ISSN 1977-0936

doi:10.3000/19770936.C_2013.177.fra

Journal officiel

de l'Union européenne

C 177

European flag  

Édition de langue française

Communications et informations

56e année
22 juin 2013


Numéro d'information

Sommaire

page

 

IV   Informations

 

INFORMATIONS PROVENANT DES INSTITUTIONS, ORGANES ET ORGANISMES DE L'UNION EUROPÉENNE

 

Commission européenne

2013/C 177/01

Taux de change de l'euro

1

 

INFORMATIONS PROVENANT DES ÉTATS MEMBRES

2013/C 177/02

Communication de la Commission conformément à l'article 16, paragraphe 4, du règlement (CE) no 1008/2008 du Parlement européen et du Conseil établissant des règles communes pour l'exploitation de services aériens dans la Communauté — Modification d'obligations de service public imposées à des services aériens réguliers ( 1 )

2

2013/C 177/03

Communication de la Commission conformément à l’article 17, paragraphe 5, du règlement (CE) no 1008/2008 du Parlement européen et du Conseil établissant des règles communes pour l’exploitation de services aériens dans la Communauté — Appel d'offres portant sur l'exploitation de services aériens réguliers conformément aux obligations de service public

3

2013/C 177/04

Communication de la Commission conformément à l'article 16, paragraphe 4, du règlement (CE) no 1008/2008 du Parlement européen et du Conseil établissant des règles communes pour l'exploitation de services aériens dans la Communauté — Modification d'obligations de service public imposées à des services aériens réguliers ( 1 )

4

2013/C 177/05

Communication de la Commission conformément à l’article 17, paragraphe 5, du règlement (CE) no 1008/2008 du Parlement européen et du Conseil établissant des règles communes pour l’exploitation de services aériens dans la Communauté — Appel d'offres portant sur l'exploitation de services aériens réguliers conformément aux obligations de service public

5

 

V   Avis

 

PROCÉDURES RELATIVES À LA MISE EN ŒUVRE DE LA POLITIQUE DE CONCURRENCE

 

Commission européenne

2013/C 177/06

Notification préalable d'une concentration (Affaire COMP/M.6959 — Onex/JELD-WEN) — Cas susceptible d'être traité selon la procédure simplifiée ( 1 )

6

 

AUTRES ACTES

 

Commission européenne

2013/C 177/07

Publication d’une demande en application de l’article 50, paragraphe 2, point a), du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil relatif aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires

8

2013/C 177/08

Publication d’une demande en application de l’article 50, paragraphe 2, point b), du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil relatif aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires

12

2013/C 177/09

Publication d’une demande en application de l’article 50, paragraphe 2, point a), du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil relatif aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires

18

2013/C 177/10

Publication d'une demande de modification en application de l'article 50, paragraphe 2, point a), du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil relatif aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires

24

 

2013/C 177/11

Avis au lecteur (voir page 3 de la couverture)

s3

 


 

(1)   Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE

FR

 


IV Informations

INFORMATIONS PROVENANT DES INSTITUTIONS, ORGANES ET ORGANISMES DE L'UNION EUROPÉENNE

Commission européenne

22.6.2013   

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 177/1


Taux de change de l'euro (1)

21 juin 2013

2013/C 177/01

1 euro =


 

Monnaie

Taux de change

USD

dollar des États-Unis

1,3180

JPY

yen japonais

128,66

DKK

couronne danoise

7,4582

GBP

livre sterling

0,85330

SEK

couronne suédoise

8,6927

CHF

franc suisse

1,2257

ISK

couronne islandaise

 

NOK

couronne norvégienne

7,9090

BGN

lev bulgare

1,9558

CZK

couronne tchèque

25,825

HUF

forint hongrois

298,87

LTL

litas lituanien

3,4528

LVL

lats letton

0,7016

PLN

zloty polonais

4,3289

RON

leu roumain

4,5350

TRY

lire turque

2,5515

AUD

dollar australien

1,4296

CAD

dollar canadien

1,3705

HKD

dollar de Hong Kong

10,2239

NZD

dollar néo-zélandais

1,7004

SGD

dollar de Singapour

1,6790

KRW

won sud-coréen

1 521,52

ZAR

rand sud-africain

13,4906

CNY

yuan ren-min-bi chinois

8,0832

HRK

kuna croate

7,4905

IDR

rupiah indonésien

13 088,24

MYR

ringgit malais

4,2222

PHP

peso philippin

57,707

RUB

rouble russe

43,2260

THB

baht thaïlandais

41,003

BRL

real brésilien

2,9737

MXN

peso mexicain

17,5558

INR

roupie indienne

78,1200


(1)  Source: taux de change de référence publié par la Banque centrale européenne.


INFORMATIONS PROVENANT DES ÉTATS MEMBRES

22.6.2013   

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 177/2


Communication de la Commission conformément à l'article 16, paragraphe 4, du règlement (CE) no 1008/2008 du Parlement européen et du Conseil établissant des règles communes pour l'exploitation de services aériens dans la Communauté

Modification d'obligations de service public imposées à des services aériens réguliers

(Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)

2013/C 177/02

État membre

Finlande

Liaison aérienne concernée

Helsinki–Varkaus

Date initiale d'entrée en vigueur des obligations de service public

à partir du 1er octobre 2010

Date d'entrée en vigueur des modifications

à partir du 1er janvier 2014

Adresse à laquelle peuvent être obtenus le texte et toute information et/ou document pertinents se rapportant à l'obligation de service public

Ministère des transports et des communications

Kirjaamo

PB 31

FI-00023 Valtioneuvosto, Helsinki

SUOMI/FINLAND

Tél. +358 295342001

Fax +358 916028596

Courriel: kirjaamo@mintc.fi

Internet: http://www.lvm.fi


22.6.2013   

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 177/3


Communication de la Commission conformément à l’article 17, paragraphe 5, du règlement (CE) no 1008/2008 du Parlement européen et du Conseil établissant des règles communes pour l’exploitation de services aériens dans la Communauté

Appel d'offres portant sur l'exploitation de services aériens réguliers conformément aux obligations de service public

2013/C 177/03

État membre

Finlande

Liaison aérienne concernée

Helsinki–Varkaus

Période de validité du marché

1er janvier 2014–31 décembre 2015

Date limite de soumission des offres

61 jours après la date de publication de l’avis relatif à l’obligation de service public

Adresse où le texte de l’appel d’offres et l’ensemble des informations et/ou des documents se rapportant à l’appel d’offres et à l’obligation de service public peuvent être obtenus gratuitement

Ministère des transports et des communications

Kirjaamo

PB 31

FI-00023 Valtioneuvosto, Helsinki

SUOMI/FINLAND

Tél. +358 295342001

Fax +358 916028596

Courriel: kirjaamo@lvm.fi

Internet: http://www.lvm.fi


22.6.2013   

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 177/4


Communication de la Commission conformément à l'article 16, paragraphe 4, du règlement (CE) no 1008/2008 du Parlement européen et du Conseil établissant des règles communes pour l'exploitation de services aériens dans la Communauté

Modification d'obligations de service public imposées à des services aériens réguliers

(Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)

2013/C 177/04

État membre

Finlande

Liaison aérienne concernée

Helsinki–Savonlinna

Date initiale d'entrée en vigueur des obligations de service public

à partir du 22 août 2005

Date d'entrée en vigueur des modifications

à partir du 1er janvier 2014

Adresse à laquelle peuvent être obtenus le texte et toute information et/ou document pertinents se rapportant à l'obligation de service public

Ministère des transports et des communications

Kirjaamo

PB 31

FI-00023 Valtioneuvosto, Helsinki

SUOMI/FINLAND

Tél. +358 295342001

Fax +358 916028596

Courriel: kirjaamo@mintc.fi

Internet: http://www.lvm.fi


22.6.2013   

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 177/5


Communication de la Commission conformément à l’article 17, paragraphe 5, du règlement (CE) no 1008/2008 du Parlement européen et du Conseil établissant des règles communes pour l’exploitation de services aériens dans la Communauté

Appel d'offres portant sur l'exploitation de services aériens réguliers conformément aux obligations de service public

2013/C 177/05

État membre

Finlande

Liaison aérienne concernée

Helsinki–Savonlinna

Période de validité du contrat

1er janvier 2014-31 décembre 2015

Date limite de remise des offres

61 jours après la date de publication de l’avis relatif à l’obligation de service public

Adresse où le texte de l’appel d’offres et l’ensemble des informations et/ou des documents se rapportant à l’appel d’offres et à l’obligation de service public peuvent être obtenus gratuitement

Ministère des transports et des communications

Kirjaamo

PB 31

FI-00023 Valtioneuvosto, Helsinki

SUOMI/FINLAND

Tél. + 358 295342001

Fax + 358 916028596

Courriel: kirjaamo@lvm.fi

Internet: http://www.lvm.fi


V Avis

PROCÉDURES RELATIVES À LA MISE EN ŒUVRE DE LA POLITIQUE DE CONCURRENCE

Commission européenne

22.6.2013   

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 177/6


Notification préalable d'une concentration

(Affaire COMP/M.6959 — Onex/JELD-WEN)

Cas susceptible d'être traité selon la procédure simplifiée

(Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)

2013/C 177/06

1.

Le 17 juin 2013, la Commission a reçu notification, conformément à l’article 4 du règlement (CE) no 139/2004 du Conseil (1), d’un projet de concentration par lequel l'entreprise Onex Corporation («Onex», Canada) acquiert, au sens de l'article 3, paragraphe 1, point b), du règlement CE sur les concentrations, le contrôle de l'ensemble de l'entreprise JELD-WEN Holding, inc. («JELD-WEN», États-Unis) par achat d’actions.

2.

Les activités des entreprises considérées sont les suivantes:

Onex est une société anonyme établie au Canada et cotée à la bourse de Toronto qui investit dans des entreprises opérant dans un large éventail de secteurs industriels par l'intermédiaire de différents fonds de placement privés, notamment Onex Partners LP, Onex Partners II LP, Onex Partners III LP, ONCAP II LP et ONCAP III LP. Actuellement, Onex exerce un contrôle conjoint sur JELD-WEN,

JELD-WEN est une entreprise américaine opérant à l'échelle mondiale, spécialisée dans la construction et la distribution de fenêtres et de portes. Elle propose une ligne complète de portes et de fenêtres, ainsi que des ouvrages de menuiserie préfabriqués et d'autres produits de la construction connexes, vendus à un large éventail de clients dans les secteurs de la construction de bâtiments neufs, de la rénovation et des marchés d'équipements légers. La gamme de produits commercialisés par JELD-WEN dans le monde entier comprend les portes intérieures standard et spéciales, les blocs-portes offrant des performances, les blocs-portes extérieurs, les accessoires pour portes, les fenêtres, les portes/écrans de douche, les portes pour placards, les portes-fenêtres, les penderies et les escaliers.

3.

Après examen préliminaire et sans préjudice de sa décision définitive sur ce point, la Commission estime que l'opération notifiée pourrait entrer dans le champ d'application du règlement CE sur les concentrations. Conformément à la communication de la Commission relative à une procédure simplifiée de traitement de certaines opérations de concentration en application du règlement CE sur les concentrations (2), il convient de noter que ce cas est susceptible d'être traité selon la procédure définie par ladite communication.

4.

La Commission invite les tiers intéressés à lui présenter leurs observations éventuelles sur le projet de concentration.

Ces observations devront lui parvenir au plus tard dans un délai de dix jours à compter de la date de la présente publication. Elles peuvent être envoyées par télécopie (+32 22964301), par courrier électronique à l’adresse COMP-MERGER-REGISTRY@ec.europa.eu ou par courrier postal, sous la référence COMP/M.6959 — Onex/JELD-WEN, à l'adresse suivante:

Commission européenne

Direction générale de la concurrence

Greffe des concentrations

1049 Bruxelles

BELGIQUE


(1)  JO L 24 du 29.1.2004, p. 1 (le «règlement CE sur les concentrations»).

(2)  JO C 56 du 5.3.2005, p. 32 (la «communication sur une procédure simplifiée»).


AUTRES ACTES

Commission européenne

22.6.2013   

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 177/8


Publication d’une demande en application de l’article 50, paragraphe 2, point a), du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil relatif aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires

2013/C 177/07

La présente publication confère un droit d’opposition conformément à l’article 51 du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil (1).

DOCUMENT UNIQUE

RÈGLEMENT (CE) No 510/2006 DU CONSEIL

relatif à la protection des indications géographiques et des appellations d’origine des produits agricoles et des denrées alimentaires  (2)

«LIERS VLAAIKE»

No CE: BE-PGI-0005-0967-22.02.2012

IGP ( X ) AOP ( )

1.   Dénomination

«Liers vlaaike»

2.   État membre ou pays tiers

Belgique

3.   Description du produit agricole ou de la denrée alimentaire

3.1.   Type de produit

Classe 2.4.

Produits de la boulangerie, pâtisserie, confiserie ou biscuiterie

3.2.   Description du produit portant la dénomination visée au point 1

Les «Lierse vlaaikes» sont de petites tartelettes rondes d'environ 3 cm de haut, d'un diamètre de 5 à 6 cm et d'un poids d'environ 45 grammes.

La tartelette se compose d'un fond et d'une garniture.

Le fond est un fond de tarte mince, de 3 à 4 mm d'épaisseur, et assez haut, à base de pâte brisée non sucrée et cuite à blanc.

Il est garni d'une pâte épicée et sucrée de couleur foncée. Le fond est rempli à ras bord, la garniture prend une forme légèrement bombée à la cuisson, sa structure est onctueuse et sa couleur brun très foncé.

Sa saveur est dominée par les épices et le sirop de candi.

Texture

:

fond: croquant

garniture: onctueuse

Couleur

:

fond: couleur pâle

garniture: brun foncé

Goût

:

fond: sec et non sucré

garniture: goût sucré du sirop de candi et saveur épicée (cannelle, clou de girofle, noix de muscade et coriandre)

3.3.   Matières premières (uniquement pour les produits transformés)

Le fond est préparé à l'aide de farine de froment neutre (qualité 11,5/680), d'eau et de beurre.

La garniture est composée de chapelure grossière, de sirop de candi clair, de lait entier et de farine de froment neutre (qualité 11,5/680).

Cette garniture est assaisonnée au moyen d'un mélange aux quatre épices constitué à parts égales de cannelle, de clou de girofle, de noix de muscade et de coriandre.

3.4.   Aliments pour animaux (uniquement pour les produits d’origine animale)

3.5.   Étapes spécifiques de la production qui doivent avoir lieu dans l’aire géographique délimitée

La préparation de la pâte, la mise en forme de la tartelette et la cuisson de la «Liers vlaaike» doivent avoir lieu dans l'aire géographique délimitée.

3.6.   Règles spécifiques applicables au tranchage, râpage, conditionnement, etc.

3.7.   Règles spécifiques d’étiquetage

L'étiquette doit porter les mentions suivantes: «Liers vlaaike», le logo de l'UE pour les indications géographiques protégées et le logo présenté ci-dessous de la «Liers vlaaike».

Image

4.   Description succincte de la délimitation de l’aire géographique

L'aire géographique couvre la ville de Lierre (en néerlandais Lier), y compris l'entité communale de Koningshooikt dans la province d'Anvers.

5.   Lien avec l’aire géographique

5.1.   Spécificité de l’aire géographique

Les «vlaaien» et leurs variantes font partie du patrimoine pâtissier flamand. Il s'agit généralement de tartes simples préparées tant par les amateurs que par les professionnels. Elles furent même immortalisées par les maîtres flamands comme Pieter Brueghel. Un certain nombre de préparations ont survécu à l'épreuve du temps et sont devenues d'authentiques spécialités régionales.

Les pâtissiers de Lierre ont maintenu la tradition de la «Liers vlaaike». La recette et le savoir-faire qu'elle nécessite sont tellement liés à Lierre que ce petit gâteau n'a jamais été préparé en dehors de cette ville. Les pâtissiers lierrois le vendaient toutefois en dehors des frontières municipales, sur les marchés anversois, par exemple.

Le fait que la «Liers vlaaike» ait vu le jour dans un endroit si proche de la ville portuaire d'Anvers n'est pas un hasard. La saveur caractéristique de la «Liers vlaaike» est dominée par le mélange de quatre épices et par le sirop de candi. Anvers était l'un des principaux ports d'entrée en Europe pour les épices et la canne à sucre en provenance d'Orient. La canne à sucre était transformée sur place pour fabriquer le sucre candi et la cassonade de candi.

Plusieurs anciennes formes à tartelettes en bois sont aujourd'hui encore conservées à Lierre. Avant la Deuxième guerre mondiale, le fond de tarte était mis en forme dans ces petits moules en bois. Pour ce faire, une pâte était réalisée avec de l'eau chaude, les moules étaient recouverts de pâte et celle-ci reposait quelques jours pour sécher. Ensuite seulement, les fonds de tarte étaient extraits des moules et cuits avec leur garniture.

5.2.   Spécificité du produit

La recette unique et traditionnelle de la «Liers vlaaike» a été conservée par les boulangers de Lierre.

Elle se distingue des autres tartes flamandes par:

:

sa forme

:

il s'agit d'un petit gâteau individuel;

:

son fond

:

réalisé à partir d'une pâte sèche et non sucrée;

:

sa garniture

:

à base de chapelure, de sirop de candi et d'épices.

La «Liers vlaaike» ne contient pas d'œuf, de sel, de conservateur ni d'améliorant. La plupart des boulangers préparent leur propre chapelure à partir de restes de pistolets, petits pains, sandwichs ou baguettes secs et râpés.

L'association, dans cette petite tartelette, d'une croûte non sucrée et d'une garniture très sucrée et relevée permet de créer un produit régional unique que seuls les boulangers de Lierre proposent à la vente. C'est donc bien uniquement cette tartelette précise qui est connue sous le nom de «Liers vlaaike». Il n'existe pas d'autre variante.

5.3.   Lien causal entre l’aire géographique et la qualité ou les caractéristiques du produit (pour les AOP), ou une qualité spécifique, la réputation ou une autre caractéristique du produit (pour les IGP)

L'indication géographique protégée «Liers vlaaike» est fondée sur la renommée dont jouit ce produit, qui est fabriqué depuis plus de trois cents ans dans la ville de Lierre.

D'après la tradition, l'origine de la «Liers vlaaike» remonte à l'année 1722. Lodewijk Jozef van Kessel, chanoine de la cathédrale Saint-Bavon à Gand, mentionne la recette dans ses mémoires. «Prenez une demi-pinte de lait cru, trois biscuits, trois clous de girofle écrasés. Portez le tout à ébullition et nappez de sirop, pour sucrer. Versez le mélange dans une croûte à tarte. Faites cuire le tout.» La recette de la garniture n'a presque pas changé, les biscuits ont été remplacés par de la chapelure et un mélange d'épices est utilisé à la place du clou de girofle seul.

En 1890, lors d'une exposition du secteur commercial de Lierre, à l'occasion des fêtes de Saint-Gommaire, Sa Majesté le Roi Léopold II et Sa Majesté la Reine Marie Henriette se virent proposer quelques «Lierse vlaaikes» sur un plateau d'argent par le boulanger Van den Eynde, sans que personne n'en eût été averti auparavant. Sa Majesté la Reine prit une tartelette, qu'elle dégusta avec plaisir. Elle s'adressa ensuite à M. Van den Eynde, lui indiqua que c'était vraiment délicieux et lui demanda comment se préparait une telle pâtisserie. Le boulanger, qui ne tenait pas à ce que la recette de sa spécialité soit entendue par les personnes présentes, aurait répondu: «Votre Majesté, ne m'en veuillez point mais la maison tient à garder le secret!» La reine répondit alors en souriant: «Bien sûr, c'est vrai, il ne faudrait pas que je vous fasse concurrence …». Quelques semaines plus tard, la devanture de la boulangerie Van den Eynde dans la Antwerpse Straat se voyait ornée des armoiries royales, suivies du titre de «Fournisseur de la Cour».

En 1925, Felix Timmermans, célèbre écrivain flamand, inclut la «Liers vlaaike» dans son hymne intitulé «Schoon Lier».

La «Liers vlaaike» figure dans bon nombre de publications anciennes et plus récentes qui traitent des produits régionaux. À titre d’exemple: dans le livre «De Zoete Provincie; Ambachtelijke specialiteiten uit Antwerpen» (1998 et 2007) la «Lierse vlaaike» est citée parmi les plus anciennes pâtisseries régionales. De même, il est indiqué dans «Wat folklore in betrekking met de Pasteibakkerij» de A. Vanaise (1932) que: «Les Liersche Vlaaikens sont un mets bien connu. Ces biscuits ronds sont cuits dans des moules et préparés à partir d'un mélange de pain moulu, de sirop et de lait».

Des guides touristiques tels que «Zwerven door Vlaanderen» de Jan Lambin (1961), «Ippa’s Streekgerechtengids voor België» (1995), «Lekker Antwerpen» (1993) et la «Kleine culinaire encyclopedie» (2009) mentionnent la «Liers vlaaike». Cette pâtisserie jouit même d'une reconnaissance internationale sur l'internet.

Selon une étude de marché quantitative du VLAM (Vlaams Centrum voor Agro- en Visserij Marketing vzw) menée auprès des habitants de la province d'Anvers, la «Liers vlaaike» est considérée comme un produit régional traditionnel par 72 % des personnes interrogées (2003).

La «Liers vlaaike» a été ajoutée à la liste flamande Euroterroir (1995) et reconnue, en 2007, en tant que produit régional traditionnel flamand.

Cette pâtisserie est fabriquée pendant toute l'année et c'est un dessert que les Lierrois aiment offrir lorsqu'ils sont invités en dehors de leur ville. Elle est généralement au menu des petites et grandes festivités municipales, ainsi qu'à l'hôtel de ville. Lors d'une visite effectuée dans la ville de Lierre en l'an 2000, le couple princier Philippe et Mathilde de Belgique a pu savourer les délicieuses tartelettes de Lierre. Lors des festivités locales, comme la fête donnée en l'honneur de tous les habitants de Lierre âgés de 75 ans, la ville offre du café et une «Liers vlaaike» à tous les convives. Différents restaurants locaux ne manquent quant à eux jamais de servir une «Liers vlaaike» en guise de mignardise, pour accompagner le café.

Référence à la publication du cahier des charges

[article 5, paragraphe 7, du règlement (CE) no 510/2006 (3)]

http://lv.vlaanderen.be/nlapps/data/docattachments/20120117_dossier%20met%20bijlage.pdf

ou

http://www.vlaanderen.be/landbouw — beleid — kwaliteitssystemen — Europese kwaliteitssystemen — vlaamse dossiers


(1)  JO L 343 du 14.12.2012, p. 1.

(2)  Remplacé par le règlement (UE) no 1151/2012.

(3)  Cf. note 2.


22.6.2013   

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 177/12


Publication d’une demande en application de l’article 50, paragraphe 2, point b), du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil relatif aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires

2013/C 177/08

La présente publication confère un droit d’opposition conformément à l’article 51 du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil (1).

DEMANDE D’ENREGISTREMENT D’UNE STG

RÈGLEMENT (CE) No 509/2006 DU CONSEIL

relatif aux spécialités traditionnelles garanties des produits agricoles et des denrées alimentaires  (2)

«SALINĀTĀ RUDZU RUPJMAIZE»

No CE: LV-TSG-0007-01043-11.10.12

1.   Nom et adresse du groupement demandeur

L’association «Latvijas Maiznieku biedrība»

Adresse: Lizuma iela 5

Rīga, LV-1006

LATVIJA

Tél. +371 6754540, +371 27063370

Courriel: birojs@maizniekubiedriba.lv

2.   État membre ou pays tiers

Lettonie

3.   Cahier des charges

3.1.   Nom(s) à enregistrer [article 2 du règlement (CE) no 1216/2007 de la Commission]

«Salinātā rudzu rupjmaize»

3.2.   Il s’agit d’un nom

spécifique en lui-même

indiquant les caractéristiques spécifiques du produit agricole ou de la denrée alimentaire

Le terme «salināt» signifie adoucir, sucrer, par exemple en versant de l’eau très chaude sur de la farine [K. Karulis, Latviešu etimoloģijas vārdnīca (Dictionnaire étymologique de la langue lettone), vol. II, 1992]. Il s’agit d’un terme ancien, couramment utilisé dans la partie occidentale de la Lettonie dès le XVIIIe siècle.

L’expression «salinātā rudzu rupjmaize» désigne du pain à base de farine de seigle dont la préparation fait appel à la technique de l’échaudage, ce qui signifie que de l’eau très chaude est versée sur une partie de la farine afin d’adoucir le pain.

Dans son étude Mūsu maize. Our Daily Bread («Notre pain quotidien»), publiée en 2004, l’ethnographe Indra Čekstere a également expliqué qu’au Kurzeme, le rupjmaize (pain de seigle) est appelé salināta maize lorsqu’une partie de la farine a été échaudée au moyen d’eau très chaude.

3.3.   Demande de réservation du nom conformément à l’article 13, paragraphe 2, du règlement (CE) no 509/2006

Enregistrement accompagné de la réservation du nom

Enregistrement non accompagné de la réservation du nom

3.4.   Type de produit

Classe 2.3.

Produits de la confiserie, de la boulangerie, de la pâtisserie ou de la biscuiterie.

3.5.   Description du produit agricole ou de la denrée alimentaire portant le nom visé au point 3.1 [article 3, paragraphe 1, du règlement (CE) no 1216/2007]

Le «salinātā rudzu rupjmaize» est un pain au levain naturel fabriqué en Lettonie à base de farine de seigle, dont le procédé de fabrication utilise de la farine échaudée et du ferment. Ce type de pain est cuit sur la sole d’un four très chaud et a la forme d’une miche allongée pesant un ou plusieurs kilos, avec une croûte lisse et foncée, sur laquelle de la pâte d’amidon ou de l’eau est appliquée après la cuisson.

Forme et aspect extérieur: miche allongée aux extrémités arrondies, au moins deux fois plus longue que large; un dessin peut figurer sur la croûte supérieure, de même que des entailles sur les côtés.

Croûte: foncée, lisse, brillante; peut être saupoudrée de graines de carvi; la croûte inférieure peut comporter du son, de la farine ou des feuilles d’érable.

Mie: foncée, avec des petits et des grands trous, élastique, peut être légèrement humide.

Goût et arôme: arôme agréable de pain cuit et de graines de carvi, goût aigre-doux perceptible de pain de seigle.

3.6.   Description de la méthode d’obtention du produit agricole ou de la denrée alimentaire portant le nom visé au point 3.1 [article 3, paragraphe 2, du règlement (CE) no 1216/2007]

La technique de fabrication du «salinātā rudzu rupjmaize» comprend plusieurs étapes: préparation, refroidissement et fermentation de la farine échaudée, pétrissage et levage de la pâte, séparation, façonnage de miches, cuisson.

Recette du «salinātā rudzu rupjmaize» (pour 10 kg de farine)  (3)

Farine échaudée

Farine de seigle

3 kg

Graines de carvi

0,08-0,1 kg

Eau très chaude

6-8 litres

Malt de seigle

0,2-0,3 kg non fermenté

Température de l’eau:

85-95 °C

Température de la farine échaudée

initiale

:

63-68 °C

finale

:

35-28 °C

Temps de préparation:

12-24 heures

Fermentation de la farine échaudée

Farine échaudée refroidie

7-10 kg

Ferment

0,4-0,6 kg

Durée de fermentation:

3-6 heures

Température de fermentation:

35-36 °C

Pâte

Farine échaudée fermentée

7-10 kg

Farine de seigle

7 kg

Sucre

0,4-0,8 kg

Sel

0,15-0,2 kg

Durée de fermentation:

2-3 heures

Température de fermentation:

30-34 °C

La farine que l’on échaude pour préparer le «salinātā rudzu rupjmaize» est la farine de seigle. Traditionnellement, la farine échaudée est préparée dans des cuves faites de planches de bois de feuillus, par exemple de peuplier ou de tilleul, d’une contenance d’environ 30 litres, et est mélangée avec une spatule en bois. La microflore issue des pâtes fermentées précédemment et préservée sur les parois de la cuve en bois stimule la fermentation lactique, raison pour laquelle la cuve n’est pas lavée, mais soigneusement raclée et conservée dans un endroit sec. Environ 30 % (3 kg) de la quantité totale de farine utilisée pour fabriquer le pain (10 kg) est utilisée pour préparer la farine échaudée. La farine réservée pour l’échaudage et les graines de carvi sont «adoucies», c’est-à-dire échaudées au moyen d’eau à une température d’environ 95 °C. À l’issue de ce processus, la température de la farine échaudée devrait se situer entre 63 et 68 °C.

Généralement, il convient d’utiliser 2 à 2,5 fois plus d’eau que de farine. L’eau est ajoutée progressivement de façon à ce que la farine et l’eau puissent être plus facilement mélangées en une masse homogène, d’une consistance semblable à celle de la crème épaisse. Lorsque la farine échaudée est à une température située entre 63 et 65 °C, on ajoute environ 200 à 300 g de malt de seigle non fermenté, puis l’ensemble doit être bien mélangé. Les graines de carvi et le malt apportent l’arôme de carvi et le goût aigre-doux spécifique du produit. Le goût sucré provient de la décomposition de l’amidon en sucres par le malt, tandis que le goût aigre est apporté par l’acide lactique et l’acide acétique résultant de la fermentation de l’acide lactique.

Correctement préparée, la masse de farine échaudée devrait avoir une texture homogène semblable à celle de la crème épaisse, ainsi qu’une couleur gris brunâtre. Une fois prête, la farine échaudée doit être laissée entre 2 et 4 heures dans la cuve où elle a été préparée, en s’assurant du maintien d’une température optimale (entre 63 et 65 °C) afin de permettre la transformation de l’amidon en sucres. Ensuite, la farine échaudée doit être mélangée pour refroidir. Le refroidissement et la fermentation de la farine échaudée ont lieu dans la même cuve pendant 12 à 24 heures. Lorsque la température atteint plus ou moins 36 °C, environ 0,2 kg de ferment de la fournée précédente de pains sont ajoutés à la farine échaudée pour stimuler la fermentation de l’acide lactique. Dans un premier temps, ce ferment ne peut être ajouté qu’à la partie supérieure de la cuve, puis plus profondément après quelques heures, jusqu’à la moitié de la farine échaudée, et enfin jusqu’en bas. Pendant la fermentation, la farine échaudée devient légèrement acide, et un agréable goût aigre-doux se forme.

Lorsque la farine échaudée a fermenté, la pâte est pétrie dans un pétrin en bois ou dans un bol à pétrir. La farine de seigle, le sucre et le sel sont ajoutés à la farine échaudée fermentée; on peut également ajouter jusqu’à 10 % de farine de froment. La pâte est pétrie jusqu’à ce qu’elle ne colle plus aux mains et que tous les ingrédients forment un mélange homogène. La surface de la pâte est aplanie avec les mains humides, puis la pâte est couverte et placée dans un endroit chaud pour continuer à lever. L’apparition de crevasses sur le haut de la pâte et le doublement du volume montrent que la pâte a levé. Elle peut alors être séparée et cuite.

La pâte en cours de levage est divisée en morceaux; les mains doivent rester humides. Le «salinātā rudzu rupjmaize» est façonné en miches allongées, qui sont lissées avec les mains humides; les côtés des plus grandes miches sont entaillés pour éviter qu’elles n’éclatent, et une croix, des entailles ou un symbole peuvent être tracés sur la surface de la miche. Les miches de pâte peuvent être placées sur des surfaces couvertes de tissu, sur une pelle ou des planches saupoudrées de son ou recouvertes de feuilles d’érable, puis placées dans le four. Les miches sont cuites sur la sole chaude du four, pas sur des plaques à pâtisserie ni dans des moules. Le four est chauffé à température très élevée (entre 280 et 350 °C) au début de la cuisson, de façon à permettre la formation d’une croûte plus solide qui ne craquera pas. Ensuite, la cuisson se poursuit à une température plus basse (entre 200 et 250 °C). Le temps de cuisson se situe entre une et deux heures, en fonction de la taille de la miche. Après les avoir retirées du four, on applique de la pâte d’amidon ou de l’eau sur les miches chaudes pour leur donner une croûte plus tendre et plus brillante.

Indicateurs organoleptiques et physico-chimiques de la qualité du pain

Forme, aspect extérieur

Miche allongée, au moins deux fois plus longue que large; croûte épaisse, foncée, brillante; peut être saupoudrée de graines de carvi

Porosité de la mie

Uniformément poreuse; les trous peuvent être grands ou petits

Élasticité de la mie

Foncée, élastique et légèrement humide

Goût et arôme

Arôme agréable de pain cuit et de graines de carvi, goût aigre-doux perceptible de pain de seigle

Acidité du pain, pH

8-14

Teneur en humidité du pain, %

38-45

Après la cuisson, le pain chaud est placé à refroidir dans une pièce fraîche, bien ventilée, ou couvert d’un tissu en lin. Une fois refroidi, le pain peut être vendu sous la forme d’une miche non tranchée ou bien découpé en plus petits morceaux ou en tranches. Il peut aussi être emballé dans un sac en tissu, en papier ou en plastique. Il peut être conservé à température ambiante (entre 15 et 25 °C) ou congelé (à – 18 °C). Le «salinātā rudzu rupjmaize» reste frais longtemps et peut être conservé pendant au moins 5 à 10 jours.

3.7.   Caractère spécifique du produit agricole ou de la denrée alimentaire [article 3, paragraphe 3, du règlement (CE) no 1216/2007]

Le «salinātā rudzu rupjmaize» doit sa caractéristique spécifique à sa recette et à sa technique de fabrication.

Contrairement à d’autres types de pain de seigle, la recette du «salinātā rudzu rupjmaize» ne fait pas appel à la levure de boulangerie, mais inclut de la farine de seigle, environ 0,8 % de graines de carvi, entre 4 et 8 % de sucre et 0,3 % de malt de seigle non fermenté.

La spécificité de la technique de fabrication réside dans le fait qu’avant la préparation de la pâte, environ 30 % de la farine de seigle est «adoucie», c’est-à-dire échaudée et que la farine échaudée est réservée et fermentée pendant au moins 12 heures. En outre, la farine échaudée est préparée dans des cuves en bois de feuillus, dans lesquelles elle refroidit plus lentement que dans des récipients en métal ou autre. Après avoir été échaudée au moyen d’eau très chaude (entre 85 et 95 °C), la farine est maintenue entre 63 et 65 °C pendant 2 à 4 heures supplémentaires pour permettre à l’amidon de se décomposer en sucres, ce qui confère au produit son goût sucré. Par ailleurs, des bactéries contenant de l’acide lactique provenant de la farine échaudée fermentée précédemment sont préservées sur les parois de la cuve, ce qui provoque peu à peu la fermentation de l’acide lactique et l’augmentation de l’acidité de la farine échaudée pendant son refroidissement. La fermentation de l’acide lactique empêche le développement de micro-organismes non désirés. La longueur du processus de préparation de la farine échaudée et du ferment permet aux micro-organismes de se multiplier en quantité suffisante pour donner au pain l’acidité, l’arôme et la porosité requis, si bien qu’on n’ajoute pas de levure de boulangerie.

Une autre spécificité du «salinātā rudzu rupjmaize» letton réside dans l’adjonction de graines de carvi pendant la préparation de la farine échaudée et de la pâte, ce qui confère au pain son arôme particulier de graines de carvi.

Le «salinātā rudzu rupjmaize» letton est également célèbre pour la forme allongée de la miche, qui est au moins deux fois plus longue que large, avec des extrémités arrondies formées à la main, pour sa croûte brun foncé lisse et brillante, enduite de pâte d’amidon, et pour sa mie aromatique. Il se cuit sur la sole chaude du four, pas sur des plaques à pâtisserie ni dans des moules, ce qui garantit une transmission intensive de la chaleur, préserve la forme du pain façonnée à la main et crée une miche plus grande avec une croûte plus solide.

3.8.   Caractère traditionnel du produit agricole ou de la denrée alimentaire [article 3, paragraphe 4, du règlement (CE) no 1216/2007]

Le pain de seigle a toujours été un des aliments de base des foyers lettons, raison pour laquelle il est même aujourd’hui un des symboles de l’identité nationale lettone. Il figure dans la section «Traditions populaires» du canon culturel letton. À l’instar de ses équivalents dans d’autres pays européens, le canon culturel letton est un recueil des œuvres artistiques et trésors culturels les plus remarquables et les plus significatifs, reflétant les réalisations culturelles les plus importantes de l’histoire de la nation.

Dans son étude Mūsu maize. Our daily bread (Notre pain quotidien), publiée en 2004, l’ethnographe Indra Čekstere explique que, dans les foyers lettons, «on prépare souvent du “salinātā rudzu rupjmaize” en versant de l’eau très chaude sur la farine dans le pétrin. Un morceau de pâte de la fournée de pain précédente est dissous dans de l’eau chaude et ajouté comme ferment. La pâte coulante est mélangée dans le pétrin et on la laisse fermenter pendant la nuit. On la bat avec une longue spatule en bois. Le matin, on commence le pétrissage. Celui-ci dure longtemps et on ajoute encore de la farine et des graines de carvi. Lorsque la pâte ne colle plus aux mains, on arrête de la pétrir. La cuve contenant la pâte en cours de levage est placée à côté du four, de petites miches allongées sont formées sur la pelle, qui est fleurée ou recouverte de feuilles d’érable, puis rapidement enfournée.»

Dans l’ouvrage Latviešu tradicionālie ēdieni («La cuisine traditionnelle lettone»), compilé par I. Heinola et S. Stinkule et publié en 2006 avec l’aide de la Fondation pour le capital culturel national, on peut lire que jusqu’au début du XXe siècle, les principales activités des Lettons et des Lives étaient l’agriculture et la pêche et que, dès lors, la base de leur alimentation était constituée de pain de seigle qu’ils cuisaient eux-mêmes et de différents plats cuits à l’eau. Cet ouvrage donne une description de la préparation du «salināta rudzu maize», en indiquant que la farine de seigle était utilisée dans sa préparation et qu’une partie de cette farine était échaudée. La pâte était préparée dans une cuve en bois et son levage était assuré par le ferment provenant de la fournée précédente et par des micro-organismes préservés sur les parois de la cuve. De longues miches étaient façonnées à partir de la pâte et cuites dans un four à bois.

Dans son livre Daudzveidīgā maizīte («Le petit pain sous toutes ses formes»), publié en 1993, la spécialiste en la matière Zigrīda Liepiņa donne également une description de la fabrication du «salinātā rudzu rupjmaize» traditionnel, tel qu’on le faisait encore au début du XXe siècle. Cette description souligne le caractère unique de l’échaudage de la farine et la longueur de sa fermentation dans des cuves en bois, qui créent l’arôme distinct et agréable du pain et sa mie poreuse et élastique.

M. Leiše, professeur d’arts ménagers et de travaux manuels, a décrit la préparation et la recette du «salinātā rudzu rupjmaize». Elle a indiqué qu’il était préférable d’utiliser un récipient en bois de feuillus pour préparer le pain, qu’une certaine quantité d’eau très chaude devait être versée sur une partie de la farine et que ce mélange devait ensuite être mélangé avec une spatule en bois jusqu’à ce que la pâte obtienne une consistance homogène. Environ 12 heures plus tard, lorsque la farine échaudée a refroidi, du ferment y est ajouté et le mélange fermente, et ce n’est qu’à ce moment que la pâte est pétrie. La pâte en cours de levage est divisée en morceaux et cuite sur la sole d’un four très chaud [Praktiskā mājturība (Les arts ménagers pratiques), publié par A. Gulbis, Riga, 1931].

Dans son ouvrage Latviešu tautas ēdieni («La cuisine nationale lettone»), recueil de documents réunis lors d’expéditions ethnographiques publié en 2009, L. Dumpe a décrit la manière dont le «salinātā rudzu maize» était préparé vers 1915. Elle indique que «le pain ordinaire était fermenté à l’aide d’eau chaude à une température de 45 à 65 °C, tandis que le pain “salinātā” était fermenté à l’aide d’eau très chaude à une température de 95 °C. Le pétrissage durait longtemps, jusqu’à ce que la pâte ne colle plus aux mains et qu’un trait blanc reste quand on tirait dessus avec le doigt. La pâte pétrie était couverte et on la laissait fermenter à nouveau dans un endroit chaud. La pâte levée était divisée en morceaux, façonnée en miches allongées et cuite sur la sole. De l’eau ou de la pâte d’amidon était ensuite appliquée sur les miches chaudes, ce qui rendait la croûte tendre et brillante.»

3.9.   Exigences minimales et procédures en matière de contrôle de la spécificité [article 4 du règlement (CE) no 1216/2007]

Un «salināta rudzu rupjmaize» doit répondre aux exigences minimales de base décrites dans le cahier des charges et présenter les caractéristiques spécifiques du produit

Les exigences minimales de base applicables au «salināta rudzu rupjmaize» sont les suivantes:

1)

la préparation du «salinātā rudzu rupjmaize» s’effectue conformément à la méthode d’obtention visée au point 3.6, en utilisant les ingrédients qui y sont spécifiés;

2)

une fois cuit, le pain de seigle se présente comme suit:

forme et aspect extérieur: miche allongée bien formée, avec des extrémités arrondies; un dessin ou des entailles peuvent être réalisés sur les côtés ou au-dessus;

croûte: foncée, lisse, brillante; peut être saupoudrée de graines de carvi; la croûte inférieure peut comporter du son ou de la farine et la miche peut être cuite sur des feuilles d’érable;

mie: avec des petits et des grands trous, élastique, peut être légèrement humide;

goût et arôme: arôme agréable de pain cuit et de graines de carvi, goût aigre-doux perceptible de pain de seigle.

Le nombre de «salinātā rudzu rupjmaize» préparés et vendus par un producteur doit être consigné dans le registre correspondant.

Les producteurs sont tenus de rassembler et de présenter aux inspecteurs les documents nécessaires pour déterminer la composition du produit.

Le contrôle du respect du cahier des charges, de l’utilisation des ingrédients indiqués, de la méthode de préparation, de l’apparence du produit fini et de ses caractéristiques organoleptiques est effectué pour chaque fournée par un employé du producteur affecté à cette tâche, ainsi qu’une fois par an par l’organisme de contrôle.

4.   Autorités ou organismes chargés de vérifier le respect du cahier des charges

4.1.   Nom et adresse

Nom:

Pārtikas un veterinārais dienests

Adresse:

Peldu iela 30

Rīga, LV-1050

LATVIJA

Tél.

+371 67095230

Courriel:

pvd@pvd.gov.lv

☒ Publique

 Privée

4.2.   Tâches spécifiques de l’autorité ou de l’organisme

L’organisme de contrôle, le Pārtikas un veterinārais dienests, est responsable du contrôle du respect de la méthode de préparation et des indicateurs de qualité définis au point 3.6. Les contrôles portent sur la méthode de préparation et sur la recette utilisée, ainsi que sur les caractéristiques organoleptiques du produit.


(1)  JO L 343 du 14.12.2012, p. 1.

(2)  JO L 93 du 31.3.2006, p. 1.

(3)  D’après la recette mentionnée, il est possible de préparer environ 15 à 20 kg de pâte et de cuire 13 à 18 miches d’un kilo, compte tenu du fait que le pain perd 10 % de son poids durant la cuisson. Après celle-ci, les miches sont recouvertes de pâte d’amidon, préparée en faisant bouillir ensemble de la farine de pommes de terre et de l’eau pour obtenir une pâte liquide.


22.6.2013   

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 177/18


Publication d’une demande en application de l’article 50, paragraphe 2, point a), du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil relatif aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires

2013/C 177/09

La présente publication confère un droit d’opposition conformément à l’article 51 du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil (1).

DEMANDE DE MODIFICATION

RÈGLEMENT (CE) No 510/2006 DU CONSEIL

relatif à la protection des indications géographiques et des appellations d'origine des produits agricoles et des denrées alimentaires  (2)

DEMANDE DE MODIFICATION CONFORMÉMENT À L'ARTICLE 9

«PERAS DE RINCÓN DE SOTO»

No CE: ES-PDO-0105-0251-05.10.2010

IGP ( ) AOP ( X )

1.   Rubrique du cahier des charges faisant l'objet de la modification

Dénomination du produit

Description du produit

Aire géographique

Preuve de l'origine

Méthode d'obtention

Lien

Étiquetage

Exigences nationales

Autres (Structure de contrôle; exigences légales)

2.   Type de modification(s)

Modification du document unique ou du résumé

Modification du cahier des charges de l’AOP ou de l’IGP enregistrée, pour laquelle aucun document unique ni résumé n’a été publié

Modification du cahier des charges n'entraînant aucune modification du document unique publié [article 9, paragraphe 3, du règlement (CE) no 510/2006]

Modification temporaire du cahier des charges résultant de l'adoption de mesures sanitaires ou phytosanitaires obligatoires par les autorités publiques [article 9, paragraphe 4, du règlement (CE) no 510/2006]

3.   Modification(s)

3.1.   Description

Le point B.3 «Caractéristiques distinctives» est modifié de façon à structurer son contenu en plusieurs sous-points: B.3.1. Caractéristiques physico-chimiques, B.3.2. Caractéristiques organoleptiques et B.3.3. Caractéristiques physiques.

En outre, dans le sous-point B.3.1 «Caractéristiques physico-chimiques» (lesquelles seront mesurées au moment de l'expédition du produit et non de la récolte), la valeur limite de la teneur en solides solubles est supprimée étant donné qu'il est inutile de fixer cette limite compte tenu de la douceur spécifique et distinctive de notre produit. Il en va de même pour la valeur limite de la dureté, qui est adaptée en fonction de l’évolution de ce fruit climatérique qui poursuit sa maturation après la récolte (ce qui augmente sa douceur et diminue la consistance de la pulpe), des besoins du marché et des goûts des consommateurs. Par ailleurs, au vu de l'expérience acquise, il est admis, le cas échéant, de réduire de 5 mm le calibre minimal indiqué pour satisfaire les besoins du marché de destination. Dans le sous-point B.3.3 Caractéristiques physiques, la référence relative à l'obligation de respecter le règlement (CE) no 1619/2001 est supprimée.

3.2.   Aire géographique

Pour remédier à une délimitation initiale incorrecte, l'aire géographique est élargie pour inclure les communes suivantes de la vallée de l'Èbre: Albelda, Alberite, Alcanadre, Agoncillo, Arrubal, Ausejo, Azofra, Cenicero, Entrena, Fuenmayor, Hormilla, Hormilleja, Huércanos, Lardero, Logroño, Murillo, Nalda, Nájera, Navarrete, Pradejón, San Asensio, Torremontalbo, Uruñuela et Villamediana de Iregua.

Cette zone, située intégralement dans la vallée de l'Èbre et éloignée de la zone montagneuse, partage avec l'aire initialement délimitée des facteurs humains et naturels caractéristiques et communs, formant un ensemble unique et indivisible.

3.3.   Preuve de l'origine

Ce point est remanié de façon plus succincte et concise, en y incluant la nouvelle nomenclature de l'«Instituto de Calidad Agroalimentaria de La Rioja» ainsi que la nouvelle structure du registre des opérateurs. Les mentions de l'«Asociación para la Promoción de la Pera de Rincón de Soto» sont remplacées par «Consejo Regulador».

3.4.   Méthode d'obtention

La rédaction de ce point est rendue plus succincte et concise, en adaptant son contenu à l'évolution des connaissances technologiques sans amoindrir la qualité du produit, et aux nouveaux protocoles de qualité privés, notamment en éliminant les références aux opérations qui ne pouvaient être réalisées que manuellement et les mentions qui autorisaient uniquement l'utilisation de «palox» en bois.

3.5.   Autres

Au point G — Structure de contrôle, la nouvelle dénomination de la structure en question a été adaptée, et au point I. — Exigences légales, la législation applicable a été mise à jour.

DOCUMENT UNIQUE

RÈGLEMENT (CE) No 510/2006 DU CONSEIL

relatif à la protection des indications géographiques et des appellations d'origine des produits agricoles et des denrées alimentaires  (3)

«PERAS DE RINCÓN DE SOTO»

No CE: ES-PDO-0105-0251-05.10.2010

IGP ( ) AOP ( X )

1.   Dénomination

«Peras de Rincón de Soto»

2.   État membre ou pays tiers

Espagne

3.   Description du produit agricole ou de la denrée alimentaire

3.1.   Type de produit

Classe 1.6

Fruits, légumes et céréales en l'état ou transformés

3.2.   Description du produit portant la dénomination visée au point 1

Fruits des espèces Pyrus Communis L., issus des variétés Blanquilla et Conférence, appartenant aux catégories «Extra» et «I» et destinés à être consommés à l'état frais.

Les poires doivent posséder les caractéristiques suivantes au moment de leur expédition:

 

Dureté: valeur maximale de 6,12 kg/cm2

 

Solides solubles: la teneur en solides solubles est au minimum de 13 °Brix.

 

Calibre minimal: le calibre déterminé par le diamètre maximal de la section équatoriale est de 58 mm pour la Blanquilla et de 60 mm pour la Conférence. Pour répondre à des exigences de marché, ces calibres peuvent être diminués de 5 mm.

Roussissement naturel, sans utilisation de produits chimiques abrasifs.

Pédoncule visible.

3.2.1.   Caractéristiques organoleptiques

La poire Blanquilla produite dans cette zone se caractérise par une saveur prononcée, intense et équilibrée en acidité et douceur. La poire Conférence, d'une consistance ligneuse, possède un excellent rapport acidité-douceur et une saveur marquée, intense et équilibrée. Les deux variétés sont très juteuses, avec une teneur élevée en sucres, composant déterminant pour la qualité gustative du fruit.

3.3.   Matières premières (uniquement pour les produits transformés)

3.4.   Aliments pour animaux (uniquement pour les produits d’origine animale)

3.5.   Étapes spécifiques de la production qui doivent avoir lieu dans l’aire géographique délimitée

L'aire de production coïncide avec celle de conservation et de sélection finale.

La poire protégée par l'appellation d'origine protégée «Peras de Rincón de Soto» doit non seulement parvenir en parfait état au consommateur mais elle doit également respecter à tout moment l'ensemble des paramètres qui lui sont propres.

Ainsi, outre la nécessité de satisfaire au critère de conservation adéquate, la poire Rincón de Soto doit, avant son expédition, être soumise à une sélection finale complète du produit durant laquelle les poires présentant des défauts ou mal conservées seront éliminées, tout comme celles qui ne respectent pas les critères de qualité qui les distinguent.

Cette sélection finale ne pouvant avoir lieu qu'au moment précis qui précède la sortie du produit de la centrale hortofruticole, moment où les poires sont retirées des «palox» dans lesquelles elles ont été récoltées et conservées, cette étape est considérée comme faisant partie du processus de production et, partant, elle doit être réalisée dans l'aire géographique protégée.

Dès lors que la production, la conservation et la sélection finale ont lieu dans l'aire géographique protégée, il est possible de garantir non seulement l'origine du produit, mais également un contrôle optimal de celui-ci, ainsi que la préservation de ses qualités physiques et organoleptiques.

3.6.   Règles spécifiques applicables au tranchage, râpage, conditionnement, etc.

Étant donné que lors du processus de sélection finale du produit protégé par l'AOP «Peras de Rincón de Soto», on procède également au conditionnement de celui-ci, les poires conformes aux caractéristiques mentionnées dans le cahier des charges étant transvasées des «palox» dans les caisses destinées à l'expédition, il est nécessaire que ce conditionnement soit également réalisé dans l'aire géographique délimitée.

Il importe que ce mode de conditionnement du fruit depuis la centrale se fasse dans des caisses à une seule couche ou à un seul niveau, munies d'un revêtement assurant l'immobilisation du fruit de manière à éviter tout dommage éventuel lors du transport ou de la distribution.

Ce conditionnement n'est toutefois pas considéré comme un emballage étant donné qu'il n'est pas prévu pour la présentation finale au consommateur.

3.7.   Règles spécifiques d’étiquetage

Les étiquettes portent obligatoirement la mention «Denominación de Origen Protegida “Peras de Rincón de Soto”». Les étiquettes qui, pour quelque raison que ce soit, sont susceptibles d’induire le consommateur en erreur ne sont pas autorisées.

4.   Description succincte de la délimitation de l’aire géographique

Sont couvertes les communes de Albelda, Alberite, Alcanadre, Aldeanueva de Ebro, Alfaro, Agoncillo, Arrubal, Ausejo, Azofra, Calahorra, Cenicero, Entrena, Fuenmayor, Hormilla, Hormilleja, Huércanos, Lardero, Logroño, Murillo, Nalda, Nájera, Navarrete, Pradejón, Rincón de Soto, San Asensio, Torremontalbo, Uruñuela et Villamediana de Iregua, réparties dans toute la vallée de l'Èbre.

5.   Lien avec l’aire géographique

5.1.   Spécificité de l’aire géographique

Facteurs naturels

La Rioja est tellement influencée par la topographie du terrain que les montagnes du sud assurent une séparation naturelle claire entre la vallée de l'Èbre et le reste du territoire, entraînant un gradient pluviométrique et thermique marqué.

L'aire géographique, située intégralement dans la vallée de l'Èbre et éloignée des montagnes, possède une pédologie et un climat spécifique et commun qui la transforment en une zone particulièrement favorable à la production de poires aux caractéristiques organoleptiques et qualitatives propres et très appréciées, et qui, combinés au fort enracinement de la tradition agricole de cette culture, délimitent un ensemble unique et indivisible.

Relief: la situation de l'aire géographique protégée, compte tenu de sa proximité avec la vallée de l'Èbre et de son régime de gelées, d'irradiation et d'évaporation, est idoine pour le bon développement de poires de qualité exceptionnelle, étant donné qu'il s'agit de plaines débroussaillées, sans obstacles, bien ventilées et humides qui, d'une part, favorisent ainsi un indice d'irradiation élevé et, d'autre part, évitent les gelées par évaporation.

Sols: la culture du poirier, du fait de son exigence, se concentre, à l'intérieur de l'aire géographique protégée, dans les grandes plaines riveraines des cours d'eau, bien aérées, aux terrains limoneux ou argilo-siliceux, sains, homogènes, profonds, exempts de chaux active dont la présence excessive prédisposerait à la chlorose, et perméables car le poirier est cultivé en irrigation et est très sensible à l'humidité stagnant dans le sol.

Climat: l'aire géographique délimitée, située dans la vallée de l'Èbre et éloignée de la zone montagneuse, possède un climat méditerranéen tempéré par un certain degré de continentalité, caractérisé par des hivers doux, de longs étés et de faibles écarts entre les températures diurnes et nocturnes (sauf durant les mois estivaux), qui en font un climat idéal pour le bon développement du poirier.

Pour ce qui est du régime pluviométrique et de la durée, de l'intensité et du caractère saisonnier de la période sèche, le climat est qualifié de méditerranéen de type sec.

Facteurs humains

Conditions de culture et/ou de production: les agriculteurs veillent à ce que leurs arbres présentent un rapport fruits/bois adéquat, en réalisant en temps utile des éclaircies manuelles.

De même, ils ont toujours veillé à ce que leurs arbres soient équilibrés, avec une structure bien formée, en assurant une pénétration suffisante de l'air et de la lumière, qui favorise la photosynthèse, la respiration et une production régulière grâce à des tailles manuelles.

Par ailleurs, pour obtenir une production correcte et éviter l'échaudage en été, du fait du climat méditerranéen de l'aire délimitée, les agriculteurs doivent assurer l'approvisionnement en eau sous forme d'irrigation. D'après l'expérience des agriculteurs, qui se fonde sur les caractéristiques climatiques spécifiques de l'aire, il est établi que les irrigations les plus fréquentes ont lieu de la germination à la nouaison du fruit et de la véraison à la fin de l'été, étant donné que les moments où les besoins hydriques sont les plus importants coïncident avec la période où les précipitations sont les plus rares.

Tous les agriculteurs s'accordent sur le fait que la récolte est une opération cruciale pour l'obtention de fruits de qualité, qui doit être effectuée avec soin et au point de maturité adéquat. Le phénomène de maturation est fondamental non seulement pour l'obtention de fruits de qualité, mais aussi pour une longue et parfaite conservation. Le fruit est détaché juste à l'intersection du pédoncule avec la branche, ce qui permet de le conserver. La poire Blanquilla doit faire l'objet d'un soin particulier car sa récolte est plus difficile du fait d'une peau beaucoup plus délicate que la poire Conférence et d'un pédoncule beaucoup plus fragile.

5.2.   Spécificité du produit

La poire produite dans l'aire géographique protégée est plus grande, de forme plus allongée, plus sucrée, un peu plus dure et avec une peau plus verdâtre que d'autres poires produites dans des zones limitrophes, ce qui lui confère une plus grande valeur sur le marché. En outre, l'altitude de l'aire et la proximité des cours d'eau adjacents permettent l'apparition d'un roussissement naturel, sans que l'utilisation de produits chimiques soit nécessaire.

5.3.   Lien causal entre l’aire géographique et la qualité ou les caractéristiques du produit (pour les AOP), ou une qualité spécifique, la réputation ou une autre caractéristique du produit (pour les IGP)

Réputation

les premières références historiques qui accréditent l'importance de la production et de la commercialisation du fruit dans la zone remontent à 1747, époque où la poire de la variété Blanquilla est qualifiée de «fruit exquis», consommé à la Cour royale de Philippe V; des manuscrits de 1752 indiquent que la culture et la récolte des poires se pratiquaient déjà à cette date dans la commune de Rincón de Soto. Au XIXe siècle, grâce à la «Desamortización de Mendizábal» débutent dans l'aire géographique la libéralisation de l'activité agraire ainsi que la commercialisation de fruits frais. Alfaro (chief-lieu judiciaire, partageant avec Calahorra l'histoire et la tradition de Rincón de Soto et qui ne deviendra entité municipale qu'au XIXe siècle) expédie dans tout le pays et à l'étranger ses excellents fruits et ses poires Blanquilla exceptionnelles, tandis que les poires Conférence commencent à gagner en importance. Ainsi l'agriculture devient dans cette zone l'unique richesse, avec une mention spéciale pour la poire («La Pera»), déjà très appréciée en ces jours anciens.

Facteurs naturels

relief: l'altitude de la vallée et la proximité des cours d'eau entraînent la formation de brumes matinales qui se dissipent en seulement quelques heures pour faire place à un soleil radieux. L'évaporation de l'humidité déposée par la brume à la surface de la poire Conférence, du fait de l'ensoleillement persistant, permet l'apparition d'un roussissement naturel, sans utilisation de produits chimiques qui brûlent artificiellement la superficie de la peau. Ce roussissement naturel est un paramètre très apprécié dans cette zone dans la mesure où il différencie le produit de celui de zones voisines.

Climat

le climat de l'aire géographique protégée influe clairement sur le fait que les «Peras de Rincón de Soto» possèdent une couleur, un arôme, un calibre, une acidité, une consistance de la pulpe et une teneur élevée en solides solubles propres à cette zone. Les températures moyennes élevées au mois de juin, sans contrastes marqués la nuit et sans gelées printanières, favorisent la croissance rapide des fruits. Durant la maturation, toutefois, le raccourcissement des jours, le contraste nocturne de température, le grand nombre d'heures d'ensoleillement et l'intensité du rayonnement solaire sont directement à l'origine de la teneur plus élevée de la «Pera de Rincon de Soto» en solides solubles par rapport aux poires des autres zones géographiques limitrophes, la teneur en sucre étant avec l'acidité les deux éléments qui déterminent le goût.

Par ailleurs, le contraste entre les fortes températures diurnes estivales et les températures nocturnes fraîches de la période qui précède la récolte détermine la dureté et la texture caractéristiques, tandis que les températures élevées observées pendant la période de maturation provoquent l'émission de substances volatiles, principalement d'éthylène et de substances aromatisantes, qui contribuent à l'arôme unique des «Peras de Rincón de Soto».

Facteurs humains

les pratiques traditionnelles et particulières de la zone constituent également un aspect du lien entre les caractéristiques spécifiques des «Peras de Rincón de Soto» et leur environnement humain et géographique.

Soucieux de parvenir à un rapport fruits/bois adéquat dans leurs arbres, les agriculteurs locaux procèdent manuellement, depuis une époque ancestrale, à des éclaircies et à des tailles. En maintenant un nombre approprié de fruits dans l'arbre, on augmente leur calibre et leur douceur. Par ailleurs, pour obtenir une production correcte et éviter l'échaudage en été, l'expérience des agriculteurs, fondée sur les caractéristiques climatiques spécifiques de la zone, leur permet d'approvisionner en eau sous forme d'irrigation au moment le mieux approprié, en évitant ainsi des diminutions de la taille des fruits, des pertes organoleptiques, l'apparition de rides ou des chutes massives. Sauf en cas de conditions climatiques défavorables, aucune irrigation n'est apportée durant la période précédant la récolte, qui donnerait lieu à une moindre concentration en solides solubles, déprécierait le fruit et compromettrait sa conservation ultérieure.

Étant donné que nous sommes actuellement capables de déterminer avec une quasi exactitude la date de la récolte, grâce au suivi sur le terrain de l'évolution des fruits, de leur couleur, de la couleur des graines, de la résistance à l'arrachage et de la dureté de la chair, et à la réalisation d'analyses des solides solubles et de la dureté du fruit, les «Peras de Rincón de Soto» peuvent être récoltées au bon degré de maturité, ni trop vertes, ni trop mûres.

En outre, les centrales hortofruticoles établies dans l'aire géographique délimitée disposent d'une vaste expérience dans la manipulation, la conservation et la sélection des poires et connaissent parfaitement les particularités propres à la «Pera de Rincón de Soto» et savent comment les conserver jusqu'au moment de leur expédition et détecter à l'œil nu les fruits qui ne sont pas conformes ou qui sont endommagés.

Référence à la publication du cahier des charges

[article 5, paragraphe 7, du règlement (CE) no 510/2006 (4)]

http://www.larioja.org/upload/documents/733015_Pliego_y_documento_unico_peras_de_rincon.pdf?idtab=438497


(1)  JO L 343 du 14.12.2012, p. 1.

(2)  Remplacé par le règlement (UE) no 1151/2012.

(3)  Cf. note 2.

(4)  Cf. note 2.


22.6.2013   

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 177/24


Publication d'une demande de modification en application de l'article 50, paragraphe 2, point a), du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil relatif aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires

2013/C 177/10

La présente publication confère un droit d’opposition conformément à l’article 51 du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil (1).

DEMANDE DE MODIFICATION

REGLEMENT (CE) No 510/2006 DU CONSEIL

relatif à la protection des indications géographiques et des appellations d'origine des produits agricoles et des denrées alimentaires  (2)

DEMANDE DE MODIFICATION CONFORMÉMENT À L'ARTICLE 9

«MONTES DE GRANADA»

No CE: ES-PDO-0105-0169-28.07.2008

IGP ( ) AOP ( X )

1.   Rubrique du cahier des charges faisant l'objet de la modification

Dénomination du produit

Description du produit

Aire géographique

Preuve de l'origine

Méthode d'obtention

Lien

Étiquetage

Exigences nationales

Autres (structure de contrôle)

2.   Type de modification(s)

Modification du document unique ou du résumé

Modification du cahier des charges de l'AOP ou de l'IGP enregistrée, pour laquelle aucun document unique ni résumé n'a été publié

Modification du cahier des charges n’entraînant aucune modification du document unique publié [article 9, paragraphe 3, du règlement (CE) no 510/2006]

Modification temporaire du cahier des charges résultant de l’adoption de mesures sanitaires ou phytosanitaires obligatoires par les autorités publiques [article 9, paragraphe 4, du règlement (CE) no 510/2006]

3.   Modification(s)

3.1.   Aire géographique

L’aire géographique de production et d’élaboration de l’AOP Montes de Granada compte 22 municipalités supplémentaires:

s’étendant, d’un côté, aux municipalités de Peligros et Víznar, dans les environs de la Sierra Arana, et, de l’autre côté, aux municipalités suivantes, situées sur le haut plateau de Grenade:

Beas de Guadix, Benalúa de Guadix, Cortes y Graena, municipalité de Gor (à l’exception de la partie du territoire inclus dans le parc naturel «Sierra de Baza»), Gorafe, Guadix, Marchal, Purullena, les municipalités de Baza et Caniles (à l’exception de la partie des deux territoires inclus dans le parc naturel «Sierra de Baza»), Benamaurel, Cortes de Baza, Cúllar, Cuevas del Campo, Freila, Zújar, Castilléjar, Castril, Galera et Huéscar.

L’inclusion de ces municipalités dans l’aire de production de l’appellation d’origine «Montes de Granada» est due au fait qu’elles forment, avec l’aire actuelle, un ensemble homogène tant du point de vue naturel (orographie, géologie, pédologie, climatologie, etc.) que sous l’angle du facteur humain (variétés d’olivier utilisées, techniques de culture et de production de l’huile d’olive vierge), outre le fait que l’huile produite dans les municipalités proposées pour l’extension de la zone présente les mêmes caractéristiques physicochimiques et organoleptiques que celle couverte par l’AOP «Montes de Granada».

3.2.   Conditionnement

La restriction du conditionnement sur le lieu d'origine a été supprimée, sous réserve de la mise en place des moyens nécessaires pour garantir la traçabilité du produit protégé.

3.3.   Lien

Modification du texte du lien pour qu’il corresponde à la structure du point 5, «Lien avec l’aire géographique», du document unique.

3.4.   Structure de contrôle

Indication de l’autorité compétente responsable des contrôles et de l’adresse de la page web de celle-ci, sur laquelle sont répertoriées les entités chargées de la vérification du respect du cahier des charges avant la commercialisation du produit.

3.5.   Exigences nationales

Les exigences législatives sont actualisées et la législation en vigueur est indiquée en détail.

DOCUMENT UNIQUE

REGLEMENT (CE) No 510/2006 DU CONSEIL

relatif à la protection des indications géographiques et des appellations d'origine des produits agricoles et des denrées alimentaires  (3)

«MONTES DE GRANADA»

No CE: ES-PDO-0105-0169-28.07.2008

IGP ( ) AOP ( X )

1.   Dénomination

«Montes de Granada»

2.   État membre ou pays tiers

Espagne

3.   Description du produit agricole ou de la denrée alimentaire

3.1.   Type de produit

Classe 1.5.

Huiles et matières grasses (beurre, margarine, huiles, etc.)

3.2.   Description du produit portant la dénomination visée au point 1

Huile d’olive vierge extra provenant de fruits sains et mûrs de l’olivier (Olea europea) des variétés principales (Picual, Lucio et Loaime) et secondaires (Escarabajuelo, Negrillo de Iznalloz, Hojiblanca et Gordal de Granada) cultivées dans l'aire délimitée.

Les huiles obtenues sont le fruit du pressage conjoint de variétés principales et secondaires; il s’agit donc d’huiles multivariétales qui bénéficient des connotations des diverses variétés. Sur le plan de leurs caractéristiques organoleptiques, la note prédominante est fournie par la variété Picual, au caractère fort (couleur verte, amertume moyenne à intense et arômes fruités), adoucie par la présence des variétés Lucio et Loaime ainsi que de variétés secondaires qui apportent des arômes frais rappelant divers fruits, un goût moins amer et des couleurs plus dorées.

Dans l’ensemble, les huiles d’olive vierges extra produites dans la zone possèdent un arôme et un goût fruité (intensités moyennes à élevées) qui rappellent les olives fraîchement pressées ou mûres, un goût légèrement amer et un corps en bouche dont l’intensité varie en fonction du degré de maturité de l’olive de départ. Leur acidité est faible et leurs couleurs varient dans la gamme des verts, du vert le plus intense au jaune verdâtre.

En ce qui concerne leur profil lipidique, il faut souligner leur teneur élevée en acide oléique, qui se situe généralement au-dessus de 80 %, atteignant parfois 83 %. Elles présentent également un rapport acides mono-insaturés/polyinsaturés élevé (12 à 20) et, par conséquent, une haute valeur diététique et une stabilité à l’oxydation. Elles bénéficient d’une grande stabilité chimique due, pour une large part, aux composants polyphénoliques responsables du goût amer, qui les rend plus stables à l’oxydation que d’autres huiles d’olive vierges.

3.3.   Matières premières (uniquement pour les produits transformés)

Sans objet.

3.4.   Aliments pour animaux (uniquement pour les produits d’origine animale)

Sans objet.

3.5.   Étapes spécifiques de la production qui doivent avoir lieu dans l’aire géographique délimitée

La production des olives et l’élaboration du produit s’effectuent à l’intérieur de l’aire géographique décrite au point 4.

3.6.   Règles spécifiques applicables au tranchage, râpage, conditionnement, etc.

Le conditionnement est réalisé dans les conditions adéquates et dans des récipients à usage alimentaire afin de garantir une longue durée de vie commerciale au produit. Le produit conditionné doit être conservé à l’abri de la lumière et de la chaleur afin qu’il parvienne dans des conditions optimales au consommateur.

3.7.   Règles spécifiques d’étiquetage

Le produit sera pourvu d'une marque de conformité (contre-étiquette) identifiée grâce à un code alphanumérique, qui sera apposée de manière à ce qu'elle ne puisse être réutilisée, et qui permettra d'assurer la traçabilité du produit.

4.   Description succincte de la délimitation de l’aire géographique

L’aire géographique visée par la protection comprend les municipalités suivantes: Alamedilla, Alfacar, Alicún de Ortega, Beas de Guadix, Benalúa de Guadix, Benalúa de las Villas, Benamaurel, Calicasas, Campotéjar, Castillejar, Castril, Cogollos Vega, Colomera, Cortes de Baza, Cortes y Graena, Cúllar, Cuevas del Campo, Darro, Dehesas de Guadix, Deifontes, Diezma, Fonelas, Freila, Galera, Gobernador, Gorafe, Guadahortuna, Guadix, Güevéjar, Huélago, Huéscar, Iznalloz, le nord de la municipalité de La Peza (jusqu’à la rivière Fardes), Marchal, Montejícar, Montillana, Morelábor, Nívar, Pedro Martínez, Píñar, Peligros, Purullena, Torrecardela, Villanueva de las Torres, Víznar, Zújar, la zone orientale de la municipalité de Moclín jusqu’à la limite naturelle définie par le cours du Velillos, la zone nord de la municipalité d’Albolote y Atarfe comprise dans la limite naturelle formée par les cours du Cubillas et du Colomera jusqu’à leur intersection et les municipalités de Baza, Caniles et Gor (à l’exception, pour ces trois dernières municipalités, des territoires appartenant au parc naturel «Sierra de Baza»).

5.   Lien avec l’aire géographique

5.1.   Spécificité de l’aire géographique

L’environnement agricole de l’aire délimitée par la mention «Montes de Granada» constitue un milieu homogène et unique pour la culture de l’olivier dans la péninsule ibérique.

Cet environnement a la particularité d’être la zone oléicole ayant l'altitude moyenne la plus élevée de la péninsule ibérique, c'est-à-dire plus de 900 m au-dessus du niveau de la mer. Cette zone fait partie des systèmes montagneux subbétiques. Il existe de ce fait une importante superficie de «sierra» ou de moyenne montagne consacrée à la culture de l’olivier dans la province de Grenade, zone traditionnellement connue sous le nom de «Montes de Granada». Les premières références à la mention géographique «Montes de Granada», qui parlent de «terrains montagneux» et de «culture de l’olivier» dans la zone des Montes de Granada, remontent au XVIe siècle. Il s’agit d’un document des «Repartimientos» (Systèmes de répartition des terres) après la reconquête de Grenade par les rois catholiques, dans lequel apparaît le passage suivant «…chaque maisonnée a également eu droit à une partie des plantations d’oliviers qui,…» [Peinado Santaella, 1989; La repoblación de la tierra de Granada: Los Montes (Le repeuplement de la terre de Grenade: Les Monts), Universidad de Granada (Université de Grenade)].

La zone présente un paysage dans lequel alternent les dépressions d’environ 750 m à 900 m d’altitude et les alignements montagneux disposés suivant la direction est-ouest, qui culminent entre 1 400 et 2 000 m. En général, ses paysages présentent des formes plus abruptes dans les massifs calcaires, avec d’autres morphologies répondant à un relief également escarpé, composé de collines et de coteaux calcaires, de marnes calcaires et de marnes. En avançant vers l’Est, depuis Peligros, la municipalité la plus au sud-ouest de la zone délimitée, à proximité de la Vega de Granada (dépression intrabétique), le paysage tend à s’adoucir pour former un haut plateau de 1 200 mètres d’altitude, dans lequel s’intègrent les chaînes subbétiques et la dépression intrabétique au niveau de la municipalité de Huéscar, à l’extrémité nord-est de la zone délimitée par la mention «Montes de Granada».

Les caractéristiques climatiques de la région délimitée des Montes de Granada sont particulières et déterminantes pour les propriétés des huiles d’olive vierges qui y sont produites.

La zone se caractérise par un climat méditerranéen continental, avec notamment une variation thermique considérable, tant journalière que d'une saison à l'autre. Mais la région se caractérise principalement par des hivers longs et froids, qui s’étalent de novembre à mars, avec une température moyenne située entre 5 et 6 °C, une moyenne des minima inférieure à 2 °C et de fréquentes chutes de neige s’expliquant par l’altitude élevée (750 à 2 000 m). D’autre part, en raison de la situation méridionale de la province de Grenade, les étés y sont longs et chauds, et s’étendent de la fin du mois de mai jusqu’au mois d’octobre, avec une moyenne des maxima supérieure à 30 °C. Les précipitations moyennes annuelles varient entre 400 et 600 mm, voire moins les années de sécheresse.

En dépit de la situation méridionale de cette zone, ce type d’hivers rappelle ceux de la Meseta du nord de la péninsule ibérique. Ce régime thermique atypique pour ces latitudes méridionales s’explique par la position géographique de la zone délimitée des Montes de Granada, au milieu d’un quadrilatère dont les sommets coïncident avec des systèmes montagneux dont les régimes thermiques sont les plus bas de tout le sud de la péninsule, et qui se trouvent, par rapport à la zone délimitée des Montes de Granada: au sud-ouest, en bordure de la Sierra Nevada (température annuelle moyenne de 8 à 10 °C), au nord-ouest, en bordure de la Sierra Mágina-Sierra de Lucena-Montejícar (température annuelle moyenne de 10 à 12 °C), au sud-est, en bordure de la Sierra de Baza (température annuelle moyenne de 10 à 12 °C) et au nord-est, en bordure de la Sierra de Castril et de la Sierra de la Sagra (température annuelle moyenne de 8 à 10 °C).

Ces conditions climatiques extrêmes ont conditionné les pratiques de la culture de l’olivier dans la région des Montes de Granada au fil de l’histoire, depuis la sélection de variétés d’oliviers adaptées à des hivers extrêmes, jusqu’à des pratiques comme la «récolte précoce» pour éviter les gelées des mois de janvier et de février ou encore les pratiques d’élagage visant à conserver le meilleur rapport feuilles-bois afin de protéger l’olivier des fortes gelées hivernales. Par ailleurs, ces conditions climatiques ont empêché la prolifération de parasites et de maladies endémiques dans les zones de culture des oliviers d’Andalousie, comme la «mouche de l’olivier» et la «maladie de l’œil de paon», favorisant ainsi la qualité du fruit (faible acidité du fruit) et, partant, la qualité de son huile.

Les variétés d’oliviers autochtones de la zone délimitée des Montes de Granada comme Lucio, Loaime, Escarabajuelo et Negrillo de Iznalloz ont été sélectionnées au fil de l’histoire pour leur adaptation aux conditions agricoles extrêmes, et en particulier pour leur résistance au gel et la maturation précoce de leurs fruits, préférable pour une récolte intervenant avant les gelées hivernales. Ainsi, on trouve des références datant de 1634 à des «olives de marque», dans la municipalité de Cogollos Vega, qui font également allusion à des arbres hauts produisant des fruits de qualité [Libro de apeos de Cogollos Vega (Livre d’abattages de Cogollos Vega), Real Chancillería de Granada (Chancellerie Royale de Grenade)]. Il existe encore aujourd’hui des arbres de plus de 500 ans dans cette localité des Montes de Granada, qui appartiennent à la variété Loaime, nom d’origine arabe, et qui y furent implantés avant la reconquête de Grenade par les rois catholiques.

L’adaptation à l’environnement agricole de la variété Picual (variété majoritaire), introduite dans la région au milieu du XIXe siècle, moins alternative et plus vigoureuse que les variétés autochtones susmentionnées, a permis le développement de la majeure partie des oliveraies actuelles, en association avec les variétés autochtones plus anciennes.

Une importante note historique (Diccionario geográfico estadístico e histórico (Dictionnaire géographique, statistique et historique), Pascual Madoz, 1845. Réédité par Bosque Maurel, 1987), datant du milieu du XIXe siècle, célèbre les qualités de l’olivier de cette région et la délicatesse de son huile, en ces termes: «Montes de Granada […] et bien que les eaux potables soient rares, celles du Cubillos, du Benalúa et du Moclín sont utilisées pour l’irrigation de certaines terres de leurs rives et produisent toutes sortes de céréales, de l’huile extrêmement claire et exquise, du vin et une grande variété de semences […]».

5.2.   Spécificité du produit

Les caractéristiques spécifiques qui définissent l’huile «Montes de Granada» sont:

un profil lipidique particulier, caractérisé par un contenu élevé en acide oléique (plus de 80 %, et pouvant atteindre 83 %). Elle présente également un rapport acides monoinsaturés/polyinsaturés élevé (12 à 20), qui détermine la haute valeur diététique du produit;

une faible acidité;

des couleurs variables allant du vert intense au jaune-vert en fonction du stade de maturation et de la composition de l’huile multivariétale;

un arôme et une saveur fruités, de fruits frais et mûrs, avec des intensités moyennes à hautes (médiane du fruit ≥ 3);

une saveur légèrement amère et piquante, d’intensité variable en fonction du stade de maturation de l’olive et du niveau de polyphénols de l’huile;

5.3.   Lien causal entre l’aire géographique et la qualité ou les caractéristiques du produit (pour les AOP), ou une qualité spécifique, la réputation ou une autre caractéristique du produit (pour les IGP)

L’altitude élevée de l'aire de production des Montes de Granada, combinée aux températures extrêmes enregistrées en automne et en hiver, époque de maturation des olives, sont déterminantes pour la qualité de ces huiles.

L’influence de la température ambiante et de l’altitude des zones de production des olives sur leur processus de maturation en automne et en hiver est scientifiquement établie. Les profils des acides gras de l’huile et la teneur en chlorophylle responsable de la couleur verte de l’huile sont fortement influencés par ces conditions. Ainsi, plus l’altitude est élevée et plus la température ambiante est basse, surtout pendant les mois de maturation du fruit (automne-hiver), plus la teneur en acides gras insaturés (notamment l’acide oléique) et la teneur en chlorophylle de l’huile sont élevées, en raison de la lente maturation de l’olive à basse température, un processus unique caractéristique de l'aire de production des Montes de Granada. La variété des olives a également une influence, la variété Picual (variété majoritaire dans la zone de production) étant celle qui présente les plus fortes teneurs en acide oléique de toutes les variétés cultivées en Espagne. À cet égard, les teneurs en acide oléique des Montes de Granada (entre 80 et 83 %) sont parmi les plus fortes que l’on puisse trouver dans les huiles d’olive vierges. Pour les mêmes raisons, le rapport acides gras monoinsaturés/polyinsaturés est très élevé dans ces huiles et oscille entre 12 et 20. Ce rapport est partiellement atténué par l’influence des variétés autochtones Lucio et Loime, qui ont une proportion inférieure à celle de la variété Picual. En outre, cette dernière est responsable de la couleur verte de l’huile des Montes de Granada, avec des intensités variables, allant du vert intense au jaune-vert. Cette variété d’olives présente une des teneurs en chlorophylle les plus élevées d’Espagne et sa maturation lente provoquée par l’influence de la zone de production accentue encore cette caractéristique.

Par ailleurs, l’altitude moyenne élevée de la zone de culture de l’olive des Montes de Granada, supérieure à 900 m, qui détermine une importante superficie de sierra ou de moyenne montagne, offre des olives présentant peu d’acidité en raison des conditions de basses températures pendant la récolte (hiver), car les lipases réduisent leur activité avec la baisse de la température. De plus, la faible incidence de certains parasites, comme la «mouche», empêche le processus lipolytique dans le fruit durant l’automne.

Enfin, l’influence de l’environnement agricole sur la qualité organoleptique des huiles d’olive vierges est connue depuis longtemps. Ainsi, quand les olives sont cultivées dans des zones montagneuses, elles sont plus aromatisées et ont plus de saveur que les huiles de basse altitude ou de plaines. L’explication réside dans la fraction insaponifiable des huiles vierges obtenues, responsable des arômes, qui augmente avec l’altitude. Ainsi, une maturation plus lente du fruit dans cet environnement agricole de «sierra ou de moyenne montagne» offre une huile présentant une charge aromatique plus importante. Cette maturation lente, lorsqu’elle est associée à des conditions de stress environnemental typiques durant l’automne et l’hiver dans la région des Montes de Granada (basses températures et stress hydrique), provoque une augmentation des teneurs en composants polyphénoliques et donc une augmentation de la saveur amère et piquante des huiles. L’influence de la variété est également importante pour ces composants polyphénoliques, et la variété Picual est celle qui présente la plus grande concentration parmi toutes les variétés d’olives cultivées en Espagne.

Référence à la publication du cahier des charges

[article 5, paragraphe 7, du règlement (CE) no 510/2006 (4)]

Le texte intégral du cahier des charges de la dénomination peut être consulté à l'adresse suivante:

http://www.juntadeandalucia.es/agriculturaypesca/portal/export/sites/default/comun/galerias/galeriaDescargas/cap/industrias-agroalimentarias/denominacion-de-origen/Pliegos/PliegoMontesdeGranadamodificado.pdf


(1)  JO L 343 du 14.12.2012, p. 1.

(2)  Remplacé par le règlement (UE) no 1151/2012.

(3)  Cf. note 2.

(4)  Cf. note 2.


22.6.2013   

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 177/s3


AVIS

Le 22 juin 2013 paraîtra, dans le Journal officiel de l’Union européenne C 177 A, le «Catalogue commun des variétés des espèces de légumes — quatrième complément à la trente et unième édition intégrale».

Pour les abonnés, l’obtention de ce numéro du Journal officiel est gratuite à concurrence du nombre et de la (des) version(s) linguistique(s) de leur(s) abonnement(s). Ils sont priés de retourner le bon de commande ci-dessous, dûment rempli avec indication de leur numéro «matricule d’abonnement» (code apparaissant à gauche de chaque étiquette et commençant par: O/…). La gratuité et la disponibilité sont assurées pendant un an à compter de la date de parution du Journal officiel concerné.

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