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ISSN 1977-0936 |
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Journal officiel de l'Union européenne |
C 70 |
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Édition de langue française |
Communications et informations |
59e année |
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Numéro d'information |
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II Communications |
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COMMUNICATIONS PROVENANT DES INSTITUTIONS, ORGANES ET ORGANISMES DE L'UNION EUROPÉENNE |
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Commission européenne |
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2016/C 070/01 |
Non-opposition à une concentration notifiée (Affaire M.7886 — Postfinance/SIX Group/SIX Paynet) ( 1 ) |
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IV Informations |
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INFORMATIONS PROVENANT DES INSTITUTIONS, ORGANES ET ORGANISMES DE L'UNION EUROPÉENNE |
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Commission européenne |
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2016/C 070/02 |
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V Avis |
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AUTRES ACTES |
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Commission européenne |
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2016/C 070/03 |
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2016/C 070/04 |
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(1) Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE |
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FR |
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II Communications
COMMUNICATIONS PROVENANT DES INSTITUTIONS, ORGANES ET ORGANISMES DE L'UNION EUROPÉENNE
Commission européenne
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24.2.2016 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 70/1 |
Non-opposition à une concentration notifiée
(Affaire M.7886 — Postfinance/SIX Group/SIX Paynet)
(Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)
(2016/C 70/01)
Le 18 février 2016, la Commission a décidé de ne pas s’opposer à la concentration notifiée susmentionnée et de la déclarer compatible avec le marché intérieur. Cette décision se fonde sur l’article 6, paragraphe 1, point b) du règlement (CE) no 139/2004 du Conseil (1). Le texte intégral de la décision n’est disponible qu’en allemand et sera rendu public après suppression des secrets d’affaires qu’il pourrait contenir. Il pourra être consulté:
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dans la section consacrée aux concentrations, sur le site internet de la direction générale de la concurrence de la Commission (http://ec.europa.eu/competition/mergers/cases/). Ce site permet de rechercher des décisions concernant des opérations de concentration à partir du nom de l’entreprise, du numéro de l’affaire, de la date ou du secteur d’activité, |
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sur le site internet EUR-Lex (http://eur-lex.europa.eu/homepage.html?locale=fr), qui offre un accès en ligne au droit de l’UE, sous le numéro de document 32016M7886. |
(1) JO L 24 du 29.1.2004, p. 1.
IV Informations
INFORMATIONS PROVENANT DES INSTITUTIONS, ORGANES ET ORGANISMES DE L'UNION EUROPÉENNE
Commission européenne
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24.2.2016 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 70/2 |
Taux de change de l'euro (1)
23 février 2016
(2016/C 70/02)
1 euro =
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Monnaie |
Taux de change |
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USD |
dollar des États-Unis |
1,1002 |
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JPY |
yen japonais |
123,12 |
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DKK |
couronne danoise |
7,4618 |
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GBP |
livre sterling |
0,77985 |
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SEK |
couronne suédoise |
9,3510 |
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CHF |
franc suisse |
1,0921 |
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ISK |
couronne islandaise |
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NOK |
couronne norvégienne |
9,4590 |
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BGN |
lev bulgare |
1,9558 |
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CZK |
couronne tchèque |
27,028 |
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HUF |
forint hongrois |
307,63 |
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PLN |
zloty polonais |
4,3668 |
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RON |
leu roumain |
4,4648 |
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TRY |
livre turque |
3,2298 |
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AUD |
dollar australien |
1,5202 |
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CAD |
dollar canadien |
1,5116 |
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HKD |
dollar de Hong Kong |
8,5480 |
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NZD |
dollar néo-zélandais |
1,6452 |
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SGD |
dollar de Singapour |
1,5484 |
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KRW |
won sud-coréen |
1 353,46 |
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ZAR |
rand sud-africain |
16,6401 |
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CNY |
yuan ren-min-bi chinois |
7,1814 |
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HRK |
kuna croate |
7,6260 |
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IDR |
rupiah indonésienne |
14 736,51 |
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MYR |
ringgit malais |
4,6346 |
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PHP |
peso philippin |
52,397 |
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RUB |
rouble russe |
82,7990 |
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THB |
baht thaïlandais |
39,321 |
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BRL |
real brésilien |
4,3570 |
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MXN |
peso mexicain |
19,8974 |
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INR |
roupie indienne |
75,4059 |
(1) Source: taux de change de référence publié par la Banque centrale européenne.
V Avis
AUTRES ACTES
Commission européenne
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24.2.2016 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 70/3 |
Publication d’une demande en application de l’article 50, paragraphe 2, point a), du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil relatif aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires
(2016/C 70/03)
La présente publication confère un droit d’opposition conformément à l’article 51 du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et du Conseil (1).
DOCUMENT UNIQUE
«CONWY MUSSELS»
No UE: UK-PDO-0005-01304 — 27.1.2015
IGP ( ) AOP ( X )
1. Dénomination(s)
«Conwy Mussels»
2. État membre ou pays tiers
Royaume-Uni
3. Description du produit agricole ou de la denrée alimentaire
3.1. Type de produit
Classe 1.7. Poissons, mollusques, crustacés frais et produits dérivés
3.2. Description du produit portant la dénomination visée au point 1
«Conwy Mussels» est la dénomination utilisée pour décrire la moule commune, ou Mytilus edulis, naturellement présente dans les gisements coquilliers de l’estuaire du fleuve Conwy, dans le nord du Pays de Galles. Il s’agit d’une moule sauvage et non d’élevage. Elle est récoltée dans l’aire désignée selon la méthode traditionnelle de ratissage à la main, durant la saison de pêche à la moule qui s’étend du 1er septembre au 30 avril.
La «Conwy Mussel» possède une coquille dure noire ou brunâtre, de forme ovale, et pointue à une extrémité. L’extérieur de la coquille est généralement lisse ou couvert de balanes, selon l’endroit où les moules ont été récoltées. Ainsi, dans certaines zones de l’estuaire, les moules sont enfoncées dans la vase, ce qui empêche les balanes de se fixer sur elles. Au contraire, les moules qui croissent dans les zones sableuses ou rocheuses sont souvent couvertes de balanes, qui peuvent se fixer sur la coquille relativement facilement.
La longueur des moules est comprise entre 4,5 et 10 centimètres. Conformément à un accord conclu au sein du Conwy Mussel Development Group, les moules «Conwy Mussels» ne sont pas récoltées avant d’avoir atteint une longueur minimale de 4,5 centimètres, ce qui correspond à un âge d’au moins deux ans (les moules élevées sur filières et les moules récoltées par dragage sont récoltées plus jeunes).
Les «Conwy Mussels» sont grosses et charnues et présentent une teneur en chair élevée et un bon rapport chair/coquille. Juteuses et succulentes, elles sont réputées pour leur texture charnue et ferme et pour leur goût salé d’une grande richesse. Les moules «Conwy Mussels» fraîchement récoltées doivent être inodores.
3.3. Aliments pour animaux (uniquement pour les produits d’origine animale) et matières premières (uniquement pour les produits transformés)
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3.4. Étapes spécifiques de la production qui doivent avoir lieu dans l’aire géographique délimitée
Les moules «Conwy Mussels» doivent se développer dans les zones désignées de l’estuaire du Conwy et être récoltées selon la tradition galloise de ratissage à la main, durant la saison de pêche à la moule. La saison de pêche à la moule s’étend du 1er septembre au 30 avril.
3.5. Règles spécifiques applicables au tranchage, râpage, conditionnement, etc., du produit auquel la dénomination fait référence
Toutes les moules «Conwy Mussels» doivent être purifiées conformément à la législation de l’Union. Tous les sacs de «Conwy Mussels» sont réfrigérés dans l’unité de purification à une température comprise entre 1 et 5 °C jusqu’à ce qu’ils soient vendus. La durée de conservation des «Conwy Mussels» est de cinq jours.
3.6. Règles spécifiques applicables à l’étiquetage du produit auquel la dénomination fait référence
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4. Description succincte de la délimitation de l’aire géographique
L’aire géographique désignée correspond à la zone dans laquelle la récolte de «Conwy Mussels» est autorisée. Cette autorisation couvre la zone de la baie de Conwy et de son estuaire qui se trouve sous la ligne de haute mer des marées de vive-eau d’équinoxe et qui est délimitée par les lignes tracées entre les points A, B et C, dont les coordonnées sont indiquées ci-dessous, et la position actuelle du pont ferroviaire de Conwy (coordonnées 53.280278 N - 3.823611 O), plus Conwy Quay.
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Latitude |
Longitude |
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A |
53° 20′ 341″ N |
3° 52′ 790″ O |
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B |
53° 17′ 461″ N |
3° 54′ 949″ O |
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C |
53° 16′ 672″ N |
3° 53′ 760″ O |
5. Lien avec l’aire géographique
La demande d’enregistrement d’AOP pour les moules «Conwy Mussels» repose sur les caractéristiques que présente ce produit unique, à savoir:
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1) |
son lien étroit avec l’estuaire du Conwy et son environnent unique, dans lequel les «Conwy Mussels» se développent jusqu’au moment de leur récolte; |
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2) |
le respect de la méthode traditionnelle de récolte des moules, à savoir le ratissage manuel; pratiquée exclusivement dans l’aire désignée, cette méthode constitue un savoir-faire transmis de génération en génération. |
Les «Conwy Mussels» sont des moules sauvages qui se développent à partir de gisements coquilliers naturels situés dans l’estuaire du Conwy. L’estuaire offre un habitat naturel unique pour les «Conwy Mussels» et c’est dans cette aire désignée que celles-ci se développent jusqu’au moment de leur récolte. La production des diverses populations de plancton dont se nourrissent les moules dépend des conditions climatiques, de la composition biologique et de la teneur en minéraux et en nutriments de l’estuaire du Conwy. Les moules agissent comme des filtres; elles se nourrissent du plancton microscopique présent dans l’eau. L’estuaire ne contient pas de plus grandes quantités de plancton que d’autres zones, mais il réunit des facteurs spécifiques du fait de la présence des gisements de moules, ce qui favorise la disponibilité de sources nutritionnelles pour les «Conwy Mussels».
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Les estuaires sont connus pour leur concentration élevée de nutriments (grâce à l’afflux d’eau douce), qui permet une meilleure productivité de plancton. |
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L’estuaire du Conwy est profond. Bien que la profondeur varie en fonction des marées, l’estuaire contient en général un grand volume d’eau, ce qui permet la présence en tout temps de grandes quantités de plancton, dont se nourrissent les «Conwy Mussels». |
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En raison de la profondeur de l’estuaire, les eaux de celui-ci maintiennent une température plus fraîche que d’autres eaux moins profondes. Par ailleurs, la proximité de la mer fait que les eaux de l’estuaire restent plus fraîches que celles du fleuve plus en amont. Or le plancton se plaît généralement dans les eaux fraîches. |
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Les «Conwy Mussels» sont toujours immergées et ne sont jamais exposées à l’air. Elles jouissent ainsi d’une alimentation continue et peuvent donc se nourrir à tout moment. |
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Les gisements de «Conwy Mussels» se forment spontanément à l’endroit où se mêlent naturellement l’eau douce fluviale et l’eau salée marine, toutes deux de grande qualité, ce qui favorise la présence de diverses populations de plancton. |
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Les gisements se trouvent dans les eaux fluvio-maritimes de l’estuaire, là où le débit est élevé. Les moules ont de ce fait un accès constant à une source de nourriture et peuvent se nourrir plus vite et plus souvent. |
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Les gisements de moules faisant l’objet d’une récolte durable, ils ne sont pas surexploités et la concurrence pour l’alimentation est faible. |
La disponibilité de nutriments contribue à faire des «Conwy Mussels» des moules de grande taille (entre 4,5 et 10 centimètres de longueur), d’une teneur en chair élevée (de 45 à 55 %) et d’un rapport chair/coquille proche de 3:5. En outre, l’âge des moules au moment de la récolte (au moins 2 ans) et le recours à une méthode d’exploitation durable, à savoir le ratissage manuel, contribuent à leur grande taille. Toutes les moules qui mesurent moins de 4,5 centimètres passent entre les dents du râteau.
La qualité des eaux du Conwy est régulièrement surveillée par l’Agence pour l’environnement. Le Conwy est considéré comme l’un des fleuves les plus propres d’Europe et, en tant que tel, a fait l’objet de nombreuses recherches dans le domaine écologique. La très bonne qualité des eaux sur tout son cours et dans l’ensemble du bassin hydrographique résulte de la combinaison de plusieurs facteurs:
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peu d’industries sont présentes dans la zone: la relative faiblesse de la circulation routière et des émissions de fumées industrielles par rapport à des villes plus importantes assurent une bien meilleure qualité de l’eau dans le Conwy que dans les cours d’eau qui traversent ces villes; |
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le mode d’exploitation agricole pratiqué sur les rives du Conwy est très respectueux de l’environnement: des zones tampons en bordure de fleuve permettent de limiter le ruissellement de phosphates et de nitrates provenant de zones soumises à des pratiques agricoles intensives. De plus, de vastes zones adjacentes au fleuve sont principalement boisées et jouent de ce fait un rôle tampon en réduisant le ruissellement de polluants depuis les terres environnantes vers les eaux du Conwy; |
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l’activité de pêche est minime dans l’estuaire: le port du Conwy est relativement calme et le trafic de navires de grande taille y est restreint. Les gisements de moules ne sont donc pas perturbés par l’activité humaine. En dehors de la récolte des moules, l’estuaire ne connaît ni dragage ni pêche commerciale qui pourraient endommager les gisements. |
C’est à l’endroit où le Conwy se jette dans la mer que les «Conwy Mussels» s’établissent et se développent, dans la zone où l’eau salée de la mer se mêle naturellement à l’eau douce du fleuve (sur environ 800 mètres). La profondeur de l’estuaire favorise également la circulation de l’eau et son renouvellement à chaque marée. La profondeur varie en fonction de la marée, mais la plupart des gisements sont à tout moment recouverts d’au moins 9 à 15 mètres d’eau. Grâce au mélange d’eau marine salée et d’eau fluviale douce et au fait que les moules sont constamment immergées (et ne sont pas exposées à l’air à marée basse), les «Conwy Mussels» sont juteuses et succulentes.
Les caractéristiques des «Conwy Mussels» sont liées à l’aire délimitée et découlent de la méthode locale traditionnelle de récolte par ratissage manuel, qui est propre à la région et dont la technique s’est transmise de génération en génération. Les «Conwy Mussels» sont récoltées en saison, du 1er septembre au 30 avril. Les pêcheurs de «Conwy Mussels» utilisent des embarcations spéciales (appelées «dorys»), de petite taille et à faible tirant d’eau, qui sont traditionnellement utilisées pour la pêche à la moule et sont maniées par une seule personne. Les pêcheurs utilisent une méthode traditionnelle de pêche qui demande de savoir manier de longs râteaux en bois de pin pour prélever les moules dans les gisements de l’estuaire. La récolte manuelle des moules par ratissage exige beaucoup de pratique et de compétence. Quatre familles dominent l’utilisation des méthodes traditionnelles de pêche à la moule à Conwy, et cette compétence a été transmise de génération en génération dans ces familles depuis plus de cent cinquante ans. Il faut cinq à six saisons pour la maîtriser. Le ratissage à la main est une méthode de pêche traditionnelle, durable et respectueuse de l’environnement puisqu’elle assure la conservation des gisements de moules pour les générations futures. Seules les plus grandes moules sont récoltées, tandis que celles dont la longueur est inférieure à 4,5 centimètres passent à travers les dents en acier du râteau et continuent de croître pour arriver à maturité lors d’une saison ultérieure. En outre, le ratissage à la main est moins destructeur pour les gisements, qui peuvent donc se rétablir plus vite en dehors de la saison de pêche.
La réputation des moules «Conwy Mussels» en tant que produit de qualité est le résultat des efforts du Conwy Mussel Development Group. Les «Conwy Mussels» sont un produit bien établi et largement reconnu par l’industrie alimentaire au Royaume-Uni et dans le monde entier. Elles sont utilisées par de nombreux grands chefs et figurent régulièrement sur la carte de leurs restaurants. Nombre de gastronomes réputés et d’entreprises du secteur agroalimentaire affichent également leur préférence pour ces moules.
Référence à la publication du cahier des charges
(article 6, paragraphe 1, deuxième alinéa, du présent règlement)
https://www.gov.uk/government/publications/protected-food-name-conwy-mussels-pdo
(1) JO L 343 du 14.12.2012, p. 1.
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24.2.2016 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
C 70/7 |
Publication d’une demande d’approbation d’une modification mineure conformément à l’article 53, paragraphe 2, deuxième alinéa, du règlement (UE) no 1151/2012
(2016/C 70/04)
La Commission européenne a approuvé la présente modification mineure au sens de l’article 6, paragraphe 2, troisième alinéa, du règlement délégué (UE) no 664/2014 de la Commission (1).
DEMANDE D’APPROBATION D’UNE MODIFICATION MINEURE
Demande d’approbation d’une modification mineure conformément à l’article 53, paragraphe 2, deuxième alinéa, du règlement (UE) no 1151/2012 du parlement européen et de Conseil (2)
«MONTASIO»
No UE: IT-PDO-0117-01380 — 2.10.2015
AOP ( X ) IGP ( ) STG ( )
1. Groupement demandeur et intérêt légitime
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Nom: |
Consorzio per la Tutela del Formaggio Montasio |
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Adresse: |
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Tél. |
+39 0432912052 |
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Courriel: |
info@formaggiomontasio.net |
2. État membre ou pays tiers
Italie
3. Rubrique du cahier des charges faisant l’objet de la (des) modification(s)
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☒ |
Description du produit |
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Preuve de l’origine |
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Méthode de production |
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Lien |
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☐ |
Étiquetage |
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☐ |
Autres [à préciser] |
4. Type de modification(s)
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— |
☐ |
Modification du cahier des charges d’une AOP/IGP enregistrée à considérer comme mineure au sens de l’article 53, paragraphe 2, troisième alinéa, du règlement (UE) no 1151/2012, n’entraînant aucune modification du document unique publié. |
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— |
☒ |
Modification du cahier des charges d’une AOP/IGP enregistrée à considérer comme mineure au sens de l’article 53, paragraphe 2, troisième alinéa, du règlement (UE) no 1151/2012, entraînant une modification du document unique publié. |
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☐ |
Modification du cahier des charges d’une AOP/IGP enregistrée à considérer comme mineure au sens de l’article 53, paragraphe 2, troisième alinéa, du règlement (UE) no 1151/2012, pour laquelle un document unique (ou équivalent) n’a pas été publié. |
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— |
☐ |
Modification du cahier des charges d’une STG enregistrée à considérer comme mineure au sens de l’article 53, paragraphe 2, quatrième alinéa, du règlement (UE) no 1151/2012. |
5. Modification(s)
Description du produit
La classification commerciale a été ajoutée pour identifier avec plus de transparence et de manière univoque la classification de l’affinage, afin de fournir une information plus claire aux consommateurs et aux points de vente.
Libellé actuel: «Le “Montasio” peut être commercialisé à la fois entier et sous forme de portions, après une période d’affinage minimale de 60 jours.»
Texte modifié: «Le “Montasio” peut être commercialisé à la fois entier et sous forme de portions, après une période d’affinage minimale de 60 jours.
Il peut être commercialisé sous la dénomination “fresco” après une période d’affinage minimale de 60 jours, “mezzano” après une période d’affinage de 120 jours, “stagionato” après une période d’affinage de 10 mois et “stravecchio” après une période d’affinage de 18 mois.»
Méthode de production
L’utilisation des croisements entre les races prévues dans les élevages a été mentionnée explicitement.
Libellé actuel: «Les principales races élevées sont la Brune des Alpes, la Pie rouge italienne et la Pie noire.»
Texte modifié: «Les principales races élevées dans l’aire géographique de production sont la Brune des Alpes, la Pie rouge italienne et la Pie noire ainsi que leurs croisements.»
En ce qui concerne la ration alimentaire, la fourchette de pourcentages de céréales, de fourrages secs et verts et d’ensilages a été supprimée et une valeur minimale unique a été fixée. Cela permet aux producteurs de gérer les élevages de manière plus rationnelle et à l’organisme de contrôle de vérifier plus efficacement le respect de cette obligation.
En particulier, la suppression du pourcentage maximal de fourrages dans l’alimentation permet de nourrir les vaches en fin de lactation uniquement avec des fourrages, pratique usuelle dans les techniques d’élevage, afin de faciliter le tarissement ou d’adapter l’alimentation aux besoins alimentaires réduits des vaches en fin de lactation.
Libellé actuel: «L’alimentation des vaches est constituée à 75-85 % sur brut de céréales, de fourrages secs et verts et d’ensilages. Les 15 à 25 % sur brut restants sont constitués de concentrés et de tourteaux protéiques. L’utilisation de compléments minéraux et vitaminés est autorisée. Les aliments proviennent à 60 % de l’aire géographique.»
Texte modifié: «L’alimentation des vaches est constituée pour au moins 60 % sur brut de céréales, de fourrages secs et verts et d’ensilages. La partie restante est constituée par des aliments concentrés et/ou des tourteaux protéiques. L’utilisation de compléments minéraux et vitaminés est autorisée. Les aliments proviennent pour au moins 60 % de l’aire géographique.»
DOCUMENT UNIQUE
«MONTASIO»
No UE: IT-PDO-0117-01380 — 2.10.2015
AOP ( X ) IGP ( )
1. Dénomination
«Montasio»
2. État membre ou pays tiers
Italie
3. Description du produit agricole ou de la denrée alimentaire
3.1. Type de produit
Classe 1.3. Fromages
3.2. Description du produit portant la dénomination visée au point 1
Le «Montasio» est un fromage au lait de vache, à affinage moyen ou long, de forme cylindrique, possédant un talon droit ou presque droit et des faces planes ou légèrement convexes. Il est produit à partir de lait non pasteurisé et exclusivement à base de levains lactiques naturels ou de ferments autorisés. La durée minimale d’affinage est de 60 jours et le taux d’humidité est contrôlé par sondage à 10 et 60 jours d’affinage. Au 60e jour d’affinage, le fromage portant l’AOP «Montasio» doit présenter les caractéristiques suivantes: taux d’humidité maximal inférieur ou égal à 36,72 %; teneur en matières grasses sur extrait sec: 40 % au minimum; poids: 6 à 8 kg; diamètre: 30 à 35 cm; talon: 8 cm au maximum; croûte: lisse, régulière et élastique; pâte: compacte avec quelques ouvertures; couleur: naturelle, tirant sur le jaune paille; arôme: typique; saveur: agréable, tendant vers le piquant pour le «Montasio» longuement affiné.
Le fromage «Montasio» AOP peut être commercialisé sous la dénomination «fresco» après une période d’affinage minimale de 60 jours, «mezzano» après une période d’affinage minimale de 120 jours, «stagionato» après une période d’affinage minimale de 10 mois et «stravecchio» après une période d’affinage minimale de 18 mois.
3.3. Aliments pour animaux (uniquement pour les produits d’origine animale) et matières premières (uniquement pour les produits transformés)
L’AOP «Montasio» est produite à partir de lait issu d’élevages situés dans l’aire de production. Les principales races élevées dans l’aire géographique de production sont la Brune des Alpes, la Pie rouge italienne et la Pie noire ainsi que leurs croisements. Aucun conservateur n’est ajouté et aucun traitement thermique n’est autorisé pendant la période de conservation du lait dans l’exploitation, à l’exception du refroidissement effectué à une température minimale de 4 °C.
L’alimentation des vaches est constituée pour au moins 60 % sur brut de céréales, de fourrages secs et verts et d’ensilages. La partie restante sur brut est constituée par des aliments concentrés et/ou des tourteaux protéiques. L’utilisation de compléments minéraux et vitaminés est autorisée. Les aliments proviennent pour au moins 60 % de l’aire géographique.
Sont interdits les aliments que la tradition fromagère considère comme ayant des effets contraires à la caséification, tels que les fourrages provenant de terres marécageuses ou situés en bord de routes à grande circulation. Sont également interdits les légumes, les fruits et le colza, ainsi que les sous-produits issus de la transformation du riz, les farines d’origine animale, les aliments industriels à usage médical, la pulpe de betterave fraîche, humide ou ensilée, les sous-produits de la bière ou des produits distillés, les fourrages ensilés (à l’exception du foin ensilé et du maïs ensilé) et les substances fermentées provenant de la transformation industrielle de fruits, de betteraves, de bière et de produits distillés.
3.4. Étapes spécifiques de la production qui doivent avoir lieu dans l’aire géographique délimitée
L’ensemble du processus de production (élevage des bovins et production de lait, coagulation, traitements du caillé, moulage, égouttage, salage et affinage) doit se dérouler dans l’aire délimitée au point 4.
3.5. Règles spécifiques applicables au tranchage, râpage, conditionnement, etc., du produit auquel la dénomination fait référence
—
3.6. Règles spécifiques applicables à l’étiquetage du produit auquel la dénomination fait référence
L’identification du produit se fait par le marquage, à l’origine, dans un moule spécifique qui indique le code du producteur, le sigle de la province et la date de production (année, mois, jour). La «marque d’origine» de l’AOP «Montasio» consiste dans l’inscription oblique du nom «Montasio», à l’endroit et à l’envers (illustration no 1).
Cette «marque d’origine» est apposée sur l’ensemble de la production des exploitations associées ou non, à condition qu’elle ait été obtenue dans le respect du cahier des charges de production.
Illustration 1
Le logo de l’appellation se compose d’un «M» en caractère majuscule stylisé, sous lequel est inscrit «MONTASIO». Ce logo doit toujours être reproduit au moyen de la police de caractère «HORATIO». Il doit respecter les proportions de l’illustration no 2 (par exemple: 8 cm de largeur pour 6 cm de hauteur).
Illustration 2
Lorsque l’ensemble du processus de production — de la production du lait jusqu’à l’affinage d’une durée minimale de 60 jours — se déroule dans une zone de montagne, au sens de la définition figurant dans la législation nationale en vigueur, comprise dans la zone de production de l’AOP «Montasio», le fromage peut porter sur l’étiquette la mention «produit de montagne». À cet effet, une plaquette portant la mention «PDM» pour «prodotto della montagna» (produit de montagne), sera apposée sur le talon.
Sur les meules de «Montasio» ayant dépassé les 100 jours d’affinage, le Consorzio per la Tutela del Formaggio Montasio peut, à la demande de tous les producteurs associés ou non, imprimer au feu, dans la partie du talon prévue à cet effet, le logo de l’appellation, après vérification préalable de celui-ci (illustration no 2).
4. Description succincte de la délimitation de l’aire géographique
L’aire de production de l’AOP «Montasio» comprend: Frioul-Vénétie Julienne: tout le territoire. Vénétie: tout le territoire des provinces de Belluno et de Trévise et une partie du territoire des provinces de Padoue et de Venise délimité comme suit: «de l’intersection avec la frontière entre la province de Trévise et celle de Padoue, le périmètre suit cette ligne jusqu’à l’autoroute Serenissima. Il suit le long de cette ligne jusqu’au pont d’autoroute enjambant le fleuve Brenta, puis suit le lit du fleuve jusqu’à son embouchure».
5. Lien avec l’aire géographique
Les facteurs naturels sont liés aux conditions climatiques de l’aire de production, composée principalement de montagnes et de zones de piémont où se pratiquent toujours la mise à l’alpage et le pâturage, ce qui influence la qualité des fourrages destinés à l’alimentation des vaches laitières.
Le «Montasio» a été ajouté à la mercuriale de San Daniele et d’Udine en 1773/1775. Ceci atteste la commercialisation du «Montasio» et démontre qu’il ne s’agit pas uniquement d’une production locale ou destinée à la consommation domestique. Le lien étroit qu’entretient le Montasio avec la zone de production est également attesté par la forte impulsion que la production de ce fromage a donnée au développement des coopératives. Le «Montasio» et sa technique de production spécifique se répandirent rapidement dans le Frioul et en Vénétie orientale, tant en raison de facteurs humains et structurels (comme l’invention des fromageries coopératives ou la création d’une école de techniciens fromagers) — au point que l’on comptait plus de 650 fromageries actives dans les années soixante — qu’en raison de l’environnement même au sein duquel cette technique s’est d’abord développée.
Pour ce qui est des caractéristiques du territoire de production, la partie orientale de l’Italie a toujours été et est encore marquée par d’importantes précipitations printanières et automnales ayant favorisé les herbages et la céréaliculture (blé et orge), à la base de l’alimentation des vaches laitières. La culture du maïs et, partant, l’utilisation du maïs comme aliment frais et d’ensilage, ont également pris de l’importance avec le temps. Plus récemment, c’est la culture du soja, complément protéique, qui s’est développée dans l’aire de production.
La principale caractéristique du «Montasio» est sa grande aptitude à l’affinage de longue/moyenne durée. Dans la palette des fromages nationaux, le «Montasio» se classe parmi les fromages à pâte semi-dure, mais comme il peut être affiné jusqu’à 36 mois, il se range également dans la catégorie des rares fromages à pâte dure longuement affinés.
Une autre caractéristique du «Montasio» réside dans les dimensions de la meule.
De plus, l’AOP «Montasio» a conservé dans son cahier des charges l’interdiction de pasteuriser le lait, préservant ainsi dans toute la mesure du possible la charge bactérienne spontanée du lait produit dans l’aire de production.
L’aptitude à l’affinage de longue/moyenne durée est le fruit d’une technologie «douce». En effet, les doses de ferments lactiques utilisées sont faibles (environ 1 %), la cuisson se fait à des températures peu élevées (entre 42 et 48 °C) et l’égouttage et le pressage confèrent à la pâte une fermeté moyenne, avec une humidité à deux mois (qui correspond au taux minimal pour la commercialisation du fromage) d’environ 36 %.
Le milieu où s’est développé le «Montasio» possède des caractéristiques microbiologiques adaptées à son développement et à sa diffusion. En effet, le «Montasio» se caractérise par la présence d’une flore microbienne thermophile qui a toujours permis d’obtenir un produit fromager unique en son genre, à consommer frais (2 mois d’affinage au minimum de nos jours, car il est produit à partir de lait non pasteurisé) mais pouvant aussi être affiné au-delà de 36 mois; ce fromage présente donc des caractéristiques organoleptiques, une consistance, des saveurs et des arômes qui varient avec le temps, précisément grâce à la charge bactérienne présente naturellement dans les prés/pâturages et les fourrages de la zone de production.
De fait, à deux mois d’affinage, le «Montasio» se présente comme un fromage moyennement ferme, à la saveur délicate rappelant celle du lait dont il est issu. À mesure que l’affinage se prolonge et que se concentrent les substances, le «Montasio» acquiert des saveurs plus marquées et légèrement piquantes et la pâte devient plus ferme et friable.
Avec l’amélioration des techniques d’élevage, la rationalisation des cultures et l’introduction de méthodes de traite toujours plus hygiéniques, il est apparu nécessaire d’enrichir le lait avec des micro-organismes fromagers utiles pour la production du «Montasio». C’est ainsi que les ferments lactiques (riches en coccus et pauvres en bacilles), issus du lait de la zone de production, ont commencé à être utilisés, pratique qui s’est ensuite répandue.
Référence à la publication du cahier des charges
(article 6, paragraphe 1, deuxième alinéa, du présent règlement)
Le texte consolidé du cahier des charges de production peut être consulté sur le site internet: http://www.politicheagricole.it/flex/cm/pages/ServeBLOB.php/L/IT/IDPagina/3335
ou encore
en accédant directement à la page d’accueil du site du ministère des politiques agricoles alimentaires et forestières (www.politicheagricole.it) et en cliquant sur «Qualità e sicurezza» [Qualité et sécurité] (en haut à droite de l’écran) et sur «Disciplinari di Produzione all’esame dell’UE» [Cahiers des charges soumis à l’examen de l’Union européenne].
(1) JO L 179 du 19.6.2014, p. 17.
(2) JO L 343 du 14.12.2012, p. 1.