3.7.2014   

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 207/22


Communication de la Commission dans le cadre du règlement (UE) no 814/2013 de la Commission portant application de la directive 2009/125/CE du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les exigences d’écoconception applicables aux chauffe-eau et aux ballons d’eau chaude et du règlement délégué (UE) no 812/2013 de la Commission complétant la directive 2010/30/UE du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne l’étiquetage énergétique des chauffe-eau, des ballons d’eau chaude et des produits combinés constitués d’un chauffe-eau et d’un dispositif solaire

(2014/C 207/03)

1.   Publication des titres et des références des méthodes de mesure et de calcul transitoires (1) aux fins de la mise en œuvre, d’une part, du règlement (UE) no 814/2013 de la Commission et, notamment, de ses annexes III, IV et V, et, d’autre part, du règlement délégué (UE) no 812/2013 et, notamment, de ses annexes VII, VIII et IX.

2.   Les paramètres en italiques sont déterminés dans le règlement (UE) no 814/2013 et dans le règlement délégué (UE) no 812/2013.

3.   Références

Paramètre mesuré/calculé

Organisation

Référence

Titre

Procédure d’essai de Asol et IAM et autres éléments des essais des paramètres de rendement du capteur η0 , a1 , a2 et IAM.

CEN

EN 12975-2:2006

Installations solaires thermiques et leurs composants — Capteurs solaires — Partie 2: Méthodes d’essai

Niveau de puissance acoustique des chauffe-eau thermodynamiques

CEN

EN 12102:2013

Climatiseurs, groupes refroidisseurs de liquide, pompes à chaleur et déshumidificateurs avec compresseur entraîné par moteur électrique pour le chauffage et la réfrigération — Mesure du bruit aérien émis — Détermination du niveau de puissance acoustique

La norme EN 12102:2013 s’applique avec les modifications suivantes:

Point 3.3 de la norme EN 12102:2013. Remplacer le 2e paragraphe par: «Les “conditions de fonctionnement nominales” doivent être définies comme des conditions pour les points de fonctionnement de l’appareil conformément à l’annexe III, tableau 4, du règlement (UE) no 814/2013. Les définitions données dans la norme EN16147 s’appliquent également.»

Point 5: Remplacer le 2nd paragraphe «L’appareil […]» par: «L’appareil doit être installé et raccordé (par exemple, forme et dimension des conduits d’air, raccordement des tuyaux d’eau, etc.) pour l’essai de la manière recommandée par le fabricant dans son manuel d’installation et de fonctionnement et soumis à essai dans les conditions nominales indiquées à l’annexe III, tableau 4, du règlement (UE) no 814/2013. Les accessoires fournis en option (tels que l’élément chauffant) ne doivent pas être inclus dans l’essai.»

L’appareil est maintenu dans les conditions ambiantes de fonctionnement durant au minimum 12 heures. On contrôle la température au sommet du ballon chauffe-eau, de même que la consommation électrique du compresseur, du ventilateur (si présent) et de la pompe de circulation (si présente) (afin de déterminer la période de dégivrage).

Le produit est rempli d’eau froide à + 10 °C ± 5 °C.

Point 5: Remplacer le 4e paragraphe «Le mesurage du bruit […]» par: «Les mesures sont effectuées dans les conditions de régime permanent aux températures de l’eau suivantes au sommet du ballon: 1er point de mesure à + 25 ± 3 °C, 2e point à (Tset+25)/2 ± 3 °C, 3e point à Tset +0/-6 °C (Tset est la température de l’eau en mode “prêt à l’emploi”).»

Durant le mesurage du bruit:

la température de l’eau au sommet du ballon doit être comprise dans l’intervalle de tolérance (par exemple, + 25 °C ± 3 °C pour la première mesure);

les périodes de dégivrage sont exclues (consommation électrique nulle du compresseur, du ventilateur ou de la pompe de circulation).

Niveau de puissance acoustique des chauffe-eau à gaz instantanés et des chauffe-eau à gaz à accumulation

CEN

EN 15036-1:2006

Chaudières de chauffage — Règles d’essais des émissions de bruit aérien des générateurs de chaleur — Partie 1: Émissions de bruit aérien des générateurs de chaleur

ISO EN 3741:2010

Acoustique — Détermination des niveaux de puissance acoustique émis par les sources de bruit à partir de la pression acoustique — Méthodes de laboratoire en salles réverbérantes

ISO EN 3745:2012

Acoustique — Détermination des niveaux de puissance acoustique et des niveaux d’énergie acoustique émis par les sources de bruit à partir de la pression acoustique — Méthodes de laboratoire pour les salles d’essai anéchoïques et semianéchoïques

Niveau de puissance acoustique des chauffe-eau électriques instantanés et des chauffe-eau électriques à accumulation

Cenelec

Compte tenu du fait qu’il n’existe à l’heure actuelle aucune procédure, on suppose que le niveau de bruit des chauffe-eau sans éléments mobiles est de 15 dB.

 

Gaz d’essais

CEN

EN 437:2003+A1:2009

Gaz d’essais - Pressions d’essais - Catégories d’appareils

Consommation d’électricité en veille solsb

CLC

EN 62301:2005

Appareils électrodomestiques: Mesure de la consommation en veille

Banc d’essai pour la détermination de Qelec — chauffe-eau électriques à accumulation

CLC

prEN 50440:2014

Efficacité des chauffe-eau électriques à accumulation et méthodes d’essai

Banc d’essai pour la détermination de Qelec — chauffe-eau électriques instantanés

CLC

EN 50193-1:2013

Chauffe-eau électriques instantanés fermés — Méthodes de mesure de l’aptitude à la fonction

Banc d’essai pour la détermination de Qfuel et Qelec — chauffe-eau à gaz instantanés

CEN

EN 26:1997/A3:2006, point 7.1, sauf point 7.1.5.4.

Appareils de production instantanée d’eau chaude pour usages sanitaires équipés de brûleurs atmosphériques utilisant les combustibles gazeux

Banc d’essai pour la détermination de Qfuel et Qelec — chauffe-eau à gaz à accumulation

CEN

EN 89:1999/A4:2006, point 7.1, sauf point 7.1.5.4.

Appareils de production d’eau chaude par accumulation pour usages sanitaires utilisant les combustibles gazeux

Préparation de l’essai pour la détermination de Qfuel — chauffe-eau à gaz instantanés et chauffe-eau à gaz à accumulation

CEN

EN 13203-2: 2006, Annexe B: «Banc d’essai et dispositifs de mesure»

Appareils domestiques produisant de l’eau chaude sanitaire utilisant les combustibles gazeux — Appareils de débit calorifique inférieur ou égal à 70 kW et de capacité de stockage inférieure ou égale à 300 l — Partie 2: Évaluation de la consommation énergétique

Préparation de l’essai pour la détermination de Qfuel — chauffe-eau thermodynamiques à combustible

CEN

EN 13203-2: 2006, Annexe B: «Banc d’essai et dispositifs de mesure»

Appareils domestiques produisant de l’eau chaude sanitaire utilisant les combustibles gazeux — Appareils de débit calorifique inférieur ou égal à 70 kW et de capacité de stockage inférieure ou égale à 300 l — Partie 2: Évaluation de la consommation énergétique

Banc d’essai pour les chauffe-eau thermodynamiques

CEN

EN 16147:2011

Pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique — Essais et exigences de marquage des appareils d’alimentation en eau chaude domestique

Pertes statiques S des ballons d’eau chaude

CEN

EN 12897: 2006, point 6.2.7, annexe B et annexe A (pour le positionnement correct du dispositif de chauffage)

Alimentation en eau — Prescriptions pour réservoirs de stockage d’eau chaude à chauffage indirect sans mise à l’air libre (fermés)

Pertes statiques S et psbsol des ballons d’eau chaude

CEN

EN 12977-3:2012

Installations solaires thermiques et leurs composants — Installations assemblées à façon — Partie 3: Méthodes d’essai des performances des dispositifs de stockage des installations de chauffage solaire de l’eau

Pertes statiques S des ballons d’eau chaude

CEN

EN 15332:2007, points 5.1 et 5.4 (Mesurage des pertes à l’arrêt)

Chaudières de chauffage — Évaluation de la performance énergétique des préparateurs d’eau chaude

Pertes statiques S des ballons d’eau chaude

CLC

EN 60379:2004, points 9, 10, 11, 12 et 14

Méthodes de mesure de la performance des chauffe-eau électriques à accumulation à usage domestique

Émissions d’oxydes d’azote NOx des chauffe-eau à gaz à accumulation

CEN

prEN 89:2012, point 6.18 Oxydes d’azote

Appareils de production d’eau chaude par accumulation pour usages sanitaires utilisant les combustibles gazeux

Émissions d’oxydes d’azote NOx des chauffe-eau à gaz instantanés

CEN

prEN 26, point 6.9.3 Émissions d’oxydes d’azote

Appareils de production instantanée d’eau chaude pour usages sanitaires utilisant les combustibles gazeux

Efficacité énergétique pour le chauffage de l’eau ηwh des chauffe-eau et pertes statiques S des ballons d’eau chaude

Commission européenne

Paragraphe 4 de la présente communication

Éléments supplémentaires pour les mesures et les calculs relatifs à l’efficacité énergétique des chauffe-eau et des ballons d’eau chaude

4.   Éléments supplémentaires pour les mesures et les calculs relatifs à l’efficacité énergétique des chauffe-eau et des ballons d’eau chaude

Aux fins du règlement délégué (UE) no 812/2013 et du règlement (UE) no 814/2013, chaque chauffe-eau est soumis à essai en mode «prêt à l’emploi».

Par mode «prêt à l’emploi», on entend la condition, le paramétrage ou le mode de fonctionnement nominaux établis par le fabricant en usine, actifs immédiatement après l’installation de l’appareil et adaptés à une utilisation normale par l’utilisateur final selon le cycle de puisage de l’eau pour lequel le produit a été conçu et mis sur le marché. La condition, le paramétrage ou le mode de fonctionnement ne peuvent être modifiés, le cas échéant, que par une intervention intentionnelle de l’utilisateur final et à aucun moment par une action automatique du chauffe-eau lui-même, hormis pour la fonction de commande intelligente par laquelle est adapté le processus de chauffage de l’eau aux conditions d’utilisation individuelle dans le but de réduire la consommation d’énergie.

Pour les chauffe-eau mixtes, aucun facteur de pondération tenant compte des différences entre le mode été et le mode hiver ne doit être appliqué pour le mesurage/le calcul de Qelec et de Qfuel.

Pour les chauffe-eau conventionnels à combustibles, dans la formule de calcul de la consommation annuelle d’électricité (AEC) uniquement [voir le règlement (UE) no 812/2013, annexe VIII, point 4.a)], le terme de correction d’ambiance Qcor est fixé à zéro.

4.1.   Définitions

—   «incertitude de mesure (précision)»: précision avec laquelle un instrument ou une série d’instruments est capable de représenter la valeur réelle telle qu’établie par une référence de mesure à étalonnage très précis;

—   «écart admissible (moyenne au cours de l’essai)»: différence maximale, négative ou positive, autorisée entre un paramètre mesuré, ramené à une moyenne sur la durée de l’essai, et une valeur de consigne;

—   «écart admissible des valeurs individuelles mesurées par rapport aux valeurs moyennes»: différence maximale, négative ou positive, autorisée entre un paramètre mesuré et la valeur moyenne de ce paramètre au cours de la durée de l’essai.

4.2.   Apports d’énergie

a)   Électricité et combustibles fossiles

Paramètre mesuré

Unité

Valeur

Écart admissible (moyenne au cours de l’essai)

Incertitude de mesure (précision)

Électricité

Puissance

W

 

 

± 2 %

Énergie

kWh

 

 

± 2 %

Tension, durée de l’essai > 48 h

V

230/400

± 4 %

± 0,5 %

Tension, durée de l’essai < 48 h

V

230/400

± 4 %

± 0,5 %

Tension, durée de l’essai < 1 h

V

230/400

± 4 %

± 0,5 %

Intensité du courant

A

 

 

± 0,5 %

Fréquence

Hz

50

± 1 %

 

Gaz

Types

Gaz d’essais EN 437

 

 

Pouvoir calorifique inférieur (PCI) et

MJ/m3

Gaz d’essais EN 437

 

± 1 %

Pouvoir calorifique supérieur (PCS)

 

 

 

 

Température

K

288,15

 

± 0,5

Pression

mbar

1 013,25

 

± 1 %

Densité

dm3/kg

 

 

± 0,5 %

Débit

m3/s ou l/min

 

 

± 1 %

Pétrole

Fioul domestique

Composition, Carbone/Hydrogène/Soufre

kg/kg

86/13,6/0,2 %

 

 

Fraction de N

mg/kg

140

± 70

 

Pouvoir calorifique inférieur (PCI, Hi)

MJ/kg

42,689 (2)

 

 

Pouvoir calorifique supérieur (PCS, Hs)

MJ/kg

45,55

 

 

Densité ρ15 à + 15 °C

kg/dm3

0,85

 

 

Kérosène

Composition, Carbone/Hydrogène/Soufre

kg/kg

85/14,1/0,4 %

 

 

Pouvoir calorifique inférieur (PCI, Hi)

MJ/kg

43,3 (2)

 

 

Pouvoir calorifique supérieur (PCS, Hs)

MJ/kg

46,2

 

 

Densité ρ15 à + 15 °C

kg/dm3

0,79

 

 

b)   Énergie solaire pour les essais de capteur solaire

Paramètre mesuré

Unité

Valeur

Écart admissible (moyenne au cours de l’essai)

Incertitude de mesure (précision)

Conditions d’irradiation solaire pour l’essai (globale G, ondes courtes)

W/m2

> 700 W/m2

± 50 W/m2 (essai)

± 10 W/m2 (à l’intérieur)

Irradiation solaire diffuse (fraction de G totale)

%

< 30 %

 

 

Variation du rayonnement thermique (à l’intérieur)

W/m2

 

 

± 10 W/m2

Température du fluide à l’entrée/à la sortie du capteur

°C/K

échelle 0 à + 99 °C

± 0,1 K

± 0,1 K

Différence de température du fluide à l’entrée/à la sortie

 

 

 

± 0,05 K

Angle d’incidence (par rapport à la normale)

°

< 20 °

± 2 % (< 20 °)

 

Vitesse de l’air parallèle au capteur

m/s

3 ± 1 m/s

 

0,5 m/s

Débit du fluide (y compris pour le simulateur)

kg/s

0,02 kg/s par m2 de la surface d’entrée du capteur

± 10 % entre les essais

 

Pertes thermiques dans la tuyauterie de la boucle testée

W/K

< 0,2 W/K

 

 

c)   Énergie calorifique ambiante

Paramètre mesuré

Unité

Écart admissible (moyenne au cours de l’essai)

Écart admissible (essais individuels)

Incertitude de mesure (précision)

Source de chaleur: saumure ou eau

Température de l’eau/de la saumure à l’entrée

°C

± 0,2

± 0,5

± 0,1

Débit volumique

m3/s ou l/min

± 2 %

± 5 %

± 2 %

Différence de pression statique

Pa

± 10 %

± 5 Pa/5 %

Source de chaleur: air

Température de l’air extérieur (bulbe sec) T j

°C

± 0,3

± 1

± 0,2

Température de l’air extrait

°C

± 0,3

± 1

± 0,2

Température de l’air intérieur

°C

± 0,3

± 1

± 0,2

Débit volumique

dm3/s

± 5 %

± 10 %

± 5 %

Différence de pression statique

Pa

± 10 %

± 5 Pa/5 %

d)   Conditions des essais et tolérances sur les résultats

Paramètre mesuré

Unité

Valeur

Écart admissible (moyenne au cours de l’essai)

Écart admissible (essais individuels)

Incertitude de mesure (précision)

Milieu ambiant

Température ambiante intérieure

°C ou K

+ 20 °C

± 1 K

± 2 K

± 1 K

Vitesse de l’air — pompe à chaleur (chauffe-eau à l’arrêt)

m/s

< 1,5 m/s

 

 

 

Vitesse de l’air — autres

m/s

< 0,5 m/s

 

 

 

Eau chaude sanitaire

Température de l’eau froide — solaire

°C ou K

+ 10 °C

± 1 K

± 2 K

± 0,2 K

Température de l’eau froide — autres

°C ou K

+ 10 °C

± 1 K

± 2 K

± 0,2 K

Pression d’eau froide — chauffe-eau à gaz

bar

2

 

± 0,1

 

Pression d’eau froide — autre (sauf chauffe-eau électriques instantanés)

bar

3

 

 

± 5 %

Température de l’eau chaude — chauffe-eau à gaz

°C ou K

 

 

 

± 0,5 K

Température de l’eau chaude — électrique instantané

°C ou K

 

 

 

± 1 K

Température de l’eau (entrée/sortie) — autre

°C ou K

 

 

 

± 0,5 K

Débit volumique — chauffe-eau thermodynamiques

dm3/s

 

± 5 %

± 10 %

± 2 %

Débit volumique — chauffe-eau électriques instantanés

dm3/s

 

 

 

≥10 l/min: ± 1 %

< 10 l/min: ± 0,1 l/min

Débit volumique — autres chauffe-eau

dm3/s

 

 

 

± 1 %

4.3.   Procédure d’essai pour les chauffe-eau à accumulation

La procédure d’essai destinée à établir la consommation journalière d’électricité Qelec et la consommation journalière de combustible Qfuel des chauffe-eau à accumulation durant un cycle de mesure de 24 heures est la suivante:

a)   Installation

Le produit est installé dans un environnement d’essai conformément aux instructions du fabricant. Les appareils indiqués comme étant sur pied peuvent être placés sur le sol, sur un socle fourni avec le produit, ou sur une plate-forme facile d’accès. Les produits à fixation murale sont montés sur un panneau écarté au minimum de 150 mm de tout mur porteur, en laissant un espace libre d’au moins 250 mm au-dessus et au-dessous du produit et d’au moins 700 mm sur les côtés. Les produits conçus pour être intégrés sont installés conformément aux instructions du fabricant. Les produits doivent être protégés du rayonnement solaire direct, à l’exception des capteurs solaires.

b)   Stabilisation

Le produit est maintenu dans les conditions ambiantes jusqu’à ce que tous ses éléments aient atteint ces conditions à ± 2 K et ce, durant au minimum 24 heures pour les produits à accumulation.

c)   Remplissage et montée en température

Le produit est rempli d’eau froide. Le remplissage s’arrête lorsque la pression d’eau froide applicable est atteinte.

Le produit est chargé en énergie en mode «prêt à l’emploi» jusqu’à ce qu’il atteigne sa température de fonctionnement à l’aide de ses propres mécanismes de contrôle (thermostat). L’étape suivante démarre au déclenchement du thermostat (coupure du dispositif).

d)   Stabilisation au point de rendement optique

Le produit est maintenu dans cette condition, sans puisage pendant au minimum 12 heures.

Après un cycle de contrôle, cette étape se termine, et la nouvelle démarre, à la première coupure du dispositif par le thermostat après douze heures.

Lors de cette étape sont enregistrées la consommation totale de combustible en kWh PCS, la consommation totale d’électricité en kWh d’énergie finale et la durée exacte écoulée en heures.

e)   Puisages d’eau

Pour le profil de soutirage déclaré, les puisages sont effectués conformément aux spécifications du cycle de puisage correspondant sur 24 heures. Cette étape démarre directement après la coupure du dispositif par le thermostat intervenue lors de l’étape de stabilisation, le premier puisage étant effectué à la valeur horaire correspondant au profil de soutirage approprié [voir l’annexe III, point 2, du règlement (UE) no 814/2013 et l’annexe VII, point 2, du règlement délégué (UE) no 812/2013]. À compter de la fin du dernier soutirage et jusqu’à 24:00, aucun puisage d’eau n’est réalisé.

Durant les puisages d’eau sont établis les paramètres techniques pertinents (puissance, température, etc.). Pour les paramètres dynamiques, le taux d’échantillonnage global est fixé à 60 secondes maximum. Durant les puisages, le taux d’échantillonnage recommandé est de 5 secondes maximum.

Les consommations de combustible fossile et d’électricité au cours du cycle de mesure de 24 heures, Qtestfuel et Qtestelec, sont corrigées comme indiqué au point h).

f)   Restabilisation au point de rendement optique

Le produit est maintenu dans les conditions de fonctionnement nominales sans puisages pendant au minimum 12 heures.

Après un cycle de contrôle, cette étape se termine au premier déclenchement du thermostat (première coupure du dispositif) après douze heures.

Lors de cette étape sont enregistrées la consommation totale de combustible en kWh PCS, la consommation totale d’électricité en kWh d’énergie finale et la durée exacte écoulée en heures.

g)   Eau mitigée à + 40 °C (V40)

L’eau mitigée à + 40 °C (V40) est la quantité d’eau à + 40 °C, exprimée en litres, ayant le même contenu calorifique (enthalpie) que l’eau chaude fournie à une température supérieure à + 40 °C à la sortie du chauffe-eau.

Immédiatement après la mesure conformément au point f), une certaine quantité d’eau est puisée à la sortie par fourniture d’eau froide. Dans les chauffe-eau ouverts, le débit d’eau est contrôlé par la valve d’admission. Dans n’importe quel autre type de chauffe-eau, le débit est contrôlé par une valve placée à la sortie ou à l’entrée. La mesure est terminée lorsque la température à la sortie descend au-dessous de + 40 °C.

Le débit est ajusté à la valeur maximale conformément au profil de soutirage déclaré.

La valeur normalisée de la température moyenne est calculée à l’aide de la formule suivante:

Formula

où:

    Tset est la température de l’eau exprimée en °C, sans soutirage d’eau, mesurée à l’aide d’un thermocouple placé dans la partie supérieure du ballon. Pour les ballons métalliques, le thermocouple peut également être placé sur la surface extérieure. Cette valeur est la température de l’eau mesurée après la dernière coupure du dispositif par le thermostat lors de l’étape décrite au point f),

    θc est la température moyenne, en °C, de l’eau froide à l’entrée durant l’essai,

    θ’p est la température moyenne, en °C, de l’eau à la sortie, dont la valeur normalisée est désignée par θp et exprimée en °C.

Les relevés de température sont de préférence effectués en continu. Ils peuvent également l’être à intervalles égaux répartis régulièrement tout au long de l’écoulement, par exemple tous les 5 litres (au maximum). En cas de forte chute de température, il peut être nécessaire d’effectuer des relevés additionnels pour calculer de façon fiable la valeur moyenne θ’p.

La température de l’eau à la sortie est toujours ≥ + 40 °C. Ce paramètre doit être pris en compte pour le calcul de θp.

La quantité d’eau chaude V40, exprimée en litres, délivrée à une température d’au minimum + 40 °C, est calculée à l’aide de la formule suivante:

Formula

où:

le volume V40_exp, exprimé en litres, correspond à la quantité d’eau fournie à + 40 °C au minimum.

h)   Informations à fournir sur Qfuel et Qelec

Qtestfuel et Qtestelec sont corrigés de tout surplus ou déficit d’énergie externes au strict cycle de mesure de 24 heures, c’est-à-dire qu’une éventuelle différence d’énergie avant et après le cycle est prise en compte. En outre, tout surplus ou déficit dans le contenu énergétique utile de l’eau chaude délivrée est pris en compte dans les formules suivantes du calcul de Qfuel et Qelec :

Formula

Formula

où:

    QH2O, exprimé en kWh, est le contenu énergétique utile du puisage d’eau chaude,

    T3 et T5 sont les températures de l’eau mesurées au sommet du chauffe-eau, respectivement au début (t3) et à la fin (t5) du cycle de mesure de 24 heures,

    Cact est la capacité réelle, en litres, du chauffe-eau; elle est mesurée comme indiqué au paragraphe 4.5, point c).

4.4.   Procédure d’essai pour les chauffe-eau instantanés à combustible

La procédure d’essai destinée à établir la consommation journalière de combustible Qfuel et la consommation journalière d’électricité Qelec des chauffe-eau instantanés à combustible durant un cycle de mesure de 24 heures est la suivante:

a)   Installation

Le produit est installé dans un environnement d’essai conformément aux instructions du fabricant. Les appareils indiqués comme étant sur pied peuvent être placés sur le sol, sur un socle fourni avec le produit, ou sur une plate-forme facile d’accès. Les produits à fixation murale sont montés sur un panneau écarté au minimum de 150 mm de tout mur porteur, en laissant un espace libre d’au moins 250 mm au-dessus et au-dessous du produit et d’au moins 700 mm sur les côtés. Les produits conçus pour être intégrés sont installés conformément aux instructions du fabricant. Les produits doivent être protégés du rayonnement solaire direct, à l’exception des capteurs solaires.

b)   Stabilisation

Le produit est maintenu dans les conditions ambiantes jusqu’à ce que tous ses éléments aient atteint ces conditions à ± 2 K.

c)   Puisages d’eau

Pour le profil de soutirage déclaré, les puisages sont effectués conformément aux spécifications du cycle de puisage correspondant sur 24 heures. Cette étape démarre directement après la coupure du dispositif par le thermostat intervenue lors de l’étape de stabilisation, le premier puisage étant effectué à la valeur horaire correspondant au profil de soutirage approprié [voir l’annexe III, point 2, du règlement (UE) no 814/2013 et l’annexe VII, point 2, du règlement délégué (UE) no 812/2013]. À compter de la fin du dernier soutirage d’eau et jusqu’à 24:00, aucun puisage d’eau n’est réalisé.

Durant les puisages d’eau sont établis les paramètres techniques pertinents (puissance, température, etc.). Pour les paramètres dynamiques, le taux d’échantillonnage est fixé à 60 secondes maximum. Durant les puisages, le taux d’échantillonnage recommandé est de 5 secondes maximum.

d)   Informations à fournir sur Qfuel et Qelec

Dans les formules suivantes du calcul de Qfuel et Qelec , Qtestfuel et Qtestelec sont corrigés par la prise en compte de tout surplus ou déficit dans le contenu énergétique utile de l’eau chaude délivrée.

Formula

Formula

où:

    QH2O, exprimé en kWh, est le contenu énergétique utile du puisage d’eau chaude.

4.5.   Procédure d’essai pour les chauffe-eau thermodynamiques utilisant l’électricité

a)   Installation

Le produit est installé dans un environnement d’essai conformément aux instructions du fabricant. Les appareils indiqués comme étant sur pied peuvent être placés sur le sol, sur un socle fourni avec le produit, ou sur une plate-forme facile d’accès. Les produits à fixation murale sont montés sur un panneau écarté au minimum de 150 mm de tout mur porteur, en laissant un espace libre d’au moins 250 mm au-dessus et au-dessous du produit et d’au moins 700 mm sur les côtés. Les produits conçus pour être intégrés sont installés conformément aux instructions du fabricant.

Les produits dont le profil de soutirage déclaré est 3XL ou 4XL peuvent être testés sur place, pour autant que les conditions d’essai soient équivalentes à celles prises en référence ici, en ayant recours éventuellement à des facteurs de correction.

Les exigences d’installation décrites aux points 5.2, 5.4 et 5.5 de la norme EN 16147 doivent être respectées.

b)   Stabilisation

Le produit est maintenu dans les conditions ambiantes jusqu’à ce que tous ses éléments aient atteint ces conditions à ± 2 K (durant au minimum 24 heures pour les chauffe-eau thermodynamiques à accumulation).

L’objectif est de vérifier que le produit fonctionne à température normale après son transport.

c)   Volume de remplissage et de stockage [capacité réelle (Cact)]

Le volume du ballon est mesuré comme suit.

Le chauffe-eau vide doit être pesé; le poids des robinets des conduits d’arrivée et/ou de sortie est pris en compte.

Le chauffe-eau à accumulation est ensuite rempli d’eau froide conformément aux instructions du fabricant à la pression d’eau froide applicable. L’alimentation en eau est ensuite coupée.

Le chauffe-eau rempli doit être pesé.

La différence entre les deux poids (mact) doit être convertie dans le volume correspondant en litres (Cact).

Formula

Le volume est donné au dixième de litre le plus proche. La valeur mesurée (Cact) ne doit pas être inférieure de plus de 2 % à la valeur nominale.

d)   Remplissage et montée en température

Les produits comportant un équipement de stockage sont remplis d’eau froide (à + 10 ± 2 °C). Le remplissage s’arrête lorsque la pression d’eau froide applicable est atteinte.

Le produit est chargé en énergie jusqu’à atteindre le mode «prêt à l’emploi», par exemple pour la température d’accumulation. Le dispositif de régulation du produit lui-même (thermostat) est utilisé. Cette étape est réalisée conformément à la procédure décrite au point 6.3 de la norme EN 16147. L’étape suivante démarre au déclenchement du thermostat (coupure du dispositif).

e)   Puissance absorbée de réserve

La puissance absorbée de réserve est déterminée en mesurant la puissance électrique absorbée au cours d’un nombre entier de cycles marche/arrêt de la pompe à chaleur, lancés par le thermostat situé dans le ballon, en l’absence de puisage d’eau chaude.

Cette étape est réalisée conformément à la procédure décrite au point 6.4 de la norme EN 16147 et la valeur de Pstby [en kW] est déterminée comme étant égale à:

Formula

f)   Puisages d’eau

Pour le profil de soutirage déclaré, les puisages sont effectués conformément aux spécifications du cycle de puisage correspondant sur 24 heures. Cette étape démarre directement après la coupure du dispositif par le thermostat intervenue lors de l’étape de stabilisation, le premier puisage étant effectué à la valeur horaire correspondant au profil de soutirage approprié [voir l’annexe III, point 2, du règlement (UE) no 814/2013 et l’annexe VII, point 2, du règlement délégué (UE) no 812/2013]. À compter de la fin du dernier soutirage et jusqu’à 24:00, aucun puisage d’eau n’est réalisé. Le contenu énergétique utile requis de l’eau chaude est égal à Q ref total [en kWh].

Cette étape est réalisée conformément à la procédure décrite aux points 6.5.2 à 6.5.3.5 de la norme EN 16147. La valeur de ΔΤdesired dans la norme EN 16147 est définie à l’aide de la valeur de Tp :

ΔΤdesired = Tp - 10

À la fin de l’étape, Qelec [en kWh] est déterminé comme étant égal à:

Formula

La valeur de W EL-TC est définie dans la norme EN 16147.

Les produits qui seront désignés comme utilisables en heures creuses sont alimentés en énergie pour une période maximum de 8 heures consécutives entre 22:00 et 07:00 au cours du cycle de puisage de 24 heures. À la fin du cycle de puisage de 24 heures, les produits sont alimentés en énergie jusqu’à la fin de l’étape.

g)   Eau mitigée à + 40 °C (V40)

Cette étape est réalisée conformément à la procédure décrite au point 6.6 de la norme EN 16147, cependant sans arrêt du compresseur à la fin de la dernière période de mesure des cycles de soutirage; la valeur de V40 [en L] est déterminée comme étant égale à Vmax.

4.6.   Procédure d’essai pour les chauffe-eau électriques instantanés

Les pertes thermiques dues aux processus de transfert thermique en fonctionnement et les pertes en attente ne sont pas prises en compte.

a)   Points de consigne

Les sélecteurs réglables par l’utilisateur sont ajustés comme suit:

si l’appareil dispose d’un sélecteur de puissance, celui-ci est réglé sur sa valeur maximum,

si l’appareil dispose d’un sélecteur de température indépendamment du débit, celui-ci est réglé sur sa valeur maximum.

Tous les points de consigne et autres sélecteurs non réglables par l’utilisateur doivent être en «mode prêt à l’emploi».

Le débit minimal prescrit f i pour chaque puisage individuel i du profil de puisage doit être utilisé comme indiqué dans les profils de soutirage des chauffe-eau. Si le débit minimal f i ne peut pas être atteint, le débit est augmenté jusqu’à ce que l’appareil s’enclenche et soit en mesure de fonctionner de manière continue à ou au-dessus de T m . Ce débit augmenté doit être utilisé pour le puisage individuel au lieu du débit minimal prescrit f i .

b)   Rendement statique

On détermine les pertes statiques de l’appareil Ploss à la charge nominale dans les conditions de régime permanent Pnom . La valeur de Ploss est la somme de toutes les pertes de puissance internes (produit des pertes électriques et de tension entre les terminaux et les éléments chauffants) de l’appareil après au minimum 30 minutes de fonctionnement dans les conditions nominales.

Le résultat de cet essai est dans une large mesure indépendant de la température d’entrée de l’eau. Il peut être réalisé à une température d’entrée de l’eau froide située dans une échelle de + 10 C à + 25 °C.

Pour les chauffe-eau instantanés régulés électroniquement par des relais à semi-conducteur en contact thermique avec l’eau, la tension dans les bornes du semi-conducteur est soustraite des pertes de tension mesurées. Dans ce cas, la chaleur dégagée par les relais du semi-conducteur est transférée à l’énergie utile de façon à réchauffer l’eau.

Le rendement statique est calculé de la façon suivante:

Formula

où:

    ηstatic représente le facteur de rendement statique de l’appareil,

    Pnom représente la consommation de puissance nominale de l’appareil, en kW,

    Ploss représente les pertes statiques internes mesurées de l’appareil, en kW.

c)   Pertes au démarrage

Cet essai vise à mesurer le temps tstarti qui s’écoule entre l’alimentation en énergie des éléments chauffants et la fourniture d’eau utilisable pour chaque puisage du profil de soutirage déclaré. La méthode d’essai suppose que la consommation de puissance de l’appareil pendant la période de démarrage est égale à la puissance consommée en mode statique. Pstatici est la consommation de puissance en mode statique de l’appareil dans les conditions de régime permanent pour le puisage spécifique i.

Trois mesures sont effectuées pour chaque puisage i. Le résultat est la valeur moyenne de ces trois mesures.

Les pertes au démarrage Qstarti sont calculées comme suit:

Formula

où:

    Qstarti sont les pertes au démarrage en kWh pour le puisage i,

    tstarti est la valeur moyenne des temps de démarrage mesurés en secondes pour le puisage i,

    Pstatici est la consommation de puissance mesurée en régime permanent, en kW, pour le puisage spécifique i.

d)   Calcul de la demande d’énergie

La demande journalière d’énergie Qelec est la somme des pertes et de l’énergie utile de tous les puisages individuels i par jour, en kWh. La demande journalière d’énergie est calculée de la façon suivante:

Formula

où:

    Qstarti sont les pertes au démarrage pour le puisage i, en kWh,

    Qtapi est l’énergie utile prédéfinie pour chaque puisage i, en kWh,

    ηstatic est le rendement statique de l’appareil.

4.7.   Procédure d’essai de la commande intelligente des chauffe-eau

Le facteur de commande intelligente (SCF) et la conformité de la commande intelligente sont déterminés conformément à l’annexe IV, point 4, du règlement (UE) no 814/2013 et à l’annexe VIII, point 5, du règlement délégué (UE) no 812/2013. Les conditions d’essai de conformité de la commande intelligente (smart) des chauffe-eau sont indiquées à l’annexe III, point 3, du règlement (UE) no 814/2013 et à l’annexe VII, point 3, du règlement délégué (UE) no 812/2013.

Les paramètres utilisés pour déterminer le facteur de commande intelligente sont fondés sur des mesures réelles de la consommation d’énergie, avec la commande intelligente activée et désactivée.

Par «commande intelligente désactivée», on entend l’état dans lequel la fonction de commande intelligente du chauffe-eau est active et en phase d’auto-ajustement.

Par «commande intelligente activée», on entend l’état dans lequel la fonction de commande intelligente du chauffe-eau est active et module la température de sortie afin d’économiser de l’énergie.

a)   Chauffe-eau électriques à accumulation

Pour les chauffe-eau électriques à accumulation, il convient d’utiliser la méthodologie d’essai décrite dans la norme prEN 50440:2014.

b)   Chauffe-eau thermodynamiques

Pour les chauffe-eau thermodynamiques, le SCF est déterminé à l’aide de la méthodologie d’essai proposée par le comité technique TC59X/WG4; cette procédure est conforme aux exigences de la norme prEN 50440:2014 (point 9.2) et doit être appliquée conjointement avec la norme EN 16147:2011.

En particulier:

la valeur de Formula est déterminée à l’aide de la procédure établie dans la norme EN16147 aux points 6.5.2 à 6.5.3.4, pour une durée du cycle d’essai (tTTC) de 24 heures. Elle est donnée par la formule suivante:

Formula

avec W EL-HP-TC et Q EL-TC tels que définis dans la norme EN 16147,

la valeur de Formula est établie comme étant égale à QTC [en kWh], décrite au point 6.5.2 de la norme EN 16147,

la valeur de Formula est déterminée à l’aide de la procédure établie dans la norme EN 16147 aux points 6.5.2 à 6.5.3.4, pour une durée du cycle d’essai (tTTC) de 24 heures. Elle est donnée par la formule suivante:

Formula

avec W EL-HP-TC et Q EL-TC tels que définis dans la norme EN 16147,

la valeur de Formula est établie comme étant égale à QTC [en kWh], décrite au point 6.5.2 de la norme EN 16147.

4.8.   Chauffe-eau solaire et systèmes tout solaire, méthodes d’essai et de calcul

Les méthodes suivantes s’appliquent pour l’évaluation de la contribution calorifique annuelle non solaire Qnonsol , exprimée en kWh d’énergie primaire et/ou en kWh PCS:

méthode SOLCAL (3);

méthode SOLICS (4).

La méthode SOLCAL prévoit l’évaluation séparée des paramètres de rendement du capteur solaire et la détermination de la performance du système global sur la base de la contribution calorifique non solaire au système solaire et du rendement spécifique d’un chauffe-eau autonome.

a)   Essai des capteurs solaires

Pour les capteurs solaires, on réalise au minimum 4 × 4 essais: on sélectionne 4 températures différentes à l’entrée du capteur tin également réparties sur toute la plage de fonctionnement, et on mesure la température de 4 échantillons d’essai pour chaque température à l’entrée du capteur, afin d’obtenir les valeurs d’essai de la température de sortie d’eau te, la température ambiante ta, l’irradiation solaire G et le rendement du capteur au point d’essai ηcol . Si possible, une des températures d’entrée est sélectionnée pour tm = ta ± 3 K, afin d’obtenir une évaluation précise du rendement optique η0 . Dans le cas d’un capteur fixe (sans suiveur automatique), et lorsque les conditions d’essai le permettent, deux échantillons d’essai sont mesurés avant le midi solaire, et deux après. On sélectionne la température maximale du fluide caloporteur de façon à ce qu’elle représente la valeur maximale de la plage de fonctionnement des capteurs et résulte en une différence de température entre l’entrée et la sortie du capteur ΔΤ > 1,0 K.

Pour le rendement instantané du capteur ηcol , une courbe continue du rendement est obtenue par ajustement statistique à l’aide des résultats des points d’essai calculés selon la formule ci-dessous, par la méthode des moindres carrés:

ηcol = η0 a1 × T* ma2 × G (T* m)2

où:

    T* m est la différence de température réduite en m2KW-1, avec

T* m = (tm – ta)/G

où:

    ta est la température de l’air ambiant ou environnant,

    tm est la température moyenne du fluide caloporteur:

tm = tin + 0,5 × ΔΤ

où:

    tin est la température à l’entrée du capteur,

    ΔΤ est la différence de température à l’entrée et à la sortie du fluide (= te – tin).

Les essais sont réalisés conformément aux normes EN 12975-2, EN 12977-2 et EN 12977-3. Il est possible de convertir les paramètres du modèle dit «quasi-dynamique» en une séquence de référence de régime permanent en vue d’obtenir les paramètres ci-dessus. Le facteur d’angle d’incidence IAM est déterminé conformément à la norme EN 12975-2, à partir d’un essai sur la base d’un angle d’incidence de 50 degrés par rapport au plan du capteur.

b)   Méthode SOLCAL

La méthode SOLCAL requiert:

les paramètres du capteur solaire Asol , η0 , a1 , a2 et IAM,

le volume nominal du ballon de stockage (Vnom) en litres, le volume du réservoir de stockage de la chaleur non solaire (Vbu) en litres et les pertes statiques spécifiques (psbsol) en W/K (K désigne la différence entre la température de l’eau stockée et la température ambiante),

la consommation d’électricité auxiliaire dans les conditions de fonctionnement stabilisé Qaux ,

la consommation de puissance en attente solstandby,

la consommation de puissance de la pompe solpump, conformément à la norme EN 16297-1:2012.

Le calcul est réalisé à l’aide des valeurs par défaut de l’isolation spécifique des tuyaux de la boucle de captage (= 6 + 0,3 W/Km2) et de la capacité thermique de l’échangeur de chaleur (100×W/Km2), m2 étant l’unité de la surface d’entrée du capteur. En outre, on suppose que les périodes d’accumulation de chaleur solaire sont inférieures à un mois.

La méthode SOLCAL permet, aux fins de l’établissement des performances en matière de rendement énergétique total d’un système tout solaire et d’un chauffe-eau conventionnel ou d’un chauffe-eau solaire, de déterminer la contribution annuelle non solaire Qnonsol , en kWh, avec:

Qnonsol = SOMME (Qnonsoltm) en kWh/an

où:

    SOMME (Qnonsoltm) est la somme de toutes les contributions mensuelles non solaires du chauffe-eau conventionnel ou du générateur de chaleur conventionnel faisant partie d’un chauffe-eau solaire; avec

Qnonsoltm = Lwhtm - LsolWtm + psbSol × Vbu/Vnom × (60 - Ta) × 0,732

La demande de chaleur mensuelle pour le système solaire thermique est définie par la formule suivante:

Lwhtm = 30,5 × 0,6 × (Qref + 1,09)

où:

0,6 représente un facteur utilisé pour calculer la demande de chaleur moyenne à partir du profil de soutirage,

1,09 représente les pertes moyennes du système de distribution.

Les calculs suivants sont effectués:

LsolW1tm = Lwhtm ×(1,029 × Ytm - 0,065 × Xtm - 0,245 × Ytm 2 + 0,0018 × Xtm 2 + 0,0215 × Ytm 3)

LsolWtm = LsolW1tm - Qbuftm

La valeur minimum de LsolWtm est égale à 0 et sa valeur maximum est égale à Lwhtm.

où:

    Qbuftm est la correction du ballon d’eau chaude solaire en kWh/mois; avec

Formula

où:

0,732 est un facteur tenant compte du nombre d’heures mensuel moyen (24 × 30,5),

Psbsol désigne les pertes statiques spécifiques du réservoir de chaleur solaire, en W/K, telles que déterminées conformément au paragraphe 4.8, point a),

Ta est la température mensuelle moyenne de l’air environnant le réservoir de chaleur, en °C, avec

Ta = + 20 lorsque le réservoir de chaleur se trouve à l’intérieur de l’enveloppe du bâtiment,

Ta = Touttm lorsque le réservoir de chaleur se trouve à l’extérieur de l’enveloppe du bâtiment,

Touttm est la température journalière moyenne, en °C, dans les conditions climatiques moyennes, plus froides et plus chaudes.

Xtm et Ytm sont des coefficients agrégés:

Xtm = Asol × (Ac + UL) × etaloop × (Trefw - Touttm) × ccap × 0,732/Lwhtm

La valeur minimum de Хtm est égale à 0 et sa valeur maximum est égale à 18,

avec:

Ac = a1 + а2 × 40;

UL = (6 + 0,3 × Asol )/Asol désigne les pertes dans la boucle en W/(m2K);

etaloop est le rendement de la boucle, avec etaloop = 1 - (η0 × a1 )/100;

Trefw = 11,6 + 1,18 × 40 + 3,86 × Tcold + 1,32 × Touttm;

Tcold est la température de l’eau froide, fixée par défaut à + 10 °C;

Touttm est la température journalière moyenne, en °C, dans les conditions climatiques moyennes, plus froides et plus chaudes;

ccap est le coefficient de stockage, avec ccap = (75 × Asol /Vsol)0,25;

Vsol est le volume du ballon d’eau chaude solaire, tel que défini dans la norme EN 15316-4-3 (réservoir de stockage solaire);

Ytm = Asol × IAM × η0 × etaloop × QsolMtm × 0,732/Lwhtm

La valeur minimum de Υtm est égale à 0 et sa valeur maximum est égale à 3;

avec:

    QsolMtm est l’irradiation solaire globale moyenne, en W/m2 , dans les conditions climatiques moyennes, plus froides et plus chaudes.

La consommation d’électricité auxiliaire Qaux est calculée comme suit:

Qaux = (solpump × solhrs + solstandby × 24 × 365)/1000

où:

solhrs est le nombre d’heures d’ensoleillement effectives, avec

solhrs = 2 000 heures pour les chauffe-eau solaires.

c)   Méthode SOLICS

La méthode SOLICS s’appuie sur la méthode d’essai décrite dans la norme ISO 9459-5:2007. La procédure de détermination du débit solaire s’appuie sur les références suivantes:

termes et définitions: conformément à la norme ISO 9459-5:2007, chapitre 3;

symboles, unités et nomenclature: conformément à la norme ISO 9459-5:2007, chapitre 4;

installation du système: conformément à la norme ISO 9459-5:2007, point 5.1;

équipements d’essai, instruments et emplacements des capteurs: conformément à la norme ISO 9459-5:2007, chapitre 5;

réalisation des essais: conformément à la norme ISO 9459-5:2007, chapitre 6;

définition des paramètres du système en fonction des résultats des essais: conformément à la norme ISO 9459-5:2007, chapitre 7; L’algorithme d’ajustement dynamique et le modèle de simulation décrit à l’annexe A de la norme ISO 9459-5:2007 sont utilisés;

calcul de la performance annuelle à l’aide du modèle de simulation décrit à l’annexe A de la norme ISO 9459-5:2007, des paramètres définis et des réglages suivants:

température journalière moyenne en °C dans les conditions climatiques moyennes, plus froides et plus chaudes et rayonnement solaire global moyen, en W/m2 dans les conditions climatiques moyennes, plus froides et plus chaudes;

valeurs horaires de l’irradiation solaire globale moyenne conformément à une année de référence d’essai appropriée du CEC;

température moyenne de l’eau du circuit principal: + 10 °C;

température ambiante du réservoir (intérieur du tampon: + 20 °C, extérieur du tampon: température ambiante);

consommation d’électricité auxiliaire: suivant déclaration;

température de consigne auxiliaire: telle que déclarée, valeur minimale + 60 °C;

régulateur horaire du dispositif de chauffage auxiliaire: tel que déclaré.

Demande de chaleur annuelle: 0,6 × 366 × (Qref + 1,09)

où:

0,6 représente un facteur utilisé pour calculer la demande de chaleur moyenne à partir du profil de soutirage,

1,09 représente les pertes moyennes du système de distribution.

La consommation d’électricité auxiliaire Qaux est calculée comme suit:

Qaux = (solpump × solhrs + solstandby × 24 × 365)/1000

dans laquelle:

solhrs est le nombre d’heures d’ensoleillement effectives; avec

solhrs = 2 000 heures pour les chauffe-eau solaires.

La méthode SOLICS permet, aux fins de l’établissement des performances en matière de rendement énergétique total d’un système tout solaire et d’un chauffe-eau conventionnel ou d’un chauffe-eau solaire, de déterminer la contribution annuelle non solaire Qnonsol , en kWh d’énergie primaire et/ou en kWh PCS, comme suit:

pour les systèmes tout solaire:

Qnonsol = 0,6 × 366 × (Qref + 1,09) – QL

où:

QL est la chaleur fournie par le système de chauffage solaire, en kWh/an;

pour les chauffe-eau solaires:

Qnonsol = Qaux,net

où:

    Qaux,net est la demande nette d’énergie non solaire, en kWh/an.

4.9.   Procédures d’essai des ballons d’eau chaude

a)   Pertes statiques

Les pertes statiques des ballons d’eau chaude S peuvent être évaluées à l’aide de l’une des méthodes visées au paragraphe 3, y compris les pertes statiques des ballons d’eau chaude solaire psbsol. Lorsque les résultats de mesure dérivés des normes applicables sont exprimés en kWh/24 heures, le résultat est multiplié par (1 000/24), afin d’obtenir des valeurs de S en W. Pour les pertes statiques spécifiques (par degré de différence de température entre la température du réservoir et la température ambiante) des ballons d’eau chaude solaire psbsol, les pertes thermiques peuvent être déterminées en W/K directement à l’aide de la norme EN 12977-3 ou indirectement en divisant les pertes thermiques en W par 45 (Tstore = + 65 °C, Tambient = + 20 °C) afin d’obtenir une valeur en W/K. Lorsque les résultats de la norme EN 12977-3, exprimés en W/K, sont utilisés pour déterminer S, ils sont multipliés par 45.

b)   Volume de stockage

Le volume du ballon d’un chauffe-eau électrique à accumulation est mesuré comme indiqué au paragraphe 4.5, point c).

4.10.   Procédure d’essai de puissance des pompes solaires

La puissance de la pompe solaire est assignée comme étant la consommation électrique dans les conditions de fonctionnement nominales. Les effets liés au démarrage dans les 5 premières minutes sont ignorés. Les pompes solaires régulées en continu, ou au minimum en trois paliers, sont assignées à 50 % de leur puissance électrique assignée.


(1)  À terme, ces méthodes de mesure transitoires seront remplacées par des normes harmonisées. Lorsqu’elles seront disponibles, les références des normes harmonisées seront publiées au Journal officiel de l’Union européenne, conformément aux articles 9 et 10 de la directive 2009/125/CE.

(2)  Valeur par défaut, si la valeur n’est pas déterminée par une méthode calorimétrique. Si la masse volumique et la teneur en soufre sont connues (par exemple, si elles ont été déterminées par une analyse élémentaire), le pouvoir calorifique inférieur (PCI) peut également être calculé de la façon suivante:

Hi = 52,92 – (11,93 × ρ15) – (0,3 –S) en MJ/kg

(3)  Fondée sur la norme EN15316-4-3, B.

(4)  Fondée sur la norme ISO 9459-5.