92001E2659

QUESTION ÉCRITE E-2659/01 posée par Graham Watson (ELDR) à la Commission. Enfants africains rendus orphelins par le sida.

Journal officiel n° 134 E du 06/06/2002 p. 0076 - 0076


QUESTION ÉCRITE E-2659/01

posée par Graham Watson (ELDR) à la Commission

(1er octobre 2001)

Objet: Enfants africains rendus orphelins par le sida

La Commission doit être sensible au problème de plus en plus grave que posent les enfants africains rendus orphelins par le sida.

Quelles mesures spécifiques a-t-elle prises pour contribuer à le résoudre?

La Commission pourrait-elle envisager de demander à un groupe d'experts en matière de secours et d'assistance à l'enfance d'étudier ce qui est fait pour venir en aide aux orphelins et faire rapport sur les meilleures pratiques?

Réponse donnée par M. Nielson au nom de la Commission

(12 novembre 2001)

La Commission fait face au problème du nombre croissant d'orphelins victimes du sida (syndrome d'immunodéficience acquise) en Afrique et dans les autres parties du monde, par le biais d'un système complet et cohérent de lutte contre les épidémies de sida, de paludisme et de tuberculose au niveau national, régional et mondial. De plus une palette de mesures sera mise en oeuvre en vue d'améliorer les résultats des actions déjà existantes, telles que le renforcement des systèmes de santé, les investissements pour rendre le prix des médicaments, des produits de base et des approvisionnements plus abordable, ainsi qu'une augmentation des investissements consacrés aux vaccins et aux microbicides. Ce programme complet a été exposé dans le programme d'action de la Communauté en matière de lutte contre les maladies transmissibles dans le cadre de la réduction de la pauvreté(1), adopté par la Commission le 21 février 2001. La Commission a également répondu au problème des orphelins victimes du sida en favorisant l'accès à une éducation et à une information de qualité en matière de sexualité et de procréation. L'acquisition des connaissances de base est un volet important de cet effort.

La Commission a déclaré que le virus de l'immunodéficience humaine (VIH/sida) constituait un problème urgent au niveau mondial. Elle place l'Afrique au premier rang de ses programmes d'aide au développement. La Commission veut s'assurer que le problème du VIH/sida figure parmi les priorités de la lutte contre la pauvreté par l'allégement de la dette. En d'autres termes, les cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté doivent réserver une part importante à la lutte contre le VIH/sida et les autres grandes maladies contagieuses, notamment la création de services en faveur des orphelins et des autres enfants victimes de la pandémie. Elle fait aussi du problème du VIH/sida sa priorité dans ses approches sectorielles en matière de développement.

Toutes ces actions d'aide se basent sur les meilleures pratiques. En revanche, la Commission n'a pas l'intention de faire appel à un groupe d'experts pour examiner le travail d'aide aux orphelins, comme l'a suggéré l'Honorable Parlementaire. Un programme complet, à long terme et à grande échelle est nécessaire pour faire face à la dure réalité nouvelle que constituent les orphelins victimes du SIDA.

La Commission ne souhaite pas non plus faire des orphelins victimes du SIDA une catégorie à part. Les services et les efforts de mobilisation de la Communauté devraient aller aux collectivités dans lesquelles les enfants et les adolescents sont les plus vulnérables en raison du VIH/SIDA. En général, les personnes appartenant à ces groupes sont les mieux placées pour savoir qui court le risque le plus important et quels critères il conviendrait d'appliquer pour orienter les moyens d'actions appropriés.

(1) COM(2001) 96 final.