Équipements utilisés à des fins de répression interne et militaires
La vente, la fourniture, le transfert ou l’exportation d’équipements, susceptibles
d’être utilisés à des fins de répression interne à toute personne ou entité du
Myanmar/de la Birmanie, ou destinés à être utilisés dans ce pays, est interdit si
cette opération est destinée à un usage militaire, aux utilisateurs finaux
militaires ou à la police des gardes-frontières, y compris:
les armes à feu, les munitions, les viseurs d’armement, les bombes et les
grenades;
les véhicules et les composants spécialement conçus à des fins anti-émeutes:
équipés d’un canon à eau conçus à des fins anti-émeutes,
électrifiés en vue de repousser des assaillants,
conçus pour le transport ou le transfèrement de prisonniers et/ou de
détenus, ou
conçus pour la mise en place de barrières mobiles;
les explosifs spécialement conçus pour déclencher des explosions par des moyens
électriques ou non électriques, à l’exception de ceux conçus pour un usage
commercial spécifique comme les gonfleurs de coussins d’air de voiture;
d’autres explosifs, y compris:
l’amatol,
la nitrocellulose (contenant plus de 12,5 % d’azote),
le nitroglycol,
le tétranitrate de pentaérythritol,
le chlorure de picrylique, et
le TNT;
le matériel de protection, y compris:
les tenues de protection corporelle offrant une protection balistique
et/ou une protection contre les armes blanches, et
les casques offrant une protection balistique et/ou une protection
contre les éclats, les casques anti-émeutes, les boucliers anti-émeutes
et les boucliers balistiques.
L’interdiction n’inclut pas les vêtements de protection, y compris les gilets
pare-balles et les casques que le personnel des Nations unies, de l’Union européenne (UE) ou des États membres de l’UE, les médias ou les travailleurs humanitaires et le personnel d’aide au développement ont
exportés à titre temporaire au Myanmar/en Birmanie pour leur seul usage
personnel.
Assistance technique et financement des activités militaires
La fourniture (ou la promotion) à toute personne, toute entité ou tout organisme au
Myanmar/en Birmanie ou l’utilisation par ceux-ci des éléments suivant est
interdite:
l’assistance technique en rapport avec des activités militaires et la livraison
d’armes et de matériel connexe, y compris les armes et munitions, les véhicules
et équipements militaires, les équipements paramilitaires et les pièces
détachées;
une assistance financière en rapport avec des activités militaires, y compris
une répression interne, en particulier des subventions, des prêts et une
assurance-crédit à l’exportation à l’occasion de toute vente, toute fourniture,
tout transfert ou toute exportation d’armes et de matériels connexes.
Équipements, technologies et logiciels visant à surveiller ou intercepter les
communications par internet ou téléphone
La vente, la fourniture, le transfert ou l’exportation d’équipements, de technologies
ou de logiciels susceptibles d’être utilisés pour surveiller ou intercepter les
communications par internet ou téléphone est interdit sans l’autorisation préalable
de l’État membre concerné.
Les États membres ne doivent pas accorder d’autorisation s’ils estiment que
l’équipement, la technologie ou le logiciel en question serait utilisé à des fins de
répression interne par le gouvernement, les organismes publics, les sociétés ou les
agences du Myanmar/de la Birmanie.
Sanctions économiques
Tous les fonds et ressources économiques sont gelés s’ils
appartiennent aux personnes, entités ou organismes énumérés à l’annexe IV du
règlement (UE) n° 401/2013 ou s’ils sont détenus ou contrôlés par ces personnes,
entités ou organismes.
Aucun fonds ni aucune ressource économique ne peut être mis à la
disposition des personnes, entités ou organismes figurant sur la
liste.
Dérogations
Les États membres peuvent autoriser le déblocage de certains fonds gelés, notamment
pour:
les besoins essentiels, tels que les denrées alimentaires, les
loyers ou les remboursements hypothécaires, les médicaments ou les traitements
médicaux, les impôts, les primes d’assurance et les redevances de services
publics;
les honoraires et commissions professionnelles raisonnables
supportés par des services juridiques;
les commissions ou frais de détention de fonds ou de ressources
économiques gelés;
certains autres frais extraordinaires ou le fait de donner à
d’autres États membres et à la Commission européenne un préavis d’au moins deux
semaines;
l’utilisation diplomatique ou consulaire, ou l’utilisation par
une organisation internationale jouissant d’une immunité;
des objectifs humanitaires, tels que la fourniture d’une
assistance, y compris de fournitures médicales, et de nourriture, le transfert
de travailleurs humanitaires ou des évacuations;
le démantèlement des puits de pétrole et de gaz conformément
aux normes internationales, telles que l’élimination des
déchets et la restauration du site pour des raisons liées à la sécurité et à
l’environnement.
Personnes et entités objets de sanctions
Les membres des forces armées du Myanmar, de la police du Myanmar et de la
police des garde-frontières, s’étant rendus responsables:
d’entraver la fourniture d’une aide humanitaire aux civils dans le
besoin; ou
d’entraver la conduite d’enquêtes indépendantes sur les graves
violations ou atteintes présumées aux droits de l’homme.
Personnes ou entités:
dont les actions, les politiques ou les activités compromettent la
démocratie ou l’État de droit, ou qui menacent la paix, la
sécurité ou la stabilité du Myanmar/de la Birmanie; ou
détenues ou contrôlées par les forces armées du Myanmar, ou leur
rapportant des revenus, leur assurant un soutien ou leur profitant.
Personnes ou entités associées aux éléments susmentionnés.
DEPUIS QUAND CETTE DÉCISION ET CE RÈGLEMENT S’APPLIQUENT-ILS?
La décision 2013/184/PESC s’applique depuis le . La décision (PESC) 2026/927 a prolongé les mesures restrictives jusqu'au .
Le règlement (UE) n° 401/2013 s’applique depuis
le .
CONTEXTE
Le règlement (UE) abroge le règlement (CE) n° 194/2008.
Pour de plus amples informations, veuillez consulter:
Décision 2013/184/PESC du Conseil du concernant les mesures restrictives à l'encontre du Myanmar/de la
Birmanie et abrogeant la décision 2010/232/PESC (JO L 111 du , p.
75-76).
Les modifications successives de la décision 2013/184/PESC ont été intégrées au texte
d’origine. Cette version consolidée n’a qu’une valeur documentaire.
Règlement (UE) n° 401/2013 du Conseil du concernant des mesures restrictives instituées à l'encontre du
Myanmar/de la Birmanie et abrogeant le règlement (CE) n° 194/2008 (JO L 121 du ,
p. 1-7)
Liste commune des équipements militaires de l’Union européenne
adoptée par le Conseil le
(équipements couverts par la position commune 2008/944/PESC du Conseil définissant
des règles communes régissant le contrôle des exportations de technologie et
d’équipements militaires) (actualisant et remplaçant la Liste commune des
équipements militaires de l’Union européenne adoptée par le Conseil le ) (JO C 100 du , p.
3–35).
Version consolidée du traité sur l'Union européenne – Titre V – Dispositions
générales relatives à l'action extérieure de l'Union et dispositions spécifiques
concernant la politique étrangère et de sécurité commune – Chapitre 2 – Dispositions
spécifiques concernant la politique étrangère et de sécurité commune – Section 1 –
Dispositions communes – Article 29 (ex Article 15 TUE) (JO C 202 du , p. 33).
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne – Cinquième
partie – L'action extérieure de l'Union – Titre IV – Les mesures restrictives –
Article 215 (ex-article 301 TCE) (JO C 202 du , p.
144).