29.6.2023   

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 229/8


Résolution sur les capitales: développement économique et défis dans la réalité de l’après-COVID-19

(2023/C 229/02)

L’ASSEMBLÉE PARLEMENTAIRE EURONEST,

vu les articles 5 et 6 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, ainsi que ses articles 145 à 149 (titre IX — Emploi), et 165 et 166 (titre XII — Éducation, formation professionnelle, jeunesse et sport),

vu l’évolution de la politique de voisinage oriental depuis 2004 et de son volet «Partenariat oriental» depuis 2009, et en particulier les rapports d’avancement de la Commission sur sa mise en œuvre,

vu les accords d’association entre l’Union et respectivement la Géorgie (1), la Moldavie (2) et l’Ukraine (3), comprenant les zones de libre-échange approfondi et complet, l’accord de partenariat global et renforcé entre l’UE et l’Arménie (4) ainsi que l’accord de partenariat et de coopération entre l’UE et l’Azerbaïdjan (5),

vu la décision du Conseil européen d’accorder le statut de pays candidats à l’Ukraine et à la Moldavie et de reconnaître la perspective européenne de la Géorgie,

vu l’acte constitutif de l’Assemblée parlementaire Euronest du 3 mai 2011 (dernière modification le 26 juin 2018) (6),

vu le document de travail conjoint des services de la Commission et du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) du 9 juin 2017 intitulé «Eastern Partnership — 20 Deliverables for 2020: Focusing on key priorities and tangible results» (Partenariat oriental — 20 objectifs clés pour 2020: cibler les principales priorités et viser des résultats tangibles» [SWD(2017) 300],

vu la communication conjointe de la Commission et du vice-président/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 18 mars 2020, intitulée «La politique du Partenariat oriental au-delà de 2020: renforcer la résilience — Un Partenariat oriental qui profite à tous» [JOIN(2020) 007], et les conclusions du Conseil du 11 mai 2020 sur la politique du Partenariat oriental au-delà de 2020,

vu le message du Bureau de l’Assemblée parlementaire Euronest du 12 juin 2020 à l’occasion de la vidéoconférence des dirigeants des pays du Partenariat oriental du 18 juin 2020,

vu la déclaration commune du sommet du Partenariat oriental tenu à Bruxelles le 15 décembre 2021,

vu la recommandation du Parlement européen du 19 juin 2020 au Conseil, à la Commission et au vice-président/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité concernant le Partenariat oriental, en vue du sommet de juin 2020 (7),

vu l’intervention du président du Conseil européen Charles Michel à l’issue de la vidéoconférence des dirigeants du Partenariat oriental du 18 juin 2020,

vu le plan d’action 2018-2020 de la Conférence des collectivités régionales et locales pour le Partenariat oriental (Corleap),

vu la résolution de l’Assemblée parlementaire Euronest du 9 décembre 2019 sur l’innovation dans l’éducation et les réformes de l’éducation au sein de l’Union européenne et des pays du Partenariat oriental: enjeux et perspectives (8),

vu le programme de développement à l’horizon 2030 (programme 2030) adopté lors du sommet des Nations unies sur le développement durable le 25 septembre 2015, et en particulier l’objectif de développement durable 4, intitulé «Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie»,

vu le socle européen des droits sociaux proclamé par le Parlement européen, le Conseil et la Commission européenne lors du sommet social pour des emplois et une croissance équitables à Göteborg le 17 novembre 2017, et notamment le pilier 1 sur le droit pour toute personne à une éducation, une formation et un apprentissage tout au long de la vie inclusifs et de qualité, afin de maintenir ou d’acquérir des compétences lui permettant de participer pleinement à la société et de gérer avec succès les transitions sur le marché du travail,

vu le règlement (UE) 2021/817 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2021 établissant Erasmus +: le programme de l’Union pour l’éducation et la formation, la jeunesse et le sport, et abrogeant le règlement (UE) no 1288/2013 (9),

vu la résolution de l’Assemblée parlementaire Euronest du 22 mars 2016 sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles, de l’expérience professionnelle et des diplômes universitaires dans le cadre du processus de Bologne (10),

vu le document de travail des services de la Commission du 10 juin 2016 intitulé «A Single Market Strategy for Europe — Analysis and Evidence» («Stratégie pour le marché unique en Europe — Analyse et faits») [SWD(2016) 195],

vu la communication de la Commission du 10 juin 2016 intitulée «Une nouvelle stratégie en matière de compétences pour l’Europe: travailler ensemble pour renforcer le capital humain et améliorer l’employabilité et la compétitivité» [COM(2016) 381],

vu la communication de la Commission du 7 décembre 2016 intitulée «Améliorer et moderniser l’enseignement» [COM(2016) 941],

vu la communication de la Commission du 17 janvier 2018 concernant le plan d’action en matière d’éducation numérique [COM(2018) 022],

vu la proposition de recommandation du Conseil relative à la promotion de valeurs communes, à l’éducation inclusive et à la dimension européenne de l’enseignement, présentée par la Commission le 17 janvier 2018 [COM(2018) 023],

vu la proposition de recommandation du Conseil relative aux compétences clés pour l’éducation et la formation tout au long de la vie, présentée par la Commission le 17 janvier 2018 [COM(2018) 024],

vu la communication de la Commission du 22 mai 2018 intitulée «Construire une Europe plus forte: le rôle des politiques en faveur de la jeunesse, de l’éducation et de la culture» [COM(2018) 268],

vu la communication de la Commission du 30 septembre 2020 relative à la réalisation place d’un espace européen de l’éducation d’ici à 2025 [COM(2020) 625],

vu la recommandation du Conseil du 26 novembre 2018 en faveur de la reconnaissance mutuelle automatique des qualifications de l’enseignement supérieur, des qualifications de l’enseignement et de la formation secondaires de deuxième cycle et des acquis de périodes d’apprentissage effectuées à l’étranger (11),

vu le communiqué ministériel de Rome du 19 novembre 2020, publié à l’issue de la conférence ministérielle de l’espace européen de l’enseignement supérieur,

vu la résolution du Parlement européen du 11 décembre 2018 sur l’éducation à l’ère numérique: défis, possibilités et enseignements à tirer pour la définition des politiques de l’Union (12),

vu la communication de la Commission du 3 mars 2020 intitulée «Europe 2020 — une stratégie pour une croissance intelligente, durable et inclusive» [COM(2010)2020],

vu l’avis du Comité économique et social européen du 5 mai 2020 sur la proposition de décision du Conseil relative aux lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres,

vu la communication de la Commission du 30 septembre 2020 intitulée «Plan d’action en matière d’éducation numérique 2021-2027: réinitialiser l’éducation et la formation à l’ère du numérique» [COM(2020) 624], qui fait suite au plan d’action en matière d’éducation numérique 2018-2020,

vu la convention (no 111) de l’Organisation internationale du travail (OIT) concernant la discrimination (emploi et profession) du 25 juin 1958,

vu la convention (no 142) de l’OIT sur la mise en valeur des ressources humaines du 23 juin 1975,

vu la Proposition de décision du Conseil relative aux lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres, présentée par la Commission le 26 février 2020 [COM(2020) 070], ainsi que l’avis du Comité économique et social européen du 5 mai 2020 et la résolution législative du Parlement européen du 10 juillet 2020 sur la proposition de décision du Conseil relative aux lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres (13),

vu la communication de la Commission du 10 mars 2020 intitulée «Une nouvelle stratégie industrielle pour l’Europe» [COM(2020) 102],

vu la communication de la Commission du 27 mai 2020 intitulée «L’heure de l’Europe: réparer les dommages et préparer l’avenir pour la prochaine génération» [COM(2020) 456],

vu les conclusions du Conseil européen du 21 juillet 2020, la résolution du Parlement européen du 23 juillet 2020 sur les conclusions de la réunion extraordinaire du Conseil européen du 17 au 21 juillet 2020 (14) et les conclusions du Conseil européen des 10 et 11 décembre 2020,

vu le rapport de la Commission sur la mise en œuvre de l’assistance macrofinancière aux pays tiers en 2019 [COM(2020) 296],

vu le rapport annuel 2018 de la Banque européenne d’investissement sur le fonds fiduciaire d’assistance technique en faveur des pays du Partenariat oriental,

vu la proposition de la Commission du 6 juillet 2018 d’établir le programme pour une Europe numérique pour la période 2021–2027 [COM(2018) 434],

vu la communication de la Commission du 11 décembre 2019 sur l’établissement du pacte vert pour l’Europe, mettant notamment l’accent sur la formation de partenariats en matière d’environnement, d’énergie et de climat avec les États du Partenariat oriental [COM(2019) 640],

vu la proposition de règlement (UE) 2017/1601 du Parlement européen et du Conseil du 26 septembre 2017 instituant le Fonds européen pour le développement durable (FEDD), la garantie FEDD et le fonds de garantie FEDD (15),

vu la proposition du 28 mai 2020 de la Commission pour un règlement du Parlement Européen et du Conseil établissant une facilité pour la reprise et la résilience et ses annexes [COM(2020) 408],

vu l’accord de Paris sur le climat adopté le 12 décembre 2015,

vu la communication de la Commission du 19 janvier 2021 au Parlement européen, au Conseil européen et au Conseil intitulée «Un front uni pour vaincre la COVID-19», et notamment son appel à assurer aux pays du Partenariat oriental l’accès aux quelque 2,3 milliards de doses acquises par l’Union [COM(2021) 035],

vu la communication de la Commission du 10 mars 2020 intitulée «Une stratégie axée sur les PME pour une Europe durable et numérique» [COM(2020) 103],

vu la résolution du Parlement européen du 10 octobre 2019 sur l’ingérence électorale étrangère et la désinformation dans les processus démocratiques nationaux et européens (16),

vu la résolution du Parlement européen du 19 septembre 2019 sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe (17),

vu la communication de la Commission du 11 mars 2020 intitulée «Un nouveau plan d’action pour une économie circulaire — Pour une Europe plus propre et plus compétitive» [COM (2020) 098],

vu les conclusions du Conseil du 12 mai 2009 concernant un cadre stratégique pour la coopération européenne dans le domaine de l’éducation et de la formation («Éducation et formation 2020») (18),

vu la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à l’établissement d’un programme d’action de l’Union dans le domaine de la santé pour la période 2021-2027 et abrogeant le règlement (UE) no 282/2014 (Programme «UE pour la santé») [COM(2020) 405],

vu la réunion des ministres des affaires étrangères du partenariat européen du 12 décembre 2022, présidée par Josep Borrell, haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité,

vu le document de travail conjoint des services intitulé «Recovery, resilience and reform: post 2020 Eastern Partnership priorities» («Reprise, résilience et réformes: les priorités du Partenariat oriental pour l’après-2020»),

vu la résolution du Parlement européen du 8 juin 2022 sur la sécurité dans la zone du Partenariat oriental et le rôle de la politique de sécurité et de défense commune (19),

vu l’évaluation par la Banque européenne d’investissement du fonds fiduciaire d’assistance technique en faveur des pays du Partenariat oriental (2010-2019),

vu la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil modifiant la directive 2003/87/CE établissant un système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre dans l’Union, la décision (UE) 2015/1814 concernant la création et le fonctionnement d’une réserve de stabilité du marché pour le système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre de l’Union et le règlement (UE) 2015/757 (révision du système d’échange de quotas d’émissions de l’UE),

vu le rapport spécial no 9/2021 de la Cour des comptes européenne intitulé «La désinformation concernant l’UE: un phénomène sous surveillance mais pas sous contrôle»,

vu la recommandation du Parlement européen du 23 novembre 2022 au Conseil, à la Commission et au vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité concernant la nouvelle stratégie de l’Union européenne en matière d’élargissement (20),

vu les conclusions du Conseil européen des 24 et 25 mars 2022,

A.

considérant que les conséquences économiques et les autres répercussions de la pandémie de COVID-19 ont eu un impact significatif sur les pays du Partenariat oriental en raison de leurs effets sur le commerce et les envois de fonds; que les gouvernements ont réagi à la pandémie et que l’Azerbaïdjan, l’Arménie et la Géorgie ont immédiatement mis en place des interdictions et des restrictions dans un certain nombre de domaines;

B.

considérant que l’Union européenne a mobilisé plus de 2,5 milliards d’euros pour soutenir l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Géorgie, la République de Moldavie et l’Ukraine dans leur lutte contre la COVID-19; qu’elle a également soutenu le déploiement de vaccins contre la COVID-19 et de campagnes de vaccination dans le Partenariat oriental (40 millions d’euros) et a encouragé les États membres à partager avec les pays du Partenariat oriental les vaccins approuvés par l’Agence européenne des médicaments, dans le cadre du mécanisme d’approche «Équipe Europe» coordonné par la Pologne (35 millions d’euros);

C.

considérant que la Géorgie a été plus durement touchée par le ralentissement du tourisme que tout autre pays du Partenariat oriental et que les répercussions sur le secteur du tourisme azerbaïdjanais ont également été dévastatrices;

D.

considérant que les restrictions visant à contenir la propagation du virus ont eu une incidence négative sur les petites et moyennes entreprises (PME); que, dans le cas de l’Arménie, l’apparition d’un foyer de COVID-19 à Erevan a eu des conséquences plus destructrices pour les PME que dans d’autres communautés; que les PME des grandes villes azerbaïdjanaises et des villes d’autres pays du Partenariat oriental ont fait état de problèmes causés par une baisse de la demande, une rupture de la chaîne d’approvisionnement et une baisse des ventes et des bénéfices;

E.

considérant qu’une baisse drastique des investissements directs étrangers dans la région du Partenariat oriental affecte les efforts de reprise après la crise dans la région;

F.

considérant que 100 millions d’euros ont été fournis dans le cadre du programme de soutien «Équipe Europe» pour aider les PME, les travailleurs indépendants et d’autres à accéder facilement au crédit et à relancer leurs activités après la crise; que plus de 200 millions d’euros provenant de lignes de crédit et de subventions existantes ont été octroyés aux PME en monnaie locale dans le cadre de l’initiative EU4Business;

G.

considérant que le système éducatif a été gravement touché pendant la pandémie en raison de la transition soudaine des méthodes d’apprentissage traditionnelles vers l’enseignement en ligne;

H.

considérant que le niveau de développement des services numériques diffère d’un pays du Partenariat oriental à l’autre et que des disparités peuvent être observées entre leurs taux de pénétration de l’internet;

I.

considérant que le secteur des services a été le plus durement touché dans les pays du Partenariat oriental en raison d’une moindre pénétration de l’internet et du développement insuffisant du cybercommerce;

J.

considérant qu’une évaluation globale des pays du Partenariat oriental révèle que ce sont les villes qui ont subi la récession économique la plus grave et la plus profonde, en particulier celles caractérisées par une forte concentration de population, d’activité économique et de cas de COVID-19, et qu’elles ont également été plus durement touchées par les problèmes de communication, les difficultés liées à la proximité et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement;

K.

considérant que les mesures adoptées par les pays du Partenariat oriental ont été alignées sur celles prises dans l’ensemble de l’Union pour atténuer les effets de la pandémie sur les PME;

L.

considérant que les mesures adoptées par les gouvernements pour atténuer la crise sanitaire ont entraîné la fermeture totale ou partielle et la suspension des activités de nombreuses entreprises, provoquant une hausse du chômage;

M.

considérant que le chômage élevé et les faibles taux d’épargne dans la région du Partenariat oriental pourraient conduire à une récession économique durable et à la pauvreté;

N.

considérant que la reprise économique dans la région du Partenariat oriental devrait être un processus long et complexe;

O.

considérant que les liquidations et les faillites à grande échelle ont été atténuées dans les pays du Partenariat oriental grâce à l’octroi de prêts et de financements à court terme pour aider les PME pendant la pandémie de COVID-19;

P.

considérant que les difficultés économiques causées ou exacerbées par la pandémie pourraient encore augmenter le taux de chômage et créer des obstacles supplémentaires à l’employabilité;

Q.

considérant que le manque d’investissements dans les technologies numériques creuse les inégalités entre les entreprises, les personnes et les lieux;

R.

considérant qu’une baisse significative de la demande des consommateurs dans les pays du Partenariat oriental, y compris dans leurs capitales, peut être perçue comme une conséquence à long terme de la COVID-19;

S.

considérant que les pays du Partenariat oriental devraient mettre fortement l’accent sur le rôle de l’éducation dans le développement social et économique;

T.

considérant que la guerre d’agression russe non provoquée a eu un effet dévastateur non seulement sur l’Ukraine mais aussi sur l’ensemble de la région du Partenariat oriental, affectant tous les domaines de la vie publique, avec notamment un impact imprévu sur les soins de santé et le bien-être de la société;

U.

considérant que l’Union européenne a réaffirmé son engagement en faveur du Partenariat oriental et sa volonté de le rendre plus flexible et plus adapté aux besoins des pays partenaires;

1.

souligne que le COVID-19 a fortement éprouvé les capitales des pays du Partenariat oriental, affectant les autorités centrales et locales, ainsi que les entreprises et la société;

2.

note que les autorités ont dû imaginer des alternatives et rechercher des solutions pour minimiser les dommages économiques considérables causés par la pandémie dans les capitales des pays du Partenariat oriental;

3.

relève que la COVID-19 est l’un des principaux facteurs qui influent sur la dynamique migratoire de la main-d’œuvre dans cette région; note, à cet égard, que la pandémie a considérablement réduit la mobilité des personnes, ce qui a fait grimper le taux de chômage dans les capitales;

4.

souligne que la crise de la COVID-19 a entraîné une grave récession économique qui affecte aussi bien les économies que les sociétés; note, dans le même temps, qu’il s’agit d’une occasion de repenser les modèles de coopération existants entre les différents acteurs nationaux et internationaux;

5.

insiste sur l’importance de promouvoir le multilatéralisme, les priorités stratégiques et la réalisation des principaux engagements et objectifs internationaux en matière d’éducation et d’innovation dans les capitales, y compris les objectifs de développement durable, le programme à l’horizon 2030 et l’accord de Paris;

6.

fait observer que les technologies numériques pour l’éducation et la formation renforceront de manière générale les synergies entre l’économie et l’éducation et que les investissements dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) réalisés par les établissements d’enseignement et de formation, en particulier ceux qui participent aux programmes de l’Union, seront bénéfiques dans les capitales;

7.

souligne que la stratégie de l’Union doit être axée sur le soutien aux réformes démocratiques et économiques ainsi que sur le renforcement de la résilience institutionnelle et sociétale;

8.

insiste sur la nécessité d’intégrer les TIC dans les processus d’enseignement et d’apprentissage et de repenser l’éducation afin de passer d’un modèle de transmission des connaissances à un modèle de création conjointe de connaissances dans les capitales;

9.

souligne qu’en perfectionnant la formation des enseignants et en modernisant le système éducatif pour l’adapter à l’ère numérique, les pays peuvent améliorer la qualité de leurs systèmes éducatifs;

10.

note que les pays du Partenariat oriental peuvent saisir cette occasion pour accélérer la mise en œuvre de leurs stratégies et accroître leurs investissements dans les systèmes d’éducation et de formation afin d’offrir un enseignement performant, accessible et inclusif, incluant l’enseignement et la formation professionnels, l’apprentissage tout au long de la vie, l’amélioration des compétences et la reconversion professionnelle;

11.

préconise de renforcer les contacts et les échanges avec les pays du Partenariat oriental par le biais de projets communs élaborés au niveau de la société civile, notamment en apportant un soutien aux jeunes étudiants et professionnels qui participent aux programmes d’éducation et de formation de l’Union, tels qu’Erasmus+;

12.

souligne qu’il importe que les pays du Partenariat oriental poursuivent ces objectifs en améliorant les infrastructures, la connectivité et les équipements numériques et en formant les enseignants à l’utilisation des technologies et à l’application des méthodologies numériques;

13.

note que les pays du Partenariat oriental peuvent renforcer la mobilité par l’éducation et l’apprentissage afin de favoriser l’acquisition de compétences et d’expériences indispensables à une participation active au marché du travail et à la société en général;

14.

souligne que les réformes de l’éducation devraient être soigneusement encouragées par la mise en œuvre de programmes clés tels qu’Erasmus+, Europe créative et Horizon Europe, tandis que l’expérience accumulée par les capitales profiterait au développement des régions périphériques;

15.

rappelle que des incitations financières ciblées et des possibilités d’apprentissage modulaires peuvent encourager la participation à la formation dans les pays du Partenariat oriental afin de soutenir leurs efforts visant à aider les adultes peu qualifiés à acquérir un niveau minimum de compétences en lecture, en écriture, en calcul et dans le domaine numérique;

16.

insiste sur la nécessité de soutenir les centres d’excellence universitaire et de recherche dans la région en renforçant la coopération universitaire et éducative entre les pays du Partenariat oriental, tout en allégeant la charge administrative;

17.

souligne qu’afin de prévenir les effets néfastes sur la croissance économique et le développement causés par le départ de leur pays d’origine des segments les plus jeunes et les mieux formés de la main-d’œuvre, les pays du Partenariat oriental devraient analyser la manière de gérer la mobilité internationale des travailleurs hautement compétents et qualifiés et partager les meilleures pratiques en la matière;

18.

insiste sur la nécessité d’utiliser, dans la mesure du possible, les cours d’enseignement à distance en ligne existants, d’encourager les entreprises de technologies éducatives à rendre leurs ressources plus accessibles, de diversifier les modes d’enseignement en fonction de l’âge et des capacités des participants et de promouvoir la collaboration entre les enseignants;

19.

souligne que pour former davantage de spécialistes du numérique, les pays du Partenariat oriental devraient renforcer l’enseignement des aptitudes et compétences numériques de base dès le plus jeune âge et élaborer des programmes d’enseignement supérieur attrayants, tout en améliorant les perspectives d’emploi de la jeune génération;

20.

note qu’il convient d’accorder une attention particulière à l’égalité d’accès pour les enfants vivant dans des zones reculées qui sont victimes d’exclusion;

21.

souligne qu’afin de promouvoir une culture de l’égalité entre les hommes et les femmes sur le lieu de travail et de contribuer à lutter contre toutes les formes de discrimination, y compris les stéréotypes sexistes, les pays du Partenariat oriental doivent mettre un terme aux inégalités hommes-femmes et promouvoir un enseignement plus sensible aux questions d’égalité entre les hommes et les femmes dans les écoles;

22.

souligne la nécessité d’accorder une attention accrue aux enfants handicapés en garantissant la disponibilité de l’éducation et des ressources éducatives en ligne;

23.

souligne qu’il importe que les acteurs de la société civile, les associations patronales, les partenaires sociaux, les établissements universitaires, les centres de formation et les agences pour l’emploi identifient et comblent les écarts entre les besoins des marchés du travail des pays du Partenariat oriental, d’une part, et les diplômes universitaires et compétences professionnelles proposés par leurs systèmes d’éducation et de formation, d’autre part;

24.

insiste sur le besoin de doter les jeunes des outils et des connaissances qui leur permettront de prendre part à l’activisme civique, de jouer un rôle actif dans la société et de se construire un avenir meilleur;

25.

met l’accent sur le fait qu’il y a lieu d’accroître l’aide aux citoyens ukrainiens, qui souffrent actuellement de l’agression militaire russe injustifiée et non provoquée contre leur pays; relève que, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 16,6 millions de réfugiés ont fui l’Ukraine pour d’autres pays entre février 2022 et le 20 décembre 2022; relève également que, selon le bureau du procureur général d’Ukraine, entre le début de la guerre et le 24 décembre 2022, 450 enfants ont été tués et 867 blessés; fait observer que ces données ne comprennent pas de données provenant de zones d’hostilités actives; relève en outre qu’au 23 décembre 2022, 2 619 établissements d’enseignement ukrainiens avaient été endommagés par des bombardements et des pilonnages aveugles, et que 406 autres avaient été complètement détruits;

26.

réaffirme la nécessité d’un engagement fort de la part des entreprises et des établissements d’enseignement supérieur pour adapter les programmes et proposer des stages grâce à une coopération étroite entre les prestataires de services d’éducation et de formation et le secteur des entreprises;

27.

insiste sur le besoin de mettre en place des politiques de la deuxième chance pour les entreprises vulnérables en instaurant une brève période d’apurement des dettes, ce qui permettrait d’éliminer les lois discriminatoires à l’encontre des entreprises qui prennent un nouveau départ, et en élaborant des lignes directrices et des programmes de formation dédiés;

28.

souligne que la modernisation des systèmes d’éducation et de formation des pays du Partenariat oriental peut sans aucun doute générer des avantages concrets pour leurs propres citoyens;

29.

souligne l’importance d’un soutien financier continu au titre des programmes et des fonds de l’Union, en mettant l’accent sur le développement d’infrastructures modernes, afin de préparer les pays du Partenariat oriental à leur future adhésion à l’Union européenne;

30.

souligne que l’Union peut jouer un rôle déterminant en soutenant les efforts des pays du Partenariat oriental; se réjouit de la mise en place de l’École européenne du Partenariat oriental à Tbilissi, en Géorgie, qui constitue une marque importante de l’influence de l’Union dans la région et qui offre aux étudiants des six pays du Partenariat oriental une occasion unique de réussir sur le plan personnel, social et professionnel, en s’appuyant sur des valeurs européennes fondamentales communes;

31.

souligne que la société civile devrait continuer à se concentrer sur des mesures ciblées visant à soutenir la société civile locale dans son rôle fondamental de contrôle des actions des gouvernements, en particulier de leurs politiques de relance post-COVID-19;

32.

relève que les capitales des pays du Partenariat oriental peuvent éliminer les obstacles à l’apprentissage et promouvoir une éducation et une formation innovantes et inclusives pour tous, faisant ainsi de l’espace européen de l’enseignement supérieur une réalité;

33.

souligne la nécessité de réduire la charge administrative en accélérant la mise en œuvre des initiatives dans le domaine de l’administration en ligne, tout en offrant aux citoyens la possibilité d’accéder à tous les services publics dont ils ont besoin;

34.

constate que les jeunes doivent bénéficier de conditions leur permettant d’étudier, de se former, de travailler et de jouer un rôle dans la société, et demande à l’Union d’intensifier encore son soutien à cet égard;

35.

insiste sur le fait que des investissements sont nécessaires pour renforcer la compétitivité et l’intégration dans les chaînes de valeur de l’Union;

36.

met l’accent sur la création d’initiatives en matière d’éducation culturelle et démocratique en vue de favoriser la mobilité et les contacts interpersonnels et de créer des sociétés plus fortes grâce à un développement social et économique durable;

37.

souligne qu’il importe d’améliorer la capacité à prévoir et à traiter les actions de désinformation liées à la COVID-19 et à y répondre, et de faire en sorte que la société soit capable de faire face aux menaces que représentent la propagande, les fausses nouvelles et les discours de haine, sans limiter la liberté d’expression des médias;

38.

souligne qu’il importe de créer davantage d’emplois de qualité pour les jeunes, ce qui est particulièrement difficile compte tenu des moteurs structurels du changement tels que les innovations technologiques et la mondialisation, afin de prévenir toute conséquence socio-économique d’une «fuite des cerveaux» dans les pays du Partenariat oriental;

39.

relève que durant la pandémie de COVID-19, les systèmes de santé de tous les pays du Partenariat oriental ont été rapidement débordés et que les décideurs politiques devraient donc accroître la réciprocité et le financement des soins de santé publics afin de mieux se préparer;

40.

observe que la pandémie de COVID-19 a accéléré la transition numérique et que les pays du Partenariat oriental devrait repenser la durabilité et l’efficacité de leurs modèles éducatifs actuels;

41.

souligne que les pays du Partenariat oriental devraient coopérer pour partager leurs expériences en matière de stratégies de reprise après la pandémie afin de renforcer la préparation et la réciprocité dans la perspective de défis similaires à l’avenir;

42.

souligne la nécessité d’un cadre clair pour l’emploi afin de contribuer à la double transition, d’assurer la relance après l’impact socio-économique de la pandémie de COVID-19, de renforcer la compétitivité durable dans les capitales, de garantir des emplois décents et l’égalité des chances, et d’accroître la stabilité et la prospérité dans la région;

43.

insiste sur le besoin de soutenir les investissements stratégiques en faveur d’une croissance durable, verte et circulaire, tout en améliorant la sécurité alimentaire dans la région du Partenariat oriental;

44.

souligne qu’il importe de stimuler le développement économique au moyen de mesures telles que l’amélioration de la connectivité et le développement régional, le commerce intrarégional, l’agriculture et le développement rural, en mettant fortement l’accent sur la protection de l’environnement, afin de renforcer la résilience face au changement climatique, d’accélérer la transition vers une économie circulaire à faible intensité de carbone et de développer l’économie numérique;

45.

note qu’il convient de renforcer l’expertise et les capacités techniques afin de mettre en place des cadres nationaux de surveillance, de déclaration et de vérification des émissions conformément au nouveau cadre de transparence renforcé prévu par l’accord de Paris;

46.

salue le plan économique et d’investissement du Partenariat oriental, qui devrait permettre de mobiliser 2,3 milliards d’euros au titre du budget de l’Union sous forme de subventions, de financements mixtes et de garanties, afin de soutenir la reprise post-pandémique et de transformer durablement les économies des pays du Partenariat oriental afin de les rendre plus résilientes et plus intégrées; note que le plan pourrait permettre de lever jusqu'à 17 milliards d’euros d’investissements publics et privés;

47.

invite toutes les parties prenantes de l’Union et des pays du Partenariat oriental à redoubler d’efforts pour mettre en œuvre des initiatives phares de grande envergure, y compris des projets destinés à développer la connectivité en mer Noire, tels que le câble électrique et les câble à fibres optiques sous-marins de la mer Noire, ainsi que les services directs de transbordeurs et de collecte entre la Géorgie et les États membres de l’Union (Roumanie et Bulgarie), ce qui réduirait le temps de transit et de rotation et rendrait ces régions plus accessibles;

48.

rappelle que l’Union européenne continuera de soutenir les pays du Partenariat oriental qui souhaitent renforcer leur résilience et leur stabilité dans la région en proposant différents modes de coopération et d’engagement, y compris par des moyens cybernétiques, hybrides et d’autres moyens non militaires.

(1)  JO L 261 du 30.8.2014, p. 4.

(2)  JO L 260 du 30.8.2014, p. 4.

(3)  JO L 161 du 29.5.2014, p. 3.

(4)  JO L 23 du 26.1.2018, p. 4.

(5)  JO L 246 du 17.9.1999, p. 3.

(6)  JO C 198 du 6.7.2011, p. 4.

(7)  JO C 362 du 8.9.2021, p. 114.

(8)  JO C 134 du 24.4.2020, p. 16.

(9)  JO L 189 du 28.5.2021, p. 1.

(10)  JO C 193 du 31.5.2016, p. 17.

(11)  JO C 444 du 10.12.2018, p. 1.

(12)  JO C 388 du 13.11.2020, p. 2.

(13)  JO C 371 du 15.9.2021, p. 134.

(14)  JO C 371 du 15.9.2021, p. 110.

(15)  JO L 249 du 27.9.2017, p. 1.

(16)  JO C 202 du 28.5.2021, p. 25.

(17)  JO C 171 du 6.5.2021, p. 25.

(18)  JO C 119 du 28.5.2009, p. 2.

(19)  JO C 493 du 27.12.2022, p. 70.

(20)  Textes adoptés de cette date, P9_TA(2022)0406.