COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 20.7.2021
SWD(2021) 709 final
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION
Rapport 2021 sur l'état de droit
Chapitre consacré à la situation de l'état de droit en Grèce
accompagnant le document:
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS
Rapport 2021 sur l'état de droit
La situation de l'état de droit dans l'Union européenne
{COM(2021) 700 final} - {SWD(2021) 701 final} - {SWD(2021) 702 final} - {SWD(2021) 703 final} - {SWD(2021) 704 final} - {SWD(2021) 705 final} - {SWD(2021) 706 final} - {SWD(2021) 707 final} - {SWD(2021) 708 final} - {SWD(2021) 710 final} - {SWD(2021) 711 final} - {SWD(2021) 712 final} - {SWD(2021) 713 final} - {SWD(2021) 714 final} - {SWD(2021) 715 final} - {SWD(2021) 716 final} - {SWD(2021) 717 final} - {SWD(2021) 718 final} - {SWD(2021) 719 final} - {SWD(2021) 720 final} - {SWD(2021) 721 final} - {SWD(2021) 722 final} - {SWD(2021) 723 final} - {SWD(2021) 724 final} - {SWD(2021) 725 final} - {SWD(2021) 726 final} - {SWD(2021) 727 final}
Résumé
Un certain nombre de mesures visant à améliorer l’efficience et la qualité du système de justice grec sont en cours. Le code du personnel judiciaire a été adopté le 24 avril 2021 et le code de conduite de la justice administrative est en cours d’élaboration, bien qu’aucun projet n’ait été rendu public. Des mesures sont mises en œuvre pour améliorer la qualité de la justice, en particulier concernant la collecte de statistiques judiciaires et la création de chambres spécialisées au sein des juridictions, de même que des mesures liées à la justice en ligne, bien que des difficultés persistent, notamment pour ce qui est des signatures numériques et de la pleine mise en œuvre du dépôt électronique. La réforme de la carte judiciaire constitue une priorité. Les réformes en cours de la procédure civile auraient une incidence positive sur l’administration de la justice, qui reste confrontée à des difficultés en matière d’efficience. Les préoccupations relatives à la procédure de nomination aux plus hauts postes des juges et procureurs persistent.
Toute une série de réformes ayant trait à la lutte contre la corruption lancées par la Grèce les années précédentes progressent. La révision constitutionnelle de 2019 du régime d’immunité pour les députés et les ministres a donné lieu à une extension du délai de prescription, et des immunités ont commencé à être levées dans certaines affaires de corruption, supprimant ainsi un important obstacle aux poursuites en matière de grande corruption. Cependant, des problèmes pratiques demeurent, notamment concernant les ressources consacrées aux enquêtes sur la corruption et les retards dans la gestion des dossiers judiciaires. Les lacunes législatives ayant trait à la réglementation du lobbying n’ont pas encore été comblées. Il existe toujours d’importants manquements s'opposant à une supervision efficace, en particulier du fait de la division entre quatre organes de supervision, et dans le suivi des dispositions relatives aux déclarations de patrimoine, aux conflits d’intérêts et au financement des partis. Bien que les déclarations de patrimoine des députés et des membres du gouvernement soient publiées, elles le sont dans un format qui n’est pas lisible par machine, et les rapports sur le résultat des contrôles et les éventuelles infractions ou procédures de sanction ne sont toujours pas mis à la disposition du public.
Le gouvernement grec a proposé une nouvelle législation visant à renforcer la transparence en ce qui concerne la propriété des médias et la mise à disposition publique d’informations à ce sujet. L’indépendance de l’autorité de régulation des médias a été renforcée, tandis que ses moyens financiers restent faibles. L’assassinat d’un journaliste d’investigation, qui fait actuellement l’objet d’une enquête, a mis en lumière les inquiétudes relatives à la sécurité des journalistes et la nécessité d’améliorer leur protection. Les conditions de travail des journalistes ont été altérées par la pandémie de COVID-19 et aucune mesure significative soutenant directement le secteur des médias n’a été mise en place.
Bien que le système d’équilibre des pouvoirs en Grèce se soit amélioré, il reste des difficultés à surmonter. Cependant, on constate des améliorations du processus législatif, en particulier concernant la poursuite de la mise en œuvre de la loi sur l’État exécutif. Des initiatives spécifiques visent à améliorer la normalisation et l’uniformité du processus législatif, à simplifier et à rationaliser, ainsi qu’à introduire un niveau accru de transparence et de sécurité juridique. Durant la pandémie de COVID-19, la Grèce n’a pas déclaré l’état d’urgence et toutes les mesures pertinentes ont été adoptées selon la procédure législative ordinaire. Les pouvoirs du Médiateur ont été renforcés. Le système d’enregistrement des ONG actives dans le domaine de l’asile, de la migration et de l’inclusion sociale continue d’être remis en question par un certain nombre d’organisations de la société civile.
I.Système de justice
Le système judiciaire grec est fondé sur la séparation entre les juridictions civiles et pénales ordinaires et les juridictions administratives. Les juridictions civiles se composent de 154 tribunaux de paix, de 63 tribunaux de première instance, de 19 cours d’appel et de la Cour suprême, qui est une cour de cassation. Les juridictions pénales se composent de 41 tribunaux de police, de 63 tribunaux de première instance, de 19 cours d’appel, de juridictions pénales mixtes composées de juges professionnels et non professionnels et de la Cour suprême. Les juridictions administratives se composent de 30 tribunaux administratifs de première instance, de neuf cours administratives d’appel et du Conseil d’État. La Cour des comptes a une double nature, puisqu’elle agit en partie en tant que juridiction et en partie en tant qu’autorité administrative chargée de contrôler les comptes publics. Il n’y a pas de Cour constitutionnelle formelle et toutes les juridictions grecques sont compétentes pour contrôler la constitutionnalité des lois. Les juges et les procureurs forment un corps consolidé de «magistrats» soumis à un système de recrutement, de carrière, ainsi que de droits et d’obligations qui est largement homogène pour tous. Le système grec est exclusivement composé de juges et procureurs de carrière. Ils sont nommés à des juridictions civiles et pénales ou à des juridictions administratives. Pour ce qui est des autorités chargées des poursuites, elles se composent de 63 parquets près les juridictions de première instance, de 19 parquets près les cours d’appel et du procureur général de la Cour suprême. En outre, les bureaux du procureur pour la criminalité économique et financière et du procureur pour les infractions en matière de corruption ont été fusionnés en 2021 pour former une seule autorité chargée des poursuites. La Grèce participe au Parquet européen. La Grèce compte 63 barreaux, un au siège de chaque tribunal de première instance.
Indépendance
Le niveau de perception de l’indépendance du système judiciaire est supérieur à la moyenne. Parmi le grand public, 55 % considèrent que l’indépendance du système judiciaire est plutôt satisfaisante à très satisfaisante, une part qui a augmenté par rapport à l’année dernière (53 %). Le chiffre correspondant du côté des entreprises est de 61 % et a augmenté considérablement par rapport à l’année dernière
(53 %). Aucune tendance claire n’a été observée ces cinq dernières années concernant le niveau de perception de l’indépendance du système judiciaire.
Les préoccupations relatives à la procédure de nomination aux plus hauts postes des juges et procureurs persistent. Les trois principales branches du pouvoir judiciaire jouissent d’un niveau élevé d’auto-administration. Il y a trois conseils judiciaires suprêmes, un pour chacune des branches du pouvoir judiciaire, au sein desquels l’exécutif et le législatif ne sont pas représentés. Ces conseils décident de la nomination, de l’avancement, du transfert et du détachement des juges relevant de la branche concernée du pouvoir judiciaire et des procureurs. En ce qui concerne les plus hauts postes des juges et procureurs, comme le président et le vice-président du Conseil d’État ou de la Cour suprême, la Constitution dispose que les nominations se font par décret présidentiel, sur proposition du Conseil des ministres
. En novembre 2020, le Groupe d’États contre la corruption du Conseil de l'Europe (GRECO), dans son dernier rapport, exprimait à nouveau des inquiétudes concernant le système de nomination aux plus hauts postes du pouvoir judiciaire (y compris à la présidence de la Cour suprême), notamment quant au fait que ces postes sont soumis à une influence potentiellement forte de l’exécutif, et recommandait de revoir la méthode de sélection et de garantir la participation du pouvoir judiciaire au processus
. Les autorités grecques ne prévoient pas de revoir la procédure de nomination dans un futur prévisible
. Le gouvernement a insisté sur le fait que l’application de la législation actuelle introduit des éléments supplémentaires en faveur de l’équilibre des pouvoirs
. En fait, il y a une liste de candidats dressée par le ministre de la justice sur la base de critères d’ancienneté objectifs (comme les années de service au sein de la juridiction concernée)
. Cette liste est discutée par la Conférence des présidents du Parlement (les présidents actuels et les anciens présidents qui sont toujours députés, les vice-présidents du Parlement, les présidents des commissions parlementaires, les présidents des groupes politiques et un député indépendant)
. Le ministre n’est pas tenu de suivre l’avis du Parlement
. Dans la pratique, il y a toujours eu un accord entre l’exécutif et le législatif quant au choix des candidats proposés pour la nomination. Les candidats non retenus n’ont pas la possibilité de contester devant une juridiction indépendante la décision de ne pas les proposer pour la nomination
.
De nouvelles dispositions sur l’avancement des juges et des procureurs sont en cours d’élaboration. Les autorités grecques ont indiqué
qu’un projet de loi est en préparation, en vue de son adoption au troisième trimestre de 2021, afin de modifier le «code sur l’organisation des juridictions et le statut des juges» pour moderniser le système d’avancement des juges et des procureurs. Il importe que ce projet de loi soit élaboré dans le respect des recommandations du Conseil de l’Europe relatives à l’indépendance du système judiciaire.
Un code de conduite pour la branche administrative du pouvoir judiciaire est en cours d’élaboration. Le président du Conseil d’État a décidé en novembre 2019
de mettre en place un comité chargé d’élaborer un projet de code de conduite, qui a achevé son travail en mai 2021
. À l’heure actuelle, il n’existe pas de code de conduite couvrant le pouvoir judiciaire et, comme indiqué par le GRECO, l’intégrité du pouvoir judiciaire représente un défi.
Qualité
De nouvelles sections spécialisées des juridictions sont en cours de mise en place et devraient bientôt entrer en activité. Une législation adoptée en juin 2020
prévoit la création d’un certain nombre de chambres spéciales au sein de juridictions civiles et administratives afin d’améliorer la spécialisation, en particulier dans les domaines liés au droit de l’Union européenne sur les communications électroniques, l’énergie, la protection des données à caractère personnel, les affaires d'insolvabilité des personnes physiques et pour certains types de différends administratifs.
Des mesures concrètes ont été prises concernant la transformation numérique de la justice, mais des difficultés subsistent. Sur la base des accomplissements des années précédentes, de nouvelles initiatives
permettant en particulier d’entamer une procédure par voie électronique et d'en suivre les différentes étapes
ont été lancées. Bien que la distribution de signatures numériques aux juges et au personnel administratif des juridictions progresse
, un certain nombre de difficultés persistent
. La pleine mise en œuvre du dépôt électronique est entravée par des retards et sa disponibilité reste partielle, incohérente et principalement limitée à certaines juridictions. Même au sein de ces juridictions, le recours effectif au dépôt électronique reste minime, notamment en raison du manque de familiarisation des parties prenantes avec les nouveaux outils
. Un nouveau système d’enregistrement électronique pour les procédures pénales est progressivement introduit: ayant commencé par un projet pilote au tribunal de première instance d’Athènes, il a été appliqué à 21 juridictions. D’autres mesures pertinentes concernent la délivrance électronique de certaines catégories de certificats judiciaires, dont un certificat polyvalent de solvabilité judiciaire récemment mis à disposition. Le registre électronique d’insolvabilité est opérationnel et relié à d’autres registres de l’Union européenne. La plateforme en ligne pour les ventes aux enchères électroniques a été améliorée. Des extraits du casier judiciaire sont fournis aux demandeurs et les plaintes pénales sont traitées par voie électronique
.
Le système de collecte des statistiques judiciaires progresse. Un bureau de collecte et de traitement des statistiques judiciaires a été créé
au sein du ministère de la justice à la fin de l'année 2020, dans le but de collecter systématiquement des données statistiques qualitatives et quantitatives. Des dispositions d’exécution sont en cours d’élaboration et le lancement d’un appel d’offres pour l’achat des infrastructures et services pertinents est en préparation
.
Le nouveau code du personnel judiciaire a été adopté le 24 avril 2021. À la suite de la consultation publique sur le projet de code qui a pris fin le 21 janvier 2021
, la législation a été adoptée par le Parlement
. Cette législation introduit de nouvelles dispositions sur la carrière et les procédures disciplinaires pour le personnel judiciaire administratif.
La réforme de la carte judiciaire est une priorité pour le gouvernement. Une étude publiée en 2021 fournit une analyse détaillée des lacunes de l’actuelle carte judiciaire et propose des modifications
tenant compte de la démographie actuelle, de l’évolution des technologies de l’information et de la communication ainsi que d’autres paramètres pertinents
. Dans le cadre de la préparation du plan grec pour la reprise et la résilience
, le ministère de la justice a fait part de son intention d’opérer cette réforme en priorité, sur la base de données recueillies par le bureau de collecte et de traitement des statistiques judiciaires. Le Conseil d’État a commencé à réviser la carte judiciaire des juridictions administratives de l'ensemble du pays à la fin de l'année 2020
. En ce qui concerne les juridictions civiles et pénales, le ministère de la justice entend commencer la révision de la carte judiciaire avec l’aide d’un consultant. Il importe que cette réforme soit menée dans le respect des normes européennes applicables.
Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, les audiences et l’adoption de décisions se sont poursuivies pour une catégorie d’affaires. Durant les confinements de 2020 et de 2021, des décisions de justice étaient régulièrement rendues, en particulier pour la majorité des affaires civiles en deuxième instance ou à un degré de juridiction supérieur. Par ailleurs, pendant le deuxième confinement (qui a débuté le 7 novembre 2020), les audiences, y compris par téléconférence ou conférences à distance, dans plusieurs catégories d’affaires pouvaient se tenir devant les juridictions pénales, civiles et administratives. En vertu d’une proposition du ministère de la justice acceptée par le pouvoir judiciaire, les audiences reportées durant la pandémie de COVID-19 seront reprogrammées dans un avenir proche, sans frais supplémentaires pour les parties. Cependant, toutes les procédures d’exécution, y compris les ventes aux enchères, ont été suspendues pendant la majeure partie de 2020 et sont restées suspendues jusqu’au début du mois d’avril 2021 en vertu de décisions ministérielles conjointes successives
.
Efficience
Le système de justice continue d’être confronté à des problèmes d’efficience globale. Les statistiques judiciaires montrent qu’en particulier le système de justice civile continue d’être confronté à des problèmes d’efficience, étant donné que le temps nécessaire pour trancher les affaires civiles et commerciales contentieuses en première instance a continué d’augmenter (637 jours en 2019, contre 559 jours en 2018)
. En outre, la productivité des juridictions de première instance ne s’est pas améliorée au regard du taux de variation du stock d’affaires civiles et commerciales contentieuses pendantes (86,2 % en 2019, contre 86,3 % en 2017)
, ce qui signifie que la Grèce risque clairement d’accumuler de nouveaux arriérés, qui seront encore exacerbés par les conséquences des interruptions de travail partielles dues à la pandémie de COVID-19
. Les reports ont entraîné des retards et arriérés considérables; en effet, il est prévu que certaines affaires soient jugées dans un futur lointain, jusqu’en 2026, voire plus tard encore. Les parties prenantes continuent de recenser une série de problèmes de procédure, que les réformes précédentes du code de procédure civile tentaient de résoudre, mais qui persistent à ce jour.
Des mesures sont prises en vue de la révision du code de procédure civile. Les autorités sont en train de terminer le projet de modification du code de procédure civile, qui comprendra des améliorations de la procédure judiciaire pour toutes les instances et de l’exécution des décisions judiciaires au moyen du cadre relatif à la vente aux enchères en ligne. Le code devrait être adopté en juillet 2021 au plus tard pour pouvoir entrer en vigueur au début de la nouvelle année judiciaire, en septembre 2021
.
II.Cadre de lutte contre la corruption
La Grèce a mis en place un cadre stratégique global de lutte contre la corruption, appelé «plan d’action national de lutte contre la corruption». L’autorité nationale de transparence, qui supervise la mise en œuvre du plan, a été instituée en 2019 en vue d’améliorer la coopération et la coordination entre les différentes autorités d’audit et les différents organismes d’inspection relevant de sa compétence. Une nouvelle stratégie de lutte contre la corruption pour la période 2022-2025 est en préparation. S’appuyant sur l’expérience acquise dans le cadre des précédents plans nationaux de lutte contre la corruption, la nouvelle stratégie entend se concentrer sur les secteurs et activités à haut risque.
Les experts et les dirigeants d’entreprise estiment que le niveau de corruption dans le secteur public reste relativement élevé
. Selon l’indice de perception de la corruption 2020 de Transparency International, la Grèce se classe au 16e rang dans l’Union européenne et au 59e au niveau mondial, avec un score de 50/100
. Cette perception s’est améliorée
au cours des cinq dernières années
.
Les capacités administratives des autorités responsables de la lutte contre la corruption s’améliorent progressivement. Créée en août 2019, l’autorité nationale de transparence est une autorité indépendante chargée de coordonner le plan de lutte contre la corruption ainsi que de prévenir, détecter et combattre la fraude et la corruption dans le secteur public et, dans certaines circonstances, au sein d’entités privées. L’autorité nationale de transparence a continué de recruter du personnel supplémentaire et a récemment atteint un total de 390 agents (dont 260 enquêteurs et auditeurs, 70 experts et 60 auxiliaires). L’autorité nationale de transparence a récemment mis au point un outil de gestion des risques de fraude, pour cartographier les risques au sein des institutions publiques. Le parquet chargé de la criminalité économique a fusionné avec les parquets régionaux chargés des affaires de corruption d’Athènes et de Thessalonique.
Des lacunes persistent concernant l’efficacité de la lutte contre la grande corruption. Les difficultés pour le parquet ont en particulier trait au manque de personnel administratif, d’assistants juridiques et d’enquêteurs hautement qualifiés; à une absence générale d’outils numériques pour déceler la criminalité financière sophistiquée, et au retard accusé par leur déploiement; ainsi qu’à l’absence de système de gestion des affaires
. À la suite de l’évaluation des conséquences des modifications successives de la définition de la corruption active et des sanctions applicables figurant dans le rapport de l’année dernière
, il a été signalé qu’alors qu’il n’y a pas de données sur le nombre et le type d’affaires de corruption concernées par ces changements successifs, en 2020, le principe lex mitior («législation la plus favorable») a été appliqué dans au moins une affaire de grande corruption, qui impliquait des responsables politiques
.
Les dispositions relatives à l’immunité ont récemment été mises à jour. La révision constitutionnelle de 2019 concernant la modification du régime d’immunité pour les députés et les ministres est entrée en vigueur en 2020 et a donné lieu à une extension du délai de prescription pour les enquêtes contre ces hauts fonctionnaires et à la levée de l’immunité pour les affaires de corruption
.
Des mesures législatives visant à réformer le cadre relatif aux déclarations de patrimoine sont prises, tandis que la vérification et la publication des déclarations de patrimoine pour les fonctionnaires et les parlementaires continuent d’être confrontées à des difficultés, en dépit de certains progrès. Un projet de loi est en cours d’élaboration, en vue de réformer le cadre relatif aux déclarations de patrimoine. Le système des déclarations de patrimoine est réparti
entre quatre organes de supervision
. Les audits réalisés en 2020 par l’autorité nationale de transparence, qui est également responsable des déclarations de patrimoine des fonctionnaires, des auditeurs et des inspecteurs, ont révélé plusieurs infractions, dont 15 cas de revenus non déclarés et deux cas de possibles conflits d’intérêts. Les données mises à disposition pour publication concernant les déclarations de patrimoine des députés, des partis politiques et des membres du pouvoir judiciaire sont publiées. La commission du Parlement chargée de l’examen des déclarations de patrimoine est compétente pour examiner les déclarations de patrimoine des députés, des partis politiques et des membres du pouvoir judiciaire. Elle est aidée par un secrétariat (une direction composée de 21 agents), des comptables et un procureur. Le secrétariat de la commission gère une charge de travail annuelle de plusieurs milliers de déclarations. D’après les autorités, au début de l'année 2021, la commission enregistrait un arriéré de quelque 20 000 déclarations en attente d’examen. La pratique montre que les déclarations de patrimoine des députés ne sont pas publiées dans un format lisible par machine. Les partis politiques doivent soumettre leurs états financiers à la commission du Parlement chargée de l’examen des déclarations de patrimoine en indiquant le montant et la source des revenus et des dépenses, y compris les obligations financières ou les dettes. À la suite d’audits, la commission a constaté que 11 partis politiques avaient commis des infractions financières
. Les violations récurrentes concernent des subventions d’État qui ne sont pas dépensées correctement (c’est-à-dire pas à temps ou pas pour la finalité prévue) et des paiements qui ne sont pas effectués à partir du compte bancaire officiel d’un parti. Les partis qui avaient violé les dispositions financières ont vu leurs subventions d’État réduites en conséquence. Aucune donnée sur les déclarations de patrimoine des membres du pouvoir judiciaire n’est disponible. La commission du Parlement chargée de l’examen des déclarations de patrimoine publie son rapport annuel en ligne. Le rapport public ne contient pas d’informations sur les résultats des contrôles effectués par la commission ni sur les infractions ou les sanctions infligées.
L’unité des affaires internes de la police est compétente pour le suivi des mesures de lutte contre la corruption au sein de la police et des autres services de sécurité publique
. Le comité d’audit chargé de vérifier les déclarations soumises, qui est composé de 20 agents, a la capacité de vérifier 15 % à 20 % seulement des déclarations présentées chaque année
. Aucun registre clair n’est disponible concernant la charge de travail et l’efficacité de l’unité des affaires internes. De même, il n’existe aucune preuve d’une formation spécifique à la lutte contre la corruption ou d’actions de sensibilisation des agents relevant de l’unité des affaires internes.
La réglementation relative au lobbying n’a pas été modifiée par rapport à la précédente période de référence. L’autorité nationale de transparence, en collaboration avec le ministère de l’intérieur, a élaboré un projet de loi sur la réglementation du lobbying. L’objectif est d’établir des règles claires et un registre des lobbyistes et des activités de lobbying accessible au public
. Ce projet est actuellement soumis à une consultation publique.
Un acte législatif relatif à la protection juridique des lanceurs d’alerte est en préparation. Le gouvernement a mis en place un comité (composé d’un juge, d’avocats, de professeurs de droit, de l’autorité nationale de transparence, du ministère de la justice et du ministère de l’intérieur) chargé d’élaborer un projet législatif sur la protection des lanceurs d’alerte
. Pour le moment, la protection des lanceurs d’alerte existe en droit administratif pour la protection des fonctionnaires contre les représailles et en droit pénal pour la protection des «témoins d’intérêt public» dans les affaires pénales.
Des modifications ont été apportées aux procédures de marchés publics dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Depuis le début de la pandémie de COVID-19, l’Autorité unique grecque pour les marchés publics, l’autorité grecque chargée de la mise en œuvre efficace et uniforme du cadre relatif aux marchés publics, déclare que les procédures d’urgence ne devraient être suivies que si nécessaire, et toujours dans le respect du cadre juridique
. En réponse au risque accru de corruption lié à la pandémie de COVID-19, entre mai et décembre 2020, l’autorité nationale de transparence a procédé à 10 678 audits, et a infligé des amendes pour un montant de 954 950 euros et suspendu les activités de 109 entreprises
.
III.Pluralisme et liberté des médias
Le cadre juridique grec concernant le pluralisme des médias repose sur une série de garanties constitutionnelles et de mesures législatives. La Constitution prévoit la protection de la liberté d’expression et le droit d’accès aux informations publiques, ainsi qu’un droit d’accès aux documents détenus par les organismes publics. Une législation a été adoptée en vue de transposer la directive «Services de médias audiovisuels» révisée. Le Conseil national de la radiotélévision supervise et régule les marchés de la radio et de la télévision. Son indépendance est consacrée par la Constitution
et son cadre juridique
est défini dans la loi sur les médias
.
La Grèce a renforcé l’indépendance de l’autorité de régulation des médias, mais ses ressources financières restent préoccupantes. La nouvelle loi qui transpose la directive «Services de médias audiovisuels» révisée comprend des dispositions visant à renforcer l’indépendance du Conseil national de la radiotélévision vis-à-vis du gouvernement et d’autres entités étatiques. Cependant, le gouvernement grec n’a prévu aucun renforcement de la capacité financière du Conseil national de la radiotélévision ni fourni de ressources suffisantes pour qu’il puisse accomplir les nouvelles tâches envisagées dans la directive «Services de médias audiovisuels». À cet égard, le gouvernement grec a demandé au Conseil national de la radiotélévision de soumettre un plan d’action, indiquant les ressources et le matériel technique nécessaires pour les nouvelles tâches renforcées.
Une nouvelle législation vise à renforcer la transparence de la propriété des médias et la disponibilité d’informations sur la propriété des médias pour le public. La nouvelle loi introduit l’obligation pour les fournisseurs de services de médias, linéaires ou non linéaires, qu’ils proposent un abonnement ou une diffusion en clair, de s’inscrire dans le registre des entreprises du Conseil national de la radiotélévision. Les informations à fournir pour l’enregistrement incluent le nom du fournisseur, son siège, les coordonnées de ses représentants juridiques, ses coordonnées complètes et des informations sur la structure de propriété du fournisseur. Des préoccupations demeurent, les médias d’information ne rendant pas systématiquement publiques les informations sur la propriété
. La législation relative aux médias contient des garanties contre une forte concentration horizontale sur les marchés des médias «d’information» (télévision, radio, journaux et magazines) et la concentration croisée des médias.
Le gouvernement a adopté certaines mesures pour atténuer l’effet de la pandémie de COVID-19. Ces mesures étaient principalement axées sur des facilités de paiement pour la licence et les frais de retransmission, la réduction du loyer des cinémas et un petit fonds pour soutenir la production de documentaires. En outre, d’autres mesures ont été adoptées, notamment des exonérations de paiement de la participation publicitaire et de la taxe sur la publicité, et des facilités de paiement pour les cotisations des journalistes à leur fonds de sécurité.
Les attaques et menaces à l’encontre de la sécurité physique des journalistes se poursuivent. Dans le prolongement des préoccupations décrites dans le dernier rapport concernant les conditions de travail et la sécurité des journalistes, d’autres attaques de journalistes ont eu lieu, suivies d’une réaction immédiate des autorités. Quatre nouvelles alertes ont été créées sur la plateforme pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes du Conseil de l’Europe
. L’alerte la plus récente concerne l’assassinat du journaliste d’investigation grec Giorgos Karaivaz, qui a mis en lumière les inquiétudes relatives à la sécurité des journalistes et la nécessité d’améliorer leur protection
. Le gouvernement a condamné l’auteur du meurtre et une enquête a été ouverte immédiatement. Une autre alerte a trait à une attaque de policiers contre un journaliste faisant un reportage sur des manifestations. Le gouvernement grec a répondu à cette alerte en affirmant qu’une enquête avait été demandée. Une autre encore concerne une attaque contre les bureaux d’une chaîne de télévision, commise par des personnes manifestant en soutien d'un terroriste condamné. Le gouvernement a condamné l’«intimidation inacceptable» dans une déclaration, qualifiant cette attaque de «nouveau coup porté à la liberté de la presse et à la République par les partisans du terroriste condamné». La dernière alerte est liée au mandat d’arrêt délivré à l’encontre d’un journaliste également éditeur d’un journal, pour une allégation de violation des droits relatifs à la confidentialité des données. Aucune suite n’a jamais été donnée au mandat d’arrêt, mais la plainte des policiers relative à l’allégation de violation des droits à la confidentialité des données est toujours active. Le Media Pluralism Monitor 2021 indique également que les journalistes ne sont pas à l'abri d’attaques et de menaces à l’égard de leur sécurité physique.
IV.Autres questions institutionnelles en rapport avec l’équilibre des pouvoirs
La Grèce est une démocratie parlementaire dotée d’un Parlement unicaméral. La séparation des pouvoirs est consacrée par la Constitution. Le pouvoir législatif est exercé par le Parlement et le président et le droit d’initiative législative appartient au Parlement et au gouvernement
.
De nouvelles mesures ont été prises pour améliorer la qualité du processus législatif. La mise en œuvre de la loi sur l’État exécutif
est en cours afin de normaliser et de rationaliser la phase préparatoire du processus législatif et d’en améliorer la qualité. Cette loi a introduit un nouveau service public exécutif, la présidence du gouvernement, doté d’un rôle plus actif dans le processus législatif, par l’intermédiaire du Secrétariat général des affaires juridiques et parlementaires. À la fin de l'année 2020, le Secrétariat général des affaires juridiques et parlementaires a publié des orientations adressées à tous les ministères, sur l’élaboration des rapports relatifs à l’analyse d’impact accompagnant les projets législatifs ainsi que sur la méthode à respecter et la codification de la législation. Un organe interdisciplinaire, le Comité pour l’évaluation de la qualité du processus législatif, a été mis en place pour procéder au contrôle de la qualité de chaque projet de loi à la lumière des principes législatifs ainsi que pour vérifier la constitutionnalité des projets de dispositions législatives. Un Comité central de codification a été créé pour coordonner la codification des lois et élaborer le plan de codification annuel. En septembre 2020, le Conseil des ministres a approuvé le premier plan annuel et les travaux progressent. D’après les parties prenantes nationales, ces initiatives de réforme ont amélioré la qualité des projets de loi présentés au Parlement et ont contribué à réduire considérablement les amendements de «dernière minute» contenant des dispositions sans lien avec les principales dispositions de la loi. Cependant, les parties prenantes, et en particulier le Médiateur, ne reçoivent souvent pas le projet législatif en temps opportun et ne l’obtiennent parfois que lorsque le projet est publié
. Le Médiateur et les parties prenantes sont consultés pour environ la moitié des projets législatifs. Par ailleurs, le gouvernement a associé des ONG à diverses initiatives, comme le plan national pour les personnes handicapées ou les réformes du droit de la famille.
Durant la pandémie de COVID-19, la Grèce n’a pas déclaré l’état d’urgence. Toutes les mesures pertinentes ont été adoptées selon la procédure législative ordinaire. D’après les informations reçues, aucune juridiction ne s’est encore prononcée sur l'une ou l'autre des mesures prises dans ce contexte. Durant cette période, le Parlement a autorisé que les votes soient émis avant les séances parlementaires sous certaines conditions, par lettre ou par télécopie, en l’absence de systèmes numériques plus avancés, avec la signature du député et l’indication de la question soumise au vote. Malgré les circonstances limitées dans lesquelles le recours à cette possibilité est envisageable, le Parlement a décidé de procéder à une interprétation flexible de son règlement intérieur, acceptant la présence non physique de ses membres, pour s’adapter au contexte de la pandémie de COVID-19.
Les pouvoirs de l’institution du Médiateur ont été renforcés. Conformément aux nouvelles dispositions juridiques adoptées à la fin de l'année 2020
, le Médiateur est décrit comme le mécanisme national d'enquête sur les incidents concernant des traitements arbitraires, sa mission étant de recueillir, d’enregistrer, d’évaluer et d’examiner les plaintes au sujet de l’action ou de l’inaction d’agents de la force publique. Les nouvelles dispositions ont doté l’institution du Médiateur d’une série d’outils et de mécanismes, ainsi que des ressources humaines supplémentaires nécessaires. Le Médiateur contrôle en permanence le niveau de respect de ses recommandations par l’administration publique
. Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, le Médiateur n’a été contacté officiellement par aucune autorité étatique, mais a formulé de sa propre initiative une série de recommandations, concernant principalement les groupes vulnérables. Dans le cadre de son rapport annuel pour les Nations unies, il a fourni des informations décrivant les restrictions liées à la COVID-19. Compte tenu de l’importance de la migration et de l’asile en Grèce, le Médiateur intervient sur ces questions et a récemment publié un rapport d’initiative sur des allégations de refoulement.
Les exigences relatives à l’enregistrement des ONG actives dans le domaine de l’asile, de la migration et de l’inclusion sociale restent préoccupantes. Ces préoccupations concernant la capacité des ONG à opérer en Grèce et à recevoir un soutien financier à la lumière des règles ayant trait à l’enregistrement et à la certification introduites en 2020 ont été mises en évidence dans un récent rapport du Conseil d’experts sur le droit en matière d’ONG du Conseil de l’Europe
, par trois rapporteurs spéciaux des Nations unies, par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne et par une ONG spécialisée en matière d’asile, de migration et d’inclusion sociale
. L’objectif poursuivi par la législation, à savoir garantir la transparence relative à l’enregistrement, peut être considéré légitime. Néanmoins, les exigences en matière d’enregistrement ne doivent pas excéder ce qui est strictement nécessaire et proportionné et, en particulier, ne doivent pas être excessivement lourdes. Un recours est pendant devant le Conseil d’État concernant certains aspects de la législation et une plainte a été déposée auprès du Médiateur par des ONG dont l’enregistrement a été refusé au motif qu’elles ne remplissaient pas des critères de forme ou de fond.
Annexe I: Liste des sources par ordre alphabétique*
* La liste des contributions reçues dans le cadre de la consultation préalable à l’élaboration du rapport 2021 sur l’état de droit peut être consultée à l’adresse suivante:
https://ec.europa.eu/info/policies/justice-and-fundamental-rights/upholding-rule-law/rule-law/rule-law-mechanism/2021-rule-law-report-targeted-stakeholder-consultation
Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA), Contribution de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne au rapport 2021 sur l’état de droit.
Amnesty International,
Greece:
Regulation of NGOs working on migration and asylum threatens civic space (Grèce: La réglementation sur les ONG du secteur de la migration et de l'asile menace l'espace civique)
, 2020.
Amnesty International,
Greece:
Worrying legal developments for asylum-seekers and NGOs (Grèce: Des évolutions juridiques préoccupantes pour les demandeurs d'asile et les ONG)
, 2020.
Autorité unique grecque pour les marchés publics, COVID-19 and Public Procurement (COVID-19 et marchés publics), 2020 (
https://www.eaadhsy.gr/index.php/en/51-english-version/523-covid-19-and-public-procurement
).
Centre for Media Pluralism and Media Freedom, Media Pluralism Monitor 2021, 2021.
Commission européenne, Rapport sur l’état de droit, Chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Grèce, 2020.
Commission européenne, Enhanced Surveillance Report for Greece (Rapport au titre de la surveillance renforcée pour la Grèce), 2021 (
https://ec.europa.eu/info/sites/info/files/economy-finance/ip145_en.pdf
).
Conseil de l’Europe, Plateforme pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes – Grèce (
https://www.coe.int/fr/web/media-freedom/greece
).
Conseil d’État grec, Contribution du Conseil d’État grec au rapport 2021 sur l’état de droit, 2021.
Conseil d’experts sur le droit en matière d’ONG de la Conférence des OING du Conseil de l’Europe, Opinion on the compatibility with European standards of recent and planned amendments to the Greek legislation on NGO registration (Avis sur la compatibilité avec les normes européennes des amendements récents et prévus de la législation grecque sur l'enregistrement des ONG), 2020 (
https://rm.coe.int/expert-council-conf-exp-2020-4-opinion-ngo-registration-greece/16809ee91d
).
Conseil d’experts sur le droit en matière d’ONG, Addendum to the opinion on the compatibility with European standards of recent and planned amendments to the Greek legislation on NGO registration (Addendum à l'avis sur la compatibilité avec les normes européennes des amendements récents et prévus de la législation grecque sur l'enregistrement des ONG)(
https://rm.coe.int/expert-council-conf-exp-2020-5-addendum-to-the-opinion-on-the-compatib/1680a076f2
).
DiaNEOsis, Justice in Greece: Proposals for a modern judicial system (Justice en Grèce: Propositions pour un système judiciaire moderne, 2019 (
https://www.dianeosis.org/wp-content/uploads/2019/02/justice_study.pdf
).
Direction générale de la communication, Eurobaromètre Flash 482: Businesses’ attitudes towards corruption in the EU (Les entreprises face à la corruption dans l'UE), 2019.
Direction générale de la communication, Eurobaromètre spécial 502: Corruption, 2020.
Gouvernement grec, Contribution de la Grèce au rapport 2021 sur l’état de droit, 2021.
GRECO, Quatrième cycle d’évaluation – Rapport d’évaluation sur la Grèce portant sur la prévention de la corruption des parlementaires, des juges et des procureurs, 2015.
GRECO, Quatrième cycle d’évaluation – Deuxième rapport de conformité sur la Grèce portant sur la prévention de la corruption des parlementaires, des juges et des procureurs, 2020 (
https://rm.coe.int/quatrieme-cycle-d-evaluation-prevention-de-la-corruption-des-parlement/1680a06122
).
Médiateur grec, Rapports annuels (
https://www.synigoros.gr/?i=stp.el.annreports
).
Michalis Pikramenos, Μεταρρύθμιση σε Τρεις Κρίσιμους Τομείς του Δικαστικού Συστήματος (Réformes dans trois domaines cruciaux du système judiciaire), 2021.
Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association, Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs et défenseuses des droits humains et Rapporteur spécial sur les droits de l'homme des migrants, Lettre du 31 mars 2021, 2021, OL GRC 1/2021.
Refugee Support Aegean, Contribution de Refugee Support Aegean au rapport 2021 sur l’état de droit, 2021.
Reporters sans frontières, Classement mondial de la liberté de la presse 2021 – Grèce, 2021 (
https://rsf.org/fr/grece
).
Service de recherche du Parlement européen, Parliaments in emergency mode: How Member States’ parliaments are continuing with business during the pandemic (Les Parlements dans l'urgence: Comment les Parlements des États membres poursuivent leurs activités pendant la pandémie), 2020 (
https://www.europarl.europa.eu/thinktank/fr/document.html?reference=EPRS_BRI%282020%29649396
).
Transparency International, Indice 2020 de perception de la corruption, 2021.
Annexe II: Visite en Grèce
Les services de la Commission ont tenu des réunions virtuelles en mars 2021 avec les instances suivantes:
·le ministère de la justice
·la Cour suprême
·la Cour des comptes
·le Conseil d’État
·le parquet de la Cour suprême
·le parquet chargé de la criminalité financière et la division de police financière
·l’association des juges
·l’École de la magistrature
·le barreau
·le Comité pour l’évaluation de la qualité du processus législatif
·le Comité central de codification
·l’autorité nationale de transparence
·l’unité des affaires internes responsable des services répressifs
·la commission du Parlement chargée de l’examen des déclarations de patrimoine (commission 3-A)
·l’autorité nationale de l’audiovisuel
·le syndicat de journalistes ESIEMTH
·le Médiateur grec
·Transparency International
·Refugee Support Aegean
·PRAKSIS
* La Commission a également rencontré les organisations suivantes dans le cadre de plusieurs réunions horizontales:
·Amnesty international
·Center for Reproductive Rights
·CIVICUS
·Civil Liberties Union for Europe
·Civil Society Europe
·la Commission internationale de juristes
·la Conférence des Églises européennes
·EuroCommerce
·European Center for Not-for-Profit Law
·European Centre for Press and Media Freedom
·European Civic Forum
·European Partnership for Democracy
·la Fédération européenne des journalistes
·la Fédération internationale pour les droits humains
·le Forum européen de la jeunesse
·Front Line Defenders
·Human Rights House Foundation
·Human Rights Watch
·ILGA-Europe
·International Planned Parenthood Federation European Network (IPPF EN)
·International Press Institute
·Netherlands Helsinki Committee
·Open Society European Policy Institute
·Philanthropy Advocacy
·Protection International
·Reporters sans frontières
·Transparency International UE