exécution, telles que
le lancement et la conclusion de procédures d'octroi de subventions et de
passation de marchés, l'adoption de décisions d'attribution, le suivi de
projets, le contrôle financier et la comptabilité, la contribution à l'évaluation
des programmes ainsi que diverses tâches d’appui. 4.1.2 Analyse
coûts/avantages: scénario de délégation retenu Une analyse coûts/avantages, requise par le
règlement avant toute délégation de programmes aux agences exécutives, a été
réalisée pendant l'année écoulée en tenant compte de l'accord politique dégagé
par le Parlement et le Conseil en juin 2013 sur le CFP 2014-2020[20]. Selon cette analyse
coûts/avantages, la délégation aux agences exécutives de certains programmes
relevant de la période 2014-2020 comporte les avantages comparatifs suivants: ¾
en raison de leur expérience et de leur spécialisation dans
certaines tâches définies de manière spécifique, les agences garantissent une
gestion des programmes de qualité et une meilleure prestation de services, grâce
à l'accélération des procédures de passation de marchés ou d'approbation de
rapports techniques et financiers et au raccourcissement des délais de
paiement; ¾
le fait de confier aux agences des portefeuilles cohérents de
programmes permettra de créer des synergies entre des domaines d'action
étroitement liés et de promouvoir le transfert de connaissances. Ainsi, la mise
en commun de tous les aspects concernant l'instrument pour les petites et
moyennes entreprises (PME), qui relève du programme-cadre pour la recherche et
l'innovation (Horizon 2020), devrait permettre de réaliser des économies
d'échelle, de faciliter la coordination et de fournir des services cohérents.
Tous les bénéficiaires potentiels disposeront par ailleurs d'un guichet unique; ¾
les nouveaux programmes pourront tirer parti des canaux existants
de communication et d'information des agences, que celles-ci ont développés au
fil du temps afin de rester en contact avec les bénéficiaires et d'améliorer la
visibilité de l'Union en tant qu'instigatrice de ces programmes. Les agences
multiplient en particulier les échanges directs avec les bénéficiaires au moyen
de «journées d'information», de réunions de lancement de projets pluriannuels
ou de projets de plus grande envergure et de visites de suivi; ¾
la poursuite de la simplification des processus et des procédures
(par exemple, les formes simplifiées de subventions, les contrôles
proportionnés et les formulaires de demande électroniques) entraîne une hausse
de la productivité, qui devrait encore augmenter grâce à la mise en œuvre de
procédures plus simples pour les nouveaux programmes; ¾
la réduction du nombre d'équivalents temps plein (ETP)
nécessaires pour la gestion des programmes et la possibilité de recruter un
plus grand nombre d'agents contractuels dans les agences exécutives qu'à la
Commission induisent d'importantes économies par rapport au scénario interne. Dans le cadre de l'analyse coûts/avantages,
quatre scénarios fondés sur différents niveaux de délégation de programmes ont
été comparés: un scénario interne dans lequel la Commission gérerait les
nouveaux programmes tandis que les agences exécutives continueraient de
s'occuper du reliquat des programmes 2007–2013; un scénario initial
pour la délégation définie par la Commission et deux scénarios de rechange
examinant des options pour une délégation autre que celle décrite dans le
scénario initial. L'analyse coûts/avantages a révélé que le
«scénario de rechange n° 2»[21] était plus efficient que
les autres scénarios examinés sur le plan des économies réalisées et des
avantages qualitatifs. Comme les agences exécutives réaliseront des économies
d'échelle à mesure qu'elles s'agrandiront, ce scénario devrait permettre de
réaliser les gains d'efficience les plus élevés (509 millions d'EUR
en valeur actualisée[22] pendant la
période 2014-2020) par rapport au scénario interne. 4.1.3 Affiner
l'analyse coûts/avantages Se fondant sur l'analyse coûts/avantages,
la Commission a défini une approche globale en matière de délégation de la
gestion des programmes opérationnels aux agences exécutives pour la
période 2014-2020. Outre le fait qu'elle tient compte des derniers
développements significatifs des négociations toujours en cours entre le
Parlement européen et le Conseil sur les actes juridiques des programmes à
déléguer, la Commission a mis un accent particulier sur le maintien de deux
objectifs essentiels dans le processus de délégation: ¾
la productivité: afin de garantir un niveau soutenu ou amélioré
de productivité sous-jacente dans chacune des agences par rapport à 2013, les
effectifs de l'ensemble des agences ont été passés en revue; ¾
la réduction des effectifs de 5 %: pour concilier les
effectifs des agences exécutives avec la baisse globale des effectifs de
5 % dans l'ensemble des institutions et organes de l'Union, une réduction
de 5 % a été appliquée aux effectifs de l'ensemble des agences exécutives
pour 2013, qu'il convient de répartir de manière uniforme sur la
période 2014-2020 et de comparer à l'évaluation initiale des ressources à
affecter à chaque agence. Comme dans l'ensemble des institutions et organes de
l'Union, la réduction de 5 % des effectifs s'accompagne de l'augmentation
du temps de travail, qui passe de 37,5 à 40 heures par semaine. 4.1.4 Ajuster
l'approche de «statu quo» appliquée dans le PB 2014 Le projet de budget 2014 repose sur
une approche de «statu quo», selon laquelle les effectifs et le niveau des
subventions de chaque agence exécutive ont été maintenus au niveau constant de
2013 dans l'attente des résultats de l'analyse coûts/avantages et de l'examen
ultérieur des résultats de cette analyse dans le cadre des propositions de la
Commission concernant la délégation des programmes de dépenses. Les ajustements
opérés dans la présente lettre rectificative tiennent compte des incidences en
termes de ressources de la délégation prévue des programmes 2014-2020, tant
pour les agences exécutives que pour la Commission, comme expliqué ci-dessous. 4.2 Proposition
de délégation de programmes par rubrique du CFP Le niveau des crédits opérationnels qui
seront gérés par les agences exécutives dans le cadre des programmes concernés
devrait augmenter sensiblement au cours de la prochaine période du CFP, tandis
que les agences continueront également à assumer la responsabilité de la
gestion des engagements restant à liquider des programmes qui leur sont
actuellement délégués. L'augmentation de la charge de travail imputable aux
programmes relevant du CFP 2014-2020 doit être envisagée en liaison avec
la diminution progressive de celle liée à la gestion des
programmes 2007-2013. Les programmes de dépenses qui devraient être
délégués aux agences exécutives par rubrique du CFP sont exposés ci-après. Des informations complètes sur les
enveloppes de crédits opérationnels qui devraient être gérées par les agences
exécutives sont fournies dans les fiches financières législatives jointes aux
propositions de la Commission visant à reconduire les six agences exécutives et
à étendre leurs mandats et leur durée (voir point 4.5. ci-après). ¾
Rubrique 1a – Compétitivité pour la croissance et l'emploi Plusieurs nouveaux programmes de la
rubrique 1a devraient être délégués aux agences exécutives, notamment les
volets TIC et Énergie du mécanisme pour l'interconnexion en Europe. Par
ailleurs, une série de programmes actuellement délégués à l'EACI, l'EACEA, la
TEN-T EA, l'ERCEA et la REA devraient continuer à être gérés par les agences
exécutives. Il s'agit notamment de parties importantes d'Horizon 2020, du
programme Cosme, d'Erasmus+ et du volet Transports du mécanisme pour l'interconnexion
en Europe. ¾
Rubrique 2 – Croissance durable: ressources naturelles Deux nouveaux programmes de la
rubrique 2 devraient être délégués aux agences exécutives à partir de
2014: LIFE – Environnement et action pour le climat et certaines activités
relevant du FEAMP – Contrôle de la pêche, politique maritime intégrée et avis
scientifiques. ¾
Rubrique 3 – Sécurité et citoyenneté Cinq programmes de la rubrique 3
devraient être délégués aux agences exécutives. Cela concerne la poursuite de
programmes actuellement délégués à l'EACEA et l'EAHC: Europe créative, l'Europe
pour les citoyens, Protection des consommateurs, Santé publique et Une
meilleure formation pour des denrées alimentaires plus sûres (transfert de la
rubrique 2 du CFP 2007-2013). ¾
Rubrique 4 – L'Europe dans le monde Deux programmes de la rubrique 4
devraient être délégués aux agences exécutives: les projets dans le domaine de
l'enseignement supérieur qui sont actuellement délégués à l'EACEA, ainsi que le
nouveau programme des volontaires de l'aide de l'UE. 4.3 Incidence
sur les ressources humaines et financières des agences exécutives La Commission entend maintenir le nombre
d'agences exécutives inchangé. Cependant, elle propose, compte tenu de
l'extension de leurs mandats, d'adapter les noms de trois des six agences
actuelles comme suit: ¾
l'Agence exécutive pour la compétitivité et l'innovation (EACI)
deviendra l'Agence exécutive pour les petites et moyennes entreprises (EASME); ¾
l'Agence exécutive pour la santé et les consommateurs (EAHC)
deviendra l'Agence exécutive pour les consommateurs, la santé et l'alimentation
(CHAFEA); et ¾
l'Agence exécutive du réseau transeuropéen de transport (TEN-T
EA) deviendra l'Agence exécutive pour l'innovation et les réseaux (INEA). Le tableau récapitulatif ci-dessous
compare, agence par agence, le niveau total des crédits opérationnels gérés par
ces agences au total des effectifs (exprimés en ETP) et à la contribution
correspondante de l'Union aux frais de fonctionnement des agences. Ce tableau
présente la situation en 2013, l'«approche de statu quo» prévue initialement
dans le PB 2014 et les modifications proposées dans la présente lettre
rectificative. (en Mio EUR, arrondis aux prix courants) Agence exécutive || Budget 2013 || Projet de budget 2014 || Lettre rectificative n° 2/2014 || PB 2014 (y compris LR n° 2) Enveloppe gérée || Frais de fonctionnement || Effectifs (ETP) || Enveloppe gérée || Frais de fonctionnement || Effectifs (ETP) || Enveloppe gérée || Frais de fonctionnement || Effectifs (ETP) || Enveloppe gérée || Frais de fonctionnement || Effectifs (ETP) EASME (ex-EACI) || 583 || 15,680 || 159 || p.m. || 15,827 || 144 || 1 194 || + 15,321 || + 164,5 || 1 193,5 || 31,148 || 308,5 EACEA || 847 || 48,012 || 431 || p.m. || 47,546 || 431 || 543 || - 0,004 || + 4,9 || 543,3 || 47,542 || 435,9 CHAFEA (ex-EAHC) || 68 || 7,070 || 50 || p.m. || 7,070 || 50 || 76 || - || - || 76,3 || 7,070 || 50,0 INEA (ex-TEN-T EA) || 1 470 || 9,805 || 100 || p.m. || 9,805 || 115[23] || 2 395 || + 4,371 || + 47,0 || 2 395,2 || 14,176 || 162,0 ERCEA || 1 707 || 39,000 || 389 || p.m. || 39,415 || 389 || 1 451 || - || - || 1 451,0 || 39,415 || 389,0 REA || 1 171 || 49,300 || 558 || p.m. || 50,298 || 558 || 1 603 || + 6,071 || + 22,4 || 1 603,0 || 56,369 || 580,4 Total || 5 846 || 168,867 || 1 687 || p.m. || 169,961 || 1 687 || 7 262 || + 25,759 || + 238,8 || 7 262 || 195,720 || 1 925,8 Comme le montre le tableau, l'enveloppe
financière globale qui sera gérée par l'ensemble des agences exécutives en 2014
augmente de 24,2 % par rapport à 2013. L'augmentation globale des effectifs
en 2014 (+ 14,2 %) concerne principalement l'EASME (ex-EACI) et, dans
une moindre mesure, l'INEA (ex-TEN-T EA) et la REA, tandis qu'aucune
augmentation n'est prévue pour la CHAFEA (ex-EAHC) et l'ERCEA. L'augmentation visée des ressources
humaines pour l'EASME, l'INEA et la REA se traduira par un relèvement de la
contribution de l'Union à leurs frais de fonctionnement. Les besoins
correspondants en matière de salaires des effectifs supplémentaires des agences
exécutives ont été calculés sur la base de huit mois, compte tenu du temps
estimé nécessaire pour leur recrutement. Toutefois, l'augmentation des dépenses
des agences est compensée par une baisse correspondante des dépenses
administratives dans le budget, comme expliqué ci-dessous. 4.4 Incidence
sur les ressources humaines et financières de la Commission 4.4.1 Transfert
de tâches aux agences exécutives: économies réalisées à la Commission Une partie de l'augmentation de la charge
de travail des agences exécutives découlera de la délégation accrue de
programmes actuellement mis en œuvre par les services de la Commission. Le
transfert de ces tâches d'exécution permettra d'économiser des ressources
humaines à la Commission (voir ci-après), étant donné que lesdites tâches ne
seront plus effectuées par cette dernière. Pour 2014, l'analyse coûts/avantages
estime le nombre maximal de détachements de fonctionnaires supplémentaires dans
les agences exécutives (emplois «gelés») à 28, tandis que le nombre
global d'emplois «libérés» à la Commission est estimé à 30 ETP[24].
Par le passé, ces ressources
humaines «libérées» ont été redéployées vers d'autres tâches, conformément à
l'article 13, paragraphe 6, point c), du règlement (CE)
n° 58/2003 du Conseil. Étant donné la volonté de la Commission de réduire
globalement les effectifs et afin de garantir la neutralité budgétaire en ce
qui concerne les dépenses administratives, les ressources humaines «libérées» à
la Commission à la suite de la délégation de la gestion de programmes donneront
lieu à une diminution du nombre d'emplois inscrits à son tableau des effectifs
(en plus de la réduction globale de 5 % des effectifs à la Commission au
cours de la période 2013-2017) et des dépenses connexes, pour compenser les
dépenses correspondant aux ETP supplémentaires dans les agences exécutives. De même, les dépenses relatives
aux emplois «gelés» pour tenir compte des détachements dans les agences
exécutives seront également réduites en conséquence. Des précisions sur les
emplois libérés et les emplois gelés pour chaque agence exécutive sont données
dans les tableaux ci-dessous. Emplois «gelés» dans le tableau des
effectifs de la Commission Agence exécutive || Projet de budget 2014 (y compris LR n° 1/2014) || Lettre rectificative n° 2/2014 || Projet de budget 2014 (y compris LR nos 1 et 2/2014) EASME (ex-EACI) || 9 || 14 || 23 EACEA || 34 || - || 34 CHAFEA (ex-EAHC) || 6 || - || 6 INEA (ex-TEN-T EA) || 7 || 9 || 16 ERCEA || 14 || - || 14 REA || 24 || 5 || 29 Total || 94 || 28 || 122 Emplois à «libérer» dans le tableau
des effectifs de la Commission Agence exécutive || Emplois libérés en 2014 || Emplois libérés en 2014-2020* Emplois du tableau des effectifs || Agents contractuels (ETP) || Emplois du tableau des effectifs || Agents contractuels (ETP) EASME (ex-EACI) || - || 8,0 || 93 || 52,2 EACEA || - || 1,1 || - || 1,1 CHAFEA (ex-EAHC) || - || - || 6 || 3,2 INEA (ex-TEN-T EA) || - || 6,0 || 95 || 46,9 ERCEA || - || - || 20 || - REA || 9 || 5,8 || 104 || 52,2 Total || 9 || 20,9 || 318 || 155,6 * Suivant les estimations de l'analyse coûts/avantages. 4.4.2 Garantir
la neutralité budgétaire globale Les gains d'efficience attendus du scénario
de délégation retenu et les ressources qui seront libérées dans les services de
la Commission par la délégation de tâches aux agences exécutives permettront
l'exécution d'un budget plus important avec moins de ressources par rapport au
scénario interne, tout en garantissant une gestion de programmes de qualité.
C'est pour cette raison que la Commission propose de déléguer ces tâches aux
agences exécutives. Toutefois, les économies qui découlent à la Commission des
emplois «libérés» et «gelés» recensés dans l'analyse coûts/avantages, comme indiqué
dans les tableaux de la section 4.4.1 ci-dessus, ne sont pas suffisantes
pour compenser entièrement les dépenses supplémentaires visant à couvrir les
frais de fonctionnement des agences exécutives. Pour garantir la neutralité
budgétaire durant la période concernée, la Commission compensera la hausse des
dépenses imputable à l'augmentation des effectifs des agences exécutives en
réduisant ses propres ressources humaines (fonctionnaires et agents
contractuels) au-delà des emplois «libérés» et «gelés» recensés dans l'analyse
coûts/avantages. À cet effet, la Commission a procédé à un
examen de son organisation interne, de manière à augmenter le nombre
d'emplois/d'agents contractuels qui seront libérés afin de compenser le coût
des ressources humaines supplémentaires des agences exécutives. L'examen de ses
propres structures a permis à la Commission de proposer de libérer, en 2014,
114 ETP supplémentaires par rapport aux 58 ETP recensés dans
l'analyse coûts/avantages, qui devront être libérés (30 ETP) et gelés
(28 ETP). Le nombre total d'emplois «libérés» et «gelés» figure dans le
tableau ci-dessous: Emplois «libérés» et «gelés» garantissant la neutralité budgétaire || Nombre total d'emplois libérés et gelés en 2014 || Nombre total d'emplois libérés et gelés en 2014-2020 Emplois du tableau des effectifs || Agents contractuels (ETP) || Emplois du tableau des effectifs || Agents contractuels (ETP) Total d'emplois «libérés» || 120 || 24 || 484 || 165 Total d'emplois «gelés» || 28 || - || 64 || - Total || 148 || 24 || 548 || 165 Comme indiqué plus haut, la réduction
proposée du nombre d'emplois inscrits au tableau des effectifs de la Commission
correspondant aux emplois «libérés» à la Commission s'ajoute à la réduction
globale des effectifs de 5 % à la Commission pendant la
période 2013-2017. En termes de dépenses administratives, le
nombre d'emplois libérés et gelés en 2014 représente 14,0 millions d'EUR
d'économies à la Commission, dont 4,9 millions d'EUR pour la rubrique 5.
Les économies restantes en matière de dépenses administratives sont réparties
entre les autres rubriques opérationnelles, essentiellement en liaison avec le
personnel de recherche et les agents contractuels financés au titre
d'Horizon 2020. Cette évolution est liée au fait qu'il est proposé de
transférer des tâches d'exécution de la Commission vers les agences exécutives. 4.4.3 Maintenir
les enveloppes financières des programmes inchangées Afin de maintenir inchangées les enveloppes
financières des programmes de dépenses, l'augmentation des frais de
fonctionnement des agences exécutives est compensée par une réduction
correspondante des dépenses administratives de la Commission, au titre soit de
la rubrique 5 soit d'autres rubriques, notamment en ce qui concerne les
dépenses administratives dans le domaine de la recherche qui relèvent de la
rubrique 1a. L'incidence nette du personnel
supplémentaire et des dépenses administratives correspondantes nécessaires pour
gérer l'augmentation des crédits opérationnels dans les agences exécutives sur
les enveloppes financières des programmes concernés dépend de la source de la
compensation à la Commission: ¾
le transfert de tâches préalablement réalisées par le personnel
de la Commission au titre de la rubrique 5 vers les agences exécutives
donne lieu à des emplois «libérés» et «gelés» et à des économies
correspondantes de 4,9 millions d'EUR dans les dépenses administratives de la
rubrique 5; ¾
en ce qui concerne les dépenses d'appui administratif imputées
sur les enveloppes financières des programmes de dépenses relevant des autres
rubriques, les dépenses qu'il était prévu que la Commission effectue
directement avant la délégation financeront les frais de fonctionnement des
agences exécutives après la délégation. Il en va de même pour certaines autres
dépenses d'appui administratif directement liées à la mise en œuvre des
programmes, qui seront encourues dans les agences après la délégation, comme le
développement des systèmes informatiques. Ce transfert n'a aucune incidence sur
l'enveloppe financière des programmes: l'équilibre entre crédits administratifs
et crédits opérationnels à l’intérieur de l'enveloppe demeure inchangé; ¾
d'une manière générale, la réduction des dépenses d'appui
administratif au titre des rubriques opérationnelles est suffisante pour
financer l'augmentation des frais de fonctionnement des agences exécutives,
sans que cela ait d'incidence sur les crédits opérationnels dans les enveloppes
financières des programmes concernés. Pour trois programmes relevant de la
rubrique 4, une augmentation des dépenses d'appui administratif à la Commission
est demandée, moyennant une réduction correspondante de la subvention
préalablement prévue pour l'EACEA[25]. Dans trois cas, une
contribution relativement limitée du programme concerné pour couvrir les frais
de fonctionnement de l'agence exécutive à partir des crédits opérationnels des
programmes est toutefois nécessaire pour garantir leur mise en œuvre adéquate[26].
Le tableau ci-dessous indique de quelle
manière l'augmentation des dépenses destinées à couvrir les frais de
fonctionnement des agences exécutives devrait être compensée au travers de
chacune des trois sources énoncées ci-dessus: Compensation de l'augmentation des frais de fonctionnement des agences exécutives avec des enveloppes inchangées || En Mio EUR Augmentation des dépenses destinées à couvrir les frais de fonctionnement des six agences exécutives découlant de la délégation accrue || + 25,759 Réduction des dépenses administratives au titre de la rubrique 5, résultant de la délégation de tâches actuellement gérées par la Commission || - 4,851 Réduction des dépenses administratives et d'appui au titre des autres rubriques résultant de la délégation de tâches actuellement gérées par la Commission || -23,013 Autres compensations dans le cadre de l'enveloppe financière des programmes || -2,747 Total || -4,851 L'extension de la délégation aux agences
exécutives entraîne une réduction du niveau global des dépenses
administratives, comme en témoignent les économies réalisées dans la
rubrique 5 (4,9 millions d'EUR). Des précisions sur l'incidence du
paquet délégation proposé sur les ressources humaines et financières en 2014
sont données dans l'annexe budgétaire. 4.5 Processus
de délégation: prochaines étapes Le 4 octobre 2013, la Commission
a transmis au Parlement européen et au Conseil une série complète de documents
concernant la délégation, qui se composaient d'une note d'information énonçant
les principaux éléments du paquet délégation prévu, ainsi que six propositions
de délégation reconduisant les agences exécutives et étendant leurs mandats et
leur durée. Conformément à la procédure prévue par le
règlement (CE) n° 58/2003, le comité des agences exécutives est invité à
émettre un avis sur chacun des six projets de décisions d'exécution de la
Commission. Sous réserve de l'avis favorable du comité sur chacune des six
propositions individuelles de délégation, la Commission entend adopter
celles-ci d'ici à la fin du mois de novembre 2013, à condition qu'aucune
branche de l'autorité budgétaire n'ait soulevé d'objections et que les actes de
base des programmes 2014-2020 soient adoptés en temps utile par l'autorité
législative. 5 Création du groupe de fonctions AST/SC 5.1 Révision du statut: création du nouveau groupe de
fonctions AST/SC À la suite de la proposition de la
Commission visant à modifier le statut des fonctionnaires et le régime
applicable aux autres agents de l'Union européenne (ci-après dénommé le
«statut»)[27],
le Parlement européen et le Conseil ont dégagé en juin 2013 un accord
politique sur la révision du statut. Le texte révisé entrera en vigueur le 1er janvier 2014. Dans le cadre de l'accord politique, le
Parlement et le Conseil ont approuvé la proposition de la Commission visant à
modifier l'article 5 du statut en créant, dans les tableaux des effectifs,
un nouveau groupe de fonctions des secrétaires et commis qui comporte six
grades (AST/SC 1-6), en plus des groupes de fonctions existants des
administrateurs (AD) et des assistants (AST). 5.2 Incidence sur les tableaux des effectifs La présente lettre rectificative contient
les modifications à apporter aux tableaux des effectifs en vue de créer la
nouvelle structure pour le groupe de fonctions AST/SC, tant en ce qui concerne
les institutions que les agences et les autres organes. Les tableaux des
effectifs révisés figurent dans l'annexe budgétaire. La Commission propose de créer la structure
pour le nouveau groupe de fonctions AST/SC dans les tableaux des effectifs de
toutes les institutions et organes de l'Union à partir du 1er janvier
2014. Le nombre effectif d'emplois à intégrer dans le nouveau groupe de
fonctions AST/SC sera cependant lié à la transformation d'emplois AST existants
de secrétaires et de commis. Par conséquent, le nombre d'agents concernés
dépendra du nombre de départs de membres du personnel AST existant, par exemple
pour cause de retraite, qui seront remplacés par de nouveaux membres du
personnel ayant réussi un concours pour le groupe de fonctions AST/SC. Dans l'attente d'une estimation fiable du
nombre d'emplois AST/SC nécessaires en 2014, la Commission propose de créer le
nouveau groupe de fonctions AST/SC sans indiquer, à ce stade, les chiffres
exacts pour chaque grade, à moins que certaines institutions aient déjà
déterminé le niveau escompté de transformation d'emplois AST en emplois AST/SC[28].
La nouvelle structure sera pourvue progressivement à compter de 2014,
conformément à l'article 50 du règlement financier, qui permet à chaque
institution et organe, sous certaines conditions, de modifier son tableau des
effectifs à concurrence de 10 % des emplois autorisés dans le tableau des
effectifs. 6 Conclusions La présente lettre
rectificative n° 2/2014 constitue la deuxième et dernière mise à jour du
projet de budget 2014 présentée par la Commission avant le lancement de la
conciliation. Sur cette base, le Parlement européen et le Conseil devraient
prendre en compte les estimations révisées en vue de leurs délibérations sur le
budget 2014 dans les délais prévus par le traité. 7 Tableau synoptique par rubrique du cadre
financier pluriannuel Rubrique || Projet de budget 2014 (y compris LR n° 1/2014) || Lettre rectificative n° 2/2014 || Projet de budget 2014 (y compris LR nos 1 et 2/2014) CE || CP || CE || CP || CE || CP 1. || Croissance intelligente et inclusive || 63 924 732 827 || 62 788 667 818 || || || 63 924 732 827 || 62 788 667 818 Plafond || 63 973 000 000 || || || || 63 973 000 000 || Marge || 126 647 173 || || || || 126 647 173 || 1a || Compétitivité pour la croissance et l'emploi || 16 433 352 827 || 11 694 938 804 || || || 16 433 352 827 || 11 694 938 804 Plafond || 16 560 000 000 || || || || 16 560 000 000 || Marge || 126 647 173 || || || || 126 647 173 || 1b || Cohésion économique, sociale et territoriale || 47 491 380 000 || 51 093 729 014 || || || 47 491 380 000 || 51 093 729 014 Plafond || 47 413 000 000 || || || || 47 413 000 000 || Marge || 21 620 000 || || || || 21 620 000 || Instrument de flexibilité || 78 380 000 || || || || 78 380 000 || Marge || 0 || || || || 0 || 2. || Croissance durable: ressources naturelles || 59 247 714 684 || 56 532 492 046 || || || 59 247 714 684 || 56 532 492 046 Plafond || 59 303 000 000 || || || || 59 303 000 000 || Marge || 55 285 316 || || || || 55 285 316 || dont: Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) — dépenses relatives au marché et paiements directs || 43 778 100 000 || 43 776 956 403 || || || 43 778 100 000 || 43 776 956 403 Sous-plafond || 44 130 000 000 || || || || 44 130 000 000 || Transfert net entre le FEAGA et le Feader || 351 900 000 || || || || 351 900 000 || Marge || 0 || || || || 0 || 3. || Sécurité et citoyenneté || 2 139 460 732 || 1 668 006 729 || || || 2 139 460 732 || 1 668 006 729 Plafond || 2 179 000 000 || || || || 2 179 000 000 || Marge || 39 539 268 || || || || 39 539 268 || 4. || L'Europe dans le monde || 8 175 802 134 || 6 251 299 380 || || || 8 175 802 134 || 6 251 299 380 Plafond || 8 335 000 000 || || || || 8 335 000 000 || Marge || 159 197 866 || || || || 159 197 866 || 5. || Administration || 8 595 115 307 || 8 596 738 107 || -4 851 000 || -4 851 000 || 8 590 264 307 || 8 591 887 107 Plafond || 8 721 000 000 || || || || 8 721 000 000 || Marge || 125 884 693 || || || || 130 735 693 || dont: Dépenses administratives des institutions || 6 936 293 672 || 6 937 916 472 || -4 851 000 || -4 851 000 || 6 931 442 672 || 6 933 065 472 Sous-plafond || 7 056 000 000 || || || || 7 056 000 000 || Marge || 119 706 328 || || || || 124 557 328 || 6. || Compensations || 28 600 000 || 28 600 000 || || || 28 600 000 || 28 600 000 Plafond || 29 000 000 || || || || 29 000 000 || Marge || 400 000 || || || || 400 000 || Total || 142 111 425 684 || 135 865 804 080 || -4 851 000 || -4 851 000 || 142 106 574 684 || 135 860 953 080 Plafond || 142 540 000 000 || 135 866 000 000 || || || 142 540 000 000 || 135 866 000 000 Instrument de flexibilité || 78 380 000 || || || || 78 380 000 || Marge || 506 954 316 || 195 920 || || || 511 805 316 || 5 046 920 || Hors cadre financier pluriannuel (CFP) || 456 181 000 || 200 000 000 || || || 456 181 000 || 200 000 000 Total général || 142 567 606 684 || 136 065 804 080 || -4 851 000 || -4 851 000 || 142 562 755 684 || 136 060 953 080 [1] JO
L 298 du 26.10.2012, p. 1. [2] COM(2013) 450. [3] COM(2013)
644. [4] COM(2013)
655 du 18.9.2013. [5] Le
sous-plafond pour le FEAGA en 2014 s’élève à 44 130 millions d’EUR. Après
avoir tenu compte d’un montant de 351,9 millions d’EUR à transférer au
développement rural qui avait déjà été intégré dans le PB 2014, le montant net
disponible pour le FEAGA («sous-plafond net») s’élève à 43 778,1 millions
d’EUR. Les sommes nécessaires pour le FEAGA en 2014 sont évaluées par rapport à
ce montant net. [6] Ce taux est
fixé dans le règlement d’exécution (UE) n° 964/2013 de la Commission du 9
octobre 2013 fixant un taux d’ajustement des paiements directs prévu par le
règlement (CE) n° 73/2009 du Conseil en ce qui concerne l’année civile 2013. La
LR n° 2/2014 réduit à 4,001079 % le taux d’ajustement fixé initialement à
4,981759 % dans le PB 2014, en tenant compte de la diminution du seuil de
5 000 à 2 000 EUR, conformément à l’accord sur la réforme de la PAC. [7] Article 41
et annexe IV du règlement (UE) n° xx/xxxx du Parlement européen et du Conseil
portant organisation commune des marchés des produits agricoles (règlement «OCM
unique»), qui doit encore être formellement adopté par le Parlement européen et
le Conseil [COM(2012) 535]. [8] Règlement (UE)
n° 228/2013 du Parlement européen et du Conseil du 13 mars 2013
portant mesures spécifiques dans le domaine de l'agriculture en faveur des
régions ultrapériphériques de l'Union et abrogeant le règlement (CE)
n° 247/2006 du Conseil. [9] En crédits
et après discipline financière. [10] Après
discipline financière. [11] Après
discipline financière. [12] Projet
d’accord interinstitutionnel entre le Parlement européen, le Conseil et la
Commission sur la discipline budgétaire, la coopération en matière budgétaire
et la bonne gestion financière. [13] Application
provisoire du protocole à la suite de l’adoption de la décision 2013/303/UE du
Conseil (JO L 170 du 22.6.2013, p. 1). [14] La décision
du Conseil portant application provisoire (à compter du 24 juillet 2013) du
protocole a été adoptée le 16 juillet 2013, mais n'a pas encore été publiée au
Journal officiel. [15] La
Commission estime que les décisions du Conseil portant application provisoire
des protocoles relatifs à ces deux accords seront en vigueur à compter du 1er
janvier 2014. [16]
Communication intitulée «Un budget pour la stratégie
Europe 2020», COM(2011) 500 du 29.6.2011, p. 21. [17] Point [23]
du projet d'accord interinstitutionnel sur la discipline budgétaire, la
coopération en matière budgétaire et la bonne gestion financière. [18]
Rapport spécial n° 13/2009 — La délégation
des tâches d'exécution aux agences exécutives est-elle un choix judicieux? [19]
Règlement (CE) n° 58/2003 du
19 décembre 2002 portant statut des agences exécutives chargées de
certaines tâches relatives à la gestion de programmes communautaires (JO
L 11 du 16.1.2003, p. 1). [20]
Projet de règlement du Conseil fixant le cadre financier
pluriannuel pour la période 2014-2020. [21] Dans le
cadre des «conditions limites» fixées par la Commission, qui consistent à
conserver le même nombre d'agences exécutives qu'actuellement et à maintenir
leur taille globalement semblable (du point de vue des effectifs), le
contractant a mis au point un scénario dans lequel certains programmes seraient
gérés par d'autres agences par rapport au «scénario initial», comme suit: le
nouveau programme spatial et le défi de société Sécurité alimentaire,
agriculture durable, recherche marine et maritime et bioéconomie, dans le
cadre d'Horizon 2020, seraient délégués à la REA, tandis que l'EACI
gérerait les deuxième et troisième générations du programme «Énergie
intelligente», l'ensemble de l'instrument pour les PME relevant d'Horizon 2020,
ainsi que les actions en matière de politique maritime intégrée, de contrôle et
d'avis scientifiques au titre du FEAMP. [22]
Calculs effectués conformément aux lignes
directrices de la Commission concernant l'analyse d'impact [SEC(2009) 92],
en appliquant le taux d'actualisation standard de 4 % aux futurs bénéfices
pour déterminer leur valeur actuelle nette. [23] Ces
effectifs tiennent compte de la proposition visant à transférer le programme
Marco Polo de l'EACI à l'INEA (15 ETP), étant donné qu'il sera intégré
dans le programme MIE-Transports. [24] La
ventilation réelle entre emplois libérés et emplois gelés sera affinée au cours
des procédures budgétaires annuelles à venir, afin de l'adapter aux
détachements effectifs. [25] Cela
concerne l'instrument d'aide de préadhésion (0,1 million d'EUR),
l'instrument européen de voisinage (1,0 million d'EUR) et
l'instrument de coopération au développement (1,0 million d'EUR),
afin d'affiner l'équilibre entre les tâches effectuées par la Commission et par
l'agence exécutive. [26] Cela
concerne le MIE-Énergie (0,8 million d'EUR), le FEAMP
(1,4 million d'EUR) et les volontaires de l'aide de l'UE
(0,5 million d'EUR), pour lesquels le niveau des dépenses d'appui
administratif demandé dans le PB 2014 ne correspondait pas (totalement)
aux besoins réels pour 2014. [27] COM(2011) 890
du 13.12.2011. [28] Les
institutions suivantes ont fourni des estimations détaillées de la structure
par grade à inscrire aux tableaux des effectifs pour le nouveau groupe de
fonctions SC: Parlement européen (Section I): 5 SC 1 et 25
SC 2; Conseil européen et Conseil (Section II): 15 SC 1; Cour
des comptes (Section V): 2 SC 2.