10.10.2018   

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 367/107


Avis du Comité économique et social européen sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine (refonte)

[COM(2017) 753 final — 2017/0332 (COD)]

(2018/C 367/21)

Rapporteur:

Gerardo LARGHI

Saisine

Parlement européen, 8.2.2018

Conseil, 28.2.2018

Base juridique

Article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Décision de l’assemblée plénière

13.2.2018

Compétence

Section «Agriculture, développement rural et environnement»

Adoption en section spécialisée

26.6.2018

Adoption en session plénière

12.7.2018

Session plénière no

536

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

161/1/2

1.   Conclusions et recommandations

1.1.

Le Comité économique et social européen (CESE) se félicite de la proposition de la Commission qui vise à mettre à jour la directive sur l’eau potable, dont il approuve dans une large mesure la structure, les objectifs et les mesures. Il relève avec satisfaction que, pour la première fois, un processus législatif lancé par une initiative citoyenne est mené à son terme en respectant de manière générale les souhaits qui y avaient été exprimés. Il fait également observer que dans l’Union européenne, plus de 99 % des eaux potables sont conformes à l’actuelle directive 98/83/CE.

1.2.

Dans la ligne de son précédent avis (1), le CESE regrette que la proposition de directive ne prévoie pas explicitement la reconnaissance du droit universel d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, comme le demande l’initiative Right2Water et comme le mentionnent les objectifs de développement durable des Nations unies (2).

1.3.

Le CESE estime que le modèle proposé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), basé sur des quantités minimales d’eau par personne et par jour, représente une solution viable. Il est important de maintenir une approche globale de cette question (3), en combinant les législations sur la durabilité et l’économie circulaire, ainsi que les dimensions environnementale, économique et sociale (4).

1.4.

Le CESE est d’avis que la Commission doit faire siennes les valeurs paramétriques suggérées par l’OMS, conserver le mécanisme des dérogations tel qu’il est réglementé aujourd’hui et réexaminer l’automaticité prévue à l’article 12 de la directive. Cette proposition vise à garantir les meilleures normes de qualité tout en définissant des protocoles qui puissent être utilisés dans des situations de risque réel pour les utilisateurs.

1.5.

Le CESE est favorable à l’introduction de mesures qui demandent aux États membres de favoriser l’accès à l’eau potable pour les personnes vulnérables ou vivant dans des zones géographiques isolées, dans des régions rurales désavantagées ou périphériques. Conformément au principe de subsidiarité, la mise en œuvre détaillée de ces dispositions devrait toutefois s’effectuer en accord avec l’État membre concerné.

1.6.

Le CESE se félicite de l’adoption du principe de précaution et de celui du principe du pollueur-payeur (5), et il soutient l’organisation de campagnes de communication destinées à promouvoir une utilisation plus large et mieux informée de l’eau publique, en recommandant le recours à tous les outils disponibles, et non pas seulement à ceux en ligne.

1.7.

Le CESE reconnaît que la directive comporte d’importantes innovations en matière de suivi et de transparence des informations. Toutefois, afin de sensibiliser les utilisateurs à l’importance de consommer l’eau du robinet, il est recommandé que les informations transmises soient claires et compréhensibles. Il insiste sur l’importance du rôle que des PME assument dans le domaine de la distribution d’eau. Pour éviter de leur imposer de lourdes charges administratives, il convient que leur tâche soit bien proportionnée.

1.8.

Le CESE estime qu’il est important de surveiller les sources d’approvisionnement en eau conformément à la directive 2000/60/CE, en créant, là où il y a lieu, des réserves d’eau pour répondre aux situations d’urgence, en étudiant de nouvelles approches concernant d’autres sources, telles que l’eau de pluie, et en utilisant les nappes phréatiques de manière plus rationnelle, afin de limiter les déperditions.

1.9.

Le CESE estime que l’eau à usage domestique devrait être partie intégrante de l’économie circulaire et qu’il est important que la directive de la Commission l’inscrive dans ce contexte, en établissant de nouvelles règles pour sa production, ainsi que la récupération et la réutilisation des eaux usées.

1.10.

Le CESE s’inquiète que les coûts accrus résultant des contrôles, de la modernisation et de la mise aux normes du réseau de distribution puissent être imputés entièrement aux consommateurs finaux, sans être également répartis entre les administrations publiques et les fournisseurs.

1.11.

Le CESE souhaite que les États membres instaurent une tarification plus flexible de l’eau pour les citoyens les plus pauvres ou vivant en dessous du seuil de pauvreté, ainsi que pour ceux qui habitent dans des zones rurales défavorisées. Dans le même temps, le Comité recommande de prendre des mesures pour décourager un usage disproportionné de l’eau et promouvoir ainsi, au contraire, les comportements vertueux. Cette démarche devrait également valoir pour les usages industriels et agricoles de l’eau. Le Comité attire l’attention sur la nécessité d’un entretien efficace du réseau de distribution d’eau. Cette mesure devrait permettre de réduire l’écart entre les volumes pompés et les volumes facturés afin de lutter contre le gaspillage. Il est également fondamental, afin d’assurer la solidarité avec les groupes de personnes à faible revenu, de maintenir des tarifs dégressifs pour les grands utilisateurs qui pourraient contribuer à la réduction des charges fixes.

1.12.

Le CESE considère que l’eau est un bien public primaire. Pour cette raison, les nappes phréatiques, les bassins hydrogéologiques et les grandes réserves naturelles d’eau ne pourront plus être privatisés, ou en tout état de cause, devront rester à la disposition du public. Afin de garantir la disponibilité d’eau potable pour tous, les États membres peuvent faire appel à des opérateurs privés pour la distribution d’eau à usage domestique ou industriel. L’intervention de ces acteurs privés doit cependant revêtir un caractère auxiliaire et ne pas être prépondérante par rapport à la place qu’occupent les acteurs de droit public.

1.13.

Le CESE demande, pour l’avenir, qu’une distinction soit établie entre la reconnaissance du droit à l’eau et celui à la protection de la santé.

2.   Contexte

2.1.

L’eau potable est un bien de première nécessité, d’une importance fondamentale pour la santé, le bien-être et la dignité de tout être humain. La qualité de la vie de chaque individu, tout comme les activités économiques et productives, sont fortement influencées par la disponibilité de l’eau et par les perturbations du cycle hydrogéologique.

2.2.

À ce jour, près de 40 % de la population mondiale dépend de bassins transfrontaliers pour son approvisionnement hydrique, et d’ici à 2030, près de 2 milliards de personnes pourraient vivre dans des zones touchées par des pénuries d’eau.

2.3.

Si l’Union européenne est sans aucun doute l’une des régions du globe les plus vertueuses en matière de gestion de l’eau potable, il n’en reste pas moins que deux millions de ses citoyens ne bénéficient toujours pas de ressources en eau sûres, propres et abordables, bien que plus de 99 % de ses eaux potables respectent les exigences de la directive 98/83/CE.

2.4.

La qualité de l’eau a une influence sur la chaîne alimentaire, et c’est pourquoi l’accès à une eau salubre devrait être garanti dans toutes les composantes de la chaîne alimentaire, conformément au règlement (CE) no 178/2002.

2.5.

De nombreux facteurs, tels que l’augmentation de la population mondiale, la croissance des besoins en eau à usage domestique, industriel et agricole, la pollution et le changement climatique, suscitent de nouveaux problèmes touchant l’approvisionnement, l’accès à l’eau, sa gestion et son recyclage. Ces éléments justifient de mettre à jour de la législation en vigueur, notamment la directive 98/83/CE.

2.6.

En 2013, l’initiative citoyenne européenne intitulée «Right2Water» a recueilli plus de 1,8 million de soutiens dans le but, précisément, d’obtenir une adaptation de la législation existante aux nouveaux défis, en présentant comme revendication essentielle la reconnaissance du droit d’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement (6).

2.7.

Le Parlement européen (7) et le CESE (8) ont vigoureusement appuyé cette initiative fondée sur le programme à l’horizon 2030 des Nations unies (9).

2.8.

À la suite de l’initiative «Right2Water», la Commission a lancé une consultation publique (10) qui a été suivie d’une autre, officielle, de toutes les parties intéressées, ce processus aboutissant, notamment, à la révision de la directive 98/83/CE, dans le cadre du programme REFIT. L’accès à une eau potable de qualité, ainsi que sa gestion efficace, constituent l’une des bases du socle européen des droits sociaux, du dispositif préventif de santé et de l’offre d’alimentation saine, tout en pouvant faire partie intégrante, grâce à la réutilisation des eaux, du plan d’action en faveur de l’économie circulaire (11).

3.   Contenu essentiel de la proposition de la Commission

3.1.

Les principaux axes que la directive met en avant sont les suivants: la mise à jour de la liste des paramètres, l’application d’une approche fondée sur les risques, le renforcement des règles sur la transparence et l’accès des consommateurs à des informations récentes, des données plus transparentes et accessibles, l’amélioration du libre-échange des matériaux destinés à entrer en contact avec l’eau potable et, enfin, l’accessibilité de cette ressource pour tous.

3.2.

La proposition prévoit de relever les normes applicables à l’eau destinée à l’usage humain, en partie suivant les recommandations spécifiques de l’OMS (12), pour en garantir la salubrité, de renforcer les contrôles sur la présence d’agents entéropathogènes et de légionelles, d’instaurer de nouveaux paramètres concernant les produits chimiques et les perturbateurs endocriniens et de fixer des limites plus strictes pour le plomb et le chrome.

3.3.

Les États membres veillent à ce que pour l’eau destinée à la consommation humaine, l’approvisionnement, le traitement et la distribution procèdent d’une approche basée sur les dangers liés aux masses d’eau utilisées pour le captage, l’approvisionnement et la distribution domestique, les évaluations en la matière ayant lieu tous les trois ans, contre une périodicité de six ans pour le risque d’approvisionnement.

3.3.1.

Les États disposent de la faculté de prévoir des contrôles supplémentaires pour les substances ou les micro-organismes pour lesquels aucune valeur paramétrique n’a été fixée.

3.3.2.

La nouvelle approche fondée sur le risque est complémentaire du principe du pollueur-payeur.

3.4.

La proposition introduit des dispositions visant à réduire les disparités existantes et à procéder à une harmonisation en ce qui concerne les normes pour les matériaux en contact avec l’eau, qui constituaient jusqu’à présent un obstacle au libre-échange.

3.5.

Les États membres sont appelés à garantir l’accès à l’eau pour tous, en accordant une attention particulière aux personnes vulnérables et marginalisées, à améliorer la qualité du service là où il est déjà fourni, à veiller à ce que l’eau domestique soit d’un coût abordable, à lancer des campagnes pour promouvoir la consommation de l’eau potable et, enfin, à fournir des informations sur sa qualité dans leurs territoires respectifs, ainsi que sur les mesures prises pour surveiller, collecter et éliminer les eaux usées.

3.6.

Les coûts supplémentaires seront essentiellement supportés par les compagnies de distribution d’eau, tandis que les consommateurs ne devraient constater qu’une très légère augmentation de la facture de leur approvisionnement hydrique, sans toutefois que l’eau potable atteigne un prix inabordable. L’augmentation de la dépense par ménage pourrait se situer entre 0,73 % et 0,76 %, c’est-à-dire entre 7,90 et 10,40 EUR par an, mais l’amélioration de la qualité de l’eau de distribution pourrait convaincre la population de renoncer à consommer celle qui est embouteillée.

3.7.

L’éventuelle disparition de certains postes de travail pourrait être compensée par une augmentation de l’emploi dans le secteur de l’approvisionnement en eau, ainsi que par des économies importantes dans le domaine de l’emballage et du recyclage du plastique. Ces emplois devront être essentiellement créés sur les lieux mêmes des sources d’approvisionnement.

3.8.

Des retombées positives sont attendues pour les PME, en particulier pour celles qui s’occupent de l’analyse et du traitement de l’eau. Il a été estimé que les coûts administratifs pour les autorités nationales seraient négligeables ou diminueraient.

4.   Observations générales

4.1.

Le CESE a examiné attentivement la proposition de la Commission qui vise à mettre à jour la directive sur l’eau potable. Il se félicite en particulier que, pour la première fois, un processus législatif lancé par une initiative citoyenne soit mené à son terme en respectant de manière générale les souhaits qui y avaient été exprimés. Il fait toutefois observer que dans l’Union européenne, plus de 99 % des eaux potables sont conformes à la directive 98/83/CE et présentent la plus haute qualité (13).

4.2.

Le CESE déplore cependant que la directive ne prévoie pas clairement, comme le demande l’initiative Right2Water, la reconnaissance du droit universel d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, qui figure dans la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies du 25 septembre 2015«Transformer notre monde: le Programme de développement durable à l’horizon 2030», ainsi que dans les objectifs de développement durable (objectif no 6: «Assurer l’accès universel et équitable à l’eau potable, à un coût abordable»).

4.3.

Le CESE souscrit au choix de la Commission de recourir, conformément au principe de subsidiarité, à l’instrument de la directive, parce qu’il répond mieux aux besoins spécifiques et problèmes existant au niveau national et local, à la condition cependant que l’on garde une approche globale, tenant compte en particulier de toutes les autres politiques en matière de développement durable et d’économie circulaire, de manière que la population soit assurée de bénéficier d’une qualité élevée s’agissant de l’alimentation en eau potable.

4.4.

Le CESE préconise qu’en vertu de la subsidiarité, les États membres aient la faculté d’adopter des mesures spécifiques en vue de favoriser l’accès à l’eau potable pour les groupes vulnérables et marginalisés. Il émet toutefois de sérieux doutes sur la liaison effectuée entre la suppression de l’actuel système de dérogations existant au niveau national et l’introduction de mécanismes automatiques au sens de l’article 12 de la directive. En effet, ces mesures ne prennent pas suffisamment en compte les spécificités territoriales et sont susceptibles de générer des perturbations soudaines de l’approvisionnement dans des situations où la santé humaine ne court pourtant pas véritablement de risque. Dans cette optique, il invite à accorder davantage d’importance aux tendances observées dans la composition de l’eau, et non à des données épisodiques prises isolément.

4.5.

Le CESE est favorable à l’organisation de vastes campagnes de communication qui informent les citoyens sur les nouvelles règles de protection de la santé et contribuent à ce que l’utilisation de l’eau de distribution publique s’étende et s’effectue de manière mieux informée. Ces campagnes devraient notamment être menées au moyen d’instruments non numériques afin de toucher toutes les couches de la population. Il serait par ailleurs opportun que la Commission envisage des mesures pécuniaires en faveur des campagnes de recyclage, ainsi que pour financer l’achat d’appareils ménagers à faible consommation d’eau.

4.6.

Le CESE soutient la proposition d’harmoniser les réglementations existantes en matière de matériaux entrant en contact avec l’eau potable. Il considère en particulier que cette mesure pourrait conduire à d’importantes économies d’échelle dans le marché intérieur, ainsi qu’à des progrès dans le domaine sanitaire.

5.   Observations particulières

5.1.

De l’avis du CESE, l’expérience que représente l’initiative Right2Water constitue un important cas d’école, dont la Commission devrait tenir compte dans l’optique de renforcer l’instrument de l’initiative citoyenne européenne. Il souligne en particulier qu’il s’agit de la première et de la seule initiative à avoir achevé l’ensemble de son parcours, témoignant ainsi de la complexité excessive de cet instrument, tant au stade de la présentation et de la collecte des signatures par le comité promoteur, qu’à celui du suivi de la part de la Commission (14), comme la récente proposition de règlement COM(2017) 482 l’a déjà reconnu en partie.

5.2.

Le CESE considère que le modèle de l’OMS, basé sur des quantités minimales d’eau par personne et par jour, pourrait constituer une solution valable (15). Il estime essentiel que l’Union européenne soit un fer de lance dans la lutte contre la pauvreté hydrique à l’échelle planétaire.

5.3.

Conformément aux lignes directrices de l’OMS, il importe d’élaborer des politiques visant à améliorer l’accès à l’eau potable, sur la base des indicateurs suivants:

salubrité: les éventuelles traces de micro-organismes pathogènes et substances chimiques ne doivent pas excéder le seuil de tolérabilité ou engendrer des risques radiologiques,

acceptabilité: l’eau doit avoir une couleur, une odeur et une saveur acceptables,

accessibilité: chacun a droit à l’eau et à des services d’assainissement physiquement accessibles dans son propre logement ou à proximité immédiate de sa famille, son école, son lieu de travail ou son établissement de soins de santé,

caractère abordable: le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) préconise que les coûts de l’eau ne dépassent pas 3 % du revenu des ménages.

5.4.

Le CESE est préoccupé par le risque d’augmentation des coûts pour les consommateurs et demande, une nouvelle fois, que le droit à une eau potable d’un prix abordable puisse être reconnu à tous les citoyens. Aussi invite-t-il les États membres et la Commission à surveiller, dans un souci de transparence accrue, l’évolution que connaîtront ses prix.

5.5.

Le CESE pense que la refonte de la directive pourrait ouvrir des débouchés et générer de nouveaux emplois dans de nombreuses PME, en particulier pour celles actives dans le domaine des analyses et des contrôles de l’eau, de l’entretien et des nouvelles installations. Il note toutefois que la Commission ne prête guère attention à l’enjeu de disposer en nombre suffisant de travailleurs qui possèdent les compétences appropriées et soient capables de relever les nouveaux défis du secteur. Il insiste sur l’importance du rôle que des PME assument dans le domaine de la distribution d’eau. Pour éviter de leur imposer de lourdes charges administratives, il convient que leur tâche soit bien proportionnée.

5.6.

Le CESE dénonce les risques que la directive pourrait entraîner pour le secteur de la production d’eaux minérales, avec de lourdes répercussions sur l’emploi. La Commission n’examine pas ce danger comme il le faudrait, en ce qui concerne tant le soutien aux entreprises en vue d’éventuelles reconversions industrielles que l’aide aux travailleurs lorsqu’ils se trouveront sans travail ou devront réorienter leurs compétences dans la perspective d’une réinsertion professionnelle. Le Comité estime qu’il y a lieu de traiter ces problèmes au niveau européen en recourant à tous les instruments prévus, dont le dialogue social.

5.7.

Le CESE estime qu’il est important de surveiller les sources d’approvisionnement en eau conformément à la directive 2000/60/CE, en créant, là où il y a lieu, des réserves d’eau pour répondre aux situations d’urgence, en étudiant de nouvelles approches concernant d’autres sources, telles que l’eau de pluie ou le dessalement, et en utilisant les nappes phréatiques de manière plus rationnelle, afin de limiter les déperditions.

Bruxelles, le 12 juillet 2018.

Le président du Comité économique et social européen

Luca JAHIER


(1)  Avis du CESE sur le thème «L’eau et l’assainissement sont un droit humain!» (JO C 12 du 15.1.2015, p. 33), paragraphe 1.8.

(2)  Résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 25 septembre 2015, «Transformer notre monde: le Programme de développement durable à l’horizon 2030», objectif no 6: «assurer l’accès universel et équitable à l’eau potable, à un coût abordable».

(3)  Avis du CESE sur le thème «Partenariat d’innovation européen sur l’eau» (JO C 44 du 15.2.2013, p. 147), paragraphe 1.2.

(4)  Avis du CESE sur le thème «Intégration de la politique de l’eau aux autres politiques européennes» (JO C 248 du 25.8.2011, p. 43), paragraphe 1.1.

(5)  Avis du CESE sur le thème «Plan d’action pour la sauvegarde des ressources en eau de l’Europe» (JO C 327 du 12.11.2013, p. 93), paragraphe 1.5.

(6)  www.right2water.eu

(7)  Résolution du Parlement européen du 8 septembre 2015 sur le suivi de l’initiative citoyenne européenne «L’eau, un droit humain» (Right2Water).

(8)  Avis du CESE sur le thème «L’eau et l’assainissement sont un droit humain!» (JO C 12 du 15.1.2015, p. 33).

(9)  Résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 25 septembre 2015, «Transformer notre monde: le Programme de développement durable à l’horizon 2030», objectif no 6: «assurer l’accès universel et équitable à l’eau potable, à un coût abordable».

(10)  La Commission a reçu plus de 5 900 réponses et a ensuite organisé des réunions officielles pour débattre des questions de transparence et de définition des critères de référence.

(11)  COM(2017) 614 final.

(12)  Projet de coopération concernant les paramètres liés à l’eau potable du Bureau régional de l’OMS pour l’Europe «Recommandation de soutien à la révision de l’annexe I de la directive 98/83/CE du Conseil relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine (Directive sur l’eau potable)», 11 septembre 2017.

(13)  COM(2016) 666.

(14)  Avis du CESE sur «L’initiative citoyenne européenne» (JO C 237 du 6.7.2018, p. 74).

(15)  http://www.ohchr.org/Documents/Publications/FactSheet35en.pdf