RAPPORT DE LA COMMISSION AU CONSEIL ET AU PARLEMENT EUROPÉEN sur les résultats de la mise en œuvre des plans de gestion de l’anguille, y compris une évaluation des mesures de repeuplement et de l’évolution des prix du marché pour les anguilles d’une longueur inférieure à 12 cm /* COM/2014/0640 final */
RAPPORT DE LA COMMISSION AU CONSEIL ET AU PARLEMENT EUROPÉEN sur
les résultats de la mise en œuvre des plans de gestion de l’anguille, y compris
une évaluation des mesures de repeuplement et de l’évolution des prix du marché
pour les anguilles d’une longueur inférieure à 12 cm Contexte
Ce rapport est
présenté au Parlement européen et au Conseil conformément à l’article 9, paragraphe 2, du règlement (CE) n° 1100/2007 du Conseil du 18 septembre
2007 (le «règlement sur l’anguille»).[1] Le règlement sur
l'anguille institue des mesures de reconstitution du stock d’anguilles
européennes, dont les quantités ont atteint un niveau historiquement bas et
continuent à diminuer à un rythme alarmant avec un taux de recrutement situé
entre 1% et 5 % par rapport à celui observé dans les années 1970 (période
au cours de laquelle l’état du stock était considéré en bonne santé),
conformément à l’avis répété du CIEM dans les années 2000. L’anguille
européenne est également incluse depuis 2009 à l’annexe II de la convention
sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées
d’extinction (CITES), qui concerne les espèces qui ne sont pas nécessairement
menacées d’extinction mais pour lesquelles le commerce doit être contrôlé pour
éviter qu’elles ne fassent l’objet d’une exploitation incompatible avec leur
survie. Cela se traduit par l’inscription à l’annexe B du règlement (CE)
n° 338/97 du Conseil du 9 décembre 1996 relatif à la protection des
espèces de faune et de flore sauvages par le contrôle de leur commerce. En
décembre 2010, le groupe d’examen scientifique (GES) établi en vertu de ce
règlement est parvenu à la conclusion qu’«il n’était pas possible pour le GES
de considérer que la capture ou la récolte de spécimens d’anguilles européennes
à l’état sauvage ou leur exportation n’exercera aucune influence négative sur
l’état de conservation de l’espèce».[2] Sur cette base, les
autorités communautaires de gestion de la CITES n’ont pas été en mesure
d'autoriser d’exportation d’anguilles de l’UE depuis décembre 2010. Le règlement
sur l'anguille oblige les États membres possédant
des bassins hydrographiques sur leur territoire national qui constituent des
habitats pour les anguilles, à établir
et mettre en œuvre
des plans de gestion de l’anguille (PGA). Ces PGA devraient
comporter des mesures de gestion destinées à
assurer un taux d’échappement
vers la mer d’au
moins 40 %
des anguilles adultes par rapport au taux d’échappement
qui aurait été
observé
en l’absence
d’influences
humaines. Un PGA peut notamment contenir des mesures comme la réduction
de l’activité
de pêche
commerciale, la limitation de la pêche récréative,
des mesures de repeuplement, des mesures structurelles visant à
permettre le franchissement des rivières et à
améliorer
les habitats fluviaux, le transport des anguilles argentées
en provenance des eaux intérieures, la lutte contre les prédateurs,
des mesures liées
aux turbines des centrales hydroélectriques, l’aquaculture,
ainsi que toute autre mesure nécessaire pour atteindre l’objectif
du taux d’échappement
de 40 %
mentionné
ci-dessus. En outre, les États membres qui autorisent la pêche
des anguilles d’une
longueur inférieure
à
12 cm
(civelles) ont l’obligation
de réserver
60 %
de leurs captures de civelles à des fins de repeuplement.[3]
État du stock
d'anguilles européennes La Commission reçoit
régulièrement
les avis scientifiques du CIEM sur l’état du stock d’anguilles
européennes.
Depuis 1999, le CIEM a rendu des avis sur l’anguille,
faisant apparaître
des baisses à
long terme des quantités d'anguilles à
tous les stades de la croissance (civelles, anguilles jaunes, anguilles argentées)
du stock d’anguilles
européennes
et lors de leur recrutement. Selon le dernier avis
du CIEM publié
en novembre 2013, le statut du stock d’anguilles se trouve toujours
dans un état
critique et des mesures urgentes s'imposent. L’avis
souligne une augmentation du taux de recrutement annuel de civelles, passant de
moins de 1 %
à
1,5 %
en mer du Nord et de 5 % à 10 %
dans les autres zones au cours des deux dernières
années.
Cette hausse doit toutefois être mise en perspective historique
et n’a
pas d'incidence sur les taux d’échappement des anguilles adultes à
court terme en raison de la durée du cycle de v ie de l’anguille.
Par conséquent,
il n’y
a pas de changement dans la perception de l’état
du stock, considéré
comme critique à
ce stade. L’évaluation
scientifique disponible a été
effectuée
sur la base de rapports incomplets et d'une collecte des données
et d'une méthodologie
non normalisées.
Elle ne constitue donc pas une évaluation complète
de l’état
du stock qui s’étend
au-delà
des eaux de l’UE.
Un avis scientifique a également
été
rendu par l’Union
internationale pour la conservation de la nature qui en 2014 a classé
l'espèce
en danger critique d'extinction en se basant sur une forte réduction
de la taille de sa population. L’UICN conclut qu’il
y a eu un recul considérable (90-95 %)
dans le recrutement de l’anguille européenne
dans de vastes zones de sa répartition géographique
au cours des 45 dernières années
en raison de diverses menaces pesant sur les anguilles à
de nombreux stades de son cycle vital. État
de la mise en œuvre du règlement
(CE) n° 1100/2007 La mise en œuvre
du règlement
sur l’anguille
a subi d’importants
retards. Les PGA ont été présentés
tardivement par les États membres (les retards variant de
plusieurs mois à
près
de deux ans après
l’expiration
du délai),
les évaluations
techniques ont pris plus de temps que prévu, les rapports ont dû
être
à
nouveau transmis pour approbation à la Commission, et la mise en œuvre
de la majorité
des plans et l’application
des mesures de repeuplement, ont été
retardées
en conséquence.
Dix-neuf États
membres ont soumis des PGA. Ces plans comportent diverses mesures destinées
à
réduire
les facteurs de mortalité tels que les restrictions de pêche
et les actions non liées à
la pêche,
notamment en ce qui concerne la modification ou la suppression des obstacles à
la migration, le repeuplement, la diminution de la pollution, la lutte contre
les parasites. Avant l’approbation de la Commission, tous les
plans de gestion présentés
ont été
examinés
par le CIEM. Six États
membres ont été
exemptés
de l’obligation
d’établir
des plans de gestion car leur territoire était considéré
comme ne constituant pas l’habitat naturel de l’anguille
européenne
(article 3).[4]
Deux États
membres[5]
n’ont
pas présenté
de plans et ont donc été tenus par défaut
de mettre en œuvre
une réduction
de 50 %
de la pêche
à
l’anguille
(article 4,
paragraphe 2,
du règlement
sur l’anguille).
Aux termes de l’article 9,
paragraphe 1,
du règlement,
les États
membres rendent compte tous les trois ans du suivi assuré
de leurs PGA. Ces rapports comportent notamment les informations suivantes: a) pour chaque État
membre, le pourcentage de la biomasse d’anguilles argentées
qui s’échappent
vers la mer pour s’y reproduire par rapport à
l’objectif
en matière
d’échappement
fixé
à
l’article 2,
paragraphe 4; b) le niveau de l’effort
de pêche
déployé
chaque année
pour la capture des anguilles, et la réduction obtenue conformément
à
l’article
4, paragraphe 2, et à l’article 5, paragraphe
4; c) l’importance
des facteurs de mortalité extérieurs
à
l’activité
de pêche
et la réduction
obtenue conformément
à
l’article
2, paragraphe 10; d) la quantité
d’anguilles
d’une
longueur inférieure
à
12 cm qui sont capturées et les pourcentages correspondant à
leurs différentes
utilisations. La plupart des États
membres ont respecté la date limite pour la soumission du
premier rapport de suivi (30 juin 2012).[6] Les disparités
dans les dates d’adoption
des PGA des différents
États
membres (entre juillet 2009 et 2011) se reflètent
également
dans les rapports de suivi. Certaines autorités
nationales et des scientifiques ont souligné
le manque de temps pour collecter les données
et/ou évaluer
les effets de la mise en œuvre des PGA. Évaluation
statistique et scientifique des résultats des PGA Tous les rapports de
suivi des États
membres ont été
soumis à
une évaluation
statistique et scientifique. Sur la base d’une
évaluation
d'expert, un avis scientifique a été
reçu
en juin 2013 en réponse
à
la demande ponctuelle de la Commission de procéder
à
une évaluation
technique de la mise en œuvre des PGA.[7]
Cet avis a confirmé que, dans la plupart des unités
de gestion de l’anguille
(UGA), c’est-à-dire
les 81 unités
de gestion établies
par les États
membres pour la mise en œuvre de leurs PGA, des progrès
ont été
accomplis dans la mise en œuvre des mesures de gestion liées
à
la pêche,
mais que d’autres
mesures de gestion, telles que l’amélioration
des habitats, la lutte contre les parasites ou la lutte contre les prédateurs,
ont souvent été
reportées
ou seulement partiellement mises en œuvre. D’une
manière
générale,
dans la situation actuelle, il reste difficile d’évaluer
les résultats
des PGA quant à
l’objectif
du taux d’échappement
de 40 %
fixé
par le règlement
sur l’anguille. Les avis scientifiques
soulignent qu'il n'est pas toujours possible de démontrer
l'efficacité
des mesures de gestion individuelles: des données
nécessaires
manquent ou les mesures ne peuvent pas produire d'effets immédiats
ou à
court terme. Par exemple, il est fort probable que les restrictions de la pêche
pour l’anguille
argentée
aient contribué
à
l'augmentation de l’échappement des anguilles argentées.
Toutefois, pour des raisons biologiques (la phase de latence des générations
variant entre environ 5 ans dans les lagunes de la Méditerranée
et 25 à
30 ans dans le nord de l’Europe), il ne faut pas attendre
que les mesures de gestion visant les anguilles avant qu'elles n'atteignent le
stade d’anguilles
argentées
(par exemple, le repeuplement) aient déjà
contribué
à
accroître
l’échappement
des anguilles argentées. Les mesures ne portant pas sur la pêche,
liées
à
l’hydroélectricité,
aux stations de pompage et aux obstacles à la migration sont également
difficiles à
évaluer
à
ce stade, essentiellement parce que les effets potentiels sont souvent propres à
un site et que les données ultérieures
à
l'évaluation
manquent. L’avis
ne conclut pas que ces mesures de gestion sont inefficaces ou qu'elles ne
seront pas efficaces à plus long terme. Pour les raisons exposées
plus haut, il n’est
pas encore possible de déterminer au cas par cas la
contribution des unités de gestion de l’anguille
à
la reconstitution de l’ensemble du stock. Selon les rapports de
suivi des États
membres, sur 81 UGA, 17 atteignent leurs objectifs quant à
la biomasse, pour 42 autres, ce n’est pas le cas, et il n’existe
aucune information pour 22 d'entre elles. Selon les rapports, 24 UGA ont
atteint leurs objectifs de mortalité anthropique, 19 ne les ont pas
atteints, et pour 38 unités, tous les indicateurs relatifs
aux stocks nécessaires
pour procéder
à
cette évaluation
n'ont pas été
transmis. L’évaluation
scientifique a également
souligné
la valeur des évaluations
visant à
déterminer
les mesures supplémentaires
(autres que les restrictions en matière de pêche)
qui sont les plus susceptibles de contribuer à
la réalisation
des objectifs de gestion.[8] Repeuplement Le règlement
sur l'anguille oblige les États membres qui autorisent la pêche
à
la civelle à
réserver
au moins 60 %
des captures en vue du repeuplement à l'intérieur
de l'UE à
des fins de conservation. Toutefois, il n’est pas certain que 60 %
du total des captures aient effectivement été
réservés
au repeuplement, car il semble que la demande ne soit pas suffisante. Le
repeuplement est une mesure figurant dans la quasi-totalité
des PGA. Selon l’examen
scientifique, seuls quelques UGA ont atteint leurs objectifs de repeuplement,
la plupart les ont partiellement atteints et quelques-unes n’ont
pas mis cette mesure en œuvre. Les avis scientifiques
portant sur l’état
du stock d’anguilles
européennes
pour 2012[9]
ont exprimé
des inquiétudes
quant aux pratiques actuelles de reconstitution des stocks d’anguilles
et ont souligné
qu’il
n’est
pas certain que le repeuplement contribue effectivement à
augmenter l’échappement
des anguilles argentées ou à
soutenir la pêche
de l’anguille
dans certaines UGA. L'examen scientifique de la mise en œuvre
des PGA[10]
conclut que le repeuplement effectué dans le cadre des PGA ne semble
pas avoir contribué à augmenter l’échappement
des anguilles argentées: son efficacité
reste incertaine et la preuve d'un bénéfice
net fait défaut
en raison de la phase de latence des générations. Les scientifiques remettent
également
en question la contribution du repeuplement au stock de frai et il a été
recommandé
«que
tous les stocks d'anguilles soient marqués et ainsi, séparables
des anguilles sauvages lors d'échantillonnages ultérieurs».[11]
Tandis que les effets de la reconstitution des stocks ne peuvent pas être
prouvés
dans l'immédiat
en raison de la période
de latence des générations,
des travaux de recherche ont récemment été
entrepris en Suède
pour suivre les stocks d'anguilles afin de vérifier
si elles migrent de la même manière
que les anguilles concernées par le recrutement sauvage.[12]
Les premiers résultats
semblent indiquer que les stocks d'anguilles se comportent de la même
manière
que les anguilles faisant l'objet d'un recrutement naturel. Un aperçu
de la mise en œuvre
du repeuplement par les États membres figure à
l’annexe II
du présent
rapport. Évolution des prix
du marché
des civelles et commerce illégal Conformément
à
l’article 7,
paragraphe 6,
du règlement
sur l’anguille,
en cas de baisse importante des prix du marché
des anguilles destinées au repeuplement, par rapport à
ceux des anguilles utilisées à
d’autres
fins, sur la base des informations sur les prix que doivent soumettre les États
membres et à
la demande de l’État
membre concerné,
la Commission prend les mesures nécessaires pour faire face à
la situation. Ces mesures peuvent inclure une réduction
du pourcentage de civelles devant être réservées
au repeuplement, comme le prévoit l’article 7,
paragraphe 2,
du règlement.
Aucune mesure de ce type n’a été
adoptée
à
ce jour. Le règlement
sur l’anguille
(article 7,
paragraphe 7)
impose à
la Commission l’obligation
de faire rapport au Parlement européen et au Conseil, au plus tard le 1
er juillet 2011, afin d’évaluer l’efficacité
des mesures de repeuplement et l’évolution des prix du marché
pour les civelles. La Commission a rappelé aux États
membres leur obligation de faire rapport sur les prix des civelles tout au long
de 2011 et de 2012. En juillet 2012, soit un an après
la première
échéance
annuelle pour rendre compte des prix des civelles, douze États
membres avaient soumis ces rapports, dont neuf seulement étaient
complets. Par conséquent, la Commission n’était
pas en mesure de respecter l'obligation de faire rapport à
l'échéance
prévue
par l’article 7,
paragraphe 7.
Une évaluation
provisoire de l’évolution
des prix du marché
des civelles, tels qu’ils ont été
communiqués
par les États
membres, est intégrée
au présent
rapport. L’annexe
I résume
les informations communiquées par les États
membres sur les prix du kilogramme de civelles payés
pour le repeuplement dans différents États
membres. Avec l’inscription
de l’anguille
européenne
à
l’annexe II
de la CITES [et sa transposition dans le règlement
(CE) n° 338/97],
depuis décembre
2010 aucun commerce d’anguilles n'a été
autorisé
à
l’entrée
ou à
la sortie de l’Union
européenne.[13]
Les civelles capturées dans les eaux de l’UE
ne peuvent pas être
commercialisées
en dehors de l’UE.
Les civelles qui ne sont pas utilisées à
des fins de reconstitution des stocks peuvent être
destinées
à
la consommation humaine (surtout en Espagne et France) ou à
l’aquaculture
(notamment aux Pays-Bas et au Danemark, mais aussi en Grèce). En l’absence
de commerce international et d’informations précises
et suffisantes sur les prix dans les États membres, toute
comparaison entre les prix des civelles commercialisées
et ceux des civelles destinées au repeuplement est devenue
impossible. Recommandations
visant à
améliorer
l’efficacité
du règlement
sur l’anguille Malgré
la mise en œuvre
des PGA, l’état
du stock d’anguilles
européennes
reste critique et il convient d'adopter une approche de précaution
jusqu’au
moment où
certains éléments
prouveront une augmentation soutenue du recrutement et du stock adulte. Les
scientifiques recommandent sans cesse de ramener la mortalité
anthropique (pêche
et mortalité
anthropique non liée à la pêche)
autant que possible à un niveau proche de zéro
et de prendre des mesures urgentes. En fonction de cet avis scientifique, il
est possible que des mesures supplémentaires doivent être
envisagées
pour réduire
les niveaux actuels de mortalité anthropique. La mise en œuvre
des PGA a abouti à
des restrictions concernant la pêche, qui peuvent entraîner
une augmentation du recrutement des civelles en quelques années.
Il est donc nécessaire
d’évaluer
l’incidence
de ces restrictions à court terme. Les facteurs de
mortalité
anthropique qui ne sont pas liés à
la pêche
sont notamment l’hydroélectricité
et les stations de pompage, la perte ou la dégradation
de l’habitat,
la pollution, les maladies et les parasites. Il convient d’accorder
plus d’attention
aux mesures de gestion liées à
ces facteurs de mortalité anthropique non liés
à
la pêche,
qui dans leur majorité n’ont que partiellement été
mises en œuvre
par les États
membres. Alors que l’objectif des plans de gestion nationaux
est de veiller à
ce que l’objectif
d’échappement
de 40 %
figurant à
l’article 2,
paragraphe 4,
du règlement
soit atteint, les données complètes
de l’intérieur
ou de l'extérieur
de l’Union
européenne
ne sont pas encore disponibles pour évaluer la réalisation
de cet objectif à
l’échelle
de l’UE
ou de l’ensemble
du stock d’anguilles.
En ce qui concerne le
repeuplement, dont l’impact sur le stock d’anguilles
européennes
ne peut être
évalué
qu’à
long terme, les avis scientifiques indiquent qu’il
existe des craintes quant aux pratiques actuelles de repeuplement des anguilles
et soulignent qu’il
ne peut pas encore être démontré
si le repeuplement contribue effectivement à
accroître
l’échappement
des anguilles argentées. Il est donc nécessaire
de mettre en place des moyens permettant d’évaluer
les effets de cette mesure sur l’échappement des anguilles argentées,
ainsi que d’examiner
si les dispositions en matière de repeuplement dans le règlement
sur l'anguille sont toujours appropriées dans leur mise en œuvre,
compte tenu des problèmes existants. Les services de la
Commission suivent de près les travaux scientifiques sur ce
sujet et aborderont cette question conformément
aux conclusions les plus récentes. Enfin, d’un
point de vue administratif, le règlement sur l'anguille impose aux États
membres d’importantes
obligations en matière de présentation
de rapports, dans la mesure où une communication complète
d’indicateurs
est nécessaire
pour procéder
à
une évaluation
exhaustive de l’état
du stock et de l’efficacité
de la mise en œuvre
des PGA. Toutefois, les rapports étaient souvent incomplets et des
incohérences
ont été
relevées
dans les rapports et dans le calcul des indicateurs de stocks entre États
membres. La normalisation des formats des tableaux de données
et des méthodes
de calcul faciliterait l'établissement des rapports, tout en
permettant une meilleure évaluation de l’efficacité
de différentes
mesures de gestion au niveau des UGA. La Commission a l’intention
de demander un examen scientifique extérieur des méthodologies
utilisées
par les États
membres, et, le cas échéant, une mise à
jour ou une nouvelle estimation des indicateurs de stocks en ce qui concerne l’anguille.
L’objectif est d’obtenir des estimations fiables des
paramètres des UGA afin de rendre
compte de l’état du stock et de l’exploitation en Europe, d'évaluer l’impact du
règlement sur l’anguille et d'examiner si des mesures complémentaires sont
nécessaires. Sur la base de cet avis, le cas échéant, la Commission examinera
des pistes et des moyens d’évaluer l’efficacité du règlement sur l’anguille, y
compris de procéder à son éventuelle révision. Sources de
financement CSTEP, rapport de la 43
ème
session plénière,
8-12 juillet 2013, Copenhague, rapport EUR 26094. Avis du CIEM sur la
demande adressée
par l'UE au CIEM de procéder à
une évaluation
technique du suivi du plan de gestion de l’anguille,
demande particulière,
juin 2013. CIEM, rapport de l’atelier
sur l’évaluation
du suivi du plan de gestion de l’anguille 2013, 13-15 mai 2013, siège
du CIEM, Copenhague. CIEM CM/ACOM: 32. p. 757 et suivantes. Avis 2014 du CIEM sur l’anguille
européenne,
novembre 2013. CIEM, rapport du groupe
de travail conjoint EIFAAC/CIEM sur les anguilles (WGEEL), 18-22 mars 2013,
Sukarietta, Espagne et 4-10 septembre 2013, Copenhague, Danemark. CIEM, rapport du séminaire
consacré
à
l’anguille
et au saumon, Données DCF (WKESDCF), 3-6
juillet 2012, siège
du CIEM, Copenhague. CIEM CM/ACOM: 62. [1] JO L 248 du 22.9.2007, p. 17. L'avis du CSTEP visé à l'article 9, paragraphe
2, du règlement sur l'anguille peut être consulté à l’adresse suivante: http://stecf.jrc.ec.europa.eu/documents/43805/594118/2013-07_STECF+PLEN-13-02_JRC83565.pdf (p. 113 et suivantes) [2] Résumé succinct des conclusions de la 54ème réunion du
groupe d'examen scientifique sur le commerce de la faune et de la flore sauvages,
du 3 décembre 2010,
https://circabc.europa.eu/sd/a/49ab3fc9-646b-4b35-ac42-f0333479ce24/54_summary_srg.pdf. [3]
Conformément à l’article 2, paragraphe 1, du règlement sur
l’anguille, les États membres recensent et définissent les différents bassins
hydrographiques situés sur leur territoire national qui constituent l’habitat
naturel de l’anguille européenne (les bassins hydrographiques de l’anguille),
tandis qu'en vertu de l’article 7, paragraphe 1, du règlement sur
l’anguille, pour le 31 juillet 2013 au plus tard, 60 % des anguilles d’une
longueur inférieure à 12 cm (civelles) capturées chaque année doivent
être réservées au repeuplement. [4]
L’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie, Chypre et Malte. [5] La
Bulgarie et la Slovénie. [6] À ce
jour, seule la Finlande n’a pas soumis de rapport de suivi. [7] Avis
du CIEM en réponse à la demande de l'UE de procéder à une évaluation technique
du suivi du plan de gestion de l’anguille, dans le rapport du comité
consultatif du CIEM, 2013. Avis 2013 du CIEM, volume 9,
section 9.3.3.3. p. 17 et suivantes. [8] CSTEP,
rapport de la 43 ème session plénière, 8-12 juillet 2013,
Copenhague, rapport EUR 26094 [9] Avis
du CIEM sur les anguilles européennes, avis 2012 du CIEM, volume 9, section
9.4.7. «En raison de l'actuel niveau historiquement bas des civelles, le CIEM
se dit à nouveau préoccupé par le fait qu'il est peu vraisemblable que les
programmes de reconstitution du stock de civelles en Europe contribuent de
manière significative à la reconstitution du stock d'anguilles européennes. La
charge globale de la preuve devrait tendre à prouver que le repeuplement
générera des avantages nets, en termes de contribution à l’échappement des
anguilles argentées et à la capacité de frai. Avant le repeuplement ou pour
poursuivre le repeuplement en cours, le CIEM préconise la réalisation
d'évaluations des risques tenant compte de la pêche, de l'exploitation, du
transport et de la mortalité après repeuplement, ainsi que d'autres facteurs
tels que le transfert de maladies et de parasites. Pour faciliter la
reconstitution du stock, toutes les captures de civelles devraient être
utilisées à des fins de repeuplement. La reconstitution du stock devrait
uniquement s'opérer là où il est prévu une survie élevée des anguilles
argentées et des conditions d'échappement favorables. Cela signifie que la
reconstitution des stocks ne devrait pas être utilisée pour poursuivre les
activités de pêche et le peuplement ne devrait s'effectuer que lorsque toutes
les mortalités anthropiques sont faibles». [10] Avis
du CIEM en réponse à la demande de l'UE de procéder à une évaluation technique
du suivi du plan de gestion de l’anguille, dans le rapport du comité
consultatif du CIEM, 2013. Avis 2013 du CIEM, volume 9,
section 9.3.3.3. p. 17 et suivantes. [11] Rapport du groupe de travail EIFAAC/CIEM sur les anguilles (2011). [12] Wickström & Sjöberg, la traçabilité que les stocks d’anguilles —
l’approche de la Suède, L’écologie des poissons d’eau douce, 2013,
p. 1. [13] Règlement
(CE) n° 338/97 du Conseil du 9 décembre 1996 relatif à la protection des
espèces de faune et de flore sauvages par le contrôle de leur commerce (JO L 61
du 3.3.1997, p. 1). Annexe
I — Tableau: Prix par kilogramme
de civelles payés
pour le repeuplement dans divers États membres, tels que
communiqués
à
la Commission par les autorités nationales compétentes || || 2008 || 2009 || 2010 || 2011 || 2012 || Remarques || Poids kg || Prix EUR/kg || kg || EUR/kg || kg || EUR/kg || kg || EUR/kg || kg || EUR/kg BE || Selon le rapport de suivi français: 2010-11 – 120 kg 2011-12 – 160 kg || 125 || 510 || 152 || 425 || 143 || 453 || 160 || 470-520 || 206 || 399-416 CZ || Selon le rapport de suivi français: 2009-10 – 671 kg 2010-11 – 620 kg 2011-12 – 520 kg || || || 289 || 495 || 640 || 547 || 609 || 547 || 557 || 530 DE || Selon le rapport de suivi français: 2009-10 – 2492 kg 2010-11 – 807 kg 2011-12 – 1761 kg || || 400-550 || || 400-550 || || 400-550 || || 400-550 || || 400-550 DK || Selon le rapport de suivi français: 2009-10 – 1050 kg 2010-11 – 600 kg 2011-12 – 250 kg || || || || 419 || || 453 || || 421 || || EE || || || || || || 63,5 || 480 || 206,5 || 625 || || EL || || || || || || || || 285 || 420 || || ES || Seules les Asturies déclarent les prix payés pour les civelles destinées au repeuplement || 6 || 464 || 8 || 562 || s.o. || s.o. || 8 || 578 || 8 || 535 FR || 3,6 tonnes vendues en France au prix de 400 EUR/kg, selon les informations orales. Aucune année mentionnée. || || || || || || || || || || IE || Suivre l’avis du CIEM — ne pas croire aux avantages du repeuplement, mais attendre de nouvelles informations scientifiques || || || 0 || s.o. || 0 || s.o. || 0 || s.o. || 0 || s.o. NL || Selon le rapport de suivi français: 2009-10 – 2890 kg 2010-11 – 370 kg 2011-12 – 2086 kg || || || || || || 450 (UK) 440 (FR) || || 490 (UK) 550 (FR) || || LT || || || || || || || || 1047 || || || LV || Prix comprenant le stockage, le transport et la gestion || || || || || || || 100 || 2917* || || PL || Selon le rapport de suivi français: 2009-10 – 85 kg 2010-11 – 85 kg 2011-12 – 90 kg || || || || || 85 || 650 || 85 || 500 || || PT || Ne repeuplez pas, vendez à l’Espagne (chiffres en italiques). || || 270 || || 209 || || 275 || 900 || 402 300 || || SE || Selon le rapport de suivi français: 2009-10 – 870 kg || || || || || || 575-650 || || 575-650 || || SK || || 100 || 808 || 62 || 565 || 85 || 595 || 79,5 || 600 || || UK || Selon le rapport de suivi français: 2009-10 – 240 kg 2010-11 – 1487 kg 2011-12 – 400 kg || || || 240 || || (865,1) 1401 || (476) || (948,3) 1080 || (395) || || NB.
Le tableau contient les prix des civelles pour les années 2008 à 2012. Il a été difficile d’obtenir des données complètes et pertinentes de
la part des États
membres, malgré
les demandes répétées de la Commission. Annexe II — Mise
en œuvre
des mesures de repeuplement BE
En 2011 en Wallonie, 130 000 civelles (40 kg) ont servi au
repeuplement dans certains cours d'eau prioritaires dont l'Ourthe (12 kg),
l'Amblève (8 kg), l’Aisne (1 kg), la Méhaigne (2 kg) dans le
bassin de la Lesse et de la Meuse, et la Dyle (1 kg) dans le bassin de
l’Escaut. En 2012, 50 kg ont servi au repeuplement dans les cours d’eau du
bassin de la Meuse, notamment: la Vesdre (6 kg), la Haute Lesse
(6 kg), le Viroin (4 kg), la Haute Sambre (6 kg), la Biesme
(2 kg), la Biesmelle (2 kg), la Hantes (2 kg), la Thure
(2 kg), l’Eau d’Heure (4 kg), les lacs de l’Eau d’Heure (2 kg).
Le repeuplement se poursuivra au cours des 4 prochaines années. CZ:
Le repeuplement des poissons se fait dans le respect du plan de gestion. Le
repeuplement des poissons se fait dans des zones permettant l'échappement des
anguilles vers la mer. Cela comprend le bassin de l’Elbe qui se jette dans
la mer du Nord (migration sans obstacle), ainsi que le bassin de l’Oder qui se jette dans
la mer Baltique, sur la côte
polonaise (là,
certains obstacles empêchent
les anguilles de facilement s’échapper
dans la mer Baltique). Pour chacune des années 2012, 2013 et 2014, il est prévu d'importer 950 kg de civelles
en République
tchèque.
Sur cette quantité,
700 kg
seront pris en charge par le programme opérationnel de la pêche et 250 kg seront financés par des fonds privés du syndicat de pêche tchèque. DK:
Le repeuplement a été pleinement mis en œuvre comme le stipule
le PGA danois. La quantité
d'anguilles servant au repeuplement en eaux douces a augmenté depuis 2010, où le Fonds européen pour la pêche a octroyé des financements. Dans
le PGA danois, la quantité
d’anguilles
proposée
pour le repeuplement était
de 0,8 million
de spécimens.
La quantité
réelle
d'anguilles ayant servi au repeuplement a augmenté pour atteindre 1,2 à 1,4 million de spécimens en 2010 et 2011. EE:
La proposition principale du PGA consistait à augmenter les quantités annuelles d'anguilles
destinées
au repeuplement dans les masses d'eau du bassin de la Narva et à améliorer le repeuplement
grâce
à
un financement supplémentaire
en ayant recours au fonds européen
pour la pêche
(FEP). Depuis 2011, le repeuplement des anguilles a en outre été soutenu par le FEP.
Sans repeuplement, une zone très
vaste à
haut potentiel de production serait isolée. EL:
La mesure prévue
pour procéder
au repeuplement de 10 %
des civelles importées
d’autres
États
membres de l’UE
(le recrutement de civelles est très faible en Grèce) n’a pas été pleinement mise en œuvre en raison de
contraintes financières.
ES:
L’ensemble des communautés autonomes qui avaient inscrit le repeuplement dans
leurs plans ont mis cette mesure en œuvre, bien qu’à des degrés divers. Les
Asturies, la Cantabrie, la Catalogne et l'Andalousie ont intégralement
mis en œuvre
leurs plans de repeuplement, tandis que la région de Valence a seulement réalisé 42 % des mesures prévues. Le pays basque
procèdera
au repeuplement avec retard. FR:
45 %
des quotas de capture de civelles pour la campagne de pêche 2011-2012 ont été alloués au repeuplement à l’intérieur de l’UE. Il était prévu d'utiliser 5 à 10 % des captures à des fins de
repeuplement en France mais le repeuplement effectué pour chacune des
campagnes de pêche
comprise entre 2009 et 2012 est beaucoup plus faible que prévu: 2009-2010:
0,33 %
2010-2011:
1,69 % 2011-2012:
8,34 % Les
raisons du non-respect des objectifs de repeuplement sont la mise en œuvre tardive des plans
de gestion français
de l’anguille
en 2009, la détection
du virus EVEX chez les civelles, des doutes quant à la capacité de former des colonies
dans certaines zones, des difficultés administratives et financières, et la pollution de
certaines zones cibles de repeuplement. Le repeuplement s'améliore tous les ans grâce à l’expérience acquise en matière de sites appropriés de repeuplement et de
considérations
sanitaires. La
mortalité
des civelles dans les 15 jours suivant le repeuplement varie de 6 à 72 %, en fonction
du site. La survie dans les 6 premiers mois n’a pas pu être déterminée avec précision. Dans deux des
zones de repeuplement, il a été constaté qu’«au moins certaines» anguilles survivent.
Dans les deux autres zones de repeuplement, aucune anguille marquée (faisant l’objet d’un repeuplement) n'a été à nouveau capturée, de sorte qu’il est impossible de
tirer des conclusions sur leur taux de survie. LT:
Le repeuplement est l'une des mesures les plus importantes du plan. L’intensité du repeuplement dépend de la quantité de civelles
disponibles. Il est possible de procéder au repeuplement à divers stades de la
vie de l’anguille.
La densité
de repeuplement recommandée
pour les masses d’eau
lituaniennes est de 100 civelles ou de 25 anguilles d’une longueur inférieure à 20 cm par hectare. Au
cours de la dernière
décennie,
le repeuplement a été effectué occasionnellement à l'aide des alevins
d'anguilles ou d'animaux élevés pesant plusieurs grammes.
Malgré
les difficultés
à
lancer la mise en œuvre
du PGA, le service de la pêche
a commencé
à
mettre en œuvre
des actions dans ce domaine au milieu de l’année 2011. 134 000 anguilles
européennes
d’une
longueur inférieure
à
20 cm
(environ 10-11 g)
ont été achetées. Au cours des deux
mois de juillet-août 2011, l'ensemble
des anguilles achetées
ont été utilisées à des fins de
repeuplement dans 22 lacs de Lituanie. NL:
Il était
prévu
que le repeuplement commence en 2009, mais il n'a débuté qu'en 2010. Le
repeuplement se fait au moyen d’anguilles
pré-élevées d'une longueur d'au
moins 28 cm.
L’efficacité de l’actuel programme de
repeuplement des civelles n’est
pas certaine. Les effets du programme de repeuplement au cours de la période 2009-2011 ne
seront visibles que lorsque les civelles auront atteint une longueur supérieure à 30 cm et pourront être capturées dans le cadre des
programmes de surveillance de la pêche et de l’anguille. Cela se situe
donc en dehors de la période
en cours d'évaluation.
L’introduction
de civelles en provenance de France, d’Espagne et d’Angleterre dans les
eaux néerlandaises
va indéniablement
accroître
la biomasse d’anguilles
argentées
dans les eaux néerlandaises.
Activités au cours de la période 2009-2012:
Civelles et anguilles pré-élevées faisant l'objet du
repeuplement Quantités de repeuplement || 2010 || 2011 Civelles || 763 || 164 Anguilles pré-élevées || 0 || 1395 PL:
L’intensité du repeuplement dépend de la quantité de civelles
disponibles en mai et juin. Le repeuplement recommandé pour le bassin de l’Oder porte sur 6
millions de spécimens
et pour le bassin de la Vistule, sur 7 millions de spécimens. Il est possible
de procéder
au repeuplement avec des anguilles de différentes tailles. Au cours des deux dernières décennies, le repeuplement
a été effectué à l'aide d'anguilles pré-élevées pesant de quelques
grammes à
plusieurs centaines de grammes. Les
résultats
des études
menées
par le département
de bio-économie
de la pêche
indiquent qu'il existe en Pologne au moins dix grandes sociétés important des juvéniles à des fins de
repeuplement; un producteur élève des civelles importées et est lié à l'association
polonaise de pêche
à
la ligne, à
Suwałki.
La plupart des importateurs acquièrent des juvéniles auprès d'entreprises
d'aquaculture situées
au Danemark, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suède, en Lituanie et en France où l'engraissement
commercial des anguilles se fait à différents stades, la plupart des poissons
pesant entre 100 g et 1 000
g chacun. PT:
Le rapport ne décrit
pas la manière
dont l'obligation de réserver
60% des civelles pêchées dans le Minho (le
seul endroit du Portugal où
la pêche
à
la civelle soit autorisée)
est respectée.
Des sites potentiels de repeuplement ont été identifiés. Le Portugal souhaiterait
toutefois que le repeuplement soit réexaminé étant donné que l'on peut douter
des avantages de cette méthode
pour la reconstitution des stocks et que, d'autre part il s'agit d'une mesure
difficilement soutenable financièrement et techniquement. SE:
Une augmentation du repeuplement contribuera à l'augmentation du taux d'échappement des
anguilles argentées
seulement 14 ans après
le repeuplement (selon le PGA). Les civelles sont achetées en France et/ou en
Angleterre et toujours placées
en quarantaine pour s'assurer qu'aucune maladie n'est introduite dans les eaux
suédoises.
Les objectifs du PGA visant à
augmenter la quantité
de repeuplement ont été atteints. En
2008, le repeuplement de civelles a porté en Suède sur 1 à 1,2 million de spécimens. L'objectif à court terme du PGA
consistait à
doubler ce chiffre pour atteindre 2 à 2,5 millions en 2010. Ce but a été atteint au cours de la
première
année
de la mise en œuvre
du PGA. En 2010 et 2011, le repeuplement a presque complètement cessé sur la côte est; le repeuplement
des eaux intérieures
était
axé
sur les lacs versant vers l'ouest, notamment le lac Vänern et le lac Vombsjön afin d'éviter les effets
anthropiques sur le programme de repeuplement (à savoir la mortalité due à la pêche et à l'hydroélectricité). Étant
donné
que le repeuplement s'est avéré constituer une partie
très
importante des PGA et qu'il existe actuellement de faibles quantités de civelles, il
convient de veiller à
ce que tout repeuplement produise des bénéfices nets pour la population en âge de se reproduire,
trois conditions devant être
remplies: -
il doit exister un excédent
de civelles là
où
elles sont capturées; -
il doit exister une mortalité
anthropique faible ou nulle là
où
elles sont remises à
l'eau; et -
il doit exister une forte probabilité que les anguilles faisant l’objet d’un repeuplement
puissent migrer vers la mer des Sargasses (plusieurs études ont été entreprises afin d’assurer le suivi des
anguilles faisant l’objet
d’un
repeuplement et migrant vers leurs lieux de frai, mais il n’a pas encore été prouvé que ces anguilles sont
en mesure de mener à
bien leur migration).