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ISSN 1977-0936 |
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Journal officiel de l'Union européenne |
C 214 |
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Édition de langue française |
Communications et informations |
66e année |
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Sommaire |
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PARLEMENT EUROPÉEN
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I Résolutions, recommandations et avis |
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RÉSOLUTIONS |
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Parlement européen |
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Mardi 17 janvier 2023 |
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2023/C 214/01 |
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Mercredi 18 janvier 2023 |
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2023/C 214/02 |
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2023/C 214/03 |
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2023/C 214/04 |
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2023/C 214/05 |
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2023/C 214/06 |
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Jeudi 19 janvier 2023 |
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2023/C 214/07 |
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2023/C 214/08 |
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2023/C 214/09 |
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2023/C 214/10 |
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2023/C 214/11 |
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2023/C 214/12 |
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2023/C 214/13 |
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2023/C 214/14 |
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II Communications |
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COMMUNICATIONS PROVENANT DES INSTITUTIONS, ORGANES ET ORGANISMES DE L’UNION EUROPÉENNE |
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Parlement européen |
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Mardi 17 janvier 2023 |
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2023/C 214/15 |
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III Actes préparatoires |
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Parlement européen |
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Mardi 17 janvier 2023 |
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2023/C 214/16 |
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2023/C 214/17 |
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2023/C 214/18 |
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2023/C 214/19 |
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FR |
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16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/1 |
PARLEMENT EUROPÉEN
SESSION 2022-2023
Séances du 16 au 19 janvier 2023
TEXTES ADOPTÉS
I Résolutions, recommandations et avis
RÉSOLUTIONS
Parlement européen
Mardi 17 janvier 2023
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16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/2 |
P9_TA(2023)0006
La création d’une capitale européenne du commerce local
Résolution du Parlement européen du 17 janvier 2023 sur la création d’une capitale européenne du commerce local (2022/2874(RSP))
(2023/C 214/01)
Le Parlement européen,
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vu la pétition no 0699/2021, |
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vu l’article 3, paragraphe 3, et les articles 4 et 5 du traité sur l’Union européenne, |
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vu les articles 24, 153, 173 et 227 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, |
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vu la directive 2006/123/CE du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre 2006 relative aux services dans le marché intérieur (1), |
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vu le règlement (UE) 2021/690 du Parlement européen et du Conseil du 28 avril 2021 établissant un programme en faveur du marché intérieur, de la compétitivité des entreprises, dont les petites et moyennes entreprises, du secteur des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et des aliments pour animaux et des statistiques européennes (programme pour le marché unique), et abrogeant les règlements (UE) no 99/2013, (UE) no 1287/2013, (UE) no 254/2014 et (UE) no 652/2014 (2), |
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vu le règlement (UE) no 1287/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 portant établissement d’un programme pour la compétitivité des entreprises et des petites et moyennes entreprises (COSME) (2014 — 2020) et abrogeant la décision no 1639/2006/CE (3), |
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vu la recommandation de la Commission du 6 mai 2003 concernant la définition des micro, petites et moyennes entreprises (notifiée sous le numéro C(2003) 1422) (4), |
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vu la communication de la Commission au Conseil, au Parlement européen, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «“Think Small First”: Priorité aux PME — Un “Small Business Act” pour l’Europe» (COM(2008)0394), |
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vu sa résolution du 17 avril 2020 sur une action coordonnée de l’Union pour combattre la pandémie de COVID-19 et ses conséquences (5), |
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vu sa résolution du 17 février 2022 sur l’élimination des barrières non tarifaires et non fiscales dans le marché unique (6), |
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vu la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «L’heure de l’Europe: réparer les dommages et préparer l’avenir pour la prochaine génération» (COM(2020)0456), |
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vu la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «Une stratégie axée sur les PME pour une Europe durable et numérique» (COM(2020)0103), |
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vu la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «Adapter le commerce de détail de l’UE aux exigences du XXIe siècle» (COM(2018)0219), |
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vu l’étude de juillet 2020 menée par la direction générale du marché intérieur, de l’industrie, de l’entrepreneuriat et des petites et moyennes entreprises (PME) de la Commission européenne intitulée «Territorial supply constraints in the EU retail sector» (Les restrictions territoriales de l’offre dans le secteur du commerce de détail de l’Union), |
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vu l’article 227, paragraphe 2, de son règlement intérieur, |
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A. |
considérant que la commission des pétitions a reçu la pétition no 0699/2021 proposant la création d’une capitale européenne du commerce local et de proximité; |
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B. |
considérant que la procédure de sélection de la capitale européenne du commerce local et de proximité pourrait être définie sur la base des suggestions du pétitionnaire; |
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C. |
considérant que le commerce de détail constitue un écosystème très important de l’économie de l’Union, puisqu’il représente 11,5 % de la valeur ajoutée de l’Union et emploie directement plus de 29 millions de personnes; que les performances de ce secteur revêtent une importance cruciale pour les budgets des ménages et les fournisseurs, puisque les consommateurs consacrent en moyenne 30 % de leur budget aux achats; |
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D. |
considérant que les petites et moyennes entreprises (PME), y compris les entreprises familiales, constituent l’épine dorsale de l’économie européenne; qu’elles représentent 99 % de l’ensemble des entreprises de l’Union et emploient environ 100 millions de personnes (7); |
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E. |
considérant que les PME du commerce de détail sont un acteur incontournable des communautés locales urbaines et rurales, qu’elles participent du tissu social et qu’elles contribuent directement à maintenir le dynamisme des centres-villes, en fournissant aux citoyens les services dont ils ont besoin à proximité de leur domicile; que les PME du commerce de détail permettent également de lutter contre le dépeuplement des zones rurales; qu’elles contribuent directement à la prospérité, à l’inclusion et au bien-être des citoyens, à la vie culturelle locale et au patrimoine culturel des villes de l’Union, et qu’elles offrent de nombreuses possibilités d’emploi dans ces communautés, ce qui permet d’améliorer l’expérience des consommateurs; |
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F. |
considérant, d’autre part, que l’absence de commerce local contribue à la dégradation sociale, économique et matérielle des centres et des districts urbains et qu’elle engendre même un cercle vicieux d’insécurité; que le manque de services de vente au détail est reconnu comme étant l’une des causes du dépeuplement des zones rurales; |
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G. |
considérant que le commerce local permet d’offrir un service plus personnalisé et plus direct aux consommateurs; |
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H. |
considérant que l’écosystème du commerce de détail a été durement touché par la crise de la COVID-19; que les PME n’ont pas été épargnées par le choc sans précédent subi par l’économie mondiale, alors que les magasins étaient soit fermés, soit soumis à des mesures de précaution strictes; que le secteur a également subi des pressions liées à la crise actuelle, y compris le conflit en Ukraine et l’augmentation des coûts de l’énergie; que la survie de nombreuses PME, souvent des microentreprises familiales, est compromise, et que les emplois sont menacés; |
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I. |
considérant qu’il est souvent très difficile pour les PME de maintenir une position concurrentielle dans le contexte de la mondialisation de l’ensemble de la chaîne de valeur du commerce de détail emmenée par les grandes entreprises; que cette évolution a notamment pour effets collatéraux la standardisation de l’offre commerciale et du paysage urbain, la désertification des centres urbains, l’augmentation de l’empreinte écologique et une dégradation des conditions de travail; que le renforcement du commerce local permettrait de remédier à ces problèmes; |
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J. |
considérant qu’avec le développement rapide du commerce électronique, le secteur du commerce de détail connaît actuellement une transformation spectaculaire, alors que le commerce de détail multicanal, combinant la vente hors ligne et la vente en ligne, fait naître des perspectives mais également des difficultés nouvelles pour le secteur; |
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K. |
considérant que l’inflation continue de s’envoler dans la zone euro; que les prix de l’énergie et des carburants continuent d’augmenter à un rythme nettement supérieur à l’inflation moyenne, qu’ils restent très volatils et sont l’une des principales raisons de la cessation d’activité des PME; que ces facteurs rendent les PME et les microentreprises du secteur du commerce de détail particulièrement vulnérables; |
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L. |
considérant que l’activité des petits commerçants est souvent perturbée par les grandes plateformes de vente qui ont transféré leurs coûts de production vers des pays tiers et proposent de ce fait des prix plus bas; |
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M. |
considérant que, pour garantir un commerce de détail équitable et juste dans l’ensemble de l’Union européenne, il est indispensable d’installer des réseaux numériques à haute capacité dans toutes les régions de l’Union; que, selon la Cour des comptes européenne, de graves lacunes subsistent dans le déploiement de ces réseaux dans l’Union, ce qui peut aggraver la fracture numérique et compromettre la pérennité des commerces locaux situés dans des zones à faible densité de population par rapport à ceux situés dans les grandes villes; |
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N. |
considérant que la communication de la Commission intitulée «Adapter le commerce de détail de l’UE aux exigences du XXIe siècle» vise à renforcer la compétitivité du commerce de détail; |
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O. |
considérant que l’initiative «Revitaliser le commerce de détail» présentée par la Commission soutient la numérisation et la modernisation des PME du commerce de détail; que le soutien à la capacité des petits détaillants à s’adapter à ces changements constitue une étape cruciale pour les décideurs politiques de l’Union; |
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P. |
que la Commission a salué la proposition du pétitionnaire de créer une capitale européenne du commerce local et de proximité, et qu’elle examinera les options envisageables pour répondre aux questions qu’il soulève: que, la Commission souhaitant avant tout garantir que ses programmes de soutien aient un impact, elle s’efforcera en particulier d’aller au-delà de la sensibilisation et de contribuer directement à résoudre les problèmes rencontrés par les PME de détail et à générer des retombées positives pour elles; |
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Q. |
considérant que la proposition pourrait venir étayer les travaux actuellement menés dans les villes dans le cadre de la politique industrielle et de la politique en faveur des PME, et en particulier le défi des villes intelligentes, qui rassemble une communauté active de 136 villes de 21 pays désireuses de tirer parti des technologies de pointe et de faire progresser une transformation verte et numérique ainsi que la résilience sociale; |
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R. |
considérant que la mise en place d’une solide communauté de commerce de détail peut être très utile pour ceux qui cherchent à se moderniser et à améliorer leur position concurrentielle; |
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S. |
considérant que la réalisation de formalités administratives constitue une charge plus lourde pour les PME que pour les grandes entreprises du fait de leurs ressources financières et humaines limitées; |
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T. |
considérant qu’il incombe au premier chef aux États membres de réglementer le secteur du commerce de détail et que toute évaluation des obstacles rencontrés par ce secteur devrait se fonder, entre autres, sur les expériences et les perceptions des entreprises, des travailleurs et des consommateurs; que les États membres devraient veiller à ce que les réglementations existantes n’affectent pas de manière disproportionnée les PME et les microentreprises et n’entravent pas leurs activités; |
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U. |
considérant que le commerce de détail s’acquitte d’une contribution fiscale considérable qui permet la prise en charge de dépenses publiques consacrées à des services publics qui s’adressent à tous les citoyens; |
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V. |
considérant que la présente proposition a pour finalité de promouvoir le commerce de détail local et de contribuer à une prise de conscience collective de son importance économique et sociale; |
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W. |
considérant que le commerce local repose souvent sur des fournisseurs régionaux ou nationaux, et contribue ainsi à réduire l’empreinte carbone de leurs produits; que la production à l’intérieur des frontières de l’Union apporte des garanties quant aux normes de qualité et aux conditions de travail; |
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X. |
considérant qu’il est crucial de soutenir les PME du commerce de détail et le commerce local dans l’Union afin de stimuler l’économie de l’Union ainsi que de raccourcir, d’assouplir et de sécuriser les chaînes d’approvisionnement; |
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Y. |
considérant que la promotion du commerce local contribue à la transition écologique dans le secteur du commerce de produits issus de circuits courts; qu’il est nécessaire de sensibiliser l’opinion publique à l’importance du commerce local et de proximité dans le cadre de la lutte contre le changement climatique; |
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Z. |
considérant qu’il est nécessaire de promouvoir et de préserver les produits et services des villes et des régions de l’Union européenne afin de renforcer le patrimoine culturel de ces dernières ainsi que le marché unique européen; que si elle réservait une suite favorable à la proposition exposée dans la pétition, la Commission serait en mesure de mieux suivre et définir les indications géographiques protégées afin de promouvoir les produits de l’Union sur le marché intérieur et à l’échelle mondiale et de les préserver de la concurrence déloyale; |
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AA. |
considérant que la plupart des politiques et actes législatifs de l’Union sont mis en œuvre au niveau local et régional et qu’ils couvrent aujourd’hui presque tous les domaines politiques, économiques et sociaux; |
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AB. |
considérant que, selon les données d’Eurostat, le commerce de détail dans l’Union a fléchi de 1,3 % en août 2022 par rapport à la même période en 2021 (8); |
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AC. |
considérant que la Commission assure déjà la gestion d’initiatives visant à favoriser la création et la pérennité des emplois et des activités économiques locales, telles que le Conseil européen de l’innovation, l’Agence exécutive pour les petites et moyennes entreprises (EASME) ou les programmes Erasmus +, et que ces initiatives pourraient et devraient soutenir cette proposition; |
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1. |
invite la Commission à mettre au point la proposition visant à établir une capitale européenne du commerce local et de proximité, à présenter un programme spécifique sur la question et à veiller à ce que les programmes de soutien comportent des propositions concrètes concernant les ressources et les implications budgétaires qui contribueront directement aux difficultés du secteur du commerce de détail local; |
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2. |
invite la Commission à proposer une action de l’Union intitulée «Capitale européenne du commerce local et de proximité», qui viserait à mettre en évidence le rôle essentiel que joue le commerce de détail local, lequel contribue de manière considérable à la cohésion sociale, promeut et protège l’unicité et la diversité des villes et des régions européennes et aide les entreprises locales à faire face aux difficultés liées à la concurrence déloyale; |
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3. |
invite la Commission à constituer chaque année un jury de sélection composé de différentes parties prenantes, telles que des représentants des PME, des associations professionnelles locales, des organisations civiques, de jeunes entrepreneurs, des représentants locaux, des députés au Parlement européen et des membres du Comité des régions; demande que ce jury définisse des critères d’éligibilité et de sélection, qui pourraient tenir compte de facteurs tels que la qualité des conditions de travail, la protection de l’environnement ou la promotion de produits locaux; estime que le processus de sélection devrait être ouvert à toutes les villes, quel que soit le nombre de leurs habitants; précise que le jury doit soumettre à la Commission, au Parlement et au Conseil un rapport sur les candidatures, évaluées en fonction des objectifs et des caractéristiques de cette action; |
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4. |
invite la Commission à promouvoir l’organisation, chaque année, par une ville européenne, de conférences, d’ateliers et d’initiatives consacrés, par exemple, à la numérisation du commerce, à la stimulation de l’innovation technologique dans le commerce de détail local, à la protection de l’environnement, au renforcement de tendances culturelles ou à l’optimisation de la communication et du dialogue avec les consommateurs; |
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5. |
souligne que la Commission joue un rôle important en ce qu’elle soutient et conseille les États membres alors qu’ils s’efforcent de créer un marché de détail plus équitable, plus ouvert et plus intégré, en tenant compte des bonnes pratiques et des orientations qui aideraient les États membres à définir des mesures moins restrictives de façon à garantir un équilibre entre, d’une part, la réalisation d’objectifs de politique publique et, d’autre part, le développement et la croissance des détaillants; invite en particulier la Commission et les États membres à prendre des mesures pour faciliter la création et la consolidation des chaînes d’approvisionnement; |
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6. |
invite les États membres à adopter des mesures visant à redynamiser, à moderniser et à adapter les modèles économiques du secteur du petit commerce de détail, y compris les entreprises familiales, afin que les pouvoirs publics puissent aider les petits détaillants à s’approprier les changements technologiques et numériques et à se moderniser afin d’être en mesure de relever les défis de demain, tels que ceux liés à l’environnement et à l’approvisionnement énergétique, particulièrement à la suite de la pandémie de COVID-19 et du bouleversement des habitudes d’achat; |
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7. |
invite la Commission et les États membres à encourager la mise au point de stratégies locales efficaces qui pourraient conduire la politique locale à avoir une réelle incidence sur la vie et le travail des petits détaillants, y compris la promotion de la formation aux nouvelles technologies du commerce de détail, afin que tous les commerçants puissent s’adapter aux nouvelles formes de vente en ligne; |
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8. |
souligne que le commerce local a une incidence majeure sur les zones rurales et que, dans les villes de taille moyenne, il constitue un moteur économique essentiel pour l’ensemble de la région; souligne qu’il stimule l’économie et l’emploi dans les régions concernées et qu’il est étroitement lié à d’autres secteurs tels que le tourisme ou la culture, où les synergies et les partenariats dynamisent souvent le développement économique des villes de la région; |
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9. |
invite la Commission et les États membres à soutenir activement et à aider les petits détaillants à toutes les étapes de leur existence, depuis leur création jusque dans leur fonctionnement quotidien, tout en tenant compte du principe de subsidiarité et de la nécessité d’alléger les charges administratives pour les petites entreprises et les détaillants; invite à soutenir les petits détaillants afin de leur permettre de surmonter les obstacles et les difficultés qu’ils rencontrent dans le cadre de leur transformation numérique; |
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10. |
invite la Commission à mener, au travers d’une marque «commerce local de l’Union», une campagne de communication spécifique de l’Union consacrée au commerce de détail visant à promouvoir le commerce local de l’Union et à encourager les citoyens à participer au secteur du commerce de détail, en tant que consommateurs et fournisseurs; invite la Commission à lancer des campagnes de sensibilisation du public sur l’importance et les avantages du commerce local; |
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11. |
invite la Commission à utiliser pleinement le programme en faveur du marché unique pour soutenir les entreprises locales, en particulier les PME, afin de renforcer leur compétitivité et leur pérennité, y compris dans le secteur du commerce de détail, et ainsi de faciliter l’accès aux marchés, de renforcer les réseaux de distribution, de promouvoir l’esprit d’entreprise et l’acquisition de compétences entrepreneuriales, de promouvoir la modernisation du secteur et de réduire l’empreinte environnementale et énergétique de celui-ci; |
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12. |
invite la Commission et les États membres à garantir la viabilité du secteur dans un contexte particulièrement sensible et à prévoir les fonds et les aides supplémentaires nécessaires à la survie du commerce de détail dans l’Union; souligne que les PME sont particulièrement touchées par la crise actuelle de l’approvisionnement, ainsi que par les hausses de prix; |
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13. |
invite les États membres et les autorités régionales et locales à inclure le commerce de détail en tant que priorité transversale dans leurs programmes opérationnels, leurs politiques de développement urbain et rural, leurs stratégies de spécialisation intelligente et leurs accords de partenariat pour la période 2021-2027 afin de financer les projets de soutien au commerce de détail; |
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14. |
invite la Commission à intégrer davantage la promotion du commerce local dans l’objectif de renforcement de la dimension urbaine de la politique de cohésion, puisqu’il s’agit d’un secteur essentiel pour les économies locales et régionales; |
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15. |
encourage les États membres à favoriser les incitations fiscales pour les petits commerçants qui choisissent de s’installer dans des zones à faible densité de population, afin d’utiliser cet outil pour remédier au défi démographique de l’Union; |
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16. |
invite en outre la Commission à tenir compte des synergies possibles entre les différentes directions générales compte tenu de la nature transversale du commerce local, dans des domaines tels que le tourisme, les transports, la culture, le développement régional, la politique urbaine, l’emploi et le climat; |
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17. |
invite la Commission à collaborer avec le Conseil européen de l’innovation et l’EASME pour développer la création d’une capitale européenne du commerce local et de proximité; |
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18. |
invite la Commission à produire un rapport annuel évaluant les résultats de la manifestation de l’année précédente, comprenant une analyse de cette manifestation par les organisateurs, accompagnée de témoignages et d’une compilation des bonnes pratiques et du savoir-faire à transmettre de ville en ville; demande que ce rapport soit présenté au Parlement, au Conseil et au Comité des régions; demande que la Commission puisse réviser cette initiative en formulant les propositions qu’elle juge nécessaires au bon déroulement de cette manifestation, notamment dans la perspective d’un élargissement de l’Union; |
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19. |
charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, au Comité des régions ainsi qu’aux gouvernements et aux parlements des États membres. |
(1) JO L 376 du 27.12.2006, p. 36.
(2) JO L 153 du 3.5.2021, p. 1.
(3) JO L 347 du 20.12.2013, p. 33.
(4) JO L 124 du 20.5.2003, p. 36.
(5) JO C 316 du 6.8.2021, p. 2.
(6) JO C 342 du 6.9.2022, p. 212.
(7) https://single-market-economy.ec.europa.eu/smes_en
(8) Eurostat, Euroindicateurs, 5 septembre 2022: https://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/14698165/4-05092022-AP-EN.pdf/e19fec60-f51a-dde7-51cb-0b8d0bd7f6fc
Mercredi 18 janvier 2023
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16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/8 |
P9_TA(2023)0007
30e anniversaire du marché unique: célébrer les réalisations et envisager les évolutions futures
Résolution du Parlement européen du 18 janvier 2023 sur le 30e anniversaire du marché unique: célébrer les réalisations et envisager les évolutions futures (2022/3015(RSP))
(2023/C 214/02)
Le Parlement européen,
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vu l’article 3 du traité sur l’Union européenne et les articles 9 et 26 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE), |
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vu l’audition publique de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs du 27 octobre 2022 sur le 30e anniversaire du marché unique, |
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vu sa résolution du 20 janvier 2021 intitulée «Renforcer le marché unique: l’avenir de la libre circulation des services» (1), |
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vu sa résolution du 25 novembre 2020 intitulée «Vers un marché unique plus durable pour les entreprises et les consommateurs» (2), |
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vu le rapport spécial 13/2022 de la Cour des comptes européenne intitulé «Libre circulation dans l’Union européenne pendant la pandémie de COVID-19: peu de vérifications des contrôles aux frontières intérieures et absence de coordination des actions des États membres», |
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vu la communication de la Commission du 10 mars 2020 intitulée «Plan d’action à long terme visant à mieux mettre en œuvre et faire respecter les règles du marché unique» (COM(2020)0094), |
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vu la communication de la Commission du 2 février 2022 intitulée «Une stratégie de l’UE en matière de normalisation: Définir des normes mondiales à l’appui d’un marché unique européen résilient, vert et numérique» (COM(2022)0031), |
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vu le document de travail des services de la Commission du 26 septembre 2022 intitulé «Le coup de pouce de SOLVIT dans le marché unique: vingtième anniversaire» (SWD(2022)0325), |
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vu la communication de la Commission du 13 octobre 2022 intitulée «Faire appliquer le droit de l’Union afin de permettre à l’Europe de tenir ses engagements» (COM(2022)0518), |
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vu les déclarations du Conseil et de la Commission du 16 janvier 2023 sur le 30e anniversaire du marché unique, |
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vu l’article 132, paragraphe 2, de son règlement intérieur, |
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vu la proposition de résolution de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs, |
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A. |
considérant qu’il y a 30 ans, une vision, une volonté et des efforts communs des institutions européennes et des États membres, en étroite collaboration avec les consommateurs, les entreprises, les travailleurs et la société civile de l’Union, ont conduit à la création d’un marché unique qui protège les normes sociales, marquant ainsi une étape importante dans l’histoire de l’intégration européenne et de sa coopération transfrontalière toujours plus étroite; |
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B. |
considérant que le marché unique est aujourd’hui le plus grand marché intérieur au monde; considérant qu’il abrite 56 millions d’emplois en Europe et génère 25 % du produit intérieur brut (PIB) de l’Union; considérant qu’il a mis en place des normes élevées de protection des consommateurs; |
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C. |
considérant que trente ans après sa création, le marché unique fait toujours face à un monde en évolution; considérant que les récentes pénuries d’approvisionnement dues à de multiples crises soulignent la nécessité de faire du marché unique un instrument qui renforce la résilience de l’Union, et d’accélérer la transition vers une économie pleinement circulaire d’ici à 2050; |
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D. |
considérant qu’il reste nécessaire de s’attaquer à la fragmentation, principalement en adoptant des politiques communes de l’Union pour favoriser la compétitivité de l’Europe dans des conditions de concurrence égales, tant à l’intérieur de ses frontières que sur la scène mondiale, et ainsi renforcer son importance géopolitique, sans nier le rôle spécifique des services d’intérêt général; |
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E. |
considérant que seule une Europe sociale et compétitive sera en mesure de stimuler la reprise économique et la croissance, l’emploi et l’innovation durables, de contribuer aux transitions écologique et numérique et de permettre une «autonomie stratégique ouverte»; |
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F. |
considérant que la pandémie de COVID-19 et le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne ont posé de graves problèmes pour l’intégrité du marché unique, notamment pour la libre circulation des marchandises et des personnes et le bon fonctionnement des chaînes d’approvisionnement; |
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G. |
considérant que la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine souligne à présent l’importance de l’unité et de la coopération entre les États membres; |
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H. |
considérant que des recherches montrent que de nouvelles mesures facilitant la libre circulation des marchandises pourraient stimuler considérablement les échanges au sein de l’Union, pour un gain compris entre 228 et 372 milliards d’euros par an; |
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I. |
considérant que des recherches montrent également que des mesures supplémentaires dans les secteurs des services pourraient faire gagner entre 279 et 457 milliards d’euros au PIB annuel à long terme; considérant que, d’après les estimations, les réalisations de l’Union dans le domaine du marché unique numérique ont contribué à hauteur de 177 milliards d’euros à la croissance économique de l’Union chaque année; |
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J. |
considérant que le développement d’un marché unique fonctionnel des biens et des services est une étape essentielle vers une autonomie stratégique plus ouverte et une plus grande résilience s’appuyant sur le développement durable; considérant que le marché unique numérique est la clé de voûte d’un écosystème technologique européen qui peut dynamiser la croissance, contribuer au respect des principes démocratiques et des libertés civiles, et favoriser un internet ouvert; |
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K. |
considérant que la conférence sur l’avenir de l’Europe a fait émerger des propositions visant à rendre l’économie de l’Union plus compétitive et résiliente ainsi qu’à renforcer le marché unique; considérant qu’il s’agit notamment de mesures de numérisation destinées à consolider l’économie et le marché unique de manière équitable et durable, à renforcer le marché unique numérique pour les entreprises de toutes tailles et à placer l’Europe à la pointe d’une démarche de transformation numérique centrée sur l’humain; |
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L. |
considérant que le marché unique s’est toujours élargi et approfondi en réponse à des défis; considérant qu’il doit encore évoluer et se moderniser pour relever de nouveaux défis et rester un moteur de l’intégration européenne; |
Le marché unique est important: intérêt toujours incontestable et défis actuels
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1. |
rappelle que le marché unique, en stimulant les entreprises, en protégeant les consommateurs, en soutenant les citoyens à court comme à long terme et en promouvant la compétitivité et la croissance durable dans l’ensemble de l’Union, est le moteur de l’intégration européenne et un pilier économique de l’Union; |
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2. |
affirme que le marché unique a été et reste un facteur clé de paix, de stabilité et de prospérité sur le continent européen; estime qu’il joue un rôle essentiel dans la place de l’Europe sur la scène mondiale; |
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3. |
souligne que les quatre libertés du marché unique, telles qu’énoncées dans les traités, sont essentielles à la réalisation de ces objectifs et doivent être mises en œuvre si l’on veut approfondir le marché unique; |
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4. |
fait observer que le marché unique ne peut être tenu pour acquis; souligne qu’il fait face à de grandes menaces, liées notamment à des enjeux géopolitiques à long terme et à leurs effets sur l’économie et le commerce mondiaux, mais aussi au changement climatique et aux défis qui se présentent au sein de l’Union comme dans son voisinage; |
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5. |
relève que les conséquences majeures du Brexit pour les entreprises tant au Royaume-Uni que dans l’Union, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME), ainsi que pour de nombreux citoyens, confirment le rôle central du marché unique tant dans la promotion de l’intégration économique que dans le rapprochement des peuples européens; insiste sur l’importance du marché unique et de l’union douanière, ainsi que sur la valeur ajoutée que représente l’appartenance à l’Union; |
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6. |
observe que la crise de COVID-19 et les restrictions nationales imposées de manière unilatérale et hétérogène ont gravement perturbé la libre circulation des marchandises et des personnes, en particulier des travailleurs transfrontaliers, ce qui a eu des répercussions négatives sur les entreprises de l’Union; souligne toutefois que le marché unique est apparu comme l’un des instruments les plus importants de l’Europe pour faire face à la crise dans une démarche de coopération; constate le rôle du marché unique dans la levée des interdictions nationales d’exportation pendant la crise de COVID-19, la fourniture de biens et de services essentiels aux citoyens et l’intensification de la fabrication d’équipements médicaux; |
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7. |
souligne que la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine a une nouvelle fois mis à l’épreuve la résilience du marché unique, en perturbant les chaînes d’approvisionnement et les flux commerciaux, ce qui a créé des pénuries, y compris pour certaines matières premières critiques; |
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8. |
estime que le marché unique est un outil essentiel en temps de crise, à condition que les États membres agissent de manière coordonnée; est d’avis que l’instrument du marché unique pour les situations d’urgence devrait jouer un rôle central pour assurer cette coordination, afin de prévenir les pénuries et d’assurer le bon fonctionnement du marché unique, y compris la libre circulation des biens et des services essentiels dans l’ensemble de l’Union; |
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9. |
souligne que les efforts visant à garantir le bon fonctionnement du marché unique doivent aller de pair avec la poursuite des objectifs fondamentaux de l’Union en matière de développement durable et d’économie sociale de marché; demande donc instamment à la Commission d’affecter des ressources à la résolution de problèmes touchant le marché unique, en particulier les barrières injustifiées qui empêchent la réalisation du plein potentiel du marché unique pour les consommateurs, les travailleurs et les entreprises, notamment les PME; estime, à cet égard, qu’il convient d’intensifier les efforts, notamment par l’intermédiaire du groupe de travail sur le respect de l’application des règles du marché unique (SMET); demande une nouvelle fois à la Commission de présenter les résultats concrets des travaux du SMET d’ici la fin 2023; |
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10. |
souligne que pour renforcer encore le marché unique et en faire profiter les consommateurs et les entreprises de l’Union, des efforts supplémentaires sont nécessaires, notamment l’adoption en temps utile de politiques appropriées; met en lumière les contributions apportées à la politique du marché unique et au cadre législatif sous la direction de sa commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs (IMCO); souligne que la modernisation du marché unique inclut l’intégration des objectifs communs des traités dans les politiques du marché intérieur; |
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11. |
affirme que la récente entrée en vigueur de la législation sur les marchés numériques et de la législation sur les services numériques constitue une contribution essentielle à la création d’un marché unique numérique harmonisé, équitable, compétitif et digne de confiance; estime qu’il est essentiel de garantir la bonne mise en œuvre de ces deux législations et de les faire respecter, notamment en y consacrant les ressources financières et humaines suffisantes; invite la Commission à suivre de près et en permanence leur mise en œuvre, puis à présenter à la commission parlementaire compétente un rapport à ce sujet; |
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12. |
reste déterminé à obtenir de bons résultats dans le cadre des futures législations sur l’intelligence artificielle, sur les données et sur la cyber-résilience, qui constitueront des instruments essentiels pour promouvoir une approche de l’intelligence artificielle s’inscrivant dans le marché unique, créer un marché unique des données, et garantir une protection solide des consommateurs comme des utilisateurs; souligne que ces propositions revêtent une importance capitale pour façonner les règles qui sous-tendent la transition numérique au sein du marché unique et renforcer l’avance de l’Europe dans les technologies pionnières; ajoute que la législation sur l’intelligence artificielle doit reposer sur une approche centrée sur l’humain; |
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13. |
souligne que les règles récemment adoptées concernant un chargeur universel pour les téléphones mobiles et les autres appareils électroniques témoignent du rôle bénéfique que le marché unique peut jouer pour les citoyens, les entreprises et l’environnement; met en avant le rôle joué par le Parlement européen, et en particulier sa commission IMCO, dans l’élaboration de ces règles au cours des douze dernières années; |
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14. |
salue l’apport positif du nouveau cadre législatif en vue de l’intégration du marché unique; |
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15. |
reconnaît la nécessité d’un système européen de normalisation efficace qui permette la publication rapide de normes harmonisées permettant une présomption de conformité et qui soit aligné sur les normes internationales, afin de soutenir le commerce mondial; |
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16. |
souligne qu’il est important de reconnaître les qualifications professionnelles et de supprimer les obstacles injustifiés à la libre circulation des professionnels, afin de rendre les services professionnels de l’Union européenne compétitifs à l’échelle mondiale dans les décennies à venir; encourage la Commission à rester vigilante dans l’application de ses procédures d’infraction lorsque les États membres ne respectent pas la législation de l’Union relative à la reconnaissance des qualifications; |
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17. |
rappelle que la Commission est censée présenter un rapport sur la mise en œuvre de la directive relative aux pratiques commerciales déloyales (3) d’ici mai 2024; estime que la modification de cette directive vise à moderniser et à améliorer l’application des règles de protection des consommateurs afin de tenir compte des évolutions du marché unique; |
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18. |
souligne, en outre, la nécessité d’évaluer et de gérer la dépendance stratégique de l’Union vis-à-vis de pays tiers dans un certain nombre de domaines critiques, notamment en augmentant la réutilisation ou le recyclage des produits; reste déterminé à mettre en place un cadre législatif ambitieux sur les batteries et les semi-conducteurs, ainsi qu’à faire progresser la normalisation européenne et l’instrument du marché unique pour les situations d’urgence, qui sont des outils importants pour garantir que l’Union assurera la sécurité de ses approvisionnements, saura gérer les crises et fera preuve de résilience; |
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19. |
rappelle que les consommateurs sont au cœur du marché unique; souligne le rôle important de la protection des consommateurs pour garantir le bon fonctionnement et l’efficacité du marché unique; |
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20. |
s’engage pleinement à maintenir un niveau élevé de protection des consommateurs, y compris dans les transitions numérique et écologique, ainsi qu’à poursuivre les travaux en cours sur le règlement relatif à la sécurité générale des produits, la directive concernant les contrats de crédit aux consommateurs et la directive concernant la commercialisation à distance de services financiers auprès des consommateurs; |
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21. |
estime que l’économie circulaire constitue un objectif important; juge essentiel que les produits soient conçus pour durer plus longtemps et être réparables facilement et sans danger; souhaite que les consommateurs reçoivent des informations fiables et claires sur la durabilité et la réparabilité, tout en évitant de faire peser des charges disproportionnées sur les commerçants, en particulier les PME; prévoit de contribuer de manière constructive en ce sens par ses travaux sur l’initiative visant à donner aux consommateurs les moyens d’agir en faveur de la transition écologique et le projet concernant l’écoconception pour des produits durables; invite à cet égard la Commission à présenter rapidement la proposition législative qu’elle a annoncée sur le droit à la réparation; |
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22. |
estime que les produits commercialisés au sein du marché unique devraient satisfaire aux normes les plus élevées qui s’appliquent aux produits, non seulement en matière de sécurité, mais aussi de production; insiste par conséquent pour que les produits issus du travail forcé soient interdits sur le marché unique; souligne le rôle essentiel des entreprises et des autorités de surveillance du marché pour veiller à ce que toutes les marchandises qui entrent sur le marché unique en provenance de pays tiers soient conformes au droit de l’Union; |
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23. |
affirme que les règles de l’Union en matière de marchés publics ont un rôle à jouer dans la transition vers une économie durable et circulaire; |
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24. |
est fermement convaincu qu’il faut un cadre juridique efficace pour les douanes; souligne l’importance de la numérisation et de l’interconnexion des systèmes douaniers et non douaniers d’ici à 2025, objectif stratégique de l’Union; estime que les procédures douanières électroniques peuvent contribuer au bon fonctionnement du marché unique numérique; salue à cet égard le rapport d’évaluation intermédiaire de la Commission sur la mise en œuvre du code des douanes de l’Union (CDU) et son intention de réformer l’union douanière en adoptant un paquet législatif qui améliore le CDU et l’adapte aux défis et aux risques liés en particulier au commerce électronique; encourage la Commission à tenir compte des conclusions et des recommandations du «groupe des sages chargé de réfléchir aux défis auxquels est confrontée l’union douanière»; |
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25. |
souligne que les États membres ont la responsabilité de veiller à la mise en œuvre et au respect effectifs et uniformes de la législation existante relative au marché unique; |
Moderniser le marché unique pour renouveler ses promesses
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26. |
juge que la meilleure façon de célébrer le 30e anniversaire du marché unique est de le moderniser afin de renouveler sa promesse de profiter aux consommateurs et aux entreprises; estime qu’un niveau élevé de protection des consommateurs, qui tienne compte des considérations environnementales et sociales, et l’existence d’un cadre pour des échanges sans friction sont des facteurs d’attractivité du marché unique à l’échelle mondiale et encouragent l’approfondissement de l’intégration européenne; |
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27. |
est d’avis que la poursuite du développement du marché unique doit permettre de s’adresser à tous les citoyens; considère qu’il faudra proposer des incitations à l’éducation pour garantir la possibilité d’acquérir les nouvelles compétences requises par les transitions écologique et numérique de nos économies; |
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28. |
est convaincu que le partenariat et la coopération au sein du marché unique sont un moteur de l’intégration européenne, tout en soulignant la nécessité d’une concurrence interne; estime que la coopération et la collaboration doivent être approfondies, car elles peuvent renforcer les atouts et compenser les faiblesses du marché unique, en particulier en période de crise; croit que le marché unique devrait rester un outil essentiel pour les citoyens et les entreprises dans de telles situations; |
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29. |
soutient que la politique du marché unique ne devrait pas seulement viser à réduire les obstacles, mais plutôt orienter l’Union vers un développement plus poussé, fondé sur des valeurs communes; souhaite notamment une définition claire des actions à mener pour accompagner les entreprises et les travailleurs dans cette transition, ainsi que pour protéger les consommateurs et l’environnement; |
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30. |
invite la Commission à ne pas cesser d’examiner les nouvelles possibilités et tendances numériques, y compris les mondes virtuels, afin de s’assurer que le marché unique continue de fonctionner correctement et que les consommateurs sont bien protégés; prie la Commission d’examiner l’incidence des mesures environnementales sur les secteurs des services, y compris numériques, et de déterminer s’il est nécessaire de réviser ces mesures; |
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31. |
réaffirme la nécessité de faciliter la libre circulation des données à caractère non personnel afin de stimuler l’innovation européenne, la croissance des entreprises et le marché unique numérique; se déclare favorable à une transition vers un régime électronique de passation des marchés publics et de facturation qui soit pleinement opérationnel; |
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32. |
estime que l’Europe devrait évaluer le cadre réglementaire applicable aux produits et aux services, et déterminer s’il y a lieu de mettre en place des règles sur les voies de recours et les droits de garantie afin d’encourager une consommation durable; |
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33. |
croit également que l’Europe doit poursuivre le développement du marché de l’occasion; |
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34. |
préconise de renforcer la dimension extérieure du marché unique et de préserver les intérêts de l’Union et son indépendance stratégique; est d’avis que les normes élevées du marché unique peuvent se diffuser dans le monde entier; pense qu’elles devraient être correctement appliquées afin de créer des conditions de concurrence égales pour les entreprises européennes; |
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35. |
souligne l’importance des normes européennes et des publications en matière de normalisation européenne pour le marché unique, la compétitivité de l’industrie européenne et la sûreté et la sécurité des citoyens; se félicite de la nouvelle stratégie de l’Union présentée par la Commission; souligne qu’il importe de consulter toutes les parties prenantes concernées, y compris les PME, les organisations de consommateurs et les acteurs environnementaux et sociaux, et, plus largement, de tenir compte de l’intérêt général; estime que l’Union doit élaborer une approche plus stratégique des normes, y compris en ce qui concerne les activités internationales de normalisation dans les formats mondiaux pertinents, en particulier dans le domaine numérique; |
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36. |
insiste sur la nécessité d’établir un cadre réglementaire pour la location de biens immobiliers et le logement de courte durée, notamment en améliorant la transparence et la sécurité juridique, en particulier en ce qui concerne la production et le partage de données; |
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37. |
estime qu’il faut moderniser la protection des consommateurs d’une manière qui tienne également compte des asymétries numériques, afin de couvrir le secteur des services numériques, tels que les jeux vidéo, la réalité virtuelle, la réalité augmentée et les mondes virtuels; souligne qu’il importe de stimuler l’innovation et la création d’entreprises; |
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38. |
estime que l’acte législatif européen sur l’accessibilité et la directive sur l’accessibilité du web ont été des avancées notables pour supprimer les obstacles qui affectent les personnes handicapées et permettre ainsi à tous les citoyens de l’Union de participer au marché unique des produits et des services ainsi qu’au marché unique numérique au sens large; considère toutefois que la mise en œuvre de cette législation cruciale varie considérablement d’un État membre à l’autre et, d’une manière générale, n’a pas encore été satisfaisante; invite les États membres à tenir dûment compte des règles d’accessibilité dans les procédures de passation de marchés; souligne, dans ce contexte, que le centre AccessibleEU devrait se voir attribuer un rôle central dans le soutien apporté aux États membres lors de la phase de mise en œuvre; estime en outre que les entreprises ont bénéficié de l’existence de règles communes et harmonisées en matière d’accessibilité; demande à la Commission d’étudier les moyens de lever les obstacles qui subsistent et de renforcer l’accessibilité, ce qui profitera encore plus aux citoyens et aux entreprises; |
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39. |
souligne que les mesures de commerce électronique ciblant le blocage géographique injustifié, notamment le règlement (UE) 2018/302 (4), ont contribué à créer le cadre d’un marché unique moins fragmenté et à élargir le choix des consommateurs en matière d’achats en ligne; |
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40. |
souligne le rôle important que joue le réseau SOLVIT dans l’amélioration du fonctionnement du marché unique, en aidant les entreprises, les citoyens et les pouvoirs publics à appliquer correctement les règles du marché unique; relève que SOLVIT se distingue en étant à la pointe de la fourniture numérique de services de l’Union et en promouvant une approche différente pour veiller au respect des règles de l’Union; réaffirme que SOLVIT ne remplace pas la surveillance menée par la Commission du respect des règles par les États membres; |
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41. |
souhaite une mise à jour du tableau d’affichage du marché unique; estime que celui-ci doit être constamment mis à jour, car il ne mesure pas tous les aspects du marché unique, en particulier dans le cas des services; suggère d’envisager de nouveaux indicateurs pour mesurer les réussites du marché unique de manière qualitative, afin d’étudier la manière dont il bénéficie aux entreprises et aux consommateurs; |
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42. |
insiste pour que le cadre réglementaire du marché unique soit mis en œuvre et respecté de manière efficace, rapide et correcte; souligne que cela nécessite une coopération étroite entre la Commission et les États membres, un engagement total des autorités nationales responsables de la bonne mise en œuvre et du respect de la législation, une meilleure collaboration entre les autorités douanières et les autorités de surveillance du marché, et une participation accrue des parties prenantes telles que les organisations de consommateurs, les autres organisations publiques et les entreprises; |
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43. |
signale que la bonne mise en œuvre et le respect des règles du marché unique sont essentiels pour renforcer la confiance des consommateurs, ainsi que pour assurer des conditions de concurrence égales pour toutes les entreprises, y compris celles de pays tiers qui vendent des produits et des services à l’intérieur du marché unique, en accordant une attention particulière au cadre de surveillance du marché, à la sécurité des produits et à la reconnaissance mutuelle; |
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44. |
souligne la nécessité de garantir un respect rigoureux des règles, ce qui peut, dans certains cas, demander plus que les mesures correctives traditionnelles, telles que les procédures d’infractions; souhaite que l’accent soit beaucoup plus mis sur la prévention, en particulier sur l’approfondissement de la collaboration et de la coopération entre les autorités nationales compétentes pour veiller au respect des règles de l’Union; |
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45. |
remarque que, pour assurer le bon fonctionnement de l’union douanière, il convient de supprimer les obstacles nationaux afin d’empêcher le trafic préjudiciable de marchandises et de protéger le marché unique de l’Union contre les produits illégaux; invite la Commission à créer une agence des douanes de l’Union; |
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46. |
préconise de renforcer le financement des politiques du marché unique en révisant le cadre financier pluriannuel en cours; |
Conclusions: un moment crucial pour le renforcement et le développement du marché unique
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47. |
estime que l’Union ne pourra tirer le meilleur parti de sa puissance économique que si les États membres et les institutions de l’Union s’engagent de nouveau en faveur du marché unique; considère que, pour réussir, une volonté politique forte est nécessaire, ainsi qu’un nouveau programme global assorti d’un programme d’action à l’horizon 2030 et au-delà; |
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48. |
est d’avis que le renforcement et le développement du marché unique nécessitent une stratégie plus large de consolidation du marché unique des services, ainsi qu’un véritable marché unique numérique dans lequel les données puissent circuler librement au sein de l’Union et entre les secteurs, ce qui doit bénéficier aux entreprises, aux chercheurs et aux administrations publiques, dans le respect des règles en matière de protection de la vie privée et des données; |
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49. |
reconnaît le statut spécial des services d’intérêt général et le besoin de les garantir au profit de l’intérêt général, comme l’a statué la Cour de justice de l’Union européenne, en tenant compte des principes de subsidiarité et de proportionnalité tels que définis dans le protocole no 26 du traité FUE sur les services d’intérêt général; |
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50. |
estime qu’afin de favoriser la résilience, de garantir la sécurité de l’approvisionnement, d’atteindre les objectifs de l’Union en matière de connectivité et de promouvoir une autonomie stratégique ouverte dans les secteurs clés, la Commission et les États membres devraient œuvrer à la création, dans les meilleurs délais, d’un véritable marché unique de l’énergie et des services de télécommunications, avec un engagement et une protection solides des consommateurs; |
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51. |
observe que depuis plus de dix ans, le nouveau cadre législatif sur la commercialisation des produits s’applique avec succès en Europe; souligne qu’il convient de l’actualiser en tenant compte des évolutions technologiques et dans la perspective de l’économie numérique et circulaire; |
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52. |
estime que les institutions de l’Union, les États membres et toutes les parties prenantes devraient s’engager véritablement à développer le marché unique au profit de l’intérêt général et à renforcer la place de l’Union dans le monde; |
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53. |
invite la Commission à présenter une vision et des orientations pour le nouveau programme; prie les États membres de s’engager à coopérer dans un esprit de partenariat; réaffirme sa volonté de continuer à jouer son rôle constructif dans ce processus; |
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54. |
souhaite un bon 30e anniversaire au marché unique; |
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o o
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55. |
charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission. |
(1) JO C 456 du 10.11.2021, p. 14.
(2) JO C 425 du 20.10.2021, p. 10.
(3) Directive 2005/29/CE du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2005 relative aux pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs dans le marché intérieur (JO L 149 du 11.6.2005, p. 22).
(4) Règlement (UE) 2018/302 du Parlement européen et du Conseil du 28 février 2018 visant à contrer le blocage géographique injustifié et d’autres formes de discrimination fondée sur la nationalité, le lieu de résidence ou le lieu d’établissement des clients dans le marché intérieur (JO L 60 I du 2.3.2018, p. 1).
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16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/15 |
P9_TA(2023)0008
Protection des consommateurs en matière de jeux vidéo en ligne: approche à l’échelle du marché unique européen
Résolution du Parlement européen du 18 janvier 2023 sur la protection des consommateurs en matière de jeux vidéo en ligne: approche à l’échelle du marché unique européen (2022/2014(INI))
(2023/C 214/03)
Le Parlement européen,
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vu la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant du 20 novembre 1989, et l’observation générale no 25 (2021) du Comité des droits de l’enfant des Nations unies sur les droits de l’enfant en relation avec l’environnement numérique, |
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vu la communication de la Commission du 22 avril 2008 sur la protection des consommateurs, et en particulier des mineurs, en ce qui concerne l’utilisation des jeux vidéo (COM(2008)0207), |
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vu la communication de la Commission du 19 février 2020 intitulée «Façonner l’avenir numérique de l’Europe» (COM(2020)0067), |
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vu la communication de la Commission du 24 mars 2021 intitulée «Stratégie de l’UE sur les droits de l’enfant» (COM(2021)0142), |
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vu la communication de la Commission du 11 mai 2022 intitulée «Une décennie numérique pour les enfants et les jeunes: la nouvelle stratégie européenne pour un internet mieux adapté aux enfants» (COM(2022)0212), |
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vu la résolution du Conseil du 1er mars 2002 sur la protection des consommateurs, les jeunes en particulier, par l’étiquetage de certains jeux vidéo et jeux informatiques selon la tranche d’âge (1), |
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vu la directive (UE) 2018/1808 du Parlement européen et du Conseil du 14 novembre 2018 modifiant la directive 2010/13/UE visant à la coordination de certaines dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à la fourniture de services de médias audiovisuels (directive «Services de médias audiovisuels»), compte tenu de l’évolution des réalités du marché (2), |
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vu la directive (UE) 2019/770 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2019 relative à certains aspects concernant les contrats de fourniture de contenus numériques et de services numériques (3), |
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vu la directive (UE) 2019/2161 du Parlement européen et du Conseil du 27 novembre 2019 modifiant la directive 93/13/CEE du Conseil et les directives 98/6/CE, 2005/29/CE et 2011/83/UE du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne une meilleure application et une modernisation des règles de l’Union en matière de protection des consommateurs (4), |
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— |
vu la directive 2011/83/UE du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2011 relative aux droits des consommateurs, modifiant la directive 93/13/CEE du Conseil et la directive 1999/44/CE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 85/577/CEE du Conseil et la directive 97/7/CE du Parlement européen et du Conseil (5), |
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vu la communication de la Commission du 29 décembre 2021 intitulée «Orientations concernant l’interprétation et l’application de la directive 2005/29/CE du Parlement européen et du Conseil relative aux pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs dans le marché intérieur» (6), |
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— |
vu la communication de la Commission du 29 décembre 2021 intitulée «Orientations concernant l’interprétation et l’application de la directive 2011/83/UE du Parlement européen et du Conseil relative aux droits des consommateurs» (7), |
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vu le bilan de qualité du droit de l’Union en matière de protection des consommateurs pour ce qui est de l’équité numérique, réalisé par la Commission, qui s’est ouvert par un appel à contributions lancé le 17 mai 2022, |
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vu le règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données) (8), |
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vu le règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (législation sur les services numériques) (9), |
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vu sa résolution du 12 mars 2009 sur la protection des consommateurs, et en particulier des mineurs, en ce qui concerne l’utilisation des jeux vidéo (10), |
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vu sa résolution du 20 novembre 2012 sur la protection des enfants dans le monde numérique (11), |
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vu sa position du 28 mars 2019 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant le programme «Europe créative» (2021-2027) et abrogeant le règlement (UE) no 1295/2013 (12), |
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vu les conclusions du Conseil du 13 avril 2022 sur la construction d’une stratégie européenne pour l’écosystème industriel culturel et créatif (13), |
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vu l’étude publiée en juillet 2020 par le département thématique des politiques économiques, scientifiques et de la qualité de la vie de la direction générale des politiques internes de l’Union du Parlement européen, intitulée «Loot boxes in online games and their effect on consumers, in particular young consumers» [Les coffres-surprises dans les jeux vidéo en ligne et leurs effets sur les consommateurs, en particulier les jeunes consommateurs], |
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vu l’article 54 de son règlement intérieur, |
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vu le rapport de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs (A9-0300/2022), |
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A. |
considérant que tous les groupes d’âge jouent à des jeux vidéo en Europe, 50 % de la population européenne âgée de 6 à 64 ans jouant aux jeux vidéo, la tranche d’âge la plus importante étant celle des 45-64 ans; que 73 % des enfants de 6 à 10 ans, 84 % des enfants de 11 à 14 ans et 74 % des jeunes de 15 à 24 jouent aux jeux vidéo (14); |
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B. |
considérant que le secteur européen des jeux vidéo est le secteur culturel et créatif qui connaît la croissance la plus rapide en Europe; que le marché européen du jeu vidéo pesait environ 23,3 milliards d’euros en 2020; que le chiffre d’affaires mondial du secteur est supérieur à celui de la musique et du cinéma (15); que le secteur recèle un potentiel important de croissance et de création d’emplois et contribue au marché unique numérique européen; que le secteur des jeux vidéo est le seul secteur de la culture et de la création à avoir enregistré une croissance de son chiffre d’affaires pendant la crise de la COVID-191 (16); |
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C. |
considérant que les jeux vidéo revêtent une valeur créative unique par rapport à d’autres programmes d’ordinateur, comme l’a constaté la Cour de justice de l’Union européenne (17), et qu’ils sont protégés par la directive 2009/24/CE concernant la protection juridique des programmes d’ordinateur (18) et par la directive 2001/29/CE sur l’harmonisation de certains aspects du droit d’auteur et des droits voisins dans la société de l’information (19), ce sur quoi se fonde la chaîne de valeur; |
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D. |
considérant qu’en dépit de son rôle central dans l’écosystème culturel et créatif européen, le secteur des jeux vidéo est toujours négligé par rapport à d’autres secteurs des médias, notamment le cinéma et d’autres produits audiovisuels, qui bénéficient généralement d’un financement plus important et sont utilisés comme modèle pour façonner la réglementation et les politiques relatives aux jeux vidéo, une approche qui ne tient pas compte de leurs différences; |
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E. |
considérant que le secteur européen des jeux vidéo est principalement composé de petites et moyennes entreprises (PME) et de jeunes entreprises, qui jouent un rôle important pour l’innovation et la croissance de ce secteur (20); |
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F. |
considérant que le secteur des jeux vidéo dispose d’une chaîne de valeur complète fondée sur l’innovation et la créativité, qui rassemble un large éventail de compétences et de savoir-faire; que l’évolution technologique dans le secteur des jeux vidéo en ligne est en pleine accélération et qu’elle s’étend à d’autres secteurs et industries comme la construction, la conception, le commerce de détail, l’éducation, la publicité, la réalité virtuelle ou augmentée et les achats en ligne; |
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G. |
considérant que certaines entreprises du secteur utilisent des contenus créés par des mineurs, dont de jeunes enfants; qu’il y a lieu de mettre en place des mesures pour protéger les mineurs et les jeunes enfants contre l’exploitation commerciale des contenus de jeux en ligne qu’ils créent (21); |
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H. |
considérant que les jeux vidéo sont l’un des divertissements parmi les plus populaires en Europe, comme le montre une étude Eurobaromètre de 2019, qui constate que 27 % des Européens jouent à des jeux en ligne au moins une fois par mois, contre 48 % qui écoutent de la musique en ligne et 47 % qui regardent des films ou des émissions de télévision sur des plateformes en ligne; |
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I. |
considérant que le fonctionnement des jeux en ligne dépend de la connectivité pour offrir une expérience stable et de très bonne qualité; que le niveau de satisfaction des Européens pour ce qui est des débits ascendant et descendant de leur connexion internet varie d’un pays à l’autre, puisqu’il peut atteindre les 90 % dans certains États membres tout en plongeant à 65 % dans d’autres (22); que dans les zones rurales, l’insatisfaction suscitée par la connectivité internet est 30 % plus élevée que dans les zones urbaines; |
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J. |
considérant qu’il est possible de jouer à des jeux vidéo en ligne sur de nombreux appareils différents et que de multiples fonctionnalités, choix de conception et mécanismes, tels que le mode à plusieurs joueurs, les systèmes de discussion en temps réel, les achats en ligne, la réalité augmentée, la réalité virtuelle, les contenus téléchargeables (gratuits ou payants), les abonnements et les coffres-surprises, permettent d’améliorer l’expérience de jeu des joueurs; que tous les jeux vidéo ne permettent pas une interaction en ligne avec d’autres joueurs; qu’il existe des instruments de contrôle parental pour désactiver toute interaction avec d’autres joueurs; |
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K. |
considérant que les coffres-surprises, qui contiennent des objets censés être aléatoires, sont généralement accessibles dans le jeu ou peuvent être achetés avec de l’argent réel; que, le mécanisme de vente de ces coffres-surprises est en général conçu en s’appuyant sur une formule connue sous le nom de «piège à utilisateurs», susceptible d’avoir des conséquences psychologiques et financières négatives en déclenchant des achats involontaires ou compulsifs, en particulier chez les mineurs et les jeunes enfants; qu’une affaire est pendante devant un tribunal aux Pays-Bas sur les mesures à appliquer aux coffres-surprises; que la Slovaquie étudie également quelles mesures prendre à ce sujet; que l’absence d’une approche harmonisée entraîne un morcellement du marché du jeu vidéo au sein de l’Union; qu’il n’existe aucun mécanisme spécifique de protection des consommateurs au niveau de l’Union capable d’assurer la protection de tous les joueurs, et en particulier des mineurs et des jeunes enfants, face aux coffres-surprises payants; |
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L. |
considérant que le secteur des jeux a évolué au cours des dernières décennies, passant d’un modèle de recettes basé sur les jeux d’arcade et l’achat d’une copie physique du jeu à un modèle commercial désormais largement répandu qui s’appuie sur les jeux à la demande, le «payer pour gagner», ou le gratuit-payant; que, malgré une envolée des coûts de développement, les prix des jeux se sont stabilisés grâce à la possibilité d’amortir ces coûts en proposant des extensions; que, toutefois, le coût total pour profiter du jeu avec toutes ses extensions peut augmenter considérablement au fil du temps; |
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M. |
considérant que certains jeux vidéo en ligne visent à monétiser leurs utilisateurs par la collecte de données et l’exposition aux publicités, et font donc tout leur possible pour inciter les utilisateurs, y compris les mineurs et les jeunes enfants, à passer le plus de temps possible à jouer; |
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N. |
considérant que passer trop de temps à jouer aux jeux vidéo en ligne, comportement exacerbé par la conception manipulatrice, est susceptible d’entraîner une dépendance et un trouble du jeu vidéo, tel que défini par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans sa classification internationale des maladies (23); |
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O. |
considérant que de nombreux problèmes en matière de protection des consommateurs peuvent se poser lors de la pratique de jeux vidéo, en particulier en ce qui concerne les mineurs et les jeunes enfants, quel que soit le temps passé à jouer; |
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P. |
considérant que les mineurs et les jeunes enfants ont le droit, sous le contrôle de leurs parents ou des personnes assurant leur garde, de participer au monde numérique selon des modalités compatibles avec le développement des capacités chez l’enfant; |
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Q. |
considérant que l’article 31 de la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant stipule que tout enfant a le droit de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge et de participer librement à la vie culturelle et artistique; |
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R. |
considérant que les joueurs effectuent des achats dans le cadre du jeu afin, par exemple, de recevoir des articles ou du contenu cosmétiques, ou qui leur donnent un avantage, d’éviter la publicité, d’écourter ou d’éviter les temps d’attente, ou encore de ne pas avoir à effectuer des tâches répétitives; |
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S. |
considérant que la majorité des parents utilisent un outil de contrôle parental; que la plupart des parents sont préoccupés par le temps que passe leur enfant à jouer à des jeux vidéo et par les risques d’exposition à des contenus préjudiciables, des intimidations, des contacts avec des adultes étrangers et des achats dans le cadre du jeu; |
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T. |
considérant que de nombreux parents en Europe connaissent le système PEGI (Pan-European Game Information) et estiment qu’il leur est utile au moment de décider d’acheter ou non un jeu pour leurs enfants (24); |
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U. |
considérant que les chiffres communiqués par le secteur indiquent que le temps passé à jouer à des jeux vidéo est stable, les Européens y consacrant en moyenne 9 heures par semaine en 2021, contre 9,5 heures en 2020, 8,6 en 2019, 8,8 en 2018 et 9,2 en 2017 (25); que le temps passé à jouer à des jeux vidéo demeure inférieur à celui consacré à d’autres écrans, comme regarder la télévision, devant laquelle les Européens passaient en moyenne 25 heures par semaine en 2020; |
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V. |
considérant que la santé n’est pas seulement l’absence de maladie ou d’infirmité, mais désigne l’état de complet bien-être des points de vue physique, mental et social; que la santé mentale et le bien-être sont des questions interdépendantes qu’il convient de prendre en compte dans tous les domaines, notamment l’éducation, la santé, l’emploi et l’inclusion sociale; que les jeux vidéo peuvent être des outils importants pour étayer la santé mentale et le bien-être, peuvent être utilisés pour progresser dans ces domaines, ainsi que pour aider les citoyens à acquérir plusieurs compétences qui sont essentielles dans une société numérique, et peuvent servir à construire le marché unique numérique; |
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W. |
considérant que 20 % des personnes employées par le secteur des jeux vidéo en 2019 étaient des femmes; que le manque de représentation des femmes est un problème bien connu et systémique dans les disciplines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques et notamment dans le secteur des jeux vidéo, tant dans le secteur lui-même que dans la représentation hypersexualisée de nombreux personnages féminins dans les jeux; que 37 % des joueuses sont victimes de harcèlement en raison de leur sexe dans les jeux multijoueurs en ligne (26); qu’en dépit des efforts déployés pour assurer une représentation exacte, égalitaire et non stéréotypée des femmes dans les jeux vidéo, les progrès doivent se poursuivre et aller de pair avec davantage de parité à tous les postes de la chaîne de valeur, et s’accompagner de progrès dans la lutte contre les abus sexuels et la discrimination; |
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X. |
considérant qu’en 2020, un cinquième de la population de l’Union européenne vivait avec un handicap; que l’Union s’est engagée à améliorer la situation sociale et économique des personnes handicapées, y compris en ligne; que certains handicaps peuvent être particulièrement invalidants pour les jeux vidéo en ligne, comme le daltonisme, les difficultés visuelles ou les handicaps de mobilité des mains; que le daltonisme touche 10 % de la population masculine; |
Jeux vidéo en ligne dans l’Union européenne
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1. |
souligne la valeur des jeux vidéo, tant en ligne que hors ligne, en tant que divertissement populaire apprécié par un grand nombre d’Européens de tous âges et de tous les États membres, et en tant qu’œuvre permettant l’expression culturelle des créateurs, des joueurs individuels et des communautés de joueurs au sens large; |
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2. |
met en exergue le fait que les jeux vidéo constituent un secteur numérique hautement innovant dans l’Union européenne et que ce secteur est à l’origine de plus de 90 000 emplois directs en Europe; souligne que le secteur des jeux vidéo ouvre de plus en plus de nouvelles perspectives d’emploi pour de nombreux créateurs du secteur de la culture, tels que les développeurs de jeux, les concepteurs, les écrivains, les producteurs de musique et d’autres artistes, ce que toute action de l’Union dans ce domaine, en particulier en matière de financement, devrait prendre en considération; souligne que les jeux vidéo appartiennent à la fois au secteur numérique et au secteur culturel, car ils constituent également un élément crucial de l’écosystème culturel et créatif, puisqu’ils représentent plus de 50 % de la valeur ajoutée de l’ensemble du marché de contenus audiovisuels de l’Union; |
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3. |
souligne l’importance du secteur des jeux vidéo pour soutenir l’innovation en Europe; fait remarquer que ce secteur a contribué au développement de nouvelles technologies telles que l’intelligence artificielle ou les technologies de réalité virtuelle et augmentée; |
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4. |
rappelle l’importance des PME dans la chaîne de valeur des jeux vidéo européens et la prééminence mondiale dont jouissent de nombreuses entreprises européennes développant des jeux pour consoles, ordinateurs et appareils mobiles; se dit déçu qu’un tel succès international et un tel attrait culturel soient souvent négligés lorsque l’on évoque la primauté européenne dans le domaine des technologies et des services numériques; |
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5. |
se félicite du lancement du projet pilote proposé par le Parlement européen, intitulé «Comprendre la valeur d’une société européenne des jeux», qui vise à recueillir des données complètes pour étayer l’élaboration des politiques concernant le secteur; relève que certains des problèmes auxquels est confronté le secteur comprennent le développement et la rétention des talents, la complexité et le morcellement du cadre réglementaire sur un marché mondial, l’accès au financement et les incidences sociales et culturelles des jeux vidéo; |
Renforcer la protection des consommateurs en matière de jeux vidéo en ligne
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6. |
souligne que la protection des consommateurs est essentielle pour garantir un environnement en ligne sûr et digne de confiance pour les jeux et les joueurs et que renforcer la confiance des consommateurs peut stimuler la croissance économique du secteur des jeux vidéo; estime toutefois que la protection des consommateurs pourrait être encore améliorée; invite la Commission à prendre en considération les questions de protection des consommateurs dans les jeux vidéo en ligne dans le cadre du bilan de qualité en cours du droit de l’Union en matière de protection des consommateurs pour ce qui est de l’équité numérique pour tous en ligne et hors ligne; |
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7. |
constate que l’acquis de l’Union en matière de droit de la consommation prévoit une forte protection des consommateurs, pleinement applicable aux jeux vidéo; prend acte de la communication de la Commission du 29 décembre 2021 sur les pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs dans le marché intérieur, qui donne des indications sur l’application du droit européen de la consommation en matière de promotion et de publicité dans les jeux, y compris auprès des enfants, d’achats dans le cadre du jeu et de présence de contenu aléatoire payant; souligne toutefois la nécessité d’une approche cohérente et coordonnée entre les États membres et les autorités de protection des consommateurs afin d’éviter un morcellement du marché unique et de protéger les consommateurs en Europe; |
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8. |
demande instamment à la Commission et aux autorités nationales de protection des consommateurs du réseau de coopération en matière de protection des consommateurs de veiller à ce que le droit européen de la consommation soit pleinement respecté et appliqué dans le secteur des jeux vidéo; |
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9. |
constate l’existence de plateformes de jeux vidéo en ligne qui permettent aux joueurs, y compris à des mineurs et de jeunes enfants, de créer leurs propres jeux en utilisant des outils de développement détenus et mis à disposition par le développeur; invite la Commission à adopter, si nécessaire, des mesures réglementaires afin de protéger les utilisateurs, en particulier les mineurs et les jeunes enfants, des pratiques illégales susceptibles d’être utilisées par ces plateformes; |
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10. |
salue le fait que depuis janvier 2022, la directive (UE) 2019/770 s’applique aux jeux vidéo, y compris aux jeux gratuits, et qu’elle offre ainsi une protection supplémentaire aux consommateurs; regrette toutefois que certains États membres n’aient pas encore transposé la directive, et demande instamment à ces États membres de la mettre en œuvre sans délai afin de garantir une meilleure protection des consommateurs dans l’ensemble de l’Union; invite la Commission à suivre de près le processus de transposition de la directive, à maintenir un dialogue étroit avec les États membres où la mise en œuvre prend du retard et à envisager d’intenter des procédures en manquement, le cas échéant; |
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11. |
accueille avec satisfaction le développement et l’application d’outils de contrôle parental qui aident à filtrer le contenu et les jeux vidéo par âge, à contrôler le temps consacré aux jeux, à désactiver ou à limiter les dépenses en ligne et à restreindre les communications avec d’autres joueurs ou la visualisation de contenus créés par d’autres joueurs; rappelle que les contrôles parentaux au niveau de la plateforme ne sont pas la seule méthode utilisée par les parents pour surveiller et gérer l’accès au contenu par leurs enfants; souligne toutefois que, même lorsque ces outils sont disponibles, les parents peuvent ne pas en connaître l’existence ou éprouver des difficultés à les utiliser, ce qui réduit leur efficacité; estime que la responsabilité du développement de tels outils incombe au secteur; estime qu’ils doivent être faciles à utiliser, à appréhender et à configurer, et qu’ils doivent, dès la conception et par défaut, protéger les consommateurs; rappelle que la responsabilité de la mise en œuvre du contrôle parental incombe à la fois aux parents et au secteur; demande la mise en place de mécanismes permettant d’exercer un contrôle parental plus strict, notamment sur les dépenses et le temps que les mineurs, dont les jeunes enfants, consacrent au jeu, tout en respectant les droits et le développement des mineurs; encourage les plateformes à sensibiliser davantage à l’existence de tels outils et à en fournir un mode d’emploi; invite la Commission et les États membres à soutenir la promotion de campagnes d’éducation et d’information publiques et privées à l’intention des parents et des personnes assurant la garde d’enfants afin de les informer des outils en place, tels que l’application pour téléphone PEGI, et d’encourager leur utilisation; |
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12. |
fait remarquer qu’il existe une grande diversité de modèles économiques dans le secteur des jeux vidéo; relève que certains jeux vidéo en ligne proposent à leurs utilisateurs d’effectuer des achats dans le cadre du jeu à l’aide de la monnaie du jeu — celle-ci pouvant soit être achetée avec de l’argent réel, soit gagnée dans le jeu — pour obtenir des articles grâce à des coffres-surprises ou à tout autre type de mécanisme censé être aléatoire, dont le joueur ne peut connaître le contenu avant de payer; fait observer qu’il existe différents types de coffres-surprises (27); relève que ces mécanismes ne sont pas sans conséquences pour les consommateurs; et que les jeux qui reposent sur un modèle «payer pour gagner», en particulier sur une version agressive de ce modèle, ou les jeux qui enferment du contenu populaire derrière des systèmes d’accès payants suscitent des réactions négatives de la part des communautés de joueurs, entraînant des évaluations négatives et même des modifications des jeux avant ou peu après leur sortie; |
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13. |
souligne que les achats dans le cadre du jeu sont présents dans les jeux vidéo depuis de nombreuses années; se félicite des orientations récemment adoptées par la Commission concernant la directive sur les pratiques commerciales déloyales (28), qui précise les règles concernant les éléments payants censés être aléatoires présents dans les jeux vidéo; souligne que les systèmes d’achat dans le cadre du jeu doivent également être conformes à la directive sur les pratiques commerciales déloyales et aux orientations récemment adoptées, afin de veiller à ce qu’elles ne débouchent pas sur des pratiques préjudiciables aux consommateurs, en particulier aux mineurs ou aux jeunes enfants; réclame le respect et la mise en œuvre rapide de la directive sur les pratiques commerciales déloyales afin de garantir la protection des consommateurs dans le marché unique, notamment la protection des mineurs et des jeunes enfants; |
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14. |
prend acte de l’étude qu’il a commandée sur les coffres-surprises et leurs effets sur les consommateurs, en particulier sur les mineurs et les jeunes enfants; constate que l’étude a recommandé d’examiner les coffres-surprises sous l’angle de la législation sur la protection des consommateurs, afin d’éviter des effets préjudiciables et des pratiques manipulatrices liés à ces coffres-surprises, en particulier à l’égard des mineurs et des jeunes enfants (29); demande instamment à la Commission d’analyser les pratiques de vente de coffres-surprises et de prendre les mesures nécessaires pour mettre en place une approche européenne commune sur les coffres-surprises pour assurer une protection suffisante des consommateurs, en particulier des mineurs et des jeunes enfants; |
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15. |
souligne que la manière dont certains mécanismes d’achats dans le cadre du jeu sont conçus vise délibérément à manipuler et tromper l’utilisateur, car ils reposent sur des pratiques commerciales agressives qui entravent considérablement la liberté de choix du consommateur et l’incitent à prendre des décisions financières qu’il n’aurait pas prises autrement; rappelle que de telles pratiques sont clairement interdites par la directive (UE) 2019/2161; demande aux développeurs et aux vendeurs de jeux vidéo de veiller à ce que les jeux ciblant les mineurs respectent les droits de ces derniers, y compris ceux des jeunes enfants, notamment en ce qui concerne le respect de la vie privée, la publicité ciblée et les pratiques manipulatrices; estime que les mineurs et les jeunes enfants, lorsqu’ils jouent à des jeux vidéo en ligne, devraient bénéficier du même niveau de protection que celui garanti par la législation sur les services numériques; |
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16. |
relève que les systèmes d’achats dans le cadre du jeu et les articles aléatoires payants ne sont pas les seuls éléments trompeurs susceptibles de fausser le comportement des consommateurs présents dans les jeux vidéo; demande aux autorités nationales de faire effectivement respecter le droit européen et national en matière de protection des consommateurs, en particulier la directive sur les pratiques commerciales déloyales et les orientations y relatives, qui interdisent l’utilisation de certains pièges à utilisateurs, les pratiques commerciales agressives et une transparence trompeuse des informations qu’il est obligatoire de fournir aux consommateurs; demande en outre à la Commission de continuer à évaluer ces problèmes, en particulier les pièges à utilisateurs, dans le cadre du bilan de qualité en cours du droit de l’Union en matière de protection des consommateurs pour ce qui est de l’équité numérique, et de présenter, si elle l’estime opportun, des initiatives appropriées; |
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17. |
souligne que les développeurs de jeux en ligne ciblant les mineurs ou les jeunes enfants doivent tenir compte de l’âge, des droits et des vulnérabilités de ce public; souligne qu’ils doivent respecter les normes les plus strictes, dès la conception et par défaut, en matière de sécurité, de protection, de respect de la vie privée et de fixation de limites de temps; insiste en outre sur le rôle important des parents, qui, en plus de compléter les normes par défaut, peuvent protéger les mineurs et les jeunes enfants lorsque ceux-ci jouent à des jeux vidéo; souligne toutefois qu’il incombe au secteur des jeux vidéo de mener des campagnes de sensibilisation et d’aide à l’utilisation des outils et des informations appropriés sur la manière de mieux protéger les enfants, y compris les plus jeunes; |
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18. |
souligne que les jeux vidéo sont à la fois des outils de jeu et des œuvres d’art ayant une valeur culturelle; |
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19. |
insiste sur le fait que le consommateur doit disposer de toutes les informations nécessaires sur le jeu vidéo en ligne, y compris concernant la présence d’achats dans le cadre du jeu, tels que les coffres-surprises et d’autres achats censés être aléatoires, et doit avoir connaissance du type de contenu avant de commencer à jouer, ainsi que pendant le jeu; souligne que ces informations doivent être clairement affichées et facilement compréhensibles par tous les consommateurs avant l’achat du jeu et avant chaque achat dans le cadre du jeu, afin de mieux protéger les consommateurs, en particulier les mineurs et les jeunes enfants, et afin d’aider les parents à comprendre et contrôler les dépenses de leurs enfants; relève que, lorsque des monnaies virtuelles sont utilisées dans des jeux en ligne, la valeur en monnaie réelle de chaque achat doit toujours être indiquée de manière claire et bien visible pour les consommateurs; rappelle que l’absence de ces informations est clairement interdite par la directive (UE) 2019/2161; |
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20. |
fait remarquer que les jeux vidéo en ligne donnant aux joueurs la possibilité d’obtenir un avantage contre des paiements, dans le cadre de modèles «payer pour gagner», doivent clairement avertir les joueurs de l’existence de ce mécanisme avant qu’ils ne commencent à jouer; estime que ces modèles «payer pour gagner» creusent les disparités entre les joueurs en fonction de leurs moyens; encourage les jeux s’appuyant sur ces modèles à prévoir donc un mode de jeu sans transactions de type «payer pour gagner»; |
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21. |
se félicite du fait que la Commission examinera les renouvellements automatiques d’abonnements et de contrats dans le cadre du bilan de qualité à venir de la législation en matière de protection des consommateurs; relève que les renouvellements automatiques peuvent être bénéfiques à la fois pour l’utilisateur et pour le commerçant, en améliorant la commodité pour les utilisateurs et en limitant l’administration des abonnements pour le commerçant, mais qu’ils peuvent également être problématiques si les renouvellements automatiques se poursuivent indéfiniment alors que ce n’est pas l’intention du consommateur; encourage à la fois la Commission, dans son évaluation, et les commerçants, dans leur politique d’entreprise, à tenir compte des meilleures pratiques des États membres ou des entreprises qui ont déjà mis en place des politiques de renouvellement automatique favorables aux consommateurs; demande à la Commission d’introduire une obligation au niveau de l’Union imposant aux commerçants de fournir aux utilisateurs une proposition d’adhésion au moment de l’achat plutôt que de faire de l’abonnement le mode par défaut, de communiquer des informations claires et facilement accessibles sur la manière d’annuler les renouvellements automatiques à tout moment, et de rendre le processus d’annulation des renouvellements automatiques simple et aussi facile que l’inscription; |
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22. |
demande davantage de transparence de la part des développeurs de jeux vidéo au sujet des probabilités sous-tendant les mécanismes de coffres-surprises, y compris des informations en langage clair sur les résultats que les algorithmes sont entraînés à obtenir; |
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23. |
souligne que les politiques de garantie de retour et de remboursement sont une pierre angulaire des droits des consommateurs dans l’Union, et que les consommateurs doivent bénéficier des mêmes droits de retour et de remboursement pour les achats en ligne que pour les achats effectués en magasin; relève que pour le contenu en ligne et numérique, qu’il soit téléchargé ou consommé en tant que service, le droit à un remboursement s’applique si le produit ou service est défectueux ou si le consommateur ne se voit pas octroyer l’accès au produit selon les modalités attendues; invite les commerçants à se conformer pleinement aux règles de l’Union en matière de protection des consommateurs et à fournir des informations claires, transparentes et fiables sur la manière de demander un remboursement ou de faire usage du droit de rétractation; |
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24. |
souligne que les personnes handicapées devraient pouvoir jouer à tous les types de jeux vidéo en ligne, et que les caractéristiques techniques et communicatives des jeux vidéo en ligne ainsi que toute information pertinente liée au jeu ou à l’achat du jeu doivent être inclusives et accessibles; demande à la Commission de présenter des initiatives pour améliorer l’accessibilité des jeux vidéo en ligne pour les personnes handicapées; encourage les fournisseurs de jeux vidéo en ligne à rendre les jeux accessibles en appliquant les exigences d’accessibilité de l’annexe I de la directive (UE) 2019/882 (30); |
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25. |
signale que lorsqu’un article est obtenu dans le cadre d’un jeu vidéo, il peut, dans certains cas, être échangé dans le cadre du jeu ou sur des sites internet tiers contre de l’argent réel, ce qui va à l’encontre des conditions générales d’utilisation appliquées par les éditeurs de jeux vidéo; invite les autorités nationales à mettre un terme aux pratiques illégales permettant d’échanger ou de vendre contre de l’argent réel des articles de jeu et de parier au sein du jeu; souligne que, au-delà des questions de protection des consommateurs, ces services risquent de faciliter le blanchiment de capitaux; demande à la Commission d’interdire cette pratique; estime que la législation sur les services numériques peut contribuer à atténuer ce problème, en particulier par la mise en œuvre des obligations liées à l’application du principe de connaissance de la clientèle professionnelle; |
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26. |
est préoccupé par le fait que la pratique de la chasse à l’or (gold farming), qui consiste à effectuer des actions répétitives dans le seul but d’accumuler le plus vite possible de la monnaie dans un jeu, ait probablement des liens avec le travail forcé et l’exploitation dans les pays en développement, ainsi qu’avec le blanchiment de capitaux; invite la Commission à évaluer le recours à cette pratique dans le cadre de délits financiers et d’atteintes aux droits de l’homme et à présenter, le cas échéant, des initiatives appropriées; |
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27. |
invite la Commission à présenter une stratégie européenne en matière de jeux vidéo qui libère le potentiel économique, social, éducatif, culturel et innovant de ce secteur pour permettre à l’Union de devenir un acteur de premier plan sur le marché mondial des jeux vidéo; demande à la Commission d’évaluer, dans le cadre du bilan de qualité à venir du droit de l’Union en matière de protection des consommateurs pour ce qui est de l’équité numérique, si le cadre juridique actuel en matière de protection des consommateurs suffit à traiter tous les problèmes de droit de la consommation soulevés par les coffres-surprises et les achats dans le cadre du jeu; lui demande, si ce n’est pas le cas, de présenter une proposition législative en vue d’adapter le cadre juridique actuel de l’Union en matière de protection des consommateurs aux jeux vidéo, ou de présenter une proposition législative distincte sur les jeux vidéo en ligne en vue d’établir un cadre réglementaire européen harmonisé à même d’assurer une forte protection des consommateurs, en particulier des mineurs et des jeunes enfants; estime que ces propositions devraient évaluer s’il convient de proposer, pour protéger les mineurs, éviter un morcellement du marché intérieur et faire en sorte que les consommateurs, quel que soit leur lieu de résidence, bénéficient du même niveau de protection, une obligation de désactiver par défaut les paiements dans le cadre du jeu et les mécanismes de coffres-surprises, voire une interdiction des coffres-surprises payants; |
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28. |
demande à la Commission d’évaluer la possibilité d’exiger des fournisseurs de jeux vidéo en ligne ciblant les mineurs et les jeunes enfants de réaliser des évaluations ex ante de l’impact sur les enfants, fondées sur le cadre 4C (contenu, contact, conduite, contrat) pour la classification des risques et d’atténuer efficacement tout risque relevé pour les droits de l’enfant; |
Avantages et risques supplémentaires pour les consommateurs
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29. |
met en exergue l’importance de la santé mentale, en particulier pour les mineurs et les jeunes enfants; fait observer que les jeux vidéo ont apporté un soulagement lors des périodes de confinement strict pendant la pandémie de COVID-19; rappelle que la connectivité en ligne a joué un rôle positif, car elle a permis aux Européens de continuer à communiquer, à interagir et à créer ensemble, y compris au moyen de jeux vidéo en ligne; souligne que les jeux vidéo peuvent également représenter un moyen d’interagir avec autrui pour les personnes en situation de déconnexion sociale ou d’isolement dans la vie réelle; observe que cela est particulièrement vrai pour les personnes âgées, qui sont parmi celles qui ont le plus souffert de l’isolement pendant la pandémie; relève que l’OMS estime que les jeux en ligne peuvent devenir un instrument essentiel pour renforcer nos liens avec les autres (31); souligne les avantages que présentent les jeux en ligne multiplateformes pour l’expérience utilisateur, en ce qu’ils permettent aux joueurs d’entrer facilement en contact les uns avec les autres en utilisant différentes plateformes, et pour les développeurs, et invite le secteur des jeux vidéo à déployer un maximum d’efforts pour faire pleinement usage de cette possibilité; prend acte, de manière plus générale, des possibilités et des nouvelles perspectives offertes par l’accès à l’expression créative et au contenu culturel, en particulier pour les mineurs et les jeunes enfants; demande à la Commission de continuer à agir pour améliorer l’infrastructure numérique de l’Europe, qui étaye non seulement les industries créatives créant des contenus de très bonne qualité, mais aussi l’accès des citoyens européens à ces œuvres importantes du point de vue culturel; |
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30. |
estime que, pour de nombreuses personnes, les jeux vidéo ne constituent pas seulement une activité de loisirs, mais servent également de gymnastique du cerveau, parce qu’ils permettent d’accomplir des tâches stimulantes et de résoudre des puzzles, d’être en compétition avec d’autres joueurs, ce qui nécessite une grande concentration, et favorisent l’acquisition de compétences telles que la résolution de problèmes, l’orientation dans l’espace et la coordination main-œil, le travail d’équipe ainsi que l’acuité visuelle et la célérité; |
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31. |
propose de décerner chaque année au Parlement européen à Bruxelles un prix européen des jeux vidéo en ligne, afin de souligner l’importance pour le marché unique numérique européen des entreprises produisant des jeux vidéo en ligne, dont beaucoup sont des PME, en ce qui concerne l’emploi, la croissance, l’innovation et la promotion des valeurs de l’Union; estime que ce prix devrait promouvoir les jeux vidéo en ligne qui respectent les droits des consommateurs ou ont des répercussions positives dans certains domaines, tels que l’éducation, ou sur l’acquisition de compétences; |
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32. |
se félicite du projet de recherche innovant de l’Union «Kids Online», qui recueille des données de très bonne qualité dans toute l’Europe sur le point de vue des enfants sur leur expérience en ligne; demande des mises à jour plus fréquentes de cette initiative unique en son genre au niveau mondial; invite la Commission à financer ce projet et d’autres initiatives similaires à l’avenir; |
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33. |
souligne que les jeux vidéo jouent un rôle éducatif important, en ce qu’ils peuvent être un outil d’apprentissage utile et que de nombreux jeux sont spécifiquement conçus à des fins éducatives, par exemple pour susciter un débat sur des questions de société ou pour approfondir la compréhension d’événements historiques ou culturels; rappelle que les jeux vidéo figurent dans les programmes d’enseignement nationaux; note que les jeux vidéo commerciaux sont également utilisés à des fins éducatives; fait observer que les jeux vidéo sont également utilisés pour développer l’esprit critique, favoriser l’acquisition de compétences et stimuler la créativité; souligne également que les jeux vidéo ne perdent pas leur utilité au cours de la vie, étant donné qu’ils peuvent offrir une stimulation mentale et des perspectives d’interaction aux personnes âgées; |
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34. |
souligne que l’utilisation abusive des jeux vidéo en ligne peut avoir une incidence négative sur les relations sociales, le travail, les taux de décrochage scolaire, la santé physique et mentale et les résultats scolaires; que des études montrent néanmoins que les jeux vidéo peuvent aussi avoir des effets positifs; insiste dès lors sur la nécessité de trouver un équilibre sain; |
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35. |
souligne que la dépendance envers les jeux vidéo, également connue sous le nom de «trouble du jeu vidéo», est un problème pour certains joueurs; note que l’OMS a classé les trouble du jeu vidéo comme un comportement de dépendance caractérisée par une altération du contrôle de l’envie de jouer, une priorité croissante accordée au jeu par rapport à d’autres activités au point que le jeu prend le pas sur d’autres intérêts et activités quotidiennes, et la poursuite ou l’intensification du jeu malgré l’apparition de conséquences négatives; |
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36. |
souligne que ni le secteur des jeux vidéo, ni les utilisateurs, ni les parents ne doivent sous-estimer les risques et les effets du trouble du jeu vidéo; rappelle que des recherches scientifiques ont montré que la puberté et l’adolescence sont des périodes de la vie où le risque d’avoir un comportement de dépendance est le plus élevé; invite à la poursuite de la collaboration entre les développeurs, les éditeurs, les plateformes de jeux vidéo et l’ensemble des parties prenantes, y compris les autorités nationales compétentes et la Commission, pour contribuer à atténuer le risque de trouble du jeu vidéo; suggère de lancer davantage de campagnes de sensibilisation pour veiller à ce que les parents et les jeunes joueurs soient conscients des risques associés aux trouble du jeu vidéo; demande que les développeurs évitent se s’appuyer sur des mécanismes conçus pour être manipulateurs, qui peuvent conduire à la dépendance au jeu, à l’isolement et au cyberharcèlement; |
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37. |
constate l’absence de données ventilées à l’échelle de l’Union sur le temps moyen passé à jouer, les dépenses moyennes dans le cadre des jeux, l’expérience générale du jeu et les effets socio-psychologiques qui en découlent, et invite la Commission à collecter ces données sur une base annuelle et à présenter un rapport au Parlement à ce sujet; |
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38. |
fait observer que le secteur des jeux vidéo a accès à des quantités considérables de données à caractère personnel, parfois sensibles; insiste sur la responsabilité qui incombe au secteur de traiter les données à caractère personnel en conformité avec le règlement général sur la protection des données et la législation de l’Union en général, et de faire en sorte que les profils utilisateur créés sur la base de données comportementales ne soient pas utilisés à des fins de manipulation ou de discrimination; demande aux autorités compétentes de veiller à faire appliquer rigoureusement le droit de l’Union et le droit national pertinents; souligne que l’analyse des habitudes de jeu des joueurs par la collecte de données ne doit pas favoriser les techniques d’accrochage visant à créer une dépendance chez les joueurs, mais se concentrer sur l’amélioration de l’expérience de jeu; encourage les développeurs à concevoir des jeux comportant des chapitres ou des points de sauvegarde fréquents, afin de permettre aux joueurs de faire une pause et de se déconnecter; |
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39. |
rappelle que les plateformes de jeux vidéo en ligne peuvent être utilisées par les fraudeurs pour de l’hameçonnage; invite à mener des campagnes d’information afin de sensibiliser les joueurs, et notamment les mineurs et les jeunes enfants, aux risques encourus; |
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40. |
demande instamment au secteur des jeux vidéo, à la Commission et aux États membres d’élaborer un plan d’action visant à garantir l’équilibre hommes-femmes à toutes les étapes du développement dans le secteur des jeux en ligne; demande en outre au secteur d’éviter l’objectivation des femmes et d’éviter de créer, de répéter ou d’exacerber les stéréotypes sexistes; souligne que ces pratiques bien trop courantes créent un environnement hostile pour les femmes et les filles dans les jeux en ligne; |
Garantir un environnement en ligne sûr pour les utilisateurs de jeux vidéo en ligne
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41. |
accueille favorablement les initiatives menées par le secteur, telles que le système PEGI, qui est utilisé dans 38 pays; considère que ce système de classification est particulièrement utile en ce qu’il permet de décrire le contenu d’un jeu et d’informer sur l’âge recommandé pour jouer à un jeu, ce qui aide les parents à sélectionner les jeux appropriés pour leurs enfants; souligne que le système de classification ne constitue qu’une partie du code de conduite global de PEGI, qui vise collectivement à garantir un environnement sûr pour les joueurs; salue l’approche actualisée adoptée par le système PEGI, qui permet désormais d’informer les consommateurs lorsque le jeu comporte des contenus payants censés être aléatoires; souligne que la présence de contenu payant dans le jeu, y compris de contenu payant censé être aléatoire, n’empêche pas les parents de gérer l’accès à ce type de contenu, tout en permettant à un enfant d’accéder au jeu de base s’ils le jugent adapté à son âge; relève que certains pays ont fait du système PEGI un système juridiquement contraignant; demande à la Commission de poursuivre l’évaluation de la mise en œuvre du système PEGI, en ce qui concerne les différents types de jeux disponibles sur le marché et dans toute l’Union, et d’envisager la possibilité de faire du système PEGI et de son code de conduite, dans le droit de l’Union, le système obligatoire harmonisé de classification par âge applicable à tous les développeurs de jeux vidéo, à toutes les boutiques d’applications, et à toutes les plateformes en ligne, afin d’éviter un morcellement du marché unique et d’offrir une sécurité juridique au secteur des jeux vidéo; |
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42. |
constate tout le potentiel du système PEGI lorsqu’il s’agit de communiquer des informations précontractuelles importantes aux consommateurs; souligne toutefois que les initiatives prises par le secteur ne suffisent pas à garantir le plus haut niveau de protection des consommateurs ni à résoudre les problèmes de droit de la consommation suscités par les achats dans le cadre du jeu et les mécanismes de coffres-surprises; |
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43. |
invite le secteur, y compris les plateformes et les éditeurs, les experts indépendants associés et les organismes de classification à poursuivre les campagnes de sensibilisation sur le système PEGI, pour que davantage de parents en prennent connaissance, et à rester réactifs pour adapter le système de classification en fonction de l’évolution des jeux vidéo et de leur contenu, afin de continuer à faciliter la prise de décisions par les parents; |
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44. |
invite la Commission à mettre au point des normes minimum en matière de respect de la vie privée et à évaluer la nécessité de mettre en place un système de contrôle de l’âge sécurisé et inclusif; |
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45. |
relève avec inquiétude les risques liés aux discours de haine et au cyberharcèlement sur les plateformes de jeux vidéo en ligne, qui sont particulièrement dangereux lorsqu’ils visent des mineurs ou de jeunes enfants; |
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46. |
souligne que les jeux vidéo en ligne doivent offrir un environnement numérique sûr aux utilisateurs; se félicite de l’adoption récente de la législation sur les services numériques, qui actualise les normes de modération des contenus en Europe afin de mieux lutter contre les contenus illicites en ligne, y compris dans les jeux vidéo; demande que cette législation soit rapidement transposée dans le droit national et mise en œuvre; |
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47. |
souligne qu’outre les contenus illicites, des contenus préjudiciables peuvent également être diffusés dans les jeux vidéo par l’intermédiaire des fonctions de communication du jeu ou de plateformes de médias sociaux de jeux; insiste sur le fait que le secteur des jeux vidéo doit adopter les mesures et les outils appropriés pour protéger tous les utilisateurs contre les contenus préjudiciables, conformément à la législation applicable au niveau national et de l’Union; |
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48. |
demande à la Commission et aux autorités de protection des consommateurs des États membres de veiller à ce que le droit de la consommation soit pleinement respecté et appliqué, y compris dans le secteur des jeux vidéo, en menant des opérations de contrôle au niveau sectoriel ou en lançant une action coordonnée de mise en application, en vertu du règlement (UE) 2017/2394 sur la coopération entre les autorités nationales chargées de veiller à l’application de la législation en matière de protection des consommateurs (32), le cas échéant; |
o
o o
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49. |
charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission. |
(1) JO C 65 du 14.3.2002, p. 2.
(2) JO L 303 du 28.11.2018, p. 69.
(3) JO L 136 du 22.5.2019, p. 1.
(4) JO L 328 du 18.12.2019, p. 7.
(5) JO L 304 du 22.11.2011, p. 64.
(6) JO C 526 du 29.12.2021, p. 1.
(7) JO C 525 du 29.12.2021, p. 1.
(8) JO L 119 du 4.5.2016, p. 1.
(9) JO L 277 du 27.10.2022, p. 1.
(10) JO C 87 E du 1.4.2010, p. 122.
(11) JO C 419 du 16.12.2015, p. 33.
(12) JO C 108 du 26.3.2021, p. 934.
(13) JO C 160 du 13.4.2022, p. 13.
(14) COM(2022)0212.
(15) Fédération européenne des logiciels de loisirs et Fédération européenne des développeurs de jeux vidéo, «Key facts from 2021: Video games — a force for good», consulté le 19 décembre 2022.
(16) EY, «La culture pour reconstruire l’Europe: l’économie culturelle et créative avant et après la crise de la COVID-19», janvier 2021.
(17) Arrêt de la Cour de justice du 23 janvier 2014, Nintendo Co. Ltd et autres / PC Box Srl et 9Net Srl, C-355/12, ECLI:EU:C:2014:25.
(18) Directive 2009/24/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 avril 2009 concernant la protection juridique des programmes d’ordinateur (JO L 111 du 5.5.2009, p. 16).
(19) Directive 2001/29/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 mai 2001 sur l’harmonisation de certains aspects du droit d’auteur et des droits voisins dans la société de l’information (JO L 167 du 22.6.2001, p. 10).
(20) Commission européenne, «La valeur de la société européenne des jeux vidéo», 30 mai 2022.
(21) Parker, S., «The trouble with Roblox, the video game empire built on child labour», The Guardian, 9 janvier 2022.
(22) Kantar, sur demande de la Commission européenne, «Special Eurobarometer — Report — E-Communications in the Single Market», juin 2021.
(23) OMS, «Trouble du jeu vidéo», consulté le 15 décembre 2022.
(24) Fédération européenne des logiciels de loisirs et Fédération européenne des développeurs de jeux vidéo, «Key Facts 2020: The year we played together», 24 août 2021.
(25) Fédération européenne des logiciels de loisirs et Fédération européenne des développeurs de jeux vidéo, «Key facts from 2021: Video games — a force for good», consulté le 19 décembre 2022.
(26) Témoignage écrit présenté par l’organisation Anti-Defamation League à la commission paritaire du Parlement britannique chargée d’examiner le projet de loi en matière de sécurité en ligne (OSB0030): «How Algorithms Influence Harmful Online Conduct», septembre 2021.
(27) Les coffres-surprises peuvent être de différents types en fonction des conditions d’obtention (temps d’attente, affichage de publicités, paiement avec de l’argent réel), de la récompense, de sa transparence, des chances d’obtenir l’article, et de la possibilité de convertir l’article obtenu en monnaie du jeu ou en argent réel, entre autres.
(28) Directive 2005/29/CE du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2005 relative aux pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs dans le marché intérieur et modifiant la directive 84/450/CEE du Conseil et les directives 97/7/CE, 98/27/CE et 2002/65/CE du Parlement européen et du Conseil et le règlement (CE) no 2006/2004 du Parlement européen et du Conseil (JO L 149 du 11.6.2005, p. 22).
(29) Forbrukerrådet, «Insert coin – How the gaming industry exploits consumers using loot boxes», 31 mai 2022.
(30) Directive (UE) 2019/882 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2019 relative aux exigences en matière d’accessibilité applicables aux produits et services (JO L 151 du 7.6.2019, p. 70).
(31) Bloomberg, «Games Industry Unites to Promote World Health Organization Messages Against COVID-19; Launch #PlayApartTogether Campaign», 10 avril 2020.
(32) Règlement (UE) 2017/2394 du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre 2017 sur la coopération entre les autorités nationales chargées de veiller à l’application de la législation en matière de protection des consommateurs et abrogeant le règlement (CE) no 2006/2004 (JO L 345 du 27.12.2017, p. 1).
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16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/26 |
P9_TA(2023)0009
Mise en œuvre de la politique étrangère et de sécurité commune — rapport annuel 2022
Résolution du Parlement européen du 18 janvier 2023 sur la mise en œuvre de la politique étrangère et de sécurité commune — rapport annuel 2022 (2022/2048(INI))
(2023/C 214/04)
Le Parlement européen,
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vu le traité sur l’Union européenne (traité UE), et notamment ses articles 21 et 36, |
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vu le rapport du vice-président de la Commission et haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (VP/HR) du 14 juin 2022 intitulé «CFSP Report — Our priorities in 2022» (Rapport PESC — Nos priorités en 2022), |
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vu la «Boussole stratégique en matière de sécurité et de défense — Pour une Union européenne qui protège ses citoyens, ses valeurs et ses intérêts, et qui contribue à la paix et à la sécurité internationales», approuvée par le Conseil le 21 mars 2022 et par le Conseil européen le 24 mars 2022, |
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vu les conclusions du Conseil des 24 et 25 mars 2022, |
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vu la déclaration de Versailles du 11 mars 2022, |
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vu les conclusions du Conseil des 23 et 24 juin 2022 sur l’Europe au sens large, l’Ukraine, les demandes d’adhésion de l’Ukraine, de la République de Moldavie et de la Géorgie, les Balkans occidentaux, les questions économiques, la conférence sur l’avenir de l’Europe et les relations extérieures, |
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vu la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions du 12 octobre 2022 intitulée «Communication de 2022 sur la politique d’élargissement de l’UE» (COM(2022)0528), |
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vu la résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 2 mars 2022 sur l’agression contre l’Ukraine (A/RES/ES-11/L.1) et celle du 12 octobre 2022, intitulée «Intégrité territoriale de l’Ukraine: défense des principes consacrés par la Charte des Nations unies» (A/RES/ES - 11/L.5), |
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vu sa résolution du 9 mars 2022 sur l’ingérence étrangère dans l’ensemble des processus démocratiques de l’Union européenne, y compris la désinformation (1), |
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vu la communication de la Commission du 19 octobre 2021 intitulée «Communication de 2021 sur la politique d’élargissement de l’UE» (COM(2021)0644), |
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vu la résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 7 avril 2022, intitulée «Suspension du droit de la Fédération de Russie de siéger au Conseil des droits de l’homme» (A/RES/ES-11/L.4), |
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vu le rapport du 9 mai 2022 sur les résultats finaux de la conférence sur l’avenir de l’Europe, |
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vu sa résolution du 4 mai 2022 sur le suivi des conclusions de la conférence sur l’avenir de l’Europe (2), |
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vu la décision (PESC) 2021/509 du Conseil du 22 mars 2021 établissant une facilité européenne pour la paix, et abrogeant la décision (PESC) 2015/528 (3), |
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vu les conclusions adoptées le 16 décembre 2021 par le Conseil sur la COVID-19, la gestion des crises et la résilience, la sécurité et la défense, les aspects extérieurs des migrations et les relations extérieures, |
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vu sa recommandation du 23 novembre 2022 au Conseil, à la Commission et au vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité concernant la nouvelle stratégie de l’Union européenne en matière d’élargissement (4), |
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vu le concept stratégique de l’OTAN, adopté par les chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN lors du sommet de l’OTAN qui s’est tenu à Madrid le 29 juin 2022, |
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vu la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, du 31 octobre 2000, qui établit le programme concernant les femmes, la paix et la sécurité, |
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vu la communication conjointe du 25 novembre 2020 de la Commission et de son vice-président / haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, intitulée «Plan d’action de l’Union européenne sur l’égalité entre les hommes et les femmes (GAP III) — Un programme ambitieux pour l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes dans l’action extérieure de l’Union européenne» (JOIN(2020)0017), |
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vu sa résolution du 14 décembre 2022 sur les perspectives d’une solution à deux États pour Israël et la Palestine (5), |
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vu la déclaration conjointe sur la coopération entre l’UE et l’OTAN signée le 10 janvier 2023 par le président du Conseil européen, la présidente de la Commission et le secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, |
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vu l’article 54 de son règlement intérieur, |
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vu l’avis de la commission des affaires constitutionnelles, |
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vu le rapport de la commission des affaires étrangères (A9-0292/2022), |
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A. |
considérant que l’agression militaire non provoquée et injustifiée de la Fédération de Russie contre l’Ukraine, avec l’appui du régime biélorusse de Loukachenko, a ramené la guerre sur le continent européen et causé d’importantes destructions et des souffrances; que des crimes de guerre ont été perpétrés par la Russie en Ukraine; que ces actes sont et restent une menace importante pour la sécurité en Europe et dans le monde; que la Russie a brandi des menaces nucléaires; que les chaînes d’approvisionnement mondiales sont affectées et que la sécurité alimentaire est menacée dans plusieurs régions du monde; que la guerre d’agression menée illégalement par la Russie à l’encontre de l’Ukraine a créé une incertitude économique, entraîné une flambée des prix de l’énergie, exacerbé la crise climatique et qu’elle risque grandement de déstabiliser davantage de nombreux États membres et pays tiers, en particulier ceux des Balkans occidentaux et du partenariat oriental, et qu’elle a donc considérablement modifié le contexte géopolitique de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l’Union européenne; que la guerre d’agression contre l’Ukraine faisait partie du plan de Poutine visant à remodeler l’architecture de sécurité euro-atlantique; que ce plan a été contrecarré grâce à la défense héroïque de l’armée ukrainienne; que depuis 2014, l’Union n’a pas été à même de tirer pleinement parti de ses instruments de sécurité et de défense commune (PSDC) pour soutenir efficacement le combat de l’Ukraine face à la Russie, bien que des améliorations soient visibles cette année; que pour être vue comme un acteur mondial crédible et efficace, l’Union doit développer encore ses capacités et renforcer sa volonté politique d’assurer la sécurité dans son voisinage immédiat; |
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B. |
considérant que le règlement pacifique des conflits, l’amélioration de la stabilité et de la sécurité et le resserrement de leur coopération mutuelle sont des éléments dont ont besoin le voisinage oriental et les Balkans occidentaux; que la sécurité dans ces régions est fortement menacée par l’invasion russe de l’Ukraine et par la possibilité que cette agression ne s’étende aux pays voisins; que la déstabilisation de notre voisinage immédiat met en péril la stabilité, la paix et la sécurité de l’Union; |
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C. |
considérant que la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine met en évidence la nécessité d’une action de l’Union plus forte, plus ambitieuse, plus crédible, plus stratégique et plus unifiée sur la scène mondiale, et accentue la nécessité pour l’Union de fixer de manière autonome ses propres objectifs stratégiques et de développer les capacités nécessaires à leur poursuite; que cela souligne, une fois de plus, la nécessité pour l’Europe de privilégier son indépendance énergétique; |
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D. |
considérant que la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine constitue un signal d’alarme pour l’Union, présente une menace immédiate pour l’architecture de sécurité européenne et mondiale ainsi que pour la sécurité de l’Union et de ses États membres; que l’invasion de l’Ukraine par la Russie a favorisé une dynamique en faveur d’une redéfinition géopolitique de la PESC et de l’action extérieure de l’Union en général, caractérisée par une vision audacieuse guidée par les intérêts de l’Union dans la nouvelle réalité géopolitique, par une réelle volonté d’agir et par la coopération transatlantique, afin de produire des résultats pertinents d’un point de vue stratégique; que face à l’agression russe, la Finlande et la Suède ont demandé à adhérer à l’OTAN; que ce conflit démontre qu’il est urgent pour les États membres de définir une perception commune des menaces et de faire preuve d’une véritable solidarité envers les États membres qui sont en première ligne; que cette guerre a réaffirmé le rôle de l’OTAN comme assise fondamentale de la sécurité européenne, ainsi que le caractère indispensable d’un lien transatlantique fort; |
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E. |
considérant qu’il est impératif pour l’Union de remédier à ses principales vulnérabilités, notamment sa dépendance excessive, ces derniers temps, à l’égard de la Russie et de la République populaire de Chine (RPC), et de renforcer sa résilience et sa préparation face aux menaces émanant de régimes totalitaires et non démocratiques; |
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F. |
que cette invasion montre également qu’il est nécessaire, comme l’ont souligné les conclusions basées sur l’opinion des citoyens de la conférence sur l’avenir de l’Europe, que les États membres fassent preuve de la volonté politique nécessaire pour transformer la PESC en une politique européenne à part entière; |
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G. |
considérant que le potentiel d’une action rapide, efficiente et efficace en matière de politique étrangère, de sécurité et de défense, tel que prévu par le traité de Lisbonne, n’a été utilisé et exploité que de manière très limitée au cours de ces dix dernières années en raison d’un manque de volonté politique de la part des États membres; qu’en raison de l’évolution de l’environnement sécuritaire en Europe, il est grand temps d’utiliser tous les instruments prévus par le traité UE, en particulier en ce qui concerne la PSDC; considérant que le traité de Lisbonne comprend des caractéristiques telles que la création d'un fonds de lancement militaire [article 41, paragraphe 3, point b)], la possibilité de former un petit groupe ayant des objectifs plus ambitieux en matière de sécurité et de défense (article 44), ou l’établissement d’une véritable politique européenne des capacités et de l’armement (article 42, paragraphe 3), qui existent depuis décembre 2009; |
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H. |
considérant que les clauses passerelles pourraient être utilisées immédiatement pour passer de l’exigence d’unanimité au vote à la majorité qualifiée dans des domaines d’action spécifiques; que la menace actuelle pour la sécurité européenne nécessite une adaptation immédiate de certaines méthodes de travail; |
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I. |
considérant que le Conseil a agi promptement et de manière unie et qu’il a adopté jusqu’à présent neuf paquets de sanctions contre la Russie en raison de ses actions en Ukraine, dont des sanctions imposées à l’encontre de personnes telles que le gel des avoirs et des restrictions de déplacement, des sanctions économiques qui visent les secteurs de la finance, du commerce, de l’énergie, des transports, de la technologie et de la défense, des restrictions imposées aux médias, des mesures diplomatiques, des limitations des relations économiques avec la Crimée occupée et Sébastopol ainsi qu’avec les zones de Donetsk et Louhansk non contrôlées par le gouvernement, et des mesures relatives à la coopération économique, tant d’éléments qui sont le signe d’une solidarité et d’une unité mais qui ne suffiront toutefois pas à stopper l’agresseur; |
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J. |
considérant que l’on observe des atteintes à la liberté des médias ainsi que l’augmentation des campagnes de désinformation, de l’ingérence étrangère et des attaques contre les journalistes partout dans le monde, qui apparaissent encore plus clairement dans les États où la démocratie recule et dans les États totalitaires récalcitrants; qu’à l’échelle mondiale, les conséquences de ces phénomènes sur les droits de l’homme, la démocratie, la participation publique et le développement sont inquiétantes; que l’Union doit renforcer sa collaboration avec les pays partenaires partageant les mêmes valeurs afin de promouvoir et de défendre la liberté des médias et la liberté d’expression, et de combattre la désinformation et les ingérences étrangères dans les pays tiers; |
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K. |
considérant que l’instabilité et l’imprévisibilité sécuritaire durables aux frontières de l’Union et dans son voisinage proche représentent une menace directe pour la sécurité de l’Union et de ses États membres; |
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L. |
considérant que, sur les instructions de Vladimir Poutine, le gouvernement de la Fédération de Russie a continué de mener des actions de terrorisme international contre des opposants politiques et des États souverains, qui atteignent leur paroxysme depuis 2014, avec l’invasion et l’occupation de l’Ukraine par la Russie; |
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M. |
considérant que les conséquences mondiales de l’invasion injustifiable de l’Ukraine par la Fédération de Russie sont aggravées par les effets de la pandémie sans précédent de COVID-19, qui sévit encore et trouve son origine à Wuhan en RPC; que le retour d’une guerre à grande échelle sur le continent européen, l’instabilité économique et l’instrumentalisation délibérée par la Fédération de Russie de la volatilité des prix de l’énergie sont la cause de l’incertitude géopolitique immédiate des citoyens de l’Union, des pays candidats à l’adhésion et des candidats potentiels à l’adhésion, ainsi que des partenaires de l’Union dans le monde entier; |
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N. |
considérant que, pour parvenir à son autonomie stratégique, l’Union devra être capable de mener toutes les actions qui revêtent une importance stratégique pour elle sans recourir à outrance aux capacités des États et des acteurs tiers, en éliminant notamment les vulnérabilités qui l’exposent aux divisions internes et aux concessions forcées à l’égard d’acteurs autoritaires; qu’en jouissant d’une autonomie stratégique, l’Union sera en mesure de renforcer son action extérieure sur une base solide, de défendre et d’imposer plus efficacement ses intérêts fondés sur des valeurs, d’améliorer sa contribution au multilatéralisme mondial, à la résolution pacifique des conflits, ainsi qu’aux progrès de la démocratie, de l’état de droit et des droits fondamentaux dans le monde; que l’Union ne sera pas en mesure de se défendre ou d’être un acteur crédible sans de véritables investissements dans la défense des États membres; qu’en dépit de l’agression russe continue contre l’Ukraine depuis 2014, la décision des dirigeants de l’OTAN de consacrer un minimum de 2 % du PIB aux dépenses de défense n’a été mise en œuvre que par quelques alliés qui sont des États membres, en particulier ceux du flanc oriental; que le respect de ce seuil témoigne d’une réelle volonté de renforcer simultanément la sécurité européenne et la position de l’Union; |
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O. |
considérant que l’adhésion volontaire d’États européens à l’Union demeure son instrument de politique étrangère le plus efficace; que le 23 juin 2022, les dirigeants européens ont accordé à l’Ukraine et à la République de Moldavie le statut de pays candidat à l’adhésion à l’Union, et qu’ils ont reconnu la perspective européenne de la Géorgie; que le 15 décembre 2022, le Conseil européen a accordé à la Bosnie-Herzégovine le statut de candidat à l’adhésion à l’Union et que la République du Kosovo a présenté sa demande d’adhésion à l’Union; |
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P. |
considérant que la PESC de l’Union repose sur les valeurs de la démocratie, de l’état de droit, de l’universalité et de l’indivisibilité des droits de l’homme et des libertés fondamentales, le respect de la dignité humaine, les principes d’égalité et de solidarité et le respect des principes de la charte des Nations unies et du droit international; que les valeurs de l’Union, telles que consacrées à l’article 2, à l’article 3, paragraphe 5, et à l’article 21 du traité UE, présentent pour elle un intérêt immédiat; que la pression des régimes autocratiques sur ses valeurs démocratiques continue d’augmenter, ce qui affaiblit les contrôles des abus de pouvoir, aggrave les effets et la gravité des violations des droits de l’homme, et limite l’espace dévolu à la société civile, aux médias indépendants et aux mouvements d’opposition démocratique; que, selon Freedom House, 2021 marque la seizième année consécutive de déclin de la démocratie dans le monde; |
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Q. |
considérant que les effets du changement climatique ont une incidence de plus en plus grave sur divers aspects de la vie humaine et sur les possibilités de développement, l’ordre géopolitique mondial et la stabilité à l’échelle internationale; que les personnes qui disposent du moins de ressources permettant l’adaptation au changement climatique seront les plus durement touchées par les effets de ce dernier; que l’Union devrait, dans le cadre de sa politique étrangère, se concentrer davantage sur la promotion d’activités multilatérales grâce à une coopération dans des domaines particuliers liés au climat, à l’établissement de partenariats stratégiques et au renforcement de la coopération et des interactions entre les acteurs étatiques et non étatiques, y compris les principaux pollueurs mondiaux; |
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R. |
considérant que l’ordre international fondé sur des règles, qui s’appuie sur le droit international et les institutions du multilatéralisme, est de plus en plus menacé, tant de l’intérieur que de l’extérieur; que les États autocratiques, seuls ou de manière concertée, tentent de déstabiliser les organisations et les agences multilatérales et de saper le droit international humanitaire et le droit international relatif aux droits de l’homme, d’en détourner le sens en les reprenant à leur compte, ou de contourner ou d’empêcher leur mise en œuvre, tout en défendant l’élaboration de normes autocratiques dans l’Union et dans les pays tiers en recourant notamment à l’incitation et à la contrainte diplomatiques, économiques ou militaires ainsi qu’à des campagnes de désinformation; que l’invasion de l’Ukraine par la Russie et ses crimes de guerre intentionnels constituent une attaque contre les fondations de l’ordre mondial multilatéral fondé sur des règles; |
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S. |
considérant que l’Union doit améliorer sa capacité à prendre des décisions rapides et effectives, en particulier dans le cadre de la PESC, à parler d’une seule voix et à agir en tant que véritable acteur mondial face aux crises; |
1.
souligne que la réaction rapide, conjointe et durable de l’Union face à la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, ainsi que sa capacité à tirer les leçons des erreurs géostratégiques du passé et à les corriger, témoignent de l’efficacité de la politique étrangère, de sécurité et de défense de l’Union, guidée par nos valeurs partagées que sont les droits de l’homme, la démocratie et l’état de droit; fait observer qu’afin de renforcer son rôle d’acteur crédible en matière de politique étrangère, de partenaire international sûr et d’acteur fiable en matière de sécurité et de défense, l’Union doit adopter des processus décisionnels propices à la réalisation de cet objectif et les mettre en œuvre dans les domaines où ils sont déjà existants;
2.
constate que la réaction de l’Union à la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine est suivie de près par beaucoup d’autocraties dans le monde, et qu’elle aura une influence décisive sur le comportement que ces régimes adopteront sur la scène internationale; souligne que pour devenir un acteur crédible, l’Union et ses États membres doivent accroître leur assistance militaire, politique et humanitaire à l’Ukraine, et renforcer leur défense en contrant les menaces que représente la Russie pour la sécurité européenne;
3.
est convaincu que la garantie de la sécurité, de la prospérité et du rôle de chef de file mondial de l’Union est étroitement liée au renforcement du processus d’élargissement, à l’accélération du rythme d’adhésion des États candidats et candidats potentiels et au renforcement de la politique de voisinage de l’Union;
4.
souligne que le bouleversement tectonique du paysage géopolitique provoqué par la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine ainsi que d’autres défis internationaux, notamment la montée constante de l’autoritarisme dans le monde, le renforcement de la coopération sino-russe, la politique étrangère agressive de la RPC, l’urgence climatique et les conséquences de la pandémie de COVID-19, exigent une mise en œuvre plus rapide du concept d’autonomie stratégique, de solidarité et de réveil géopolitique de l’Union, sur la base d’actions concrètes et crédibles concernant des questions thématiques et géographiques prioritaires, et révèlent en même temps la nécessité d’une coopération plus étroite avec l’OTAN et les alliés partageant les mêmes valeurs dans le monde; fait ressortir, à ce propos, que le soutien direct ou indirect apporté par un pays tiers aux positions illégales de la Russie, notamment le fait de voter comme la Russie à l’Assemblée générale des Nations unies sur les résolutions pertinentes ou le fait de l’aider à contourner les sanctions de l’Union, devrait avoir des conséquences claires, rapides et spécifiques dans nos relations politiques et commerciales avec le pays en question;
5.
déclare avec insistance que l’Union ne peut assumer correctement sa vocation d’acteur international et de garant de la sécurité que si elle s’appuie sur une prise de décision plus souple et efficace, notamment dans le domaine de la politique de sécurité et de défense;
6.
souligne que les actions de l’Union devraient être guidées par les valeurs et les principes fondateurs de l’Union et s’y conformer, conformément à l’article 21 du traité UE;
7.
considérant que l’article 21, paragraphe 2, du traité UE devrait être modifié de sorte à inclure la notion d’«autonomie stratégique» dans la liste des objectifs de la PESC, afin que l’Union devienne un acteur souverain dans les domaines de la diplomatie et de la sécurité en mettant en œuvre sa propre politique étrangère et de sécurité fondée sur des actions fortes et au moyen de mesures, de politiques, de budgets et d’engagements concrets;
8.
rappelle que la boussole stratégique, adoptée par le Conseil en mars 2022, dote l’Union et ses États membres des orientations stratégiques et des outils leur permettant d’améliorer leurs capacités de défense et de devenir de véritables garants de la sécurité dans un environnement mondial et régional de plus en plus hostile, ainsi que des acteurs internationaux plus affirmés en faveur de la paix et de la sécurité humaine; demande par conséquent au HR/VP, à la Commission et aux États membres de privilégier sa mise en œuvre rapide et intégrale, en coopération avec des partenaires partageant les mêmes valeurs et en parfaite complémentarité avec l’OTAN et son concept stratégique du 29 juin 2022, tout en tenant compte des enseignements tirés de la guerre d’agression menée par la Russe à l’encontre de l’Ukraine;
9.
souligne qu’il convient de lancer une campagne de communication mettant en valeur les avantages de la boussole stratégique pour la sécurité européenne et les citoyens européens;
10.
souligne que pour parvenir à la redéfinition géopolitique nécessaire pour répondre aux défis actuels, l’Union devrait orienter sa PESC sur la base des quatre actions suivantes:|
— |
adapter les dispositions institutionnelles et décisionnelles de l’Union et susciter une volonté et une unité politique en matière de politique étrangère et de sécurité par l’adoption du vote à la majorité qualifiée afin de pouvoir agir de façon précoce et préventive et intervenir rapidement; |
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— |
concrétiser l’autonomie stratégique et la solidarité tout en renforçant son approche du multilatéralisme et des alliances, en réduisant les dépendances stratégiques à l’égard de régimes non démocratiques et en renforçant la résilience de l’Union; |
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— |
mener le renforcement du multilatéralisme, renforcer et consolider les alliances et les partenariats et établir de nouveaux partenariats stratégiques pour un monde meilleur avec des partenaires démocratiques partageant les mêmes valeurs, tout en luttant contre la position affirmée des régimes autoritaires et totalitaires, |
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— |
renforcer la diplomatie parlementaire en tant qu’instrument préventif et efficace de politique étrangère; |
11.
souligne que la volonté et la rhétorique ambitieuses de la politique extérieure de l’Union en matière de droits de l’homme exigent de l’Union qu’elle agisse de manière cohérente et exemplaire; regrette dès lors qu’en pratique, l’Union continue d’avoir une attitude incohérente vis-à-vis de situations comparables en matière de droits de l’homme dans le monde; déplore, en outre, la détérioration de la situation en matière de droits de l’homme et d’état de droit dans certains de ses propres États membres, ce qui nuit à la crédibilité de l’Union; invite l’Union et ses États membres à donner l’exemple en faisant respecter scrupuleusement les droits de l’homme;
12.
souligne que l’Union devrait continuer à soutenir le contrôle des armements et des accords multilatéraux sur le désarmement et la non-prolifération;
Renforcer les dispositions institutionnelles et décisionnelles de l’Union en matière de politique étrangère et de sécurité
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13. |
se félicite de l’unité et de la détermination remarquables dont l’Union a fait preuve en réagissant rapidement et fermement à la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine; invite instamment les États membres à maintenir et, s’il y a lieu, à augmenter ce soutien fort et cohérent en faveur de l’Ukraine et de ses citoyens afin de satisfaire pleinement leurs besoins en constante évolution et d’honorer l’engagement de l’Union envers l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale ukrainiennes; appelle de ses vœux une même unité face aux attaques contre nos démocraties ou nos valeurs communes à l’avenir; |
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14. |
presse les États membres de faire preuve de la même unité et détermination à l’avenir, et de s’appuyer sur ce niveau de coopération jusqu’alors inégalé pour aller plus loin; insiste sur l’importance de l’unité et de la cohérence avec les valeurs et principes fondateurs de l’Union, et souligne qu’il importe de préserver cette unité et de continuer à renforcer la souveraineté stratégique, la sécurité et la résilience de l’Union et des États membres grâce à une prise de décision plus efficace dans le domaine de la PESC, qui pourrait être obtenue:
estime, au vu de ce qui précède, qu’il serait opportun de tenir un débat en plénière avant les décisions du Conseil en la matière et d’adopter une résolution qui conférerait une autorisation politique à cette opération, y compris ses objectifs, ses moyens et sa durée; |
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15. |
demande instamment aux États membres de veiller à l’application stricte de l’article 31 du traité UE, qui permet, entre autres, au Conseil de prendre certaines décisions à la majorité qualifiée dans les domaines de la PESC sans implications militaires, notamment en ce qui concerne les sanctions et les droits de l’homme, et, dans le cas de l’article 42, paragraphe 7, du traité UE, de passer à la majorité qualifiée renforcée; invite les États membres à faire pleinement usage de la clause passerelle prévue à l’article 31, paragraphe 3, du traité UE, sans plus tarder, en particulier dans les domaines prioritaires; |
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16. |
renouvelle son soutien en faveur de l’adoption et de la mise en œuvre du régime mondial de sanctions de l’Union en matière de droits de l’homme, qui permet à celle-ci d’imposer rapidement des sanctions ciblées contre des personnes, des entités et des organes pour leur responsabilité, leur implication ou leur association dans de graves violations des droits de l’homme dans le monde entier; se félicite de l’intention de la Commission d’étendre sans délai le champ d’application du régime mondial de sanctions de l’Union en matière de droits de l’homme aux actes de corruption, reconnaissant ainsi le lien étroit entre la corruption et les violations des droits de l’homme; presse la Commission d’ajouter à cette proposition législative des moyens permettant de renforcer le rôle du Parlement lorsqu’il soumet des cas de violations graves des droits de l’homme; demande à nouveau au Conseil d’introduire un vote à la majorité qualifiée pour l’adoption des sanctions imposées en vertu du régime mondial de sanctions de l’Union en matière de droits de l’homme; |
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17. |
demande à l’Union et à ses États membres de renforcer leur soutien aux organisations de la société civile, aux militants et aux journalistes d’investigation engagés dans la lutte contre la corruption, en encourageant la création d’institutions efficaces de lutte contre la corruption, en adoptant des cadres réglementaires solides et en s’attaquant aux juridictions opaques et aux paradis fiscaux, notamment dans leur propre juridiction; |
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18. |
souligne que l’application des sanctions imposées à la Fédération de Russie est cruciale pour limiter sa capacité à poursuivre sa guerre d’agression contre l’Ukraine et que cette question doit, par conséquent, revêtir la plus haute priorité; invite instamment le Conseil à imposer des sanctions aux pays tiers qui ont facilité l’invasion de l’Ukraine par la Russie, soit en permettant à cette dernière de contourner les sanctions, soit en lui fournissant une assistance militaire directe; se félicite des sanctions imposées au régime biélorusse; se félicite de la décision du Conseil d’imposer des sanctions à la République islamique d’Iran, qui a livré des véhicules aériens sans pilote à la Fédération de Russie pour qu’elle les utilise contre l’Ukraine, notamment contre des cibles civiles; appelle de ses vœux l’extension des sanctions compte tenu de la fourniture continue de véhicules aériens sans pilote et de la fourniture planifiée de missiles sol-sol par la République islamique d’Iran; soutient fermement la proposition de directive (6) érigeant en infraction pénale la violation des sanctions de l’Union et demande que le Parquet européen soit chargé de veiller à ce que ces infractions fassent l’objet d’enquêtes et de poursuites cohérentes et uniformes dans l’ensemble de l’Union; |
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19. |
relève avec inquiétude la fréquence et l’intensité croissantes des catastrophes environnementales et climatiques, qui ont des conséquences particulièrement désastreuses pour les personnes et les communautés les plus pauvres et les plus vulnérables dans le monde; rappelle que les conséquences directes et indirectes du changement climatique ébranlent la paix et la sécurité mondiales, tout en aggravant les vulnérabilités et les inégalités existantes et en menaçant les droits de l’homme; souligne le rôle fondamental que la Commission et les États membres, dans l’approche commune de l’«Équipe d’Europe», doivent jouer dans la promotion de la diplomatie climatique dans le monde afin de préserver la paix mondiale, en particulier grâce à un engagement bilatéral et multilatéral accru vis-à-vis de leurs partenaires internationaux, dans la pleine mise en œuvre de l’accord de Paris et des engagements pris à sa suite, en particulier envers les pays en développement partenaires, et dans la prise en considération systématique de l’action climatique dans tous les aspects de l’action extérieure de l’Union; presse la Commission et le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) d’élaborer et de mettre en œuvre une diplomatie climatique de l’Union forte, dont l’objectif sera d’encourager la coopération internationale dans le cadre de l’accord de Paris, de renforcer la dimension extérieure du nouveau pacte vert et d’apporter un soutien concret aux objectifs ambitieux de réduction des émissions de CO2 dans les pays tiers, |
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20. |
insiste sur la pleine mise en œuvre et l’intégration systématique de la dimension de genre et du troisième plan d’action de l’Union européenne sur l’égalité entre les femmes et les hommes (GAP III) dans toutes les actions extérieures de l’Union, notamment la politique commerciale et la politique de développement durable, à tous les niveaux de coopération et dans toutes les activités et tous les concepts pertinents, y compris lorsque le GAP III aura pris fin; exhorte le SEAE à améliorer son équilibre géographique afin d’avoir une représentation nationale appropriée reflétant la diversité de tous les États membres, comme le prévoit l’article 27 du statut des fonctionnaires; |
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21. |
invite l’Union et ses États membres à jouer un rôle de chef de file dans la mise en œuvre de la résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité; souligne que les femmes jouent un rôle clé dans la prévention des conflits, les négociations de paix, la consolidation de la paix, le maintien de la paix, l’action humanitaire et la reconstruction après un conflit; souligne la nécessité pour l’Union de garantir l’égalité de participation des femmes et l’association pleine et entière de ces dernières à tous les efforts de maintien de la paix et de la sécurité; |
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22. |
demande que les capacités du SEAE et des délégations de l’Union européenne soient renforcées par l’attribution de ressources propres et d’instruments permanents de l’Union dans le domaine des affaires étrangères et aux fins de la protection et de la promotion des droits de l’homme ainsi que de la lutte contre la désinformation; appelle de ses vœux une mise à jour de la décision du Conseil du 26 juillet 2010 afin de pouvoir mieux servir les objectifs, les valeurs et les intérêts de l’Union dans le monde; |
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23. |
presse les États membres et la Commission de renforcer le rôle du VP/HR; fait remarquer que cela est possible par une modification du traité qui ferait du VP/HR le ministre des affaires étrangères de l’Union et le principal représentant extérieur de l’Union dans les enceintes internationales, et lui permettrait d’être présent d’office dans des formats de négociation engagés ou dirigés par des États membres; soutient l’appel lancé par les citoyens de l’Union qui ont exprimé leur souhait, lors de la conférence sur l’avenir de l’Europe, que l’Union parle d’une seule voix; |
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24. |
prend acte du discours prononcé par le VP/HR lors de la conférence annuelle des ambassadeurs de l’Union européenne en 2022, et espère que les lacunes constatées dans le fonctionnement du SEAE seront effectivement comblées afin de renforcer la capacité et l’efficacité du Service; appelle de ses vœux une diplomatie européenne autonome dans tous les domaines, y compris la diplomatie publique, culturelle, économique, climatique, numérique et en ligne, entre autres, caractérisée par une culture diplomatique commune et un véritable esprit de corps de l’Union; accueille favorablement le démarrage du projet pilote intitulé «Vers une Académie diplomatique européenne», qui vise à promouvoir l’acquisition de compétences et d’aptitudes communes pour promouvoir et défendre efficacement les principes et les intérêts de l’Union dans le monde; souligne que ce projet pilote devrait également se concentrer sur les groupes cibles d’une future académie et prévoir la possibilité pour les personnes qui ne sont pas des diplomates des États membres de devenir des diplomates de l’Union à l’avenir; |
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25. |
met en évidence les rôles stratégiques que jouent la coopération culturelle internationale et la diplomatie culturelle dans la politique étrangère de l’Union pour le renforcement des relations avec les pays partenaires, la promotion des valeurs démocratiques de l’Union, la protection du patrimoine culturel à l’étranger, la promotion du dialogue interculturel, la mobilité des artistes et des professionnels de la culture, la prévention des conflits, la lutte contre la désinformation et les ingérences étrangères dans les pays tiers, et la lutte contre le commerce illicite, le pillage et la destruction de biens culturels; demande que la diplomatie culturelle soit renforcée par l’intégration de la culture en tant que pilier stratégique dans l’action extérieure de l’Union ainsi que par l’élaboration d’un instrument européen incarnant les aspects culturels de l’Union dans le monde et favorisant les relations culturelles internationales centrées sur la coopération et la cocréation culturelles, en associant activement la société civile et les secteurs culturels des pays tiers; souligne que cet instrument pourrait faire profiter les secteurs culturels, créatifs et innovants de la société civile des pays tiers du renforcement des capacités et du soutien financier de l’Union; soutient l’inclusion de la culture dans tous les accords bilatéraux et multilatéraux actuels et futurs, dans le strict respect des engagements pris dans le cadre de la Convention de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles; |
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26. |
souligne que les crises géopolitiques et humanitaires mondiales montrent que l’Union doit pouvoir obtenir des informations crédibles et de première main sur ce qui représente pour elle des menaces extérieures existantes et potentielles, afin d’être en mesure de réagir rapidement et efficacement et de mieux protéger ses intérêts à l’étranger; appelle de ses vœux le renforcement du Centre de situation et du renseignement de l’UE et du centre de réaction aux crises du SEAE, par une augmentation de leurs moyens et de leurs capacités; |
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27. |
souligne la nécessité de définir clairement les compétences des fonctions de VP/HR, de président(e) de la Commission et de président(e) du Conseil européen, étant donné que le cadre réglementaire actuel prévu par les traités et les accords interinstitutionnels sur la représentation extérieure de l’Union ne définit pas clairement les compétences de chacun de ces rôles institutionnels; estime que ce manque de clarté peut entraîner des doubles emplois dans l’action extérieure de l’Union ou induire en erreur ses homologues et/ou interlocuteurs dans le monde entier dans leurs relations avec l’Union; |
Traduire l’autonomie stratégique sur le plan opérationnel
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28. |
souligne que la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et les violations graves et massives, les crimes de guerre et les violations intentionnelles des droits de l’homme et des normes fondamentales du droit international par la Fédération de Russie ont mis en évidence la nécessité d’une action et d’une présence de l’Union plus forte, plus ambitieuse, plus crédible, plus stratégique et plus unifiée sur la scène mondiale; fait ressortir la nécessité pour l’Union de fixer de façon plus déterminée ses propres objectifs stratégiques, comme le prévoit la boussole stratégique, et de développer les capacités et les outils nécessaires à leur poursuite, tout en travaillant à la fois de façon autonome et en coopération étroite avec les partenaires qui partagent les mêmes valeurs; est d’avis que la politique de l’Union à l’égard de l’Ukraine devrait viser à la restitution à ce pays de l’ensemble de ses territoires occupés ainsi qu’à la préservation de son indépendance, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale, l’achèvement rapide de la procédure judiciaire de confiscation des avoirs gelés par des sanctions, ainsi que le renvoi des auteurs, y compris Vladimir Poutine et des dirigeants militaires et civils de la Fédération de Russie, devant la justice internationale; |
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29. |
rappelle que l’Union ne deviendra un acteur efficace en matière de diplomatie et de sécurité que si elle agit avec fermeté, et qu’elle ne pourra accroître sa souveraineté et sa solidarité stratégiques qu’au moyen de mesures, de politiques, de budgets et d’engagements concrets; |
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30. |
se félicite de l’évolution de l’approche des États membres vers une plus grande autonomie stratégique de l’Union grâce à la mise en œuvre rapide des principales actions prévues dans la déclaration de Versailles et la boussole stratégique; note que ces documents soulignent la nécessité de renforcer les capacités de défense de l’Union et des États membres ainsi que de contribuer positivement à la sécurité transatlantique et mondiale, en collaboration, complémentarité et coordination étroites avec l’OTAN lorsque cela s’avère pertinent pour l’Union, en particulier lorsqu’il s’agit de tendre vers une plus grande autonomie stratégique de l’Union; |
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31. |
se félicite de l’adoption, le 10 janvier 2023, de la troisième déclaration commune sur la coopération entre l’Union et l’OTAN; demande instamment à l’Union et aux États membres qui sont également des alliés de l’OTAN de veiller à la mise en œuvre cohérente des objectifs et priorités soulignés dans la boussole stratégique, le concept stratégique de l’OTAN et la troisième déclaration commune; met en avant que ces processus stratégiques au sein de l’OTAN et de l’Union sont une occasion unique de multiplier nos consultations et de renforcer notre coopération afin d’améliorer la sécurité de nos citoyens et de défendre la paix et la stabilité dans la région euro-atlantique et au-delà; |
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32. |
relève que les capacités de défense européennes devraient être compatibles et complémentaires avec celles de l’OTAN, qui reste le principal garant de la sécurité en Europe; souligne que l’Union est un partenaire de l’OTAN et que la coopération UE-OTAN se renforce mutuellement et repose sur la transparence, la réciprocité, l’inclusion et sur le fait que chaque organisation respecte l’autonomie décisionnelle de l’autre; |
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33. |
souligne que tout processus visant à atteindre l’autonomie stratégique de l’Union doit être complémentaire et compatible avec l’OTAN; souligne par conséquent que la mise au point de capacités de défense cohérentes, complémentaires et interopérables est essentielle pour renforcer la sécurité de la zone euro-atlantique, conformément au principe du réservoir unique de forces; réaffirme qu’une capacité d’action européenne, en partenariat ou de manière autonome, est indispensable à la complémentarité et pour contribuer à l’accomplissement des missions essentielles de l’OTAN ainsi que pour renforcer la prévention des conflits, et qu’elle est donc indispensable pour la sécurité du continent européen dans son ensemble; |
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34. |
estime que la boussole stratégique constitue une étape importante sur la voir d’une véritable Union européenne de la défense, et qu’elle doit servir de base à l’élaboration d’une culture stratégique commune, tant au niveau de l’Union que de ses États membres; invite l’Union et les États membres à faire preuve de l’unité et de la volonté politique nécessaires pour mettre rapidement en œuvre les mesures ambitieuses auxquelles ils se sont engagés dans la boussole stratégique, dont une mise en œuvre dans les meilleurs délais de la capacité de déploiement rapide de l’Union; estime que la mise en œuvre de la boussole stratégique rapprocherait l’Union de son objectif d’autonomie stratégique; souligne qu’il est nécessaire de tenir compte des effets de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et de raccourcir les délais de réalisation de l’ensemble des actions et projets individuels; |
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35. |
rappelle toutefois que les déficits capacitaires entre les États membres et les axes d’efforts nécessaires de la défense ont bien été identifiés depuis plusieurs années par l’Agence européenne de défense, l’état-major de l’UE, le SEAE et la Commission; estime dès lors que les ambitions exprimées tant dans la boussole stratégique que dans les conclusions du Conseil de Versailles ne vaudront que par leur mise en œuvre effective par les États membres; |
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36. |
se félicite du recours rapide et répété à la facilité européenne pour la paix (FEP) pour mettre à disposition le soutien nécessaire afin de permettre à l’Ukraine de défendre l’intégralité de son territoire dans ses frontières internationalement reconnues et d’en reprendre le contrôle effectif; souligne qu’il convient d’améliorer la capacité d’action de l’Union en s’appuyant sur le soutien déjà apporté à l’Ukraine dans ce cadre, y compris par l’intermédiaire de la cellule de coordination, et se servir de l’expérience acquise dans le cadre du soutien accordé à l’Ukraine par l’Union pour améliorer sa préparation à de futurs scénarios; se félicite de la décision du Conseil du 12 décembre 2022 d’augmenter le budget de la FEP de 2 milliards d’euros, tout en prévoyant la possibilité d’une nouvelle augmentation du plafond financier global de la FEP d’un total maximal de 5,5 milliards d’euros d’ici à 2027, étant donné qu’il est nécessaire de continuer à soutenir la livraison d’armes et de munitions à l’Ukraine et à d’autres pays partenaires, y compris sur le continent africain; prie instamment le VP/HR de présenter rapidement une proposition visant à modifier la décision (PESC) 2021/509 du Conseil; souligne, en outre, la nécessité de créer une seconde facilité hors budget afin d’organiser l’élaboration et la production de l’intégralité du cycle de vie des capacités, qui comprend la recherche-développement militaire commune, l’approvisionnement, la formation, la maintenance et la sécurité d’approvisionnement; |
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37. |
préconise une augmentation de l’assistance financière et militaire à l’Ukraine ainsi que le déploiement immédiat de matériel et d’armes modernes, et d’un système de défense aérienne de nouvelle génération; exprime son soutien à la décision de plusieurs États membres et partenaires internationaux de fournir à l’Ukraine des véhicules de combat d’infanterie et des véhicules blindés de transport de personnel; demande une nouvelle fois aux États membres de commencer la livraison de chars de combat modernes, dont les chars Leopard 2, dans le cadre d’une initiative coordonnée de l’Union par l’intermédiaire de la cellule de coordination de l’État-major de l’Union sous l’égide du SEAE; apporte son soutien à la création de la mission d’assistance militaire de l’Union européenne en soutien à l’Ukraine afin de former les forces armées ukrainiennes sur le sol de l’Union, et plaide en faveur de son déploiement rapide; reconnaît le travail effectué actuellement par la mission de Conseil de l’Union européenne sur la réforme du secteur de la sécurité civile en Ukraine, et salue l’ajustement récent de son mandat afin de soutenir les autorités ukrainiennes et de faciliter les enquêtes et les poursuites relatives aux crimes internationaux commis par les forces armées russes et les mercenaires dans le contexte de la guerre d’agression menée en Ukraine par la Russie; |
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38. |
demande une nouvelle fois au VP/HR, aux États membres et aux partenaires internationaux de préparer une réaction rapide et décisive pour le cas où la Russie déploierait des armes chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires contre l’Ukraine; |
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39. |
se réjouit de l’adoption de la communication conjointe de la Commission et du haut représentant du 18 mai 2022 sur l’analyse des déficits d’investissement dans le domaine de la défense et sur la voie à suivre, et demande aux États membres de l’Union d’élaborer et de produire conjointement les capacités nécessaires pour combler ces lacunes en tirant pleinement parti de la coopération structurée permanente (CSP), de l’examen annuel coordonné en matière de défense (EACD), du Fonds européen de la défense (FED) ainsi que des nouveaux instruments de l’Union visant à encourager davantage de passations conjointes de marchés, ce qui permettra d’améliorer la sécurité des États membres tout comme celle des alliés de l’OTAN; |
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40. |
se réjouit du lancement par la Commission et le HR/VP de la stratégie «Global Gateway», le 1er décembre 2021, qui vise à développer des liens intelligents, propres et sûrs dans les domaines du numérique, de l’énergie et des transports et à renforcer les systèmes de santé, d’éducation et de recherche dans le monde entier et, en particulier, dans le Sud; insiste sur l’importance géopolitique de cette stratégie de connectivité de confiance, qui intègre une amélioration de la résilience, en profondeur et axée sur le développement durable, ainsi que des aspects fondés sur des valeurs dans une approche «Équipe Europe»; appelle de ses vœux une gouvernance efficace de la stratégie «Global Gateway»; se félicite de la première réunion du comité Global Gateway, qui s’est tenue le 11 décembre 2022 et à laquelle le Parlement a été invité en tant qu’observateur; demande à être dûment associé aux décisions concernant les programmes d’investissement de cette stratégie, ainsi qu’à être régulièrement informé de toute évolution, y compris les incidences budgétaires; |
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41. |
estime que des efforts beaucoup plus importants sont nécessaires pour permettre à cette stratégie d’atteindre son plein potentiel;, et invite les institutions de l’Union et tous les États membres à accélérer son développement et sa mise en œuvre; considère qu’il est essentiel de collaborer avec des partenaires partageant les mêmes valeurs pour étendre la portée et renforcer l’incidence de cette stratégie; demande que des décisions importantes soient prises au niveau du G7 afin de combler les déficits en investissement de l’infrastructure mondiale grâce aux financements nécessaires; |
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42. |
insiste sur l’importance géopolitique du pacte vert pour l’Europe en tant qu’instrument à long terme qui influencera les relations de l’Union avec les pays tiers; |
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43. |
souligne l’importance d’une politique ambitieuse de l’Union en matière de changement climatique afin de réaliser les objectifs du pacte vert pour l’Europe, en particulier son internationalisation et les initiatives visant à répondre aux risques de sécurité liés au climat; s’attend, au vu des changements et des défis géopolitiques actuels, à ce que la mise en œuvre du pacte vert pour l’Europe contribue à la conclusion de nouveaux partenariats et à la diversification du bouquet énergétique de l’Union pour remplacer l’approvisionnement en combustibles fossiles russes; |
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44. |
souligne qu’il importe d’intensifier les efforts déployés par l’Union, en coopération avec l’OTAN et d’autres partenaires internationaux, pour lutter et favoriser la résilience contre les menaces hybrides, les cyberattaques et les campagnes de désinformation et de propagande, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Union; invite la Commission et les États membres, en coopération étroite avec des partenaires faisant partie ou non de l’OTAN, à ériger la question de la protection des infrastructures critiques européennes, y compris les pipelines offshore et les câbles sous-marins d’alimentation électrique et de communication, au rang de priorité première; rappelle qu’il est urgent que les institutions, les agences et autres organes européens soient correctement protégés contre les menaces et les attaques hybrides émanant d’acteurs étatiques étrangers; souligne la nécessité de développer également leurs capacités de communication stratégique grâce aux task forces StratCom, notamment celles portant sur des pays tiers, en mettant particulièrement l’accent sur les populations de Russie et de Biélorussie, ainsi que d’allouer des ressources financières adéquates à cette fin et de se doter de systèmes de communication sûrs et d’une capacité de réaction rapide pour contrer les attaques et accroître considérablement leur résilience; |
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45. |
se félicite de la détermination affichée par l’Union et la plupart des États membres dans leur recherche d’une indépendance énergétique totale vis-à-vis de la Fédération de Russie ainsi que de la diversification de leurs sources d’approvisionnement énergétique; demande à nouveau qu’un embargo immédiat et total soit imposé sur les importations russes de combustibles fossiles et d’uranium, que les pipelines Nord Stream 1 et 2 restent fermés et que leur exploitation soit définitivement abandonnée; souligne que la diversification à court terme des sources d’énergie ne devrait pas se faire en renonçant à un dialogue sérieux sur les droits de l’homme avec d’autres fournisseurs d’énergie; souligne qu’il est crucial d’accélérer la transition écologique; |
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46. |
appelle de ses vœux des initiatives visant à renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement stratégiques et des infrastructures critiques de l’Union au moyen de tests de résistance complets réalisés régulièrement par la Commission, notamment dans les domaines de la santé, de l’énergie, des denrées alimentaires, des semi-conducteurs et des matières premières critiques, ainsi que des gazoducs et câbles en mer, dans le but d’empêcher des perturbations graves de la chaîne d’approvisionnement et de réduire à des niveaux non critiques la dépendance de l’Union envers des pays tiers, en particulier ceux qui ne partagent pas ses valeurs ou avec lesquels elle se trouve dans une position de rivalité systémique; souligne qu’il importe de renforcer les propres capacités de l’Union en coopération avec des partenaires attachés aux mêmes principes; souligne qu’il est nécessaire d’approfondir la coopération avec les partenaires démocratiques afin de se procurer les ressources stratégiques utilisées dans la fabrication de batteries, de puces, de semi-conducteurs et d’autres technologies critiques, ainsi que de réduire les dépendances envers les régimes non démocratiques pour l’approvisionnement dans ces ressources; |
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47. |
insiste sur la dimension stratégique du secteur spatial pour l’Europe; souligne qu’il convient de garantir la visibilité et la crédibilité de l’Union en tant qu’acteur spatial au niveau international et dans le développement de technologies susceptible d’assurer son autonomie stratégique; demande que l’Union s’engage davantage à définir des règles internationales exhaustives applicables à l’espace en s’appuyant sur les traités des Nations unies en vigueur, les déclarations et les principes juridiques régissant la gouvernance de l’espace, en les modernisant et en les renforçant, et en prenant en considération la rapidité des progrès technologiques; souligne que ce cadre réglementaire actualisé pour l’espace favoriserait le développement durable et pacifique de l’espace tout en limitant et en réglementant son armement et sa militarisation; salue le fait que la Commission a annoncé son intention de présenter une stratégie spatiale pour la sécurité et la défense; estime que le renforcement de la souveraineté stratégique de l’Union dans l’espace est essentiel au vu des larges efforts qu’elle a déployés pour parvenir à une autonomie stratégique globale; |
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48. |
souligne que l’accès à l’eau potable est l’un des problèmes majeurs du XXIe siècle, notamment parce que près de 60 % des ressources aquifères s’étendent de part et d’autre de frontières territoriales; fait valoir que le stress hydrique qui résulte de l’augmentation des besoins en eau douce de la population mondiale, laquelle est confrontée au contrôle stratégique des rivières à leur source par quelques pays peut être à l’origine de graves conflits si l’utilisation de ces ressources hydriques n’est pas envisagée de manière intégrée et partagée; presse l’Union d’établir une stratégie politique destinée à favoriser l’émergence de solutions dans ces zones à fort risque de déstabilisation, tout en encourageant les pays situés dans les principales zones de conflits hydriques à signer la Convention de 1992 sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux; |
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49. |
invite l’Union à construire sa souveraineté numérique, en particulier dans le domaine de la cybersécurité, afin de protéger la démocratie et ses institutions; rappelle la menace spécifique que les nouvelles technologies numériques font peser sur les défenseurs des droits de l’homme et d’autres personnes, dès lors qu’elles peuvent être utilisées pour contrôler, restreindre et saper leurs activités, comme l’ont illustré récemment les révélations du projet Pegasus; |
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50. |
souligne que l’Union, en coopération avec les partenaires attachés aux mêmes principes, devrait s’efforcer de devenir un concurrent mondial dans le domaine de la recherche, du développement, de la production et du déploiement de drones; |
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51. |
se félicite que la Commission ait annoncé qu’elle travaillera sur des propositions de trains de mesures portant sur la défense de la démocratie, qui protégeraient l’Union contre des ingérences malveillantes; |
Se placer à l’avant-garde du renforcement du multilatéralisme et établir des partenariats pour un monde meilleur
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52. |
insiste sur la nécessité de renforcer en priorité les Nations unies et de mettre en place un véritable partenariat stratégique entre les Nations unies et l’Union sur des priorités mondiales telles que l’action pour le climat et les droits de l’homme, mais également aux fins de la gestion des crises; souligne que l’Union doit continuer à montrer l’exemple dans la promotion d’un multilatéralisme plus pertinent, résilient et efficace sur lequel peut reposer un dialogue stratégique inclusif, une coopération et une convergence visant à améliorer la sécurité humaine, le développement durable ainsi que la prévention et le règlement pacifique des conflits dans le plein respect du droit international et des droits de l’homme; invite instamment l’Union et ses États membres à parler d’une seule voix dans les enceintes multilatérales, à renforcer les liens avec les partenaires partageant les mêmes valeurs dans le monde, à aller davantage au-devant des pays tiers et de leur population ainsi qu’à rechercher des solutions multilatérales sectorielles pragmatiques dans les domaines où cette recherche est conforme à leurs intérêts fondés sur des valeurs; |
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53. |
demande à la Commission, au Conseil, au SEAE et aux États membres de l’Union de formuler des propositions sérieuses sur la façon pour l’Union d’obtenir et de conserver un siège permanent et personnel au sein de chaque enceinte multilatérale, y compris le Conseil de sécurité de l’ONU, afin de renforcer le rôle, la cohérence et la crédibilité de l’Union dans le monde; |
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54. |
souligne qu’il importe d’intensifier nos efforts diplomatiques afin de communiquer notre position de la façon la plus efficace possible, en coordination avec les partenaires démocratiques partageant les mêmes valeurs, afin de maintenir la plus grande unité possible au sein de la communauté internationale pour condamner la Russie, défendre les principes de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, et défendre le droit international ainsi que l’ordre international fondé sur des règles, au sein des Nations unies et de sa charte, et des autres enceintes multilatérales; souligne qu’il importe de prendre des mesures diplomatiques fortes à l’égard des pays qui ont entravé le vote où se sont abstenus sur les résolutions des Nations unies du 2 mars et du 12 octobre 2022, afin de mettre l’accent sur la gravité de l’agression russe et sur la nécessité d’une réaction unanime de la communauté internationale; souligne que la priorité devrait être accordée à la constitution d’alliances, de partenariats et d’accords multilatéraux solides et fiables ainsi qu’à la mise en place d’une solidarité stratégique avec des pays partageant les mêmes valeurs; |
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55. |
souligne qu’il est nécessaire que la condamnation par l’Union de l’agression russe soit unanime et que les dirigeants de certains pays de l’Union n’entrent pas indépendamment en contact avec Vladimir Poutine; insiste sur le fait qu’aucune négociation avec la Russie ne devrait être recherchée jusqu’à ce que, ou à moins que, les autorités ukrainiennes décident de négocier, et qu’en attendant, l’Union devrait continuer à fournir une aide financière, matérielle et militaire à l’Ukraine; |
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56. |
souligne que l’invasion de l’Ukraine par la Russie a fait davantage ressortir la nécessité pour l’Union de continuer à œuvrer en faveur de la conclusion d’alliances et pour la compréhension mutuelle entre partenaires, ainsi que de renforcer sa coopération avec les partenaires attachés aux mêmes principes dans le monde, en particulier ses alliés transatlantiques de l’OTAN, tout en élargissant ses partenariats, en particulier avec les pays du Sud; |
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57. |
souligne que, l’OTAN demeurant essentielle pour l’architecture de sécurité européenne, l’Union et les États membres doivent s’efforcer de renforcer le pilier européen de l’OTAN, notamment, les États membres qui sont aussi des alliés de l’OTAN, en consacrant systématiquement, à partir de 2024, 2 % de leur produit intérieur brut aux dépenses militaires, tout en évitant les doubles emplois, en réduisant la fragmentation et en améliorant l’interopérabilité; enjoint aux deux derniers alliés de l’OTAN qui ne l’ont pas encore fait de ratifier immédiatement les demandes d’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN; estime que le partenariat stratégique avec l’OTAN devrait être fondé sur la confiance; insiste sur la nécessité de consolider et de clarifier le partenariat stratégique avec l’OTAN d’une manière réciproque; |
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58. |
appelle de ses vœux un renforcement de la coopération avec l’OTAN et des autres partenariats, tels que le G7, ainsi qu’avec d’autres partenaires partageant les mêmes valeurs; faire remarquer que de tels partenariats devraient constituer un pilier à part entière de la PESC; |
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59. |
invite l’Union et ses partenaires internationaux à faire plein usage de tous les instruments pertinents pour combattre l’impunité, y compris grâce à un soutien accru à la Cour pénale internationale et aux tribunaux spéciaux aux niveaux national et international et à la mise en place de mécanismes souples de coopération et de financement destinés à la collecte et à l’analyse rapides des preuves de crimes internationaux; invite la communauté internationale à veiller à ce que tous les instigateurs et auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité répondent pleinement de leurs actes; prie instamment l’Union et ses États membres d’œuvrer à la mise en place d’un tribunal spécial, tel qu’initié par l’Ukraine et avec le soutien de la communauté internationale, afin d’enquêter sur le crime d’agression et de contraindre les dirigeants militaires et politiques russes à répondre de leurs actes, ainsi que de continuer à soutenir l’enquête de la Cour pénale internationale sur les allégations de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de crimes de génocide actuellement perpétrés; demande une nouvelle fois à la Commission de présenter un plan d’action de l’Union sur l’impunité; souligne que ce plan d’action devrait viser à mieux coordonner et harmoniser les ressources et les efforts des États membres pour poursuivre les criminels de guerre dans l’Union; est d’avis que la justice transitionnelle joue un rôle fondamental pour assurer la paix à long terme, et demande instamment à la Commission de mettre en place un programme ambitieux visant à renforcer les capacités des États membres et des pays tiers à appliquer le principe de compétence universelle dans leurs systèmes juridiques nationaux; |
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60. |
se félicite de la première réunion de la communauté politique européenne, qui s’est tenue en octobre 2022, en tant que plate-forme de discussion, de dialogue et de coopération avec des partenaires proches sur la politique étrangère et les défis auxquels nous sommes confrontés en matière de sécurité, dans l’objectif de renforcer la sécurité sur le continent européen et de poursuivre une coopération politique et sécuritaire fondée sur des intérêts partagés; constate avec satisfaction que 44 pays ont pris part à la première réunion de cette communauté à Prague, notamment des partenaires privilégiés comme le Royaume-Uni; demande à ce que le Parlement soit étroitement associé à la clarification du champ d’application et des travaux futurs de cette communauté; souligne qu’un certain degré d’harmonisation des principes et valeurs démocratiques est nécessaire pour assurer la cohérence et le succès futur de ce format; rappelle que la communauté politique européenne ne peut, en aucun cas, accélérer ou créer un prétexte pour retarder l’adhésion à l’Union des pays candidats; |
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61. |
souligne la nécessité d’intensifier le dialogue avec le Royaume-Uni sur les pistes envisageables pour la coopération et la coordination futures dans le domaine de la politique étrangère, de sécurité et de défense, conformément aux dispositions de la déclaration politique et notamment dans le cadre du partenariat UE-OTAN, des Nations unies, de la communauté politique européenne et d’autres enceintes internationales; recommande instamment d’approfondir la coopération de l’Union avec ses voisins britanniques, car nous sommes confrontés aux mêmes défis en matière de politique étrangère et de sécurité; regrette que l’accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni ne comporte pas de dispositions relatives à la coopération en matière de politique étrangère et de défense; insiste sur l’importance de la coordination des régimes de sanctions; appelle de ses vœux une participation plus active du Royaume uni dans les projets européens en matière de sécurité et de défense; se félicite à cet égard de la décision des membres de la coopération structurée permanente (CSP) et du Conseil du 14 novembre 2022 d’inviter le Royaume-Uni à participer au projet de mobilité militaire de la CSP, ce qui améliorerait l’assistance mutuelle rapide en matière de sécurité et de défense; |
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62. |
invite instamment le Royaume-Uni à s’assurer de la mise en œuvre intégrale de l’accord sur le retrait du Royaume-Uni (Brexit), y compris le protocole sur l’Irlande et l’Irlande du Nord, et à rechercher des solutions communes concrètes, souples et durables à l’intérieur du cadre juridique du protocole; souligne que la pleine mise en œuvre du protocole est fondamentale pour préserver la paix et la stabilité en Irlande du Nord, telles que garanties par l’accord du Vendredi Saint (accord de Belfast), ainsi que pour l’intégrité et le bon fonctionnement du marché unique européen; |
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63. |
souligne l’importance d’une coopération transatlantique forte, démontrée une fois de plus dans le contexte de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, sur la base de valeurs et d’objectifs communs et conformément au principe du partenariat sur un pied d’égalité en matière d’initiative et de responsabilité, tout en respectant l’autonomie, les intérêts et les aspirations de l’autre partie; salue le rôle joué par les États-Unis dans la dissuasion de l’agression russe, en particulier grâce au partage de renseignements, à l’assistance militaire, à l’aide humanitaire et au soutien politique, ainsi que par le soutien apporté à la partie la plus exposée du flanc oriental de l’OTAN; insiste sur le fait qu’il est nécessaire de renforcer la coopération entre l’Union et les États-Unis grâce à un ambitieux programme transatlantique; invite les dirigeants et institutions politiques des États-Unis d’Amérique à continuer de rechercher une coopération et une coordination sans cesse plus étroites dans tous les domaines concernés afin de contrer les menaces mondiales qui pèsent sur nos valeurs, notre sécurité et notre prospérité partagées; |
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64. |
se félicite de la coopération, de la détermination et de l’unité actuelles dans le soutien à l’Ukraine et dans la mise en œuvre d’un régime de sanctions unique en son genre dans le but de dissuader la Russie de poursuivre son agression illégale et de soutenir la libération totale de l’Ukraine dans ses frontières reconnues au niveau international; soutient pleinement et s’engage à poursuivre les synergies et les objectifs partagés en matière de politique étrangère et de sécurité en approfondissant davantage la coopération dans le cadre du dialogue transatlantique UE-États-Unis, notamment par le biais de la diplomatie parlementaire transatlantique, et à relever un grand nombre des principaux défis mondiaux tels que le changement climatique et la menace que représentent les régimes autoritaires et totalitaires dans le monde, y compris en Europe et en Asie; |
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65. |
recommande la tenue régulière de sommets entre l’Union et les États-Unis, au moins une fois par an, afin de stimuler le plus possible et de manière continue la coopération transatlantique; se félicite à cet égard des travaux du conseil transatlantique du commerce et des technologies, et réitère sa proposition de créer un conseil politique transatlantique qui servirait de forum pour un dialogue institutionnel régulier et efficace sur la politique étrangère et de sécurité; se félicite de l’engagement fort des États-Unis en faveur de la sécurité européenne, en particulier l’aide militaire considérable allouée à l’Ukraine et les déploiements de troupes sur le flanc oriental de l’OTAN; |
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66. |
prend acte du 23e sommet UE-Chine d’avril 2022; se déclare vivement préoccupé par les résultats du 20e Congrès national du Parti communiste chinois, qui a mis en lumière les ambitions géopolitiques de Xi Jinping; constate que les relations entre l’Union et la RPC sont de plus en plus marquées par la concurrence économique et la rivalité systémique; demande à nouveau l’élaboration d’une stratégie UE-Chine renouvelée et plus affirmée, qui façonne les relations avec la RPC conformément aux intérêts de l’Union dans son ensemble et tienne pleinement compte des défis que pose l’accession de la RPC au rang d’acteur mondial ainsi que sa politique nationale de plus en plus répressive et sa politique étrangère de plus en plus affirmée, notamment envers l’Union et envers les pays candidats ou candidats potentiels à l’adhésion; |
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67. |
exprime sa préoccupation eu égard à toute la gamme d’instruments politiques, économiques et militaires utilisés par la République populaire de Chine pour soumettre de plus en plus souvent des pays à sa volonté et chercher à imposer son idéologie autoritaire aux organisations internationales, telles que les Nations unies, afin d’étendre sa présence, de projeter sa puissance ainsi que d’adapter sa stratégie, ses intentions et son réarmement en conséquence; s’inquiète tout particulièrement du partenariat entre la Chine et la Fédération de Russie et des tentatives conjointes de ces pays de saper l’ordre mondial fondé sur des règles, ce qui va à l’encontre de nos intérêts et de nos valeurs; condamne la position de facto pro-russe de la Chine en ce qui concerne la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine; |
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68. |
invite l’Union et les États membres à réexaminer leur dépendance envers la RPC et à remédier aux dépendances économiques dans les secteurs stratégiques qui peuvent créer des vulnérabilités; prône un renforcement de la coordination et de la coopération entre les partenaires partageant les mêmes valeurs sur les questions d’intérêt commun, notamment, mais sans pour autant s’y limiter, la question des dépendances stratégiques, des contraintes économiques, des ingérences politiques et de la désinformation, et la promotion du multilatéralisme fondé sur des règles et de la solidarité stratégique entre les démocraties; |
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69. |
condamne avec la plus grande fermeté le système de travail forcé, dirigé par le gouvernement chinois, ainsi que les crimes contre l’humanité commis au Xinjiang, qui présentent un risque élevé de génocide; exhorte le gouvernement chinois à mettre fin à la persécution systématique des Ouïgours, y compris le fait terrible que les femmes ouïgoures sont particulièrement prises pour cibles par les autorités, en mettant en œuvre un système officiel de mesures ciblées de prévention des naissances, y compris en forçant les femmes en âge de procréer à avorter, à subir des injections intra-utérines et la stérilisation, des mesures qui pourraient correspondre aux pires crimes contre l’humanité; demeure profondément préoccupé par la situation au Tibet et par la politique menée par le parti communiste chinois contre la liberté d’expression et la liberté de pensée, de conviction et de religion; |
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70. |
demande une nouvelle fois de toute urgence aux dix États membres qui ne l’ont pas encore fait de suspendre les traités d’extradition avec la Chine et avec Hong Kong; condamne fermement la campagne de répression transnationale menée par la RPC à l’encontre de citoyens chinois et hongkongais vivant à l’étranger et issus de la diaspora et des membres des communautés ethniques et religieuses minoritaires, notamment sur le sol de l’Union; prie instamment la Commission et les États membres, en coordination avec des partenaires partageant les mêmes valeurs, d’identifier et de fermer toutes les voies qui facilitent actuellement les efforts de répression transnationale de la RPC; |
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71. |
condamne une nouvelle fois les atteintes à la démocratie commise par la RPC dans la région administrative spéciale de Hong Kong, ainsi que l’application de la loi sur la sécurité nationale dans ce territoire; demande à la Commission d’examiner le statut autonome de Hong Kong à la lumière des violations par la RPC de la déclaration commune sino-britannique et des mesures portant atteinte à l’autonomie de Hong Kong; |
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72. |
rappelle que la politique d’une Chine unique est l’une des pierres angulaires des relations entre l’Union et la Chine; souligne que la préservation de la paix, de la stabilité et de la liberté de navigation dans la région indopacifique demeure d’une importance capitale pour les intérêts de l’Union et des États membres; condamne vivement les provocations militaires continues de la RPC à l’encontre de Taïwan, et rejette de nouveau fermement toute modification unilatérale du statu quo dans le détroit de Taïwan; s’inquiète vivement de la position affichée par le gouvernement chinois lors du 20e Congrès du Parti communiste chinois, selon laquelle la RPC ne renoncera jamais à son droit d’utiliser la force contre Taïwan; réaffirme que le statu quo dans le détroit de Taïwan ne devrait pas être modifié unilatéralement contre la volonté du peuple taïwanais; salue la clarté avec laquelle les États membres et ses partenaires dans la région ont condamné les manœuvres militaires de la RPC, et souligne que notre unité est essentielle pour décourager tout acte d’agression de la part de la RPC et maintenir la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan; est d’avis qu’il convient de régler le différend entre Taïwan et la RPC par un dialogue pacifique sans conditions préalables; |
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73. |
invite l’ensemble des institutions compétentes de l’Union à élaborer de toute urgence une stratégie par scénarios afin de remédier aux problèmes de sécurité à Taïwan; |
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74. |
exprime sa profonde solidarité avec le peuple taïwanais, et considère Taïwan comme un partenaire partageant les mêmes valeurs, c’est-à-dire la liberté, la démocratie, les droits de l’homme et l’état de droit; invite la Commission et le VP/HR à établir une coopération stratégique avec Taïwan, à assurer dans les meilleurs délais le suivi de sa recommandation du 21 octobre 2021 relative aux relations politiques et à la coopération entre l’Union européenne et Taïwan, et à renforcer les relations économiques, commerciales et d’investissement avec l’île, y compris au moyen d’un accord bilatéral d’investissement et d’accords sectoriels, notamment en ce qui concerne les chaînes d’approvisionnement résilientes, la coopération en matière de systèmes de contrôle douanier, et les accords d’accès au marché et de certificats d’origine; invite le VP/HR et la Commission à entamer d’urgence une analyse d’impact, une consultation publique et un exercice de délimitation du champ d’application d’un accord bilatéral d’investissement avec les autorités taïwanaises en vue de préparer les négociations visant à approfondir les liens économiques bilatéraux, comme un moyen de diversifier les chaînes d’approvisionnement afin de remédier aux vulnérabilités de l’Union vis-à-vis de la Chine; recommande le détachement d’un officier de liaison auprès du Bureau européen de représentation économique et commerciale afin de coordonner les efforts communs de lutte contre la désinformation et les ingérences; recommande à la Commission d’harmoniser la stratégie «Global Gateway» avec la nouvelle politique en direction du sud (New Southbound Policy) de Taïwan et de l’y intégrer; |
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75. |
appelle l’Union et les États membres à coopérer avec les partenaires internationaux en vue d’aider Taïwan à lutter contre les menaces étrangères contre sa démocratie; |
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76. |
rappelle que Taïwan est un partenaire majeur de l’Union et l’un de ses alliés démocratiques dans la région indo-pacifique, qui contribue à maintenir un ordre international fondé sur des règles et défend les valeurs fondamentales; invite instamment l’Union et ses États membres à renforcer leur coopération avec Taïwan et à conclure un partenariat complet renforcé avec l’île, en particulier s’agissant de la coopération essentielle sur la résilience de la chaîne d’approvisionnement critique, et de la lutte contre la désinformation et les ingérences étrangères; |
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77. |
plaide une nouvelle fois en faveur de la participation significative de Taïwan en tant qu’observateur aux réunions, mécanismes et activités d’organisations et d’instances multilatérales et internationales; |
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78. |
encourage une interaction accrue dans les domaines économique, scientifique, culturel et politique entre l’Union et Taïwan, y compris aux niveaux les plus élevés possibles; souligne qu’il convient de renforcer le dialogue entre l’Union et Taïwan en approfondissant les relations avec la société civile et en encourageant les échanges avec les médias taïwanais et les échanges culturels, y compris par la création d’écoles de langue; |
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79. |
invite la RPC, compte tenu de la réouverture de ses frontières, à communiquer d’une manière intelligible et facilement accessible des données complètes et correctes sur la COVID-19, y compris les données jusqu’ici manquantes sur les hospitalisations, les admissions en unités de soins intensifs et les décès; |
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80. |
se félicite de la bonne coopération entre l’Union et la République de Corée, qui est un partenaire stratégique clé et partage le même engagement envers la démocratie, les droits de l’homme, l’état de droit et une économie de marché; se réjouit de l’alignement de la République de Corée sur l’Union et les États-Unis d’Amérique en réaction à la guerre de la Russie contre l’Ukraine, notamment en prenant des sanctions contre la Russie et la Biélorussie; souligne le rôle de la République de Corée pour soutenir les efforts consentis en vue d’un démantèlement complet, vérifiable et irréversible du programme nucléaire et de missiles balistiques de la République populaire démocratique de Corée (RPDC); invite les États membres à soutenir un règlement pacifique et diplomatique de ce différend, en étroite coordination avec les partenaires internationaux; salue la coopération accrue de la Corée du Sud avec l’OTAN; |
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81. |
condamne fermement les essais nucléaires et de missiles balistiques continus et les autres activités en lien avec la prolifération nucléaire de la RPDC, ainsi que la multiplication de ses essais d’armement depuis le début de l’année 2022, qui représentent une grave menace à la paix et à la sécurité internationales; |
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82. |
dénonce avec la plus grande fermeté les tentatives présumées du Qatar et du Maroc d’influencer des députés, d’anciens députés et des membres du personnel du Parlement européen par des actes de corruption, qui constituent une ingérence étrangère grave dans les processus démocratiques de l’Union; |
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83. |
estime que la protection et la promotion des droits de l’homme doivent être au cœur du partenariat de l’Union avec le Maroc, vu son caractère stratégique pour l’Union et les intérêts de cette dernière dans la région; prie instamment le Maroc de cesser de harceler et d’intimider les journalistes, les défenseurs des droits de l’homme et les militants de la diaspora, de libérer les prisonniers politiques et d’œuvrer, en partenariat avec l’Union, au développement des possibilités d’éducation, d’emploi et de soins de santé, en accordant une attention particulière aux régions historiquement marginalisées, telles que le Rif; |
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84. |
condamne fermement les attaques des régimes autoritaires et illibéraux contre les droits de l’homme et leur caractère universel, ainsi que l’érosion subséquente de leur protection; invite les démocraties parvenues à maturité et les partenaires partageant les mêmes valeurs à adopter une attitude ostentatoirement inflexible réaffirmant notre détermination à défendre l’universalité des droits de l’homme et l’état de droit; demande aux démocraties parvenues à maturité et aux organisations régionales et internationales d’unir leurs forces dans un système mondial de défense des droits de l’homme afin de contrer les menaces et de promouvoir les droits de l’homme dans le monde entier; |
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85. |
souligne que l’Union est attachée à une région indo-pacifique libre, ouverte, connectée et fondée sur des règles; réaffirme que la nouvelle stratégie indo-pacifique de l’Union doit être mise en œuvre rapidement, car elle offre à nos partenaires de la région l’occasion de relever ensemble les défis communs et de défendre l’ordre international fondé sur des règles, le droit international ainsi que les valeurs et les principes que nous partageons; souligne l’importance du respect des routes maritimes libres et ouvertes dans la région indo-pacifique, conformément à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer; s’élève contre les actions unilatérales en mer de Chine méridionale et renouvelle son soutien à la résolution pacifique des différends, conformément au droit international; |
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86. |
prône une présence accrue de l’Union dans la région indo-pacifique; souligne qu’il conviendrait de renforcer la coopération avec les pays du Pacifique en tenant compte des véritables besoins de nos partenaires sur le terrain, et souligne l’importance de notre coopération avec le Forum des îles du Pacifique et l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique pour mettre en œuvre les objectifs définis dans la stratégie indo-pacifique de l’Union; plaide pour une coopération renforcée avec les pays de la région, notamment le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Inde, ainsi que l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE); se félicite du sommet commémoratif UE-ANASE, qui s’est tenu le 14 décembre 2022; se félicite de la conclusion de l’accord de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande et de l’entrée en vigueur de l’accord-cadre UE-Australie; |
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87. |
souligne le rôle important que joue le Japon dans la promotion de la stabilité dans la région, et appelle de ses vœux un partenariat stratégique renforcé entre l’Union et le Japon dans de nombreux domaines, y compris, dans la région indo-pacifique, la connectivité, la défense de l’ordre multilatéral fondé sur des règles, le commerce et les investissements, la sécurité, la transition numérique, l’action climatique, la recherche et innovation, et l’analyse et la cartographie des ressources; rappelle que le Japon est l’un des partenaires les plus proches de l’Union, avec qui il partage les mêmes valeurs et principes, notamment la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme, la bonne gouvernance et le multilatéralisme; adhère pleinement à la conclusion de l’accord de partenariat stratégique UE-Japon, et invite les États membres qui ne l’ont pas encore fait à ratifier cet accord; encourage la négociation d’un accord relatif à la sécurité et à l’information entre l’Union et le Japon, dans le but de faciliter une collaboration plus large en matière de sécurité et de défense; |
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88. |
fait observer que l’ASEAN est un partenaire essentiel de l’Union; demande de continuer à mettre l’accent sur le continent asiatique, étant donné que de nombreux pays sont exposés à la fragilité croissante des chaînes d’approvisionnement et des systèmes agroalimentaires ainsi qu’à l’érosion de la stabilité macroéconomique résultant de la guerre d’agression injustifiée, non provoquée et illégale menée par la Russie contre l’Ukraine, qui a exercé une pression supplémentaire sur un système mondial qui avait déjà été affaibli par la crise de la COVID-19; |
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89. |
condamne fermement le régime illégitime de la junte militaire birmane et la poursuite de la répression violente des aspirations démocratiques du peuple du Myanmar/de la Birmanie après de son coup d’État illégal, ainsi que le soutien de la Russie et de la RPC à la Tatmadaw; réaffirme sa solidarité avec les aspirations démocratiques du peuple birman, représenté par le gouvernement d’unité nationale, et demande à l’Union et à ses États membres d’engager ou, le cas échéant, de renforcer leur engagement et leur soutien à l’égard dudit gouvernement, tout en renforçant leurs mesures restrictives à l’encontre de la Tatmadaw; exhorte l’ANASE, compte tenu de la réticence de la Tatmadaw à progresser sur la voie du consensus en cinq points, à collaborer avec le gouvernement d’unité nationale, la société civile indépendante et la communauté internationale pour parvenir à une résolution démocratique durable pour le Myanmar/la Birmanie; |
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90. |
fait ressortir le besoin de renforcer globalement les partenariats stratégiques de l’Union avec l’Inde; attire l’attention sur le fait que les relations avec l’Inde sont de plus en plus importantes et qu’elles devraient être approfondies grâce aux négociations commerciales en cours et à l’amélioration des synergies en coopération avec les partenaires intéressés en Afrique; rappelle l’importance de ce partenariat pour réaliser les objectifs de développement durable (ODD); encourage l’Union et l’Inde à tirer pleinement parti du partenariat de connectivité UE-Inde, conclu en 2021; se félicite des consultations plus étroites sur les questions de sécurité et de défense ainsi que des manœuvres navales conjointes avec l’Inde et d’autres partenaires de la région indo-pacifique; demande que les questions des valeurs démocratiques et des droits de l’homme soient correctement abordées lorsque l’Union dialogue avec l’Inde; |
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91. |
exprime sa préoccupation quant à la position de l’Inde sur la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, son abstention lors des votes sur les résolutions des Nations unies et, en particulier, le soutien financier qu’elle apporte au Kremlin, non seulement en ne s’alignant pas sur les sanctions prises à son encontre, mais également en augmentant ses importations et ses achats d’armements et de combustibles fossiles russes; espère que l’Inde alignera sa position concernant l’invasion de l’Ukraine par la Russie sur celle de l’Union, et demande au Conseil et au VP/HR de poursuivre leur action diplomatique à cet égard; |
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92. |
réaffirme son soutien sans faille à l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale des pays du Partenariat oriental à l’intérieur de leurs frontières internationalement reconnues; reconnaît que la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine a une incidence négative en tout premier lieu sur les pays du partenariat oriental; invite les institutions et les États membres de l’Union à engager sans délai une réflexion approfondie sur une réforme de la politique du partenariat oriental afin que celui-ci soit adapté aux enjeux futurs au regard de l’aggravation de la situation géopolitique, et en tenant compte de l’importance stratégique et politique de la région pour l’Union ainsi que des différends problèmes auxquels sont confrontés les pays formant ce partenariat; constate que la sécurité et la paix dans le voisinage oriental supposent de faire respecter au préalable le droit international, l’intégrité territoriale ainsi que les droits et libertés fondamentaux; souligne qu’il importe de renforcer le soutien politique et financier ainsi que la présence de l’Union dans la région, en étroite coopération avec la société civile indépendante; |
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93. |
souligne que la Russie applique également une politique agressive envers la Géorgie et la Moldavie; souligne que la Fédération de Russie continue de compromettre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Moldavie, par la présence de ses troupes dans la région de Transnistrie, et qu’elle favorise les troubles politiques et sociaux en utilisant l’énergie comme une arme et en menant des campagnes de désinformation afin de faire pression sur le gouvernement moldave et sur l’orientation européenne du pays; demande à la Fédération de Russie de retirer complètement et sans condition ses forces militaires et ses armements de la région de Transnistrie, de manière ordonnée, conformément aux demandes répétées des autorités moldaves; souligne que toute solution à la question de la Transnistrie doit respecter le droit souverain de la République de Moldavie de choisir sa propre orientation en matière de politique étrangère et de défense; reconnaît que la Géorgie a été le premier pays à faire l’expérience, en août 2008, d’une agression militaire russe à grande échelle, lorsque la Russie a tenté de modifier par la force le tracé des frontières d’un État souverain européen, en vue d’occuper des régions indivisibles de la Géorgie, l’Abkhazie et la région de Tskhinvali en Ossétie du Sud, de prendre des mesures en vue de leur annexion de fait, d’expulser des centaines de milliers de personnes de leur maison dans des actions de nettoyage ethnique, et de diviser les communautés avec des lignes d’occupation; demande à l’Union de continuer à exiger de la Russie qu’elle honore ses obligations en vertu de l’accord de cessez-le-feu du 12 août 2008 conclu grâce à la médiation de l’Union; encourage l’Union à renforcer son engagement en faveur de la résolution pacifique des conflits dans la région du partenariat oriental; |
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94. |
se félicite de l’engagement accru de l’Union envers les pays du Caucase du Sud, notamment par l’adoption rapide d’une mission d’observation de l’Union le long de la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, afin de suivre la situation dans la région, d’instaurer la confiance et de contribuer au rétablissement de la paix et de la sécurité; souligne qu’il importe de réduire l’influence russe dans la région grâce à une présence accrue de l’Union; demande au Conseil d’augmenter le nombre d’experts déployés et de renforcer les capacités de la mission, et recommande une plus forte présence dans la région; |
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95. |
condamne fermement la récente agression militaire commise le 12 septembre 2022 par l’Azerbaïdjan sur le territoire souverain de l’Arménie, qui constitue une violation du cessez-le-feu et a de graves conséquences sur le processus de paix; relève également avec préoccupation les allégations de crimes de guerre et de traitements inhumains commis par les forces armées azerbaïdjanaises contre les prisonniers de guerre et les civils arméniens; rappelle que l’intégrité territoriale de l’Arménie doit être pleinement respectée et souligne que l’Union est prête à s’engager plus activement dans la résolution des conflits de longue durée dans la région; invite les autorités azerbaïdjanaises, par conséquent, à se retirer immédiatement de l’ensemble du territoire arménien et à libérer les prisonniers de guerre qu’elles détiennent; dénonce fermement le blocus illégal du corridor de Lachin par l’Azerbaïdjan, imposé en violation de la déclaration trilatérale du 9 novembre 2020, car il menace de plonger la population du Haut-Karabakh dans une crise humanitaire intentionnelle; exige que les autorités azerbaïdjanaises rétablissent la liberté de circulation dans le corridor de Lachin avec effet immédiat; rappelle que seule une solution diplomatique, qui bénéficiera tant au peuple arménien qu’au peuple azerbaïdjanais, pourra apporter une réponse juste et durable au conflit; |
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96. |
est convaincu qu’une paix durable entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ne peut pas être obtenue par des moyens militaires, mais uniquement au moyen d’un règlement politique global conforme au droit international, notamment les principes consacrés par la charte des Nations unies, l’Acte final d’Helsinki de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de 1975 et les principes fondamentaux de 2009 du groupe de Minsk de l’OSCE, à savoir l’intégrité territoriale, l’autodétermination et le non-recours à la force; |
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97. |
soutient l’initiative prise par Charles Michel, président du Conseil européen, d’organiser, en tant que médiateur, des réunions bilatérales entre les dirigeants arméniens et azerbaïdjanais à Bruxelles, et encourage le travail sur le terrain du représentant spécial de l’Union européenne pour le Caucase du Sud et la crise en Géorgie; est convaincu que l’Union peut jouer un rôle de médiateur impartial pour éviter toute escalade supplémentaire et parvenir à une paix durable; prie instamment l’Arménie et l’Azerbaïdjan de s’engager pleinement dans la rédaction d’un accord de paix global; rappelle qu’un tel accord doit s’attaquer à toutes les causes profondes du conflit, y compris les droits et la sécurité de la population arménienne vivant dans le Haut-Karabakh, le retour des personnes déplacées et des réfugiés sous le contrôle du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le dialogue interreligieux ainsi que la protection et la conservation du patrimoine culturel, religieux et historique, et l’intégrité territoriale; |
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98. |
demande la mise en œuvre intégrale de l’accord de partenariat global et renforcé entre l’Union et l’Arménie, et souligne qu’il convient de poursuivre les négociations sur un accord du même type avec l’Azerbaïdjan; |
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99. |
insiste sur le fait que tout approfondissement des relations entre l’Union et l’Azerbaïdjan doit rester subordonné à des progrès substantiels de la part de ce pays en matière de respect des droits de l’homme, de l’état de droit, de la démocratie et des libertés fondamentales; |
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100. |
souligne l’importance d’une Biélorussie libre, démocratique, souveraine et prospère; renouvelle son soutien à l’opposition démocratique biélorusse, qui continue de résister au régime du dirigeant illégitime du pays et de s’opposer à la complicité du régime biélorusse dans l’invasion de l’Ukraine par la Russie malgré la répression en cours; insiste pour que toutes les sanctions appliquées à la Fédération de Russie soient également appliquées au régime biélorusse tout en évitant les conséquences défavorables pour le peuple biélorusse, en particulier en ce qui concerne la délivrance de visas; dénonce la désinformation du régime de Loukachenko et de la Russie concernant les menaces qui pèseraient sur le territoire biélorusse; reconnaît les aspirations de la majorité du peuple biélorusse de vivre dans un pays libre, souverain et démocratique, et invite instamment la Commission et les États membres à procéder aux préparatifs qui s’imposent, en coopération avec les représentants officiels de l’opposition démocratique, pour aider ce pays dans sa future transition démocratique; condamne les tentatives de déstabilisation de l’Europe par l’organisation de crises migratoires artificielles et demande à l’Union et à tous ses partenaires de faire cesser la traite des êtres humains et le trafic d’êtres humains orchestrés par le régime de Loukachenko et ses complices et d’enquêter sur cette situation; |
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101. |
attire l’attention sur l’hésitation et, dans certains cas, la réticence des États d’Asie centrale à soutenir l’invasion de l’Ukraine par la Russie, signe du déclin de l’influence russe dans la région; constate l’engagement croissant de la Chine et de la Turquie dans la région, grâce notamment à l’Organisation de coopération de Shanghaï et aux nouvelles routes de la soie; prône un engagement accru de l’Union en Asie centrale, reposant sur le respect des droits fondamentaux et sur les intérêts fondés sur des valeurs de l’Union, y compris l’initiative «Global Gateway»; |
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102. |
demande à la Commission et au SEAE d’accorder une attention particulière aux pays d’Asie centrale afin de maintenir la stabilité et la connectivité de cette région qui fait face à une conjoncture délicate du fait de sa situation géographique; considère qu’il convient de revoir en détail la Stratégie de l’Union pour l’Asie centrale pour qu’elle reflète les profonds changements intervenus dans la région et aux alentours depuis son adoption en 2019, comme l’incidence de la guerre illégale d’agression menée par la Russie à l’encontre de l’Ukraine sur les rivalités géopolitiques et les économies des États de la région, le retrait des États-Unis et le retour brutal au pouvoir des talibans en Afghanistan, les transitions politiques au Kazakhstan et au Turkménistan, le violent conflit entre le Tadjikistan et le Kirghizstan, et la montée en puissance du rôle régional de la RPC, pour n’en citer que quelques-uns; estime que l’Asie centrale est une région d’intérêt stratégique pour l’Union en ce qui concerne la sécurité, la connectivité, la diversification énergétique, la résolution des conflits et la défense de l’ordre international fondé sur des règles; |
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103. |
se réjouit du fait que l’invasion non provoquée de l’Ukraine par la Russie ait incité l’Union à redonner la priorité à sa politique d’élargissement; insiste sur le fait que, même si l’élargissement et l’approfondissement de l’Union doivent aller de pair, la nécessité de réformes internes de l’Union ne devrait pas servir de prétexte pour ralentir le processus d’adhésion fondé sur le mérite; se félicite de l’octroi du statut de pays candidat à l’Ukraine, à la Moldavie et à la Bosnie-Herzégovine, et demande que ce statut soit accordé à la Géorgie, à condition que les priorités énoncées dans l’avis de la Commission aient été prises en compte; encourage le Conseil et la Commission à lancer les négociations d’adhésion avec les nouveaux États candidats dès que possible, une fois que les conditions spécifiques spécifiées par la Commission auront été remplies; se félicite de la demande d’adhésion de la République du Kosovo à l’Union; souligne que, même si l’élargissement s’est avéré l’outil de politique étrangère le plus efficace de l’Union, en élargissant la zone où les valeurs et les principes européens ont une incidence significative, sa mise en œuvre devrait être réexaminée pour faire place à l’intégration accélérée des pays en voie d’adhésion qui ont donné la preuve d’une orientation stratégique vers l’Union et d’une ferme détermination envers les réformes liées à l’Union, la consolidation démocratique et l’alignement de leur politique étrangère, y compris grâce à leur introduction progressive dans des politiques et des initiatives spécifiques de l’Union; |
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104. |
souligne la nécessité d’un soutien suffisant et continu pour la sécurité énergétique des pays en voie d’adhésion à l’Union, en particulier les pays qui sont encore sensiblement confrontés à la manipulation de l’approvisionnement par la Russie, ainsi que pour la mise en place de pactes en matière de sécurité avec des pays en voie d’adhésion qui sont sous la menace d’une agression russe; |
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105. |
appelle de ses vœux une stratégie de communication plus active et plus efficace, et une intensification des efforts pour promouvoir le rôle et les avantages de l’élargissement et du partenariat étroit entre l’Union et les pays des Balkans occidentaux et du partenariat oriental, ainsi que pour faire avancer les projets financés par l’Union, les réformes et de missions de la PSDC; |
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106. |
souligne que l’impunité qui a suivi l’invasion de la Géorgie en 2008 est l’un des facteurs qui ont permis à la Russie de mener sa guerre d’agression contre l’Ukraine; est d’avis que la victoire ukrainienne permettra non seulement de libérer les régions occupées d’Ukraine, y compris le Donbass et la Crimée, mais aussi la Biélorussie, et sera également décisive pour rétablir l’intégrité territoriale de la Géorgie et de la Moldavie; |
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107. |
demande au SEAE d’élaborer un rapport complet sur les violations de l’accord de cessez-le-feu du 12 août 2008, étant donné que l’Union porte une responsabilité particulière en tant que médiateur dudit accord; demande au SEAE de définir et de signaler clairement les dispositions qui n’ont pas encore été appliquées par la Fédération de Russie, ainsi que de soumettre des recommandations qui pourraient inciter cette dernière à remplir ses obligations internationales, notamment à retirer toutes ses forces militaires des territoires géorgiens occupés et à autoriser l’établissement de mécanismes de sécurité internationaux dans le pays, ainsi qu’à permettre à l’Union d’accéder sans restriction à l’ensemble du territoire géorgien conformément à son mandat; |
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108. |
réaffirme que les peuples ukrainiens, moldaves et géorgiens ainsi que ceux des pays des Balkans occidentaux sont destinés à rejoindre l’Union; réaffirme son attachement à l’élargissement, à laquelle il n’existe aucune alternative et qui est plus que jamais un investissement géostratégique dans une Union européenne stable, forte et unie; est fermement convaincu que la perspective d’une adhésion pleine et entière à l’Union pour les pays désireux d’en devenir membres correspond aux propres intérêts politiques, économiques et de sécurité de l’Union; invite la Géorgie à concrétiser les priorités définies par la Commission est approuvées par le Conseil européen dans ses conclusions des 23 et 24 juin 2022; |
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109. |
salue les mesures annoncées par la Commission afin de renforcer l’Ukraine, notamment l’accès à notre marché intérieur et la levée des frais d’itinérance; espère que les mêmes mesures seront étendues à la République de Moldavie et à la Géorgie, qui ont également besoin d’un signe fort de soutien de la part de l’Union et de mesures concrètes en vue de leur adhésion, étant donné que leurs démocraties doivent faire face à de puissantes forces déstabilisatrices; |
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110. |
réaffirme l’engagement de l’Union envers la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance politique de l’Ukraine, de la République de Moldavie et de la Géorgie dans leurs frontières internationalement reconnues, et soutient les efforts déployés par ces pays pour assurer le plein respect de ces principes; insiste sur l’importance de l’unité et de la solidarité des États membres à cet égard; |
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111. |
presse la Commission de surveiller étroitement les actions de déstabilisation de la Russie en République de Moldavie et de fournir le soutien nécessaire aux autorités et à la société civile moldaves pour répondre aux nouvelles menaces; |
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112. |
insiste pour que la politique étrangère et de sécurité de l’Union soit réformée pour être axée sur la prévention des crises, sur la coopération dans le domaine de la sécurité régionale, sur le climat mondial et sur l’action pour le climat, en consolidant les droits de l’homme politiques et sociaux tout en garantissant la mise en œuvre des objectifs du programme de développement durable des Nations unies à l’horizon 2030; |
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113. |
réaffirme son soutien en faveur d’un avenir européen et d’une adhésion à l’Union pour les Balkans occidentaux en tant que membres à part entière de la famille de l’Union; invite les États membres à renouveler leur engagement en faveur de l’élargissement en honorant les promesses de l’Union à l’égard des pays des Balkans occidentaux, notamment en levant immédiatement l’obligation de visa pour les citoyens du Kosovo; se félicite de l’octroi du statut de pays candidat à la Bosnie-Herzégovine; souligne l’importance de l’intégration européenne de ces États partenaires pour la stabilité et la sécurité de l’ensemble du continent européen; |
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114. |
souligne qu’il est nécessaire que l’Union renforce la crédibilité du processus d’élargissement en préservant son caractère fondé sur le mérite, notamment en maintenant le rôle central accordé à la démocratie, aux droits fondamentaux et à l’état de droit conformément aux chapitres 23 et 24 de l’acquis dans le cadre de la méthode révisée d’élargissement, tout en évitant l’instrumentalisation politique du processus d’élargissement au moyen de différends bilatéraux; souligne que la progression sur la voie de l’Union devrait dépendre des progrès soutenus et irréversibles réalisés grâce aux réformes liées à l’Union nécessaires, en particulier dans le domaine de l’état de droit; |
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115. |
salue l’ouverture des négociations d’adhésion avec l’Albanie et la Macédoine du Nord et invite instamment les parties concernées à prendre les mesures nécessaires pour permettre à ces deux pays d’avancer rapidement sur cette voie; dénonce l’influence néfaste des acteurs régionaux et les ingérences étrangères russes et autres dans les pays des Balkans occidentaux; |
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116. |
souligne l’importance d’un alignement complet des pays des Balkans occidentaux sur la politique étrangère et de sécurité de l’Union, en particulier la politique de sanctions contre les pays tiers; regrette le faible alignement de la Serbie sur la PESC, de façon continue, notamment eu égard à la guerre d’agression menée par la fédération de Russie contre l’Ukraine; réaffirme qu’il convient de n’ouvrir de nouveaux chapitres de négociation que si la Serbie se montre plus fermement encline à effectuer des réformes dans les domaines de la démocratie et de l’état de droit ainsi qu’à s’aligner pleinement sur la PESC; rappelle que la Serbie, en tant que pays aspirant à l’intégration européenne, doit adhérer aux valeurs et droits communs de l’Union; |
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117. |
souligne le besoin urgent d’intensification du processus de dialogue entre Prishtine-Belgrade, mené sous l’égide de l’Union, afin de normaliser les relations bilatérales grâce à une reconnaissance mutuelle; dénonce la logique d’escalades continues dans les actions de la Serbie et des acteurs parrainés par les Serbes, notamment les blocages illégitimes, les attaques violentes et la menace d’une action militaire, dans le but de compromettre et de contraindre la République du Kosovo à faire des concessions; rappelle sa position selon laquelle l’indépendance de la République du Kosovo est irréversible et demande une nouvelle fois aux cinq États membres qui ne l’ont pas encore fait de reconnaître l’indépendance du Kosovo avec effet immédiat; |
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118. |
se félicite de la décision du Conseil européen d’accorder rapidement le statut de pays candidat à la Bosnie-Herzégovine, le 15 décembre 2022, étant entendu qu’un certain nombre de mesures sont prises pour renforcer la capacité du pays à mener les négociations d’adhésion; invite instamment les acteurs politiques du pays à faire preuve d’engagement et à prendre des mesures significatives en vue de l’adhésion à l’Union européenne en progressant sur les huit étapes de la recommandation de la Commission, en en réalisant des progrès significatif sur les 14 priorités clés et en mettant en œuvre un ensemble substantiel de réformes, y compris des réformes électorales conformément aux décisions des tribunaux nationaux et internationaux, afin de garantir les principes d’égalité et de non-discrimination pour tous les citoyens et tous les peuples constitutifs, tels qu’ils sont inscrits dans sa constitution, et dans le plein respect de l’arrêt rendu par la Cour européenne des droits de l’homme dans l’affaire Sejdić et Finci contre Bosnie-Herzégovine du 22 décembre 2009; prie la Commission et le SEAE d’accompagner la Bosnie-Herzégovine pour qu’elle mette rapidement en œuvre les grandes priorités et qu’elle évite de retomber dans les politiques nationalistes du passé; rappelle qu’il convient de veiller à ce que les droits de chaque citoyen, quelles que soient son origine ethnique et son appartenance politique et religieuse, soient pleinement respectés conformément aux arrêts rendus par la Cour européenne des droits de l’homme, aux décisions de la Cour constitutionnelle et aux recommandations de la Commission de Venise; |
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119. |
dénonce la rhétorique et l’activité sécessionnistes en cours en Bosnie-Herzégovine, y compris la célébration, par des acteurs de l’État bosniaque et de pays tiers, des fêtes nationales déclarées inconstitutionnelles par la Cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine; réitère son appel en faveur de l’adoption de sanctions ciblées contre les acteurs déstabilisateurs en Bosnie-Herzégovine, y compris ceux qui menacent sa souveraineté et son intégrité territoriale, notamment Milorad Dodik, ainsi que d’autres fonctionnaires de haut rang de la Republika Srpska et des fonctionnaires de pays tiers qui apportent un soutien politique et matériel aux politiques sécessionnistes; invite tous les États membres à veiller à ce que le Conseil puisse adopter de telles sanctions; |
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120. |
salue le travail accompli par l’opération militaire de l’Union européenne (EUFOR ALTHEA), et se félicite de la prolongation de son mandat au-delà de novembre 2022; rappelle que cette mission joue encore un rôle essentiel pour la sécurité et la stabilité de la Bosnie-Herzégovine, et demande à l’Union et à ses partenaires internationaux d’en accroître les capacités; |
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121. |
note que, dans la boussole stratégique, le Conseil a souligné que la sécurité et la stabilité dans l’ensemble des Balkans occidentaux n’allaient toujours pas de soi et que la dégradation actuelle de la situation en matière de sécurité européenne risquait d’avoir des répercussions; rappelle que la boussole stratégique appelle à soutenir la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de la Bosnie-Herzégovine; |
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122. |
s’inquiète des modifications introduites par le Haut-Représentant en Bosnie-Herzégovine dans le droit électoral de Bosnie-Herzégovine et la Constitution de la Fédération de Bosnie-Herzégovine, de leur contenu, de la manière dont elles ont été effectuées, et du moment choisi pour ce faire, à savoir le jour des élections, car cela risque de remettre en cause la légitimité démocratique et de renforcer l’ethnonationalisme; |
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123. |
souligne qu’il est nécessaire que les pays candidats et candidats potentiels des Balkans occidentaux alignent pleinement leurs politiques sur la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l’Union, et invite la Commission et les États membres à tirer parti de la PESC pour renforcer la coopération avec les pays de cette région; fait remarquer que les pays qui souhaitent adhérer à l’Union doivent s’aligner pleinement sur les valeurs fondamentales et les politiques communes eu égard à la guerre d’agression illégale menée par la Russie; rappelle que les droits de l’homme et la dignité humaine ne sont pas négociables et que les pays candidats doivent donc intégrer les droits des personnes handicapées, de la communauté LGBTI+, des femmes et des filles, et des autres groupes vulnérables dans l’ensemble des secteurs et des politiques; pelle de ses vœux une collaboration plus étroite entre l’Union et les États candidats et candidats potentiels dans le domaine de la sécurité et de la défense; |
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124. |
reste profondément préoccupé par les informations selon lesquelles le commissaire chargé du voisinage et de l’élargissement cherche délibérément à éluder et à affaiblir le caractère central des réformes démocratiques et de l’état de droit dans les pays en voie d’adhésion à l’Union européenne; demande instamment à la Commission de lancer une enquête indépendante et impartiale afin de déterminer si le comportement affiché et les politiques poursuivies par le commissaire au voisinage et à l’élargissement constituent une violation du code de conduite des membres de la Commission et des obligations du commissaire en vertu des traités; |
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125. |
prend acte de l’adoption du rapport de 2022 sur la Turquie, présenté par la Commission le 12 octobre 2022; exprime ses vives inquiétudes quant au fait que le gouvernement turc n’a pas inversé la tendance négative de la détérioration de la démocratie, de l’état de droit, des droits fondamentaux et de l’indépendance du pouvoir judiciaire, et que la politique étrangère de la Turquie continue d’aller à l’encontre des priorités de la PESC de l’Union, avec un taux d’alignement de 7 % seulement au cours de la période envisagée dans le rapport; rappelle sa position du 18 mai 2022 dans laquelle il n’envisage pas de reprendre les négociations d’adhésion avec la Turquie; reste toutefois attaché au dialogue démocratique et politique avec la Turquie, en particulier avec sa société civile; |
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126. |
déplore que la Turquie n’ait toujours pas ratifié les demandes d’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN; |
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127. |
félicite à nouveau la Turquie pour sa condamnation de l’invasion et de l’agression militaire injustifiées de l’Ukraine par la Russie ainsi que pour son rôle de médiateur entre les deux pays, grâce notamment à sa contribution cruciale dans l’important accord sur l’exportation des céréales ukrainiennes; est néanmoins profondément troublé par le fait que la Turquie ne s’aligne toujours pas sur les sanctions de l’Union contre la Russie, en particulier sur la libre circulation des biens découlant de l’actuelle union douanière et dans le contexte du renforcement récent des relations commerciales et financières avec la Russie; souligne que le rôle géopolitique de la Turquie ne doit pas faire oublier les graves lacunes du pays en ce qui concerne la situation des droits de l’homme, qui reste le principal obstacle aux progrès dans les relations entre l’Union et la Turquie; |
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128. |
demande une nouvelle fois à l’Union de définir d’urgence une stratégie globale pour ses relations à court, moyen et long terme avec la Turquie, en combinant tous les aspects et politiques, afin de favoriser un partenariat plus stable, crédible et prévisible, étant donné que la Turquie joue un rôle clé dans la région et compte tenu des activités déstabilisatrices permanentes de ce pays dans les Balkans occidentaux, en Méditerranée orientale, au Proche-Orient et dans le Caucase du Sud ainsi que du recul démocratique en cours; déplore que le gouvernement turc et récemment adopté une rhétorique menaçante envers la Grèce, un État membre et son allié au sein de l’OTAN; invite instamment toutes les parties concernées à apaiser les tensions et à encourager la reprise du dialogue diplomatique afin de trouver des solutions durables aux différends qui agitent la région; |
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129. |
déplore que plus de 25 ans après le lancement dudit processus de Barcelone, l’espace commun de prospérité, de stabilité et de liberté avec les pays du voisinage sud-méditerranéen ne soit toujours pas créé; invite la Commission à aider les pays du voisinage méridional à se relever de la pandémie de COVID-19 et à atténuer les effets négatifs qu’ont sur ces pays les chocs d’approvisionnement et les hausses de prix découlant de la guerre d’agression menée par la Russie en Ukraine, en particulier dans le domaine de la sécurité alimentaire et des engrais; se félicite de l’initiative céréalière de la mer Noire engagée sous l’égide de l’ONU; presse la Russie de mettre fin à la nouvelle militarisation des exportations de denrées alimentaires, qui risque de façon irresponsable de générer encore davantage d’insécurité alimentaire en Afrique, en Asie ainsi qu’au Proche-Orient, et de respecter les termes de l’accord dans son intégralité; demande le renforcement des partenariats énergétiques avec les pays concernés de la région, en tenant pleinement compte de la nécessité de diversifier à la fois les fournisseurs et les ressources énergétiques, tout en aidant les pays partenaires dans leurs transitions écologique et numérique respectives; appelle de ses vœux la promotion d’un accès sûr, juste et équitable aux vaccins dans le monde entier, notamment par la levée temporaire des droits de brevet concernés; |
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130. |
invite la Commission à mettre pleinement en œuvre les initiatives décrites dans la communication conjointe de la Commission et du vice-président/haut représentant (VP/HR) du 9 février 2021 sur le partenariat renouvelé avec le voisinage méridional et telles qu’adoptées dans la recommandation du Parlement sur le partenariat renouvelé avec le voisinage méridional; |
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131. |
souligne que l’instabilité et l’insécurité dans le voisinage méridional de l’Europe demeurent un défi permanent; invite l’Union et ses États membres à intensifier la coopération avec les pays partenaires du voisinage méridional afin d’atténuer les conséquences de la traite des êtres humains ainsi que de la contrebande d’armes illégales et de biens culturels, et de prévenir l’extrémisme violent afin de préserver la sécurité et la stabilité dans le voisinage méridional de l’Europe; |
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132. |
signale que l’instabilité en Libye a des conséquences non seulement pour les pays voisins, mais aussi pour l’Europe; souligne que l’absence d’un État opérationnel, les divisions entre les factions et la prolifération des groupes armés constituent un terrain fertile pour les trafiquants de drogue, d’armes et d’êtres humains; |
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133. |
dénonce la menace permanente que représente la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU pour le prolongement du dernier couloir d’aide humanitaire en Syrie, Bab al-Hawa, mettant en danger plus de quatre millions de personnes qui dépendent de l’aide humanitaire pour répondre à leurs besoins essentiels en matière de nourriture, de médicaments et d’autres fournitures vitales; |
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134. |
se déclare préoccupé par la situation humanitaire et des droits de l’homme en Afghanistan à la suite de la violente prise de pouvoir par les talibans, qui est désastreuse et qui a des conséquences particulièrement négatives sur les droits des femmes et des filles, des minorités ethniques et religieuses, des défenseurs des droits de l’homme, des représentants des médias indépendants et des personnes qui ont fourni une aide à l’Union et à ses États membres; se déclare profondément préoccupé par l’instabilité régionale causée par l’arrivée au pouvoir des talibans et, en particulier, par l’ambition de ces derniers d’étendre leur influence aux pays voisins en créant et en renforçant des réseaux terroristes dans toute la région; note que le Pakistan est particulièrement vulnérable à cet égard; |
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135. |
demande instamment à la Commission et VP/HR d’assurer l’évacuation complète et rapide de tout le personnel du représentant spécial de l’Union européenne en Afghanistan et de la mission de police de l’Union européenne en Afghanistan (EUPOL Afghanistan), des autres personnes particulièrement vulnérables, ainsi que de leurs conjoints, enfants, parents et sœurs non mariées à charge, conformément à la décision (PESC) 2022/151 du Conseil (7); |
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136. |
demande à la Commission et aux États membres de garantir un financement supplémentaire en faveur de l’aide humanitaire apportée au peuple afghan; renouvelle sa non-reconnaissance du régime des talibans; soutient les cinq critères de référence clés qui ont été adoptés par le Conseil le 21 septembre 2021 et qui tiennent lieu de principes directeurs pour les futurs échanges avec les talibans, mais estime qu’il convient de réaliser un travail important sur la définition d’une stratégie à long terme afin de répondre à l’urgence en matière de droits de l’homme et à la discrimination fondée sur le sexe existant aujourd’hui en Afghanistan; demande à l’Union de renforcer son soutien à la justice pour les victimes de crimes odieux commis en Afghanistan, y compris les femmes et les filles, les minorités ethniques et les personnes LGBTIQ+, et d’apporter toute l’assistance nécessaire à l’enquête récemment renouvelée de la Cour pénale internationale sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre en Afghanistan; condamne dans les termes les plus rigoureux les décisions des talibans d’interdire aux femmes et aux filles l’accès à l’enseignement secondaire et universitaire et d’interdire l’emploi de femmes auprès d’organisations non gouvernementales, dont les conséquences humanitaires sont potentiellement catastrophiques; exhorte la Commission et les États membres, ainsi que les Nations unies, la société civile et les partenaires internationaux, à accroître la pression exercée sur les talibans pour qu’ils reviennent sans tarder sur ces décisions; |
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137. |
condamne la répression brutale exercée en Iran sur les manifestants, notamment par le corps des gardiens de la révolution islamique, en réaction à la mort de Mahsa Amini à la suite de son arrestation violente, provoquée par des sévices et des mauvais traitements que lui a infligés la «police des mœurs»; invite l’Union et ses États membres à inscrire le corps des gardiens de la révolution islamique sur la liste de l’Union des personnes, groupes et entités impliqués dans des actes de terrorisme (liste de l’Union en matière de terrorisme), compte tenu des activités terroristes auxquelles il participe, de la répression qu’il exerce sur les manifestants et des drones qu’il fournit à la Russie; renouvelle son soutien au mouvement de protestation pacifique qui se répand dans tout le pays contre le meurtre de Mahsa Amini, l’oppression croissante et systématique des femmes, et les violations graves et massives des droits humains et des libertés fondamentales; est consterné par le recours inconsidéré et disproportionné à la force par la police et les forces de sécurité iraniennes contre des manifestants pacifiques; condamne avec la plus grande fermeté l’exécution par la République islamique de manifestants pacifiques; estime que le mépris flagrant du régime iranien pour la dignité humaine et les aspirations démocratiques de ses propres citoyens, ainsi que son soutien à la Fédération de Russie, obligent l’Union à adapter sa position à l’égard de l’Iran; invite instamment les autorités de la République islamique à annuler sans tarder toutes les condamnations à la peine de mort prononcées dans le cadre des manifestations en cours et à imposer un moratoire immédiat sur la peine de mort en vue de son abolition totale; demande que l’Union fasse preuve de fermeté dans sa réponse à la participation de l’Iran à la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine; |
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138. |
soutient fermement les aspirations du peuple iranien qui souhaite vivre dans un pays libre, stable, inclusif et démocratique qui respecte ses engagements nationaux et internationaux en matière de droits de l’homme et de libertés fondamentales; se félicite, à cet égard, des mesures restrictives imposées aux personnes et entités iraniennes, notamment la dénommée «police des mœurs», en raison de leur rôle dans la répression des manifestations qui ont actuellement lieu en Iran, organisées par des femmes, qui demandent l’égalité des droits ainsi que la fin de la discrimination systématique des femmes et des violations plus générales des droits de l’homme au sein de la République islamique; se félicite de la résolution S35/1 du Conseil des droits de l’homme des Nations unies du 24 novembre 2022 sur la mise en place d’une mission internationale indépendante d’enquête sur la République islamique d’Iran et demande à l’Union de soutenir pleinement la préparation et le déroulement de cette mission; demande au SEAE, à la Commission et aux États membres de continuer à soulever les questions relatives aux droits de l’homme dans tous les échanges avec l’Iran; |
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139. |
réaffirme que les sanctions frappant les dirigeants du corps des gardiens de la révolution islamique ne doivent pas être levées, et demande l’adoption de mesures restrictives supplémentaires à leur encontre; demande au Conseil d’inscrire le corps des gardiens de la révolution islamique et ses forces subsidiaires, y compris la milice paramilitaire Basij et la force Quds, sur la liste de l’Union en matière de terrorisme; |
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140. |
remarque que la non-prolifération est une pierre angulaire de la stabilisation du Moyen-Orient et de la région du Golfe; demande que les efforts diplomatiques se poursuivent afin de garantir que l’Iran ne développe pas d’armes nucléaires; estime, toutefois, que toute nouvelle négociation sur le plan d’action global commun (PAGC) ne peut ignorer les autres politiques, projets et programmes militaires préjudiciables de l’Iran; |
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141. |
rappelle qu’il est nécessaire de soutenir le traité relatif au PAGC ainsi que les négociations en cours pour sa mise en œuvre; |
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142. |
estime que l’Union devrait renforcer les capacités de la task force StratCom Sud dans le but de poursuivre l’élaboration d’une stratégie concrète de lutte contre la désinformation dans le voisinage méridional, y compris celle qui émane de la République islamique d’Iran, visant à contrer les fausses informations et la propagande afin de renforcer la démocratie et la stabilité; |
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143. |
se félicite de la volonté de renforcer les relations de l’Union avec les pays du Golfe, comme prévu dans la communication conjointe au Parlement européen et au Conseil du 18 mai 2022 sur un partenariat stratégique avec le Golfe; constate qu’il existe un intérêt commun à coopérer de manière plus stratégique avec les partenaires du Golfe, notamment en ce qui concerne la promotion de la sécurité régionale, de la coopération, de l’action climatique et des droits de l’homme en tant qu’objectifs stratégiques principaux; invite l’Union et les États membres à continuer à mettre l’accent sur le respect des droits de l’homme et l’égalité de genre, ainsi que sur l’alignement progressif des valeurs, en particulier pour contrer la guerre d’agression menée par la Russie en Ukraine et ses conséquences; condamne fermement la décision de l’OPEP+, portée en particulier par l’Arabie saoudite, de réduire la production de pétrole, ce qui aura pour effet d’aggraver l’inflation dans le monde et de saper les efforts internationaux déployés pour lutter contre la guerre d’agression menée par la Russie à l’encontre de l’Ukraine; prend acte du fait que les Émirats arabes unis ont été ajoutés à la liste des pays et territoires faisant l’objet d’un suivi renforcé par le Groupe d’action financière, en raison de leurs carences stratégiques dans la prévention du blanchiment de capitaux; s’inquiète du fait que ce pays soit devenu un refuge pour les oligarques russes sanctionnés par l’Union européenne; souligne qu’un véritable partenariat stratégique avec les pays du Golfe nécessite un dialogue et une coopération dans le domaine des droits de l’homme et un alignement dans la lutte contre l’agression russe en Ukraine; |
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144. |
réaffirme son soutien aux accords d’Abraham, qui ont permis de normaliser les relations diplomatiques entre les Émirats arabes unis et le Bahreïn, et qui ont par la suite amené le Maroc et le Soudan à signer un accord de normalisation avec Israël; |
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145. |
faire remarquer, en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien, que l’Union continue de présenter un front uni dans sa volonté de parvenir à une solution fondée sur la coexistence de deux États — selon les paramètres définis dans les conclusions du Conseil de juillet 2014 — qui permettent à l'État d'Israël de vivre côte à côte dans la paix, la sécurité et la reconnaissance mutuelle avec un État de Palestine indépendant, démocratique, d'un seul tenant, souverain et viable, avec Jérusalem comme future capitale des deux États. rappelle que les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés sont illégales au regard du droit international; invite le nouveau gouvernement israélien à montrer de manière active et crédible son engagement en faveur de la solution fondée sur la coexistence de deux États, qui demeure à la fois un objectif clé de la politique de l’Union au regard du processus de paix au Proche-Orient et un élément clé du partenariat UE-Israël; |
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146. |
prend acte de la reprise du Conseil d’association UE-Israël; note que l’objectif du Conseil d’association est non seulement de renforcer le partenariat UE-Israël, mais également de tenir lieu de tribune pour le dialogue sur les questions liées au conflit israélo-palestinien et de dispositif permettant de relancer le processus de paix au Proche-Orient; rappelle et soutient la position de l’Union telle qu’elle a été exposée et approuvée à l’unanimité par le Conseil dans la perspective du 12e Conseil d’association, qui s’est tenu à Bruxelles le 3 octobre 2022; soutient les efforts déployés par le haut représentant dans le but de réunir les dirigeants arabes en vue de progresser vers une paix régionale globale qui mette fin au conflit israélo-palestinien et apporte une sécurité, des échanges commerciaux et une coopération substantiels à la région; |
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147. |
réaffirme sa position selon laquelle l’ensemble des manuels et du matériel scolaires financés par des fonds de l’Union doivent respecter les normes de paix, de tolérance, de coexistence et de non-violence de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO); |
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148. |
se félicite de l’adoption de la contribution pluriannuelle de l’Union à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), qui garantit un soutien prévisible aux réfugiés palestiniens conformément à la déclaration commune de l’Union européenne et de l’UNRWA pour la période 2021-2024; se félicite de la contribution supplémentaire de l’Union à l’Office au titre de la facilité en faveur de l’alimentation et de la résilience, aux fins de lutter contre l’insécurité alimentaire; souligne que l’UNRWA continue de contribuer à la stabilité et à la paix régionales; |
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149. |
considère qu’Israël est un partenaire important de l’Union; félicite Israël et le Liban pour leur accord sur la délimitation de leur frontière maritime; |
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150. |
condamne avec la plus grande fermeté la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, ainsi que le rôle facilitateur joué par le régime biélorusse de Loukachenko; demande aux dirigeants russes d’y mettre un terme immédiatement et de se retirer sans condition de la totalité du territoire de l’Ukraine reconnu au niveau international ainsi que d’autres pays, en particulier la Géorgie et la République de Moldavie, dont le territoire ou une partie de celui-ci est occupé illégalement par la Russie; presse la Russie de garantir la libre circulation des céréales et d’autres matières premières à travers le monde; demande au Conseil de qualifier la Russie comme un État promoteur du terrorisme et comme un État qui utilise des moyens terroristes; invite instamment la communauté internationale à soutenir tous les processus internationaux et nationaux légitimes, notamment en vertu du principe de compétence universelle, afin d’enquêter sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre en vue de tenir responsables devant un tribunal tous les auteurs des innombrables crimes de guerre et des violations des droits de l’homme, y compris des viols de masse et de la déportation forcée d’Ukrainiens; réaffirme que la Russie devra réparer l’ensemble des dommages et des destructions qu’elle a causées en Ukraine; observe que de nombreux citoyens russes quittent la Russie afin d’éviter d’échapper à la conscription; demande que toutes les personnes qui ont volontairement aidé la Russie, de quelque manière que ce soit, dans cette guerre ou dans l’organisation de référendums illégitimes soient tenues responsables et sanctionnées individuellement; |
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151. |
se félicite de la suspension de l’accord visant à faciliter la délivrance des visas entre l’Union européenne et la Russie; invite les États membres à mettre pleinement en œuvre les lignes directrices de la Commission concernant la délivrance de visas en général à des demandeurs russes et les contrôles des citoyens russes aux frontières extérieures, dans le plein respect du droit de l’Union et du droit international, et à veiller à ce que toutes les demandes d’asile émanant, entre autres, de dissidents, de déserteurs, de réfractaires à la conscription ou de militants soient traitées sur une base individuelle, en tenant compte des préoccupations en matière de sécurité des États membres d’accueil et en procédant d’une manière conforme à l’acquis de l’Union en matière d’asile; invite le Conseil et la Commission à suivre de près la situation des visas accordés aux Russes; |
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152. |
se félicite de l’adoption du récent train de sanctions à l’encontre de la Russie; prie, cependant, le Conseil d’étendre la liste des personnes directement visées par les sanctions de l’Union, en tenant compte de la liste des 6 000 personnes présentée par la Fondation anticorruption d’Alexei Navalny; |
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153. |
est fermement convaincu que seule la victoire définitive de l’Ukraine contre la Russie défendra l’ordre mondial et dissuadera d’autres acteurs offensifs de mener des guerres d’agression; invite les institutions compétentes de l’Union à élaborer conjointement des scénarios de fin de guerre tout en tenant compte de la position potentiellement déstabilisée et affaiblie de la Russie et de la planification de sa restructuration éventuelle; |
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154. |
invite la Commission et les États membres à prendre l’initiative dans l’élaboration d’un mécanisme multilatéral de contrôle, d’exécution et de versement du paiement des réparations à l’Ukraine; |
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155. |
prend acte de la prévalence du soutien à l’invasion non provoquée et injustifiable de l’Ukraine par la Russie dans de nombreux pays, notamment en raison de l’efficacité des campagnes de désinformation russes et chinoises; encourage le VP/HR, la Commission et les États membres à développer les initiatives diplomatiques avec ces pays, à renforcer la coopération bilatérale et multilatérale et à intensifier les communications stratégiques; souligne le rôle central que doit jouer la stratégie «Global Gateway» pour relever les défis communs sur la base de valeurs démocratiques, de partenariats équitables et de la viabilité environnementale; |
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156. |
invite la communauté internationale à atténuer autant que possible les répercussions négatives de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine sur l’Arctique, région dans laquelle la préservation de la paix, de la prospérité et de la stabilité devrait rester une priorité; exprime son inquiétude eu égard aux activités militaires russes dans l’Arctique et à l’évolution du contexte sécuritaire dans la région, et rappelle l’importance stratégique de cette région; appelle de ses vœux un renforcement de l’engagement de l’Union dans la région tenant compte des nouvelles réalités en matière de sécurité résultant de l’agression par la Russie de l’Ukraine, étant donné que l’Arctique revêt une importance stratégique clé pour l’Union en matière de changement climatique, de politiques industrielles et économiques, de liberté de navigation ainsi que d’influence géostratégique, et en raison de l’augmentation des intérêts et des mouvements de la Russie et de la Chine dans cette région; |
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157. |
demande que les dirigeants de l’Union participent activement à la prévention des menaces nucléaires découlant de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, notamment à la sécurité de la centrale nucléaire de Zaporijjia; |
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158. |
souligne l’importance de renforcer les relations avec l’Amérique latine et les Caraïbes (ALC) en actualisant la stratégie UE-ALC, en mettant particulièrement l’accent sur les efforts communs visant à renforcer l’ordre mondial multilatéral, le droit international et le respect de la démocratie et des droits de l’homme, en particulier dans le contexte de l’influence croissante et disproportionnée de la RPC et de la Russie dans la région par rapport à l’Union ainsi que des menaces accrues visant les chaînes d’approvisionnement européennes en raison de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine; invite les États membres et le SEAE à déployer une diplomatie proactive dans la région et à renforcer davantage les partenariats existants avec des pays partageant les mêmes valeurs, les relations commerciales, les investissements, le soutien à la démocratie et la coopération interparlementaire; souligne, dans ce contexte, l’importance de la question de genre, du changement climatique et des droits des peuples indigènes, ainsi que la nécessité de signer et de ratifier rapidement les accords équilibrés et modernisés prévus avec le Chili, le Mexique et le Mercosur, qui comprennent un chapitre juridiquement contraignant et exécutoire sur le commerce et le développement durable tenant résolument compte des droits de l’homme et aligné sur les objectifs du pacte vert pour l’Europe, à condition que, dans le cas du Mercosur, un accord soit trouvé sur l’instrument supplémentaire concernant les engagements significatifs de prératification; se félicite de la conclusion des négociations sur l’accord-cadre avancé UE-Chili; prie instamment la Commission, à cet égard, après plus de deux ans de négociation sur l’instrument supplémentaire, de présenter un accord définitif dans les meilleurs délais; insiste sur la nécessité de la ratification de l’accord d’association entre l’Union européenne et les pays d’Amérique centrale par toutes les parties; |
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159. |
exprime son soutien à l’ordre démocratique et constitutionnel du Pérou, qui a été menacé par le désormais ancien président Pedro Castillo et ses alliés lorsqu’il a tenté de dissoudre illégalement le Congrès le 7 décembre 2022 afin d’éviter sa propre destitution; émet l’espoir que le comportement irréprochable et responsable des autorités péruviennes ne fera que renforcer la démocratie dans le pays et appelle à la tenue d’élections présidentielles et législatives dans les meilleurs délais afin de sortir de l’impasse politique; |
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160. |
réaffirme son engagement ferme en faveur de la défense et de la promotion de la démocratie en Amérique latine; condamne l’agression manifestement antidémocratique et violente menée par l’extrême droite contre les institutions démocratiques brésiliennes le 8 janvier 2023, permise par une désinformation délibérée et généralisée concernant la légitimité des récentes élections présidentielles au Brésil; exprime son soutien sans réserve au président brésilien démocratiquement élu, Lula da Silva, et à la réponse rapide et résolue du gouvernement brésilien à l’insurrection; |
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161. |
souligne que les relations que l’Union entretient avec l’Union africaine sont de la plus grande importance pour répondre aux besoins et développer le grand potentiel des pays partenaires ainsi que pour poursuivre des intérêts communs; invite la Commission et le VP/HR à concrétiser les engagements convenus lors du sommet UA-UE, à mettre rapidement en œuvre les projets Global Gateway en Afrique et à renforcer les partenariats dans les domaines de la sécurité, du commerce, de la santé, du développement et de l’aide à l’atténuation des conséquences de la pandémie de COVID-19 avec les pays du continent africain, conformément à la boussole stratégique; met l’accent sur la nécessité de fonder ces actions sur l’égalité, notamment dans le but de promouvoir les objectifs de développement durable, les transformations numérique et verte, les droits de l’homme et la résolution pacifique des conflits, conformément aux principes du droit international; rappelle que l’engagement de l’Union envers l’Afrique, notamment par la coopération au développement et commerciale, doit donner la priorité à la contribution au renforcement et à la résilience des sociétés, à la promotion de l’égalité sociale et de la sécurité, et au soutien des structures démocratiques sur le terrain; |
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162. |
se félicite de l’attribution de fonds au titre du Fonds européen de développement en vue d’atténuer l’insécurité alimentaire croissante causée notamment de l’invasion de l’Ukraine par la Russie; demande que d’autres mesures similaires soient prises si nécessaire; renouvelle son appel à évoluer vers un véritable partenariat d’égal à égal, au cœur duquel se trouvent le développement humain et la protection des ressources naturelles; |
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163. |
demande que l’Union mette en place une campagne forte de communication stratégique et de sensibilisation ciblant les pays africains afin de lutter contre les récits néfastes, en particulier ceux qui sont diffusés dans la région par la Fédération de Russie et par la RPC; |
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164. |
condamne l’ingérence de la Russie en Afrique, qui menace la démocratie, notamment par la présence accrue du groupe Wagner sur le continent; condamne fermement les abus et les crimes commis par ce groupe; |
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165. |
appelle de ses vœux l’établissement d’un partenariat Afrique-Europe visant à créer un espace de solidarité, de sécurité, de paix et de prospérité durable; demande que l’Union mette rapidement en place des actions visant à lutter contre la présence croissante du groupe Wagner dans plusieurs pays d’Afrique, qui renforce encore davantage l’instabilité et compromet les efforts de lutte contre le terrorisme; |
Renforcer la diplomatie parlementaire en tant qu’instrument de politique étrangère
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166. |
souligne la contribution spécifique du Parlement à la politique étrangère et de sécurité de l’Union grâce aux atouts dont il dispose en matière de diplomatie parlementaire; appelle de ses vœux un contrôle parlementaire plus approfondi sur les questions d’importance stratégique relevant des affaires étrangères européennes; rappelle notamment qu’il existe une coopération soutenue à un niveau politique et technique entre le Parlement ukrainien et le Parlement européen; |
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167. |
fait observer que le Parlement participe activement à la PESC par l’intermédiaire de ses instruments spécifiques; souligne l’importance et le caractère unique de des programmes de démocratisation du Parlement, tels que le dialogue Jean Monnet, qui visent à promouvoir et à renforcer le travail des parlements; rappelle la nécessité pour toutes les institutions de l’Union de participer et de collaborer aux activités qui visent à lutter contre le recul démocratique à l’échelle mondiale, notamment par l’observation des élections, les activités de médiation et de dialogue, la prévention des conflits, l’attribution et le réseau du prix Sakharov et la diplomatie parlementaire; |
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168. |
demande au SEAE d’intégrer la liberté de la presse et la liberté d’expression en tant que priorités et de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire respecter, dans leur intégralité, les lignes directrices de l’Union relatives à la liberté d’expression en ligne et hors ligne; invite instamment les délégations de l’Union à améliorer les mesures de protection préventives, à prévoir des réactions d’urgence en cas de détérioration de la liberté de la presse et à apporter un soutien manifeste et visible aux journalistes locaux et à la société civile; |
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169. |
demande que l’amélioration de la diplomatie préventive de l’Union tienne lieu d’instrument proactif de politique étrangère afin d’éviter que des conflits ne se déclarent entre des parties tierces et d’aider ces dernières à trouver des solutions pacifiques aux tensions croissantes; |
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170. |
souligne l’importance des assemblées parlementaires en tant qu’espaces de coopération et de dialogue institutionnel, et leur précieuse contribution à l’action européenne de politique étrangère en matière de sécurité, ainsi que la nécessité de promouvoir leur activité et de garantir leur fonctionnement correct et leur développement; |
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171. |
demande à la Commission et aux États membres de permettre et de renforcer le contrôle parlementaire de l’action extérieure de l’Union, notamment en poursuivant les consultations régulières avec le VP/HR et avec la Commission et en associant le Parlement à la poursuite correcte de la mise en œuvre et du contrôle de la facilité européenne pour la paix et de la boussole stratégique; rappelle que le Parlement est engagé dans une coopération informelle avec le SEAE, renforcée par la décision du Conseil du 26 juillet 2010 ainsi que par la déclaration de la haute représentante sur la responsabilité politique de 2010; souligne qu’il est nécessaire de renforcer plus avant le cadre des relations interinstitutionnelles entre ce Parlement et le SEAE, y compris ses délégations; demande l’élaboration d’un «accord-cadre sur le renforcement de la coopération en matière d’action extérieure entre le SEAE et le Parlement européen», qui pourrait renforcer la boîte à outils de l’Union pour l’action extérieure; insiste sur la nécessité de profiter du réexamen à mi-parcours du Fonds européen de la défense (FED) pour introduire, au moyen d’actes délégués, un contrôle parlementaire adéquat pour les programmes de travail; souligne la nécessité d’établir également un niveau similaire de contrôle parlementaire pour le futur instrument visant à renforcer l’industrie européenne de la défense au moyen d’acquisitions conjointes (EDIRPA — European Defence Industry Reinforcement through common Procurement Act) et le programme européen d’investissement dans le domaine de la défense (EDIP — European Defence Investment Programme); souligne que, pour que le Parlement soit en mesure de remplir correctement son important rôle de contrôle démocratique, il devrait recevoir les informations et les documents nécessaires de manière transparente et en temps utile; |
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172. |
rappelle le rôle important des parlements nationaux dans les États membres; souligne le rôle essentiel que l’Assemblée parlementaire de l’OTAN peut jouer, et prône la poursuite du renforcement des relations du Parlement avec cette dernière; |
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173. |
demande à toutes les institutions et agences de l’Union ainsi qu’aux États membres de s’engager suffisamment dans la lutte contre la désinformation et la propagande qui affaiblissent leurs politiques en renforçant la communication stratégique et les informations relatives à leur travail; demande un renforcement du soutien à la communication stratégique en faveur des délégations et missions de l’Union; |
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174. |
condamne toute tentative de pays tiers visant à influencer ou à corrompre les élus; est résolu à enquêter pleinement sur les cas de corruption et d’abus de pays tiers en vue d’une prise d’influence au Parlement, et à prendre des mesures appropriées à cet égard; |
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175. |
insiste sur le droit du Parlement à être informé sur les questions de la PESC, conformément à l’article 36 du traité UE; attire l’attention sur les arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne concernant l’accord avec la République de Maurice (8) et l’accord avec la République unie de Tanzanie (9), selon lesquels il est essentiel que le Parlement soit immédiatement et pleinement informé pour pouvoir jouer son rôle de contrôle démocratique et de conseil dans le domaine de la PESC; |
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176. |
affirme que le Parlement devrait faire pleinement usage de son pouvoir de contrôle et de son pouvoir budgétaire sur les décisions de l’Union dans les affaires internationales; met en évidence l’importance des programmes de soutien à la démocratie du Parlement qui disposent d’un fort potentiel pour renforcer le rôle de l’Union dans le monde en favorisant la participation des acteurs politiques clés et la gouvernance démocratique durable dans les pays tiers et les pays candidats à l’adhésion à l’Union; |
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177. |
charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au président du Conseil européen, au Conseil, à la Commission, au vice-président de la Commission/ haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, ainsi qu’aux gouvernements et aux parlements des États membres. |
(1) JO C 347 du 9.9.2022, p. 61.
(2) JO C 465 du 6.12.2022, p. 109.
(3) JO L 102 du 24.3.2021, p. 14.
(4) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2022)0406.
(5) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2022)0443.
(6) COM(2022)0684.
(7) Décision (PESC) 2022/151 du Conseil du 3 février 2022 relative à une action de l’Union européenne en faveur de l’évacuation de certaines personnes particulièrement vulnérables depuis l’Afghanistan (JO L 025 du 4.2.2022, p. 11).
(8) Arrêt du 24 juin 2014, Parlement européen/Conseil de l’Union européenne, C-658/11, ECLI:EU:C:2014:2025.
(9) Arrêt du 14 juin 2016, Parlement européen/Conseil de l’Union européenne, C-263/14, ECLI:EU:C:2016:435.
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16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/54 |
P9_TA(2023)0010
Mise en œuvre de la politique de sécurité et de défense commune — rapport annuel 2022
Résolution du Parlement européen du 18 janvier 2023 sur la mise en œuvre de la politique de sécurité et de défense commune — rapport annuel 2022 (2022/2050(INI))
(2023/C 214/05)
Le Parlement européen,
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vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE), |
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vu le titre V du traité sur l’Union européenne (traité UE), et notamment son chapitre 2, section 2, sur les dispositions concernant la politique de sécurité et de défense commune (PSDC), |
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vu le règlement (UE) 2021/697 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2021 établissant le Fonds européen de la défense (1) (FED), |
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vu le règlement (UE) 2021/947 du Parlement européen et du Conseil du 9 juin 2021 établissant l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale — Europe dans le monde (2), |
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vu la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil du 19 juillet 2022 relatif à la mise en place de l’instrument visant à renforcer l’industrie européenne de la défense au moyen d’acquisitions conjointes (EDIRPA) (COM(2022)0349), |
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vu la décision (PESC) 2017/2315 du Conseil du 11 décembre 2017 établissant une coopération structurée permanente (CSP) et fixant la liste des États membres participants (3), |
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vu les conclusions du Conseil et des représentants des gouvernements des États membres, réunis au sein du Conseil, sur l’établissement d’un pacte en matière de PSDC civile, adoptées par le Conseil «Affaires étrangères» lors de sa réunion du 19 novembre 2018, |
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vu la décision (PESC) 2021/509 du Conseil du 22 mars 2021 établissant une facilité européenne pour la paix (4) (FEP), |
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vu les décisions (PESC) 2021/748 (5), (PESC) 2021/749 (6) et (PESC) 2021/750 (7) du Conseil du 6 mai 2021 relatives à la participation du Canada, du Royaume de Norvège et des États-Unis d’Amérique au projet CSP «mobilité militaire», |
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vu la décision (PESC) 2021/1143 du Conseil du 12 juillet 2021 relative à une mission de formation militaire de l’Union européenne au Mozambique (EUTM Mozambique) (8), |
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vu la décision (PESC) 2022/638 du Conseil du 13 avril 2022 modifiant la décision 2014/486/PESC relative à la mission de conseil de l’Union européenne sur la réforme du secteur de la sécurité civile en Ukraine (EUAM Ukraine)) (9), |
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vu la décision (PESC) 2022/1968 du Conseil du 17 octobre 2022 relative à une mission d’assistance militaire de l’Union européenne en soutien à l’Ukraine (EUMAM Ukraine) (10), |
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vu la décision (PESC) 2022/1970 du Conseil du 17 octobre 2022 modifiant la décision 2010/452/PESC concernant la mission d’observation de l’Union européenne en Géorgie (EUMM Georgia) (11), |
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vu les conclusions du Conseil européen du 22 octobre 2021, ainsi que des 24 et 25 mars, 30 et 31 mai, et 23 et 24 juin 2022, |
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vu les conclusions du Conseil «Affaires étrangères» du 12 décembre 2022, |
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vu la décision (PESC) 2022/2444 du Conseil du 12 décembre 2022 relative à une mission de partenariat militaire de l’Union européenne au Niger (EUMPM Niger) (12), |
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vu la décision (PESC) 2022/1970 du Conseil du 17 octobre 2022 (13) portant création d’une capacité de surveillance de l’Union européenne en Arménie et sa décision du 19 décembre 2022 de déployer une équipe transitoire d’aide à la planification en Arménie, |
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vu la déclaration de Versailles adoptée le 11 mars 2022 lors d’une réunion informelle des chefs d’État ou de gouvernement, |
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vu les conclusions du Conseil du 22 janvier 2018 sur l’approche intégrée à l’égard des conflits et des crises extérieures, et celles du 24 janvier 2022 sur la situation en matière de sécurité européenne, |
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vu les conclusions du Conseil du 25 novembre 2013, du 18 novembre 2014, du 18 mai 2015, du 27 juin 2016, du 14 novembre 2016, du 18 mai 2017, du 17 juillet 2017, du 25 juin 2018, du 17 juin 2019, du 10 décembre 2019, du 17 juin 2020, du 12 octobre 2020, du 20 novembre 2020, du 7 décembre 2020 et du 10 mai 2021 sur la PSDC, |
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vu les conclusions du Conseil du 5 juin 2020 sur la jeunesse dans l’action extérieure, |
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vu les conclusions du Conseil du 16 avril 2021 sur un partenariat renouvelé avec le voisinage méridional — un nouveau programme pour la Méditerranée, |
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vu les conclusions du Conseil du 18 octobre 2021 sur la Bosnie-Herzégovine/l’opération EUFOR Althea, |
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vu les conclusions du Conseil du 24 janvier 2022 intitulées «Faire passer au niveau supérieur le partenariat stratégique entre les Nations unies et l’UE concernant les opérations de paix et la gestion de crise: priorités pour 2022-2024». |
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vu les conclusions du Conseil du 21 février 2022 prolongeant et renforçant la mise en œuvre du concept de présences maritimes coordonnées dans le golfe de Guinée, |
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vu les conclusions du Conseil du 23 mai 2022 sur la mise en place d’une posture cyber de l’Union européenne, |
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vu la réunion du Conseil «Affaires étrangères» du 16 mai 2022 et celle du Conseil «Affaires étrangères» avec les ministres de la défense du 17 mai 2022, |
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vu la stratégie globale intitulée «Vision partagée, action commune: une Europe plus forte — une stratégie globale pour la politique étrangère et de sécurité de l’Union européenne», présentée le 28 juin 2016 par la vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (VP/HR), |
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vu la «Boussole stratégique en matière de sécurité et de défense — Pour une Union européenne qui protège ses citoyens, ses valeurs et ses intérêts, et qui contribue à la paix et à la sécurité internationales», approuvée par le Conseil le 21 mars 2022 et avalisée par le Conseil européen le 25 mars 2022, |
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vu la feuille de route du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) sur le changement climatique et la défense du 6 novembre 2020 et la résolution du Parlement du 7 juin 2022 à ce sujet (14), |
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vu la communication conjointe de la Commission et du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 6 mars 2014 intitulée «Pour un domaine maritime mondial ouvert et sûr: éléments d’une stratégie de sûreté maritime de l’Union européenne» (JOIN(2014)0009), |
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vu la communication de la Commission du 24 juillet 2020 relative à la stratégie de l’UE pour l’union de la sécurité (COM(2020)0605), |
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vu la communication de la Commission du 15 février 2022 intitulée «Contribution de la Commission à la défense européenne» (COM(2022)0060), |
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vu la communication de la Commission du 15 février 2022 intitulée «Feuille de route sur les technologies critiques pour la sécurité et la défense» (COM(2022)0061), |
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vu la communication conjointe de la Commission et du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 18 mai 2022 sur l’analyse des déficits d’investissement dans le domaine de la défense et sur la voie à suivre (JOIN(2022)0024), |
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vu la communication conjointe de la Commission et du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 16 décembre 2020 intitulée «La stratégie de cybersécurité de l’UE pour la décennie numérique» (JOIN(2020)0018), |
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vu la communication de la Commission du 22 février 2021 intitulée «Plan d’action sur les synergies entre les industries civile, spatiale et de la défense» (COM(2021)0070), |
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vu la communication conjointe de la Commission et du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 10 novembre 2022 intitulée «Plan d’action sur la mobilité militaire 2.0» (JOIN(2022)0048), |
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vu la communication conjointe de la Commission et du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 10 novembre 2022 intitulée «La politique de cyberdéfense de l’UE» (JOIN(2022)0049), |
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vu le deuxième programme de travail annuel du Fonds européen de la défense pour 2022, adopté par la Commission le 25 mai 2022, |
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vu le traité de l’Atlantique Nord, |
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vu la déclaration du sommet de Madrid publiée par les chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN participant à la réunion du Conseil de l’Atlantique Nord tenue à Madrid le 29 juin 2022, |
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vu les demandes d’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN, présentées conjointement le 18 mai 2022, et la signature par les alliés de l’OTAN des protocoles d’adhésion pour la Finlande et la Suède le 5 juillet 2022, |
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vu le concept stratégique 2022 de l’OTAN, adopté par les chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN lors du sommet de l’OTAN qui s’est tenu à Madrid le 29 juin 2022, |
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vu les trois déclarations conjointes sur la coopération UE-OTAN signées le 8 juillet 2016, le 10 juillet 2018 et le 10 janvier 2023, |
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vu l’ensemble commun de 74 propositions pour la mise en œuvre de la déclaration commune de Varsovie approuvé par le Conseil de l’Union européenne et le Conseil de l’OTAN le 6 décembre 2016 et le 5 décembre 2017, |
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vu le septième rapport, daté du 20 juin 2022, sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de l’ensemble commun de propositions approuvé par le Conseil de l’Union européenne et le Conseil de l’OTAN le 6 décembre 2016 et le 5 décembre 2017, |
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vu les rapports et recommandations concernés adoptés par l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, |
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vu la déclaration du sommet UE-États-Unis du 15 juin 2021 intitulée «Vers un partenariat transatlantique renouvelé», |
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vu la déclaration commune du secrétaire d’État des États-Unis d’Amérique et du VP/HR du 3 décembre 2021 sur le lancement du dialogue UE-États-Unis en matière de sécurité et de défense, ainsi que les réunions ultérieures de ce dialogue, |
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vu la guerre d’agression injustifiée et non provoquée menée contre l’Ukraine par la Russie et l’invasion et l’annexion illégale par cette dernière de la Crimée et des régions de Donetsk, de Kherson, de Louhansk et de Zaporijjia, ainsi que son occupation des régions d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud en Géorgie et de la Transnistrie en République de Moldavie; |
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vu les nouvelles technologies, telles que l’intelligence artificielle (IA), les capacités spatiales et l’informatique quantique, qui ouvrent de nouvelles perspectives pour l’humanité, mais créent aussi de nouveaux défis en matière de politique de défense et de politique étrangère et exigent une stratégie clairement définie ainsi qu’un consensus entre alliés, |
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vu la charte des Nations unies, |
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vu la charte des Nations unies, en particulier son article 2, paragraphe 4, qui interdit l’emploi de la force, et son article 51 relatif au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, |
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vu la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS), |
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vu les résolutions 1325 (2000), 1889 (2013), 2122 (2013), 2242 (2015) et 2493 (2019) du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur les femmes, la paix et la sécurité et ses résolutions 2250 (2015), 2419 (2018) et 2535 (2020) sur la jeunesse, la paix et la sécurité, |
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vu les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies sur Chypre, |
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vu l’Acte final de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe de 1975 (Acte final d’Helsinki), |
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vu sa résolution du 12 septembre 2018 sur les systèmes d’armes autonomes (15), |
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vu sa résolution du 11 décembre 2018 sur la mobilité militaire (16), |
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vu sa résolution du 12 mars 2019 sur le renforcement des capacités de l’Union en matière de prévention des conflits et de médiation (17), |
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vu sa position du 26 novembre 2019 sur la proposition de directive du Conseil modifiant la directive 2006/112/CE relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée et la directive 2008/118/CE relative au régime général d’accise en ce qui concerne l’effort de défense dans le cadre de l’Union (18), |
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vu sa résolution du 17 septembre 2020 sur les exportations d’armements: mise en œuvre de la position commune 2008/944/PESC (19), |
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vu sa résolution du 25 mars 2021 sur la mise en œuvre de la directive 2009/81/CE relative aux marchés publics dans les domaines de la défense et de la sécurité («la directive sur les marchés publics»), et de la directive 2009/43/CE relative aux transferts de produits liés à la défense (20), |
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vu sa résolution du 7 juillet 2021 sur la coopération UE-OTAN dans le cadre des relations transatlantiques (21), |
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vu sa résolution du 7 octobre 2021 sur l’état des capacités de cyberdéfense de l’Union (22), |
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vu sa résolution du 17 février 2022 sur la mise en œuvre de la politique étrangère et de sécurité commune — rapport annuel 2021 (23), |
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vu sa résolution du 17 février 2022 sur la mise en œuvre de la politique de sécurité et de défense commune — rapport annuel 2021 (24), |
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vu sa résolution du 1er mars 2022 sur l’agression russe contre l’Ukraine (25), |
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vu sa résolution du 9 mars 2022 sur l’ingérence étrangère dans l’ensemble des processus démocratiques de l’Union européenne, y compris la désinformation (26), |
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vu sa résolution du 7 avril 2022 sur les conclusions du Conseil européen des 24 et 25 mars 2022, y compris les dernières évolutions de la guerre en Ukraine et les sanctions de l’Union contre la Russie ainsi que leur mise en œuvre (27), |
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vu sa recommandation du 8 juin 2022 au Conseil et au vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité concernant la politique étrangère, de sécurité et de défense de l’Union européenne après la guerre d’agression russe contre l’Ukraine (28), |
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vu sa résolution du 8 juin 2022 sur la sécurité dans la zone du partenariat oriental et le rôle de la politique de sécurité et de défense commune (29), |
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vu sa recommandation du 14 septembre 2022 à la Commission et au vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité sur le partenariat renouvelé avec le voisinage méridional — un nouveau programme pour la Méditerranée, |
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vu sa résolution législative du 14 décembre 2022 sur la position du Conseil en première lecture en vue de l’adoption du règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un instrument de soutien à l’Ukraine pour 2023 (assistance macrofinancière +) (30), |
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vu l’article 54 de son règlement intérieur, |
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vu les avis de la commission des affaires constitutionnelles et de la commission des droits des femmes et de l’égalité des genres, |
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vu le rapport de la commission des affaires étrangères (A9-0296/2022), |
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A. |
considérant que l’Europe est confrontée à la combinaison la plus complexe de menaces tant militaires que non militaires depuis la fin de la Guerre froide, combinaison exacerbée par la guerre d’agression non provoquée, injustifiée et illégale menée par la Russie contre l’Ukraine; considérant que les menaces non militaires comprennent la désinformation, les cyberattaques, les attaques contre des infrastructures critiques, les assassinats, les actes de sabotage, les pressions économiques, le chantage alimentaire et énergétique, l’instrumentalisation des migrations et l’influence politique subversive; considérant que toute atteinte délibérée aux infrastructures énergétiques européennes en activité est inadmissible et doit donner lieu à la réaction la plus vigoureuse possible; considérant que l’invasion de l’Ukraine par la Russie est une attaque dirigée contre l’ordre international fondé sur des règles; considérant que cette guerre d’agression est une atteinte à l’architecture de sécurité européenne qui a été édifiée après la Seconde Guerre mondiale et après la fin de la Guerre froide, à laquelle la Russie a participé; considérant que, dans sa guerre contre l’Ukraine et son agressivité à l’égard de l’Europe et de l’Occident, le président Poutine a délibérément choisi de recourir à une escalade fondée sur des initiatives telles que l’organisation de parodies de référendums dans les territoires ukrainiens occupés, l’annexion des territoires de Louhansk, de Donetsk, de Kherson et de Zaporijjia, la mobilisation partielle des forces russes et des menaces répétées et croissantes, y compris celle d’utiliser des armes nucléaires; considérant que le décret du président Vladimir Poutine du 21 septembre 2022 proclamant la mobilisation partielle en Fédération de Russie a déclenché un phénomène de pression migratoire aux frontières de la Russie avec la Géorgie, le Kazakhstan et les pays baltes, avec l’afflux de Russes souhaitant quitter leur pays, mais surtout que l’agression brutale contre l’Ukraine et le génocide commis contre les Ukrainiens ont causé des souffrances inimaginables, entraînant la plus grande vague de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale; considérant que l’Ukraine défend non seulement sa souveraineté et l’intégrité de son territoire, mais aussi les valeurs de démocratie partagées par l’UE; considérant qu’aucune mesure solide et efficace n’a été mise en place pour décourager l’agression russe contre l’Ukraine; considérant qu’à plusieurs reprises, la Russie a adressé à l’Ukraine, ainsi qu’à l’OTAN et aux États membres de l’Union européenne, des menaces de guerre nucléaire; |
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B. |
considérant que de la victoire de l’Ukraine dépend aussi la crédibilité de l’Union et de sa politique de sécurité et de défense; |
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C. |
considérant qu’en réponse à ces menaces, l’Union doit de toute urgence renforcer l’efficacité de sa politique étrangère, de sécurité et de défense afin de défendre ses intérêts, ses valeurs et ses citoyens, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières, et avant tout dans son voisinage, afin d’assurer la paix, la sécurité humaine, le développement durable et la démocratie et de soutenir ses partenaires; considérant que la boussole stratégique vise à doter l’Union de l’orientation stratégique et des outils réalistes et opérationnels dont elle a besoin pour progresser vers une politique de défense cohérente et crédible et devenir un garant efficace de la sécurité et un acteur mondial affirmé; considérant qu’il est aujourd’hui urgent de renforcer les capacités de l’Union en matière de sécurité et de défense, notamment en s’appuyant sur le soutien sans précédent apporté à l’Ukraine, en intégrant le recours à la facilité européenne pour la paix (FEP) et en garantissant la complémentarité avec l’OTAN; considérant que, devant l’agression hybride menée par la Russie, il est indispensable de concevoir la défense d’une Europe libre de façon globale et sous des angles multiples, en y incluant tous les éléments d’importance critique que sont l’amélioration des capacités militaires traditionnelles, la protection des infrastructures civiles, chaînes d’approvisionnement et installations énergétiques critiques, ainsi que la lutte active contre la désinformation et les cybermenaces; considérant que l’agression de l’Ukraine par la Russie a une nouvelle fois souligné le manque d’investissement dans la sécurité et la défense dans de nombreux États membres de l’Union européenne et de l’OTAN; considérant que l’OTAN a déployé des milliers de soldats des forces défensives terrestres, aériennes et maritimes en renfort sur son flanc est; considérant que l’OTAN aide à coordonner les demandes d’assistance émanant de l’Ukraine; considérant que les explosions qui ont endommagé les gazoducs Nord Stream relevaient d’une attaque dirigée expressément contre les infrastructures critiques de l’Union européenne; considérant que la Biélorussie s’est rendue complice de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine; |
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D. |
considérant que, le 12 décembre 2022, le Conseil «Affaires étrangères» a décidé de relever le plafond financier global de la FEP de 2 milliards d’euros en 2023, avec la possibilité d’une nouvelle augmentation à un stade ultérieur; |
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E. |
considérant qu’en décembre 2022, le Parlement et le Conseil se sont mis d’accord sur un ensemble de mesures de soutien de 18 milliards d’euros à transférer à l’Ukraine en vue d’une aide tout au long de l’année 2023; |
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F. |
considérant que, selon les termes de la boussole stratégique, «une Union plus forte et plus performante dans le domaine de la sécurité et de la défense contribuera positivement à la sécurité mondiale et transatlantique, et elle est complémentaire à l’OTAN, qui reste le fondement de la défense collective pour ses membres. Les deux vont de pair»; |
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G. |
considérant que l’approche intégrée de l’Union européenne à l’égard des conflits et des crises extérieurs permet l’utilisation cohérente des différentes capacités de l’Union, et que dans son cadre, la politique de sécurité et de défense de l’Union doit venir compléter les autres dispositifs à caractère civil, et inversement, afin de contribuer à la sécurité des personnes et à la paix durable en Europe et dans le monde; |
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H. |
considérant que la République populaire de Chine a accru de quelque 600 % ses dépenses de défense au cours de la dernière décennie et emploie sa puissance militaire pour intimider et menacer ses voisins, et singulièrement Taïwan, comme l’ont montré dernièrement les manœuvres militaires menées par la Chine à la suite de la visite à Taïwan de Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, en août 2022, alors que les actions militaires et provocations dangereuses de la Chine se poursuivent jour après jour; considérant que la République populaire de Chine se refuse à adopter une position claire à l’égard de la guerre d’agression faite à l’Ukraine par la Russie, laquelle viole des principes fondamentaux du droit international; considérant que la coopération militaire russo-chinoise s’est considérablement renforcée en 2022, comme en témoignent de multiples exercices militaires conjoints; |
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I. |
considérant qu’à la fin du mois de décembre 2022, le Japon et la Corée du Sud, deux partenaires importants de l’Union, ont souligné la nécessité d’une coopération avec l’Union dans le cadre de la mise à jour de leurs stratégies de sécurité; considérant que le Japon a en outre annoncé un doublement de ses dépenses de défense pour atteindre 2 % du produit intérieur brut (PIB); considérant que le Japon et la Corée du Sud sont tous deux confrontés à un triple défi en matière de sécurité en raison des menaces que représentent la Russie, la Chine et la Corée du Nord; considérant qu’en 2022, la Corée du Nord a procédé à plus de 90 essais de missiles, soit de loin le plus grand nombre jamais atteint, et que des rumeurs ont circulé au sujet d’un septième essai nucléaire, le premier depuis 2017, qui porterait gravement atteinte à la sécurité régionale et mondiale; |
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J. |
considérant que le règlement pacifique des conflits, l’amélioration de la stabilité et de la sécurité et le resserrement de leur coopération mutuelle sont des éléments dont ont besoin le voisinage oriental et les Balkans occidentaux; considérant que la sécurité dans ces régions est affectée négativement par l’invasion de l’Ukraine par la Russie; |
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K. |
considérant que la région arctique prend une importance de plus en plus grande dans les domaines de la géopolitique, du développement économique et des transports, mais qu’elle doit faire face en même temps à des périls liés au changement climatique, à la militarisation et aux migrations; considérant que l’activité militaire croissante de la Russie et le renforcement de sa capacité militaire dans l’Arctique sont très préoccupants; |
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L. |
considérant que l’influence de la Russie en Afrique s’est développée, notamment du fait de la présence accrue du groupe Wagner sur le continent; considérant que le groupe Wagner s’est fortement implanté dans des pays tels que le Mali et la République centrafricaine; considérant que le groupe Wagner aurait commis des atrocités en Ukraine, au Mali, en Libye, en Syrie et en République centrafricaine; considérant qu’au Mali, cette influence est renforcée par la position non coopérative des autorités à l’égard des partenaires occidentaux (y compris la mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM)), des organisations régionales et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA); |
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M. |
considérant que la fragmentation industrielle du développement et de l’acquisition des capacités militaires européennes suivant des axes nationaux coûte entre 25 et 100 milliards d’euros chaque année et qu’elle a une incidence considérable sur la compétitivité globale du secteur de la défense; considérant que les États membres n’ont acheté que 11 % du total de leurs équipements en collaboration en 2020 et 8 % en 2021, malgré un cofinancement par l’intermédiaire de programmes financés par le budget de l’Union, tels que l’action préparatoire sur la recherche en matière de défense (PADR) et le programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense (EDIDP), et malgré leur engagement d’atteindre 35 % de marchés publics communs de défense; considérant qu’entre 1999 et 2021, les dépenses totales de l’Union en matière de défense ont augmenté de 20 %, contre 66 % pour les États-Unis, 292 % pour la Russie et 592 % pour la Chine; considérant que les États membres se sont mis d’accord sur l’augmentation et l’amélioration des dépenses de défense, qui devraient principalement être consacrées à des initiatives de coopération et être alignées sur les engagements en matière de dépenses de défense des membres de l’OTAN de l’Union; considérant que l’Union doit stimuler davantage la recherche, le développement technologique et l’innovation dans le domaine de la sécurité et de la défense; considérant que l’ambition de l’Union de devenir un véritable acteur dans le domaine de la sécurité remonte à plus de 20 ans, tandis que les résultats en matière de capacités, d’interopérabilité et de coopération d’un rapport coût-efficacité satisfaisant restent plutôt limités malgré la mise en place de diverses structures et processus tels que l’Agence européenne de défense, le plan de développement des capacités, la coopération structurée permanente (CSP), la capacité militaire de planification et de conduite (MPCC) et l’examen annuel coordonné en matière de défense (EACD); considérant que, depuis 2017, 61 projets CSP ont été lancés sans qu’aucun d’entre eux n’obtienne de résultats tangibles; considérant que la Commission européenne et le SEAE ont proposé la mise en place de l’instrument visant à renforcer l’industrie européenne de la défense au moyen d’acquisitions conjointes (EDIRPA), dispositif européen à court terme destiné à encourager les achats communs afin de répondre à nos besoins les plus essentiels; considérant qu’il sera doté de 500 millions d’euros financés sur le budget de l’Union, moyens qui viendront s’ajouter aux investissements réalisés de leur côté par les États membres; considérant qu’en 2023, après la finalisation de l’EDIRPA, la Commission devrait présenter un règlement portant création d’un programme européen d’investissement dans le domaine de la défense, lequel fixera les conditions dans lesquelles les États membres pourront réaliser des achats communs tout en bénéficiant de l’exonération de la TVA et du soutien financier de l’Union; considérant que la politique de défense reste l’une des principales compétences des États membres; |
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N. |
considérant que 12 missions civiles et 8 opérations militaires sont en cours dans le cadre de la PSDC, 5 000 effectifs étant déployés sur trois continents; considérant que seules trois d’entre elles sont des opérations dotées d’un mandat exécutif (Atalanta, opération IRINI de la force navale de l’Union européenne pour la Méditerranée (EU NAVFOR MED IRINI), EUFOR Althea); considérant que les missions et opérations de la PSDC pâtissent de la lenteur du processus décisionnel et du recours excessif du Conseil à la microgestion, combinée à une coordination insuffisante entre les activités de formation et la fourniture d’équipements militaires aux partenaires; considérant que le nombre total d’effectifs déployés par les États membres n’a cessé de diminuer ces dernières années et que les missions et opérations pâtissent continuellement du fait que les États membres ne tiennent pas leurs promesses de mettre à disposition suffisamment de personnel militaire ou civil; considérant que ces défaillances opérationnelles nuisent à l’efficacité globale des missions et opérations de la PSDC; considérant que les missions et opérations de la PSDC renforcent considérablement la résilience et la stabilité du voisinage européen; considérant que le pacte en matière de PSDC civile est l’instrument cardinal du renforcement de ladite PSDC civile; considérant que les missions et opérations menées par l’Union au titre de la PSDC sont souvent la cible de menaces hybrides, y compris la désinformation, qui mettent en péril leur capacité à stabiliser efficacement le pays dans lequel elles sont déployées et, au contraire, renforcent l’instabilité qui préexistait, dont les seuls bénéficiaires sont des États tiers malveillants; considérant que l’opération EUFOR Althea vise à garantir l’application des accords de Dayton négociés en 1995, et qu’elle joue toujours un rôle central pour la sécurité et la stabilité de la Bosnie-Herzégovine et de la région; considérant que le mandat de l’EUFOR Althea a été prorogé d’un an par le Conseil de sécurité des Nations unies; considérant que la Bosnie-Herzégovine et la région ont tout à gagner à la poursuite de l’opération EUFOR Althea; considérant que la mission de l’Union européenne d’assistance à la frontière en Libye et l’opération IRINI de la force navale de l’Union européenne en Méditerranée contribuent durablement à la paix, à la sécurité et à la stabilité en mettant en œuvre l’embargo sur les armes imposé à la Libye par le Conseil de sécurité des Nations unies et en luttant contre les armes illicites et la traite des êtres humains; |
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O. |
considérant que les conflits touchent de manière disproportionnée les femmes et les filles et, entre autres, intensifient les violences sexistes, comme en témoigne également la guerre d’agression injustifiée menée par la Russie contre l’Ukraine; considérant qu’il y a lieu d’encourager et de renforcer la participation de femmes aux actions de maintien de la paix et aux opérations militaires; considérant que les femmes représentent 24 % des participants aux missions civiles de la PSDC, mais seulement 5 % aux missions militaires et 6 % aux opérations militaires (31); considérant que, compte tenu de l’importance de l’égalité entre les hommes et les femmes et de la contribution des femmes aux processus de paix, l’intégration de la perspective de genre dans la politique de sécurité et de défense de l’Union est essentielle; |
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P. |
considérant que les partenariats en matière de sécurité et de défense, de même qu’une coopération durable dans les domaines de la sécurité et de la défense, sont des instruments essentiels pour soutenir l’ambition de l’Union de s’ériger en acteur mondial; considérant que la coopération entre l’Union et l’OTAN et ses autres partenariats, notamment avec les Nations unies, l’OSCE, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, la Norvège, l’Ukraine, la Géorgie, les pays des Balkans occidentaux, le Japon, l’Australie ainsi qu’avec l’Union africaine et certains pays africains, forment un pilier à part entière de la PSDC; |
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Q. |
considérant que le patrimoine culturel revêt une dimension universelle en tant que témoignage de l’histoire des peuples, inséparable de leur identité, et que la communauté internationale se doit de le protéger et préserver pour les générations futures; considérant que la diversité culturelle a une influence importante sur la prévention des conflits, la réconciliation et la lutte contre l’extrémisme; |
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R. |
considérant que les données et les nouvelles technologies telles que l’IA sont de plus en plus essentielles au maintien de la compétitivité militaire et servent au développement de capacités militaires nouvelles ou renforcées, telles que les cyberarmes utilisant l’IA, les drones et les armes et véhicules autonomes ou semi-autonomes, ainsi que les outils de renseignements et d’appréciation de la situation, qui ont toutes un effet transformateur sur les opérations et la stratégie militaires; |
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S. |
considérant que le rôle actif qu’il joue dans la définition des mesures au titre de la PSDC renforce les fondements démocratiques de l’Union; considérant qu’il peut légitimement exercer un contrôle et une surveillance politiques sur l’exécutif au niveau de l’Union; considérant que les compétences de contrôle relatives à la facilité européenne pour la paix et au Fonds européen de développement ne sont pas officiellement établies; considérant que sa diplomatie est un moyen éprouvé et complémentaire de renforcer la communication stratégique, ainsi que la visibilité et l’efficacité des missions et opérations de la PSDC; |
Exploiter la dynamique pour renforcer la PSDC
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1. |
met en avant la détérioration spectaculaire de la sécurité européenne due à l’agression militaire injustifiée, non provoquée et illégale menée par la Russie contre l’Ukraine; souligne qu’en raison de cette situation, l’Union doit renforcer sa souveraineté stratégique et accélérer ses efforts conjoints en vue de développer les capacités de défense nécessaires et faire preuve d’une plus grande volonté de continuer d’agir de manière unie afin d’assurer la sécurité attendue par les citoyens de l’Union; |
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2. |
met en exergue la réponse sans précédent et unie de l’Union à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, notamment sous la forme de fourniture d’équipements militaires par l’intermédiaire de la facilité européenne pour la paix; reste déterminé à épauler l’Ukraine dans la défense de son intégrité territoriale, de sa souveraineté et des valeurs européennes; invite l’Union européenne à intensifier et à accélérer leurs efforts et à fournir à l’Ukraine toute l’aide financière et humanitaire et l’aide et les équipements militaires dont elle a besoin pour remporter cette guerre, y compris des équipements létaux et en particulier des armes lourdes, y compris des chars Leopard et des systèmes modernes de défense aérienne; se félicite vivement de la décision du Conseil de mettre en place, à sa demande, une mission d’assistance militaire pour soutenir l’Ukraine (EUMAM Ukraine), dans le but de renforcer la capacité militaire des forces armées ukrainiennes à mener efficacement des opérations militaires, afin de permettre à l’Ukraine de défendre son intégrité territoriale à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues, d’exercer effectivement sa souveraineté et de protéger ses civils; invite les États membres à intensifier leur assistance militaire à l’Ukraine, en particulier la fourniture d’armes répondant à des besoins clairement identifiés; invite, à cet égard, le chancelier allemand, Olaf Scholz, à mettre en place un consortium européen de pays européens concernés afin de livrer sans plus tarder à l’Ukraine des chars de combat Leopard 2; demande à l’Union européenne et à ses États membres d’aider l’Ukraine à renforcer sa capacité à revitaliser ses forces et à mener efficacement des opérations dans le but d’aider le pays à rétablir son intégrité territoriale et à exercer effectivement sa souveraineté, à protéger ses civils et à faire face aux offensives militaires de la Russie; appelle de ses vœux de nouvelles sanctions contre les personnes, entités et organismes responsables des divers crimes commis contre l’Ukraine; |
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3. |
insiste sur la nécessité d’une solidarité entre les États membres, en particulier avec ceux qui sont directement exposés, en raison de leur position géographique, à divers périls et problèmes imminents terrestres, maritimes ou aériens; souscrit sans réserve aux efforts visant à rendre l’article 42, paragraphe 7, du traité sur l’Union européenne opérationnel à cet égard; |
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4. |
condamne avec la plus grande fermeté les annexions illégales par la Russie de la Crimée et des quatre oblasts ukrainiens de Louhansk, Donetsk, Zaporijjia et Kherson, et condamne les menaces de la Russie d’utiliser des armes nucléaires; souligne que l’application de mesures restrictives à l’encontre de la Russie reste l’un des éléments clés de la panoplie d’outils dont dispose l’Union pour lutter contre l’agression militaire russe contre l’Ukraine; salue le neuvième train de mesures restrictives présenté par la Commission en réponse aux référendums illégaux organisés dans les territoires occupés par la Russie, à la mobilisation russe et à la menace du recours aux armes nucléaires agitée par Vladimir Poutine, et se félicite des préparations en cours d’un neuvième train de mesures; souligne que l’impunité qui a suivi l’invasion de la Géorgie en 2008 est l’un des facteurs qui ont conduit à la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine; |
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5. |
exhorte l’Union et les États membres à réduire considérablement l’écart entre l’assistance militaire «promise» et celle «livrée» à l’Ukraine; les invite à surmonter les blocages politiques qui entravent la livraison de missiles à longue portée, de chars et de véhicules blindés à l’Ukraine en quantités suffisantes pour soutenir le lancement d’une contre-offensive à plus grande échelle; invite l’Union et ses partenaires, en coopération avec l’Ukraine, à entamer une planification à moyen et à long terme afin d’évaluer les évolutions possibles du champ de bataille et de prévoir la demande potentielle d’armes et de munitions, ainsi que l’orientation et la portée de l’aide potentielle; |
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6. |
se félicite vivement de la poursuite d’un soutien militaire important visant à renforcer les capacités de l’Ukraine en matière de défense aérienne et d’infanterie; invite les membres de l’Union et de l’OTAN à accroître leur assistance militaire, notamment en lui fournissant les armes lourdes nécessaires; |
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7. |
est profondément choqué par le fait que plusieurs centrales nucléaires ukrainiennes ont été attaquées et sont occupées et qu’elles ont été le théâtre d’hostilités à plusieurs reprises depuis que la Russie a lancé sa guerre d’agression illégale contre l’Ukraine; s’inquiète vivement que les forces russes continuent d’occuper la centrale nucléaire de Zaporijjia (ZNPP), la plus grande centrale nucléaire d’Europe, et que son personnel, dont certains ont été temporairement enlevés, travaille constamment sous la pression des forces d’occupation; est également préoccupé par le fait que l’alimentation électrique de la centrale a été coupée à plusieurs reprises en raison des combats dans et autour de la centrale, ce qui a fortement accru le risque de catastrophe nucléaire; exige le retrait immédiat du personnel militaire russe de l’intérieur et des alentours de la ZNPP, ainsi que la création d’une zone démilitarisée autour de la centrale, au motif que les combats autour de la centrale pourraient entraîner une catastrophe majeure aux conséquences inimaginables; demande instamment à l’Union d’aider l’Agence internationale de l’énergie atomique et d’autres organisations à mettre en œuvre sans délai les mesures nécessaires en matière de sûreté nucléaire; demande à l’Union et à ses États membres de promouvoir une interdiction totale des attaques militaires à l’intérieur ou à partir d’installations nucléaires, sans exception, en vertu du droit international; |
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8. |
invite l’Union et les États membres à envisager des solutions pour renforcer les installations de maintenance, d’entretien et de réparation afin d’accroître le réapprovisionnement en équipements militaires réparés depuis les pays partenaires; |
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9. |
salue les nouvelles initiatives de l’Union visant à renforcer la sécurité et la défense européennes ainsi que les capacités de ses États membres, notamment la déclaration de Versailles, la boussole stratégique et la communication conjointe sur les déficits d’investissement dans le domaine de la défense; se félicite de la proposition de règlement de la Commission visant à encourager les acquisitions conjointes (EDIRPA), tout en soulignant la nécessité d’y allouer des ressources budgétaires, provenant notamment des États membres et de leurs budgets de défense accrus; souligne qu’il convient d’envisager un renforcement des missions et responsabilités de l’AED en ce qui concerne les futurs projets d’acquisitions conjointes; demande que les dépenses d’investissement dans la défense et les passations de marchés conjoints des États membres témoignent d’une plus grande ambition; se félicite de la présentation annoncée par la Commission du règlement relatif au programme européen d’investissement dans le domaine de la défense (EDIP) après la finalisation de l’EDIRPA en 2023, dont le budget devrait également être considérablement augmenté; souligne qu’il s’agit d’une étape importante vers une Union européenne de la défense; appelle de ses vœux une augmentation des possibilités de financement pour l’industrie européenne de la défense, à condition qu’elles soient investies dans des projets collaboratifs et génèrent une valeur ajoutée; se félicite de l’initiative stratégique pour la sécurité européenne (ISSE) de la Banque européenne d’investissement annoncée le 10 mars 2022, qui vise à mobiliser 6 milliards d’euros d’investissements pour soutenir les systèmes européens de sécurité et de défense à double usage, et l’encourage à explorer toutes les possibilités de financement pour les projets collaboratifs de l’industrie européenne de la défense, y compris en révisant ses règles; demande qu’un budget adéquat soit alloué à tous les instruments européens de défense, notamment le Fonds européen de la défense, la mobilité militaire et les futurs règlements EDIRPA et EDIP, et demande par conséquent un budget adéquat pour tous les instruments européens de défense; rappelle l’objectif de 2 % dans le cadre de l’OTAN, confirmé une nouvelle fois lors du sommet de l’OTAN qui s’est tenu au Pays de Galles en septembre 2014, et se félicite du fait que la plupart des États membres de l’Union également membres de l’OTAN se soient rapprochés dernièrement de cet objectif, qui devrait être considéré comme un objectif minimal, mais qui, malgré les plus grandes menaces pour la sécurité depuis des décennies, n’est jusqu’à présent atteint que par quelques États dans le cas de l’Europe, principalement par ceux du flanc oriental; souligne toutefois que, compte tenu des problématiques actuelles, des investissements supplémentaires dans le secteur de la défense seront nécessaires; |
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10. |
se félicite de la nouvelle ambition, énoncée dans la boussole stratégique, visant à doter l’Union d’une vision, d’une culture de défense stratégique commune et des outils lui permettant d’être un garant efficace de la sécurité, ainsi que de renforcer la sécurité et la défense de l’Union en augmentant sa résilience et en la rendant plus apte et réactive, de sorte qu’elle puisse agir rapidement pour défendre nos intérêts, nos principes et nos valeurs et protéger son territoire et ses citoyens; se félicite de la ferme détermination affichée dans la boussole stratégique à promouvoir et à faire progresser la sécurité humaine dans l’ensemble de la PSDC; rappelle que la boussole stratégique doit être un processus dynamique, qu’il faut régulièrement mettre à jour et adapter sur la base de l’analyse commune des menaces; estime que la boussole stratégique est une dynamique majeure qui pourrait donner l’élan nécessaire à la mise en place d’une véritable Union européenne de la défense, consolider l’approche intégrée de l’Union et lui permettre d’être un véritable acteur dans le domaine de la sécurité et un partenaire fiable; demande la mise en œuvre opérationnelle en temps utile des quelque 80 actions concrètes ainsi que leur mise à jour régulière, tout comme pour l’analyse des menaces pour l’Union; souligne que cette analyse commune des menaces renforcera la culture stratégique de l’Union et fournira des orientations sur les priorités à donner aux différents objectifs politiques et les ajustements à apporter dans le domaine de la sécurité et de la défense; se félicite que la boussole stratégique accorde une attention particulière aux partenaires d’Europe orientale et invite l’Union à renforcer la coopération en matière de sécurité avec l’Ukraine, la Géorgie et la République de Moldavie, en particulier dans des domaines tels que la cybersécurité et la lutte contre les menaces hybrides et la désinformation; note que la réponse aux nouveaux enjeux de sécurité extérieure de l’Union et de ses États membres réside avant tout dans l’affirmation et la mise en œuvre concrète des capacités permettant une meilleure appréciation des situations de crise, des prises de décisions plus rapides et des actions plus robustes; appelle de ses vœux une volonté politique soutenue de tous les États membres et des institutions de l’Union dans ce processus afin que l’Union soit prête à faire face au large éventail des menaces militaires et non militaires; réitère son appel en faveur d’une coopération plus étroite en matière de sécurité avec les organisations internationales, telles que, sans s’y limiter, les Nations unies, l’Union africaine et ses missions de maintien de la paix sur des théâtres communs, ainsi qu’avec l’OSCE; invite le SEAE à rendre compte régulièrement et de manière exhaustive de la mise en œuvre de la boussole stratégique à la sous-commission «sécurité et défense»; souligne l’importance d’une participation significative de la société civile à la formulation de la PSDC; |
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11. |
se félicite vivement du train de mesures de soutien de 18 milliards d’euros approuvé par l’Union en décembre 2022 et considère qu’il constitue la preuve du soutien sans faille que l’Union et ses États membres apportent à l’Ukraine et qu’il démontre avec force que ce soutien se poursuivra aussi longtemps que nécessaire; |
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12. |
se félicite que la facilité européenne pour la paix ait largement été utilisée tout au long de l’année 2022 pour aider les partenaires à prévenir les conflits, à préserver la paix et à renforcer la sécurité et la stabilité internationales; invite les États membres à augmenter le budget de la facilité afin de permettre à l’Union de renforcer la résilience et les capacités de défense de l’Ukraine, de la République de Moldavie et de la Géorgie; rappelle qu’il est nécessaire que l’assistance militaire et les livraisons d’armes dans le cadre de la facilité correspondent aux besoins opérationnels grandissants des forces armées ukrainiennes dans le plein respect, néanmoins, de la position commune de l’Union sur les exportations d’armes, le droit international relatif aux droits de l’homme et le droit humanitaire et avec la transparence et la responsabilité adéquates; |
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13. |
invite l’Union à soutenir les principes du pacte de sécurité de Kiev en tant que solution provisoire immédiate pour la sécurité de l’Ukraine; |
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14. |
se félicite de la décision du Conseil de décembre 2022 d’augmenter le budget de la FEP et demande sa mise en œuvre rapide, mais souligne que cette augmentation ne suffira probablement pas et réaffirme par conséquent la nécessité de relever encore le plafond de la FEP et de créer une enveloppe distincte au titre de la facilité pour l’Ukraine qui garantisse un soutien adéquat au pays; souligne la nécessité d’assurer la continuité du soutien apporté aux partenaires africains, compte tenu du nombre de crises auxquelles le continent est confronté, sans pour autant négliger d’autres régions prioritaires, y compris notre voisinage immédiat; réclame un renforcement significatif du soutien militaire dans tous ses aspects, parmi lesquels la formation et le partage d’informations avec d’autres pays particulièrement vulnérables, tels que la République de Moldavie, la Géorgie et les pays des Balkans occidentaux; demande que tout le soutien de la facilité européenne pour la paix à la fourniture d’équipements contribue également au renforcement de la base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE) et, lorsque cela est pertinent pour la souveraineté européenne, soit assuré en coordination avec tous les partenaires de l’Union, dont l’OTAN, afin d’accroître l’efficacité et d’éviter les doubles emplois inutiles; rappelle que la facilité européenne pour la paix sert également d’option de financement pour les coûts communs des opérations militaires dans le cadre de la PSDC; souscrit à la position exprimée dans la boussole stratégique selon laquelle la prise en charge des coûts communs peut être élargie afin de permettre une utilisation accrue de la FEP et d’encourager la constitution de forces pour les missions et opérations militaires de la PSDC; demande une réelle évaluation de la mise en œuvre des mesures d’aide au titre de la FEP et de leur incidence sur la dynamique des conflits dans les pays partenaires; |
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15. |
met l’accent sur l’importance de la coopération structurée permanente pour améliorer les capacités de défense de l’Union; déplore que les États membres n’utilisent toujours pas pleinement le dispositif de la CSP et que les progrès accomplis dans sa mise en œuvre restent largement inférieurs aux attentes; invite le VP/HR et les États membres à procéder à un examen approfondi des résultats des projets CSP et de leurs perspectives, ce qui devrait également inclure la possibilité de fusionner, de regrouper et même de clôturer des projets qui n’avancent pas suffisamment et de réorienter les efforts vers un petit nombre de projets prioritaires devant mener à des actions concrètes, comme indiqué dans la boussole stratégique; déplore vivement de ne pas être en mesure d’exercer un contrôle adéquat sur les projets CSP; |
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16. |
salue l’importance accordée, dans la boussole stratégique, à l’appréciation de la situation et à la prospective stratégique ancrées dans les capacités fondées sur le renseignement; souligne qu’il importe de disposer de renseignements précis et en temps utile pour une prise de décision et une gestion de crise efficaces au niveau de l’Union, et qu’il est nécessaire de renforcer considérablement le partage de renseignements et la coopération entre les États membres, y compris au niveau de l’Union, et avec les partenaires partageant les mêmes valeurs; demande que soient créées, lorsque le besoin s’en fait sentir, des cellules de renseignement dans les missions et opérations de la PSDC, qui fourniraient des informations au Centre de situation et de renseignement de l’UE (INTCEN), à l’EMUE et aux capacités militaires (MPCC) et civiles (CPCC) de planification et de conduite; demande que toutes les missions et opérations de la PSDC renforcent leur coopération et le partage d’informations avec l’INTCEN, l’EMUE, la MPCC et la CPCC; souligne l’importance de la sécurité des communications pour des renseignements fiables; plaide en faveur d’un flux continu de renseignements des États membres vers l’Union sur les questions de politique étrangère et de sécurité survenant en dehors de l’Union; prône le renforcement de l’INTCEN et du centre de réaction aux crises du SEAE par l’augmentation de leurs ressources et capacités afin que les États membres puissent partager leurs renseignements en toute sécurité, former une culture stratégique commune et fournir des informations stratégiques pour mieux anticiper et réagir aux crises à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union; prend acte des travaux importants menés par le Centre satellitaire de l’Union européenne (CSUE) et souligne que l’Union doit disposer de ressources suffisantes dans les domaines de l’imagerie spatiale et de la collecte de renseignements, notamment pour fournir une imagerie satellitaire à haute résolution à l’appui des missions et opérations de la PSDC; |
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17. |
insiste sur la nécessité de renforcer considérablement l’attention portée dans toute la société à la résilience et à la réaction à la guerre hybride; demande que les instruments existants de l’Union soient rendus opérationnels afin qu’ils puissent contribuer plus efficacement à la prévention des menaces hybrides et à la lutte contre celles-ci; salue la communication conjointe sur la politique de cyberdéfense de l’UE et se félicite de la décision d’élaborer une boîte à outils hybride de l’Union aux fins d’une réaction coordonnée aux campagnes hybrides; invite l’Union et ses États membres à améliorer leurs capacités de détection des menaces hybrides; préconise la poursuite du développement de la politique et des capacités de cyberdéfense de l’Union, y compris la mise en place d’équipes d’intervention rapide en cas d’incident informatique; met en avant la nécessité de lutter contre la désinformation et la propagande hostiles; souligne qu’il y a lieu d’accorder une attention particulière aux biens, aux locaux et aux activités du SEAE à l’étranger et à la sécurité du personnel de l’Union délégué dans des pays non démocratiques aux régimes répressifs; réaffirme qu’il est urgent de développer leurs capacités de communication stratégique, comprenant des systèmes de communication sécurisés et une capacité de réaction rapide; souligne qu’il faut, en coopération étroite avec l’OTAN, aider les pays partenaires des Balkans occidentaux et du partenariat oriental à lutter efficacement contre les cyberattaques et la guerre hybride; relève que, pour lutter contre ces menaces grandissantes et la montée des discours antieuropéens de pays tiers, l’Union doit intensifier ses efforts pour soutenir, former et renforcer les capacités des pays partenaires partageant les mêmes idées; |
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18. |
demande un soutien supplémentaire à la formation et au renforcement des capacités en matière de gestion des frontières et des crises pour les pays concernés par d’importants flux migratoires, y compris les pays accueillant des citoyens russes fuyant la Fédération de Russie depuis le début de la mobilisation, dans le plein respect de leurs droits fondamentaux, en particulier pour les États membres de l’Union et les pays qui accueillent déjà des missions ou opérations de la PSDC sur leur territoire; souligne que la résilience à l’ère numérique passe aussi par la réduction des dépendances à l’égard des matériaux critiques, tels que les terres rares, des composants critiques, comme les puces électroniques, et des technologies critiques, telles que les drones et les équipements militaires autonomes; souligne que les drones semi-autonomes et autonomes sont de plus en plus utilisés tant dans les opérations militaires que dans l’entretien et la sécurité des installations d’infrastructures critiques; s’inquiète vivement de leur provenance et de la possibilité d’en détourner l’usage; |
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19. |
souligne que les dépendances à l’égard des régimes totalitaires et autoritaires dans des secteurs critiques, dont l’énergie, pose un grave risque pour la sécurité de l’Union; demande à l’Union de donner la priorité à la réduction de cette dépendance et de coopérer avec nos alliés démocratiques pour garantir des chaînes d’approvisionnement sûres et résilientes; constate qu’il est nécessaire de procéder à une évaluation complète et de prendre des mesures d’ensemble pour sécuriser les oléoducs et les gazoducs en mer, les câbles et autres infrastructures stratégiques; encourage l’Union et ses États membres à prendre des mesures décisives sur le marché de l’énergie de l’Union afin de garantir un approvisionnement énergétique stable; |
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20. |
souligne la nécessité de sécuriser et de protéger les infrastructures et chaînes d’approvisionnement européennes critiques, telles que celles des secteurs de l’énergie, de l’électricité, de la communication, des transports ou de l’industrie, contre le sabotage et les ingérences étrangères et de mettre en place des systèmes efficaces de contrôle et de surveillance; condamne le sabotage présumé des gazoducs Nord Stream en mer Baltique et demande une enquête approfondie et une réponse proportionnée; souligne qu’il importe de donner la priorité à la protection des infrastructures sous-marines, telles que les gazoducs et les câbles à fibres optiques; |
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21. |
se félicite de la feuille de route sur le changement climatique et la défense, qui reconnaît le changement climatique comme un «multiplicateur de menaces qui affecte fondamentalement notre sécurité à long terme» et qui définit des mesures concrètes pour faire face au lien de plus en plus important entre climat et sécurité; recommande de prendre en considération les implications du changement climatique lors de la planification et de la mise en œuvre des missions et opérations de la PSDC; souligne qu’il est nécessaire d’accroître les investissements dans la défense «verte», notamment en consacrant une part plus importante des innovations militaires et des innovations technologiques duales aux carburants et aux systèmes de propulsion neutres en carbone pour les aéronefs, navires et autres véhicules militaires; souligne, à cet égard, que l’action extérieure de l’Union et les forces armées des États membres devraient s’atteler à réduire leur propre empreinte carbone et à atténuer leurs incidences sur le changement climatique et l’environnement; invite une nouvelle fois l’Union à adopter une approche intégrant l’empreinte énergétique, carbone et environnementale dès la conception lors de la mise en œuvre des fonds pertinents de l’Union; |
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22. |
prend acte des nouveaux défis en matière de sécurité que suscitent dans l’Arctique l’évolution de l’environnement et la militarisation croissante de la région ainsi que l’intérêt géopolitique grandissant dont elle est l’objet; insiste sur la nécessité d’inclure la politique arctique de l’Union dans la PSDC; souligne que l’Union doit s’engager dans une coopération efficace avec l’OTAN, y compris en matière d’appréciation de la situation; souligne que l’Arctique doit demeurer une zone de coopération pacifique, compte tenu notamment des nouvelles réalités sécuritaires résultant de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine, et met en garde contre une militarisation accrue de la région; encourage les États membres à avoir recours à la CSP comme plateforme pour promouvoir la formation et l’entraînement accrus en matière de recherche et de sauvetage dans l’Arctique, ainsi qu’une meilleure gestion des crises liées aux catastrophes envnironnementales, telles que les marées noires; |
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23. |
met l’accent sur la nécessité de renforcer encore le rôle de l’Union en tant que garant de la sûreté maritime mondiale; se félicite de la révision de la stratégie de sûreté maritime de l’Union et souligne que la stratégie révisée devra être mise en cohérence avec la boussole stratégique et refléter les nouvelles possibilités et les nouveaux défis; estime que d’autres politiques de l’Union devraient faire l’objet d’examens similaires et se félicite dès lors de la communication à venir sur l’espace et la PSDC, prévue pour le début de l’année 2023; souligne que, compte tenu des tensions géopolitiques croissantes en mer, l’Union doit préserver la liberté de navigation et veiller à ce que ses frontières maritimes extérieures fassent l’objet d’un contrôle efficace afin de contrer les activités illégales; demande aux États membres de consolider leurs capacités navales militaires afin d’améliorer la présence et la visibilité de l’Union dans le secteur maritime; |
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24. |
reconnaît l’importance des présences maritimes coordonnées (PMC) en tant qu’outil essentiel pour renforcer les engagements de l’Union en matière de sécurité maritime dans le monde entier; souligne la contribution de la PMC pilote dans le golfe de Guinée à la réduction des incidents liés à la sécurité maritime et se félicite de sa prolongation jusqu’en 2024; se félicite de l’extension de la PMC au nord-ouest de l’océan Indien; souligne l’importance d’une coopération étroite et d’une action complémentaire avec d’autres missions PSDC dans la région, y compris, entre autres, l’opération EU NAVFOR Atalanta; soutient le travail précieux des missions PSDC EUBAM Libya et EU NAVFOR MED IRINI, qui contribuent à une paix, une sécurité et une stabilité durables; continue à soutenir, en particulier, la mission essentielle d’IRINI, qui consiste à mettre en œuvre l’embargo sur les armes imposé par les Nations unies à la Libye; |
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25. |
souligne qu’il est urgent d’augmenter nettement les investissements dans le contrôle des armements, la non-prolifération et le désarmement aux niveaux régional et mondial, en particulier dans les dispositifs multilatéraux; souligne la nécessité d’une plus grande transparence et convergence aux niveaux national et européen en ce qui concerne les exportations d’armes, en particulier en prévision d’une période d’augmentation des dépenses de défense; souligne que les États membres se doivent de respecter la position commune de l’Union sur les exportations d’armements et de reconnaître leurs compétences dans leurs politiques d’acquisitions de défense; invite les États membres à se conformer pleinement à la position commune 2008/944/PESC du 8 décembre 2008 définissant des règles communes régissant le contrôle des exportations de technologie et d’équipements militaires (32), telle que modifiée par la décision (PESC)2019/1560 du Conseil (33), et à appliquer scrupuleusement le critère 4 sur la stabilité régionale et à suspendre les licences d’exportation d’armements s’il existe un risque manifeste que le destinataire puisse utiliser les armements en question contre un autre pays, en général, et contre un État membre, en particulier; reconnaît les compétences des États membres en ce qui concerne les politiques d’acquisitions dans le domaine de la défense; souligne l’importance d’une évaluation approfondie des demandes d’autorisation d’exportation de technologies et d’équipements militaires; déplore l’utilisation de missiles hypersoniques russes en Ukraine et estime que l’Union devrait s’efforcer d’empêcher une course internationale aux missiles hypersoniques; |
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26. |
rappelle qu’il est nécessaire de définir des mesures d’exportation d’armements dans le cadre de la politique de sécurité et de mettre en place d’urgence une politique efficace en matière d’exportations d’armes à l’échelle de l’Union qui garantisse que les États membres de l’Union respectent pleinement les huit critères juridiquement contraignants applicables aux exportations d’armements, que leurs exportations nationales n’alimentent pas les tensions régionales et ne compromettent pas la sécurité des autres États membres, des alliés, des partenaires et de l’Union dans son ensemble, tout en répondant pleinement aux besoins légitimes en matière de sécurité et de défense des alliés et des pays partenaires, en particulier ceux dont l’intégrité territoriale est violée et qui exercent leur droit à la légitime défense consacré par la charte des Nations unies; |
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27. |
réaffirme son soutien sans réserve à l’engagement de l’Union et de ses États membres en faveur du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP); insiste sur la nécessité de veiller à ce que l’Union joue un rôle fort et constructif dans le développement et le renforcement des efforts mondiaux de non-prolifération fondés sur des règles; se déclare profondément préoccupé par le fait que la dixième conférence des parties chargée de l’examen du TNP n’ait donné aucun résultat en raison de la réticence de la Russie à adhérer au consensus; |
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28. |
observe que les États membres ont la possibilité d’évaluer la réforme du processus décisionnel en vue de réaliser le potentiel inexploité considérable des traités, notamment en activant l’article 31 du traité UE pour étendre le vote à la majorité qualifiée aux domaines liés à la PSDC et en faisant pleinement usage des «clauses passerelles» et du champ d’application des articles qui renforcent la solidarité et l’assistance mutuelle de l’Union en cas de crise et défendent la souveraineté de l’Union; propose que des modifications des traités soient envisagées en lien avec la PSDC, qui seraient examinées et décidées dans le cadre d’une convention faisant suite à la conférence sur l’avenir de l’Europe et devraient concerner 1) le passage du vote à l’unanimité au vote à la majorité qualifiée pour les décisions du Conseil ayant des implications militaires, à l’exception de la clause de défense mutuelle figurant à l’article 42, paragraphe 7, et pour les questions de défense dans les situations où les clauses passerelles ne s’appliquent pas, et uniquement pour l’envoi d’équipements militaires ou de missions de la PSDC non pourvues d’un mandat exécutif, 2) l’introduction, dans les articles 42 et 46 du traité UE, de dispositions permettant l’acquisition conjointe d’équipements de défense et la réalisation d’autres dépenses liées à la sécurité sur le budget de l’Union, ainsi que la mise en place d’unités militaires multinationales communes et permanentes, y compris des structures de commandement, et 3) la révision de l’article 346 du traité FUE afin de limiter les possibilités pour l’état-major de l’UE de s’écarter des dispositions de la directive sur les marchés publics et d’instaurer l’obligation de motiver de tels écarts, motivation que la Commission examinera et qui sera communiquée au Parlement européen; |
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29. |
invite le VP/HR et les États membres à exploiter tout le potentiel des dispositions du traité relatives à la PSDC et à examiner sérieusement les modalités de mise en œuvre de l’article 44 du traité UE, qui confie l’exécution d’une mission PSDC à un groupe d’États membres afin de rendre la PSDC plus souple et plus efficace sur le terrain, tout en maintenant une forte dimension européenne collective; met en exergue l’importance de continuer de mener des exercices; souligne qu’il importe de continuer à traduire sur le plan opérationnel l’article 42, paragraphe 7, du traité UE sur l’assistance mutuelle à court terme et de clarifier la cohérence entre cet article et l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord, étant donné que tous les États membres de l’Union ne sont pas membres de l’OTAN; précise que les conditions d’activation de l’article 42, paragraphe 7, ainsi que les modalités de l’assistance requise n’ont jamais été clairement définies; souligne qu’une modification du traité pourrait définir les attaques terroristes, les attaques hybrides, les campagnes de désinformation et la coercition économique par des pays tiers comme des éléments qui déclencheraient l’article 42, paragraphe 7, du traité UE; |
Renforcer les capacités grâce à des dépenses accrues, communes et plus intelligentes
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30. |
se félicite de l’ambition de l’Union de renforcer ses capacités militaires et civiles; souligne la nécessité d’utiliser pleinement et plus efficacement les initiatives et les budgets de l’Union, notamment les règlements envisagés sur l’EDIRPA et l’EDIP, le FED, la CSP, l’EACD et la mobilité militaire, ainsi que le pacte en matière de PSDC civile, afin de combler les lacunes en matière de capacités critiques et d’assurer la déployabilité rapide des forces armées, de reconstituer les stocks, de réduire la fragmentation dans le secteur des marchés publics de défense, de parvenir à une interopérabilité totale de nos forces, de renforcer les chaînes d’approvisionnement de la BITDE en excluant les entreprises affiliées à un État non partenaire susceptibles de présenter un risque pour la résilience, le caractère innovant et la compétitivité de la BITDE par d’éventuels contrôles des exportations ou des vols de propriété intellectuelle par l’espionnage; demande instamment une cohérence maximale entre ces initiatives afin d’éviter les chevauchements et de garantir des investissements publics efficaces, en particulier entre les projets CSP et les projets relevant du FED, pour lesquels les liens doivent être clarifiés; salue le plan d’action sur les synergies entre les industries civile, spatiale et de la défense et demande que sa mise en œuvre soit accélérée; encourage les transferts technologiques du secteur de la défense vers le secteur civil; invite les États membres à se concentrer, dans le processus de renforcement des capacités militaires de l’Union, sur les besoins en personnel militaire et en formation spécialisée pour faire face aux problèmes émergents (par exemple, le changement climatique); souligne que tout progrès dans ce domaine clé renforcerait également le pilier européen au sein de l’OTAN; estime que la précieuse contribution des forces armées pendant la pandémie de COVID-19 a montré l’importance de l’utilisation des moyens et capacités militaires des États membres à l’appui du mécanisme de protection civile de l’Union; |
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31. |
se félicite des annonces faites par les États membres concernant des plans d’investissement dans le domaine de la défense visant à la passation de marchés militaires et à l’amélioration de leurs forces de défense, en s’appuyant sur le modèle du FED et comme souligné dans la communication conjointe sur les déficits d’investissement dans le domaine de la défense; estime qu’il est indispensable de combler les déficits d’investissement dans le domaine de la défense, comme la reconstitution des stocks, et notamment le remplacement des systèmes de l’ère soviétique, le renforcement des systèmes de défense aérienne et antimissiles, comprenant une discussion sur la faisabilité de développer un bouclier à l’échelle européenne contre les missiles balistiques et l’instauration d’un lien avec l’initiative de bouclier aérien européen de l’OTAN, l’extension des capacités existantes en matière de chars de combat et de véhicules blindés, le renforcement des capacités de construction de navires et des forces navales de l’Europe, l’intensification de la coopération maritime pour lutter contre les menaces hybrides pesant sur les câbles et gazoducs en mer qui sont vitaux pour la sécurité énergétique et la sécurisation de la connectivité de l’Europe, l’amélioration de la connectivité sécurisée par satellite, l’investissement dans des partenariats industriels qui privilégient la collaboration avec les PME et investissent largement dans la recherche et développement tout en contribuant à renforcer l’écosystème européen de cyberdéfense, et l’extension du programme de mobilité militaire de l’Union; |
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32. |
souligne la nécessité de compléter les initiatives de développement des capacités par des mécanismes conjoints de passation de marchés; souligne que l’acquisition conjointe de produits de défense développés et fabriqués en Europe est un outil essentiel à de bonnes dépenses publiques et invite dès lors instamment les États membres à utiliser l’EDIRPA pour acquérir conjointement des produits de défense et éviter la concurrence, faciliter les économies de coûts, renforcer la BITDE et promouvoir l’interopérabilité; |
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33. |
invite instamment les États membres à s’engager en faveur d’une augmentation substantielle du financement des mécanismes conjoints de passation de marchés de l’Union envisagés, tels que l’EDIRPA et l’EDIP, en assurant un financement adéquat et à prendre des mesures rapides et approfondies dans ce domaine crucial tout en veillant à l’interopérabilité avec l’OTAN; estime que les règles applicables à l’EDIRPA devraient être similaires à celles adoptées pour le Fonds européen de la défense; rappelle que le soutien financier apporté par l’EDIRPA et le futur EDIP devrait bénéficier en priorité à l’industrie européenne; invite les États membres à adopter ce dernier dès que possible après l’achèvement des négociations entre le Parlement, le Conseil et la Commission; invite le Conseil à lui fournir le soutien financier nécessaire; estime que les règles applicables à l’EDIRPA devraient être similaires à celles adoptées pour le Fonds européen de la défense, qui ont fait leurs preuves, notamment en ce qui concerne la participation des pays tiers; invite les États membres à travailler à l’acquisition et au développement de capacités de défense conçues et produites au sein de l’Union; estime que l’exonération de TVA ne suffira pas à elle seule à permettre au futur EDIP de faire la différence dans son soutien à la BITDE; invite la Commission à envisager d’autres mécanismes d’incitation financière pour soutenir la BITDE; prie instamment le VP/HR et les États membres de mettre en place un autre instrument financier hors budget qui permettrait de mettre en commun une partie des budgets nationaux de défense et de couvrir de toute urgence l’ensemble du cycle de vie des capacités militaires au niveau de l’Union afin de veiller à ce qu’elles soient mises en œuvre de manière efficace et efficiente, de la recherche et du développement collaboratifs à la passation conjointe de marchés en passant par l’entretien, la formation et la sécurité d’approvisionnement conjointes; |
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34. |
souligne qu’il est urgent de mettre en place un véritable marché européen des équipements de défense; souligne la nécessité d’un soutien financier accru aux efforts en matière de recherche et de développement et à la production de l’Union dans des systèmes de défense de haute technologie qui, autrement, seraient trop coûteux pour les différents États membres afin de garantir que la BITDE reste compétitive, qu’elle soit en mesure de répondre aux besoins réels, aux demandes et aux ambitions croissantes des forces armées, qu’elle s’adapte aux menaces émergentes et qu’elle réduise la dépendance à l’égard de parties étrangères; souligne qu’outre le développement des capacités, le FED devrait également contribuer à la consolidation de la BITDE; appelle à une évaluation du FED avant l’examen à mi-parcours du CFP, dans l’optique d’accroître son budget si nécessaire; encourage la mise en place de nouvelles initiatives visant à accroître la participation des petites et moyennes entreprises et l’innovation dans l’industrie de la défense et l’industrie militaire; préconise la poursuite du développement des nouvelles technologies telles que l’IA et l’informatique quantique en établissant des liens étroits entre l’innovation militaire et l’innovation civile; souligne qu’il importe de réduire la dépendance à l’égard des technologies et des chaînes de valeur critiques pour que l’Union tende vers de meilleures capacités opérationnelles; |
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35. |
met en exergue les effets positifs des investissements dans l’industrie de défense tant sur le plan économique que technologique; réclame des investissements plus importants et plus intelligents dans le domaine de la défense pour favoriser la coopération industrielle, les économies de coûts et le renforcement de l’interopérabilité; réaffirme qu’agir dans le cadre de l’Union est un moyen de réduire la fragmentation et d’éviter les doubles emplois; demande que les synergies avec d’autres instruments financiers de l’Union soient mobilisées et que l’accès au financement privé pour l’industrie de la défense soit facilité; rappelle que le FED et la CSP sont essentiels au développement d’une véritable Union européenne de la défense dès lors qu’ils renforcent la coopération en matière de défense entre les États membres; demande que les autres politiques européennes soient cohérentes avec les efforts de l’Union visant à renforcer l’industrie de la défense; |
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36. |
demande une révision rapide du CFP afin de fournir les fonds nécessaires aux instruments de l’Union dans le domaine de la défense; prône, dans ce contexte, le renforcement du FED; encourage l’Union à évaluer dans quelle mesure une révision du CFP serait appropriée; souligne que toute ressource supplémentaire allouée à la réalisation de l’objectif de l’OTAN consistant à consacrer 2 % du PIB à la défense devrait être utilisée de manière coordonnée et coopérative par les membres de l’Union également membres de l’OTAN; demande que l’accès des industries au financement privé soit renforcé afin de garantir que l’industrie européenne de la défense dispose d’un accès suffisant aux financements et aux investissements publics et privés sur une base durable; invite la Commission à étudier la possibilité de définir des paramètres pour un produit financier visant à soutenir les investissements dans la sécurité européenne, y compris les actions de l’industrie de la défense; préconise d’attirer les investissements dans les secteurs essentiels, tels que le cyber; |
Renforcement des missions et opérations de la PSDC
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37. |
soutient l’examen et le renforcement de toutes les missions civiles et opérations militaires de la PSDC pour faire en sorte qu’elles correspondent davantage aux besoins réels des pays concernés; se dit favorable à l’amélioration de la constitution de forces et du renforcement des capacités pour toutes les missions et opérations de la PSDC, en particulier celles touchées par la détérioration du panorama des menaces, en leur octroyant des mandats plus solides et plus souples, ainsi que les ressources, le personnel, le financement, la formation et les outils et équipements de communication stratégique nécessaires pour permettre la satisfaction d’objectifs de mission plus ciblés; signale qu’une formation et des capacités opérationnelles efficaces sont essentielles pour suivre le rythme de l’évolution des menaces; insiste sur la nécessité de renforcer leur résilience et leur efficacité en leur permettant de mieux relever les défis hybrides en matière de sécurité, par exemple grâce à une meilleure coordination avec d’autres acteurs de l’Union et agences de l’UE chargées de la justice et des affaires intérieures, ainsi qu’avec des partenaires en dehors de l’Union partageant les mêmes valeurs, en renforçant la communication stratégique et en investissant davantage dans les capacités de cyberdéfense; |
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38. |
considère qu’il est important que les missions et opérations de la PSDC reposent sur une compréhension claire des types de crises et de conflits auxquels l’Union entend réagir, par des moyens civils et militaires, en particulier lorsque d’autres acteurs ne sont pas disposés à intervenir ou capables de le faire, ou dans des environnements hostiles ou non permissifs; rappelle que tous les engagements de l’UE doivent être crédibles aux yeux des autorités locales et régionales, d’autant plus que d’autres parties, souvent plus malveillantes, sont plus que disposées à intervenir pour combler les lacunes éventuelles; rappelle que les missions doivent accorder une attention particulière à la dynamique des conflits, évaluer en profondeur les risques et mettre en place des processus d’atténuation de ces risques, et qu’elles doivent prévoir un suivi et une évaluation davantage axés sur l’impact des interventions de la PSDC ainsi que davantage de mécanismes de consultation et de retour d’information; souligne qu’il est particulièrement nécessaire que les opérations militaires comportent une clause de limitation dans le temps afin de permettre une sortie viable; relève que sur les huit opérations militaires en cours, seules trois ont un mandat exécutif; rappelle que l’Union est engagée au Sahel et dans la Corne de l’Afrique avec six missions civiles et six opérations militaires; |
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39. |
demande l’adoption d’un nouveau pacte en matière de PSDC civile d’ici la mi-2023, qui fixera des objectifs en ce qui concerne le type, le nombre et la taille des missions civiles, et préconise la mise en place d’un processus de développement des capacités civiles d’ici à 2024, comme le prévoit la boussole stratégique; rappelle qu’il est essentiel que le deuxième pacte en matière de PSDC civile soit adopté au cours du premier semestre 2023 afin d’assurer la continuité du processus de développement des capacités civiles; invite le SEAE à réexaminer les accords de participation avec les pays tiers dans le but de renforcer leur participation aux missions de la PSDC; |
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40. |
souligne qu’il est urgent de faire de la capacité militaire de planification et de conduite (MPCC) la structure de commandement et de contrôle privilégiée pour les opérations militaires de l’Union, notamment en ce qui concerne l’utilisation de la future capacité de déploiement rapide (RDC); exige que sa pleine capacité opérationnelle soit atteinte immédiatement, conformément aux conclusions du Conseil du 19 novembre 2018, qui prévoyaient l’échéance de 2020; demande également une augmentation considérable des effectifs de la MPCC, pour atteindre 250 personnes; estime que l’un des quatre états-majors d’opération nationaux existants devrait être pensé comme une option de repli; demande une nouvelle fois la mise en place de l’échange sécurisé d’informations classifiées, y compris avec les États membres et les missions ou opérations de la PSDC; souligne la nécessité pour la MPCC de se doter d’une chaîne de commandement claire pour planifier et mener toutes les missions militaires et de recevoir le personnel, les fonds et les infrastructures nécessaires; souligne que la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine rend plus urgents les progrès à cet égard; |
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41. |
s’inquiète de la progression de phénomènes tels que la manipulation de l’information, la désinformation et les menaces et attaques hybrides, émanant notamment de Russie et de Chine, mais aussi d’autres acteurs, qui sévissent dans plusieurs théâtres d’opérations et entravent directement des missions et opérations de la PSDC; souligne qu’il est nécessaire que l’Union renforce sa coopération avec les pays partenaires partageant les mêmes valeurs et leur apporte un soutien, une formation et un renforcement des capacités afin de lutter contre la manipulation de l’information et l’ingérence hostiles de pays étrangers; invite le SEAE à prendre des mesures concrètes pour soutenir les missions et opérations de la PSDC s’efforçant de contrer la désinformation et la propagande et de lutter contre ces phénomènes, ainsi qu’à renforcer les capacités de la division StratCom, y compris de ses groupes de travail; |
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42. |
s’inquiète du problème structurel persistant de veiller à ce que les missions et opérations de la PSDC soient dotées d’effectifs complets; invite instamment les États membres à donner suite à leurs décisions de lancer des missions et des opérations en mettant à disposition le personnel nécessaire; rappelle que la boussole stratégique souligne que les missions et opérations de la PSDC requièrent davantage de personnel convenablement formé; invite instamment les États membres à honorer leurs promesses en adaptant leur engagement réel à leurs ambitions; demande instamment à l’Union européenne de doter le personnel des missions et opérations d’équipements et d’une formation adéquats; invite instamment les États membres à tenir compte des droits sociaux et professionnels du personnel militaire lorsqu’il est formé et déployé conjointement dans un cadre européen; |
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43. |
demande, compte tenu de son importance pour l’architecture de sécurité et de défense de l’Union, que la proposition du VP/HR relative à la capacité de déploiement rapide (CDR) inscrite dans la boussole stratégique soit mise en œuvre dès que possible et d’ici 2025 au plus tard, de manière à assurer la capacité de réagir rapidement et de manière décisive pendant les crises, ainsi que de servir et de protéger les citoyens, les intérêts et les valeurs de l’Union dans le monde entier; prie les États membres de s’engager à réduire fortement les lacunes en matière de capacités de soutien stratégique d’ici 2025, en particulier celles liées à la CDR; |
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44. |
souligne que l’égalité entre les hommes et les femmes et les droits des femmes doivent être au cœur des mesures de sécurité et de défense; condamne fermement les crimes de guerre commis contre les populations civiles, y compris le recours aux violences sexuelles comme arme de guerre; |
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45. |
invite le VP/HR et les États membres à accélérer la mise en œuvre des engagements de la boussole stratégique en termes d’égalité entre les genres afin de garantir une intégration efficace de cette dimension; souligne l’importance des mesures de cybersécurité pour surveiller et prévenir la traite des femmes touchées par les conflits; encourage les États membres à réduire les obstacles à la carrière des femmes au sein de leurs forces de défense; |
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46. |
souligne que la participation des femmes aux missions et opérations de la PSDC contribue à leur efficacité et renforce la crédibilité de l’Union en tant que défenseur de l’égalité des droits entre les hommes et les femmes dans le monde, et met en exergue le troisième plan d’action de l’Union sur l’égalité entre les hommes et les femmes (2020-2024), qui exige l’intégration systématique d’une perspective de genre dans toutes les politiques et actions extérieures de l’Union, y compris la PSDC; prie instamment le SEAE d’encourager l’augmentation du nombre de femmes dans les opérations militaires de la PSDC, en particulier, ainsi qu’un meilleur équilibre entre les hommes et les femmes au sein du personnel et de la direction des missions et opérations de la PSDC; est d’avis qu’il est indispensable d’appliquer une approche de tolérance zéro à l’égard du harcèlement sexuel et sexiste ou de l’exploitation sexuelle au sein des missions et opérations de la PSDC; souligne l’importance du travail des conseillers en matière d’égalité entre les hommes et les femmes dans les missions et opérations de la PSDC et la nécessité d’y allouer les ressources financières nécessaires; préconise une collaboration entre les missions et opérations de la PSDC et l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes; invite le SEAE à rendre compte de ses avancées en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes à la sous-commission «sécurité et défense»; |
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47. |
souligne le rôle important des jeunes et des organisations de jeunesse dans le maintien et la promotion de la paix et de la sécurité; invite le SEAE à s’engager à intégrer plus systématiquement les jeunes dans son programme en faveur de la jeunesse, de la paix et de la sécurité, ainsi qu’à adopter et à appliquer un cadre stratégique global pour la mise en œuvre de ce programme; invite le SEAE à associer les jeunes en tant que partenaires à la conception et à la mise en œuvre des efforts de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR); |
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48. |
se félicite du lancement de la mission d’assistance militaire de la PSDC à mandat non exécutif pour l’Ukraine (EUMAM Ukraine); espère qu’elle permettra de former les forces armées ukrainiennes de manière flexible grâce à des conseils stratégiques, à un soutien non exécutif, au renforcement des capacités et au soutien militaire global pour lutter contre l’agression russe et contribuer à la libération des régions occupées d’Ukraine; estime que cette mission ne sera efficace qu’à condition que la MPCC soit renforcée et puisse exercer le commandement et le contrôle stratégiques de la mission; invite le SEAE à ouvrir cette mission à la participation d’États tiers; invite les États membres à apporter le soutien nécessaire à son exécution; souligne qu’il importe de communiquer au peuple ukrainien que l’Union restera à ses côtés tout au long de la période d’agression russe; |
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49. |
loue et souligne l’importance du travail de la mission de conseil de l’Union européenne sur la réforme du secteur de la sécurité civile en Ukraine (EUAM Ukraine); prend acte de ses nouvelles missions, qui consistent notamment à apporter un soutien aux forces de l’ordre pour gérer l’afflux de réfugiés en provenance d’Ukraine vers les États membres voisins, à fournir une aide humanitaire en Ukraine et à fournir des conseils, des formations et un soutien aux institutions chargées de faire respecter l’état de droit afin de faciliter les enquêtes et les poursuites concernant les crimes internationaux; demande la révision et le renforcement du mandat de la mission d’assistance à la frontière (EUBAM) de l’Union européenne en République de Moldavie et en Ukraine afin de s’adapter à la nouvelle réalité géopolitique; demande le renforcement des effectifs, des capacités de réaction, des ressources et de la communication stratégique des missions et opérations de la PSDC en Bosnie-Herzégovine, en Ukraine et en Géorgie, ainsi que le renforcement de la présence diplomatique de l’Union dans les pays du partenariat oriental et dans les Balkans occidentaux; |
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50. |
se félicite de la coopération entre l’Union et l’OTAN dans les Balkans occidentaux, notamment par l’intermédiaire des opérations EUFOR Althea et Force pour le Kosovo; rappelle que les leçons apprises grâce à ces deux opérations sont d’une grande valeur pour toutes les missions et opérations militaires et civiles actuelles et futures de la PSDC; demande le renforcement de l’EUFOR Althea en Bosnie-Herzégovine, en étroite coopération avec l’OTAN et d’autres alliés, afin de garantir la stabilité nécessaire au pays et à l’ensemble de la région; se félicite du soutien sans équivoque de l’Union à l’extension du mandat de l’EUFOR Althea; souligne la nécessité de renforcer, sur le plan bilatéral, la coopération en matière de sécurité militaire avec la Bosnie-Herzégovine parallèlement au cadre de l’EUFOR; |
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51. |
insiste sur la nécessité de continuer à coopérer étroitement avec les partenaires africains et internationaux afin de contribuer à une réponse collective en matière de stabilisation et de développement, notamment avec l’Union africaine, l’Autorité intergouvernementale pour le développement, les Nations unies, les institutions financières internationales ainsi que d’autres grands acteurs bilatéraux et régionaux; souligne que l’Union est engagée au Sahel et dans la Corne de l’Afrique avec huit missions civiles (EUCAP Sahel Mali, EUCAP Sahel Niger, EUCAP Somalie) ainsi que militaires (EUTM Mali, EUTM Somalie, EUNAVFOR Atalanta, EU NAVFOR MED IRINI, EUMPM Niger); |
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52. |
se déclare profondément préoccupé par l’évolution de la situation dans la région du Sahel et par les récents coups d’État dans la région; souligne l’importance stratégique de cette région pour l’Union; condamne la présence toujours plus importante au Sahel et dans d’autres parties du continent africain du groupe Wagner, soutenu par le Kremlin; est convaincu que les actions de ce groupe en Afrique de l’Ouest vont à l’encontre de l’objectif d’apporter la paix, la sécurité et la stabilité dans la région; souligne que les diverses missions internationales au Sahel n’ont pas encore atteint leur objectif premier de paix durable dans la région, et qu’un processus de réflexion sur le mandat et le rôle des missions et des politiques internationales est dès lors nécessaire; se déclare également préoccupé par la présence et l’activité accrues des groupes terroristes islamistes, en particulier Al-Qaida, Daech et Al-Chabaab, au Moyen-Orient et en Afrique; appelle de ses vœux une action plus concertée et une plus grande cohérence des politiques entre les différentes interventions de l’Union et des partenaires au Sahel; déplore la détérioration de l’environnement sécuritaire au Mali et se félicite de la décision de suspendre toute formation opérationnelle et toute livraison d’équipements militaires au pays; demande à l’Union et à ses États membres de fournir une assistance efficace adaptée aux besoins des pays concernés; |
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53. |
estime que toute aide internationale en faveur de la sécurité dans la région doit donner la priorité à l’amélioration de la protection des civils, à l’atténuation de la dynamique des conflits et à la promotion de la bonne gouvernance du secteur de la sécurité; souligne la nécessité d’un engagement politique accru avec les gouvernements concernés afin de garantir une plus grande transparence, de lutter contre la corruption, de cultiver l’inclusivité et de nouer le dialogue avec les citoyens afin de freiner l’explosion des conflits armés et ethniques; |
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54. |
se félicite du renouvellement de la PSDC EUCAP Sahel pour deux ans et insiste sur l’importance d’une coordination avec l’EUBAM Libye pour le développement, sous l’égide de l’Union, des capacités frontalières des États du Sahel; appelle de ses vœux des efforts conjoints entre l’Union européenne et les Nations unies pour lutter contre la déstabilisation et la violence au Mali et pour collaborer avec les forces locales pour promouvoir la stabilité et la sécurité; prend acte de l’extension et du recentrage de l’EUAM et de l’EUTM en République centrafricaine et reste très préoccupé par la poursuite de la détérioration de la situation politique et sécuritaire dans ce pays; se félicite des progrès déjà accomplis par l’EUTM Mozambique et invite le SEAE à envisager de livrer des armes létales au titre de la FEP aux forces mozambicaines et à accélérer la livraison d’équipements; plaide instamment en faveur d’un large débat public sur l’intervention de l’Union au Mozambique ainsi que d’une discussion publique sur les modalités d’une éventuelle approche intégrée effective qui tienne compte des causes profondes des troubles dans le Cabo Delgado; rappelle les rapports faisant état d’attaques systématiques et violentes des forces de sécurité contre une grande partie de la population locale, de déplacements forcés par les forces de sécurité, de niveaux élevés d’inégalité, de négligence régionale de la part du gouvernement central, de conflits au sujet des ressources naturelles, ainsi que de niveaux élevés de corruption et de violations de divers droits; soutient la réforme des forces armées mozambicaines et insiste sur la nécessité d’adopter une approche intégrée de la crise à Cabo Delgado; se félicite de l’aide apportée par la FEP aux forces armées nigériennes et souligne la nécessité d’apporter un soutien militaire au Niger dans le cadre de la PSDC; invite le Conseil à intensifier les opérations maritimes coordonnées dans le golfe de Guinée; demande la prolongation du mandat de l’EU NAVFOR Atalanta, devant expirer à la fin de 2022, afin de poursuivre la lutte contre la piraterie; |
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55. |
constate avec regret l’inadéquation croissante des missions EUTM telles qu’elles avaient été conçues pour faire face aux défis sécuritaires auxquels sont confrontés les pays du Sahel et d’Afrique centrale (Mali et République centrafricaine); demande un réexamen approfondi des objectifs et des principes directeurs des EUTM; considère que les mandats des missions EUTM devraient être élargis aux mesures d’accompagnement en particulier, afin de permettre aux conseillers de l’Union sur le terrain de vérifier, aussi précisément que possible, si les programmes de formation ont correctement été mis en œuvre et sont conformes aux besoins opérationnels des forces armées locales; souligne la plus-value évidente des missions de conseil auprès des structures de commandement de la mission et encourage ainsi la participation des États membres aux missions EUTM, notamment pour porter conseil dans les cas où l’arrivée d’officiers permettrait d’apporter un soutien significatif à la conduite des opérations, ainsi qu’une assistance militaire multilatérale; |
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56. |
se félicite de la décision du Conseil établissant une mission de partenariat militaire visant à soutenir le Niger (EUMPM Niger), qui vise à renforcer la capacité des forces armées nigériennes à contenir les menaces qui pèsent sur le pays, à protéger la population du pays et à garantir un environnement sûr et sécurisé, dans le respect de la législation sur les droits de l’homme ainsi que du droit humanitaire international; |
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57. |
attire l’attention, dans le contexte du volet maritime de l’opération IRINI, sur les obligations internationales en matière de recherche et de sauvetage des personnes en détresse en mer; demande aux États membres de s’assurer qu’IRINI agit en totale conformité avec le droit maritime, en particulier en ce qui concerne les obligations en matière de recherche et de sauvetage; rappelle sa forte préoccupation en ce qui concerne le sort des migrants, des demandeurs d’asile et des réfugiés en Libye, dont la situation déjà dramatique continue à se dégrader; demande aux autorités et aux milices libyennes de fermer les centres de détention pour migrants; déplore qu’il soit envisagé de retirer les navires de toute zone comptant une présence significative de migrants; exige des éclaircissements sur le processus et les modalités de prise de décision envisagés en ce qui concerne toute décision future liée à l’effet «d’appel d’air», dont la validité scientifique n’est toujours pas prouvée; |
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58. |
demande une nouvelle fois à l’Union de tirer pleinement parti de sa position et de sa réputation dans la région indo-pacifique en tant qu’acteur mondial crédible et autonome pour la paix, dans un contexte de concurrence géopolitique croissante entre les puissances mondiales et régionales dans la région; rappelle que la valeur ajoutée de l’engagement de l’Union dans la région indo-pacifique réside dans son vaste éventail de mesures d’assistance civile et militaire, y compris des contributions non militaires bien développées; |
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59. |
se déclare vivement préoccupé par le déploiement militaire rapide de la Chine en mer de Chine méridionale ainsi que par la poursuite des pressions militaires, des exercices d’assaut, des violations de l’espace aérien et d’autres actions militaires de zone grise menées par la Chine, y compris les campagnes de cyberattaques et de désinformation à l’encontre de Taïwan; exhorte la Chine à suspendre toutes ces actions, qui constituent une menace pour la stabilité de l’ensemble de la région et ont, dans l’ensemble, une incidence directe sur la sécurité et la prospérité européennes; se redit favorable à la coopération entre l’Union et Taïwan; |
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60. |
se félicite vivement des références solides à la coopération de l’Union dans la récente mise à jour de la stratégie de sécurité nationale du Japon ainsi que dans la stratégie indo-pacifique de la Corée du Sud; réaffirme le partenariat solide avec le Japon et la Corée du Sud et demande à l’Union d’approfondir encore sa coopération militaire et de défense avec ces deux partenaires clés; |
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61. |
condamne fermement les nombreux essais de missiles menés par la Corée du Nord en 2022 et souligne la nécessité de voir la communauté internationale redoubler d’efforts pour contenir la Corée du Nord et l’empêcher de procéder à un nouvel essai nucléaire en 2023, ce qui constituerait une grave escalade ainsi qu’une menace pour la sécurité régionale et mondiale; insiste sur la responsabilité particulière de la Chine et de la Russie en ce qui concerne la Corée du Nord et les invite à user de leur influence pour empêcher toute nouvelle escalade; |
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62. |
se déclare vivement préoccupé par les livraisons d’armes au groupe Wagner par la Corée du Nord et souligne que ces livraisons mettent en évidence la nécessité pour l’Union et ses États membres de se concentrer davantage non seulement sur la péninsule coréenne, mais aussi sur la région indo-pacifique dans son ensemble; |
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63. |
condamne fermement l’Iran pour avoir fourni à la Russie des drones et des missiles utilisés dans le cadre de sa guerre illégale contre l’Ukraine, et rappelle que, ce faisant, il viole la résolution 2231(2015) du Conseil de sécurité de l’ONU; se félicite de la décision du Conseil du 12 décembre 2022 d’adopter de nouvelles sanctions à l’encontre de l’Iran, tant pour les violations persistantes des droits humains de son propre peuple que pour le soutien actif que l’Iran apporte à la Russie, soutien qui est utilisé contre le peuple ukrainien; |
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64. |
invite le Conseil et le SEAE à inclure un volet relatif à la protection du patrimoine culturel dans les missions et opérations de la PSDC afin de fournir une assistance et une formation aux partenaires locaux pour faire face aux problèmes de sécurité liés à la préservation et à la protection du patrimoine culturel; demande à l’Union de s’attaquer aux menaces récurrentes et croissantes qui pèsent sur la protection et la préservation du patrimoine culturel, et à mettre un frein au trafic de biens culturels, notamment dans les zones de conflit; note que, lorsqu’elles sont privées de leur patrimoine culturel et de leurs racines historiques, les sociétés sont plus vulnérables à la radicalisation; invite l’Union à élaborer une stratégie globale pour lutter contre de telles menaces; rappelle que l’EUAM Iraq est la seule mission PSDC comportant une composante de protection du patrimoine culturel; attend de l’EUAM Iraq qu’elle honore pleinement toutes les dimensions de son mandat, y compris la protection du patrimoine culturel et la lutte contre le trafic d’objets; demande que ces dispositions soient généralisées à tous les mandats de mission ou d’opération de la PSDC; |
Systématisation des partenariats en matière de sécurité et de défense
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65. |
demande le renforcement, lorsque cela est pertinent sur le plan stratégique, des partenariats en matière de sécurité et de défense avec des partenaires partageant les mêmes valeurs dans le monde afin d’être à la hauteur du niveau d’ambition de l’Union en tant que garant de la sécurité; estime qu’il est essentiel d’inclure plus systématiquement les questions de sécurité et de défense dans les dialogues politiques de l’Union avec des partenaires partageant les mêmes valeurs; se félicite de l’intention de convoquer le tout premier forum de l’UE sur le partenariat en matière de sécurité et de défense; appelle de ses vœux une position plus affirmée, unifiée et cohérente à l’égard des États non démocratiques qui menacent la sécurité européenne et l’ordre international; |
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66. |
met en avant les valeurs démocratiques fondamentales partagées qui font le fondement de l’Union et de l’OTAN; demande l’approfondissement des relations entre l’Union et l’OTAN, sur la base des principes d’inclusion, de réciprocité, d’ouverture mutuelle et de transparence, dans le respect de l’autonomie décisionnelle et des procédures de nos organisations respectives et sans préjudice du caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de chacun de nos membres; se félicite de la troisième déclaration conjointe UE-OTAN et souligne qu’il importe prendre de nouvelles mesures visant à approfondir ce partenariat, en s’appuyant sur le contenu de la boussole stratégique de l’Union et du nouveau concept stratégique de l’OTAN et sur des mesures concrètes visant à renforcer encore la coopération, en particulier dans les domaines de la mobilité militaire, des infrastructures à double usage et de la résilience, ainsi que d’exercices conjoints accrus; insiste sur la nécessité de renforcer considérablement le partenariat stratégique avec l’OTAN afin de le faire reposer sur la consolidation de l’unité politique et de la solidarité ainsi que sur un dialogue politique renforcé sur tous les aspects des enjeux communs et des questions stratégiques pertinentes, y compris celles du changement climatique et de la numérisation rapide; préconise des réponses coordonnées et opérationnelles dans le cadre des mécanismes de prévention des conflits et de gestion des crises afin de contrer les menaces communes émergentes dans les zones géographiques et les régions d’intérêt mutuel; souligne que le développement des capacités de l’Union renforce également le pilier européen au sein de l’OTAN et contribue en conséquence à la sécurité transatlantique; observe avec inquiétude que les tensions profondes et persistantes entre des États membres de l’Union et la Turquie, un membre de l’OTAN, entravent la coopération entre l’Union et l’OTAN; |
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67. |
déplore, tout en reconnaissant l’importance et le potentiel d’un partenariat stratégique avec la Turquie, que ce pays joue un rôle souvent déstabilisateur dans de nombreuses régions de préoccupation pour l’Union et dans ses voisinages, et menace ainsi la paix, la sécurité et la stabilité régionales; est extrêmement préoccupé par les activités illégales et les menaces d’action militaire de la Turquie contre des États membres de l’UE en Méditerranée orientale, en particulier Chypre et la Grèce, et les condamne fermement; déplore que, malgré les efforts de désescalade, la Turquie poursuive ses actions de provocation unilatérales et le non-respect de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur l’embargo sur les armes imposé à la Libye en ce qui concerne l’opération IRINI, en violation du droit international, y compris de la CNUDM, et des droits souverains des États membres de l’Union dans la région; réaffirme la condamnation par l’Union de la signature des deux protocoles d’accord entre la Turquie et la Libye sur une coopération globale en matière militaire et de sécurité et sur la délimitation des zones maritimes, qui sont contraires au droit international; réaffirme la volonté de l’Union de faire usage de l’ensemble des instruments et options à sa disposition, notamment ceux visés à l’article 29 du traité UE et à l’article 215 du traité FUE, pour défendre ses intérêts et ceux de ses États membres, ainsi que pour préserver la stabilité régionale; constate que la Turquie est de plus en plus présente dans les zones où l’Union a des intérêts essentiels en matière de sécurité et des missions de la PSDC, et demande à la Turquie de s’abstenir de porter atteinte aux intérêts et aux missions de l’Union dans ces zones; demande une nouvelle fois à la Turquie de s’aligner sur les sanctions de l’Union à l’encontre de la Russie; invite les États membres à se conformer pleinement à la position commune 2008/944/PESC en ce qui concerne la Turquie, y compris l’application stricte du critère 4 relatif à la stabilité régionale; |
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68. |
soutient fermement la politique de la porte ouverte menée par l’OTAN; souligne l’importance de l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN, car cela permettra de renforcer la sécurité tant de l’Union européenne que des alliés au sein de l’OTAN; se félicite de la ratification rapide, par la plupart des alliés au sein de l’OTAN, des protocoles d’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN, et déplore le fait que la Turquie n’ait toujours pas ratifié les demandes d’adhésion à l’OTAN de la Suède et de la Finlande; souligne la nécessité de répondre aux préoccupations des États membres qui ne font pas partie de l’OTAN en matière de sécurité et de défense; invite l’Union et l’OTAN à renforcer leur coopération pour soutenir le renforcement des capacités de nos partenaires; |
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69. |
estime que des synergies et une cohérence avec la mise en œuvre du concept stratégique de l’OTAN et de la boussole stratégique de l’Union sont essentielles, en particulier dans les domaines de la lutte contre l’agression contre l’Ukraine que la Russie mène actuellement et de la lutte contre le complice de la Russie qu’est le régime Loukachenka en Biélorussie, des défis posés par les politiques coercitives de la Chine, de la propagation de la désinformation malveillante, ainsi que de la cyberdéfense, des menaces hybrides et du soutien aux partenaires; |
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70. |
met en exergue l’importance de la mise au point de capacités de défense cohérentes, complémentaires et interopérables pour intensifier la sécurité de la zone euro-atlantique, conformément au principe du réservoir unique de forces; demande à l’Union et à l’OTAN de demeurer à la pointe de la technologie au niveau mondial en matière de capacités militaires; insiste sur la nécessité d’assurer la cohérence des résultats issus des processus respectifs de planification du développement des capacités de l’Union et de l’OTAN; souligne la nécessité pour l’Union de développer ses propres capacités de défense et son autonomie stratégique afin également d’augmenter sa capacité à devenir un partenaire plus fort vis-à-vis de ses alliés; invite les États membres de l’Union également membres de l’OTAN à porter leur budget militaire à au moins 2 % du PIB, comme l’exigent les directives de l’OTAN; |
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71. |
se félicite de la participation des États-Unis, du Canada et de la Norvège au projet CSP sur la mobilité militaire, qui est essentiel à la défense de l’Europe et important pour accroître la cohérence des efforts respectifs de l’Union et de l’OTAN visant à faciliter le déplacement des forces militaires; rappelle néanmoins que la participation de pays tiers à des projets CSP spécifiques doit être décidée au cas par cas, lorsque cette participation est dans l’intérêt stratégique de l’Union; se félicite de la récente demande du Royaume-Uni de participer au projet CSP sur la mobilité militaire; rappelle aux États membres participants à la CSP la nécessité de mettre rapidement en œuvre leurs engagements opérationnels et collaboratifs; se félicite du dialogue structuré UE-OTAN sur la mobilité militaire; salue le plan d’action sur la mobilité militaire 2.0 présenté par la Commission et le VP/HR le 10 novembre 2022 et demande sa mise en œuvre rapide en synergie avec le projet CSP sur la mobilité militaire; demande le renforcement du mécanisme pour l’interconnexion en Europe en ce qui concerne les projets de mobilité militaire; invite les États membres à s’efforcer de simplifier et d’harmoniser les procédures de mobilité militaire et de raccourcir les délais d’octroi des autorisations afin de permettre aux États membres de l’Union d’agir plus rapidement et d’accroître l’efficacité de la réaction; souligne que le nouveau plan d’action sur la mobilité militaire doit veiller à ce que les besoins dans les domaines des infrastructures, de la résilience et de la logistique soient évalués sous l’angle de la stratégie militaire; souligne la nécessité d’un financement supplémentaire pour cette initiative phare de la coopération UE-OTAN; suggère à l’Union d’inviter l’Ukraine, la Géorgie et la République de Moldavie à participer aux projets CSP comme celui de la mobilité militaire; |
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72. |
souligne l’importance des relations étroites de l’Union avec les États-Unis, qui sont fondées sur les valeurs communes que sont la démocratie, la liberté et l’état de droit; salue l’engagement des États-Unis et de son gouvernement actuel en faveur de la défense territoriale de l’Europe, en particulier à la lumière de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, qui menace l’ensemble du continent; prend acte du fait que les États-Unis sont également mobilisés dans la région indo-pacifique pour contrer la posture militaire croissante de la Chine; souligne que les États membres de l’Union doivent redoubler d’efforts pour améliorer les capacités de défense européennes afin d’ouvrir la voie au transfert de la charge à long terme, l’Union assumant davantage de responsabilités pour sa défense; |
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73. |
se félicite du dialogue entre l’Union et les États-Unis sur la sécurité et la défense, qui constitue une étape importante dans le renforcement de la coopération transatlantique; encourage le VP/HR à accorder une attention particulière à la sécurité des voisinages oriental et méridional dans ce dialogue et à inclure dans les discussions des sujets tels que les initiatives en matière de sécurité et de défense mutuelle, les missions et opérations de la PSDC, le désarmement et la non-prolifération, la lutte contre le terrorisme, l’amélioration de l’échange d’informations entre les services de renseignement, l’impact des technologies de rupture, le changement climatique, les menaces hybrides, la cyberdéfense, la mobilité militaire, la gestion des crises et les relations avec les concurrents stratégiques; |
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74. |
réitère son appel en faveur d’une coopération institutionnalisée en matière de sécurité et de défense avec le Royaume-Uni; encourage le Royaume-Uni à dialoguer sérieusement avec l’Union sur les enjeux stratégiques urgents, afin d’assurer la complémentarité et la synergie des actions menées; encourage le VP/HR à inviter le Royaume-Uni, de manière ponctuelle, aux réunions informelles du Conseil des ministres des affaires étrangères (et de la défense) pour procéder à un échange de vues sur des questions d’intérêt commun, tout en protégeant pleinement l’autonomie décisionnelle de l’Union; souligne que les projets parallèles de développement de futurs systèmes aériens de combat constituent une utilisation inefficace de ressources et recommande dès lors que les deux projets soient fusionnés; salue le soutien apporté par le Royaume-Uni à l’Ukraine; |
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75. |
se déclare vivement préoccupé par l’instabilité croissante de notre voisinage, qui est souvent le résultat d’actions délibérées d’acteurs malveillants qui, par diverses actions, sapent les réformes démocratiques afin, à terme, d’affaiblir l’Union; souligne que la sécurité de l’Union est étroitement liée à la sécurité de ses voisins immédiats à l’est et au sud, ainsi que dans les Balkans occidentaux; demande que soit approfondie la coopération militaire et en matière de sécurité avec certains pays du Partenariat oriental partageant les mêmes valeurs, notamment en renforçant la dimension «sécurité» du Partenariat oriental, et que soient intensifiés les dialogues sur la politique de sécurité et de défense, en particulier avec l’Ukraine, la Géorgie et la République de Moldavie; appelle à une coopération accrue avec les partenaires du voisinage méridional dans le domaine de la sécurité et de la défense; demande à l’Union de jouer un rôle important en Méditerranée, en devenant un acteur capable de garantir la stabilité de la région, y compris en ce qui concerne la sécurité énergétique; invite à une coopération renforcée avec les pays partenaires de la Méditerranée dans la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme, le trafic d’armes et la traite des êtres humains; |
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76. |
demande le renforcement de la coopération entre l’Union et l’OTAN sur le flanc oriental de l’Alliance et l’augmentation des effectifs militaires européens en mer Noire; estime qu’il est essentiel de reconnaître la position stratégique de la mer Noire dans le contexte de la guerre russe en Ukraine et d’en tirer parti, ainsi que d’accroître les investissements dans les projets militaires européens dans la région, y compris en ce qui concerne la modernisation et le renforcement de l’industrie et des infrastructures militaires; |
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77. |
se déclare profondément préoccupé par les tensions croissantes et la recrudescence des hostilités entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, sachant que l’Arménie a été attaquée à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues et que la Russie n’a pas joué un rôle stabilisateur; prie instamment le VP/HR de s’engager pleinement dans les efforts visant à faire respecter le cessez-le-feu; se félicite du lancement de la capacité de surveillance civile de l’Union en Arménie et du déploiement d’une équipe transitoire d’aide à la planification afin de permettre à l’Union de mieux apprécier la situation en matière de sécurité et de contribuer à la planification et à la préparation d’une éventuelle mission PSDC civile dans le pays; |
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78. |
souligne que la Russie ne respecte toujours pas pleinement l’accord de cessez-le-feu conclu le 12 août 2008 entre la Géorgie et la Russie sous l’égide de l’Union; condamne fermement la présence militaire et l’occupation illégales de la Russie dans les régions géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud; demande au SEAE d’élaborer un rapport approfondi sur les violations de l’accord de cessez-le-feu du 12 août 2008, pour lequel l’Union, qui a joué un rôle de médiateur, porte une responsabilité particulière, de recenser et de signaler clairement les dispositions qui n’ont pas encore été appliquées par la Fédération de Russie, ainsi que de soumettre des recommandations qui pourraient inciter cette dernière à remplir ses obligations internationales, notamment à retirer toutes ses forces militaires des territoires géorgiens occupés et à autoriser l’établissement d’un mécanisme de sécurité international dans ces territoires, ainsi qu’à permettre à la mission d’observation de l’Union européenne d’accéder sans restriction à l’ensemble du territoire géorgien conformément à son mandat; |
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79. |
souligne qu’il importe que les pays candidats et candidats potentiels à l’adhésion à l’Union se conforment de près aux positions de la PESC; attire l’attention, en ce qui concerne les Balkans occidentaux, sur les relations de la Serbie avec la Russie et sur l’absence de condamnation par la Serbie des actions injustifiées et illégitimes de la Russie contre l’Ukraine, ainsi que sur les conséquences de cette relation dans les Balkans occidentaux; demande un renforcement de la coopération militaire et en matière de sécurité, y compris civilo-militaire et policière/militaire, avec les pays des Balkans occidentaux partageant les mêmes valeurs, en particulier dans des domaines tels que la résilience, la cybersécurité, les menaces hybrides, la gestion des frontières, la lutte contre le terrorisme et la lutte contre la désinformation; demande, à cet égard, au SEAE de renforcer le rôle des délégations de l’Union et des missions de la PSDC de l’Union dans les pays tiers afin d’accroître leur capacité à détecter et à neutraliser les campagnes de désinformation orchestrées par des acteurs étatiques étrangers; |
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80. |
demande un renforcement des relations et de la coopération avec les partenaires d’Amérique latine et des Caraïbes afin d’atteindre des objectifs et des intérêts communs dans les domaines de la sécurité et de la défense; |
Renforcement du contrôle exercé par le Parlement sur la PSDC
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81. |
souligne qu’il est nécessaire de l’associer plus activement à la prise de décision en matière de PSDC et de politique industrielle de défense, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre de la boussole stratégique, du FED, de l’EDIRPA, de l’EDIP, de la FEP et des différentes politiques et initiatives ayant une incidence ou une importance particulière pour la défense et la sécurité européennes; accueille favorablement toutes les propositions, en particulier de sa sous-commission «sécurité et défense», d’actions lui permettant d’accroître son influence sur la PSDC et de garantir l’efficacité, la cohérence, la responsabilité démocratique et un contrôle parlementaire adéquat des politiques et initiatives de l’Union en matière de défense et de sécurité:
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82. |
réclame une intensification de ses relations avec l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, au titre de laquelle il devrait appuyer la création du centre de l’OTAN pour la résilience démocratique, qui viserait à surveiller et à recenser les menaces pesant sur la démocratie, les droits de l’homme et l’état de droit et à faciliter l’aide à la démocratie et à la gouvernance pour les États membres et les États partenaires; |
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83. |
charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil européen, au Conseil, au vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à la présidente de la Commission et aux commissaires compétents, au secrétaire général des Nations unies, au secrétaire général de l’OTAN, au président de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, aux agences de l’Union pour la sécurité et la défense, ainsi qu’aux gouvernements et aux parlements des États membres. |
(1) JO L 170 du 12.5.2021, p. 149.
(2) JO L 209 du 14.6.2021, p. 1.
(3) JO L 331 du 14.12.2017, p. 57.
(4) JO L 102 du 24.3.2021, p. 14.
(5) JO L 160 du 7.5.2021, p. 106.
(6) JO L 160 du 7.5.2021, p. 109.
(7) JO L 160 du 7.5.2021, p. 112.
(8) JO L 247 du 13.7.2021, p. 93.
(9) JO L 117 du 19.4.2022, p. 38.
(10) JO L 270 du 18.10.2022, p. 85.
(11) JO L 270 du 18.10.2022, p. 93.
(12) JO L 319 du 13.12.2022, p. 86.
(13) JO L 270 du 18.10.2022, p. 93.
(14) JO C 493 du 27.12.2022, p. 19.
(15) JO C 433 du 23.12.2019, p. 86.
(16) JO C 388 du 13.11.2020, p. 22.
(17) JO C 23 du 21.1.2021, p. 16.
(18) JO C 232 du 16.6.2021, p. 71.
(19) JO C 385 du 22.9.2021, p. 47.
(20) JO C 494 du 8.12.2021, p. 54.
(21) JO C 99 du 1.3.2022, p. 105.
(22) JO C 132 du 24.3.2022, p. 102.
(23) JO C 342 du 6.9.2022, p. 148.
(24) JO C 342 du 6.9.2022, p. 167.
(25) JO C 125 du 18.3.2022, p. 2.
(26) JO C 347 du 9.9.2022, p. 61.
(27) JO C 434 du 15.11.2022, p. 59.
(28) JO C 493 du 27.12.2022, p. 136.
(29) JO C 493 du 27.12.2022, p. 70.
(30) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2022)0439.
(31) Report on the Follow-up Baseline Study on Integrating Human Rights and Gender Equality into the European Union’s Common Security and Defence Policy (Rapport sur le suivi de l’étude préliminaire sur l’intégration des droits de l’homme et de l’égalité des genres dans la politique de sécurité et de défense commune de l’Union européenne).
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16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/77 |
P9_TA(2023)0011
Les droits de l’homme et la démocratie dans le monde et la politique de l’Union européenne en la matière — rapport annuel 2022
Résolution du Parlement européen du 18 janvier 2023 sur les droits de l’homme et la démocratie dans le monde et la politique de l’Union européenne en la matière — rapport annuel 2022 (2022/2049(INI))
(2023/C 214/06)
Le Parlement européen,
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vu la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (la «Charte»), |
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vu la convention européenne des droits de l’homme, |
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vu les articles 2, 3, 8, 21 et 23 du traité sur l’Union européenne (traité UE), |
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vu les articles 17 et 207 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE), |
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vu le socle européen des droits sociaux, et en particulier ses principes 2, 3, 11 et 17, |
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vu la déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que les autres traités et instruments des Nations unies en faveur des droits de l’homme, |
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vu le pacte international relatif aux droits civils et politiques et le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, |
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vu la convention des Nations unies pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948 et la résolution 43/29 sur la prévention du génocide adoptée le 22 juin 2020 par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, |
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vu la convention internationale des Nations unies du 17 décembre 1979 contre la prise d’otages, |
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vu la convention des Nations unies du 18 décembre 1979 sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, |
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vu la déclaration sur l’élimination de toutes formes d’intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction, proclamée par la résolution 36/55 de l’Assemblée générale des Nations unies du 25 novembre 1981, |
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vu la convention des Nations unies du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, |
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vu la déclaration des Nations unies du 18 décembre 1992 sur les droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques, |
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vu la déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme adoptée par consensus le 9 décembre 1998, |
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vu la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant du 20 novembre 1989 et ses deux protocoles facultatifs adoptés le 25 mai 2000, |
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vu la convention des Nations unies du 13 décembre 2006 relative aux droits des personnes handicapées, qui est entrée en vigueur dans l’Union européenne le 21 janvier 2011, conformément à la décision 2010/48/CE du Conseil du 26 novembre 2009 concernant la conclusion, par la Communauté européenne, de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées (1), |
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vu la convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 20 décembre 2006, |
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vu la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, adoptée le 13 septembre 2007, et la convention no 169 de l’Organisation mondiale du travail de 1989 relative aux peuples indigènes et tribaux, |
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vu le traité des Nations unies sur le commerce des armes, notamment son article 7 relatif à l’exportation et à l’évaluation des demandes d’exportation, et le code de conduite de l’Union européenne en matière d’exportation d’armements, |
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vu la déclaration de Beijing du 15 septembre 1995, |
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vu le programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté le 25 septembre 2015 et en particulier ses objectifs nos 1, 4, 5, 8, 10 et 16, |
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vu le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières du 19 décembre 2018 et le pacte mondial sur les réfugiés de 2018, |
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vu la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies du 24 mars 2022 sur les conséquences humanitaires de l’agression contre l’Ukraine, |
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vu l’évaluation des préoccupations relatives aux droits de l’homme dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang, en République populaire de Chine, publiée par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme le 31 août 2022, |
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vu la déclaration faite par le président de la commission internationale indépendante d’enquête de l’Organisation des Nations unies sur l’Ukraine le 23 septembre 2022, lors de la 51e session du Conseil des droits de l’homme, |
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vu le programme d’action de la conférence internationale sur la population et le développement de 1994, ainsi que les résultats de ses conférences d’examen, |
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vu la convention du Conseil de l’Europe pour la protection des droits de l’homme et de la dignité de l’être humain à l’égard des applications de la biologie et de la médecine (STE no 164), adoptée le 4 avril 1997, et ses protocoles, la convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains (STCE no 197), adoptée le 16 mai 2005, et la convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels (STCE no 201), adoptée le 25 octobre 2007, |
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vu la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (convention d’Istanbul) du 11 mai 2011, que tous les États membres n’ont pas ratifiée, |
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vu le protocole no 6 du Conseil de l’Europe à la convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales concernant l’abolition de la peine de mort, |
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vu la résolution adoptée par le Comité des ministres du Conseil de l’Europe le 16 mars 2022 concernant la cessation de la qualité de membre de la Fédération de Russie du Conseil de l’Europe, |
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vu les conclusions du Conseil européen des 30 et 31 mai 2022 sur l’Ukraine, |
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vu le règlement (UE) 2020/1998 du Conseil du 7 décembre 2020 concernant des mesures restrictives en réaction aux graves violations des droits de l’homme et aux graves atteintes à ces droits (2), |
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vu le règlement (UE) 2021/947 du Parlement européen et du Conseil du 9 juin 2021 établissant l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale — Europe dans le monde (3), |
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vu les conclusions du Conseil du 12 juillet 2021 sur les priorités de l’Union européenne lors de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations unies (septembre 2021-septembre 2022), |
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vu les conclusions du Conseil du 24 janvier 2022 sur les priorités de l’Union en 2022 dans les enceintes des Nations unies compétentes en matière de droits de l’homme, |
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vu les conclusions du Conseil du 18 juillet 2022 sur les priorités de l’Union européenne lors de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations unies (septembre 2022-septembre 2023), |
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vu la communication conjointe du haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et de la Commission du 25 mars 2020, intitulée «Plan d’action de l’UE en faveur des droits de l’homme et de la démocratie 2020-2024» (JOIN(2020)0005) et les conclusions du Conseil du 18 novembre 2020 à ce sujet, |
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vu la communication conjointe du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et de la Commission du 25 novembre 2020 intitulée «Plan d’action de l’Union européenne sur l’égalité entre les hommes et les femmes (GAP III) — Un programme ambitieux pour l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes dans l’action extérieure de l’Union européenne» (JOIN(2020)0017), |
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vu la communication de la Commission du 24 mars 2021 intitulée «Stratégie de l’UE sur les droits de l’enfant» (COM(2021)0142), |
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vu la communication de la Commission du 3 mars 2021 intitulée «Union de l’égalité: stratégie en faveur des droits des personnes handicapées 2021-2030» (COM(2021)0101), |
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vu les orientations de l’Union européenne concernant les défenseurs des droits de l’homme, adoptées par le Conseil le 14 juin 2004, |
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vu les lignes directrices de l’Union européenne concernant la promotion du droit international humanitaire (4), telles que mises à jour en 2009, |
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vu les orientations de l’Union européenne concernant la peine de mort, telles que mises à jour par le Conseil le 12 avril 2013, |
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vu les orientations de l’Union européenne relatives à la promotion et à la protection de la liberté de religion ou de conviction, adoptées par le Conseil le 24 juin 2013, |
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vu les lignes directrices de l’Union européenne visant à promouvoir et à garantir le respect de tous les droits fondamentaux des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI), adoptées par le Conseil le 24 juin 2013, |
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vu les orientations de l’Union européenne dans le domaine des droits de l’homme relatives à la liberté d’expression en ligne et hors ligne, adoptées par le Conseil le 12 mai 2014, |
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vu les orientations de l’Union européenne dans le domaine des droits de l’homme relatives à la non-discrimination dans l’action extérieure, telles qu’adoptées par le Conseil le 18 mars 2019, |
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vu les orientations de l’Union européenne dans le domaine des droits de l’homme relatives à l’eau potable et à l’assainissement, adoptées par le Conseil le 17 juin 2019, |
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vu les orientations révisées pour la politique de l’Union européenne à l’égard des pays tiers en ce qui concerne la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, adoptées par le Conseil le 16 septembre 2019, |
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vu les lignes directrices révisées de l’Union européenne en matière de dialogues sur les droits de l’homme avec les pays tiers/partenaires, telles qu’approuvées par le Conseil le 22 février 2021, |
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vu l’évaluation, publiée le 24 août 2022 par le Service de recherche du Parlement européen (EPRS), de la mise en œuvre européenne des orientations de l’UE concernant les défenseurs des droits de l’homme, |
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vu la communication de la Commission du 12 septembre 2012 intitulée «Les racines de la démocratie et du développement durable: l’engagement de l’Europe avec la société civile dans le domaine des relations extérieures» (COM(2012)0492), |
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vu la proposition de la Commission relative à une directive du Parlement européen et du Conseil sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité et modifiant la directive (UE) 2019/1937 (COM(2022)0071), |
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vu la proposition de la Commission concernant un règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à l’interdiction des produits issus du travail forcé sur le marché de l’Union (COM(2022)0453), |
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vu le rapport du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité intitulé «Rapport annuel 2021 sur les droits de l’homme et la démocratie dans le monde», |
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vu l’initiative stratégique de la Médiatrice européenne du 7 juillet 2021 sur la manière dont la Commission assure le respect des droits de l’homme dans le cadre des accords commerciaux internationaux, |
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vu son prix Sakharov pour la liberté de l’esprit, décerné en 2021 à Alexeï Navalny, homme politique russe de premier plan, avocat et militant anticorruption détenu en Russie depuis janvier 2021, |
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vu sa résolution du 3 juillet 2018 sur la violation des droits des peuples autochtones dans le monde, y compris l’accaparement des terres (5), |
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vu sa résolution du 15 janvier 2019 sur les orientations de l’Union européenne et le mandat de l’envoyé spécial de l’Union européenne pour la promotion de la liberté de religion ou de conviction à l’extérieur de l’Union européenne (6), |
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vu sa résolution du 23 octobre 2020 sur l’égalité entre les hommes et les femmes dans la politique étrangère et de sécurité de l’Union (7), |
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vu sa résolution du 10 mars 2021 contenant des recommandations à la Commission sur le devoir de vigilance et la responsabilité des entreprises (8), |
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vu sa résolution du 19 mai 2021 sur la protection des droits de l’homme et la politique migratoire extérieure de l’Union (9), |
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vu sa résolution du 19 mai 2021 relative aux effets du changement climatique sur les droits de l’homme et au rôle des défenseurs de l’environnement en la matière (10), |
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vu sa résolution du 8 juillet 2021 sur le régime mondial de sanctions de l’Union européenne en matière de droits de l’homme (loi Magnitsky de l’UE) (11), |
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vu sa résolution du 16 septembre 2021 contenant des recommandations à la Commission sur l’identification de la violence fondée sur le genre comme un nouveau domaine de criminalité énuméré à l’article 83, paragraphe 1, du traité FUE (12), |
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vu sa recommandation du 17 février 2022 au Conseil et au vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité concernant la corruption et les droits de l’homme (13), |
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vu sa résolution du 17 février 2022 sur les droits de l’homme et la démocratie dans le monde et la politique de l’Union européenne en la matière — Rapport annuel 2021 (14), et ses résolutions antérieures sur les rapports annuels précédents, |
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vu sa résolution du 7 avril 2022 sur la protection accordée par l’Union européenne aux enfants et aux jeunes qui fuient en raison de la guerre en Ukraine (15), |
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vu sa résolution du 3 mai 2022 sur la persécution des minorités fondée sur les convictions ou la religion (16), |
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vu sa résolution du 3 mai 2022 intitulée «Vers une stratégie de l’Union visant à encourager l’éducation des enfants dans le monde: atténuer les conséquences de la pandémie de COVID-19» (17), |
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vu sa résolution du 5 mai 2022 sur l’impact de la guerre contre l’Ukraine sur les femmes (18), |
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vu sa résolution du 19 mai 2022 sur la lutte contre l’impunité des crimes de guerre en Ukraine (19), |
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vu sa résolution du 9 juin 2022 sur la situation des droits de l’homme au Xinjiang, y compris les fichiers de la police du Xinjiang (20), |
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vu sa résolution du 9 juin 2022 sur un nouvel instrument commercial visant à interdire les produits issus du travail forcé (21), |
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vu sa résolution du 9 juin 2022 sur les menaces contre le droit à l’avortement dans le monde: l’éventuelle remise en cause du droit à l’avortement aux États-Unis par la Cour suprême (22) et sa résolution du 7 juillet 2022 sur la décision de la Cour suprême des États-Unis de remettre en cause le droit à l’avortement aux États-Unis et la nécessité de protéger ce droit ainsi que la santé des femmes dans l’Union européenne (23), |
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vu ses résolutions sur les violations des droits de l’homme, de la démocratie et de l’état de droit (dites «résolutions d’urgence»), adoptées conformément à l’article 144 de son règlement intérieur depuis 2019, en particulier celles adoptées en 2021 et 2022, |
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vu l’article 54 de son règlement intérieur, |
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vu l’avis de la commission des droits des femmes et de l’égalité des genres, |
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vu le rapport de la commission des affaires étrangères (A9-0298/2022), |
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A. |
considérant que l’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, d’état de droit, ainsi que de respect des droits de l’homme, conformément à l’article 2 du traité UE; que l’action de l’Union sur la scène internationale repose sur les principes qui ont présidé à sa création, à son développement et à son élargissement et qu’elle vise à promouvoir dans le reste du monde, comme énoncé à l’article 21 du traité UE; |
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B. |
considérant que la défense et la protection efficaces des droits de l’homme, ainsi que de la dignité humaine, doivent être au cœur de toutes les politiques extérieures de l’Union, y compris les politiques commerciales, migratoires, de développement, de sécurité et de défense, et de voisinage et d’élargissement; |
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C. |
considérant que la cohérence entre les politiques internes et externes de l’Union est une condition sine qua non de l’efficacité et de la crédibilité de la politique de l’Union en matière de droits de l’homme; |
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D. |
considérant que l’Union croit fermement et apporte son plein soutien au multilatéralisme, à un ordre mondial fondé sur des règles reposant sur le respect du droit international et des processus démocratiques, et à l’ensemble de valeurs, de principes et de normes universels, y compris ceux énoncés dans la charte des Nations unies, qui guident les États membres des Nations unies et leurs relations mutuelles; |
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E. |
considérant que l’égalité entre les hommes et les femmes est une valeur fondamentale de l’Union européenne; que l’égalité de traitement et la non-discrimination sont des droits fondamentaux inscrits dans les traités et dans la Charte, et qu’elles devraient être pleinement respectées; que le droit à l’intégrité de la personne est souverain en vertu de l’article 3 de la Charte; que l’égalité entre les hommes et les femmes et une approche intersectionnelle devraient donc être mises en œuvre et intégrées en tant que principes transversaux dans toutes les activités et politiques de l’Union; |
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F. |
considérant que la montée de l’autoritarisme, de l’illibéralisme, du populisme et des violations des droits de l’homme dans le monde constitue une menace pour l’ordre mondial fondé sur des règles ainsi que pour les valeurs fondamentales et les principes fondateurs de l’Union; que, selon l’indice de démocratie 2021, moins de la moitié de la population mondiale (45,7 %) vit actuellement sous une forme de démocratie et plus de 37 %, sous des régimes autoritaires; |
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G. |
considérant que le terrorisme demeure l’une des menaces les plus sérieuses pour la paix et la sécurité internationales, et qu’il constitue une violation manifeste des droits de l’homme et des libertés fondamentales; |
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H. |
considérant que la pandémie de COVID-19 a entraîné une régression de la protection des droits de l’homme dans le monde entier, en raison des politiques et des instruments mis en place sous prétexte d’enrayer la propagation du virus et qui, dans de nombreux cas, sont liés à l’érosion des principes démocratiques dans un certain nombre d’États; |
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I. |
considérant que les urgences environnementales, notamment celles découlant du changement climatique et de la déforestation, entraînent des violations des droits de l’homme et touchent non seulement les populations vivant à proximité immédiate des lieux concernés, mais aussi l’humanité dans son ensemble; qu’il a été observé, au cours des dernières années, une recrudescence des assassinats, des agressions et d’autres formes de violence visant les personnes qui défendent les droits de l’homme, l’environnement et l’accès des populations à leurs terres et à leurs ressources naturelles; que le changement climatique et la dégradation de l’environnement sont deux enjeux urgents et interdépendants qui mettent en danger tant le développement durable que l’exercice des droits de l’homme dans le monde; |
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J. |
considérant que la crise énergétique, associée à la crise de la production à laquelle l’Europe est confrontée, peut conduire à une augmentation de la pauvreté et de la vulnérabilité sur le continent européen, ce qui est susceptible d’avoir des effets préjudiciables sur les droits de l’homme; |
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K. |
considérant que les violations des droits à la liberté de pensée, de conscience et de religion, y compris du droit de croire ou de ne pas croire, d’adhérer à des conceptions théistes, agnostiques ou athéistes, du droit à changer de religion ou à abandonner sa religion, ainsi que du droit à exprimer sa foi publiquement, entraînent des situations d’oppression, de conflit et de guerre dans le monde entier; |
Tendances générales et remises en question de la démocratie et des droits de l’homme au plan mondial
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1. |
réaffirme l’universalité et l’indivisibilité des droits de l’homme et de la dignité propre à chaque être humain; souligne, à cet égard, qu’il s’est fermement engagé à contrer les menaces qui pèsent sur les droits de l’homme dans l’Union européenne et dans le monde, et rappelle qu’il est du devoir de l’Union et de ses États membres de faire tout leur possible pour être à l’avant-garde, au niveau mondial, de la promotion et de la protection des droits de l’homme, des libertés fondamentales et de la démocratie, conformément aux valeurs fondatrices de l’Union; |
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2. |
insiste sur le fait que la défense des droits de l’homme, des libertés fondamentales et de la dignité de chaque être humain doit être la pierre angulaire de la politique extérieure de l’Union; encourage vivement l’Union, à cette fin, à s’engager de manière ambitieuse et constante à faire automatiquement de la protection des droits de l’homme un point central de toutes ses politiques, ainsi qu’à renforcer la cohérence entre ses politiques internes et externes dans ce domaine; |
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3. |
rappelle qu’il convient d’utiliser le plan d’action de l’Union en faveur des droits de l’homme et de la démocratie pour la période 2020-2024 comme une feuille de route pour les priorités de l’Union en matière de droits de l’homme et, par conséquent, de le placer au centre de toutes les politiques externes de l’Union; souligne qu’il importe que les États membres s’approprient le plan d’action de l’Union et rendent publiquement compte des actions qu’ils mènent au titre de celui-ci; encourage les parlements nationaux et régionaux, les institutions nationales de défense des droits de l’homme et les organisations de la société civile à collaborer avec les autorités au niveau des États membres, afin de contribuer à la mise en œuvre de la politique extérieure de l’Union en matière de droits de l’homme; demande à être associé aux futurs réexamens et mises à jour, par le Conseil, de l’une ou l’autre des orientations de l’Union dans le domaine des droits de l’homme et qu’une plus grande transparence soit assurée lors de leur mise en œuvre; |
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4. |
s’inquiète fortement des graves menaces qui pèsent sur les droits de l’homme et la démocratie dans le monde et relève que le nombre de régimes démocratiques est en baisse continue, tandis que le nombre de régimes autoritaires augmente et que près de 75 % de la population mondiale a connu une détérioration de la situation en matière de droits de l’homme dans son pays au cours de l’année écoulée; souligne avec inquiétude les graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire constatées dans un nombre croissant de zones du monde, et que ces violations restent largement impunies; |
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5. |
déplore qu’en dépit de la nécessité de se concentrer sur les réponses aux menaces et difficultés que présentent le changement climatique et la relance après la pandémie de COVID-19 et ses répercussions négatives au moyen d’une solidarité mondiale, certains dirigeants autoritaires aient, en plus d’avoir mal géré la pandémie et les ressources mondiales, intensifié leur répression à l’encontre de l’opposition politique, des dissidents, des défenseurs des droits de l’homme, des organisations de la société civile, notamment des organisations d’acteurs locaux ou des organisations confessionnelles et religieuses, ainsi que des médias indépendants, et qu’ils aient alimenté et étendu des conflits internes et internationaux existants et en aient provoqué de nouveaux, ce qui a eu des effets dévastateurs sur les droits de l’homme; déplore les différents cas d’instrumentalisation des conséquences de la pandémie par des dirigeants autoritaires pour justifier le durcissement de leurs mesures répressives; |
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6. |
souligne qu’il importe que l’Union et ses États membres agissent constamment de concert, notamment dans les enceintes multilatérales, pour relever les défis en matière de droits de l’homme et de démocratie au niveau mondial, et que l’Union veille à la cohérence de ses politiques internes et externes; estime que maintenir la règle de l’unanimité pour certaines décisions de politique étrangère de l’Union, y compris les sanctions contre les auteurs de violations des droits de l’homme, fait obstacle à une action décisive nécessaire en raison de l’évolution du contexte géopolitique et que cette règle devrait, par conséquent, être réexaminée; |
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7. |
presse l’Union européenne et ses États membres d’intensifier leurs efforts dans le monde entier en soutien à la démocratie et aux droits de l’homme; demande à l’Union et à ses États membres, à cet égard, de couper court, tant individuellement qu’en coopération avec des partenaires internationaux partageant les mêmes valeurs, aux tentatives inacceptables visant à affaiblir les institutions démocratiques et les droits de l’homme universels ou à restreindre l’espace et le rôle dévolus à la société civile; réaffirme la valeur du multilatéralisme en tant qu’instrument permettant d’atteindre cet objectif; insiste sur l’importance de placer les questions liées à la démocratie et aux droits de l’homme au cœur des relations diplomatiques de l’Union avec tous les interlocuteurs, en particulier les pays considérés comme des partenaires stratégiques; insiste, en outre, sur l’importance de placer les questions relatives aux droits de l’homme au cœur de l’activité parlementaire de l’Union, notamment en faisant de la sous-commission des droits de l’homme une commission à part entière; prend acte du lancement, le 26 août 2022, d’un projet pilote visant à créer une académie diplomatique européenne; |
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8. |
rappelle que la volonté et la rhétorique ambitieuses de la politique étrangère de l’Union en matière de droits de l’homme exigent de l’Union qu’elle donne l’exemple afin d’éviter de nuire à sa crédibilité lorsqu’elle s’oppose au déclin de la démocratie dans le monde; invite les institutions et organes de l’Union, y compris le Service européen pour l’action extérieure (SEAE), à s’assurer que les obligations de l’Union et des États membres en matière de droits de l’homme sont invariablement respectées dans la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union; les encourage à cet égard à utiliser l’ensemble des outils diplomatiques pour soulever avec les pays partenaires, en privé comme en public, et aussi bien bilatéralement que dans les enceintes multilatérales, les questions relatives aux droits de l’homme; demande une nouvelle fois à l’Union de veiller tout particulièrement à évaluer et à prévenir toute violation liée à ses propres politiques, projets et financements dans les pays tiers, y compris ceux de la Banque européenne d’investissement et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, ainsi qu’à créer un mécanisme de traitement des plaintes pour les personnes ou groupes dont les droits auraient été violés par les activités de l’Union dans ces pays; |
Guerre d’agression contre l’Ukraine
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9. |
condamne avec la plus grande fermeté la guerre d’agression illégale, injustifiée et non provoquée que la Russie mène contre l’Ukraine, ainsi que la participation de la Biélorussie qui permet à la Russie de lancer depuis son territoire des attaques mortelles contre l’Ukraine; exprime, à cet égard, sa plus profonde tristesse quant aux souffrances endurées par la population et condamne les graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire perpétrées en Ukraine par les forces armées russes et leurs alliés; |
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10. |
salue les efforts conjoints déployés par l’Union européenne, ses États membres et la société civile face à cette guerre; se félicite par ailleurs de la solidarité dont ont fait preuve de nombreux pays à l’égard de l’Ukraine, par exemple en prenant position lors des sessions et des votes de l’Assemblée générale des Nations unies concernant la guerre illégale en Ukraine; rappelle qu’il est nécessaire d’intensifier les efforts diplomatiques envers tous les États qui se sont abstenus ou ont voté contre lors du vote de la résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 2 mars 2022 sur l’agression contre l’Ukraine ainsi que des résolutions suivantes sur le sujet, afin d’expliquer la gravité de l’agression russe et la nécessité d’une réponse unanime de la communauté internationale à cette violation flagrante du droit international; exhorte l’Union européenne et ses États membres à offrir au peuple ukrainien l’aide dont il a besoin pour défendre sa liberté, la démocratie, les droits de l’homme et le droit international; se félicite des sanctions sans précédent imposées dans le contexte de la guerre et demande qu’elles soient mises en œuvre de manière coordonnée; demande en outre à l’Union et à ses États membres de soutenir les efforts et de renforcer les organisations indépendantes de la société civile russe afin d’aider à jeter les bases d’une démocratie future en Russie; |
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11. |
condamne fermement les atrocités, les crimes de guerre et les graves violations du droit international humanitaire, y compris les violences sexuelles, les violences sexistes, les actes de torture et les meurtres de civils et de prisonniers de guerre, commis par les forces armées russes et leurs alliés dans la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, et s’en inquiète vivement; demande instamment que toutes les mesures nécessaires soient prises pour s’assurer que les auteurs de crimes de guerre et de violations des droits de l’homme en Ukraine soient identifiés et aient à répondre de leurs actes au plus tôt, et pour proposer des moyens de recours efficaces pour les dommages subis par les civils ukrainiens; exhorte l’Union européenne et ses États membres à continuer d’offrir leur plein soutien aux parties prenantes concernées et aux mesures et mécanismes pertinents dans ce domaine, y compris aux procureurs, enquêteurs et système judiciaire ukrainiens, à la Cour pénale internationale (CPI), à la commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, ainsi qu’aux enquêtes en cours au niveau national en vertu du principe de compétence universelle; se félicite à cet égard que l’Union européenne ait apporté son soutien aux capacités d’enquête de la CPI afin de l’aider à accélérer son enquête sur les crimes de guerre en Ukraine; souligne qu’il importe de recueillir rapidement et de préserver les preuves des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis, et salue les efforts déployés par la société civile à cette fin; invite la Commission à fournir toute l’assistance nécessaire à ce processus, y compris des financements au titre de l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI) — Europe dans le monde, et prie instamment les États membres de s’engager eux-mêmes dans ce processus dès lors qu’ils sont en mesure de le faire; se félicite de la modification du mandat de la mission de conseil de l’Union européenne en Ukraine ainsi que de la proposition de la Commission d’élargir le mandat d’Eurojust afin de soutenir la lutte contre l’impunité dans toutes les situations; demande qu’une décision éclairée soit prise quant aux solutions les plus adéquates pour traduire en justice les personnes et les entités responsables d’avoir ouvert la voie à la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine et aux crimes de guerre commis sur le territoire ukrainien, ce qui devrait comprendre l’ouverture de poursuites pour crime d’agression devant un tribunal international spécialement créé à cet effet ou relevant de la compétence de la CPI; |
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12. |
invite l’Union européenne et ses États membres à continuer de faire usage de tous les instruments dont ils disposent afin de soutenir le combat pour libérer l’Ukraine de ses occupants et de venir en aide aux personnes qui fuient l’Ukraine et sont à la recherche d’un soutien dans les États membres de l’Union; relève que 8,8 millions d’Ukrainiens sont entrés dans l’Union depuis le début de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, dont 4 millions sont enregistrés dans le cadre de la protection temporaire ou des mécanismes de protection nationaux similaires en Europe; salue tous les gestes par lesquels les citoyens de l’Union manifestent leur solidarité envers le peuple ukrainien et lui apportent une assistance, y compris leur engagement en matière d’aide humanitaire, et se félicite de l’activation de la directive relative à la protection temporaire (24) afin d’octroyer une protection immédiate et des droits aux Ukrainiens déplacés qui arrivent sur le territoire de l’Union; souligne l’importance d’un financement accru pour les pays d’accueil, en accordant notamment une attention particulière à l’accès à l’éducation, aux perspectives économiques, au logement et aux soins de santé ainsi qu’à l’intégration dans les sociétés d’accueil; souligne la nécessité de soutenir, entre autres, les victimes de violences sexuelles, sexistes et génésiques; |
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13. |
dénonce la relocalisation et l’expulsion forcées d’enfants ukrainiens, y compris depuis des établissements de soins, vers la Fédération de Russie et les territoires de l’Ukraine occupés par la Russie, ainsi que leur adoption forcée par des familles russes; demande à l’Union européenne et à ses États membres d’apporter un soutien pour localiser ces enfants et faire en sorte qu’ils retrouvent leur famille ou des tuteurs légaux; |
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14. |
souligne que la guerre d’agression illégale, injustifiée et non provoquée contre l’Ukraine contre l’Ukraine a eu une incidence considérable sur la sécurité alimentaire mondiale, étant donné que l’Ukraine est le cinquième exportateur mondial de céréales; |
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15. |
se déclare profondément préoccupé par la sûreté des installations nucléaires en Ukraine, qui sont constamment exposées au risque de bombardements militaires; invite l’Union européenne, ses États membres et la communauté internationale à établir des zones de sécurité autour de ces installations nucléaires; |
Améliorer les politiques, les instruments et la diplomatie de l’Union pour protéger et faire progresser les droits de l’homme et la démocratie dans le monde
IVCDCI — Europe dans le monde et le programme thématique «Droits de l’homme et démocratie»
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16. |
invite l’Union à réfléchir à la manière de promouvoir et d’appliquer au mieux une approche fondée sur les droits de l’homme dans tous ses instruments et stratégies afin de renforcer sa politique étrangère en matière de droits de l’homme ainsi que de s’adapter à l’évolution de la situation géopolitique et de l’influencer; souligne que l’IVCDCI — Europe dans le monde, notamment son programme thématique relatif aux droits de l’homme et à la démocratie, constitue l’un des principaux outils dont dispose l’Union pour améliorer la situation des droits de l’homme dans le monde et œuvrer en faveur de sociétés résilientes, inclusives et démocratiques tout en contrant l’influence des régimes autoritaires; souligne par ailleurs que la participation des acteurs locaux de la société civile est vitale pour la protection des droits de l’homme et de la démocratie dans leur pays et réitère son appel à les associer pleinement à toutes les activités extérieures pertinentes de l’Union; se félicite à cet égard de l’assistance précieuse fournie actuellement aux organisations de la société civile et aux militants à travers le monde au titre du programme thématique «Droits de l’homme et démocratie» de l’IVCDCI — Europe dans le monde et du Fonds européen pour la démocratie; insiste sur l’importance qu’attache l’IVCDCI — Europe dans le monde à la promotion des droits de l’homme et de la démocratie auprès des partenaires stratégiques internationaux et locaux, entre autres grâce aux missions d’observation électorale de l’Union; souligne le rôle du Parlement dans le processus de programmation de l’instrument et invite la Commission et le SEAE à mieux partager avec lui toutes les informations pertinentes en temps utile afin de lui permettre de remplir son rôle tel que prévu par les traités, en particulier pendant les dialogues géopolitiques de haut niveau avec la Commission; demande à la Commission et au SEAE d’entamer un dialogue avec le Parlement afin d’améliorer cet aspect de leur collaboration; |
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17. |
souligne qu’il est important de planifier à long terme et de continuer à soutenir les projets et les initiatives menés au titre de l’IVCDCI — Europe dans le monde, en particulier lorsqu’ils concernent des régions touchées par des conflits, des guerres et des catastrophes naturelles; invite la Commission et le SEAE à inclure le soutien à la démocratie dans tous les programmes thématiques et géographiques de l’IVCDCI — L’Europe dans le monde, en tant que priorité transversale; |
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18. |
demande de nouveau une transparence accrue en ce qui concerne les dispositions relatives aux droits de l’homme dans les conventions de financement au titre de l’IVCDCI — Europe dans le monde et une clarification du mécanisme et des critères de suspension de ces conventions en cas de violation des droits de l’homme, des principes démocratiques ou de l’état de droit ainsi que dans les cas graves de corruption; prie la Commission de s’abstenir de se servir de l’appui budgétaire aux gouvernements de pays tiers comme d’une modalité opérationnelle de coopération avec des pays qui sont le théâtre de violations généralisées des droits de l’homme et d’une répression des défenseurs des droits de l’homme; |
Représentant spécial de l’Union européenne pour les droits de l’homme
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19. |
apporte son soutien plein et entier au travail du représentant spécial de l’Union européenne (RSUE) pour les droits de l’homme dans le domaine de la défense et de la promotion des droits de l’homme dans le monde par le dialogue avec les pays tiers et la coopération avec les partenaires partageant les mêmes valeurs, ainsi qu’au rôle essentiel qu’il joue dans le renforcement de l’efficacité des politiques de l’Union en matière de droits de l’homme moyennant une mise en cohérence générale; souligne la nécessité d’une coopération étroite entre le RSUE pour les droits de l’homme et les autres RSUE responsables de pays ou de régions, afin d’améliorer encore cette cohérence, et appelle de ses vœux une meilleure visibilité du rôle du RSUE pour les droits de l’homme; souligne qu’il est important que le RSUE pour les droits de l’homme poursuive sa coopération avec les organisations internationales, notamment l’Organisation des Nations unies et ses rapporteurs spéciaux nommés par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, ainsi qu’avec les représentants ou envoyés chargés des droits de l’homme d’autres pays; invite le RSUE à plus s’engager publiquement en faveur des défenseurs droits de l’homme et à coopérer étroitement avec les organisations de la société civile et les défenseurs des droits de l’homme aux échelons de l’Union et national; souligne qu’il est important que les RSUE pour des pays ou des situations régionales dialoguent avec les autorités nationales de la protection des droits de l’homme et de certains cas en particulier; encourage le RSUE pour les droits de l’homme à poursuivre ses efforts diplomatiques afin de renforcer le soutien de l’Union au droit international humanitaire et à la justice internationale; |
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20. |
rappelle que la nomination du RSUE pour les droits de l’homme devrait faire l’objet d’une audition préalable au Parlement; recommande la mise en place d’un cadre prévoyant que le RSUE pour les droits de l’homme rende compte au Parlement de la réalisation des objectifs définis dans son programme de travail au début de son mandat et soit tenu de présenter régulièrement un rapport sur les progrès accomplis en la matière; souligne que, bien qu’il existe une coopération entre le Parlement et le SEAE, laquelle a été renforcée par la décision 2010/427/UE du Conseil (25) et la déclaration sur la responsabilité politique faite en 2010 par la vice-présidente de la Commission et haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, il est nécessaire de renforcer encore le cadre des relations interinstitutionnelles entre le Parlement et le SEAE, y compris ses délégations, sur les questions relatives aux droits de l’homme; souligne également qu’il est nécessaire que le SEAE associe le Parlement à l’élaboration de notes d’orientation pour la mise en œuvre des instruments de l’Union relatifs aux droits de l’homme, comme les orientations de l’Union en la matière ou les mécanismes de l’Union sur le devoir de vigilance ou la lutte contre la corruption, entre autres, dans les pays tiers; |
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21. |
insiste sur l’importance de s’atteler à résoudre les difficultés que pose la coordination des institutions de l’Union en ce qui concerne, dans le domaine de la gestion des relations extérieures de l’Union, les droits de l’homme; se félicite de la coordination accrue entre les délégations de l’Union, le siège du SEAE et la direction générale des partenariats internationaux en ce qui concerne les affaires urgentes individuelles relatives à des défenseurs des droits de l’homme; |
Envoyé spécial de l’Union européenne pour la promotion de la liberté de religion ou de conviction à l’extérieur de l’Union européenne
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22. |
constate avec regret que le poste d’envoyé spécial de l’Union pour la promotion de la liberté de religion ou de conviction à l’extérieur de l’Union est resté vacant pendant plus d’un an; demande à nouveau au Conseil et à la Commission de procéder à une évaluation rapide, transparente et complète de l’efficacité et de la valeur ajoutée du mandat de l’envoyé spécial, notamment du point de vue de sa position institutionnelle, afin de fournir à l’envoyé spécial des ressources humaines et financières suffisantes et de soutenir de manière adéquate le mandat institutionnel de l’envoyé spécial, ses capacités et ses fonctions; se félicite de la nomination de Frans van Daele, le 7 décembre 2022, en tant qu’ envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion ou de conviction à l’extérieur de l’Union européenne; rappelle que les fonctions de l’envoyé spécial devraient se concentrer sur la promotion et la protection de la liberté de pensée, de conscience, de religion et de conviction, ainsi que sur le droit à ne pas croire, à l’apostasie et à l’athéisme; souligne que l’envoyé spécial devrait également accorder une attention particulière aux conversions forcées, à l’utilisation abusive des lois sur le blasphème et à la situation des personnes non croyantes en danger; |
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23. |
recommande à l’envoyé spécial de travailler en étroite collaboration et de manière complémentaire avec le RSUE pour les droits de l’homme et avec le groupe de travail du Conseil sur les droits de l’homme; invite en outre l’envoyé spécial à consulter régulièrement le Parlement et à coopérer avec les commissaires, envoyés et ambassadeurs des États membres chargés de la promotion de la liberté de religion ou de conviction, afin de coordonner les actions; |
Dialogues de l’Union sur les droits de l’homme et autres contacts bilatéraux avec les pays tiers
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24. |
souligne que les dialogues sur les droits de l’homme avec les pays tiers constituent une occasion de mettre l’accent sur les enjeux en matière de droits de l’homme et demande que ces dialogues soient menés dans l’optique d’obtenir des résultats, régulièrement réexaminés et pleinement exploités; demande de nouveau que les dialogues sur les droits de l’homme soient fondés dès le départ sur un ensemble clair de critères qui permettront d’en contrôler l’efficacité; demande également que le SEAE réalise systématiquement une évaluation des résultats des dialogues ainsi qu’un suivi par la suite, et qu’il communique à ce sujet; souligne qu’afin d’être efficaces, les dialogues ne doivent pas être utilisés comme un outil isolé, mais intégrés dans l’ensemble complet des activités de l’Union menées avec les pays tiers concernés, notamment celles relatives à la politique commerciale de l’Union, ce qui permettra d’intégrer de manière automatique et transversale la dimension des droits de l’homme et de renforcer les messages véhiculés dans le cadre des dialogues; attire l’attention sur l’importance de traiter, dans le cadre des dialogues sur les droits de l’homme, des affaires individuelles, en particulier celles mises en évidence par le Parlement dans ses résolutions et lorsque des lauréats et des finalistes du prix Sakharov sont en danger, ainsi que de garantir un suivi adéquat et des rapports au Parlement sur les mesures prises concernant ces affaires; |
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25. |
insiste sur l’importance d’une véritable consultation, de manière systématique, accessible et plurielle, de l’ensemble des organisations de la société civile et des parties prenantes, tout au long du processus de dialogue sur les droits de l’homme; |
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26. |
se félicite de la reprise des dialogues sur les droits de l’homme avec des pays tiers, qui s’inscrit dans un contexte plus propice aux échanges; est d’avis que, lorsqu’aucun progrès tangible n’est à signaler à l’issue d’une série de dialogues sur les droits de l’homme, comme cela est arrivé à plusieurs reprises, l’Union devrait adapter ses objectifs, notamment en ce qui concerne la conduite plus générale des relations bilatérales; |
Délégations de l’Union
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27. |
estime qu’il est de la plus haute importance de prendre toutes les mesures possibles pour mieux faire connaître les orientations de l’Union dans le domaine des droits de l’homme dans les délégations de l’Union et invite instamment toutes les délégations à veiller à la bonne application de ces orientations; demande une nouvelle fois, à cet égard, que les délégations de l’Union et leurs points de contact pour les droits de l’homme dans les pays tiers s’impliquent davantage en apportant un soutien régulier aux défenseurs des droits de l’homme, y compris les lauréats et finalistes du prix Sakharov qui sont en danger, et en examinant de manière approfondie les sujets et affaires individuelles abordés dans les résolutions du Parlement portant sur des atteintes aux droits de l’homme, à la démocratie et à l’état de droit; demande au personnel des délégations de l’Union d’évoquer avec les autorités étatiques les cas d’oppression et de persécution des défenseurs des droits de l’homme, de l’opposition démocratique et des militants de la société civile et, si les personnes concernées sont en détention, de suivre l’évolution de la situation, de leur rendre visite en prison, d’assister à leur procès et de parler de ces affaires lors des dialogues sur les droits de l’homme que l’Union mène avec les pays concernés; |
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28. |
attire l’attention sur le fait que les missions des États membres de l’Union et les délégations de l’Union ont, dans certains cas, suivi des approches différentes en matière de protection et de promotion des droits de l’homme dans les pays tiers, bien que les États membres de l’Union ont un engagement commun en la matière; souligne que les ambassades des États membres de l’Union devraient, comme les délégations de l’Union, jouer un rôle croissant dans la promotion et la protection des droits de l’homme, ainsi que dans le soutien apporté à la société civile dans les pays tiers; invite les délégations de l’Union à créer des groupes de travail sur les droits de l’homme réunissant les services compétents des ambassades des États membres et des délégations de l’Union, ainsi qu’à coopérer étroitement avec les représentants d’organisations de la société civile régionales et internationales dans les pays tiers concernés; |
Régime mondial de sanctions de l’Union en matière de droits de l’homme (loi Magnitsky de l’Union européenne)
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29. |
se félicite que le régime mondial de sanctions de l’Union en matière de droits de l’homme soit de plus en plus utilisé, car il s’agit d’un outil essentiel qui permet de renforcer le rôle de l’Union en tant qu’acteur mondial dans le domaine des droits de l’homme par le recours à des sanctions ciblées de la part du Conseil; demande que les mesures restrictives qui ont déjà été adoptées soient mises en œuvre pleinement et de manière efficace et coordonnée, et que des mesures supplémentaires viennent s’y ajouter si nécessaire; demande à l’Union d’utiliser plus énergiquement cet outil, qui est un élément à part entière de sa politique étrangère en matière de droits de l’homme; appelle de ses vœux une application rigoureuse, cohérente et uniforme des mesures restrictives et leur suivi dans tous les États membres, la crédibilité et l’efficacité de l’action extérieure de l’Union en dépendant; invite l’Union à collaborer avec des partenaires partageant les mêmes valeurs afin de convaincre davantage de pays d’adopter des régimes de sanctions et de coordonner l’adoption de mesures restrictives ciblées de manière conjointe, de façon à accroître au maximum leur efficacité au niveau mondial; salue l’engagement pris par la présidente de la Commission, dans son discours sur l’état de l’Union de 2022, de présenter des mesures pour mettre à jour le cadre législatif de l’Union de lutte contre la corruption et d’inclure la corruption dans le régime mondial de sanctions de l’Union en matière de droits de l’homme, ce qui correspond à la position du Parlement, afin de cibler efficacement ceux qui soutiennent économiquement ou financièrement les auteurs de violations des droits de l’homme; réitère son appel en faveur de la mise en place du vote à la majorité qualifiée pour les décisions du Conseil et l’exécution des sanctions au titre du régime mondial de sanctions de l’Union en matière de droits de l’homme; exhorte de nouveau la Commission et le Conseil à s’efforcer de tenir compte des recommandations du Parlement concernant les futures sanctions ciblées, comme indiqué dans ses résolutions et ailleurs; |
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30. |
se réjouit des inscriptions sur les listes de sanctions effectuées en 2021 au titre du régime mondial de sanctions de l’Union en matière de droits de l’homme; invite le Conseil, les États membres et le SEAE à élaborer une stratégie afin d’améliorer les interactions entre le régime mondial de sanctions de l’Union en matière de droits de l’homme et les régimes de sanctions géographiques, notamment en faisant un meilleur usage du régime mondial de sanctions de l’Union en matière de droits de l’homme pour lutter contre les violations qui ne peuvent être directement liées à un État, comme dans les cas où des mercenaires commettent des violations des droits de l’homme dans des territoires échappant au contrôle de l’État ou lorsque la violation revêt une dimension transfrontière, par exemple dans le cas de la traite des êtres humains; |
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31. |
est vivement préoccupé par le fait que certains États mènent des politiques délibérées, qu’il condamne, d’arrestations, de détentions arbitraires et de poursuites judiciaires, sous des accusations fallacieuses, de ressortissants étrangers, en particulier de citoyens de l’Union européenne, et ce à des fins de propagande ou d’utilisation de prisonniers comme instrument de négociation internationale et d’échange ou comme moyen de pression politique; souligne que le fait de mettre une telle politique en œuvre constitue un acte de prise d’otages au sens de la convention internationale contre la prise d’otages; demande à la Commission, au SEAE et aux États membres de prendre des mesures afin de prévenir de tels actes et d’alerter les citoyens européens, notamment ceux qui ont une double nationalité, sur les risques d’arrestation encourus lorsqu’ils se rendent dans certains pays; demande au Conseil d’envisager d’appliquer des mesures restrictives prévues par le régime mondial de sanctions de l’Union en matière de droits de l’homme à l’encontre des personnes ou entités responsables de l’arrestation ou de la détention arbitraire de citoyens européens pris comme «otages d’États»; |
Corruption et droits de l’homme
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32. |
souligne que la corruption affaiblit grandement la gouvernance démocratique, fait obstacle à l’exercice des droits de l’homme dans le monde entier, facilite et perpétue les violations des droits de l’homme et les atteintes à l’état de droit, et touche de manière disproportionnée les personnes et les groupes les plus vulnérables et marginalisés de la société; demande que la lutte contre la corruption soit intégrée à toutes les actions et politiques de l’Union visant à promouvoir les droits de l’homme et la démocratie, moyennant la formulation d’une stratégie globale spéciale en matière de lutte contre la corruption, l’inclusion des programmes relevant des instruments de financement extérieurs de l’Union et le renforcement du rôle de contrôle du Parlement; souligne qu’il est de la plus haute importance que l’Union et ses États membres montrent l’exemple en luttant contre la corruption liée à des acteurs basés dans l’Union, en appliquant les normes les plus élevées en matière de transparence à leurs financements extérieurs et en intensifiant leur soutien aux organisations de la société civile, aux militants et aux journalistes d’investigation engagés dans la lutte contre la corruption; |
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33. |
demande à l’Union de travailler en vue de proposer la création d’un ensemble de normes de lutte contre la corruption qui seraient applicables de manière uniforme dans le monde entier, de favoriser la mise en place d’organes anticorruption et l’adoption de cadres réglementaires solides, ainsi que de s’attaquer à la question des juridictions opaques et des paradis fiscaux; encourage le développement de la coopération entre l’Union européenne, ses États membres, les pays tiers et les organisations internationales, en particulier aux niveaux judiciaire, répressif et informatif, en vue de l’échange de bonnes pratiques et d’outils efficaces dans la lutte contre la corruption ainsi que dans sa prévention; préconise d’œuvrer à la création d’une Cour internationale de lutte contre la corruption sous la supervision des Nations unies; |
Clauses relatives aux droits de l’homme dans les accords internationaux
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34. |
réitère son appel en faveur de l’inclusion de clauses robustes relatives aux droits de l’homme dans les accords entre l’Union et les pays tiers, assorties d’un ensemble clair de critères et de procédures à respecter en cas de violations; invite la Commission et le SEAE à réfléchir activement à la manière de veiller à ce que les clauses relatives aux droits de l’homme prévues dans les accords internationaux existants soient contrôlées et effectivement appliquées; insiste sur le fait que l’Union devrait réagir rapidement et avec détermination aux violations persistantes des clauses relatives aux droits de l’homme par des pays tiers, notamment en suspendant les accords concernés si les autres solutions s’avèrent inefficaces; signale que le réexamen du système de préférences généralisées (SPG) de l’Union, le processus législatif en cours pour un nouveau règlement relatif au SPG et le contrôle de la mise en œuvre, par les pays bénéficiaires du SPG, des conventions internationales relatives aux droits de l’homme, y compris les droits des travailleurs, constituent une occasion de renforcer l’engagement de veiller au respect des droits de l’homme dans les pays tiers concernés; |
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35. |
invite la Commission à exiger, lors de la négociation d’accords de libre-échange (ALE) avec des pays tiers, que ces derniers ratifient les principales conventions internationales relatives aux droits de l’homme, aux droits des travailleurs et à l’environnement, notamment le pacte international relatif aux droits civils et politiques et le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels; souligne que la ratification de ces conventions par les pays tiers devrait idéalement intervenir avant la conclusion des négociations de l’ALE, afin d’ériger le respect de ces conventions en aspect essentiel de l’ALE et de convenir de clauses spécifiques; demande en outre que les clauses de fond des ALE reconnaissent que les États parties doivent respecter et protéger les droits de l’homme comme énoncé dans la déclaration universelle des droits de l’homme, le droit coutumier et les conventions internationales auxquelles ils sont parties; |
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36. |
souligne l’importance de la qualité des évaluations ex ante et ex post de l’impact sur le développement durable (EIDD) et demande que la qualité de ces évaluations soit nettement améliorée; indique que les EIDD devraient avoir pour objectif de s’assurer que l’accord en cours de négociation prévoit, dans ses clauses explicites détaillées, des outils suffisants pour éviter des conséquences négatives sur les droits de l’homme; préconise d’associer les organisations de la société civile à la conduite des EIDD, de charger des experts en matière de droits de l’homme et du droit du travail de mener les évaluations, ainsi que de prendre en compte les contributions des organisations de la société civile; |
Activités de soutien à la démocratie
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37. |
souligne que l’année 2022 marque le 10e anniversaire de la décision du Parlement de faire preuve de leadership politique en s’engageant plus avant dans ses activités de soutien à la démocratie, qu’il met en œuvre depuis 2014 au moyen de la stratégie globale de soutien à la démocratie; souligne, en particulier, son soutien au renforcement des capacités des parlements partenaires, à la médiation et au développement d’une culture du dialogue et du compromis, y compris parmi les jeunes dirigeants politiques, ainsi qu’au renforcement de la position des femmes parlementaires, des défenseurs des droits de l’homme et des représentants des organisations de la société civile, et des médias libres; exhorte la Commission à poursuivre et à intensifier ses activités dans ces domaines et à renforcer le financement et l’assistance prévus pour les organes et organismes de l’Union, ainsi que pour d’autres organisations recevant des subventions, tout en respectant le principe de la non-discrimination; souligne que, dans le contexte actuel d’intensification des tensions mondiales et de la répression dans un nombre croissant de pays, il est de la plus haute importance d’apporter un soutien direct aux organisations de la société civile, aux défenseurs des droits de l’homme et aux personnes qui expriment des critiques et des opinions dissidentes; |
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38. |
insiste sur l’importance des missions d’observation électorale déployées par l’Union et de la contribution du Parlement au développement et au perfectionnement de la méthode qui les guide; invite la Commission, à cet égard, à envisager de mettre à jour la méthode d’observation électorale pour incorporer les évolutions des vingt dernières années; prie instamment les pays tiers de mettre en œuvre les recommandations formulées par les missions d’observation électorale de l’Union dans le but d’améliorer l’organisation des futurs processus électoraux et le contexte dans lequel ils se tiendront et, ainsi, de contribuer à leur transparence et à leur légalité de manière à renforcer les normes démocratiques dans les États concernés; insiste sur l’importance de renforcer le soutien apporté par l’Union aux observateurs électoraux locaux, notamment en matière de protection; demande de nouveau à l’Union de collaborer étroitement avec des organisations nationales et internationales, telles que le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’OSCE, le Conseil de l’Europe et les autres organisations qui ont souscrit à la déclaration de principes relative à l’observation internationale d’élections; |
Multilatéralisme et action de l’Union au niveau multilatéral
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39. |
réaffirme que, pour être efficace, la protection des droits de l’homme dans le monde passe impérativement par une coopération internationale robuste à un niveau multilatéral; met l’accent sur le rôle particulièrement important de l’Organisation des Nations unies et de ses organes, en tant que principale enceinte permettant de faire progresser efficacement les efforts en faveur de la paix et de la sécurité, du développement durable et du respect pour les droits de l’homme et le droit international; demande à l’Union et à ses États membres de poursuivre leur soutien politique et financier au travail accompli par les Nations unies, incluant tous les organes des Nations unies chargés de faire respecter les droits de l’homme, notamment les organes de suivi des traités et les procédures spéciales; invite, à cette fin, le secrétaire général des Nations unies à allouer suffisamment de ressources du budget des Nations unies et invite instamment les pays membres à augmenter leurs contributions volontaires; souligne qu’il est indispensable que l’Union et ses États membres s’efforcent de parler d’une seule voix tant au sein des Nations unies que dans d’autres enceintes multilatérales, et de promouvoir les normes les plus strictes en matière de droits de l’homme; rappelle l’obligation de tous les pays membres des Nations unies de promouvoir et de protéger l’ensemble des droits de l’homme et des libertés fondamentales, comme le stipule la charte fondatrice des Nations unies et la résolution no 60/251 de l’Assemblée générale des Nations unies; regrette que deux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies soient responsables de violations flagrantes des droits de l’homme constitutives de crimes de guerre et même de génocide; invite les pays membres des Nations unies à s’abstenir de prendre des mesures rétrogrades qui affaiblissent la protection des droits de l’homme; insiste sur la responsabilité qui incombe au Conseil des droits de l’homme des Nations unies de lutter contre toutes les violations graves des droits humains dans le monde; regrette que certains membres du Conseil des droits de l’homme des Nations unies affichent un mépris flagrant pour leurs obligations en matière de droits de l’homme et des violations graves des droits de l’homme avérées et aient refusé de coopérer avec les mécanismes de défense des droits de l’homme des Nations unies; demande, à cet égard, une réforme fondamentale des critères applicables aux membres du Conseil des droits de l’homme des Nations unies; invite le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) à lancer et à mener les efforts en vue de l’adoption d’une position coordonnée de l’Union et de ses États membres concernant la participation au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, afin d’encourager une transparence accrue du processus électoral, notamment en rendant le vote des États membres public et en le motivant, de favoriser un processus véritablement concurrentiel, en veillant à ce que les trois blocs régionaux auxquels participent les États membres de l’Union présentent plus de candidats qu’il n’y a de sièges, et d’assurer la responsabilisation des candidats par l’étude attentive de leurs engagements volontaires et de leurs antécédents de coopération avec le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, les organes de suivi des traités des Nations unies et les procédures spéciales; |
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40. |
condamne fermement toutes les attaques contre les titulaires de mandats des Nations unies au titre de procédures spéciales et contre l’indépendance de leurs mandats; demande aux États membres et aux partenaires démocratiques de l’Union de combattre résolument de telles tentatives et de prendre toutes les mesures possibles pour contribuer à proposer des espaces sûrs et ouverts de sorte que les personnes et les organisations de la société civile puissent interagir avec les Nations unies, ses représentants et ses mécanismes; met en lumière le travail des commissions d’enquête et des missions d’établissement des faits mandatées par les Nations unies, qui sont de plus en plus utilisées pour répondre aux cas de violations graves du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits de l’homme, ainsi que pour lutter contre l’impunité; |
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41. |
invite l’Union et ses États membres à soutenir le renforcement des systèmes régionaux des droits de l’homme, grâce notamment à une aide financière et à un échange d’expérience interrégional; souligne, en particulier, le rôle essentiel des organes de suivi des traités et des mécanismes judiciaires créés en vertu de ces systèmes régionaux ainsi que leur complémentarité avec le système de protection des droits de l’homme des Nations unies; |
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42. |
invite l’Union et ses États membres à se faire les champions, dans les enceintes multilatérales, de l’adoption d’une définition universellement acceptée du terrorisme, dans une optique de lutte contre ce fléau; les appelle, en outre, à mener les efforts pour insérer, dans le cadre du huitième examen de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations unies en 2023, des dispositions fermes reconnaissant l’incidence négative que le détournement des lois et politiques de lutte contre le terrorisme ont eue sur l’espace dévolu à la société civile et invitant instamment tous les pays à prendre les mesures nécessaires pour réformer ou abroger cette législation afin qu’elle cesse de nuire à la société civile et aux défenseurs des droits de l’homme; presse l’Union et ses États membres d’être les instigateurs, dans les enceintes des Nations unies, d’un dialogue constructif avec les organisations de la société civile et les défenseurs des droits de l’homme, et de s’assurer qu’ils sont dûment associés à toutes les étapes de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques de lutte contre le terrorisme; |
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43. |
est profondément préoccupé par les attaques de plus en plus nombreuses perpétrées par des régimes autoritaires contre l’ordre mondial fondé sur des règles, remettant notamment en cause l’universalité des droits de l’homme, les relativisant, les disant être un instrument d’hégémonie culturelle déployé par les pays occidentaux, érodant le droit international relatif aux droits de l’homme en le réinterprétant et compromettant le fonctionnement des organes et mécanismes des Nations unies visant à demander des comptes aux pays pour leurs violations des droits de l’homme; souligne que l’Union doit faire de la défense de l’universalité des droits de l’homme une priorité majeure et, à cette fin, initier un pacte et s’allier à d’autres démocraties et partenaires partageant les mêmes valeurs afin de renforcer les organisations multilatérales et de défendre l’ordre mondial fondé sur des règles contre la montée des pouvoirs autoritaires; souligne que la perte d’efficacité des organes des Nations unies entraîne des coûts réels en termes de conflits, de pertes humaines et de souffrances, et affaiblit gravement la capacité générale des pays à affronter les difficultés qui se présentent au niveau mondial; invite les États membres de l’Union et les partenaires partageant les mêmes valeurs à redoubler d’efforts pour inverser cette tendance; |
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44. |
souligne la nécessité de procéder à un examen impartial, équitable et transparent des demandes de statut consultatif au Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) provenant d’organisations non gouvernementales (ONG); demande que des mesures soient prises pour que l’Union dispose d’un siège propre dans chaque enceinte multilatérale, y compris au Conseil de sécurité, en plus du siège permanent dont dispose déjà l’un de ses États membres au sein de ce dernier, afin de renforcer la capacité d’action de l’Union, ainsi que sa cohérence et sa crédibilité dans le monde; invite l’Union et ses États membres à participer au débat général au sein de l’Assemblée générale des Nations unies et prie instamment les membres de l’ECOSOC de continuer de lever les obstacles injustifiés que rencontrent les ONG pour obtenir leur accréditation ECOSOC, en particulier celles dont les demandes sont en suspens depuis très longtemps; |
Faire respecter le droit international humanitaire
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45. |
prend acte avec inquiétude du mépris croissant pour le droit international humanitaire et le droit international des droits de l’homme, en particulier dans le cadre des conflits en cours dans le monde; souligne que les organismes humanitaires et les organisations caritatives doivent impérativement pouvoir prêter une assistance complète, en temps utile et sans obstacle à toutes les populations vulnérables et exhorte toutes les parties aux conflits armés à protéger les populations civiles ainsi que le personnel humanitaire, médical, journalistique et enseignant; appelle de ses vœux la mise en place systématique de couloirs humanitaires dans les régions en guerre et dans les situations de combat, afin de permettre aux civils menacés d’échapper au conflit, et condamne avec fermeté toute attaque lancée contre eux; |
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46. |
rappelle que le droit humanitaire international devrait guider les politiques de l’Union en ce qui concerne les situations d’occupation ou d’annexion de territoire et souligne qu’il importe de veiller à leur cohérence pour ce qui est de ces situations; met l’accent sur la responsabilité qui incombe aux entreprises européennes d’appliquer les politiques de vigilance les plus strictes à l’égard de toute activité économique ou financière dans ou avec ces territoires ainsi que de veiller au strict respect du droit international et des politiques de sanctions de l’Union, le cas échéant; |
Lutter contre l’impunité et renforcer la justice pénale internationale
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47. |
souligne le lien entre les violations des droits de l’homme et l’impunité généralisée et l’absence d’obligation de rendre des comptes dans les régions et les pays touchés par des conflits; salue avec enthousiasme la contribution constante de la CPI à la lutte contre l’impunité; invite l’Union européenne et ses États membres à fournir à la CPI un soutien suffisant pour qu’elle puisse faire son travail; condamne une nouvelle fois les efforts constants visant à saper la légitimité et le travail de la CPI; invite l’Union et ses États membres à poursuivre leurs efforts pour les contrer et répondre aux menaces et aux sanctions à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme et des témoins qui coopèrent avec la CPI; souligne le rôle essentiel que joue la CPI en enquêtant sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité; demande à l’Union et à ses États membres de continuer à coopérer avec la CPI pour combattre et prévenir de tels crimes; se félicite du soutien constant apporté par l’Union et ses États membres à la CPI, et demande aux États membres d’assortir cet engagement du financement durable dont la CPI a besoin pour rendre la justice dans toutes les affaires dont elle est saisie; |
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48. |
demande à l’Union d’apporter son aide au procureur de la CPI en matière d’enquête et de poursuite des auteurs présumés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et d’éventuels génocides, en garantissant un appui politique, en recueillant et mettant à disposition tout élément de preuve en sa possession, y compris des renseignements, des informations et des données de source ouverte, des images satellitaires et des communications interceptées, et en affectant au budget général de la CPI des ressources humaines et financières propres à garantir intégralement son indépendance et son impartialité; |
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49. |
demande à l’Union et à ses États membres d’encourager leurs pays partenaires à ratifier le traité de Rome et, ainsi, à étendre la compétence de la CPI; demande à l’Union de se conformer à la décision du Conseil 2011/168/PESC concernant la Cour pénale internationale (26), tout en maintenant une position forte sur les crimes d’agression, comme le préconise sa résolution du 17 juillet 2014 sur le crime d’agression (27); |
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50. |
demande de nouveau à la Commission d’élaborer un plan d’action européen global de lutte contre l’impunité, qui comprendrait, entre autres, un chapitre sur l’importance du rôle des organisations de la société civile dans la lutte contre l’impunité et la nécessité de protéger celles-ci dans toutes les situations qui le nécessitent, et un chapitre sur les mesures visant à lutter contre l’impunité dans les cas de violences sexuelles et sexistes, y compris les violations de la santé et des droits génésiques et sexuels, en situation de conflit; invite l’Union et ses partenaires internationaux à faire plein usage de tous les instruments pertinents pour combattre l’impunité, y compris le soutien à la compétence universelle au niveau national, la création de tribunaux spéciaux au niveau national et international, notamment pour le crime d’agression, et la mise en place de mécanismes souples de coopération et de financement destinés à la collecte et à l’analyse rapides des preuves de crimes; demande à la Commission de veiller à ce que ces instruments soient mis en œuvre de manière coordonnée et complémentaire avec les autres instruments de l’Union et des États membres dans ce domaine; invite la Commission à élaborer un programme visant à renforcer les capacités des États membres et des pays tiers en ce qui concerne l’application du principe de la compétence universelle dans leur système juridique national; |
Progresser sur la voie de l’abolition universelle de la peine de mort et de la prévention de la torture et d’autres formes de mauvais traitements
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51. |
rappelle son opposition de principe à la peine de mort, qui est un traitement cruel, inhumain, dégradant et sans retour; souligne que l’Union doit se battre sans relâche pour l’abolition totale de la peine capitale, objectif majeur de sa politique en matière de droits de l’homme; invite l’Union et ses États membres à plaider en faveur de l’abolition de la peine de mort dans toutes les enceintes internationales et à s’efforcer de réunir le plus large appui possible; encourage les organes des Nations unies dans leurs efforts continus en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort, conformément aux résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies; condamne fermement l’application, dans le monde entier, des lois sur le blasphème qui prévoient la possibilité de la peine de mort en cas de condamnation; rappelle que la liberté de choisir sa religion, y compris d’être croyant ou non, demeure un droit fondamental qui ne peut être passible de mort ou de tout autre traitement dégradant; invite tous les pays qui ne l’ont pas encore fait à abolir la peine de mort ou à instaurer immédiatement un moratoire sur la peine de mort comme première étape en vue de son abolition; invite en outre les pays concernés à réduire la liste des crimes ou infractions passibles de la peine de mort; préconise la transparence en ce qui concerne les condamnations à mort et les exécutions dans les pays ne communiquant pas sur ces statistiques; |
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52. |
condamne toute torture, disparition forcée, détention arbitraire et exécution extrajudiciaire ainsi que tout traitement inhumain ou dégradant, et déplore que ceux-ci continuent d’être répandus dans de nombreux pays; note avec grande inquiétude la tendance à la multiplication des cas de torture dans le monde ainsi que l’impunité généralisée dont jouissent leurs auteurs; souligne le rôle majeur des organisations de la société civile et des défenseurs des droits de l’homme dans la lutte contre la torture et d’autres formes de mauvais traitements; |
Relever les défis au niveau mondial dans le domaine des droits de l’homme et de la démocratie
Riposte face à la pandémie de COVID-19 et relance
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53. |
s’inquiète vivement des conséquences négatives à long terme de la pandémie de COVID-19 sur l’état général de la démocratie et des droits de l’homme dans le monde; souligne que la pandémie a touché de manière disproportionnée les groupes le plus en situation de vulnérabilité, notamment les femmes, les enfants, les personnes handicapées, les personnes atteintes de certaines maladies chroniques, les personnes âgées, les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, non binaires, intersexes et queer (LGBTIQ), les personnes démunies, les personnes appartenant à des minorités ethniques ou religieuses, les réfugiés, les migrants et les personnes en prison ou en détention; est en outre préoccupé par les retards et les entraves en matière d’accès aux services de santé, et par l’augmentation qui en découle des grossesses non désirées, des violences sexuelles et sexistes, des avortements dangereux et des décès maternels et néonataux; déplore que les mesures de prévention de la COVID-19 aient servi d’excuse pour refuser la visite de membres de la famille ou d’avocats dans des centres de détention et pour violer les droits des détenus; loue le rôle que les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes ont joué, parfois au péril de leur vie, en dénonçant ou en tentant de prévenir les violations des droits de l’homme pendant la pandémie; |
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54. |
réaffirme que la jouissance du meilleur état de santé possible et l’accès universel aux soins de santé font partie des droits fondamentaux de chaque être humain sans distinction; invite l’Union et ses États membres à soutenir la défense de ces droits, en particulier dans les pays et les régions où les services de santé sont les plus lacunaires, et exhorte les pays à faire progresser l’accès aux services de santé; affirme que l’Union devrait continuer de financer le développement de vaccins contre la COVID-19 et leur approvisionnement dans le monde entier, ainsi que de sensibiliser aux bienfaits de la vaccination et de rendre les vaccins plus disponibles, accessibles et abordables afin d’éviter les maladies à prévention vaccinale; |
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55. |
rappelle que la liberté personnelle, la liberté de réunion, la liberté de pensée, de conscience, de religion et de conviction, ainsi que la liberté d’expression sont des piliers de la démocratie; est profondément préoccupé par l’utilisation croissante des technologies de surveillance de masse, en particulier par les régimes autoritaires, pour restreindre ces libertés, qui a encore augmenté sous le couvert de mesures de prévention de la COVID-19; appelle de ses vœux une interdiction stricte et effective des ventes de technologies de surveillance de masse; demande qu’une meilleure réponse soit apportée à la propagation massive de la désinformation et des théories du complot dans la sphère numérique, impulsée en grande partie, mais pas exclusivement, par des régimes autoritaires ainsi que par des acteurs non étatiques; |
Droits des femmes, autonomisation des femmes et égalité de genre
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56. |
condamne le fait qu’aucun pays au monde ne soit encore parvenu à l’égalité des genres; souligne la persistance de violences sexistes généralisées et de discriminations croisées dans toutes les régions du monde; insiste sur le fait que les femmes et les filles continuent d’être les principales victimes des situations de crise violente et que la violence sexuelle, sexiste et génésique perdure dans de nombreux endroits du monde, et qu’elle est notamment utilisée comme arme de guerre dans les conflits armés; met l’accent sur le fait que les défenseurs des droits fondamentaux des femmes, les militants, les journalistes et les avocats sont tout particulièrement ciblés et qu’ils subissent du harcèlement en ligne et de tentatives d’intimidation de plus en plus fréquents, ainsi que des menaces et agressions incessantes; |
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57. |
souligne avec une vive inquiétude l’augmentation de la violence à caractère sexiste et domestique et déplore les revers en matière de santé et de droits sexuels et génésiques dans les pays en développement comme dans les pays développés; invite une nouvelle fois l’Union et ses États membres à apporter leur soutien plein et entier au droit des femmes à l’intégrité corporelle, à la dignité et à la prise de décision autonome, et à lutter véritablement contre les violences à caractère sexiste et domestique; attire l’attention sur le fait que, malgré les efforts déployés par l’Union, les femmes sont encore minoritaires dans les postes de direction, qu’elles gagnent moins que les hommes pour les mêmes responsabilités et postes, et que leurs compétences et aptitudes sont sous-estimées ou dépréciées en raison de leur sexe; |
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58. |
invite l’Union et ses partenaires internationaux à redoubler d’efforts pour garantir aux femmes, aux filles et aux groupes vulnérables la pleine jouissance de leurs droits fondamentaux et l’égalité des chances pour tous; demande l’éradication, à l’échelle mondiale, des lois et pratiques qui empêchent les femmes d’exercer leurs droits, notamment le droit à l’éducation, au travail et à la participation aux prises de décisions politiques et publiques; déplore les situations dans lesquelles les femmes et les foyers dirigés par des femmes, en particulier dans les zones de crise humanitaire, se voient refuser l’accès à l’aide humanitaire et aux services essentiels parce que les autorités nationales et locales insistent pour que ces services soient fournis par des femmes tout en limitant l’accès des femmes à l’emploi; demande aux États qui ne l’ont pas encore fait de ratifier et de mettre en œuvre la convention d’Istanbul; |
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59. |
condamne fermement tout recours au mariage précoce ou au mariage forcé, à l’assignation à résidence, au viol et à tout autre traitement dégradant à l’encontre des femmes; invite la Commission et le représentant spécial de l’Union européenne pour les droits de l’homme à se pencher sur la question des mariages précoces et forcés; |
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60. |
rappelle aux États leur obligation de garantir l’accès à des services complets en matière de santé et de droits sexuels et génésiques, y compris à des méthodes contraceptives modernes, à l’avortement sûr et légal, aux soins maternels, prénatals et postnatals, à la procréation assistée, ainsi que l’accès à l’information et à l’éducation en matière de santé et de droits sexuels et génésiques, y compris une éducation complète à la sexualité, exempte de toute discrimination; demande le renforcement des droits et des protections juridiques et la suppression des obstacles à l’accès à la santé et aux droits sexuels et génésiques à l’échelle mondiale; demande une nouvelle fois que soit inscrit le droit à l’avortement légal et sûr dans la Charte; se félicite de la publication des lignes directrices actualisées de l’Organisation mondiale de la santé, qui formulent des recommandations clés à l’intention des systèmes de santé quant à la fourniture de soins liés à l’avortement; demande à l’Union et à ses États membres de soutenir et de promouvoir pleinement la santé et les droits sexuels et génésiques, y compris l’accès à l’avortement, dans le cadre de leurs relations multilatérales et bilatérales, conformément au droit international en matière de droits de l’homme et aux normes internationales en la matière; |
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61. |
appelle de ses vœux des efforts mieux concertés pour éliminer le recours aux violences sexuelles en tant qu’arme de guerre et lutter contre l’impunité des auteurs de ces violences; souligne la nécessité de poursuivre le combat pour éradiquer entièrement les mutilations génitales dans le monde entier; demande que l’Union européenne s’engage et soutienne davantage la protection des droits des femmes dans les pays tiers dans le cadre de ses efforts en matière de prévention et de résolution des conflits, ainsi que dans les domaines du maintien de la paix, de l’aide humanitaire et des opérations de reconstruction après un conflit, de la justice transitionnelle et de la promotion des droits de l’homme et des réformes démocratiques, en accordant une attention particulière aux droits des femmes qui souffrent d’hostilité, de discrimination ou de stigmatisation, qui sont enceintes, ont des enfants nouvellement nés, sont sans emploi ou sont démunies; |
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62. |
réaffirme la nécessité de prendre des mesures énergiques aux fins de la mise en œuvre pleine et entière du troisième plan d’action sur l’égalité entre les hommes et les femmes; invite l’Union, comme indiqué dans ce plan d’action, à lutter fermement contre l’intersectionnalité en élaborant une politique de lutte contre les discriminations multiples auxquelles sont confrontées des millions de femmes et de filles qui sont victimes de discriminations fondées sur leur caste ou de violations de leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, sous la forme notamment d’abus et de violences sexuels, de déplacements, de travail forcé ou d’asservissement, de prostitution et de traite; |
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63. |
condamne encore une fois la pratique commerciale de la gestation pour autrui, un phénomène mondial qui expose les femmes du monde entier à l’exploitation et à la traite des êtres humains tout en ciblant particulièrement les femmes vulnérables sur le plan financier et social; souligne ses graves répercussions sur les femmes, sur leurs droits, sur leur santé et sur l’égalité hommes-femmes, ainsi que ses implications transfrontières; demande la mise en place d’un cadre juridique européen pour remédier aux conséquences négatives de la gestation pour autrui commerciale; |
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64. |
condamne la législation, les politiques et les pratiques permettant la sélection des enfants sur la base du sexe, de la race, du handicap ou de tout autre motif; |
Droits de l’enfant
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65. |
demande la mise en place d’une approche systématique et constante de la promotion et de la défense des droits des enfants dans les politiques extérieures de l’Union; demande que des efforts mieux concertés soient déployés pour protéger les droits des enfants dans les situations de crise ou d’urgence et salue les conclusions du Conseil à ce sujet; s’inquiète du fait que le nombre croissant de ces situations de crise dans le monde, associé aux effets durables de la pandémie de COVID-19, a entraîné une augmentation des violations des droits des enfants dans le monde, y compris les violences, les mariages précoces et forcés, les abus sexuels, dont les mutilations génitales, la traite, la séparation forcée des enfants de leurs parents, et vice versa, dans les situations d’esclavage moderne, le travail des enfants, le recrutement d’enfants soldats, le manque d’accès à l’éducation et aux soins de santé, la malnutrition et l’extrême pauvreté; souligne les effets disproportionnés et à long terme de l’insécurité alimentaire sur les enfants, qui a une incidence directe non seulement sur leur santé et leur développement, mais aussi sur leur éducation, et dénonce la pratique inacceptable du mariage d’enfants; met en avant le nombre toujours élevé d’enfants dans le monde qui sont contraints de travailler dans des conditions généralement dangereuses dans des lieux difficiles d’accès, tels que les puits de mine, dans l’extraction de matières premières, y compris de minéraux rares, dans l’industrie et dans l’agriculture; indique que 2021 était l’Année internationale pour l’élimination du travail des enfants et rappelle la politique de tolérance zéro de l’Union à cet égard; exhorte les pays qui n’ont pas encore ratifié la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant à le faire d’urgence; |
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déplore que la pratique du ciblage des enfants comme outil de guerre persiste; réaffirme qu’en raison de leur vulnérabilité, les mineurs sont souvent les premiers à subir les violences dans les territoires en guerre, en particulier dans les cas de représailles ethniques commises par les tribus, groupes et ethnies belligérants; condamne le recrutement forcé d’enfants mineurs dans les zones de guerre, ainsi que leur instrumentalisation et les violences sexuelles les visant spécifiquement; insiste sur la nécessité de créer des voies de réintégration et de réparation pour les enfants qui ont été victimes de violations de leurs droits et de prendre en compte le programme des Nations unies sur les enfants et les conflits armés dans toutes les politiques extérieures de l’Union; invite les États membres concernés à garantir la protection des enfants qui sont ressortissants de leur État et qui sont emprisonnés ou détenus dans des pays tiers; invite la Commission à intensifier ses efforts pour lutter contre l’impunité des crimes de guerre commis contre des enfants, à renforcer sa coopération avec les organisations humanitaires et les ONG défendant les enfants, ainsi qu’à protéger les droits des enfants dans le cadre de la coopération et des partenariats avec les pays tiers; |
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67. |
souligne que le droit à l’éducation a subi des revers tout particuliers avec les perturbations sans précédent de l’enseignement dues à la COVID-19, mais aussi de l’extrémisme religieux et de la discrimination sexiste à l’encontre des filles; s’inquiète de l’expulsion des adolescentes enceintes des écoles; rappelle que chaque enfant a droit à une éducation sexuelle complète, non discriminatoire, fondée sur des données probantes, scientifiquement exacte, adaptée à l’âge et remettant en question les normes délétères liées au genre; invite l’Union à redoubler d’efforts pour assurer un accès à l’éducation, notamment par des moyens innovants de contourner les obstacles dressés par les autorités nationales; exhorte la Commission et le SEAE à intensifier leur soutien aux pays tiers afin de les aider à s’adapter aux défis auxquels ils ont été confrontés pendant la pandémie de COVID-19 dans le domaine de l’éducation; met l’accent sur le fait que ce soutien pourrait prendre la forme d’une augmentation de l’enveloppe prévue dans le cadre de l’IVCDCI — Europe dans le monde, ou encore d’un renforcement des capacités et du partage des bonnes pratiques sur la base des enseignements tirés par les délégations de l’Union dans le monde; souligne que l’évolution de l’environnement international peut nécessiter une solution financière permettant une réponse multidonateurs afin de combler le déficit de financement croissant pour atteindre l’objectif de développement durable no 4 des Nations unies, qui vise à garantir une éducation inclusive et équitable de qualité et à promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous; |
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68. |
engage la Commission et le SEAE à maintenir un financement solide de l’éducation au moyen de tous les instruments de financement extérieur de l’Union, conformément au critère de référence de 10 % pour l’éducation dans le cadre de l’IVCDCI — Europe dans le monde; demande à la Commission et au SEAE de soutenir les gouvernements des pays tiers dans la construction et le développement de systèmes éducatifs plus robustes, inclusifs et répondant aux besoins spécifiques des hommes et des femmes; rappelle que les Nations unies ont érigé l’accès des femmes à l’éducation au rang de droit fondamental; estime que l’amélioration de l’éducation des filles et le soutien à la participation des femmes à l’éducation et aux carrières dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques devraient constituer une priorité et un objectif stratégique central pour l’Union; insiste, à cet égard, sur le fait que les filles doivent pouvoir achever leur scolarité et avoir accès à des informations et à des services adaptés à leur âge sans se heurter à des discriminations ni à des préjugés sexistes et avec une chance égale de réaliser leur potentiel; souligne la nécessité pressante de lutter contre les obstacles à l’éducation liés au genre, tels que les lois, les politiques et les normes socioculturelles néfastes qui empêchent les filles de poursuivre leurs études en cas de grossesse, de mariage ou de maternité; encourage la lutte contre les stéréotypes sexistes et les normes socioculturelles préjudiciables par l’intermédiaire de l’éducation, ainsi que la prévention de la violence au moyen de programmes éducatifs tenant compte de la dimension de genre; |
Droits des personnes âgées
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69. |
demande à l’Union et à ses États membres de trouver de nouveaux moyens de renforcer les droits des personnes âgées; souligne que les personnes âgées rencontrent des difficultés pour jouir pleinement de tous leurs droits fondamentaux, notamment en raison de la discrimination fondée sur l’âge, de la pauvreté, de la violence, de l’absence de protection sociale, de soins de santé et d’autres services essentiels, ainsi que des obstacles à l’emploi; salue l’action du groupe de travail à composition non limitée des Nations unies sur le vieillissement en vue de l’élaboration d’un nouvel instrument juridique contraignant destiné à renforcer la protection des droits fondamentaux des personnes âgées, et demande à l’Union et à ses États membres d’envisager de participer activement à ces travaux; |
Droits des personnes handicapées
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70. |
se félicite de l’adoption de la stratégie de l’Union en faveur des droits des personnes handicapées pour 2021-2030 en tant qu’outil permettant d’améliorer la situation des personnes handicapées, en particulier en ce qui concerne la pauvreté et la discrimination, mais aussi les problèmes d’accès à l’éducation, aux soins de santé, à l’emploi ainsi que la participation à la vie politique; préconise une mise en œuvre interne et externe systématique de cette stratégie; souligne que l’obligation de prise en charge des personnes handicapées est généralement assumée par leur famille, et en particulier par des femmes, et demande à l’Union d’aider les pays tiers à élaborer des politiques de soutien aux aidants des personnes handicapées; |
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71. |
invite la Commission et les États membres à redoubler d’efforts pour promouvoir l’égalité des droits des personnes handicapées au travers de l’action extérieure de l’Union; insiste sur la nécessité d’un dialogue structuré avec les organisations représentatives des personnes handicapées dans les pays partenaires aux fins d’une participation significative et réussie à la planification, à la mise en œuvre et au suivi des instruments de financement extérieur de l’Union; souligne qu’il est nécessaire d’exhorter les pays candidats et candidats potentiels à mettre en œuvre des réformes visant à améliorer la situation des personnes handicapées et invite la Commission à les aider à mettre en place un processus structuré de consultation des personnes handicapées et de leurs organisations représentatives; demande que les délégations de l’Union bénéficient d’investissements, de formations et de renforcement des capacités dans le but de mettre en œuvre les dispositions de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées en matière d’action humanitaire et de coopération internationale; |
Intolérance, xénophobie et discrimination
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72. |
s’oppose à et condamne fermement l’intolérance, la xénophobie et la discrimination fondées sur la race, l’origine ethnique, la nationalité, la classe sociale, le handicap, l’appartenance à une caste, la religion, la conviction, l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, qui, dans de nombreuses parties du monde, servent à justifier des meurtres et des persécutions, surtout dans des situations de conflits; souligne que le racisme, la discrimination, la xénophobie, la persécution religieuse et l’intolérance qui y est associée restent un problème majeur dans le monde entier, entraînant des violations des droits dans tous les domaines de la vie, y compris l’accès à l’éducation, aux soins de santé, au travail et à la justice, et que ces phénomènes ont été encore exacerbés par la pandémie de COVID-19; exhorte l’Union et ses États membres à prendre la tête du combat mondial contre l’antisémitisme et salue l’adoption de la stratégie de l’Union dans ce domaine; invite la Commission, le SEAE et l’Union à élaborer, en collaboration avec les États membres et en le consultant, des stratégies locales spécifiques pour contribuer à lutter contre la discrimination fondée sur la caste dans les pays les plus touchés par ce phénomène, en concertation avec les représentants locaux et les organisations de la société civile, et à les inviter à des consultations découlant d’accords ou d’instruments de l’Union, y compris aux dialogues sur les droits de l’homme; |
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73. |
se propose de se pencher sur la discrimination fondée sur la caste dans toutes ses commissions (commissions des affaires étrangères, du développement et du commerce international et sous-commission «droits de l’homme») et délégations concernées, de désigner un point de contact sur la discrimination fondée sur la caste et, lors de ses visites dans les pays concernés par la question, de consulter les organisations œuvrant pour les dalits et d’évoquer la discrimination fondée sur la caste avec ses homologues et les autorités, ainsi que d’organiser une audition pour examiner les actions et les progrès de l’Union à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale; |
Minorités nationales, ethniques et linguistiques
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74. |
déplore que de nombreux pays, malgré leurs engagements à protéger les minorités, conduisent une politique d’assimilation forcée des minorités nationales, ethniques et linguistiques en méprisant leurs droits; souligne que les minorités ne devraient pas être une cible ni un instrument de tension ou de conflit militaire; rappelle les obligations conférées aux États par des traités et accords internationaux en matière de protection des droits de ces minorités sur leurs territoires respectifs; invite les gouvernements des pays partenaires de l’Union à respecter les droits des minorités nationales, ethniques et linguistiques, y compris leur culture, leur langue, leur religion, leurs traditions et leur histoire, dans un souci de préservation de la diversité et de l’identité linguistique et culturelle; demande à l’Union européenne et à ses États membres de soutenir activement ces pays partenaires à cette fin; demande à la Commission d’œuvrer en faveur de la protection des droits humains et des libertés fondamentales des personnes appartenant à des minorités dans le monde entier, notamment dans le cadre des programmes thématiques sur les droits de l’homme et la démocratie de l’IVCDCI — Europe dans le monde; |
Droits des personnes LGBTIQ
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75. |
condamne fermement les violations des droits humains, y compris la discrimination, la stigmatisation, la détention arbitraire, la torture, les persécutions et les assassinats, dont les personnes LGBTIQ continuent de faire l’objet dans le monde entier; estime que les pratiques et les actes de violence perpétrés contre des personnes en raison de leur orientation sexuelle, réelle ou perçue, de leur identité ou de leur expression de genre ou encore de leurs caractéristiques sexuelles ne devraient pas rester impunis et qu’il faut les éliminer; signale que les personnes LGBTIQ et les personnes qui les défendent continuent de subir des violations de leurs droits fondamentaux dans le monde entier, notamment des discriminations, une stigmatisation, des persécutions, des violences et des assassinats; demande à l’Union d’intensifier ses efforts pour faire en sorte que les personnes LGBTIQ puissent jouir pleinement de leurs droits fondamentaux, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de son territoire, et de jouer un rôle de premier plan dans la défense de leur protection dans le cadre de ses politiques extérieures; demande la mise en œuvre intégrale de la stratégie en faveur de l’égalité des personnes LGBTIQ 2020-2025 en tant qu’outil de l’Union pour améliorer la situation des personnes LGBTIQ dans le monde; invite les institutions de l’Union à montrer l’exemple en défendant de manière proactive les droits des personnes LGBTIQ dans le monde entier et en appliquant de manière rigoureuse et cohérente les lignes directrices de l’Union dans l’ensemble de sa politique étrangère, afin de promouvoir et de protéger la jouissance par les personnes LGBTIQ de tous leurs droits fondamentaux; |
Liberté d’expression, liberté des médias et droit à l’information
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76. |
souligne l’importance capitale de la liberté d’expression — tant en ligne qu’hors ligne — et de l’accès à des informations fiables pour la démocratie et l’épanouissement de l’espace dévolu à la société civile; se déclare profondément préoccupé par les restrictions et les violations croissantes des droits à la vie privée, à la liberté d’expression, à la liberté d’information et à la liberté d’association et de réunion imposées par des acteurs étatiques et non étatiques dans de nombreux pays du monde, en particulier pour les journalistes, par la censure ou la nécessité d’autocensure et le détournement des lois sur la lutte contre le terrorisme, le blanchiment de capitaux, la diffamation et la corruption, qui sont utilisées pour réduire au silence les journalistes, les organisations de la société civile et les défenseurs des droits de l’homme; dénonce l’utilisation d’une terminologie trop large permettant aux autorités d’interdire d’innombrables actes et d’ériger en délit le travail légitime en matière de droits de l’homme, ainsi que l’absence de garanties suffisantes en matière de droits de l’homme dans bon nombre de ces législations, en particulier en ce qui concerne le droit à un procès équitable; dénonce, en outre, l’utilisation de technologies telles que les logiciels espions pour persécuter les journalistes ou entraver ou contrôler leur travail; se déclare en outre profondément préoccupé par la sécurité physique des journalistes, les attaques dont ils font l’objet, y compris les exécutions extrajudiciaires et les détentions arbitraires, et le fait que plus de 61 journalistes et professionnels des médias ont été tués jusqu’à présent en 2022; |
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77. |
invite la Commission à préserver la liberté d’expression et à garantir l’accès du public à l’information via l’internet comme moyen de parvenir à la liberté d’expression; condamne la répression brutale et le recours à la force, le harcèlement, les détentions arbitraires et les exécutions extrajudiciaires contre des manifestants pacifiques qui ont cours dans un certain nombre de pays tiers; |
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78. |
demande à l’Union d’apporter son soutien aux médias et sources d’information crédibles qui contribuent à la responsabilisation des autorités et aux transitions démocratiques; s’inquiète du recours généralisé aux poursuites stratégiques altérant le débat public (poursuites-bâillons) pour réduire au silence les journalistes, les militants, les syndicalistes et les défenseurs des droits de l’homme, y compris les défenseurs des droits environnementaux, dans le monde entier; souligne que cette pratique restreint encore davantage l’espace dévolu à la société civile et aux défenseurs des droits de l’homme dans le monde entier, dans un contexte où l’espace civique ne cesse de se réduire depuis plusieurs années et où les autorités publiques comme des acteurs privés s’en prennent de plus en plus aux droits à la liberté d’expression et à la liberté d’association et de réunion; salue, à cet égard, la proposition de directive de la Commission visant à protéger les journalistes et les défenseurs des droits de l’homme des procédures judiciaires abusives et des poursuites-bâillons; |
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79. |
prie instamment la Commission et le SEAE, en coordination avec les États membres, d’élaborer une stratégie pour lutter contre le recours généralisé aux poursuites-bâillons à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes, des militants et des syndicalistes dans le monde entier; invite en outre la Commission et le SEAE à inclure dans cette stratégie des orientations sur les moyens d’assurer une protection efficace des victimes de poursuites-bâillons, y compris au moyen d’une aide financière destinée à couvrir les frais de justice; invite les délégations de l’Union à documenter les poursuites-bâillons et à les inclure dans leurs activités de suivi, d’établissement de rapports et d’évaluation; encourage les législateurs de pays tiers à élaborer des lois poursuivant le même objectif, dans le cadre d’initiatives générales destinées à soutenir et à préserver la liberté d’expression, ainsi que la liberté et le pluralisme des médias; |
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80. |
se félicite de l’intention formulée par la Commission de financer des projets d’assistance juridique et pratique aux journalistes, y compris hors de l’Union, au moyen du plan d’action pour la démocratie européenne; demande à l’Union d’intensifier ses efforts pour venir en aide aux journalistes pris pour cible dans le monde et assurer leur sécurité, notamment en leur fournissant un refuge et des moyens de poursuivre leur travail s’ils doivent quitter leur lieu de résidence et en travaillant étroitement avec les pays partenaires en la matière, notamment dans le cadre des accords de partenariat de l’Union avec des pays tiers; salue le rôle joué à cet égard par des programmes tels que Media4Democracy et par les activités financées par l’Union dans le cadre du Fonds européen pour la démocratie; |
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81. |
exprime sa vive préoccupation face aux restrictions de la liberté académique et à la propagation de la censure et de l’emprisonnement des universitaires dans le monde, phénomène qui a des répercussions sensibles sur le droit à l’éducation; demande à l’Union et aux États membres de renforcer leurs efforts diplomatiques et leur soutien et protection d’urgence par des prises de contacts bilatérales et multilatérales en lien avec les menaces ou les attaques contre la liberté académique provenant d’acteurs étatiques et non étatiques; invite l’Union européenne à garantir un soutien continu de haut niveau au campus mondial pour les droits de l’homme, élément phare du soutien de l’Union à l’éducation aux droits de l’homme dans le monde entier; |
Droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion et de conviction
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82. |
indique que 2021 a marqué le 40e anniversaire de la déclaration des Nations unies sur l’élimination de toutes les formes d’intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction; rappelle que la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction est un droit fondamental de tout être humain et s’applique à toutes les personnes de manière égale; note avec une forte inquiétude que la liberté de pensée, de conscience et de religion et le droit de croire ou de ne pas croire, ou de s’identifier comme athée ou agnostique, y compris le droit de manifester des convictions religieuses ou non religieuses par l’expression, l’enseignement et la pratique et le droit de changer ou de quitter sa religion, sont encore bafoués dans de nombreux pays du monde; souligne l’incidence négative de la pandémie de COVID-19 à cet égard, certains gouvernements continuant d’utiliser ce prétexte pour perpétuer ou intensifier certaines discriminations, exercer des violences contre des minorités religieuses et faire de celles-ci des boucs émissaires; condamne toute persécution de personnes appartenant à des minorités en raison de leurs convictions ou de leur religion et les violences perpétrées contre elles; déplore que ce phénomène touche de nombreuses communautés religieuses et de conviction, ainsi que des groupes de personnes athées, humanistes, agnostiques ou qui ne s’identifient à aucune religion; constate avec une vive préoccupation que, dans plusieurs pays, les organisations non religieuses, laïques et humanistes sont victimes de persécutions croissantes et sont notamment la cible de vagues sans précédent d’incitations à la violence, d’actes de haine et d’assassinats; |
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83. |
dénonce les attaques perpétrées contre d’innombrables personnes et organisations de la société civile pour avoir pacifiquement remis en question, critiqué ou caricaturé des convictions religieuses, et rappelle que l’expression d’opinions critiques sur la religion est une expression légitime de la liberté de pensée ou de création artistique; |
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84. |
se déclare également préoccupé par la mauvaise utilisation et l’instrumentalisation de la religion pour prôner l’intolérance ou saper les droits de l’homme, tels que les droits des personnes LGBTIQ+ et les droits des femmes, notamment la santé et les droits en matière de sexualité et de procréation (SDSP), ainsi que les droits des enfants à la liberté de pensée, de conscience et de religion; |
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85. |
invite l’Union et ses États membres à redoubler d’efforts pour protéger le droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion et de conviction, à porter cette question devant les enceintes chargées des droits fondamentaux au sein des Nations unies et à collaborer avec les mécanismes et commissions compétentes des Nations unies; invite la Commission et le Conseil à mettre en œuvre des programmes ambitieux pour défendre ce droit dans le monde entier, notamment en encourageant et en soutenant les efforts internationaux visant à recueillir des preuves des atrocités commises au nom d’une conviction ou d’une religion, en traduisant leurs auteurs en justice, en rendant les condamnations pénales effectives et en indemnisant les victimes; invite le Conseil, la Commission, le SEAE et les États membres à collaborer avec les pays tiers en vue d’adopter des mesures visant à prévenir et à combattre les crimes haineux dans toutes les politiques extérieures de l’Union; invite le SEAE et les délégations de l’Union, le cas échéant, à inclure les organisations confessionnelles dans leurs dialogues avec la société civile afin d’adapter les politiques en matière de droits de l’homme aux contextes religieux et culturels propres à chaque pays, en raison du rôle de certaines organisations confessionnelles dans la réponse aux crises humanitaires, entre autres; observe qu’il convient de ne pas négliger les personnes qui ne s’identifient à aucune religion dans le cadre stratégique de l’Union européenne sur la liberté de pensée, de conscience, de religion et de conviction; demande une évaluation des orientations de l’Union de 2013 relatives à la promotion et à la protection de la liberté de religion ou de conviction, comme le prévoit l’article 70 de ces orientations; |
Défenseurs des droits de l’homme et organisations de la société civile
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86. |
soutient avec force le travail des défenseurs des droits de l’homme et met l’accent sur les risques auxquels ce travail les expose, notamment les menaces contre eux et leur famille, le harcèlement et la violence; condamne le fait que des centaines de défenseurs des droits de l’homme ont déjà été assassinés pour leur travail, et que la majorité d’entre eux étaient des défenseurs de l’environnement; salue les efforts déployés par l’Union pour soutenir les défenseurs des droits de l’homme dans leur travail, notamment par le mécanisme ProtectDefenders.eu; demande l’intensification de ces efforts afin d’atténuer les risques croissants qui pèsent sur les défenseurs des droits de l’homme dans le monde, y compris les détentions et emprisonnements arbitraires, les agressions verbales et physiques, le harcèlement et les restrictions juridiques, ainsi que les menaces ou la répression transnationales; invite les États membres à suspendre tous les traités d’extradition actifs avec des pays dans lesquels la situation des droits de l’homme est incompatible avec les obligations internationales des États membres en matière de non-refoulement; |
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87. |
invite l’Union et ses États membres à remédier activement aux tentatives législatives ou administratives visant à fermer l’espace dévolu à la défense des droits de l’homme; demande à l’Union et à ses États membres d’élaborer une vision stratégique de haut niveau pour contrer les attaques mondiales croissantes contre les défenseurs des droits de l’homme, notamment en adoptant des conclusions fermes du Conseil «Affaires étrangères» de l’Union établissant une stratégie collective de haut niveau pour l’action mondiale de l’Union en faveur des défenseurs des droits de l’homme, et de mettre pleinement en œuvre leurs engagements politiques en matière de protection des défenseurs des droits de l’homme en danger, tels que ceux figurant dans le plan d’action de l’Union en faveur de la démocratie et des droits de l’homme pour la période 2020-2024 et dans les orientations de l’Union concernant les défenseurs des droits de l’homme; demande à l’Union et à ses États membres de soutenir aussi activement l’élaboration et la mise en œuvre de systèmes de protection appropriés et efficaces pour les défenseurs des droits de l’homme en danger ou en situation de vulnérabilité, y compris au moyen de consultations constructives avec eux et sur la base d’analyses des risques complètes et qualitatives, en veillant à ce que ces mécanismes soient globaux et dotés de ressources adéquates, évaluent et gèrent les risques selon une approche préventive et élaborent des plans de protection qui répondent véritablement aux besoins de protection des individus, des collectivités et des communautés; invite l’Union et ses États membres, notamment le RSUE pour les droits de l’homme et les ambassadeurs de l’Union, à se montrer plus actifs dans la publication de déclarations et d’autres formes d’engagements publics et privés en soutien aux défenseurs des droits de l’homme en danger et/ou emprisonnés pendant de longues périodes, ainsi qu’à appuyer l’organisation de visites en prison pour ces derniers et à faciliter les visites extérieures par leur famille; insiste pour que le SEAE et les délégations de l’Union accordent une attention particulière à la situation des lauréats et finalistes du prix Sakharov en danger et prennent des mesures résolues, en coordination avec les États membres et le Parlement, pour garantir leur bien-être, leur sécurité ou leur libération; invite le SEAE à rendre compte régulièrement des mesures prises dans les cas de lauréats du prix Sakharov et de finalistes détenus, confrontés à des restrictions de leurs libertés ou dont le sort reste inconnu; |
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88. |
se déclare préoccupé par les obstacles rencontrés par les défenseurs des droits de l’homme dans le monde pour accéder à l’aide humanitaire et/ou obtenir des visas de courte durée de l’Union; rappelle l’importance de cet outil essentiel de sécurité et de protection, qui permet aux défenseurs des droits de l’homme de trouver un refuge lorsqu’ils en ont besoin, de saisir les possibilités existantes de souffler et de s’octroyer un répit, ainsi que de tirer parti de programmes de relocalisation temporaire, ou encore de mener des activités internationales essentielles de sensibilisation, de mobilisation ou de réseautage sur le territoire de l’Union; appelle à la mise en place, à l’échelle de l’Union, d’un système de délivrance de visas humanitaires de courte durée pour la relocalisation temporaire des défenseurs des droits de l’homme en danger ainsi que d’une politique de l’Union mieux coordonnée en ce qui concerne la délivrance par les États membres de visas d’urgence pour les défenseurs des droits de l’homme; demande à l’Union d’élaborer une politique plus prévisible, coordonnée et cohérente en matière de visas pour les défenseurs des droits de l’homme, instaurant des protocoles flexibles et réactifs, y compris dans les situations critiques; |
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89. |
déplore les différentes formes d’interdictions et de limitations imposées aux organisations de la société civile et à leurs activités, telles que les lois, y compris les lois antiterroristes, dont l’objectif est de réduire l’espace dévolu à la société civile et de réduire au silence les voix dissidentes ou de promouvoir les organisations parrainées par des gouvernements de pays tiers (ONG organisées par le gouvernement); déplore l’adoption répandue, dans de nombreux pays, de lois sur les agents étrangers, qui obligent les personnes et les entités recevant des fonds de l’étranger à s’enregistrer en tant qu’agents étrangers; se déclare particulièrement préoccupé par l’utilisation de ces lois pour stigmatiser et restreindre le travail de la société civile et des défenseurs des droits de l’homme, y compris en limitant le droit d’accès au financement; demande à l’Union de collaborer avec ses homologues afin d’obtenir l’abrogation ou la révision de ces lois et invite les institutions et organes de l’Union, en particulier le SEAE, en coordination avec la Commission, à élaborer une stratégie coordonnée à cette fin; |
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90. |
déplore que les défenseuses des droits humains soient confrontées à des violences sexistes et souffrent d’un manque d’accès à des ressources et à des mécanismes de protection adéquats; condamne le fait que les défenseuses des droits humains et les militantes pour les droits des femmes continuent d’être agressées sexuellement, menacées, intimidées, incriminées et même tuées; déplore que les défenseuses des droits humains travaillant dans le domaine de la santé et des droits sexuels et génésiques soient particulièrement prises pour cibles dans le monde, et engage l’Union et ses États membres à condamner publiquement et à titre privé les attaques et les menaces contre les défenseurs des droits de l’homme travaillant dans ce domaine et à garantir de manière volontariste une représentation adéquate des défenseurs de la santé et des droits sexuels et génésiques lors des consultations; insiste sur la nécessité, pour l’Union, d’apporter son soutien politique et financier aux organisations de la société civile s’occupant de promouvoir les droits des femmes et des filles dans tous les domaines; |
Migrants et réfugiés
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91. |
réaffirme les droits fondamentaux inaliénables des migrants, des réfugiés et des personnes déplacées, qui doivent être reflétés dans la politique de l’Union en matière de migration et d’asile et dans sa coopération avec les pays tiers dans ce domaine; souligne que l’Union devrait intensifier ses efforts pour comprendre et traiter les causes profondes de l’immigration irrégulière et des déplacements forcés, en accordant une attention particulière aux femmes, aux enfants, aux minorités ethniques, religieuses et de conviction et aux personnes handicapées, qui comptent parmi les plus vulnérables, améliorer la résilience des communautés d’origine des migrants et les aider à offrir à leurs membres la possibilité de vivre décemment et en toute sécurité dans leur pays d’origine; souligne qu’il importe que les politiques en matière de migration et d’asile fassent l’objet d’une gestion fondée sur les principes de solidarité, d’équilibre et de responsabilité partagée entre les pays; invite l’Union et ses États membres à soutenir les pays accueillant la plus grande partie des réfugiés, ainsi que les pays de transit et d’origine; invite l’Union et ses États membres à veiller à ce que le financement, la formation ou d’autres formes de soutien de l’Union liés à la migration en faveur de pays tiers ne facilitent pas directement ou indirectement la perpétration de violations des droits de l’homme, ni ne renforcent ou ne perpétuent l’impunité pour de telles violations; rappelle que la coopération et le dialogue étroits avec les pays tiers restent essentiels pour empêcher le trafic des passeurs et la traite des êtres humains; insiste en particulier sur la nécessité d’élargir la lutte contre les groupes mafieux qui pratiquent la traite des êtres humains, laquelle doit se conformer strictement aux normes internationales relatives aux droits de l’homme; souligne, à cet égard, que la diffusion d’informations et l’organisation de campagnes de sensibilisation aux risques que comporte la migration illégale aux mains de passeurs sont cruciales; demande que les opérations humanitaires financées par l’Union prennent en considération les besoins spécifiques des enfants et des autres groupes vulnérables et assurent leur protection durant leurs déplacements; condamne à cet égard le placement d’enfants migrants dans des centres de détention, en particulier lorsqu’ils sont séparés de leurs parents ou tuteurs légaux; souligne qu’il importe de mettre en place un cadre efficace proposant des voies d’immigration légale vers l’Union et salue, à cet égard, la communication de la Commission intitulée «Attirer des compétences et des talents dans l’UE», ainsi que la création de partenariats destinés à attirer les talents avec les pays partenaires; |
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92. |
rappelle son engagement en faveur des droits des réfugiés, tels que prévus par la législation en matière de droit international des droits de l’homme et de droit des réfugiés, notamment la convention de 1951 relative au statut des réfugiés ainsi que son protocole de 1967; rappelle l’obligation des États de protéger les réfugiés et de respecter leurs droits, conformément au droit international s’y rapportant; déplore le nombre de décès de migrants le long des routes migratoires et les refoulements illégaux, en violation du droit international; rappelle que l’Union et ses États membres, dans le cadre de leurs actions, accords et coopérations extérieures et extraterritoriales dans les domaines de la migration, des frontières et de l’asile, doivent respecter et protéger les droits de l’homme, notamment ceux consacrés par la Charte, dont le droit à la vie et à la liberté, ainsi que le droit d’asile, y compris le droit à l’examen individuel de chaque demande d’asile et le principe de non-refoulement; souligne à cet égard qu’il importe que les États membres montrent l’exemple en respectant scrupuleusement les obligations qui leur incombent en vertu du droit international relatif aux réfugiés, et qu’ils augmentent considérablement leur aide aux personnes fuyant la répression ou la guerre, leur capacité d’accueil et leurs engagements en matière de réinstallation; |
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93. |
demande à l’Union et à ses États membres de faire preuve d’une transparence totale en ce qui concerne l’allocation de fonds à des pays tiers aux fins de la coopération en matière de migration; invite une nouvelle fois la Commission à veiller à ce que des évaluations des risques ex ante transparentes soient réalisées par des organes européens et experts indépendants, sur l’incidence de toute coopération formelle, informelle ou financière de l’Union avec des pays tiers sur les droits des migrants, des réfugiés et des personnes déplacées, évaluations dont elle devra tenir entièrement compte, et que des mécanismes de surveillance soient mis en place pour évaluer l’incidence de la coopération en matière de migration avec des pays tiers sur les droits de l’homme; note avec inquiétude que le nombre de personnes déplacées dans le monde en raison de persécutions, de conflits, de violences, de violations des droits de l’homme ou d’événements perturbant gravement l’ordre public a atteint 89 millions à la fin 2021, dont 36,5 millions d’enfants, un chiffre sans précédent; rappelle que les réfugiés et les migrants, en particulier les migrants sans papiers, sont confrontés à des obstacles en ce qui concerne l’accès aux soins de santé dans le monde entier, que les violences sexuelles et sexistes sont fréquentes lors des déplacements et que, dans de nombreux contextes, les victimes de violences sexuelles et sexistes ne reçoivent pas les soins de santé sexuelle et génésique dont elles ont besoin; souligne, dans ce contexte, que l’action et la coopération internationales sont plus essentielles que jamais pour garantir la protection des réfugiés; |
Peuples autochtones
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94. |
regrette que les peuples autochtones continuent d’être victimes de discriminations et de persécutions généralisées et systématiques dans le monde entier, y compris de déplacements forcés; condamne les arrestations arbitraires et les assassinats de défenseurs des droits de l’homme et de la terre qui défendent les droits des peuples autochtones; rappelle que les peuples autochtones jouent un rôle important dans la gestion durable des ressources naturelles et dans la préservation de la biodiversité; prie instamment les gouvernements d’appliquer des politiques en matière de développement et d’environnement qui respectent les droits économiques, sociaux et culturels et incluent les peuples autochtones et les populations locales, conformément aux objectifs de développement durable des Nations unies; demande une nouvelle fois à l’Union, aux États membres et à leurs partenaires au sein de la communauté internationale d’adopter toutes les mesures nécessaires en vue de garantir la reconnaissance, la protection et la promotion des droits des peuples autochtones, y compris au regard de leurs terres, de leurs langues, de leurs territoires et de leurs ressources, comme le stipule la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, notamment en ce qui concerne le consentement préalable, libre et éclairé; recommande à l’Union et à ses États membres d’inclure, dans les cadres pertinents et émergents relatifs au devoir de diligence, des références aux peuples autochtones et aux droits inscrits dans la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones; réaffirme la nécessité de mettre en place un mécanisme de traitement des plaintes permettant d’introduire des plaintes en cas de violation des droits des peuples autochtones résultant des activités d’acteurs étatiques et non étatiques; recommande aux pays qui ne l’ont pas encore fait de ratifier les dispositions de la convention no 169 de l’Organisation internationale du travail du 27 juin 1989 sur les peuples indigènes et tribaux; |
Guerres et conflits dans le monde et incidence sur les droits de l’homme
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95. |
est sérieusement préoccupé par la persistance du fléau que représentent les guerres et les conflits militaires de par le monde; met en évidence la myriade de menaces pesant sur les droits de l’homme en raison des modes de guerre modernes et des conflits dans le monde aujourd’hui; souligne qu’outre les États parties, ces conflits impliquent souvent des acteurs non étatiques, y compris des entreprises militaires et de sécurité privées ainsi que des organisations terroristes; souligne les conséquences humanitaires désastreuses de ces conflits et leurs conséquences dévastatrices sur les civils, qui sont directement visés, subissent de graves violations des droits de l’homme et n’ont souvent qu’un accès limité ou nul à la justice ou aux voies de recours; invite l’Union à continuer d’élaborer et de mettre en œuvre des outils lui permettant de répondre rapidement et efficacement à ce type de conflits en s’attaquant à leurs causes profondes, en investissant dans la prévention des conflits et dans les efforts de médiation, en recherchant et en maintenant un espace de solutions politiques, en créant des partenariats et des alliances avec des pays et des organisations régionales partageant les mêmes valeurs, en apportant un soutien supplémentaire, financier, technique et en personnel, aux missions civiles ou aux opérations militaires de maintien de la paix, et en encourageant les initiatives visant à instaurer la confiance entre les belligérants; invite l’Union à contribuer à faire cesser les violations des droits de l’homme et à fournir une aide aux victimes; |
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96. |
condamne l’augmentation des violations des constitutions démocratiques dans le monde; exprime une nouvelle fois son inquiétude face à la menace que représentent les coups d’État militaires au détriment de vies civiles, de la sécurité et de la paix; souligne la nécessité de renforcer l’obligation de rendre des comptes et de lutter contre l’impunité des violations des droits de l’homme et des crimes de guerre qui ont été commis comme corollaire de changements de régime intervenus violemment; |
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97. |
souligne une nouvelle fois que les crises humanitaires accentuent les menaces pesant sur la santé et rappelle que, dans les zones de crise, les groupes vulnérables que sont les réfugiés, les femmes et les filles sont particulièrement exposés aux violences sexuelles, aux maladies sexuellement transmissibles, à l’exploitation sexuelle, au viol comme arme de guerre et aux grossesses non désirées; demande à la Commission et aux États membres d’accorder une large priorité à l’égalité des sexes ainsi qu’à la santé et aux droits en matière de sexualité et de procréation dans leur réponse humanitaire, y compris à la formation des acteurs humanitaires et au financement futur; demande à l’Union d’adopter une perspective tenant compte de la dimension de genre afin de comprendre comment les conflits touchent les femmes et la communauté LGBTIQ et de l’intégrer dans tous ses efforts de prévention et de résolution des conflits ainsi que dans ses opérations de maintien de la paix, d’aide humanitaire et de reconstruction après un conflit, dans la justice transitionnelle et dans l’action en faveur des droits de l’homme et des réformes démocratiques; |
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98. |
demande une nouvelle fois aux États membres de contribuer à endiguer les conflits armés et les violations graves des droits de l’homme ou du droit humanitaire international en respectant strictement les dispositions de l’article 7 relatif à l’exportation et à l’évaluation des demandes d’exportation du traité des Nations unies sur le commerce des armes et de la position commune de l’Union sur les exportations d’armes (28), notamment en refusant tout transfert d’armes et d’équipement de surveillance qui entraînerait un risque que les acteurs importateurs ne commettent ou facilitent des violations des droits de l’homme ou du droit international humanitaire; |
Droit à l’alimentation et à la sécurité alimentaire
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99. |
réaffirme que le droit d’être à l’abri de la faim est un droit fondamental; met l’accent sur ses vives inquiétudes concernant les obstacles qui s’opposent à la jouissance de ce droit et du droit à la sécurité alimentaire ainsi que le prix élevé de la nourriture dans nombre de pays du monde; invite l’Union, ses États membres et la communauté internationale à intensifier immédiatement leurs efforts visant à mettre un terme à la tendance croissante aux graves pénuries alimentaires; souligne que si la situation précaire en matière de sécurité alimentaire a plusieurs causes, elle a été aggravée par les nombreux conflits qui surviennent dans le monde entier, y compris des conflits actuels dans des pays qui sont de grands exportateurs mondiaux de produits alimentaires de base, entraînant des conséquences considérables dans plusieurs régions du monde; condamne fermement l’instrumentalisation à des fins politiques, dans le cadre de la guerre, de l’insécurité alimentaire ou de la menace d’une crise alimentaire; |
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100. |
souligne avec inquiétude que l’appartenance religieuse, les convictions ou l’origine ethnique peuvent être utilisées comme facteur discriminatoire dans la distribution des denrées alimentaires et de l’aide humanitaire dans le contexte de l’insécurité alimentaire et des crises humanitaires; invite l’Union, ses États membres et la Commission à porter cette question à l’attention des gouvernements des pays tiers concernés; |
Changement climatique et environnement
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101. |
souligne que les droits de l’homme, un environnement sain et le combat contre le changement climatique sont interconnectés; se félicite des progrès sur la voie de la reconnaissance du droit à un environnement propre, sain et durable, tel qu’énoncé dans la résolution 76/300 de l’Assemblée générale des Nations unies; souligne qu’il apprécie le travail essentiel entrepris par les défenseurs des droits de l’homme en matière d’environnement, y compris les défenseurs des terres et des eaux, les journalistes, les journalistes d’investigation, les lanceurs d’alerte, les avocats et les militants autochtones, pour préserver et sauvegarder l’environnement malgré les menaces de violence à leur égard et le risque qui pèse en conséquence sur leur vie; prend acte par ailleurs du rôle essentiel joué par les organisations de la société civile, ainsi que par les peuples autochtones dans la préservation et la protection de l’environnement, et les remercie pour leur travail inestimable; |
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102. |
relève que le changement climatique affecte la jouissance des droits de l’homme, notamment le droit à la sécurité alimentaire, à l’eau potable, à l’assainissement, à la santé et à un logement adéquat, ainsi que les droits des communautés locales; rejette l’exploitation illégale des ressources naturelles, qui entraîne des difficultés majeures sur les plans de la durabilité et de l’environnement; attire en outre l’attention sur les risques que le changement climatique fait peser sur la paix et la sécurité, étant donné que l’insécurité alimentaire et la pénurie d’eau peuvent entraîner une concurrence pour les ressources naturelles et déboucher ensuite sur une instabilité et des conflits au sein des États et entre ceux-ci; insiste sur le fait que la biodiversité et les droits de l’homme sont intimement liés et interdépendants, et rappelle que les États sont tenus de remplir leurs obligations en matière de droits de l’homme en protégeant la biodiversité dont ces droits dépendent, notamment en prévoyant la participation des citoyens aux décisions concernant la biodiversité et en offrant l’accès à des voies de recours effectives en cas de perte et de dégradation de la biodiversité; |
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103. |
invite l’Union à œuvrer pour contrer les effets des changements climatiques, notamment en mettant au point des mesures stratégiques efficaces et durables, ainsi qu’à se conformer aux objectifs de l’accord de Paris; exhorte l’Union et ses États membres à accroître leur contribution à la lutte contre le changement climatique et la perte de biodiversité à l’échelle mondiale, en particulier en s’assurant que les biens importés par l’Union sont produits dans le respect des droits de l’homme protégés par le droit international, y compris les droits des peuples autochtones, et ne contribuent pas à la destruction ou à la dégradation des écosystèmes naturels, en particulier les forêts primaires et anciennes, en adoptant une approche équilibrée qui ne nuit pas aux populations des pays tiers; souligne que les pays les moins avancés sont les plus vulnérables au changement climatique, car ils éprouvent le plus de difficultés à résister à ses conséquences dévastatrices, et ce bien qu’ils produisent peu de gaz à effet de serre par rapport aux pays plus riches; |
Entreprises, commerce et droits de l’homme
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104. |
souligne que les accords commerciaux offrent souvent à l’Union la possibilité de collaborer avec des pays tiers pour améliorer leur situation intérieure, en mettant en place certaines conditions qui permettraient d’y élever le niveau de vie par exemple, ou en imposant des conditions destinées à y améliorer la situation des droits de l’homme; fait cependant observer que, dans certains cas, aucune amélioration ou presque n’a été constatée dans les pays concernés; note que les activités commerciales excessives et relevant de l’exploitation ont souvent des effets délétères sur les droits de l’homme dans les pays tiers; rappelle que les clauses de fond des accords commerciaux disposent que les États parties doivent respecter, protéger et promouvoir les droits de l’homme tel qu’énoncé dans la déclaration universelle des droits de l’homme, le droit coutumier et les conventions internationales auxquelles ils sont parties; |
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105. |
invite l’Union et ses États membres à condamner avec la plus grande fermeté les répressions exercées contre la société civile, en particulier lorsqu’elles se produisent dans des pays avec lesquels l’Union a conclu des accords de libre-échange (ALE), et à nouer un réel dialogue avec les autorités nationales de ces pays, y compris au plus haut niveau, afin de veiller à ce que la société civile puisse agir librement, participer aux affaires publiques, contrôler la mise en œuvre des ALE et en rendre compte; demande à l’Union de remédier à toute violation des engagements pris dans le cadre des ALE, y compris ceux énoncés dans les chapitres sur le commerce et le développement durable et dans les clauses relatives aux éléments essentiels des accords de partenariat et de coopération; affirme que, en cas de violations graves ou généralisées, l’Union devrait déclencher les clauses relatives aux droits de l’homme, en envisageant des conditions spécifiques et des mesures adéquates sur cette base, y compris la création d’un organe de suivi des droits de l’homme chargé d’évaluer le respect des engagements en matière de droits de l’homme dans le cadre des ALE et de formuler des recommandations aux parties; |
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106. |
invite l’Union à avoir recours de manière cohérente aux clauses des accords commerciaux qui protègent les droits de l’homme, y compris en assurant un suivi plus étroit et en veillant à l’application des engagements en matière de droits de l’homme, et à exploiter pleinement le potentiel des clauses subordonnant certains avantages au respect des droits de l’homme dans le cadre de l’octroi d’un accès préférentiel à son marché à des pays tiers; demande, en particulier, l’instauration d’un lien plus direct entre les progrès accomplis en matière de droits de l’homme et le traitement préférentiel accordé dans le règlement actualisé relatif au système de préférences généralisées (SPG+); demande une plus grande transparence à toutes les étapes de la procédure d’octroi du statut SPG+, y compris un dialogue renforcé avec la société civile et le suivi d’éventuelles violations; invite la Commission à tenir le Parlement européen dûment informé à cet égard; invite les parties prenantes qui négocient des accords de l’Union ou qui établissent ou renforcent ses relations avec un pays tiers à examiner la possibilité d’une invitation bilatérale permanente à observer leurs élections respectives; souligne que cette possibilité devrait également être incluse dans les accords existants; exhorte de nouveau la Commission à réaliser systématiquement des analyses d’impact en matière de droits de l’homme axées sur les risques de violation des droits de l’homme avant d’accorder tout accès préférentiel à un pays, à mener rapidement des enquêtes sur toute violation et à y réagir sans délai, y compris par la révocation du statut SPG+ si cela se justifie; souligne la nécessité de disposer de ressources suffisantes et de procédures claires pour réaliser correctement les analyses d’impact sur les droits de l’homme et assurer le suivi de l’application des conventions internationales relatives aux droits de l’homme; demande à cet égard une augmentation des ressources humaines des délégations de l’Union concernées afin de contribuer à ces évaluations et au suivi, par l’Union, de l’accès préférentiel au marché de l’Union dans le cadre du régime SPG+; |
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107. |
salue la proposition de la Commission relative à une directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité, qui constitue un pas vers l’adoption de comportements plus responsables par les entreprises en matière de droits de l’homme, de droits au travail et d’environnement; souligne qu’il importe que les entreprises soient tenues de rendre des comptes au moyen de mécanismes judiciaires portant notamment sur la responsabilité civile; souligne que les exigences imposées par la directive en matière de communication d’informations sur les stratégies en matière de durabilité et de devoir de vigilance devraient s’appliquer à toutes les grandes entreprises ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises cotées en bourse ou actives dans des régions du monde et des secteurs économiques à haut risque; demande l’inclusion d’un article spécifique sur la consultation des parties prenantes dans cette directive, en particulier les personnes et communautés concernées, les syndicats, les représentants des travailleurs et les défenseurs des droits de l’homme; |
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108. |
condamne toutes les formes de travail forcé et d’esclavage moderne; souligne que, selon les dernières estimations mondiales de l’esclavage moderne, le nombre de personnes victimes du travail forcé a augmenté de 2,7 millions entre 2016 et 2021 pour atteindre 17,3 millions dans le secteur privé uniquement; se félicite de la proposition de règlement de la Commission relatif à l’interdiction des produits issus du travail forcé sur le marché de l’Union; souligne également que la pandémie de COVID-19 a exacerbé cette tendance; souligne que la crise a également entraîné une détérioration des conditions de travail de nombreux travailleurs, menant parfois au travail forcé; invite instamment l’Union et ses États membres à prendre l’initiative dans les enceintes internationales afin d’éradiquer le travail forcé et l’esclavage moderne; rappelle aux États membres la nécessité de poursuivre et de condamner ces activités menées tant dans les pays d’origine que dans les diasporas; demande une nouvelle fois à tous les pays de mettre pleinement en œuvre les principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, et invite les États membres qui n’ont pas encore adopté de plans d’action nationaux sur les droits des entreprises à agir en ce sens dans les plus brefs délais; encourage l’Union et ses États membres à participer de manière constructive et active aux travaux du groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée des Nations unies sur les sociétés transnationales et autres entreprises et les droits de l’homme et à adopter un mandat de négociation à cette fin; estime qu’il s’agit d’une étape nécessaire dans la promotion et la protection des droits de l’homme; |
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109. |
dénonce la pratique croissante des États totalitaires consistant à accueillir des événements sportifs ou culturels de grande envergure afin de renforcer leur légitimité internationale tout en continuant de réprimer les désaccords en interne; invite l’Union et ses États membres à dialoguer avec les fédérations sportives nationales, les acteurs du monde de l’entreprise et les organisations de la société civile sur les modalités de leur participation à de tels événements; demande la définition d’un cadre stratégique de l’Union sur le sport et les droits de l’homme; |
Droits de l’homme et technologies numériques
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110. |
insiste sur le fait que les droits de l’homme doivent englober pleinement la sphère numérique et être protégés contre l’utilisation illicite des technologies par des acteurs étatiques ou non étatiques qui fournissent ces technologies ou qui en bénéficient; souligne les risques que représentent les technologies numériques, y compris l’intelligence artificielle, pour la liberté personnelle, le droit à la vie privée et la démocratie de manière générale, et condamne le rôle joué par ces technologies dans les violations des droits de l’homme, notamment au travers de la surveillance, du suivi, du harcèlement et des restrictions à la liberté d’expression; rappelle les menaces que représentent les campagnes de désinformation combinées aux outils numériques; rappelle également la menace spécifique que les nouvelles technologies numériques font peser sur les défenseurs des droits de l’homme, les figures de l’opposition, les journalistes et d’autres personnes en contrôlant, restreignant et sapant leurs activités; appelle de ses vœux une intensification des efforts déployés pour créer un cadre juridique global et mondial concernant les technologies numériques qui devrait tirer parti des avantages potentiels de ces technologies pour le bien-être humain, tout en respectant strictement les droits de l’homme; insiste sur l’importance d’un cyberespace ouvert, libre, stable et sûr, qui respecte les valeurs fondamentales de la démocratie, des droits de l’homme et de l’état de droit; soutient fermement les normes volontaires non contraignantes en matière de comportement responsable des États dans le cyberespace, qui englobent le respect de la vie privée et les droits fondamentaux des citoyens; demande l’adoption rapide de la législation sur l’intelligence artificielle (IA) en tant qu’outil efficace pour garantir que l’IA est utilisée à cette fin, en accordant une attention particulière à l’IA à haut risque; demande que l’économie de l’attention à laquelle ont recours, entre autres, les plateformes de médias sociaux figure dans le champ d’application de l’IA à haut risque afin de protéger les groupes vulnérables contre la désinformation et la manipulation de l’opinion publique; |
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111. |
déplore les pratiques des régimes autoritaires, entre autres, visant à limiter l’accès des citoyens à l’internet, y compris les coupures de l’accès à l’internet lors d’assemblées publiques et de manifestations; invite l’Union et ses États membres, en coopération avec d’autres pays démocratiques, à investir dans la recherche sur les technologies permettant un accès mondial sans perturbation et abordable à l’internet et dans ces technologies; demande à l’Union de financer la recherche sur des moyens numériques efficaces de combattre et de filtrer les fausses informations, la désinformation et la propagande malveillante diffusées en ligne; |
o
o o
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112. |
charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, au vice-président de la Commission / haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, au représentant spécial de l’Union européenne pour les droits de l’homme, aux gouvernements et aux parlements des États membres, au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, au Secrétaire général des Nations unies, au président de la 78e session de l’Assemblée générale des Nations unies, au président du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, au Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme ainsi qu’aux chefs des délégations de l’Union européenne. |
(1) JO L 23 du 27.1.2010, p. 35.
(2) JO L 410 I du 7.12.2020, p. 1.
(3) JO L 209 du 14.6.2021, p. 1.
(4) JO C 303 du 15.12.2009, p. 12.
(5) JO C 118 du 8.4.2020, p. 15.
(6) JO C 411 du 27.11.2020, p. 30.
(7) JO C 404 du 6.10.2021, p. 202.
(8) JO C 474 du 24.11.2021, p. 11.
(9) JO C 15 du 12.1.2022, p. 70.
(10) JO C 15 du 12.1.2022, p. 111.
(11) JO C 99 du 1.3.2022, p. 152.
(12) JO C 117 du 11.3.2022, p. 88.
(13) JO C 342 du 6.9.2022, p. 295.
(14) JO C 342 du 6.9.2022, p. 191.
(15) JO C 434 du 15.11.2022, p. 50.
(16) JO C 465 du 6.12.2022, p. 33.
(17) JO C 465 du 6.12.2022, p. 44.
(18) JO C 465 du 6.12.2022, p. 155.
(19) JO C 479 du 16.12.2022, p. 68.
(20) JO C 493 du 27.12.2022, p. 96.
(21) JO C 493 du 27.12.2022, p. 132.
(22) JO C 493 du 27.12.2022, p. 120.
(23) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2022)0302.
(24) Directive 2001/55/CE du Conseil du 20 juillet 2001 relative à des normes minimales pour l’octroi d’une protection temporaire en cas d’afflux massif de personnes déplacées et à des mesures tendant à assurer un équilibre entre les efforts consentis par les États membres pour accueillir ces personnes et supporter les conséquences de cet accueil (JO L 212 du 7.8.2001, p. 12).
(25) Décision 2010/427/UE du Conseil du 26 juillet 2010 fixant l’organisation et le fonctionnement du service européen pour l’action extérieure (JO L 201 du 3.8.2010, p. 30).
(26) Décision 2011/168/PESC du Conseil du 21 mars 2011 concernant la Cour pénale internationale et abrogeant la position commune 2003/444/PESC (JO L 76 du 22.3.2011, p. 56).
(27) JO C 224 du 21.6.2016, p. 31.
(28) Position commune 2008/944/PESC du Conseil du 8 décembre 2008 définissant des règles communes régissant le contrôle des exportations de technologie et d’équipements militaires (JO L 335 du 13.12.2008, p. 99).
Jeudi 19 janvier 2023
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16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/104 |
P9_TA(2023)0012
Conséquences humanitaires du blocus dans le Haut-Karabakh
Résolution du Parlement européen du 19 janvier 2023 sur les conséquences humanitaires du blocus dans le Haut-Karabakh (2023/2504(RSP))
(2023/C 214/07)
Le Parlement européen,
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— |
vu ses résolutions antérieures sur l’Arménie et l’Azerbaïdjan, |
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— |
vu l’article 144, paragraphe 5, et l’article 132, paragraphe 4, du règlement intérieur |
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A. |
considérant que la seule route qui relie le Haut-Karabakh à l’Arménie et au monde extérieur, à savoir le corridor de Lachin, est bloquée depuis le 12 décembre 2022 par des écologistes azerbaïdjanais autoproclamés; que cela perturbe l’accès aux biens et aux services essentiels, y compris la nourriture, le carburant et les médicaments, des 120 000 Arméniens qui vivent dans cette zone et qui se trouvent, de fait, sous le coup d’un blocus; |
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B. |
considérant que le blocus a entraîné une grave crise humanitaire, qui frappe de plein fouet les populations les plus vulnérables; que le transfert de patients gravement malades est quasiment impossible et que cette situation a entraîné un décès; que des centaines de familles restent séparées; |
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C. |
considérant que cette crise humanitaire a encore été aggravée par la perturbation de l’approvisionnement en gaz naturel du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan, qui a privé de chauffage les maisons, les hôpitaux et les écoles; |
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D. |
considérant qu’en continuant de bloquer le corridor, l’Azerbaïdjan viole les obligations internationales qui lui incombent en vertu de la déclaration de cessez-le-feu trilatérale du 9 novembre 2020, qui impose à l’Azerbaïdjan de garantir la sécurité des citoyens, des véhicules et des marchandises circulant le long du corridor de Lachin dans les deux sens; |
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E. |
considérant que les obstacles à l’utilisation du corridor de Lachin constituent une remise en cause du processus de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan et sapent la confiance de la communauté internationale; |
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1. |
déplore les conséquences humanitaires tragiques du blocus du corridor de Lachin et du conflit du Haut-Karabakh; |
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2. |
exhorte l’Azerbaïdjan à respecter et à mettre en œuvre la déclaration trilatérale du 9 novembre 2020 et de rouvrir immédiatement le corridor de Lachin afin de favoriser la liberté de circulation et de permettre l’accès aux biens et aux services essentiels, et ainsi de garantir la sécurité et les moyens de subsistance des habitants de la région; |
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3. |
souligne la nécessité d’un accord de paix global garantissant les droits et la sécurité de la population arménienne du Haut-Karabakh; invite l’Azerbaïdjan à protéger les droits des Arméniens vivant dans le Haut-Karabakh et à abandonner sa rhétorique incendiaire qui le conduit à inciter à la discrimination à l’égard des Arméniens et à enjoindre aux Arméniens de quitter le Haut-Karabakh; |
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4. |
demande instamment à l’Azerbaïdjan de s’abstenir, à l’avenir, de nuire au fonctionnement des liaisons énergétiques, de transport et de communication entre l’Arménie et le Haut-Karabakh; |
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5. |
condamne fermement le fait pour l’Azerbaïdjan de désigner comme boucs émissaires les militants des droits de l’homme et les OSC et invite les représentations de l’Union et des États membres à soutenir leur action; |
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6. |
condamne l’inaction des «forces de maintien de la paix» russes; estime qu’il y a lieu de négocier d’urgence leur remplacement par des forces internationales de maintien de la paix de l’OSCE, dans le cadre d’un mandat des Nations unies; |
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7. |
invite à garantir l’accès sans entraves des organisations internationales au Haut-Karabakh afin que celles-ci puissent évaluer la situation et fournir l’aide humanitaire nécessaire; |
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8. |
demande qu’une mission d’information des Nations unies ou de l’OSCE soit menée dans le corridor de Lachin afin que la situation humanitaire sur le terrain puisse être évaluée; |
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9. |
demande la reprise en urgence, sans conditions préalables, de négociations fondées sur les principes de l’acte final d’Helsinki; |
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10. |
invite l’Union à s’impliquer activement et à veiller à ce que les habitants du Haut-Karabakh ne soient plus les otages de l’activisme de Bakou, du rôle destructeur de la Russie et de l’inactivité du groupe de Minsk; |
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11. |
charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au vice-président de la Commission/haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, au Conseil, à la Commission, aux gouvernements et aux parlements des États membres, au Conseil de l'Europe, ainsi qu'aux présidents, aux gouvernements et aux parlements de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan. |
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16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/106 |
P9_TA(2023)0013
L’assaut contre les institutions démocratiques brésiliennes
Résolution du Parlement européen du 19 janvier 2023 sur l’assaut contre les institutions démocratiques brésiliennes (2023/2505(RSP))
(2023/C 214/08)
Le Parlement européen,
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— |
vu l'article 144, paragraphe 5, et l'article 132, paragraphe 4, de son règlement intérieur, |
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A. |
considérant que, le 8 janvier 2023, des milliers de militants d’extrême droite et de partisans de l’ancien président Jair Bolsonaro ont pris d’assaut et saccagé le Congrès brésilien, la Cour suprême et le palais de l'Alvorada à Brasilia, appelant à un coup d’état militaire contre le président Lula da Silva; qu’Anderson Torre, ancien ministre de la justice de l’ex-président Bolsonaro, a été arrêté et qu’Ibaneis Rocha, gouverneur du district fédéral (qui comprend Brasilia), a été suspendu; |
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B. |
considérant que les violentes attaques de l’extrême droite contre les institutions démocratiques participent d’un phénomène mondial; que les évènements qui se sont produits à Brasilia constituent une attaque flagrante contre les institutions démocratiques brésiliennes et qu’ils présentent une similitude évidente avec l’assaut du Capitole américain de 2021; que l’ancien président américain Donald Trump et l’ex-président Jair Bolsonaro ont joué un rôle déterminant dans ces événements; |
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C. |
considérant que les plateformes de médias sociaux échouent toujours à modérer ou à freiner la diffusion des campagnes antidémocratiques, du fascisme transnational et de l’extrémisme, diffusion favorisée par l’existence d’algorithmes promouvant les contenus haineux et la désinformation ainsi que par une réticence à supprimer les contenus illicites, et qu’elles ont joué un rôle fondamental dans ces événements en amplifiant la rhétorique agressive et la violence et en facilitant la mobilisation et la propagation de la désinformation; |
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1. |
condamne avec la plus grande fermeté les actes criminels perpétrés par les partisans de l’ancien président Bolsonaro et soutient les efforts actuellement déployés pour garantir la mise en œuvre d’une enquête rapide, impartiale, sérieuse et efficace permettant d’identifier et de poursuivre tous les acteurs concernés, y compris les instigateurs, les organisateurs et les bailleurs de fonds ainsi que les institutions publiques qui n’ont pas agi pour empêcher ces attaques, et de les amener à répondre de leurs actes; |
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2. |
exprime sa solidarité avec le président Lula da Silva, démocratiquement élu, ainsi qu’avec son gouvernement et les institutions brésiliennes; |
|
3. |
déplore les tentatives de l’ancien président Bolsonaro et de certains de ses partisans politiques de jeter le discrédit sur le système électoral et les autorités électorales, alors qu’il n’y a aucune preuve de fraude électorale, et les exhorte à accepter le résultat démocratique des élections; |
|
4. |
reconnaît le lien qui existe entre la montée du fascisme transnational, du racisme et de l’extrémisme et, par exemple, les événements de Brasília, l’assaut contre le Capitol américain en janvier 2021 et les arrestations effectuées en décembre 2022, liées à un projet d’attaque contre le Bundestag allemand; |
|
5. |
souligne que, le 13 janvier 2023, la Cour suprême a autorisé des procureurs fédéraux à enquêter sur l’ancien président Bolsonaro, étant donné que celui-ci «est susceptible d’avoir contribué, de manière significative, à la commission d’actes criminels et terroristes»; exprime l’inquiétude que lui inspirent les actes et les omissions de certains fonctionnaires, en particulier ceux du gouverneur et de la police militaire du district fédéral; |
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6. |
souligne l’importance que revêtent les cadres législatifs, tels que la législation sur les services numériques, qui réglementent les plateformes de médias sociaux de l’Union et les entreprises technologiques pour combattre et prévenir efficacement la propagation des discours de haine, de la désinformation en ligne et la radicalisation; |
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7. |
charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au vice-président de la Commission/haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, au Conseil, à la Commission, aux gouvernements et aux parlements des États membres, au Conseil de l'Europe, ainsi qu'au président, au gouvernement et au parlement du Brésil. |
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16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/107 |
P9_TA(2023)0014
La situation des journalistes au Maroc, en particulier le cas d’Omar Radi
Résolution du Parlement européen du 19 janvier 2023 sur la situation des journalistes au Maroc, en particulier le cas d’Omar Radi (2023/2506(RSP))
(2023/C 214/09)
Le Parlement européen,
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— |
vu l’article 144, paragraphe 5, et l’article 132, paragraphe 4, de son règlement intérieur, |
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A. |
considérant qu’Omar Radi, journaliste d’investigation indépendant, qui a couvert les manifestations du Hirak et des scandales de corruption au sein de l’État, est détenu depuis juillet 2020 et a été condamné, en juillet 2021, à six ans de réclusion pour des chefs d’accusation d’espionnage, inventés de toutes pièces, ainsi que de viol; que sa condamnation a été confirmée par la cour d’appel en mars 2022; que de nombreux droits de la défense n’ont pas été respectés, ce qui entache d’iniquité et de partialité l’ensemble du procès; que le non-respect des droits de la défense s’est manifesté notamment par un an de détention préventive prolongée non motivée, par le refus à l’intéressé de l’accès à son dossier et par le fait que deux témoins clés de la défense ont été empêchés de comparaître au tribunal; que M. Radi a interjeté appel devant la Cour de cassation; que Reporters sans frontières lui a décerné le prix de la liberté de la presse 2022; |
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B. |
considérant que le journaliste Taoufik Bouachrine est détenu depuis février 2018 et qu’il a été condamné en appel, en septembre 2021, à 15 ans de réclusion pour agression sexuelle; que les droits de la défense ont été gravement bafoués également dans l’affaire de Soulaimane Raissouni, qui a été condamné, en février 2022, à cinq ans de prison pour agression sexuelle, à l’issue d’un procès inique; |
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C. |
considérant que la liberté de la presse au Maroc continue de se détériorer, le pays étant tombé à la 135e place du classement mondial de la liberté de la presse 2022; que de nombreux journalistes, comme Ignacio Cembrero, font l’objet d’une surveillance numérique, sont visés par des manœuvres d’intimidation, subissent un harcèlement judiciaire ou sont condamnés à de lourdes peines de prison, comme Maati Monjib; |
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D. |
considérant qu’en 2020, Reporters sans frontières a soulevé, auprès de la rapporteure spéciale des Nations unies sur la violence contre les femmes et les filles, des préoccupations quant à l’utilisation à mauvais escient de chefs d’accusation d’agression sexuelle pour discréditer des journalistes, pratique inquiétante qui a été condamnée également par l’organisation féministe Khmissa et par l’Association marocaine des droits humains; |
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1. |
invite instamment les autorités marocaines à respecter la liberté d’expression et la liberté des médias, à garantir aux journalistes incarcérés, dont Omar Radi, Soulaimane Raissouni et Taoufik Bouachrine, un procès équitable qui respecte pleinement les droits de la défense, à les remettre immédiatement en liberté provisoire et à mettre un terme au harcèlement de tous les journalistes, de leurs avocats et de leur famille; invite instamment ces mêmes autorités à respecter leurs obligations internationales en matière de droits de l’homme, conformément à l’accord d’association UE-Maroc; |
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2. |
condamne fermement l’utilisation à mauvais escient d’allégations d’agression sexuelle pour dissuader les journalistes de faire leur travail; estime que cette pratique met en péril les droits des femmes; |
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3. |
se dit profondément préoccupé par les allégations selon lesquelles les autorités marocaines auraient corrompu des députés au Parlement européen; demande l’application des mêmes mesures que celles appliquées aux représentants du Qatar; réaffirme sa détermination à enquêter pleinement sur les cas de corruption impliquant des pays tiers qui recherchent une prise d’influence au Parlement européen, et à prendre les mesures qui s’imposent à cet égard; |
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4. |
souligne que sa résolution du 15 décembre 2022 préconisait de charger une commission spéciale de détecter les lacunes potentielles du règlement intérieur du Parlement européen en matière de transparence, d’intégrité et de corruption ainsi que de formuler des propositions de réforme; |
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5. |
invite instamment les autorités marocaines à mettre un terme à leur surveillance des journalistes, pour laquelle elles utilisent notamment le logiciel espion Pegasus développé par NSO; les invite instamment à adopter et à mettre en œuvre des lois de protection des journalistes; invite instamment les États membres à cesser d’exporter des technologies de surveillance vers le Maroc, conformément au règlement sur les biens à double usage; |
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6. |
demande la remise en liberté immédiate et inconditionnelle de Nasser Zefzafi, finaliste du prix Sakharov 2018; demande la libération de tous les prisonniers politiques; condamne les atteintes aux droits des manifestants pacifiques et des militants de la diaspora; déplore les procès et condamnations iniques de 43 manifestants du Hirak, ainsi que les tortures qui leur ont été infligées en prison; |
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7. |
demande à l’Union européenne et à ses États membres de continuer à soulever auprès des autorités marocaines les cas des journalistes incarcérés et des prisonniers d’opinion, ainsi que d’envoyer des représentants assister aux procès; demande à l’Union de peser de tout son poids pour obtenir des améliorations concrètes de la situation des droits de l’homme au Maroc; |
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8. |
charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au vice-président de la Commission/haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, au Conseil, à la Commission, aux gouvernements et aux parlements des États membres, ainsi qu'au gouvernement et au parlement du Maroc. |
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16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/109 |
P9_TA(2023)0015
La mise en place d’un tribunal sur le crime d’agression contre l’Ukraine
Résolution du Parlement européen du 19 janvier 2023 sur la création d’un tribunal pour le crime d’agression contre l’Ukraine (2022/3017(RSP))
(2023/C 214/10)
Le Parlement européen,
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— |
vu ses résolutions antérieures sur l’Ukraine et la Russie, en particulier celle du 19 mai 2022 sur la lutte contre l’impunité des crimes de guerre en Ukraine (1) et celle du 23 novembre 2022 sur la désignation de la Fédération de Russie comme État soutenant le terrorisme (2), |
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— |
vu la déclaration de Londres du 13 janvier 1942, |
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— |
vu la charte des Nations unies, |
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— |
vu la résolution 3314 (XXIX) de l’Assemblée générale des Nations unies du 14 décembre 1974 sur la définition de l’agression et sa résolution 377 (V) (résolution «L’union pour le maintien de la paix») du 3 novembre 1950, |
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— |
vu le statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), en particulier son article 8 bis, les amendements de Kampala sur le crime d’agression et l’accord de coopération et d’assistance entre la CPI et l’Union européenne datant de 2006, |
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— |
vu les résolutions 2433 (2022), 2436 (2022), 2463 (2022) et 2473 (2022) de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, |
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— |
vu l’ordonnance de la Cour internationale de justice du 16 mars 2022 sur les allégations de génocide au titre de la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, |
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— |
vu la résolution sur la guerre d’agression menée par la Fédération de Russie contre l’Ukraine et sa population, et la menace que cette guerre représente pour la sécurité dans l’ensemble de la région de l’OSCE, adoptée par l’Assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) lors de sa 29e session annuelle, du 2 au 6 juillet 2022, |
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— |
vu la déclaration commune du 16 octobre 2022 des ministres des affaires étrangères de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie demandant la mise en place d’un tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine, |
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— |
vu les résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies du 2 mars 2022 intitulée «Agression contre l’Ukraine» et du 12 octobre 2022 intitulée «L’intégrité territoriale de l’Ukraine: défense des principes consacrés par la Charte des Nations unies», |
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— |
vu les résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies du 2 novembre 2022, intitulée «Rapport de la Cour pénale internationale», et du 14 novembre 2022, intitulée «Agression contre l’Ukraine: recours et réparation», |
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vu les conclusions du Conseil européen des 20 et 21 octobre 2022 et du 15 décembre 2022, |
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— |
vu la déclaration du 30 novembre 2022 de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur la responsabilité de la Russie et l’utilisation des avoirs russes gelés, dans laquelle elle fait référence à la nécessité de créer un tribunal spécialisé chargé d’enquêter sur le crime d’agression de la Russie contre l’Ukraine et d’engager des poursuites, avec le soutien des Nations unies, ainsi que les déclarations de haut niveau ultérieures de l’Allemagne, de la Pologne et d’autres pays, |
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— |
vu l’article 132, paragraphes 2 et 4, de son règlement intérieur, |
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A. |
considérant que, selon la charte des Nations unies et les principes du droit international, tous les États jouissent de l’égalité souveraine et doivent s’abstenir, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État; |
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B. |
considérant que, depuis février 2014, la Russie mène une guerre d’agression illégale, non provoquée et injustifiée contre l’Ukraine, qu’elle a relancée le 24 février 2022 avec une invasion massive de l’Ukraine; |
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C. |
considérant que la guerre d’agression menée par la Fédération de Russie contre l’Ukraine constitue une violation flagrante et manifeste de la charte des Nations unies, des principes fondamentaux du droit international et de différents accords internationaux, tels que l’acte final d’Helsinki, la charte de Paris pour une nouvelle Europe et le mémorandum de Budapest; |
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D. |
considérant qu’au cours de cette période, les forces russes ont lancé des attaques indiscriminées contre des zones résidentielles et des infrastructures civiles, tué des milliers de civils ukrainiens et commis des actes de terreur dans l’ensemble du pays en ciblant des infrastructures civiles; |
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E. |
considérant que des milliers de civils, dont des enfants, ont déjà été assassinés et que bien plus encore ont été torturés, harcelés, agressés sexuellement, enlevés ou déplacés de force; que ce comportement inhumain des forces russes et de leurs alliés méconnaît totalement le droit humanitaire international; |
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F. |
considérant que les atrocités commises par les forces armées russes à Boutcha, à Irpin et dans de nombreuses autres villes ukrainiennes pendant l’occupation russe révèlent la brutalité de la guerre d’agression menée par la Fédération de Russie contre l’Ukraine et soulignent l’importance d’une action internationale coordonnée pour établir la responsabilité du crime d’agression et de toutes les violations du droit humanitaire international; |
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G. |
considérant que, le 30 septembre 2022, la Russie a déclaré unilatéralement son annexion des oblasts ukrainiens de Donetsk, Kherson, Louhansk et Zaporijjia qu’elle occupait partiellement; |
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H. |
considérant que la Fédération de Russie a été reconnue par le Parlement européen et par nombre d’assemblées et de parlements nationaux comme un État soutenant le terrorisme et qui utilise des moyens terroristes; |
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I. |
considérant que la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine est l’acte d’agression le plus provocateur commis par les dirigeants politiques d’un pays en Europe depuis 1945 et qu’elle nécessite donc une réponse juridique appropriée à l’échelle internationale; que, dans ses résolutions (3), l’Assemblée générale des Nations unies a reconnu que l’agression menée par la Fédération de Russie contre l’Ukraine constitue une violation de l’article 2, paragraphe 4, de la charte des Nations unies et que la Fédération de Russie doit rendre des comptes pour toute violation du droit international en Ukraine ou contre ce pays, y compris son agression en violation de la charte des Nations unies; que les responsables du crime d’agression contre l’Ukraine ne doivent pas rester impunis; |
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J. |
considérant que l’agression de la Russie a également été explicitement dénoncée par des représentants de divers États et organisations internationales, tels que le Conseil de l’Europe, l’OSCE, l’Union européenne, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, le Forum des îles du Pacifique, l’Organisation des États américains, la Communauté des Caraïbes, le Conseil nordique et d’autres; |
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K. |
considérant que, le 16 mars 2022, la Cour internationale de justice a ordonné à la Fédération de Russie de suspendre immédiatement ses opérations militaires sur le territoire ukrainien; |
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L. |
considérant que, depuis le 2 mars 2022, le procureur de la CPI mène une enquête sur la situation en Ukraine portant sur les allégations passées et actuelles de crimes commis par la Fédération de Russie depuis le 21 novembre 2013, y compris de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité; que, bien que l’Ukraine ne soit pas un État partie à la CPI, elle a reconnu la compétence de la CPI et coopère avec elle; |
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M. |
considérant que la résolution 3314 (XXIX) du 14 décembre 1974 de l’Assemblée générale des Nations unies définit l’agression comme étant «l’emploi de la force armée par un État contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État, ou de toute autre manière incompatible avec la charte des Nations unies» et précise qu’une «guerre d’agression est un crime contre la paix internationale» et que l’«agression donne lieu à responsabilité internationale»; que selon l’article 8 bis du statut de Rome, le «crime d’agression» est la planification, la préparation, le lancement ou l’exécution, par une personne effectivement en mesure de contrôler ou de diriger l’action politique ou militaire d’un État, d’un acte d’agression qui, par sa nature, sa gravité et son ampleur, constitue une violation manifeste de la charte des Nations unies; qu’on entend par «acte d’agression» l’emploi de la force armée par un État contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État, ou de toute autre manière incompatible avec la charte des Nations unies; que, selon le statut de Rome de la CPI, le crime d’agression est différent des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité; que le crime d’agression est généralement un crime qui ne peut être commis que par ceux qui ont le pouvoir de façonner la politique d’agression d’un État; que le Tribunal militaire international de Nuremberg, qui s’est concentré sur le crime d’agression, a jugé en 1946 que l’agression était «le crime international suprême»; |
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N. |
considérant qu’une guerre d’agression est un crime international grave, au regard notamment de l’utilisation possible de tous les types d’armes de destruction massive susceptibles d’avoir des conséquences catastrophiques pour la paix et la subsistance de l’humanité ainsi que de causer de graves dommages à long terme à l’environnement naturel et au climat; |
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O. |
considérant que, dans l’affaire Barcelone Traction, la Cour internationale de justice a indiqué que les obligations découlant de l’interdiction des actes d’agression sont des obligations envers la communauté internationale dans son ensemble, par opposition à des États individuels; |
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P. |
considérant que la CPI, suite à deux déclarations ad hoc de l’Ukraine, est compétente pour les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le crime de génocide commis sur le territoire de l’Ukraine depuis novembre 2013, mais qu’elle n’est pas compétente en l’espèce pour le crime d’agression défini à l’article 8 bis du statut de Rome et dans les amendements de Kampala, car ni l’Ukraine ni la Fédération de Russie n’ont ratifié le statut de Rome et les amendements relatifs au crime d’agression; que le procureur de la CPI mène une enquête sur la situation en Ukraine depuis le 2 mars 2022; que la création d’un tribunal spécial pour le crime d’agression ne compromettra pas la compétence de la CPI pour les autres crimes, mais la complétera au contraire; |
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Q. |
considérant que le Parlement européen et les parlements tchèque, estonien, français, letton, lituanien, néerlandais et polonais ont adopté des résolutions en faveur de la création d’un tribunal spécial international ad hoc; |
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R. |
considérant que, le 30 novembre 2022, la Commission a proposé d’autres possibilités sur les moyens d’établir un mécanisme de responsabilité pour le crime d’agression contre l’Ukraine; que toute décision relative à un tel mécanisme doit être prise en étroite coopération avec l’Ukraine; |
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S. |
considérant que dans ses conclusions du 15 décembre 2022, le Conseil européen a préconisé que de nouveaux efforts soient déployés pour que les auteurs de crimes de guerre répondent pleinement de leurs actes et pour garantir que les responsables du crime d’agression rendront des comptes, et qu’il a invité la Commission, le vice-président de la Commission et haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (VP/HR) ainsi que le Conseil à faire avancer ces travaux, conformément au droit de l’Union et au droit international, en soulignant que les poursuites relatives au crime d’agression concernent l’ensemble de la communauté internationale; |
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T. |
considérant que le Conseil de sécurité des Nations unies est paralysé face à la situation en Ukraine en raison de la capacité de la Russie d’opposer son veto à toute action substantielle; que la résolution 377 (V) de l’Assemblée générale des Nations unies a établi un précédent en offrant aux Nations unies une autre voie d’action lorsqu’au moins un membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU utilise son veto pour l’empêcher d’exercer les fonctions qui lui sont conférées par la charte des Nations unies; |
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1. |
condamne une nouvelle fois, dans les termes les plus sévères, la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, apporte son soutien indéfectible à l’indépendance, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues et demande à la Russie de mettre immédiatement un terme à toutes les activités militaires menées en Ukraine et de retirer sans condition toutes les forces et tous les équipements militaires de l’ensemble du territoire ukrainien internationalement reconnu; |
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2. |
souligne que le crime d’agression russe contre l’Ukraine constitue une violation claire et incontestable de la charte des Nations unies qui, dans l’intérêt de la sécurité mondiale et de l’ordre international fondé sur des règles, ne peut rester sans réponse de la part de la communauté internationale; demande une nouvelle fois à la Commission, au VP/HR et aux États membres de soutenir l’établissement complet des responsabilités pour tous les crimes commis par la Russie et ses alliés pendant leur guerre d’agression contre l’Ukraine; |
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3. |
souligne qu’il est urgent que l’Union et ses États membres, en étroite coopération avec l’Ukraine et la communauté internationale, de préférence par l’intermédiaire des Nations unies, fassent pression en faveur de la création d’un tribunal international spécial chargé de poursuivre le crime d’agression contre l’Ukraine commis par les dirigeants politiques et militaires de la Fédération de Russie et ses alliés et de trouver une voie commune et juridiquement solide en la matière; estime que la création d’un tel tribunal comblerait la grande lacune que présente l’actuel dispositif institutionnel en matière de justice pénale internationale et devrait se fonder sur les normes et les principes qui s’appliquent à la CPI comme indiqué dans le statut de Rome; |
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4. |
invite les institutions de l’Union et les États membres à travailler en étroite coopération avec l’Ukraine afin de rechercher et de renforcer le soutien politique au sein de l’Assemblée générale des Nations unies et d’autres enceintes internationales, y compris le Conseil de l’Europe, l’OSCE et le G7, en vue de créer le tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine; |
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5. |
estime que la mise en place du tribunal spécial serait complémentaire au travail d’enquête de la CPI et de son procureur, qui porterait principalement sur les allégations de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis en Ukraine; réaffirme son soutien total à l’enquête en cours menée par le procureur de la CPI sur la situation en Ukraine; souligne qu’il importe que l’Ukraine ratifie le statut de Rome de la CPI et ses amendements et devienne officiellement membre de la CPI; |
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6. |
préconise de recourir activement à la diplomatie publique et à la communication stratégique de l’Union en appui à la création du tribunal spécial; |
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7. |
souligne que, si la composition exacte et les méthodes de fonctionnement du tribunal spécial restent à déterminer, elles devront respecter les critères les plus exigeants en matière de transparence et d’impartialité; estime, en outre, que ce tribunal international spécial devra être compétent pour enquêter non seulement sur Vladimir Poutine et les dirigeants politiques et militaires de la Fédération de Russie, mais aussi sur Alexandre Lukachenko et les dirigeants politiques et militaires de la Biélorussie, État qui facilite la guerre d’agression menée contre l’Ukraine en mettant à la disposition de la Fédération de Russie son territoire et son aide logistique, étant donné que cela relève de la description du crime d’agression au sens de l’article 8 bis du statut de Rome; |
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8. |
insiste sur le fait que les travaux préparatoires de l’Union européenne sur le tribunal spécial devraient commencer sans délai, porter en priorité sur la définition du cadre du tribunal spécial en coopération avec l’Ukraine, et aider les autorités ukrainiennes et internationales à obtenir des preuves à utiliser dans le futur tribunal spécial; |
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9. |
demande aux institutions de l’Union, en particulier à la Commission et au Service européen pour l’action extérieure, d’apporter en attendant une aide à la mise en place d’un parquet provisoire; observe que la constitution de ce parquet provisoire serait une première étape concrète très importante sur la voie d’enquêtes sur le crime d’agression contre l’Ukraine et de poursuites ultérieures; |
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10. |
condamne la pratique russe consistant à bloquer toute action au niveau des Nations unies visant à tenir la Russie responsable de la guerre d’agression contre l’Ukraine; |
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11. |
souligne le rôle important d’un tribunal spécial sur le crime d’agression contre l’Ukraine pour ce qui est de demander justice pour le peuple ukrainien, de dissuader d’autres acteurs internationaux d’imiter l’agression illégale de la Russie et de faciliter le recours en réparation et toute réconciliation future; |
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12. |
invite l’Union et les États membres, ainsi que leurs partenaires et alliés, à engager des discussions sur la possibilité juridique d’utiliser les avoirs souverains de l’État russe aux fins de la réparation des violations du droit international commises par la Russie en Ukraine, y compris, éventuellement, en privant ces avoirs de la protection de l’immunité souveraine ou en limitant cette protection au regard de la gravité de ces violations; |
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13. |
est fermement convaincu que la création de ce tribunal spécial pour le crime d’agression indiquerait très clairement à la société russe et à la communauté internationale que Poutine et les dirigeants politiques et militaires russes peuvent être condamnés pour le crimes d’agression contre l’Ukraine; souligne que la création de ce tribunal signalerait aussi clairement aux élites politiques et économiques russes et aux alliés de la Russie qu’il n’est plus possible qu’avec Poutine à sa tête, la Fédération de Russie renoue des relations normales avec l’occident; |
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14. |
soutient la recommandation de l’Assemblée générale des Nations unies, première étape sur la voie de la création, par les États membres des Nations unies, en coopération avec l’Ukraine, d’un registre international des dommages qui servira à établir les futures réparations pour les dommages, pertes ou préjudices causés à toute personne physique ou morale concernée, et les dommages graves à long terme et à grande échelle causés à l’environnement naturel et au climat, ainsi qu’à l’État ukrainien, par les faits internationalement illicites commis par la Fédération de Russie et ses alliés en Ukraine ou contre l’Ukraine, ainsi qu’à favoriser et à coordonner la collecte de preuves; |
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15. |
demande à l’Union d’adopter une position commune sur le crime d’agression et sur les amendements de Kampala au statut de Rome de la CPI sur le crime d’agression; invite la Bulgarie, le Danemark, la France, la Grèce, la Hongrie et la Roumanie à accepter les amendements de Kampala et à les ratifier; |
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16. |
charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au vice-président de la Commission / haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, au Conseil, à la Commission, aux gouvernements et aux parlements des États membres, au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, au Conseil de l’Europe, à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, au Comité international de la Croix-Rouge, à la Cour pénale internationale, aux pays du G7, à l’Union africaine, à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, au Forum des îles du Pacifique, à l’Organisation des États américains, à la Communauté des Caraïbes, aux autorités biélorusses, au Président, au gouvernement et au Parlement de la Fédération de Russie et au Président, au gouvernement et au Parlement de l’Ukraine. |
(1) JO C 479 du 16.12.2022, p. 68.
(2) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2022)0405.
(3) Résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies du 2 mars 2022, intitulée «Agression contre l’Ukraine», du 24 mars 2022, intitulée «Conséquences humanitaires de l’agression contre l’Ukraine», et du 15 novembre 2022, intitulée «Agression contre l’Ukraine: recours et réparation».
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16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/114 |
P9_TA(2023)0016
Réaction de l’Union européenne face aux manifestations et aux exécutions en Iran
Résolution du Parlement européen du 19 janvier 2023 sur la réaction de l’Union européenne face aux manifestations et aux exécutions en Iran (2023/2511(RSP))
(2023/C 214/11)
Le Parlement européen,
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vu ses résolutions antérieures sur l’Iran, notamment celles du 6 octobre 2022 sur la mort de Mahsa Jina Amini et la répression des manifestants des droits des femmes en Iran (1) et du 17 février 2022 sur la peine de mort en Iran (2), ainsi que toutes ses autres résolutions sur la situation des droits de l’homme en Iran, |
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vu la résolution de la troisième commission de l’Assemblée générale de l’ONU du 16 novembre 2022 sur les droits humains en République islamique d’Iran, |
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— |
vu la déclaration du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme du 10 janvier 2023, |
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— |
vu la déclaration d’experts des Nations unies du 11 novembre 2022 exhortant l’Iran à cesser de condamner à mort des manifestants pacifiques, |
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vu la session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme des Nations unies sur la République islamique d’Iran, qui s’est tenue le 24 novembre 2022, et la résolution adoptée lors de cette session, |
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— |
vu les rapports du rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran du 22 septembre 2022, du 18 juin 2022, du 13 janvier 2022 et du 11 janvier 2021, |
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vu la déclaration des ministres des affaires étrangères du G7 du 4 novembre 2022, |
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vu les conclusions du Conseil «Affaires étrangères» du 12 décembre 2022, |
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vu les sanctions adoptées par le Conseil de l’Union européenne à l’encontre de personnes et d’entités iraniennes le 12 avril 2021, le 17 octobre 2022, le 20 octobre 2022 et le 14 novembre 2022 ainsi que la décision d’exécution (PESC) 2022/2433 du Conseil du 12 décembre 2022 (3), |
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vu les sanctions adoptées par la République islamique d’Iran à l’encontre de personnes et d’entités européennes et britanniques, |
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— |
vu les déclarations du porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) du 7 janvier 2023 sur les exécutions récentes de Mohammad Mehdi Karami et de Seyyed Mohammad Hosseini, du 8 décembre 2022 sur l’exécution de Mohsen Sekari et du 15 janvier 2023 sur l’exécution d’Alireza Akbari, |
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— |
vu la déclaration du vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (VP/HR) au nom de l’Union européenne du 25 septembre 2022 sur l’Iran ainsi que la déclaration du porte-parole du SEAE du 19 septembre 2022 sur la mort de Mahsa Jina Amini, |
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vu le communiqué de presse du porte-parole du SEAE du 9 janvier 2023 annonçant la convocation de l’ambassadeur de la République islamique d’Iran auprès de l’Union européenne, |
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vu les déclarations du président de sa délégation pour les relations avec l’Iran des 22 septembre, 9 novembre et 13 décembre 2022, |
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vu la déclaration commune du Canada et des États-Unis du 9 décembre 2022 sur la situation des droits de l’homme en Iran, |
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vu le pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 (ICCPR)et sa ratification par l’Iran en juin 1975, |
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vu le régime mondial de sanctions de l’Union en matière de droits de l’homme, |
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— |
vu la position commune 2001/931/PESC du 27 décembre 2001 relative à l’application de mesures spécifiques en vue de lutter contre le terrorisme (4), |
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— |
vu le règlement (CE) no 2580/2001 du Conseil du 27 décembre 2001 concernant l’adoption de mesures restrictives spécifiques à l’encontre de certaines personnes et entités dans le cadre de la lutte contre le terrorisme (5), |
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— |
vu la directive (UE) 2017/541 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2017 relative à la lutte contre le terrorisme et remplaçant la décision-cadre 2002/475/JAI du Conseil et modifiant la décision 2005/671/JAI du Conseil (6), |
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— |
vu les orientations de l’Union concernant la peine de mort, concernant les défenseurs des droits de l’homme et sur les violences contre les femmes et les filles et la lutte contre toutes les formes de discrimination à leur encontre, |
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— |
vu la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, |
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— |
vu l’article 132, paragraphes 2 et 4, de son règlement intérieur, |
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A. |
considérant que Mahsa Jina Amini, une Kurde iranienne âgée de 22 ans, a été arrêtée le 13 septembre 2022 à Téhéran par la «police des mœurs» iranienne, au motif qu’elle n’aurait pas respecté les dispositions relatives au port du voile obligatoire; considérant que Mahsa Jina Amini a été brutalement torturée et est décédée le 16 septembre 2022 pendant sa garde à vue; considérant qu’aucune enquête en bonne et due forme n’a été menée; |
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B. |
considérant qu’à la suite de l’assassinat de Mahsa Jina Amini, des manifestations ont éclaté dans tout le pays, auxquelles ont participé des centaines de milliers de citoyens iraniens représentant tous les pans de la société; considérant que ce sont d’abord les femmes qui sont descendues dans la rue pour réclamer des explications sur la mort de Mahsa Jina Amini et exiger la fin des violences et de la discrimination à l’égard des femmes en Iran; considérant que, lors des manifestations, de nombreuses femmes ont enlevé leur hijab ou se sont coupé les cheveux en signe de protestation contre la mort de Mahsa Jina Amini; considérant que les manifestations des femmes ont suscité la solidarité des hommes, ce qui a déclenché dans tout le pays une révolution et un mouvement de protestation contre le régime; considérant que les étudiants protestent dans de nombreuses universités du pays en refusant d’aller en cours et en manifestant contre la répression; considérant que Mahsa Jina Amini était originaire du Kurdistan iranien, région où les manifestations ont eu une grande ampleur et ont été réprimées par le régime; |
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C. |
considérant que les forces de sécurité et de police iraniennes se sont déchaînées de manière violente, aveugle et disproportionnée face aux manifestations; considérant qu’Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique d’Iran, et Ebrahim Raïssi, président de l’Iran, ont à maintes reprises salué et encouragé la répression violente des manifestations pacifiques et l’assassinat de manifestants par le Bassidj, milice paramilitaire du Corps des gardiens de la révolution islamique; |
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D. |
considérant qu’au 16 janvier 2023, les forces de sécurité iraniennes auraient tué plusieurs centaines de manifestants pacifiques, dont des dizaines d’enfants, et auraient détenu, arrêté et enlevé plus de 20 000 manifestants, dont des défenseurs des droits de l’homme, des étudiants, des avocats et des militants de la société civile, y compris des citoyens européens et des résidents de l’Union originaires d’Allemagne, de Pologne, de France, d’Italie, des Pays-Bas, d’Espagne et de Suède; |
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E. |
considérant que l’Iran ne reconnaît pas la double nationalité, ce qui limite l’accès des ambassades étrangères à leurs ressortissants binationaux détenus dans le pays; considérant qu’Alireza Akbari, ancien ministre iranien adjoint de la défense et titulaire de la double nationalité britannique et iranienne, a été poursuivi pour espionnage en Iran au profit du Royaume-Uni, accusation qu’il a niée, puis a été condamné à mort et exécuté; considérant que le Dr Ahmadreza Djalali, médecin suédo-iranien spécialisé en médecine d’urgence et universitaire et professeur à la Vrije Universiteit Brussel (VUB, Belgique) et à l’Université italienne du Piémont oriental, a été arrêté le 24 avril 2016 par les forces de sécurité iraniennes; considérant qu’il a été condamné à mort pour de faux motifs d’espionnage en octobre 2017 à la suite d’un procès manifestement inéquitable fondé sur des aveux extorqués sous la torture; considérant que cette peine a été confirmée par la Cour suprême iranienne le 17 juin 2018; considérant que Fariba Adelkhah, chercheuse franco-iranienne, a été arrêtée en juin 2019 et condamnée à cinq ans d’emprisonnement pour «atteinte à la sécurité nationale»; |
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F. |
considérant que d’autres ressortissants de l’Union sont détenus arbitrairement en Iran, dont le Belge Olivier Vandecasteele, condamné au total à 40 ans d’emprisonnement et à plusieurs dizaines de coups de fouet sur la foi d’une série d’allégations forgées de toutes pièces; considérant que la condamnation a été prononcée après que la plus haute juridiction belge a suspendu un traité bilatéral controversé sur les échanges de prisonniers qui aurait permis au diplomate iranien Assadollah Assadi, condamné pour tentative de terrorisme en Belgique, d’être renvoyé en République islamique d’Iran en échange de la liberté d’Olivier Vandecasteele; considérant que sept ressortissants français restent détenus en Iran, dont Cécile Kohler, enseignante et syndicaliste, Jacques Paris, compagnon de cette dernière, et Benjamin Brière, arrêté en mai 2020 et condamné à huit ans et huit mois d’emprisonnement pour «espionnage»; |
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G. |
considérant que l’Iran détient le record mondial du nombre d’exécutions par habitant; considérant que le régime iranien a condamné à mort et exécuté des manifestants pacifiques, dont des mineurs, à l’issue de procédures judiciaires injustes et sommaires, en violation des exigences les plus élémentaires et les plus fondamentales d’un procès équitable; considérant qu’Amnesty International a démontré que le régime iranien continue d’utiliser la peine de mort comme outil de répression pour écraser les manifestations; considérant que les forces de sécurité et de police iraniennes se livrent régulièrement à la torture, au viol et à des traitements cruels, inhumains et dégradants à l’encontre des détenus dans les prisons iraniennes; |
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H. |
considérant qu’Amnesty International a dressé une liste d’environ 25 personnes exposées à un risque grave d’exécution, dont Mohammad Ghobadlou; considérant que cette ONG craint de nombreuses exécutions supplémentaires de manifestants; considérant que le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme indique que plus de 40 artistes iraniens ont été accusés de crimes passibles de la peine de mort; considérant que des acteurs, des musiciens, des sportifs et d’autres célébrités d’Iran ont publiquement fait part de leur soutien aux manifestations contre les dignitaires religieux; |
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I. |
considérant que la situation des droits de l’homme en Iran continue de se détériorer; considérant que l’assassinat de Mahsa Jina Amini et d’autres personnes, ainsi que la vague actuelle d’exécutions, illustrent la crise actuelle des droits de l’homme en Iran; considérant que cette détérioration est entretenue par l’impunité générale dont bénéficient le régime iranien et son appareil de sécurité, et qui a permis la généralisation de la torture, des exécutions extrajudiciaires et d’autres homicides illégaux; considérant que le système de justice pénale iranien repose largement sur des aveux forcés obtenus par la torture et d’autres formes de coercition et de contrainte; considérant que l’abolition de la peine de mort dans le monde est l’un des principaux objectifs de la politique de l’Union européenne en matière de droits de l’homme; |
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J. |
considérant que le 6 novembre 2022, 227 membres du Parlement iranien ont exhorté le pouvoir judiciaire, en violation flagrante de la séparation des pouvoirs, à agir avec détermination contre les personnes arrêtées au cours des manifestations et à recourir à la peine de mort en tant que sanction; |
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K. |
considérant que la Constitution iranienne garantit aux minorités ethniques une égalité de droits; considérant que la peine de mort est appliquée de manière disproportionnée à l’encontre des personnes LGBTIQ+ ou appartenant à des minorités ethniques et religieuses, dont les Baloutches, les Kurdes, les Arabes, les baha’is et les chrétiens; considérant qu’un nombre croissant de défenseurs des droits de l’homme ont été arrêtés depuis le début des assassinats et de la répression; considérant que des femmes et de jeunes filles, qui ont été à la pointe des manifestations, y compris des membres de minorités ethniques et religieuses, ont été arrêtées et emprisonnées pour avoir exigé qu’il soit mis fin à des lois, à des politiques et à des pratiques discriminatoires systémiques et systématiques; considérant qu’elles sont particulièrement ciblées par les accusations de crimes passibles de la peine de mort et par les condamnations à mort; |
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L. |
considérant qu’un groupe d’experts des droits de l’homme, dont plusieurs titulaires de mandat au titre des procédures spéciales des Nations unies, ont publié une déclaration condamnant les assassinats et la répression des manifestants par les forces de sécurité iraniennes; considérant que ces experts ont fait part de leurs vives inquiétudes quant à l’emploi d’une «force excessive et létale» contre les manifestants lors des mouvements de protestation qui ont suivi la mort de Mahsa Jina Amini, y compris de violences sexuelles contre les femmes et les filles, d’intimidations et de harcèlement à l’encontre des manifestants, et se sont déclarés préoccupés par l’impunité systématique dont bénéficient les auteurs de violations des droits de l’homme; considérant que, le 11 novembre 2022, les experts des Nations unies ont exhorté le régime iranien à cesser d’inculper des personnes de crimes passibles de la peine de mort pour leur participation, ou leur participation présumée, à des manifestations pacifiques; |
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M. |
considérant que les experts des Nations unies ont invité le Conseil des droits de l’homme à prendre d’urgence les mesures nécessaires pour organiser une session extraordinaire sur la situation en Iran et à mettre en place un mécanisme d’enquête international, afin de garantir que le régime iranien répondra de ses actes et de mettre un terme à l’impunité persistante face à de graves violations des droits de l’homme; considérant que le 24 novembre 2022, le Conseil des droits de l’homme a tenu une session extraordinaire sur la situation en Iran; considérant que, lors de cette session extraordinaire, il a été convenu qu’une mission d’enquête internationale indépendante enquêterait sur les violations des droits de l’homme commises en République islamique d’Iran, recueillerait et analyserait des éléments de preuve, et engagerait un dialogue avec les parties prenantes afin d’établir les faits entourant ces allégations, en vue de la traduction en justice de tous les auteurs de graves violations des droits de l’homme en République islamique d’Iran, y compris au sein des plus hautes autorités; |
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N. |
considérant que le 10 janvier 2023, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a indiqué que l’instrumentalisation des procédures pénales pour punir les personnes ayant exercé leurs droits fondamentaux équivalait à des assassinats sanctionnés par l’État; |
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O. |
considérant que le 12 décembre 2022, les ministres des affaires étrangères de l’Union ont adopté des conclusions du Conseil sur l’Iran; considérant que ces conclusions demandent en particulier aux autorités iraniennes de mettre immédiatement un terme à la pratique déplorable consistant à condamner à mort et à exécuter des manifestants, d’annuler sans tarder les récentes condamnations à mort déjà prononcées dans le cadre des manifestations en cours, et de garantir des procédures équitables pour tous les détenus; |
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P. |
considérant que, le 9 janvier 2023, le secrétaire général du SEAE a convoqué l’ambassadeur de la République islamique d’Iran auprès de l’Union européenne, au nom du VP/HR, pour réaffirmer l’horreur éprouvée par l’Union face aux récentes exécutions de Mohammad Mehdi Karami et de Seyyed Mohammad Hosseini, arrêtés et condamnés à mort à la suite des manifestations en Iran; considérant que les 8 et 12 décembre 2022, Mohsen Shekari et Majidreza Rahnavard ont été exécutés pour leur participation aux manifestations; |
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Q. |
considérant que le 9 décembre 2022, le Canada et les États-Unis ont publié une déclaration commune condamnant les actes de violence brutaux commis par la République islamique d’Iran contre des manifestants pacifiques et la répression en cours à l’encontre du peuple iranien, ainsi que l’oppression et les violences perpétrées par l’État dont sont victimes les femmes; considérant que ces deux pays ont en outre adopté des sanctions à l’encontre de responsables iraniens impliqués dans des violations des droits de l’homme, notamment celles commises dans le cadre de la répression brutale en cours; |
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R. |
considérant que l’Union européenne a récemment adopté plusieurs mesures restrictives liées à ces violations flagrantes des droits de l’homme, notamment à l’encontre de responsables de haut rang au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique, comme le gel des avoirs, l’interdiction de se rendre sur le territoire de l’Union et l’interdiction de mettre des fonds ou des ressources économiques à la disposition des personnes et entités inscrites sur la liste en raison de leur rôle dans la répression violente en Iran et dans la fourniture par la République islamique d’Iran de drones armés utilisés dans le cadre d’activités terroristes menées par la Fédération de Russie contre l’Ukraine; considérant que la liste des personnes et entités faisant l’objet de mesures restrictives de l’Union dans le cadre du régime existant de sanctions en matière de droits de l’homme à l’encontre de l’Iran comprend désormais 126 personnes et 11 entités; considérant que la liste des sanctions de l’Union comprend notamment Ahmad Vahidi, ministre iranien de l’intérieur, Issa Zarepour, ministre des technologies de l’information et des communications, les forces de l’ordre iraniennes et les dirigeants provinciaux du Corps des gardiens de la révolution islamique; |
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S. |
considérant qu’à titre de représailles, le ministère des affaires étrangères de la République islamique d’Iran a adopté des contre-mesures dans le cadre du mécanisme de sanctions, qui visent notamment Hannah Neumann, députée au Parlement européen et présidente de la délégation pour les relations avec la péninsule arabique, d’autres députés et d’anciens responsables politiques allemands et français; considérant qu’en réaction aux sanctions iraniennes contre des députés au Parlement européen, en novembre 2022, le Parlement a décidé que ses commissions et délégations cesseraient tout contact avec les autorités iraniennes; |
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T. |
considérant que la République islamique d’Iran, en particulier par l’intermédiaire du Corps des gardiens de la révolution islamique, mène des activités transnationales de répression sophistiquées et violentes à grande échelle, qui visent des militants, des dissidents, des journalistes indépendants et des défenseurs des droits de l’homme réfugiés ou issus de la diaspora, y compris sur le territoire de l’Union, mais se livrent aussi à des menaces et à du harcèlement contre leurs proches vivant en Iran; considérant que, directement ou par l’intermédiaire d’exécutants locaux, la République islamique d’Iran a assassiné des dissidents issus de la diaspora, enlevé des réfugiés pour les ramener en Iran et fomenté des attentats à la bombe dans plusieurs pays, dont des États membres de l’Union; |
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U. |
considérant que le régime de la République islamique d’Iran perturbe délibérément la connexion à l’internet et aux réseaux mobiles; considérant qu’il restreint fortement l’accès aux plateformes de médias sociaux afin de compromettre la capacité de la population iranienne à organiser des manifestations; considérant que le régime de sanctions de l’Union comprend également une interdiction des exportations vers la République islamique d’Iran d’équipements susceptibles d’être utilisés à des fins de répression interne et d’équipements de surveillance des télécommunications; |
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V. |
considérant que dans ses déclarations du 8 décembre 2022 et du 7 janvier 2023, Josep Borrell, VP/HR, a condamné l’exécution de Mohammad Mehdi Karami et de Seyyed Mohammad Hosseini; considérant que ces déclarations pressent les autorités iraniennes de mettre immédiatement fin aux condamnations à mort et aux exécutions de manifestants; considérant que, dans ces déclarations, l’Union européenne demande en outre aux autorités iraniennes d’annuler sans délai les récentes condamnations à mort et de respecter strictement leurs obligations internationales; |
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W. |
considérant que la République islamique d’Iran a accusé des groupes kurdes, y compris en Iraq, d’avoir orchestré des manifestations dans le Kurdistan iranien; considérant que, sous ce prétexte, le Corps des gardiens de la révolution islamique a mené des attaques armées contre la région du Kurdistan en Iraq, tuant des dizaines de personnes, dont des civils; considérant que la répression des manifestations a été particulièrement brutale dans le nord-ouest et le sud-est de l’Iran, où vivent de nombreux membres des minorités kurdes et baloutches du pays; |
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X. |
considérant que le Corps des gardiens de la révolution islamique, composé de la milice paramilitaire Bassidj, de la force Al-Qods, des forces terrestres, de la force aérospatiale et de la marine, joue un rôle central dans la répression des dissidents internes et des activités militaires extérieures; considérant que ce Corps, qui agit comme un État dans l’État, contrôlerait deux tiers de l’économie iranienne et détiendrait des participations dans les secteurs des infrastructures, de la pétrochimie, de la finance, des télécommunications, de l’automobile et de l’industrie maritime, ainsi que d’importants fonds caritatifs connus sous le nom de «bonyads» et des réseaux de contrebande à grande échelle; |
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Y. |
considérant que des femmes et des filles sont brutalement assassinées en Iran, victimes de crimes dits d’honneur; considérant qu’on refuse souvent toute justice à ces victimes de crimes commis au nom de l’«honneur»; |
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Z. |
considérant que le Corps des gardiens de la révolution islamique mène, guide et soutient des activités terroristes, à la fois dans le pays et dans la région; considérant que l’agression russe contre l’Ukraine a entraîné l’approfondissement des relations entre Téhéran et Moscou; |
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AA. |
considérant que la politique intérieure agressive du régime des mollahs se reflète dans la politique étrangère de la République islamique d’Iran; considérant que le régime contribue à la déstabilisation de l’ensemble de la région du Proche et du Moyen-Orient, et au-delà; |
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AB. |
considérant qu’Ebrahim Raïssi, qui a été élu président de l’Iran en juin 2021 et figure sur la liste des sanctions des États-Unis, était auparavant à la tête du pouvoir judiciaire iranien, bien qu’il soit avéré qu’il s’est rendu coupable de graves violations des droits de l’homme; considérant que la victoire d’Ebrahim Raïssi a été organisée par les institutions de la République islamique lors d’élections qui n’ont pas été totalement libres ni régulières; considérant que seuls 7 candidats sur 592 ont reçu le feu vert du Conseil des gardiens pour se présenter à la présidence; considérant que parmi les candidats, il n’y avait ni femme, ni membre d’un groupe minoritaire, ni partisan d’opinions opposées à celles du régime; |
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AC. |
considérant que les négociations sur le renouvellement du plan d’action global commun (PAGC) n’ont toujours pas été officiellement suspendues; que les pourparlers se poursuivent sur l’enquête lancée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) après qu’elle a découvert des traces d’uranium sur trois sites non déclarés en Iran; |
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1. |
condamne avec la plus grande fermeté les condamnations à mort et les exécutions de manifestants pacifiques en Iran, notamment de Mohsen Shekari, Majidreza Rahnavard, Mohammad Mehdi Karami et Seyyed Mohammad Hosseini; demande aux autorités iraniennes de mettre fin sans délai et sans conditions à tout projet d’exécution et de s’abstenir de demander de nouvelles condamnations à mort; invite les autorités de la République islamique d’Iran à instaurer un moratoire officiel sur les exécutions dans le but d’abolir définitivement la peine de mort; prie instamment les autorités iraniennes d’annuler toutes les condamnations et toutes les condamnations à mort; rappelle sa ferme opposition de principe au recours à la peine de mort en tout temps et en toutes circonstances; |
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2. |
prie instamment les autorités de la République islamique de libérer sans délai et sans conditions tous les manifestants condamnés à mort, dont Mohammed Boroughani, Mohammad Ghobadlou, Hamid Ghare Hassanlou, Mahan Sadrat Marani, Hossein Mohammadi, Manouchehr Mehman Navaz, Sahand Nourmohammad-Zadeh, Saman Seydi, Reza Arya, Saleh Mirhashemi Baltaghi, Saeed Yaqeï Kordafli, Javad Rouhi, Arshia Takdastan et Mehdi Mohammadifard, Saleh Mirhashemi, Majid Kazemi et Saeid Yaghoubi; condamne fermement le fait que les procédures pénales et la peine de mort aient été instrumentalisées par le régime iranien afin d’écraser toute dissidence et de punir les personnes qui ont exercé leurs droits fondamentaux; invite la République islamique à revoir son code juridique et à éliminer les délits de moharebeh (propagande anti-islamique) et de mofsed-e-filarz (débauche); |
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3. |
exprime sa solidarité avec les Iraniens et Iraniennes, y compris membres de minorités, qui organisent et suivent les manifestations; soutient le mouvement de protestation pacifique qui se répand dans tout le pays contre l’oppression croissante et systématique des femmes, et contre les violations graves et massives des droits de l’homme et des libertés fondamentales; soutient fermement les aspirations du peuple iranien à vivre dans un pays libre, stable, ouvert et démocratique; condamne la discrimination systématique imposée par le régime iranien aux femmes au moyen de lois et de réglementations qui font peser d’importantes restrictions sur leurs libertés, leur vie et leurs moyens de subsistance; |
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4. |
présente ses condoléances aux familles de tous ceux qui ont été tués, torturés, enlevés ou emprisonnés illégalement à la suite des manifestations en Iran, aujourd’hui ou par le passé; |
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5. |
condamne une nouvelle fois fermement l’usage généralisé, brutal, intentionnel et disproportionné de la force par les forces de sécurité iraniennes contre des manifestants pacifiques; demande aux autorités iraniennes de mettre un terme à toute forme de répression à l’encontre de leurs propres citoyens; rappelle que le droit de réunion pacifique doit être garanti; |
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6. |
demande instamment à la communauté internationale ainsi qu’à l’Union et à ses États membres d’user de tous les moyens dont ils disposent auprès des autorités de la République islamique pour exiger la fin immédiate des exécutions et des répressions violentes contre les manifestants et la libération inconditionnelle de toutes les personnes arrêtées pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique; invite le SEAE et les États membres à continuer de demander des comptes au régime iranien pour l’assassinat de ses propres citoyens et les graves violations des droits de l’homme; |
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7. |
demande au régime iranien de permettre à une autorité compétente indépendante de mener, en coopération avec les organisations internationales, une enquête internationale, impartiale et efficace sur les violations des droits de l’homme commises par le régime, notamment l’assassinat de Mahsa Jina Amini, le meurtre de centaines de manifestants et les tortures et mauvais traitements subis par les personnes détenues arbitrairement; exige que les autorités iraniennes fassent en sorte qu’une enquête rapide, fondée sur des preuves, impartiale et efficace soit menée sur tous les meurtres de manifestants, et que les responsables soient traduits en justice; souligne que l’Union doit continuer à se pencher sur le meurtre de Mahsa Jina Amini et sur la manière dont les forces de sécurité iraniennes ont réagi aux manifestations qui ont suivi; |
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8. |
demande instamment que toutes les personnes détenues pour avoir participé à des manifestations pacifiques ainsi que tous les prisonniers politiques soient libérés sans délai; demande que des mesures restrictives ciblées soient imposées au titre du règlement (UE) no 359/2011 à tous les juges qui prononcent des peines à l’encontre des manifestants; exige une nouvelle fois des autorités iraniennes qu’elles libèrent sans délai et sans condition toute personne emprisonnée au seul motif d’avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique dans le cadre des manifestations, et qu’elles abandonnent toutes les poursuites engagées contre ces personnes; demande aux autorités iraniennes de respecter leurs obligations internationales, y compris au titre du PIDCP; |
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9. |
se félicite des conclusions du Conseil des affaires étrangères du 12 décembre 2022 et de l’adoption des récentes mesures restrictives à l’encontre des personnes impliquées dans les violences contre les manifestants et de toutes les personnes associées à la police des mœurs, considérées comme complices ou responsables du décès de Mahsa Jina Amini; estime toutefois que le mépris flagrant du régime iranien pour la dignité humaine et les aspirations démocratiques de ses propres citoyens, ainsi que son soutien à la Fédération de Russie, obligent l’Union à adapter sa position à l’égard de l’Iran; |
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10. |
invite le VP/HR et le Conseil à étendre la liste des sanctions de l’Union à toutes les personnes et entités responsables de violations des droits de l’homme et aux membres de leur famille, y compris le guide suprême Ali Khamenei, le président Ebrahim Raisi et le procureur général Mohammad Jafar Montazeri, ainsi qu’à toutes les fondations (bonyads) liées au Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran, notamment le bonyad Mostazafan et le bonyad Shahid va Omur-e Janbazan; invite également le VP/HR, le Conseil et les États membres à envisager des sanctions à l’encontre des 227 députés du Parlement iranien qui ont encouragé les condamnations à mort; se félicite des préparatifs en cours au Royaume-Uni en vue de l’inscription du Corps des gardiens de la révolution islamique sur la liste britannique des organisations terroristes; condamne avec vigueur l’imposition de sanctions par les autorités iraniennes aux anciens responsables politiques allemands et français ainsi qu’aux députés au Parlement européen; rappelle que tant que les parlementaires européens resteront sanctionnés par les autorités, le dialogue interparlementaire devra être mis en suspens; |
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11. |
demande au Conseil et aux États membres d’ajouter le Corps des gardiens de la révolution islamique et ses forces subsidiaires, y compris la milice paramilitaire Basij et la Force Quds, à la liste des organisations terroristes de l’Union, et d’interdire toute activité économique ou financière impliquant des sociétés et des activités commerciales liées au Corps des gardiens de la révolution islamique ou à des personnes qui lui sont affiliées, ou qui leur appartiennent, en tout ou en partie, ou qui sont dirigées par eux, quel que soit leur pays d’activité, tout en évitant toute conséquence négative pour la population iranienne ainsi que pour l’aide humanitaire et au développement de l’Union; demande à l’Union et à ses États membres, en coopération avec des partenaires partageant les mêmes valeurs, d’exhorter tout pays dans lequel le Corps des gardiens de la révolution islamique déploie des opérations militaires, économiques ou d’information à rompre et à interdire les liens avec ce corps; condamne fermement l’attaque non provoquée du Corps des gardiens de la révolution islamique dans le gouvernorat d’Erbil au Kurdistan iraquien et souligne que de telles attaques aveugles menacent des civils innocents et la stabilité de la région; |
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12. |
condamne une nouvelle fois fermement la détérioration rapide de la situation des droits de l’homme en Iran, dont les seuls responsables sont la République islamique, ses plus hauts dirigeants et ses forces de sécurité, y compris le Corps des gardiens de la révolution islamique; exige que les autorités iraniennes respectent les minorités ethniques et religieuses et les libertés et droits fondamentaux des personnes LGBTIQ+; invite les autorités iraniennes à éliminer toutes les formes de discrimination; |
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13. |
se félicite de la mise en place de la mission d’enquête internationale indépendante sur la République islamique d’Iran, mandatée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies dans sa résolution S35/1 du 24 novembre 2022 pour enquêter sur les violations des droits de l’homme en République islamique d’Iran et recueillir et analyser les éléments de preuve y afférents, et demande son déploiement rapide; demande instamment aux autorités de la République islamique d’accorder à la mission d’enquête un accès total et sans entrave à l’exécution de son mandat et de s’abstenir de harceler et d’intimider les personnes, ou les membres de leur famille, qui coopèrent avec elle; demande à l’Union et à ses États membres de soutenir pleinement la préparation et la mise en œuvre de la mission d’enquête; demande instamment au Conseil des droits de l’homme des Nations unies de saisir immédiatement le Conseil de sécurité des Nations unies du cas iranien en l’absence de coopération de la République islamique; |
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14. |
demande une nouvelle fois aux autorités iraniennes d’autoriser les visites au titre de toutes les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme des Nations unies et, en particulier, de veiller à ce que le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran soit autorisé à entrer dans le pays; |
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15. |
exige que le régime iranien libère tous les défenseurs des droits de l’homme; demande au régime iranien de cesser de cibler les défenseurs des droits de l’homme en Iran et de garantir en toutes circonstances que ceux-ci puissent poursuivre sans entrave leurs activités légitimes en faveur des droits de l’homme sans craindre de représailles, et notamment le harcèlement judiciaire; |
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16. |
condamne l’arrestation de dizaines de journalistes et demande aux autorités iraniennes de les libérer immédiatement; s’inquiète vivement de l’arrestation de plus de 80 professionnels des médias, et notamment de Niloofar Hamedi, premier journaliste à avoir fait état de l’arrestation et de l’hospitalisation de Mahsa Jina Amini, et demande aux autorités iraniennes de les libérer immédiatement; invite la République islamique à respecter la liberté d’expression et de conviction de toutes les personnes qui vivent en Iran; se déclare préoccupé par le fait que les professionnels de la santé sont incriminés et font l’objet de violences par les forces de sécurité et invite la République islamique d’Iran à apporter au personnel médical civil toute l’assistance disponible pour lui permettre d’assurer des soins médicaux de manière impartiale; |
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17. |
condamne dans les termes les plus forts le recours systématique à la torture dans les prisons iraniennes, y compris la violence sexuelle, et demande qu’il y soit immédiatement mis un terme, ainsi qu’à toutes les autres formes de mauvais traitements; condamne fermement la politique de la République islamique consistant à forcer les aveux par la torture, l’intimidation, les menaces à l’encontre de membres de la famille ou d’autres formes de contrainte, ainsi que le recours à ces aveux forcés pour incriminer et condamner les manifestants; condamne également la pratique consistant à refuser aux détenus les appels téléphoniques et les visites familiales; est extrêmement préoccupé par le fait que les détenus n’ont pas accès à une représentation légale pendant les interrogatoires; invite le régime iranien à traiter les prisonniers avec le respect qui leur est dû au titre de la dignité et de la valeur inhérentes à la personne humaine; demande une nouvelle fois à l’Iran de ratifier sans délai la convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et d’agir dans le plein respect des dispositions qu’elle contient; |
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18. |
demande instamment aux autorités iraniennes de libérer immédiatement tous les ressortissants de l’Union arrêtés et d’abandonner toutes les poursuites engagées contre ces personnes; condamne fermement la condamnation d’Olivier Vandecasteele, citoyen belge membre d’une ONG, à 40 ans de prison, 74 coups de fouet et un million d’euros d’amende pour des «faits d’espionnage» fabriqués de toutes pièces, condamne également le maintien en détention et la condamnation à mort de la ressortissante suédoise Ahmadreza Djalali, ainsi que le recours cynique de la République islamique à la diplomatie des otages pour obtenir la libération du terroriste condamné Asadollah Asadi; demande la libération immédiate et inconditionnelle et le rapatriement en toute sécurité d’Ahmadreza Djalali, d’Olivier Vandecasteele et des sept citoyens français toujours détenus en Iran, dont Cécile Kohler; condamne dans les termes les plus fermes l’exécution en Iran du ressortissant irano-britannique Alireza Akbari; se déclare également préoccupé par les menaces publiques du ministère iranien du renseignement et de la sécurité à l’encontre des ambassades européennes; |
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19. |
invite les États membres et les ONG à conserver, préserver et partager tout élément de preuve disponible susceptible de contribuer aux enquêtes, ainsi qu’à coopérer avec la Cour pénale internationale et à soutenir ses travaux; exhorte les autorités iraniennes à ratifier le statut de Rome de la Cour pénale internationale; souligne que les violations graves et continues des droits de l’homme commises par le régime iranien à l’encontre de son propre peuple compromettent les négociations du plan d’action global commun; |
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20. |
Condamne fermement la pratique persistante de la République islamique consistant à couper l’accès à internet et aux réseaux mobiles dans le contexte des manifestations, ce qui empêche la communication et la libre circulation des informations pour les citoyens iraniens; souligne que ces mesures violent de façon manifeste le droit international; se félicite des diverses mesures restrictives adoptées par l’Union dans le cadre du mécanisme de sanctions en réponse à la répression, notamment celles qui visent les personnes et les entités actives dans le domaine des technologies de l’information et des communications et celles qui sont responsables de la désinformation; se félicite en outre de l’ajout du ministre iranien des technologies de l’information et des communications à la liste des sanctions de l’Union; invite la Commission à envisager, dans le respect du principe de nécessité, d’autoriser les fournisseurs de services de communication établis dans l’Union d’offrir des outils sûrs aux citoyens et résidents iraniens; |
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21. |
demande aux États membres de s’engager à permettre aux Iraniens d’accéder à un internet libre en dépit de la censure massive d’internet par le régime; suggère que les ressources techniques et financières nécessaires soient fournies par l’intermédiaire d’un fonds de l’Union; |
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22. |
demande instamment à tous les États membres d’exercer leur compétence universelle à l’égard de tous les responsables iraniens raisonnablement soupçonnés d’être pénalement responsables de violations du droit international et d’autres violations graves des droits de l’homme; invite instamment les États membres dont la législation nationale ne prévoit pas encore l’adoption du principe de compétence universelle à mettre en place sans délai une telle législation; |
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23. |
appelle à étendre les mesures restrictives, compte tenu du fait que la République islamique d’Iran continue de fournir des drones à la Fédération de Russie qui seront utilisés contre l’Ukraine et prévoit de lui fournir des missiles sol-sol; souligne que la République islamique contribue aux crimes de guerre en Ukraine, étant donné que ces armes sont utilisées pour cibler les civils et les infrastructures civiles; |
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24. |
invite la Commission et le Conseil à combler toutes les lacunes dans l’application des sanctions existantes, y compris les lacunes financières, à veiller à ce qu’elles soient strictement mises en œuvre et à se coordonner et coopérer étroitement avec les partenaires internationaux pour une mise en œuvre efficace des mesures restrictives; |
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25. |
se déclare profondément préoccupé par la répression transnationale structurelle menée contre les membres de la diaspora iranienne qui vivent dans l’Union par les autorités de la République islamique, en particulier par ses ambassades et le Corps des gardiens de la révolution islamique, et qui, par l’espionnage, les assassinats, les tentatives d’attentat à la bombe, les cyberattaques, les campagnes de désinformation et les efforts de contrôle étouffent la liberté d’expression et d’expression de ces citoyens et résidents de l’Union, mettent en péril leur sécurité et constituent une ingérence malveillante; invite l’Union et les États membres à étendre la protection dont bénéficient les membres de la diaspora iranienne contre la répression transnationale de la République islamique; invite le SEAE et les États membres à se doter de moyens de fournir une assistance technique à ceux qui viennent en aide à la société civile iranienne et à développer leurs compétences tout en veillant à ce que les Iraniens restent maîtres de ces activités; |
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26. |
condamne les récentes attaques auxquelles se sont livrés des responsables iraniens contre Charlie Hebdo et se félicite de l’ouverture d’une enquête sur la cyberattaque qu’a subie le journal après avoir publié des dessins satiriques; |
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27. |
invite l’Union européenne, y compris le VP/HR, à continuer d’aborder les problèmes liés aux droits de l’homme avec les autorités iraniennes dans les enceintes bilatérales et multilatérales et à tirer parti de tous les engagements prévus avec les autorités iraniennes à cette fin, en particulier dans le cadre du dialogue politique de haut niveau entre l’Union et l’Iran; réaffirme que le respect des droits de l’homme est une composante essentielle du développement des relations entre l’Union et l’Iran; |
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28. |
invite de nouveau tous les États membres de l’Union à publier des déclarations conjointes et à prendre ensemble des initiatives diplomatiques pour suivre les procès non équitables et se rendre dans les prisons où sont détenus les otages européens, les défenseurs des droits de l’homme et d’autres prisonniers d’opinion; appelle à renforcer la coordination entre les ambassades de l’Union accréditées à Téhéran; demande instamment à tous les États membres ayant une représentation diplomatique à Téhéran d’employer les mécanismes prévus par les orientations de l’Union concernant les défenseurs des droits de l’homme pour soutenir et aider les personnes condamnées à mort et celles qui sont illégalement condamnées et arrêtées; demande instamment aux États membres de veiller à ce que les détenus puissent recevoir des visiteurs et de surveiller attentivement leurs conditions de détention; |
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29. |
prie instamment les autorités iraniennes de laisser accéder les observateurs indépendants des ambassades des États membres en Iran à tous les procès liés aux manifestations; demande aux États membres de surveiller tous les procès liés aux manifestations, en accordant une attention particulière aux procès pour lesquels il existe un risque de peine capitale, et de dénoncer publiquement leurs irrégularités; |
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30. |
invite la Commission, le SEAE et les États membres, en coopération avec des partenaires partageant les mêmes valeurs, à étendre et à renforcer le soutien concret aux aspirations démocratiques du peuple iranien, notamment en renforçant le soutien aux organisations indépendantes de défense des droits de l’homme et de la société civile, ainsi qu’aux plateformes de médias indépendantes, et en soutenant les efforts déployés par des partenaires partageant les mêmes valeurs pour maintenir la connectivité internet en Iran; encourage l’opposition démocratique iranienne à développer autant que possible leur unité, sur la base de valeurs communes et avec la participation des Iraniens en exil et de la diaspora, afin de faciliter le soutien de la communauté internationale; demande instamment à l’Union et à ses États membres d’intensifier leurs communications stratégiques à destination du peuple iranien, notamment en élargissant le mandat de la task force StratCom Sud du SEAE pour y inclure la République islamique et en augmentant considérablement son financement et sa visibilité; |
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31. |
demande à l’Union et à ses États membres de faciliter la délivrance de visas à toute personne qui craint avec raison d’être persécutée parce qu’elle a exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique à l’occasion des manifestations en Iran; invite le SEAE à contacter les voisins immédiats de l’Iran afin que les points de passage de la frontière restent ouverts aux militants qui fuient l’Iran et que ces personnes puissent demander l’asile en Europe en toute sécurité depuis ces pays; |
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32. |
charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, au vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, aux gouvernements et aux parlements des États membres, à l’Assemblée consultative islamique d’Iran, au gouvernement de la République islamique d’Iran et au bureau du Guide suprême de la République islamique d’Iran. |
(1) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2022)0352.
(2) JO C 342 du 6.9.2022, p. 286.
(3) Décision d’exécution (PESC) 2022/2433 du Conseil du 12 décembre 2022 mettant en œuvre la décision 2011/235/PESC concernant des mesures restrictives à l’encontre de certaines personnes et entités au regard de la situation en Iran (JO L 318 I du 12.12.2022, p. 36).
(4) JO L 344 du 28.12.2001, p. 93.
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16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/123 |
P9_TA(2023)0017
Contrôle des activités financières de la Banque européenne d’investissement — rapport annuel 2021
Résolution du Parlement européen du 19 janvier 2023 sur le contrôle des activités financières de la Banque européenne d’investissement — rapport annuel 2021 (2022/2153(INI))
(2023/C 214/12)
Le Parlement européen,
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vu le rapport d’activité 2021 de la Banque européenne d’investissement (BEI) intitulé «Répondre par l’innovation», publié le 27 janvier 2022, |
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vu le rapport financier 2021 de la BEI et le rapport 2021 de la BEI sur les activités de financement et d’emprunt, tous deux publiés le 5 mai 2022, |
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vu le plan d’activité 2021 du groupe BEI, publié le 20 janvier 2021, |
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vu le rapport d’investissement 2020/2021 de la BEI, intitulé: «Bâtir une Europe intelligente et verte en temps de COVID-19» et publié le 21 janvier 2021, |
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vu le plan de mise en œuvre de la feuille de route 2021-2025 du groupe BEI pour la banque du climat, adopté par le conseil d’administration de la BEI le 14 novembre 2020 et publié le 14 décembre 2020, |
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vu la stratégie de la BEI en matière d’action pour le climat, adoptée en novembre 2020 et publiée le 15 novembre 2020, |
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vu le rapport de durabilité 2021 du groupe BEI, publié le 6 juillet 2022, |
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vu le cadre de durabilité environnementale et sociale du groupe BEI, adopté le 2 février 2022, |
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vu les rapports annuels du comité de vérification de la BEI pour l’exercice 2021, publiés le 21 juillet 2022, |
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vu le rapport d’activité 2021 de la BEI sur la lutte antifraude, publié le 7 juillet 2022, |
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vu le rapport annuel 2021 concernant l’activité relative aux plaintes en matière de marchés publics et le comité chargé du traitement des plaintes concernant la passation des marchés de la Banque européenne d’investissement, publié le 7 avril 2022, |
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vu l’accord de travail signé par la BEI, le Fonds européen d’investissement (FEI) et le Parquet européen le 7 décembre 2021, |
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vu le rapport d’activité 2021 de la BEI sur la conformité, publié le 25 août 2022, |
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vu le «Cadre PATH — Soutenir les contreparties sur la voie de l’alignement sur l’accord de Paris» (cadre d’alignement sur l’accord de Paris pour les contreparties) du groupe BEI, publié le 26 octobre 2021, |
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vu la politique antifraude du groupe BEI, publiée le 5 août 2021, |
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vu le rapport annuel 2020 du comité d’éthique et de conformité de la BEI, publié le 8 avril 2022, ainsi que ses règles de fonctionnement, |
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vu les codes de conduite pour le personnel du groupe BEI, pour les membres de son comité de vérification et pour les membres de son comité de direction, |
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vu le rapport d’information 2021 sur la gestion des risques du groupe BEI, publié le 9 août 2022, |
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vu le règlement intérieur de la BEI, |
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vu l’accord tripartite entre la Commission européenne, la Cour des comptes européenne et la Banque européenne d’investissement (l’accord tripartite), entré en vigueur en novembre 2021, |
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vu la politique de transparence du groupe BEI, publiée le 18 novembre 2021, et sa politique de signalement, publiée le 24 novembre 2021, |
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vu le nouveau document d’orientation de la BEI sur les activités relevant de la cohésion pour la période 2021-2027, publié le 13 octobre 2021, |
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vu sa résolution du 7 juillet 2022 sur le contrôle des activités financières de la Banque européenne d’investissement — rapport annuel 2020 (1), |
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vu l’article 54 de son règlement intérieur, |
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vu le rapport de la commission du contrôle budgétaire (A9-0294/2022), |
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A. |
considérant que le groupe BEI se compose de la Banque européenne d’investissement (BEI) et du Fonds européen d’investissement (FEI), qu’il est la plus grande institution financière multilatérale au monde et l’un des principaux bailleurs de fonds en matière de financement de l’action climatique; considérant que la BEI se concentre sur les domaines prioritaires que sont le climat et l’environnement, le développement, l’innovation et les compétences, les petites et moyennes entreprises, les infrastructures et la cohésion; considérant que le FEI soutient les petites et moyennes entreprises par le financement de l’entrepreneuriat, de la croissance, de l’innovation et de la recherche, de l’emploi et du développement régional; |
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B. |
considérant que les traités imposent à la BEI de contribuer à l’intégration européenne ainsi qu’au développement équilibré et sans heurt du marché intérieur, en tenant compte des objectifs de politique publique tels que la cohésion sociale et le développement durable, afin de lutter contre les inégalités en offrant de meilleures conditions d’accès à l’emploi et aux possibilités d’éducation, aux infrastructures et aux services publics, et en promouvant un environnement sain et durable; |
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C. |
considérant que la BEI est liée par la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne; considérant que les principes relatifs aux droits de l’homme sont intégrés dans ses procédures et normes de diligence raisonnable, y compris les évaluations ex ante accessibles au public; |
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D. |
considérant que les investissements de la BEI ont la capacité de soutenir le secteur social, notamment la santé, le logement et l’éducation; |
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E. |
considérant que la cohésion territoriale et sociale, le développement durable et la lutte contre le chômage, la pauvreté et l’exclusion sociale devraient être au cœur de l’activité de la BEI; considérant que la durabilité doit être intégrée dans toutes les activités de prêt, d’emprunt et de conseil, étant donné que la BEI a pour mission de favoriser une croissance durable au sein de l’Union européenne et à l’étranger; considérant que le soutien à la cohésion est inscrit dans ses statuts et que les investissements de la BEI visent à contribuer au développement équilibré et sans heurt du marché intérieur; |
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F. |
considérant que la BEI joue un rôle clé, en tant que banque européenne du climat, dans la lutte contre les urgences mondiales que sont le changement climatique, la dégradation de l’environnement et la perte de biodiversité; considérant que la BEI s’est engagée à aligner toutes ses activités sur l’accord de Paris afin de porter le financement annuel en faveur de l’action pour le climat et de la durabilité environnementale à plus de 50 % du total des prêts d’ici à 2025; qu’elle s’est engagée à investir au moins 1 000 milliards d’euros dans le financement de la lutte contre le changement climatique au cours de la prochaine décennie; |
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G. |
considérant que l’accord de garantie conclu avec le Groupe BEI (BEI et FEI) dans le cadre d’InvestEU a été négocié en 2021 et au début de 2022 et qu’il a été signé le 7 mars 2022; |
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H. |
considérant que les États membres peuvent confier à la BEI la mise en œuvre des instruments financiers auxquels ils ont recours pour investir des fonds de la facilité pour la reprise et la résilience (FRR) dans des projets admissibles; que la BEI peut fournir d’autres financements et des services de conseil spécifiques aux États membres pour l’investissement des fonds qu’ils reçoivent de la FRR; |
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I. |
considérant que la BEI contribue à la réalisation des objectifs politiques et économiques de l’Union européenne et soutient les priorités de l’action extérieure de l’Union dans toutes les régions du monde, y compris dans les pays politiquement sensibles des pays du voisinage oriental et méditerranéen; |
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J. |
considérant que la BEI est le plus grand prêteur multilatéral dans les régions du voisinage de l’Union, qui comprend les pays du voisinage oriental, les Balkans occidentaux, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord; que la BEI gère des opérations en dehors de l’Union européenne par l’intermédiaire d’un réseau de près de 30 bureaux extérieurs situés en Afrique, en Amérique latine et en Asie; |
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K. |
considérant que le groupe BEI collabore étroitement avec les institutions de l’Union et d’autres partenaires pour soutenir les objectifs et les priorités politiques de l’Union; que, notamment dans le cadre du cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027, le groupe BEI collabore avec la Commission et, à l’échelon national, avec les banques et institutions nationales de développement ainsi qu’avec les institutions financières de développement; que, pour respecter les principes et les objectifs de l’accord de Paris d’ici fin 2020, le groupe BEI a travaillé en coordination avec le Service européen pour l’action extérieure et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement; |
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L. |
considérant que la BEI est à l’avant-garde de la lutte contre la crise de la COVID-19 dans l’Union européenne et qu’elle a déployé des efforts considérables pour apporter un soutien supplémentaire, en particulier aux petites et moyennes entreprises (PME), en créant le nouveau Fonds de garantie paneuropéen (FGP), destiné à fournir des capitaux aux PME, qui ont été particulièrement touchées par les effets de la crise; |
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M. |
considérant que la cote AAA de la BEI est nécessaire pour garantir des sources de financement suffisantes sur le marché à des taux préférentiels et qu’il faut donc la préserver; |
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N. |
considérant que le modèle économique de la BEI exige les plus hauts niveaux d’intégrité, de transparence, de responsabilité et de bonne gouvernance, ainsi que des mesures adéquates pour lutter avec efficacité et efficience contre toutes les formes de blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme, la criminalité organisée et les pratiques fiscales dommageables, ainsi que contre les types de comportements interdits recensés dans sa politique antifraude récemment révisée; |
Performance des transactions financières de la BEI
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1. |
souligne que la BEI est un émetteur de premier plan et qu’elle contribue en permanence aux innovations et aux évolutions sur les marchés des capitaux tout en promouvant les normes les plus rigoureuses; |
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2. |
relève qu’au 31 décembre 2021, le bilan total du groupe BEI s’élevait à 568 milliards d’euros, soit une augmentation de 11,9 milliards d’euros par rapport au 31 décembre 2020; |
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3. |
relève qu’en 2021, les nouvelles signatures de prêt de la BEI ont atteint un montant de 65,4 milliards d’euros, conforme à l’objectif fixé dans son plan d’activité 2021 et proche des résultats des années précédentes (66,1 milliards d’euros en 2020 et 63,3 milliards d’euros en 2019); observe que sur ce montant, 54,3 milliards d’euros provenaient des ressources propres de la Banque (contre 64,6 milliards d’euros également au titre des ressources propres de la Banque en 2020); |
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4. |
souligne qu’à l’instar des années précédentes, la plus grande partie a été accordée à l’Italie, à la France et à l’Espagne (16 %, 14 % et 12 % respectivement du total des signatures) et qu’à l’instar des années précédentes également, les secteurs des transports, des prêts globaux et de l’énergie en ont été les principaux bénéficiaires (avec 30,2 %, 18,5 % et 14,8 % respectivement); |
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5. |
observe que le total des décaissements s’est élevé à 41,4 milliards d’euros en 2021 (dont 40,4 milliards d’euros au titre des ressources propres de la Banque), par rapport à 58,3 milliards d’euros en 2020 (dont 56,8 milliards d’euros au titre des ressources propres de la Banque); |
|
6. |
constate que, depuis le 31 décembre 2021, l’encours des prêts signés a légèrement diminué pour s’établir à 556,4 milliards d’euros (contre 558,7 et 560,3 milliards d’euros respectivement en 2020 et 2019), dont 82 % concernaient des projets au sein de l’Union (82,2 % en 2020 et 81,4 % en 2019); relève que le portefeuille de prêts décaissés de la BEI s’élevait à 433,4 milliards d’euros, contre 444,6 milliards d’euros fin 2020 et 447,5 milliards d’euros fin 2019; |
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7. |
souligne que la tendance précitée du financement en 2021 reflète l’attention croissante de la BEI pour l’utilisation de fonds de tiers dans l’Union européenne, tels que les opérations déployées dans le cadre du Fonds de garantie paneuropéen et des instruments financiers décentralisés, qui complètent les ressources propres de la BEI et lui permettent d’augmenter le volume global d’opérations présentant un risque plus élevé; fait observer que la BEI n’accepte de prendre des risques de crédit, de marché et de liquidité que conformément à son appétence au risque et à sa mission publique; |
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8. |
relève qu’en 2021, la BEI était la principale banque de développement multilatéral à émettre des obligations vertes et durables d’utilisation du produit, réaffirmant ainsi son rôle de premier plan sur les marchés mondiaux des obligations climatiquement responsables et des obligations pour le développement durable en établissant un nouveau record de 11,5 milliards d’euros en obligations durables et climatiquement responsables (par rapport à l’émission de produits de dette durable en 2020 pour un montant équivalant à 10,5 milliards d’euros); relève également que cela a porté la part du financement de la durabilité dans son financement total à 21 %, contre 15 % en 2020 (compte tenu à la fois des obligations climatiquement responsables et des obligations pour le développement durable); |
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9. |
salue le rapport intitulé «Évaluation des obligations climatiquement responsables de la BEI», adopté en mars 2021 par le conseil d’administration de la BEI; comprend que les obligations climatiquement responsables et les obligations pour le développement durable seront progressivement alignées sur les futures normes des obligations vertes européennes; |
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10. |
est conscient que la BEI lève des ressources à long terme en procédant à des émissions obligataires sur les marchés internationaux des capitaux pour financer ses opérations de prêt; relève qu’en 2021, la BEI a levé l’équivalent en euros de 55,3 milliards d’euros dans 21 monnaies; |
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11. |
relève que la BEI génère des revenus en finançant de grands volumes de prêts avec une marge faible et qu’au 31 décembre 2021, elle a déclaré un bénéfice net de 2,5 milliards d’euros, ce qui représente une hausse par rapport aux chiffres de 1,7 milliard d’euros en 2020 et de 2,4 milliards d’euros en 2019; |
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12. |
fait observer que, comme les bénéfices sont conservés afin de soutenir les opérations de la BEI, la rentabilité constante de la Banque a permis la constitution de réserves considérables au fil des ans; salue le fait que les réserves soient passées de 73,5 milliards d’euros fin 2020 à 76,1 milliards d’euros fin 2021; |
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13. |
constate que la performance du portefeuille global de prêts est restée bonne, avec 0,3 % seulement de prêts douteux fin 2021 (contre 0,4 % fin 2020 et fin 2019); relève que la part des paiements accusant un retard de plus de 90 jours reste très faible, avec un montant de 116,3 millions d’euros fin 2021 (contre 117,1 millions d’euros fin 2020 et 146,0 millions d’euros fin 2019), ce qui, à l’instar des années précédentes, ne représente que 0,03 % du portefeuille de risques; |
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14. |
se félicite de l’approbation par le conseil d’administration, le 15 décembre 2021, du plan d’activité du groupe BEI pour la période 2022-2024; se félicite que le nouveau plan d’activité confirme l’alignement de la BEI sur les priorités politiques de l’Union et son engagement à relever son ambition pour les transitions numérique et écologique; |
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15. |
fait observer que le plan d’activité reflète les emprunts prévus nécessaires pour atteindre ses objectifs opérationnels et que le conseil d’administration a autorisé des emprunts globaux allant jusqu’à 50 milliards d’euros pour 2022; note, en outre, que la BEI a annoncé un programme de financement qui devrait s’élever à 45 milliards d’euros; |
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16. |
invite la BEI à jouer un rôle actif dans l’appui aux projets qui contribuent à une transition juste, comme la recherche, l’innovation, la numérisation, l’accès des PME aux financements, ainsi que l’investissement social et les compétences; |
Actions liées à la pandémie de COVID-19
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17. |
souligne que le budget à long terme de l’Union européenne pour la période 2021-2027 (1 200 milliards d’euros en prix courants), ainsi que l’instrument temporaire de relance NextGenerationEU (806,9 milliards d’euros en prix courants), constituent une réponse unique et sans précédent visant à contribuer à réparer les dommages économiques et sociaux causés par la pandémie de COVID-19 et à faciliter les transitions numérique et écologique; |
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18. |
relève qu’en 2021, les différentes vagues de la pandémie ont perturbé les activités de nombreux clients de la Banque, y compris les PME et les grandes entreprises ainsi que les établissements financiers, ce qui a entraîné une réduction des volumes et des décaissements; |
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19. |
fait observer que la pandémie de COVID-19 n’a pas eu d’incidence concrète sur la qualité du portefeuille de prêts de la BEI grâce à sa stratégie de gestion du risque de crédit; |
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20. |
constate avec satisfaction que malgré le contexte général d’incertitude qui règne sur les marchés financiers mondiaux en raison de la pandémie de COVID-19, la BEI continue d’afficher une position de liquidité solide ainsi que la notation de crédit la plus élevée; |
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21. |
relève qu’en 2021, la BEI a approuvé 109 opérations autonomes visant à répondre directement à la crise de la COVID-19 pour un montant total de 12,9 milliards d’euros (sur un volume total approuvé de 55,8 milliards d’euros); souligne que, depuis le début de la pandémie de COVID-19, le groupe BEI a approuvé près de 72 milliards d’euros de soutien ciblé au secteur de la santé publique, à la fourniture de vaccins et aux entreprises durement touchées par la crise; |
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22. |
souligne le soutien important apporté par la BEI par l’intermédiaire du FGP, qui complète d’autres mesures prises au niveau de l’Union pour lutter contre la pandémie et les crises d’après-pandémie; se félicite que ce soutien incite les intermédiaires financiers à prêter davantage aux entreprises et à de meilleures conditions, ce qui aide les entreprises à accéder rapidement à des financements avantageux afin de surmonter les problèmes liés à la pandémie; se dit inquiet du manque de transparence qui entoure le FGP et qui pourrait se traduire par la quasi-impossibilité d'évaluer si le Fonds a réellement profité à l'économie européenne; |
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23. |
relève que le FGP a permis au groupe BEI d’accroître son soutien à la plupart des PME européennes en fournissant jusqu’à 200 milliards d’euros de financements supplémentaires; félicite le groupe BEI d’avoir soutenu de nombreuses entreprises dans toute l’Union européenne; souligne que des projets d’un montant total de 23,2 milliards d’euros ont été approuvés depuis le 31 décembre 2021 (dont 18,1 milliards d’euros ont déjà été signés) et que cela devrait mobiliser un total de 174,4 milliards d’euros d’investissements; |
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24. |
se félicite que l’augmentation de 6,0 milliards d’euros de la réserve de soins de santé de la BEI ait permis des investissements dans le secteur des soins de santé et les infrastructures médicales, ainsi que des financements liés à la recherche, aux vaccins et aux traitements; relève qu’au 31 décembre 2021, les prêts signés dans le cadre de cette réserve s’élevaient à 5,4 milliards d’euros, dont une partie était liée à la recherche sur les vaccins contre la COVID-19; |
Grands domaines d’action soutenus par la BEI
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25. |
note que le programme InvestEU, qui succède au Fonds européen pour les investissements stratégiques, doit être déployé dans le cadre du CFP 2021-2027, et que la BEI sera également le principal partenaire chargé de la mise en œuvre, responsable de la gestion de 75 % du budget global du mandat; comprend qu’au cours de la période 2021-2027, la garantie de 26,2 milliards d’euros d’InvestEU, provisionnée à partir du CFP et de NextGenerationEU, devrait mobiliser plus de 372 milliards d’euros d’investissements privés et publics supplémentaires en Europe, principalement en faveur des infrastructures durables, de la recherche et de l’innovation, de la numérisation, de l’accès des PME au financement, des investissements sociaux et des compétences; |
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26. |
invite la BEI à respecter les priorités de l’Union soutenues par l’instrument InvestEU et à assurer une protection solide des intérêts financiers de l’Union; attend de la BEI qu’elle rende compte au Parlement de ses activités et de ses investissements liés au programme InvestEU en 2022; |
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27. |
souligne que les 23 millions de petites entreprises européennes représentent 99,8 % des entreprises non financières et fournissent environ deux tiers de l’ensemble des emplois; souligne que les PME sont un moteur du développement économique à travers le monde et qu’elles sont également des moteurs essentiels de l’innovation; comprend que les coûts de la numérisation et des actions en faveur du climat ont été plus élevés que jamais pendant la pandémie de COVID-19 et ont représenté une pression supplémentaire pour les PME, qui ont bénéficié du soutien de la BEI, principalement au moyen du train de mesures de financement liées à la COVID-19 et du FGP; |
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28. |
félicite le groupe BEI, dont le soutien financier octroyé en 2021 à plus de 431 000 PME et entreprises à moyenne capitalisation a permis de préserver 4,5 millions d’emplois; rappelle que le soutien de la BEI aux PME représente 47 % du volume total des financements signés par la BEI et la quasi-totalité des activités du FEI; rappelle qu’en termes absolus, en 2021, le financement des PME représentait 45 milliards d’euros du total des prêts du groupe BEI, dont le montant total était de 94,9 milliards d’euros, proposés à des conditions de financement favorables sous la forme de taux d’intérêt réduits et/ou d’échéances plus longues et de services de conseil; invite la BEI à poursuivre ses actions et à renforcer son soutien en y ajoutant un capital de croissance supplémentaire afin de permettre aux PME d’intensifier leurs activités; |
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29. |
est préoccupé par le fait que les prix actuellement élevés de l’énergie nuisent considérablement à la compétitivité des PME européennes; invite la BEI à évaluer si le niveau actuel de soutien aux PME est suffisant, compte tenu des prix élevés de l’énergie et de l’augmentation des coûts des matières premières, et à informer le Parlement de la manière dont elle entend adapter ses actions pour relever ces nouveaux défis; |
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30. |
demande une nouvelle fois une répartition géographique juste et transparente des projets et des investissements, en mettant l’accent sur les régions moins développées, en particulier concernant l’innovation, la numérisation et les infrastructures, en vue de promouvoir une croissance inclusive ainsi qu’une convergence et une cohésion économiques, sociales et territoriales; invite la BEI à se montrer plus active pour combler les lacunes récurrentes qui empêchent certaines régions ou certains pays de profiter pleinement de ses activités financières; |
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31. |
constate que, dans le contexte difficile actuel (la crise faisant suite à la pandémie et l’agression de l’Ukraine par la Russie), l’écart entre les situations et capacités économiques des États membres s’est creusé et souligne à quel point il importe de garantir que la plupart des régions et pays touchés s’adaptent à ces nouvelles circonstances, de sorte que personne ne soit laissé pour compte; |
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32. |
invite une nouvelle fois la BEI à augmenter les investissements dans les innovations de rupture afin de faciliter la transition numérique et la transition écologique; |
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33. |
soutient que tous les flux financiers de la Banque devraient être pleinement conformes à l’objectif de zéro émission nette d’ici à 2050 au plus tard et à l’objectif climatique de l’Union revu à la hausse pour 2030; insiste sur le fait que la transition climatique doit être inclusive et équitable et que les investissements verts doivent être viables; rappelle qu’il attend de la BEI qu’elle mette ses prêts, ses instruments financiers, son assistance technique et ses services de conseil à la disposition des citoyens et des entreprises en proie à des difficultés socioéconomiques provoquées par la transition vers une économie neutre en carbone; |
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34. |
demande une nouvelle fois le renforcement de l’assistance technique en faveur des autorités locales et régionales et de l’expertise financière de celles-ci, en particulier dans les régions dont les capacités d’investissement sont faibles, ainsi que le renforcement de projets d’intérêt commun rassemblant plusieurs États membres, dont la taille ou la nature est telle qu’ils ne peuvent pas être financés entièrement par les nombreux moyens mis à la disposition des États membres individuellement, avant l’approbation du projet, de manière à améliorer l’accès aux financements de la BEI; |
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35. |
demande une nouvelle fois à la BEI d’exercer son devoir de vigilance lors de la phase de préparation de tous les projets, afin qu’ils comprennent l’examen attentif et le respect des droits de l’homme et des communautés autochtones, et d’élaborer une stratégie claire en matière de droits de l’homme qui comprend des analyses des risques et des incidences sur les droits de l’homme; |
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36. |
souligne que l’obligation faite aux intermédiaires financiers et aux entreprises clientes d’élaborer des plans de décarbonation dès que possible et au plus tard d’ici fin 2025 doit faciliter l’accès des PME au financement; souligne néanmoins qu’il s’agit d’une obligation essentielle, étant donné l’ambition de la BEI de devenir la banque climatique de l’Union et d’atteindre un taux de financement de projets écologiques et durables d’au moins 50 %; |
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37. |
demande qu’une attention soit accordée à la crédibilité des plans de décarbonation à court terme, à leur application stricte et aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi qu’à une évaluation destinée à s’assurer qu’ils peuvent être inscrits dans les dispositions des contrats conclus entre la BEI et ses clients; |
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38. |
est conscient que les actions de la BEI associent le climat, l’innovation et le développement et reconnaît que l’innovation et la technologie sont des vecteurs essentiels de la transition vers une économie à émissions nettes nulles; se félicite du partenariat entre la Commission et Breakthrough Energy Catalyst visant à mobiliser jusqu’à 1 milliard de dollars sur la période 2022-2026 afin d’accélérer le déploiement et la commercialisation de technologies innovantes qui contribueront à la réalisation des ambitions du pacte vert pour l’Europe et des objectifs climatiques de l’Union européenne à l’horizon 2030; |
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39. |
souligne qu’il faut atteindre un niveau suffisant de sécurité énergétique afin de parvenir à une indépendance rapide et stable des pays européens; |
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40. |
invite la BEI à accroître les financements afin de stimuler la transition technologique, de fournir des fonds aux PME pour la recherche et l’innovation à long terme, de soutenir le développement de compétences adaptées aux besoins réels du marché du travail et de promouvoir les investissements dans les compétences numériques des salariés et des entrepreneurs, les infrastructures numériques et le renforcement des capacités en matière de numérisation; souligne que les PME européennes accusent du retard dans l’adoption des technologies numériques, seules 55 % des PME de l’Union disposant d’un niveau minimal de numérisation; |
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41. |
prend acte, en ce qui concerne l’objectif horizontal de politique publique relatif à la cohésion économique et sociale et à la convergence de l’Union, de l’augmentation déclarée de la part des signatures de la BEI, qui passe de 34,5 % en 2020 à 41,5 % en 2021; salue l’ambition de la BEI, figurant dans son nouveau document d’orientation sur les activités relevant de la cohésion pour la période 2021-2027, de revoir à la hausse le financement du groupe BEI en faveur de la cohésion, avec une orientation de 40 % du financement dans l’Union pour 2022 (destinée à atteindre 45 % en 2025), dont 20 % dans les régions moins développées (destinée à atteindre 23 % en 2025); demande à la BEI de continuer à proposer, aux régions bénéficiant de la politique de cohésion, des services de conseil qui les aident à mieux utiliser les investissements disponibles; |
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42. |
invite la BEI à continuer de donner la priorité aux investissements dans les infrastructures de santé, la formation du personnel et la qualité des services de santé afin de réduire les inégalités entre les pays; |
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43. |
se félicite de la décision du conseil d’administration de la BEI de septembre 2021 approuvant la création de BEI Monde, une nouvelle branche chargée, à partir du 1 janvier 2022, de l’ensemble des activités de la BEI dans la région visée par l’élargissement et dans les pays du voisinage oriental et méridional de l’Union européenne, d’Afrique subsaharienne, d’Asie, d’Amérique latine, des Caraïbes et du Pacifique; demande que BEI Monde soit axée sur un programme de développement équitable et durable dans les pays bénéficiaires, tout en faisant clairement preuve d’une additionnalité en matière de développement; relève avec inquiétude les difficultés rencontrées lors de la conduite de projets dans des pays tiers, notamment la corruption, l’utilisation abusive des fonds et la difficulté à faire en sorte que ceux-ci atteignent leurs destinataires espérés et soient conformes aux principes des principaux domaines d’action; |
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44. |
estime que BEI Monde devrait bénéficier de l’autonomie opérationnelle nécessaire à la bonne mise en œuvre des politiques de l’Union par l’adoption de la culture d’entreprise propre à une banque de développement tout en bénéficiant du cadre juridique de la Banque et en partageant les mêmes politiques et les mêmes normes élevées; demande que BEI Monde veille au respect des normes de vigilance les plus exigeantes dans les procédures d’évaluation des projets; |
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45. |
souligne le rôle essentiel de la BEI pour parvenir aux objectifs du mécanisme pour une transition juste et demande une plus grande participation et des actions concrètes à cet égard; |
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46. |
souligne que les secteurs de l’agriculture, de la foresterie et de la pêche sont essentiels à la croissance et au développement dans les zones rurales; invite la BEI à proposer une meilleure assistance et à soutenir l’innovation dans ces secteurs importants, ce qui pourrait contribuer considérablement à la sécurité alimentaire; souligne que les besoins financiers des agriculteurs, en particulier des jeunes et des nouveaux entrants, sont considérables, et que les agriculteurs et les entreprises de ce secteur enregistrent un taux d’acceptation plus faible lorsqu’ils demandent des financements; invite la BEI à continuer à travailler à l’élaboration de nouveaux outils de financement qui optimiseront l’accessibilité pour le secteur agricole; |
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47. |
condamne l’agression militaire illégale, non provoquée et injustifiée et l’invasion de l’Ukraine par la Fédération de Russie; souligne que la guerre a entraîné une grave crise humanitaire et a eu une incidence fondamentale sur la situation économique et la sécurité au sein de l’Union et dans son voisinage, ce qu’il convient de refléter largement dans les plans d’investissement et d’activité de la BEI; |
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48. |
se dit préoccupé par la dépendance énergétique et la vulnérabilité de la République de Moldavie, que la crise énergétique actuelle n’a fait qu’exacerber; demande instamment à la BEI de soutenir les investissements dans l’autonomie et la diversification énergétiques à long terme de la République de Moldavie; |
Conformité, transparence et responsabilité de la BEI
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49. |
rappelle que la cote AAA de la BEI est nécessaire pour garantir des sources de financement suffisantes sur le marché et qu’il faut donc la préserver; estime que la solidité financière, la bonne gouvernance, la prudence en matière d’appétence au risque, la viabilité à long terme et le soutien de l’Union sont des éléments essentiels ainsi que les qualités intrinsèques de son modèle économique réussi; |
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50. |
prend acte des observations et des recommandations formulées à la Banque pour 2021 par le comité de vérification de la BEI; invite la BEI à mettre en œuvre ces recommandations et à achever la mise en œuvre de celles des années précédentes qui ne le sont pas encore; |
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51. |
partage l’avis du comité de vérification de la BEI selon lequel il est nécessaire de renforcer le suivi, la gestion et la surveillance des risques opérationnels et technologiques, y compris les risques informatiques et autres risques non financiers; |
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52. |
se félicite de l’accent mis par la BEI sur la stratégie de numérisation, la gestion des risques liés à la sécurité de l’information et la cybersécurité, ainsi que de l’adoption, en mai 2021, de la stratégie du groupe BEI sur l’ambition numérique (TIC); rappelle que les cyberattaques sont susceptibles d’engendrer des risques opérationnels, juridiques et de réputation; attend de la BEI qu’elle adopte un plan d’action qui couvre à la fois la défense contre les cyberattaques et le rétablissement après celles-ci, assorti de résultats concrets et d’indicateurs clairs, et qu’elle encourage la diffusion d’une solide culture de la cybersécurité parmi ses employés; |
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53. |
note que la BEI, la Commission et la Cour des comptes ont renouvelé l’accord tripartite le 11 novembre 2021; regrette que l’accord révisé n’offre pas la solution de grande ampleur demandée par le Parlement; se félicite toutefois que le nouvel accord permette un meilleur accès aux documents de la BEI audités et une meilleure organisation de ces documents; rappelle que la Cour des comptes devrait avoir pleinement accès à toutes les informations relatives aux opérations de la BEI destinées uniquement à la mise en œuvre des politiques de l’Union; |
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54. |
relève qu’en 2021, le mécanisme de traitement des plaintes de la BEI a enregistré 64 nouvelles affaires (contre 77 en 2020), a traité 107 affaires (contre 137 en 2020) et en a clôturé 64 (contre 94 en 2020); encourage la BEI à assurer le suivi des recommandations du mécanisme de traitement des plaintes et à déployer des efforts intensifs pour nouer des contacts avec les parties prenantes et leur proposer des activités adaptées; |
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55. |
invite la BEI à veiller à ce que son mécanisme de traitement des plaintes soit accessible, efficace et indépendant, afin de détecter et de corriger les éventuelles violations des droits de l’homme dans les projets auxquels elle est associée; |
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56. |
est conscient que la division Enquêtes de l’Inspection générale est un service interne chargé d’enquêter sur les fautes définies par la politique antifraude afin de fournir au groupe BEI les faits pertinents et les recommandations qui sont à la base du processus décisionnel de la BEI; |
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57. |
constate que, pour la deuxième année consécutive, les problèmes posés par la pandémie de COVID-19 ont eu un impact sur les activités du service compétent de l’Inspection générale, ce qui s’est traduit par une baisse des allégations reçues (174 en 2021 et 183 en 2020), des missions d’enquête effectuées (5 en 2021 et 10 en 2020) et des recommandations et avis publiés (45 en 2021 et 52 en 2020, par rapport aux chiffres plus importants de dossiers clôturés, qui étaient de 204 en 2021 et de 195 en 2020); |
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58. |
observe que le nombre de cas pour lesquels des allégations ont été étayées à la suite d’une enquête a fortement diminué en 2021 (17 cas étayés sur 67 enquêtes ouvertes en 2021 et 37 cas étayés pour 91 enquêtes ouvertes en 2020, soit une baisse du pourcentage correspondant, de 41 % à 25 %); |
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59. |
se félicite de la signature, le 29 octobre 2021, de l’accord de travail entre la BEI et l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol), qui devrait ouvrir la voie à une prévention et à une détection plus efficaces des risques liés au financement du groupe BEI; |
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60. |
salue la mise en place d’un nouveau système de suivi et d’établissement de rapports sur les recommandations et les avis; demande à la division Enquêtes de l’Inspection générale de la BEI de rendre compte au Parlement de manière plus détaillée des résultats de ses enquêtes; demande que le rapport annuel de la division Enquête sur les fraudes de la BEI couvre les incidences financières des affaires qu’elle examine, en allant au-delà du simple récit des études de cas, afin de fournir des informations précieuses pour évaluer la protection des intérêts financiers, y compris l’évaluation, par la BEI, des risques financiers, opérationnels et de réputation lorsqu’elle décide s’il y a lieu ou non de mener une enquête à cette fin; |
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61. |
salue le travail continu de l’unité Analyses préventives d’intégrité et encourage le renforcement de la coopération entre les capacités de la BEI en matière d’exclusion et de radiation, le système de détection rapide et d’exclusion de la Commission et d’autres acteurs concernés (tels que la base de données du système de gestion des irrégularités de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) et l’outil de notation des risques Arachne) afin de renforcer les activités de prévention et de détection de la fraude qui sont essentielles pour protéger les intérêts financiers de l’Union; |
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62. |
rappelle à la BEI que sa double nature (organe de l’Union et institution financière) rend son alignement sur le droit de l’Union encore plus pertinent, et qu’une gouvernance, des processus et des mécanismes appropriés devraient être systématiquement conçus, mis en œuvre et respectés conformément aux normes et critères de l’Union et bien intégrés à ceux d’autres services de l’Union avec lesquels la BEI interagit fréquemment; |
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63. |
prend acte de l’actualisation, en août 2021, des codes de conduite pour les membres du comité de direction et pour les membres du conseil d’administration de la BEI; salue l’introduction d’un délai de viduité plus long pour les membres du comité de direction (24 mois au lieu de 12) et pour les membres du conseil d’administration (12 mois au lieu de 6); regrette toutefois qu’aucune disposition n’empêche les vice-présidents d’avoir un droit de regard et de prendre des décisions sur les opérations se déroulant dans leur pays d’origine, et insiste pour que cet aspect soit réglé lors de la prochaine révision; |
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64. |
est convaincu que les évaluations de projets pertinentes pour les décisions de financement de subventions sont établies conformément à des indicateurs techniques, financiers et économiques objectifs et que la qualité du projet en est l’élément déterminant; estime que le «paquet gouvernance» adopté par le conseil des gouverneurs en août 2021, qui comprend de nouveaux codes de conduite pour le conseil d’administration, le comité de direction et le comité de vérification, ainsi que les règles de fonctionnement révisées du comité d’éthique et de conformité, renforce le cadre éthique de la BEI, étant donné qu’il comprend des règles plus strictes en matière d’activités postérieures à l’embauche; demande une nouvelle fois que la prochaine révision du code de conduite du comité de direction règle la question des insuffisances en matière de prévention des conflits d'intérêts; |
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65. |
est préoccupé par les défaillances des première et deuxième lignes de défense du FEI signalées au comité de vérification de la BEI par des rapports d’audit interne en décembre 2021 et en janvier 2022; invite la BEI à prendre des mesures correctives appropriées et à informer le Parlement de ces interventions; |
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66. |
salue la politique de signalement du groupe BEI révisée en novembre 2021, qui assure également la protection des auteurs de signalement qui ne font pas partie du personnel de la BEI; |
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67. |
reconnaît que les droits de l’homme, l’inclusion et la durabilité sont des piliers essentiels des activités et des opérations du groupe BEI; salue les progrès réalisés en 2021 dans les processus de révision et d’adoption du cadre de durabilité environnementale et sociale (finalisés en février 2022); est conscient que le nouveau cadre se compose de la politique sociale et environnementale révisée du groupe BEI et des normes sociales et environnementales de la BEI et que les enseignements tirés des plaintes déposées via le mécanisme de traitement des plaintes et le Médiateur européen sont dûment pris en considération dans ce réexamen; |
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68. |
est d’avis qu’une politique antifraude renforcée devrait indiquer des moyens efficaces de corriger les fautes et d’atténuer les risques et fournir un ensemble d’outils compatibles avec le cadre réglementaire afin de geler avec succès les projets faisant l’objet de soupçons crédibles et de résilier les contrats conclus avec des clients qui ne respectent pas les règles de conformité; |
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69. |
exprime une nouvelle fois son inquiétude face à plusieurs dossiers clôturés par l’OLAF en 2020 portant sur des allocations scolaires indûment accordées aux membres du personnel de la BEI; salue la révision et la réforme du système des allocations par la BEI ainsi que la correction d’une bonne partie des erreurs détectées par l’OLAF, et notamment les mesures adoptées pour recouvrer les montants indûment versés; demande une nouvelle fois à la BEI de faire rapport au Parlement sur les résultats du suivi des recommandations de l’OLAF; |
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70. |
se félicite de l’adoption de la politique de transparence révisée du groupe BEI le 17 novembre 2021 à la suite d’une vaste consultation publique; note que cette politique prévoit des dispositions pour la publication préventive des informations et des documents et leur divulgation sur demande; rappelle l'importance de la transparence pour les intermédiaires, les procédures décisionnelles internes et les incidences des projets sur l'environnement et les droits de l'homme, et ce pendant toute la durée de leur mise en œuvre; |
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71. |
invite la BEI à mieux mettre en œuvre sa politique de transparence, à mettre en œuvre les recommandations de la Médiatrice dans trois décisions publiées le 21 avril 2022 demandant à la BEI d’adopter une approche plus ambitieuse de ses pratiques de divulgation, conformément à la législation de l’Union en matière de transparence, et d’adopter plusieurs mesures de transparence; |
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72. |
demande instamment à la BEI de réagir rapidement aux demandes de la Médiatrice afin de permettre au public de comprendre plus aisément l’impact environnemental potentiel des projets qu’elle finance; |
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73. |
demande une nouvelle fois à la BEI de se montrer plus transparente vis-à-vis du Parlement et de lui rendre davantage compte de son action; rappelle notamment qu’il faut que le Parlement exerce un contrôle plus important sur les décisions du conseil d’administration de la BEI et qu’il faut une plus grande transparence de la Commission sur les positions qu’elle adopte au sein du conseil d’administration de la BEI; invite la BEI, à cet égard, à envisager la possibilité de donner au Parlement le statut d’observateur lors des réunions du conseil d’administration; |
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74. |
estime que la Commission devrait faire preuve de plus de transparence dans les avis qu’elle rend sur les projets financés par la BEI, car cela permettrait de clarifier son rôle à l’égard des objectifs stratégiques de l’Union; |
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75. |
est conscient que les appels à plus de transparence ne sauraient entraîner une baisse de la protection des intérêts financiers légitimes des clients et qu’ils doivent s’inscrire dans les limites des cadres juridiques existants et du régime de protection des données; |
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76. |
invite les représentants de la Banque à revoir à la hausse leur niveau de participation et d’interaction avec le Parlement européen, notamment en ce qui concerne le contrôle des activités financières; |
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77. |
s’inquiète du fait que les objectifs fixés dans la stratégie en faveur de la diversité et de l’inclusion pour la période 2018-2021 n’ont pas été pleinement atteints; invite la BEI à réaliser des efforts concrets pour améliorer l’équilibre hommes-femmes au sein de son personnel, en particulier au niveau de l’encadrement et des hauts fonctionnaires; |
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78. |
comprend que le recrutement réduit pendant la pandémie de COVID-19, la nature spécifique des profils recherchés par la Banque (en matière de gestion des risques, de conformité et de fonctions informatiques: dans de nombreux cas, issus du secteur bancaire et des secteurs spécialisés qui n’appliquent pas nécessairement l’équilibre hommes-femmes) et la compétitivité du marché du travail au Luxembourg sont des exemples des limites à prendre en considération dans l’évaluation de la situation globale; |
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79. |
reconnaît les préoccupations et les plaintes formulées de longue date à propos du large écart salarial entre les catégories administratives et professionnelles de personnel; attire l’attention sur le coût élevé de la vie au Luxembourg et note que le coefficient correcteur pour ce pays, fixé à 100 %, devrait être plus élevé; souligne les difficultés que connaît le personnel employé dans la catégorie administrative et la façon dont cette situation peut avoir un impact négatif sur l’attractivité des conditions de travail à la BEI et du niveau de vie de son personnel; |
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80. |
encourage la Banque à continuer de prendre des mesures pour parvenir à un meilleur équilibre hommes-femmes au sein de son organisation; |
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81. |
salue le fait que la BEI surveille constamment l’équilibre géographique et que les données soient prises en considération pour les procédures de recrutement actuelles et futures; |
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82. |
demande une nouvelle fois à la BEI de garantir une représentation géographique adéquate de tous les États membres dans son administration, en tenant compte des compétences et des mérites des candidats; invite la BEI à publier chaque année les informations relatives au genre et à la nationalité de ses salariés occupant des postes de cadres moyens et de cadres supérieurs; |
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83. |
prend acte d’une proposition de cadre relatif au droit de grève et d’une proposition de cadre relatif à la reconnaissance des syndicats et comprend qu’elles seront adoptées en temps utile par le comité de direction; |
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84. |
invite la Banque à rendre également compte des mesures d’exécution qui ont été lancées à la suite de l’enquête de 2021 sur la santé et le bien-être; invite notamment la Banque à rendre compte de la transparence dans ses procédures de gestion et de recrutement internes et des mesures prises pour traiter les résultats des «enquêtes de satisfaction du personnel»; |
Suivi des recommandations du Parlement
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85. |
invite la BEI à continuer de dresser un état des lieux, qu’elle communiquera, sur les recommandations précédemment formulées par le Parlement dans ses résolutions annuelles, notamment en ce qui concerne:
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o
o o
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86. |
charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission et invite le Conseil et le conseil d’administration de la BEI à l’examiner dans le cadre d’un débat. |
(1) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2022)0299.
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16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/133 |
P9_TA(2023)0018
La protection des intérêts financiers de l’Union européenne — lutte contre la fraude — rapport annuel 2021
Résolution du Parlement européen du 19 janvier 2023 sur la protection des intérêts financiers de l’Union européenne — lutte contre la fraude — rapport annuel 2021 (2022/2152(INI))
(2023/C 214/13)
Le Parlement européen,
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vu l’article 310, paragraphe 6, et l’article 325, paragraphe 5, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE), |
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vu le rapport de la Commission du 23 septembre 2022 intitulé «33e rapport annuel sur la protection des intérêts financiers de l’Union européenne et la lutte contre la fraude — 2021» (COM(2022)0482) (Rapport 2021 sur la transposition de la directive PIF), |
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vu le rapport 2021 de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) et le rapport annuel 2021 du Comité de surveillance de l’OLAF, |
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— |
vu l’avis no 1/2021 du Comité de surveillance de l’OLAF du 4 février 2021 intitulé «Recommandations de l’OLAF non suivies par les autorités compétentes», son avis no 2/2021 du 31 mai 2021 intitulé «Arrangements de travail convenus entre l’OLAF et le Parquet européen», son avis no 4/2021 du 18 octobre 2021 intitulé «Avant-projet de budget de l’OLAF pour l’exercice 2022» et son avis no 5/2021 du 17 décembre 2021 intitulé «Analyse des enquêtes de l’OLAF affichant en 2019 une durée supérieure à 36 mois», |
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vu le rapport annuel 2021 du Parquet européen, publié en mars 2022, |
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considérant sa résolution du 15 décembre 2022 sur les soupçons de corruption par le Qatar et, plus largement, la nécessité de transparence et de responsabilité au sein des institutions européennes (1), |
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vu le règlement (UE, Euratom) 2020/2223 du 23 décembre 2020 modifiant le règlement (UE, Euratom) no 883/2013 en ce qui concerne la coopération avec le Parquet européen et l’efficacité des enquêtes de l’Office européen de lutte antifraude (2) (règlement OLAF), |
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vu la directive (UE) 2019/1937 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2019 sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union (3), |
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vu le rapport de la Commission de septembre 2021 intitulé «Rapport 2021 sur l’écart de TVA», |
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vu la directive (UE) 2017/1371 du Parlement européen et du Conseil du 5 juillet 2017 relative à la lutte contre la fraude portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union au moyen du droit pénal (4) (directive PIF), |
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vu le rapport de la Commission du 6 septembre 2021 sur la mise en œuvre de la directive (UE) 2017/1371 du Parlement européen et du Conseil du 5 juillet 2017 relative à la lutte contre la fraude portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union au moyen du droit pénal (COM(2021)0536), |
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vu le règlement (UE) 2017/1939 du 12 octobre 2017 mettant en œuvre une coopération renforcée concernant la création du Parquet européen (5) (règlement sur le Parquet européen), |
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vu la décision (UE) 2019/1798 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2019 portant nomination du chef du Parquet européen (6), |
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vu les arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) du 16 février 2022 dans les affaires C-156/21 et C-157/21 et les conclusions de la CJUE selon lesquelles le mécanisme de conditionnalité liée à l’état de droit est conforme au droit de l’Union, confirmant le caractère approprié de la base juridique, la compatibilité du régime général de conditionnalité avec l’article 7 du traité sur l’Union européenne (TUE) et le principe de sécurité juridique, |
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— |
vu la proposition de décision d’exécution du Conseil relative à des mesures de protection du budget de l’Union contre des violations des principes de l’État de droit en Hongrie, présentée par la Commission le 18 septembre 2022 (COM(2022)0485), |
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vu le règlement (UE, Euratom) 2020/2092 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2020 relatif à un régime général de conditionnalité pour la protection du budget de l’Union (7) (ci-après le «règlement sur la conditionnalité»), |
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vu la communication de la Commission du 2 mars 2022 intitulée «Lignes directrices sur l’application du règlement (UE, Euratom) 2020/2092 relatif à un régime général de conditionnalité pour la protection du budget de l’Union» (8), |
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vu la communication de la Commission du 29 avril 2019 intitulée «Stratégie antifraude de la Commission: action renforcée pour protéger le budget de l’Union européenne» (COM(2019)0196), |
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vu la communication de la Commission du 14 décembre 2020 relative à l’examen de l’Union européenne prévu par le mécanisme d’examen de l’application de la convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC) (COM(2020)0793), |
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vu le règlement (UE) 2021/785 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2021 établissant le programme de l’Union en matière de lutte contre la fraude et abrogeant le règlement (UE) no 250/2014 (9), |
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vu sa recommandation du 17 février 2022 au Conseil et au vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité concernant la corruption et les droits de l’homme (10), |
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vu la communication de la Commission du 14 avril 2021 relative à la stratégie de l’UE visant à lutter contre la criminalité organisée 2021-2025 (COM(2021)0170), |
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vu l’arrêt rendu par la CJUE le 1er septembre 2021 dans l’affaire T-517/19, Homoki contre Commission (11), |
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vu sa résolution du 10 juin 2021 sur la situation de l’état de droit dans l’Union européenne et l’application du règlement (UE, Euratom) 2020/2092 relatif à la conditionnalité (12), |
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vu sa résolution du 7 juillet 2022 sur la protection des intérêts financiers de l’Union européenne — Lutte contre la fraude — Rapport annuel 2020 (13), |
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vu l’article 54 de son règlement intérieur, |
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vu le rapport de la commission du contrôle budgétaire (A9-0299/2022), |
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A. |
considérant que les autorités des États membres gèrent plus de 85 % des dépenses de l’Union, dont la facilité pour la reprise et la résilience (FRR), et collectent les ressources propres traditionnelles (RPT) de l’Union tandis que la Commission surveille ces domaines, fixes les normes, vérifie leur respect et fait rapport au Parlement et au Conseil sur les mesures prises pour lutter contre la fraude et d’autres activités illégales portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union, conformément à l’article 325, paragraphe 5, du traité FUE; |
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B. |
considérant que la bonne gestion des dépenses publiques et la protection des intérêts financiers de l’Union devraient être des éléments essentiels de la politique de l’Union afin de conforter la confiance des citoyens en veillant à ce que l’argent des contribuables soit utilisé correctement et efficacement; |
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C. |
considérant que la confiance dans l’intégrité du Parlement et l’état de droit est primordiale pour le fonctionnement de la démocratie européenne; qu’il est essentiel de veiller à ce que les processus démocratiques ne soient pas subordonnés à des intérêts privés et externes et à ce que les droits des citoyens soient pleinement respectés; |
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D. |
considérant que le rapport annuel sur la transposition de la directive PIF se fonde sur les informations communiquées par les États membres, et notamment les données sur les irrégularités et les fraudes détectées, faisant l’objet d’une analyse pour identifier les domaines les plus à risque, et qu’il décrit les contre-mesures adoptées et permet de mettre en œuvre des actions plus ciblées à l’échelon de l’Union et à l’échelon national; |
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E. |
considérant que le régime général de conditionnalité pour la protection du budget de l’Union est applicable et exécutoire depuis le 1er janvier 2021; que toutes les violations, dans un État membre, des principes de l’état de droit, telles que la fraude, qui portent atteinte ou présentent un risque sérieux de porter atteinte à la bonne gestion financière du budget de l’Union et aux intérêts financiers de l’Union d’une manière suffisamment directe depuis cette date sont par conséquent soumises à ce régime; |
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F. |
considérant que le règlement relatif à la conditionnalité permet à l’Union de prendre des mesures — par exemple la suspension des paiements ou l’application de corrections financières — pour protéger le budget contre la fraude et protéger l’état de droit; |
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G. |
considérant que la CJUE a rejeté les demandes de deux États membres en jugeant que le règlement relatif à la conditionnalité relevait des pouvoirs conférés par les règles financières relatives à l’exécution du budget de l’Union; |
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H. |
considérant que la Commission devrait appliquer les mêmes critères, fondés sur le respect de l’état de droit, en ce qui concerne les fonds octroyés à des pays tiers dans le cadre du budget de l’Union, et adopter une position intransigeante afin de mettre un terme à toute transaction financière en cours vers ces pays dans les cas où ces derniers exercent une influence injustifiée sur les institutions ou sur les législateurs de l’Union; |
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I. |
considérant qu’en 2021, l’Union européenne a achevé l’adoption des programmes de dépenses pour 2021-2027, dont le programme de lutte contre la fraude de l’Union, qui contribue à la lutte contre la fraude en octroyant des subventions à des initiatives spécifiques et en permettant le financement de plateformes et d’outils informatiques spécialisés destinés à faciliter l’échange d’information entre les États membres et l’Union; |
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J. |
considérant que l’Union et les États membres partagent la responsabilité de la protection des intérêts financiers de l’Union; qu’en ce qui concerne le déploiement sans précédent de fonds au titre de la FRR, ils partagent également la responsabilité de réglementer et de mettre en œuvre les plans nationaux pour la reprise et la résilience (PRR); que le rôle des autorités nationales dans la garantie d’un niveau adéquat de protection des intérêts financiers de l’Union s’est considérablement accru en conséquence; |
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K. |
considérant que la mise en œuvre de la FRR augmentera la pression sur les administrations européennes et nationales dans les années à venir, et qu’elle coïncide avec les programmes de dépenses 2021-2027; que les États membres devront maîtriser les différents modes de gestion liés à la mise en œuvre des différents fonds et que la Commission devra renforcer sa capacité de suivi, étant donné qu’elle n’est actuellement en mesure de contrôler qu’une fraction de l’ensemble des dépenses; |
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L. |
considérant que la Commission s’est employée à aider les autorités nationales à définir et à évaluer les PRR en accordant une attention particulière aux dispositions définissant les mesures de protection des ressources de la FRR contre la fraude, la corruption, les conflits d’intérêts et le double financement; |
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M. |
considérant que l’article 22 du règlement (UE) 2021/241 du Parlement européen et du Conseil du 12 février 2021 établissant la facilité pour la reprise et la résilience (14) (règlement sur la FRR) comporte des dispositions relatives à la protection des intérêts financiers de l’Union et que ce règlement veille à ce que la Commission, l’OLAF, la Cour des comptes européenne et le Parquet européen soient en mesure d’exercer leur mandat et à ce que les autorités nationales mettent en place des mesures effectives de lutte contre la fraude tenant compte de tout risque détecté; |
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N. |
considérant que la diversité des systèmes juridiques et administratifs dans les États membres est un inconvénient et nécessite une action adéquate pour pouvoir créer des systèmes administratifs et de notification plus unifiés, interopérables et comparables dans l’Union afin de prévenir et de surmonter efficacement les irrégularités et de lutter contre la fraude et la corruption; |
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O. |
considérant que le manque de validité et de comparabilité des données et des technologies de notification, y compris du fait des différents niveaux de numérisation dans les États membres, continuent d’entraver fortement la qualité et la fiabilité des informations disponibles; |
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P. |
considérant que l’outil Arachne est facultatif et, bien qu’il soit déjà largement utilisé dans la politique de cohésion et qu’il soit en voie d’introduction pour les dépenses agricoles, le rendre obligatoire — comme le Parlement l’a demandé à plusieurs reprises — constituerait, selon la Commission, une avancée majeure; |
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Q. |
considérant que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est une source de revenus importante pour les budgets nationaux et que la ressource propre fondée sur la TVA représente autour de 10 % des recettes des ressources propres (12,3 % des recettes totales du budget de l’Union en 2020 et 11 % en 2019); |
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R. |
considérant que le plan d’action de la Commission pour une fiscalité équitable et simplifiée à l’appui de la stratégie de relance (COM(2020)0312) contribue à la stratégie européenne de simplification et d’adaptation de la fiscalité à la numérisation de l’économie et à la transition écologique et fait de la lutte contre la fraude à la TVA une priorité; |
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S. |
considérant que, le 1er juin 2021, le Parquet européen a enfin entamé ses activités opérationnelles, dernier pilier de l’architecture antifraude conçue par l’Union pour améliorer la protection de ses intérêts financiers; que la charge de travail du Parquet européen devrait augmenter; |
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T. |
considérant que le Parquet européen, malgré le peu de ressources et des délais très serrés, a déjà fait la preuve de ses capacités et de son rapport coût-efficacité; que le budget du Parquet européen pour 2021 était inférieur à 45 millions d’EUR, tandis que les juges du Parquet européen ont ordonné la saisie de plus de 250 millions d’EUR au cours de la première année de fonctionnement de l’organisation, ce qui montre que le Parquet européen peut générer un retour sur investissement massif et immédiat; |
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U. |
considérant que la connaissance, par la Commission, de l’ampleur, de la nature et des causes de la fraude est quelque peu limitée et que de nombreuses fraudes potentielles ne sont pas signalées dans le système de gestion des irrégularités; que la corruption érode la confiance des citoyens à l’égard de l’Union et nuit aux intérêts financiers de l’Union et à l’économie de l’Union dans son ensemble tout en constituant une menace grave pour la démocratie et l’état de droit dans l’Union; |
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V. |
considérant qu’en vertu de l’article 83 du traité FUE, la corruption fait partie des infractions particulièrement graves revêtant une dimension transfrontalière et touchant tous les États membres à des degrés divers; que les organisations criminelles sont particulièrement actives dans l’interception des fonds européens et sont en mesure d’exploiter la diversité des régimes juridiques et administratifs des États membres pour s’immiscer dans leur tissu économique, financier, entrepreneurial, social et politique et nuire ainsi à la liberté économique et à la libre concurrence; |
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W. |
considérant que l’augmentation sans précédent des dépenses de l’Union au titre du cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027 et du plan de relance NextGenerationEU (NGEU) présente des risques importants, y compris de détournement de fonds par les réseaux de criminalité organisée; |
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X. |
considérant que la coopération avec les partenaires internationaux est essentielle à la protection des fonds de l’Union dépensés en dehors de l’Europe et du volet des recettes du budget de l’Union; que l’OLAF a signé en 2021 des accords de coopération administrative avec deux autorités internationales partenaires, le parquet général d’Ukraine et l’Organisation mondiale des douanes (OMD); que l’OLAF a organisé en 2021 des manifestations en ligne pour nouer de nouveaux contacts opérationnels avec les autorités de pays tiers chargées des enquêtes et pour encourager le signalement des fraudes et des irrégularités par l’intermédiaire des délégations de l’Union dans le monde entier; |
1.
salue le 33e rapport annuel sur la protection des intérêts financiers de l’Union européenne et la lutte contre la fraude — 2021;
2.
est conscient que 2021 a été une année difficile au cours de laquelle, en raison de l’impact de la pandémie de COVID-19, il a fallu adopter des stratégies de contrôle et accorder davantage d’attention à la prévention au moyen de mesures d’atténuation spécifiques et d’actions ciblées destinées à détecter les irrégularités et les fraudes;
3.
rappelle que, le 19 février 2021, la FRR, principal pilier du NGEU, est entrée en vigueur, financée par l’emprunt contracté par la Commission sur les marchés des capitaux afin de financer rétroactivement des réformes et des investissements réalisés dans les États membres à partir du début de la pandémie en février 2020;
4.
souligne qu’en 2021, il était possible d’obtenir un financement de l’Union au titre du CFP 2014-2020 (lequel prend fin en 2024), au titre du CFP 2021-2027 et au titre de NextGenerationEU;
5.
souligne que, couplé à NextGenerationEU, le nouveau CFP 2021-2027, dont les derniers programmes ont été adoptés en 2021, dote l’Union de 1 800 milliards d’EUR, ce qui représente un volume de ressources sans précédent; souligne que le Parlement (aux fins de la décharge), l’OLAF, la CCE, la Commission elle-même et, le cas échéant, le Parquet européen peuvent accéder aux données pertinentes et vérifier l’utilisation des fonds pour compléter et renforcer les mesures d’audit prévues par les règlements en vigueur;
6.
note que le Parlement et sa commission du contrôle budgétaire devraient jouer un rôle important dans la gouvernance de la FRR, y compris au moyen de dialogues réguliers et structurés au cours desquels la Commission est invitée à discuter de la mise en œuvre de la FRR, tout en étant tenue de tenir compte des points de vue qui en découlent;
7.
souligne qu’un niveau d’attention et de contrôle aussi élevé est également nécessaire et souhaitable pour que la contribution de ces fonds aux buts communs de l’Union soit la meilleure possible; rappelle que la pression pesant sur les autorités qui gèrent les fonds de l’Union ne fait qu’augmenter, que le volume de ressources déployées est en hausse et que les risques liés à leur gestion ne font que s’accroître (à la suite de l’introduction, dans le cadre de la pandémie, de procédures d’urgence simplifiées, plus sujettes aux abus);
8.
estime que l’amélioration de la transparence, la numérisation de la lutte contre la fraude ainsi que le renforcement continu et le développement de l’évaluation et de la gestion du risque de fraude devraient se faire parallèlement à la bonne mise en œuvre de l’architecture antifraude de l’Union;
9.
demande des niveaux accrus de numérisation, d’interopérabilité des systèmes de données et d’harmonisation de l’harmonisation, du suivi et de l’audit dans l’Union et, à cet effet, invite une nouvelle fois la Commission à harmoniser les définitions afin que des données comparables puissent être obtenues dans l’ensemble de l’Union;
10.
demande à la Commission de présenter une proposition législative en matière d’assistance administrative mutuelle dans les domaines de dépense des fonds de l’Union qui ne prévoient pas cette pratique à l’heure actuelle; encourage la Commission à élaborer un système d’échange d’informations entre les autorités compétentes afin de permettre un contrôle croisé des pièces comptables relatives aux transactions entre deux États membres ou plus dans le but d’éviter toute fraude transnationale dans le domaine des fonds structurels et d’investissement européens (fonds ESI) et d’assurer ainsi une approche horizontale de la protection des intérêts financiers de l’Union européenne;
11.
se déclare préoccupé par la publication relativement tardive du rapport annuel sur la transposition de la directive PIF, étant donné que le rapport pour l’année n n’est publié qu’en septembre de l’année n+1; comprend que cette situation s’explique principalement par le fait que les États membres communiquent leurs informations assez tardivement; invite la Commission à anticiper cet état de fait en demandant aux États membres de lui communiquer leurs données plus tôt afin que son rapport annuel puisse être finalisé plus rapidement, ce qui permettrait d’adopter plus rapidement la résolution du Parlement sur le rapport, idéalement au cours de l’année n+1;
12.
estime que compte tenu, notamment, de l’entrée en vigueur du nouveau règlement de l’OLAF, du règlement FRR et du règlement relatif à la conditionnalité, ainsi que du début des activités opérationnelles du Parquet européen, qui complète l’architecture antifraude de l’Union, il faut rendre le rapport annuel sur la transposition de la directive PIF plus global afin d’offrir une vue d’ensemble complète des synergies entre tous les acteurs concernés, de recenser les bonnes pratiques et de remédier aux lacunes; invite donc une nouvelle fois la Commission à examiner de nouvelles pistes à cette fin;
Irrégularités frauduleuses et non frauduleuses détectées
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13. |
constate que le nombre de cas de fraude et d’irrégularités signalés aux autorités nationales et européennes compétentes — 11 218 au total — est resté stable en 2021 par rapport à 2020 (où il était de 11 755 au total); souligne que le montant concerné par ces irrégularités a considérablement augmenté, et qu’il a plus que doublé (+ 121 %), pour passer de 1,46 milliard d’EUR en 2020 à 3,24 milliards d’EUR en 2021, et ce en raison d’un petit nombre d’affaires impliquant des montants élevés dans certains États membres; se déclare vivement préoccupé par l’ampleur accrue des fraudes et des irrégularités; |
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14. |
souligne que le nombre d’irrégularités détectées signalées comme frauduleuses donne une indication du niveau de détection et de la capacité d’interception des fraudes potentielles par les États membres et les organes de l’Union et qu’il n’est pas un indicateur direct du degré de fraude frappant le budget de l’Union ou un État membre en particulier; suppose que la détection et le signalement d’une irrégularité impliquent que des mesures correctrices ont été prises afin de protéger les intérêts financiers de l’Union et que, le cas échéant, une procédure pénale a été ouverte; |
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15. |
constate avec préoccupation que la grande majorité des irrégularités signalées (frauduleuses ou non) sont détectées lors de contrôles ex post et que, dès lors, un temps considérable s’écoule entre le moment où les irrégularités sont commises et celui où elles sont signalées à la Commission, le délai étant de deux ans et demi à trois ans en moyenne; se dit également préoccupé par le fait que certains États membres ne signalent aucune irrégularité, ce qui pourrait indiquer une insuffisance des efforts en matière de détection; |
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16. |
est conscient que la majorité des dépenses de l’Union suivent des cycles pluriannuels, l’exécution augmentant progressivement jusqu’à la fin du programme, de sorte que le signalement d’irrégularités culmine généralement 2 ou 3 ans après la dernière année du cycle; souligne par conséquent qu’une comparaison du signalement des irrégularités année par année ne permet pas de réaliser une analyse fiable de la situation en temps réel tandis qu’une vue d’ensemble sur plusieurs années permet d’atténuer les distorsions; salue l’approche adoptée pour limiter cet effet, laquelle compare les résultats de l’année de déclaration à la moyenne des cinq dernières années pour les RPT et à la moyenne de la période de programmation concernée pour les dépenses, à l’exception des dépenses annuelles relatives aux aides directes aux agriculteurs et aux mesures de soutien du marché; souligne toutefois que les différences dans les cadres réglementaires régissant les différentes périodes de programmation peuvent rendre cette comparaison stérile et enlever toute valeur aux efforts d’analyse; |
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17. |
invite la Commission à se concentrer de plus en plus sur des questions plus graves, telles que les manipulations intentionnelles des critères d’appel d’offres pour favoriser les candidatures de certains soumissionnaires, la corruption lors de la sélection des soumissionnaires ou les conflits d’intérêts en général, plutôt que sur des erreurs formelles mineures; |
Menaces majeures
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18. |
est préoccupé par la menace croissante que représente la criminalité organisée pour le budget de l’Union, y compris les organisations mafieuses et les structures oligarchiques; est conscient que les groupes criminels organisés tentent d’infiltrer l’économie légale et de perpétrer des irrégularités administratives au moyen de méthodes criminelles plus préjudiciables sur lesquelles il est plus difficile d’enquêter auxquelles il est plus difficile de remédier; souligne que leurs modes opératoires consistent de plus en plus à recourir à des intermédiaires hautement qualifiés capables de commettre des fraudes aux fonds de l’Union extrêmement sophistiquées et difficiles à détecter en faisant disparaître l’argent grâce à des architectures financières complexes, parfois avec l’aide de paradis fiscaux, ce qui rend particulièrement difficile le traçage et le recouvrement des fonds; |
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19. |
se dit une nouvelle fois préoccupé par le fait que la prévalence des groupes oligarchiques a atteint une ampleur sans précédent ces dernières années et que les systèmes oligarchiques s’accompagnent souvent d’une corruption généralisée, d’un contrôle étroit sur les médias et d’une capacité à influencer le système judiciaire et le ministère public de manière à dissimuler d’éventuelles activités criminelles et à éviter les poursuites; |
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20. |
rappelle que la fraude affectant les fonds européens a de plus en plus des dimensions transnationales, que les organisations criminelles tirent parti de l’hétérogénéité des systèmes juridiques pour se livrer à des activités frauduleuses portant atteinte aux intérêts financiers des États membres et que l’Union, dans les limites fixées par le traité FUE, a l’obligation d’intervenir dans les politiques de lutte contre la corruption et est tenue de lutter contre la corruption par des mesures visant à la combattre et à la prévenir; invite par conséquent la Commission à mettre tout en œuvre pour harmoniser le droit pénal des États membres; |
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21. |
rappelle que l’absence de législation et de mesures efficaces pour lutter contre la criminalité organisée dans de nombreux États membres favorise un nombre croissant d’activités transfrontalières dans des domaines qui portent atteinte aux intérêts financiers de l’Union; réitère donc ses précédents appels à la révision de la décision-cadre 2008/841/JAI du Conseil du 24 octobre 2008 relative à la lutte contre la criminalité organisée (15) et sa position sur la nécessité d’établir une nouvelle définition commune de la criminalité organisée qui tienne compte des dernières évolutions et prenne en considération le recours à la violence, à la corruption ou à l’intimidation par des organisations criminelles en vue de prendre le contrôle d’activités économiques ou de marchés publics, ou d’influencer le processus démocratique; invite la Commission à encourager les bonnes pratiques des pays de l’Union qui disposent d’un cadre réglementaire avancé pour la lutte contre la criminalité organisée; |
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22. |
souligne qu’une coopération rapide entre autorités répressives nationales ainsi qu’entre ces autorités et les agences et organes de l’Union est un élément essentiel pour s’attaquer avec efficacité à la criminalité transnationale et protéger les intérêts financiers de l’Union; préconise, dans le cadre de cette coopération et de cette réaction, des efforts visant à promouvoir les politiques communes de lutte contre la criminalité mafieuse et à suivre l’exemple des pays les plus diligents et les plus expérimentés dans ce domaine; |
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23. |
souligne que la corruption, en particulier la corruption de haut niveau, y compris dans les institutions de l’Union, est une activité criminelle particulièrement grave, susceptible de s’étendre au-delà des frontières, dont l’impact porte atteinte aux intérêts financiers de l’Union et à l’économie de l’Union dans son ensemble, et qu’elle constitue une menace grave pour la démocratie, les droits fondamentaux et l’état de droit dans toute l’Europe tout en ébranlant la confiance des citoyens à l’égard des institutions démocratiques de l’Union et des États membres; |
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24. |
est consterné par le fait qu’au moins deux pays tiers ont été en mesure de commettre des actes de corruption de haut niveau et d’exercer une influence indue sur les députés, ce qui a donné lieu à des enquêtes pénales menées par les autorités belges en décembre 2022; souligne que de telles relations menacent le principe de la représentation démocratique des citoyens dans le processus décisionnel de l’Union et sapent la confiance des citoyens dans les institutions de l’Union; demande à cet égard à la Commission de présenter dès que possible un projet d’accord interinstitutionnel en vue de la création d’un organisme européen chargé des questions d’éthique doté de l’indépendance nécessaire et du droit de mener ses propres enquêtes, comme le demande le Parlement depuis septembre 2021, afin de remédier aux faiblesses du système actuel; |
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25. |
estime qu’une révision du statut des fonctionnaires, et en particulier de son article 22 quater, est nécessaire afin de l’aligner sur la directive (UE) 2019/1937 sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union (16) («la directive sur les lanceurs d’alerte»); invite le Bureau, dans l’intervalle, à réviser immédiatement les règles internes du Parlement relatives à la mise en œuvre de l’article 22 quater du statut des fonctionnaires afin de les aligner sur les protections prévues par la directive sur les lanceurs d’alerte; |
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26. |
invite la Commission à élaborer un rapport annuel sur la corruption, dans le même ordre d’idées que le rapport existant sur la fraude, afin de fournir une analyse approfondie des approches, des procédures et des outils utilisés par les États membres de l’Union dans leur lutte contre la corruption et de contribuer à déterminer quels sont les domaines les plus menacés, permettant ainsi de mettre en œuvre des mesures plus ciblées tant au niveau de l’Union qu’au niveau national; |
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27. |
insiste sur le rôle du Parquet européen, de l’Agence de l’Union européenne pour la coopération judiciaire en matière pénale (Eurojust), d’Europol et de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) dans la lutte contre la corruption; préconise de renforcer encore les moyens et la coopération de l’OLAF et du Parquet européen; plaide pour des règles communes de lutte contre la corruption applicables aux députés et au personnel des organes de l’Union; |
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28. |
souligne que, pour lutter efficacement contre la corruption et protéger les intérêts financiers de l’Union, la Commission et les autres institutions et organes de l’Union devraient adopter une approche cohérente de la transparence, des incompatibilités, du lobbying illégal, des situations de pantouflage et des conflits d’intérêts, tout en renforçant également les mécanismes de contrôle interne; invite les institutions de l’Union à adopter d’urgence des mesures visant à introduire la pratique des périodes d’attente minimales pour les hauts fonctionnaires européens et les anciens députés au Parlement européen afin d’éviter le phénomène du pantouflage; |
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29. |
rappelle que l’affaiblissement de l’indépendance des institutions chargées du suivi et du contrôle des finances dans certains États membres porte gravement atteinte aux intérêts financiers de l’Union et représente une menace pour l’état de droit; |
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30. |
estime que le niveau de protection élevé et systématique des journalistes et des lanceurs d’alerte au sein de l’Union permet de détecter la corruption et de lutter contre la généralisation de l’impunité, de la loi du silence et de la constitution d’organisations criminelles, et qu’il convient de redoubler d’efforts dans cette optique; souligne le rôle important que jouent les médias et les journalistes d’investigation dans la lutte contre la corruption; |
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31. |
est d’avis qu’il conviendrait d’exclure de l’utilisation de fonds de l’Union les entreprises et organisations offshores qui comprennent des sociétés et des organisations offshores dans leurs structures de propriété; |
Recettes
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32. |
fait observer qu’en 2021, pour les RPT et par rapport à la moyenne des cinq dernières années, le nombre d’irrégularités est resté stable tandis que les montants concernés ont augmenté de 32 % pour les irrégularités frauduleuses et de 13 % pour les irrégularités non frauduleuses; |
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33. |
relève que les inspections des services antifraude et les contrôles a posteriori sont les outils les plus performants pour la détection respective des irrégularités frauduleuses et non frauduleuses et que les modes opératoires les plus fréquents sont la sous-évaluation de la valeur, l’origine incorrecte, une mauvaise description des marchandises et la contrebande; |
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34. |
fait observer que la Chine reste le pays d’origine de la plupart des marchandises concernées par des irrégularités; souligne qu’un certain nombre de cas examinés, qui concernaient des produits expédiés de Chine, sont emblématiques des défis posés par l’initiative «Une ceinture, une route» de la Chine; se dit préoccupé par la récurrence des cas de prise en charge et de contournement des mesures de défense commerciale ainsi que par la difficulté de les détecter; invite la Commission à adopter des contre-mesures et à les déployer massivement pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales; |
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35. |
invite l’Union et les États membres à unir leurs forces pour lutter contre la fraude à la TVA intra-communautaire qui coûte, selon Europol, 50 milliards d’EUR de pertes fiscales par an, soit jusqu’à 27 % du budget annuel de l’Union; estime que cette mesure augmenterait considérablement les ressources disponibles pour les politiques de l’Union et réduirait les contributions annuelles des États membres au budget de l’Union; |
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36. |
souligne que l’écart de TVA est dû à plusieurs facteurs, qui peuvent différer d’un État membre à l’autre, comme le manque de ressources, l’efficacité numérique limitée des administrations fiscales ou les lacunes législatives nuisant à l’efficacité des mesures de contrôle déployées pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscales; invite une nouvelle fois les États membres à renforcer leur coopération administrative en se basant sur le modèle de coopération entre membres d’Eurofisc ainsi que le système d’alerte multilatéral de lutte contre la fraude à la TVA afin de détecter rapidement la fraude de type «carrousel»; |
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37. |
souligne que le Parquet européen est compétent pour enquêter sur les infractions graves au système commun de TVA, à condition qu’elles concernent le territoire de deux États membres ou plus et impliquent une perte totale d’au moins 10 millions d’EUR et que, comme il agit en tant que parquet transnational unique, il apporte une efficacité sans précédent à la lutte contre la fraude à la TVA; relève en particulier qu’en 2021, le Parquet européen a enquêté sur 91 affaires de ce type représentant des pertes estimées à 2,5 milliards d’EUR; salue le deuxième rapport de la Commission, publié le 16 septembre 2022, sur la mise en œuvre de la directive PIF (COM(2022)0466), qui porte également sur la pertinence du seuil de 10 millions d’EUR pour la TVA; |
Dépenses
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38. |
fait observer que, selon le rapport 2021 sur la transposition de la directive PIF, le niveau des contrôles et des audits des dépenses est resté élevé, malgré la flexibilité introduite pour faire face à la crise de la pandémie de COVID-19, et que les mesures mises en place pour atténuer les risques que les contraintes liées à la pandémie ont fait peser sur les audits et les contrôles ont été solides et efficaces; |
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39. |
invite la Commission à publier les rapports d’audit et les conclusions avant la fin de la période de mise en œuvre, ce qui peut prendre plusieurs années; estime que les citoyens ont le droit de connaître les mesures que les États membres sont tenus de prendre pour protéger le budget de l’Union; |
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40. |
fait observer que, pour l’agriculture, l’analyse figurant dans rapport 2021 sur la transposition de la directive PIF confirme une incidence très basse des fraudes signalées par rapport aux versements des aides directes, le niveau le plus élevé ayant été relevé pour les interventions sur le marché du secteur des fruits et légumes et les interventions liées à la promotion des produits agricoles; prend toutefois acte de l’augmentation progressive du nombre d’irrégularités frauduleuses liées à la période de programmation 2014-2020 dans le domaine du développement rural; |
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41. |
souligne qu’il faut appliquer strictement le nouveau mécanisme de conditionnalité sociale introduit dans le cadre de la dernière réforme de la politique agricole commune, lequel conditionne les subventions au respect des normes en matière de travail et d’emploi; rappelle l’importance vitale de ce nouveau mécanisme pour la protection des intérêts financiers de l’Union et demande que les États membres et la Commission mettent en place des mesures adéquates à cet égard; |
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42. |
constate que, pour les FSIE qui mettent en œuvre la politique de cohésion, le nombre d’irrégularités frauduleuses signalées pour la période de programmation 2014-2020 est resté semblable au nombre signalé pour la période de programmation 2007-2013 tandis que le nombre d’irrégularités non frauduleuses a baissé; relève avec inquiétude qu’en 2021, les montants financiers impliqués dans des irrégularités frauduleuses liées à la politique de cohésion ont augmenté de 186 % par rapport à la moyenne quinquennale de la période de 2017 à 2021; |
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43. |
constate avec préoccupation que, pour les FSIE, la majorité des irrégularités frauduleuses en matière d’éthique et d’intégrité concernaient des conflits d’intérêts et souligne qu’il importe que la Commission demande instamment à tous les États membres de veiller à mettre en place des règles strictes contre les conflits d’intérêts; |
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44. |
invite la Commission à veiller d’urgence à la mise en œuvre de l’article 61 du règlement (UE, Euratom) 2018/1046 (17) (le règlement financier) relatif aux conflits d’intérêts, qui interdit à toute personne ou autorité nationale participant à l’exécution du budget de prendre toute mesure susceptible d’entraîner un conflit entre ses propres intérêts et ceux de l’Union; estime qu’il est nécessaire que la Commission évalue les implications pratiques des dispositions de l’article 61 et envisage une voie à suivre; |
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45. |
fait observer que, pour les questions relevant des FSIE, les irrégularités non frauduleuses le plus souvent signalées ont été des infractions aux règles des marchés publics, mais qu’une fraude n’a été détectée que dans 4 % de ces cas; estime qu’une plus grande transparence des marchés publics permettrait une meilleure gestion des ressources; estime que la réduction des offres uniques grâce à une mise en évidence au moyen de contrôles ex post, la promotion de l’adoption de systèmes de passation de marchés publics électroniques et l’organisation de formations aux marchés publics pour les micro, petites et moyennes entreprises permettraient d’augmenter la participation et de faciliter le contrôle public et les contrôles, d’améliorer la concurrence dans les marchés publics et d’utiliser plus efficacement les fonds de l’Union dans les marchés publics tout en réduisant le risque de fraude et d’irrégularités; |
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46. |
fait observer que l’analyse des irrégularités met en évidence les risques que la transition écologique fait courir aux investissements dans l’efficacité énergétique, l’approvisionnement en eau potable, la gestion des déchets, l’énergie renouvelable (en particulier l’énergie solaire) et la prévention des risques; relève que les risques liés que la transition numérique fait courir aux services et aux applications en faveur des petites et moyennes entreprises, si l’on considère le nombre d’irrégularités, ainsi qu’aux services et applications de l’administration en ligne, en termes de montants financiers impliqués; |
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47. |
invite l’ensemble des États membres à maintenir un niveau élevé de contrôle et de suivi des dépenses d’urgence et, dans le cas des contrôles ex post effectués pour les procédures d’urgence, à évaluer au cas par cas les marchés publics d’urgence; invite les États membres à parachever enfin la transition vers des procédures de passation électronique des marchés publics; |
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48. |
fait observer que, pour la gestion directe, le nombre d’irrégularités frauduleuses détectées a baissé depuis 2016 et que, malgré une hausse marginale en 2021, elles étaient restées stables au cours des quatre années précédentes, tandis que les irrégularités non frauduleuses ont continué de baisser, 2021 étant l’année affichant les chiffres les plus bas tant pour le nombre d’affaires que pour les montants concernés; constate avec satisfaction que le niveau des recouvrements reste positif; |
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49. |
rappelle que la transparence joue un rôle essentiel dans la gestion des fonds publics, aussi bien comme facteur dissuasif qu’en renforçant la confiance entre les citoyens; invite la Commission et les États membres à redoubler d’efforts pour renforcer la transparence dans l’utilisation des fonds, y compris en ce qui concerne les informations sur les bénéficiaires finaux; |
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50. |
souligne que l’analyse des risques continue d’apporter une contribution marginale à la détection des fraudes; prend acte du rôle important et de plus en plus marqué de l’information de la société civile (y compris des informations publiées dans les médias) dans ce domaine; souligne qu’il importe de protéger ces sources précieuses d’informations, qui sont souvent confrontées à des menaces et risquent même leur vie; invite la Commission à proposer au plus vite une législation contre les poursuites stratégiques altérant le débat public (poursuites-bâillons), souvent engagées pour faire taire les personnes qui signalent des fraudes et des irrégularités, comme l’a demandé le Parlement dans sa résolution du 11 novembre 2021 sur le renforcement de la démocratie ainsi que de la liberté et du pluralisme des médias dans l’UE: l’utilisation abusive d’actions au titre du droit civil et pénal pour réduire les journalistes, les ONG et la société civile au silence (18); |
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51. |
estime que les pactes d’intégrité permettent d’améliorer la transparence, l’obligation de rendre des comptes et la bonne gouvernance en encourageant la surveillance de la passation des marchés publics par la société civile; invite la Commission à encourager le recours à cet instrument et à en faire la promotion dans le cadre des programmes de la période 2021-2027 qui sont en train d’être élaborés et analysés en proposant une aide et des orientations aux États membres pour qu’ils puissent l’intégrer progressivement dans ces programmes; |
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52. |
relève que, malgré le chiffre indiqué, la proportion de cas de soupçons de fraude n’ayant pas débouché sur une condamnation demeure élevée tandis que la proportion de cas dans lesquels une fraude est établie est faible, ce qui pourrait indiquer la nécessité d’investir davantage dans les enquêtes et les poursuites de ces cas; relève que le taux moyen de mise en accusation découlant des recommandations de l’OLAF aux États membres a diminué pour atteindre 35 % seulement pour la période de 2017 à 2021; invite l’OLAF et la Commission à assurer un suivi systématique avec les États membres afin de déterminer pourquoi les recommandations formulées n’ont pas abouti à l’ouverture de procédures judiciaires; |
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53. |
souligne qu’il faut remédier au manque d’informations sur les propriétaires ou la structure de propriété des entreprises ou des groupes d’entreprises afin que la répartition actuelle des fonds soit plus transparente et que des améliorations importantes puissent être apportées en vue d’une détection efficace des irrégularités; |
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54. |
demande aux États membres de collecter des données sur les bénéficiaires finaux des fonds et de les mettre à disposition sur demande; |
Soutien informatique
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55. |
salue les propositions de la Commission relatives à l’usage obligatoire d’un système informatique intégré unique pour l’exploration de données et le calcul du risque, à l’élargissement du recours au système de détection rapide et d’exclusion (EDES) et à l’amélioration de son efficacité ainsi qu’à l’utilisation plus importante de la numérisation et des technologies pour améliorer l’efficacité et la qualité des contrôles et des audits; estime que ces mesures permettraient de renforcer la réaction à l’augmentation des risques d’irrégularités graves suivant l’octroi de financements urgents en raison de la pression due aux situations d’urgence; |
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56. |
rappelle que le système EDES, en tant que liste noire de l’Union, offre d’énormes possibilités en matière de signalement des personnes et des sociétés qui utilisent les fonds de l’Union à mauvais escient; salue la proposition de la Commission (19) visant à modifier le règlement financier afin de renforcer l’utilisation du système EDES non seulement en gestion directe mais aussi en gestion indirecte et en gestion partagée; |
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57. |
souligne la nécessité de rendre obligatoire l’utilisation du système informatique intégré unique dès que possible, sans attendre le prochain CFP, comme indiqué également dans l’avis 06/2022 de la Cour des comptes du 27 octobre 2022 (20); |
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58. |
salue l’aide constante fournie par la Commission aux États membres par l’intermédiaire du programme d’appui à la réforme structurelle et de l’instrument d’appui technique; se dit favorable au financement du projet CORE, dont le but est de définir une procédure de calcul du risque de corruption dans les marchés publics pendant la pandémie et d’améliorer la détection rapide du risque de corruption; |
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59. |
salue la décision adoptée par le Comité consultatif pour la coordination de la lutte contre la fraude (COCOLAF) en vue de la constitution d’un groupe d’experts spécialisé dans l’utilisation d’outils informatiques pour la protection des ressources provenant de la FRR; |
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60. |
invite la Commission à étudier la possibilité d’utiliser l’intelligence artificielle pour protéger les intérêts financiers de l’Union; |
L’architecture antifraude de l’Union: composantes internes (OLAF, Parquet européen, Europol, Eurojust, Commission, Cour des comptes et BEI)
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61. |
souligne que l’architecture antifraude de l’Union est une architecture institutionnelle composite destinée à détecter, à prévenir et à combattre la fraude et les autres types de manquements portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union, sur la base d’un réseau de coopération à plusieurs niveaux: le premier niveau repose sur la coopération horizontale entre les institutions, organes et organismes de l’Union, tandis que les autres niveaux reposent sur des relations verticales entre l’Union et les autorités nationales, ainsi qu’entre les autorités de l’Union et les organisations internationales; |
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62. |
souligne la valeur ajoutée que les organismes de l’Union apportent à la protection des intérêts financiers de l’Union et à la lutte contre la fraude, en surmontant les limitations des systèmes nationaux, en particulier en ce qui concerne la criminalité transfrontière, comme en témoignent les résultats opérationnels obtenus par le Parquet européen et l’OLAF; met l’accent sur le rôle du Parquet européen, d’Eurojust, d’Europol et de l’OLAF dans la lutte contre la corruption; |
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63. |
salue le fait que le Parquet européen, dernière composante de l’architecture antifraude de l’Union à avoir été mise en place, ait entamé ses travaux le 1er juin 2021, constate qu’au cours de ses six premiers mois de fonctionnement, le Parquet européen a reçu 2 832 rapports et ouvert 576 enquêtes; relève, en ce qui concerne les produits d’activités criminelles, que 81 actions de recouvrement ont eu lieu dans 12 États membres participants et que le Parquet européen a réclamé la saisie d’un total de 154,3 millions d’EUR, dont 147 millions d’EUR pour lesquels la saisie a été accordée; |
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64. |
félicite le Parquet européen d’avoir créé un nouveau climat de confiance pour les citoyens et invite la Commission et les États membres à renforcer leur coopération afin de permettre la pleine mise en œuvre du mandat du Parquet européen; rappelle à cet égard que, d’une part, il convient d’améliorer les taux de détection des États membres et que la coopération de l’OLAF a un rôle essentiel à jouer dans les structures antifraude de l’Union; rappelle également les diverses lacunes graves relevées dans le règlement sur le Parquet européen, auxquelles il convient de remédier dès que possible; invite la Commission à donner suite d’urgence aux demandes formulées par le Parquet européen en ce qui concerne son exécution budgétaire, afin que le Parquet européen puisse devenir un parquet pleinement efficace et indépendant; |
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65. |
prend acte des observations et des considérations exprimées par le chef du Parquet européen sur la nécessité de modifier le règlement relatif au Parquet européen; invite la Commission à engager une discussion avec le Parquet européen pour déterminer quelles améliorations sont nécessaires pour renforcer son efficacité opérationnelle; rappelle que le Parquet européen est un organe indépendant de l’Union et qu’il ne devrait pas être assimilé à une agence, car cela affecterait son indépendance et son efficacité; relève qu’il existe plusieurs autres dispositions du règlement sur le Parquet européen qui ont une incidence sur le fonctionnement du Parquet européen et, par conséquent, sur la protection des intérêts financiers de l’Union et demande à la Commission de proposer des solutions pour améliorer la situation et d’en rendre compte au Parlement conformément à l’article 119, paragraphe 1, du règlement sur le Parquet européen; |
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66. |
regrette vivement que cinq États membres refusent encore de participer au Parquet européen, à savoir la Pologne, la Hongrie, la Suède, le Danemark et l’Irlande; |
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67. |
regrette que la participation des États membres au Parquet européen ne soit pas obligatoire; demande une nouvelle fois aux États membres qui ne l’ont pas encore fait de rejoindre le Parquet européen dans les meilleurs délais; invite la Commission à encourager la participation au Parquet européen par l’intermédiaire de mesures positives; |
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68. |
souligne que les cadres juridiques de l’OLAF et du Parquet européen prévoient clairement que les deux entités travaillent en étroite collaboration tout en respectant leurs mandats, leurs pouvoirs et leurs compétences propres; relève à cet égard qu’en 2021, l’OLAF a ouvert 26 enquêtes complémentaires et mené huit opérations d’appui; observe que l’OLAF a transmis au Parquet européen 167 dossiers, principalement liés à la gestion partagée (63) et aux dépenses directes (34), ainsi qu’un nombre identique de dossiers concernant des enquêtes internes et internationales (25 dossiers pour chacune des deux catégories); se dit satisfait que les dossiers transmis aient permis au Parquet européen d’ouvrir 85 enquêtes criminelles et que ces dossiers portent sur une perte totale estimée à 2,2 milliards d’EUR pour le budget de l’Union; encourage l’OLAF et le Parquet européen à continuer de renforcer leur coopération; |
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69. |
fait observer que l’OLAF collabore activement avec la CCE, Eurojust et Europol; salue l’action commune de l’OLAF et d’Europol pour évaluer les menaces et les vulnérabilités de la FRR et leur coopération avec d’autres services de la Commission chargés de superviser la FRR (à savoir la direction générale Affaires économiques et compétitivité et le secrétariat général de la Commission); salue le rapport conjoint OLAF/Europol intitulé «Assessing the threats to the NextGenerationEU (NGEU) Fund»; |
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70. |
salue l’accord de travail entre Europol et le Parquet européen, qui est entré en vigueur le 19 janvier 2021; relève que des accords de travail ont également été signés le 3 septembre 2021 en vue d’un cadre de coopération entre le Parquet européen et la Cour des comptes européenne; |
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71. |
a pris connaissance des accords de travail qu’ont signés le Parquet européen et le groupe de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour garantir que la BEI puisse transmettre sans difficulté des informations relevant des compétences du Parquet européen avant toute action de l’inspection générale de la BEI; |
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72. |
réclame une coopération plus étroite avec Eurojust; salue le partage d’expertise et les échanges entre participants lors des séminaires et d’autres présentations, mais estime que la contribution d’Eurojust devrait être évaluée et définie dans le cadre de l’architecture antifraude, se fonder sur sa complémentarité avec le Parquet européen et confirmer les synergies découlant de sa collaboration avec l’OLAF; |
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73. |
salue le lancement de l’«opération Sentinel» et du forum «Next Generation EU — Law Enforcement» (NGEU-LEF), initiative conjointe dirigée par Europol et l’Italie qui réunit Europol, le Parquet européen, l’OLAF, Eurojust et l’Agence de l’Union européenne pour la formation des services répressifs ainsi que les États membres afin de constituer une enceinte de partage de renseignements et de coordination d’opérations destinées à lutter contre l’infiltration des milieux de la criminalité organisée dans l’économie légale et à protéger les mesures d’aide de NextGenerationEU, une attention particulière étant accordée à la corruption, à la fraude fiscale, aux détournements de fonds et au blanchiment de capitaux; est d’avis que, pour lutter efficacement contre la menace que représente la criminalité organisée, il est essentiel d’échanger les bonnes pratiques et d’élaborer des stratégies communes et coordonnées; |
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74. |
rappelle que l’OLAF a non seulement été créé pour les enquêtes internes, mais également pour soutenir les États membres dans le cadre des enquêtes externes; rappelle que le principe de subsidiarité empêche l’OLAF de procéder à des enquêtes lorsque les États membres sont mieux placés pour agir, mais que cela n’empêche pas l’OLAF de la possibilité d’analyser les affaires, tendances et schémas récurrents et qu’au contraire, ni de s’appuyer sur la coopération renforcée et les actions fructueuses résultant de sa capacité à détecter ces phénomènes; |
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75. |
salue, en matière douanière, la coordination opérationnelle extrêmement étroite entre l’OLAF, l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle, Interpol et l’OMD; déplore la faiblesse des systèmes d’alerte des États membres; |
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76. |
a pris connaissance de la signature par la Commission et le Parquet européen, le 18 juin 2021, d’accords administratifs destinés à la mise en œuvre des obligations de consultation et d’information mutuelles figurant à l’article 103, paragraphe 2, du règlement portant création du Parquet européen, en vertu desquelles le Parquet est en mesure d’enquêter et de poursuivre de façon plus efficace les infractions portant atteinte au budget de l’Union et les services de la Commission sont en mesure d’assurer un suivi administratif, financier et disciplinaire approprié des enquêtes du Parquet européen, dont des mesures conservatoires permettant de protéger le budget de l’Union; |
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77. |
déplore qu’en 2021, sur un budget global de 44,9 millions d’EUR, le Parquet européen ait été obligé de rembourser 9,5 millions d’EUR (quelque 20 %) au budget de l’Union après avoir demandé et obtenu des moyens supplémentaires de l’autorité budgétaire pour engager du personnel statutaire, et ce parce que l’autorisation de procéder à leur engagement n’avait pas été donnée par la Commission; |
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78. |
est d’avis que l’OLAF devrait également donner suite à ses recommandations financières afin de les comparer aux montants recouvrés par la Commission à la fin des procédures et de contribuer au suivi global du recouvrement des fonds; |
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79. |
se dit une nouvelle fois préoccupé par le sous-effectif permanent de l’OLAF, du Parquet européen, d’Europol et d’Eurojust et par leur manque de moyens financiers et humains étant donné qu’ils ont besoin d’un budget suffisant et prévisible pour pouvoir organiser et mener au mieux leurs travaux; souligne que leur charge de travail a une nouvelle fois augmenté en raison de l’adoption de NextGenerationEU et de la mise à disposition de fonds extraordinaires destinés à venir en aide à l’Ukraine; demande une nouvelle fois que des ressources suffisantes soient mises à la disposition de ces organes et agences de l’Union et, à cet égard, rappelle à la Commission et au Conseil que chaque euro dépensé pour des enquêtes et des actions de lutte contre la fraude revient au budget de l’Union; |
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80. |
demande à la Commission d’accroître les ressources financières et humaines du Parquet européen et de l’OLAF afin qu’ils soient en mesure de relever les défis qui résulteront des dépenses du Fonds européen pour la relance, qui est exceptionnellement important; demande au Parquet européen et à l’OLAF d’éviter tout chevauchement de leurs travaux et tout retard dans les procédures; est d’avis que l’OLAF et le Parquet européen devraient se compléter mutuellement et concentrer leurs enquêtes respectives sur les domaines dans lesquels l’autre institution n’a pas de compétences; |
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81. |
invite la Commission à mettre en place un mécanisme permettant aux petites et moyennes entreprises de déposer une plainte directement auprès de la Commission chaque fois qu’elles sont confrontées à un niveau de corruption élevé, à de graves abus de la part des autorités nationales, à un traitement irrégulier ou partial dans les appels d’offres ou la distribution de subventions, à des pressions ou des intimidations venant de structures criminelles, à la criminalité organisée ou à des structures oligarchiques, ou à toute autre violation majeure de leurs droits; |
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82. |
reconnaît le principe de confidentialité des enquêtes de l’OLAF; est cependant d’avis qu’il existe un intérêt public supérieur et que les citoyens de l’Union ont également le droit d’accéder aux rapports et aux recommandations portant sur les enquêtes de l’OLAF et les procédures nationales de suivi déjà clôturées, comme l’a jugé la Cour de justice de l’Union européenne dans l’affaire T-517/19; demande dès lors à l’OLAF de mettre sur pied un mécanisme pour publier les rapports et les recommandations pour lesquels il n’existe plus de raison légitime justifiant le maintien du principe de confidentialité; |
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83. |
demande une nouvelle fois que l’OLAF mette en place un mécanisme donnant accès, sur demande, à ses rapports d’enquête et recommandations, qui sont souvent d’un grand intérêt public, afin d’accroître la transparence tout en respectant la confidentialité de ses enquêtes; |
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84. |
se félicite de la révision ciblée, engagée par la Commission, du plan d’action accompagnant la stratégie antifraude de la Commission et invite la Commission à tenir compte des propositions présentées dans le présent document ainsi que dans les résolutions antérieures du Parlement sur les questions relevant de la directive PIF; |
L’architecture antifraude de l’Union: composantes externes (États membres, AFCOS, NAFS, PULF, état de droit)
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85. |
souligne le rôle important que jouent les États membres dans la protection des intérêts financiers de l’Union; se dit conscient que, dans le cadre du nouveau modèle de mise en œuvre adopté avec la FRR, les États membres sont davantage responsables de la prévention et de la lutte contre la fraude, la corruption, les conflits d’intérêts et les doubles financements; estime toutefois que le niveau de protection européen est tout aussi essentiel à la protection des intérêts financiers de l’Union et qu’une coopération efficace entre l’Union et les autorités nationales est essentielle à une bonne mise en œuvre; |
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86. |
invite les États membres qui participent au Parquet européen à lui apporter le soutien nécessaire (au moyen de personnel d’appui et de conditions de travail appropriées pour les procureurs européens délégués, d’accès aux bases de données, d’agents de police, d’une coopération rapide des autorités fiscales et douanières, etc.), afin qu’il puisse optimiser son efficacité dans la protection des budgets de l’Union et des États membres; |
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87. |
encourage les États membres à adopter une approche proactive en ce qui concerne la protection des intérêts financiers de l’Union en utilisant les données provenant de toutes les sources disponibles, en analysant les données et en échangeant des informations, y compris avec les services répressifs et la Commission, afin de détecter et de répondre rapidement aux risques et tendances émergentes en matière de fraude; |
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88. |
se félicite de l’analyse figurant dans le rapport 2021 sur la protection des intérêts financiers et invite les autorités nationales à en tenir compte dans leurs activités de contrôle; |
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89. |
se dit à nouveau préoccupé par la surcharge bureaucratique pesant sur les autorités nationales; invite la Commission à constamment s’efforcer de réduire le nombre d’indicateurs nécessaires à des fins d’audit et de contrôle lorsqu’elle détermine les indicateurs et les données qui sont réellement pertinents, nécessaires et proportionnés; |
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90. |
invite la Commission à renforcer les dispositions relatives aux conflits d’intérêts dans le cadre de la révision du règlement financier afin d’y inclure la préparation du budget par les fonctionnaires; |
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91. |
invite l’Irlande et la Pologne à commencer immédiatement à coopérer avec le Parquet européen sur la base des traités et de la législation en vigueur en matière d’entraide judiciaire et souligne que leur absence de coopération à l’heure actuelle va à l’encontre des devoirs de coopération loyale (article 13 du traité UE) et de l’objectif spécifique de protection efficace des intérêts financiers de l’Union ainsi que des obligations qui incombent aux États membres en la matière (article 325 du traité FUE); |
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92. |
estime que l’existence de textes législatifs fragmentaires et inégaux, les mécanismes de contrôle, la numérisation des systèmes de données et d’information dans les États membres constituent des obstacles à la protection efficace des intérêts financiers de l’Union, entravent la comparabilité et empêchent l’évaluation et le recensement de l’ampleur, de la nature et des causes de la fraude dans l’Union; souligne que, en particulier, la mise en œuvre diversifiée de la directive PIF, associée aux règles énoncées à l’article 25 du règlement sur le Parquet européen, empêche le Parquet européen d’exercer sa compétence dans certains États membres (par exemple, en ce qui concerne la contrebande et les situations où les financements nationaux et européens se chevauchent), ce qui crée des failles dans l’architecture antifraude; |
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93. |
souligne la nécessité d’une transparence complète dans la notification des transferts et des prêts prévus dans la cadre de la FRR afin que toute fraude potentielle aux intérêts financiers de l’Union soit poursuivie par le Parquet européen et/ou l’OLAF; invite la Commission à veiller à ce que le Parlement ait pleinement accès à toutes les informations pertinentes; |
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94. |
fait observer que la transposition de la directive PIF est une condition préalable pour que le Parquet européen et ses partenaires puissent effectivement mener leurs enquêtes et engager des poursuites; salue le premier rapport de la Commission sur la transposition de la directive, publié le 6 septembre 2021; relève que, depuis, et malgré la transposition de la directive par tous les États membres, la Commission ait ouvert des procédures en manquement à l’encontre de 17 États membres pour mauvaise transposition de la directive PIF (21); |
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95. |
rappelle que 18 procédures en manquement ont été engagées pour mauvaise transposition de la directive (UE) 2018/843 relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme (22); souligne que le délai de transposition de la directive sur les lanceurs d’alerte était fixé au 17 décembre 2021 et qu’à cette date, seuls cinq États membres l’avaient transposée tandis que quatre autres États membres ont adopté des mesures législatives spécifiques en 2022; encourage la Commission à adopter toutes les mesures nécessaires pour que les États membres s’y conforment effectivement; |
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96. |
constate avec inquiétude que la Commission a ouvert des procédures d’infraction à l’encontre de 15 États membres qui n’ont pas transposé la directive sur les lanceurs d’alerte; |
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97. |
rappelle qu’une lutte efficace contre le blanchiment de capitaux est essentielle pour protéger les intérêts financiers de l’Union et garantir le recouvrement intégral des fonds; |
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98. |
se dit préoccupé par le manque global d’action de nombreux États membres, ce qui empêche la mise en place de conditions de concurrence plus équitables dans le paysage antifraude; |
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99. |
a pris connaissance de l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2021, du programme de l’Union en matière de lutte contre la fraude (PULF), qui succède à Hercule III (23); fait observer que le nouveau PULF redéfinit et fusionne les ressources qui financent le programme Hercule III, le système d’information antifraude et le système de gestion des irrégularités afin d’améliorer la coordination et les synergies; fait observer que l’OLAF joue un rôle moteur dans sa mise en œuvre; |
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100. |
rappelle que l’existence de services de coordination antifraude (AFCOS) est obligatoire dans tous les États membres et qu’ils doivent faciliter une coopération efficace et l’échange d’informations avec l’OLAF; déplore toutefois que tous les États membres ne confient pas effectivement à leurs services de coordination antifraude la coordination de la lutte contre la fraude et la corruption portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union européenne; réaffirme que l’adoption d’une stratégie nationale de lutte contre la fraude (NAFS) définissant précisément les missions, les procédures et les responsabilités permet une coordination efficace au niveau national et au niveau de l’Union; |
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101. |
salue le fait que l’encouragement des États membres, par la Commission, à adopter une stratégie de lutte contre la fraude ait entraîné une hausse continue du nombre de stratégies adoptées; relève que, fin 2021, 17 États membres avaient adopté ou mis à jour leur stratégie (contre 10 en 2019 et 14 en 2020); constate que, sur les 10 États membres qui ne l’ont pas encore fait, quatre ont indiqué que cette stratégie était en cours d’élaboration ou sur le point d’être adoptée; déplore que, malgré les améliorations apportées par rapport à 2020, six États membres soient encore loin d’avoir adopté une stratégie de lutte contre la fraude; |
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102. |
insiste sur le fait que, même dans les États membres où de telles stratégies ont déjà été adoptées, une révision en est nécessaire pour tenir compte du nouveau paysage antifraude, y compris des nouvelles difficultés, ainsi que de l’évolution des systèmes; souligne que le Parquet européen est opérationnel depuis juin 2021 et que le règlement FRR a été adopté en février 2021, et qu’il est possible de tenir compte de nouveaux risques importants, tels que ceux liés à la pandémie de COVID-19 et à la mise en œuvre des programmes d’action régionale; |
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103. |
fait observer que, dans le rapport 2021 sur la transposition de la directive PIF, la Commission a recommandé aux États membres d’adopter ou de réviser la stratégie de lutte contre la fraude afin de tenir compte des risques liés à la FRR; note également que l’adoption de stratégies de lutte contre la fraude par les États membres est également préconisée par les services de la Commission au point 37 du plan d’action de la stratégie antifraude de la Commission (24); invite la Commission et l’OLAF à envisager d’apporter un soutien et des conseils aux États membres de manière plus structurée, en adoptant une approche transversale et, à cette fin, à mettre à jour les lignes directrices AFCOS initialement formulées en 2015, qui ne sont plus suffisantes pour aider efficacement les autorités nationales à mettre en place un service de coordination bien structuré; demande en outre à la Commission de présenter à l’autorité de décharge une explication détaillée des travaux en cours à cet égard; |
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104. |
note que, dans son rapport 2020 sur la transposition de la directive PIF, la Commission a formulé des recommandations ciblées aux États membres afin d’améliorer la coopération et de renforcer les cadres de contrôle interne; fait observer que leur attention a été attirée sur l’évaluation et la gestion des risques, la collecte et l’analyse des données relatives aux irrégularités et à la fraude ainsi que l’utilisation de systèmes d’information et de suivi intégrés et interopérables pour la mise en œuvre des activités financées par la FRR et le budget de l’Union; déplore que tous les États membres n’aient pas mis en œuvre ces recommandations et que certains d’entre eux aient systématiquement refusé de le faire; invite la Commission à accroître ses actions de suivi à l’égard des États membres n’ayant pas mis en œuvre les recommandations du rapport sur la mise en œuvre de la directive PIF; |
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105. |
se félicite de l’adoption du règlement relatif à la conditionnalité; rappelle qu’il est entré en vigueur le 1er janvier 2021; se félicite des arrêts rendus par la Cour de justice de l’Union européenne le 16 février 2022 concernant les recours de deux États membres à l’encontre du mécanisme de conditionnalité, ainsi que de ses conclusions confirmant que l’Union dispose bien de compétences en matière d’état de droit dans les États membres et que le mécanisme de conditionnalité liée à l’état de droit est conforme au droit de l’Union; |
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106. |
rappelle que la coopération inefficace ou tardive des États membres, ou leur non-coopération, avec le Parquet européen et l’OLAF constitue un motif d’action au titre du règlement relatif à la conditionnalité; invite dès lors le Parquet européen et l’OLAF à signaler chaque cas où les États membres n’ont pas respecté leurs obligations d’informer, d’aider, de prendre les mesures appropriées et de prendre des mesures de précaution, et de veiller à ce que les rapports et les recommandations fassent l’objet d’un suivi approprié et en temps utile; |
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107. |
souligne que le règlement relatif à la conditionnalité est un instrument permanent qui s’applique au-delà des limites d’un CFP donné et que, de manière générale, son application est une condition préalable pour avoir accès aux divers financements de l’Union; |
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108. |
rappelle que le respect de l’état de droit et de l’article 2 du traité UE sont des conditions préalables pour avoir accès à un financement, que le mécanisme de conditionnalité liée à l’état de droit s’applique pleinement aux ressources de la FRR, comme l’indique expressément l’article 8 du règlement sur la FRR, et qu’aucune mesure ne peut être financée par la FRR si elle est contraire aux valeurs de l’Union inscrites à l’article 2 du traité UE; |
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109. |
estime que le règlement relatif à la conditionnalité n’est suffisant et n’est en mesure d’empêcher le recul démocratique ou d’y remédier que s’il est utilisé en temps utile, dans des conditions strictes et claires, et accompagné d’un contrôle étroit de la mise en œuvre des mesures correctives nationales; |
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110. |
déplore vivement que, dans le cadre du mécanisme de conditionnalité de l’état de droit, la Commission ait présenté à la Hongrie, à titre de mesures correctives, un ensemble de 17 conditions insuffisantes pour remédier aux violations graves de l’état de droit; regrette que la Commission n’ait pas demandé de modifications et de garanties plus substantielles au rétablissement de l’indépendance du pouvoir judiciaire, à la réduction du niveau de corruption et à une protection adéquate des intérêts financiers de l’Union; |
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111. |
réaffirme que le respect des principes de l’état de droit par les États membres est une condition indispensable à une bonne gestion financière, en général, et à une gestion efficiente et effective des ressources de l’Union, en particulier; estime que les violations de ces principes constituent par conséquent une menace grave pour les intérêts financiers de l’Union; salue les arrêts de la CJUE (25) qui ont récemment mis en lumière la relation manifeste qui existe entre le respect des principes de l’état de droit et la bonne exécution du budget de l’Union; rappelle que ce n’est qu’en renforçant l’architecture antifraude de l’Union qu’il est possible d’assurer et de renforcer effectivement et efficacement la protection des intérêts financiers de l’Union en surmontant les limites inhérentes aux systèmes nationaux, qui constituent un obstacle à la lutte contre la délinquance financière, forme de criminalité prenant de plus en plus un caractère transnational; estime que seul un contrôle juridictionnel effectif permet d’assurer le respect du droit de l’Union, comme l’a souligné la Cour de justice de l’Union européenne en indiquant que les dépenses «ne saurai[en]t être pleinement garanti[es] en l’absence d’un contrôle juridictionnel effectif destiné à assurer le respect du droit de l’Union, étant précisé que l’existence d’un tel contrôle, tant dans les États membres qu’au niveau de l’Union, par des juridictions indépendantes, est inhérente à un État de droit» (26); |
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112. |
met en exergue les effets délétères de la corruption sur les droits des citoyens; réitère une fois de plus sa recommandation selon laquelle l’Union devrait devenir membre du groupe d’États contre la corruption (GRECO) étant donné qu’il n’y a pas d’obstacles juridiques à sa pleine adhésion; invite dès lors la Commission à recommander au Conseil de conclure un accord international avec le GRECO afin de définir les conditions de son adhésion; demande au Conseil d’arrêter une position claire sur l’adhésion de l’Union au GRECO en précisant s’il existe une quelconque opposition spécifique et, dans l’affirmative, de quel(s) État(s) membre(s); |
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113. |
rappelle que pour protéger efficacement les intérêts financiers de l’Union, il convient de mettre en place des règles plus cohérentes et plus systématiques en matière de transparence, d’incompatibilités, de conflits d’intérêts, de lobbying illégal et de pantouflage; souligne la nécessité de renforcer le registre de transparence de l’Union; invite la Commission à renforcer ses mécanismes de contrôle interne, notamment par la mise en place d’un mécanisme interne de lutte contre la corruption pour les institutions de l’Union; |
Dimension externe de la protection des intérêts financiers de l’Union
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114. |
fait observer qu’il faudrait accorder plus d’attention au contrôle des fonds versés à titre d’assistance aux pays ne faisant pas partie de l’Union dans le cadre de l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI — Europe dans le monde); souligne que cet aspect est tout particulièrement important dans le cadre de la pandémie de COVID-19 et de la réaction de l’Union à la guerre en Ukraine; rappelle que, globalement, l’Union consacre quelque 10 % de son budget à l’action extérieure; |
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115. |
invite la Commission à mettre à jour le système de déclaration de fraude pour les fonds dépensés dans des pays extérieurs à l’Union; souligne que le nouveau système devrait tenir compte des problèmes spécifiques auxquels l’Union est confrontée lorsqu’elle dépense de l’argent en dehors du territoire de l’Union; |
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116. |
relève, d’après le rapport de la Cour des comptes sur l’exécution du budget de l’Union pour 2021, que, dans le cas de l’IVCDCI — Europe dans le monde (dans le cadre du budget général de l’Union), sur les 67 opérations examinées, 32 (48 %) comportaient des erreurs et que, malgré la taille limitée de l’échantillon, les résultats d’audit confirment que le risque d’erreur pour cette rubrique du CFP est élevé, et que 24 de ces erreurs ont été identifiées comme ayant un impact sur le budget de l’Union; relève également que les catégories d’erreur les plus fréquentes pour la rubrique «Voisinage et le monde» (rubrique 6) étaient les dépenses non effectuées, les coûts inéligibles, l’absence de pièces justificatives et les erreurs en matière de marchés publics; |
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117. |
recommande la suspension de l’appui budgétaire dans les pays tiers, y compris dans les pays candidats, où les autorités ne prennent manifestement pas de mesures véritables pour lutter contre la corruption généralisée, tout en veillant à ce que l’aide parvienne à la population civile par d’autres voies; demande qu’une plus grande priorité soit accordée à la lutte contre la corruption dans le cadre des négociations de préadhésion et que l’accent soit mis sur le renforcement des capacités, par exemple par l’intermédiaire d’organes spécialisés dans la lutte contre la corruption; invite la Commission à envoyer un signal clair aux pays candidats qui accusent un recul par rapport aux principes de l’état de droit, ce qui compromet ou retarde leur adhésion à l’Union; déplore que, selon le rapport spécial no 1/2022 de la Cour des comptes européenne, le soutien financier de 700 millions d’EUR accordé par l’Union en faveur de l’état de droit dans les Balkans occidentaux entre 2014 et 2020 ait eu peu d’impact sur les réformes de fond; |
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118. |
souligne que la coopération avec les partenaires internationaux est cruciale pour protéger les fonds de l’Union dépensés en dehors de l’Europe ainsi que le volet «recettes» du budget de l’Union; se félicite des accords de coopération administrative que l’OLAF a signés en 2021 avec deux autorités partenaires internationales, le parquet général d’Ukraine et l’OMD; se félicite que l’OLAF ait organisé en 2021 des manifestations en ligne pour nouer de nouveaux contacts opérationnels avec les autorités de pays tiers chargées des enquêtes et pour encourager le signalement des fraudes et des irrégularités par l’intermédiaire des délégations de l’Union dans le monde entier; |
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o o
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119. |
charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission. |
(1) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2022)0448.
(2) JO L 437 du 28.12.2020, p. 49.
(3) JO L 305 du 26.11.2019, p. 17.
(4) JO L 198 du 28.7.2017, p. 29.
(5) JO L 283 du 31.10.2017, p. 1.
(6) JO L 274 du 28.10.2019, p. 1.
(7) JO L 433 I du 22.12.2020, p. 1.
(8) JO C 123 du 18.3.2022, p. 12.
(9) JO L 172 du 17.5.2021, p. 110.
(10) JO C 342 du 6.9.2022, p. 295.
(11) Arrêt du 1er septembre 2021, Andrea Homoki contre Commission européenne, T-517/19, ECLI: EU:T:2021:529.
(12) JO C 67 du 8.2.2022, p. 86.
(13) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2022)0300.
(14) JO L 57 du 18.2.2021, p. 17.
(15) JO L 300 du 11.11.2008, p. 42.
(16) Directive (UE) 2019/1937 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2019 sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union (JO L 305 du 26.11.2019, p. 17).
(17) Règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil du 18 juillet 2018 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union, modifiant les règlements (UE) no 1296/2013, (UE) no 1301/2013, (UE) no 1303/2013, (UE) no 1304/2013, (UE) no 1309/2013, (UE) no 1316/2013, (UE) no 223/2014, (UE) no 283/2014 et la décision no 541/2014/UE, et abrogeant le règlement (UE, Euratom) no 966/2012, JO L 193 du 30.7.2018, p. 1.
(18) JO C 205 du 20.5.2022, p. 2.
(19) Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union, présentée le 16 mai 2022 (COM(2022)0223).
(20) Avis 06/2022 (conformément à l’article 322, paragraphe 1, du traité FUE) concernant la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union, JO C 446 du 24.11.2022, p. 26. L’avis complet est disponible à l’adresse https://www.eca.europa.eu/Lists/ECADocuments/OP22_06/OP_Recast_FR.pdf
(21) Fin 2021, 13 des 14 procédures lancées en 2019 avaient été clôturées. Lors du contrôle de conformité suivant, les services de la Commission ont évalué la compatibilité des mesures nationales de transposition notifiées avec les dispositions et les obligations de la directive. En décembre 2021, la Commission a lancé des procédures en manquement pour mauvaise transposition à l’encontre de huit autres États membres.
(22) Directive (UE) 2018/843 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2018 modifiant la directive (UE) 2015/849 relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme ainsi que les directives 2009/138/CE et 2013/36/UE, JO L 156 du 19.6.2018, p. 43.
(23) Conformément au règlement (UE) 2021/785 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2021 établissant le programme de l’Union en matière de lutte contre la fraude et abrogeant le règlement (UE) no 250/2014, JO L 172 du 17.5.2021, p. 110.
(24) Document de travail des services de la Commission intitulé du 20 septembre 2021 intitulé «Commission Anti-Fraud Strategy (CAFS) Action Plan — State of Play June 2021» (SWD(2021)0262).
(25) Arrêt du 16 février 2022, Hongrie/Parlement européen et Conseil de l’Union européenne, C-156/21, ECLI: EU:C:2022:97, et l’arrêt du 16 février 2022, République de Pologne/Parlement européen et Conseil de l’Union européenne, C-157/21, ECLI: EU:C:2022:98.
(26) Arrêt du 16 février 2022, Hongrie/Parlement européen et Conseil de l’Union européenne, C-156/21, ECLI: EU:C:2022:97, point 132.
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16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/150 |
P9_TA(2023)0019
La situation de la pêche artisanale dans l’Union européenne et les perspectives d’avenir
Résolution du Parlement européen du 19 janvier 2023 sur la situation de la pêche artisanale dans l’Union européenne et les perspectives d’avenir (2021/2056(INI))
(2023/C 214/14)
Le Parlement européen,
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vu le document économique maritime no 08/2020 de la Commission du 9 mars 2021 intitulé «La flotte de pêche de l’Union en 2020: tendances et résultats économiques (1)», |
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vu la communication de la Commission du 16 juin 2020 intitulée «Vers une pêche plus durable dans l’UE: état des lieux et orientations pour 2021» (COM(2020)0248), |
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vu les articles 38 à 44 et 349, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE), |
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vu le considérant 4 du règlement (UE) no 1380/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 relatif à la politique commune de la pêche, modifiant les règlements (CE) no 1954/2003 et (CE) no 1224/2009 du Conseil et abrogeant les règlements (CE) no 2371/2002 et (CE) no 639/2004 du Conseil et la décision 2004/585/CE du Conseil (2) (règlement relatif à la PCP), qui dispose que la PCP devrait contribuer à «assurer la viabilité à long terme sur les plans environnemental, économique et social» et à «garantir un niveau de vie équitable pour le secteur de la pêche, y compris pour les pêcheries à petite échelle», ainsi que son considérant 33, qui dispose que «[l’]accès à une pêcherie devrait être régi par des critères transparents et objectifs, notamment à caractère environnemental, social et économique» et que «[l]es États membres devraient promouvoir une pêche responsable à l’aide de mesures d’encouragement bénéficiant aux opérateurs qui pêchent de la manière la moins dommageable pour l’environnement et apportent le plus d’avantages à la société», |
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vu l’article 17 du règlement relatif à la PCP, qui dispose que, lors de l’attribution des possibilités de pêche, les États membres utilisent «des critères transparents et objectifs, y compris les critères à caractère environnemental, social et économique», |
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vu le règlement (UE) no 1379/2013 du Parlement européen et du Conseil portant organisation commune des marchés dans le secteur des produits de la pêche et de l’aquaculture, modifiant les règlements (CE) no 1184/2006 et (CE) no 1224/2009 du Conseil et abrogeant le règlement (CE) no 104/2000 (3) du Conseil (règlement OCM), |
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vu la directive 2014/89/UE du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 établissant un cadre pour la planification de l’espace maritime (4), |
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vu les amendements adoptés le 11 mars 2021 par le Parlement européen sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (CE) no 1224/2009 du Conseil et modifiant les règlements (CE) no 768/2005, (CE) no 1967/2006, (CE) no 1005/2008 du Conseil et le règlement (UE) 2016/1139 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne le contrôle des pêches (5), |
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vu le règlement (UE) 2021/1139 du Parlement européen et du Conseil du 7 juillet 2021 instituant le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture et modifiant le règlement (UE) 2017/1004 (6) (règlement FEAMPA), |
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vu le règlement (UE) no 508/2014 du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 relatif au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche et abrogeant les règlements (CE) no 2328/2003, (CE) no 861/2006, (CE) no 1198/2006 et (CE) no 791/2007 du Conseil et le règlement (UE) no 1255/2011 du Parlement européen et du Conseil (7) (règlement FEAMP), |
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vu sa résolution du 20 octobre 2021 sur une stratégie «De la ferme à la table» pour un système alimentaire équitable, sain et respectueux de l’environnement (8), |
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vu le rapport du comité scientifique, technique et économique de la pêche (CSTEP) de la Commission du 20 août 2019 intitulé «The 2019 Annual Economic Report on the EU Fishing Fleet» (Rapport économique annuel 2019 sur la flotte de pêche de l’Union européenne, CSTEP 19-06) (9), |
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vu le rapport du CSTEP du 26 septembre 2019 intitulé «Social data in the EU fisheries sector» (Données sociales dans le secteur européen de la pêche, CSTEP-19-03) (10), |
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vu le rapport du CSTEP du 8 décembre 2021 intitulé «The 2021 Annual Economic Report on the EU Fishing Fleet» (Rapport économique annuel 2021 sur la flotte de pêche de l’Union européenne, CSTEP 21-08) (11), |
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vu le rapport du CSTEP du 10 décembre 2020 intitulé «Social dimension of the CFP» (Dimension sociale de la PCP, CSTEP 20-14) (12), |
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vu les conclusions de la conférence régionale de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur le thème «Construire un avenir pour une pêche artisanale durable en Méditerranée et en mer Noire», qui s’est tenue à Alger du 7 au 9 mars 2016, |
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vu la cible 14.b des objectifs de développement durable des Nations unies, qui préconise l’accès aux ressources et aux marchés marins pour les pêcheurs artisanaux à petite échelle, |
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vu les directives volontaires de la FAO visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l’éradication de la pauvreté, |
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vu le rapport de la FAO intitulé «The State of World Fisheries and Aquaculture 2020: Sustainability in action» (La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture en 2020: la durabilité en action), |
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vu la décision de l’Organisation des Nations unies de déclarer 2022 année internationale de la pêche artisanale et de l’aquaculture, |
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vu le septième programme d’action pour l’environnement (PAE) et les concepts qu’il consacre, tels que les limites de la planète et les limites écologiques, |
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vu la publication intitulée «Small-scale Fisheries in Europe: Status, Resilience and Governance» (La pêche artisanale en Europe: situation, résilience et gouvernance) (13), |
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vu la déclaration ministérielle et la feuille de route MedFish4Ever (14), |
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vu le rapport 2020 sur la mise en œuvre du FEAMP (15), |
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vu la déclaration ministérielle de 2018 relative au plan d’action régional pour la pêche artisanale en Méditerranée et en mer Noire, |
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vu l’étude de 2018 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) intitulée «Relative Effects of Fisheries Support Policies» (Effets relatifs des politiques de soutien à la pêche) (16), |
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vu l’article scientifique intitulé «Small-Scale fisheries access to fishing opportunities in the European Union: Is the Common Fisheries Policy the right step to SDG14b?» (L’accès des pêcheries artisanales aux possibilités de pêche dans l’Union européenne: la politique commune de la pêche est-elle une mesure appropriée pour atteindre l’ODD 14.b?) (17), |
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vu l’article scientifique intitulé «Defining Small-Scale Fisheries and Examining the Role of Science in Shaping Perceptions of Who and What Counts: A Systematic Review» (Définitions de la pêche artisanale et analyse du rôle de la science dans la formation des perceptions de ce qui relève de cette catégorie: examen systématique) (18), |
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vu l’étude menée pour le compte de la commission de la pêche et intitulée «Small-scale Fisheries and “Blue Growth” in the EU» (Pêche artisanale et «croissance bleue» dans l’Union) (19), |
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vu l’étude de 2021 menée pour le compte de la commission de la pêche et intitulée «Atelier sur les technologies électroniques de gestion des pêches — Partie III: systèmes adaptés aux flottes artisanales (20)», |
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vu l’étude de juillet 2021 menée pour le compte de la commission de la pêche et intitulée «Impacts of the COVID-19 pandemic on EU fisheries and aquaculture» (Effets de la pandémie de COVID-19 sur la pêche et l’aquaculture dans l’Union) (21), |
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vu sa résolution du 22 novembre 2012 sur la petite pêche côtière, la pêche artisanale et la réforme de la politique commune de la pêche (22), |
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vu sa résolution du 12 avril 2016 sur l’innovation et la diversification de la petite pêche côtière dans les régions dépendantes de la pêche (23), |
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vu sa résolution du 4 juillet 2017 sur le rôle du tourisme lié à la pêche dans la diversification du secteur de la pêche (24), |
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vu sa résolution du 14 septembre 2021 intitulée «Vers un renforcement du partenariat avec les régions ultrapériphériques de l’Union (25)», |
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vu sa résolution du 16 septembre 2021 intitulée «Pêcheurs de l’avenir: attirer une nouvelle génération de travailleurs dans le secteur de la pêche et créer des emplois dans les communautés côtières (26)», |
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vu l’article 54 de son règlement intérieur, |
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vu le rapport de la commission de la pêche (A9-0291/2022), |
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A. |
considérant que le règlement FEAMPA définit la petite pêche côtière comme les activités de pêche pratiquées par des navires de pêche en mer et de pêche dans les eaux intérieures dont la longueur hors tout est inférieure à douze mètres et qui n’utilisent aucun engin remorqué ainsi que par les pêcheurs à pied, y compris les ramasseurs de coquillages, et qu’il s’agit de la seule définition de la petite pêche côtière figurant dans la législation de l’Union; |
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B. |
considérant que la définition actuelle de la pêche artisanale figurant dans le règlement FEAMP et le règlement FEAMPA exclut certains types de navires, tels que ceux qui utilisent des engins traditionnels, qui rencontrent, pour cette raison, des difficultés à obtenir le financement de l’Union; que cette exclusion réduit également la visibilité de la pêche artisanale ainsi que sa présence dans les statistiques de l’Union, car ces navires ne sont pas comptabilisés comme appartenant au secteur; |
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C. |
considérant qu’il existe d’autres approches, moins strictes, de la définition de la pêche à petite échelle, artisanale et côtière, comme celles proposées dans les directives volontaires de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale ou dans les discussions en cours au sein du groupe de travail sur la pêche à petite échelle de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée; |
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D. |
considérant que, dans la majorité des États membres, les caractéristiques spécifiques de la pêche artisanale sortent du cadre de la définition qu’en donne le FEAMPA, car les gouvernements appliquent toute une gamme de critères supplémentaires, notamment en ce qui concerne les engins autorisés, la longueur maximale du navire, la puissance du moteur, la durée maximale de la sortie de pêche, la distance d’opération des navires à partir du port, la zone d’opération, la durée maximum de trajet ou la propriété du navire; |
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E. |
considérant que la notion de pêche artisanale, à petite échelle ou côtière n’est pas définie de manière adéquate par l’actuelle PCP, celle-ci se contentant d’une définition basée sur la longueur, alors que d’autres définitions plus adéquates et actualisées de ce type de pêche sont proposées dans le cadre des conventions internationales; qu’il convient de procéder à une révision des définitions européennes de la pêche artisanale, à petite échelle et côtière; |
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F. |
considérant qu’en 2019, le secteur de la pêche artisanale dans l’EU-28 consistait en une flotte de 42 838 navires — qui ne représentait que 7,5 % du tonnage brut et 5,4 % du poids débarqué dans l’ensemble des États membres –, employait 62 650 pêcheurs et comprenait 75 % des navires actifs et 48 % de l’équipage; que la flotte industrielle représentait 19 % du total des navires et 67 % du tonnage brut, employant 46 % de l’ensemble des pêcheurs et représentant 81 % du poids débarqué enregistré dans les États membres; que la flotte hauturière ne comptait que 259 navires, ce qui représente moins de 1 % du nombre total des navires, mais 19 % du tonnage brut et 14 % du poids total débarqué enregistré dans les États membres; |
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G. |
considérant qu’en plus des ressources très limitées mises à disposition pour le soutien aux navires dans le cadre du FEAMP (500 millions d’euros), ainsi que d’un taux d’exécution faible de manière générale, la pêche artisanale est, en dépit de sa taille et de son importance, le segment le moins soutenu et celui qui reçoit la plus petite part des fonds, puisqu’il représente 38 % du nombre total des opérations liées à des navires, mais ne reçoit que 25 % des dépenses totales du FEAMP pour les navires; |
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H. |
considérant que la flotte européenne a continué de décliner ces dernières années et qu’en 2020, elle a enregistré une baisse de 17 % des poissons débarqués, de 19 % des emplois et de 29 % des bénéfices par rapport à 2019 (27); |
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I. |
considérant que la flotte artisanale est celle qui a le moins de ressources financières à sa disposition; |
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J. |
considérant que les traits caractéristiques de la pêche artisanale sont notamment sa faible incidence sur l’environnement; la saisonnalité des espèces, des zones de pêche et des engins utilisés; l’ampleur limitée de ses activités de production; son respect des cycles biologiques et migratoires des différentes espèces en raison de sa polyvalence et de son usage très sélectif des engins; ses niveaux faibles de prises accessoires et de rejets; et sa capacité à générer plus de bénéfices par euro investi, plus de prises par litre de carburant consommé et une plus grande valeur socio-économique par kilo de poissons débarqué; |
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K. |
considérant qu’il est nécessaire de tenir dûment compte des différences marquées entre les flottes, les segments de flotte, les incidences environnementales des différents segments de flotte, les espèces cibles, les engins de pêche, la productivité et les préférences de consommation des différents États membres, en plus des caractéristiques spécifiques de l’activité de pêche découlant de sa structure sociale, des formes de commercialisation et des inégalités structurelles et naturelles entre les différentes régions de pêche; |
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L. |
considérant que parmi les caractéristiques générales de la flotte artisanale figurent l’existence de segments très anciens et de technologies inadaptées, ce qui met en exergue la nécessité d’un programme spécifique de soutien à la pêche artisanale et d’un soutien financier public important en vue de sa modernisation et de son développement, sans quoi sa pérennité sera remise en cause; |
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M. |
considérant que le règlement FEAMPA contraint les États membres à tenir compte des besoins spécifiques de la pêche côtière artisanale lorsqu’ils analysent la situation en ce qui concerne les points forts, les points faibles, les possibilités et les menaces auxquels se réfère le règlement; |
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N. |
considérant qu’en 2019, 64,9 % de la flotte de pêche dans l’EU-28 était âgée d’au moins 25 ans (28) et que l’âge moyen de l’ensemble de la flotte était de 29,9 ans (29), et que cet âge atteint 32,5 ans dans le secteur de la pêche artisanale, ce qui suppose nécessairement qu’une part très importante de la flotte a un âge avancé, lequel ne permet pas de garantir les meilleures conditions de sécurité et d’exploitation, ce qui augmente les risques connexes et rend l’exploitation plus coûteuse; |
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O. |
considérant que la moyenne d’âge des pêcheurs artisanaux est plus élevée que pour d’autres types de pêche, 72 % des professionnels de ce secteur étant âgés de plus de 40 ans et 11 % de plus de 65 ans; |
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P. |
considérant qu’en raison du niveau limité des statistiques existantes, il est difficile de mener une analyse rigoureuse du rôle des femmes dans la pêche; que les données empiriques démontrent cependant que les femmes jouent un rôle important dans la pêche artisanale en assumant un rôle prépondérant dans ces activités au sein de certaines communautés, en se distinguant dans la pratique de la conchyliculture ainsi qu’en assumant un rôle de premier plan à terre dans la préparation des opérations et des engins de pêche, dans la vente ainsi que dans la transformation du poisson, notamment dans la conserverie; |
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Q. |
considérant que d’après le rapport sur la dimension sociale de la pêche dans l’Union, les femmes représentent 5,4 % du nombre total de personnes employées dans le secteur de la pêche artisanale (soit plus du double par rapport aux nombres de la pêche industrielle et lointaine); |
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R. |
considérant que le secteur de la pêche de l’Union revêt une importance stratégique pour l’approvisionnement en poisson du public et l’équilibre des stocks alimentaires des différents États membres et de l’Union dans son ensemble; |
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S. |
considérant qu’il convient de faire en sorte que la centralisation de la gestion des pêches encouragée par la PCP soit conciliable avec la gestion locale, essentielle pour assurer la viabilité socio-économique du secteur; |
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T. |
considérant que la régionalisation est l’un des piliers de la PCP et que l’approche décentralisée revêt une importance particulière dans le secteur de la pêche côtière artisanale, compte tenu des différences entre les secteurs de la pêche des divers États membres; |
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U. |
considérant que la cogestion locale est essentielle pour garantir la participation du segment de la pêche artisanale au processus de prise de décision; |
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V. |
considérant dès lors que la PCP n’offre pas à la pêche artisanale le soutien législatif clair et différencié susceptible de l’aider à assurer sa viabilité socio-économique; que les États membres n’ont pas non plus mis en place des mesures efficaces pour ce type de pêche; |
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W. |
considérant que, dans de nombreuses régions côtières européennes, et en particulier en Méditerranée, les secteurs de la pêche artisanale et du ramassage de coquillages opèrent à la croisée des dimensions économique, sociale et environnementale, et contribuent fortement au bien-être socio-économique, à l’emploi et à la promotion de la cohésion économique et sociale dans diverses régions côtières et régions ultrapériphériques (RUP), qui sont souvent soumises à des contraintes structurelles et qui ont besoin d’un soutien pour exploiter les possibilités de diversification économique; |
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X. |
considérant dès lors que le revenu de la pêche ne doit pas être considéré uniquement comme un profit, car il permet également de perpétuer un mode de vie qui possède une valeur culturelle et historique immense pour de nombreuses communautés côtières, tout en représentant un important filet de sécurité social et économique; qu’en ce sens, la pêche artisanale permet de lutter contre le dépeuplement croissant, le vieillissement des populations et la hausse du chômage, trois problèmes majeurs rencontrés par la plupart des régions côtières des îles et des pays européens; que son influence sur le patrimoine social et culturel des zones côtières est exceptionnelle et diversifiée; |
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Y. |
considérant que la pêche artisanale peut jouer un rôle fondamental dans la réalisation des ODD, comme le mentionne explicitement la cible 14.b; que la pêche artisanale peut également contribuer aux autres impératifs politiques qui sous-tendent les ODD, tels que l’ODD 2 «Faim “zéro”» et sa cible 2.3, l’ODD 5 «Égalité entre les sexes» et ses cibles 5.a et 5.b, l’ODD 8 «Travail décent et croissance économique» et sa cible 8.5, et l’ODD 13 «Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques» dans son ensemble; |
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Z. |
considérant que les pêcheurs jouent le rôle de «gardiens de la mer» et que la pêche contribue à l’approvisionnement en denrées alimentaires riches en protéines, favorisant une alimentation saine et équilibrée; |
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AA. |
considérant que la grande majorité des accidents et incidents survenant sur les navires de pêche sont dus à des facteurs humains (62,4 %), suivis en second lieu par les défaillances de systèmes/équipements (23,2 % des événements); |
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AB. |
considérant que, dans de nombreux cas, la pêche artisanale suppose la présence d’un seul professionnel à bord; |
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AC. |
considérant que les questions relatives à la sécurité et au confort de la flotte de pêche artisanale ne peuvent être dissociées des questions relatives à l’effort de pêche et aux revenus de la pêche; qu’à cet égard, la limitation du tonnage brut comme critère pour mesurer la capacité de pêche nuit à la sécurité et au confort de la flotte de pêche artisanale, car elle limite les incitations à remplacer et à moderniser les navires ou à augmenter l’espace disponible afin d’améliorer le confort de l’équipage, la sécurité et, finalement, l’attractivité du secteur, en particulier pour les jeunes et les femmes; |
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AD. |
considérant que les préoccupations en matière de sécurité ne peuvent être dissociées des spécificités de la flotte de pêche artisanale dans les États membres, telles que le fait que cette flotte peut être exposée à des niveaux de risque élevés en raison de l’absence de conseils de sécurité propres au secteur, de la nature de solitaire des activités, des longues journées de travail ou du risque de se retrouver piégé dans l’équipement; que les conditions d’exploitation de cette flotte varient; qu’une partie de cette flotte exerce ses activités à partir de plages ou de ports qui offrent souvent des conditions d’exploitation précaires; qu’au regard de cette situation, il convient d’envisager d’adapter la puissance de propulsion aux caractéristiques de la flotte et aux conditions d’exploitation, sans augmenter l’effort de pêche ou les taux de capture, en vue d’améliorer les conditions de sécurité de la flotte lorsqu’elle entre dans un port ou en sort; |
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AE. |
considérant que ces aspects relatifs à l’augmentation de la puissance des moteurs pour des raisons spécifiques de sécurité devraient être financés par des subventions et, sous certaines conditions, soutenus par le FEAMPA, pour autant qu’ils n’augmentent pas l’effort de pêche ou la capacité de capture; que, pour ces raisons, les opérations de dragage des ports devraient aussi bénéficier du soutien du FEAMPA; |
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AF. |
considérant que la pêche artisanale est bien plus tributaire des conditions de mer que la pêche industrielle, ce qui conduit, selon le type de navire et d’engin de pêche, à une plus grande irrégularité des périodes de pêche, restreignant ainsi le nombre de jours ouvrés par an au cours desquels des sorties en mer sont possibles; |
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AG. |
considérant que les pêcheries artisanales sont durables pour ce qui est de la gestion biologique des stocks halieutiques ainsi que des ressources et de la sélectivité, de même que sur les plans social et économique, lesquels facteurs contribuent à l’enracinement profond de cette activité; |
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AH. |
considérant que la pression exercée sur les stocks halieutiques repose sur des facteurs qui causent également des dommages directs et indirects aux activités de pêche, parmi lesquels on retrouve la pollution, la perte d’habitats, le trafic maritime et la concurrence territoriale, ainsi que le changement climatique, dont certains effets notables sont l’augmentation de la température des eaux, l’acidification, la modification des courants marins, l’asynchronisme entre les espèces et l’invasion d’espèces non indigènes; |
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AI. |
considérant qu’il est nécessaire d’accroître la capacité d’adaptation aux effets du changement climatique et des crises, ainsi que d’atténuation des effets qui en découlent, en adoptant des mesures visant à renforcer la résilience des collectivités côtières; |
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AJ. |
considérant que la pêche artisanale pourrait également favoriser la décarbonation et améliorer l’efficacité énergétique et, partant, contribuer aux efforts d’atténuation des effets du changement climatique; |
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AK. |
considérant que la pêche artisanale revêt une grande importance dans l’Union, en particulier pour certaines communautés de pêcheurs, à l’instar de la pêche industrielle et lointaine; |
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AL. |
considérant que bon nombre des causes de l’aggravation de la situation socio-économique du secteur restent à résoudre, et qu’il est notamment nécessaire de renforcer de la position des pêcheurs dans la chaîne d’approvisionnement; |
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AM. |
considérant que la reconnaissance des organisations de producteurs ainsi que des associations et confréries de pêcheurs leur permettrait d’accéder à des aides financières, et que la promotion de leur participation active par l’intermédiaire de la cogestion pourrait clairement augmenter les revenus du secteur; |
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AN. |
considérant que les revenus de la pêche à petite échelle, artisanale et côtière sont influencés par la volatilité des prix et les fluctuations extrêmes du marché, lesquelles dépendent de nombreux facteurs externes comme la pandémie de COVID-19; |
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AO. |
considérant que les différents systèmes de revenus et de salaires appliqués dans le secteur de la pêche varient considérablement et dépendent dans une large mesure des possibilités de pêche qu’offre la mer, et que c’est l’un des facteurs qui rendent le secteur moins attractif aux yeux des jeunes générations; |
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AP. |
considérant que dans de nombreux cas, les professionnels de la pêche sont faiblement rémunérés et sont confrontés à des conditions de travail difficiles, souvent précaires, et que cette profession continue d’être la plus dangereuse au monde, tandis que les coûts croissants liés au démarrage d’une activité de pêche, associés à une concentration croissante du secteur, rendent la pêche peu attractive, notamment aux yeux des jeunes; |
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AQ. |
considérant qu’un petit nombre de produits bien établis dominent souvent les marchés et que les produits de la pêche artisanale, qui représentent une solution de remplacement durable aux espèces fortement exploitées, ne font pas l’objet d’un effort de commercialisation suffisant; que les consommateurs ne disposent souvent pas de l’ensemble des informations sur le produit qu’ils achètent ou sur son système de production et le type d’engin utilisé; |
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AR. |
considérant qu’une rentabilité durable de la pêche artisanale est importante pour améliorer l’attractivité du secteur; |
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AS. |
considérant que les petits navires sont ceux qui pâtissent le plus des problèmes liés à l’attribution des licences de pêche dans les eaux britanniques du fait des difficultés qu’ils ont à prouver leurs antécédents de pêche; |
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AT. |
considérant que les entreprises de pêche artisanale souffrent souvent d’une insuffisance de capitaux ou de financements, et disposent d’un accès très limité aux outils comptables de base, au crédit, au microfinancement et aux assurances; |
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AU. |
considérant que le secteur de la pêche artisanale continue d’éprouver des difficultés économiques et une réduction importante de ses revenus du fait de la hausse significative des charges d’exploitation et d’autres facteurs aggravants, comme la baisse de la valeur du poisson à la première vente et la hausse des prix du carburant; que ces raisons, ajoutées à d’autres facteurs, ont rendu la pêche artisanale toujours plus dépendante des subventions aux carburants et contraignent souvent les pêcheurs à intensifier leur effort de pêche afin d’assurer la viabilité économique de leur activité; |
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AV. |
considérant que le traité FUE et le règlement FEAMPA envisagent et prévoient un soutien spécifique en faveur des RUP de l’Union; |
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AW. |
considérant que le secteur de la pêche artisanale a toujours souffert d’un manque de capacité organisationnelle; que les principaux facteurs qui limitent l’action collective de la pêche artisanale comprennent le grand nombre d’acteurs au sein de ce secteur, associé à leur dispersion géographique; la nature de cette industrie, qui repose principalement sur de petites entreprises familiales; le manque de personnel formé se consacrant à la gestion; et l’absence de soutien financier pour permettre aux organisations du secteur de participer au processus décisionnel; |
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AX. |
considérant qu’au niveau de l’Union et des États membres, les spécialistes et les gestionnaires de la pêche ont souvent négligé la surveillance et le contrôle de la pêche artisanale dans l’Union; qu’il convient d’améliorer la surveillance et le contrôle des pêcheries artisanales pour démontrer la gestion durable des pêcheries de l’Union et fournir des preuves de leurs activités de pêche, s’il y a lieu; |
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AY. |
considérant qu’il est nécessaire d’investir davantage afin de mener des recherches de pointe et d’affiner les connaissances relatives à l’état des ressources naturelles, des écosystèmes marins et plus particulièrement des stocks halieutiques, en vue de garantir leur gestion durable; |
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AZ. |
considérant que les stratégies de gestion s’appuyant uniquement sur la réduction des jours de pêche, telles qu’elles sont appliquées en Méditerranée occidentale, sont en train de mettre à genoux le secteur de la pêche artisanale; que lorsque ces réductions répétées sont associées à la situation déjà précaire provoquée par la pandémie de COVID-19, elles risquent d’entraîner l’effondrement d’un large pan du secteur, qui pourrait ne plus atteindre le seuil de rentabilité minimale garantissant sa survie; que ces réductions créent, en outre, un certain nombre de problèmes, notamment des préoccupations liées à la sécurité à bord, les risques accrus de blessures, une augmentation de la pêche illicite et les répercussions sociales du chômage; |
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BA. |
considérant que les associations de pêcheurs, telles que les confréries, sont des acteurs clés du système alimentaire de certains États membres, dans lesquels elles fonctionnent comme des organisations à but non lucratif relevant de l’économie sociale et représentant le secteur de la pêche, en particulier la flotte côtière artisanale et les ramasseurs de coquillages, et qu’elles remplissent non seulement des fonctions d’intérêt général en faveur de la pêche maritime et des travailleurs du secteur de la pêche, mais aussi des fonctions commerciales, telles que la commercialisation de produits et la prestation de services de conseil et de gestion; |
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BB. |
considérant qu’il est nécessaire de définir une politique de gestion des ressources halieutiques qui respecte l’accès collectif à ces dernières, qui repose en priorité sur leurs caractéristiques biologiques et qui se traduit par un système de cogestion de la pêche tenant compte des besoins spécifiques des ressources halieutiques et des espaces maritimes correspondants, et ce, avec la participation effective des professionnels du secteur; |
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BC. |
considérant que la stratégie «De la ferme à la table» insiste sur le fait que les associations telles que les confréries doivent être reconnues en vertu du droit de l’Union et être éligibles à une aide financière dans les mêmes conditions que les organisations de producteurs; que la Commission a été invitée à adopter une initiative en la matière; |
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BD. |
considérant les besoins des pêcheurs artisanaux en matière de formation, et notamment du développement de nouvelles compétences; |
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BE. |
considérant que le travail des femmes dans le secteur de la pêche artisanale apporte une valeur ajoutée; |
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BF. |
considérant que le secteur de la pêche artisanale se retrouve de plus en plus souvent en concurrence avec d’autres activités de l’économie bleue ainsi qu’avec les intérêts dans le domaine des énergies renouvelables, qui ont une influence sur de nombreuses activités le long des côtes, sur les plages ou dans les zones portuaires, et peuvent ainsi prendre le contrôle de zones auparavant utilisées exclusivement pour la pêche artisanale, ce qui entraîne des déplacements ainsi que «l’accaparement de zones côtières et maritimes»; |
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BG. |
considérant qu’en raison de la gentrification à l’œuvre dans de nombreuses zones côtières en développement, les pêcheurs artisanaux risquent de plus en plus de ne plus pouvoir se permettre de vivre dans ces zones, ce qui les éloignera de leur lieu de travail et rendra leur activité encore plus difficile et contraignante; |
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BH. |
considérant que l’attention accrue accordée à la conservation, encouragée par l’Union, a une incidence particulière sur la pêche artisanale, comme en témoigne la création de zones marines protégées (ZMP) et de réseaux de ZMP, qui affectent la pêche artisanale en restreignant les activités qui y sont associées et en limitant la mobilité; que l’incidence sur ce segment est rarement prise en considération dans le cadre de l’élaboration de ces politiques, ce qui est aggravé par le fait que les acteurs de ce segment ne sont pas suffisamment associés à ces processus (30); |
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BI. |
considérant que le secteur de la pêche en général et celui de la pêche artisanale en particulier sont peu représentés lors de l’élaboration des politiques relatives à la gestion de la pêche et à l’utilisation de l’espace maritime; |
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BJ. |
considérant qu’il existe plusieurs types d’organisations de pêche qui représentent, à différents niveaux, la pêche artisanale: des organisations de producteurs, des associations de pêcheurs, ainsi que des associations d’armateurs et des coopératives, entre autres; que de nombreux petits armateurs ne sont affiliés à aucune organisation; que les professionnels de la pêche sont représentés par des syndicats du secteur; qu’il devrait appartenir au secteur de déterminer ses modalités d’organisation; |
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BK. |
considérant que la ventilation des données pertinentes est insuffisante, notamment la ventilation par entreprise, par armateur, par professionnel, par navire et par engin, par condition de travail, par âge et par sexe, entre autres, ce qui complique l’obtention d’informations détaillées, en particulier en ce qui concerne la pêche artisanale, et entrave l’analyse; |
Renforcer la pêche artisanale sur l’ensemble de la chaîne de valeur, promouvoir l’amélioration du rendement de la pêche et offrir des perspectives de diversification des revenus
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1. |
est d’avis que l’avenir de la pêche à petite échelle, côtière et artisanale dépend non seulement de mesures durables et à long terme, mais aussi de mesures concrètes, efficaces et immédiates visant à accroître les marges bénéficiaires des pêcheurs, y compris par le biais de l’attribution de quotas plus élevés conformément aux recommandations scientifiques; estime qu’il est nécessaire de renforcer les capacités organisationnelles et commerciales de ce secteur et l’attractivité de la profession, de proposer aux jeunes des formations et un soutien ciblé et d’améliorer les conditions d’exploitation, en particulier en vue de l’inclusion des femmes à bord des navires et plus généralement dans le secteur, ainsi que de renforcer la position du secteur dans la chaîne d’approvisionnement; demande dès lors à la Commission, en étroite collaboration avec les États membres et dans le cadre du FEAMPA, de créer et de mettre en œuvre des mécanismes de soutien à la pêche à petite échelle, artisanale et côtière, qui permettent de répondre aux problèmes propres à cette partie du secteur; |
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2. |
estime que pour garantir l’avenir de la pêche artisanale, il convient de reconnaître sa spécificité dans la PCP et d’adapter les instruments existants en vue de répondre aux besoins de ce secteur; |
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3. |
souligne qu’il est nécessaire de mettre au point une définition commune, plus complète et plus adéquate de la pêche à petite échelle, artisanale et côtière; souligne que cette définition devrait être pragmatique, mesurable et claire; souligne également que cette définition devrait découler d’une évaluation appropriée, qui tienne compte des caractéristiques et critères du segment de la pêche artisanale autres que la longueur des navires, afin d’adapter la définition de la pêche artisanale établie par l’Union à la réalité de ce segment, comme c’est déjà le cas des définitions existantes figurant dans certaines conventions internationales telles que la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA) ou la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM); |
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4. |
souligne que cette définition devrait figurer dans un règlement plus horizontal tel que le règlement relatif à la PCP afin qu’elle s’applique à l’ensemble de la législation de l’Union en matière de pêche; estime qu’une éventuelle modification de la définition ne devrait pas avoir d’incidence sur la mise en œuvre du FEAMPA pour la période en cours; prie la Commission de traiter cette question dans le cadre de la révision future du règlement relatif à la PCP; |
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5. |
affirme qu’il est nécessaire de renforcer et de raccourcir la chaîne de valeur du secteur entre le producteur et le consommateur, ce qui accroîtrait les possibilités de vente directe du pêcheur au consommateur et réduirait le nombre d’intermédiaires afin, idéalement, d’arriver à ce que le producteur puisse servir directement le client final; souligne qu’il est nécessaire de promouvoir des stratégies de commercialisation, notamment en encourageant la création de nouveaux canaux de distribution, et de favoriser des mécanismes qui améliorent la différenciation des produits, afin de garantir un bénéfice maximal aux pêcheurs, d’augmenter la rentabilité, d’encourager des rémunérations plus élevées et de promouvoir une répartition juste et adéquate de la valeur ajoutée entre les pêcheurs; |
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6. |
demande d’assurer une distribution plus juste et adaptée de la valeur ajoutée le long de la chaîne de valeur du secteur et d’envisager le recours à des formes d’intervention analogues aux prix garantis et aux prix indicatifs, utilisant comme variable les coûts de production, afin d’atteindre l’objectif susmentionné et d’améliorer les revenus des pêcheurs; réaffirme que, dans les cas où il existe de graves déséquilibres dans la chaîne, les États membres devraient pouvoir intervenir; |
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7. |
souligne que la pêche artisanale constitue le segment le plus faible de la chaîne de valeur et que les modalités de commercialisation tendent souvent à favoriser les intérêts de l’acheteur plutôt que ceux des pêcheurs, qui ont peu ou pas de contrôle sur la fixation des prix et qui, de ce fait, ne tirent qu’une rémunération modique des produits vendus; |
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8. |
demande que des mesures soient prises au niveau de l’Union ou des États membres afin de défendre ou de créer des marchés d’origine, qui se traduiraient par la promotion de circuits courts préférentiels pour les produits traditionnels; souligne qu’il importe de promouvoir et de défendre les qualités du poisson issu de la pêche artisanale telles que, notamment, la fraîcheur, le caractère saisonnier, le patrimoine culturel et la durabilité; invite à soutenir davantage ces produits dans le cadre des foires commerciales, des petits commerces et de la restauration, en tenant compte des habitudes alimentaires de la population, de manière à maximiser la valeur des produits de la pêche et à favoriser le développement local; demande instamment la création de campagnes de promotion des produits de la pêche locale qui tirent pleinement parti de l’organisation commune des marchés (OCM) et de la PCP; |
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9. |
souligne la nécessité de favoriser la diversification des produits au moyen d’initiatives destinées à créer de nouveaux marchés en mettant en valeur des espèces comestibles et consommées moins connues afin d’améliorer la position de la pêche artisanale sur le marché, de réduire la demande pour des produits dont l’approvisionnement constant tout au long de l’année ne peut être assuré que par les importations, et de contribuer à diminuer la pression pesant sur les espèces surexploitées; rappelle la nécessité de soutenir également la diversification des produits dans le secteur de la conserve en recourant aux espèces sous-estimées ou moins consommées; |
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10. |
prône la mise en place d’un programme de formation pour le secteur des hôtels, des restaurants et des cafés (horeca), afin d’améliorer la connaissance des produits de la mer et les bonnes pratiques de protection des ressources, en sensibilisant notamment à l’interruption de la vente et de la consommation de certaines espèces pendant la période de fermeture de la pêche; |
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11. |
souligne qu’il importe de mettre en œuvre des projets innovants dans le secteur de la distribution, qui mettent l’accent sur la coopération avec les confréries de pêcheurs et les associations de pêche artisanale, lesquelles permettent d’entretenir une relation étroite avec le consommateur final; |
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12. |
demande aux États membres et aux organisations de producteurs d’envisager des manières plus efficaces de promouvoir la commercialisation de produits transformés de la pêche dotés d’une plus grande valeur ajoutée, notamment des produits en conserve, à l’exemple de ce qui se fait pour certains produits agricoles, ainsi que d’étudier des programmes destinés à assurer la promotion externe des produits de la pêche européenne, notamment en les présentant dans des foires et des concours internationaux; |
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13. |
insiste sur le fait que le secteur des produits de la mer met à la disposition des consommateurs des outils très limités, comme les labels, pour évaluer les critères de durabilité du secteur de la pêche artisanale et promouvoir les produits ayant une faible incidence; souligne que lorsque ces labels existent, ils risquent de défavoriser la pêche artisanale, puisqu’il peut être difficile d’accéder à certaines des données nécessaires ou que les pêcheurs n’ont pas nécessairement la capacité financière de lancer le processus de certification; |
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14. |
estime qu’il faut procéder à une révision ambitieuse du règlement OCM afin qu’il contribue davantage à garantir les revenus du secteur et la stabilité du marché, ainsi qu’en vue d’améliorer la commercialisation des produits de la pêche et d’augmenter leur valeur ajoutée; souligne qu’il importe, dans ce contexte, de créer des labels de certification des produits de la mer et des mécanismes d’étiquetage des produits de la pêche, ainsi que d’accroître la traçabilité dans la chaîne d’approvisionnement, ce qui permettrait d’améliorer la communication d’informations aux consommateurs et, partant, de les encourager à acheter des produits de la mer d’origine locale et durable et de les sensibiliser aux produits de la pêche artisanale; |
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15. |
demande que des programmes de soutien à la pêche artisanale soient mis en place au titre du FEAMPA en vue d’améliorer sa gestion commerciale et ses capacités organisationnelles, de réduire les coûts de production, d’améliorer les prix de première vente et de garantir sa viabilité économique et sa durabilité environnementale, notamment grâce à une flotte plus durable et plus moderne; |
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16. |
insiste sur les difficultés que continue de rencontrer le secteur de la pêche artisanale, qui peuvent également être exacerbées par les fluctuations et la hausse des prix du carburant et d’autres intrants, situation qui touche surtout les segments de flotte les moins compétitifs, notamment la pêche à petite échelle, artisanale et côtière; |
Améliorer les conditions d’exploitation et assurer l’avenir de la pêche à petite échelle, côtière et artisanale
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17. |
se félicite que le FEAMPA prévoie la possibilité de soutenir la modernisation et le remplacement des moteurs ou l’acquisition de nouveaux moteurs émettant moins de CO2, notamment des moteurs utilisant des technologies à faible consommation d’énergie, ainsi que la conversion des moteurs à essence; estime qu’il convient d’appliquer les taux de cofinancement actuels les plus élevés; met en garde contre le fait que nombre de ces solutions de rechange en matière de motorisation ne sont pas encore suffisamment développées ou supposent une augmentation significative du tonnage brut, comme dans le cas de certains moteurs électriques; |
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18. |
souligne que, dans certaines régions, la majorité du secteur de la pêche artisanale dépend des subventions aux carburants; avertit que la proposition de la Commission relative à une directive du Conseil restructurant le cadre de l’Union de taxation des produits énergétiques et de l’électricité (COM(2021)0563), en mettant fin à l’exonération obligatoire dont bénéficie actuellement le secteur de la pêche et en instaurant un taux minimal de taxation, présente un risque pour la viabilité de la grande partie du segment de la pêche artisanale, qui ne peut se permettre de réaliser de longs trajets afin de faire le plein dans les ports offrant des prix plus bas; invite la Commission et les États membres à garantir des conditions équitables à l’échelle internationale et, partant, à continuer d’exonérer le secteur de la pêche de la taxe sur les carburants; souligne que l’adoption d’une nouvelle approche ne devrait pas entraîner de charge pour la pêche artisanale et devrait viser avant tout à trouver des solutions de remplacement permettant au secteur d’opérer une transition juste vers les objectifs fixés par le pacte vert sans pour autant compromettre la capacité de ce secteur à prospérer économiquement et à garantir des conditions décentes à ses travailleurs; estime, à cet égard, et compte tenu du caractère exceptionnel de l’inflation actuelle des prix du carburant, que les États membres pourraient envisager des mesures extraordinaires pour aider le segment de la pêche à petite échelle, côtière et artisanale à faire face à la hausse attendue des coûts de production, en particulier dans le cadre du FEAMPA et des programmes opérationnels nationaux; |
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19. |
attire l’attention sur les difficultés causées par la crise de la COVID-19 et ses graves conséquences économiques et sociales pour le secteur de la pêche, et souligne qu’il est important que les États membres distribuent, s’il y a lieu, les fonds nationaux et européens disponibles, et envisagent de prendre des mesures exceptionnelles pour aider les pêcheurs, et notamment les travailleurs, à surmonter les crises ou les perturbations du marché; invite les États membres à utiliser les ressources mises à disposition dans le cadre des mécanismes de crise visant à soutenir la pêche artisanale; souligne qu’en dépit de la crise, le secteur de la pêche côtière artisanale a continué de fonctionner, offrant aux citoyens de l’Union un accès aux produits de la mer, en particulier dans les régions côtières isolées, sur les îles et dans les RUP; |
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20. |
demande instamment aux États membres d’allouer des fonds aux investissements dans la flotte côtière artisanale au titre de la facilité pour la reprise et la résilience afin d’aider les pêcheurs et les opérateurs effectuant les travaux auxiliaires, qui sont principalement des femmes, telles que les ramendeuses, les assistantes à terre ou les emballeuses, ainsi que les travailleurs; |
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21. |
demande instamment à la Commission de prévoir, dans le cadre du FEAMPA, un soutien spécifique en faveur du secteur de la pêche artisanale pour l’installation d’infrastructures de stockage, de congélation et de réfrigération, ainsi que pour le maintien de la chaîne du froid du bateau au consommateur final; estime que ce soutien constitue un élément décisif afin de permettre au segment de la pêche artisanale de tirer pleinement parti des ressources halieutiques, tout en évitant la destruction ou l’épuisement des stocks, ainsi que d’assurer un approvisionnement régulier et la livraison de produits frais et de grande qualité au public, au secteur de l’horeca et à l’industrie agroalimentaire; |
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22. |
estime que des conditions de stockage adaptées dans les ports pourraient faciliter et garantir la conservation du poisson et soutenir sa mise sur le marché, en vue d’améliorer la rentabilité du poisson en agissant indirectement sur la formation des prix; rappelle, dans ce contexte, les possibilités offertes par l’OCM et les organisations de producteurs; |
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23. |
estime que le FEAMPA et les nouveaux programmes opérationnels nationaux devraient renforcer et soutenir explicitement la pêche artisanale, afin de contribuer à assurer la durabilité et la viabilité future des nombreuses communautés côtières traditionnellement dépendantes de la pêche, de manière à répondre aux problèmes spécifiques de ce segment et à soutenir une gestion locale durable des pêcheries concernées; |
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24. |
estime que le soutien octroyé par les États membres dans le cadre de la mise en œuvre du FEAMPA devrait être mobilisé pour remédier aux défaillances structurelles en vue de contribuer à augmenter les revenus de la pêche, de promouvoir l’emploi assorti de droits dans le secteur et de garantir des prix équitables pour les producteurs, de soutenir le développement des activités connexes, en amont et en aval de la pêche, et de contribuer au développement et à la cohésion des régions côtières dans le cadre d’une pêche durable et en vue d’assurer l’avenir du secteur de la pêche artisanale; |
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25. |
souligne que, pour garantir un taux de mise en œuvre plus élevé du FEAMPA et pour faire en sorte que la pêche artisanale ait accès à un soutien, il est nécessaire d’envisager et de mettre en œuvre des mesures visant à rationaliser les procédures, et ainsi à réduire la charge administrative associée aux demandes, de modifier le processus de financement pour recevoir une aide et de le remplacer par un système de préfinancement, et d’utiliser pleinement les plafonds de financement du Fonds; |
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26. |
souligne que l’Union ne dispose d’aucun outil lui permettant de comprendre la portée des investissements du FEAMP et du FEAMPA dans le secteur de la pêche artisanale, ni le nombre de bonnes pratiques financées, ni l’obtention de résultats concrets, ni la façon dont les groupes d’action locale de la pêche travaillent et mettent effectivement en œuvre la PCP; demande à la Commission de créer cet outil, car cela constituerait une étape essentielle pour comprendre de quelle façon développer les bonnes pratiques et reproduire les techniques de pêche favorisant un cercle vertueux à l’échelle de l’Union; |
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27. |
invite les États membres à fournir une assistance technique au niveau local pour permettre aux pêcheurs artisanaux d’accéder aux financements nationaux et de l’Union; |
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28. |
met en garde contre l’âge moyen élevé de la flotte de pêche artisanale et souligne à cet égard la nécessité de rendre les activités de pêche de ce segment attractives aux yeux des jeunes et des femmes; souligne la nécessité de renouveler et de moderniser la flotte artisanale en vue d’améliorer la sécurité et les conditions de vie à bord des navires, d’améliorer leur efficacité énergétique et de rendre ce segment plus respectueux de l’environnement, tout en veillant à ce que la capacité de pêche de l’ensemble de la flotte n’augmente pas et en améliorant la durabilité sociale et économique des communautés de pêcheurs qui en dépendent; souligne, dans ce cadre, la nécessité de répondre aux situations où les navires sont devenus obsolètes, ce qui augmente les coûts d’exploitation, de maintenance et de requalification (sur le plan économique et environnemental), et compromet dès lors la garantie des conditions de sécurité des opérations; souligne que les critères de tonnage brut pour définir la capacité de pêche, en incluant également l’espace réservé aux locaux et au confort de l’équipage, pourraient freiner la modernisation des navires de pêche ainsi que l’amélioration indispensable des conditions de travail dans la flotte de pêche artisanale; prie instamment la Commission, à cet égard, de revoir ces critères et d’autres dispositions connexes afin de trouver un compromis entre les besoins des pêcheurs artisanaux et la nécessité de s’assurer que la capacité de pêche de la flotte de l’Union n’augmente pas; |
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29. |
rappelle qu’il est nécessaire de soutenir le renouvellement ou la modernisation de la flotte demandés pour améliorer la sécurité, les conditions de travail ainsi que la viabilité économique et environnementale des activités; souligne toutefois que la réalisation de cet objectif ne peut entraîner une augmentation de la capacité de pêche; |
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30. |
estime que le fait de ne pas tenir compte de la nécessité de renouveler la flotte et d’entretenir et d’améliorer les navires, en particulier, mais pas seulement, lorsqu’ils sont obsolètes et inefficaces, compromettrait l’avenir de la pêche artisanale, en particulier dans les RUP; |
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31. |
souligne que le FEAMPA prévoit des possibilités d’investissements visant à améliorer la sécurité, les conditions de vie et la performance énergétique des navires, qui peuvent également profiter à la flotte côtière et artisanale à petite échelle, et qu’il devrait également offrir des possibilités de financement pour soutenir, d’une part, le renouvellement, la restructuration et le redimensionnement des navires, ainsi que l’achat de nouveaux navires dans la flotte de pêche artisanale, en particulier lorsqu’il est avéré que celle-ci a atteint un âge moyen avancé et ne garantit pas les conditions essentielles en matière de sécurité et d’opérabilité, et, d’autre part, l’augmentation de la puissance des moteurs lorsque cela s’avère justifié en vue de garantir de meilleures conditions de sécurité à bord pendant les opérations et lorsque cette flotte entre en mer ou en revient, et l’augmentation du temps passé en mer, pour autant que la capacité de l’effort de pêche ne soit pas augmentée, en particulier dans les RUP; |
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32. |
invite les États membres à veiller à la pleine mise en œuvre des normes et des règlements de l’Union en matière de sécurité, de travail et de conditions de vie à bord des navires de pêche; |
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33. |
souligne que les États membres devraient sans cesse s’efforcer d’entretenir et d’améliorer leurs ports pour assurer un débarquement et un déchargement des captures en toute sécurité; |
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34. |
souligne l’importance socio-économique du secteur de la pêche, notamment la pêche à petite échelle, artisanale et côtière, pour l’emploi et la cohésion sociale dans les RUP, régions qui se caractérisent par des contraintes structurelles et des possibilités réduites de diversification économique; demande par conséquent que l’Union soutienne davantage le secteur de la pêche artisanale dans ces régions; |
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35. |
relève que le FEAMPA fournit un soutien au secteur de la pêche dans les RUP, lequel soutien vise en particulier à apporter une aide en ce qui concerne les coûts supplémentaires générés par leur éloignement, pour la vente de produits spécifiques de la pêche provenant de certaines RUP; |
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36. |
souligne les caractéristiques singulières des chaînes de valeur du secteur de la pêche dans les RUP et défend la nécessité d’accorder une attention particulière au renforcement de ces chaînes de valeur et de faciliter leur accès au marché, ce à quoi pourrait contribuer, outre la réinstauration du POSEI pêche, la création d’un programme similaire pour les transports; |
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37. |
souligne le potentiel que présente la pêche touristique pour ces régions, car elle permettrait d’attirer les jeunes vers ce métier et de diversifier les revenus des pêcheurs sans augmenter pour autant leur effort de pêche, tout en respectant les limites en matière d’effort de pêche, en sensibilisant le public aux traditions du secteur et en améliorant sa connaissance du milieu marin; affirme qu’il est nécessaire de veiller à la réduction des lourdeurs administratives liées à cette activité et de faire en sorte que l’Union soutienne ces activités; |
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38. |
estime que, pour assurer l’avenir de la pêche artisanale, il est nécessaire que la réglementation de l’Union garantisse un environnement réglementaire capable de renforcer la position des pêcheurs dans la chaîne d’approvisionnement et de favoriser les investissements dans la viabilité, la stabilité et la compétitivité économique à long terme du secteur; |
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39. |
estime que les objectifs d’une politique de la pêche devraient inclure la garantie de l’approvisionnement en poisson de la population, dans le cadre de la sécurité et de la souveraineté alimentaires, ainsi que le développement des communautés côtières, tout en veillant à ce que le développement des activités de pêche respecte les limites écologiques et en accroissant l’attractivité des métiers liés à la pêche en vue de les promouvoir; souligne que le rôle socio-économique de la pêche artisanale dans les communautés de pêcheurs devrait également être reconnu dans le cadre de la mise en œuvre de la PCP, en créant des emplois et en améliorant les conditions de vie des pêcheurs et des travailleurs effectuant des tâches auxiliaires, qui sont habituellement des femmes, grâce à l’amélioration des conditions de travail, d’habitabilité et de sécurité pour les équipages, afin d’attirer les jeunes et d’assurer le renouvellement générationnel de cette activité, dans un cadre qui garantisse la durabilité et la bonne conservation des ressources; |
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40. |
réaffirme que la situation de la pêche dans l’Union est complexe et diffère considérablement d’un État membre à l’autre en ce qui concerne les flottes de pêche, les incidences de différents segments de la flotte sur l’environnement, les engins de pêche, les ressources halieutiques et leur état de conservation, ainsi que les habitudes de consommation de la population; attire l’attention sur la possibilité, le cas échéant, de régionaliser la gestion de la pêche dans le cadre de la PCP tout en garantissant dans le même temps des conditions de concurrence équitables pour l’ensemble des pêcheurs, et notamment les organisations régionales de gestion des pêches; rappelle qu’en raison de cette grande diversité, la gestion des pêches doit prévoir des exceptions permettant aux États membres et aux régions de mettre en œuvre des pratiques de gestion plus spécialisées, qui tiennent compte des spécificités, encouragent le dialogue, associent le secteur et les communautés côtières au processus décisionnel, la définition et la mise en œuvre des politiques, et sont fondées sur des connaissances scientifiques solides; |
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41. |
considère, par conséquent, que les initiatives de gestion au niveau local au moyen de la cogestion doivent être prises en compte dans les programmes du FEAMPA au niveau des États membres; |
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42. |
souligne que la révision en cours du règlement (CE) no 1224/2009 relatif au contrôle de la pêche doit respecter les particularités de la pêche artisanale et ne pas lui imposer de surcharge bureaucratique, en particulier en matière de géolocalisation ou d’envoi électronique des données de capture; demande la mise en place d’un système de contrôle spécialement conçu et adapté à la réalité et à la diversité de la flotte côtière artisanale, y compris le ramassage de coquillages et la pêche sans navire, accordant une grande importance à la proportionnalité et à la progressivité; |
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43. |
estime qu’il est important de diversifier les activités de l’économie bleue durable au sens large, en soutenant la valorisation culturelle des communautés, la promotion des produits dérivés de la pêche et des produits qui, en dépit de leur potentiel, n’ont pas de valeur commerciale; considère toutefois que de telles activités ne devraient pas compromettre l’activité de pêche ou les droits historiques des pêcheurs en mer; |
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44. |
estime que l’utilisation de l’espace maritime dans d’autres domaines d’exploitation économique ne devrait pas compromettre les droits de pêche historiques; considère que la pêche artisanale devrait être pleinement intégrée dans la planification stratégique de ces politiques; estime qu’un phénomène similaire est à l’œuvre dans les eaux intérieures, au sein desquelles la pêche artisanale est confrontée à des conflits croissants pour les ressources et l’utilisation de l’eau douce, dans un contexte de concurrence avec des industries ayant une incidence néfaste sur les habitats des communautés riveraines et les ressources halieutiques; |
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45. |
affirme avec insistance que les défis socio-économiques et environnementaux en matière de gestion des ZMP offrent la possibilité de réconcilier, d’un côté, les objectifs de conservation et de durabilité avec, de l’autre, l’association du secteur de la pêche artisanale aux décisions de gestion à l’intérieur et autour des ZMP; enjoint, à cet égard, à la Commission et aux États membres d’élaborer des approches participatives en vue de la gestion des ZMP, sur la base de données biologiques et socio-économiques produites, mises en œuvre et revues conjointement en collaboration avec les professionnels des ZMP, les parties prenantes concernées et le secteur de la pêche artisanale; invite la Commission et les États membres à envisager l’élaboration de pratiques de gestion participative afin, en outre, de trouver un équilibre entre le développement durable de la pêche artisanale et, le cas échéant, celui du tourisme responsable; |
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46. |
signale la nécessité d’une protection économique et sociale pendant les périodes d’interdiction de pêche et dans le cas de catastrophes qui entravent les activités; souligne qu’il est nécessaire de mettre en place des mécanismes prévoyant une compensation salariale en réparation du manque à gagner pendant ces périodes; souligne que cette compensation devrait être comptabilisée comme du temps de travail aux fins de la pension de retraite et d’autres droits en matière de sécurité sociale; |
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47. |
estime que le renouvellement générationnel nécessite la création de conditions attrayantes pour les jeunes et les femmes, ce qui suppose de valoriser les revenus de la pêche tout en garantissant sa stabilité et d’appliquer le principe de rémunération égale pour un travail de valeur égale, d’augmenter l’allocation de quotas à la pêche artisanale conformément aux recommandations scientifiques, de garantir des conditions de formation qui tiennent dûment compte de la diversité des pratiques de pêche, des engins de pêche et des besoins de chaque État membre, et de garantir des conditions de travail et un niveau de sécurité appropriés à bord; rappelle que le FEAMPA apporte un soutien en matière de formation et de développement professionnel; considère que la formation doit s’appuyer sur une importante composante pratique et tenir compte de la situation particulière dans laquelle elle s’inscrit au niveau national, régional ou local; est en outre d’avis qu’il devrait être possible d’associer à ceci une formation théorique, tout en tirant parti du savoir accumulé par les personnes qui se rendent ou se sont rendues en mer; |
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48. |
demande le renforcement des moyens financiers et techniques alloués à la recherche halieutique dans les États membres afin qu’elle puisse développer des activités axées sur la pêche et les ressources halieutiques, en intensifiant et en améliorant la collecte et l’évaluation des données et de l’état des ressources; |
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49. |
demande le renforcement des moyens financiers et techniques alloués à la recherche et au développement scientifiques en matière de pêche dans l’Union et dans l’ensemble des États membres; souligne en particulier la nécessité de soutenir les instituts de recherche et les laboratoires dans ce domaine en mettant à leur disposition des ressources matérielles et humaines afin qu’ils puissent développer des activités axées sur la promotion de la pêche à petite échelle, côtière et artisanale et garantir une meilleure compréhension des différentes causes de l’épuisement des stocks halieutiques et de la préservation des ressources halieutiques; insiste sur la nécessité de faire participer les pêcheurs et les associations de pêcheurs aux activités de suivi scientifique, de cartographie, de collecte de données, de gestion et de contrôle afin de profiter pleinement de leurs connaissances; |
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50. |
demande à la Commission de lancer une action de cartographie régionale exhaustive afin de pouvoir disposer d’un ensemble de données de bases complètes et exactes sur la pêche artisanale, avec pour objectif de mesurer les conséquences économiques et sociales de ce type de pêche d’un point de vue qualitatif et quantitatif et d’estimer la valeur de sa production, son incidence économique sur les communautés côtières, et ses effets sur les secteurs connexes; |
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51. |
invite les États membres et la Commission à soutenir la recherche consacrée aux pratiques permettant d’augmenter et de diversifier les revenus des communautés de pêcheurs et du secteur de la pêche, et notamment des pêcheurs artisanaux; estime que les résultats de ces recherches devraient être diffusés dans l’Union en vue de reproduire, de mettre en œuvre et de promouvoir des projets tant au niveau des États membres que de l’Union; |
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52. |
souligne qu’en dépit de l’amélioration de la couverture des données, il subsiste un manque de données et d’indicateurs statistiques économiques, sociaux et territoriaux exhaustifs au niveau européen en ce qui concerne la pêche artisanale; souligne que ce manque de statistiques ne permet pas d’analyser correctement ce segment et, partant, complique la mise en place d’une action législative appropriée pour trouver des solutions aux difficultés les plus graves qu’il rencontre; |
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53. |
invite les États membres à intensifier et à améliorer la collecte et la ventilation adéquates des données relatives à la pêche en obtenant des données statistiques appropriées sur les captures et les débarquements en vue d’une meilleure évaluation et d’une meilleure gestion des ressources, y compris les activités associées, les aspects sociaux et économiques, et l’analyse d’autres utilisations commerciales, en particulier en ce qui concerne la pêche artisanale et les communautés qui lui sont associées; |
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54. |
prie la Commission de lancer une action de cartographie régionale complète des systèmes et des législations nationales en vigueur en matière de protection sociale et dont peuvent disposer les pêcheurs artisanaux dans les États membres afin de déterminer et d’encourager les meilleures possibilités en la matière, notamment des mécanismes législatifs et institutionnels garantissant la pleine participation de la pêche artisanale à l’ensemble des activités ayant trait au développement durable du secteur, telles que la mise en place d’activités de remplacement, la cogestion, le soutien financier, l’étiquetage, la traçabilité, le droit à un travail décent et la protection sociale; |
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55. |
estime que, dans le cadre de la mise en œuvre de la PCP, les États membres doivent faire en sorte que la mise en œuvre des objectifs environnementaux nécessaires s’accompagne de la définition d’objectifs sociaux et économiques, et que leur interdépendance soit prise en compte par la Commission et les États membres, tant pour la mise en œuvre de la législation que pour l’élaboration des futures initiatives législatives; |
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56. |
souligne que les organisations de producteurs peuvent avoir une incidence décisive sur la gestion des structures de commercialisation des produits de la pêche artisanale, l’amélioration de l’accès de ces produits au marché et l’accroissement de la disponibilité des produits au sein des communautés côtières; souligne en particulier que ces activités de renforcement et de promotion contribueraient à améliorer la position des pêcheurs artisanaux lors des négociations de prix et favoriseraient une concurrence saine au sein du secteur et une utilisation plus efficace de ses propres structures et ressources grâce à l’action collective; |
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57. |
affirme à cet égard qu’il est d’une importance cruciale pour le secteur de la pêche artisanale de renforcer sa capacité organisationnelle afin de consolider sa position dans la chaîne de valeur; invite la Commission et les États membres à prendre des mesures pour accroître le pouvoir de négociation des petits pêcheurs et à soutenir, encourager et faciliter la création d’organisations, d’associations et de coopératives de producteurs pour ce segment, ce qui constituerait un outil important pour leur donner davantage de force dans la chaîne d’approvisionnement et accroître leur pouvoir de négociation face aux autres acteurs du marché, afin de garantir des marges bénéficiaires élevées et de mieux gérer leurs activités de pêche; |
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58. |
insiste sur le fait que les associations et les confréries doivent être reconnues et être éligibles à un soutien financier au même titre que les organisations de producteurs; invite les États membres et la Commission, notamment dans le cadre de la réforme de l’OCM, à prendre des initiatives en ce sens afin d’éliminer toute discrimination entre les confréries et les organisations de producteurs; |
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59. |
appelle, à cet égard, la Commission et les États membres à donner suite au règlement OCM en élaborant des plans régionaux pour les organisations de producteurs de la pêche artisanale afin d’améliorer la rentabilité de ce secteur ainsi que la qualité et la traçabilité de ses produits; |
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60. |
insiste sur l’importance d’associer les pêcheurs artisanaux aux processus de prise de décision aux niveaux local, national et de l’Union, et invite le Conseil et les États membres à améliorer la transparence du processus décisionnel concernant la pêche artisanale afin de garantir la responsabilisation; appelle à donner aux associations de pêcheurs artisanaux les moyens de partager la responsabilité et le pouvoir de prise de décision avec les autorités nationales dans le cadre de l’élaboration et de la mise en œuvre des plans de cogestion au sein de comités de cogestion; |
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61. |
souligne que la viabilité de la pêche artisanale dépend fondamentalement d’un accès garanti aux ressources et aux zones de pêche, d’un côté, et aux marchés à valeur ajoutée, de l’autre; préconise, à cet égard, une approche différenciée de la gestion de la pêche artisanale comportant un accès prioritaire aux zones de pêche littorales; |
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62. |
estime que la cogestion est un outil essentiel dans le cadre de la pêche artisanale, qui permet d’optimiser la gestion des ressources halieutiques sur la base d’une approche intégrée prenant en compte tous les aspects de la durabilité, tant environnementaux que sociaux et économiques, et qui suppose la participation ainsi que l’engagement actifs de l’administration, du secteur de la pêche, de la communauté scientifique et des organisations de la société civile; |
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63. |
souligne que la pêche a une faible incidence environnementale et qu’elle permet de produire des aliments sains, puisqu’elle ne recourt ni à l’alimentation artificielle, ni aux antibiotiques, ni aux engrais, ni aux pesticides chimiques; |
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64. |
souligne qu’il faut éviter de créer un conflit artificiel entre la pêche industrielle et la pêche artisanale; estime que les pêcheurs des deux secteurs ne sont pas en concurrence, car ils pêchent en majorité des espèces différentes dans des zones de pêche généralement différentes; prend acte du fait que les entreprises de la pêche dite «industrielle» sont également des entreprises familiales qui existent depuis des générations, qui sont profondément enracinées dans les communautés locales de pêcheurs, et qui entretiennent avec elles des liens forts; |
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65. |
note que le fait que 2022 ait été proclamée «année internationale de la pêche artisanale et de l’aquaculture» constitue une occasion extraordinaire pour attirer l’attention du monde entier sur le travail réalisé en faveur de la sécurité alimentaire et de l’utilisation durable des ressources naturelles dans ce segment de la flotte, ainsi que pour donner plus de visibilité à la pêche artisanale et lui permettre de participer plus activement aux processus de prise de décision; |
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66. |
estime que l’amélioration de la sélectivité et la transition vers des techniques de pêche ayant une faible incidence sont cruciales pour la survie et la prospérité de la pêche artisanale; |
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67. |
souligne que les institutions publiques devraient faciliter l’accès des segments les plus faibles de la flotte au financement afin de dynamiser les chaînes de valeur et d’éviter les défaillances du marché; invite, à ce propos, la Commission et les États membres à prendre des initiatives législatives pour faciliter l’accès du secteur de la pêche artisanale aux sources officielles de financement; souligne que ces initiatives devraient comprendre un accès au crédit formel pour les dépenses en capital et au financement pour les opérations de pêche, l’élaboration, en partenariat avec les institutions financières, de mécanismes et de produits financiers pour les investissements à moyen et à long terme, et l’application de mécanismes de financement établis, tels que les contrats de production ou les récépissés d’entrepôt, avec la participation des pêcheurs, des négociants et des autorités publiques; |
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68. |
affirme que la planification de l’espace maritime est cruciale pour garantir la participation de toutes les parties prenantes aux décisions concernant l’utilisation et la protection de l’environnement marin; souligne que cette planification est essentielle pour garantir la participation des pêcheurs artisanaux au processus de prise de décision; |
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69. |
rappelle que les diminutions consécutives du soutien apporté par l’Union à ce secteur dans les cadres financiers pluriannuels successifs, en particulier la réduction des ressources allouées au FEAMP/FEAMPA et à l’OCM, constituent l’un des facteurs de l’aggravation de la situation du secteur; réaffirme donc la nécessité de renforcer substantiellement les moyens financiers de l’Union pour le secteur de la pêche; |
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70. |
estime que les directives volontaires de la FAO visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l’éradication de la pauvreté représentent un apport précieux en vue de définir un cadre visant à sauvegarder, à renforcer et à promouvoir la pêche artisanale dans le cadre d’une politique de gestion de la pêche; |
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71. |
invite tous les États membres à valoriser le rôle du travail des femmes dans le secteur de la pêche à l’aide de projets spécifiques et en accordant une pleine reconnaissance juridique au rôle des femmes en tant qu’«assistantes» et collaboratrices des entreprises de pêche familiale, afin d’assurer de meilleures garanties en matière d’emploi, de futurs revenus ainsi que le paiement de prestations de sécurité sociale; |
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72. |
estime qu’il conviendrait de renforcer la coopération en vue de la reconnaissance de la formation de base dispensée par des établissements ou des institutions qui font partie des systèmes éducatifs nationaux de chaque État membre ou pays tiers et qui sont reconnus au niveau international; |
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73. |
estime qu’il est important de créer des points de convergence entre les diverses organisations représentatives du secteur pour défendre leurs revendications et s’assurer qu’elles sont dûment prises en considération dans la définition des politiques de gestion de la pêche et des politiques d’utilisation de l’espace maritime; |
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74. |
invite la Commission à promouvoir, dans le cadre de la politique de cohésion, les projets qui contribueront à la protection des régions côtières et insulaires en tant que sites relevant du patrimoine de pêche et du patrimoine maritime; |
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75. |
souligne que le secteur de la pêche artisanale, plus que les autres segments de la flotte, risque de payer un lourd tribut aux conséquences engendrées par le besoin accru d’atteindre les objectifs du pacte vert pour l’Europe en matière de sources d’énergie renouvelable; souligne que la pêche artisanale sera particulièrement touchée si le déplacement entraîné par l’installation d’un nombre croissant de parcs éoliens en mer dans les zones de pêche littorales a bel et bien lieu, car les pêcheurs artisanaux risquent de ne pas être en mesure de déplacer leur activité plus au large ou de changer de technique de pêche; demande, à cet égard, une planification adéquate de l’espace maritime qui garantisse les intérêts de tous les secteurs et, en dernier recours, une indemnisation équitable des pêcheurs artisanaux; |
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76. |
met en avant les possibilités qui peuvent naître des éventuelles synergies entre la pêche artisanale et d’autres secteurs, notamment celui du tourisme côtier, qui partage les mêmes actifs et infrastructures que le secteur de la pêche artisanale; souligne que ces synergies permettraient de diversifier l’économie locale, seraient source d’emplois et de revenus supplémentaires pour les familles, et pourraient contribuer à stabiliser le déclin de la rentabilité et de l’emploi dans le secteur de la pêche; appelle, à ce propos, à définir clairement le pescatourisme, qui permet aux pêcheurs artisanaux professionnels d’exercer une activité réglementée et, en même temps, de profiter pleinement des possibilités offertes par les synergies avec le secteur de l’économie bleue; |
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77. |
fait remarquer que les femmes sont toujours sous-représentées dans le secteur de la pêche artisanale; souligne que, malgré cette situation, elles ont toujours joué un rôle actif, bien que souvent invisible, dans ce secteur; souligne que cette invisibilité peut être attribuée non seulement à des raisons culturelles, mais aussi à un manque de données statistiques officielles sur l’emploi des femmes dans la pêche artisanale; invite la Commission et les États membres à soutenir les projets visant à collecter les informations sur l’emploi des femmes dans la pêche artisanale, ainsi qu’à leur permettre de pénétrer ce secteur et d’y jouer un rôle central; |
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78. |
estime que la garantie d’un environnement de travail accessible, y compris dans le secteur de la pêche, en vue de la réinsertion sur le marché du travail tant des pêcheurs actifs que des anciens pêcheurs et des autres travailleurs du secteur de la pêche vivant avec un handicap physique ou mental, donnerait lieu à une plus grande inclusion sociale et contribuerait à créer davantage d’incitations à la génération de revenus dans le secteur de la pêche et dans les communautés de pêcheurs; |
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79. |
charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission ainsi qu’aux gouvernements et aux parlements des États membres. |
(1) Document économique maritime no 08/2020, “La flotte de pêche de l’Union en 2020: tendances et résultats économiques”, Commission européenne, direction générale des affaires maritimes et de la pêche, 9 mars 2021.
(2) JO L 354 du 28.12.2013, p. 22.
(3) JO L 354 du 28.12.2013, p. 1.
(4) JO L 257 du 28.8.2014, p. 135.
(5) JO C 474 du 24.11.2021, p. 218.
(6) JO L 247 du 13.7.2021, p. 1.
(7) JO L 149 du 20.5.2014, p. 1.
(8) JO C 184 du 5.5.2022, p. 2.
(9) «The 2019 Annual Economic Report on the EU Fishing Fleet» (CSTEP 19-06), Commission européenne, Centre commun de recherche, Comité scientifique, technique et économique de la pêche, 20 août 2019: https://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/ca63ab82-c3bf-11e9-9d01-01aa75ed71a1
(10) «Social data in the EU fisheries sector», Commission européenne, Centre commun de recherche, Comité scientifique, technique et économique de la pêche, 26 septembre 2019: https://op.europa.eu/fr/publication-detail/-/publication/fd0f6774-e0dd-11e9-9c4e-01aa75ed71a1
(11) «The 2021 Annual Economic Report on the EU Fishing Fleet» (CSTEP 21-08), Commission européenne, Centre commun de recherche, Comité scientifique, technique et économique de la pêche, 8 décembre 2021: https://op.europa.eu/fr/publication-detail/-/publication/77fb8e7b-58a7-11ec-91ac-01aa75ed71a1/
(12) «Social dimension of the CFP» (CSTEP 20-14), Commission européenne, Centre commun de recherche, Comité scientifique, technique et économique de la pêche, 10 décembre 2020: https://stecf.jrc.ec.europa.eu/documents/43805/2672864/STECF+20-14+-+Social%20+dimension+CFP.pdf/a68c6c42-6b64-41fc-b5a0-b724c71aa78e
(13) J.J. Pascual-Fernández, C. Pita et M. Bavinck (éd.), Small-Scale Fisheries in Europe: Status, Resilience and Governance, MARE Publication Series, vol. 23, Springer, Cham, Suisse, 2020.
(14) https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-28756-declaration-malte-surpeche-mediterranee.pdf
(15) Rapport 2020 sur la mise en œuvre du FEAMP, Commission européenne, direction générale des affaires maritimes et de la pêche, unité Soutien au suivi et à l’évaluation de la pêche et de l’aquaculture, septembre 2021: https://oceans-and-fisheries.ec.europa.eu/system/files/2021-09/emff-implementation-report-2020_en.pdf
(16) R Martini et J. Innes, «Relative Effects of Fisheries Support Policies», documents de l’OCDE sur l’alimentation, l’agriculture et la pêche, no 115, éditions de l’OCDE, Paris, 2018: https://www.oecd-ilibrary.org/agriculture-and-food/relative-effects-of-fisheries-support-policies_bd9b0dc3-en
(17) A. Said et al., ««Small-Scale fisheries access to fishing opportunities in the European Union: Is the Common Fisheries Policy the right step to SDG14b?», Marine Policy, vol. 118, 2020: https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0308597X20302475
(18) H. Smith et X. Basurto, «Defining Small-Scale Fisheries and Examining the Role of Science in Shaping Perceptions of Who and What Counts: A Systematic Review», Frontiers in Marine Science, vol. 6, 2019: https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fmars.2019.00236/full
(19) Étude «Small-scale Fisheries and “Blue Growth” in the EU», Parlement européen, direction générale des politiques internes, département thématique B — Politiques structurelles et de cohésion, 18 mars 2017: https://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/STUD/2017/573450/IPOL_STU(2017)573450_EN.pdf
(20) Étude “Atelier sur les technologies électroniques de gestion des pêches — Partie III: systèmes adaptés aux flottes artisanales”, Parlement européen, direction générale des politiques internes, département thématique B — Politiques structurelles et de cohésion, 30 juillet 2021: https://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/STUD/2021/690863/IPOL_STU(2021)690863_EN.pdf
(21) Étude «Impacts of the COVID-19 pandemic on EU fisheries and aquaculture», Parlement européen, direction générale des politiques internes de l’Union, département thématique B — Politiques structurelles et de cohésion, 7 juillet 2021: https://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/STUD/2021/690880/IPOL_STU(2021)690880_EN.pdf
(22) JO C 419 du 16.12.2015, p. 167.
(23) JO C 58 du 15.2.2018, p. 82.
(24) JO C 334 du 19.9.2018, p. 20.
(25) JO C 117 du 11.3.2022, p. 18.
(26) JO C 117 du 11.3.2022, p. 67.
(27) Communication de la Commission du 9 juin 2021 intitulée «Vers une pêche plus durable dans l’UE: état des lieux et orientations pour 2022» (COM(2021)0279).
(28) https://ec.europa.eu/eurostat/databrowser/view/FISH_FLEET_ALT__custom_1479572 /default/table?lang=fr
(29) https://ec.europa.eu/fisheries/facts_figures_en?qt-facts_and_figures=2
(30) Voir p. 8 de l’ouvrage Small-Scale Fisheries in Europe: Status, Resilience and Governance.
II Communications
COMMUNICATIONS PROVENANT DES INSTITUTIONS, ORGANES ET ORGANISMES DE L’UNION EUROPÉENNE
Parlement européen
Mardi 17 janvier 2023
|
16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/167 |
P9_TA(2023)0005
Modifications du règlement intérieur du Parlement concernant l’article 7 sur la défense des privilèges et immunités et l’article 9 sur les procédures relatives à l’immunité
Décision du Parlement européen du 17 janvier 2023 sur des modifications du règlement intérieur du Parlement européen concernant l’article 7 sur la défense des privilèges et immunités et l’article 9 sur les procédures relatives à l’immunité (2022/2210(REG))
(2023/C 214/15)
Le Parlement européen,
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— |
vu les lettres de sa Présidente du 9 novembre et du 16 décembre 2022, |
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— |
vu les articles 236 et 237 de son règlement intérieur, |
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— |
vu le rapport de la commission des affaires constitutionnelles (A9-0001/2023), |
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1. |
décide d’apporter à son règlement intérieur les modifications ci-après; |
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2. |
décide que ces modifications entrent en vigueur le jour suivant celui de leur adoption; |
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3. |
charge sa Présidente de transmettre la présente décision, pour information, au Conseil et à la Commission. |
Amendement 1
Règlement intérieur du Parlement européen
Article 7 — paragraphe 1
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Texte en vigueur |
Amendement |
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1. Lorsqu’est alléguée une violation, déjà commise ou sur le point de se produire, des privilèges et immunités d’un député ou d’un ancien député par les autorités d’un État membre, une demande peut être introduite conformément à l’article 9, paragraphe 1, pour que le Parlement décide s’il y a eu ou s’il est susceptible d’y avoir violation de ces privilèges et immunités. |
1. Lorsqu’est alléguée une violation, déjà commise ou sur le point de se produire, des privilèges et immunités d’un député ou d’un ancien député par les autorités d’un État membre ou par le Parquet européen , une demande peut être introduite conformément à l’article 9, paragraphe 1, pour que le Parlement décide s’il y a eu ou s’il est susceptible d’y avoir violation de ces privilèges et immunités. |
Amendement 2
Règlement intérieur du Parlement européen
Article 9 — paragraphe 1
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Texte en vigueur |
Amendement |
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1. Toute demande adressée au Président par une autorité compétente d’un État membre en vue de lever l’immunité d’un député, ou par un député ou un ancien député en vue de défendre des privilèges et immunités, est communiquée en séance plénière et renvoyée à la commission compétente. |
1. Toute demande adressée au Président par une autorité compétente d’un État membre ou par le chef du Parquet européen en vue de lever l’immunité d’un député, ou par un député ou un ancien député en vue de défendre des privilèges et immunités, est communiquée en séance plénière et renvoyée à la commission compétente. |
Amendement 3
Règlement intérieur du Parlement européen
Article 9 — paragraphe 5
|
Texte en vigueur |
Amendement |
|
5. La commission peut demander à l’autorité intéressée de lui fournir toutes informations et précisions qu’elle estime nécessaires pour déterminer s’il convient de lever ou de défendre l’immunité. |
5. La commission peut demander à l’autorité de l’État membre concernée ou, selon le cas, au chef du Parquet européen de lui fournir toutes informations et précisions qu’elle estime nécessaires pour déterminer s’il convient de lever ou de défendre l’immunité. |
Amendement 4
Règlement intérieur du Parlement européen
Article 9 — paragraphe 8
|
Texte en vigueur |
Amendement |
|
8. La commission peut émettre un avis motivé sur la compétence de l’autorité en question et sur la recevabilité de la demande, mais ne se prononce en aucun cas sur la culpabilité ou la non-culpabilité du député ni sur l’opportunité ou non de le poursuivre au pénal pour les opinions ou actes qui sont imputés au député, même dans le cas où l’examen de la demande permet à la commission d’acquérir une connaissance approfondie de l’affaire. |
8. La commission peut émettre un avis motivé sur la compétence de l’autorité de l’État membre concernée ou, selon le cas, du chef du Parquet européen et sur la recevabilité de la demande, mais ne se prononce en aucun cas sur la culpabilité ou la non-culpabilité du député ni sur l’opportunité ou non de le poursuivre au pénal pour les opinions ou actes qui sont imputés au député, même dans le cas où l’examen de la demande permet à la commission d’acquérir une connaissance approfondie de l’affaire. |
Amendement 5
Règlement intérieur du Parlement européen
Article 9 — paragraphe 10
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Texte en vigueur |
Amendement |
|
10. Le Président communique immédiatement la décision du Parlement au député concerné et à l’autorité compétente de l’État membre concerné, en demandant à être informé de toute évolution et de toute décision judiciaire rendue dans la procédure concernée. Dès que le Président reçoit ces informations, il les communique au Parlement sous la forme qu’il juge la plus appropriée, le cas échéant après consultation de la commission compétente. |
10. Le Président communique immédiatement la décision du Parlement au député concerné et à l’autorité compétente de l’État membre concerné ou, selon le cas, au chef du Parquet européen, en demandant à être informé de toute évolution et de toute décision judiciaire rendue dans la procédure concernée. Dès que le Président reçoit ces informations, il les communique au Parlement sous la forme qu’il juge la plus appropriée, le cas échéant après consultation de la commission compétente. |
Amendement 6
Règlement intérieur du Parlement européen
Article 9 — paragraphe 12
|
Texte en vigueur |
Amendement |
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12. Le Parlement examine uniquement les demandes de levée de l’immunité d’un député qui lui sont communiquées par les autorités judiciaires ou par la représentation permanente d’un État membre. |
12. Le Parlement examine uniquement les demandes de levée de l’immunité d’un député qui lui sont communiquées par les autorités judiciaires ou par la représentation permanente d’un État membre ou, selon le cas, par le chef du Parquet européen . |
Amendement 7
Règlement intérieur du Parlement européen
Article 9 — paragraphe 14
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Texte en vigueur |
Amendement |
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14. Toute demande relative au champ d’application des privilèges ou immunités d’un député adressée par une autorité compétente est examinée conformément aux dispositions ci-dessus. |
14. Toute demande relative au champ d’application des privilèges ou immunités d’un député adressée par une autorité compétente d’un État membre ou, selon le cas, par le Parquet européen est examinée conformément aux dispositions ci-dessus. |
III Actes préparatoires
Parlement européen
Mardi 17 janvier 2023
|
16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/170 |
P9_TA(2023)0001
Accord UE/Nouvelle-Zélande: échange de données à caractère personnel entre Europol et la Nouvelle-Zélande
Résolution législative du Parlement européen du 17 janvier 2023 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion de l’accord entre l’Union européenne, d’une part, et la Nouvelle-Zélande, d’autre part, sur l’échange de données à caractère personnel entre l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) et les autorités néo-zélandaises compétentes pour lutter contre les formes graves de criminalité et le terrorisme (10092/2022 — C9-0288/2022 — 2022/0157(NLE))
(Approbation)
(2023/C 214/16)
Le Parlement européen,
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— |
vu le projet de décision du Conseil (10092/2022), |
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— |
vu le projet d’accord entre l’Union européenne, d’une part, et la Nouvelle-Zélande, d’autre part, sur l’échange de données à caractère personnel entre l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) et les autorités néo-zélandaises compétentes pour lutter contre les formes graves de criminalité et le terrorisme (9269/2022), |
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— |
vu la demande d’approbation présentée par le Conseil conformément à l’article 16, paragraphe 2, à l’article 88 et à l’article 218, paragraphe 6, deuxième alinéa, point a), ainsi qu’à l’article 218, paragraphe 7, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (C9-0288/2022), |
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— |
vu sa résolution non législative du 10 juillet 2020 (1) concernant la conclusion d’un accord, en cours de négociation, entre l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande sur l’échange de données à caractère personnel entre l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) et les autorités néo-zélandaises compétentes pour lutter contre les formes graves de criminalité et le terrorisme, |
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— |
vu l’article 105, paragraphes 1 et 4, ainsi que l’article 114, paragraphe 7, de son règlement intérieur, |
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— |
vu la recommandation de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (A9-0003/2023), |
1.
donne son approbation à la conclusion de l’accord;
2.
charge sa Présidente de transmettre la position du Parlement au Conseil et à la Commission, ainsi qu’aux gouvernements et aux parlements des États membres et de la Nouvelle-Zélande.
|
16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/171 |
P9_TA(2023)0002
Convention sur la cybercriminalité: deuxième protocole additionnel relatif au renforcement de la coopération et de la divulgation de preuves électroniques
Résolution législative du Parlement européen du 17 janvier 2023 sur le projet de décision du Conseil autorisant les États membres à ratifier, dans l’intérêt de l’Union européenne, le deuxième protocole additionnel à la convention sur la cybercriminalité relatif au renforcement de la coopération et de la divulgation de preuves électroniques (06438/2022 — C9-0146/2022 — 2021/0383(NLE))
(Approbation)
(2023/C 214/17)
Le Parlement européen,
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— |
vu le projet de décision du Conseil (06438/2022), |
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— |
vu le projet de deuxième protocole additionnel à la convention sur la cybercriminalité relatif au renforcement de la coopération et de la divulgation de preuves électroniques (14898/2021), |
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— |
vu la demande d’approbation présentée par le Conseil conformément à l’article 16, à l’article 82, paragraphe 1, et à l’article 218, paragraphe 6, deuxième alinéa, point a) v), du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (C9-0146/2022), |
|
— |
vu l’article 105, paragraphes 1 et 4, ainsi que l’article 114, paragraphe 7, de son règlement intérieur, |
|
— |
vu la recommandation de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (A9-0002/2023), |
1.
donne son approbation au projet de décision du Conseil;
2.
charge sa Présidente de transmettre la position du Parlement au Conseil et à la Commission, ainsi qu’aux gouvernements et aux parlements des États membres et au Conseil de l’Europe.
|
16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/172 |
P9_TA(2023)0003
Transferts de déchets
Amendements du Parlement européen, adoptés le 17 janvier 2023, à la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif aux transferts de déchets et modifiant les règlements (UE) no 1257/2013 et (UE) 2020/1056 (COM(2021)0709 — C9-0426/2021 — 2021/0367(COD)) (1)
(Procédure législative ordinaire: première lecture)
(2023/C 214/18)
Amendement 1
Proposition de règlement
Considérant 1
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 2
Proposition de règlement
Considérant 1 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 3
Proposition de règlement
Considérant 1 ter (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 4
Proposition de règlement
Considérant 3
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 5
Proposition de règlement
Considérant 8
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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supprimé |
Amendement 6
Proposition de règlement
Considérant 10 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 7
Proposition de règlement
Considérant 10 ter (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 8
Proposition de règlement
Considérant 11 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
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Amendement 9
Proposition de règlement
Considérant 16 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 10
Proposition de règlement
Considérant 16 ter (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 11
Proposition de règlement
Considérant 20
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 12
Proposition de règlement
Considérant 22
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
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Amendement 13
Proposition de règlement
Considérant 22bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
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Amendement 14
Proposition de règlement
Considérant 30
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
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Amendement 15
Proposition de règlement
Considérant 31
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
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Amendement 16
Proposition de règlement
Considérant 36
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 17
Proposition de règlement
Considérant 36 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 18
Proposition de règlement
Considérant 36 ter (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 19
Proposition de règlement
Considérant 36 quater (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 20
Proposition de règlement
Considérant 36 quinquies (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 21
Proposition de règlement
Considérant 37 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 22
Proposition de règlement
Considérant 38
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 23
Proposition de règlement
Considérant 49
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 24
Proposition de règlement
Considérant 50
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 25
Proposition de règlement
Considérant 52
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 26
Proposition de règlement
Considérant 54
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
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Amendement 27
Proposition de règlement
Considérant 55
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 28
Proposition de règlement
Considérant 55 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 29
Proposition de règlement
Article 1 — alinéa 1
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
Le présent règlement définit les mesures visant à protéger l’environnement et la santé humaine en prévenant ou en réduisant les incidences négatives pouvant résulter du transfert de déchets. Il établit les procédures et les régimes de contrôle applicables au transfert de déchets, en fonction de l’origine, de la destination et de l’itinéraire du transfert, du type de déchets transférés et du type de traitement à appliquer aux déchets sur leur lieu de destination. |
Le présent règlement définit les mesures visant à protéger l’environnement et la santé humaine en prévenant ou en réduisant les incidences négatives pouvant résulter du transfert de déchets , y compris dans les pays tiers . Il établit les procédures et les régimes de contrôle applicables au transfert de déchets, en fonction de l’origine, de la destination et de l’itinéraire du transfert, du type de déchets transférés et du type de traitement à appliquer aux déchets sur leur lieu de destination. Il entend contribuer à la transition vers une économie circulaire, à l’objectif de neutralité climatique et à l’ambition «zéro pollution» pour un environnement exempt de substances toxiques en appliquant les principes de proximité et d’autosuffisance, comme le prévoit la directive 2008/98/CE. Il vise également à réduire la charge administrative en harmonisant les règles relatives aux transferts de déchets au sein de l’Union et en numérisant l’échange d’informations concernant ces transferts. |
Amendement 30
Proposition de règlement
Article 3 — alinéa 1 — point 4
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
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Amendement 31
Proposition de règlement
Article 3 — alinéa 2
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
En outre, les définitions des termes «déchets», «déchets dangereux», «traitement», «élimination», «valorisation», «préparation en vue du réemploi», «réemploi», «recyclage», «producteur de déchets», «détenteur de déchets», «négociant», et «courtier» figurant respectivement à l’article 3, points 1), 2), 14), 19), 15), 16), 13), 17), 5), 6), 7) et 8), de la directive 2008/98/CE sont applicables. |
En outre, les définitions des termes «déchets», «déchets dangereux», «traitement», «élimination», «valorisation», «valorisation matière», «préparation en vue du réemploi», «réemploi», «recyclage», «producteur de déchets», «détenteur de déchets», «négociant», et «courtier» figurant respectivement à l’article 3, points 1), 2), 14), 19), 15), 15 bis), 16), 13), 17), 5), 6), 7) et 8), de la directive 2008/98/CE sont applicables. |
Amendement 32
Proposition de règlement
Article 4 — paragraphe 2 — point a bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
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Amendement 33
Proposition de règlement
Article 4 — paragraphe 4 — point b
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
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Amendement 34
Proposition de règlement
Article 4 — paragraphe 5
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
5. Le paragraphe 2 s’applique aux transferts de déchets municipaux en mélange collectés auprès des ménages privés, d’autres producteurs de déchets ou des uns et des autres, ainsi qu’aux déchets municipaux en mélange qui ont fait l’objet d’une opération de traitement des déchets qui n’a pas modifié substantiellement leurs propriétés, lorsque lesdits déchets sont destinés à des opérations de valorisation. Les transferts de ces déchets destinés à être éliminés sont interdits. |
5. Le paragraphe 2 s’applique aux transferts de déchets municipaux en mélange collectés auprès des ménages privés, d’autres producteurs de déchets ou des uns et des autres, ainsi qu’aux déchets municipaux en mélange qui ont fait l’objet d’une opération de traitement des déchets qui n’a pas modifié substantiellement leurs propriétés, par exemple les combustibles dérivés de déchets, lorsque lesdits déchets sont destinés à des opérations de valorisation. Les transferts des déchets destinés à être éliminés sont interdits. |
Amendement 35
Proposition de règlement
Article 5 — paragraphe 1 — alinéa 1
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
Seuls les notifiants qui sont titulaires d’une autorisation ou qui sont enregistrés conformément au chapitre IV de la directive 2008/98/CE peuvent soumettre une notification écrite préalable («notification»). |
Seuls les notifiants qui sont titulaires d’une autorisation ou qui sont enregistrés conformément au chapitre IV de la directive 2008/98/CE ou les opérateurs d’essais de traitement expérimental ou de laboratoires peuvent soumettre une notification écrite préalable («notification»). |
Amendement 36
Proposition de règlement
Article 5 — paragraphe 2 — alinéa 3
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
Lorsque le notifiant n’est pas le producteur de déchets initial visé à l’article 3, paragraphe 6, point a) i), le notifiant veille à ce que le producteur de déchets initial ou une des personnes visées à l’article 3, paragraphe 6, point a) ii) ou a) iii) , signe également le document de notification. |
Lorsque le notifiant n’est pas le producteur de déchets initial visé à l’article 3, paragraphe 6, point a) i), le notifiant veille à ce que le producteur de déchets initial ou une des personnes visées à l’article 3, paragraphe 6, point a) ii) , iii) ou iv) signe également le document de notification. Un négociant ou un courtier s’assure qu’il dispose d’une autorisation écrite de l’une des personnes visées à l’article 3, paragraphe 6), point a) i), ii) ou iii), pour agir en son nom, et cette autorisation écrite est incluse dans la notification. |
Amendement 37
Proposition de règlement
Article 7 — paragraphe 6
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
6. Par dérogation au paragraphe 5, lorsque les déchets transférés sont destinés à faire l’objet d’opération d’élimination ou d’opérations de valorisation intermédiaires, et lorsqu’une autre opération de valorisation ou d’élimination a lieu dans le pays de destination, la garantie financière ou l’assurance équivalente peut être levée lorsque les déchets quittent l’installation intermédiaire et que l’autorité compétente concernée a reçu le certificat visé à l’article 16, paragraphe 4. Dans ce cas, tout nouveau transfert vers une installation de valorisation ou d’élimination est couvert par une nouvelle garantie financière ou l’assurance équivalente, sauf si l’autorité compétente de destination peut se satisfaire de la non-exigence d’une telle garantie financière ou d’une assurance équivalente. Dans ces circonstances, l’autorité compétente de destination est responsable des obligations découlant de la reprise lorsque le transfert ou l’opération de valorisation ou d’élimination ultérieure ne peut pas être mené à son terme comme prévu, conformément à l’article 22, ou en cas de transfert illicite, conformément à l’article 24. |
6. Par dérogation au paragraphe 5, lorsque les déchets transférés sont destinés à faire l’objet d’opération d’élimination ou d’opérations de valorisation intermédiaires, et lorsqu’une autre opération de valorisation ou d’élimination a lieu dans le pays de destination, la garantie financière ou l’assurance équivalente peut être levée lorsque les déchets quittent l’installation intermédiaire et que l’autorité compétente concernée a reçu le certificat visé à l’article 16, paragraphe 4. Dans ce cas, tout nouveau transfert vers une installation de valorisation ou d’élimination est couvert par une nouvelle garantie financière ou l’assurance équivalente, sauf si les déchets sont transférés entre deux installations contrôlées par la même entité juridique ou si l’autorité compétente de destination peut se satisfaire de la non-exigence d’une telle garantie financière ou d’une assurance équivalente. Dans ces circonstances, l’autorité compétente de destination est responsable des obligations découlant de la reprise lorsque le transfert ou l’opération de valorisation ou d’élimination ultérieure ne peut pas être mené à son terme comme prévu, conformément à l’article 22, ou en cas de transfert illicite, conformément à l’article 24. |
Amendement 38
Proposition de règlement
Article 7 — paragraphe 10 — alinéa 1
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
Au plus tard le [OP: prière d’insérer la date correspondant à deux ans après la date d’entrée en vigueur du présent règlement], la Commission étudie la faisabilité de la mise en place d’un mode de calcul harmonisé en vue de déterminer le montant des garanties financières ou des assurances équivalentes et, le cas échéant, adopte un acte d’exécution pour mettre en place ce mode de calcul harmonisé. Ledit acte d’exécution est adopté en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 77, paragraphe 2. |
Au plus tard le [OP: prière d’insérer la date correspondant à deux ans après la date d’entrée en vigueur du présent règlement], la Commission étudie la faisabilité de la mise en place d’un mode de calcul simple, fondé sur le risque et harmonisé en vue de déterminer le montant des garanties financières ou des assurances équivalentes et, le cas échéant, au plus tard le… [insérer la date correspondant à trois ans après la date d’entrée en vigueur du présent règlement] adopte un acte d’exécution pour mettre en place ce mode de calcul simple, fondé sur le risque et harmonisé. Ledit acte d’exécution est adopté en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 77, paragraphe 2. |
Amendement 39
Proposition de règlement
Article 9 — paragraphe 2 — alinéa 2
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
Lorsque, dans les trente jours suivant la soumission de la notification, l’autorité compétente de destination n’a pas pris de décision conformément au paragraphe 1 , elle fournit une explication motivée au notifiant à la demande de celui-ci . |
Lorsque l’autorité compétente de destination n’est pas en mesure de prendre une décision conformément au paragraphe 1 dans les trente jours suivant la soumission de la notification, elle en informe le notifiant avant la fin de cette période de trente jours et lui fournit spontanément une explication motivée. Une décision finale est prise par l’autorité compétente dans un délai de 60 jours suivant la soumission de la notification. |
Amendement 40
Proposition de règlement
Article 9 — paragraphe 3
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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3. Le consentement écrit à un transfert envisagé expire à la date ultérieure précisée dans le document de notification. Il ne couvre pas une période supérieure à une année civile ou un délai plus court tel qu’indiqué par les autorités compétentes concernées dans leur décision. |
3. Le consentement écrit à un transfert envisagé expire à la date ultérieure précisée dans le document de notification. Il couvre une période égale à deux années civiles ou un délai plus court tel qu’indiqué par les autorités compétentes concernées dans leur décision. |
Amendement 41
Proposition de règlement
Article 9 — paragraphe 4
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
4. Le transfert envisagé ne peut être effectué qu’après qu’il a été satisfait aux exigences énoncées à l’article 16, paragraphe 1, points a) et b) , et pendant la période de validité du consentement tacite ou écrit de toutes les autorités compétentes concernées. Un transfert doit avoir quitté le pays d’expédition à la fin de la période de validité des consentements tacites ou écrits de toutes les autorités compétentes concernées. |
4. Le transfert envisagé ne peut être effectué qu’après qu’il a été satisfait aux exigences énoncées à l’article 16, paragraphe 1, et pendant la période de validité du consentement tacite ou écrit de toutes les autorités compétentes concernées. Un transfert doit avoir quitté le pays d’expédition à la fin de la période de validité des consentements tacites ou écrits de toutes les autorités compétentes concernées. |
Amendement 42
Proposition de règlement
Article 9 — paragraphe 7
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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7. Tout retrait de consentement fait l’objet d’une communication officielle au notifiant, aux autres autorités compétentes concernées et au destinataire. |
7. Tout retrait de consentement , y compris le motif de ce retrait, fait l’objet d’une communication officielle au notifiant, aux autres autorités compétentes concernées et au destinataire , ainsi qu’à la Commission, aux fins d’établissement d’un rapport . |
Amendement 43
Proposition de règlement
Article 11 — paragraphe 1 — point a — sous-point i
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 44
Proposition de règlement
Article 11 — paragraphe 1 — point a — sous-point ii
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 45
Proposition de règlement
Article 11 — paragraphe 1 — point a — sous-point iii
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 46
Proposition de règlement
Article 11 — paragraphe 1 — point b
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 47
Proposition de règlement
Article 11 — paragraphe 3
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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3. Lorsque les autorités compétentes concernées n’ont pas autorisé un transfert envisagé de déchets destinés à être éliminés dans le délai de trente jours visé à l’article 9, paragraphe 1 , la notification de ce transfert devient caduque et le transfert est interdit conformément à l’article 4, paragraphe 1. Dans le cas où le notifiant a toujours l’intention d’effectuer le transfert, une nouvelle notification doit être effectuée, sauf si toutes les autorités compétentes concernées et le notifiant parviennent à un accord. |
3. Lorsque les autorités compétentes concernées n’ont pas autorisé un transfert envisagé de déchets destinés à être éliminés dans un délai de soixante jours, la notification de ce transfert devient caduque et le transfert est interdit conformément à l’article 4, paragraphe 1. Dans le cas où le notifiant a toujours l’intention d’effectuer le transfert, une nouvelle notification doit être effectuée, sauf si toutes les autorités compétentes concernées et le notifiant parviennent à un accord. |
Amendement 48
Proposition de règlement
Article 12 — paragraphe 1 — point d — sous-point ii
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 49
Proposition de règlement
Article 12 — paragraphe 1 — point e
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 50
Proposition de règlement
Article 12 — paragraphe 1 — point f
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 51
Proposition de règlement
Article 12 — paragraphe 5
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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5. Les objections soulevées par des autorités compétentes en se fondant sur les motifs énoncés au paragraphe 1, points d) et e) , du présent article sont communiquées par les États membres à la Commission conformément à l’article 68. |
5. Les objections , y compris les motifs spécifiques d’objection, soulevées par les autorités compétentes sur la base des motifs énoncés au paragraphe 1 du présent article sont communiquées par les États membres à la Commission conformément à l’article 68. |
Amendement 52
Proposition de règlement
Article 12 — paragraphe 5 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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5 bis. Les autorités compétentes informent le notifiant des motifs précis de leur objection à un transfert envisagé de déchets. |
Amendement 53
Proposition de règlement
Article 13 — paragraphe 1 — point a
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 54
Proposition de règlement
Article 14 — paragraphe 2 — point c
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 55
Proposition de règlement
Article 14 — paragraphe 2 — point e bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 56
Proposition de règlement
Article 14 — paragraphe 2 — point g
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 57
Proposition de règlement
Article 14 — paragraphe 9
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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9. Sauf indication contraire dans la décision d’approbation de la demande de consentement préalable, le consentement préalable octroyé à une installation de valorisation est valable sept ans. |
9. Sauf indication contraire dans la décision d’approbation de la demande de consentement préalable, le consentement préalable octroyé à une installation de valorisation est valable sept ans et au moins une inspection est effectuée par les autorités compétentes au cours de la période de validité dans le but de vérifier la conformité avec les dernières exigences réglementaires applicables . |
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|
Un consentement préalable pour une installation de valorisation délivré par l’autorité compétente d’un État membre est valable dans tous les États membres. Toutefois, une autorité compétente peut décider de ne pas accepter le consentement préalable de l’autorité compétente de destination. Cette décision et ses motifs sont communiqués à l’installation et à l’autorité compétente qui a délivré l’autorisation préalable. |
Amendement 58
Proposition de règlement
Article 15 — paragraphe 3
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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3. Dans un délai d’un jour suivant la réception des déchets par l’installation chargée de l’opération de valorisation ou d’élimination intermédiaire, ladite installation transmet au notifiant une confirmation de la réception des déchets. Cette confirmation est mentionnée dans le document de mouvement ou y est annexée. |
3. Dans un délai de deux jours ouvrables suivant la réception des déchets par l’installation chargée de l’opération de valorisation ou d’élimination intermédiaire, ladite installation transmet au notifiant une confirmation de la réception des déchets. Cette confirmation est mentionnée dans le document de mouvement ou y est annexée. |
Amendement 59
Proposition de règlement
Article 16 — paragraphe 3
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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3. Dans un délai d’un jour après la réception des déchets, l’installation transmet au notifiant et aux autorités compétentes une confirmation de la réception des déchets. |
3. Dans un délai de deux jours ouvrables après la réception des déchets, l’installation transmet au notifiant et aux autorités compétentes une confirmation de la réception des déchets. |
Amendement 60
Proposition de règlement
Article 17 — paragraphe 3
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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3. Lorsque les modifications essentielles visées au paragraphe 1 concernent des autorités compétentes autres que celles qui étaient concernées par la notification initiale, une nouvelle notification est effectuée. |
3. Lorsque les modifications essentielles visées au paragraphe 1 concernent des autorités compétentes autres que celles qui étaient concernées par la notification initiale, une nouvelle notification est effectuée , à moins que les autorités compétentes concernées ne parviennent à un accord unanime pour déroger à l’obligation d’une nouvelle notification . |
Amendement 61
Proposition de règlement
Article 18 — paragraphe 4
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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4. L’installation de valorisation ou le laboratoire et le destinataire ou, s’ils n’ont pas accès à un système tel que visé à l’article 26, la personne visée au paragraphe 2 transmet au notifiant et aux autorités compétentes une confirmation de la réception des déchets en complétant les informations pertinentes de l’annexe VII. |
4. Dans les deux jours ouvrables suivant la réception des déchets, l’installation de valorisation ou le laboratoire et le destinataire ou, s’ils n’ont pas accès à un système tel que visé à l’article 26, la personne visée au paragraphe 2, transmet au notifiant et aux autorités compétentes une confirmation de la réception des déchets en complétant les informations pertinentes de l’annexe VII. |
Amendement 62
Proposition de règlement
Article 21 — alinéa 1
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Les autorités compétentes d’expédition ou de destination rendent publiques , par des moyens appropriés , les informations relatives aux notifications de transferts auxquels elles ont consenti ou pour lesquels elles ont formulé des objections, ainsi qu’aux transferts de déchets soumis aux exigences générales en matière d’information, pour autant que ces informations ne soient pas confidentielles au regard de la législation nationale ou de l’Union. |
Sans retard injustifié et au plus tard 30 jours après le consentement ou l’objection, les autorités compétentes d’expédition mettent à la disposition du public, par l’intermédiaire du système central de soumission et d’échange électronique visé à l’article 26, paragraphe 2, ou du système national visé à l’article 26 , paragraphe 3, selon le cas , les informations relatives aux notifications des transferts auxquels elles ont consenti ou pour lesquels elles ont formulé des objections ainsi qu’aux transferts de déchets soumis aux exigences générales en matière d’information, pour autant que ces informations ne soient pas confidentielles au regard de la législation nationale ou de l’Union et qu’elles ne sont pas des données à caractère personnel protégées par le règlement (UE) 2016/679 (1 bis) ; |
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Les autorités compétentes mettent au moins les informations suivantes à la disposition du public: |
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Amendement 63
Proposition de règlement
Article 22 — paragraphe 3 — alinéa 1
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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L’obligation de reprise visée au paragraphe 2 ne s’applique pas si les autorités compétentes d’expédition, de transit et de destination concernées estiment que le notifiant ou, si cela est impossible, l’autorité compétente d’expédition ou une personne physique ou morale agissant en son nom peut éliminer ou valoriser les déchets d’une autre manière dans le pays de destination ou ailleurs. |
L’obligation de reprise visée au paragraphe 2 ne s’applique pas si les autorités compétentes d’expédition, de transit et de destination concernées estiment que le notifiant ou, si cela est impossible, l’autorité compétente d’expédition ou une personne physique ou morale agissant en son nom peut éliminer ou valoriser les déchets d’une autre manière , respectueuse de l’environnement et de la santé humaine, dans le pays de destination ou ailleurs. |
Amendement 64
Proposition de règlement
Article 24 — paragraphe 1
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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1. Lorsqu’une autorité compétente découvre un transfert qu’elle considère comme étant un transfert illicite, elle en informe immédiatement les autres autorités compétentes concernées. |
1. Lorsqu’une autorité compétente découvre un transfert qu’elle considère comme étant un transfert illicite, elle en informe immédiatement les autres autorités compétentes concernées. Les autorités compétentes d’expédition concernées renforcent les inspections des transferts ultérieurs similaires en ce qui concerne le notifiant, le producteur de déchets, le collecteur, le négociant, le courtier ou le détenteur de déchets, afin d’empêcher tout nouveau transfert illicite. |
Amendement 65
Proposition de règlement
Article 26 — paragraphe 1 — partie introductive
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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1. Les informations et documents suivants sont présentés et échangés par des moyens électroniques, soit par l’intermédiaire du système centralisé visé au paragraphe 2, soit au moyen d’un système national conformément au paragraphe 3: |
1. Les informations , données et documents suivants sont présentés et échangés par des moyens électroniques, soit par l’intermédiaire du système centralisé visé au paragraphe 2, soit au moyen d’un système national interconnecté avec le système centralisé conformément au paragraphe 3: |
Amendement 66
Proposition de règlement
Article 26 — paragraphe 2 — alinéa 1
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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La Commission gère un système centralisé qui permet de présenter et d’échanger par voie électronique les informations et les documents visés au paragraphe 1. Ledit système centralisé fournit une base de données de référence qui est utilisée pour l’échange en temps réel des informations et des documents visés au paragraphe 1 entre les systèmes nationaux existants d’échange de données informatisé. |
La Commission gère un système centralisé qui permet de présenter et d’échanger par voie électronique les informations , les données et les documents visés au paragraphe 1. Ledit système centralisé fournit une base de données de référence qui est utilisée pour l’échange en temps réel des informations et des documents visés au paragraphe 1 entre les systèmes nationaux existants d’échange de données informatisé. Le système centralisé stocke des données permettant d’établir des rapports et d’analyser, entre autres, la fréquence des objections, le délai entre la soumission et la notification, la date des décisions et le nombre de notifications pour les différents types d’opérations de valorisation. |
Amendement 67
Proposition de règlement
Article 26 — paragraphe 3 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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3 bis. Les informations stockées dans le système central sont rendues facilement accessibles et mises à la disposition du public dans un format de données ouvert, à moins que ces informations ne soient confidentielles en vertu de la législation nationale ou de la législation de l’Union. |
Amendement 68
Proposition de règlement
Article 26 — paragraphe 4 — alinéa 1 — point b bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 69
Proposition de règlement
Article 26 — paragraphe 4 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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4 bis. La fonctionnalité du système central est réexaminée par la Commission tous les deux ans. Les conclusions de ces réexamens sont communiquées au Parlement et aux États membres. |
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L’examen tient compte, entre autres, des observations formulées par les correspondants. L’examen peut en outre tenir compte des retours d’information d’autres utilisateurs, tels que les autorités compétentes et les notifiants. |
Amendement 70
Proposition de règlement
Article 27 — paragraphe 1
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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1. L’ensemble des notifications, informations, documents ou autres communications transmis conformément aux dispositions du présent titre est fourni dans une langue acceptée par les autorités compétentes concernées. |
1. L’ensemble des notifications, informations, documents ou autres communications transmis conformément aux dispositions du présent titre est fourni dans une langue acceptée par les autorités compétentes concernées. Dans tous les cas, l’anglais est considéré comme une langue acceptable, à moins que l’autorité compétente concernée ne fournisse une justification valable pour ne pas accepter l’anglais comme langue. |
Amendement 71
Proposition de règlement
Article 27 — paragraphe 2
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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2. Le notifiant fournit, à la demande des autorités compétentes concernées, des traductions agréées des documents visés au paragraphe 1, dans une langue acceptable pour elles. |
2. Le notifiant fournit, à la demande des autorités compétentes concernées, des traductions agréées des documents visés au paragraphe 1, dans une langue acceptable pour elles. Dans tous les cas, l’anglais est considéré comme une langue acceptable, à moins que l’autorité compétente concernée ne fournisse une justification valable pour ne pas accepter l’anglais comme langue. |
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Le système centralisé de base de données établi en vertu de l’article 26 facilite la traduction automatique de toute information fournie. Lorsque la traduction automatique a été utilisée, cela doit être mentionné dans une note qui accompagne les informations traduites. |
Amendement 72
Proposition de règlement
Article 28 — paragraphe 3 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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3 bis. En cas de désaccord entre les autorités compétentes sur des questions de classification, la question peut être transmise aux correspondants des États membres, qui peuvent organiser des réunions pour examiner les questions soulevées. Les acteurs concernés sont invités à ces réunions, ou à certaines parties de celles-ci selon le cas. |
Amendement 73
Proposition de règlement
Article 28 — paragraphe 4 — alinéa 1
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Afin de faciliter dans l’Union la classification harmonisée des déchets répertoriés à l’annexe III, à l’annexe III A, à l’annexe III B ou à l’annexe IV, la Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 76 afin de compléter le présent règlement en définissant des critères, tels que des seuils de contamination, sur la base desquels certains déchets sont répertoriés à l’annexe III, à l’annexe III A, à l’annexe III B ou à l’annexe IV. |
Afin de faciliter dans l’Union la classification harmonisée des déchets répertoriés à l’annexe III, à l’annexe III A, à l’annexe III B ou à l’annexe IV, la Commission adopte des actes délégués conformément à l’article 76 afin de compléter ou de modifier le présent règlement en définissant ou en modifiant des critères, tels que des seuils de contamination, sur la base desquels certains déchets sont répertoriés à l’annexe III, à l’annexe III A, à l’annexe III B ou à l’annexe IV , ainsi que les seuils permettant de caractériser les caractéristiques physiques et chimiques comme étant essentiellement similaires . |
Amendement 74
Proposition de règlement
Article 28 — paragraphe 4 — alinéa 2
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 76 en vue de compléter le présent règlement par l’établissement de critères permettant de distinguer les biens usagés des déchets, pour des marchandises spécifiques pour lesquelles cette distinction est particulièrement importante, notamment en vue de leur exportation depuis l’Union. |
La Commission adopte également des actes délégués conformément à l’article 76 , au plus tard deux ans après l’entrée en vigueur du présent règlement, en vue de compléter le présent règlement par l’établissement de critères permettant de distinguer les biens usagés des déchets, pour des marchandises spécifiques pour lesquelles cette distinction est particulièrement importante, notamment en vue de leur exportation depuis l’Union , y compris pour éviter le contournement des règles énoncées dans le présent règlement. Les critères énoncés dans ces actes délégués sont les mêmes que ceux énoncés dans la directive 2008/98/CE. |
Amendement 75
Proposition de règlement
Article 30 — titre
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Accords sur l’espace frontalier |
Accords multilatéraux |
Amendement 76
Proposition de règlement
Article 30 — paragraphe 1
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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1. Dans des cas exceptionnels et lorsqu’une situation géographique ou démographique particulière le justifie, les États membres peuvent, pour le transfert transfrontalier vers les installations appropriées les plus proches situées dans l’espace frontalier situé entre les deux États membres concernés, conclure des accords bilatéraux prévoyant des assouplissements de la procédure de notification pour le transfert de flux spécifiques de déchets. |
1. Dans des cas exceptionnels et lorsqu’une situation géographique ou démographique particulière le justifie, les États membres peuvent, pour le transfert transfrontalier vers les installations appropriées les plus proches situées dans l’espace frontalier situé entre les États membres concernés, conclure des accords bilatéraux ou multilatéraux prévoyant des assouplissements de la procédure de notification pour le transfert de flux spécifiques de déchets. |
|
|
Ces accords peuvent également être conclus pour les transferts de déchets destinés à être éliminés conformément à l’article 11, si la situation géographique et démographique le justifie. À cet égard, les conditions prévues à l’article 11, paragraphe 1, points a) à f), peuvent être assouplies en ce qui concerne les transferts transfrontières vers l’installation d’élimination la plus proche, conformément à la directive 2008/98/CE, et la gestion écologiquement rationnelle des déchets. |
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Les accords multilatéraux démontrent que le transfert ou l’élimination envisagée est conforme à la hiérarchie des déchets et aux principes de proximité et d’autosuffisance au niveau national et de l’Union, tels qu’ils sont définis dans la directive 2008/98/CE; que les déchets sont traités conformément aux normes de protection de l’environnement, conformément à la législation de l’Union; que, si l’installation relève de la directive 2010/75/UE, les meilleures techniques disponibles telles que définies à l’article 3, paragraphe 10, de cette directive sont appliquées conformément à l’autorisation de l’installation; et que les accords n’entraînent pas une fragmentation préjudiciable au marché de l’Union pour les transferts de déchets. |
Amendement 77
Proposition de règlement
Article 30 — paragraphe 2
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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2. Les accords bilatéraux visés au paragraphe 1 peuvent également être conclus lorsque les déchets sont transférés depuis et traités dans le pays d’expédition mais transitent par un autre État membre. |
2. Les accords visés au paragraphe 1 peuvent également être conclus lorsque les déchets sont transférés depuis et traités dans le pays d’expédition mais transitent par un autre État membre. |
Amendement 78
Proposition de règlement
Article 30 — paragraphe 3
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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3. Les États membres peuvent également conclure des accords bilatéraux visés au paragraphe 1 avec des pays qui sont parties à l’accord sur l’Espace économique européen. |
3. Les États membres peuvent également conclure des accords visés au paragraphe 1 avec des pays qui sont parties à l’accord sur l’Espace économique européen. |
Amendement 79
Proposition de règlement
Article 30 — paragraphe 4
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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4. Les arrangements visés au présent article sont communiqués à la Commission avant leur mise en œuvre. |
4. Les arrangements visés au présent article sont communiqués à la Commission et aux correspondants avant leur mise en œuvre. Les questions ou préoccupations adressées aux correspondants en ce qui concerne les accords bilatéraux ou multilatéraux peuvent être soulevées lors des réunions des correspondants. Les acteurs concernés sont invités à ces réunions, ou à certaines parties de celles-ci, le cas échéant. |
Amendement 151
Proposition de règlement
Article 30 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Article 30 bis Transferts en provenance d’une région ultrapériphérique 1. Par dérogation à l’article 5, paragraphe 5, à l’article 8, paragraphes 3, 4, 5 et 6, et à l’article 9, paragraphes 1, 2, 6 et 7, pour ce qui concerne les transferts de déchets entre une région ultrapériphérique visée à l’article 349 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et son État membre, lesquels nécessiteraient le transit par un autre État membre, une décision tacite de consentement au transit est réputée avoir été émise par l’autorité de transit, à moins que celle-ci ne s’y oppose dans un délai de trois jours à compter de la réception du consentement écrit de l’autorité compétente d’expédition et de destination. 2. Ce consentement tacite est valable pour la période mentionnée dans le consentement écrit de l’autorité compétente d’expédition et de destination. |
Amendement 80
Proposition de règlement
Article 36 — paragraphe 1 — point b bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 81
Proposition de règlement
Article 37 — paragraphe 2 — alinéa 1
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Le paragraphe 1 ne s’applique pas aux exportations de déchets destinés à être valorisés dans un pays figurant sur la liste des pays établie conformément à l’article 38 en ce qui concerne les déchets énumérés dans ladite liste. |
Le paragraphe 1 ne s’applique pas aux exportations de déchets destinés à être valorisés dans un pays figurant sur la liste des pays établie conformément à l’article 38 en ce qui concerne les déchets énumérés dans ladite liste. Les exportations de déchets plastiques vers des pays auxquels la décision de l’OCDE ne s’applique pas autres que les États membres de l’AELE ne sont pas couvertes par l’article 38. |
Amendement 82
Proposition de règlement
Article 38 — paragraphe 4 — partie introductive
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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4. La Commission met à jour, régulièrement, et au moins tous les deux ans après son établissement, la liste des pays vers lesquels les exportations sont autorisées, afin: |
4. La Commission met à jour, régulièrement, et au moins tous les ans après son établissement, la liste des pays vers lesquels les exportations sont autorisées, afin: |
Amendement 83
Proposition de règlement
Article 40 — paragraphe 1
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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1. La Commission évalue dans les plus brefs délais les demandes soumises en vertu de l’article 39 et, si elle estime que les exigences énoncées dans ledit article sont satisfaites, elle inclut le pays requérant sur la liste des pays vers lesquels les exportations sont autorisées. L’évaluation se fonde sur les informations et les éléments de preuve fournis par le pays requérant, ainsi que sur d’autres informations pertinentes, et vise à déterminer si ledit pays a mis en place et applique toutes les mesures nécessaires en vue de garantir que les déchets concernés seront gérés d’une manière écologiquement rationnelle, conformément à l’article 56. Pour effectuer cette évaluation, la Commission utilise, comme points de référence, les dispositions pertinentes de la législation et les orientations visées à l’annexe IX. |
1. La Commission évalue dans les plus brefs délais les demandes soumises en vertu de l’article 39 et, si elle estime que les exigences énoncées dans ledit article sont satisfaites, elle inclut le pays requérant sur la liste des pays vers lesquels les exportations sont autorisées. L’évaluation se fonde sur les informations et les éléments de preuve fournis par le pays requérant, ainsi que sur d’autres informations pertinentes, et détermine si ledit pays a mis en place et applique toutes les mesures nécessaires en vue de garantir que les déchets concernés seront gérés d’une manière écologiquement rationnelle, conformément à l’article 56. Pour effectuer cette évaluation, la Commission utilise, comme points de référence, les dispositions pertinentes de la législation et les orientations visées à l’annexe IX. La Commission consulte également les parties intéressées, notamment les experts nationaux, les représentants de l’industrie concernés et les organisations non gouvernementales, dans le cadre de l’évaluation. |
Amendement 84
Proposition de règlement
Article 41 — paragraphe 2 — point c bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 85
Proposition de règlement
Article 42 — paragraphe 1
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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1. La Commission effectue un suivi des niveaux d’exportation en ce qui concerne les déchets de l’Union à destination des pays auxquels la décision de l’OCDE s’applique, en vue de garantir que ces exportations n’engendrent pas de dommages majeurs pour l’environnement ou la santé humaine dans le pays de destination. Dans le contexte de ce suivi, la Commission évalue les demandes présentées par des personnes physiques ou morales et accompagnées d’informations et de données pertinentes faisant apparaître que l’exportation de déchets depuis l’Union engendre des dommages majeurs pour l’environnement ou la santé humaine dans un pays auquel la décision de l’OCDE s’applique. |
1. La Commission effectue un suivi des exportations de déchets de l’Union à destination des pays auxquels la décision de l’OCDE s’applique, en vue de garantir que ces exportations répondent aux critères d’une gestion écologiquement rationnelle, telle que visée à l’article 56 dans le pays de destination et n’engendrent pas d’effets néfastes substantiels sur la gestion des déchets nationaux dans le pays concerné. Dans le contexte de ce suivi, la Commission évalue les demandes présentées par des personnes physiques ou morales et accompagnées d’informations et de données pertinentes faisant apparaître que l’exportation de déchets depuis l’Union ne répond pas aux critères d’une gestion écologiquement rationnelle, telle que visée à l’article 56 dans un pays auquel la décision de l’OCDE s’applique ou engendre des effets néfastes substantiels sur la gestion des déchets nationaux dans le pays concerné . |
Amendement 86
Proposition de règlement
Article 42 — paragraphe 2
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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2. Dans les cas où les exportations de déchets au départ de l’Union vers un pays auquel la décision de l’OCDE s’applique ont considérablement augmenté en peu de temps et où l’on ne dispose pas d’éléments de preuve suffisants démontrant la capacité du pays concerné à valoriser ces déchets d’une manière écologiquement rationnelle conformément à l’article 56, la Commission demande aux autorités compétentes du pays concerné de fournir, dans un délai de soixante jours, des informations sur les conditions dans lesquelles les déchets en question sont valorisés et sur la capacité du pays concerné à gérer les déchets en question. La Commission peut accorder une prolongation de ce délai si le pays concerné en fait la demande motivée. |
2. Dans les cas où l’on ne dispose pas d’éléments de preuve suffisants démontrant la capacité du pays concerné à valoriser ces déchets d’une manière écologiquement rationnelle conformément à l’article 56 , ou lorsqu’il existe des éléments de preuve que le pays concerné ne respecte pas les critères fixés à l’article 56 pour ces déchets, ou que l’importation de déchets de l’Union engendre des effets néfastes substantiels sur la gestion des déchets nationaux dans ce pays , la Commission demande aux autorités compétentes du pays concerné de fournir, dans un délai de soixante jours, des informations sur les conditions dans lesquelles les déchets en question sont valorisés et sur la capacité du pays concerné à gérer les déchets en question , y compris les déchets nationaux qui pourraient être touchés par l’importation. La Commission peut accorder une prolongation de ce délai si le pays concerné en fait la demande motivée. |
Amendement 87
Proposition de règlement
Article 42 — paragraphe 3 — point a
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 88
Proposition de règlement
Article 42 — paragraphe 3 — point b
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 89
Proposition de règlement
Article 42 — paragraphe 3 — point c
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 90
Proposition de règlement
Article 42 — paragraphe 3 — point d
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 91
Proposition de règlement
Article 42 — paragraphe 3 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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3 bis. Aux fins des vérifications visées au paragraphe 3, la Commission consulte, selon le cas, les parties prenantes concernées. |
Amendement 92
Proposition de règlement
Article 42 — paragraphe 4 — alinéa 1
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Lorsque, à la suite de la demande visée au paragraphe 2, le pays concerné ne fournit pas d’éléments de preuve suffisants, conformément au paragraphe 3, attestant que les déchets sont gérés de manière écologiquement rationnelle conformément à l’article 56, la Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 76 afin de compléter le présent règlement en interdisant l’exportation des déchets concernés vers ce pays. |
Lorsque, à la suite de la demande visée au paragraphe 2, le pays concerné ne fournit pas d’éléments de preuve suffisants, conformément au paragraphe 3, attestant que les déchets sont gérés de manière écologiquement rationnelle conformément à l’article 56, ou que l’importation de déchets n’engendre pas d’effets néfastes substantiels sur la gestion des déchets nationaux, la Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 76 afin de compléter le présent règlement en interdisant l’exportation des déchets concernés vers ce pays. |
Amendement 93
Proposition de règlement
Article 43 — paragraphe 1 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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1 bis. Une personne physique ou morale qui exporte des déchets à partir de l’Union veille également à ce que l’installation qui assurera la gestion des déchets dans le pays de destination a mis en place des voies d’information internes offrant une protection suffisante aux lanceurs d’alerte. |
Amendement 94
Proposition de règlement
Article 43 — paragraphe 2
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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2. En vue de remplir l’obligation visée au paragraphe 1, une personne physique ou morale désireuse d’exporter des déchets depuis l’Union veille à ce que les installations qui géreront les déchets dans le pays de destination aient fait l’objet d’un audit mené par un tiers indépendant accrédité disposant des qualifications requises. |
2. En vue de remplir l’obligation visée au paragraphe 1, une personne physique ou morale désireuse d’exporter des déchets depuis l’Union veille à ce que les installations qui géreront les déchets dans le pays de destination aient fait l’objet d’un audit mené par un tiers indépendant accrédité disposant des qualifications requises. Ce tiers est certifié conformément aux normes de l’Union ou aux normes internationalement reconnues, telles que la norme ISO 19011:2018, et l’exportateur obtient la confirmation écrite de cette certification avant d’exporter. Afin de préserver l’indépendance et l’objectivité de l’audit, la personne physique ou morale qui l’a commandité n’intervient en rien dans l’exécution de l’audit. |
Amendement 95
Proposition de règlement
Article 43 — paragraphe 4 — alinéa 1
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Une personne physique ou morale qui a l’intention d’exporter des déchets veille à ce que l’installation qui gérera les déchets dans le pays de destination ait fait l’objet d’un audit visé au paragraphe 2 avant d’exporter des déchets vers l’installation concernée et à ce que l’audit soit réalisé à intervalles réguliers, selon une approche fondée sur les risques, avec une fréquence minimale de trois ans après le premier audit. |
Une personne physique ou morale qui a l’intention d’exporter des déchets veille à ce que l’installation qui gérera les déchets dans le pays de destination ait fait l’objet d’un audit visé au paragraphe 2 , réalisé deux ans auparavant au maximum, avant d’exporter des déchets vers l’installation concernée. |
Amendement 96
Proposition de règlement
Article 43 — paragraphe 4 — alinéa 2
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Une personne physique ou morale exportant des déchets depuis l’Union exécute également sans tarder un audit ad hoc dans le cas où des informations plausibles laissent à penser qu’une installation n’est plus conforme aux critères figurant à l’annexe X. |
Une personne physique ou morale exportant des déchets depuis l’Union exécute également sans tarder un audit ad hoc dans le cas où des éléments de preuve laissent à penser qu’une installation n’est plus conforme aux critères figurant à l’annexe X. |
Amendement 97
Proposition de règlement
Article 43 — paragraphe 7 — alinéa 1 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Les personnes physiques ou morales qui exportent des déchets hors de l’Union fournissent à la Commission un rapport d’audit, établi sur la base de l’audit visé au paragraphe 2, avant d’exporter ces déchets. |
Amendement 98
Proposition de règlement
Article 43 — paragraphe 7 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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7 bis. La Commission établit et actualise un registre central et accessible au public des installations auditées. Le registre contient le nom et la localisation des installations auditées ainsi que la date de l’audit le plus récent. Le registre ne contient pas d’informations commerciales confidentielles ni d’informations concernant la personne qui a commandé l’audit. La divulgation de données à caractère personnel protégées conformément au règlement (UE) 2016/679 (RGPD) est également interdite. |
Amendement 99
Proposition de règlement
Article 43 — paragraphe 8
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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8. Lorsqu’il est reconnu dans un accord international conclu entre l’Union et un pays tiers auquel la décision de l’OCDE s’applique que les installations situées dans ledit pays tiers gèrent les déchets de manière écologiquement rationnelle conformément aux critères figurant à l’annexe X, les personnes physiques ou morales désireuses d’exporter des déchets vers ce pays tiers sont exemptées de l’obligation visée au paragraphe 2. |
8. Lorsqu’il est reconnu dans un accord international conclu entre l’Union et un pays tiers auquel la décision de l’OCDE s’applique que les installations situées dans ledit pays tiers gèrent les déchets de manière écologiquement rationnelle comme le prévoit l’article 56 et conformément aux critères figurant à l’annexe X, les personnes physiques ou morales désireuses d’exporter des déchets vers ce pays tiers sont exemptées de l’obligation visée au paragraphe 2. |
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Une personne physique ou morale qui exporte des déchets à partir de l’Union vers une installation située dans un pays tiers avec lequel l’Union a conclu un accord international exécute également sans tarder un audit ad hoc dans le cas où des éléments de preuve laissent à penser qu’une installation n’est plus conforme aux critères figurant à l’annexe X. Dans ce cas, la personne physique ou morale notifie aux autorités compétentes l’envoi de ces éléments de preuve ainsi que son projet de procéder à un audit ad hoc. |
Amendement 100
Proposition de règlement
Article 43 — paragraphe 9 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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9 bis. La Commission adopte des lignes directrices concernant la mise en œuvre du présent article. |
Amendement 101
Proposition de règlement
Article 56 — paragraphe 2
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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2. Aux fins de l’exportation de déchets, les déchets transférés sont réputés être gérés d’une manière écologiquement rationnelle en ce qui concerne l’opération de valorisation ou d’élimination concernée lorsqu’il peut être démontré que les déchets seront gérés conformément à des exigences en matière de protection de la santé humaine et de l’environnement qui sont , pour l’essentiel, équivalentes à celles qui sont prévues par la législation de l’Union. Lors de l’évaluation de cette équivalence générale , le respect intégral des exigences découlant de la législation de l’Union n’est pas indispensable, mais il convient de démontrer que les exigences appliquées dans le pays de destination garantissent un niveau de protection de la santé humaine et de l’environnement similaire à celui des exigences découlant de la législation de l’Union. |
2. Aux fins de l’exportation de déchets, les déchets transférés sont réputés être gérés d’une manière écologiquement rationnelle en ce qui concerne l’opération de valorisation ou d’élimination concernée lorsqu’il peut être démontré que les déchets , ainsi que tous les résidus produits à la suite de l’opération de valorisation, seront gérés conformément à des exigences en matière de protection de la santé humaine et de l’environnement qui sont considérées comme équivalentes à celles qui sont prévues par la législation de l’Union , en particulier celles visées à l’annexe IX, partie 1, et en utilisant comme points de référence les orientations internationales précisées dans la partie 2 de cette même annexe et en respectant les conventions internationales sur les droits du travail, visées dans la partie 2a de la même annexe . Lors de l’évaluation de cette équivalence, le respect intégral des exigences découlant de la législation de l’Union n’est pas indispensable, mais il est à démontrer que les exigences appliquées et mises en œuvre dans le pays de destination garantissent un niveau de protection de la santé humaine et de l’environnement similaire à celui des exigences découlant de la législation de l’Union. |
Amendement 102
Proposition de règlement
Article 56 — paragraphe 2 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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2 bis. Au plus tard le [insérer la date correspondant à 18 mois après la date de publication du présent règlement], la Commission adopte des lignes directrices précisant l’utilisation des meilleures techniques disponibles pertinentes en ce qui concerne l’évaluation de l’équivalence. |
Amendement 103
Proposition de règlement
Article 56 — paragraphe 2 ter (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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2 ter. Au plus tard le [insérer la date correspondant à deux ans après la date d’entrée en vigueur du présent règlement], la Commission publie un rapport sur la fixation d’objectifs contraignants en matière de recyclage, notamment pour les produits fabriqués à partir de plastique, si la législation de l’Union ne l’impose pas déjà. Ce rapport est accompagné le cas échéant d’une proposition législative. |
Amendement 104
Proposition de règlement
Article 56 — paragraphe 2 quater (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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2 quater. La Commission, au plus tard le… [JO: veuillez insérer la date correspondant à un an après la date d’entrée en vigueur du présent règlement], publie un rapport évaluant les incidences sur la gestion écologiquement rationnelle des déchets plastiques dans l’Union du fait de la suppression progressive des exportations de déchets plastiques en dehors de l’Union et des pays de l’AELE. Ce rapport est accompagné le cas échéant de mesures visant à atténuer les incidences négatives recensées sur la capacité de gestion des déchets de l’Union en matière de gestion écologiquement rationnelle des déchets plastiques et à promouvoir l’innovation et les investissements dans ce secteur. |
Amendement 105
Proposition de règlement
Article 57 — paragraphe 2 — point a bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 106
Proposition de règlement
Article 57 — paragraphe 2 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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2 bis. Les États membres effectuent des inspections afin de prévenir et de repérer les transferts illicites de déchets sur la base d’un mécanisme de ciblage de l’Union fondé sur les risques. |
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Afin de garantir l’harmonisation des inspections, la Commission adopte des actes d’exécution visant à définir les éléments détaillés du mécanisme de ciblage de l’Union fondé sur les risques. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 77, paragraphe 2. |
Amendement 107
Proposition de règlement
Article 58 — paragraphe 1
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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1. Les inspections des transferts comprennent au moins la vérification des documents, la confirmation de l’identité des acteurs concernés par ces transferts et , au besoin, le contrôle physique des déchets. |
1. Les inspections des transferts comprennent au moins la vérification des documents, la confirmation de l’identité des acteurs concernés par ces transferts et le contrôle physique des déchets. |
Amendement 108
Proposition de règlement
Article 58 — paragraphe 2 — alinéa 1 — point a bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 109
Proposition de règlement
Article 58 — paragraphe 5
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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5. Afin de vérifier si un transfert de déchets soumis aux exigences générales en matière d’informations visées à l’article 18 est destiné à des opérations de valorisation conformes à l’article 56, les autorités intervenant dans les inspections peuvent exiger que la personne organisant le transfert produise des preuves documentaires pertinentes fournies par l’installation de valorisation intermédiaire ou non intermédiaire et, si nécessaire, approuvées par l’autorité compétente de destination. |
5. Afin de vérifier si un transfert de déchets soumis aux exigences générales en matière d’informations visées à l’article 18 est destiné à des opérations de valorisation conformes à l’article 56, les autorités intervenant dans les inspections exigent que la personne organisant le transfert produise le rapport d’audit requis à l’article 42 ainsi que, le cas échéant, des preuves documentaires pertinentes fournies par l’installation de valorisation intermédiaire ou non intermédiaire et, si nécessaire, approuvées par l’autorité compétente de destination. |
Amendement 110
Proposition de règlement
Article 58 — paragraphe 6
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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6. Lorsque les éléments de preuve visés au paragraphe 4 n’ont pas été soumis aux autorités intervenant dans les inspections dans le délai fixé par elles, ou lorsqu’elles considèrent que les éléments de preuve et les informations dont elles disposent sont insuffisants pour parvenir à une conclusion, le transfert concerné est considéré comme un transfert illicite et il est traité conformément aux articles 24 et 25. Les autorités intervenant dans les inspections informent en conséquence, sans tarder, l’autorité compétente du pays où l’inspection concernée a eu lieu. |
6. Lorsque les éléments de preuve visés au paragraphe 4 ou au paragraphe 5 n’ont pas été soumis aux autorités intervenant dans les inspections dans le délai fixé par elles, ou lorsqu’elles considèrent que les éléments de preuve et les informations dont elles disposent sont insuffisants pour parvenir à une conclusion, le transfert concerné est considéré comme un transfert illicite et il est traité conformément aux articles 24 et 25. Les autorités intervenant dans les inspections informent en conséquence, sans tarder, l’autorité compétente du pays où l’inspection concernée a eu lieu. |
Amendement 111
Proposition de règlement
Article 59 — paragraphe 2 — partie introductive
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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2. Les plans d’inspection comportent au moins les éléments suivants: |
2. Les plans d’inspection incluent un nombre minimum de contrôles physiques d’installations et de transferts de déchets, conformément à l’évaluation des risques réalisée en vertu de l’article 59, paragraphe 1. Les plans ne contiennent pas de détails relatifs à la programmation des opérations. Les plans d’inspection comportent au moins les éléments suivants: |
Amendement 112
Proposition de règlement
Article 59 — paragraphe 2 — point c
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 113
Proposition de règlement
Article 59 — paragraphe 2 — point g bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 114
Proposition de règlement
Article 59 — paragraphe 2 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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2 bis. Les États membres veillent à ce que les résultats des inspections réalisées conformément aux plans visés au présent article, les mesures correctives éventuelles prises par les autorités concernées à la suite des inspections, les noms des opérateurs impliqués dans des transferts illicites et les sanctions infligées soient mis à la disposition du public, y compris sous forme électronique. |
Amendement 115
Proposition de règlement
Article 59 — paragraphe 5
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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5. La Commission examine les plans d’inspection notifiés par les États membres conformément au paragraphe 4 et , le cas échéant, établit des rapports relatifs à la mise en œuvre du présent article sur la base de cet examen. Ces rapports peuvent comprendre, entre autres, des recommandations sur les priorités à prendre en compte lors des inspections et sur la coopération et la coordination en matière de contrôle de la mise en œuvre de la réglementation entre les autorités compétentes intervenant dans les inspections. Ces rapports peuvent également être présentés, le cas échéant, lors des réunions du groupe chargé de faire respecter la réglementation concernant les transferts de déchets établi en vertu de l’article 63. |
5. La Commission examine les plans d’inspection notifiés par les États membres conformément au paragraphe 4 et établit des rapports relatifs à la mise en œuvre du présent article sur la base de cet examen dans un délai d’un an après la réception des plans d’inspection . Ces rapports tiennent compte des flux, du tonnage et de la valeur des déchets transférés vers les pays tiers afin de déterminer les priorités pertinentes. Ils peuvent comprendre, entre autres, des recommandations sur les priorités à prendre en compte lors des inspections et sur la coopération et la coordination en matière de contrôle de la mise en œuvre de la réglementation entre les autorités compétentes intervenant dans les inspections. Ces rapports peuvent également être présentés, le cas échéant, lors des réunions du groupe chargé de faire respecter la réglementation concernant les transferts de déchets établi en vertu de l’article 63 et sont mis à la disposition du Parlement européen et du Conseil . |
Amendement 116
Proposition de règlement
Article 63 — paragraphe 3 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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3 bis. Le groupe chargé de faire respecter la réglementation concernant les transferts de déchets publie un rapport annuel sur les tendances en matière de transferts illicites et les meilleures pratiques pour y faire face, selon les recommandations des autorités compétentes des États membres. |
Amendement 117
Proposition de règlement
Article 63 — paragraphe 3 ter (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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3 ter. Dans un délai de deux ans à compter de sa création, le groupe chargé de faire respecter la réglementation en matière de déchets propose à la Commission un plan d’action pour lutter contre les transferts illicites de déchets. La proposition de plan d’action est mise à jour au moins tous les quatre ans en fonction des tendances nouvelles ou persistantes en matière de transferts illicites et de mesures d’application. |
Amendement 118
Proposition de règlement
Article 63 — paragraphe 4
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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4. Le groupe chargé de faire respecter la réglementation concernant les transferts de déchets se réunit au moins deux fois par an. Outre les membres visés au paragraphe 2, le président peut inviter aux réunions, le cas échéant, des représentants d’autres institutions, organes, organismes, agences ou réseaux pertinents . |
4. Le groupe chargé de faire respecter la réglementation concernant les transferts de déchets se réunit au moins deux fois par an. Outre les membres visés au paragraphe 2, le président peut inviter aux réunions, le cas échéant, des représentants d’autres institutions, organes, organismes, réseaux d’agences et autres acteurs concernés . |
Amendement 119
Proposition de règlement
Article 64 — paragraphe 2 — point b
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 120
Proposition de règlement
Article 69 — paragraphe 4 — alinéa 3
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Le rapport mentionné au premier paragraphe est rédigé pour la première fois le [OP: prière d’insérer la date correspondant à la fin de la cinquième année après la date d’entrée en vigueur du présent règlement] et tous les quatre ans par la suite. |
Le rapport mentionné au premier paragraphe est rédigé pour la première fois le [OP: prière d’insérer la date correspondant à la fin de la troisième année après la date d’entrée en vigueur du présent règlement] et tous les trois ans par la suite. |
Amendement 121
Proposition de règlement
Article 69 — paragraphe 4 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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4 bis. La Commission évalue et présente un rapport au Conseil et au Parlement sur la manière dont les obligations financières au titre de la responsabilité élargie des producteurs devraient s’appliquer aux biens usagés ou aux déchets transférés à partir de l’Union. |
Amendement 122
Proposition de règlement
Article 69 — paragraphe 4 ter (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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|
4 ter. Sur la base des données du système central, ainsi que sur les données issues des rapports des agences de l’Union concernées, ce rapport présente une analyse des transferts et du traitement de flux de déchets spécifiques, identifiés comme des pratiques illégales à l’égard de la mise en œuvre du présent règlement, y compris le respect par les autorités compétentes des délais fixés dans le règlement et la contribution du secteur à la transition vers une économie circulaire et la neutralité climatique d’ici à 2050, conformément au règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du Conseil («loi européenne sur le climat»). |
Amendement 123
Proposition de règlement
Article 69 — paragraphe 4 quater (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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4 quater. Le groupe chargé de faire respecter la réglementation concernant les transferts de déchets, les correspondants et le groupe de coopération en matière de transferts de déchets ainsi que les dialogues et partenariats sectoriels en matière de climat dans le secteur des déchets sont invités à examiner le rapport et à formuler des observations avant sa publication. |
Amendement 124
Proposition de règlement
Article 4 — paragraphe 4 quinquies (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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4 quinquies. Conformément au règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du Conseil, la Commission devrait faciliter des dialogues et des partenariats sectoriels en matière de climat dans le secteur économique des déchets. |
Amendement 125
Proposition de règlement
Article 72 — alinéa 1 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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|
La Commission organise périodiquement, à la demande des États membres ou si cela s’impose, une réunion des correspondants. Lors de ces réunions, les correspondants examinent les questions soulevées par la mise en œuvre du présent règlement et peuvent également discuter d’autres sujets pertinents liés à cette mise en œuvre. Une attention particulière peut être accordée aux discussions sur le suivi de l’état du marché de l’Union pour les transferts de déchets, pour permettre l’échange des meilleures pratiques et des informations et pour faciliter la coopération entre les autorités compétentes, dans le but de supprimer les obstacles à l’harmonisation des pratiques de transferts de déchets entre les États membres et à la mise en œuvre de techniques écologiquement rationnelles de gestion des déchets. |
|
|
Les parties prenantes concernées sont invitées aux réunions des correspondants, ou à certaines parties de ces réunions, selon le cas. |
Amendement 126
Proposition de règlement
Article 72 — paragraphe 1 ter (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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|
Les parties prenantes concernées sont invitées aux réunions des correspondants, ou à certaines parties de ces réunions, selon le cas. |
Amendement 127
Proposition de règlement
Article 75 — paragraphe 1 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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|
1 bis. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 76 pour modifier l’annexe III, en particulier la partie I, paragraphe 2, point f bis), en ce qui concerne les seuils de contamination. |
Amendement 128
Proposition de règlement
Article 75 — paragraphe 3 bis (nouveau)
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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3 bis. Au plus tard le… [insérer la date correspondant à 12 mois après la date de publication du présent règlement], la Commission évalue l’ajout d’entrées sur les mélanges de déchets tels que les chaussures usagées, les vêtements et autres produits textiles, y compris les mélanges de ces déchets, la laine minérale et les matelas, à l’annexe III B. Cette évaluation est accompagnée le cas échéant d’un acte délégué conformément à l’article 76 afin de modifier l’annexe III B. |
Amendement 129
Proposition de règlement
Article 80 — alinéa 1
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
Le 31 décembre 2035 au plus tard, et en tenant compte, entre autres, des rapports élaborés conformément à l’article 69, la Commission procède au réexamen du présent règlement visé à l’article 59, paragraphe 5, et communique un rapport sur les résultats au Parlement européen et au Conseil, accompagné d’une proposition législative si la Commission l’estime nécessaire. |
Le 31 décembre 2030 au plus tard, et en tenant compte, entre autres, des rapports élaborés conformément à l’article 69, la Commission procède au réexamen du présent règlement visé à l’article 59, paragraphe 5, et communique un rapport sur les résultats au Parlement européen et au Conseil, accompagné d’une proposition législative si la Commission l’estime nécessaire. |
Amendement 130
Proposition de règlement
Article 80 — alinéa 1 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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|
Au plus tard le 31 décembre [2038], la Commission réexamine les données et les justifications qui sous-tendent la décision de restreindre l’exportation de déchets plastiques en dehors de l’Union et des pays de l’AELE, en vue d’évaluer la proportionnalité de cette mesure. |
Amendement 131
Proposition de règlement
Annexe I A — Case 7
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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TYPES DE CONDITIONNEMENT (case 7) |
TYPES DE CONDITIONNEMENT (case 7) |
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Amendement 132
Proposition de règlement
Annexe I B — Case 7
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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TYPES DE CONDITIONNEMENT (case 7) |
TYPES DE CONDITIONNEMENT (case 7) |
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Amendement 133
Proposition de règlement
Annexe I C — Partie V — point 46 — alinéa 1
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Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Case 18: cette case doit être remplie par le représentant habilité de l’installation d’élimination ou de valorisation lors de la réception de l’envoi. Cocher la case correspondant au type d’installation concerné. En ce qui concerne la quantité reçue, se référer aux instructions spécifiques relatives à la case 5 (point 36). Une copie signée du document de mouvement est remise au dernier transporteur. Si la réception du transfert est rejetée pour quelque raison que ce soit, le représentant de l’entreprise d’élimination ou de valorisation doit contacter immédiatement l’autorité compétente dont il relève. Conformément à l’article 16, paragraphe 3, ou, le cas échéant, à l’article 15, paragraphe 3, du présent règlement ainsi qu’à la décision de l’OCDE, une confirmation de la réception des déchets doit être transmise au notifiant et aux autorités compétentes dans un délai d’un jour (sauf en ce qui concerne les pays de transit membres de l’OCDE ayant informé le secrétariat de l’OCDE qu’ils ne souhaitaient pas recevoir de copie du document de mouvement). L’installation d’élimination ou de valorisation conserve l’original du document. |
Case 18: cette case doit être remplie par le représentant habilité de l’installation d’élimination ou de valorisation lors de la réception de l’envoi. Cocher la case correspondant au type d’installation concerné. En ce qui concerne la quantité reçue, se référer aux instructions spécifiques relatives à la case 5 (point 36). Une copie signée du document de mouvement est remise au dernier transporteur. Si la réception du transfert est rejetée pour quelque raison que ce soit, le représentant de l’entreprise d’élimination ou de valorisation doit contacter immédiatement l’autorité compétente dont il relève. Conformément à l’article 16, paragraphe 3, ou, le cas échéant, à l’article 15, paragraphe 3, du présent règlement ainsi qu’à la décision de l’OCDE, une confirmation de la réception des déchets doit être transmise au notifiant et aux autorités compétentes dans un délai de deux jours ouvrables (sauf en ce qui concerne les pays de transit membres de l’OCDE ayant informé le secrétariat de l’OCDE qu’ils ne souhaitaient pas recevoir de copie du document de mouvement). L’installation d’élimination ou de valorisation conserve l’original du document. |
Amendement 134
Proposition de règlement
Annexe III — Partie I — alinéa 2 — point f bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 135
Proposition de règlement
Annexe III — Partie I — alinéa 2 — point g
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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supprimé |
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[…] |
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|
(Cette modification s’applique à l’ensemble du texte. Les références à la rubrique EU3011 sont remplacées par des références à la rubrique B3011 de la convention de Bâle). |
Amendement 136
Proposition de règlement
Annexe III A — point 2 — sous-point e bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
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Amendement 137
Proposition de règlement
Annexe III A — point 2 — sous-point e ter (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 138
Proposition de règlement
Annexe IV — partie I — alinéa 1 — sous-alinéa 1 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
|
Déchets dangereux figurant dans la liste des déchets établie conformément à l’article 7 de la directive 2008/98/CE |
Amendement 139
Proposition de règlement
Annexe IV — Partie I — alinéa 2 — point f
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
|
supprimé |
||
|
[…] |
|
||
|
|
(Cette modification s’applique à l’ensemble du texte. Les références à la rubrique EU48 sont remplacées par des références à la rubrique Y48 de la convention de Bâle). |
Amendement 140
Proposition de règlement
Annexe V — point 2 — alinéa 1
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
La présente annexe se compose de deux parties. L’article 36 fait également référence à la liste de déchets visée à l’article 7 de la directive 2008/98/CE. Aux fins du présent règlement et pour déterminer si un type de déchets est répertorié conformément à l’article 36 du présent règlement, la liste de déchets visée à l’article 7 de la directive 2008/98/CE ne s’applique que lorsque la partie 1 de la présente annexe n’est pas applicable. Ce n’est que lorsque des déchets ne sont pas répertoriés dans la partie 1 de la présente annexe ou dans la liste de déchets visée à l’article 7 de la directive 2008/98/CE qu’il convient de vérifier s’ils figurent dans la partie 2 de la présente annexe. |
La présente annexe se compose de deux parties. L’article 36 fait également référence à la liste de déchets visée à l’article 7 de la directive 2008/98/CE. Aux fins du présent règlement et pour déterminer si un type de déchets est répertorié conformément à l’article 36 du présent règlement, la liste de déchets visée à l’article 7 de la directive 2008/98/CE ne s’applique que lorsque la partie 1 de la présente annexe n’est pas applicable. Si un déchet n’est pas répertorié dans la partie 1 de la présente annexe et ne figure pas en tant que déchet dangereux sur la liste des déchets visée à l’article 7 de la directive 2008/98/CE , à savoir les types de déchets marqués d’un astérisque, il convient de vérifier s’il figure dans la partie 2 de la présente annexe. |
Amendement 141
Proposition de règlement
Annexe VIII — Partie 2 — point 7 bis (nouveau)
Texte proposé par la Commission
Amendement
|
Signature: Ratification: |
oui □ oui □ |
non □ non □ |
Amendement 142
Proposition de règlement
Annexe VIII — Partie 2 bis (nouvelle)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
|
Partie 2 bis (nouvelle) |
|
|
Engagement garantissant que les déchets reçus en provenance de l’Union européenne sont gérés et traités conformément à l’article 56 |
|
|
Par la présente, [nom et coordonnées de l’autorité compétente], agissant pour le compte de/du/de la/des [pays] (ci-après le «pays»), déclare que le pays garantit que tous les déchets transférés sur son territoire sont gérés sans mettre en danger la santé humaine et de manière écologiquement rationnelle conformément à l’article 56 du présent règlement. |
Amendement 143
Proposition de règlement
Annexe IX — Partie 1 — point 2 — sous-point b
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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Amendement 144
Proposition de règlement
Annexe IX — Partie 2 bis (nouvelle)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
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||
|
|
Les huit conventions fondamentales de l’OIT, telles que définies dans la déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail (1 bis) ; |
Amendement 145
Proposition de règlement
Annexe X — point 1
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
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|
Amendement 146
Proposition de règlement
Annexe X — point 1 — sous-point b
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
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|
Amendement 147
Proposition de règlement
Annexe X — point 1 — sous-point c — partie introductive
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 148
Proposition de règlement
Annexe X — point 1 — sous-point f
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
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|
Amendement 149
Proposition de règlement
Annexe X — point 2 — partie introductive
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
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|
Amendement 150
Proposition de règlement
Annexe X — point 2 — sous-point b bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
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|
|
(1) La question a été renvoyée à la commission compétente, aux fins de négociations interinstitutionnelles, conformément à l’article 59, paragraphe 4, quatrième alinéa, du règlement intérieur (A9-0290/2022).
(31) Directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives (JO L 312 du 22.11.2008, p. 3).
(31) Directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives (JO L 312 du 22.11.2008, p. 3).
(34) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil européen et au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions, Le pacte vert pour l’Europe [COM(2019)0640].
(35) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions du 11 mars 2020, Un nouveau plan d’action pour une économie circulaire — Pour une Europe plus propre et plus compétitive, [COM(2020)0098].
(36) Conclusions du Conseil intitulées «Pour une relance circulaire et écologique» (13852/20 JO CONS 34).
(37) Résolution du Parlement européen du 10 février 2021 sur le nouveau plan d’action en faveur de l’économie circulaire [2020/2077(INI)].
(34) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil européen et au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions, Le pacte vert pour l’Europe [COM(2019)0640].
(35) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions du 11 mars 2020, Un nouveau plan d’action pour une économie circulaire — Pour une Europe plus propre et plus compétitive, [COM(2020)0098].
(36) Conclusions du Conseil intitulées «Pour une relance circulaire et écologique» (13852/20 JO CONS 34).
(37) Résolution du Parlement européen du 10 février 2021 sur le nouveau plan d’action en faveur de l’économie circulaire [2020/2077(INI)].
(52) JO L 123 du 12.5.2016, p. 1.
(52) JO L 123 du 12.5.2016, p. 1.
(53) Règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 février 2011 établissant les règles et principes généraux relatifs aux modalités de contrôle par les États membres de l’exercice des compétences d’exécution par la Commission (JO L 55 du 28.2.2011, p. 13).
(53) Règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 février 2011 établissant les règles et principes généraux relatifs aux modalités de contrôle par les États membres de l’exercice des compétences d’exécution par la Commission (JO L 55 du 28.2.2011, p. 13).
(1 bis) Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données) (JO L 119 du 4.5.2016, p. 1).
(65) Règlement (UE, Euratom) no 883/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 septembre 2013 relatif aux enquêtes effectuées par l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) et abrogeant le règlement (CE) no 1073/1999 du Parlement européen et du Conseil et le règlement (Euratom) no 1074/1999 du Conseil (JO L 248 du 18.9.2013, p. 1)
(66) Règlement (CE) no 515/97 du Conseil du 13 mars 1997 relatif à l’assistance mutuelle entre les autorités administratives des États membres et à la collaboration entre celles-ci et la Commission en vue d’assurer la bonne application des réglementations douanière et agricole (JO L 82 du 22.3.1997, p. 1).
(67) Règlement (Euratom, CE) no 2185/96 du Conseil du 11 novembre 1996 relatif aux contrôles et vérifications sur place effectués par la Commission pour la protection des intérêts financiers des Communautés européennes contre les fraudes et autres irrégularités (JO L 292 du 15.11.1996, p. 2).
(1 bis) Règlement (UE) 2017/1939 du Conseil du 12 octobre 2017 mettant en œuvre une coopération renforcée concernant la création du Parquet européen (JO L 283 du 31.10.2017, p. 1).
(65) Règlement (UE, Euratom) no 883/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 septembre 2013 relatif aux enquêtes effectuées par l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) et abrogeant le règlement (CE) no 1073/1999 du Parlement européen et du Conseil et le règlement (Euratom) no 1074/1999 du Conseil (JO L 248 du 18.9.2013, p. 1)
(66) Règlement (CE) no 515/97 du Conseil du 13 mars 1997 relatif à l’assistance mutuelle entre les autorités administratives des États membres et à la collaboration entre celles-ci et la Commission en vue d’assurer la bonne application des réglementations douanière et agricole (JO L 82 du 22.3.1997, p. 1).
(67) Règlement (Euratom, CE) no 2185/96 du Conseil du 11 novembre 1996 relatif aux contrôles et vérifications sur place effectués par la Commission pour la protection des intérêts financiers des Communautés européennes contre les fraudes et autres irrégularités (JO L 292 du 15.11.1996, p. 2).
(1 bis) https://www.ilo.org/declaration/lang--fr/index.htm
|
16.6.2023 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 214/223 |
P9_TA(2023)0004
Règles visant à empêcher l'utilisation abusive des entités écrans à des fins fiscales
Résolution législative du Parlement européen du 17 janvier 2023 sur la proposition de directive du Conseil établissant des règles pour empêcher l’utilisation abusive d’entités écrans à des fins fiscales et modifiant la directive 2011/16/UE (COM(2021)0565 — C9-0041/2022 — 2021/0434(CNS))
(Procédure législative spéciale — consultation)
(2023/C 214/19)
Le Parlement européen,
|
— |
vu la proposition de la Commission au Conseil (COM(2021)0565), |
|
— |
vu l’article 115 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, conformément auquel il a été consulté par le Conseil (C9-0041/2022), |
|
— |
vu l’article 82 de son règlement intérieur, |
|
— |
vu le rapport de la commission des affaires économiques et monétaires (A9-0293/2022), |
|
1. |
approuve la proposition de la Commission telle qu’amendée; |
|
2. |
invite la Commission à modifier en conséquence sa proposition, conformément à l’article 293, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne; |
|
3. |
invite le Conseil, s’il entend s’écarter du texte approuvé par le Parlement, à en informer celui-ci; |
|
4. |
demande au Conseil de le consulter à nouveau, s’il entend modifier de manière substantielle la proposition de la Commission; |
|
5. |
charge sa Présidente de transmettre la position du Parlement au Conseil et à la Commission ainsi qu’aux parlements nationaux. |
Amendement 1
Proposition de directive
Considérant 1
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 2
Proposition de directive
Considérant 1 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
|
|
|
Amendement 3
Proposition de directive
Considérant 1 ter (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
|
|
|
Amendement 4
Proposition de directive
Considérant 1 quater (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
|
|
|
Amendement 5
Proposition de directive
Considérant 2
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 6
Proposition de directive
Considérant 3
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 7
Proposition de directive
Considérant 3 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
|
|
|
Amendement 8
Proposition de directive
Considérant 4
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 9
Proposition de directive
Considérant 5
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 10
Proposition de directive
Considérant 6
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 11
Proposition de directive
Considérant 8
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 12
Proposition de directive
Considérant 9
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 13
Proposition de directive
Considérant 10
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 14
Proposition de directive
Considérant 11
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 15
Proposition de directive
Considérant 13
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 16
Proposition de directive
Considérant 13 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
|
|
|
Amendement 17
Proposition de directive
Considérant 15
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 18
Proposition de directive
Considérant 16
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 19
Proposition de directive
Considérant 18
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 20
Proposition de directive
Article 3 — alinéa 1 — point 5
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 21
Proposition de directive
Article 3 — alinéa 1 — point 6 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
|
|
|
Amendement 22
Proposition de directive
Article 6 — paragraphe 1 — alinéa 1 — partie introductive
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
1. Les États membres exigent des entreprises remplissant les critères suivants qu’elles effectuent une déclaration aux autorités compétentes des États membres conformément à l’article 7: |
1. Les États membres exigent des entreprises remplissant les critères cumulatifs suivants qu’elles effectuent une déclaration aux autorités compétentes des États membres conformément à l’article 7: |
Amendement 23
Proposition de directive
Article 6 — paragraphe 1 — alinéa 1 — point a
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 24
Proposition de directive
Article 6 — paragraphe 1 — alinéa 1 — point b — sous-point i
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 25
Proposition de directive
Article 6 — paragraphe 1 — alinéa 1 — point b — sous-point ii
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 26
Proposition de directive
Article 6 — paragraphe 1 — alinéa 1 — point c
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 27
Proposition de directive
Article 6 — paragraphe 2 — alinéa 1 — partie introductive
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
2. Par dérogation au paragraphe 1, les États membres veillent à ce que les entreprises relevant de l’une des catégories suivantes ne soient pas soumises aux exigences de l’article 7: |
2. Par dérogation au paragraphe 1, les États membres veillent à ce que les entreprises suivantes ne soient pas soumises aux exigences de l’article 7: |
Amendement 28
Proposition de directive
Article 6 — paragraphe 2 — alinéa 1 — point e
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
|
supprimé |
Amendement 29
Proposition de directive
Article 7 — paragraphe 1 — point a
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 30
Proposition de directive
Article 7 — paragraphe 1 — point b
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 31
Proposition de directive
Article 7 — paragraphe 1 — point c — sous-point i — point 2
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 32
Proposition de directive
Article 7 — paragraphe 1 — point c — sous-point i — point 3
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
|
supprimé |
Amendement 33
Proposition de directive
Article 7 — paragraphe 1 — point c — sous-point i — point 4
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
|
supprimé |
Amendement 34
Proposition de directive
Article 7 — paragraphe 1 — point c — sous-point ii
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 35
Proposition de directive
Article 7 — paragraphe 2 — point g bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
|
|
|
Amendement 36
Proposition de directive
Article 7 — paragraphe 2 — point g ter (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||||||
|
|
|
Amendement 37
Proposition de directive
Article 8 — paragraphe 1
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
1. Une entreprise qui déclare satisfaire à tous les indicateurs de substance minimale énoncés à l’article 7, paragraphe 1, et qui fournit les pièces justificatives satisfaisantes conformément à l’article 7, paragraphe 2, est présumée être pourvue de substance minimale pour l’année d'imposition. |
1. Une entreprise qui déclare satisfaire à tous les indicateurs de substance minimale énoncés à l’article 7, paragraphe 1, et qui fournit les pièces justificatives requises conformément à l’article 7, paragraphe 2, est présumée être pourvue de substance minimale pour l’année d'imposition. |
Amendement 38
Proposition de directive
Article 8 — paragraphe 2
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
2. Une entreprise qui déclare ne pas satisfaire à l’un ou plusieurs des indicateurs énoncés à l’article 7, paragraphe 1, ou qui ne fournit pas les pièces justificatives satisfaisantes conformément à l’article 7, paragraphe 2, est présumée être dépourvue de substance minimale pour l’année d’imposition. |
2. Une entreprise qui déclare ne pas satisfaire à l’un ou plusieurs des indicateurs énoncés à l’article 7, paragraphe 1, ou qui ne fournit pas les pièces justificatives requises conformément à l’article 7, paragraphe 2, est présumée être dépourvue de substance minimale pour l’année d’imposition. |
Amendement 39
Proposition de directive
Article 9 — paragraphe 1
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
1. Les États membres prennent les mesures appropriées pour permettre aux entreprises présumées être dépourvues de substance minimale conformément à l’article 8, paragraphe 2, de renverser cette présomption en fournissant toute preuve supplémentaire des activités qu’elles exercent pour générer des revenus pertinents. |
1. Les États membres prennent les mesures nécessaires pour permettre aux entreprises présumées être dépourvues de substance minimale conformément à l’article 8, paragraphe 2, de renverser cette présomption , sans retard indu ni surcoût administratif, en fournissant toute preuve supplémentaire des activités qu’elles exercent pour générer des revenus pertinents. |
Amendement 40
Proposition de directive
Article 9 — paragraphe 2– point a
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 41
Proposition de directive
Article 9 — paragraphe 2– point b
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 42
Proposition de directive
Article 9 — paragraphe 3 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
|
3 bis. L’État membre étudie une demande de renversement de la présomption dans un délai de neuf mois à compter de la présentation de la demande et celle-ci est réputée acceptée en l’absence de réponse de l’État membre après expiration de ce délai de neuf mois. |
Amendement 43
Proposition de directive
Article 10 — paragraphe 1
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
1. Un État membre prend les mesures appropriées pour permettre à une entreprise qui satisfait aux critères énoncés à l’article 6, paragraphe 1, de demander une exemption de ses obligations au titre de la présente directive si l’existence de l’entreprise ne réduit pas la charge fiscale de son ou ses bénéficiaires effectifs ou du groupe, dans son ensemble, dont l’entreprise est membre. |
1. Un État membre prend les mesures nécessaires pour permettre à une entreprise qui satisfait aux critères énoncés à l’article 6, paragraphe 1, de demander , sans retard indu ni surcoût administratif, une exemption de ses obligations au titre de la présente directive si l’existence de l’entreprise ne réduit pas la charge fiscale de son ou ses bénéficiaires effectifs ou du groupe, dans son ensemble, dont l’entreprise est membre. |
Amendement 44
Proposition de directive
Article 10 — paragraphe 2
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
2. Un État membre peut accorder cette exemption pour une année d'imposition si l’entreprise fournit des preuves suffisantes et objectives montrant que son interposition n’entraîne pas d’avantage fiscal pour son ou ses bénéficiaires effectifs ou pour le groupe dans son ensemble, selon le cas. Ces preuves comprennent des informations sur la structure du groupe et ses activités. Ces preuves permettent de comparer le montant de l’impôt total dû par le ou les bénéficiaires effectifs ou par le groupe dans son ensemble, selon le cas, compte tenu de l’interposition de l’entreprise, avec le montant qui serait dû dans les mêmes circonstances en l’absence de l’entreprise. |
2. Un État membre peut accorder cette exemption pour une année d'imposition si l’entreprise fournit des preuves suffisantes et objectives montrant que son interposition n’entraîne pas d’avantage fiscal pour son ou ses bénéficiaires effectifs ou pour le groupe dans son ensemble, selon le cas. Ces preuves comprennent des informations sur la structure du groupe et ses activités , y compris une liste de ses salariés équivalents temps plein . Ces preuves permettent de comparer le montant de l’impôt total dû par le ou les bénéficiaires effectifs ou par le groupe dans son ensemble, selon le cas, compte tenu de l’interposition de l’entreprise, avec le montant qui serait dû dans les mêmes circonstances en l’absence de l’entreprise. |
Amendement 45
Proposition de directive
Article 10 — paragraphe 3 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
|
3 bis. Un État membre étudie la demande d’exemption dans un délai de neuf mois à compter de la présentation de la demande et celle-ci est réputée acceptée en l’absence de réponse de l’État membre après expiration du délai de neuf mois. |
Amendement 46
Proposition de directive
Article 12 — alinéa 1 — partie introductive
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
Lorsqu’une entreprise est dépourvue de substance minimale à des fins fiscales dans l’État membre où elle a sa résidence fiscale, cet État membre décide: |
Lorsqu’une entreprise est dépourvue de substance minimale à des fins fiscales dans l’État membre où elle a sa résidence fiscale, cet État membre rejette toute demande de certificat de résidence fiscale présentée par l’entreprise en vue d’une utilisation en dehors de la juridiction de cet État membre. |
Amendement 47
Proposition de directive
Article 12 — alinéa 1 — point a
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
|
supprimé |
Amendement 48
Proposition de directive
Article 12 — alinéa 1 — point b
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||
|
supprimé |
Amendement 49
Proposition de directive
Article 12 — alinéa 1 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
|
Lorsqu’il rejette une demande concernant un tel certificat, l’État membre établit une déclaration officielle qui justifie dûment cette décision et indique que l’entreprise n’a pas droit aux avantages prévus dans les accords et les conventions prévoyant l’élimination de la double imposition en matière d’impôts sur le revenu et, le cas échéant, sur la fortune, ou dans les accords internationaux qui ont un objet ou un effet similaire, ainsi que dans les articles 4, 5 et 6 de la directive 2011/96/UE et à l’article 1er de la directive 2003/49/CE. |
Amendement 50
Proposition de directive
Article 12 — alinéa 1 ter (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
|
En coopération avec les États membres, la Commission fait en sorte que ces conséquences fiscales soient bien articulées par rapport aux conventions fiscales bilatérales en vigueur avec les pays tiers afin que ceux-ci reçoivent les informations sur les entités écrans présumées. |
Amendement 51
Proposition de directive
Article 13 — alinéa 1 — point 2
Directive 2011/16/UE
Article 8 bis quinquies — paragraphe 4 — point b
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 52
Proposition de directive
Article 13 — alinéa 1 — point 2
Directive 2011/16/UE
Article 8 bis quinquies — paragraphe 4 — point g
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 53
Proposition de directive
Article 13 — alinéa 1 — point 2
Directive 2011/16/UE
Article 8 bis quinquies — paragraphe 6 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
|
6 bis. Lorsque, conformément au paragraphe 1, 2 ou 3, l’autorité compétente d’un État membre identifie d’autres États membres susceptibles d’être concernés par la déclaration de l’entreprise, la communication visée dans lesdits paragraphes comprend une alerte spécifique destinée aux États membres qui sont réputés concernés. |
Amendement 54
Proposition de directive
Article 14 — alinéa 2
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
Les États membres veillent à ce que ces pénalités comportent une sanction pécuniaire administrative d’au moins 5 % du chiffre d’affaires de l’entreprise au cours de l’année d'imposition concernée, si l’entreprise qui est tenue d’effectuer une déclaration conformément à l’article 6 ne respecte pas cette exigence pour une année d'imposition dans le délai prescrit ou fait une fausse déclaration dans la déclaration fiscale visée à l’article 7. |
Les États membres veillent à ce que ces pénalités comportent une sanction pécuniaire administrative d’au moins 2 % des recettes de l’entreprise au cours de l’année d'imposition concernée, si l’entreprise qui est tenue d’effectuer une déclaration conformément à l’article 6 ne respecte pas cette exigence pour une année d'imposition dans le délai prescrit , et une sanction pécuniaire administrative d’au moins 4 % des recettes de l’entreprise si l’entreprise qui est tenue d’effectuer une déclaration conformément à l’article 6 fait une fausse déclaration dans la déclaration fiscale visée à l’article 7. Dans le cas d’une entreprise à recettes nulles ou faibles, définie comme n’atteignant pas un seuil fixé par l’autorité fiscale nationale et ne tombant pas en dessous d’un seuil minimal fixé par la Commission dans un acte d’exécution, la sanction devrait être fondée sur l’actif total de l’entreprise. |
Amendement 55
Proposition de directive
Article 14 — alinéa 2 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
|
L’acte d’exécution visé au deuxième alinéa est adopté conformément à la procédure d’examen visée à l’article 18 bis. |
Amendement 56
Proposition de directive
Article 15 — titre
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
Demande de contrôle fiscal |
Demande de contrôle fiscal conjoint |
Amendement 57
Proposition de directive
Article 15 — alinéa 1
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
Lorsque l’autorité compétente d’un État membre a des raisons de croire qu’une entreprise ayant sa résidence fiscale dans un autre État membre n’a pas respecté les obligations qui lui incombent en vertu de la présente directive, le premier État membre peut demander à l’autorité compétente du second État membre de procéder à un contrôle fiscal de l’entreprise. |
Lorsque l’autorité compétente d’un État membre a des raisons de croire qu’une entreprise ayant sa résidence fiscale dans un autre État membre n’a pas respecté les obligations qui lui incombent en vertu de la présente directive, le premier État membre peut , en indiquant ces raisons, demander à l’autorité compétente du second État membre de procéder à un contrôle fiscal conjoint de l’entreprise conformément aux procédures énoncées à l’article 12 bis de la directive (UE) 2021/514 du Conseil (17). |
Amendement 58
Proposition de directive
Article 15 — alinéa 2
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
L’autorité compétente de l’État membre requis engage la procédure dans un délai d’un mois à compter de la date de réception de la demande et procède au contrôle fiscal , conformément aux règles régissant les contrôles fiscaux dans l’État membre requis. |
Si l’autorité compétente requérante n’est pas en mesure de procéder à un contrôle fiscal conjoint pour des raisons d’ordre juridique, l’autorité compétente de l’État membre requis engage un contrôle national dans un délai d’un mois à compter de la date de réception de la demande et procède au contrôle, conformément aux règles régissant les contrôles fiscaux dans l’État membre requis. |
Amendement 59
Proposition de directive
Article 16 — paragraphe 1 — point f
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
||||
|
|
Amendement 60
Proposition de directive
Article 17 — titre
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
Rapports |
Réexamen |
Amendement 61
Proposition de directive
Article 17 — paragraphe 1
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
1. Au plus tard le 31 décembre 2028 , la Commission présente un rapport au Parlement européen et au Conseil concernant la mise en œuvre de la présente directive. |
1. Au plus tard … [cinq ans après la date de transposition de la présente directive] , la Commission présente un rapport au Parlement européen et au Conseil sur la mise en œuvre et le fonctionnement de la présente directive. Le cas échéant, le rapport est assorti d’un réexamen en vue d’accroître l’efficacité de la présente directive et d’une proposition législative modifiant la présente directive. |
Amendement 62
Proposition de directive
Article 17 — paragraphe 1 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
|
1 bis. Le rapport réexamine et évalue l’impact de la présente directive sur les recettes fiscales dans les États membres, sur les capacités de l’administration fiscale et, en particulier, la nécessité ou non de modifier la présente directive. Le rapport évalue également s’il serait approprié d’ajouter un indicateur de substance fondé sur le bénéfice avant impôts par salarié à l’article 7 et d’étendre aux entreprises financières réglementées l’obligation de déclaration des indicateurs de substance minimale à des fins fiscales prévue audit article et, le cas échéant, de réexaminer l’exemption qui leur est accordée en vertu de l’article 6, paragraphe 2, point b). |
Amendement 63
Proposition de directive
Article 17 — paragraphe 2
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
2. Lors de l’établissement du rapport, la Commission tient compte des informations communiquées par les États membres conformément à l’article 15 . |
2. Lors de l’établissement du rapport, la Commission tient compte des informations communiquées par les États membres conformément à l’article 16 . |
Amendement 64
Proposition de directive
Article 18 bis (nouveau)
|
Texte proposé par la Commission |
Amendement |
|
|
Article 18 bis Comité 1. La Commission est assistée par un comité. Ledit comité est un comité au sens du règlement (UE) no 182/2011. 2. Lorsqu'il est fait référence au présent paragraphe, l'article 5 du règlement (UE) no 182/2011 s'applique. |
(10) Directive (UE) 2016/1164 du Conseil du 12 juillet 2016 établissant des règles pour lutter contre les pratiques d'évasion fiscale qui ont une incidence directe sur le fonctionnement du marché intérieur (JO L 193 du 19.7.2016, p. 1).
(11) Directive 2011/16/UE du Conseil du 15 février 2011 relative à la coopération administrative dans le domaine fiscal et abrogeant la directive 77/799/CEE (JO L 64 du 11.3.2011, p. 1).
(10) Directive (UE) 2016/1164 du Conseil du 12 juillet 2016 établissant des règles pour lutter contre les pratiques d'évasion fiscale qui ont une incidence directe sur le fonctionnement du marché intérieur (JO L 193 du 19.7.2016, p. 1).
(11) Directive 2011/16/UE du Conseil du 15 février 2011 relative à la coopération administrative dans le domaine fiscal et abrogeant la directive 77/799/CEE (JO L 64 du 11.3.2011, p. 1).
(12) Directive (UE) 2015/849 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme, modifiant le règlement (UE) no 648/2012 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 2005/60/CE du Parlement européen et du Conseil et la directive 2006/70/CE de la Commission (JO L 141 du 5.6.2015, p. 73).
(13) Secrétariat général du Conseil, doc. 9637/18 FISC 241 ECOFIN 555, Code de conduite (fiscalité des entreprises), Orientations sur l’interprétation du troisième critère; Projet OCDE/G20 sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices, Lutter plus efficacement contre les pratiques fiscales dommageables, en prenant en compte la transparence et la substance, Action 5 — Rapport final.
(12) Directive (UE) 2015/849 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme, modifiant le règlement (UE) no 648/2012 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 2005/60/CE du Parlement européen et du Conseil et la directive 2006/70/CE de la Commission (JO L 141 du 5.6.2015, p. 73).
(13) Secrétariat général du Conseil, doc. 9637/18 FISC 241 ECOFIN 555, Code de conduite (fiscalité des entreprises), Orientations sur l’interprétation du troisième critère; Projet OCDE/G20 sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices, Lutter plus efficacement contre les pratiques fiscales dommageables, en prenant en compte la transparence et la substance, Action 5 — Rapport final.
(14) Directive 2011/96/UE du Conseil du 30 novembre 2011 concernant le régime fiscal commun applicable aux sociétés mères et filiales d’États membres différents (JO L 345 du 29.12.2011, p. 8).
(15) Directive 2003/49/CE du Conseil du 3 juin 2003 concernant un régime fiscal commun applicable aux paiements d’intérêts et de redevances effectués entre des sociétés associées d’États membres différents (JO L 157 du 26.6.2003, p. 49).
(14) Directive 2011/96/UE du Conseil du 30 novembre 2011 concernant le régime fiscal commun applicable aux sociétés mères et filiales d’États membres différents (JO L 345 du 29.12.2011, p. 8).
(15) Directive 2003/49/CE du Conseil du 3 juin 2003 concernant un régime fiscal commun applicable aux paiements d’intérêts et de redevances effectués entre des sociétés associées d’États membres différents (JO L 157 du 26.6.2003, p. 49).
(16) Directive (UE) 2021/514 du Conseil du 22 mars 2021 modifiant la directive 2011/16/UE relative à la coopération administrative dans le domaine fiscal (JO L 104 du 25.3.2021, p. 1).
(17) Directive (UE) 2021/514 du Conseil du 22 mars 2021 modifiant la directive 2011/16/UE relative à la coopération administrative dans le domaine fiscal (JO L 104 du 25.3.2021, p. 1).