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27.3.2004 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
CE 78/367 |
(2004/C 78 E/0386)
QUESTION ÉCRITE E-1364/03
posée par Maurizio Turco (NI) à la Commission
(10 avril 2003)
Objet: Exploitation de citoyens européens par l'État de la cité du Vatican
Considérant que:
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la vente de souvenirs rapporte à l'État de la cité du Vatican près de 9 millions d'euros par an (6 millions d'euros en 2002 et 12 millions d'euros l'année du jubilé); |
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une cinquantaine de citoyens européens de nationalité italienne sont préposés à la vente; |
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ils travaillent de 8 à 10 heures par jour avec une pause de 30 minutes à l'heure du déjeuner et sont payés au pourcentage (de 2/3 % à 8/10 %) en vertu d'un «contrat oral». À la fin de la journée, après avoir procédé au rangement des marchandises et aux opérations de caisse, dont ils assument l'entière responsabilité, ils sont payés de la main à la main; |
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cette situation se prolonge depuis 1976; |
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en dépit des efforts qui ont été faits pour régulariser la situation de ces personnes, la gestion des stands va être confiée dans quelques jours à une société privée qui procédera à une «régularisation» radicale en annulant les droits de ces personnes en situation illégale; |
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pour la République italienne, il s'agit de chômeurs qui doivent bénéficier à ce titre de toutes les aides publiques, à commencer par la sécurité sociale; |
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quelles mesures l'UE envisage-t-elle d'adopter à l'égard d'un État qui exploite des citoyens européens? |
Réponse donnée par M. Patten au nom de la Commission
(16 mai 2003)
Les instruments juridiques dont la Commission dispose actuellement ne proposent pas d'action communautaire pour des cas semblables à ceux décrits dans la question écrite.
Le cas échéant, la Commission transmettra copie de cette question et de sa réponse à la Mission du Saint Siège auprès des institutions européennes à titre d'information et de suivi.