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Document 52012DC0186
COMMUNICATION FROM THE COMMISSION TO THE EUROPEAN PARLIAMENT AND THE COUNCIL Monitoring report on Croatia’s accession preparations
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL Rapport de suivi sur les préparatifs d'adhésion de la Croatie
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL Rapport de suivi sur les préparatifs d'adhésion de la Croatie
/* COM/2012/0186 final */
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL Rapport de suivi sur les préparatifs d'adhésion de la Croatie /* COM/2012/0186 final */
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET
AU CONSEIL Rapport de suivi sur les préparatifs d'adhésion de la
Croatie 1. Introduction Les négociations d'adhésion avec la Croatie ont été
clôturées en juin 2011 avec l'accord de tous les États membres, la Croatie
ayant satisfait à l’ensemble des critères fixés dans les chapitres de
négociation. Sur cette base, le traité d’adhésion a été signé par les États
membres et la Croatie le 9 décembre 2011 et celle-ci deviendra membre
de l'Union européenne le 1er juillet 2013, sous réserve de la
ratification du traité par les parlements nationaux de l’ensemble des États
membres. Au cours des négociations, la Croatie a souscrit à un
certain nombre d'engagements qu’elle devra honorer au plus tard à la date de
l'adhésion, sauf dispositions transitoires spécifiques convenues. Conformément à l’article 36 de l’acte d’adhésion, la
Commission suivra de près tous les engagements auxquels la Croatie a souscrit
dans le cadre des négociations d'adhésion, mettant surtout l’accent sur la
politique de concurrence, le pouvoir judiciaire et les droits fondamentaux,
ainsi que la liberté, la sécurité et la justice. L'acte prévoit en outre que
jusqu'à l'adhésion, la Commission procédera à des évaluations semestrielles de
la mise en œuvre des engagements pris par la Croatie dans ces domaines, ces
évaluations faisant partie intégrante de ses tableaux et rapports de suivi
périodiques. Conformément à l’article 36 de l’acte d’adhésion, le présent
rapport évalue les progrès réalisés par la Croatie entre le 1er septembre
2011 et le 29 février 2012 dans ses préparatifs en vue de l’adhésion,
contient une évaluation générale de son degré de préparation et souligne les
domaines où des efforts supplémentaires sont nécessaires pour que la Croatie
soit prête à assumer son statut d'État membre le 1er juillet
2013. Cette évaluation s'appuie sur des informations recueillies
et analysées par la Commission, notamment des contributions fournies par la
Croatie, ainsi que sur des informations communiquées par les États membres, les
organismes internationaux et les organisations de la société civile lors de
leurs contacts réguliers avec les services de la Commission. Elle repose
également sur les conclusions tirées de ses tableaux de suivi actualisés, un
outil de travail visant à surveiller étroitement tous les engagements pris par
la Croatie dans le cadre des négociations. Les tableaux de suivi sont mis à
jour tous les six mois. La Commission souhaite aussi que le présent rapport aide la
Croatie à aller de l’avant dans ses préparatifs d'adhésion. 2. Engagements et exigences découlant des négociations
d’adhésion 2.1. Politique de concurrence D'une manière
générale, la Croatie progresse dans le respect des engagements et des exigences
découlant des négociations d'adhésion sur ce chapitre. Elle peut être
considérée comme globalement sur la bonne voie dans ses préparatifs d’adhésion
dans le domaine de la politique de concurrence. La Croatie a poursuivi ses
efforts pour enregistrer des résultats positifs en termes de mise en œuvre de
la législation dans le domaine des ententes, notamment des concentrations,
et des aides d'État. L’agence croate de la concurrence, qui est
pleinement opérationnelle et fonctionnellement indépendante, exerce ses
fonctions conformément à la législation en vigueur. Un système adéquat de
contrôle des concentrations et des aides d'État a été mis en place. En ce qui concerne les
obligations d’information de la Croatie sur les secteurs de la sidérurgie et de
la construction navale, les premiers rapports ont été présentés à la Commission
selon les exigences fixées dans le cadre des négociations. Le premier rapport
sur l’industrie sidérurgique, adressé à la Commission le
15 décembre 2011, est complet et satisfait à l'engagement de la Croatie
d’informer la Commission sur la situation concernant le recouvrement de l'aide
d'État, majorée d'un intérêt composé, dont a bénéficié l’aciérie CMC Sisak.
Celle-ci n’a toujours pas remboursé l'aide reçue. En octobre 2011, les
propriétaires ont décidé de fermer l’aciérie et de la vendre, ce qui a entraîné
l’arrêt total de la production. Le rapport contient également des informations
actualisées sur la procédure de faillite de l'autre aciérie, Željezara Split. Le 16 janvier 2012, la
Croatie a présenté le premier rapport semestriel sur la restructuration des
chantiers navals croates en difficulté, conformément aux exigences de l'annexe
VIII de l’acte d'adhésion. Le rapport contient des données sur les mesures
prises en vue d’un retour à la viabilité, les aides utilisées, la contribution
propre et les capacités de production, selon la méthodologie convenue avec les
services de la Commission en ce qui concerne le suivi de la mise en œuvre par
la Croatie. Le rapport fournit également des informations détaillées sur les
accords régissant le droit des biens. En mars 2012, l’offre pour
le chantier naval Brodosplit a été acceptée et la Croatie a indiqué que
le contrat de privatisation serait finalisé sans tarder et soumis à
l’approbation de la Commission. Les offres pour les chantiers navals Kraljevica
et Brodotrogir ont, quant à elles, été rejetées par le gouvernement.
En ce qui concerne le chantier naval 3.Maj, l’investisseur potentiel a
retiré son offre. Le gouvernement a décidé de lancer la procédure de faillite
pour Krajlevica et de rechercher de nouvelles solutions en termes de
privatisation et de restructuration pour 3.Maj et Brodotrogir
dans les 90 jours. · La
Croatie devrait procéder à la signature du contrat de privatisation de Brodosplit
et trouver une solution pour 3.Maj et Brodotrogir et ce, de toute
urgence, afin de satisfaire aux exigences des annexes du traité relatives à la
restructuration des chantiers navals avant son adhésion. Enfin, en ce qui concerne les
aides existantes, la Croatie a fourni à la Commission une liste de onze mesures
d'aide qu’elle souhaiterait voir considérées comme des aides existantes au
moment de son adhésion. Sept de ces mesures ont été incluses dans l’acte
d'adhésion. Les autres font l’objet d’un examen par la Commission. 2.2. Pouvoir judiciaire et droits fondamentaux La Croatie
progresse dans le respect des engagements et des exigences découlant des
négociations d'adhésion sur ce chapitre, qui figurent à l’annexe VII de l’acte
d’adhésion. Elle peut être considérée comme globalement sur la bonne voie dans
ses préparatifs d’adhésion dans le domaine du pouvoir judiciaire et des droits
fondamentaux. 1) Continuer à veiller à la mise en
œuvre effective de sa stratégie de réforme judiciaire et du plan d'action qui
l'accompagne La mise en œuvre de la stratégie de réforme judiciaire et du
plan d’action qui l’accompagne s’est globalement poursuivie selon le calendrier
prévu, y compris les ajustements législatifs dans un certain nombre de
domaines. L’entrée en vigueur du nouveau système d'huissiers de justice publics
dans le cadre de la réforme de l’exécution des décisions de justice, qui
constitue un élément important de la stratégie, a toutefois été reportée (voir
également le point 3 ci-dessous). · La
Croatie doit encore améliorer la planification des ressources humaines,
notamment pour répondre aux besoins à long terme de l’appareil judiciaire. 2) Continuer à renforcer l'indépendance, la
responsabilité, l'impartialité et le professionnalisme du pouvoir judiciaire La mise en œuvre des différentes mesures prises en 2010
et 2011 pour renforcer l'indépendance, la responsabilité, l'impartialité
et le professionnalisme du pouvoir judiciaire s'est poursuivie. Depuis leur réforme, le Conseil supérieur des juges
et le Conseil supérieur des procureurs continuent d’agir de manière
indépendante et de nommer les fonctionnaires
de justice sur la base de critères transparents, uniformes et objectifs. · Des
améliorations sont toutefois nécessaires en ce qui concerne la mise en œuvre du
système transitoire de nomination des juges, notamment une évaluation plus
transparente des épreuves orales, en accordant une attention particulière à
l'égalité de traitement de tous les candidats. L'académie judiciaire fonctionne toujours bien. Néanmoins,
l’inscription du deuxième contingent annuel à l'école nationale des
fonctionnaires de justice a été retardée. Le Conseil supérieur des juges a
entrepris la mise en place du nouveau système de déclarations de patrimoine des
juges. Des mesures disciplinaires sont prises à l’encontre des fonctionnaires
de justice qui ne le respectent pas. · Les
règlements d’application doivent être modifiés pour limiter l’immunité des
juges, de manière à parachever le cadre législatif dans ce domaine, et des
indications complémentaires devraient être données en ce qui concerne
l’application du code de conduite. · Le
Conseil supérieur des juges et le Conseil supérieur des procureurs doivent être
dotés de ressources administratives supplémentaires pour fonctionner de manière
plus efficace, y compris en termes de procédures de recrutement et de
fonctionnement de l’école, de contrôle systématique et précis des déclarations
de patrimoine et d’application proactive des procédures disciplinaires. 3) Continuer à améliorer l'efficacité du
système judiciaire La Croatie a
poursuivi la mise en œuvre de différentes mesures visant à améliorer l'efficacité
du système judiciaire. La fusion des
tribunaux, qui s’inscrit dans le cadre du processus de rationalisation de
l’appareil judiciaire, suit son cours. L’exécution
des décisions de justice s'est améliorée, en particulier grâce à l'action menée
par l'agence financière FINA. L'entrée en
vigueur du nouveau système d'huissiers de justice publics a été reportée de 6
mois, soit au 1er juillet 2012. Des progrès ont été accomplis
en ce qui concerne les infrastructures physiques et l'informatisation des
tribunaux. Le système intégré de gestion des
affaires est opérationnel dans 60 % des tribunaux.
Entre décembre 2010 et décembre 2011, le nombre total
d'affaires pendantes devant les tribunaux a augmenté de 5,2 %. L'arriéré d'anciennes affaires pénales a enregistré
une baisse continue, soit de 12,3 % sur l’année 2011. Le nombre d’anciennes affaires civiles a toutefois
progressé de 6,5 % au cours de la même période mais le nombre de celles en
première instance a reculé de 9,5 %. · Il
convient de veiller à ce que les juridictions supérieures, y compris la Cour
suprême, soient suffisamment équipées pour faire face à l'augmentation
disproportionnée des affaires en cours de jugement. Le nouveau système de justice administrative est entré en
vigueur le 1er janvier 2012, non sans un certain retard dans la
nomination du personnel nécessaire à son bon fonctionnement. · La
Croatie doit poursuivre avec détermination la mise en œuvre de mesures visant à
améliorer l'efficacité, notamment pour garantir de meilleurs résultats en
termes d’affaires traitées et une baisse du nombre d’affaires anciennes. 4) Continuer à améliorer le traitement des
dossiers de crimes de guerre nationaux La Croatie a continué de traiter les dossiers de crimes de
guerre, en procédant à de nouvelles arrestations et mises en examen et en
prononçant des jugements, notamment dans les affaires jugées prioritaires aux
niveaux national et régional dans le cadre de la stratégie 2011 en matière
d’impunité. D’importants procès pour crimes de
guerre ont débuté, notamment à l'encontre d'un ancien ministre adjoint de
l'intérieur et de deux anciens membres de la police accusés d’avoir tué des
civils serbes dans l’affaire de «Grubori». D’autres affaires ont été confiées à
des chambres spécialisées. Des mesures ont été
prises pour protéger les témoins et des services plus adaptés d'aide aux
témoins ont été mis en place dans certains tribunaux.
Le nouveau gouvernement a pris contact avec la Serbie et la
Bosnie-Herzégovine pour remédier aux éventuelles conséquences négatives, sur la
coopération bilatérale en matière d’affaires de crimes de guerre, de la loi
invalidant certains actes juridiques des organes juridictionnels de l’ancienne
armée yougoslave, l'ancienne République socialiste fédérative de Yougoslavie et
la République de Serbie, adoptée par le Parlement croate sortant en
novembre 2011. · La
lutte contre l'impunité pour crimes de guerre reste toutefois un défi majeur en
Croatie, en raison, notamment, du fait que la plupart des crimes n’ont toujours
pas été utilement poursuivis. Des mesures doivent être prises pour faciliter la
présence des témoins aux procès, en particulier dans les affaires transférées
aux chambres spécialisées. 5) Continuer à enregistrer dans la durée
des résultats concrets grâce à des enquêtes, des poursuites et des décisions de
justice objectives et efficaces dans le domaine de la lutte contre la
criminalité organisée et la corruption à tous les niveaux, y compris à des
niveaux élevés, et dans des secteurs sensibles comme les marchés publics Un cadre juridique et
institutionnel adéquat est toujours en place en matière de lutte contre la
corruption et la criminalité organisée et des résultats continuent d’être enregistrés
en termes de mise en œuvre. Les organes chargés de faire appliquer la loi
restent actifs, notamment dans les affaires de haut niveau. Parmi les
développements récents, on retiendra un verdict de culpabilité à l’encontre
d’un ancien directeur de l’entreprise publique d'électricité, la mise en examen
de maires (Dubrovnik) et de juges des tribunaux de comté (Split) pour abus de
fonction et un acte d'accusation pour corruption à l'encontre d'un parti
politique. Si les organes chargés de faire appliquer la loi continuent de se
concentrer sur les affaires de haut niveau plus complexes, le nombre total
d’affaires traitées diminue. · La
vigilance s'impose en ce qui concerne la corruption au niveau local, en
particulier dans les affaires de passation de marchés. La mise en œuvre du
cadre juridique relatif à la saisie et à la confiscation des avoirs doit être
renforcée à tous les niveaux. · Une
plus grande attention doit être accordée au système de contrôle du classement
sans suite des affaires pénales par le procureur. L’administration sortante a procédé à un certain nombre de
nominations à des postes de haut niveau dans la police. · Les
nominations et d’autres réformes dans la police devront faire l’objet d’une
attention particulière, notamment pour garantir la dépolitisation et encourager
le professionnalisme. 6) Continuer à améliorer son bilan en
termes de renforcement des mesures de prévention en matière de lutte contre la
corruption et de conflits d'intérêts En ce qui concerne le financement des partis politiques et
des campagnes électorales, la commission électorale nationale chargée du
contrôle a été renforcée et les nouvelles dispositions applicables à partir de
2011 n’ont posé aucune difficulté majeure lors des élections législatives de
décembre 2011, un nombre limité de lacunes ayant été constaté. De nouvelles règles en matière d’accès à
l’information ont également été appliquées, ce qui a donné lieu aux premiers
recours en justice. · Le
recours au critère de l’intérêt public dans le cas des informations classifiées
doit être encouragé. La législation sur les marchés publics est alignée depuis
janvier 2012, l’ordonnance gouvernementale du printemps 2011 prévoyant un
renforcement de la transparence, notamment la publication d’informations sur
l’exécution effective des contrats. Quelques rares informations ont été rendues
publiques à ce jour. · Une
législation améliorée et plus stricte sur les conflits d’intérêts a été adoptée
au début de l'année 2011 mais la nouvelle commission chargée de cette question
n’a toujours pas été nommée, ce qui retarde la mise en œuvre de la loi. Quant
au système de vérification des déclarations de patrimoine et de
l’enrichissement injustifié, il doit toujours être renforcé. Les premières mesures prises par le nouveau gouvernement en
ce qui concerne les règles en matière de conflit d’intérêts suscitent certaines
inquiétudes, en particulier celles ayant trait aux conseils d’administration et
aux comités de direction des entreprises publiques. Les anciennes dispositions
relatives aux critères à satisfaire pour y siéger ont été supprimées. · La
Croatie doit veiller à mettre en place un système efficace de prévention de la
corruption dans les entreprises détenues par l’État. · La
notion de responsabilité politique et de tolérance zéro à l'égard de la
corruption doit continuer d’être approfondie. 7) Continuer à renforcer la protection des
minorités, y compris par la mise en œuvre effective de la loi constitutionnelle
sur les droits des minorités nationales La mise en œuvre de
mesures en faveur de la protection des minorités s’est poursuivie, notamment de
la loi constitutionnelle sur les droits des minorités nationales, ce qui a
contribué à améliorer encore la situation dans ce domaine. Huit parlementaires
représentant les minorités nationales ont été élus en décembre 2011. Bien que les représentants politiques des minorités
ne fassent pas partie de la coalition au pouvoir, leur collaboration avec le
gouvernement a commencé sur de bonnes bases. Certaines
mesures ont été prises par le gouvernement en vue de la mise en œuvre du plan
d'action de mai 2011 sur l'emploi des minorités pour la période 2011-2014
dans le cadre de la loi constitutionnelle sur les droits des minorités
nationales. · Le
recrutement proprement dit des minorités reste toutefois limité en raison,
essentiellement, de faibles niveaux de recrutement. Un suivi plus strict est
nécessaire dans ce domaine. · La
Croatie doit également continuer d'encourager un esprit de tolérance à l'égard
des minorités, en particulier des Serbes de Croatie, et prendre des mesures
appropriées pour protéger les personnes toujours susceptibles de faire l'objet
de menaces ou d'actes de discrimination, d'hostilité ou de violence. La
minorité rom connaît des conditions de vie particulièrement difficiles et des défis
subsistent dans les domaines de l'éducation, de la protection sociale, des
soins de santé, de l'emploi et de l'accès aux documents personnels. 8) Continuer à régler les questions en
suspens posées par le retour des réfugiés Certaines avancées
supplémentaires ont été relevées sur les questions liées au logement. Les programmes d'aide au logement pour les
rapatriés continuent d’être mis en œuvre. Depuis
la mise en place du plan de mars 2011 visant à traiter les quelque
2 350 demandes toujours en suspens, 210 affaires ont été réglées, dont 86
concernent des familles qui ont obtenu les clés de leur logement. Jusqu’à
présent, 1 012 demandes d’aide au logement ont été approuvées. La mise en
œuvre de la décision sur la validation des droits à pension s'est poursuivie.
La Croatie a également continué de participer avec ses voisins au processus de
Sarajevo, où des avancées ont été enregistrées, en particulier dans le cadre
d’un important projet régional de logement. La mise en œuvre du nouveau système
d’options d'achat à des conditions favorables offertes aux bénéficiaires des
programmes de logement a été limitée. 9) Continuer à améliorer la protection des
droits de l'homme Les droits de l'homme sont généralement toujours bien
respectés. · Les
dispositions juridiques existantes doivent toutefois être appliquées avec
davantage de fermeté. La Croatie a continué d'étoffer son bilan en matière de mise
en œuvre de la loi relative à la lutte contre la discrimination et de la
législation en matière de crimes haineux. · Elle
doit aller de l’avant dans ce domaine et veiller en particulier à appliquer des
sanctions dissuasives. En octobre 2011 a été votée une loi relative à la
fusion du bureau du médiateur avec le centre pour les droits de l'homme ainsi
qu'avec les trois bureaux des médiateurs spécialisés dans les domaines de
l'égalité des chances, des enfants et des personnes handicapées. En février, la
Cour constitutionnelle a décidé, pour des raisons de procédure, que la loi ne
pouvait entrer en vigueur le 1er juillet 2012, comme prévu. · Une
fois le cadre législatif en place, la Croatie devra veiller à la bonne mise en
œuvre de la fusion des bureaux. Elle devra accorder une attention particulière
au renforcement du système de protection des droits de l'homme et garantir des
locaux adéquats, une base de données commune et un financement transparent. 10) Continuer à coopérer pleinement avec le
Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) La coopération de
la Croatie avec le TPIY s’est poursuivie. Aucune
avancée particulière n’est à signaler en ce qui concerne les enquêtes de la
Croatie visant à localiser et retrouver les documents militaires manquants à la
demande du bureau du procureur du TPIY. La
demande de la Croatie d'agir en tant qu'amicus curiae dans la procédure
en appel du jugement du 15 avril 2011 contre les généraux croates
Markač et Gotovina a été rejetée par le Tribunal. 2.3. Justice, liberté et sécurité La Croatie
progresse dans le respect des engagements et des exigences découlant des
négociations d'adhésion sur ce chapitre. Elle peut être considérée sur la bonne
voie dans ses préparatifs d’adhésion dans le domaine de la justice, la liberté
et la sécurité. En ce qui concerne la migration, une nouvelle loi sur
les étrangers, adoptée le 28 octobre 2011, est déjà entrée en
vigueur, améliorant ainsi l'alignement de la législation croate sur l'acquis
dans ce domaine. · Il
manque toutefois une stratégie de la migration garantissant une approche plus
globale de la protection des migrants et des réfugiés. Des efforts
supplémentaires sont nécessaires pour résoudre les problèmes liés à la
construction des centres d’accueil et fournir une assistance appropriée aux
mineurs non accompagnés. Dans le domaine du droit d'asile, les préparatifs en
vue de la mise en œuvre de l'acquis dans ce domaine progressent. Depuis
janvier 2012, les tribunaux administratifs, récemment créés pour traiter
les affaires en deuxième instance, sont tout à fait opérationnels. Les
présidents de ces quatre tribunaux ont été nommés, ainsi que 20 juges et 34
fonctionnaires. En 2011, le nombre de demandes d'asile a considérablement
augmenté, nécessitant un renforcement de la capacité administrative dans ce
domaine. · Il
convient notamment d’assurer le transfert du savoir-faire de la commission pour
le droit d’asile aux tribunaux administratifs ainsi que la formation des
nouveaux juges affectés à ces tribunaux. Dans le domaine de la politique des visas, la liste
des pays dont les ressortissants doivent être munis d’un visa pour entrer sur
le territoire croate n'est toujours que partiellement alignée sur celle de
l'Union européenne. · En
matière de sécurité des documents, les efforts doivent être poursuivis en ce
qui concerne la délivrance de passeports biométriques répondant aux normes de
l'UE, la suppression progressive des cartes d'identité émises avant 2003 et la
modification du cadre juridique en conséquence. En ce qui concerne les frontières extérieures et Schengen,
le processus d'alignement sur l'acquis de Schengen s'est poursuivi grâce à l'amélioration
continue du système de gestion intégrée des frontières. La coopération entre
les agences et la coordination avec les pays voisins et les organes de l’Union
européenne ont progressé dans ce domaine. Les activités prévues dans le cadre du plan d'action de 2011
pour la gestion intégrée des frontières ont été partiellement réalisées. Des
retards sont toutefois à signaler en ce qui concerne certains marchés publics
pour l’acquisition d’équipements techniques et certaines infrastructures. Des
modifications ont été apportées à la loi sur le contrôle des frontières
nationales en octobre 2011 afin de mettre en place la vérification de
deuxième ligne. Des infrastructures adéquates doivent toujours être installées
pour pouvoir procéder à cette vérification. Un système d'analyse de risque est
en cours de mise en œuvre. La coopération avec FRONTEX s'est poursuivie. Des
réunions ont régulièrement lieu avec les autorités concernées des pays voisins
et des patrouilles communes de la police des frontières sont organisées. Un
point de contact commun avec la Serbie a été mis en place au poste-frontière de
Bajakovo. En décembre 2011, une première réunion de coordination s’est
tenue avec les autorités de Bosnie-Herzégovine en vue de la mise en œuvre de
l'accord mutuel de contrôle des frontières nationales. Les discussions en cours
avec les deux pays et le Monténégro visant à aligner les accords bilatéraux sur
le trafic frontalier local sur l'acquis de l'UE, sont bien avancées et
devraient se clôturer avant l’adhésion. L’accord de libre transit avec la
Bosnie-Herzégovine devrait être aligné sur l’acquis de l’UE avant l’adhésion. Les effectifs de la police des frontières ont été renforcés
avec le recrutement de 308 agents en 2011. Une formation spécialisée à
l'attention de ces derniers n'a pas été systématiquement inscrite dans le
programme des cours. Le système national d'information dédié à la gestion des
frontières continue d’être déployé et couvre 33 postes-frontières
supplémentaires. À la fin février 2012, il était installé dans 74
postes-frontières dont 38 situés à la future frontière extérieure de l’UE. Le
système n'est pas encore entièrement opérationnel. À Neum, un système de
surveillance intégrée des frontières fonctionnant 24 heures sur 24 est en
place. Les travaux de construction des nouveaux postes-frontières sont retardés
mais devraient être achevés à la fin de 2012. Un système de vidéosurveillance
est opérationnel à la frontière verte de Metkovic. La première phase de la mise
en place du centre national de la navigation maritime pour l'échange
d'informations, qui permet le suivi et le contrôle des navires sur le
territoire croate, est achevée. · Le
centre doit encore être doté de personnel spécialisé et bien formé. Il convient
de veiller à l’interconnexion avec les radars des ministères compétents. · Il
y a lieu de poursuivre la mise en œuvre du plan d'action pour la gestion
intégrée des frontières selon le calendrier et de résorber au mieux les
retards. Un plan global de rénovation des infrastructures frontalières devrait
être mis au point. Dans le domaine de la coopération judiciaire en matière
civile et pénale, un accord relatif à l'exécution mutuelle des décisions de
justice à caractère pénal avec le Monténégro et un accord d'extradition avec
l'ancienne République yougoslave de Macédoine ont été signés en
octobre 2011. Un groupe de travail a été constitué et s’est réuni à
plusieurs reprises en vue de l’élaboration de la nouvelle loi sur le droit
international privé. La coopération avec le réseau judiciaire européen en
matière civile et commerciale a progressé. · Il
convient de maintenir les efforts pour aligner la législation, renforcer le
cadre institutionnel et améliorer la communication entre les autorités en
matière de coopération judiciaire. En ce qui concerne la coopération policière et la lutte
contre la criminalité organisée, la coopération avec Europol s'est
poursuivie. Les préparatifs techniques et la formation du personnel en vue de
la mise en place du bureau SIRENE (supplément d'information requis à l'entrée
nationale) et du bureau national dans le cadre du système d'information
Schengen (SIS) ont progressé. · Le
cadre réglementaire de ces bureaux fait cependant toujours défaut. Plusieurs formations ont été organisées sur le thème de la
lutte contre la criminalité organisée, portant notamment sur un renforcement de
l’analyse du renseignement sur les activités criminelles et le blanchiment des
capitaux. Un système de contrôle visant à lutter contre la corruption dans le
cadre de la gestion des frontières est en place. · Une
nouvelle loi sur la police est actuellement en cours d’élaboration. Il
conviendrait de veiller à ce que le projet de loi comporte des critères de
transparence et d'égalité de traitement, conformément à la stratégie pour la
gestion des ressources humaines. Le bilan en matière de lutte contre la criminalité organisée
a continué de s’étoffer, avec notamment plusieurs enquêtes et condamnations
liées à la contrebande de drogue. · Il
conviendrait d’augmenter le niveau des avoirs confisqués. · Une
attention particulière devrait être accordée à la coordination des enquêtes
financières et pénales ainsi qu’à la mise en œuvre du cadre juridique dans le
domaine de la lutte contre la traite des êtres humains. Les capacités du PNUSKOK (Bureau de la police nationale
chargé de la répression de la corruption et de la criminalité organisée) ont
été renforcées par le biais de formations ad hoc dispensées à son personnel. · Des
efforts supplémentaires sont nécessaires pour la modernisation des équipements
et des installations, en particulier dans les bureaux de Split. La coopération interservices en matière d’échange
d’informations sur les opérations soupçonnées d’être constitutives de
blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme est désormais facilitée
par la signature d’un protocole relatif à la coopération entre les autorités
chargées de la corruption, de la criminalité organisée et des activités
criminelles associées que constituent le blanchiment des capitaux et le
financement du terrorisme. 2.4. Aperçu de l'état d'avancement des
préparatifs dans les autres chapitres de l'acquis Dans la plupart des domaines de l'acquis, les préparatifs
d’adhésion sont bien avancés. Dans le domaine de la libre circulation des
travailleurs, du droit des sociétés, des droits de propriété intellectuelle,
des services financiers, de la politique économique et monétaire, des
statistiques, des réseaux transeuropéens, de la science et de la recherche, de
l’éducation et de la culture, ainsi que de la politique étrangère, de sécurité
et de défense, ils sont presque achevés. La Croatie a atteint à un très bon niveau d'alignement, un
nombre limité de points restant en suspens dans la plupart des chapitres de
l’acquis. · En
ce qui concerne la libre circulation des marchandises, la Croatie doit
achever l'alignement législatif dans le domaine des mesures horizontales, ainsi
que de la législation de type «nouvelle approche» et «ancienne approche» en
matière de produits. Il convient de se pencher de toute urgence sur
l'obligation de stockage intermédiaire supplémentaire des produits pétroliers
importés, imposée par la Croatie, qui constitue une mesure d’effet équivalent à
une restriction quantitative, contraire à l'acquis. · En
ce qui concerne la libre circulation des capitaux, il convient
d’accorder un regain d’attention aux modifications de la loi sur la
privatisation d'INA et de la loi sur la privatisation de Telecom. Les efforts
pour mettre en œuvre le plan d’action contre le blanchiment des capitaux
doivent être poursuivis. · En
ce qui concerne les marchés publics, il convient d’accorder une
attention particulière à l’alignement du droit dérivé, en particulier dans le
domaine des marchés publics dans le secteur de la défense, ainsi qu’à la mise
en œuvre appropriée de la législation récemment adoptée, notamment au niveau
local, eu égard également à la gestion future des fonds structurels. · Dans
le domaine de la société de l'information et des médias, la mesure
fiscale sur les services mobiles, réinstaurée en janvier 2012, doit être
supprimée de toute urgence. · Dans
le domaine de la politique des transports, il convient d’accorder une
attention particulière à l'alignement législatif dans le secteur du transport
combiné et à l'amélioration de la capacité administrative, notamment en ce qui concerne
le fonctionnement de l'agence pour la sécurité ferroviaire. · En
ce qui concerne l'énergie, il convient d’accorder une attention
particulière à l'alignement législatif dans le domaine du marché intérieur de
l'énergie et à la poursuite du processus de libéralisation des marchés de
l'électricité et du gaz. · En
ce qui concerne la fiscalité, la Croatie doit veiller à ce que tous les
systèmes informatiques soient en place et opérationnels pour l’échange
d’informations avec l’UE et d’autres États membres au moment de l'adhésion. · Dans
le domaine de la politique sociale et de l'emploi, il convient
d’accorder une attention particulière à la poursuite de l'alignement législatif
en matière de lutte contre la discrimination et d’égalité des chances. Il faut
également remédier aux faiblesses structurelles du marché du travail,
développer les capacités des partenaires sociaux et renforcer encore les
capacités administratives dans tous les domaines. · En
ce qui concerne la politique des entreprises et la politique industrielle,
des efforts sont nécessaires pour améliorer l'environnement des entreprises. · Dans
le domaine de la protection des consommateurs et de la santé, il
convient de redoubler d’efforts pour moderniser, restructurer et autoriser les
installations pour le traitement du sang, des tissus et des cellules
conformément aux exigences techniques de l'UE. · En
ce qui concerne l'union douanière, la Croatie doit parachever la
préparation et le déploiement de tous les systèmes informatiques requis pour
l'interconnexion et l'interopérabilité avec les systèmes douaniers de l’UE. · En
ce qui concerne les relations extérieures, la Croatie doit veiller à
l'alignement de ses accords internationaux sur l’acquis au moment de
l’adhésion. · Dans
le domaine du contrôle financier, il convient de redoubler d’efforts
pour améliorer le fonctionnement général du contrôle interne des finances
publiques et de l'audit externe aux niveaux central et local. · Dans
le domaine des dispositions financières et budgétaires, le département
de la coordination doit continuer de renforcer ses capacités de manière à
permettre une coordination efficace du système général des ressources propres
après l’adhésion. La modernisation de la stratégie de contrôle douanier
davantage axée sur les contrôles a posteriori doit encore être intensifiée. La Croatie est parvenue à un niveau généralement
satisfaisant d'alignement dans les six chapitres restants de l'acquis mais un
regain d’efforts est nécessaire dans certains domaines. · En
ce qui concerne le droit d'établissement et la libre prestation de services,
les préparatifs sont en bonne voie. Les efforts doivent toutefois surtout
porter sur la mise en œuvre de la loi sur les services. · En
ce qui concerne l’agriculture et le développement rural,
il convient d’accorder une attention particulière à la poursuite de
l'alignement législatif et au renforcement des capacités administratives dans
les domaines des paiements directs et du développement rural. · En
ce qui concerne la sécurité alimentaire et les politiques vétérinaire et
phytosanitaire, il y a lieu de veiller à la construction et à l'équipement
des postes d'inspection frontaliers dans les délais et à la mise aux normes des
établissements pour le traitement et la transformation du lait, de la viande,
du poisson et ses sous-produits animaux. Une attention constante doit être
accordée à la poursuite du renforcement de la capacité administrative dans ce
domaine. · En
ce qui concerne la pêche, il convient d’accorder une attention
particulière à l'alignement législatif et à la mise en œuvre de l'acquis dans
les domaines de la gestion des ressources et de la flotte, de l'inspection et
du contrôle, ainsi que des mesures structurelles, en particulier en matière de
préparation des plans de gestion, d'élimination progressive de la catégorie de
la pêche de subsistance ainsi que de la mise au point définitive du système de
surveillance des navires par satellite. Une attention constante doit être
accordée à la poursuite du renforcement de la capacité administrative,
particulièrement en ce qui concerne le recrutement et la formation des
inspecteurs dans le secteur de la pêche. · Dans
le domaine de la politique régionale et de la coordination des
instruments structurels, il convient de consacrer des efforts soutenus
supplémentaires à la mise en œuvre effective des programmes visant à améliorer
les capacités administratives pour la future mise en œuvre de la politique de
cohésion et la création d’un réservoir de projets aboutis. · En
ce qui concerne l’environnement, une attention toute particulière
doit être accordée à la poursuite de l’alignement et à la mise en œuvre de la
législation dans les domaines de l'acquis horizontal et du changement
climatique. Il convient de veiller en particulier à la participation effective
du public et à l'accès à la justice sur les questions environnementales et, en
ce qui concerne le changement climatique, à l’achèvement de l'alignement de la
législation et à sa mise en œuvre, notamment celle ayant trait au système
européen d'échange de quotas d'émission. Enfin, la Commission invite les autorités croates à
accélérer les travaux de traduction et de révision de l'acquis, lesquels
doivent être achevés avant la date d'adhésion en vue d'assurer la sécurité
juridique en ce qui concerne l'application de la législation de l'UE. 3. Conclusions La Croatie est globalement sur la bonne voie dans ses
préparatifs d’adhésion à l’UE. Elle a atteint un niveau très élevé d'alignement
de sa législation sur l'acquis. Des progrès supplémentaires ont été accomplis
depuis le rapport de suivi 2011 et la dernière mise à jour des tableaux de
suivi à l’automne 2011. La Commission a toutefois recensé un petit nombre de
points nécessitant des efforts supplémentaires. Les autorités croates doivent
prendre toutes les mesures nécessaires pour veiller à ce que le pays soit fin
prêt à assumer son statut d'État membre le 1er juillet 2013,
dans l’intérêt de la Croatie et de l'UE. La Commission continuera de suivre de près le respect des
engagements auxquels la Croatie a souscrit dans le cadre des négociations
d'adhésion, en se concentrant sur les questions mises en évidence dans les
tableaux de suivi et soulevées dans le présent rapport et, si les circonstances
le justifient, aura recours aux instruments prévus à l'article 36 de l'acte
d'adhésion. Conformément à cet article, la
Commission présentera un rapport global de suivi au Parlement européen et au
Conseil, ainsi qu’une mise à jour des tableaux de suivi à l'automne 2012.