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Document 52014DC0747
REPLIES OF THE COMMISSION TO THE SPECIAL REPORT OF THE EUROPEAN COURT OF AUDITORS "EU-FUNDED AIRPORT INFRASTRUCTURES: POOR VALUE FOR MONEY"
RÉPONSES DE LA COMMISSION AU RAPPORT SPÉCIAL DE LA COUR DES COMPTES EUROPÉENNE «INFRASTRUCTURES AÉROPORTUAIRES FINANCÉES PAR L’UE: DES INVESTISSEMENTS PEU RENTABLES»
RÉPONSES DE LA COMMISSION AU RAPPORT SPÉCIAL DE LA COUR DES COMPTES EUROPÉENNE «INFRASTRUCTURES AÉROPORTUAIRES FINANCÉES PAR L’UE: DES INVESTISSEMENTS PEU RENTABLES»
/* COM/2014/0747 final */
RÉPONSES DE LA COMMISSION AU RAPPORT SPÉCIAL DE LA COUR DES COMPTES EUROPÉENNE «INFRASTRUCTURES AÉROPORTUAIRES FINANCÉES PAR L’UE: DES INVESTISSEMENTS PEU RENTABLES» /* COM/2014/0747 final */
RÉPONSES DE LA COMMISSION
AU RAPPORT SPÉCIAL DE LA COUR DES COMPTES EUROPÉENNE «INFRASTRUCTURES
AÉROPORTUAIRES FINANCÉES PAR L’UE: DES INVESTISSEMENTS PEU RENTABLES»
SYNTHÈSE
III. La Commission prend
acte des conclusions de la Cour sur les projets audités pour les périodes 2000-2006
et 2007-2013 et convient qu’au cours de ces périodes de programmation, le concours
du Fonds de cohésion destiné aux infrastructures aéroportuaires n’a, dans
certains cas, pas constitué une utilisation efficace des fonds de l’UE. Elle
tient à souligner que des leçons ont déjà été tirées de cette expérience et que
la législation suit désormais une approche radicalement différente pour la
période de programmation 2014-2020. Le nouveau cadre réglementaire a
été rendu plus strict pour les investissements dans des infrastructures
aéroportuaires, en limitant les options possibles à l’amélioration des
performances environnementales ou aux dispositifs de sécurité des
infrastructures. En outre, les services de la Commission adoptent une ligne de
conduite plus stricte dans les négociations et se concentrent, en particulier,
sur les aéroports relevant du réseau central RTE-T. En ce qui concerne la
planification stratégique, le nouveau cadre pose comme condition préalable
spécifique l’établissement de plans de transport au niveau régional ou
national, qui définissent une stratégie exhaustive du transport, secteur par
secteur, contribuent à la réalisation du réseau RTE‑T et incluent une
liste de projets à mettre en œuvre («une réserve de projets mûrs et
réalistes»). La Commission tient pleinement compte de ces plans avant
d’approuver un programme opérationnel prévoyant des investissements dans le
secteur des transports. En ce qui concerne les grands
projets, la Commission a adopté des actes délégués et d’exécution qui
définiront la procédure de contrôle de la qualité et les éléments qualitatifs
de l’ACB que tous les grands projets doivent respecter, tels que les principaux
bénéfices et coûts par secteur, une liste des risques à prendre en compte, des
périodes de référence précises par secteur, etc. En outre, des instructions
pour la réalisation des ACB seront publiées sous peu et contiendront des
recommandations pratiques applicables à des secteurs spécifiques ainsi que des
études de cas pour permettre aux bénéficiaires d’adapter leurs projets afin
d’obtenir la plus forte valeur ajoutée européenne. Avant d’être approuvés par la
Commission, tous les grands projets devront être soumis à une évaluation de la
qualité, réalisée soit par la Commission soit par des experts indépendants (Jaspers
ou d’autres entités nommées par les États membres et agréées par la Commission). IV. La Commission observe que les
aéroports régionaux peuvent souvent servir des objectifs de communication pour
une région ou une communauté et que les autorités publiques peuvent souhaiter
leur maintien en fonctionnement pour des raisons autres que purement
financières. C’est la raison pour laquelle des infrastructures de transport
public qui ne sont pas rentables et nécessitent une aide publique sont
maintenues en activité. Le fait que la Commission ne
possède pas une connaissance détaillée de tous les projets financés par l’UE
sur l’ensemble de son territoire et dans tous les secteurs ne signifie pas
qu’elle ne remplit pas son rôle de surveillance/réglementation. Au contraire,
la Commission exerce son rôle de surveillance – souvent au-delà de ses
prérogatives réglementaires – en rédigeant des rapports annuels, en procédant à
des contrôles projet par projet si nécessaire, ainsi qu’en traitant les
problèmes sur une base ad hoc et en réalisant des audits spécifiques. Qui plus
est, dans le passé, la Commission a refusé de cofinancer des aéroports
régionaux dont l’aspect commercial n’était pas clair et qui ne semblaient pas
justifiés en termes de cohésion. La Commission observe également que
pour la période 2000-2006, les projets au titre du Fonds de cohésion étaient
directement approuvés par ce dernier, tandis que pour la période de
programmation 2007-2013, ces projets étaient inclus dans les programmes et n'étaient
approuvés individuellement que s'ils représentaient des grands projets. Au
cours de la période 2007-2013, la Commission a pris des mesures afin
d’améliorer l’évaluation des grands projets, en instaurant l’initiative Jaspers
qui fournit une assistance technique aux États membres, en élaborant un manuel
exhaustif sur les ACB et en recourant, si nécessaire, à des experts extérieurs.
Au cours de la période 2007-2013,
la Commission a reçu 17 demandes de grands projets concernant des aéroports.
Lors de l’évaluation, la Commission porte une attention particulière à la
question du coût global du projet, à ses avantages et à la valeur ajoutée pour
la société. Cela a abouti, dans quelques cas, à la réduction de la portée des
projets (par exemple, dans le cas de l’aéroport d’Iasi et de celui de Wrocław)
ou à l’inclusion de conditions dans la décision d’approbation (dans le cas de
l’aéroport de Gdansk, en raison des plans de construction d’un aéroport voisin
à Gdynia). La Commission a toujours soigneusement vérifié l’analyse de la
demande. Dans certains cas, elle a instamment prié les autorités nationales
d’abandonner des projets (par exemple, les aéroports prévus à Kielce et à Białystok)
en raison d’une demande insuffisante et de ses inquiétudes concernant la
viabilité financière de ces aéroports. V. (i) La Commission accepte la
recommandation et l’appliquera lors des négociations relatives aux programmes
opérationnels pour la période 2014-2020. L’approche adoptée par les services de
la Commission dans les négociations consiste à concentrer le concours de l’UE
destiné à des infrastructures aéroportuaires sur des aéroports faisant partie
du réseau central RTE-T. La Commission exige également que les plans directeurs
exhaustifs en matière de transport servent de base pour déterminer les
priorités d’investissement dans le transport. Tous les investissements
devraient contribuer à la réalisation des objectifs de l’axe prioritaire
concerné et les investissements dans un aéroport devraient notamment faire
l’objet d’une évaluation préalable détaillée de la viabilité économique et de
la concurrence (par exemple, la possibilité que des opérateurs privés financent
l’investissement). Enfin, les investissements devraient s’appuyer sur des
résultats crédibles de l’étude de faisabilité requise et sur une analyse coût-avantage
positive. (ii) La Commission convient de
l’importance de disposer d’une planification stratégique cohérente des
aéroports pour éviter une capacité mal située à l’avenir. La
Commission souscrit à la recommandation adressée aux États membres (plans de
développement aéroportuaire régionaux, nationaux et, lorsque cela est approprié
et possible, supranationaux cohérents). De son côté, elle contrôlera l’application
de cette recommandation lors des négociations relatives aux programmes
opérationnels pour la période 2014-2020 en évaluant les plans de transport dans
le cadre du respect des conditions préalables. Voir aussi la réponse aux
paragraphes 68 à 71. À un autre niveau, la Commission
intensifiera le contrôle et l’évaluation de la capacité du marché du transport
aérien de l’UE à relever les défis futurs et à tirer partir des occasions qui
se présenteront.
Introduction
1. L'étude la plus
récente d’Eurocontrol intitulée «Challenges of Growth 2013» confirme et rappelle
le problème de capacité déjà observé dans des études antérieures. Selon le scénario le plus
probable (contraintes de capacité), en 2035, il y aura 50 % de vols en
plus qu’en 2012. Près de deux millions de vols ne seront pas assurés (12 %
de la demande totale de voyage) du fait de la réduction des plans d’expansion
aéroportuaire. Cela équivaut, selon les estimations, à 120 millions de
passagers dans l'impossibilité de faire l'aller-retour (au total, 240 millions
de passagers par an). En outre, à l’horizon 2035,
plus de 20 aéroports tourneront à pleine capacité ou presque, contre 3 à
peine en 2012 (points chauds – y compris des aéroports en Espagne et en Grèce). Cette étude révèle que la
capacité mal située est une question qui doit être discutée plus avant et que sur
la base des plans d’expansion aéroportuaire récemment présentés, l’Europe
connaîtra des pénuries de capacité dans les 20 prochaines années. Source: Étude Challenges of
Growth 2013, disponible sur: https://www.eurocontrol.int/articles/challenges-growth (anglais). 6.
Dans son livre blanc de 2011 sur la politique des transports, la Commission a
jugé que les encombrements constituaient un souci majeur. Elle poursuivait en
affirmant que «La capacité des aéroports doit être optimisée et, le cas
échéant, développée pour faire face à la demande croissante de déplacements».
[Insérer note de bas de page: Livre blanc 2011 – Feuille de route pour un
espace européen unique des transports (paragraphe 28), disponible sur: http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/ALL/?uri=CELEX%3A52011DC0144] Dans sa communication ultérieure
de 2011 accompagnant le paquet «Aéroports», la Commission a confirmé que les
encombrements dans les aéroports constituent un problème pour l’Europe. En
outre, une capacité insuffisante sur le terrain peut menacer la réussite de
l’ensemble du projet sur le ciel unique européen. Parallèlement, le secteur de
l’aviation européenne fait face à une concurrence croissante et au déplacement
du marché mondial de l’aviation vers des régions comme l’Asie-Pacifique, le
Moyen Orient et l’Amérique latine, qui menacent la position privilégiée de
l’Europe en tant que carrefour du réseau aérien mondial et les avantages que
confère cette position en termes de connectivité. [Insérer note de bas de page:
Communication de 2011 – Politique aéroportuaire de l’Union européenne,
disponible sur: http://ec.europa.eu/transport/modes/air/airports/index_en.htm]
Étendue
et approche de l’Audit
21. Premier alinéa: Alors que
le transport aérien a augmenté dans l’UE‑27 depuis 2010, la Commission
considère que le transport aérien n’a pas connu de reprise générale au cours de
la période 2007-2013. Les chiffres moyens pour l’UE ne sauraient, à eux seuls,
refléter les évolutions différentes que le transport aérien a connues dans les
différents États membres, lesquelles varient considérablement selon les pays.
En 2010, le volume de passagers a connu une hausse dans 21 États membres et
une baisse dans 6 autres, puis ces chiffres sont passés respectivement à 25 contre
2 pour 2011, à 18 contre 9 pour 2012, et à 21 contre 6 pour 2013. Ces dernières
années, la fluctuation entre hausse et baisse a été significative en Espagne,
en Italie et en Grèce, les difficultés économiques de ces trois pays étant bien
documentées. Les données d’Eurostat pour 2013 confirment que le nombre de
passagers aériens n’a pas atteint le niveau d’avant la crise en ce qui concerne
la Grèce et l’Espagne. Deuxième alinéa: La
Commission considère qu’aucune tendance claire ne se dessine dans l’évolution
du transport aérien de passagers dans les États membres étudiés. Pour les
années 2007-2013, le transport aérien en Grèce a reculé de 3,3 % et en
Espagne de 3,5 %. En Espagne, le transport aérien de passagers a baissé en
2008, 2009, 2012 et 2013; en Grèce, il a diminué en 2008, 2009, 2010 et 2012 et
en Italie, il a régressé en 2008, 2009, 2012 et 2013. Troisième alinéa: La
Commission fait valoir que l’économie de l’UE‑27 connaît soit une
stagnation, soit une récession depuis 2007, à la seule exception de 2010
et 2011. Certains des États membres audités enregistrent des chutes
spectaculaires de leur PIB: la Grèce en est à sa sixième année consécutive de
récession, tandis que l’Italie et l’Espagne ont été en récession pendant quatre
années sur six. La Commission est donc d’avis que la crise a des répercussions
graves et continues sur le transport aérien.
Observations
Réponse
commune aux paragraphes 28 et 30. Les aéroports sont des
infrastructures qui ont une longue durée de vie. La Commission considère que le
taux d’utilisation d’un aéroport doit être vérifié pendant toute la durée de
vie des investissements réalisés afin de déterminer s’ils ont pleinement
atteint leur utilisation opérationnelle. De plus, la construction par phases
d’infrastructures aéroportuaires pour rester proche ou juste au-dessus de la
valeur de référence, tout en étant idéale, signifierait dans la pratique que
des travaux auraient lieu en permanence dans l’aéroport, ce qui nécessiterait
la prise de mesures particulières et entraînerait des perturbations dans le
fonctionnement et les services offerts par l’aéroport. 37. La Commission considère qu’il
est difficile de dégager une tendance dans les chiffres du trafic de passagers
pour les années 2007-2013, sur lesquels la Cour s’est fondée pour recalculer le
coût par passager supplémentaire. La Commission estime donc qu’une évaluation
fondée sur les étapes importantes et sur les examens à mi-parcours offrirait
une base adéquate pour l’évaluation de la rentabilité des projets. Voir
également la réponse de la Commission au paragraphe 21. Réponse commune aux
paragraphes 40 à 43. Aux fins de l’évaluation des
grands projets relevant de la politique de cohésion, la Commission entend par
viabilité financière la capacité d’un projet à générer des recettes suffisantes
pour couvrir les coûts d’exploitation pendant chaque année de son exploitation
et non la capacité à générer des profits. Si, effectivement, le concours de
l’UE doit idéalement profiter à des infrastructures rentables, il arrive que
certaines infrastructures de transport génèrent des pertes, en dépit de
l’existence de recettes et, dans ces cas, la décision d’octroyer un concours de
l’UE repose sur la question de savoir si le projet est souhaitable sur le plan
socioéconomique (c’est-à-dire qu’il engendre plus d'avantages que de coûts). 45. Les aéroports
régionaux peuvent avoir un but de communication pour une région ou une
communauté et les autorités publiques peuvent souhaiter leur maintien en
fonctionnement pour des raisons autres que purement financières. C’est la
raison pour laquelle des infrastructures de transport public qui ne sont pas
rentables et nécessitent une aide d’État sont maintenues en activité. 50. Entre 2007 et 2013,
le transport aérien de passagers a baissé de quelque 3,5 % en Espagne et
de 3,3 % en Grèce. De l’avis de la Commission, les aéroports audités ont
suivi cette tendance et ont également enregistré une diminution du trafic, suivant
en cela l’évolution des économies espagnole et grecque, qui sont en récession
quasi ininterrompue depuis 2007. Voir également la réponse de la
Commission au paragraphe 21. Réponse commune de la Commission
aux paragraphes 53 à 55 La définition utilisée par la
Commission comme critère pour rendre une décision sur une aide d’État est la
suivante: on entend par «"zone d’attraction d’un aéroport", en règle
générale, un marché géographique situé, en principe, dans un rayon de quelque 100 kilomètres
ou nécessitant un temps de trajet de 60 minutes environ en voiture, bus,
train ou train à grande vitesse. Toutefois, la zone d’attraction d’un aéroport
donné peut varier et doit tenir compte des spécificités de chaque aéroport
particulier. Les dimensions et la configuration de la zone d’attraction varient
d’un aéroport à l’autre et sont fonction de diverses caractéristiques de
l’aéroport, parmi lesquelles son modèle d’exploitation, sa localisation et les
destinations qu’il dessert». Le seuil de 100 km (200 km lorsqu’il
existe une ligne de train à grande vitesse) est également mentionné à
l’article 24 du règlement RTE-T définissant les critères pour les
composants d’infrastructure du transport aérien. Comme indiqué par la Cour, dans
une étude récente des services de la Commission sur l’accessibilité des vols de
passagers en Europe, les services de la Commission ont tiré des conclusions sur
la base d’une zone d’attraction de 90 minutes de temps de trajet jusqu’aux
aéroports. La Commission considère que les zones d’attraction doivent également
prendre en compte d’autres éléments, tels que le modèle économique de
l’aéroport, les destinations desservies, la disponibilité d’une capacité aéroportuaire
dans d’autres aéroports, les liaisons en transport public, les voyageurs
sensibles au facteur temps, le fait que l’aéroport serve essentiellement pour
les habitants ou les visiteurs se rendant dans la région. Les aéroports régionaux ne
desservent généralement pas les mêmes destinations à la même fréquence que les aéroports
voisins et c’est d’autant plus vrai par rapport à l’aéroport principal de
l’État membre. Réponse commune aux
paragraphes 61 à 63. Pour ce qui est de la
planification stratégique, une réforme radicale a été mise en place pour la
période 2014-2020, par laquelle le cadre juridique impose le respect de
conditions préalables spécifiques dans le secteur des transports, lesquelles
requièrent l’existence d’un plan ou cadre de transport exhaustif spécifique au
niveau national ou régional avant l’approbation d’un concours à des programmes
opérationnels. Le plan de transport a pour but d’indiquer la contribution à
l’espace unique européen du transport, au réseau central et au réseau global RTE-T
dans lequel des investissements sont réalisés au titre du FEDER et du Fonds de
cohésion, ainsi qu’une réserve de projets réalistes et mûrs que les programmes
opérationnels doivent mettre en œuvre. Les programmes opérationnels
contiennent une analyse de la situation et des besoins spécifiques au moment de
la programmation et un lien avec les interventions prévues. La Commission les
considère donc comme des documents de planification aux fins des interventions
cofinancées par l’UE. Réponse commune aux paragraphes 66
et 67. Dans le cadre du système de
gestion partagée, les compétences sont partagées entre la Commission et les
États membres, ces derniers étant responsables de la gestion quotidienne,
tandis que la première est chargée du suivi et de la surveillance au niveau du
programme et non du projet. En d’autres termes, la Commission n’est pas censée
et ne saurait fonder son activité en matière de respect de la mise en œuvre et
de suivi sur des informations détaillées concernant chaque projet individuel,
étant donné que des milliers de projets sont cofinancés chaque année dans le
cadre de la politique de cohésion.
Conclusions ET recommAndations
Réponse commune aux
paragraphes 68 à 71. La Commission prend acte des
conclusions de la Cour pour les projets soumis à un audit pour les périodes 2000-2006
et 2007-2013 et convient qu’au cours de ces périodes de programmation, dans
certains cas, le concours du Fonds de cohésion aux infrastructures
aéroportuaires n’a pas constitué une utilisation efficace des fonds de l’UE. La
Commission tient à souligner que des leçons ont déjà été tirées de cette
expérience et que la législation suit une approche radicalement différente pour
la période de programmation 2014-2020. Le nouveau cadre réglementaire a
été rendu plus strict pour les investissements dans les infrastructures
aéroportuaires en limitant les options possibles à l’amélioration des
performances environnementales ou aux dispositifs de sécurité des
infrastructures. En outre, les services de la Commission adoptent une ligne de
conduite plus stricte dans les négociations et se concentrent, en particulier,
sur les aéroports relevant du réseau central RTE-T. En ce qui concerne la
planification stratégique, le nouveau cadre pose comme condition préalable
spécifique l’établissement de plans de transport au niveau régional ou
national, qui définissent une stratégie exhaustive du transport, secteur par
secteur, contribuent à l'achèvement du réseau RTE‑T et incluent une liste
de projets à mettre en œuvre («une réserve de projets mûrs et réalistes»).
La Commission tient pleinement compte de ces plans avant d’approuver un
programme opérationnel prévoyant des investissements dans le secteur des
transports. S’agissant des grands projets, la
Commission a adopté des actes délégués et d’exécution qui définiront la
procédure de contrôle de la qualité et les éléments qualitatifs de l’ACB que
tous les grands projets doivent respecter, tels que les principaux bénéfices et
coûts par secteur, une liste des risques à prendre en compte, des périodes de
référence précises par secteur, etc. En outre, des instructions pour la
réalisation des ACB seront publiées sous peu et contiendront des
recommandations pratiques applicables à des secteurs spécifiques ainsi que des
études de cas pour permettre aux bénéficiaires d’adapter leurs projets afin
d’obtenir la plus forte valeur ajoutée européenne. Avant d’être approuvés par la
Commission, tous les grands projets devront être soumis à un contrôle de la
qualité, réalisé soit par la Commission soit par des experts indépendants
(Jaspers ou d’autres entités nommées par les États membres et agréées par la
Commission). 69. Premier alinéa: La Commission
considère que le taux d’utilisation de l’aéroport doit être vérifié pendant
toute la durée de vie des investissements réalisés afin de déterminer s’ils ont
pleinement atteint leur utilisation opérationnelle. 70. Les aéroports régionaux
peuvent poursuivre des objectifs de communication pour une région ou une
communauté et les autorités publiques peuvent souhaiter leur maintien en
fonctionnement pour des raisons autres que purement financières. C’est la
raison pour laquelle des infrastructures de transport public qui ne sont pas
rentables et nécessitent une aide d’État sont maintenues en activité. Recommandation
1 La Commission accepte la
recommandation et l’appliquera lors des négociations des programmes
opérationnels pour la période 2014-2020. L’approche adoptée par les services de
la Commission dans les négociations consiste à concentrer le concours de l’UE
destiné à des infrastructures aéroportuaires sur des aéroports faisant partie
du réseau central RTE-T. La Commission exige également que les plans directeurs
exhaustifs en matière de transport servent de base pour déterminer les
priorités d’investissement dans le transport. Tous les investissements
devraient contribuer à la réalisation des objectifs de l’axe prioritaire
concerné et les investissements dans un aéroport devraient notamment faire
l’objet d’une évaluation préalable détaillée de la viabilité économique et de
la concurrence (par exemple, la possibilité que des opérateurs privés financent
l’investissement). Enfin, les investissements devraient s’appuyer sur des
résultats crédibles de l’étude de faisabilité requise et sur une analyse coût-avantage
positive. 72. La définition utilisée par la
Commission comme critère pour rendre une décision sur une aide d’État est la
suivante: on entend par «"zone d’attraction d’un aéroport", en règle
générale, un marché géographique situé, en principe, dans un rayon de quelque 100 kilomètres
ou nécessitant un temps de trajet de 60 minutes environ en voiture, bus,
train ou train à grande vitesse. Toutefois, la zone d’attraction d’un aéroport
donné peut varier et doit tenir compte des spécificités de chaque aéroport
particulier. Les dimensions et la configuration de la zone d’attraction varient
d’un aéroport à l’autre et sont fonction de diverses caractéristiques de
l’aéroport, parmi lesquelles son modèle d’exploitation, sa localisation et les
destinations qu’il dessert». Le seuil de 100 km (200 km lorsqu’il
existe une ligne de train à grande vitesse) est également mentionné à
l’article 24 du règlement RTE-T définissant les critères pour les
composants d’infrastructure du transport aérien. Comme indiqué par la Cour, dans
une étude récente des services de la Commission sur l’accessibilité des vols de
passagers en Europe, les services de la Commission ont tiré des conclusions sur
la base d’une zone d’attraction de 90 minutes de temps de trajet jusqu’aux
aéroports. La Commission considère que les zones d’attraction doivent également
prendre en compte d’autres éléments, tels que le modèle économique de
l’aéroport, les destinations desservies, la disponibilité d’une capacité
aéroportuaire dans d’autres aéroports, les liaisons en transport public, les
voyageurs sensibles au facteur temps, le fait que l’aéroport serve
essentiellement pour les habitants ou les visiteurs se rendant dans la région. Les aéroports régionaux ne
desservent généralement pas les mêmes destinations à la même fréquence que les
aéroports voisins et c’est d’autant plus vrai par rapport à l’aéroport
principal de l’État membre. Le fait que la Commission ne
possède pas une connaissance détaillée de tous les projets financés par l’UE
sur l’ensemble de son territoire et dans tous les secteurs ne signifie pas
qu’elle ne remplit pas son rôle de surveillance/réglementation. Au contraire,
la Commission exerce son rôle de surveillance – souvent au-delà de ses
prérogatives réglementaires – en rédigeant des rapports annuels, en procédant à
des contrôles projet par projet si nécessaire, ainsi qu’en traitant les
problèmes sur une base ad hoc et en réalisant des audits spécifiques. Qui plus
est, dans le passé, la Commission a refusé de cofinancer des aéroports
régionaux dont l’aspect commercial n’était pas clair et qui ne semblaient pas
justifiés du point de vue de la cohésion. La Commission observe également
que pour la période 2000-2006, les projets au titre du Fonds de cohésion
étaient directement approuvés par ce dernier, tandis que pour la période de
programmation 2007-2013, ces projets étaient inclus dans les programmes et
n'étaient approuvés individuellement que s'ils représentaient des grands
projets. Au cours de la période 2007-2013, la Commission a pris des mesures
afin d’améliorer l’évaluation des grands projets, en instaurant l’initiative
Jaspers qui fournit une assistance technique aux États membres, en élaborant un
manuel exhaustif sur les ACB et en recourant, si nécessaire, à des experts
extérieurs. Au cours de la période 2007-2013,
la Commission a reçu 17 demandes de grands projets concernant des
aéroports. Lors de l’évaluation, la Commission porte une attention particulière
à la question du coût global du projet, à ses avantages et à la valeur ajoutée
pour la société. Cela a abouti, dans quelques cas, à la réduction de la portée
des projets (par exemple, dans le cas de l’aéroport d’Iasi et de celui de Wrocław)
ou à l’inclusion de conditions dans la décision d’approbation (dans le cas de
l’aéroport de Gdansk en raison des plans de construction d’un aéroport voisin à
Gdynia). La Commission a toujours soigneusement vérifié l’analyse de la
demande. Dans certains cas, elle a instamment prié les autorités nationales
d’abandonner des projets (par exemple, les aéroports prévus à Kielce et à Białystok)
en raison d’une demande insuffisante et de ses inquiétudes concernant la
viabilité financière de ces aéroports. Recommandation
2 La
Commission convient de l’importance de disposer d’une planification stratégique
cohérente des aéroports pour éviter une capacité mal située à l’avenir. La
Commission souscrit à la recommandation adressée aux États membres (cohérence
des plans de développement aéroportuaire régionaux, nationaux et, lorsque cela
est approprié et possible, supranationaux). De son côté, elle contrôlera
l’application de cette recommandation lors des négociations des programmes
opérationnels pour la période 2014-2020 en évaluant les plans de transport dans
le cadre du respect des conditions préalables. Voir aussi la réponse aux
paragraphes 68 à 71. À un
autre niveau, la Commission intensifiera le contrôle et l’évaluation de la
capacité du marché du transport aérien de l’UE à relever les défis futurs et à
tirer partir des occasions qui se présenteront.