La directive 2006/54/CE a pour objet de consolider plusieurs directives sur l’égalité entre les hommes et les femmes en simplifiant, modernisant et améliorant la législation de l’Union européenne (UE) dans le domaine de l’égalité des chances et de l’égalité de traitement pour les hommes et les femmes en matière d’emploi et de travail.
La directive modificative (UE) 2024/1500 vise à assurer le fonctionnement des organismes pour l’égalité de traitement en vertu de normes minimales destinées à améliorer leur efficacité et à garantir leur indépendance, de manière à renforcer l’application du principe de l’égalité de traitement.
L’égalité entre hommes et femmes est un principe fondamental du droit de l’UE qui s’applique à plusieurs aspects de la vie sociale, y compris aux questions d’emploi et de travail.
La directive 2006/54/CE interdit la discrimination directe1 et indirecte2 entre les hommes et les femmes concernant:
De plus, la directive met en œuvre le principe de l’égalité des rémunérations inscrit à l’article 157 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et interdit la discrimination fondée sur le sexe en matière de rémunération pour un même travail ou un travail de même valeur. La rémunération est définie comme le salaire de base ou le salaire minimum ordinaire et toute autre considération, en espèces ou en nature, qu’un travailleur reçoit directement ou indirectement (éléments complémentaires ou variables) pour son travail auprès de son employeur. Lorsque des systèmes de classification professionnelle sont utilisés pour déterminer les rémunérations, ils doivent être basés sur les mêmes critères pour les femmes et les hommes et être établis pour exclure toute discrimination fondée sur le sexe.
Les États membres de l’UE doivent encourager les employeurs à lutter contre la discrimination (directe et indirecte) fondée sur le sexe, et en particulier, contre le harcèlement3 et le harcèlement sexuel4.
Les femmes et les hommes devraient être traités de façon égale dans le cadre des régimes professionnels de sécurité sociale, en particulier en ce qui concerne:
Ce principe s’applique à l’ensemble de la population active, y compris:
À l’issue d’un congé de maternité, de paternité ou d’adoption, les travailleurs ont le droit de:
La directive modificative (UE) 2024/1500 supprime l’article 20 de la directive 2006/54/CE relative aux organismes pour l’égalité de traitement. Cet article avait laissé une large marge d’appréciation aux États membres quant aux mandats, compétences, structures, ressources et fonctionnement opérationnel de ces organismes, entraînant des divergences entre les niveaux de protection contre la discrimination entre les États membres.
La directive modificative établit donc des normes minimales pour le fonctionnement de ces organismes afin d’améliorer leur efficacité et de garantir leur indépendance afin de mieux appliquer le principe de l’égalité de traitement. Elle impose aux États membres de s’assurer que les organismes pour l’égalité de traitement:
La directive 2006/54/CE révise et remplace plusieurs directives (directives 75/117/CEE, 76/207/CEE, 2002/73/CE, 86/378/CEE, 96/97/CE, 97/80/CE et 98/52/CE) et leurs modifications ultérieures.
La directive 2006/54/CE devait être transposée dans le droit national au plus tard le .
Les normes pour les organismes pour l’égalité de traitement introduites par la directive (UE) 2024/1500 doivent être transposées au plus tard le .
Pour plus d’informations, veuillez consulter:
Directive 2006/54/CE du Parlement européen et du Conseil du relative à la mise en œuvre du principe de l’égalité des chances et de l’égalité de traitement entre hommes et femmes en matière d’emploi et de travail (refonte) (JO L 204 du , p. 23–36).
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