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Exposition à l’amiante: protection des travailleurs
L’amiante est un minéral d’origine naturelle dont les fibres peuvent se séparer en fins filaments durables. Il a été largement utilisé par de nombreuses industries car ses fibres constituent d’excellents isolants (elles sont résistantes à la chaleur, au feu et aux produits chimiques et ne conduisent pas l’électricité).
En revanche, il s’agit d’une substance particulièrement dangereuse [classée comme cancérogène de catégorie 1A dans le règlement (CE) no1272/2008 relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des substances chimiques]. Si un produit contenant de l’amiante est transformé, de minuscules fibres peuvent être inhalées, ce qui entraîne à terme des maladies comme l’asbestose1 et le mésothéliome2 ainsi que d’autres formes de cancer.
Sont interdites les activités qui exposent les travailleurs aux fibres d’amiante lors:
L’unique exception à cette interdiction concerne le traitement et la mise en décharge des produits résultant de la démolition et du désamiantage.
Par ailleurs, il existe une interdiction à l’échelon de l’UE concernant la projection d’amiante au moyen de flocage et les activités qui impliquent l’incorporation de matériaux isolants ou insonorisants de faible densité qui contiennent de l’amiante.
Sont autorisés le traitement et la mise en décharge de produits résultant du désamiantage et de la démolition lorsque l’amiante est éliminé dans le cadre d’une opération préétablie avant d’entreprendre des travaux généraux de démolition. L’exposition doit être réduite au minimum par les moyens suivants:
Pour toute activité susceptible de présenter un risque d’exposition à la poussière provenant de l’amiante, ce risque doit être évalué de manière à déterminer la nature et le degré de l’exposition, sur la base d’un échantillonnage représentatif de l’exposition personnelle du travailleur. Les employeurs sont tenus de prévenir l’autorité compétente du pays de l’UE concerné avant d’entreprendre des travaux, notamment en indiquant:
Aucun travailleur ne doit être exposé à une concentration d’amiante en suspension dans l’air supérieure à 0,1 fibre par cm3. Si cette limite est dépassée, les travaux doivent être interrompus jusqu’à ce que des mesures supplémentaires soient prises pour protéger les travailleurs concernés, telles que:
Les employeurs sont tenus de prévoir une formation appropriée pour tous les travailleurs qui sont exposés ou susceptibles d’être exposés à de la poussière provenant de l’amiante ou à des matériaux contenant de l’amiante. Cette formation doit être dispensée à intervalles réguliers et sans frais pour les travailleurs. La formation doit comprendre des informations sur:
La santé de chaque travailleur doit faire l’objet d’une évaluation avant toute exposition à l’amiante. De plus, un dossier médical individuel doit être établi, et des évaluations ultérieures se déroulant au moins tous les trois ans doivent être prévues. Les médecins peuvent se prononcer sur des mesures individuelles éventuelles de protection. Ces mesures peuvent comprendre le retrait du travailleur concerné de toute exposition à la poussière provenant de l’amiante ou à des matériaux contenant de l’amiante.
Les pays de l’UE sont tenus de communiquer à la Commission européenne toute législation nationale qu’ils adoptent en la matière et de soumettre, tous les cinq ans, un rapport sur la mise en œuvre pratique de la présente directive. Ils doivent également tenir un registre des cas d’asbestose et de mésothéliome.
La directive abroge la directive précédente (directive 83/477/CEE) qui a été substantiellement remaniée à plusieurs reprises.
Elle s’applique depuis le .
Directive 2009/148/CE du Parlement européen et du Conseil du concernant la protection des travailleurs contre les risques liés à une exposition à l’amiante pendant le travail (version codifiée) (JO L 330 du , p. 28-36)
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