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Document 52013DC0111
REPORT FROM THE COMMISSION TO THE EUROPEAN PARLIAMENT AND THE COUNCIL on progress in implementing Regulation (EC) 166/2006 concerning the establishment of a European Pollutant Release and Transfer Register (E-PRTR)
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre du règlement (CE) no 166/2006 concernant la création d'un registre européen des rejets et des transferts de polluants (PRTR européen)
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre du règlement (CE) no 166/2006 concernant la création d'un registre européen des rejets et des transferts de polluants (PRTR européen)
/* COM/2013/0111 final */
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre du règlement (CE) no 166/2006 concernant la création d'un registre européen des rejets et des transferts de polluants (PRTR européen) /* COM/2013/0111 final */
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU
CONSEIL sur les progrès accomplis dans la
mise en œuvre du règlement (CE) no 166/2006 concernant la
création d'un registre européen des rejets et des transferts de polluants (PRTR
européen) (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE) TABLE DES MATIÈRES RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL sur
les progrès accomplis dans la mise en œuvre du règlement (CE) n° 166/2006
concernant la création d'un registre européen des rejets et des transferts de
polluants (PRTR européen)........................................................................................................ 1........... Historique et introduction................................................................................................ 3 2........... Au sujet de la présente évaluation.................................................................................... 3 3........... État d'avancement de la mise en œuvre du
règlement au niveau de l'UE............................ 4 3.1........ Le site web du PRTR européen...................................................................................... 4 3.2........ Flux de données et contrôle de la qualité au
niveau de l'UE.............................................. 5 3.3........ Orientations de la Commission........................................................................................ 6 4........... État d'avancement de la mise en œuvre du PRTR
européen au niveau des États membres. 6 4.1........ Aspects généraux........................................................................................................... 6 4.2........ Rejets dans l'air.............................................................................................................. 7 4.3........ Rejets et transferts dans l'eau.......................................................................................... 7 4.4........ Rejets dans le sol............................................................................................................ 8 4.5........ Transferts de déchets...................................................................................................... 8 5........... Possibilités d'améliorer la mise en œuvre du PRTR
européen............................................ 8 5.1........ Renforcement de la qualité des données et de la
confiance des utilisateurs........................ 9 5.2........ Amélioration de l'utilisation et de l'échange des
données................................................. 10 5.3........ Nouvel examen de la base juridique du PRTR
européen et liens avec d'autres actes législatifs 10 6........... Conclusion................................................................................................................... 10 1. Historique et
introduction Les registres des rejets et transferts de polluants permettent
la consultation publique de données d'émission relatives aux rejets[1]
et aux transferts hors du site[2]
de polluants et de déchets, et informent sur les évolutions qui se font jour
dans les industries les plus polluantes. En tant que tels, ces registres
peuvent aider les décideurs publics et privés à établir des priorités pour des
stratégies de réduction des émissions d'un bon rapport coût/efficacité et à
apporter la preuve des progrès accomplis dans la réduction de la pollution. De
tels registres peuvent également contribuer au suivi des progrès accomplis et
au respect d'obligations ou d'accords nationaux, européens ou internationaux. Le règlement(CE) no 166/2006 a établi le
registre européen des rejets et transferts de polluants (PRTR européen), qui
met en œuvre pour l'Union européenne le protocole CEE-ONU sur les registres des
rejets et transferts de polluants de la convention d'Aarhus[3].
Il se fonde sur le précédent registre européen des émissions de polluants
(EPER) établi en 2000 et l'élargit. L'objectif principal du PRTR européen est d'ouvrir l'accès aux
informations environnementales concernant les plus grands établissements
industriels. Les obligations en matière de notification des émissions sont
liées à des types spécifiques d'activités industrielles et aux valeurs seuils
de polluants fixées dans le règlement en vue de remédier aux principales
sources de pollution industrielle, notamment les activités visées par la
directive 2008/1/CE relative à la prévention et à la réduction intégrées
de la pollution. Les notifications portent sur les données ayant trait à toute
introduction dans l'environnement de n'importe lequel des polluants répertoriés
résultant d'une activité humaine, qu'elle soit délibérée ou accidentelle et
qu'elle ait un caractère régulier ou non, sur le site de l'établissement et
pour lesquels les seuils applicables sont dépassés. Les valeurs notifiées
doivent reposer sur les meilleures informations disponibles, qu'elles
proviennent de mesures, de calculs ou d'estimations. Conformément à l'article 17 du règlement sur le PRTR
européen, la Commission est chargée de réexaminer les rapports d'émission
présentés par les États membres dans le cadre du PRTR européen, et de manière
plus générale, d'effectuer une évaluation de l'expérience acquise au cours des
trois premières années de fonctionnement du registre. Le présent rapport couvre
les trois premières années de mise en œuvre du PRTR européen. 2. Au sujet de la présente
évaluation Les premières données disponibles pour 2009 ont été rendues
publiques en mai 2011 sur un site web spécifique[4],
et ainsi la présente évaluation a pu commencer, puisque l'on disposait des
données couvrant les trois années antérieures. Des ensembles de données et des
instruments permettant d'assurer la qualité des données ont été établis avec le
soutien de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE). Des informations sur
la mise en œuvre du PRTR européen au niveau national et sur la notification des
données ont été recueillies auprès des États membres avec l'aide d'un
consultant. Des informations supplémentaires ont été rassemblées afin d'évaluer
le fonctionnement du site web du PRTR européen[5].
L'AEE a été associée à cet exercice et des experts des États membres ainsi que
les parties prenantes ont été consultés au sujet des résultats et des
recommandations de l'analyse réalisée. En outre, la Commission a également
examiné les dispositions législatives et initiatives européennes pertinentes
existantes, afin d'évaluer les complémentarités du PRTR européen avec les
autres bases de données et leurs lacunes éventuelles respectives. Il convient de noter que l'expérience acquise concernant la
notification des données pour 2010 publiées sur l'internet en
avril 2012 confirme l'évaluation et les conclusions présentées par le
présent rapport. 3. État d'avancement
de la mise en œuvre du règlement au niveau de l'UE 3.1. Le site web du PRTR
européen En vertu de l'article 10, paragraphe 1, du règlement,
la Commission met le registre européen à la disposition du public et en assure
la diffusion gratuite sur internet. Le site web du PRTR européen est hébergé et
géré par l'AEE, ce qui permet de poursuivre l'intégration des données du PRTR
européen dans d'autres ensembles de données. Le site est conçu pour assurer la
plus grande facilité possible d'utilisation du point de vue du grand public et
les informations sont accessibles de manière continue et immédiate. À l'heure actuelle, le site web du PRTR européen fournit un
accès électronique aux données communiquées par 29 000 établissements
industriels importants couvrant 65 activités économiques relevant des
principaux secteurs industriels[6]
et fournit des informations sur les quantités de rejets de polluants dans
l'air, l'eau et le sol, ainsi que sur les transferts hors du site de déchets et
de polluants dans les eaux usées pour 91 polluants clés incluant les
métaux lourds, les pesticides, les gaz à effet de serre et les dioxines. En
plus de ces ensembles de données essentielles, qui informent sur les
principales sources de pollution ponctuelles, le PRTR européen contient
également des données sur la répartition spatiale des rejets d'émissions dans
l'air provenant de sources de polluants diffuses, et des données sur les
émissions dans l'eau provenant de sources diffuses y figureront bientôt. L'analyse des profils d'usage des utilisateurs du site web du
PRTR européen et une enquête utilisateurs ad hoc ont montré que ce site est
consulté par des utilisateurs très divers, dont les services publics, les
entreprises privées et le grand public. De manière générale, les utilisateurs
estiment que la conception de ce site web est adéquate et pratique. Ils
trouvent que les données sont présentées de manière complète, tant sous la
forme agrégée que sous la forme désagrégée, et permettent une consultation
aisée. Ces résultats positifs ont été confirmés par des utilisateurs hors Union
européenne et plusieurs pays n'appartenant pas à l'UE ont manifesté leur
souhait d'utiliser ce système européen comme base pour la mise au point de
leurs propres registres nationaux. Cependant, plusieurs utilisateurs ont observé
que la facilité d'utilisation des pages web pourrait encore être améliorée (par
exemple en ce qui concerne la navigation et les fonctions de recherche)
et qu'une maintenance plus régulière pourrait être effectuée (notamment pour
réparer les hyperliens). D'autres personnes suggèrent de rationaliser la
terminologie utilisée. Des utilisateurs et des États membres estiment qu'il
serait utile d'ajouter des informations contextuelles pour rendre les données
plus compréhensibles et comparables (par exemple en ce qui concerne les
méthodes de mesure utilisées). Bien que le site web du PRTR européen soit fréquemment consulté
par des utilisateurs très divers qui le considèrent comme une source de données
fiable sur les émissions, et qu'il reçoive 590 visites quotidiennes en moyenne,
il reste clairement encore beaucoup à faire pour que son existence soit plus
largement connue et que le nombre d'utilisateurs augmente. 3.2. Flux de données et
contrôle de la qualité au niveau de l'UE Conformément à l'article 5 du règlement, les exploitants de
tout établissement relevant du champ d'application du règlement doivent
notifier chaque année des informations spécifiques à l'autorité compétente de
l'État membre dans lequel ils sont installés. Les États membres doivent
compiler et vérifier la qualité des données notifiées et les transmettre à la
Commission et à l'AEE pour diffusion sur le site web du PRTR européen. La
possibilité de modifier les données présentées n'est pas exclue. Un outil de validation automatique a été mis au point pour aider
les États membres à valider les données destinées au PRTR européen avant leur
transmission et respecter le format prévu pour communiquer les informations. La
validation concerne des informations telles que le type de polluants, les codes
relatifs aux secteurs industriels, les coordonnées géographiques, les
vérifications obligatoires concernant le format à utiliser, les contrôles
quantitatifs sur les valeurs données pour les rejets ou les déchets, y compris
les valeurs extrêmes, et les vérifications du respect de la confidentialité. Lors des premières années de mise en œuvre du règlement, l'AEE a
procédé à la vérification de la qualité des données figurant dans le registre
PRTR européen, en utilisant un processus généralement appelé «examen informel»: ·
des commentaires détaillés ont été fournis aux États membres
concernant la qualité et l'exhaustivité des données notifiées. Les
vérifications réalisées par l'AEE concernaient l'évaluation du nombre
d'établissements et de notifications de rejets, les quantités de rejets et de
transferts déclarées, les déclarations de confidentialité et les rejets
accidentels; ·
les données figurant dans le PRTR européen ont ensuite été
comparées avec les données notifiées dans le cadre de diverses obligations en
matière de notification (par exemple la directive fixant des plafonds
d'émission nationaux[7],
la directive établissant un système d'échange de quotas d'émission[8],
la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires[9],
et le règlement relatif aux statistiques sur les déchets[10])
afin de mettre en évidence les différences et les éventuelles incohérences et
d'y remédier. L'outil de validation automatique et la possibilité de modifier
les données présentées ont été très utiles aux États membres. L'examen informel
des données a également été considéré comme très utile pour encourager les
bonnes pratiques lors des premières années de fonctionnement du PRTR européen.
Il a par ailleurs servi à mieux détecter les incohérences éventuelles et les
erreurs possibles dans les données déclarées et à renforcer les bonnes
pratiques des États membres en matière d'assurance de qualité. Il est clair
qu'il importe que les États membres continuent à améliorer en amont l'assurance
de la qualité concernant les données transmises. 3.3. Orientations de la
Commission En 2006, la Commission a publié un
document d'orientation pour faciliter la mise en œuvre du PRTR européen[11],
comme requis à l'article 14 du règlement, précisant quelles sont les
personnes qui doivent procéder aux notifications, le type de données à notifier
et les modalités et donnant une liste indicative de secteurs et de polluants
pour lesquels la notification des données est prévue. Ce document fournit
également des informations utiles au public concernant le registre PRTR
européen lui-même. Toutes les parties prenantes consultées estiment que ce
document d'orientation est extrêmement utile lors du processus de notification.
Une révision de ce document pourrait contribuer à clarifier des questions
toujours en suspens, notamment concernant les descriptions des activités, et
permettrait d'améliorer encore la mise en œuvre du règlement. 4. État d'avancement
de la mise en œuvre du PRTR européen au niveau des États membres 4.1. Aspects généraux Tous les États membres de l'UE, ainsi que la Norvège, l'Islande,
le Liechtenstein, la Suisse et la Serbie, ont mis en œuvre le règlement sur le
PRTR européen. Durant la période 2007-2009, les États membres ont transmis de
manière satisfaisante les données demandées, comme en témoignent les
informations détaillées qui figurent dans le registre. Ce résultat est
encourageant, surtout si l'on tient compte du fait que la mise en place de
nouveaux systèmes de notification requiert généralement un certain
apprentissage de la part de toutes les parties concernées. Les problèmes liés
aux informations manquantes semblent être causés par des questions
d'interprétation spécifiques. Ces difficultés se sont posées en particulier
pour les rejets dans le sol, notamment les déclarations de lixiviats de décharges.
Certaines difficultés de mise en œuvre signalées provenaient d'un manque
apparent de ressources de la part des autorités compétentes pour vérifier
correctement la qualité des données avant leur présentation à la Commission.
Enfin, une question concernant un État membre reste à régler, celle de la
confidentialité des données dans le cadre du règlement. En vertu de l'article 5, paragraphe 4, les exploitants
relevant du règlement sur le PRTR européen doivent fournir aux autorités
compétentes les meilleures informations disponibles concernant leurs rejets et
transferts de polluants. En outre, en vertu de l'article 9,
paragraphes 1 et 2, du règlement, il incombe aux autorités nationales
compétentes d'évaluer la qualité des données et de déterminer si les
informations fournies par les différents établissements sont satisfaisantes sur
les plans de l'exhaustivité, de la cohérence et de l'exactitude. L'évaluation réalisée indique que les données déclarées dans le
cadre du PRTR européen présentaient des degrés variables d'exhaustivité, et
notamment que les informations relatives aux rejets des principaux polluants
dans l'air étaient cohérentes, que celles relatives aux rejets dans l'eau et
aux transferts de déchets étaient moins complètes et que celles concernant les
rejets dans le sol étaient relativement peu nombreuses. Ces problèmes peuvent faire obstacle à l'utilisation des données
du registre PRTR européen par les utilisateurs potentiels, qu'il s'agisse du
grand public ou des autorités nationales ou de l'UE, et notamment freiner les
efforts entrepris pour satisfaire à d'autres obligations de notification au
niveau de l'UE ou au niveau international[12]. 4.2. Rejets dans l'air Compte tenu du besoin accru d'une gestion plus précise de la
qualité de l'air également aux niveaux national, régional et local, la
hiérarchisation des données sur les émissions nationales représente une des
plus importantes valeurs ajoutées du PRTR européen. Les déclarations concernant
les émissions d'oxydes d'azote, de dioxyde de soufre et de dioxyde de carbone
au niveau national sont pratiquement terminées et correspondent aux
informations obtenues dans le cadre d'autres obligations internationales de
notification ou d'autres inventaires. Les déclarations d'autres polluants indiquent, à des degrés
divers, certaines disparités par rapport à d'autres inventaires nationaux. Dans
certains cas, les communications faites par les États membres omettaient des
données qui auraient dû y figurer conformément aux listes indicatives des
secteurs et des polluants escomptés figurant dans le document d'orientation.
Cela peut provenir de lacunes dans les notifications, d'inexactitudes dans le
document d'orientation ou des spécificités des différents établissements. 4.3. Rejets et
transferts dans l'eau La qualité des déclarations relatives aux émissions dans l'eau
est considérée comme acceptable, bien que ces déclarations soient moins
exhaustives que celles concernant l'air. Les problèmes mis en évidence pour les déclarations de rejets
dans l'eau concernent plusieurs polluants, en particulier les polluants
produits par des stations d'épuration des eaux urbaines résiduaires, et font
état, à des degrés divers, de divergences avec les données sur les rejets
auxquelles on s'attendrait conformément aux listes indicatives des secteurs et
des polluants escomptés figurant dans le document d'orientation. L'absence
de notification de rejets pourrait être due à l'absence de facteurs d'émission
ou de méthodes d'analyse adéquats pour les mesures courantes de certaines des
substances prioritaires énumérées dans la directive-cadre sur l'eau. Il importe
également de clarifier les déclarations concernant les lixiviats de décharges.
Enfin, le faible nombre de déclarations concernant les chlorpyriphos,
l'hexachlorobutadiène, l'isoproturon, l'oxyde d'éthylène, le
tétrachloroéthylène, le tétrachlorométhane et le trichloroéthylène est
particulièrement inquiétant. 4.4. Rejets dans le sol Contrairement aux émissions dans l'air et dans l'eau, les rejets
dans le sol ne donnent lieu qu'à un faible nombre de rapports présentés par un
petit nombre d'États membres. Étant donné que les autres sources de données que
l'on pourrait utiliser à des fins de vérification ne sont pas publiques, aucune
conclusion claire ne peut encore être établie. Comme l'indique la communication
de la Commission sur la mise en œuvre de la stratégie thématique en faveur de
la protection des sols[13],
le PRTR européen est un outil qui pourrait se révéler particulièrement
important pour suivre les polluants industriels, et des améliorations dans sa
mise en œuvre sont encouragées. Il apparaît qu'il existe des divergences
concernant l'interprétation des rejets dans le sol par les États membres et il
faut les résoudre. 4.5. Transferts de
déchets Les déclarations de transferts de déchets dangereux et non
dangereux par les établissements dans le cadre du PRTR européen ont été
comparées aux données déclarées pour 2008 par les États membres
conformément au règlement (CE) no 2150/2002 relatif aux
statistiques sur les déchets. Les déclarations dans le cadre du PRTR
européen ne concernent que les transferts de déchets dangereux et non dangereux
par les différents établissements les plus importants, alors que les
déclarations dans le cadre du règlement relatif aux statistiques sur les déchets
couvrent des secteurs entiers et concernent la production de déchets
appartenant à certaines catégories précises et sont faites à partir de données
provenant de sources administratives, d'enquêtes, de procédures d'estimation
statistique ou d'une combinaison de ces moyens. En conséquence, les méthodes
utilisées pour les déclarations dans le cadre de ces deux instruments
diffèrent. Néanmoins, cette analyse a permis d'établir clairement que les
seuils fixés par le règlement sur le PRTR européen ne permettent d'obtenir des
notifications que sur environ 39 % des déchets dangereux
et 17 % des déchets non dangereux, et que de grandes différences
existent entre les divers secteurs économiques. Alors qu'il est manifeste que l'abaissement des seuils minimaux
de notification dans le cadre du PRTR européen pourrait augmenter le degré de
couverture des transferts de déchets, les deux instruments sont
complémentaires, et utilisés ensemble, ils fournissent actuellement une base de
connaissances suffisante. 5. Possibilités
d'améliorer la mise en œuvre du PRTR européen La mise en place d'un PRTR européen opérationnel est une
entreprise difficile à laquelle participent un grand nombre de parties
prenantes publiques et privées. En s'appuyant sur la présente évaluation de la
première période de mise en œuvre, la Commission considère que le règlement a
été relativement bien appliqué. Des améliorations ultérieures ont pu être
observées d'une année sur l'autre, au fur et à mesure que les États membres et
autres parties prenantes acquéraient de l'expérience en ce qui concerne son
fonctionnement. Par rapport à la situation existant avant l'adoption du
règlement sur le PRTR européen, les citoyens de l'Union européenne, les
analystes, les personnes chargées des politiques et les décideurs peuvent
désormais accéder plus facilement à des informations exhaustives sur les types
et les quantités d'émissions provenant des principales activités industrielles
ainsi que de sources diffuses dans l'air. Bien que les résultats de la présente évaluation montrent qu'une
révision du règlement lui-même serait prématurée, un certain nombre
d'améliorations restent possibles, notamment grâce à l'amélioration des
documents d'orientation de la Commission. Une attention particulière sera apportée à l'amélioration de la
qualité et de l'exhaustivité des données déclarées ainsi qu'au renforcement de
l'utilisation des données. Le cas échéant, des mesures d'application seront
prises. 5.1. Renforcement de la
qualité des données et de la confiance des utilisateurs Continuer à améliorer la fiabilité et la qualité du registre
permettra de renforcer la confiance des utilisateurs et d'élargir ainsi son
usage. La Commission procèdera à une révision du document
d'orientation, en particulier pour ce qui est du champ d'application du
règlement et de son interprétation. Des définitions plus détaillées
seront fournies (par exemple en ce qui concerne les rejets dans le sol et les
lixiviats) et on précisera quels éléments des notifications peuvent être
considérés comme confidentiels. D'autres questions spécifiques seront
abordées, par exemple les sous-activités qui doivent faire l'objet de
déclarations, et la liste des polluants escomptés dans le cadre de diverses
activités sera révisée. Les États membres sont invités à accroître leurs efforts afin
d'assurer la qualité des données fournies. Le règlement sur le PRTR européen
fait obligation aux exploitants d'assurer la qualité des données et à
l'autorité compétente d'évaluer cette qualité. Les vérifications portant sur
l'exhaustivité, la cohérence et la crédibilité des données présentées doivent
être réalisées de manière plus complète avant la transmission de celles-ci à la
Commission. Pour procéder à des corrections ultérieures de données déjà
notifiées, les États membres ne doivent pas considérer que l'examen informel
réalisé par l'AEE peut se substituer à leurs propres vérifications de qualité.
Dans la deuxième phase, en cours, de la mise en œuvre du règlement, la
Commission encouragera la responsabilisation des exploitants et des États
membres en ce qui concerne la qualité des données, en recourant, le cas
échéant, à des procédures d'infraction. Au fur et à mesure que la responsabilité en matière d'assurance
de la qualité sera transférée aux États membres, les révisions systématiques
des données nationales au niveau de l'UE seront réduites. Les États membres
sont encouragés à se fonder sur les bonnes pratiques nationales résultant des
examens informels menés par l'AEE au cours des premières années de mise en
œuvre du règlement. Afin d'assurer une excellente qualité des données
nationales, la possibilité de modifier les données présentées sera maintenue. La Commission continuera à promouvoir la participation de
groupes d'experts appropriés. Le groupe de travail chargé des aspects
chimiques de la directive-cadre sur l'eau sera encouragé à faire part de son
expérience au groupe d'experts sur le PRTR européen en ce qui concerne la mise
au point de facteurs d'émission pour les composés rejetés dans l'eau. On
encouragera la coopération entre le groupe d'experts sur le PRTR européen et
les autres groupes d'experts, tels que ceux sur la mise en œuvre de la
directive sur la qualité de l'air ambiant et de la directive fixant des
plafonds d'émission nationaux. 5.2. Amélioration de
l'utilisation et de l'échange des données Le site web du PRTR européen sera amélioré afin de renforcer sa
facilité d'utilisation conformément aux priorités définies: amélioration du
fonctionnement, de la navigation et des fonctions de recherche, ajout
d'informations techniques sur les données présentées, harmonisation de la
terminologie et liens vers les ensembles de données communiquées conformément à
d'autres obligations de déclaration. La Commission va exploiter les possibilités actuelles de
promotion de l'utilisation du PRTR européen à des fins scientifiques,
techniques et d'analyse politique ainsi que de sensibilisation du grand public.
Compte tenu des propositions actuelles ou de la révision de certains systèmes
de notification de données à des fins de surveillance environnementale,
l'utilisation et l'impact du PRTR européen devraient augmenter encore. Dans ce
contexte, la poursuite de la mise en œuvre de la directive 2010/75/UE
relative aux émissions industrielles, de la directive 2004/101/CE (SEQE
ou système d'échange de quotas d'émission) et la révision en cours de la
stratégie thématique sur la pollution atmosphérique offriront des possibilités
de développer encore les synergies entre les flux de données. En particulier,
on cherchera à établir des synergies afin de faciliter l'élaboration et la
révision de documents de référence sur les meilleures techniques disponibles,
conformément à la décision d’exécution 2012/119/UE de la Commission. 5.3. Nouvel examen de la
base juridique du PRTR européen et liens avec d'autres actes législatifs La Commission examinera à nouveau la question de la nécessité de
réviser le règlement, afin qu'il remplisse mieux ses objectifs et serve mieux
les intérêts des parties prenantes de l'UE. Elle présentera ses conclusions
dans le deuxième rapport triennal sur la mise en œuvre du PRTR européen qui
couvrira la période 2013-2015. Elle analysera également les différences entre
le champ d'application du PRTR européen, de la directive relative aux émissions
industrielles (DEI) et d'autres actes législatifs de l'UE. 6. Conclusion Un PRTR européen intégré et cohérent constitue un outil
important pour accroître la base de connaissances permettant une gestion des
ressources de l'air, de l'eau et du sol transparente et d'un bon rapport
coût/efficacité. La mise en place du PRTR européen a été une avancée importante
pour assurer une plus grande transparence quant aux types et volumes
d'émissions industrielles et à la surveillance environnementale. Le PRTR
européen comprend un ensemble unique de données couvrant un large éventail de
polluants, traitant des rejets et de leurs transferts vers tous les milieux et
reposant sur une approche ascendante. L'évaluation réalisée par la Commission de la mise en œuvre du
règlement met en évidence une très bonne réussite d'ensemble. Les États membres
se sont rapidement acquittés des nouvelles obligations qui leur incombaient, si
bien que la collecte des données, leur évaluation et leur transmission à la
Commission sont maintenant achevées de manière fiable pour la plupart des
rejets. Toutefois, il est possible et nécessaire de continuer à
améliorer la situation. Les mesures prévues dans le présent rapport permettront
de résoudre les principaux problèmes mis en évidence lors du réexamen et
permettront de faire progresser le PRTR européen de façon à améliorer encore sa
facilité d'utilisation et à encourager un usage plus large des informations
environnementales importantes qu'il contient. Ces mesures seront mises en œuvre
dans un ordre de priorité approprié afin de cibler de façon efficace celles qui
comportent les plus grands avantages potentiels. [1] «Rejet»
signifie toute introduction de polluants dans l'environnement, résultant d'une
activité humaine, qu'elle soit délibérée ou accidentelle et qu'elle ait un caractère
régulier ou non, notamment tout déversement, émission, écoulement, injection,
évacuation ou mise en décharge, ou par le biais des réseaux d'égouts et sans
traitement final des eaux usées. [2] «Transfert
hors du site» signifie l'enlèvement hors des limites d'un établissement de
déchets à des fins de valorisation ou d'élimination, ainsi que de polluants
présents dans les eaux usées destinées à être traitées. [3] Convention
d'Aarhus sur l'accès à l'information, la participation du public au processus
décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement. [4] http://prtr.ec.europa.eu/. [5] «Final
report, Three years of implementation of the E-PRTR,
Supporting study for the European Commission», Umweltbundesamt GmbH Austria, rapport commandé par la direction générale de
l'environnement (DG ENV). [6] Les
neuf secteurs principaux sont: l'énergie; la production et la transformation
des métaux; l'industrie minérale; l'industrie chimique; la gestion des déchets
et des eaux usées; la fabrication et la transformation du papier et du bois; l'élevage
intensif et l'aquaculture; les produits d'origine animale ou végétale issus de
l'industrie alimentaire et des boissons; d'autres activités. [7] Directive 2001/81/CE. [8] Directive 2003/87/CE. [9] Directive 91/271/CEE. [10] Règlement
(CE) no 2150/2002. [11] http://prtr.ec.europa.eu/docs/FR_E-PRTR_fin.pdf. [12] Par
exemple, les données d'inventaire des émissions requises dans le cadre de la
directive fixant des plafonds d'émission nationaux, de la convention sur la
circulation atmosphérique transfrontière à longue distance de la pollution et
du système d'échange de quotas d'émission de l'UE. [13] COM(2012) 46.