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Document 52013DC0625
REPORT FROM THE COMMISSION TO THE EUROPEAN PARLIAMENT, THE COUNCIL AND THE EUROPEAN ECONOMIC AND SOCIAL COMMITTEE 2012 Annual Report on Financial Assistance for Enlargement (IPA, PHARE, CARDS, Turkey Pre-Accession Instrument, Transition Facility)
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN Rapport annuel 2012 sur l’aide financière à l’élargissement (IAP, PHARE, CARDS, instrument de préadhésion pour la Turquie, facilité transitoire)
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN Rapport annuel 2012 sur l’aide financière à l’élargissement (IAP, PHARE, CARDS, instrument de préadhésion pour la Turquie, facilité transitoire)
/* COM/2013/0625 final */
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN Rapport annuel 2012 sur l’aide financière à l’élargissement (IAP, PHARE, CARDS, instrument de préadhésion pour la Turquie, facilité transitoire) /* COM/2013/0625 final */
Introduction Le présent
rapport traite des principales évolutions constatées en 2012[1] dans la mise en œuvre de
l’aide de préadhésion et présente quelques réflexions sur les perspectives
d’avenir. Les activités menées au cours de la période de référence sont
détaillées dans le document de travail des services de la Commission qui
complète le rapport[2]
et qui couvre, dans un même document, l’IAP[3]
et les instruments d’aide de préadhésion et d’aide aux Balkans occidentaux qui
l’ont précédé (c'est-à-dire PHARE, CARDS[4],
l'instrument de préadhésion pour la Turquie et la facilité transitoire). Le rapport
annuel 2012 est l’occasion de se pencher sur les réussites actuelles et les
enseignements tirés, à un moment où le cadre institutionnel du nouvel
instrument IAP couvrant le prochain cadre financier pluriannuel est en voie
d'achèvement. Le rapport expose brièvement le contexte politique et économique
dans lequel se sont déroulées les activités financées par l’UE. Il met en
évidence les progrès réalisés pour améliorer les documents de planification et
de programmation stratégique, en fournissant des rapports de synthèse sur la
mise en œuvre des projets, leurs résultats et l'amélioration permanente de la
coordination des bailleurs de fonds. L’analyse de l’expérience passée tirée
aussi des évaluations et conclusions de la conférence sur l’IAP de 2012 sert à
l’établissement de recommandations en vue de renforcer encore l'impact de l’IAP
d’ici 2013 et au-delà. 1. BILAN DE L'ANNÉE: contexte
politique et économique général En 2012, les
pays visés par l'élargissement ont continué d'avancer sur la voie de l'adhésion
à l'Union européenne. Un certain nombre de progrès ont été enregistrés dans les
pays candidats[5]
et chez les candidats potentiels[6],
notamment en ce qui concerne les réformes liées à l'UE. Le processus de
ratification du traité d'adhésion de la Croatie s'est poursuivi, ouvrant la
voie à l'adhésion de cette dernière le 1er juillet 2013. Les
négociations d'adhésion avec le Monténégro ont été ouvertes en juin, tandis que
les négociations avec l'Islande ont continué à progresser. Une nouvelle
impulsion a été donnée aux relations avec la Turquie par le lancement, par la
Commission, d'un programme pour le développement de relations constructives en
mai 2012. Le Conseil européen a accordé à la Serbie le statut de candidat en
mars de la même année. La Commission a confirmé qu'un accord de stabilisation
et d'association pouvait être conclu entre l'UE et le Kosovo. Des progrès ont
été réalisés dans le cadre du dialogue entre Belgrade et Pristina. Un dialogue
de haut niveau sur l'adhésion mené avec l'ancienne République yougoslave de
Macédoine a conduit les autorités à se concentrer davantage sur les réformes.
Le dialogue entre le gouvernement et l'opposition en Albanie a permis de
débloquer largement l'impasse politique. Un dialogue de haut niveau sur le
processus d'adhésion a été lancé avec la Bosnie-Herzégovine pour aider le pays
à se conformer aux exigences de l'adhésion à l'UE et a débouché sur
l'élaboration d'une feuille de route sur l'intégration à l'UE. Dans la plupart
des pays, les droits de l'homme, la bonne gouvernance, l'État de droit,
notamment la lutte contre la corruption et la criminalité organisée, et la
capacité administrative demeurent des défis majeurs. Il a souvent fallu
s'impliquer davantage dans la mise en œuvre des réformes et mobiliser la
nécessaire volonté politique pour aller de l'avant. Le renforcement de la
liberté d'expression et de l'indépendance des médias est aussi un défi majeur.
Les problèmes bilatéraux ont parfois eu des répercussions négatives sur le
processus d'adhésion. Le développement
socioéconomique des pays visés par l'élargissement a été très contrasté. En
2012, la Turquie et l'Islande ont poursuivi leur redressement. Après une légère
reprise, la majorité des économies des Balkans occidentaux se sont de nouveau
contractées en raison de l'évolution négative de la situation économique au
sein de l'Union européenne. La situation sociale s'est considérablement
dégradée. Les taux de chômage et de pauvreté ont continué d'augmenter, tandis
que l'assainissement budgétaire et la réforme des marchés du travail sont
restés les plus urgentes des priorités économiques. La bonne gouvernance,
l'État de droit et les capacités administratives sont restés autant de défis
politiques majeurs, ce qui a eu un impact négatif sur l'environnement des
entreprises. 2. Vers
une aide plus efficiente et plus efficace Vers un
nouvel instrument d'aide de préadhésion pour la période 2014-2020 Après une vaste
consultation des parties prenantes et une évaluation ex ante du futur
instrument d’aide de préadhésion, qui ont largement contribué à l’élaboration
du futur instrument, la Commission a adopté, le 7 décembre 2011, une
proposition relative au règlement IAP II dans le cadre d'un ensemble
d'instruments pour l’action extérieure. La proposition de la Commission vise à
renforcer les liens entre l’aide de préadhésion et les priorités de la
politique d’élargissement et à passer à une approche sectorielle. Au cours de
l'année 2012, la proposition relative au règlement IAP II a fait l'objet de
discussions et de négociations au Parlement et au Conseil et ces dernières
étaient toujours en cours au moment de la rédaction du présent rapport. Parallèlement,
la Commission a commencé à élaborer le projet de modalités d'application
spécifiques à l'IAP, ainsi que les documents de planification stratégique, en
vue de compléter le cadre de programmation et de mise en œuvre de l’aide au
titre de l’IAP II. Elle a lancé une étude sur la mise en œuvre de l'approche
sectorielle et a créé des groupes de travail étudiant de manière spécifique les
différentes dimensions des modalités de mise en œuvre du nouvel instrument. L'approche
sectorielle Tout au long de
l'année 2012, la Commission a poursuivi la mise en œuvre progressive de
l'approche sectorielle dans la programmation du prochain instrument financier
d'aide de préadhésion (IAP II) pour la période 2014-2020. La mise en place
progressive d'une approche sectorielle a été décidée à la suite de la conférence
sur l'IAP d'octobre 2009 dans le but d'améliorer les résultats, l'impact et la
valeur ajoutée de l'aide. Ces principes sont devenus essentiels pour l'ensemble
des nouveaux instruments pour l’action extérieure pour la période 2014-2020. Le passage à une
approche sectorielle s'avère particulièrement pertinent à l'heure où les
contraintes budgétaires qui pèsent sur les États membres et les institutions
financières internationales nécessitent une aide de préadhésion encore plus
efficiente et durable: une approche stratégique de la programmation fondée sur
les besoins et les atouts des pays contribuera à accroître l'efficacité du
processus de préadhésion et à l'axer davantage sur les résultats. En outre, en
amenant les autorités nationales à s'approprier davantage les programmes, dès
lors que l'approche sectorielle repose sur des stratégies nationales, une telle
approche optimise le potentiel de complémentarité. Elle renforce l'effet de
levier entre les différents modes de soutien et aide à rationaliser ce dernier
par une répartition adéquate du travail. La pertinence de cette nouvelle
approche a été confirmée lors de la conférence des parties prenantes sur l'IAP
qui s'est tenue à Zagreb en avril 2011 et par les conclusions de l'évaluation
de la mise en œuvre actuelle de l'IAP. Les documents
indicatifs de planification pluriannuelle (DIPP) de l'IAP couvrant les années
2011-2013 reflètent cette approche, qui se traduit par des documents plus
ciblés et qui vise à renforcer l'établissement de priorités et à cibler
davantage l'aide octroyée. Une nouvelle méthode de programmation comprenant de
nouvelles fiches et instructions de programmation a été instaurée dès la fin de
2011 pour la programmation des exercices budgétaires 2012 et 2013. Au cours de
l'année 2012, toutes les autorités nationales ont fourni un effort soutenu pour
sonder la volonté des secteurs identifiés dans leur DIPP respectif de passer à
une approche sectorielle. C'est ainsi que 2012 a vu la première véritable
tentative de mettre en œuvre une approche sectorielle dans les pays visés par
l'élargissement, laquelle a servi de test en vue des modifications plus
conséquentes qui seront apportées au titre de l'IAP II. Dans
l'intervalle, un projet de lignes directrices relatives à l'application d'une approche
sectorielle de l'aide de préadhésion a été élaboré par la Commission en 2012 et
sera finalisé en 2013 afin de faciliter la programmation de l'IAP II. En 2013,
la Commission a aussi organisé des ateliers sur l'approche sectorielle dans
tous les pays bénéficiaires de l'IAP afin de bien faire comprendre
l'application de cette approche en vue de la programmation des fonds de l'IAP
II. Coopération
avec la communauté des donateurs en matière d’efficacité de l’aide En 2012, la
Commission a continué de s’employer à assurer la coordination entre les
donateurs, s'efforçant notamment de maximiser l’efficacité et la transparence
de l’aide conformément aux engagements pris lors du 4e forum de haut
niveau sur l'efficacité de l'aide, qui s’est déroulé à Busan en novembre 2011,
dans le cadre desquels la Commission a reconnu l'importance de principes
communs tels que l'adhésion aux priorités, l'importance des résultats, la
transparence et la responsabilité. En outre, la communauté des donateurs, dont
la Commission, s'est engagée à améliorer la qualité et l'efficacité de la
coopération au développement en garantissant également la transparence de son
aide. Dans le courant
de l'année 2012, la Commission a pris de nouvelles mesures pour garantir
l'alignement du financement au titre de l'instrument d'aide de préadhésion
(IAP) sur les normes internationales relatives à la transparence de l'aide.
Conformément aux engagements pris pendant la conférence de Busan de 2012
concernant le partenariat pour une coopération efficace au service du
développement, des informations pertinentes relatives à l'aide publique au
développement (APD) seront mises à la disposition du public selon un format
standard d'ici la fin 2015 au plus tard. Par la publication d'ensembles de
données contenant des informations relatives à l'organisation et aux activités
ainsi qu'aux dépenses actuelles et futures, la Commission communiquera aux
autorités des États membres, à leurs citoyens et aux pays tiers des
informations actualisées, complètes et prévisionnelles concernant les
ressources fournies dans le cadre de la coopération au développement. Conformément aux
recommandations formulées par l'Organisation de coopération et de développement
économiques (OCDE) dans le cadre de son examen par les pairs du CAD[7] consacré à l’UE pour
l'année 2012, la Commission a revu son approche de la conception des
programmes. La mise en œuvre de l'approche sectorielle prévue dans le cadre de
l'IAP II a pour but de permettre une gestion plus efficace de l'aide
extérieure, d'accroître l'efficacité et l'efficience de l'aide de préadhésion
et de l'axer davantage sur les résultats. L’IAP devrait
encore évoluer, à l'avenir, vers une approche davantage axée sur les résultats.
À cet égard, un groupe de travail a été créé en 2012 dans le but de développer
un cadre d'utilisation d'indicateurs au niveau des stratégies par pays en vue
du suivi, de l'évaluation et de l'examen de l'état d'avancement et de la bonne
exécution des programmes. La Commission
coordonne ces processus afin de veiller à ce que l'aide de préadhésion soit
conforme aux diverses initiatives prises en son sein, ainsi que par les États
membres de l'UE, les institutions financières internationales et la communauté
des donateurs au sens large, pour améliorer leur coordination et l'efficacité
de l'aide et garantir l'obtention des résultats escomptés. 3. Événements phares de la mise en œuvre du programme 2012 À la suite de la signature
du traité d'adhésion, le 9 décembre 2011, la Croatie a continué, tout au
long de l'année 2012, de mettre en œuvre les mesures visant à encore renforcer
sa capacité à respecter ses obligations découlant de l'adhésion à l'UE. Depuis
le 1er juillet 2013, la Croatie est un État membre de l'UE. Le programme national[8] au titre du volet I adopté en
2012 couvre deux exercices budgétaires, à savoir 2012 (enveloppe «aide à la
transition et renforcement des institutions» au titre de l'IAP 2012) et 2013
(enveloppe semestrielle pour 2013, compte tenu de l'adhésion de la Croatie à
l'UE prévue le 1er juillet 2013). Les programmes nationaux 2012 et
2013 représentaient un montant total de 46,8 millions d'euros. La mise en œuvre
de l'aide financière de l'UE en Croatie en 2012 a accompagné ces développements
en fournissant un appui supplémentaire à l'achèvement des réformes et au
renforcement des capacités dans les domaines clés nécessaires pour assumer les
obligations découlant de l'adhésion, à savoir le système judiciaire et les
droits fondamentaux et la justice, ainsi que la liberté et la sécurité, tout en
poursuivant les efforts de préparation de la Croatie à la gestion et à la mise
en œuvre des fonds de post-adhésion. Par ailleurs, la Croatie a
achevé, en 2012, ses préparatifs en vue de la suppression des contrôles ex ante
concernant les marchés publics aux fins de la décentralisation intégrale de la
gestion et de la mise en œuvre de l'aide financière de l'UE avant l'adhésion. En 2012, le programme constructif pour les relations
UE-Turquie a insufflé un dynamisme nouveau, remettant, dans plusieurs
domaines, le processus d'adhésion sur les rails après une période de
stagnation. Ce programme était axé sur les efforts liés aux intérêts communs,
et notamment: ·
l'alignement sur l'acquis; ·
le renforcement de la coopération énergétique; ·
les visas, la mobilité et la migration; ·
les accords commerciaux ainsi que l'Union douanière, au sujet
desquels une étude spécifique visant à évaluer leur impact global a été lancée
avec la Banque mondiale; ·
la politique étrangère, notamment les réformes politiques et les
actions contre le terrorisme; ·
l'augmentation importante de la participation aux programmes de
l'Union. L'aide financière au titre de l'IAP accordée en 2012
a continué de soutenir les priorités politiques du processus d'adhésion en
ciblant plus particulièrement l'État de droit et en s'attaquant aux réformes
clés liées au système judiciaire et aux droits fondamentaux, au titre du volet
I, pour un montant total de 225,74 millions d'euros en 2012. Des développements positifs ont aussi été observés
dans la gestion de l'aide financière par les autorités turques sous un mode de
gestion décentralisée. Le processus d'accréditation en vue du transfert des
fonctions d'adjudication, de passation de marchés et de gestion financière de
l'unité centrale de financement et de passation de marchés vers les ministères
de tutelle a été mené à son terme pour toutes les structures d'exécution au
titre des volets III et IV de l'IAP. La délégation de la gestion pour le volet
V de l'IAP a aussi été accordée pour près de vingt provinces. Tout au long de l'année 2012, le dialogue avec les
institutions turques a été renforcé dans les domaines de la migration et de
l'asile, ainsi que de la gestion intégrée des frontières. De nouvelles
opportunités ont été explorées pour soutenir la réforme des institutions au
moyen de l'aide financière de l'UE. Une réserve de propositions de projets
susceptibles d'être financés au titre de l'IAP a été développée et examinée par
toutes les parties concernées par la programmation, dont les agences
spécialisées des Nations unies. Les efforts d'amélioration du système de
gestion et de contrôle par les autorités turques, qui sont responsables de la
mise en œuvre des programmes de l'IAP, se sont poursuivis, mais des
améliorations sont encore nécessaires en matière de programmation et de suivi
de l'IAP. La ratification de l'accord-cadre de l'IAP avec l'Islande a été
menée à son terme en 2012, à la suite de la résolution parlementaire autorisant
le gouvernement islandais à approuver l'accord-cadre. La résolution
parlementaire a été adoptée le 18 juin 2012, ouvrant la voie à la mise en œuvre
de projets planifiés dans le cadre des programmes nationaux de l'IAP pour
l'Islande. À la suite de l'entrée en vigueur de l'accord-cadre de l'IAP, la mise en
œuvre de projets au titre du programme national de l'IAP 2011 a démarré pendant
la deuxième moitié de 2012. Le programme 2011 soutient sept projets. Le budget
s’élève à 12 millions d'euros et l’équilibre entre les deux axes
prioritaires fixés dans le DIPP a été garanti: ·
continuer d'améliorer l'aptitude de l'Islande à assumer les
obligations découlant de l'adhésion en soutenant le renforcement des capacités
institutionnelles aux fins de la transposition et de la mise en œuvre de
l'acquis; et ·
renforcer les capacités institutionnelles de l'Islande à préparer
sa participation aux fonds structurels et à d'autres fonds de l'UE ainsi qu'à
les mettre en œuvre. Le programme national 2012 a été adopté le 16 juillet 2012 dans le but de
soutenir trois projets pour un montant total de 12 millions d'euros. La mise en
œuvre des projets a en partie démarré. Le programme national 2013, doté d'un
budget total de 10,8 millions d'euros, a été adopté le 2 décembre 2012. Dans la foulée des élections législatives du 27 avril 2013, le
gouvernement nouvellement constitué a suspendu les négociations d'adhésion
jusqu'à ce que le Parlement ait évalué l'état d'avancement des négociations et
l'évolution de la situation dans l'UE. Les conséquences pour l'IAP sont en
cours d'examen. La Commission n'envisage pas de lancer de nouveaux projets au
titre de l'IAP tant que le gouvernement islandais n'a pas décidé s'il
poursuivait ou non le processus d'adhésion. L'ancienne République yougoslave de Macédoine a poursuivi les
réformes liées à l'adhésion avec le soutien de l’IAP, mais a été confrontée à
des défis de taille, en 2012, en ce qui concerne la programmation et la mise en
œuvre de l'aide de l'UE. De manière générale, les capacités des institutions
nationales gérant l'IAP sont restées inégales, ce qui a engendré des retards
récurrents dans la passation des marchés et de faibles taux d'adjudication et
de décaissement. Le programme national 2012-2013 au titre de l'IAP représente une
contribution totale de l'UE au volet I d'un montant approximatif de 28 millions
d'euros par an. Il a été élaboré et adopté par la Commission en novembre 2012
et est constitué de cinq fiches sectorielles et de sept fiches de projet liées
soutenant les secteurs de l'administration publique, de la justice, des
affaires intérieures et des droits fondamentaux, du développement du secteur
privé, de l'agriculture, ainsi que de l'environnement et du changement
climatique. Les nouvelles enveloppes prévues pour les programmes opérationnels
relevant des volets III, IV et V ont été adoptées à la même occasion. L'absorption des fonds disponibles à partir de l'ensemble des volets de
l'IAP a fait l'objet d'une attention particulière de la Commission, soucieuse
de soutenir les efforts des autorités. La Commission (DG Politique régionale,
DG Emploi, affaires sociales et inclusion et DG Agriculture et développement
rural) a temporairement interrompu les paiements en mars ainsi qu'à la fin de
2012, en raison d'une insuffisance d'effectifs et de capacités de gestion dans
les institutions clés, en particulier celles exerçant des fonctions de
contrôle, telles que l'autorité d'audit et les services de l'ordonnateur
national. Grâce à une action déterminée du gouvernement, les capacités de
toutes ces institutions ont pratiquement atteint tous les objectifs, en termes
d'effectifs, prévus dans leurs évaluations respectives de la charge de travail
pour 2012. Les besoins en termes de renforcement des capacités et les retards
accumulés continuent de poser de sérieux problèmes et des efforts et un
engagement constants s'imposent au plus haut niveau politique pour accélérer la
mise en œuvre. Dans le courant de 2012, le Monténégro a mené à bien la
programmation du reliquat de l'aide de préadhésion allouée au cours des deux
dernières années du cadre financier actuel. Les programmes nationaux 2012-2013
au titre du volet I - Aide à la transition et renforcement des institutions -
ont continué de représenter une part importante du financement au titre de
l'IAP (21,28 millions d'euros) et de fournir un soutien dans des domaines de
réforme essentiels, conformément aux programmes précédents. L'ouverture des
négociations d'adhésion, décidée par le Conseil européen en juin 2012, a
reflété et confirmé la pertinence et l'efficacité de la mise en œuvre des
projets relevant de l'IAP par la délégation de l'UE au titre du volet I. Par rapport aux fonds relevant des volets I et II de l'IAP, la plupart
des fonds de l'IAP de 2012 et 2013 ont été affectés aux préparatifs de la mise
en œuvre de la politique de cohésion et de la politique agricole de l'UE dans
les secteurs de l'environnement, du transport, du développement social ainsi
que de l'agriculture et du développement rural, c'est-à-dire dans le cadre des
volets II, IV et V. En effet, le Monténégro bénéficiant du statut de pays
candidat depuis 2010, des investissements clés ont été programmés par le biais
de l'adoption des programmes opérationnels respectifs pour 2012-2013 au titre
du volet III (22,24 millions d'euros) et du volet IV (5,58 millions d'euros), à
l'exception du volet V, pour lequel l'adoption de l'instrument d'aide de
préadhésion dans le cadre du programme de développement rural (IPARD) a été
postposée à 2013. Enfin, les
autorités monténégrines ont bien progressé, tout au long de l'année, dans les
préparatifs de la délégation de la gestion, en particulier en présentant des
demandes pour les volets I et II en juillet 2012. Au
cours de l'année 2012, l'aide financière accordée par l'UE a joué un rôle
stratégique en Albanie, avec un montant d'environ 95 millions d'euros
consacré aux volets I et II et destiné à renforcer les capacités
administratives d'un certain nombre d'institutions et à stimuler le
développement social, environnemental et économique. Une
nouvelle impulsion a été donnée aux projets en cours dans les domaines de la
justice, de la réforme de l'administration publique et de la lutte contre la
corruption. Les services répressifs ont vu leurs capacités augmenter grâce à un
soutien stratégique de la part de l'UE et ont enregistré des résultats concrets
dans la lutte contre la criminalité organisée. Des projets d’assistance
technique ont continué de soutenir différents ministères de tutelle et des
institutions de l'État, de sorte que de nombreux volets de la législation
importants pour l’alignement sur l’acquis ont été adoptés. Toutefois,
des projets d'infrastructure rencontrent des problèmes de mise en œuvre,
principalement en raison d'un manque de coordination entre les ministères de
tutelle et entre les institutions nationales et locales, ce qui a un impact sur
la viabilité à long terme des projets. Cette situation a conduit la Commission
à demander un mécanisme de coordination interinstitutionnelle afin de garantir
la pérennité des projets. L'Albanie
a accompli des efforts importants en ce qui concerne la préparation à la
gestion décentralisée des fonds de l’IAP. Des actions plus ciblées sont encore
nécessaires pour que le système de gestion décentralisée reflète toutes les
exigences énoncées dans le cadre réglementaire de l'IAP. Toutefois, si les
conditions sont remplies, la délégation de gestion peut être rapidement menée à
son terme. En vue de cette accréditation, les autorités albanaises sont censées
prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la stabilité des fonctions
occupées par les fonctionnaires formés à la gestion des fonds de l'IAP. La Serbie
a reçu le statut de pays candidat en 2012 et a poursuivi ses préparatifs
intenses en vue de l'introduction d'un système de gestion décentralisée pour la
gestion des fonds de l'IAP. La contribution de l’UE allouée en 2012 en ce qui
concerne le volet I de l'IAP était de 170,60 millions d'euros. Au terme d'une
évaluation positive de la conformité effectuée par un auditeur indépendant,
l'accréditation nationale a été menée à son terme et les dossiers
d'accréditation relatifs à l'ensemble des quatre volets de l'IAP (I, II, III et
IV) ont été envoyés à la Commission européenne en 2012. Dans
l'intervalle, il a été décidé de ne pas procéder à l'ouverture des volets III
et IV dans le cadre des perspectives financières 2007-2013 actuelles. Une première
mission d'audit concernant les volets I et II a été menée par les auditeurs de
la DG Élargissement en novembre 2012. La délégation de gestion pour ces volets
devrait être accordée à la Serbie dans le courant de 2013. En 2012, la
Commission a programmé, pour la Bosnie-Herzégovine, les dotations IAP
2012 et 2013 relevant du volet I en les regroupant dans une enveloppe unique
allouant un montant de 84,77 millions d'euros dans le cadre du programme
national de 2012, contrairement à ce qu'elle avait fait les années précédentes
en programmant un programme par an. Cette nouvelle approche a eu pour avantage
d'inscrire les interventions prévues dans un plan à plus long terme,
garantissant ainsi la continuité et les économies d'échelle. En dépit de la
préparation minutieuse du processus de programmation, qui a commencé par des
réunions au niveau politique, la programmation a connu, comme les années
précédentes, des retards significatifs en raison des difficultés internes
rencontrées par la Bosnie-Herzégovine pour parvenir à un accord sur
l’identification et la formulation des projets. La Commission a invité les
autorités à adopter un mécanisme de coordination efficace entre l'État et les
deux entités pour surmonter ces difficultés persistantes. Malgré les problèmes
qui ont émaillé la programmation et la mise en œuvre de l'aide au titre de
l'IAP, un certain nombre de projets ont produit de bons résultats et ont eu un
impact perceptible, en particulier dans le secteur des affaires intérieures et
dans le soutien en faveur du développement économique. Le système de gestion
intégrée des frontières s'est considérablement amélioré et le soutien en faveur
du développement du secteur du tourisme ainsi que celui en faveur des petites
et moyennes entreprises ont permis de créer de l'emploi et de garantir la
sécurité d'emploi. La mise en œuvre
de l'aide de l'UE au Kosovo a dépassé ses objectifs financiers, au
niveau tant des marchés que des paiements. L'élaboration du programme annuel
2012 au titre de l'IAP pour le Kosovo a été menée à son terme avec l'octroi
d'un montant de 63,2 millions d'euros. Le programme annuel 2013 a été élaboré
et approuvé par le comité IAP en novembre 2012 et devrait être adopté au début
de 2013. La participation
du Kosovo au programme de coopération transfrontalière (CTF) au titre de l'IAP
a bien avancé en 2012 et les conventions de financement pour 2011 ont été
signées pour les trois programmes CTF (respectivement avec l'Albanie,
l’ancienne République yougoslave de Macédoine et le Monténégro). Le premier
appel à propositions dans le cadre de la CTF Kosovo-Albanie a été lancé en juin
2012. En mars 2012,
une réunion de consultation avec la société civile a été organisée, au cours de
laquelle le gouvernement a présenté les projets proposés aux organisations de
la société civile et a ouvert la voie à la discussion. C'était la première
fois, au Kosovo, qu'une telle consultation était organisée à un stade précoce
du processus de programmation de l'IAP. Programmes
de coopération régionale D’importants
progrès ont été enregistrés, ces dernières années, en matière de coopération
régionale dans le sud-est de l’Europe, notamment dans les domaines des échanges
commerciaux, des statistiques, de l’énergie et des transports, de la
coopération concernant la réforme des administrations publiques et de la
protection civile. La majeure partie de cette aide apportée par l’IAP aux
bénéficiaires est allouée via les programmes nationaux. Toutefois, environ 9 %
des fonds disponibles sont alloués par le biais des programmes multibénéficiaires.
Ils complètent les programmes nationaux et renforcent les relations
multilatérales dans les Balkans occidentaux et en Turquie dans les domaines
jugés cruciaux pour l'intégration européenne et la stabilité dans la région. Les domaines d’intervention
ne sont abordés au moyen de l’aide multibénéficiaires que lorsqu’il existe un
besoin manifeste de coopération régionale ou d’action horizontale, par exemple
en apportant une réponse à des problèmes transfrontaliers ou en accroissant
l'efficacité grâce à la mise au point d’approches harmonisées, à la
mobilisation d’instruments existants ou à la facilitation de la création de
réseaux d’experts. Pour 2012, l'enveloppe indicative disponible à cette fin
s'élevait à environ 222,06 millions d'euros pour le volet I. Un projet
régional en faveur de l’éducation ouverte à tous a été retenu parmi les
priorités du secteur de la justice et des affaires intérieures, notamment les
droits fondamentaux et les groupes vulnérables, tandis qu’un projet régional
visant à améliorer la protection des témoins renforce la lutte contre la
criminalité organisée et la corruption. La question du retour des réfugiés et
de la fourniture de solutions de logement durables est traitée dans le cadre du
programme régional de logement s'inscrivant dans le processus de Sarajevo, pour
lequel l'UE est le plus grand donateur. Une attention
particulière a été accordée aux projets qui aident les bénéficiaires à
surmonter la crise économique et financière et à soutenir la reprise économique
qui se dessine en continuant à soutenir financièrement les investissements
prioritaires en matière d'infrastructures, en étroite coordination avec les
institutions financières internationales. Les investissements dans l'efficacité
énergétique visent à favoriser une croissance économique durable et la mise en
œuvre de la stratégie Europe 2020. Dans le secteur
de l'environnement et du changement climatique, un projet régional a été
sélectionné afin d’améliorer la coopération en matière de protection civile dans
les Balkans occidentaux et en Turquie. Afin d’encourager les réformes et la
coopération régionale dans le secteur de l’éducation, le programme
multibénéficiaires de l'IAP pour 2012 s'inscrira dans la continuité de ce qui
s'est fait jusqu'à présent et soutiendra les actions n° 1 et 2
d'Erasmus Mundus, ainsi que le programme «Jeunesse en action» dans le secteur
du développement social. En ce qui concerne le soutien en faveur de la société
civile, 18 contrats-cadres de partenariat ont été signés en 2012 avec plus de
170 organisations de la région et d'Europe dans différents secteurs
prioritaires tels que la lutte contre la corruption, l'énergie, les droits de
l'homme et la sécurité, l'environnement et les ressources naturelles. 4.
CONCENTRATION DES EFFORTS SUR LES RÉFORMES DE L'ADMINISTRATION PUBLIQUE, LE
RENFORCEMENT DE L'ÉTAT DE DROIT ET LA GOUVERNANCE DÉMOCRATIQUE Tous les pays
des Balkans occidentaux sont confrontés à d'importants défis économiques et
financiers. La nécessité de garantir une croissance intégrée, intelligente,
durable et inclusive - soutenue par la bonne gouvernance au service de la
croissance - a été reconnue par les ministres ayant participé au processus de
coopération en Europe du Sud-Est (SEECP), lorsqu'ils ont adopté la vision de l'Europe
du Sud-Est à l’horizon 2020 en novembre 2012 à Tirana. Il s'agit d'une approche
constructive adoptée par les pays de la région pour relever les défis actuels
dans une perspective régionale. La bonne gestion
publique fait partie des critères politiques d'adhésion et comprend des
dimensions qui vont au-delà de la réforme de l'administration publique, tels
que la stabilité politique et le respect des principes démocratiques,
l'efficacité du gouvernement, la saine gestion des finances publiques et le respect
de l'État de droit. C'est la raison pour laquelle la Commission attend de
l'ensemble des pays des Balkans occidentaux qu'ils mettent en place des
stratégies nationales judicieuses et globales qui deviendront des domaines
prioritaires d'assistance financière dans le cadre du prochain instrument
d’aide de préadhésion (IAP II). Le programme
régional SIGMA (soutien à l'amélioration des institutions gouvernementales et
des systèmes de gestion dans les pays d'Europe centrale et orientale) de l'OCDE
fournit une aide capitale à cet égard. Ce programme a encore été renforcé par
la mission, approuvée récemment, d'élaborer de nouvelles évaluations par pays
et de fournir des plans d'action par pays pour s'assurer de la mise en œuvre
effective des réformes nationales. Il s'agit, bien au-delà du simple suivi du
cadre juridique, de développer une approche intégrée de la réforme de
l'administration publique qui doit permettre à la Commission d'utiliser les
ressources disponibles de manière plus cohérente, plus efficiente et plus
durable et d'apporter davantage de cohérence au dialogue politique. Pour permettre
de mesurer efficacement les performances conformément au règlement IAP II,
SIGMA définira aussi des normes en matière d'administration publique qui
serviraient de référence pour mesurer les progrès réalisés et pour mieux
alimenter le dialogue politique de haut niveau sur la réforme de
l'administration publique avec les pays concernés. Le travail de
SIGMA est étroitement lié à l'École régionale d’administration publique (ReSPA)
et complété par cette dernière. Idéalement, cette collaboration pourrait
déboucher sur une approche commune de la réforme de l'administration publique
dans la région, laquelle aiderait à coordonner les efforts et les activités non
seulement au niveau national, mais aussi au niveau des donateurs. La ReSPA doit
toutefois asseoir sa légitimité régionale en tant que plateforme de la réforme
de l'administration publique pour le dialogue politique de haut niveau et
consolider la reconnaissance de la qualité de son rôle d'organisme de formation
des cadres supérieurs. C'est
précisément pour cette raison que des ressources supplémentaires sont investies
dans la ReSPA pour consolider son rôle dans les domaines suivants: i)
sensibilisation à la réforme de l'administration publique dans chacun
des pays partenaires par la mise à disposition d'un réseau pour les discussions
entre pairs et les examens par les pairs; ii) facilitation
de l'échange de stratégies nationales et d'expériences dans ce domaine pour
améliorer l'administration publique à tous les niveaux; iii) offre
d'une formation visant à renforcer la capacité des fonctionnaires des Balkans
occidentaux en mettant l'accent sur la formation des formateurs et des cadres
supérieurs afin de garantir un impact maximum. Il incombe
toutefois aux pays participants de garantir l'impact du travail de la ReSPA en
assurant un suivi approprié des enseignements tirés, notamment de l'expérience
acquise dans la préparation de l'adhésion de la Croatie à l'UE. 5. ASSISTANCE TECHNIQUE ET ÉCHANGE D'INFORMATIONS (TAIEX) En 2012, la
flexibilité de l'instrument TAIEX a été démontrée par toute une série
d'activités. Il est de plus en plus fait appel à de l'aide technique à moyen
terme et à des interventions à court terme convenues à l'avance. Cette approche
a été principalement utilisée dans les secteurs de l'agriculture et de la
sécurité alimentaire ainsi que dans l'aide à l'Islande, au Kosovo et la
Communauté chypriote turque. TAIEX a aussi soutenu l'évaluation de l'alignement
du Monténégro sur l'acquis de l'UE, ou «screening», en tant qu'élément clé du
processus d'adhésion à l'UE. Dans le droit
fil de la tendance enregistrée depuis 2005, TAIEX a apporté une aide à quelque
30 000 fonctionnaires des pays bénéficiaires en 2012. Ce sont la Turquie,
l'ancienne République yougoslave de Macédoine, la Croatie et la
Bosnie-Herzégovine qui ont le plus bénéficié de l'aide TAIEX, avec pratiquement
cinq mille participants turcs (4 767) et plus de trois mille de chacun des
trois pays des Balkans occidentaux (respectivement 3 431, 3 232 et 3 223). L'instrument
pour l'administration locale avait pour objectif de sensibiliser davantage les
autorités locales et régionales des Balkans occidentaux. 14 actions ont été
organisées dans le cadre de l'instrument pour l'administration locale au
bénéfice de près de 400 représentants d'administrations locales et régionales. TAIEX tire sa
force de l'expertise apportée par les fonctionnaires de l'administration
publique des États membres de l'UE. Les connaissances et compétences de près de
5 000 experts, généralement très appréciées des bénéficiaires, ont été
mobilisées tout au long de l'année 2012. En 2012, cet objectif a été atteint
pour une très grande partie des actions organisées; 99 % des participants ayant
fait part de leurs réactions ont signalé que l'action TAIEX à laquelle ils
avaient participé leur avait permis d'améliorer leurs connaissances. Un nouveau
système d'évaluation a été mis en place pour mesurer à la fois l'efficacité et
l'impact final de l'aide TAIEX. Six mois après la mise en œuvre d'une action,
les demandeurs sont invités à faire part, de manière synthétique et en ligne,
de leur avis sur l'aide spécifique fournie. 6. CONCLUSION 2012 a constitué
une étape importante pour rendre l'aide aux pays visés par l'élargissement plus
stratégique et davantage axée sur l'adhésion en tant que partie intégrante de
la stratégie d’élargissement. Le cadre juridique et stratégique de
planification que la Commission a proposé afin de mettre en œuvre l’aide de préadhésion
pour la période au-delà de 2014 renforcera son lien avec le contrôle et
l'établissement de rapports politiques en mettant en place un cadre visant à
obtenir des résultats tangibles, à avoir l'impact souhaité et à récompenser les
performances. Cela contribuera à renforcer encore davantage la valeur ajoutée
des fonds de l'UE alloués aux pays visés par l’élargissement, en créant des
incitations plus fortes pour transformer leurs sociétés, leurs systèmes
juridiques et leurs économies, au profit mutuel de l'Union européenne ainsi que
des pays bénéficiaires de l’IAP et de leurs citoyens. État de la
mise en œuvre de l'aide financière de l’IAP par pays au 31 décembre 2012,
en pourcentage du total des fonds engagés (2007 – 2012): Les tableaux
ci-dessous indiquent les sommes allouées au titre de l'IAP entre 2007 et 2012,
en millions d'euros, par bénéficiaire et par volet, pour les pays candidats et
les candidats potentiels. Ces chiffres tiennent compte des transferts réalisés
entre les volets I et II en 2012. Au
31 décembre 2012, volet II de l'IAP géré par la DG Élargissement[9]: En Mio EUR || Montant engagé || Montant ayant fait l'objet d'un marché || Pourcentage || Montant versé || Pourcentage Croatie || 242,08 || 205,93 || 85,07% || 137,85 || 56,94% Ancienne République yougoslave de Macédoine || 202,18 || 131,25 || 64,92% || 78,69 || 38,92% Islande || 24,00 || 10,04 || 41,83% || 3,41 || 14,19% Monténégro || 152,04 || 106,14 || 69,81% || 90,43 || 59,48% Turquie || 1 390,41 || 1 376,61 || 99,01% || 772,50 || 55,56% Albanie || 430,01 || 299,24 || 69,59% || 169,72 || 39,47% Bosnie-Herzégovine || 474,60 || 248,99 || 52,46% || 159,35 || 33,58% Kosovo || 538,30 || 429,91 || 79,87% || 285,09 || 52,96% Serbie || 1 028,99 || 760,06 || 73,86% || 541,33 || 52,61% Total || 4 482,61 || 3 568,17 || 79,60% || 2 238,37 || 49,93% Au
31 décembre 2012, volet II de l'IAP géré par la DG Élargissement: En Mio EUR || Montant engagé || Montant ayant fait l'objet d'un marché || Pourcentage || Montant versé || Pourcentage Croatie || 15,02 || 10,32 || 68,71% || 6,75 || 44,94% Ancienne République yougoslave de Macédoine || 16,22 || 4,13 || 25,46% || 3,10 || 19,11% Monténégro || 18,10 || 9,83 || 54,31% || 7,11 || 39,28% Turquie || 6,93 || 6,93 || 100% || 1,69 || 24,39% Albanie || 21,77 || 8,16 || 37,48% || 5,76 || 26,46% Bosnie-Herzégovine || 15,12 || 7,50 || 49,60% || 5,88 || 38,87% Kosovo || 4,80 || 0,17 || 3,47% || 0,09 || 1,96% Serbie || 18,97 || 12,11 || 63,85% || 9,00 || 47,44% Total || 116,93 || 59,15 || 50,59% || 39,38 || 33,68% Au 31 décembre 2012,
volet II de l’IAP mis en œuvre par la DG Politique régionale: En Mio EUR || Montant engagé || Montant versé || Pourcentage Adriatique || 205,66 || 59,45 || 28,9% Slovénie - Croatie || 35,75 || 16,24 || 45,4% Hongrie - Croatie || 43,90 || 19,85 || 45,2% Hongrie- Serbie || 41,96 || 22,96 || 54,7% Roumanie-Serbie; || 44,47 || 18,43 || 41,4% Bulgarie-Serbie || 26,26 || 9,15 || 34,8% Bulgarie - ancienne République yougoslave de Macédoine || 14,99 || 5,64 || 37,6% Bulgarie-Turquie || 22,83 || 7,85 || 34,4% Grèce - ancienne République yougoslave de Macédoine || 12,60 || 6,08 || 48,3% Grèce - Albanie || 9,47 || 4,62 || 48,8% Total || 457,89 || 170,27 || 37,19% Au 31 décembre 2012,
volet III de l’IAP mis en œuvre par la DG Politique régionale: En Mio EUR || Montant engagé || Montant versé || Pourcentage Croatie || 329,68 || 88,64 || 26,9% Ancienne République yougoslave de Macédoine || 199,93 || 48,15 || 24,1% Turquie || 1 747,58 || 519,29 || 29,7% Monténégro || 22,24 || 0 || 0% Total || 2 299,43 || 656,08 || 28,5% Au 31 décembre 2012,
volet IV de l’IAP mis en œuvre par la DG Emploi, affaires sociales et
inclusion: En Mio EUR || Montant engagé || Montant versé || Pourcentage Croatie || 85,88 || 35,02 || 41% Ancienne République yougoslave de Macédoine || 33,50 || 10,33 || 31% Turquie || 382,9 || 109,48 || 28,6% Monténégro || 2,77 || 0 || 0% Total || 403,18 || 96,32 || 23,9% Au 31 décembre 2012,
volet V de l'IAP mis en œuvre par la DG Agriculture et développement rural: En Mio EUR || Montant engagé || Montant versé || Pourcentage Croatie || 129,90 || 30,08 || 23,16% Ancienne République yougoslave de Macédoine || 63,49 || 11,33 || 17,8% Turquie || 650,38 || 81,25 || 12,5% Total || 843,77 || 122,66 || 14,5% [1]Le
rapport d’activité annuel de 2012 de la DG Élargissement contient des
informations concernant ces programmes qui sont plus spécifiques à la gestion,
notamment la gouvernance et la responsabilité, les risques et contrôles, la
légalité et la régularité, les taux d'erreur et les conséquences potentielles
sur l'assurance raisonnable. Conformément à son obligation de fournir des
informations détaillées au Conseil et au Parlement européen, la Commission
publie chaque année un rapport sur l’aide de préadhésion. Le précédent rapport,
publié en 2012, concerne l’exercice budgétaire 2011 et est disponible sous le
lien suivant: http://ec.europa.eu/enlargement/instruments/how-does-it-work/index_fr.htm [2]Document
de travail des services de la Commission accompagnant le «Rapport de la
Commission au Parlement européen, au Conseil et au Comité économique et social
européen – Rapport annuel 2012 sur l’aide financière à l’élargissement (IAP,
PHARE, CARDS, instrument de préadhésion pour la Turquie et facilité
transitoire)». [3]L’instrument
d’aide de préadhésion (IAP) est doté d’un budget global de
11,5 milliards d'euros pour la période 2007-2013. Les bénéficiaires
de l’IAP sont l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, l'ancienne République
yougoslave de Macédoine, le Monténégro, la Serbie, la Turquie, l’Islande
(depuis 2011) et le Kosovo*. L’IAP soutient les réformes dans les pays
bénéficiaires, de même que l’alignement progressif de ces derniers sur les
normes et politiques de l'Union européenne et sur l'acquis, en vue de les
préparer à leur adhésion future à l’UE. [4]Initialement créé en 1989 et destiné à la Pologne et à
la Hongrie, le programme PHARE (aide à la restructuration économique) s'est
aujourd’hui élargi à dix pays. Il a aidé huit des dix États adhérents de 2004:
République tchèque, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Slovaquie et
Slovénie, auxquels s'ajoutent les pays adhérents de 2007 (Bulgarie et
Roumanie), dans une période de restructuration économique et de changement
politique de grande envergure. Jusqu'en 2000, les pays des Balkans occidentaux
(Albanie, ancienne République yougoslave de Macédoine et Bosnie-Herzégovine)
bénéficiaient aussi du programme. Toutefois, à partir de 2001, ils ont
bénéficié d’une aide financière dans le cadre du programme CARDS (assistance
communautaire à la reconstruction, au développement et à la stabilisation dans
les Balkans). Le règlement instituant ce programme remplace le règlement
OBNOVA, modifie le règlement Phare et établit un cadre unique d’aide aux pays
de l’Europe du Sud-est, à savoir le programme CARDS. L’instrument d’aide de
préadhésion (IAP) le remplace depuis 2007. *Cette désignation
est sans préjudice des positions sur le statut et est conforme à la résolution
1244/1999 du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi qu'à l'avis de la CIJ
sur la déclaration d'indépendance du Kosovo. [5] Croatie, Islande,
ancienne République yougoslave de Macédoine, Monténégro, Serbie et Turquie. [6] Albanie,
Bosnie-Herzégovine et Kosovo. [7] Comité d'aide au développement,
Direction de la coopération pour le développement (CAD-DCD), OCDE. [8] Aux fins de l'établissement du présent rapport, les chiffres
mentionnés dans le cadre des programmes nationaux se réfèrent aux volets I. [9] La Croatie,
l'ancienne République yougoslave de Macédoine et la Turquie bénéficient de la
gestion décentralisée, qui consiste à confier la mise en œuvre des fonds
alloués par l'UE au ministère des finances du pays bénéficiaire. Celui-ci
assume désormais la responsabilité de la gestion des contrats et paiements
effectifs.