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La Commission a défini un certain nombre d’options législatives et non législatives à partir des recommandations de toutes les parties intéressées et du réexamen quinquennal de la mise en œuvre du règlement actuel. Après une présélection au cours de laquelle certaines options ont été écartées, les options suivantes ont été évaluées en détail, en tant que solutions de remplacement du scénario de référence:
·option 1 – cette option consiste en des changements opérationnels qui permettent d’ajuster la portée des évaluations tout en maintenant la fragmentation actuelle du champ d’action (résolution du problème 1 et réalisation de l’objectif spécifique 1), d’accélérer le processus d’évaluation tout en maintenant les procédures actuelles de prise de décision et de suivi (problèmes 2 et 3, et objectif 2), de mobiliser davantage les experts des États membres et les organes et organismes de l’Union (problèmes 1 et 2, et objectif 4), et de renforcer l’évaluation des droits fondamentaux (problème 2 et objectif 3);
·option 2 – s’appuyant sur les changements opérationnels (conformément à l’option 1), cette option propose des modifications législatives ciblées afin de renforcer la sécurité juridique. Elle offre plus de souplesse en ce qui concerne les domaines et acteurs évalués, ainsi que la programmation (problème 1 et objectif 1). Elle simplifie les procédures et obligations, et crée un calendrier clair pour tous les acteurs concernés, tout en conservant le même équilibre institutionnel (problèmes 2 et 3, et objectif 2). Elle introduit une certaine flexibilité dans la taille des équipes d’évaluation et améliore la coordination avec les organes et organismes de l’Union (problèmes 1 et 2, et objectif 4). En outre, elle renforce la sécurité juridique par rapport aux éléments utiles à l’évaluation des droits fondamentaux et met en évidence leur place essentielle et leur importance politique (problème 2 et objectif 3);
·option 3 – cette option présente des modifications législatives ambitieuses visant à intégrer les mesures proposées au titre des options 1 et 2 et les combine à des modifications supplémentaires de la conception et du fonctionnement de l’évaluation de Schengen. Elle étend le champ d’application du mécanisme à des domaines ciblés au-delà de l’acquis de Schengen, elle établit des évaluations globales non pas articulées par domaines d’action mais par État membre sur la base d’une évaluation des risques et d’une connaissance de la situation, elle porte la durée du cycle d’évaluation à sept ans et elle crée des outils d’évaluation et de contrôle supplémentaires adaptés à l’objectif poursuivi (problèmes 1 et 2, et objectif 1). Elle propose de modifier l’équilibre institutionnel dans le processus décisionnel (adoption combinée des rapports d’évaluation et des recommandations par la Commission, le Conseil se concentrant sur l’adoption des recommandations dans les cas politiquement importants, à savoir les «manquements graves», les «toutes premières évaluations» et les «évaluations thématiques») et dans les procédures de suivi. Elle introduit une procédure accélérée pour les manquements graves (problème 3 et objectif 2). Elle modifie le processus de désignation des experts des États membres, en créant une réserve d’experts, et optimise la coordination avec les organes et organismes de l’Union et les autres mécanismes de contrôle de la qualité (problèmes 1 et 2, et objectif 4). Elle introduit une évaluation spécifique en matière de droits fondamentaux (problème 2 et objectif 3);
·option 4 – cette option propose une approche combinée des mesures proposées au titre des autres options (qui sont cumulatives plutôt qu’alternatives), en fonction du domaine d’intervention et du niveau d’ambition. L’option 4 propose de maintenir le champ d’application actuel qui couvre tous les aspects de l’acquis de Schengen, tout en adaptant les priorités (domaines d’action) aux nouvelles réalités et aux nouveaux acteurs grâce à une programmation plus souple (conformément à l’option 2; problème 1 et objectif 1), et de porter le cycle d’évaluation à sept ans (conformément à l’option 3; problème 1 et objectif 1). Elle élargit l’éventail des instruments disponibles et précise les critères et les conditions de leur utilisation (conformément à l’option 3; problèmes 1 et 2, et objectif 1). Elle comprend des mesures visant à accélérer et à simplifier les procédures (conformément à l’option 2; problème 3 et objectif 2), elle modifie le processus décisionnel et elle crée une procédure accélérée pour les manquements graves (conformément à l’option 3; problèmes 2 et 3, objectif 2). Elle combine toutes les mesures proposées au titre des autres options afin d’optimiser la participation des experts des États membres et de renforcer le rôle des organes et organismes de l’Union (problèmes 1 et 2, et objectif 4). L’option 4 introduit des modifications visant à renforcer la sécurité juridique concernant les éléments pertinents en matière de droits fondamentaux (conformément à l’option 2; problème 2 et objectif 3).
À la suite d’une évaluation et d’une comparaison détaillées de l’incidence de toutes les options et compte tenu des recommandations des parties intéressées consultées, l’option privilégiée est l’option 4. Les facteurs qui ont conduit à ce choix sont les suivants: le caractère effectif et l’efficacité des mesures; le potentiel de simplification et de réduction de la charge administrative; l’évaluation réaliste des positions des différents groupes de parties intéressées, compte tenu de la faisabilité pratique et juridique des mesures proposées. Les autres options sont écartées, car elles ne répondent aux problèmes que dans une certaine mesure et/ou sont difficiles à adopter/mettre en œuvre.
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La Commission a défini ces options en tenant compte des recommandations reçues lors de la consultation, à laquelle ont participé les parties intéressées concernées (le Parlement européen, les États membres, les organes et organismes de l’Union, et les organisations de la société civile). Toutes les parties prenantes ont accepté les changements opérationnels proposés par l’option 1. L’option 2 présente des mesures législatives qui ont recueilli un large soutien parmi toutes les parties intéressées. Plusieurs parties intéressées ont soutenu un certain nombre de mesures proposées au titre de l’option 3. Les États membres étaient toutefois particulièrement divisés sur la question de l’élargissement du champ d’application du mécanisme au-delà de l’acquis de Schengen et sur la création d’évaluations globales fondées sur les risques. Les parties intéressées n’ont pas soutenu la proposition de création d’une évaluation spécifique pour les droits fondamentaux. L’option 4 combine les mesures des trois autres options qui ont reçu le plus large soutien de toutes les parties intéressées. Elle adopte une approche plus prudente quant à l’introduction d’évaluations globales, compte tenu des divisions des États membres sur cette question. Cette option permet également de maintenir la participation du Conseil à l’adoption des recommandations dans les cas les plus importants sur le plan politique et de renforcer sensiblement son rôle dans le suivi et le contrôle de la mise en œuvre des recommandations. En outre, l’option 4 permettrait de mieux intégrer les considérations relatives aux droits fondamentaux dans les évaluations sans ajouter un champ distinct, point qui n’a pas trouvé de soutien lors de la consultation.
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L’option privilégiée permettrait de résoudre les problèmes cernés et de répondre efficacement à l’objectif général et aux objectifs spécifiques de cette initiative. En contribuant au bon fonctionnement de l’espace Schengen, l’éventail d’incidences potentielles directes et indirectes est très large, y compris les incidences économiques et sociales positives. L’analyse d’impact ne cherche toutefois pas à quantifier les incidences économiques indirectes; elle se concentre plutôt sur les principaux avantages résultant des quatre options pour les États membres, la Commission et les organes et organismes de l’Union dans les activités qui exigent le plus de ressources. L’option privilégiée améliorerait la qualité des évaluations et permettrait aux États membres de disposer d’informations plus précises sur la situation réelle dans les autres États membres, ce qui contribuerait à renforcer les résultats des évaluations et à instaurer la confiance entre les États membres. En optimisant la participation des experts, les États membres consacreraient moins de ressources financières au transport et aux repas des fonctionnaires mobilisés pour les évaluations. Les États membres peuvent bénéficier d’une évaluation impartiale de leurs administrations et de recommandations sur les domaines dans lesquels des améliorations pourraient être nécessaires. Un autre avantage est le transfert possible des connaissances et des bonnes pratiques. La Commission bénéficierait de la coordination d’un mécanisme amélioré et de la participation à celui-ci, en ce que cela lui permettrait de mieux contrôler l’application et la mise en œuvre du droit de l’Union dans les États membres. Cette option permettrait également à la Commission de s’informer sur les problèmes et les défis émergents auxquels elle pourrait faire face au moyen de nouvelles initiatives législatives. Grâce à des évaluations plus efficaces, les experts de la Commission acquerraient une expertise supplémentaire bénéfique à l’accomplissement de leur fonction. L’option privilégiée bénéficierait aux organes et organismes de l’Union. Grâce à un renforcement de la participation et des synergies, les organes et organismes de l’Union recueilleraient des informations supplémentaires au cours des évaluations, ce qui permettrait également l’échange de bonnes pratiques et la coopération avec le personnel des administrations des États membres. L’option privilégiée comprend un certain nombre de mesures qui permettraient de simplifier et de réduire la charge administrative pesant sur la Commission, les États membres et le Conseil.
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