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1.
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Recommande au Conseil, à la Commission et au VP/HR:
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a)
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de reconnaître le lien étroit entre politique intérieure et extérieure de l’Union et dimensions de la sécurité et d’en tenir compte dans sa stratégie de prévention et de résolution des conflits, et que la diplomatie préventive devrait être utilisée à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Union; d’exploiter pleinement les possibilités offertes par le traité de Lisbonne pour renforcer les mécanismes de coordination existants; de reconnaître qu’il faut en finir avec l’interprétation étroite de la sécurité et entamer une discussion qui ne néglige pas des facteurs tels que les risques écologiques, la menace de maladies, la faim, l’injustice sociale, la désinformation et la violence;
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b)
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de placer le respect des droits fondamentaux, constitutionnels et humains et la sauvegarde des libertés civiles au cœur de la politique de sécurité intérieure et extérieure et de ses efforts de diplomatie préventive, car la capacité de l’Union à agir en tant qu’acteur mondial de la politique étrangère, partenaire international fiable, médiateur honnête et acteur crédible en matière de sécurité et de défense repose sur sa capacité à promouvoir ces valeurs tout en définissant, en affirmant et en défendant de manière proactive ses intérêts européens dans le monde;
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c)
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d’adapter et d’actualiser régulièrement les outils de prévention et de résolution des conflits de l’Union en fonction de l’évolution de la nature des conflits, notamment en raison du changement climatique et des catastrophes qui en découlent, de l’essor des nouvelles technologies de la course mondiale aux matières premières, de l’accroissement des inégalités dans le monde et de la pénurie alimentaire, tout en évaluant en permanence les nouveaux défis mondiaux et en promouvant efficacement la paix, la stabilité et la sécurité;
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d)
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de renforcer leur rôle et leur participation réelle dans les processus de prévention et de résolution des conflits, ainsi que de médiation pour la mise en œuvre d’accords de cessez-le-feu conclus sous les auspices de l’Union, afin d’assurer un fonctionnement efficace des instruments appliqués par l’Union et de faciliter un progrès tangible;
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e)
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d’utiliser pleinement les moyens à leur disposition pour prévenir les conflits, harmoniser la prévention et la résolution des conflits par l’Union, continuer à développer les outils conformément au calendrier géopolitique et aux valeurs de l’Union et agir en tant que garant de la mise en œuvre des accords de cessez-le-feu négociés par l’Union et en tant que médiateur équidistant et fondé sur des valeurs lors des crises et des conflits dans le monde, compte tenu du fait que l’Union est connue pour sa légitimité, sa crédibilité, son impartialité et son caractère inclusif; d’assurer le respect de la souveraineté des pays dans tout acte de diplomatie préventive; de rappeler que l’Union devrait jouer un rôle diplomatique majeur pour mettre fin aux conflits dans le monde;
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f)
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d’intégrer les outils de diplomatie préventive de l’Union à des mécanismes et à des actions de prévention structurels, tels que des accords politiques entre les différents acteurs impliqués dans des conflits, des dialogues nationaux pour la réconciliation, la consolidation de la paix et la justice transitionnelle, ainsi que des commissions pour la vérité et la réconciliation;
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g)
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d’intégrer le patrimoine culturel à l’approche globale de l’Union de gestion des crises, en tant que composante transversale de toutes les mesures dont dispose l’Union dans la panoplie d’outils pour les conflits et les crises;
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h)
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d’inviter les États membres à faire fi de leurs intérêts individuels en matière de relations extérieures afin de bâtir des capacités conjointes dans la prévention des conflits et la médiation;
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i)
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de déployer une panoplie de règles claires et pratiques applicables à l’action extérieure de l’Union et sur sa représentation par le VP/HR, la présidence de la Commission et la présidence du Conseil européen, et veiller à la cohérence de leurs mandats; d’améliorer les capacités de médiation de l’Union en promouvant les missions politiques et d’information, les enquêtes et les investigations;
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j)
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d’assurer une complémentarité efficace et une approche harmonisée avec le Parlement et collaborer étroitement avec les actions de diplomatie préventive du Parlement, car la diplomatie parlementaire et les activités du Parlement à cet égard, telles que ses missions officielles dans des pays tiers et lors de forums multilatéraux, contribuent à promouvoir les droits humains, les normes démocratiques et le pluralisme politique dans le monde entier, ainsi qu’à prévenir les conflits et à consolider la paix; de présenter au Parlement des évaluations annuelles des activités de l’Union en ce qui concerne la diplomatie préventive sur l’ensemble du globe, ainsi que analyses du système d’alerte précoce de l’Union en matière de conflits, le cas échéant;
Comprendre le contexte local et culturel
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k)
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de faire en sorte que l’Union comprenne mieux les contextes locaux, historiques, politiques, géographiques, religieux, environnementaux, sociaux et culturels, ainsi que des droits des minorités, et d’investir dans la formation aux compétences nécessaires du personnel du SEAE chargé de la prévention et de la résolution des conflits ainsi que de la médiation et de la mise en œuvre d’accords de cessez-le-feu, et d’élaborer des orientations à cet égard; de mieux comprendre et traiter les causes profondes des conflits afin d’éviter qu’ils ne se déclenchent et ne s’étendent;
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l)
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de diversifier le corps diplomatique de l’Union et de ses États membres afin de garantir que la diversité démographique et l’inclusion des minorités profitent au processus diplomatique d’un point de vue tant empirique que normatif;
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m)
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d’adapter l’aide à la construction de l’État au contexte culturel, historique, local, socio-économique, environnemental et politique du pays qui la reçoit et l’actualiser en permanence en fonction des conditions sur le terrain grâce à une analyse politique rigoureuse et détaillée en vue d’une réponse stratégique commune; de favoriser une communication et une consultation ouvertes avec les parties prenantes locales et toutes les composantes de la société dans le pays concerné, en particulier les organisations de la société civile et les organisations non gouvernementales, afin de mieux comprendre le contexte local et culturel, d’instaurer la confiance, d’encourager les relations interpersonnelles et de recueillir des informations d’alerte rapide dans les zones touchées;
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n)
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de demander au Conseil européen et au SEAE de continuer à accroître la notoriété de l’Union dans d’autres pays non membres de l’Union et dans les pays partenaires, de renforcer la dimension et les activités de l’Union en matière de diplomatie culturelle et de relations culturelles internationales en tant qu’instrument utile pour la paix, la consolidation de la paix et la prévention des conflits, ainsi que pour répondre aux enjeux mondiaux, et de démontrer la valeur ajoutée de l’Union et de faire progresser la coopération et les relations avec ces pays et les partenaires internationaux; d’utiliser et de déployer le composant de la protection du patrimoine culturel dans les conflits et les crises en tant que facteur contributif à l’avènement de la paix, de la réconciliation, de la compréhension mutuelle et du dialogue interculturel dans les zones de conflits et après les conflits; d’accroître l’aide qu’accorde l’Union aux secteurs créatifs et artistiques des pays non membres de l’Union, y compris l’assistance destinée au renforcement des capacités; de promouvoir la cocréation culturelle entre pays non membres de l’Union, notamment en renforçant les échanges et les résidences culturels;
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o)
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de renforcer l’approche différenciée selon les sexes dans ses activités de diplomatie préventive, en vue de mieux protéger les droits des femmes et des jeunes filles et d’accroître leur participation à ces activités; de veiller au respect du principe de parité chez les représentants spéciaux et les envoyés spéciaux, conformément au cadre d’action sur l’égalité de genre, notamment le troisième plan d’action sur l’égalité entre les hommes et les femmes ainsi que la stratégie en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes 2020-2025; de mettre en œuvre efficacement l’approche stratégique de l’Union en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité et le plan d’action sur l’égalité entre les hommes et les femmes afin de parvenir à une paix et une sécurité durables;
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p)
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de procéder à une analyse des conflits qui tienne compte de la dimension de genre et soit attentive au contexte local et aux facteurs et incidences liés au genre qui influent sur les conflits, et intégrer cette analyse dans toutes les hypothèses de planification, afin de renforcer les efforts de prévention et d’atténuer les risques de résurgence des conflits;
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q)
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d’inclure des indicateurs relatifs à la participation des femmes et tenant compte de la dimension de genre dans tous les processus d’alerte précoce et tous les efforts de prévention des conflits et de réaction rapide;
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r)
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d’utiliser le plein potentiel de la «diplomatie par l’éducation» en tant qu’instrument fondamental de la diplomatie préventive, en particulier le programme de l’Union Erasmus+; de proposer des activités éducatives dans ce cadre avec des pays non membres de l’Union, y compris par l’intermédiaire d’Erasmus+; de promouvoir, dans des pays non membres de l’Union, le principe d’échanges d’étudiants et de visites d’étudiants sur des sites de mémoire historique, dans le but de promouvoir le dialogue interculturel;
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s)
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de suivre les analyses de fragmentation régionale et des projets d’analyses de conflits régionaux, dans le but d’évaluer et de prévenir les menaces transnationales, les tensions interétatiques ainsi que les débordements actuels ou potentiels;
Système d’alerte précoce de l’Union en matière de conflits
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t)
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de veiller à ce que le système d’alerte précoce de l’Union en matière de conflits soit suffisamment proactif, doté des ressources nécessaires et fondé sur une analyse prospective complète et solide des facteurs de risque qui sont fréquemment liés à l’explosion de la violence, ainsi que de recourir à des outils de gestion pour repérer, évaluer et aider à traiter en priorité les situations à risque de conflit violent;
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u)
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d’associer étroitement et systématiquement les délégations de l’Union dans les pays et régions exposés à un risque de conflit ou confrontés à un conflit non résolu à la surveillance de la situation sur le terrain et à la contribution régulière au système d’alerte précoce de l’Union en matière de conflits; de prôner un accès humanitaire total et sans entrave et le respect du droit international lors de l’exercice de la diplomatie préventive dans les conflits gelés;
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v)
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d’évaluer les résultats obtenus par le système d’alerte précoce de l’Union en matière de conflits et de proposer des adaptations pour en améliorer l’efficacité afin de déterminer les facteurs de risque structurels et de permettre aux décideurs politiques d’apporter en temps opportun des réponses stratégiques qui permettent d’atténuer les risques et de se saisir de toute occasion de prévenir des conflits;
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w)
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de garantir que ce mécanisme collabore étroitement avec le Centre de situation et du renseignement de l’UE (INTCEN), le Centre de réaction aux crises du SEAE et le Centre satellitaire de l’Union (Satcen) en raison de la nécessité d’un flux pertinent d’informations à cet égard; de renforcer l’INTCEN et le centre de réaction aux crises du SEAE en étoffant leurs effectifs, leurs ressources financières et leurs capacités;
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x)
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d’établir une collaboration étroite avec les bureaux et les agences pertinents des Nations unies et d’autres acteurs internationaux, en particulier l’OTAN, dans la perspective de s’informer mutuellement en ce qui concerne les efforts d’alerte précoce;
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y)
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d’améliorer constamment les protocoles de sécurité des services travaillant sur le renseignement et/ou avec des informations sensibles;
Rôle des représentants spéciaux et des envoyés spéciaux dans la diplomatie préventive, leur responsabilité et vue d’ensemble de leurs résultats dans les processus de résolution des conflits
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z)
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de prendre en compte le contexte local, culturel et historique dans la nomination des représentants spéciaux et des envoyés afin d’éviter de susciter des controverses dans les régions en conflit si la nomination provient d’un État membre ayant des liens historiques avec la région concernée susceptibles de remettre en question sa position de médiateur impartial; de tenir compte de l’importance toute particulière que ces représentants soient dûment sensibilisés et correctement formés au domaine qu’ils vont évaluer;
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aa)
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d’évaluer soigneusement, y compris dans le cadre d’un contrôle parlementaire, les initiatives entreprises par les représentants et envoyés spéciaux de l’Union, ainsi que leurs résultats et la manière dont elles contribuent à la diplomatie préventive, aux processus de résolution des conflits ou à la mise en œuvre des accords de cessez-le-feu négociés par l’Union, s’il y a lieu;
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ab)
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de procéder à des évaluations régulières et approfondies de l’obligation de rendre compte des représentants spéciaux et des envoyés de l’Union prévue dans leur mandat et faire le point sur les initiatives qu’ils ont prises et sur les résultats qu’ils ont obtenus dans les processus de résolution des conflits ainsi que dans la médiation de la mise en œuvre des accords de cessez-le-feu conclus sous les auspices de l’Union;
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ac)
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d’améliorer la transparence et le contrôle parlementaire du travail des représentants spéciaux et des envoyés de l’Union en remettant au Parlement des rapports réguliers et détaillés sur leurs activités et leurs réalisations, conformément à leur mandat; de promouvoir une relation plus étroite entre les représentants et les envoyés spéciaux de l’Union et le Parlement, compte tenu des efforts diplomatiques interparlementaires;
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ad)
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de veiller à ce que la nomination des représentants spéciaux, des envoyés spéciaux et des ambassadeurs de l’Union ne puisse être confirmée qu’après une évaluation positive de la commission des affaires étrangères du Parlement;
Enseignements tirés de la résolution des conflits sous la médiation de l’Union et des conflits gelés, ainsi que des accords de cessez-le-feu conclus sous les auspices de l’Union et des conflits gelés et non résolus
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ae)
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de mener une étude sur les enseignements tirés des actions antérieures de l’Union, les occasions manquées en matière de diplomatie préventive et ses réalisations en ce qui concerne le processus de résolution pacifique des conflits, par exemple dans la région du Sahel, en Afrique de l’Ouest et dans la Corne de l’Afrique, dans les Balkans occidentaux, dans le Caucase du Sud, à Chypre, en Irlande du Nord, en Afghanistan, au Proche-Orient, en Moldavie et en Ukraine;
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af)
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d’éviter, à l’avenir, les conséquences négatives potentielles de la suspension prématurée des missions de l’Union dans les régions en conflit, ainsi que la poursuite de missions hautement inefficaces ou de missions susceptibles d’avoir des effets négatifs en matière de politique et de sécurité;
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ag)
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d’améliorer la panoplie d’outils dans le domaine de la diplomatie préventive des missions et des opérations civiles et militaires de l’Union, ainsi que leurs capacités et la formation du personnel, afin d’anticiper et de réagir plus rapidement face à des situations en évolution sur le terrain;
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ah)
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de garantir que l’Union joue un rôle plus actif dans le soutien apporté à toutes les étapes de la procédure conduite par les Nations unies sur le problème chypriote et qu’elle dispose de tous les moyens appropriés, y compris en nommant un envoyé de l’Union, dans le but d’aboutir à un règlement global de la question chypriote dans le cadre des Nations unies, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies et dans le respect des principes sur lesquels l’Union est fondée et de l’acquis;
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ai)
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de tirer les leçons de l’absence de progrès dans la mise en œuvre des accords de cessez-le-feu conclus sous les auspices de l’Union, y compris l’accord de cessez-le-feu conclu le 12 août 2008 entre la Russie et la Géorgie par l’entremise de l’Union;
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aj)
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de souligner qu’il est nécessaire que l’Union joue un rôle actif dès qu’une violation du droit international humanitaire est commise;
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ak)
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de garantir une coordination entre l’Union et ses États membres en matière de prévention des conflits et de consolidation de la paix, contrairement à ce qui s’est passé en Afghanistan, où ils travaillaient en parallèle dans différentes régions;
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al)
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de renforcer la capacité de l’Union à analyser et à prévoir de manière rigoureuse et en permanence la situation politique et sécuritaire dans les régions en crise et à adapter les interventions de l’Union à l’évolution des réalités sur le terrain, y compris en garantissant la présence d’un point focal responsable de l’analyse des conflits dans chaque délégation de l’Union; d’assurer la complémentarité entre les efforts sur le terrain et les efforts diplomatiques déployés par les gouvernements, les représentants et les autres acteurs concernés au niveau national;
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am)
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d’évaluer ce qui a manqué aux efforts de diplomatie préventive de l’Union en Bosnie-Herzégovine pour éviter les tensions dues aux propos incendiaires et aux actes sécessionnistes, qui compromettent les aspirations européennes; d’exhorter la Bosnie-Herzégovine à trouver d’urgence un accord politique commun afin de se conformer à la recommandation de la Commission du 8 novembre 2023 et d’être en mesure d’ouvrir les négociations d’adhésion avant mars 2024, en tenant compte également de la situation géopolitique instable et des efforts visant à prévenir les influences extérieures malveillantes dans la région, ouvrant ainsi la voie à une paix et une stabilité permanentes dans le pays et la région; de se féliciter de la décision du Conseil européen des 14 et 15 décembre 2023 d’ouvrir des négociations d’adhésion avec la Bosnie-Herzégovine dès lors qu’elle respectera les critères d’adhésion à l’Union; d’attendre avec impatience le rapport de la Commission sur les progrès accomplis et d’escompter qu’il soit présenté au plus tard en mars 2024;
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an)
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d’étendre la mission EUFOR ALTHEA en Bosnie-Herzégovine et de renforcer sa panoplie d’outils de prévention des conflits; de noter qu’il s’agit de la mission de maintien et de consolidation de la paix de l’Union la plus réussie à ce jour et qu’elle est parvenue à préserver la stabilité dans la région et a contribué à un environnement sûr et sécurisé dans le pays;
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ao)
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de mettre en place un mécanisme pour vérifier et garantir la mise en œuvre de tous les accords conclus entre la Serbie et le Kosovo jusqu’à présent et en rendre compte périodiquement au Parlement afin d’éviter de nouvelles tensions et d’assurer une médiation et des efforts de facilitation plus efficaces entre les parties, y compris en allouant davantage de ressources au dialogue entre Belgrade et Pristina facilité par l’Union et en orientant davantage le processus de dialogue vers les citoyens, dans le but de sortir de l’impasse actuelle;
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ap)
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de chercher à tirer les leçons de l’échec des efforts de diplomatie préventive entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan qui ont abouti à l’opération militaire de l’Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh et à des situations analogues à celle qui s’est produite pendant et après la guerre de 2020, après que le cadre de dialogue international de l’OSCE a échoué, lorsque l’Union s’est trouvée dans l’incapacité d’agir et de réagir, la position passive de l’Union n’a pas suffi à empêcher le retour d’un conflit violent et l’a laissée moins influente que d’autres acteurs régionaux, tels que la Russie, l’Iran et la Turquie, qui continuent par ailleurs d’exercer leur influence et de faire reculer celle de l’Union dans la région, et n’a pas suffi non plus à empêcher l’effet de contagion en Arménie; de répondre à l’instabilité de la région du Caucase du Sud au sens large et de renforcer les efforts diplomatiques de l’Union dans le contexte des pourparlers internationaux de Genève, tout en visant à ce que la Russie respecte ses obligations au titre de l’accord de cessez-le-feu du 12 août 2008 conclus sous les auspices de l’Union et en particulier à ce qu’elle retire ses forces d’occupation des régions géorgiennes d’Abkhazie et de Tskhinvali/d’Ossétie du Sud;
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aq)
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de s’attaquer aux causes profondes du conflit israélo-palestinien de longue date, qui a été exacerbé par l’attaque terroriste ignoble du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, laquelle a conduit à une contre-attaque d’Israël, qui a fait des milliers de victimes de part et d’autre et causé d’immenses souffrances à des civils innocents; d’intensifier, en coordination avec ses partenaires de la région et la communauté internationale, les efforts visant à parvenir à la solution négociée fondée sur la coexistence de deux États, sur la base du point de vue internationalement partagé selon lequel cette option offre les meilleures chances de parvenir à une solution pacifique durable, en vue de mettre fin à la violence récurrente et de permettre aux Israéliens et aux Palestiniens de vivre en sécurité, libres, dignes et égaux en droits; de faire en sorte que l’Union soit perçue comme un médiateur et un interlocuteur honnête, qui respecte le droit international afin de jouer un plus grand rôle sur la scène internationale;
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ar)
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de promouvoir la participation de l’Union dans la médiation, la consolidation de la paix et la résolution des conflits, à l’instar du processus de paix en Colombie dans lequel l’aide de l’Union visait à remédier aux causes profondes du conflit, notamment les inégalités et les violations des droits humains, en déployant des efforts de réconciliation et en favorisant un développement économique territorial basé sur l’intégration rurale et un dialogue politique multiniveaux;
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as)
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d’accorder la priorité à la diplomatie discrète en tant qu’outil de prédilection pour engager des initiatives de prévention, remédier au décalage entre l’alerte rapide et l’action, améliorer l’efficacité de la coopération avec d’autres partenaires internationaux et approfondir la coordination interne à l’Union, y compris sur des questions civilo-militaires, et accroître la participation nationale aux initiatives de l’Union;
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at)
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de s’appuyer sur l’expérience de l’Union et sur les meilleures pratiques des pays non membres de l’Union en matière de coopération transfrontalière en tant qu’instrument utile pour une consolidation de la paix et une résolution des conflits durables entre pays voisins, en particulier après la stabilisation des conflits;
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au)
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de déployer un agenda, un pacte ou des lignes directrices de l’Union pour la paix et la diplomatie sous l’égide du VP/HR;
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av)
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de désigner des conseillers pour la paix et les conflits, chargés de coordonner le travail des sections des délégations responsables des politiques, de la presse, et de l’information et de la coopération;
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aw)
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de créer un groupe du Conseil sur la prévention et la médiation afin d’arrêter une hiérarchisation des possibilités de dialogue préventif et des phases d’analyse, de suivi et de contrôle qui en résultent;
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ax)
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de procéder à une amélioration institutionnelle, sous la forme d’un pôle pour la paix et la prévention mis en place à titre de guichet unique pour les questions de prévention au sein du SEAE, de renforcement de la coopération régionale, et de la capacité à intervenir sur des questions de conflits, de paix, de prévention et de diplomatie;
Renforcer les partenariats et la coordination internationale
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ay)
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de renforcer les partenariats et la coordination en matière de diplomatie préventive avec les acteurs internationaux, régionaux et sous-régionaux, tels que les Nations unies, l’OSCE et son Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme, l’OTAN, l’Union africaine et ses composantes régionales, les organisations régionales africaines (telles que la CEDEAO), l’Organisation des États américains et l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est; fait remarquer qu’un partenariat étroit avec les Nations unies et ses organes, en particulier la Commission de consolidation de la paix, peut mener à une coordination renforcée de la prévention des conflits au niveau mondial;
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az)
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de garantir une approche coordonnée, dynamique et multilatérales des alertes en amont, de la prévention des conflits et de la médiation entre l’Union et d’autres organisations internationales, telles que l’ONU, la Commission de consolidation de la paix, le Conseil de l’Europe, l’OCDE et l’OSCE; de garantir que les délégations de l’Union collaborent constamment avec les mécanismes des Nations unies sur le terrain, tels que le coordinateur résident des Nations unies sur le terrain, le cas échéant;
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ba)
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d’utiliser les moyens diplomatiques et de coopérer avec les plateformes multilatérales pour la paix afin de renforcer et de consolider les relations d’anticipation avant que les conflits ne surviennent, en particulier la Commission de consolidation de la paix du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix des Nations unies, le Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l’État de l’OCDE et le Centre de prévention des conflits de l’OSCE;
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bb)
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de rappeler que le partenariat entre les Nations unies et l’Union devraient s’appuyer sur les résolutions existantes et les leçons tirées an matière de prévention des conflits et que ces deux organisations devraient travailler conjointement à la création de nouvelles politiques grâce à des consultations et à des échanges de pratiques réguliers; de mettre en avant le rôle crucial que peut jouer cette coordination dans les stratégies de prévention des conflits;
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bc)
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de saluer le nouvel agenda pour la paix et le rôle et les actions de la Commission de consolidation de la paix des Nations unies en faveur de la protection des droits humains et des efforts de consolidation de la paix; d’envisager de coordonner les stratégies nationales de prévention des conflits avec le SEAE et leur inclusion dans l’agenda de la Commission de consolidation de la paix, ainsi qu’une collaboration approfondie avec les Nations unies; fait remarquer que ces échanges et ces partenariats renforcés avec les institutions financières internationales et régionales pourraient contribuer dans une mesure significative à la prévention des conflits dans les domaines d’intérêts de l’Union, ainsi que sous la forme de missions de prévention à plus petite échelle qui permettraient d’évaluer les instabilités susceptibles de se manifester une fois que les missions civiles se sont retirées de pays touchés par des conflits ou de pays potentiellement menacés par des conflits, et qui auraient vocation à éliminer les facteurs qui menacent la sécurité et la sûreté;
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bd)
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de veiller à ce que l’Union, qui est le plus gros contributeur au système de l’ONU, joue un rôle de premier plan à l’ONU, proportionnellement à l’importance de ses contributions à l’organisation, qui représentent 30 % de ses coûts et 33 % des dépenses liées aux missions de maintien de la paix de l’ONU;
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be)
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de s’appuyer sur la représentation de l’Union aux quartiers généraux des Nations unies à New York, Vienne, Genève et Nairobi pour collaborer activement avec d’autres États membres des Nations unies en vue de promouvoir et de protéger un ordre diplomatique international fondé sur des règles et sur la charte des Nations unies, ainsi qu’un système multilatéral réformé au fonctionnement fluide, articulé autour d’une ONU efficace;
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bf)
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de poursuivre les échanges d’informations structurés, l’analyse conjointe de l’horizon, la prospective stratégique et les analyses de conflit tenant compte de la dimension de genre afin d’assurer l’alignement entre l’Union et ses partenaires au sein de l’Union comme à l’extérieur de ses frontières; fait remarquer que ces actions pourraient éventuellement permettre à l’Union de prétendre à un rôle de premier plan dans la prévention et la résolution des conflits dans le monde entier;
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bg)
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de reconnaître l’importance des organisations confessionnelles en tant qu’acteurs de la résolution des conflits et de la médiation, ce qui en fait des partenaires de la diplomatie préventive; de condamner, dans ce contexte, les attaques contre les acteurs confessionnels, en particulier l’emprisonnement d’évêques et de prêtres au Nicaragua, dont le candidat finaliste au prix Sakharov, Monseigneur Rolando Álvarez;
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bh)
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de reconnaître le rôle des organisations régionales compétentes, des parties prenantes dans les États membres, des partenaires partageant les mêmes idées et des autres acteurs concernés, y compris la société civile et les autres acteurs non gouvernementaux, en tant qu’acteurs clés d’une prévention, d’une médiation et d’une résolution efficaces, y compris les femmes et les jeunes, et en tant qu’acteurs de la paix, en mettant à profit leurs relations historiques et les personnes qui se sont distinguées pour atténuer les crises éventuelles;
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bi)
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de faire participer activement et sans exclusive les jeunes aux efforts et à la coopération visant à prévenir les conflits et à maintenir la paix, et mettre en œuvre le plan d’action de l’Union en faveur de la jeunesse dans le cadre de l’action extérieure de l’Union, qui vient appuyer la mise en œuvre de l’agenda des Nations unies pour la jeunesse, la paix et la sécurité;
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bj)
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de garantir que les délégations de l’Union intègrent un point de contact sur la prévention des conflits et la consolidation de la paix; de garantir que les délégations de l’Union, et en particulier les points de contact mentionnés ci-dessus, fournissent en continu des informations de terrain au système d’alerte précoce de l’Union, à l’INTCEN et au centre de réaction aux crises du SEAE;
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bk)
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d’intensifier les efforts de lutte contre la désinformation, la mésinformation et les opérations d’ingérence étrangère menées par des acteurs malveillants qui cherchent à alimenter les conflits et à polariser les communautés, avec pour corollaire éventuel la déstabilisation de régions entières; de renforcer la coopération avec des partenaires partageant la même vision, tels que l’OTAN, pour lutter contre la désinformation, les menaces hybrides et l’ingérence imputables à des pays non membres de l’Union, ce qui constitue une part essentielle de la diplomatie préventive;
Diplomatie préventive et groupes vulnérables ou à risque
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bl)
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de reconnaître la vulnérabilité spécifique, dans les situations de conflit, des groupes à risque tels que les femmes, les enfants, les personnes handicapées, les personnes emprisonnées et en particulier les prisonniers politiques, les défenseurs des droits humains, les journalistes et les personnes LGBTI;
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bm)
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de garantir que les efforts de diplomatie préventive de l’Union tiennent suffisamment compte de ces vulnérabilités et répondent aux inquiétudes des groupes vulnérables et aux risques qu’ils courent;
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bn)
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de reconnaître les vulnérabilités spécifiques auxquelles sont exposées les organisations non gouvernementales sur le terrain dans les situations de conflit, en particulier les ONG qui travaillent avec des populations à risque et sur les droits sexuels et génésiques;
Renforcer la panoplie d’outils de l’Union dans le domaine de la diplomatie préventive
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bo)
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de renforcer la capacité de l’Union à agir dans des situations où il n’y a pas de partenaires partageant les mêmes idées, afin d’accroître sa position et son influence géopolitique dans la prévention et la résolution des conflits, et renforcer le rôle de l’Union en tant qu’acteur plus proactif et plus résilient dans l’ordre international;
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bp)
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de renforcer le programme thématique pour la paix, la stabilité et la prévention des conflits de l’instrument IVCDCI – Europe dans le monde pour permettre à l’Union de mieux financer les actions de promotion de la paix, de la stabilité et de la prévention des conflits; de tripler les fonds disponibles pour la prévention des conflits dans le cadre du programme thématique de l’IVCDCI – Europe dans le monde pour la période courant jusqu’à 2027 et d’augmenter les capacités administratives pertinentes (ISP.2), afin de tenir compte des profonds changements de l’environnement sécuritaire, en particulier depuis février 2022; de mettre rapidement en œuvre la stratégie axée sur le lien entre aide humanitaire, développement et paix («triple lien») afin de soutenir les efforts de prévention des conflits et de renforcer la résilience des populations dans les régions touchées par des conflits gelés qui présentent à des degrés divers des situations de fragilité, d’insécurité et de pauvreté;
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bq)
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de rappeler que la prévention de conflits ne peut être instrumentalisée à des fins sécuritaires et géopolitiques, au risque d’entraîner des répercussions à long terme contre-productives pour la paix et la sécurité;
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br)
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de renforcer la capacité de l’Union à parler d’une seule voix et à agir en tant que véritable acteur mondial en réponse aux crises en mettant en œuvre les réformes nécessaires aux processus décisionnels;
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bs)
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de reconnaître le rôle joué par la diplomatie climatique de l’Union pour atteindre l’ambition de l’Union en matière de diplomatie préventive; de s’investir davantage auprès des populations du monde entier qui se trouvent en première ligne de l’urgence climatique et qui se préparent à des événements météorologiques extrêmes à présent inévitables, en vue de maîtriser l’émergence subséquente de conditions préalables aux conflits et à la violence; d’examiner le rôle de la raréfaction des ressources et des réactions aux catastrophes naturelles en lien avec le climat dans l’exacerbation des conflits et de fournir des solutions inclusives pour remédier à l’insécurité liée au climat et aux ressources; de profiter de la 28e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP28), et en particulier de l’ajout de la «Paix», pour la première fois cette année, au nombre des thèmes usuels, pour encourager la communauté internationale à intégrer et à aligner les principes de la diplomatie pour la paix et pour le climat;
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bt)
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de s’efforcer de faire en sorte que l’Union joue un rôle de premier plan dans les opérations de maintien de la paix, le rétablissement de la paix et la médiation, la prévention des conflits et le renforcement de la sécurité internationale dans le monde en encourageant des liens plus solides et plus durables avec d’autres pays grâce à des instruments et à des mécanismes tels que «Global Gateway»;
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bu)
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de rappeler qu’une plus grande attention à la protection et à la préservation du patrimoine culturel après les conflits et les crises peut contribuer à protéger les identités, à favoriser la compréhension mutuelle et à jeter les bases d’une reprise solide, d’une véritable réconciliation et d’une paix durable dans le contexte d’après-conflit; fait remarquer que ces pratiques peuvent jeter les bases d’actions réussies de diplomatie préventive;
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bv)
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de coopérer avec la Commission, le Conseil et le Parlement dans le but de renforcer les ressources du SEAE en matière de finance et de personnel, à la fois pour son siège et pour les délégations de l’Union, afin que ce service soit en mesure, entre autres, de renforcer ses capacités de diplomatie préventive, et mieux préparé pour faire face aux difficultés et aux conflits mondiaux actuels et émergents;
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bw)
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de déployer le dialogue Jean Monnet, le dialogue interparlementaire et le processus de dialogue parlementaire, susceptibles de contribuer à façonner une culture parlementaire démocratique et à prévenir les conflits dans les pays en voie d’adhésion, en particulier à la désescalade des relations entre la Serbie et le Kosovo;
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bx)
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d’insister sur le bien-fondé d’une augmentation du budget des actions de la PESC et d’autres instruments appropriés de réaction aux conflits et aux crises, afin que les activités et les capacités de l’Union soient pleinement à la hauteur des difficultés et des conflits actuels, sur l’ensemble du globe;
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by)
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de déployer une stratégie globale de l’Union en faveur de la diplomatie préventive, qui intègre des actions et des initiatives d’engagement à long terme tournées vers les pays non membres de l’Union en conflit; de renforcer le développement de structures de gouvernance à plusieurs niveaux pour les pays non membres de l’Union en conflit ainsi que leur intégration dans les organisations et les structures régionales, afin de contribuer à supprimer les éléments déclencheurs de la violence ou de l’escalade des conflits et d’aboutir à leur résolution durable; de faire l’inventaire, à cet égard, des bonnes pratiques du monde entier et de soutenir les acteurs et les mécanismes nationaux de prévention en leur accordant l’aide politique, technique et financière nécessaire;
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bz)
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de renforcer et de mettre à jour la politique intégrée 2018 de l’Union pour les conflits et les crises extérieurs en prêtant une attention spécifique à la prévention et à la résolution des conflits qui combine la promotion et la protection des droits de l’homme, l’aide humanitaire, l’aide au développement, l’aide à la consolidation de la paix et à la sécurité et l’engagement diplomatique, en traitant tous les aspects du conflit, y compris en partenariat avec des partenaires locaux et internationaux;
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ca)
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de souligner la nécessité d’établir un Corps civil européen de paix qui associe l’expertise d’acteurs institutionnels et non institutionnels en matière de prévention des conflits, de résolution pacifique des conflits et de réconciliation, dans l’intention de rendre la gestion civile des crises de l’Union plus crédible, plus cohérente, plus efficace, plus flexible et plus visible;
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cb)
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de considérer, quelles que soient les dimensions et solutions politiques des conflits, le recours à la résolution des litiges devant les cours et les tribunaux internationaux, tels que la Cour pénale internationale ou le Tribunal international du droit de la mer, en tant que méthode de diplomatie préventive;
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cc)
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d’intensifier les efforts de diplomatie publique et de visibilité ainsi que ses campagnes de communication afin de veiller à ce que l’Union soit perçue comme un acteur mondial de la paix et une partie prenante essentielle de la diplomatie préventive et de la consolidation de la paix, y compris en ce qui concerne la prévention de la dimension conflictuelle de ses missions et de ses opérations, et à ce que ses initiatives et ses réussites ne soient pas compromises par de fausses informations diffusées ou revendiquées par d’autres acteurs mondiaux présents dans des régions en conflit; d’allouer les ressources nécessaires au SEAE, et en particulier à la division «Communication stratégique et prospective» du SEAE, ainsi qu’aux délégations de l’Union pour garantir l’inclusivité et la cohérence de leurs activités de coopération avec les pays partenaires;
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cd)
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de poursuivre la professionnalisation de la diplomatie préventive en veillant à ce qu’elle fasse partie du programme de formation de la structure permanente du projet pilote du Parlement pour la création de l’Académie diplomatique européenne;
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ce)
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de s’appuyer sur les mécanismes de coopération qui fonctionnent bien dans l’Union, tels que le mécanisme de protection civile et les missions et les opérations de la PSDC, afin de tirer parti de l’expertise des États membres et d’éviter tout dédoublement des efforts et des ressources; considère que les États membres de l’Union devraient être davantage associés au travail de définition des priorités et des possibilités d’action en matière de prévention, ce qui devrait donner lieu à un plus grand partage de leurs expériences et propositions et à une meilleure coordination entre eux;
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