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Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/5396

3.10.2025

Publication d’une modification standard approuvée du cahier des charges d’une appellation d’origine protégée ou d’une indication géographique protégée dans le secteur des produits agricoles et des denrées alimentaires, visée à l’article 6 ter, paragraphes 2 et 3, du règlement délégué (UE) no 664/2014 de la Commission

(C/2025/5396)

La présente communication est publiée conformément à l’article 6 ter, paragraphe 5, du règlement délégué (UE) no 664/2014 de la Commission (1).

COMMUNICATION DE L’APPROBATION D’UNE MODIFICATION STANDARD DU CAHIER DES CHARGES D’UNE APPELLATION D’ORIGINE PROTÉGÉE OU D’UNE INDICATION GÉOGRAPHIQUE PROTÉGÉE ÉMANANT D’UN ÉTAT MEMBRE

[Règlement (UE) no 1151/2012]

«Mel da Serra da Lousã »

no UE: PDO-PT-0222-AM01 – 6.6.2024

AOP (X) IGP ( )

1.   Dénomination du produit

«Mel da Serra da Lousã»

2.   État membre dont fait partie l’aire géographique

Portugal

3.   Autorité de l’État membre communiquant la modification standard

Direção Geral da Agricultura e Desenvolvimento Rural - Divisão da Qualidade e Recursos Genéticos (direction générale de l’agriculture et du développement rural - division qualité et ressources génétiques)

4.   Description de la ou des modification(s) approuvée(s)

Motivation de la conformité de la ou des modification(s) à la définition d’une modification standard visée à l’article 53, paragraphe 2, du règlement (UE) no 1151/2012:

Motifs pour lesquels la ou les modification(s) répond(ent) à la définition d’une modification standard visée à l’article 53, paragraphe 2, du règlement (UE) no 1151/2012:

ces modifications ne sont pas considérées comme des modifications à l’échelle de l’Union, au sens de l’article 53 du règlement (UE) no 1151/2012, tel que modifié par le règlement (UE) 2021/2117, attendu:

a)

qu’elles n’incluent pas un changement de la dénomination de l’appellation d’origine protégée ou de l’indication géographique protégée ou un changement de l’utilisation de cette dénomination;

b)

qu’elles ne créent pas un risque d’annihiler les liens démontrant que la qualité ou les caractéristiques du produit sont dues essentiellement au milieu géographique comprenant les facteurs naturels et humains en ce qui concerne les appellations d’origine protégées;

c)

qu’elles ne concernent pas une spécialité traditionnelle garantie;

d)

qu’elles n’entraînent pas de nouvelles restrictions en ce qui concerne la commercialisation du produit.

Mel da Serra da Lousã

1ère modification: «Description du cahier des charges, partie I, page 7»

Texte actuel: «(...) Le miel produit provient exclusivement de nectars floraux de la flore sauvage visée à la partie II».

MODIFICATION PROPOSÉE:

«(...) Le miel produit dans la région provient exclusivement de nectars de la flore sauvage visée à la partie II» par: «(...) Le “Mel da Serra da Lousã” provient exclusivement de nectars de la flore sauvage collectés par les abeilles.»

Justification des modifications:

La description ne diffère nullement des spécifications actuelles. Les modifications visent uniquement à se conformer aux nouveaux formats d’approbation des cahiers des charges, tels qu’établis dans les dispositions de l’article 7, paragraphe 1 du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et Conseil du 21 novembre 2012, modifié par le règlement (UE) 2021/2117 du Parlement européen et du Conseil du 2 décembre 2021.

Cette modification a une incidence sur le document unique.

Les modifications proposées améliorent la description du «Mel da Serra da Lousã» et ne constituent pas des modifications essentielles.

2e modification: «Caractéristiques organoleptiques, page 7 du cahier des charges»

Texte actuel:

«COULEUR — La couleur du miel peut osciller entre l’ambre et l’ambre foncé tirant vers le noir.

ARÔME ET SAVEUR — Le nectar des bruyères accentue fortement l’odeur du miel et présente également un goût prononcé avec une certaine astringence, qui lui confèrent un caractère unique dans le pays.

CONSISTANCE — Le miel se caractérise également par une viscosité élevée résultant de son taux d’humidité naturellement faible.

CRISTALLISATION — Le miel se cristallise à basse température, en adoptant une texture moyenne régulière et une coloration moins intense.»

MODIFICATION PROPOSÉE:

«2.1

Caractéristiques organoleptiques

Le miel présente une couleur ambre à ambre foncé tirant vers le noir, en raison de sa composition florale, également influencée par la présence plus ou moins importante de châtaigniers (Castanea sativa Mill).

Le nectar des bruyères accentue fortement l’odeur du miel et présente également un goût prononcé avec une certaine astringence, qui lui confèrent un caractère unique.

Il présente une viscosité élevée résultant d’un taux d’humidité naturellement faible, inférieur à 20 %.

Le miel se cristallise à basse température, en adoptant une texture moyenne régulière et une coloration moins intense.»

Justification des modifications:

La description ne diffère nullement des spécifications actuelles. Les modifications visent uniquement à se conformer aux nouveaux formats d’approbation des cahiers des charges, tels qu’établis dans les dispositions de l’article 7, paragraphe 1 du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et Conseil du 21 novembre 2012, modifié par le règlement (UE) 2021/2117 du Parlement européen et du Conseil du 2 décembre 2021.

En ce qui concerne la coloration, le lien avec la flore de l’aire géographique se justifie «en raison de sa composition florale, également influencée par la présence plus ou moins importante de châtaigniers (Castanea sativa Mill)». Le châtaignier étant un arbre dominant dans la région, cette information était déjà implicite dans le cahier des charges initial, et nous estimons donc qu’il est judicieux d’apporter cette clarification.

Cette modification a une incidence sur le document unique.

La proposition est conforme à l’article 7, paragraphe 1 du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et Conseil du 21 novembre 2012, modifié par le règlement (UE) 2021/2117 du Parlement européen et du Conseil du 2 décembre 2021.

3e modification: «Caractéristiques chimiques», page 7 du cahier des charges

Libellé actuel: Les limites suivantes s’appliquent aux caractéristiques chimiques:

humidité: moins de 20 %;

saccharose: exempt;

sucres réducteurs: plus de 65 %;

cendres totales: moins de 0,6 %;

substances insolubles dans l’eau: moins de 0,1 %;

acidité totale maximale: inférieure à 40 mg/kg;

indice diastasique: supérieur à 10;

hydroxyméthylfurfural (HMF): moins de 35 mg/kg;

prospection du pollen: propre à la flore locale.

MODIFICATION PROPOSÉE:

«2.2

Caractéristiques chimiques:

humidité: moins de 20 %;

sucres réducteurs: plus de 65 %;

cendres totales: moins de 0,6 %;

substances insolubles dans l’eau: moins de 0,1 %;

indice diastasique: supérieur à 10;

hydroxyméthylfurfural (HMF): moins de 35 mg/kg;

prospection du pollen: propre à la flore locale.»

Justification des modifications:

Il s’agit de supprimer deux paramètres chimiques de la caractérisation du «Mel da Serra da Lousã», à savoir la «saccharose» et l’«acidité totale maximale», au motif qu’il ne s’agit pas d’éléments spécifiques et caractéristiques de ce miel.

En ce qui concerne la présence de saccharose dans le miel avec une tolérance pouvant aller jusqu’à 5 % (voire 10 % pour quelques cas exceptionnels), ce paramètre est fixé par la législation nationale depuis au moins 1985 (voir le point 6.2 de l’annexe du décret-loi no 131/85 du 29 avril 1985 et le paragraphe 1.2 de l’annexe 1 du décret-loi no 214/2003 du 18 septembre 2003, tel que modifié). La législation nationale transpose en droit interne la directive 2001/110/CE du Conseil du 20 décembre 2001 relative au miel, y compris la définition des caractéristiques du miel et les règles de production et de commercialisation à observer. Le point 1.2 de l’annexe II de cette directive prévoit également une tolérance jusqu’à 5 % pour la saccharose, cette marge étant portée respectivement à 10 et 15 % dans certains cas exceptionnels. Par ailleurs, ladite directive ne contient pas de règles spécifiques relatives aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires, à l’exception de son considérant 7, selon lequel «le miel dont la dénomination comporte des indications ayant trait à une origine florale ou végétale, régionale, territoriale ou topographique, ou des critères de qualité spécifiques, ne peut avoir été additionné de miel filtré».

Le «Mel da Serra da Lousã, AOP» présente les niveaux de saccharose prévus par la loi générale, mais ce paramètre n’est pas une caractéristique spécifique du miel, il s’agit d’un indicateur d’une éventuelle altération du produit (tel qu’un ajout de saccharose).

En ce qui concerne l’«acidité totale maximale», la directive 2001/110/CE du Conseil du 20 décembre 2001 relative au miel, qui propose une refonte de la directive 74/409/CEE du Conseil du 22 juillet 1974, a été transposée en droit national par le décret-loi no 214/2003. Ce régime a rendu les règles relatives aux conditions de production et de commercialisation du miel plus accessibles et a adapté la législation communautaire générale applicable aux denrées alimentaires, notamment en ce qui concerne l’étiquetage, les contaminants et les méthodes d’analyse. Conformément à l’article 9 de la directive 2001/110/CE du Conseil du 20 décembre 2001, le décret-loi no 214/2003 adopte dans l’ordre juridique national les nouvelles dispositions communautaires concernant les définitions et les caractéristiques du miel, ainsi que les règles selon lesquelles il doit être produit et commercialisé, abrogeant le décret-loi no 131/85 du 29 avril 1985, qui ne répondait pas aux objectifs communautaires.

Le décret-loi no 131/85 se fondait sur la NP — 1309 et préconisait une acidité maximale de 4 cm3 de solution IN pour 100 g de produit. Le point 5 de l’annexe II de la directive prévoit désormais que les acides libres représentent, en général, au maximum 50 milliéquivalents d’acides pour 1 000 g. Cela signifie qu’elle modifie non seulement le type d’acidité dont il est question, mais également les valeurs et les unités applicables.

D’après Elsa Caveiro (Caveiro, Elsa, 2017, Caracterização de méis comerciais rotulados com a designação de mel de urze (caractérisation des miels commerciaux étiquetés comme miel de bruyère), École supérieure agricole de Bragança, www.bibliotecadigital.ipb.pt; https://bibliotecadigital.ipb.pt/handle/10198/15037, consulté le 31 janvier 2024), certaines études réalisées au sujet du miel de bruyère portugais (Erica sp.) (y compris le «Mel da Serra da Lousã, AOP») décrivent des valeurs d’acidité libre comprises entre 21,9 et 45,2 meq.kg-1. Les valeurs observées de l’acidité totale de ces miels sont comprises entre 17,0 et 51,5 meq.kg-1 [102]. Ainsi (...) ces miels présentent une acidité plus élevée, liée à la présence d’acides organiques, fréquents dans des miels sombres, et une conductivité moyenne à élevée, ce qui témoigne de leur forte minéralisation.

Malgré cette tendance, propre aux miels de bruyère tel que le «Mel da Serra da Lousã, AOP», à présenter des niveaux d’acidité plus élevés, ces derniers respectent les niveaux d’acidité libre fixés par la loi générale.

C’est pourquoi le paramètre «acidité totale maximale» du miel a été remplacé par le paramètre «acides libres», qui ne présente pas de caractéristiques spécifiques majeures aux fins de la caractérisation du «Mel da Serra da Lousã».

La présente modification est une modification standard au sens de l’article 53 du règlement (UE) no 1151/2012 et de l’article 6 du règlement (UE) no 664/2014 pour les motifs suivants:

a)

elle n’inclut pas un changement de la dénomination «Mel da Serra da Lousã» AOP ou un changement de l’utilisation de cette dénomination;

b)

elle ne crée pas un risque d’annihiler les liens démontrant que la qualité ou les caractéristiques du produit «Mel da Serra da Lousã» sont dues essentiellement ou exclusivement au milieu géographique comprenant les facteurs naturels et humains;

c)

elle n’entraîne pas de restrictions supplémentaires en ce qui concerne la commercialisation du produit.

4e modification: «Présentation commerciale»

Cahier des charges, page 7, Emballage et étiquetage.

Libellé actuel:

ÉTIQUETAGE — Le miel est conditionné dans des récipients de ½ kg, sur lesquels est apposée une étiquette comportant les indications suivantes: «Mel da Serra da Lousã»; «½ kg» ou «1 kg»; et «Denominação de Origem». Un espace est en outre prévu sur la contre-étiquette afin d’indiquer le nom, la société ou la raison sociale du producteur, ainsi que la mention: «consumir de preferência até» (à consommer de préférence avant le) (annexes 4, 5 et 6).

Article 6 du règlement intérieur

Les récipients contenant le miel sont étiquetés et certifiés dans des boîtes en carton jusqu’à ce leur commercialisation à température ambiante.

Le chauffage du miel et son exposition au soleil et à la lumière sont interdits.

MODIFICATION PROPOSÉE:

«2.3

Présentation commerciale

Le miel est présenté au consommateur sous forme liquide dans des récipients en verre, dont les modèles sont approuvés par le groupement de producteurs et affichant une contenance de 30, 250, 500 ou 1 000 grammes.

Un film rétractable doit permettre de garantir l’inviolabilité du récipient.»

Justification:

Il convient d’inclure des normes de présentation dans la description du produit, afin d’autoriser uniquement la forme de présentation du produit exposée ici et de clarifier la possibilité d’utiliser des récipients plus petits, adaptés au marché actuel.

L’inviolabilité du récipient est nécessaire en vue de prévenir toute altération du produit.

Les règles relatives à l’étiquetage ont été déplacées au paragraphe 8.

Les règles de conservation ont été retirées au motif qu’il s’agit d’une norme générique applicable aux denrées alimentaires.

Cette modification a une incidence sur le document unique.

«Délimitation de l’aire géographique». Une carte actualisée de l’aire géographique a été ajoutée, modifiant l’annexe du cahier des charges et la figure 1 de la page 3. Il s’agit d’une mise à jour des informations. Cette modification a une incidence sur le document unique.

5e modification: «Éléments prouvant que le produit est originaire de l’aire géographique définie»

Libellé actuel:

«Ces normes sont définies aux articles 1 et 3 du règlement technique.

Article premier

Les producteurs de miel sont en droit d’utiliser l’appellation d’origine:

1.

s’ils exercent l’activité d’apiculteurs mobiles dans la région délimitée;

2.

s’ils produisent le “Mel da Serra da Lousã” conformément aux conditions fixées par le présent règlement;

3.

s’ils sont enregistrés auprès de l’organisme de certification en tant que producteurs de “Mel da Serra da Lousã” et s’engagent par écrit à se conformer au présent règlement.»

Article 3:

1.   L’évaluation de la qualité du miel est obtenue en le classant en fonction des critères de qualité et de cotation obtenus lors de son analyse sensorielle. Les critères définis dans le tableau d’évaluation de la qualité dans la NP 1307 (1985) servent de base aux caractéristiques de couleur, de saveur et de consistance.

2.   Le miel peut être protégé par l’appellation d’origine:

2.1.

si son classement est supérieur ou égal à 14 points, avec un minimum de 6 points pour l’arôme et le goût caractéristiques, et

2.2.

si son analyse sensorielle confirme les caractéristiques requises.

3.   Les miels à soumettre au jury de dégustation doivent avoir subi un affinage d’au moins 30 jours et être placés dans la salle d’essai à température ambiante au moins 12 heures à l’avance.

4.   Si les miels contrôlés ne répondent pas aux caractéristiques spécifiées, le producteur en est informé par le groupement de producteurs, en indiquant les motifs de ce rejet.

5.   Ce contrôle porte sur toutes les conditions de production prévues par le présent règlement et notamment:

5.1.

sur les critères d’assainissement, de manipulation et d’hygiène des cheptels apicoles;

5.2.

sur les conditions d’extraction, d’affinage et de conditionnement;

5.3.

sur les caractéristiques physiques, chimiques, microbiologiques, organoleptiques et polliniques du miel; et

5.4.

sur l’emballage et l’étiquetage des produits.

6.   Les résultats de l’analyse sensorielle et physico-chimique seront transmis par le groupement de producteurs aux parties intéressées après la réunion du jury de dégustation.

7.   Chaque producteur dispose d’un registre à jour consignant:

7.1.

le nombre et l’emplacement des ruchers;

7.2.

le nombre de ruches;

7.3.

la quantité de miel extraite;

7.4.

la quantité de miel conditionnée; et

7.5.

la comptabilité des ventes de miel.

8.   Tous les producteurs enregistrés et autorisés par l’association de producteurs aux fins de vendre leur miel sous la protection de l’appellation d’origine font l’objet de contrôles réguliers, à moins de 90 jours d’intervalle.

9.   Si l’un de ces contrôles réguliers révèle que le producteur ne respecte pas les règles fixées, un avertissement écrit est émis et l’autorisation d’utiliser l’appellation d’origine est suspendue jusqu’à la fin de l’année et lors de cette récolte.

10.   Tout manquement aux règles dans la même année entraînera le retrait de l’autorisation d’utiliser l’appellation d’origine pendant deux ans.

11.   Si un manquement aux mêmes règles est de nouveau constaté à la suite d’un contrôle ultérieur, le producteur sera suspendu et il lui sera définitivement interdit d’utiliser l’appellation d’origine.

12.   Le miel qui n’obtient pas au moins 12 points, comme prévu au paragraphe 2.1, ne peut être commercialisé sous l’appellation d’origine, ni au moyen d’une mention quelconque ressemblant à ladite appellation ou susceptible de prêter à confusion.

MODIFICATION PROPOSÉE:

4.1

Identification des opérateurs

Tout opérateur souhaitant utiliser l’appellation d’origine «Mel da Serra da Lousã» doit s’engager à respecter le cahier des charges au moyen d’une déclaration d’identification envoyée au groupement de producteurs avant le 15 mars et comportant les informations suivantes:

informations sur l’opérateur (identité, statut, activité);

description des instruments de production (nombre et emplacement des ruchers et nombre de ruches);

engagement de l’opérateur.

4.2

Contrôle des conditions de production

Les producteurs doivent exercer l’activité apicole dans des ruches mobiles situées dans la zone délimitée.

Les producteurs concluent un contrat avec l’organisme délégataire chargé du contrôle de la conformité.

Les opérateurs produisant du miel susceptible d’être protégé par l’appellation soumettent au groupement de producteurs, au plus tard le 15 avril de chaque année, une déclaration annuelle de production et de stocks pour l’année précédente, du 1er avril au 31 mars, indiquant le nombre de ruches, la production totale de miel et la production totale de miel déclaré sous l’appellation.

Les opérateurs concernés par les conditions de production en assurent la traçabilité au moyen d’un registre actualisé des entrées et des mises à disposition des produits, dénommé «cahier de production».

Ce cahier de production, émis exclusivement par le groupement de producteurs selon un modèle validé par la DGADR, doit être tenu sur place à la disposition des agents en charge du contrôle.

Ce registre doit permettre d’identifier l’origine et la destination du miel, la localisation des ruchers et le nombre de ruches, ainsi que les quantités de miel ventilées respectivement par lot et par vente.

Le cahier de production comprend, en ce qui concerne les entrées, la date de récolte et le volume du lot et des unités emballées, ainsi que les références respectives des marques de certification.

Les miels font tous l’objet d’analyses physico-chimiques et organoleptiques. Ces vérifications sont effectuées après la phase de décantation du miel. L’analyse physico-chimique du miel permet de vérifier le respect des critères de la dénomination. La garantie d’origine du miel est fournie par l’analyse du pollen.

Le sceau fourni par le groupement de producteurs portant le nom de l’appellation permet d’identifier le produit et de contrôler les volumes produits et commercialisés. Il doit être apposé de manière visible sur le récipient et peut faire partie intégrante de l’étiquette.

Justification:

Les éléments prouvant que le produit est originaire de l’aire géographique définie étaient dispersés dans deux règlements annexés au cahier des charges, et font l’objet des modifications suivantes:

a)

le délai accordé aux producteurs pour fournir les informations relatives au nombre de ruchers et de ruches est porté du 31 décembre au 15 avril;

b)

l’ensemble de la procédure relative aux règles de contrôle spécifiques et aux analyses organoleptiques prévues à l’article 3, paragraphes 1 à 4 et 6, du règlement technique, a été supprimé, car le cahier des charges ne doit contenir que les procédures à respecter par les exploitants en matière de preuve de l’origine des produits, des matières premières, et d’autres éléments qui doivent, conformément audit cahier, provenir de l’aire géographique définie. Il n’est pas nécessaire de prévoir des règles spécifiques au contrôle dans le plan de contrôle;

c)

l’article 3, paragraphe 2, et l’article 5, paragraphe 8 à 11 et 15 sont redondants car, conformément au règlement (CE) no 1151/2012, les contrôles de conformité couvrent toutes les étapes de la production et obéissent à un plan de contrôle.

Cette modification n’a pas d’incidence sur le document unique.

6e modification: «Description de la méthode d’obtention du produit»

Libellé actuel:

Article 2, paragraphe 1, du règlement technique.

1.1

Le «Mel da Serra» est obtenu à partir de ruches mobiles dans les ruchers situés dans les montagnes et les vallées de la Serra da Lousã, où l’apiculture est traditionnellement pratiquée, en tirant parti de la présence de fleurs sauvages telles que les bruyères et les châtaigniers.

1.2.

Les cheptels apicoles doivent être parfaitement assainis, la présentation du certificat correspondant devant en attester.

1.3.

L’alimentation artificielle et l’utilisation de produits stimulants et de pesticides sont interdites du début du mois d’avril à la fin du mois d’août.

MODIFICATION PROPOSÉE:

5.1

Production et récolte

Le «Mel da Serra da Lousã» est obtenu à partir de ruches mobiles placées dans les montagnes et les vallées de la Serra da Lousã au cours de la période allant du 1er mai à la fin du mois d’août.

La récolte du miel est effectuée immédiatement après la fin des floraisons de la bruyère et du châtaignier, dès que les conditions météorologiques le permettent, de façon à éviter au maximum le mélange avec d’autres floraisons. Le miel est produit dans des ruches à cadres mobiles.

La récolte des ruches est effectuée dans des cadres totalement operculés qui ne contiennent pas de couvain d’abeilles ou de faux bourdons, qu’il soit ouvert ou fermé.

L’utilisation de fumigateurs doit être réduite au minimum.

Justification:

Les modalités d’obtention du produit étaient précisées dans le règlement technique en annexe du cahier des charges.

Cette proposition, outre la mise à jour du libellé, contient les modifications suivantes:

a)

l’obligation d’assainir les cheptels apicoles est supprimée car elle découle des règles générales applicables au miel, il est donc superflu de l’inclure dans le cahier des charges;

b)

l’interdiction de l’alimentation artificielle et de l’utilisation de produits stimulants et de pesticides du début du mois d’avril à la fin du mois d’août est supprimée, car si la récolte est réalisée en juillet (ce qui est autorisé), il n’est pas logique que les colonies soient privées d’alimentation et de traitement de la varroase pendant un mois;

c)

la phrase «où l’apiculture est traditionnellement pratiquée, en tirant parti de la présence de fleurs sauvages telles que les bruyères et les châtaigniers» figure déjà dans la description du produit;

d)

les spécifications relatives à la récolte n’existaient pas et sont essentielles à la production du «Mel da Serra da Lousã», qui se caractérise par un processus spécifique de collecte des hausses et des demis-hausses pleines de miel.

Ces modifications n’ont pas d’incidence sur le document unique.

7e modification: «Extraction»

Libellé actuel:

Article 2, paragraphe 2, du règlement technique.

«2.   Extraction

2.1.

Le miel est obtenu par centrifugation du début du mois de mai à la fin du mois d’août, de préférence dans les unités d’extraction du groupement de producteurs (ou dans des locaux individuels pour autant qu’ils présentent des conditions d’hygiène et d’assainissement adéquates).

2.2.

Le miel ne peut pas être obtenu par pressage des rayons.

2.3.

Le filtrage à travers un tamis est autorisé.»

MODIFICATION PROPOSÉE:

«5.2

Extraction

Les opérations d’extraction du miel doivent être effectuées en respectant les mesures d’hygiène, dans un local fermé et autorisé à cet effet dans l’établissement agréé du groupement de producteurs Lousamel ou dans les unités de production primaire des producteurs.

Les hausses sont reçues et identifiées avec l’indication de leur producteur et sont constituées en lots.

Le pesage des hausses agréées doit être effectué pour contrôler la production.

Le processus d’extraction s’effectue mécaniquement au moyen d’un outil approprié. Le miel ne peut pas être obtenu par pressage des rayons.

Le miel doit être extrait uniquement par centrifugation.

Le filtrage à travers un tamis est autorisé.»

Justification:

Les modalités d’obtention du produit étaient précisées dans le règlement technique en annexe du cahier des charges.

Cette proposition, outre la mise à jour de la formulation, comprend l’identification des hausses par lot et la pesée de chaque lot, tout en améliorant l’explication des méthodes d’obtention du miel.

8e modification: «Stockage»

Libellé actuel:

Article 2, paragraphe 3, du règlement technique.

«3.   Maturation

3.1.

La maturation a lieu dans des bassins en acier inoxydable ou en plastique adaptés aux produits alimentaires.

3.2.

La durée d’affinage ne doit pas être inférieure à 30 jours à température ambiante.»

MODIFICATION PROPOSÉE:

«5.3

Stockage:

Après la centrifugation, le miel est versé dans des bidons en acier inoxydable ou en tout autre matériau adapté aux denrées alimentaires.

Pendant son séjour dans des récipients adaptés au contact avec des denrées alimentaires, le miel est affiné (au minimum 30 jours) et décanté à température ambiante.

Le miel doit être stocké dans un endroit sec et à l’abri de la lumière du soleil.

Les récipients adaptés pour le conditionnement sont dûment identifiés avec les coordonnées du producteur et du produit.»

Justification:

Les modalités d’obtention du produit étaient précisées dans le règlement technique en annexe du cahier des charges.

La présente proposition met à jour et améliore la formulation actuelle ainsi que les règles relatives au stockage.

9e modification: «Spécificité de l’aire géographique - Facteurs naturels»

Libellé actuel:

«Caractérisation climatique:

Le climat océanique a une influence sur la chaîne centrale, de sorte que, au-dessus de 700 à 800 m d’altitude, les caractéristiques montagneuses impriment leurs spécificités au climat atlantique. La température moyenne est de 10 °C, la température étant inférieure à cette valeur six mois de l’année. L’été est court et sec (mais parfaitement délimité) et l’hiver est long, froid et très pluvieux. La pluviométrie annuelle moyenne à cette altitude, sur la ligne montagneuse de la Cordillère Centrale, est toujours supérieure à 1 500 mm.

Les dépressions intérieures présentent un climat plus sec, avec un hiver modéré et plus chaud.

Les différences de précipitations entre les régions ouest et sud-ouest (Lousa, Pedrogão Grande) et les régions plus intérieures (face à Beira Baixa) sont plus marquées à basse altitude: la pluviométrie annuelle est supérieure à 1 200 mm, avec plus de 100 jours de pluie, et la pluviométrie estivale est de 60 mm dans la zone de Penela -Góis-Lousã; et de 30 mm à Castelo Branco.

Caractérisation lithologique:

La lithologie est relativement uniforme et se compose de roches du groupe des schistes argileux des Beiras, datés d’avant l’Ordovicien. Cette homogénéité est ponctuellement rompue par des sous-cultures de quartz (Vidual-de-Cima, Unhais-o-Velho, Lousã, etc.).

Lorsque la couverture sédimentaire n’est pas très épaisse, on observe de nombreuses veines et traces éruptives de roches granitiques (taches de Pedrogão Grande, Figueiró dos Vinhos, Coentral, etc.).

[...]

Les espèces d’arbustes qui se distinguent le plus dans la région sont réputées en raison de leur importance pour l’activité apicole.

[...]»

MODIFICATION PROPOSÉE:

La Serra da Lousã couvre les communes de Lousã, Góis, Castanheira de Pera, Miranda do Corvo et Figueiró dos Vinhos. Elle présente des pentes abruptes descendant vers des terres presque planes, qui s’étendent jusqu’au nord-ouest. Elle est sillonnée par de profonds cours d’eau, notamment la Ribeira de Pena au nord, la Ribeira de S. João au nord-ouest, et la Ribeira de Pera et la Ribeira de Alge au sud. Elle est dominée par la crête de quartzite de Penedos de Góis.

Elle constitue, avec les montagnes de la Serra da Estrela et de la Serra do Açor, la partie occidentale de la Cordillère Centrale ibérique, une série de massifs montagneux alignés dans la direction nord-est/sud-ouest qui traverse le plateau ibérique, depuis la Serra de Ayllón (en Espagne) jusqu’au centre du nord du Portugal. Ces montagnes séparent les bassins hydrographiques du Mondego et du Tage.

La prédominance de roches schisteuses et précambriennes permet de dater ses origines géologiques à des temps très anciens.

La configuration actuelle de la Serra repose sur des failles profondes datant du cycle hercynien, élevées pendant l’orogenèse alpine et façonnées par les érosions qui s’en sont suivies (Ferreira & Vieira, 1999). La géologie régionale est dominée par les granites hercyniques et les roches métamorphiques précambriennes, essentiellement des schistes et des grauwackes. On distingue également des dépôts sédimentaires, qu’ils soient alluviaux ou, dans le cas de la Serra da Estrela, des gisements glaciaires et fluvioglaciaires issus de la dernière glaciation quaternaire. Le terrain de la région est marqué par un ensemble de montagnes qui alimentent les bassins de Mondego et du Tage, en formant des pentes escarpées interrompues par des couloirs inclinés et aplatis. Les sols sont principalement acides, peu développés, fins et à faible teneur en matières organiques, marqués par un impact humain profond et séculaire.

Ces montagnes présentent une grande diversité climatique, avec la présence simultanée de macro-bioclimats méditerranéens et tempérés. Toutefois, dans l’ensemble, l’influence tempérée est plus importante dans cette zone, le macro-bioclimat méditerranéen se retrouvant principalement dans les zones les plus orientales, à une altitude inférieure. L’orographie locale impose un large éventail de variabilité climatique altimétrique, ce qui se traduit par un trait caractéristique des hautes montagnes ibériques, à savoir l’augmentation des précipitations et la baisse des températures à mesure que l’altitude augmente. Le territoire fait donc l’objet de niveaux bioclimatiques différents, qui se succèdent selon l’amplitude altitudinale. Les zones les plus élevées sont naturellement plus exposées aux basses températures et à des épisodes plus fréquents et permanents de neige et de brouillard. Les zones les plus orientales et les plus basses se situent ainsi au niveau méso-méditerranéen, où le climat est plus chaud et moins pluvieux.

Dans les zones de basse altitude exposées à l’océan, le climat dominant est du type méso-tempéré subméditerranéen.

À des altitudes supérieures, généralement entre 850 et 1 700 m, la continuité du climat méso-méditerranéen ou méso-tempéré est interrompue et le thermotype devient supra-tempéré ou, dans certaines zones plus limitées, supra-méditerranéen. Enfin, à l’altitude la plus élevée, au-dessus de 1 700 m, le thermotype est oro-tempéré subméditerranéen. Ce dernier niveau bioclimatique est unique au Portugal et se caractérise par: des températures moyennes annuelles basses (de 3 à 6 °C dans le plateau culminant); des vents forts; de fortes précipitations, avec des chutes fréquentes de neige en hiver; un ensoleillement fort, pouvant dépasser 12 heures en été; et des valeurs élevées de rayonnement solaire incident (Mora, 2006). En ce qui concerne la caractérisation ombrométrique (ou pluviométrique), les types ombrothermiques les plus représentatifs sont les types humide, hyperhumide et ultra-hyperhumide.

Les lithologies dominantes dans la Serra da Lousã sont des métasédiments appartenant au groupe des Beiras, qui correspondent à une alternance de phyllites et de métagrauwackes, avec le métamorphisme régional varisque du faciès «schistes verts», zone de chlorite (Gama-Pereira et coll., 2004; Sequeira & Sousa, 1991; Soares et coll., 2007).

Les caractéristiques sédimentaires indiquent un dépôt dans la zone du plateau continental ou à proximité du talus, dans la zone occidentale, où surgissent des faciès chaotiques (Sequeira & Sousa, 1991). Alonso-Gavilán et coll. (2001) reconnaissent des structures sédimentaires dans la région de Trevim qui indiquent des tempestites en plateforme peu profonde. Les unités du groupe des Beiras auraient été déposées dans un bassin arrière-arc sur la rive continentale du Gondwana, correspondant à une séquence turbiditique de type «flysch» (Rodríguez-Alonso et coll., 2004; Gomes et coll., 2007).

En raison de l’orographie vallonnée et des variations climatiques, la végétation est très diversifiée. Le chêne vert est présent dans les zones les plus élevées, ensoleillées et sèches, le chêne-liège dans les zones ensoleillées et les châtaigniers et les chênes (Quercus robur et Q. pyrenaica) se retrouvent dans les zones les plus humides et les plus froides. Les cours d’eau profonds sont associés à des habitats bien conservés, permettant une forte présence de laurier du Portugal (Prunus lusitanica) et de houx (Ilex aquifolium), à caractère relique et qui revêtent une grande importance pour certaines espèces de faune. Les études scientifiques montrent que le chioglosse portugais (Chioglossa lusitanica) trouve son origine dans cette région. La population de cerfs (Cervus elaphus) et de chevreuils d’Europe (Capreolus capreolus) est également très importante.

Les zones et niveaux écologiques, ainsi que leur caractérisation autophytique, sont énumérés dans le tableau 1 «Caractérisation autophytique de la région de Serra da Lousã». [...]

Justification:

La caractérisation des sols et du climat, qui manquait d’informations sur certains facteurs naturels, a été améliorée. Les tableaux 1 et 2 restent inchangés.

Cette modification a une incidence sur le document unique.

10e modification: «Spécificité de l’aire géographique - Facteurs humains»

Libellé actuel:

«L’élevage apicole est pratiqué depuis des temps immémoriaux dans les montagnes et les vallées de la Serra da Lousã, qui couvrent toutes les paroisses des communes de Lousã, Mirando do Corvo, Penela, Figueiró dos Vinhos, Pedrogão Grande, Castanheira de pera, Pampilhosa da Serra, Arganil, Góis et Vila Nova de Poiares. La fréquence à laquelle la terminologie apicole apparaît dans la toponymie de cette vaste zone atteste de l’importance et de l’ancienneté de cette activité dans la région. Les localités et les lieux tels que Alvares, Colmeal, Cortiços et Vale de Cortiços; ou encore Malhadas, Malhadas Chã, Malhada Velha, Vale de Abelhas, Vale de Colmeias, Mestras et Ribeiro das Mestras, qui évoquent le champ lexical apicole, ne sont que quelques exemples, parmi les nombreuses dénominations connues qui existent encore aujourd’hui, attestant de l’importance de l’apiculture dans la zone à laquelle nous faisons référence. Dans les conditions actuelles, il est admis que la capacité de production potentielle peut atteindre en moyenne environ 250 tonnes/an. Cet objectif n’est pas encore pleinement réalisé compte tenu du sous-dimensionnement de la production et de la faible rationalité de sa conduite.

À l’heure actuelle, la Cooperativa Agrícola dos Apicultores da Lousã e Concelhos Limítrofes (coopérative agricole des apiculteurs des communes de Lousã et limitrophes), LOUSAMEL, garantit une production de l’ordre de 28 tonnes de la part de ses membres; pour l’Associação dos Apicultores da Serra do Espinhal (association des apiculteurs de la Serra do Espinhal), SERRAMEL, ce chiffre est porté à 12 tonnes; et à 10 tonnes pour l’Associação dos Apicultores da Serra do Açor (association des apiculteurs de la Serra do Açor). Les apiculteurs non affiliés peuvent gérer une production équivalente à la production totale des apiculteurs associés, de sorte que la production actuelle de miel pouvant bénéficier immédiatement de l’appellation d’origine, tout en faisant partie de l’espace visé à la figure 1, peut être estimée à plus de 100 tonnes.»

MODIFICATION PROPOSÉE:

«6.1.2

 

L’histoire naturelle de la Serra da Lousã a toujours été étroitement liée à des facteurs humains. Héritière d’une forte tradition pastorale, la Serra da Lousã a bénéficié de profondes transformations en matière de sylviculture, sous l’impulsion des services sylvicoles et avec l’aide des populations rurales soucieuses de résister face à l’exode rural croissant. Ces changements ont été marqués non seulement par l’ensemencement de vastes superficies de pins, mais aussi par le maintien d’un certain nombre de noyaux de feuillus (chêne, bouleau et châtaignier) et par la préservation de la végétation ripicole le long des nombreux cours d’eau hérités des schistes de la Serra.

Les liens entre les territoires et les populations soulignent la plasticité de la région et reflètent les différentes initiatives qui se recoupent avec la Serra, comme le montre l’aire de production du miel (appellation d’origine protégée) de la Serra da Lousã (Penela; Miranda do Corvo; Lousã; Góis; Arganil; Pampilhosa da Serra; Figueiró dos Vinhos; Castanheira de Pera et Pedrógão Grande).

L’apiculture est l’un des moyens de subsistance pour la population des montagnes et vallées de la Serra da Lousã, couvrant toutes les paroisses des communes de Lousã, Miranda do Corvo, Penela, Figueiró dos Vinhos, Pedrógão Grande, Castanheira de Pera, Pampilhosa da Serra, Arganil, Góis et Vila Nova de Poiares, depuis des temps immémoriaux, comme en témoigne la terminologie apicole souvent adoptée dans la toponymie de cette vaste zone, qui démontre l’importance et l’ancienneté de cette activité dans la région. Parmi les exemples de toponymie de la région qui subsistent jusqu’à présent et attestent de l’importance de l’apiculture, nous pouvons citer Alvares, Colmeal, Cortiços et Vale de Cortiços, Malhadas, Malhadas chã, Malhada Velha, Vale de Abelhas, Vale de Colmeias, Mestras et Ribeiro das Mestras.

Les apiculteurs suivent principalement les étapes suivantes pour garantir la production de miel dans l’aire géographique.

Phase 1:

Les abeilles collectent le nectar essentiellement à partir de la flore des montagnes, composée principalement d’ericacées, avec une présence moindre ou plus importante de châtaigniers (Castanea sativa Mill), puis elles entament la transformation du miel.

Phase 2:

Lorsque le miel est arrivé suffisamment à maturité dans les hausses, celles-ci sont retirées des ruches et transportées jusqu’au lieu de centrifugation. Après centrifugation, le miel peut être filtré à travers un tamis.

Phase 3:

Le miel est stocké dans des récipients aptes à la conservation de denrées alimentaires. Le conditionnement, le stockage et l’étiquetage ont lieu dans des locaux autorisés par le groupement de producteurs. La Serra da Lousã fait partie du réseau Natura 2000 (15 158 hectares) et allie de manière unique l’aspect culturel et humain des villages de schistes avec la nature et les possibilités de loisirs offertes par leur paysage. La région abrite de nombreux cerfs, sangliers et chevreuils, qui gambadent parmi les chênes-lièges, les châtaigniers, les chênes et, bien sûr, les pins. Elle est traversée par d’innombrables sentiers de randonnée et de VTT, et par des chemins menant à St. António da Neve, à Alto do Trevim, au château de Lousã ou à Sra. Da Piedade... sans oublier les plages fluviales.

Son point culminant, Alto do Trevim (1 205 mètres), offre un panorama sur de magnifiques sites du centre du Portugal, depuis son immense arrière-pays jusqu’à la côte maritime. Il s’agit de l’un des points de référence majeurs de la région centrale du pays. En automne, les tonalités des arbres à feuilles caduques sont particulièrement mises en valeur.»

Justification: Les facteurs naturels qui caractérisent l’aire géographique sont étayés, le cahier des charges comportant peu d’informations à ce sujet.

Les données de production sont supprimées, faute de sens.

Cette modification a une incidence sur le document unique.

11e modification: «Spécificité du produit»

Libellé actuel:

«Introduction (...) tant la strate arborée, que plus particulièrement la brousse de sous-étage, caractérisée par une flore dominée par les ericacées, confèrent au miel une odeur et une astringence très caractéristiques. Sa couleur ambre à ambre foncé, voire très sombre, découle de sa composition florale, et est également influencée par la présence plus ou moins importante de châtaigniers (Castanea sativa Mill).»

MODIFICATION PROPOSÉE:

«6.2

Le miel de Serra da Lousã présente des caractéristiques spécifiques résultant de l’aire géographique, telles que la couleur du miel allant de l’ambre à l’ambre foncé tirant vers le noir, en raison de la composition florale, et qui est également influencée par la présence plus ou moins importante de châtaigniers (Castanea sativa Mill).

Le nectar des bruyères accentue fortement l’odeur du miel et présente également un goût prononcé avec une certaine astringence, qui lui confèrent un caractère unique dans le pays.

Le miel se caractérise également par une viscosité élevée résultant de son taux d’humidité naturellement faible.

Prospection du pollen: propre à la flore locale.

Ainsi, tant la strate arborée, que plus particulièrement la brousse de sous-étage, caractérisée par une flore dominée par les ericacées, confèrent au miel une odeur et une astringence très caractéristiques. Sa couleur ambre à ambre foncé, voire très sombre, découle de sa composition florale, et est également influencée par la présence plus ou moins importante de châtaigniers (Castanea sativa Mill).»

Justification: La description de la spécificité du produit n’était pas incluse dans le cahier des charges initial, alors qu’elle est prévue dans le cadre de l’article 7, paragraphe 1, points e) et f) du règlement (UE) no 1151/2012. Elle constitue en outre un élément important pour démontrer le lien entre la «Mel da Serra da Lousã» et l’aire géographique.

Cette modification ne supprime pas les liens prouvant que la qualité ou les caractéristiques du miel sont dues essentiellement ou exclusivement à l’aire géographique ni n’entraîne de nouvelles restrictions en ce qui concerne la commercialisation du produit. Il s’agit donc d’une modification standard qui a une incidence sur le document unique.

12e modification: «Lien entre le produit et le milieu géographique»

Libellé actuel:

Introduction: Les références bibliographiques (Álvaro Viana de Lemos, «A Lousã e o seu Concelho» (Lousã et sa commune) attestent de l’importance du miel dans la région, et de sa spécificité: «La Serra a toujours produit plus ou moins de miel; bien que sombre et avec un goût atypique, il présente une grande valeur nutritionnelle» (page 96); «Les sucreries se résumaient au miel» (page 152); «d’œufs et de miel» (page 153); «Le miel de Serra a également ses amateurs, et n’est nullement inférieur en ce qui concerne les qualités alimentaires et thérapeutiques» (page 154).

Dans l’aire géographique délimitée, constituée des montagnes et des vallées de la Serra da Lousã, l’élevage d’abeilles remonte à des temps immémoriaux. C’est pourquoi la terminologie apicole apparaît souvent dans la toponymie de la région, attestant de l’importance de cette activité dans l’aire géographique. À titre d’exemple, nous pouvons citer les localités de Colmeal, Cortiços et Vale Cortiços, Malhada, Vale de Abelhas, Vale de Colmeias, Mestras et Ribeiro das Mestras.

MODIFICATION PROPOSÉE:

6.3

Influence des caractéristiques de l’aire géographique sur les spécificités du produit (lien)

Le miel de Serra da Lousã présente un lien très étroit avec son territoire d’origine, une vaste zone montagneuse caractérisée par l’utilisation et la vocation forestières, dont la strate arborée, et plus particulièrement la brousse de sous-étage, est caractérisée par une flore dominée par les ericacées et donne au miel une odeur et une astringence très spécifiques, qui lui confèrent des caractéristiques uniques, telles que sa couleur ambre à ambre foncé, voire très sombre, découlant de sa composition florale, et très influencée par la présence plus ou moins importante de châtaigniers (Castanea sativa Mill), ainsi que son odeur et son goût prononcés, avec une certaine astringence, accentués par le nectar des bruyères.

Dans l’aire géographique délimitée, constituée des montagnes et des vallées de la Serra da Lousã, l’élevage d’abeilles remonte à des temps immémoriaux. C’est pourquoi la terminologie apicole apparaît souvent dans la toponymie de la région, attestant de l’importance de cette activité dans l’aire géographique. À titre d’exemple, nous pouvons citer les localités de Colmeal, Cortiços et Vale Cortiços, Malhada, Vale de Abelhas, Vale de Colmeias, Mestras et Ribeiro das Mestras.

Les références bibliographiques (Álvaro Viana de Lemos, «A Lousã e o seu Concelho» (Lousã et sa commune) attestent de l’importance du miel dans la région, et de sa spécificité: «La Serra a toujours produit plus ou moins de miel; bien que sombre et avec un goût atypique, il présente une grande valeur nutritionnelle» (page 96); «Les sucreries se résumaient au miel» (page 152); «d’œufs et de miel» (page 153); «Le miel de Serra a également ses amateurs, et n’est nullement inférieur en ce qui concerne les qualités alimentaires et thérapeutiques» (page 154).

Depuis 32 ans, le miel est célébré tous les mois de novembre à l’occasion de la foire du miel et de la châtaigne. Il est également à l’honneur du festival gastronomique automnal de Lousã, qui se tient en octobre. Différentes recettes à base de «Mel da Serra da Lousthe» AOP y sont présentées, telles que le boudin aux pommes sauté au «Mel da Serra da Lousã» AOP, le fromage de brebis caramélisé au «Mel da Serra da Lousã» AOP, le gâteau au «Mel da Serra da Lousã» AOP, ou encore le pudding au «Mel da Serra da Lousã» AOP.

En raison de son impact sur la gastronomie, le «Mel da Serra da Lousã» AOP a fait l’objet d’un documentaire réalisé par Tiago Cerveira, qui a obtenu le premier prix du festival international Food Film Menu 2022, décerné par un jury d’experts internationaux, dans la catégorie « Food Gifts from the Regions of Gastronomy / Cadeaux gourmands des régions gastronomiques».

Pour citer le jury: « A Million Food Stories — Mel est un excellent documentaire qui souligne l’importance des abeilles et du miel. Il explique également le rôle d’une coopérative dans le soutien aux éleveurs d’abeilles, en s’appuyant sur des données scientifiques et un remarquable travail de recherche, mettant en avant la qualité attendue d’un produit bénéficiant d’une indication géographique protégée. Il s’attache ensuite à la gastronomie de Coimbra, en tant que région gastronomique européenne 2021-2022, et au chef ambassadeur, qui montre la polyvalence du miel et des produits du miel, à l’image du pollen. Le travail de la lumière lors des interviews et des images de produits est particulièrement remarquable».

Justification:

La description du lien entre la spécificité du produit et le milieu géographique était incluse de manière disparate dans l’introduction du cahier des charges initial.

Conformément au cadre de l’article 7, paragraphe 1, points) et f) du règlement (UE) no 1151/2012, elle constitue un élément important pour démontrer le lien entre le «Mel da Serra da Lousã» et le milieu géographique.

Cette modification a une incidence sur le document unique.

13e modification: «Structure de contrôle»

Libellé actuel — Cahier, point V

Le contrôle de la certification du «Mel Serra da Lousã» sera effectué par ADSICÓ — Qualidade, Instituto Controlador e Certificador dos produtos Agro-alimentares Endógenos da área de Sicó (Qualité, institut de contrôle et de certification des produits agroalimentaires endogènes dans la région de Sicó). L’OPC disposera d’un comité de certification, qui accompagnera les activités de contrôle et de certification. Ce comité sera composé de membres représentant les producteurs, les commerçants et les consommateurs de manière équilibrée. L’OPC sera régi par le règlement de l’organisme de certification, qui fait également partie intégrante de ce processus.

MODIFICATION PROPOSÉE:

«L’autorité compétente pour vérifier le respect du cahier des charges est la Direção-Geral de Agricultura e Desenvolvimento Rural (direction générale de l’agriculture et du développement rural, DGADR).

Avenida Afonso Costa 3

1949-002 Lisboa

Tél. 218 442 200

Courriel: dqrg@dgadr.pt

L’autorité compétente peut déléguer cette compétence à un organisme de contrôle (OC) désigné par le groupement de producteurs et accrédité à cet effet conformément à la législation (norme EN 17065). L’identification de cet organisme est accessible sur le site de la DGADR et dans la base de données de la Commission européenne.»

Justification:

Cette rubrique est modifiée afin d’assurer la conformité de son intitulé et de son contenu avec l’article 7, paragraphe 1, point g), du règlement (UE) no 1151/2012 et avec les normes de contrôle officiel approuvées par le règlement (UE) 2017/625 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2017 (contrôle officiel).

Cette modification a une incidence sur le document unique.

Le cahier des charges doit contenir le nom et l’adresse des autorités de contrôle (la DGADR sur le continent) qui contrôlent le respect des dispositions du cahier des charges — article 7, paragraphe 1, point g), du règlement (UE) no 1151/2012.

14e modification: «Étiquetage»

Libellé actuel:

1.

Cahier

Emballage et étiquetage

Le miel est conditionné dans des récipients de ½ ou 1 kg, sur lesquels est apposée une étiquette comportant les indications suivantes:

Mel da Serra da Lousã; «½ kg» ou «1 kg»; Denominação de Origem. Un espace est en outre prévu sur la contre-étiquette afin d’indiquer le nom, la société ou la raison sociale du producteur, ainsi que la mention: «consumir de preferência até» (à consommer de préférence avant le). (Annexes 4 à 6).

2.

Article 5 du règlement technique:

5.1.

Les récipients doivent comporter l’étiquette commune du modèle annexé au présent règlement (ANNEXES 1 et 2).

5.2.

Afin de garantir l’inviolabilité du contenu, le cachet de certification est apposé conformément au modèle figurant dans ce règlement.

5.3.

Le groupement de producteurs ou les producteurs individuels peuvent utiliser une contre-étiquette affichant leurs coordonnées, et/ou d’autres informations relatives à la conservation ou à la consommation du «Mel Serra da Lousã» (ANNEXE 3).

3.

Les logos à utiliser sur les étiquettes figurent en annexe.

MODIFICATION PROPOSÉE:

8.

 

L’étiquetage du miel portant la dénomination «Mel da Serra da Lousã – Appellation d’origine protégée» doit comporter:

la mention «Mel da Serra da Lousã – Denominação de Origem Protegida» ou «DOP»;

le symbole AOP de l’Union européenne;

l’identification du producteur (nom, société ou raison sociale et adresse);

le logo ci-dessous: adapté aux divers emballages.

Les étiquettes sont numérotées par le groupement de producteurs.

Justification:

Alignement du libellé des règles d’étiquetage facultatives sur l’article 7, paragraphe 1, point h), et l’article 12, paragraphes 4 et 5, du règlement (CE) no 1151/2012, ainsi que sur l’article 3 du règlement (CE) no 668/2014 afin de renforcer le contrôle et d’identifier la dénomination enregistrée.

Remplacement du logo précédent pour renouveler l’image de l’appellation.

Cette modification n’a pas d’incidence sur le document unique.

Conclusions

1.

La demande de modification du cahier des charges décrit et justifie les modifications. Elle démontre que les modifications proposées constituent des «modifications standard» et présente une synthèse des raisons qui démontrent leur caractère nécessaire, telles que prévues à l’article 6 ter du règlement (UE) no 664/2014 du 18 décembre 2014, conformément à l’analyse menée dans les paragraphes précédents.

2.

Toutes les modifications proposées sont des modifications standard, car il ne s’agit pas de modifications à l’échelle de l’Union – article 53 du règlement (UE) 1151/2012 et articles 6 et 6 ter du règlement (UE) no 664/2014 du 18 décembre 2014.

3.

L’enregistrement de l’appellation d’origine «Mel da Serra da Lousã», AOP n’était pas formalisé par un document unique car un tel document n’était pas requis à la date de son enregistrement.

4.

La proposition de document unique présentée ci-après est conforme aux dispositions de l’annexe I du règlement d’exécution (UE) no 668/2014.

La modification a une incidence sur le document unique.

DOCUMENT UNIQUE

«Mel da Serra da Lousã»

no UE: PDO-PT-0222-AM01 – 6.6.2024

AOP (X) IGP ( )

1.   Dénomination(s) (de l’AOP ou de l’IGP)

«Mel da Serra da Lousã»

2.   État membre ou pays tiers

Portugal

3.   Description du produit agricole ou de la denrée alimentaire

3.1.   Code de la nomenclature combinée

04 - LAIT ET PRODUITS DE LA LAITERIE; ŒUFS D’OISEAUX; MIEL NATUREL; PRODUITS COMESTIBLES D’ORIGINE ANIMALE, NON DÉNOMMÉS NI COMPRIS AILLEURS

0409 — Miel naturel

3.2.   Description du produit portant la dénomination visée au point 1

Le «Mel da Serra da Lousã» provient exclusivement de nectars de la flore sauvage collectés par les abeilles. Ce miel est produit dans des ruches mobiles placées dans les montagnes et les vallées de la Serra da Lousã, par décantation ou centrifugation. Il se présente à l’état liquide.

Caractéristiques chimiques:

humidité: moins de 20 %;

sucres réducteurs: plus de 65 %;

cendres totales: moins de 0,6 %;

substances insolubles dans l’eau: moins de 0,1 %;

indice diastasique: supérieur à 10; – hydroxyméthylfurfural (HMF): moins de 35 mg/kg.

Caractéristiques organoleptiques:

Couleur: il s’agit d’un miel dont les tonalités varient de l’ambre à l’ambre foncé tirant vers le noir.

Arôme et saveur: le nectar des bruyères accentue fortement l’odeur du miel et présente également un goût prononcé avec une certaine astringence.

Consistance: la viscosité du miel est élevée.

Prospection du pollen: propre à la flore locale.

3.3.   Aliments pour animaux (uniquement pour les produits d’origine animale) et matières premières (uniquement pour les produits transformés)

L’alimentation artificielle, l’alimentation pour la stimulation des colonies et les compléments vitaminiques sont autorisés.

3.4.   Étapes spécifiques de la production qui doivent avoir lieu dans l’aire géographique délimitée

Tant la production que les opérations ultérieures d’extraction, de stockage et de conditionnement doivent être effectuées dans l’aire géographique délimitée.

3.5.   Règles spécifiques applicables au tranchage, râpage, conditionnement, etc., du produit auquel la dénomination fait référence

Le conditionnement du miel est effectué dans des locaux enregistrés auprès du groupement de producteurs, dans lesquels le miel provient d’exploitations enregistrées sous l’appellation d’origine protégée.

Le contenu des récipients destinés à la consommation directe des miels varie généralement de 30 à 1 000 grammes.

Le récipient doit être fermé de façon à éviter la perte d’arômes naturels, l’ajout d’odeurs et l’humidité ambiante, qui pourraient altérer le produit.

Les récipients, dont les modèles sont approuvés par le groupement de producteurs, doit être fabriqué en verre transparent et incolore. D’autres matériaux peuvent être autorisés sous réserve du respect des normes d’emballage des denrées alimentaires.

Un film rétractable doit permettre de garantir l’inviolabilité du récipient.

3.6.   Règles spécifiques applicables à l’étiquetage du produit auquel la dénomination fait référence

L’étiquetage du miel portant la dénomination «Mel da Serra da Lousã – Appellation d’origine protégée» doit comporter:

la mention «Mel da Serra da Lousã – Denominação de Origem Protegida» ou «DOP»;

le symbole AOP de l’Union européenne;

l’identification du producteur (nom, société ou raison sociale et adresse);

le numéro du récipient;

le logo ci-dessous.

Image 1

Les étiquettes sont numérotées par le groupement de producteurs.

4.   Description succincte de la délimitation de l’aire géographique

L’aire est limitée aux communes de Lousã, Miranda do Corvo, Penela, Figueiró dos Vinhos, Pedrógão Grande, Castanheira de Pera, Pampilhosa da Serra, Arganil, Góis e Vila Nova de Poiares.

5.   Lien avec l’aire géographique

Le miel produit dans cette aire géographique présente les caractéristiques organoleptiques et analytiques énumérées au point correspondant à la description du produit, lesquelles sont liées à l’environnement naturel ainsi qu’au savoir-faire des producteurs.

Le miel est produit dans la Serra da Lousã, qui présente des pentes abruptes et des terres presque planes, qui s’étendent jusqu’au nord-ouest. Elle est sillonnée par de profonds cours d’eau, notamment la Ribeira de Pena au nord, la Ribeira de S. João au nord-ouest, et la Ribeira de Pera et la Ribeira de Alge au sud. Elle est dominée par la crête de quartzite de Penedos de Góis.

Les sols sont principalement acides, peu développés, fins et à faible teneur en matières organiques, marqués par un impact humain profond et séculaire.

Ces montagnes présentent une grande diversité climatique, avec la présence simultanée de macro-bioclimats méditerranéens et tempérés. Toutefois, dans l’ensemble, l’influence tempérée est plus importante dans cette zone, le macro-bioclimat méditerranéen se retrouvant principalement dans les zones les plus orientales, à une altitude inférieure.

L’orographie locale impose un large éventail de variabilité climatique altimétrique, ce qui se traduit par un trait caractéristique des hautes montagnes ibériques, à savoir l’augmentation des précipitations et la baisse des températures à mesure que l’altitude augmente. Le territoire fait donc l’objet de niveaux bioclimatiques différents, qui se succèdent selon l’amplitude altitudinale. Les zones les plus élevées sont naturellement plus exposées aux basses températures et à des épisodes plus fréquents et permanents de neige et de brouillard. Les zones les plus orientales et les plus basses se situent ainsi au niveau méso-méditerranéen, où le climat est plus chaud et moins pluvieux.

Le relief vallonné et les variations climatiques donnent lieu à une végétation très diversifiée. Le chêne vert est présent dans les zones les plus élevées, ensoleillées et sèches, le chêne-liège dans les zones ensoleillées et les châtaigniers et les chênes (Quercus robur et Q. pyrenaica) se retrouvent dans les zones les plus humides et les plus froides. Les cours d’eau profonds sont associés à des habitats bien conservés, permettant une forte présence de laurier du Portugal (Prunus lusitanica) et de houx (Ilex aquifolium), à caractère relique et qui revêtent une grande importance pour certaines espèces de faune. Les études scientifiques montrent que le chioglosse portugais (Chioglossa lusitanica) trouve son origine dans cette région. La population de cerfs (Cervus elaphus) et de chevreuils d’Europe (Capreolus capreolus) est également très importante.

Les espèces d’arbustes qui se distinguent le plus dans la région en raison de leur importance pour l’activité apicole sont les suivantes:

Tableau 2

Principales espèces d’arbustes issues de la flore mellifère de Serra da Lousã

Nom scientifique

Nom commun

Saison de floraison

Remarques

Cistus ladanifer

Ciste

mai - juin

Principalement pollinifère; produit également du nectar

Cistus monspeliensis

Sargasses

avril - juin

Pollen

Cistus salvifollus

Sargasses

mai- août

Pollen

Hallimium halyssoides

Sargasses

avril - juin

Pollen

Cytisus spp

Genêt

avril - juin

 

Calluna vulgaris

Bruyère australe

août - octobre

Nectar

Erica arborea

Bruyère - blanche

Mars/juin

Nectar

Erica umbellata

Bruyère - rouge

avril - juin

Nectar

Erica cinerea

Bruyère

avril - juin

Nectar

Chamaespartium tridentatum

Genêt tridenté

avril - mai

Nectar et pollen; exploités en cas de pénurie de floraison

Ulex spp

Ajonc

février - décembre

Nectar et pollen; exploités en cas de pénurie de floraison

Arbutus unedo

Arbousier

septembre - novembre

Nectar

Facteurs humains

L’apiculture est l’un des moyens de subsistance pour la population des montagnes et vallées de la Serra da Lousã, couvrant toutes les paroisses des communes de Lousã, Miranda do Corvo, Penela, Figueiró dos Vinhos, Pedrógão Grande, Castanheira de Pera, Pampilhosa da Serra, Arganil, Góis et Vila Nova de Poiares, depuis des temps immémoriaux, comme en témoigne la terminologie apicole souvent adoptée dans la toponymie de cette vaste zone, qui démontre l’importance et l’ancienneté de cette activité dans la région. Parmi les exemples de toponymie de la région qui subsistent jusqu’à présent et attestent de l’importance de l’apiculture, nous pouvons citer Alvares, Colmeal, Cortiços et Vale de Cortiços, Malhadas, Cantadas, Cantadas, Velha, Vale de Abelhas, Vale de Colmeias, Mestras et Ribeiro das Mestras.

Les apiculteurs suivent principalement les étapes suivantes aux fins de garantir la production de miel dans l’aire géographique.

Phase 1: Les abeilles collectent le nectar essentiellement à partir de la flore des montagnes, composée principalement d’ericacées, avec une présence moindre ou plus importante de châtaigniers (Castanea sativa Mill), puis elles entament la transformation du miel.

Phase 2: Lorsque le miel est arrivé suffisamment à maturité dans les hausses, celles-ci sont retirées des ruches et transportées jusqu’au lieu de centrifugation.

Après centrifugation, le miel peut être filtré à travers un tamis.

Phase 3: Le miel est stocké dans des récipients aptes à la conservation de denrées alimentaires. Le conditionnement, le stockage et l’étiquetage ont lieu dans des locaux autorisés par le groupement de producteurs.

Spécificité du produit. Le miel de Serra da Lousã présente des caractéristiques spécifiques résultant de l’aire géographique, telles que la couleur du miel allant de l’ambre à l’ambre foncé tirant vers le noir, en raison de la composition florale, et qui est également influencée par la présence plus ou moins importante de châtaigniers (Castanea sativa Mill).

Tant la strate arborée, que plus particulièrement la brousse de sous-étage, caractérisée par une flore dominée par les ericacées, confèrent au miel une odeur et une astringence très caractéristiques. Sa couleur ambre à ambre foncé, voire très sombre, découle de sa composition florale, et est également influencée par la présence plus ou moins importante de châtaigniers (Castanea sativa Mill).

Le nectar des bruyères accentue fortement l’odeur du miel et présente également un goût prononcé avec une certaine astringence, qui lui confèrent un caractère unique dans le pays.

La viscosité élevée est due au taux d’humidité naturellement faible et à la prospection du pollen associée à la flore locale.

Influence des caractéristiques de l’aire géographique sur les spécificités du produit (lien). Le miel de Serra da Lousã présente un lien très étroit avec son territoire d’origine, une vaste zone montagneuse caractérisée par l’utilisation et la vocation forestières, dont la strate arborée, et plus particulièrement la brousse de sous-étage, est caractérisée par une flore dominée par les ericacées et donne au miel une odeur et une astringence très spécifiques, qui lui confèrent des caractéristiques

uniques, telles que sa couleur ambre à ambre foncé, voire très sombre, découlant de sa composition florale, et très influencée par la présence plus ou moins importante de châtaigniers (Castanea sativa Mill), ainsi que son odeur et son goût prononcés, avec une certaine astringence, accentués par le nectar des bruyères.

Les références bibliographiques (Álvaro Viana de Lemos, «A Lousã e o seu Concelho (Lousã et sa commune) attestent de l’importance du miel dans la région, et de sa spécificité: «La Serra a toujours produit plus ou moins de miel; bien que sombre et avec un goût atypique, il présente une grande valeur nutritionnelle» (page 96); «Les sucreries se résumaient au miel» (page 152); «d’œufs et de miel» (page 153); «Le miel de Serra a également ses amateurs, et n’est nullement inférieur en ce qui concerne les qualités alimentaires et thérapeutiques» (page 154).

Depuis 32 ans, le miel est célébré tous les mois de novembre à l’occasion de la foire du miel et de la châtaigne. Il est également à l’honneur du festival gastronomique automnal de Lousã, qui se tient en octobre. Différentes recettes à base de «Mel da Serra da Lousthe» AOP y sont présentées, telles que le boudin aux pommes sauté au «Mel da Serra da Lousã» AOP, le fromage de brebis caramélisé au «Mel da Serra da Lousã» AOP, le gâteau au «Mel da Serra da Lousã» AOP, ou encore le pudding au «Mel da Serra da Lousã» AOP.

En raison de son impact sur la gastronomie, le «Mel da Serra da Lousã» AOP a fait l’objet d’un documentaire réalisé par Tiago Cerveira, qui a obtenu le premier prix du festival international Food Film Menu 2022, décerné par un jury d’experts internationaux, dans la catégorie « Food Gifts from the Regions of Gastronomy / Cadeaux gourmands des régions gastronomiques». Pour citer le jury: « A Million Food Stories — Mel est un excellent documentaire qui souligne l’importance des abeilles et du miel. Il explique également le rôle d’une coopérative dans le soutien aux éleveurs d’abeilles, en s’appuyant sur des données scientifiques et un remarquable travail de recherche, mettant en avant la qualité attendue d’un produit bénéficiant d’une indication géographique protégée. Il s’attache ensuite à la gastronomie de Coimbra, en tant que région gastronomique européenne 2021-2022, et au chef ambassadeur, qui montre la polyvalence du miel et des produits du miel, à l’image du pollen. Le travail de la lumière lors des interviews et des images de produits est particulièrement remarquable».

Référence à la publication du cahier des charges

https://tradicional.dgadr.gov.pt/images/prod_imagens/mel/docs/CE_MelLousa_220224.pdf


(1)   JO L 179 du 19.6.2014, p. 17.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/5396/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)