COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET À LA COUR DES COMPTES Comptes annuels consolidés de l'Union européenne 2013 /* COM/2014/0510 final */
Comptes
annuels consolidés de l’Union européenne 2013 SOMMAIRE NOTE
ACCOMPAGNANT LES COMPTES CONSOLIDÉS. 5 BUDGET DE
L’UNION EUROPÉENNE: DE LA PRÉPARATION À LA DÉCHARGE. 8 ÉTATS
FINANCIERS CONSOLIDÉS ET NOTES ANNEXES*. 14 BILAN 17 COMPTE DE RÉSULTAT
ÉCONOMIQUE. 18 TABLEAU DES FLUX DE
TRÉSORERIE. 19 ÉTAT DES VARIATIONS
DE L’ACTIF NET. 20 ANNEXES AUX ÉTATS
FINANCIERS. 21 ÉTATS
AGRÉGÉS SUR L’EXÉCUTION DU BUDGET ET NOTES ANNEXES*. 101 NOTE ACCOMPAGNANT LES COMPTES CONSOLIDÉS Les comptes consolidés de l’Union
européenne relatifs à l’exercice 2013 ont été élaborés sur la base des informations
fournies par les autres institutions et organismes conformément à l’article 148,
paragraphe 2, du règlement financier applicable au budget général de l’Union
européenne. Je déclare par la présente que lesdits comptes ont été établis
conformément au titre IX dudit règlement financier ainsi qu’aux principes,
règles et méthodes comptables exposés dans les notes aux états financiers. J’ai obtenu des comptables des institutions
et organismes précités, qui en certifient la fiabilité, toutes les informations
nécessaires à la production des comptes décrivant l’actif et le passif de
l’Union européenne, ainsi que l’exécution du budget. Je certifie par la présente que, sur la
base de ces informations et des vérifications que j’ai jugées nécessaires pour
être en mesure de signer les comptes de la Commission européenne, j’ai obtenu
l’assurance raisonnable que les comptes présentent une image fidèle, dans tous
les aspects significatifs, de la situation financière, des résultats des
opérations et des flux de trésorerie de l’Union européenne. (signé) Manfred
Kraff Comptable de la
Commission Le 24 juillet 2014 BUDGET DE L’UNION EUROPÉENNE: DE LA PRÉPARATION À LA DÉCHARGE Les comptes annuels consolidés de l’Union
européenne (UE) apportent des informations sur les activités des institutions,
agences et autres organes de l’UE sous l’angle de la comptabilité budgétaire et
de la comptabilité d’exercice. Ces comptes ne comprennent pas les comptes
annuels des États membres. 1.
BUDGET ANNUEL Le budget de l’UE finance un large éventail
de politiques et de programmes mis en œuvre dans toute l’UE. Conformément aux
priorités fixées par le Parlement européen et le Conseil dans le cadre
financier pluriannuel (CFP), la Commission européenne (ci-après: la
«Commission») gère des programmes, des activités et des projets spécifiques sur
le terrain. Ses activités peuvent concerner aussi bien des projets éducatifs
visant à favoriser la mobilité des étudiants et des enseignants que des projets
d’aide aux agriculteurs, des investissements productifs pour créer ou préserver
des emplois, des projets d’aide au développement, des projets visant à
promouvoir un meilleur environnement de travail pour les travailleurs de l’UE
ou encore à améliorer le contrôle des frontières extérieures. Plus de 90 % du budget de l’UE est
affecté au financement de ces politiques et activités de l’Union européenne. Le
lien direct entre le budget annuel et les politiques de l’UE est assuré au
moyen de l’établissement du budget par activités (EBA). La nomenclature budgétaire
par activité permet de recenser clairement les domaines politiques de l’Union
européenne ainsi que le montant total de ressources affecté à chacun de ces
domaines. Les domaines politiques sont subdivisés en 200
activités environ, dont plus de 110 comprennent des lignes budgétaires
opérationnelles et sont donc représentées dans la nomenclature budgétaire par
des chapitres. Les domaines politiques sont essentiellement opérationnels,
puisque leurs activités centrales sont réalisées au bénéfice de tiers, dans
leur domaine d’activité respectif. Il existe cependant des domaines politiques
non opérationnels, qui garantissent le bon fonctionnement de la Commission;
tels que les domaines «Coordination des politiques de la Commission et conseil
juridique» et «Budget». La structure par activité fournit un cadre conceptuel
commun pour la fixation de priorités, la planification, l’établissement du
budget, la surveillance et l’activité de compte rendu, dans le but principal de
renforcer l’utilisation efficiente, économique et efficace des ressources. La Commission prépare le budget et le
Parlement et le Conseil l’approuvent normalement à la mi-décembre, conformément
à la procédure visée à l’article 314 du traité sur le fonctionnement de l’UE
(ci-après: «TFUE»). 2.
COMMENT L’UE EST-ELLE FINANCÉE? L’UE dispose de deux grandes sources de
financement: les ressources propres et les recettes diverses. 2.1
Produits des ressources propres Les ressources propres échoient
automatiquement à l’UE, pour lui permettre de financer son budget sans décision
ultérieure des États membres. Le montant total des ressources propres
nécessaires au financement du budget est calculé comme étant la différence
entre le total des dépenses et les recettes diverses. Le montant total des
ressources propres ne peut excéder 1,23 % du revenu national brut (RNB) de
l’UE. Les ressources propres se divisent en ressources propres traditionnelles,
en ressource fondée sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et en ressource
fondée sur le revenu national brut (RNB). 2.2
Recettes diverses Les recettes diverses découlant des
activités de l’UE représentent normalement moins de 10 % des recettes
totales. Il s’agit, par exemple, des amendes infligées pour infraction aux
règles de concurrence et des ordres de recouvrement émis à l’encontre de
débiteurs privés et publics en ce qui concerne la gestion de projets de l’UE.
Les paiements d’astreintes infligés par la Cour de justice aux États membres
qui ne se conforment à pas un arrêt entrent également dans cette catégorie.
Tout défaut de paiement d’une dette à la date d’échéance donne lieu à des
intérêts de retard. Lorsqu’une créance sur des tiers autres que les États
membres reste due, le Conseil et la Commission peuvent adopter des décisions
portant obligation de payer ayant force exécutoire, conformément aux règles de
procédure civile en vigueur sur le territoire où l’exécution forcée doit avoir
lieu. Des procédures de recouvrement de créances sont engagées par le service
juridique de la Commission, assisté de cabinets d’avocats externes, à
l’encontre des débiteurs défaillants. 3.
COMMENT LE BUDGET DE L’UE EST-IL GÉRÉ
ET DÉPENSÉ? 3.1
Dépenses opérationnelles primaires Les dépenses opérationnelles de l’UE
couvrent les diverses rubriques du cadre financier et se présentent sous
différentes formes, en fonction de la manière dont les crédits sont dépensés et
gérés. S’agissant des comptes de l’exercice 2013, la Commission classe ses
dépenses comme suit: Gestion centralisée directe: exécution
directe du budget par les services de la Commission. Gestion centralisée indirecte: la
Commission confie certaines tâches d’exécution du budget à des organismes de
droit européen ou de droit national, tels que les agences européennes de droit
public ou exécutant des missions de service public. Gestion décentralisée: la
Commission délègue à des pays tiers certaines tâches d’exécution du budget. Gestion partagée: méthode de gestion
par laquelle les missions d’exécution du budget sont déléguées aux États
membres. La majorité des dépenses relèvent de ce mode de gestion qui englobe
des domaines tels que les dépenses agricoles et les actions structurelles. Gestion conjointe: dans ce cadre, la
Commission confie certaines tâches d’exécution à une organisation
internationale. L’article 58 du nouveau règlement financier
qui a partiellement revu les méthodes de mise en œuvre du budget s’applique à
compter du 1er janvier 2014. 3.2
Les différents acteurs financiers au sein de la Commission Bien qu’il assume la responsabilité
politique collective, le collège des commissaires n’exerce pas lui-même,
dans la pratique, les pouvoirs d’exécution budgétaire dont il est investi. Il
délègue ces tâches chaque année à différents fonctionnaires, soumis aux
dispositions du règlement financier et du statut, qui sont responsables envers
lui. Les fonctionnaires en question - généralement les directeurs généraux et
les chefs de service - sont appelés «ordonnateurs délégués». Ils peuvent à leur
tour déléguer des tâches d’exécution du budget à des «ordonnateurs
subdélégués». La responsabilité des ordonnateurs
s’étend à l’ensemble du processus de gestion, de la détermination des actions à
mener pour réaliser les objectifs politiques fixés par l’institution à la
gestion des activités engagées du point de vue tant opérationnel que
budgétaire, y compris la signature des engagements juridiques, le contrôle des
performances, l’exécution des paiements, voire le recouvrement des fonds, s’il
y a lieu. Au sein de chaque service, la bonne gestion financière et une
responsabilisation appropriée sont garanties par le fait que le contrôle de
gestion (qui relève des ordonnateurs) est séparé de l’audit interne et du
contrôle de la conformité sur la base de standards de contrôle interne clairs
(s’inspirant des normes internationales), de contrôles ex ante et ex post, d’audits
internes indépendants fondés sur l’évaluation des risques et d’une activité de
compte rendu régulière à l’intention des différents commissaires. Chaque ordonnateur est tenu d’établir un
rapport d’activité annuel (RAA) concernant les activités qui relèvent de sa
responsabilité. Dans ce rapport, l’ordonnateur fait état des résultats des
politiques et affirme avoir l’assurance raisonnable que les ressources allouées
aux activités décrites dans son rapport ont été utilisées aux fins prévues et
conformément au principe de bonne gestion financière et que les procédures de
contrôle mises en place donnent les garanties nécessaires quant à la légalité
et la régularité des opérations sous-jacentes. En vertu de l’article 66 du
règlement financier, la Commission adopte un rapport de synthèse sur les RAA,
l’avis général de l’auditeur interne, par lequel elle assume la responsabilité
politique générale à l’égard de la gestion du budget de l’UE, conformément à
l’article 317 du TFUE. Ce rapport ainsi que les RAA sont disponibles à
l’adresse:
http://ec.europa.eu/atwork/planning-and-preparing/synthesis-report/index_fr.htm. Le comptable exécute les ordres de
paiement et de recouvrement établis par les ordonnateurs. Il est également
chargé de gérer la trésorerie, de définir les règles et méthodes comptables, de
valider les systèmes comptables, de tenir la comptabilité et d’établir les
états financiers de l’institution. En outre, le comptable est tenu de signer
les comptes annuels et de déclarer qu’ils présentent une image fidèle, dans
tous les aspects significatifs, de la situation financière, des résultats des
opérations et des flux de trésorerie. 3.3
Les engagements de dépenses sur le budget de l’UE Avant qu’un engagement juridique (par
exemple un contrat ou une convention de subvention) puisse être conclu avec un
tiers, il faut qu’il y ait une ligne budgétaire autorisant l’activité en
question dans le budget annuel. En outre, cette ligne budgétaire doit être
dotée de suffisamment de crédits pour couvrir les dépenses. Si ces conditions
sont réunies, les crédits requis doivent être réservés dans le budget au moyen
d’un engagement budgétaire dans le système comptable et il n’y a qu’à ce
moment-là qu’un engagement juridique peut être pris. Aucun montant ne peut être
dépensé sur le budget de l’UE tant que l’ordonnateur n’a pas conclu
d’engagement budgétaire. Une fois approuvé, l’engagement budgétaire
est enregistré dans le système de comptabilité budgétaire et les crédits sont
consommés en conséquence. Il n’y a cependant aucun effet sur les états
financiers (ou le grand livre des comptes), puisqu’aucune dépense n’a encore
été occasionnée. 3.4
Les paiements 3.4.1
Dispositions générales Aucun paiement ne peut être effectué si un
engagement budgétaire n’a pas été préalablement approuvé par l’ordonnateur qui
traite l’opération en question. Une fois qu’un paiement est approuvé dans le
système comptable, l’étape suivante consiste à effectuer le virement sur le
compte du bénéficiaire. La Commission effectue près d’1,9 million de paiements
par an. La Commission participe au réseau SWIFT («Society for Worldwide
Interbank Financial Telecommunication»). 3.4.2
Préfinancement, déclarations de dépenses et éligibilité des
dépenses Un préfinancement est un paiement destiné à
fournir une avance au bénéficiaire, par exemple un fonds de trésorerie. Il peut
être fractionné en plusieurs versements sur une période définie dans
l’engagement juridique spécifique. Le fonds de trésorerie (ou l’avance) est
soit utilisé aux fins prévues au cours de la période définie dans l’engagement
juridique, soit remboursé - si le bénéficiaire n’encourt pas de dépenses
éligibles, il est tenu de restituer le préfinancement à l’UE. Le préfinancement
versé n’est donc pas une dépense définitive tant que les conditions dont il est
assorti ne sont pas satisfaites. Par conséquent, il est inscrit à l’actif du
bilan lorsque le payement initial est effectué. Le montant de l’actif de
préfinancement est diminué (en tout ou en partie) des coûts éligibles acceptés
et des montants remboursés. Quelque temps après le versement de
l’avance, ou préfinancement, une déclaration de dépenses sera adressée à
l’organe européen compétent afin de prouver que le bénéficiaire a dépensé le
préfinancement conformément à l’engagement juridique. La fréquence de réception
de ces déclarations de dépenses au cours de l’année est variable; elle dépend
du type d’action financée et des conditions. Ces déclarations ne parviennent
pas nécessairement en fin d’exercice. Les critères d’éligibilité sont définis
dans l’acte de base, dans les appels à propositions, dans d’autres documents
d’information adressés aux bénéficiaires de subvention et/ou dans les clauses
contractuelles des conventions de subvention ou dans la décision de subvention.
Après analyse, les montants éligibles sont inscrits en dépenses et le
bénéficiaire est informé de tout montant non éligible. 4.
PROTECTION DU BUDGET DE L’UE:
CORRECTIONS FINANCIÈRES ET RECOUVREMENTS Le règlement financier et les autres
législations applicables, notamment en ce qui concerne la politique de
l’agriculture et la politique de cohésion, octroient le droit de contrôler des
dépenses encourues de nombreuses années auparavant. Lorsque des erreurs, des
irrégularités ou des fraudes sont détectées, des recouvrements ou des
corrections financières sont appliqués. Cette détection des erreurs,
irrégularités ou fraudes et leurs corrections correspondent à la dernière étape
de l’application des systèmes de contrôle et sont essentielles pour garantir
une bonne gestion financière. Dans le cas de subventions, l’éligibilité
des dépenses imputées au budget est vérifiée par les services compétents de
l’UE ou, en cas de gestion partagée, par les États membres, sur la base des
pièces justificatives prévues dans la législation applicable ou dans les
conditions de chaque subvention. Dans le souci d’optimiser le rapport
coûts-bénéfices des systèmes de contrôle, les vérifications portant sur les
pièces justificatives des demandes de paiement finales dans la gestion
centralisée directe tendent à être plus approfondies que celles portant sur les
demandes intermédiaires, et peuvent donc détecter des erreurs survenues au
niveau des paiements intermédiaires, qui seront corrigées par un ajustement du
paiement final. De plus, l’UE et/ou l’État membre ont l’obligation de vérifier
la fiabilité des justificatifs au moyen de visites dans les locaux de l’auteur
de la demande de paiement, tant au cours de l’action financée que par la suite
(ex post). La législation applicable prévoit diverses procédures pour le
traitement des erreurs, irrégularités ou fraudes détectées par la Commission et
par les États membres - des informations plus détaillées figurent dans la note 6
des états financiers. 5.
Emprunts et prêts L’UE est habilitée par des actes de base
dérivés du traité UE à adopter des programmes d’emprunt pour mobiliser les
ressources financières nécessaires pour apporter une aide financière aux États
membres et aux États tiers. La Commission, agissant au nom de l’UE, gère
actuellement trois programmes principaux: le mécanisme européen de
stabilisation financière (MESF), l’aide à la balance des paiements (BDP) et
l’assistance macrofinancière (AMF), dans le cadre desquels elle peut accorder
des prêts et qu’elle finance en émettant des titres de créances sur les marchés
de capitaux ou auprès d’institutions financières. Les fonds collectés étant des
opérations réciproques («back-to-back»), ils n’ont aucune incidence directe sur
le budget de l’UE même si, d’un point de vue juridique, le service de la dette
des emprunts relève de la responsabilité de l’UE. 6.
RAPPORT FINANCIER FINAL Les comptes annuels de l’UE comprennent
deux parties distinctes mais liées: a)
les
états financiers et b)
les
états sur l’exécution du budget, qui permettent de suivre, de manière
détaillée, l’exécution budgétaire. Les comptes annuels sont adoptés par la
Commission et présentés à la Cour des comptes européenne (ci-après: la «Cour»)
pour vérification, avant d’être présentés au Parlement et au Conseil dans le
cadre de la procédure de décharge. Outre les comptes annuels susmentionnés,
des rapports mensuels sur l’exécution budgétaire sont également élaborés. 6.1
États financiers Il incombe au comptable de la Commission de
préparer les états financiers de l’UE et de veiller à ce qu’ils présentent une
image fidèle, dans tous les aspects significatifs, de la situation financière,
des résultats des opérations et des flux de trésorerie de l’UE. Ces états sont
rédigés selon les règles de comptabilité de l’Union inspirées des normes
comptables internationalement admises pour le secteur public (IPSAS). Pour plus
d’informations, voir la note 1 des états financiers. 6.2
Comptabilité budgétaire Il incombe au comptable de la Commission de
préparer les états sur l’exécution du budget sur une base mensuelle et
annuelle. Seul le budget de la Commission comporte des crédits administratifs
(encore appelés de fonctionnement) et des crédits opérationnels. Les autres
institutions ne disposent en effet que de crédits de fonctionnement. De plus,
le budget distingue deux types de crédits: les crédits «non dissociés» (CND) et
les crédits «dissociés» (CD). Les crédits non dissociés sont destinés à la
couverture financière des opérations ayant un caractère annuel (et qui
répondent au principe de l’annualité budgétaire). Les crédits dissociés ont été
mis en place pour concilier, d’une part, le principe de l’annualité du budget
et, d’autre part, la nécessité de gérer des opérations dont l’exécution
s’échelonne sur plusieurs années. Ils sont destinés à couvrir essentiellement
les opérations de caractère pluriannuel. Les crédits dissociés se décomposent
en crédits d’engagement et en crédits de paiement: – Crédits
d’engagement:
ils couvrent le coût total des obligations juridiques contractées au cours de
l’exercice pour des actions dont la réalisation s’étend sur plusieurs années.
Cela étant, les engagements budgétaires portant sur des actions qui s’étendent
sur plus d’un exercice peuvent être étalés sur plusieurs exercices en tranches
annuelles. – Crédits de
paiement:
ils couvrent les dépenses qui découlent de l’exécution des engagements
contractés au cours de l’exercice et/ou d’exercices antérieurs. L’introduction des crédits dissociés a été
à l’origine du développement d’un écart entre les engagements contractés et les
paiements effectués: en effet, cet écart, correspondant aux engagements restant
à liquider, représente le décalage dans le temps entre le moment où les
engagements sont contractés et le moment où les paiements correspondants sont
liquidés. On parle de RAL («Reste à Liquider»). 7.
AUDIT ET DÉCHARGE 7.1
Audit Les comptes annuels de l’UE et la gestion
des ressources sont contrôlés par la Cour, son auditeur externe, qui établit un
rapport annuel pour le Parlement européen et le Conseil. La tâche principale de
la Cour est de procéder à un audit externe indépendant des comptes annuels de
l’UE. Dans le cadre de ses activités, la Cour élabore: (1)
un
rapport annuel sur les activités financées par le budget général, contenant ses
observations sur les comptes annuels et les opérations sous-jacentes; (2)
un
avis, fondé sur ses audits et figurant dans le rapport annuel sous forme de
déclaration d’assurance, sur i) la fiabilité des comptes et ii) la légalité et
la régularité des opérations sous-jacentes concernant à la fois les recettes
perçues auprès des redevables et les paiements aux bénéficiaires finals; (3)
des
rapports spéciaux qui rendent compte des résultats d’audits dans des domaines
spécifiques. 7.2
Décharge La décharge du budget pour un exercice
donné constitue l’étape finale d’un cycle budgétaire. Le Parlement est
l’autorité de décharge au sein de l’UE. Autrement dit, après l’audit et la
finalisation des comptes annuels, il revient au Conseil d’émettre une
recommandation et ensuite au Parlement de donner décharge à la Commission et à
d’autres organes de l’UE pour l’exécution du budget de l’UE pour un exercice
donné. Cette décision est fondée sur un examen des comptes annuels, du rapport
annuel d’évaluation de la Commission et du rapport annuel de la Cour et des
réponses de la Commission, et fait également suite aux questions et autres demandes
d’informations adressées à la Commission. La décharge constitue le volet politique du
contrôle externe de l’exécution budgétaire et se définit comme la décision par
laquelle le Parlement européen, sur recommandation du Conseil, «libère» la
Commission (et les autres organes de l’UE) pour sa gestion d’un budget donné en
clôturant la vie de ce budget. Cette procédure de décharge peut donner lieu à
trois situations: l’octroi, l’ajournement ou le refus de la décharge. Une
partie intégrante de la procédure annuelle de décharge budgétaire au Parlement
consiste en des auditions avec les commissaires, qui sont interrogés par les
membres de la commission du contrôle budgétaire du Parlement sur les domaines
politiques relevant de leur responsabilité. Le rapport final de décharge,
assorti d’une invitation spécifique à l’action adressée à la Commission, est
adopté en plénière. La recommandation de décharge du Conseil est adoptée par
l’ECOFIN. Tant le rapport de décharge du Parlement que les recommandations du
Conseil donnent lieu à un rapport de suivi annuel dans lequel la Commission
souligne les actions concrètes prises en réponse aux demandes du Parlement et
aux recommandations du Conseil.
UNION EUROPÉENNE EXERCICE
FINANCIER 2013 UNION EUROPÉENNE EXERCICE FINANCIER 2013 ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS ET NOTES ANNEXES* *des écarts peuvent sembler exister entre certaines données
financières des tableaux ci-dessous lorsqu’elles sont additionnées car les
chiffres sont arrondis au million d’euros. SOMMAIRE ÉTATS FINANCIERS
CONSOLIDÉS ET NOTES ANNEXES BILAN. 17 COMPTE DE
RÉSULTAT ÉCONOMIQUE. 18 TABLEAU DES
FLUX DE TRÉSORERIE. 19 ÉTAT DES
VARIATIONS DE L’ACTIF NET. 20 ANNEXES AUX
ÉTATS FINANCIERS. 21 1. PRINCIPES COMPTABLES ESSENTIELS. 22 2. NOTES ANNEXES AU BILAN. 35 3. NOTES ANNEXES AU COMPTE DE RÉSULTAT
ÉCONOMIQUE. 57 4. NOTES ANNEXES AU TABLEAU DES FLUX DE
TRÉSORERIE. 69 5. ACTIFS ET PASSIFS ÉVENTUELS ET AUTRES
INFORMATIONS IMPORTANTES. 70 6. PROTECTION DU BUDGET DE L’UE. 74 7. MÉCANISMES DE SOUTIEN FINANCIER. 81 8. GESTION DES RISQUES FINANCIERS. 87 9. INFORMATIONS RELATIVES AUX PARTIES LIÉES. 95 10. ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA DATE DE CLÔTURE. 97 11. PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION. 98 BILAN || || || millions d’euros || Remarque || 31.12.2013 || 31.12.2012 ACTIFS NON COURANTS || || || Immobilisations incorporelles || 2.1 || 237 || 188 Immobilisations corporelles || 2.2 || 6 104 || 5 978 Investissements comptabilisés selon la mise en équivalence || 2.3 || 349 || 392 Actifs financiers || 2.4 || 59 844 || 62 311 Créances à recevoir et à recouvrer || 2.5 || 498 || 564 Préfinancements || 2.6 || 38 072 || 44 505 || || 105 104 || 113 938 ACTIFS COURANTS || || || Stocks || 2.7 || 128 || 138 Actifs financiers || 2.8 || 5 571 || 1 981 Créances à recevoir et à recouvrer || 2.9 || 13 182 || 14 039 Préfinancements || 2.10 || 21 367 || 13 238 Liquidités et équivalents || 2.11 || 9 510 || 10 674 || || 49 758 || 40 070 TOTAL DE L’ACTIF || || 154 862 || 154 008 || || || PASSIFS NON COURANTS || || || Retraites et autres avantages du personnel || 2.12 || (46 818) || (42 503) Provisions || 2.13 || (1 323) || (1 258) Dettes financières || 2.14 || (54 153) || (57 232) Autres dettes || 2.15 || (2 216) || (2 527) || || (104 510) || (103 520) PASSIFS COURANTS || || || Provisions || 2.16 || (545) || (806) Dettes financières || 2.17 || (3 065) || (15) Dettes || 2.18 || (92 594) || (90 083) || || (96 204) || (90 904) TOTAL DU PASSIF || || (200 714) || (194 424) || || || ACTIF NET || || (45 852) || (40 416) || || || Réserves || 2.19 || 4 073 || 4 061 Montants à réclamer aux États membres* || 2.20 || (49 925) || (44 477) || || || ACTIF NET || || (45 852) || (40 416) * Le Parlement européen a adopté, le 20
novembre 2013, un budget prévoyant que le paiement des dettes à court terme de
l’UE doit être assuré sur des ressources propres à collecter par les États
membres ou à appeler auprès de ceux-ci en 2014. En vertu de l’article 83 du
statut (règlement (CEE) no 259/68 du Conseil du 29 février 1968
tel que modifié), les États membres garantissent collectivement le paiement des
prestations de pension.
COMPTE DE
RÉSULTAT ÉCONOMIQUE || || || Millions d’euros || Remarque || 2013 || 2012 PRODUITS OPÉRATIONNELS || || || Ressources propres et contributions reçues || 3.1 || 141 241 || 130 919 Autres produits d’exploitation || 3.2 || 8 414 || 6 826 || || 149 655 || 137 745 DÉPENSES OPÉRATIONNELLES || || || Frais administratifs || 3.3 || (9 269) || (9 320) Charges d’exploitation || 3.4 || (138 571) || (124 633) || || (147 840) || (133 953) EXCÉDENTS DES ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES || || 1 815 || 3 792 Produits financiers || 3.5 || 2 038 || 2 157 Charges financières || 3.6 || (2 045) || (1 942) Variations du passif lié aux retraites et autres avantages du personnel || || (5 565) || (8 846) Part du déficit net des entités associées et coentreprises || 3.7 || (608) || (490) RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE || || (4 365) || (5 329) TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE || || || Millions d’euros || Remarque || 2013 || 2012 Résultat économique de l’exercice || || (4 365) || (5 329) Activités d’exploitation || 4.2 || || Amortissements || || 48 || 39 Dépréciations || || 401 || 405 (Augmentation)/diminution des prêts || || 20 || (16 062) (Augmentation)/diminution des créances à recevoir et à recouvrer || || 923 || (4 837) (Augmentation)/diminution des préfinancements || || (1 695) || (2 013) (Augmentation)/diminution des stocks || || 10 || (44) Augmentation/(diminution) des provisions || || (196) || 299 Augmentation/(diminution) des dettes financières || || (29) || 16 017 Augmentation/(diminution) des autres dettes || || (311) || 468 Augmentation/(diminution) des comptes créditeurs || || 2 511 || (1 390) Excédent budgétaire de l’exercice précédent comptabilisé comme produit hors trésorerie || || (1 023) || (1 497) Autres mouvements hors trésorerie || || (50) || 260 Augmentation/(diminution) du passif lié aux retraites et avantages du personnel || || 4 315 || 7 668 || || || Activités d’investissement || 4.3 || || (Augmentation)/diminution des immobilisations incorporelles et corporelles || || (624) || (1 390) (Augmentation)/diminution des investissements comptabilisés selon la méthode de la mise en équivalence || || 43 || (18) (Augmentation)/diminution des actifs financiers disponibles à la vente || || (1 142) || (837) || || || FLUX DE TRÉSORERIE NETS || || (1 164) || (8 261) || || || Augmentation/(diminution) nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie || || (1 164) || (8 261) Valeurs disponibles en début d’exercice || 2.11 || 10 674 || 18 935 Valeurs disponibles en fin d’exercice || 2.11 || 9 510 || 10 674 ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET || || || Millions d’euros || Réserves (A) || Montants à réclamer aux États membres (B) || Actif net = (A) + (B) || Réserve de juste valeur || Autres réserves || Excédent/(déficit) cumulé || Résultat économique de l’exercice SOLDE AU 31 DÉCEMBRE 2011 || (108) || 3 716 || (35 669) || (1 789) || (33 850) Variations de la réserve du Fonds de garantie || - || 168 || (168) || - || 0 Variations de la juste valeur || 258 || - || - || - || 258 Autre || - || 21 || (19) || - || 2 Affectation du résultat économique 2011 || - || 6 || (1 795) || 1 789 || 0 Résultat budgétaire 2011 crédité aux États membres || - || - || (1 497) || - || (1 497) Résultat économique de l’exercice || - || - || - || (5 329) || (5 329) SOLDE AU 31 DÉCEMBRE 2012 || 150 || 3 911 || (39 148) || (5 329) || (40 416) Variations de la réserve du Fonds de garantie || - || 46 || (46) || - || 0 Variations de la juste valeur || (51) || - || - || - || (51) Autre || - || 12 || (9) || - || 3 Affectation du résultat économique 2012 || - || 5 || (5 334) || 5 329 || 0 Résultat budgétaire 2012 crédité aux États membres || - || - || (1 023) || - || (1 023) Résultat économique de l’exercice || - || - || - || (4 365) || (4 365) SOLDE AU 31 DÉCEMBRE 2013 || 99 || 3 974 || (45 560) || (4 365) || (45 852) ANNEXES
AUX ÉTATS FINANCIERS 1.
PRINCIPALES COMPTABLES ESSENTIELS 1.1.
BASE LÉGALE ET RÈGLES COMPTABLES La comptabilité de l’Union européenne est
tenue conformément aux dispositions du règlement (UE, Euratom) no 966/2012
du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 relatif aux règles
financières applicables au budget général de l’Union et abrogeant le règlement
(CE, Euratom) no 1605/2002 du Conseil (JO L 298, 26.10.2012,
p. 1), ci-après le «règlement financier» et du règlement délégué (UE) no 1268/2012
de la Commission du 29 octobre 2012 (JO L 362, 31.12.2012, p. 1)
relatif aux règles d’application dudit règlement financier. En vertu de l’article 143 du règlement
financier, l’Union européenne prépare ses états financiers selon les règles de
comptabilité d’exercice inspirées des normes comptables internationalement
admises pour le secteur public (IPSAS). Ces normes comptables, adoptées par le
comptable de la Commission, doivent être appliquées par l’ensemble des
institutions et organes de l’UE rentrant dans le périmètre de consolidation
afin de disposer d’un jeu uniforme de règles de comptabilisation, de
valorisation et de présentation des comptes propre à assurer l’harmonisation du
processus d’établissement des états financiers et de consolidation. Ces
comptabilités sont tenues par année civile en euros. 1.2.
PRINCIPES COMPTABLES Les états financiers ont pour objectif de
fournir des informations sur la situation financière, le résultat et les flux
de trésorerie d’une entité utiles à tout un éventail d’utilisateurs. Pour l’UE
en tant que secteur public, les objectifs sont plus spécifiquement de procurer
des informations servant à la prise de décisions et de permettre à l’entité de
rendre des comptes quant à l’utilisation des ressources placées sous sa
responsabilité. C’est dans ce cadre qu’est établi le présent document. Les considérations générales (principes
comptables) à suivre lors de la préparation des états financiers sont exposées
dans la règle comptable 2 de l’UE et sont les mêmes que celles décrites dans
IPSAS 1, à savoir: présentation fidèle, comptabilité d’exercice, continuité des
activités, cohérence de la présentation, agrégation des données, compensation
et comparabilité des informations. Les caractéristiques qualitatives du rapport
financier selon l’article 144 du règlement financier sont la pertinence, la
fiabilité, la clarté et la comparabilité. Pour préparer les états financiers
conformément aux règles et principes susmentionnés, l’encadrement doit formuler
des estimations qui affectent les montants de certains postes portés au bilan
et au compte de résultat économique, ainsi que les informations relatives aux
actifs et passifs éventuels. 1.3.
CONSOLIDATION PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION Les états financiers consolidés de l’UE
englobent l’ensemble des grandes entités contrôlées (à savoir les institutions
de l’UE, dont la Commission, et les agences de l’UE), entités associées et
coentreprises, soit 52 entités contrôlées, 5 coentreprises et 4 entités
associées. La liste exhaustive des entités consolidées figure dans la note 11.1.
des comptes de l’UE. Par rapport à 2012, le périmètre de consolidation a été
augmenté de 1 entité contrôlée (une agence). L’incidence de ces ajouts sur les
états financiers consolidés n’est pas significative. ENTITÉS CONTRÔLÉES La décision d’intégrer une entité dans le
périmètre de consolidation est fondée sur le concept du contrôle. Les entités
contrôlées sont toutes des entités dont l’UE peut, directement ou
indirectement, diriger les politiques financières et opérationnelles en vue de
tirer des avantages de leurs activités. Ce pouvoir doit être actuellement exerçable.
Les entités contrôlées sont pleinement consolidées. La consolidation débute à
la date du premier contrôle et s’achève au terme desdits contrôles. Les indicateurs de contrôle les plus
communs au sein de l’UE sont: la création de l’entité par des traités
constitutifs ou actes de droit dérivé, le financement de l’entité par le budget
général, l’existence de droits de vote au sein des organes directeurs, la
vérification des comptes par la Cour et la décharge par le Parlement européen.
Il est évident qu’il est nécessaire d’effectuer une évaluation au niveau de
chaque entité afin de décider si un ou tous les critères susmentionnés
suffisent à enclencher le contrôle. Selon cette approche, les institutions
(excepté la Banque centrale européenne — BCE) et agences de l’UE (hormis les
agences de l’ancien deuxième pilier) sont considérées comme étant sous le
contrôle exclusif de l’UE et sont donc également incluses dans le périmètre de
consolidation. Par ailleurs, la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA)
en liquidation est également considérée comme une entité contrôlée. Tous les soldes et transactions réciproques
entre entités contrôlées de l’UE sont éliminés, tandis que les gains et pertes
non réalisés liés aux transactions interentités, étant non significatifs, n’ont
pas été éliminés. ENTREPRISES COMMUNES Une coentreprise est un accord contractuel
en vertu duquel l’UE et une ou plusieurs parties (les «coentrepreneurs»)
conviennent d’exercer une activité économique sous contrôle conjoint. Le contrôle
conjoint est le partage, en vertu d’un accord contractuel, du contrôle direct
ou indirect d’une activité représentant un potentiel de service. Les participations dans les coentreprises
sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence et sont
initialement comptabilisées à leur coût. La quote-part de l’UE dans les
résultats des entités contrôlées conjointement est comptabilisée dans le compte
de résultat économique; sa quote-part dans les variations des réserves est
comptabilisée en réserves. Le coût initial augmenté de tous les mouvements
(contributions supplémentaires, part de résultats économiques et variations de
la réserve, pertes de valeur et dividendes) donne la valeur comptable de la
coentreprise dans les états financiers de l’UE à la date de clôture du bilan. Les bénéfices et pertes non réalisés liés
aux transactions entre l’UE et ses entités contrôlées conjointement, étant non
significatifs, n’ont pas été éliminés. Les méthodes comptables des
coentreprises peuvent différer de celles adoptées par l’UE pour des
transactions et événements similaires dans des circonstances identiques. ENTITÉS ASSOCIÉES Les entités associées sont des entités sur
lesquelles l’UE détient directement ou indirectement une influence notable,
sans pouvoir de contrôle. On parle d’influence notable lorsque l’UE détient,
directement ou indirectement, au moins 20 % des droits de vote. Les participations dans ces entités sont
comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence et sont initialement
comptabilisées à leur coût. La quote-part de l’UE dans les résultats réalisés
par les entités associées est comptabilisée dans le compte de résultat
économique de l’UE; sa quote-part dans les variations des réserves est
comptabilisée en réserves. Le coût initial augmenté de tous les mouvements
(contributions supplémentaires, part de résultats économiques et variations de
la réserve, pertes de valeur et dividendes) donne la valeur comptable de
l’entité associée dans les comptes de l’UE à la date de clôture du bilan. Les distributions
reçues d’une entité associée réduisent la valeur comptable de l’actif. Les
bénéfices et pertes non réalisés liés aux transactions entre l’UE et ses
entités associées, étant non significatifs, n’ont pas été éliminés. Les méthodes comptables des entités
associées peuvent différer de celles adoptées par l’UE pour des transactions et
événements similaires dans des circonstances identiques. Lorsque l’UE détient 20 %
ou plus d’un fonds de capital-risque, elle ne cherche pas à exercer une
influence notable. Ces fonds sont donc considérés comme des instruments
financiers et classés comme étant disponibles à la vente. ENTITÉS NON CONSOLIDÉES DONT LES FONDS SONT GÉRÉS PAR LA
COMMISSION Les fonds du régime d’assurance-maladie du
personnel de l’UE, le Fonds européen de développement et le Fonds de garantie
des participants sont gérés pour leur compte par la Commission. Cependant, ces
entités n’étant pas contrôlées par l’UE, elles ne sont pas consolidées dans ses
états financiers — cf. note 11.2 des comptes de l’UE pour plus de
détails sur les montants concernés. 1.4.
BASE DE PRÉPARATION 1.4.1. Monnaies
et base de conversion Monnaie fonctionnelle et de
présentation Les états financiers sont présentés
en millions d’euros, l’euro étant la monnaie fonctionnelle et de présentation
de l’UE. Transactions et soldes Les transactions en devises étrangères sont
converties en euros sur la base des taux de change applicables à la date à
laquelle elles sont réalisées. Les gains et pertes de change liés au règlement
de transactions en devises étrangères et à la conversion, aux taux de change de
fin d’exercice, des actifs et passifs monétaires libellés en devises étrangères
sont portés au compte de résultat économique. Des méthodes de conversion différentes
s’appliquent aux immobilisations corporelles et incorporelles, qui conservent
leur valeur en euros au cours en vigueur à la date de leur acquisition. Les soldes de fin d’exercice des actifs et
passifs monétaires libellés en devises étrangères sont convertis en euros sur
la base des taux de change en vigueur au 31 décembre: Taux de change de l’euro: Devise || 31.12.2013 || 31.12.2012 || Devise || 31.12.2013 || 31.12.2012 BGN || 1,9558 || 1,9558 || LTL || 3,4528 || 3,4528 CZK || 27,4270 || 25,1510 || PLN || 4,1543 || 4,0740 DKK || 7,4593 || 7,4610 || RON || 4,4710 || 4,4445 GBP || 0,8337 || 0,8161 || SEK || 8,8591 || 8,5820 HRK || 7,6265 || 7,5575 || CHF || 1,2276 || 1,2072 HUF || 297,0400 || 292,3000 || JPY || 144,7200 || 113,6100 LVL || 0,7028 || 0,6977 || USD || 1,3791 || 1,3194 Les variations de la
juste valeur des instruments financiers libellés en devises étrangères et
classés comme étant disponibles à la vente qui sont liées à un écart de
conversion sont portées au compte de résultat économique. Les écarts de
conversion sur les actifs et passifs financiers non monétaires détenus à leur
juste valeur au moyen du compte de résultat sont portés au compte de résultat
économique. Les écarts de conversion relatifs à des instruments financiers non
monétaires classés comme étant disponibles à la vente sont comptabilisés dans
la réserve de juste valeur. 1.4.2. Utilisation d’estimations Conformément aux IPSAS
et aux principes comptables généralement reconnus, les états financiers
incluent nécessairement des montants basés sur des estimations et des
hypothèses formulées par la direction sur la base des informations les plus
fiables dont il dispose. Les principales estimations portent notamment sur le
passif au titre des avantages du personnel, les provisions, les risques
financiers liés aux stocks et créances, les charges à payer et produits à
recevoir, les actifs et passifs éventuels et le degré de dépréciation des
immobilisations corporelles et incorporelles. Les résultats réels peuvent
s’écarter de ces estimations. Les changements d’estimations sont pris en compte
sur l’exercice au cours duquel ils sont connus. 1.5.
BILAN 1.5.1. Immobilisations
incorporelles Les licences sur logiciels informatiques
sont inscrites à l’actif du bilan sur la base de leur coût historique, diminué
des amortissements et pertes de valeurs cumulés. Ces actifs sont amortis
linéairement sur leur durée de vie utile estimée. Celle-ci dépend de leur durée
de vie économique spécifique ou de leur durée de vie légale déterminée par un
accord. Les immobilisations incorporelles développées au niveau interne sont
capitalisées lorsque les critères pertinents des règles comptables de l’UE sont
remplis. Les coûts capitalisables comprennent tous les coûts directement
imputables qui sont nécessaires pour créer, produire et préparer
l’immobilisation afin qu’elle puisse être exploitée de la manière prévue par la
direction. Les coûts associés aux activités de recherche, les coûts de
développement non capitalisables et les coûts d’entretien sont passés en
charges à mesure qu’ils sont encourus. 1.5.2. Immobilisations
corporelles Toutes les immobilisations corporelles sont
comptabilisées au coût historique diminué des amortissements et des pertes de
valeur. Le coût historique comprend toute dépense directement imputable à
l’acquisition ou l’exécution d’une immobilisation. Les coûts ultérieurs sont inclus dans la
valeur comptable de l’actif ou comptabilisés comme un actif distinct le cas
échéant, uniquement s’il est probable que les avantages économiques ou le
potentiel de service futur(s) associé(s) à cet actif iront à l’UE et si le coût
de cet actif peut être évalué de façon fiable. Les coûts de réparation et
d’entretien sont portés au compte de résultat économique de l’exercice au cours
duquel ils sont encourus. Les terrains et les œuvres d’art ne sont
pas amortis, leur durée d’utilité étant considérée comme indéfinie. Les
immobilisations en cours ne sont pas amorties, puisqu’elles ne sont pas encore
disponibles pour utilisation. L’amortissement des autres actifs est calculé
selon la méthode linéaire, de manière à imputer leur coût sur leur valeur
résiduelle en fonction de leur durée d’utilité estimée, comme suit: Catégorie d’actif || Taux d’amortissement linéaire Bâtiments || 4 % Installations, machines et outillages || 10 % à 25 % Meubles || 10 % à 25 % Mobilier || 10 % à 33 % Véhicules || 25 % Matériel informatique || 25 % Autres immobilisations corporelles || 10 % à 33 % Les plus-values et moins-values de cession
sont déterminées en comparant le produit de la cession diminué des frais de
cession à la valeur comptable du bien et sont incluses dans le compte de
résultat économique. Contrats de location Les contrats de location d’immobilisations
corporelles dans le cadre desquels la quasi-totalité des risques et avantages
inhérents à la propriété incombe à l’UE sont classés comme contrats de
location-financement. Les contrats de location-financement sont inscrits à
l’actif du bilan au commencement de la location, à la plus faible des deux
valeurs suivantes: la juste valeur de l’actif loué ou la valeur actualisée des
paiements minimaux au titre de la location. Chaque paiement au titre de la
location est ventilé entre les charges financières et l’amortissement du solde
de la dette de sorte à obtenir un taux constant sur le solde restant dû. Les
obligations locatives, nettes de charges financières, sont comptabilisées en
«créditeurs» (courants et non courants). La partie d’intérêts de la charge financière
est portée au compte de résultat économique sur la période de location de
manière à obtenir un taux d’intérêt périodique constant sur le solde restant dû
au passif au titre de chaque période. Les actifs détenus dans le cadre de
contrats de location-financement sont amortis sur la plus courte des deux
durées suivantes: la durée du contrat de location ou la durée de vie utile. Les contrats de location dans le cadre
desquels une part importante des risques et avantages inhérents à la propriété
incombe au bailleur sont considérés comme des contrats de location simple. Les
paiements au titre de contrats de location simple sont comptabilisés en charges
dans le compte de résultat économique et répartis linéairement sur toute la
durée du contrat de location. 1.5.3. Dépréciation
d’actifs financiers Les actifs qui ont une durée d’utilité
indéfinie ne font pas l’objet d’un amortissement/dépréciation et subissent
chaque année un test de dépréciation. Les actifs faisant l’objet d’un
amortissement/une dépréciation sont soumis à un test de dépréciation chaque
fois qu’un événement ou un changement de circonstances donne à penser que la
valeur comptable pourrait ne pas être recouvrable. Une perte de valeur est
comptabilisée à raison de l’excédent de la valeur comptable d’un actif sur sa
valeur recouvrable. La valeur recouvrable est la plus élevée de la juste valeur
de l’actif, diminuée des frais de vente, et de sa valeur d’utilité. Les valeurs
résiduelles des immobilisations corporelles et leur durée de vie utile sont
examinées et ajustées au besoin au minimum une fois par an. Si la valeur
recouvrable estimée d’un actif est inférieure à sa valeur comptable, la valeur
comptable de l’actif doit être ramenée immédiatement à sa valeur recouvrable.
Si les raisons justifiant les pertes de valeur comptabilisées lors des
précédents exercices ne s’appliquent plus, ces pertes de valeur sont alors
reprises en conséquence. 1.5.4. Investissements Participations dans des entités associées et coentreprises Les participations dans des entités
associées et coentreprises sont comptabilisées selon la méthode de la mise en
équivalence. Les valeurs des participations sont ajustées de façon à refléter
la part des augmentations ou réductions des actifs nets des entités associées
et coentreprises imputables à l’UE après la comptabilisation initiale. S’il y a
des indices de dépréciation, les valeurs sont, le cas échéant, réduites à la
valeur recouvrable inférieure. La valeur recouvrable est définie conformément à
la description fournie au point 1.5.3.. Si la raison expliquant les
pertes de valeur cesse de s’appliquer à une date ultérieure, la perte de valeur
est reprise sur la valeur comptable qui aurait été déterminée si aucune perte
de valeur n’avait été comptabilisée. Investissements dans des fonds de capital-risque Les investissements dans des fonds de
capital-risque sont classés comme actifs financiers disponibles à la vente (cf.
1.5.5) et sont dès lors comptabilisés à leur juste valeur, les gains et
pertes découlant des variations de la juste valeur (en ce compris les écarts de
conversion) étant comptabilisés dans la réserve de juste valeur. Étant donné qu’ils n’ont pas de cours coté
sur un marché actif, les investissements dans des fonds de capital-risque sont
évalués ligne par ligne au plus faible du coût ou de la valeur d’inventaire
nette imputable (VIN). Les plus-values non réalisées découlant de l’évaluation
à la juste valeur sont comptabilisées via les réserves et les moins-values non
réalisées sont soumises à un test de dépréciation visant à déterminer si elles
doivent être comptabilisées comme des pertes de valeur dans le compte de
résultat économique ou comme des variations de la réserve de juste valeur. 1.5.5. Actifs
financiers Classement L’UE classe ses actifs financiers dans les
catégories suivantes: les actifs financiers à la juste valeur au moyen du
compte de résultat, les prêts et créances, les placements détenus jusqu’à leur
échéance et les actifs financiers disponibles à la vente. Ce classement est
déterminé lors de la comptabilisation initiale et réexaminé à chaque clôture du
bilan. (i) Actifs
financiers à la juste valeur au moyen du compte de résultat Un actif financier est classé dans cette
catégorie s’il a été acquis principalement en vue d’être revendu à court terme
ou s’il a été désigné par l’UE comme devant appartenir à cette catégorie. Les
actifs dérivés sont également repris dans cette catégorie. Ces actifs sont
inscrits au bilan sous la rubrique «actifs courants» s’ils sont destinés à être
cédés dans les douze mois qui suivent la date de clôture. Au cours de
l’exercice considéré, l’UE n’a détenu aucun actif financier relevant de cette
catégorie. (ii) Prêts et
créances Les prêts et créances sont des actifs
financiers non dérivés assortis de paiements fixes ou déterminables qui ne sont
pas cotés sur un marché actif. Ils sont générés lorsque l’UE fournit
directement des biens et des services ou accorde directement un prêt à un
débiteur sans intention d’utiliser la créance à des fins de transactions. Ils
sont inscrits au bilan sous la rubrique «actifs non courants», sauf lorsque
l’échéance se situe dans les douze mois suivant la date de clôture. (iii) Placements
détenus jusqu’à leur échéance Les placements détenus jusqu’à leur
échéance sont des actifs financiers non dérivés, assortis de paiements fixes ou
déterminables et d’échéances fixes, que l’UE a l’intention manifeste et la
capacité de conserver jusqu’à l’échéance. Au cours de l’exercice considéré,
l’UE n’a détenu aucun placement relevant de cette catégorie. (iv) Actifs
financiers disponibles à la vente Les actifs financiers disponibles à la
vente sont des instruments non dérivés qui sont désignés comme devant
appartenir à cette catégorie ou ne sont classés dans aucune autre catégorie.
Ils sont classés comme actifs courants ou non courants selon l’échéance à
laquelle l’UE s’attend à les céder, qui correspond généralement à l’échéance
résiduelle à la date de clôture. Les investissements dans des entités non
consolidées et les autres participations non comptabilisées (opérations de
capital-risque par exemple) au moyen de la méthode de la mise en équivalence
sont également classés comme actifs financiers disponibles à la vente. Comptabilisation et évaluation initiales Les achats et ventes d’actifs financiers à
la juste valeur au moyen du compte de résultat, détenus jusqu’à leur échéance
ou disponibles à la vente sont comptabilisés à la date de transaction - la date
à laquelle l’UE s’engage à acheter ou vendre l’actif. Les prêts sont
comptabilisés lorsque l’argent est avancé aux emprunteurs. Les instruments
financiers sont initialement comptabilisés à la juste valeur. Pour tous les
actifs financiers non comptabilisés à la juste valeur au moyen du compte de
résultat, des frais sont ajoutés à la juste valeur à la date de leur
comptabilisation initiale. Les actifs financiers comptabilisés à la juste
valeur au moyen du compte de résultat sont initialement comptabilisés à la
juste valeur et les frais de transaction sont portés au compte de résultat
économique. La juste valeur d’un actif financier lors
de sa comptabilisation initiale correspond normalement au prix de la
transaction (autrement dit, la juste valeur de la contrepartie reçue).
Cependant, en cas d’octroi d’un prêt à long terme à taux zéro ou à un taux
inférieur aux conditions du marché, sa juste valeur peut être estimée comme
étant la valeur actualisée de l’ensemble des entrées de trésorerie futures,
calculée sur la base du taux d’intérêt en vigueur sur le marché pour un
instrument similaire assorti d’une notation similaire. Les prêts sur fonds d’emprunt sont évalués
à leur valeur nominale, considérée comme étant la juste valeur du prêt. Le
raisonnement qui sous-tend cette approche est le suivant: – L’environnement
dit «de marché» des activités de prêt de l’UE est très spécifique et différent
du marché de capitaux utilisé pour émettre des obligations d’entreprises ou
d’État. Comme les prêteurs opérant sur ces marchés ont le choix entre plusieurs
types d’investissements, la possibilité d’opportunité est prise en compte dans
les prix de marché. Cependant, cette possibilité de recourir à d’autres
investissements n’est pas prévue pour l’UE qui n’est pas autorisée à placer de
l’argent sur les marchés de capitaux; elle peut uniquement emprunter des fonds
à des fins de prêts au même taux. Ceci signifie que l’UE ne dispose d’aucune autre
option de prêt ou d’investissement pour les sommes empruntées. Il n’y a donc
pas de coût d’opportunité et de ce fait, aucune base de comparaison avec les
taux du marché. En fait, l’opération de prêt de l’UE représente elle-même le
marché. Essentiellement, comme «l’option» du coût d’opportunité n’entre pas en
ligne de compte, le prix du marché ne reflète pas fidèlement la substance des
opérations de prêt de l’UE. Par conséquent, il n’est pas approprié de
déterminer la juste valeur des activités de prêt de l’UE au regard des
obligations d’entreprises ou d’État, – Du reste, en
l’absence de comparaison possible avec un marché actif ou des opérations
similaires, le taux d’intérêt devant être utilisé par l’UE aux fins d’une
évaluation équitable de ses opérations de prêt au titre du mécanisme européen
de stabilisation financière (MESF), de la balance des paiements (BDP) et
d’autres prêts de ce type devrait être le taux d’intérêt facturé. – À cela
s’ajoute que pour ces prêts, on observe des effets compensatoires entre les
prêts et les emprunts en raison de leur caractère réciproque. Ainsi, le taux
d’intérêt effectif d’un prêt équivaut au taux d’intérêt effectif des emprunts
correspondants. Les coûts de transaction supportés par l’UE et refacturés au
bénéficiaire du prêt sont directement portés au compte de résultat économique. Les instruments financiers sont
décomptabilisés lorsque les droits sur les flux de trésorerie qui découlent des
investissements ont expiré ou ont été transférés et lorsque l’UE a transféré en
substance tous les risques et avantages inhérents à la propriété. Évaluation ultérieure (i)
Les actifs financiers à la juste valeur au moyen du compte de
résultat sont, par la suite, comptabilisés à leur juste valeur. Les gains et
pertes résultant de variations de la juste valeur sont portés au compte de
résultat économique de l’exercice au cours duquel ils se produisent. (ii)
Les prêts et créances ainsi que les placements détenus jusqu’à
leur échéance sont comptabilisés au coût amorti selon la méthode du taux
d’intérêt effectif. Dans le cas des prêts octroyés sur des fonds empruntés, le
même taux d’intérêt effectif s’applique aux prêts et aux emprunts compte tenu
du fait que ces prêts disposent de caractéristiques propres aux «opérations
face à face» et que les différences ne sont pas significatives entre le prêt et
les conditions et montants de l’emprunt. Les coûts de transaction supportés par
l’UE et refacturés au bénéficiaire du prêt sont directement portés au compte de
résultat économique. (iii)
Placements détenus jusqu’à leur échéance: l’UE n’a pas
actuellement de placements détenus jusqu’à leur échéance. (iv)
Les actifs financiers disponibles à la vente sont, par la suite,
comptabilisés à leur juste valeur. Les gains et pertes découlant des variations
de la juste valeur sont comptabilisés dans la réserve de juste valeur. Lorsque
ces actifs sont vendus ou dépréciés, les ajustements cumulés de la juste valeur
précédemment comptabilisés dans la réserve de juste valeur sont portés au
compte de résultat économique. Les intérêts sur les actifs financiers
disponibles à la vente calculés selon la méthode du taux d’intérêt effectif
sont portés au compte de résultat économique. Les dividendes sur les
instruments de capitaux propres disponibles à la vente sont comptabilisés
lorsque le droit de l’Union européenne de recevoir le paiement est établi. La juste valeur des investissements cotés
sur des marchés actifs est basée sur les cours acheteurs actuels. Lorsque le
marché d’un actif financier n’est pas actif (ou lorsqu’une valeur mobilière
n’est pas cotée), l’UE détermine une juste valeur au moyen de techniques
d’évaluation. Ces techniques incluent l’utilisation de transactions récentes
réalisées dans des conditions de concurrence normale, la référence à d’autres
instruments identiques en substance, une analyse des flux de trésorerie
actualisés, des modèles de valorisation des options et d’autres techniques de
valorisation communément appliquées par les acteurs du marché. Lorsque la juste valeur d’investissements
en instruments de capitaux propres n’ayant pas de cours sur un marché actif ne
peut être évaluée de façon fiable, ces investissements sont évalués au coût
diminué des pertes de valeur. Dépréciation d’actifs financiers L’UE détermine à chaque date de clôture
s’il existe un indice objectif montrant qu’un actif financier a perdu de la
valeur. Un actif financier est déprécié et les pertes de valeur sont supportées
si et seulement s’il existe un indice objectif de dépréciation résultant d’un
ou plusieurs événements qui se sont produits après la comptabilisation initiale
de l’actif et cet (ces) événement(s) de perte a (ont) une incidence sur les
flux de trésorerie futurs estimés de l’actif financier pouvant être estimé de
façon fiable. (a)
Actifs comptabilisés au coût amorti S’il existe une indication objective d’une
perte de valeur sur des prêts et créances ou sur des placements détenus jusqu’à
leur échéance comptabilisés au coût amorti, le montant de la perte est évalué
comme étant la différence entre la valeur comptable de l’actif et la valeur
actualisée des flux de trésorerie futurs estimés (à l’exclusion des pertes de
crédit futures non encourues) calculée sur la base du taux d’intérêt effectif
initial de l’actif financier. La valeur comptable de cet actif est diminuée et
le montant de la perte est comptabilisé dans le compte de résultat économique.
Si un prêt ou un placement détenu jusqu’à son échéance est assorti d’un taux
d’intérêt variable, le taux d’actualisation utilisé pour mesurer la perte de
valeur équivaut au taux d’intérêt effectif actuel déterminé dans le cadre du
contrat. Le calcul de la valeur actualisée des flux de trésorerie estimés
futurs d’un actif financier garanti reflète les flux de trésorerie qui
pourraient résulter d’une saisie après déduction des coûts d’obtention et de
vente des instruments de garantie, que la saisie soit probable ou non. Si, au
cours d’une période ultérieure, le montant de la perte de valeur diminue et si
cette diminution peut être liée objectivement à un événement postérieur à la
comptabilisation de la perte de valeur, la perte de valeur précédemment
comptabilisée est reprise via le compte de résultat économique. (b)
Actifs comptabilisés à la juste valeur Dans le cas des apports en fonds propres
classés comme des actifs financiers disponibles à la vente, une baisse
importante ou permanente (prolongée) de la juste valeur d’un placement dans un
tel instrument en deçà de son coût constitue également une indication objective
de dépréciation. Si une telle indication existe pour un actif financier
disponible à la vente, la perte cumulée - mesurée comme étant la différence
entre le coût d’acquisition et la juste valeur actuelle, déduction faite de
toute perte de valeur précédemment portée au compte de résultat économique pour
l’actif considéré - est soustraite des réserves et comptabilisée dans le compte
de résultat économique. Les pertes de valeur sur instruments de capitaux
propres portées au compte de résultat économique ne sont pas reprises via le
compte de résultat économique. Si, au cours d’une période ultérieure, la juste
valeur d’un instrument d’emprunt considéré comme un actif financier disponible
à la vente augmente et si cette augmentation peut objectivement être reliée à
un événement survenant après la constatation de la perte de valeur, cette perte
de valeur est reprise via le compte de résultat économique. 1.5.6. Stocks Les stocks sont évalués au plus faible du
coût et de la valeur nette de réalisation. Le coût est déterminé selon la
méthode PEPS (premier entré, premier sorti). Le coût des produits finis et des
travaux en cours couvre les matières premières, la main-d’œuvre directe, les
autres coûts directement imputables ainsi que les frais généraux de production
connexes (sur la base d’une capacité d’exploitation normale). La valeur nette
de réalisation correspond au prix de vente estimé dans le cours normal de
l’activité, diminué des coûts estimés pour l’achèvement et la réalisation de la
vente. Lorsque les stocks sont détenus en vue d’une distribution gratuite ou
quasi gratuite, ils sont évalués au plus faible du coût et du coût de
remplacement actuel. Le coût de remplacement actuel correspond au coût que l’UE
devrait assumer pour acquérir l’actif à la date de publication des comptes. 1.5.7. Préfinancements Un préfinancement est un paiement destiné à
fournir une avance au bénéficiaire, par exemple un fonds de trésorerie. Il peut
être fractionné en plusieurs versements sur une période définie dans la
convention de préfinancement spécifique. Le fonds de trésorerie (ou l’avance)
est remboursé ou utilisé aux fins pour lesquelles il a été fourni pendant la
période définie dans la convention. Si le bénéficiaire n’encourt pas de
dépenses éligibles, il est dans l’obligation de restituer le préfinancement à
l’UE. Le montant du préfinancement est apuré (en tout ou en partie) à mesure de
l’acceptation des coûts éligibles (qui sont comptabilisés en dépenses) et des
remboursements éventuels. En fin d’exercice, l’encours des
préfinancements est évalué sur la base des montants initiaux versés, déduction
faite des éléments suivants: montants remboursés, montants éligibles apurés,
montants estimés éligibles non encore apurés en fin d’exercice et réductions de
valeur. Les intérêts sur les préfinancements sont
comptabilisés à la date à laquelle ils sont acquis conformément aux dispositions
de la convention en question. En fin d’exercice, il est procédé à une
estimation des intérêts à recevoir sur la base des informations les plus
fiables, laquelle est portée au bilan. 1.5.8. Créances
à recevoir Les créances à recevoir sont comptabilisées
à la valeur initiale diminuée des dépréciations pour perte de valeur. Une
dépréciation pour perte de valeur sur créances est constatée en présence
d’éléments objectifs indiquant que l’UE ne sera pas en mesure de recouvrer tous
les montants dus aux échéances initialement prévues des créances. Le montant de
la dépréciation correspond à la différence entre la valeur comptable de la
créance et le montant recouvrable. Le montant de la dépréciation est constaté
dans le compte de résultat économique. Une dépréciation générale, reposant sur
l’expérience passée, est également comptabilisée pour les ordres de
recouvrement non exécutés qui ne font pas l’objet d’une dépréciation
spécifique. Voir la note 1.5.14 ci-dessous en ce qui concerne le
traitement des produits à recevoir en fin d’exercice. 1.5.9. Trésorerie
et équivalents de trésorerie La trésorerie et les équivalents de
trésorerie sont des instruments financiers classés comme actifs financiers
disponibles à la vente. Ils comprennent l’encaisse, les dépôts bancaires à vue
et d’autres placements à court terme très liquides assortis d’échéances
initiales inférieures ou égales à trois mois. 1.5.10. Retraites
et autres avantages du personnel Obligations au titre du régime de pension L’UE gère un régime de pension à
prestations définies. Tandis que les membres du personnel versent, sur leurs
traitements, un tiers du coût attendu de ces prestations, le passif au titre du
régime de pension n’est pas financé. Le passif comptabilisé au bilan au titre
d’un régime de pension à prestations définies correspond à la valeur actualisée
de l’obligation au titre des prestations définies à la date de clôture.
L’obligation au titre des prestations définies est calculée par des actuaires
selon la méthode des unités de crédit projetées. La valeur actualisée de l’obligation
au titre des prestations définies est déterminée en actualisant les flux de
trésorerie futurs estimés sur la base des taux d’intérêt d’obligations d’État
libellées dans la devise dans laquelle les prestations doivent être versées et
dont les échéances avoisinent celles du passif correspondant au titre du régime
de pension. Les écarts actuariels découlant des
ajustements liés à l’expérience et les changements d’hypothèses actuarielles
sont immédiatement répercutés sur le compte de résultat économique. Le coût des
services passés est immédiatement porté au compte de résultat économique, sauf
si les changements apportés au régime de pension sont subordonnés au maintien
en service des membres du personnel pendant une durée déterminée (la période d’acquisition
des droits). Dans ce cas, le coût des services passés est amorti linéairement
sur la période d’acquisition des droits. Couverture maladie
postérieure à l’emploi L’UE fournit à son personnel une couverture
maladie donnant droit au remboursement des frais médicaux. Un fonds distinct a
été créé pour sa gestion quotidienne. Les membres du personnel en activité ou
en retraite, leurs conjoints survivants et leurs ayants droit bénéficient tous
de ce régime. Les prestations accordées aux «inactifs» (retraités, orphelins,
etc.) sont considérées comme des «avantages du personnel postérieurs à
l’emploi». Étant donné la nature de ces prestations, un calcul actuariel est
nécessaire. Le passif inscrit au bilan est déterminé sur les mêmes bases que
l’obligation au titre du régime de pension (cf. ci-dessus). 1.5.11. Provisions Des provisions sont comptabilisées lorsque
l’UE supporte une obligation actuelle, juridique ou implicite, envers des tiers
à la suite d’événements passés, qu’il est plus probable qu’improbable qu’une
sortie de ressources sera nécessaire pour éteindre cette obligation et que le
montant de celle-ci peut être estimé de façon fiable. Aucune provision n’est
comptabilisée pour des pertes opérationnelles futures. Le montant de la
provision correspond à la meilleure estimation des dépenses nécessaires au
règlement de l’obligation actuelle à la date de clôture. Lorsque la provision
comprend un grand nombre d’éléments, l’obligation est estimée en pondérant tous
les résultats possibles en fonction de leur probabilité correspondante (méthode
de la «valeur attendue»). 1.5.12. Dettes
financières Les dettes financières sont classées comme
dettes financières à la juste valeur au moyen du compte de résultat ou comme
dettes financières comptabilisées au coût amorti (emprunts). Les emprunts sont
composés d’emprunts auprès d’institutions de crédit et de dettes représentées
par des titres. Les emprunts sont initialement comptabilisés à leur juste
valeur, soit le produit de leur émission (la juste valeur de la contrepartie
reçue) déduction faite des coûts de transaction supportés. Ils sont ensuite
comptabilisés au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif; toute
différence entre le produit des emprunts, déduction faite des coûts de
transaction, et leur valeur de remboursement est portée au compte de résultat
économique sur la durée de vie des emprunts selon la méthode du taux d’intérêt
effectif. Ils figurent au bilan parmi les passifs non
courants, sauf lorsque l’échéance se situe dans les douze mois qui suivent la
date de clôture. Dans le cas des prêts octroyés sur des fonds empruntés, la
méthode du taux d’intérêt effectif ne peut être appliquée aux prêts et aux
emprunts pour des raisons d’importance relative. Les coûts de transaction
supportés par l’UE et refacturés au bénéficiaire du prêt sont directement
portés au compte de résultat économique. Les dettes financières classées à la juste
valeur au moyen du compte de résultat incluent les instruments dérivés lorsque
leur juste valeur est négative. Leur traitement comptable est identique à celui
des actifs financiers à la juste valeur au moyen du compte de résultat (cf.
note 1.5.5). Au cours de l’exercice considéré, l’UE n’a eu aucune dette
relevant de cette catégorie. 1.5.13. Dettes Une partie importante des dettes de l’UE
n’est pas liée à l’acquisition de biens ou de services. Il s’agit en fait de
déclarations de dépenses soumises par les bénéficiaires de subventions ou
d’autres financements de l’UE et non acquittées par celle-ci. Elles sont
comptabilisées comme dettes pour les montants réclamés à la réception de la
déclaration de dépense. Après vérification et acceptation des frais éligibles,
elles sont évaluées au montant accepté et éligible. Les dettes résultant de l’achat de biens ou
de services sont comptabilisées lors de la réception de la facture pour le
montant initial de celle-ci et les dépenses correspondantes sont saisies dans
les comptes lorsque les biens ou services sont livrés ou fournis à l’UE et
acceptés par celle-ci. 1.5.14. Charges
à payer/produits à recevoir et charges et produits à reporter Conformément aux règles comptables de l’UE,
les transactions et événements sont constatés dans les états financiers de
l’exercice auquel ils se rapportent. À la fin de la période comptable, les
charges à payer sont constatées sur la base du montant estimatif des transferts
dus au titre de l’exercice. Le calcul des charges à payer est effectué
conformément aux lignes directrices opérationnelles et pratiques publiées par
la Commission qui visent à faire en sorte que les états financiers fournissent
une image exacte et fidèle de la situation. Les produits sont également comptabilisés
au cours de l’exercice auquel ils se rapportent. En fin d’exercice, lorsqu’une
facture n’a pas été envoyée alors que le service a été fourni ou les biens livrés
par l’UE ou qu’il existe un accord contractuel (par exemple, par référence à un
traité), le montant correspondant est comptabilisé dans les états financiers en
tant que produit à recevoir. Par ailleurs, lorsque, en fin d’exercice,
une facture a été envoyée alors que le service n’a pas encore été fourni ou que
les biens n’ont pas encore été livrés, le produit correspondant est reporté et
sera comptabilisé lors de l’exercice comptable suivant. 1.6.
COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE 1.6.1. Recettes PRODUIT DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE Il constitue la grande majorité des
recettes de l’UE et comprend essentiellement les impôts directs et indirects
ainsi que les ressources propres. Outre les impôts, l’UE peut également
recevoir des paiements d’autres parties, tels que: droits de douane, amendes et
dons. Ressources RNB et ressources TVA Les recettes sont comptabilisées au titre
de la période pour laquelle la Commission lance un appel de fonds aux États
membres, demandant leur contribution. Elles sont évaluées à leur «montant
appelé». Les ressources TVA et RNB étant déterminées sur la base d’estimations
des données relatives à l’exercice budgétaire concerné, elles peuvent être
revues au fil des variations jusqu’à ce que les données définitives soient
publiées par les États membres. L’effet d’un changement d’estimation doit être
inclus dans la détermination de l’excédent ou du déficit net de la période
pendant laquelle le changement s’est produit. Ressources propres traditionnelles Les créances et produits correspondants
sont comptabilisés lorsque les États membres reçoivent les relevés de
comptabilité A mensuels (y compris les droits recouvrés et les montants
garantis et non contestés). À la date de clôture, les montants recouvrés par
les États membres au titre de l’exercice mais encore non versés à la Commission
sont évalués et comptabilisés en produits à recevoir. Les relevés de
comptabilité B trimestriels (y compris les droits non recouvrés et non
garantis, ainsi que les montants garantis mais contestés par le débiteur) reçus
des États membres sont comptabilisés en produits, diminués des frais de
perception auxquels ils peuvent prétendre (25 %). De plus, une réduction
de valeur est constatée pour le montant de l’écart de recouvrement estimé. Amendes Les recettes générées par les amendes sont
comptabilisées une fois la décision d’imposer une amende arrêtée par l’UE et
officiellement notifiée au destinataire. En cas de doute sur la solvabilité de
l’entreprise, la créance fait l’objet d’une réduction de valeur. À compter de
la notification de la décision de lui imposer une amende, le débiteur dispose
d’un délai de deux mois pour: –
soit
accepter la décision et par conséquent payer le montant de l’amende dans le
délai imparti, et ce montant est définitivement encaissé par l’UE, –
soit
ne pas accepter la décision et introduire un recours devant la juridiction de
l’UE. Malgré cela, le montant du principal de
l’amende doit être payé dans le délai imparti de trois mois, le recours n’ayant
pas d’effet suspensif (article 278 du traité de l’UE) ou, dans certaines
circonstances et moyennant l’accord du comptable de la Commission, une garantie
bancaire pour le montant de l’amende peut être fournie à la place. Si l’entreprise fait appel de la décision
et a déjà versé le montant de l’amende à titre provisionnel, celui-ci est
comptabilisé comme un passif éventuel. Cependant, étant donné qu’un recours du
destinataire contre une décision de l’UE n’a pas d’effet suspensif, la
trésorerie reçue est portée en apurement de la créance. Lorsqu’une garantie est
fournie en lieu et place du paiement, l’amende reste comptabilisée comme une
créance. S’il semble probable que le Tribunal ne se prononce pas en faveur de
l’UE, une provision est comptabilisée pour couvrir ce risque. Si une garantie a
été fournie en lieu et place du paiement, la valeur de la créance non acquittée
est réduite dans la mesure du nécessaire. Le total des intérêts reçus par la
Commission sur les comptes bancaires où les paiements perçus sont déposés est
comptabilisé comme un produit et tout passif éventuel est augmenté en
conséquence. Depuis le 1er janvier 2010,
les amendes encaissées à titre provisoire sont gérées par la Commission dans un
fonds expressément créé à cet effet (BUFI) et investies dans des instruments
financiers classés comme disponibles à la vente. PRODUIT DES OPÉRATIONS AVEC CONTREPARTIE DIRECTE Le produit de la vente de biens et de
services est comptabilisé lorsque l’acheteur s’est vu transférer les risques et
avantages importants inhérents à la propriété des biens. La comptabilisation du
produit d’une transaction impliquant la fourniture de services se fait en
fonction du degré d’avancement de la transaction à la date de clôture. Produits et charges d’intérêt Les produits et charges d’intérêt sont
comptabilisés au compte de résultat économique selon la méthode du taux
d’intérêt effectif. Cette méthode permet de calculer le coût amorti d’un actif
financier ou d’un passif financier et de répartir le produit ou la charge
d’intérêt sur la période voulue. Pour calculer le taux d’intérêt effectif, l’UE
estime les flux de trésorerie en tenant compte de toutes les conditions
contractuelles de l’instrument financier (les options de versement anticipé par
exemple) mais ne tient pas compte des pertes de crédit futures. Ce calcul
inclut l’intégralité des commissions et des points payés ou reçus entre les
parties au contrat qui font partie intégrante du taux d’intérêt effectif, des
coûts de transaction et de toutes les autres primes positives ou négatives. Dès qu’un actif financier ou un groupe
d’actifs financiers similaires a été déprécié à la suite d’une perte de valeur,
les produits d’intérêt sont comptabilisés sur la base du taux d’intérêt pour
actualiser les flux de trésorerie futurs en vue d’évaluer la perte de valeur. DIVIDENDES Les dividendes sont comptabilisés lorsque
le droit de l’actionnaire de percevoir le paiement est établi. 1.6.2. Dépenses Les charges liées à des opérations avec
contrepartie directe telles que des achats de biens ou de services sont
comptabilisées lorsque les fournitures sont livrées et acceptées par l’UE.
Elles sont évaluées au coût de facturation initial. Les charges liées à des opérations sans
contrepartie directe représentent la majeure partie des charges de l’UE. Elles
concernent les transferts à des bénéficiaires et peuvent relever de trois
catégories: les créances, les transferts dans le cadre de contrats et les
subventions, apports et dons discrétionnaires. Les transferts sont comptabilisés en
charges de l’exercice au cours duquel les événements donnant lieu à transfert
se sont produits, pour autant que la nature du transfert considéré soit
autorisée par la réglementation (règlement financier, statut ou autre) ou qu’un
contrat signé autorise le transfert, que le bénéficiaire réponde aux critères
d’éligibilité et que le montant puisse être raisonnablement estimé. Lorsqu’une demande de paiement ou une
déclaration de dépenses satisfaisant aux critères de comptabilisation est
reçue, elle est comptabilisée en charges à concurrence du montant éligible. En
fin d’exercice, les dépenses éligibles encourues dues aux bénéficiaires mais
non encore déclarées sont estimées et comptabilisées en charges à payer. 1.7.
ÉLÉMENTS D’ACTIF ET DE PASSIF ÉVENTUELS 1.7.1. Actif
éventuel Un actif éventuel est un actif potentiel
résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la
survenance ou non d’un ou plusieurs événements futurs incertains qui ne sont
pas entièrement sous le contrôle de l’UE. Un actif éventuel est indiqué lorsque
l’entrée d’avantages économiques ou un potentiel de service est probable. 1.7.2. Passif
éventuel Un passif éventuel est une obligation
potentielle résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée
que par la survenance ou non d’un ou plusieurs événements futurs incertains qui
ne sont pas entièrement sous le contrôle de l’UE, ou une obligation actuelle
résultant d’événements passés mais non comptabilisée, soit parce qu’il est peu
probable qu’une sortie de ressources représentatives d’avantages économiques ou
un potentiel de service sera nécessaire pour régler l’obligation, soit dans les
cas extrêmement rares où aucune estimation fiable ne peut être faite pour le
montant de l’obligation.
NOTES
ANNEXES AU BILAN
ACTIFS NON COURANTS 2.1.
IMMOBILISATIONS INCORPORELLES || Millions d’euros || Valeur brute comptable à la fin de l’exercice précédent || 379 Ajouts || 100 Produits de cessions || (8) Autres changements || 2 Valeur brute comptable à la fin de l’exercice || 473 Cumul des amortissements à la fin de l’exercice précédent || (191) Dotations aux amortissements pour l’exercice || (48) Produits de cessions || 5 Autres changements || 0 Cumul des amortissements à la fin de l’exercice || (235) || Valeur nette comptable à la fin de l’exercice || 237 Valeur nette comptable à la fin de l’exercice précédent || 188 Les montants ci-dessus correspondent
essentiellement à des logiciels informatiques. 2.2.
IMMOBILISATIONS CORPORELLES La
rubrique des immobilisations en cours incluaient, au 31 décembre 2013, 1,041 milliards
d’euros (2012: 660 millions
d’euros) d’actifs relatifs au projet Galileo, le système mondial de navigation
par satellite de l’UE, développé avec l’aide de l’Agence spatiale européenne
(ASE). Des coûts de développement non capitalisables pour un montant de 13 millions
d’euros ont été passés en charges au cours de cette période. Une
fois achevé, le système comprendra 30 satellites, 2 centres de contrôle et près
de 16 stations au sol. Le montant porté au bilan traduit les frais
capitalisables supportés par la Commission pour ce projet depuis le 22 octobre 2011,
date à laquelle les deux premiers satellites du système ont été lancés avec
succès. Avant cette date, et comme expliqué dans les comptes annuels
précédents, la Commission considérait que le projet se trouvait dans une phase
de recherche et, conformément aux règles comptables de l’UE, tous les frais
supportés étaient portés en charges. Depuis le début du projet jusqu’à la fin
du cadre financier actuel, le budget prévu se monte à 3,852 milliards
d’euros. Le prochain cadre financier prévoit une enveloppe supplémentaire de 5,400 milliards
d’euros à consacrer au déploiement complet du système, à son exploitation, à la
fourniture de services Galileo jusqu’en 2020 et à la préparation de la
prochaine génération de la constellation. Cette dernière sera intégralement
financée par le budget de l’UE. À la date de clôture, quatre satellites au
total avaient été lancés depuis octobre 2011 et dès que les essais consécutifs
seront achevés, la phase de validation en orbite («IOV») du projet pourra
prendre fin. Cette phase avait été financée conjointement par l’UE et l’ASE et,
selon la convention de subvention conclue entre les deux parties, l’ASE
procédera à un transfert officiel des immobilisations générées vers l’UE. Ce
transfert légal nécessitera l’accord du Conseil de l’ASE, considérant que tous
les États membres de l’ASE sont également membres de l’UE, à deux exceptions
près (Norvège et Suisse). Pour le moment, la Commission n’a aucune raison de
croire qu’un tel transfert pourrait être bloqué par un membre de l’ASE. Immobilisations corporelles || || || || || || || || Millions d’euros || Terrains et bâtiments || Installations et outillages || Mobilier et véhicules || Matériel informatique || Autres immobilisations corporelles || Contrats de location || Immobilisations en cours || Total Valeur brute comptable à la fin de l’exercice précédent || 4 314 || 558 || 233 || 577 || 231 || 3 181 || 1 118 || 10 212 Ajouts || 30 || 61 || 14 || 60 || 22 || 87 || 516 || 790 Produits de cessions || 0 || (22) || (15) || (46) || (8) || 0 || 0 || (91) Virements entre catégories d’actifs || 312 || 11 || (1) || 2 || 3 || (312) || (14) || 0 Autres changements || 4 || 0 || 2 || 2 || 1 || (264) || (21) || (276) Valeur brute comptable à la fin de l’exercice || 4 660 || 608 || 233 || 595 || 248 || 2 692 || 1 599 || 10 635 Amortissements cumulés à la fin de l’exercice précédent || (2 137) || (449) || (165) || (436) || (150) || (897) || 0 || (4 234) Dotations aux amortissements pour l’exercice || (143) || (47) || (15) || (69) || (23) || (103) || 0 || (401) Reprise sur amortissements || 5 || 1 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 6 Produits de cessions || 1 || 21 || 15 || 46 || 8 || 0 || 0 || 91 Virements entre catégories d’actifs || (124) || 0 || 0 || (2) || 1 || 126 || 0 || 1 Autres changements || (1) || 0 || (2) || 0 || (1) || 11 || 0 || 7 Amortissements cumulés à la fin de l’exercice || (2 399) || (474) || (167) || (461) || (165) || (863) || 0 || (4 531) || || || || || || || || VALEUR NETTE COMPTABLE À LA FIN DE L’EXERCICE || 2 261 || 134 || 65 || 134 || 83 || 1 829 || 1 599 || 6 104 VALEUR NETTE COMPTABLE À LA FIN DE L’EXERCICE PRÉCÉDENT || 2 177 || 109 || 67 || 142 || 81 || 2 284 || 1 118 || 5 978 Autres immobilisations corporelles Les redevances restant à payer en
rapport avec les contrats de location-financement et droits similaires sont
reprises dans les passifs non courants et courants du bilan (voir aussi notes 2.15
et 2.18.3). || || || || || || || || || || Millions d’euros Description || Charges cumulées (A) || Montants futurs à payer || Valeur totale || Dépenses ultérieures relatives aux actifs || Valeur de l’actif || Dépréciations || Valeur nette comptable || || < 1 an || Échéance > 1 an || > 5 ans || Total du passif (B) || (A+B) || (C) || (A+B+C) || (D) || (A+B+C+D) Terrains et bâtiments || 772 || 76 || 344 || 1 403 || 1 823 || 2 595 || 57 || 2 653 || (838) || 1 815 Autres immobilisations corporelles || 24 || 6 || 9 || 1 || 15 || 39 || - || 39 || (25) || 14 Total à la fin de l’exercice || 796 || 82 || 353 || 1 403 || 1 838 || 2 634 || 57 || 2 692 || (863) || 1 829 || 89 || 319 || 481 || 889 || || || || || Total des paiements futurs minimaux au titre de la location à la fin de l’exercice || 171 || 672 || 1 884 || 2 727 || || || || || Total des paiements futurs minimaux au titre de la location à la fin de l’exercice || 155 || 660 || 2 189 || 3 003 || || || || || 2.3.
INVESTISSEMENTS COMPTABILISÉS SELON LA MISE EN ÉQUIVALENCE || || || Millions d’euros || Remarque || 31.12.2013 || 31.12.2012 Participations dans des coentreprises || 2.3.1 || 0 || 42 Participations dans des entités associées || 2.3.2 || 349 || 350 Total || || 349 || 392 2.3.1. Participations
dans des coentreprises || || || || || || Millions d’euros || GJU || SESAR || ITER || IMI || FCH || Total Montant au 31.12.2012 || 0 || 0 || 10 || 32 || 0 || 42 Contributions || 0 || 78 || 121 || 126 || 56 || 380 Part du résultat net || 0 || (78) || (130) || (158) || (56) || (422) Montant au 31.12.2013 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 Les participations dans des coentreprises
sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence. Les valeurs
comptables suivantes sont imputables à l’UE sur la base de son pourcentage de
participation: || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Actifs non courants || 198 || 226 Actifs courants || 63 || 106 Passifs non courants || 0 || 0 Passifs courants || (394) || (291) Recettes || 1 || 8 Dépenses || (412) || (427) ENTREPRISE COMMUNE GALILEO
(GJU) EN LIQUIDATION L’entreprise commune Galileo (GJU) est
entrée en liquidation fin 2006. La procédure est toujours en cours. En 2013,
l’entité a été inactive et la liquidation était toujours en cours. ENTREPRISE COMMUNE SESAR Cette entreprise commune a pour objet
d’assurer la modernisation du système de gestion du trafic aérien ainsi que
l’application rapide du plan directeur européen de gestion du trafic aérien
européen en coordonnant et en concentrant les efforts de recherche et de
développement pertinents déployés dans l’UE. Au 31 décembre 2013, la Commission
détenait 46,26 % du capital de SESAR. La participation totale de la Commission
pour SESAR (période de 2007 à 2013) s’élève à 700 millions d’euros. La
part cumulée non comptabilisée des pertes s’élève à 205 millions d’euros.
La part non comptabilisée des pertes est le résultat d’un exercice comptable
qui est requis lorsque l’on utilise la méthode de la mise en équivalence. Ces
pertes non reconnues ne sont pas des pertes pour l’UE et s’expliquent par le
fait que la comptabilisation des dépenses s’effectue normalement avant
l’augmentation des capitaux pour la contribution en espèces d’entrepreneurs
autres que l’UE. ORGANISATION INTERNATIONALE POUR L’ÉNERGIE DE FUSION (ITER) ITER associe l’UE et la Chine, l’Inde, la
Russie, la Corée du Sud, le Japon et les États-Unis. ITER a été créée dans le
but de gérer les installations ITER, d’encourager l’exploitation desdites
installations, de promouvoir la compréhension et l’acceptation de l’énergie de
fusion par le public et d’entreprendre toute autre activité nécessaire à la
réalisation de son objet. La contribution de l’UE (Euratom) à ITER
International est apportée par l’organisation Fusion for Energy, qui englobe
les contributions des États membres et de la Suisse. L’ensemble de la
contribution est, d’un point de vue juridique, considéré comme étant une
contribution de l’Euratom à ITER étant donné que les États membres et la Suisse
ne détiennent aucun droit de propriété dans ITER. Étant donné que, d’un point
de vue juridique, l’UE détient une participation dans l’entreprise commune ITER
International, la Commission doit comptabiliser cette participation dans ses
comptes consolidés. Au 31 décembre 2013, la Commission détenait 43,33 % du
capital de ITER. La contribution (indicative) totale d’Euratom au capital
d’ITER (pour la période 2007-2014) s’élève à 8,949 milliards d’euros. Initiatives technologiques conjointes Des partenariats public-privé prenant la
forme d’initiatives technologiques conjointes, mis en place au moyen
d’entreprises communes au sens de l’article 187 du Traité, ont été créés pour
mettre en œuvre les objectifs du programme de Lisbonne pour la croissance et
l’emploi. IMI et FCH font partie de cette rubrique mais trois autres, ARTEMIS,
Clean Sky et ENIAC (voir ci-dessous note 2.3.2), bien qu’elles soient
juridiquement assimilables à une coentreprise, doivent être considérées du
point de vue comptable comme une entité associée (et sont dès lors reprises en
tant que telles dans la note 2.3.2) parce que la Commission exerce une
influence significative, et non pas un contrôle conjoint, sur celles-ci. INITIATIVE TECHNOLOGIQUE CONJOINTE IMI EN MATIÈRE DE MÉDICAMENTS
INNOVANTS L’entreprise commune IMI soutient la
recherche et le développement pharmaceutiques au stade préconcurrentiel dans
les États membres et pays associés en vue d’accroître les investissements
dédiés à la recherche du secteur biopharmaceutique et encourage l’implication
des petites et moyennes entreprises (PME) dans ses activités. Au 31 décembre 2013,
la Commission détenait 74,16 % du capital d’IMI. La contribution indicative
maximale de la Commission se montera à 1 milliard d’euros jusqu’au 31
décembre 2017. La part cumulée non comptabilisée des pertes s’élève à 16 millions
d’euros. ENTREPRISE COMMUNE PILES À COMBUSTIBLE ET HYDROGÈNE (PCH) L’objectif de l’entreprise commune PCH est
de mettre en commun des ressources des secteurs public et privé afin de
soutenir les activités de recherche en vue d’accroître l’efficacité globale des
efforts de recherche européens et d’accélérer le développement et le
déploiement des technologies des piles à combustible et de l’hydrogène. Au 31
décembre 2013, la Commission détenait 74,20 % du capital de PCH. La
contribution indicative maximale de l’UE se montera à 470 millions d’euros
jusqu’au 31 décembre 2017. La part cumulée non comptabilisée des pertes s’élève
à 67 millions d’euros. 2.3.2. Participations
dans des entités associées || || || || || Millions d’euros || FEI || ARTEMIS || Clean Sky || ENIAC || Total Montant au 31.12.2012 || 336 || 0 || 0 || 14 || 350 Contributions || (2) || 20 || 125 || 37 || 180 Part du résultat net || 9 || (20) || (125) || (50) || (186) Autres variations des capitaux propres || 6 || 0 || 0 || 0 || 6 Montant au 31.12.2013 || 349 || 0 || 0 || 0 || 349 Les participations dans des entités
associées sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence. Les
valeurs comptables suivantes sont imputables à la Commission sur la base de son
pourcentage de participation: || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Actif || 499 || 505 Passif || (240) || (191) Recettes || 37 || 33 Excédent/(déficit) || (221) || (177) Fonds européen
d’investissement Le Fonds européen d’investissement (FEI)
est l’institution financière de l’UE spécialisée dans le capital-risque et les
garanties aux PME. La Commission a libéré 20 % de sa participation, le solde
non appelé s’établissant à 720 millions d’euros. || || Millions d’euros || Total du capital du FEI || Participation de la Commission Total du capital par actions || 3 000 || 900 Partie libérée || (600) || (180) Partie non appelée || 2 400 || 720 ENTREPRISE COMMUNE ARTEMIS Cette entité a été créée pour mettre en
œuvre une initiative technologique conjointe avec le secteur privé sur les
systèmes informatiques embarqués. La participation indicative maximale de la
Commission s’élèvera à 420 millions d’euros. La part non comptabilisée
cumulée des pertes s’élève à 9 millions d’euros (94,57 % du capital). ENTREPRISE COMMUNE CLEAN SKY Cette entité a pour objectif d’accélérer le
développement, la validation et la démonstration des technologies de transport
aérien propres dans l’UE et notamment de créer un système de transport aérien
radicalement innovant visant à réduire l’impact du transport aérien sur
l’environnement. La participation indicative maximale de la Commission
s’élèvera à 800 millions d’euros. La part non comptabilisée cumulée des
pertes s’élève à 72 millions d’euros (57,80 % du capital). ENTREPRISE COMMUNE ENIAC ENIAC a pour objectif de définir de commun
accord un agenda de recherche dans le domaine de la nanoélectronique afin de
fixer des priorités de recherche pour le développement et l’adoption de
compétences clés dans ce secteur. Elle poursuivra ces objectifs par la mise en
commun de ressources des secteurs public et privé afin de fournir un appui aux
activités de R&D sous la forme de projets. La participation totale de l’UE
s’élèvera à 450 millions d’euros. Au 31 décembre 2013, la Commission
détenait 95,41 % du capital d’ENIAC. La part cumulée non comptabilisée des
pertes s’élève à 26 millions d’euros. 2.4.
ACTIFS FINANCIERS NON COURANTS || || || Millions d’euros || Remarque || 31.12.2013 || 31.12.2012 Actifs financiers disponibles à la vente || 2.4.1 || 5 497 || 4 870 Prêts || 2.4.2 || 54 347 || 57 441 Total || || 59 844 || 62 311 2.4.1. Sur
les actifs financiers disponibles à la vente || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Fonds de garantie* || 1 412 || 1 327 CECA en liquidation || 1 129 || 1 102 Investissements BUFI || 1 013 || 832 Instrument de financement avec partage des risques (IFPR) || 789 || 593 Aide au démarrage du MET || 339 || 305 Banque européenne pour la reconstruction et le développement || 188 || 188 Opérations de capital-risque || 124 || 123 Instrument de garantie de prêts pour les projets RTE-T (GPTT) || 90 || 52 Agence européenne des produits chimiques || 0 || 52 Autres investissements disponibles à la vente || 413 || 296 Total || 5 497 || 4 870 *Le Fonds de garantie détient les
obligations du MESF (20 millions d’euros) émises par la Commission. Elles
ont donc été éliminées. FONDS DE GARANTIE Le Fonds de garantie relatif aux actions
extérieures couvre les prêts garantis par l’UE sur décision du Conseil, en
particulier les opérations de prêts de la Banque européenne d’investissement
(BEI) à l’extérieur de l’Union européenne, les prêts d’assistance
macrofinancière (prêts AMF) et les prêts Euratom hors Union européenne. Il
s’agit d’un instrument à long terme qui vise à couvrir tout prêt défaillant
garanti par l’UE. Le Fonds est alimenté par les versements du budget général de
l’UE, qui correspondent à 9 % du montant en principal des opérations, par
les intérêts produits par les placements financiers des disponibilités du Fonds
et par les recouvrements obtenus auprès des débiteurs défaillants, dans la
mesure où le Fonds est intervenu en garantie. Tout excédent annuel est reversé
à une ligne spécifique de l’état des recettes du budget général de l’UE. L’UE est tenue d’inscrire au budget général
une réserve pour garantie de prêts à des pays tiers. Cette réserve est destinée
à faire face aux besoins d’alimentation du Fonds de garantie et, le cas
échéant, aux appels de garantie qui excèdent le montant disponible du Fonds
afin d’en permettre l’imputation budgétaire. Cette réserve correspond au
montant cible de 9 % des prêts en cours en fin d’année. CECA EN LIQUIDATION Pour les montants de la CECA en
liquidation, tous les actifs financiers disponibles à la vente sont des titres
d’emprunt libellés en euros et cotés sur un marché actif. INVESTISSEMENTS BUFI Depuis le 1er janvier 2010,
les amendes encaissées à titre provisoire sont gérées par la Commission dans un
fonds expressément créé à cet effet (BUFI) et investies dans des instruments
financiers classés comme des actifs financiers disponibles à la vente (voir
note 8.2). INSTRUMENT DE FINANCEMENT AVEC PARTAGE DES RISQUES (IFPR) L’Instrument de financement avec partage
des risques (IFPR) est géré par la BEI et le portefeuille d’investissement de
la Commission sert à provisionner le risque financier lié aux prêts et
garanties accordés par la BEI à des projets de recherche éligibles. Au total,
la Commission a prévu un budget plafonné à 1 milliard d’euros pour la
période 2007-2013, dont 800 millions d’euros au maximum au titre de la
«Coopération» et 200 millions d’euros au maximum au titre des programmes
spécifiques «Capacité». La BEI s’est engagée à fournir le même montant. Au 31 décembre 2013, la Commission avait
apporté une contribution de 1,231 milliards d’euros à l’IFPR, incluant les
contributions à l’AELE et aux pays tiers. Le montant inscrit comme passif
éventuel (cf. 5.2.1), précédemment à hauteur de 958 millions
d’euros, représente la perte maximale estimée au 31 décembre 2013 que la Commission
aurait à subir en cas de défaillances pour les prêts ou garanties donnés par la
BEI dans le cadre de l’IFPR. Il convient de noter que le risque global encouru
par la Commission est limité au montant qu’elle apporte à l’Instrument. Aide au démarrage du MET L’aide au démarrage du mécanisme européen
pour les technologies (MET) concerne les instruments «Croissance et emploi», le
programme pluriannuel pour l’entreprise et l’esprit d’entreprise (PAM) et le
programme-cadre pour la compétitivité et l’innovation (PIC), qui, sous la
gestion fiduciaire du FEI, soutiennent la création et le financement de PME en
phase de démarrage en investissant dans des fonds de capital-risque spécialisés
et appropriés. À la fin de l’exercice, un montant supplémentaire de 132 millions
d’euros relatif à l’aide au démarrage du MET avait été engagé mais n’avait pas
encore été prélevé par les autres parties. BANQUE EUROPÉENNE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DÉVELOPPEMENT
(BERD) La Banque européenne pour la reconstruction
et le développement (BERD) n’étant pas cotée en Bourse et compte tenu des
restrictions contractuelles imposées par ses statuts, relatives, entre autres,
à la vente de participations, plafonnée au coût d’acquisition et autorisée aux
seuls actionnaires existants, la participation de la Commission dans la BERD
est évaluée au coût diminué de toute dépréciation. || || Millions d’euros BERD || Capital total de la BERD || Participation de la Commission Total du capital par actions || 29 601 || 900 Partie libérée || (6 202) || (188) Partie non appelée || 23 399 || 712 Opérations de capital-risque Les opérations de capital-risque recouvrent
des montants octroyés à des intermédiaires financiers pour financer des apports
en fonds propres. Elles sont gérées par la BEI et financées dans le cadre de la
Politique européenne de voisinage. INSTRUMENT DE GARANTIE DE PRÊT POUR LES PROJETS RTE-T (GPTT) L’Instrument de garantie de prêt pour les
projets RTE-T (GPTT) fournit des garanties afin d’atténuer les risques sur les
recettes encourus par les projets RTE-Transport au cours des premières années
de leur mise en œuvre. Plus précisément, la garantie vise à assurer la
couverture complète des lignes de crédit de réserve, mobilisées dans les seuls
cas où la trésorerie des projets concernés ne suffit pas à assurer le service
de la dette privilégiée. L’instrument est un produit financier commun de la
Commission et de la BEI. La Commission allouera la somme de 250 millions
d’euros au maximum sur le budget de l’UE au GPTT au cours de la période 2007-2013 Au 31 décembre 2013, la Commission avait
apporté une contribution de 162 millions d’euros au GPTT. À la fin 2013,
des prêts à hauteur de 522 millions d’euros ont été signés et sont donc
couverts par la garantie. Le montant inscrit comme passif éventuel (39 millions
d’euros) représente la perte maximale estimée au 31 décembre 2013 que la
Commission aurait à subir en cas de défaillances pour les prêts donnés par la
BEI dans le cadre des opérations du GPTT. Il convient de noter que le risque
global encouru par la Commission est limité au montant qu’elle apporte à
l’Instrument. Autres investissements disponibles à la vente Les principaux montants figurant parmi les
autres investissements non courants disponibles à la vente susmentionnés sont
le Fonds européen pour l’Europe du Sud-Est (116 millions d’euros)
et le Fonds mondial pour la promotion de l’efficacité énergétique et des
énergies renouvelables (67 millions d’euros). 2.4.2. Prêts
non courants || || || Millions d’euros || Remarque || 31.12.2013 || 31.12.2012 Prêts octroyés sur le budget de l’UE et de la CECA || 2.4.2.1 || 151 || 162 Prêts sur fonds d’emprunts || 2.4.2.2 || 54 196 || 57 279 Total || || 54 347 || 57 441 2.4.2.1. Prêts
octroyés sur le budget de l’UE et de la CECA en liquidation || || || Millions d’euros || Prêts spéciaux || Prêts CECA au logement || Total Total au 31 décembre 2012 || 146 || 16 || 162 Nouveaux prêts || 4 || 0 || 4 Remboursements || (18) || (5) || (23) Écarts de change || (6) || 0 || (6) Variations de la valeur comptable || 12 || 1 || 13 Total au 31.12.2013 || 138 || 12 || 151 Les prêts spéciaux sont des prêts accordés
à des taux préférentiels dans le cadre de la coopération avec les pays tiers.
Tous les montants ont une échéance supérieure à 12 mois après la date de
clôture. Les taux d’intérêt effectifs sur ces prêts varient entre 7,73 % et 14,507
%. 2.4.2.2. Prêts
sur fonds d’emprunts || || || || || || Millions d’euros || AMF || Euratom || BDP || MESF || CECA en liquidation || Total Total au 31 décembre 2012 || 549 || 425 || 11 623 || 44 476 || 221 || 57 294 Nouveaux prêts || 100 || - || - || - || - || 100 Remboursements || (81) || (36) || - || - || - || (117) Écarts de change || - || (1) || - || - || (5) || (6) Variations de la valeur comptable || 1 || (1) || - || (8) || (5) || (13) Total au 31.12.2013 || 569 || 387 || 11 623 || 44 468 || 211 || 57 258 || || || || || || Montant dû à moins d’un an || 31 || - || 3 033 || - || - || 3 064 || || || || || || Montant dû à plus d’un an || 538 || 387 || 8 590 || 44 468 || 211 || 54 195 Pour plus d’informations à propos des
opérations d’emprunt et de prêt, cf. note 7. 2.5.
CRÉANCES NON COURANTES À RECEVOIR ET RECOUVRER || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 États membres || 478 || 545 Autre || 20 || 19 Total || 498 || 564 Sur le total des créances non courantes à
recevoir, 483 millions d’euros (2012: 550 millions d’euros) se
rapportent à des opérations sans contrepartie. Les montants dus par les États
membres concernent des décisions d’apurement de conformité non exécutées pour
le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et le Fonds européen agricole
pour le développement (FEADER). 2.6.
PRÉFINANCEMENT NON COURANT || || || Millions d’euros || Remarque || 31.12.2013 || 31.12.2012 Préfinancements || 2.6.1 || 34 819 || 40 790 Charges constatées d’avance || 2.6.2 || 3 253 || 3 715 Total || || 38 072 || 44 505 2.6.1. Préfinancements Le délai de recouvrement ou d’utilisation
des préfinancements détermine s’ils sont présentés comme préfinancement courant
ou non courant. L’utilisation est définie par la convention sous-tendant le
projet. Tout remboursement ou toute utilisation dû/due dans les douze mois qui
suivent la date de clôture est présenté(e) comme préfinancement courant. Le préfinancement représente une grande
partie du total des actifs de l’UE et bénéficie donc d’une attention soutenue
et régulière. Il convient de remarquer que le niveau des montants de
préfinancements dans les différents programmes doit être suffisant pour
garantir les fonds de trésorerie nécessaires pour que le bénéficiaire puisse
entamer le projet tout en préservant également les intérêts financiers de l’UE
et en prenant en considération les contraintes en matière de rentabilité et sur
les plans juridique et opérationnel. Tous ces éléments ont dûment été pris en
considération par la Commission en vue d’améliorer le suivi du préfinancement. Certains préfinancements versés au titre du
7e programme-cadre de recherche et de développement technologique (7e PC) sont
couverts efficacement par un Fonds de garantie des participants (FGP). Le
montant des préfinancements versés en 2013 atteignait au total 4,5 milliards
d’euros (2012: 4 milliards d’euros). Ce fonds est une entité distincte de
l’UE et n’est pas consolidé dans les présents comptes - note 11.2.3. || || Millions d’euros Type de gestion || 31.12.2013 || 31.12.2012 Gestion centralisée directe || 1 526 || 1 249 Gestion centralisée indirecte || 772 || 1 042 Gestion décentralisée || 646 || 677 Gestion partagée || 31 104 || 37 214 Gestion conjointe || 694 || 592 Mis en œuvre par d’autres institutions et agences || 77 || 16 Total || 34 819 || 40 790 L’article 58 du nouveau règlement financier
qui a partiellement revu les méthodes de mise en œuvre du budget s’applique à
compter du 1er janvier 2014. Les plus gros montants de préfinancement
non courant se rapportent à des actions structurelles pour la période de
programmation 2007-2013: le Fonds européen de développement régional (FEDER) et
le Fonds de cohésion, 19,6 milliards d’euros; le Fonds social européen
(FSE), 5,6 milliards d’euros; le Fonds européen agricole pour le
développement rural (Feader), 5,2 milliards d’euros et le Fonds européen
pour la pêche (FEP), 0,6 milliard d’euros. Comme un grand nombre de ces
projets financés sont à long terme, il est indispensable que les avances
correspondantes soient disponibles pendant plus d’un an. Les montants de ces
préfinancements sont donc comptabilisés dans les actifs non courants. La
période de programmation 2007-2013 approche de sa phase de clôture et le
préfinancement associé touche progressivement à sa fin dans les douze mois. Par
conséquent, le préfinancement non courant diminue, tandis que le préfinancement
courant augmente (voir note 2.10). Garanties reçues en rapport avec des préfinancements Il s’agit de garanties que la Commission
exige parfois de la part des bénéficiaires qui ne sont pas des États membres en
cas de versement d’avances (préfinancements). Pour ce type de garantie, deux
valeurs doivent être fournies: la valeur «nominale» et la valeur «en cours».
Pour la valeur «nominale», l’événement générateur est lié à l’existence de la
garantie. Pour la valeur «en cours», l’événement générateur de la garantie est
le paiement du préfinancement et/ou l’apurement ultérieur. Le 31 décembre 2013,
la valeur «nominale» des garanties reçues pour les préfinancements était de 1,124 milliard
d’euros, tandis que la valeur «en cours» de ces garanties était de 887 millions
d’euros (2012: 1,348 milliard d’euros et 1,083 milliard d’euros
respectivement). 2.6.2. Charges
constatées d’avance || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Instruments relevant de l’ingénierie financière || 2 118 || 2 717 Programmes d’aide || 1 135 || 998 Total || 3 253 || 3 715 Dans le cadre des
programmes de Fonds structurels 2007-2013, les paiements peuvent être effectués
à partir du budget de l’UE en faveur des États membres de manière à contribuer
au financement des instruments relevant de l’ingénierie financière (sous la
forme de prêts, de garanties ou de prises de participations) mis en place et
gérés sous la responsabilité de l’État membre. Les fonds inutilisés par ces
instruments en fin d’exercice sont la propriété de l’UE (comme un préfinancement
standard) et sont donc considérés comme un actif inscrit au bilan de la
Commission. Cependant, les actes juridiques de base n’imposent pas aux États
membres de fournir des rapports périodiques à la Commission sur l’utilisation
de ces fonds et, dans certains cas, ne les identifient même pas dans le relevé
des dépenses soumis à la Commission. Une estimation de la valeur de cet actif
est dès lors opérée à la fin de chaque exercice sur la base des informations
reçues des États membres sur l’utilisation des fonds. À l’instar de ce qui s’est fait ci-dessus,
les avances payées par les États membres et non utilisées à la fin de
l’exercice sont comptabilisées à l’actif du bilan de la Commission. Les États
membres doivent s’acquitter de ces avances pour une diversité régimes d’aides
(aides d’État, mesures liées au marché du FEAGA). La Commission a estimé la
valeur de ces avances en se fondant sur les informations transmises par les
États membres; les montants en résultant sont repris sous la rubrique «Programmes
d’aide». ACTIFS COURANTS 2.7. STOCKS || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Matériel scientifique || 81 || 81 Autre || 47 || 57 Total || 128 || 138 2.8.
ACTIFS FINANCIERS COURANTS || || || Millions d’euros || Notes || 31.12.2013 || 31.12.2012 Actifs financiers disponibles à la vente || 2.8.1 || 2 373 || 1 858 Prêts || 2.8.2 || 3 198 || 123 Total || || 5 571 || 1 981 2.8.1. Actifs
financiers courants disponibles à la vente Les actifs financiers disponibles à la
vente sont achetés pour leur rendement ou détenus afin d’établir une structure
d’actifs particulière ou de constituer une source secondaire de liquidités. Ils
peuvent donc être vendus pour répondre à des besoins de liquidités ou à la
suite de variations des taux d’intérêt. Le tableau suivant donne un aperçu des
actifs financiers disponibles à la vente avec une échéance résiduelle avant la
fin 2014: || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Investissements BUFI || 897 || 845 CECA en liquidation || 567 || 490 Instrument de financement avec partage des risques (IFPR) || 408 || 160 Fonds de garantie || 361 || 268 Agence européenne des produits chimiques || 76 || 69 Instrument de garantie de prêts pour les projets RTE-T (GPTT) || 31 || 23 Autres investissements disponibles à la vente || 33 || 3 Total || 2 373 || 1 858 2.8.2. Prêts
courants Cette rubrique comprend les prêts échéant
moins de 12 mois après la date de clôture du bilan (cf. note 2.4.2.2 ci-dessus
pour plus d’information). L’augmentation par rapport à l’année dernière
s’explique par des remboursements des emprunts de soutien de la BDP programmés
pour 2014 (Hongrie: 2 milliards d’euros et Lettonie: 1 milliard
d’euros). 2.9.
CRÉANCES COURANTES À RECEVOIR ET À RECOUVRER || || || Millions d’euros || Remarque || 31.12.2013 || 31.12.2012 Amendes || 2.9.1 || 4 071 || 4 090 États membres || 2.9.2 || 5 574 || 6 270 Comptes de régularisation || 2.9.3 || 3 095 || 3 368 Autres créances à recevoir et recouvrer || 2.9.4 || 442 || 311 Total || || 13 182 || 14 039 Le total ci-dessus se compose d’un montant
estimé à 12,638 milliards d’euros (2012: 13,729 milliards d’euros) se
rapportant aux transactions sans contrepartie directe. 2.9.1. Amendes Il s’agit des montants devant être
recouvrés et concernant les amendes infligées par la Commission pour un montant
de 4,310 milliards d’euros (2012: 4,357 milliards d’euros), diminués
d’un amortissement de 239 millions d’euros (2012: 267 millions
d’euros). Des garanties s’élevant au total à 3,244 milliards d’euros
avaient été reçues pour les amendes restant à payer à la fin de l’exercice (2012:
2,513 milliards d’euros). Il convient de noter que 1,032 milliards
d’euros des créances à recevoir étaient exigibles après le 31 décembre 2013. 2.9.2. États
membres || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Créances à recevoir au titre du FEAGA et du développement rural || || Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) || 1 858 || 1 172 Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) || 41 || 14 Instrument temporaire de développement rural (ITDR) || 45 || 44 Programme spécial d’adhésion pour l’agriculture et le développement rural (SAPARD) || 155 || 136 Amortissement || (819) || (814) Total || 1 279 || 552 || || TVA payée et à récupérer auprès des États membres || 68 || 44 || || Ressources propres || || Constatées dans la comptabilité «A» || 47 || 45 Constatées dans la comptabilité séparée || 1 228 || 1 294 Ressources propres à recevoir || 3 054 || 3 617 Amortissement || (743) || (773) Autre || 6 || 16 Total || 3 592 || 4 199 || || Autres créances à recevoir des États membres || || Recouvrement de préfinancement attendu || 542 || 1 220 Autre || 94 || 255 Total || 636 || 1 475 || || Total || 5 574 || 6 270 L’augmentation des créances à recevoir
liées à l’agriculture s’explique principalement par des décisions d’apurement
non exécutées, étant donné que dans certains cas, la date de mise en œuvre est
différée de quelques années et que dans d’autres, les décisions sont exécutées
par tranches annuelles différées. Tel est le cas pour les États membres qui bénéficient
d’une assistance financière, conformément à l’accord-cadre régissant le Fonds
européen de stabilité financière qui a été signé le 7 juin 2010. Le montant des ressources propres à
recevoir se rapporte au budget rectificatif 8/2013 qui a été adopté le 20 novembre 2013.
Conformément à l’article 10 du règlement du Conseil no 1150/2000
du 22 mai 2000 (JO L 130 du 31.5.2000), les inscriptions
correspondant aux rajustements des contributions du RNB sont intervenues le
premier jour ouvrable de janvier 2014. Il convient de souligner que certains
États membres ont anticipé leurs paiements, ce qui explique pourquoi le montant
à recevoir est inférieur à la contribution demandée dans ce budget
rectificatif. Créances au titre du FEAGA et du développement rural Cet article comprend principalement les
créances sur les États membres au 31 décembre, tels que déclarés et certifiés
par les États membres au 15 octobre. Une estimation est effectuée pour les
créances nées après cette déclaration et jusqu’au 31 décembre. La Commission
estime également la partie du montant dû par les bénéficiaires du FEAGA dont le
recouvrement est improbable. Cette réduction de valeur n’implique pas que la
Commission renonce au recouvrement futur de ces montants. Une déduction de 20 %
est également comprise dans l’ajustement et correspond à la retenue que les
États membres sont autorisés à pratiquer pour couvrir les frais administratifs.
Créances au titre des ressources propres Il convient de noter que, les États membres
ayant le droit de retenir 25 % des ressources propres traditionnelles à titre
de frais de perception, les chiffres ci-dessus sont présentés après déduction
de ces frais. Sur la base des estimations fournies par les États membres, une
réduction de valeur a été déduite des créances sur États membres. Cela
n’implique cependant pas que la Commission renonce au recouvrement des montants
couverts par cette réduction de valeur. 2.9.3. Comptes
de régularisation || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Produit à recevoir || 2 709 || 3 002 Charges reportées || 368 || 351 Autre || 18 || 15 Total || 3 095 || 3 368 Le principal montant
figurant dans cette rubrique est un produit à recevoir: || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Ressources propres || 2 424 || 2 388 Recettes affectées agricoles novembre et décembre || 0 || 218 Fonds de cohésion, de développement régional et de développement rural: corrections financières || 31 || 276 Autres produits à recevoir || 254 || 120 Total || 2 709 || 3 002 Les montants affichés en tant que
ressources propres (2,424 milliards d’euros) représentent essentiellement
des droits de douane levés en novembre et décembre 2013 qui doivent encore être
reçus. On notera que les recettes affectées agricoles pour novembre et décembre
(131 millions d’euros) sont notifiées aujourd’hui sous la rubriques
«Créances courantes à recevoir». 2.9.4. Autres
créances à recevoir et à recouvrer Cette rubrique comprend principalement le
recouvrement de préfinancements, le recouvrement de dépenses ainsi que d’autres
recettes provenant des opérations administratives et opérationnelles.
PRÉFINANCEMENT COURANT || || || Millions d’euros || Remarque || 31.12.2013 || 31.12.2012 Préfinancements || 2.10.1 || 16 403 || 9 548 Charges constatées d’avance || 2.10.2 || 4 963 || 3 690 Total || || 21 367 || 13 238 2.10.1. Préfinancements || || Millions d’euros Type de gestion || 31.12.2013 || 31.12.2012 Gestion centralisée directe || 3 848 || 3 289 Gestion centralisée indirecte || 4 711 || 3 908 Gestion décentralisée || 250 || 301 Gestion partagée || 6 263 || 1 008 Gestion conjointe || 1 018 || 844 Mis en œuvre par d’autres institutions et agences || 313 || 198 Total || 16 403 || 9 548 L’article 58 du nouveau règlement financier
qui a partiellement revu les méthodes de mise en œuvre du budget s’applique à
compter du 1er janvier 2014. L’augmentation du
préfinancement courant est attribuable en grande partie à la gestion partagée.
Comme expliqué sous la note 2.6, les programmes des fonds structurels
entrent dans la phase finale de la période de programmation 2007-2013. En
conséquence, une grande partie (6,1 milliards d’euros) du préfinancement
qui n’était pas courant auparavant est devenu courant au 31 décembre 2013. Une observation a également été enregistrée
sous la gestion centralisée directe et la gestion centralisée indirecte. Dans
les deux cas, cette augmentation est généralement due à la phase finale du
septième programme-cadre pour la recherche et le développement technologique (7e
PC) qui est marquée par la signature des derniers accords conduisant à de
nouveaux paiements de préfinancement d’environ 2,8 milliards d’euros au
titre de la gestion centralisée directe et de 1,4 milliard d’euros au
titre de la gestion centralisée indirecte. Parallèlement, des projets au titre
d’accords plus anciens ont été clôturés et les paiements de préfinancement ont
été apurés. 2.10.2.
Charges constatées d’avance || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Instruments relevant de l’ingénierie financière || 2 118 || 1 358 Programmes d’aide || 2 845 || 2 332 Total || 4 963 || 3 690 La variation des montants déclarés sous
cette rubrique s’explique principalement par la contribution accrue des États
membres aux instruments relevant de l’ingénierie financière dans le domaine du
développement régional. 2.11. TRÉSORERIE
ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE || || || Millions d’euros || Remarque || 31.12.2013 || 31.12.2012 Encaisse non affectée: || 2.11.1 || || Comptes auprès du Trésor et des banques centrales || || 2 790 || 2 203 Comptes courants || || 838 || 967 Régies d’avances || || 39 || 38 Transferts (transport de fonds) || || (1) || (1) Total || || 3 665 || 3 207 Valeurs attachées à des instruments financiers et dépôts à terme || 2.11.2 || 1 680 || 2 345 || || || Encaisse affectée et équivalents de trésorerie affectés || 2.11.3 || 4 165 || 5 122 || || || Total || || 9 510 || 10 674 2.11.1. Encaisse
non affectée L’encaisse non affectée comprend l’ensemble
des disponibilités financières de la Commission détenues sur des comptes auprès
de chaque État membre et pays AELE (Trésor ou banque centrale), sur des comptes
à vue ou dans des régies d’avances, ainsi que sous la forme de fonds de caisse. L’encaisse non affectée au 31
décembre 2013 s’explique par la réception avec quelques jours d’avance du 1,1 milliard
d’euros de contributions en ressources propres qui étaient dues par les États
membres au 1er janvier 2014. Le solde à la fin de l’exercice
comprend en outre 1,3 milliard d’euros d’amendes infligées au titre du
droit de la concurrence qui ont généralement été encaissées par la Commission
au cours des dernières semaines de 2013 et qui n’ont pas encore été restituées
aux États membres par voie de budget rectificatif. 2.11.2. Valeurs
attachées à des instruments financiers et dépôts à terme Les montants relatifs à cette rubrique sont
essentiellement des équivalents de trésorerie (1,434 milliards d’euros)
gérés par les fiduciaires pour le compte de la Commission aux fins d’exécution
de programmes d’instruments financiers spécifiques financés par le budget de
l’UE et d’autres dépôts à terme (245 millions d’euros). Les valeurs
attachées à des instruments financiers ne peuvent donc être utilisées que dans
le programme d’instruments financiers concerné. En fin d’exercice, un montant
de 138 millions d’euros avait été engagé pour des instruments financiers
gérés par les fiduciaires mais n’avait pas encore été utilisé par les autres
parties. 2.11.3. Encaisse
affectée et équivalents de trésorerie affectés L’encaisse affectée fait référence aux
montants reçus en rapport avec des amendes infligées par la Commission dans le
cas d’affaires encore en cours. Ceux-ci sont conservés sur des comptes de dépôt
spécifiques qui ne sont utilisés à aucune fin. Si un recours a été introduit ou
si l’on ne sait pas si un appel sera introduit par l’autre partie, le montant
sous-jacent est affiché comme un passif éventuel dans la note 5.2. La baisse de l’encaisse affectée s’explique
par le fait que depuis 2010, toutes les amendes encaissées à titre temporaire
sont gérées par la Commission dans un fonds expressément créé à cet effet
(BUFI) et investies dans des instruments financiers classés comme disponibles à
la vente (voir notes 2.4.1 et 2.8.1).
PASSIFS NON
COURANTS 2.12. RETRAITES
ET AUTRES AVANTAGES DU PERSONNEL || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Pensions – Personnel || 40 933 || 37 528 Pensions – Autres || 1 016 || 968 Régime commun d’assurance-maladie || 4 869 || 4 007 Total || 46 818 || 42 503 2.12.1. Pensions
– Personnel Conformément à l’article 83 du statut, le
paiement des prestations prévues au régime de pension des fonctionnaires
européens (PSEO: Pension Scheme of European Officials) constitue une dépense
dans le budget de l’UE. Ce régime ne fait l’objet d’aucun préfinancement, mais
les États membres garantissent collectivement le paiement des prestations selon
la clé de répartition fixée pour le financement de cette dépense. De plus, les
fonctionnaires contribuent à un tiers du financement à long terme de ce régime
au moyen d’une contribution obligatoire. Le passif du régime des pensions a été
évalué sur la base du nombre de fonctionnaires actifs et retraités au 31
décembre 2013 et des dispositions du statut en vigueur à cette date. Elle a été
effectuée selon la méthodologie des normes IPSAS 25 (et par conséquent de la
règle comptable 12 de l’UE). La méthode d’évaluation actuarielle utilisée pour
calculer cet engagement est la méthode de la projection de l’unité de crédit.
Les principales hypothèses actuarielles disponibles à la date de l’évaluation
et utilisées aux fins de celle-ci étaient les suivantes: Hypothèses actuarielles: passif au titre des pensions du personnel || 31.12.2013 || 31.12.2012 Taux d’actualisation nominal || 3,7 % || 3,6 % Taux d’inflation anticipé || 1,9 % || 2,0 % Taux d’actualisation réel || 1,8 % || 1,6 % Coefficient de matrimonialité: homme/femme || 81 %/49 % || 84 %/38 % Augmentation générale des traitements/réévaluation des pensions || 0 % || 0 % Table de mortalité des fonctionnaires internationaux (ICSLT) || ICSLT 2013 || ICSLT 2008 || || Millions d’euros Variations du passif brut lié aux avantages du personnel || Passif au titre des pensions du personnel || Assurance-maladie Passif brut à la fin de l’exercice précédent || 41 961 || 4 278 Coût du service/normal || 1 928 || - Charges d’intérêt || 1 603 || 162 Prestations servies || (1 288) || (11) Pertes actuarielles || 1 499 || 704 Variations dues aux nouveaux arrivants || 244 || - Passif brut en fin d’exercice || 45 947 || 5 133 Coefficients de correction appliqués aux pensions || 959 || N/A Déduction des taxes sur les pensions || (5 973) || N/A Actifs du plan || N/A || (264) Passif net en fin d’exercice || 40 933 || 4 869 2.12.2. Pensions
– Autres Cette rubrique comprend les obligations de
pension envers les membres et anciens membres de la Commission, de la Cour de
justice (et du Tribunal) et de la Cour des comptes, les secrétaires généraux du
Conseil, le Médiateur européen, le Contrôleur européen de la protection des
données et les membres du Tribunal de la fonction publique européenne. Y
figurent également les obligations de pension envers certains membres du
Parlement européen. 2.12.3. Régime
commun d’assurance-maladie Un calcul est également effectué pour
évaluer le passif que l’UE devra assumer au titre de sa contribution au régime
commun d’assurance-maladie pour son personnel retraité. Le passif brut a été
évalué à 5,133 milliards (2012: 4,278 milliards d’euros) et les
actifs du régime de 264 millions d’euros (2012: 271 millions d’euros)
sont déduits du passif brut afin de parvenir au montant net. Le taux
d’actualisation et l’augmentation générale des traitements utilisés dans le
calcul sont les mêmes que ceux utilisés dans l’évaluation des pensions du
personnel. 2.13. PROVISIONS
NON COURANTES || || || || || || || Millions d’euros || Montant au 31.12.2012 || Dispositions complémentaires || Montants inutilisés reversés || Montants utilisés || Transfert vers le courant || Variations de l’estimation || Montant au 31.12.2013 Contentieux || 132 || 180 || (51) || (3) || - || - || 258 Démantèlement de sites nucléaires || 997 || - || - || (2) || (30) || (32) || 933 Financières || 108 || 45 || - || - || (38) || (4) || 111 Autres || 21 || 2 || (2) || 0 || - || - || 21 Total || 1 258 || 227 || (53) || (5) || (68) || (36) || 1 323 Contentieux Il s’agit de l’estimation des montants
susceptibles d’être payés plus de 12 mois après la fin de l’exercice en ce qui
concerne un certain nombre d’affaires judiciaires en cours. Les provisions de
contentieux supplémentaires concernent généralement les nouvelles affaires en
justice dans le domaine de l’agriculture et de la cohésion. Démantèlement de sites nucléaires En 2012, un consortium
d’experts indépendants a effectué une mise à jour de l’étude qu’il avait
effectuée en 2008 concernant l’estimation des coûts du programme de
démantèlement des installations nucléaires du Centre commun de recherche (JRC)
et de la gestion des déchets. Leur estimation révisée, d’un montant de 989 millions
d’euros (contre 1,222 milliard précédemment) sert de base à la provision
portée dans les comptes. Conformément aux règles comptables de l’UE, cette
provision est indexée de manière à tenir compte de l’inflation puis actualisée
pour obtenir sa valeur actuelle nette (sur la base de la courbe des swaps à
coupon zéro en euros). Étant donné la durée estimée de ce programme (environ 20
ans), il est utile de préciser qu’il existe une certaine incertitude quant à
cette estimation et que le coût final pourrait différer des montants
actuellement comptabilisés. Provisions financières Il s’agit principalement de provisions qui
représentent les pertes estimées qui seront encourues en relation avec les
garanties au titre du Mécanisme de garantie PME de 1998, du Mécanisme de
garantie PME de 2001 et du Mécanisme de garantie PME de 2007 au titre du
programme-cadre pour la compétitivité et l’innovation (PIC) et l’instrument
européen de microfinance Progress (Garantie), où le Fonds européen
d’investissement (FEI) est habilité à émettre des garanties en son propre nom,
mais pour le compte et au risque de la Commission. Le risque financier lié aux
garanties appelées et non appelées est cependant plafonné. Les provisions
financières non courantes sont actualisées à leur valeur actuelle nette (sur la
base de la courbe des swaps à coupon zéro en euros). 2.14. DETTES
FINANCIÈRES NON COURANTES || || || Millions d’euros || Remarque || 31.12.2013 || 31.12.2012 Emprunts non courants || 2.14.1 || 54 173 || 57 252 Élimination du Fonds de garantie* || || (20) || (20) Total || || 54 153 || 57 232 * Le Fonds
de garantie détient les obligations du MESF émises par la Commission, et il convient
donc de les éliminer. Emprunts non courants || || || || || || Millions d’euros || AMF || Euratom || BDP || MESF || CECA en liquidation || Total Total au 31 décembre 2012 || 549 || 425 || 11 623 || 44 476 || 194 || 57 267 Nouveaux emprunts || 100 || - || - || - || - || 100 Remboursements || (81) || (36) || - || - || - || (117) Écarts de change || - || (1) || - || - || (4) || (5) Variations de la valeur comptable || 1 || (1) || - || (8) || - || (8) Total au 31.12.2013 || 569 || 387 || 11 623 || 44 468 || 190 || 57 237 || || || || || || Montant dû à moins d’un an || 31 || - || 3 033 || - || - || 3 064 || || || || || || Montant dû à plus d’un an || 538 || 387 || 8 590 || 44 468 || 190 || 54 173 Cette rubrique comprend les
emprunts remboursables par l’UE et dont la durée de vie résiduelle dépasse un
an. Les
emprunts comprennent les dettes attestées par des certificats équivalant à 56,981 milliards
d’euros (2012: 57,026 milliards d’euros). Les
variations observées dans la valeur comptable correspondent aux nouveaux
intérêts cumulés. Pour plus d’information à propos des opérations d’emprunt et
de prêt, cf. note 7. 2.15. AUTRES
DETTES NON COURANTES || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Dettes liées aux locations-financements || 1 756 || 2 040 Bâtiments payés par tranches || 336 || 352 Autres || 124 || 135 Total || 2 216 || 2 527 PASSIFS COURANTS 2.16. PROVISIONS
COURANTES || || || || || || || Millions d’euros || Montant au 31.12.2012 || Dispositions complémentaires || Montants inutilisés reversés || Montants utilisés || Transfert de provisions non courantes || Variations de l’estimation || Montant au 31.12.2013 Contentieux || 224 || 8 || (2) || (2) || 0 || 1 || 229 Démantèlement de sites nucléaires || 29 || 0 || 0 || (29) || 30 || 0 || 30 Financières || 188 || 53 || (45) || (55) || 38 || (8) || 171 Autres || 365 || 4 || (114) || (139) || 0 || (1) || 115 Total || 806 || 65 || (161) || (225) || 68 || (8) || 545 2.17. DETTES
FINANCIÈRES COURANTES Cette rubrique comprend la part des
emprunts non courants (cf. note 2.14) échéant dans les 12 mois après la
date de clôture. L’augmentation par rapport à l’année dernière s’explique par
des remboursements des emprunts de soutien de la BDP programmés pour 2014
(Hongrie: 2 milliards d’euros et Lettonie: 1 milliard d’euros). 2.18. COMPTES
CRÉDITEURS || || || Millions d’euros || Remarque || 31.12.2013 || 31.12.2012 Charges à payer et produits à reporter || 2.18.1 || 56 282 || 68 436 Dettes || 2.18.2 || 36 213 || 21 558 Dettes courantes échéant dans l’année || 2.18.3 || 99 || 89 Total || || 92 594 || 90 083 2.18.1. Charges
à payer et produits à reporter || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Charges à payer || 56 062 || 68 216 Produits reportés || 190 || 201 Autres || 30 || 19 Total || 56 282 || 68 436 La
ventilation des charges à payer est la suivante: || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Fonds européen agricole de garantie: || || Aide directe et interventions dans les marchés agricoles || 33 489 || 44 532 Autres || 2 || 1 Développement rural: || || FEADER || 12 255 || 12 463 Autres || 203 || 34 || 45 949 || 57 030 || || Actions structurelles: || || Fonds européen pour la pêche/Instruments financiers d’orientation de la pêche || 48 || 66 Fonds européen de développement régional et Fonds de cohésion || 4 356 || 4 359 Instrument structurel de préadhésion || 114 || 382 Fonds social européen || 1 100 || 1 378 || 5 618 || 6 185 Autres charges à payer: || || Recherche et développement || 1 172 || 1 077 Autres || 3 323 || 3 924 || 4 495 || 5 001 Total || 56 062 || 68 216 2.18.2. Dettes || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 États membres || 37 481 || 23 029 Fournisseurs et autres || 1 650 || 1 704 Montants non éligibles estimés et acomptes en attente || (2 918) || (3 175) Total || 36 213 || 21 558 Le poste des
créditeurs inclut des récapitulatifs/déclarations de dépenses reçus par la
Commission dans le cadre des activités de subvention. Les dettes
correspondantes sont créditées à concurrence de la déclaration dès que la
demande est reçue. Si la contrepartie est un État membre, elles sont classées
comme telles. La procédure est identique pour les factures et notes de crédit
reçues dans le cadre des marchés publics. Les déclarations en question ont été
prises en compte pour la coupure de l’exercice. Après les écritures de coupure
de l’exercice, les montants éligibles estimés ont donc été inscrits comme des
charges à payer, tandis que la partie restante est notifiée en tant que
«Montants non éligibles estimés et acomptes en attente» (voir ci-dessous). Afin
de ne pas surestimer l’actif et le passif, il a été décidé de faire figurer le
montant net à payer en passifs courants. États
membres Les principaux montants inclus sous cette
rubrique concernent des déclarations de dépenses non payées au titre des
actions structurelles (20,8 millions d’euros pour le FEDER et le FC et 4,2 millions
d’euros pour le FSE). Le montant comprend en outre 11,3 milliards
d’euros pour le Fonds européen de garantie agricole (FEAGA). Afin de mieux présenter
la réalité économique à partir de 2013, les montants associés au FEAGA pour
lesquels un paiement était dû le premier jour ouvrable de janvier de l’année
suivante sont enregistrés en tant que montants payables plutôt que comme
charges à payer. Si l’approche actuelle avait été suivie dans les comptes de 2012,
le montant des sommes à payer aurait été supérieur de 11,9 milliards
d’euros (soit 34,9 milliards d’euros). Les sommes payables par les États membres,
d’un montant de 1,2 milliard d’euros, concernent principalement la
politique de la pêche et la politique maritime (0,6 milliard d’euros),
ainsi que le développement rural (0,2 milliard d’euros). Fournisseurs et autres Cette rubrique comprend les créditeurs
divers, des montants dus à la suite d’activités de subvention et de passations
de marchés, ainsi que les montants payables aux organismes publics et aux
entités non consolidées. Montants non éligibles estimés et acomptes en attente Le poste créditeur a été réduit de la
partie relative aux demandes de remboursement reçues, mais encore non
vérifiées, qui a été considérée comme montant estimé non éligible. Les montants
les plus importants concernent les directions générales chargées des actions
structurelles. Le poste créditeur a également été réduit de la partie des
demandes de remboursement reçues correspondant aux dépenses d’acomptes restant
à payer à la fin de l’exercice (2.2 milliards d’euros). 2.18.3. Dettes
courantes échéant dans l’année || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Dettes liées aux locations-financements || 82 || 70 Autres || 17 || 19 Total || 99 || 89 ACTIF NET 2.19. RÉSERVES || || || Millions d’euros || Remarque || 31.12.2013 || 31.12.2012 Réserve de juste valeur || 2.19.1 || 99 || 150 Réserve du Fonds de garantie || 2.19.2 || 2 125 || 2 079 Autres réserves || 2.19.3 || 1 849 || 1 832 Total || || 4 073 || 4 061 2.19.1. Réserve
de juste valeur Conformément aux règles comptables, les
variations de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente sont
désormais comptabilisées au moyen de la réserve de juste valeur. En 2013, des montants nets de 29 millions
d’euros (2012: 5 millions d’euros) ont été prélevés de la réserve de juste
valeur et portés au compte de résultat économique concernant les actifs
financiers disponibles à la vente. 2.19.2. Réserve
du Fonds de garantie Cette réserve comprend le «montant
objectif» de 9 % de l’encours garanti par le Fonds. La contrepartie de ce
montant doit être détenue sous la forme d’actifs. 2.19.3. Autres
réserves Ce montant concerne principalement la
réserve de la CECA en liquidation (1, 537 milliard d’euros) relative aux
actifs du Fonds de recherche pour le charbon et l’acier, une réserve qui a été
créée dans le cadre de la liquidation de la CECA.
MONTANTS À RÉCLAMER AUX ÉTATS
MEMBRES || Millions d’euros || Montants à appeler auprès des États membres au 31.12.2012 || 44 477 Restitution de l’excédent budgétaire 2012 aux États membres || 1 023 Variations de la réserve du Fonds de garantie || 46 Autres variations de réserve || 14 Résultat économique de l’exercice || 4 365 Total des montants à appeler auprès des États membres au 31.12.2013 || 49 925 || Ventilation entre: || Avantages du personnel || 46 818 Autres montants || 3 107 Ce montant
représente la part des dépenses déjà encourues par la Commission jusqu’au 31
décembre 2013 à financer par des budgets ultérieurs. Bon nombre de dépenses
sont comptabilisées conformément aux règles de comptabilité d’exercice au cours
de l’exercice N, alors qu’elles pourront en réalité être payées au cours de
l’exercice N+1 (ou plus tard) et financées sur le budget de l’exercice N+1 (ou
plus tard). Compte tenu de cette inscription au passif des Communautés et du
fait que les montants correspondants seront financés sur des budgets
ultérieurs, le passif est de loin supérieur à l’actif en fin d’exercice. Les
montants les plus significatifs à mettre en évidence concernent les activités
du FEAGA. En réalité, la plus grande partie des montants à appeler est versée
par les États membres moins de 12 mois après la fin de l’exercice financier en
question, dans le cadre du budget de l’année suivante. Ce sont principalement uniquement les
obligations de la Commission envers son personnel au titre des avantages du
personnel qui sont payées sur une plus longue période. Il convient de noter que
le financement des pensions à payer sur les budgets annuels est garanti par les
États membres. Pour information, une estimation de la ventilation des paiements
futurs au titre des avantages du personnel figure ci-dessous: || Millions d’euros || Montant Montants à payer en 2014 || 1 450 Montants à payer après 2014 || 45 368 Passif total lié aux avantages du personnel au 31.12.2013 || 46 818 On notera également que les éléments
susmentionnés n’ont aucun effet sur le résultat de l’exécution du budget. Les
recettes budgétaires doivent toujours être égales ou supérieures aux dépenses
budgétaires, tout excédent de recettes étant restitué aux États membres.
NOTES
ANNEXES AU COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE 3.1.
RESSOURCES PROPRES ET CONTRIBUTIONS REÇUES || || || Millions d’euros || Remarque || 2013 || 2012 Ressource RNB || || 110 194 || 98 061 Ressources propres traditionnelles: droits de douane || || 15 268 || 16 087 Cotisations «sucre» || || 199 || 157 Ressources TVA || || 14 019 || 14 871 Produits des ressources propres || 3.1.1 || 139 680 || 129 176 Ajustements budgétaires || 3.1.2 || 1 187 || 1 439 Contributions des pays tiers (dont l’AELE) || || 373 || 304 Total || || 141 241 || 130 919 3.1.1. Produits
des ressources propres Les produits des ressources propres
constituent l’élément principal des produits d’exploitation de l’UE. Dès lors,
la majeure partie des dépenses est financée par des ressources propres étant
donné que les autres recettes représentent seulement une partie minime du
financement total. Il existe trois catégories de ressources propres: les
ressources propres traditionnelles (RPT), la ressource TVA et la ressource RNB.
Les ressources propres traditionnelles comprennent les cotisations «sucre»
ainsi que les droits de douane. Un mécanisme de correction des déséquilibres
budgétaires (correction en faveur du Royaume-Uni) ainsi qu’une réduction brute
de la contribution RNB annuelle des Pays-Bas et de la Suède font aussi partie
intégrante du système des ressources propres. Les États membres retiennent, à
titre de frais de perception, 25 % des ressources propres traditionnelles.
Les chiffres ci-dessus sont présentés après déduction de ces frais. On notera qu’un remboursement de 169 millions
d’euros (montant brut; montant net: 126 millions d’euros) au titre des
ressources propres traditionnelles a été payé en 2013 au terme d’audits et de
contrôles effectués en vue de déterminer la fiabilité des systèmes belges
d’apurement des comptes et de comptabilité. La provision associée,
comptabilisée en 2012, a été utilisée en 2013. On notera également que par suite d’une
décision de justice concernant le règlement relatif aux prélèvements dans le secteur
du sucre, remis en question par certaines entreprises et certains États
membres, et de l’adoption subséquente par le Conseil, fin décembre 2013, d’un
nouveau règlement un montant de 214 millions d’euros devra être remboursé
aux parties concernées à la fin 2014. Une provision inscrite en 2012 et
couvrant ce montant est toujours reprise dans les comptes. 3.1.2. Ajustements
budgétaires Les ajustements budgétaires incluent
l’excédent budgétaire de 2012 (1,023 milliard d’euros) qui est
indirectement reversé aux États membres par déduction des montants de
ressources propres qu’ils doivent payer à l’UE l’année suivante. Il s’agit donc
de recettes pour 2013. 3.2.
AUTRES PRODUITS D’EXPLOITATION || || || Millions d’euros || Remarque || 2013 || 2012 Amendes || 3.2.1 || 2 757 || 1 884 || || || Prélèvements agricoles || 3.2.2 || 48 || 87 || || || Récupération de dépenses: || 3.2.3 || || Gestion centralisée directe || || 69 || 63 Gestion centralisée indirecte || || 6 || 30 Gestion décentralisée || || 41 || 27 Gestion conjointe || || 33 || 8 Gestion partagée || || 1 628 || 1 376 Total || || 1 777 || 1 504 Produits des opérations administratives: || 3.2.4 || || Personnel || || 1 137 || 1 209 Produits liés aux immobilisations corporelles || || 38 || 23 Autres produits administratifs || || 83 || 59 Total || || 1 257 || 1 291 Autres produits d’exploitation: || 3.2.5 || || Ajustements/provisions || || 208 || 280 Gains de change || || 334 || 335 Autres || || 2 033 || 1 445 Total || || 2 575 || 2 060 Total || || 8 414 || 6 826 3.2.1. Amendes L’augmentation des
autres produits d’exploitation s’explique principalement par un montant
supérieur de produits provenant des amendes en 2013. Ces produits correspondent
aux amendes imposées par la Commission en raison d’infractions aux règles de
concurrence. Les créances et produits correspondants sont comptabilisés une
fois la décision d’imposer une amende arrêtée par la Commission et officiellement
notifiée au destinataire. Le montant supérieur en 2013 s’explique
principalement par des amendes d’un montant de 1,7 milliard d’euros qui
ont été infligées à plusieurs banques pour avoir pris part à des ententes dans
le secteur des dérivés de taux d’intérêts. Vient s’y ajouter une solide amende
(561 millions d’euros) infligée à Microsoft, en 2013, faute d’avoir
proposé aux utilisateurs dans l’UE un écran multichoix leur permettant de
sélectionner facilement le navigateur web de leur choix, se limitant à proposer
Internet Explorer. 3.2.2. Prélèvements
agricoles Ces montants concernent principalement les
prélèvements laitiers qui sont un outil de gestion du marché visant à pénaliser
les producteurs de lait qui dépassent leurs quantités de référence. N’étant pas
lié à des paiements antérieurs de la Commission, il est considéré en pratique
comme une recette correspondant à une destination particulière. 3.2.3. Récupération
de dépenses Cette rubrique comprend les ordres de
recouvrement émis par la Commission et les déductions de paiements ultérieurs
enregistrées dans les systèmes comptables de la Commission qui visent à
recouvrer, à l’issue d’un contrôle, d’un audit achevé ou d’une analyse
d’éligibilité, des montants initialement payés sur le budget général, ainsi que
les ordres de recouvrement émis par les États membres à l’intention des
bénéficiaires des dépenses du FEAGA. Elle comprend également la variation, de
l’exercice antérieur à l’exercice en cours, des produits à recevoir estimés. Il convient de noter que ces chiffres
représentent l’impact comptable des actions correctives de l’UE seulement,
constaté suivant les règles comptables de l’UE en vigueur. Ces chiffres ne
peuvent exprimer et n’expriment donc pas toute l’ampleur des recouvrements de
dépenses par l’UE, en particulier dans le grand domaine de dépenses que
constituent les actions structurelles, où des mécanismes spécifiques ont été
mis en place pour assurer le retour des fonds inéligibles, et dont la plupart
n’impliquent pas l’émission d’un ordre de recouvrement et n’ont dès lors aucune
incidence sur le système comptable de l’Union européenne. Du reste, les
préfinancements récupérés ne sont pas non plus considérés comme des recettes,
conformément aux règles comptables de l’UE. Pour plus de détails sur les corrections
financières et la récupération de dépenses, voir la note 6. Agriculture: le FEAGA et le développement rural Dans le cadre du FEAGA et du FEADER, les
montants inscrits en produits de l’exercice sous cette rubrique sont des
corrections financières décidées au cours de l’exercice et des remboursements
déclarés par les États membres et perçus au cours de l’exercice auxquels
s’ajoute l’augmentation nette du solde, pour l’exercice, des montants restant à
recouvrer au titre des fraudes et irrégularités déclarées par les États
membres. Actions structurelles Les principaux montants figurant sous cette
sous-rubrique comprennent les ordres de recouvrement émis par la Commission
pour récupérer des dépenses indues des années précédentes, les déductions des
dépenses moins la diminution des produits à recevoir à la fin de l’exercice. Les ordres de recouvrement ne sont émis que
dans les cas suivants: – adoption par
la Commission de décisions de correction financière formelle à la suite de la
détection de dépenses irrégulières dans les déclarations des États membres, – ajustements
à la clôture d’un programme entraînant une réduction du concours européen,
lorsqu’un État membre n’a pas déclaré de dépenses éligibles suffisantes pour
justifier le total des préfinancements et paiements intermédiaires effectués -
de telles opérations peuvent avoir lieu en l’absence de décision formelle de la
Commission en cas d’accord de l’État membre, – remboursement
de montants recouvrés après la clôture à l’issue d’une procédure juridique encore
en cours à la date de clôture. D’autres ordres de recouvrement dans le
cadre des actions structurelles concernent le recouvrement de préfinancements -
cf. 6.3. Ces montants ne sont pas inscrits en produits de l’exercice,
mais portés au crédit du poste «préfinancements» du bilan. 3.2.4. Produits
des opérations administratives Ces produits résultent des prélèvements sur
les traitements du personnel et sont essentiellement composés de deux montants:
les contributions au régime de pensions et les impôts sur le revenu. 3.2.5. Autres
produits d’exploitation Un montant net de 779 millions d’euros
(2012: 672 millions d’euros) correspond aux montants reçus des pays
candidats à l’adhésion. Les gains de change, à l’exception de ceux concernant
les activités financières visées à la note 3.5 ci-dessous, sont
également repris sous cette rubrique. Ils résultent des activités quotidiennes
et des opérations connexes libellées dans des devises autres que l’euro ainsi
que de la réévaluation de fin d’exercice requise pour établir les comptes
annuels. Ils comprennent à la fois les gains de change réalisés et non
réalisés. Pour l’exercice, la perte de change nette s’est élevée à 39 millions
d’euros (2012: gain de change net de 52 millions d’euros). 3.3.
DÉPENSES ADMINISTRATIVES || || Millions d’euros || 2013 || 2012 Dépenses de personnel || 5 527 || 5 708 Amortissements et pertes de valeur || 450 || 451 Autres dépenses administratives || 3 293 || 3 161 Total || 9 269 || 9 320 Cette rubrique
comprend les autres dépenses administratives d’un montant de 388 millions
d’euros (2012: 379 millions d’euros) concernant les contrats de location
simple. Les montants à payer pendant la durée résiduelle de ces contrats de
bail sont les suivants: || || Millions d’euros || Montants futurs à payer || || < 1 an || 1- 5 ans || > 5 ans || Total Bâtiments || 338 || 912 || 739 || 1 990 Matériel informatique et autre équipement || 7 || 17 || 0 || 24 Total || 346 || 929 || 739 || 2 014 3.4.
DÉPENSES OPÉRATIONNELLES || || || Millions d’euros || Remarque || 2013 || 2012 Principales charges d’exploitation: || 3.4.1 || || Gestion centralisée directe || || 8 722 || 9 883 Gestion centralisée indirecte || || 5 491 || 4 151 Gestion décentralisée || || 720 || 1 019 Gestion partagée || || 120 070 || 106 378 Gestion conjointe || || 1 745 || 1 819 Total || || 136 747 || 123 250 Autres charges d’exploitation: || 3.4.2 || || Ajustements/provisions || || 301 || 427 Différences de change || || 378 || 281 Autres || || 1 145 || 675 Total || || 1 824 || 1 383 Total || || 138 571 || 124 633 3.4.1. Principales
charges d’exploitation: Les dépenses opérationnelles couvrent les
diverses rubriques du cadre financier et se présentent sous différentes formes,
en fonction de la manière dont les crédits sont dépensés et gérés. La majorité
des dépenses relève de la rubrique «Gestion partagée», qui implique la
délégation de tâches aux États membres dans des domaines tels que les dépenses
FEAGA et les mesures financées par les différentes actions structurelles (Fonds
européen de développement régional, Fonds social européen, Fonds européen
agricole pour le développement rural, Fonds de cohésion et Fonds pour la
pêche). Les principaux éléments des charges d’exploitation
ci-dessus couvrent les domaines suivants: agriculture et développement rural: 59 milliards
d’euros (2012: 57 milliards d’euros), développement régional et cohésion: 49 milliards
d’euros (2012: 39 milliards d’euros), emploi et affaires sociales: 12 milliards
d’euros (2012: 11 milliards d’euros), recherche et réseaux de
communication, contenu et technologie: 6 milliards d’euros (2012: 6 milliards
d’euros) et relations extérieures: 3 milliards d’euros (2012: 3 milliards
d’euros). L’augmentation globale des charges
d’exploitation s’explique par les progrès réalisés dans les projets relevant du
domaine du développement régional pour la période de programmation 2007-2013. 3.4.2. Autres
charges d’exploitation Les différences de change, en dehors des
activités financières visées à la note 3.6 ci-dessous, surviennent lors
des activités quotidiennes et des opérations correspondantes libellées dans des
devises autres que l’euro, ainsi qu’au moment de la réévaluation de fin
d’exercice requise pour établir les comptes. Ces pertes sont à la fois
réalisées et non réalisées. La rubrique «Autre» pour 2013 (sous «Autres
charges d’exploitation») comprend essentiellement la correction des amendes
infligées les années précédentes, pour un montant total de 360 millions
d’euros. Coûts de recherche et
développement Sont inclus dans les dépenses
administratives et les charges d’exploitation les coûts de recherche et de
développement suivants: || || Millions d’euros || 2013 || 2012 Coûts de recherche || 335 || 331 Coûts de développement non capitalisés || 74 || 76 Total || 409 || 407 3.5.
PRODUITS FINANCIERS || || Millions d’euros || 2013 || 2012 Dividendes || 6 || 12 || || Produits d’intérêts: || || Sur le préfinancement || 29 || 28 Sur les paiements tardifs || 88 || 242 Sur les actifs financiers disponibles à la vente || 71 || 100 Sur les prêts || 1 712 || 1 559 Sur la trésorerie et les équivalents de trésorerie || 21 || 26 Autres || 1 || 2 Total || 1 922 || 1 957 Autres produits financiers || || Gains réalisés sur la vente d’actifs financiers || 24 || 18 Autres || 85 || 160 Total || 108 || 178 || || Gains de change || 2 || 10 || || Total || 2 038 || 2 157 3.6.
DÉPENSES FINANCIÈRES || || Millions d’euros || 2013 || 2012 Charges d’intérêts || || Location || 99 || 88 Sur les emprunts || 1 697 || 1 545 Autres || 22 || 23 Total || 1 818 || 1 656 Autres charges financières || || Ajustements aux provisions financières || 98 || 75 Liés aux instruments financiers gérés par les fiduciaires || 68 || 43 Dépréciation d’actifs financiers disponibles à la vente || 8 || 8 Perte réalisée sur la vente d’actifs financiers || 0 || 4 Autres || 35 || 143 Total || 209 || 273 Différences de change || 18 || 13 || || Total || 2 045 || 1 942
PART DU DÉFICIT NET DES
COENTREPRISES ET ENTITÉS ASSOCIÉES Conformément à la méthode de la mise en
équivalence, la Commission comptabilise dans son compte de résultat économique
la part du déficit net de ses coentreprises et de ses entités associées (cf.
également notes 2.3.1 et 2.3.2). 3.8.
PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE En 2013, des montants de 148,874 milliardss
d’euros (2012: 137,023 milliards d’euros) en opérations sans contrepartie
directe ont été enregistrés dans le compte de résultat économique. 3.9.
INFORMATION SECTORIELLE L’information
sectorielle montre la répartition des charges et produits d’exploitation par
domaine politique, selon la structure du budget par activité en vigueur à la
Commission. Ces domaines politiques peuvent être regroupés en trois grandes
rubriques, à savoir: activités au sein de l’UE, activités en dehors de l’UE,
services et autres. La rubrique «activités au sein de l’UE» est la plus
importante, étant donné qu’elle couvre les nombreuses politiques internes à
l’UE. Celle des «activités en dehors de l’UE» concerne les politiques mises en
œuvre en dehors de l’Union, telles que les politiques en matière de commerce
extérieur et d’aide au développement. La rubrique «services et autres» concerne
les activités horizontales et internes nécessaires au fonctionnement des
institutions et organes de l’UE. Il convient de remarquer que les informations
relatives aux agences sont incluses dans le domaine politique pertinent. Il y a
lieu de noter également que les ressources et contributions propres ne sont pas
ventilées par activité, étant donné qu’elles sont calculées, collectées et
gérées par les services centraux de la Commission. || || || || || || || Millions d’euros || Activités au sein de l’UE || Activités en dehors de l’UE || Services et autres || CECA en liquidation || Autres institutions || Ajustements de consolidation || Total Amendes || 2 757 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 2 757 Prélèvements agricoles || 48 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 48 Récupération de dépenses || 1 687 || 79 || 0 || 0 || 4 || 6 || 1 777 Produits des opérations administratives || 111 || 1 || 998 || 0 || 625 || (478) || 1 257 Autres produits d’exploitation || 3 178 || 104 || 531 || 3 || 55 || (1 296) || 2 575 Autres produits d’exploitation || 7 781 || 184 || 1 529 || 3 || 685 || (1 768) || 8 414 || || || || || || || Dépenses de personnel || (2 248) || (321) || (1 279) || 0 || (1 704) || 25 || (5 527) Dépenses liées aux immobilisations corporelles et incorporelles || (137) || 0 || (115) || 0 || (205) || 7 || (450) Autres frais administratifs || (986) || (329) || (887) || 0 || (1 720) || 628 || (3 293) Frais administratifs || (3 370) || (649) || (2 281) || 0 || (3 628) || 660 || (9 269) || || || || || || || Gestion centralisée directe || (6 068) || (3 348) || (264) || 0 || 0 || 957 || (8 722) Gestion centralisée indirecte || (4 943) || (585) || (32) || 0 || 0 || 69 || (5 491) Gestion décentralisée || (181) || (539) || 0 || 0 || 0 || 0 || (720) Gestion partagée || (119 995) || (74) || 0 || 0 || 0 || 0 || (120 070) Gestion conjointe || (233) || (1 512) || 0 || 0 || 0 || 0 || (1 745) Autres charges d’exploitation || (1 475) || (6) || (367) || (48) || (9) || 82 || (1 824) Charges d’exploitation || (132 894) || (6 064) || (664) || (48) || (9) || 1 108 || (138 571) Total des charges d’exploitation || (136 265) || (6 713) || (2 945) || (48) || (3 638) || 1 768 || (147 840) Charges d’exploitation nettes || (128 483) || (6 529) || (1 416) || (44) || (2 953) || 0 || (139 426) Ressources propres et contributions reçues || || || || || || || 141 241 Surplus des activités opérationnelles || || || || || || || 1 815 Produits financiers nets || || || || || || || (7) Variations du passif lié aux retraites et autres avantages du personnel || || || || || || || (5 565) Part du résultat net des coentreprises et entités associées || || || || || || || (608) Résultat économique de l’exercice || || || || || || || (4 365) INFORMATIONS SECTORIELLES – ACTIVITÉS AU SEIN DE L’UE || || || || || || || || || Millions d’euros || Affaires économiques et financières || Entreprises et industries || Concurrence || Emploi || Agriculture || Transport & énergie || Environne- ment || Recherche || Société de l’information Amendes || 0 || 0 || 2 738 || 0 || 0 || 0 || 16 || 0 || 0 Prélèvements agricoles || 0 || 0 || 0 || 0 || 48 || 0 || 0 || 0 || 0 Récupération de dépenses || 0 || 3 || 0 || 263 || 1 350 || 20 || 0 || 17 || 14 Produits des opérations administratives || 0 || 3 || 0 || 0 || 0 || 23 || 9 || 16 || 0 Autres produits d’exploitation || 5 || 131 || 112 || 36 || 147 || 212 || 127 || 1 052 || 13 Autres produits d’exploitation || 5 || 136 || 2 850 || 299 || 1 545 || 255 || 152 || 1 084 || 27 Dépenses de personnel || (66) || (100) || (78) || (79) || (101) || (268) || (141) || (233) || (104) Dépenses liées aux immobilisations corporelles et incorporelles || 0 || (4) || 0 || (1) || 0 || (15) || (7) || (16) || 0 Autres frais administratifs || (9) || (45) || (7) || (24) || (19) || (109) || (46) || (177) || (24) Dépenses administratives || (74) || (148) || (85) || (104) || (119) || (391) || (195) || (427) || (128) Gestion centralisée directe || (10) || (229) || 1 || (141) || (48) || 519 || (324) || (3 057) || (1 318) Gestion centralisée indirecte || 0 || (108) || 0 || (1) || 0 || (1 137) || (24) || (1 919) || (14) Gestion décentralisée || 0 || 0 || 0 || (58) || (187) || 0 || 0 || 0 || 0 Gestion partagée || 0 || 0 || 0 || (12 183) || (58 652) || 0 || 0 || 0 || 0 Gestion conjointe || 0 || (87) || 0 || (10) || 0 || (131) || 0 || 0 || 0 Autres charges d’exploitation || 0 || 0 || (476) || (15) || (189) || (60) || (40) || (160) || (6) Charges d’exploitation || (10) || (424) || (475) || (12 408) || (59 075) || (808) || (388) || (5 136) || (1 338) TOTAL DES CHARGES D’EXPLOITATION || (84) || (572) || (560) || (12 511) || (59 195) || (1 199) || (582) || (5 563) || (1 466) Charges d’exploitation nettes || (80) || (436) || 2 290 || (12 213) || (57 650) || (945) || (430) || (4 479) || (1 439) INFORMATION SECTORIELLE – ACTIVITÉS AU SEIN DE L’UE
(SUITE) || || || || || || || || || Millions d’euros || Centre commun de recherche || Pêche || Marché intérieur || Politique régionale || Fiscalité et union douanière || Éducation et Culture || Santé et protection des consommateurs || Justice, liberté et sécurité || Total Amendes || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 3 || 2 757 Prélèvements agricoles || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 48 Récupération de dépenses || 1 || 3 || 1 || 12 || 0 || 5 || 2 || (4) || 1 687 Produits des opérations administratives || 37 || 0 || 1 || 0 || 1 || 0 || 12 || 10 || 111 Autres produits d’exploitation || 107 || 7 || 252 || (2) || 1 || 318 || 379 || 281 || 3 178 Autres produits d’exploitation || 146 || 10 || 254 || 10 || 3 || 323 || 393 || 290 || 7 781 Dépenses de personnel || (255) || (37) || (164) || (63) || (46) || (104) || (231) || (179) || (2 248) Dépenses liées aux immobilisations corporelles et incorporelles || (30) || (1) || (12) || 0 || (5) || (1) || (24) || (20) || (137) Autres frais administratifs || (83) || (14) || (89) || (12) || (72) || (96) || (86) || (75) || (986) Dépenses administratives || (368) || (52) || (264) || (75) || (123) || (202) || (341) || (274) || (3 370) Gestion centralisée directe || (78) || (217) || (44) || (72) || (16) || (253) || (331) || (451) || (6 068) Gestion centralisée indirecte || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || (1 671) || (67) || 0 || (4 943) Gestion décentralisée || 0 || 0 || 0 || 64 || 0 || 0 || 0 || 0 || (181) Gestion partagée || 0 || (465) || 0 || (48 470) || 0 || 0 || 0 || (225) || (119 995) Gestion conjointe || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || (3) || (2) || 0 || (233) Autres charges d’exploitation || 3 || (1) || (43) || (96) || 0 || (133) || (162) || (98) || (1 475) Charges d’exploitation || (75) || (683) || (87) || (48 574) || (16) || (2 059) || (562) || (775) || (132 894) Total des charges d’exploitation || (444) || (735) || (351) || (48 649) || (139) || (2 261) || (904) || (1 049) || (136 265) Charges d’exploitation nettes || (297) || (725) || (97) || (48 639) || (136) || (1 938) || (511) || (759) || (128 483) INFORMATIONS
SECTORIELLES - ACTIVITÉS EN DEHORS DE L’UE || || || || || || Millions d’euros || Relations extérieures || Commerce || Développement || Élargissement || Aide humanitaire || Total des activités en dehors de l’UE Récupération de dépenses || 36 || 0 || 6 || 36 || 1 || 79 Produits des opérations administratives || 1 || 0 || 0 || 0 || 0 || 1 Autres produits d’exploitation || (1) || 0 || 86 || 2 || 18 || 104 Autres produits d’exploitation || 35 || 0 || 92 || 38 || 19 || 184 Dépenses de personnel || (27) || (62) || (163) || (45) || (23) || (321) Dépenses liées aux immobilisations corporelles et incorporelles || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 Autres frais administratifs || (24) || (8) || (282) || (8) || (8) || (329) Dépenses administratives || (51) || (70) || (444) || (53) || (31) || (649) Gestion centralisée directe || (1 624) || (6) || (628) || (417) || (673) || (3 348) Gestion centralisée indirecte || (531) || 0 || (16) || (38) || 0 || (585) Gestion décentralisée || (218) || 0 || (67) || (254) || 0 || (539) Gestion partagée || (74) || 0 || 0 || 0 || 0 || (74) Gestion conjointe || (553) || (5) || (241) || (79) || (633) || (1 512) Autres charges d’exploitation || (1) || 0 || (3) || (1) || (1) || (6) Charges d’exploitation || (3 001) || (11) || (955) || (789) || (1 308) || (6 064) Total des charges d’exploitation || (3 052) || (80) || (1 400) || (843) || (1 339) || (6 713) Charges d’exploitation nettes || (3 017) || (80) || (1 308) || (805) || (1 319) || (6 529) INFORMATION
SECTORIELLE – SERVICES ET AUTRES || || || || || || || || || || Millions d’euros || Presse et communication || Office de lutte antifraude || Coordination || Personnel et administration || Eurostat || Budget || Audit || Langues || Autres || Total des services et autres Récupération de dépenses || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 Produits des opérations administratives || 0 || 5 || 2 || 834 || 0 || 60 || 0 || 95 || 0 || 998 Autres produits d’exploitation || (2) || 7 || 1 || 121 || (1) || 31 || 0 || 49 || 325 || 531 Autres produits d’exploitation || (2) || 12 || 3 || 956 || (1) || 91 || 0 || 145 || 325 || 1 529 Dépenses de personnel || (79) || (38) || (149) || (611) || (63) || (42) || (10) || (330) || 43 || (1 279) Dépenses liées aux immobilisations corporelles et incorporelles || (2) || (1) || 0 || (110) || 0 || 0 || 0 || (2) || 0 || (115) Autres frais administratifs || (43) || (14) || (28) || (687) || (17) || (13) || (1) || (83) || 0 || (887) Dépenses administratives || (125) || (52) || (177) || (1 408) || (81) || (55) || (10) || (415) || 43 || (2 281) Gestion centralisée directe || (101) || (17) || 0 || (23) || (31) || (78) || 0 || (15) || 0 || (264) Gestion centralisée indirecte || (32) || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || (32) Gestion décentralisée || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 Gestion partagée || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 Gestion conjointe || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 Autres charges d’exploitation || 0 || 0 || (2) || (1) || 0 || 0 || 0 || 0 || (365) || (367) Charges d’exploitation || (133) || (17) || (2) || (24) || (31) || (78) || 0 || (15) || (365) || (664) Total des charges d’exploitation || (257) || (69) || (179) || (1 431) || (112) || (133) || (10) || (430) || (322) || (2 945) Charges d’exploitation nettes || (259) || (57) || (176) || (476) || (113) || (42) || (10) || (285) || 3 || (1 416) 4.
NOTES ANNEXES AU TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE 4.1.
OBJECTIF ET ÉTABLISSEMENT DU TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE Les informations relatives aux flux de
trésorerie constituent une base pour évaluer la capacité de l’UE à générer de
la trésorerie et des équivalents de trésorerie ainsi que ses besoins en termes
d’utilisation de ces flux de trésorerie. Le tableau des flux de trésorerie est
établi à l’aide de la méthode indirecte. Ceci signifie que le résultat
économique de l’exercice est ajusté en fonction des effets des transactions
sans effet de trésorerie, de tout décalage ou régularisation d’entrées ou de
sorties de trésorerie opérationnelle passées ou futures et des éléments de
produits ou de charges liés aux flux de trésorerie se rapportant aux
investissements. Les flux de trésorerie provenant de
transactions en devise étrangère sont enregistrés dans la devise de présentation
des états financiers de l’UE (l’euro), par application au montant en devise
étrangère du taux de change entre l’euro et la devise étrangère à la date de
ces flux. Le tableau des flux de trésorerie présente
les flux de trésorerie de l’exercice classés en activités opérationnelles et
d’investissement (l’UE n’a pas d’activités de financement). 4.2.
ACTIVITÉS D’EXPLOITATION Les activités opérationnelles correspondent
aux activités de l’UE autres que des activités d’investissement. Il s’agit de
la majorité des activités effectuées. Les prêts octroyés aux bénéficiaires (et
les emprunts connexes, le cas échéant) ne sont pas considérés comme des
activités d’investissement (ou de financement), étant donné qu’ils font partie
des objectifs généraux et donc des opérations quotidiennes de l’UE. Les
activités opérationnelles comprennent également les investissements tels que
ceux du FEI et de la BERD, ainsi que les fonds de capital-risque. Ces activités
visent en effet à contribuer à la réalisation d’objectifs politiques. 4.3.
ACTIVITÉS D’INVESTISSEMENT Les activités d’investissement couvrent
l’acquisition et la cession d’immobilisations corporelles et incorporelles
ainsi que d’autres investissements qui ne sont pas inclus dans les valeurs
disponibles. Les activités d’investissement n’incluent pas les prêts octroyés
aux bénéficiaires. L’objectif est de faire apparaître les véritables
investissements effectués par l’UE. 5.
ACTIFS ET PASSIFS ÉVENTUELS ET AUTRES INFORMATIONS IMPORTANTES 5.1.
ACTIF ÉVENTUEL || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Garanties reçues: || || Garanties de bonne fin || 441 || 337 Autres garanties || 39 || 43 Autres actifs éventuels || 16 || 14 Total || 496 || 394 Les garanties de
bonne fin sont parfois requises pour s’assurer que les bénéficiaires des
financements de l’UE satisfont à leurs obligations contractuelles avec l’UE. 5.2.
PASSIF ÉVENTUEL || || || Millions d’euros || Remarque || 31.12.2013 || 31.12.2012 Garanties données || 5.2.1 || 22 162 || 22 317 Amendes || 5.2.2 || 5 227 || 6 378 FEAGA, développement rural et préadhésion || 5.2.3 || 1 537 || 1 188 Politique de cohésion || 5.2.4 || 137 || 546 Affaires juridiques et autres litiges || 5.2.5 || 689 || 91 Total || || 29 753 || 30 521 Toutes les dettes
éventuelles, à l’exception des dettes liées aux amendes, seraient financées, si
elles devenaient exigibles, par le budget de l’UE lors des exercices à venir. 5.2.1.
Garanties données || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Pour les prêts octroyés par la BEI sur ses fonds propres || || Garantie à 65 % || 19 077 || 18 683 Garantie à 70 % || 1 361 || 1 654 Garantie à 75 % || 257 || 383 Garantie à 100 % || 461 || 594 Total || 21 156 || 21 314 Autres garanties données || 1 006 || 1 003 || || Total || 22 162 || 22 317
Le budget de l’UE garantit des prêts signés et accordés
par la BEI sur ses fonds propres à des pays tiers au 31 décembre 2013
(y compris les prêts accordés aux futurs États membres avant leur adhésion). La
garantie de l’UE est toutefois limitée à un pourcentage du plafond des lignes
de crédit autorisées: 65 % (pour le mandat 2000-2007), 70 %, 75 %
ou 100 %. Pour le mandat 2007-2013, la garantie de l’UE est limitée à 65 %
du solde restant à recouvrer et non des lignes de crédit autorisées. Lorsque le
plafond n’est pas atteint, c’est la totalité de l’encours qui bénéficie de la
garantie de l’UE. Au 31 décembre 2013, le montant total de l’encours
était de 21,156 milliards d’euros auquel se limite ainsi le risque maximum
encouru par l’UE. D’autres garanties données se
rapportent principalement au mécanisme de financement avec partage des risques.
Pour plus d’informations sur cet
instrument, voir la note 2.4. 5.2.2. Amendes Ces montants se rapportent à des amendes
infligées par la Commission pour atteinte aux règles de libre concurrence, dont
le montant est payé à titre provisionnel et pour lesquelles soit un recours a
été introduit, soit on ignore si un recours sera introduit. Ils continueront de
figurer parmi les passifs éventuels jusqu’à ce que la Cour de justice rende une
décision définitive. Les intérêts sur les paiements provisionnels sont inclus
dans le résultat économique de l’exercice et aussi en tant que dette
éventuelle, de façon à tenir compte du caractère incertain des droits de la
Commission sur ces montants. 5.2.3. FEAGA,
développement rural et préadhésion Il s’agit de dettes éventuelles envers les
États membres relatives à des décisions de conformité du FEAGA, au
développement rural et aux corrections financières de préadhésion faisant
l’objet d’une procédure en instance devant la Cour de justice. La détermination
du montant définitif de la dette et la date d’imputation au budget des effets
des recours gagnés dépendront de la durée de la procédure devant la Cour de
justice. 5.2.4. Politique
de cohésion Il s’agit de passifs éventuels envers les
États membres en rapport avec des actions dans le cadre de la politique de
cohésion en attendant la date d’audition orale ou le jugement pendant de la
Cour de Justice. 5.2.5. Affaires
juridiques et autres litiges Cette rubrique porte sur des actions en
dommages-intérêts actuellement intentées contre l’UE, sur d’autres litiges et
sur les frais de justice estimés. Il est à noter que, dans le cadre d’une
action en dommages-intérêts au titre de l’article 288 CE, le requérant doit
démontrer une violation suffisamment grave, de la part de l’institution, d’une
règle de droit ayant pour objet de conférer des droits à des particuliers, un
dommage réel subi par le requérant et un lien de causalité direct entre l’acte
illégal et le préjudice invoqué. 5.3.
AUTRES INFORMATIONS IMPORTANTES 5.3.1. Engagements
encore non apurés restant à liquider || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Engagements encore non apurés restant à liquider || 178 382 || 175 853 Le montant ci-dessus correspond au RAL
(«Reste à liquider») budgétaire diminué des montants afférents inclus en tant
que dépenses dans le compte de résultat économique de 2013. Le RAL budgétaire
correspond au montant des engagements ouverts pour lesquels les paiements et/ou
dégagements n’ont pas encore été effectués. Le RAL budgétaire est la
conséquence normale de l’existence de programmes pluriannuels. Au 31 décembre 2013,
le RAL budgétaire se montait à 222,410 milliards d’euros (2012: 217,810 milliards
d’euros). 5.3.2. Engagements
juridiques significatifs || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Actions structurelles || 150 || 71 775 Protocole avec les pays méditerranéens || 264 || 264 Accords de pêche || 79 || 173 Galileo || 0 || 143 Programme de l’Union pour l’observation et la surveillance de la Terre (GMES) || 0 || 233 Réseau transeuropéen de transport (RTE-T) || 850 || 1 331 Autres engagements contractuels || 3 516 || 3 884 Total || 4 858 || 77 803 Ces engagements
trouvent leur origine dans les engagements juridiques à long terme pris par
l’UE concernant des montants qui n’étaient pas couverts par des crédits
d’engagement inscrits au budget. Ils peuvent être liés à des programmes
pluriannuels tels que les actions structurelles ou des montants que l’UE s’est
engagée à payer ultérieurement dans le cadre de contrats administratifs
existant à la clôture du bilan (par exemple: les contrats liés à la fourniture
de services en matière de sécurité, de nettoyage, etc., mais aussi les
engagements contractuels pour des projets spécifiques tels que des travaux de
construction). Actions structurelles Le tableau ci-après établit une comparaison
entre les engagements juridiques qui n’ont pas encore donné lieu à un
engagement budgétaire et les engagements maximaux par rapport aux montants
prévus dans le cadre financier 2007-2013. Les futures obligations représentent les
montants en suspens pour lesquels la Commission est tenue d’effectuer les
paiements après le 31 décembre 2013. Le montant en suspens restant, à
hauteur de 150 millions d’euros, correspond au budget rectificatif 7/2013
pour les fonds structurels. || || || || || || || Millions d’euros || Cadre financier 2007-2013 (A) || Engagements juridiques conclus (B) || Engagements budgétaires (C) || Dégagements (D) || Engagements juridiques moins engagements budgétaires (= B-C+D) || Engagements maximaux (=A-C+D) || Obligations futures (=A-C) Fonds structurel || 348 151 || 347 767 || 348 001 || 264 || 30 || 414 || 150 Ressources naturelles || 100 558 || 100 353 || 100 558 || 205 || 0 || 205 || 0 Instrument d’aide de préadhésion || 11 110 || 10 856 || 11 110 || 259 || 6 || 259 || 0 Total || 459 818 || 458 976 || 459 668 || 728 || 36 || 878 || 150 Protocoles avec les pays méditerranéens Ces engagements ont trait aux protocoles
financiers conclus avec des pays tiers méditerranéens. Le montant repris ici
correspond à la différence entre le montant total des protocoles signés et le
montant des engagements budgétaires comptabilisés. Ces protocoles sont des
traités internationaux qui ne peuvent pas être dénoncés sans l’accord des deux
parties, bien que le processus de dénonciation de ces textes soit en cours. Accords de pêche Ces engagements ont été conclus avec des
pays tiers en vue d’opérations menées dans le cadre d’accords internationaux de
pêche. Galileo Il s’agit des montants affectés au
programme Galileo visant à développer un système européen de navigation
mondiale par satellite - voir aussi note 2.2. GMES La Commission a conclu un accord avec l’ASE
pour la période 2008-2013 pour la mise en œuvre du composant spatial de la
Surveillance mondiale de l’environnement et de la sécurité (GMES). Le montant
indicatif total pour cette période est de 728 millions d’euros. RTE-T Ce montant concerne les subventions versées
dans le cadre des réseaux de transport transeuropéens (RTE-T) pour la période 2007–2013.
Le programme concerne des projets portant sur l’infrastructure ainsi que sur la
recherche et l’innovation afin de soutenir l’intégration de nouvelles
technologies et de procédés innovants dans le déploiement d’une nouvelle
infrastructure de transport. Le montant indicatif total de ce programme est de 7,9 milliards
d’euros. La diminution des engagements juridiques
afférents au RTE-T est le résultat combiné d’une réduction des engagements
juridiques à la suite de décisions portant modification et d’une hausse des
engagements budgétaires. Autres engagements
contractuels Les montants indiqués sous cette rubrique
correspondent aux engagements restant à payer sur la durée des contrats. Les
montants les plus élevés inclus ici sont les 2,035 milliards destinés à
l’agence «Fusion pour l’énergie» dans le contexte du projet ITER et les 831 millions
d’euros destinés aux contrats de construction du Parlement européen. 6.
PROTECTION DU BUDGET DE L’UE 6.1.
CORRECTIONS FINANCIÈRES ET RECOUVREMENTS EN 2013 6.1.1. Corrections
financières et recouvrements confirmés/décidés en 2013 || || || || Millions d’euros || Corrections financières || Recouvrements || Total 2013 || Total 2012 Agriculture: || || || || FEAGA || 843 || 227 || 1 070 || 638 Développement rural || 247 || 139 || 386 || 221 Politique de cohésion: || || || || FEDER || 337 || 1 || 338 || 958 Fonds de cohésion || 220 || - || 220 || 203 FSE || 834 || 40 || 874 || 425 IFOP/FEP || 10 || 24 || 34 || 2 FEOGA Orientation || 1 || 2 || 3 || 34 Autres || - || 16 || 16 || 19 Domaines de la politique intérieure || 3 || 393 || 396 || 253 Domaines de la politique extérieure || N/A || 93 || 93 || 107 Administration || N/A || 6 || 6 || 7 Total décidé/confirmé en 2013 || 2 495 || 941 || 3 436 || Total décidé/confirmé en 2012 || 2 172 || 695 || || 2 867 Le montant total des corrections
financières et des recouvrements confirmés/décidés en 2013 a augmenté de 20 %
par comparaison avec 2012 (corrections financières augmentées de 15 % et
recouvrements augmentés de 35 %). Sur le montant de 1,402 milliard
d’euros qui concernait la politique de cohésion, 514 millions d’euros se
rapportaient à la période de programmation 2007-2013, 714 millions d’euros,
à la période de programmation de 2000-2006 et le solde de 174 millions
d’euros, à la période de programmation 1994-1999. 6.1.2. Corrections
financières et recouvrements exécutés en 2013 || || || || Millions d’euros || Corrections financières || Recouvrements || Total 2013 || Total 2012 Agriculture: || || || || FEAGA || 481 || 155 || 636 || 771 Développement rural || 230 || 129 || 359 || 225 Politique de cohésion: || || || || FEDER || 622 || - || 622 || 2 416 Fonds de cohésion || 277 || - || 277 || 207 FSE || 842 || 40 || 882 || 430 IFOP/FEP || 4 || 23 || 28 || 1 FEOGA Orientation || 14 || 2 || 16 || 20 Autres || - || 16 || 16 || 11 Domaines de la politique intérieure || 3 || 398 || 401 || 230 Domaines de la politique extérieure || N/A || 93 || 93 || 99 Administration || N/A || 6 || 6 || 9 Total exécuté en 2013 || 2 472 || 862 || 3 334 || Total exécuté en 2012 || 3 742 || 678 || || 4 419 Le montant total des corrections
financières et des recouvrements exécutés en 2013 a diminué de 25 % par
rapport à 2012. L’augmentation de 27 % des recouvrements exécutés en 2013
a été compensée par la diminution des corrections financières de 34 % effectuées
en 2013. Cette réduction est due à une importante affaire associée à
l’exécution et partant, à l’inscription, en 2012, d’une correction financière
de 1,8 milliard d’euros concernant les programmes de cohésion 2000-2006 en
Espagne (représentant 49 % du montant total des corrections financières
exécutées en 2012). Sur le montant de 1,759 milliard d’euros qui
concernait la politique de cohésion, 693 millions d’euros se rapportaient
à la période de programmation 2007-2013, 889 millions d’euros, à la période
de programmation de 2000-2006 et le solde de 177 millions d’euros, à la
période de programmation 1994-1999. Agriculture et développement rural Les corrections financières
confirmées/décidées sont essentiellement liées à des décisions de conformité et
d’apurement, prises à la suite d’audits effectués par la Commission. Le montant
effectivement exécuté diffère du montant décidé en raison des paiements par
tranches effectués par les États membres. Politique de cohésion: FEDER et Fonds de cohésion: - Période de 2007-2013: les
corrections financières ont diminué suite à la politique stricte de supervision
et d’interruption appliquée par la direction générale de la politique régionale
et de la politique urbaine et au nombre croissant de plans d’action mis en
œuvre en réponse à des lettres d’interruption ou de présuspension. Les
corrections financières confirmées/décidées en 2013 concernent 17 États membres
et en particulier la République tchèque (128 millions d’euros), la Hongrie
(139 millions d’euros), la Slovaquie (56 millions d’euros) et
l’Italie (49 millions d’euros). Elles résultent essentiellement de
corrections forfaitaires importantes permettant de tenir compte d’anomalies
dans l’exécution de procédures de marché public. Les corrections financières
exécutées en 2013 concernent principalement la Hongrie (140 millions
d’euros), la Grèce (86 millions d’euros) et la Slovaquie (66 millions
d’euros). - Période de 2000-2006: 81 %
des corrections financières confirmées/décidées en 2013 ont été infligées à l’Italie
(114 millions d’euros) et à l’Espagne (96 millions d’euros) par suite
de la clôture des programmes et de l’exclusion des dépenses considérées
inéligibles. Pour l’Italie, les corrections financières s’expliquent
principalement par la clôture de projets non finis après l’expiration de la
période d’éligibilité et leur exclusion subséquente du financement sur le
budget de l’UE. Ce sont également en Italie et en Espagne que les montants des
corrections financières exécutées en 2013 ont été les plus élevés (à savoir 118 millions
d’euros et 177 millions d’euros respectivement). FSE: - Période de 2007-2013: une
correction financière importante de 219 millions d’euros a été à la fois
confirmée/décidée et exécutée pour la Roumanie en 2013. D’autres corrections
financières confirmées/décidées en 2013 concernaient l’Espagne (45 millions
d’euros) et le Royaume-Uni (25 millions d’euros) et résultaient de la
compétence de supervision exercée par la direction générale de l’emploi, des
affaires sociales et de l’inclusion. Les principales corrections financières
exécutées en 2013 concernaient l’Espagne (44 millions d’euros) et la
République tchèque (41 millions d’euros). Le montant total représente des
corrections financières appliquées pendant la durée de vie des programmes.
L’exécution a eu lieu au moyen d’une déduction des créances intermédiaires
soumises par les États membres. - Période de 2000-2006: les
principales corrections financières qui ont été à la fois confirmées/décidées
et exécutées en 2013 concernent l’Espagne (260 millions d’euros), l’Italie
(103 millions d’euros) et les Pays-Bas (44 millions d’euros). Le
montant total représente des corrections financières appliquées à la clôture
des programmes. Toutes les corrections financières notifiées comme étant mises
en œuvre ont été apportées au moyen d’une déduction des états des dépenses
finaux soumis par les États membres durant le processus de clôture. - Période de 1994-1999: le montant
de 153 millions d’euros de corrections financières infligées par la décision
de la Commission et notifiées comme étant à la fois décidées et exécutées
durant la clôture concerne deux anciens programmes espagnols. 6.1.3. Montants
cumulés des corrections financières et recouvrements exécutés Les informations ci-dessous montrent les
corrections financières cumulées par période de programmation: || || || || || || || Millions d’euros Corrections || Période de programmation || Décisions cumulées du FEAGA depuis 1999 || Total des corrections financières exécutées à la fin 2013 || Exécutées/Décidées-confirmées || Total des corrections financières non encore exécutées || Corrections financières exécutées à la fin 2012 financières || Période 1994-1999 || Période 2000-2006 || Période 2007-2013 Agriculture: || - || 111 || 294 || 8 229 || 8 633 || 89,61 % || 1 001 || 7 902 FEAGA || - || - || - || 8 229 || 8 229 || 89,95 % || 920 || 7 728 Développement rural || - || 111 || 294 || N/A || 404 || 83,16 % || 82 || 174 Politique de cohésion: || 2 711 || 7 248 || 1 472 || N/A || 11 431 || 93,78 % || 756 || 9 673 FEDER || 1 788 || 4 905 || 474 || N/A || 7 166 || 93,76 % || 477 || 6 544 Fonds de cohésion || 264 || 587 || 241 || N/A || 1 092 || 90,65 % || 113 || 815 FSE || 560 || 1 677 || 755 || N/A || 2 992 || 97,86 % || 65 || 2 150 IFOP/FEP || 100 || 7 || 3 || N/A || 109 || 51,77 % || 102 || 105 FEOGA Orientation || 0 || 71 || - || N/A || 72 || 100,0 % || 0 || 58 Autres || - || - || - || N/A || 4 || 100,0 % || 0 || 2 || || || || || || || || Total || 2 711 || 7 358 || 1 766 || 8 229 || 20 068 || 91,94 % || 1 758 || 17 577 Le tableau ci-dessus inclut quelques cas de
corrections financières contestées par certains États membres (précisons que,
comme l’ont démontré les expériences du passé, la Commission a très rarement dû
procéder à des remboursements suite à de telles contestations). Pour plus
d’information, voir notes 5.2.3 et 5.2.4. Les montants des corrections financières
communiqués dans le tableau ci-dessus concernant l’agriculture représentent les
montants associés aux décisions d’apurement de conformité, tandis que les
montants notifiés dans la note 6.1.2
tiennent compte des décisions annuelles d’apurement financier. En ce qui concerne
le FEAGA,
le montant cumulé exécuté de 8,229 milliards d’euros couvre toutes les
corrections apportées et exécutées depuis la première décision prise en 1999. En ce qui
concerne le développement rural, le montant cumulé de 404 millions
d’euros couvre toutes les corrections exécutées depuis 2007. Il convient
de noter que dans certains cas, pour le FEAGA et le développement
rural, la date d’exécution a été différée de plusieurs années et certaines
décisions font également l’objet de remboursements annuels différés. C’est le
cas pour les États membres qui bénéficient d’une assistance financière,
conformément à l’accord-cadre régissant le Fonds européen de stabilité
financière signé le 7 juin 2010. Par conséquent, la divergence
s’accroît entre les montants cumulés décidés et exécutés. Concernant la politique de cohésion: FEDER et Fonds de cohésion: 67 % du
montant total des corrections financières cumulatives déclarées comme exécutées
concernent la période de programmation 2000-2006, dont la clôture est bien
avancée, avec des corrections financières importantes au stade final de la mise
en œuvre. Il existe également des corrections pour la période de 2007-2013 pour
laquelle les programmes sont toujours en cours. - Période de 2007-2013: 83 %
des corrections financières cumulatives déclarées comme exécutées depuis le
début de la période de programmation concernent les États membres suivants:
Hongrie (142,9 millions d’euros), République tchèque (132,7 millions
d’euros), Slovaquie (87,9 millions d’euros), Grèce (86 millions
d’euros), Pologne (84,6 millions d’euros) et Espagne (62 millions
d’euros). Ceci démontre le rôle accru de supervision de la Commission, ainsi
que les actions préventives prises au niveau de l’État membre. - Période de 2000-2006: 5,5 milliards
d’euros de corrections financières ont été notifiées comme exécutées à ce jour,
reflétant le stade avancé de la clôture de cette période de programmation
puisque seuls 384 millions d’euros restaient à exécuter à la fin 2013
(moins de 7 %). FSE: - Période de 2007-2013: le taux
d’exécution pour cette période de programmation est de 92 %. Les États
membres pour lesquels les corrections financières les plus grandes ont été
exécutées sont la Roumanie (299 millions d’euros), l’Espagne (150 millions
d’euros) et la Pologne (118 millions d’euros). Les montants non encore
exécutés concernent principalement le Royaume-Uni (24 millions d’euros),
l’Irlande (19 millions d’euros) et la Roumanie (13 millions d’euros). - Période de 2000-2006: Toutes les
corrections financières notifiées comme décidées/confirmées ont été exécutées,
à l’exclusion d’un montant résiduel associé à la France et la Suède (0,3
million d’euros), qui débouche sur un taux de mise en œuvre de 99,98 %
pour cette période de programmation. Les principaux États membres concernés par
les corrections financières exécutées sont l’Espagne (734 millions
d’euros), l’Italie (376 millions d’euros), la France (220 millions
d’euros) et le Royaume-Uni (163 millions d’euros). - Période de 1994-1999: Toutes les
corrections notifiées comme décidées/confirmées ont été exécutées. Les
principaux États membres concernés sont l’Espagne (180 millions d’euros),
les Pays-Bas (160 millions d’euros) et l’Italie (117 millions
d’euros). IFOP/FEP: le faible taux d’exécution est la
conséquence d’une correction importante de 90 millions d’euros sur les
programmes espagnols associés à l’IFOP 2000-2006 dont le processus de clôture
est en cours. La correction a été acceptée par l’État membre, mais ne sera
exécutée qu’à la clôture. En ce qui concerne les recouvrements, des
données cumulées fiables ne sont disponibles que depuis 2008 et l’introduction
d’une fonctionnalité spécifique dans le système comptable de la Commission afin
de mieux suivre et signaler ces recouvrements. Les données ci-dessous montrent
la ventilation des recouvrements exécutés par exercice: || || || || || || || Millions d’euros || || Total au || Total au Recouvrements || Exercices || Fin 2013 || Fin 2012 || 2008 || 2009 || 2010 || 2011 || 2012 || 2013 || || Agriculture: || || || || || || || || FEAGA || 356 || 148 || 172 || 178 || 161 || 155 || 1 170 || 1 015 Développement rural || 0 || 25 || 114 || 161 || 166 || 129 || 595 || 466 Politique de cohésion || 31 || 102 || 25 || 48 || 14 || 81 || 301 || 219 Domaines de la politique intérieure || 40 || 100 || 162 || 268 || 229 || 398 || 1 197 || 799 Domaines de la politique extérieure || 32 || 81 || 136 || 77 || 99 || 93 || 518 || 425 Administration || 0 || 9 || 5 || 2 || 9 || 6 || 31 || 25 Total || 459 || 464 || 614 || 734 || 678 || 862 || 3 811 || 2 949 6.2.
PROTECTION DU BUDGET DE L’UE — SYNTHÈSE Une considération importante dans
l’exécution du budget de l’UE a trait à la nécessité de garantir une prévention
ou détection adéquate et, ultérieurement, correction des erreurs, irrégularités
et fraudes. Cette note a pour objectif de fournir une meilleure estimation des
montants totaux couverts par les contrôles et les actions de l’UE de façon à
illustrer, en termes réels, la façon dont le budget de l’UE est protégé. De
plus amples informations sur ces chiffres et sur les mécanismes préventifs et
correctifs prévus dans la législation applicable sont disponibles dans la
communication préparée par la Commission et envoyée à l’autorité responsable de
la décharge et à la Cour chaque année en septembre. Cette communication est disponible
sur le site web Europa de la direction générale du budget. Cette communication
fournit non seulement plus d’informations sur les chiffres contenus dans cette
note (en particulier les ventilations des corrections financières par État
membre), mais elle inclut aussi des informations supplémentaires (telles que
des données sur les corrections financières nettes qui conduisent au revenu
assigné pour le budget de l’UE et les résultats du travail de correction
effectué par les États membres). 6.2.1. Corrections
financières Au titre de la gestion partagée, les États
membres sont les principaux responsables de la prévention, de la détection et
de la correction des erreurs, des irrégularités ou des fraudes commises par les
bénéficiaires en premier lieu, tandis que la Commission joue un rôle global de
supervision. Lorsque des défaillances graves dans les systèmes de gestion et de
contrôle des États membres entraînent ou pourraient entraîner des erreurs,
irrégularités ou fraudes individuelles ou systémiques, la Commission peut
appliquer des corrections financières. Les corrections financières ont
lieu en trois grandes étapes, à savoir: (1) Corrections financières en cours:
à ce stade, les corrections financières subissent toujours des modifications
puisqu’elles n’ont pas encore été formellement acceptées par les États membres.
Il peut s’agir, par exemple, d’un audit finalisé pour lequel la Commission n’a
pas encore clôturé la procédure contradictoire avec l’État membre concerné. Ces
corrections sont notifiées dans la communication mentionnée ci-dessus. (2) Correction financière confirmée/décidée:
ces montants sont définitifs, dans le sens où ils ont été soit confirmés
(c’est-à-dire acceptés) par l’État membre concerné, soit arrêtés par une
décision de la Commission. Ils sont inscrits au tableau 6.1.1 ci-dessus. (3) Corrections financières exécutées: ces montants
correspondent à la dernière étape du processus par lequel la situation observée
d’une dépense indue est définitivement corrigée. Plusieurs mécanismes de
correction sont prévus dans les cadres réglementaires sectoriels. Ces chiffres
sont inscrits aux tableaux 6.1.2 et 6.1.3 ci-dessus. 6.2.2. Recouvrements
Au titre de la gestion directe, et
conformément au règlement financier, les ordres de recouvrement doivent être
établis par l’ordonnateur pour les montants versés indûment. Les recouvrements
sont alors mis en œuvre par virement bancaire direct effectué par le débiteur
(à savoir, l’État membre) ou par compensation avec d’autres montants que la
Commission doit au débiteur. Le règlement financier prévoit des procédures
supplémentaires pour assurer la perception des ordres de recouvrement échus qui
font l’objet d’un suivi spécifique par l’ordonnateur de la Commission. Au titre de la gestion partagée et
conformément au règlement financier et aux règlements sectoriels, les États
membres (et non la Commission) sont tenus d’identifier les erreurs et
irrégularités et de recouvrer les montants indûment versés conformément aux
règles et procédures nationales. Pour le FEAGA, les montants recouvrés auprès
des bénéficiaires sont portés au crédit de la Commission après déduction
appliquée par l’État membre à hauteur de 20 % (en moyenne), qui les
enregistre comme recettes. En ce qui concerne le FEADER et la politique de
cohésion, les recouvrements sont pris en considération dans la demande de
paiement suivante avant qu’elle ne soit transmise aux services de la Commission
et la somme concernée peut donc être réutilisée pour le programme. Si un État
membre renonce au recouvrement ou manque de diligence, la Commission peut
décider d’intervenir et d’imposer une correction financière à l’État membre
concerné. 6.2.3. Mécanismes
préventifs de la Commission En plus des mécanismes correctifs
susmentionnés, la Commission utilise un nombre de mécanismes préventifs pour
protéger le budget de l’UE. Au titre de la gestion directe, les actions
préventives comprennent les contrôles effectués par les services compétents sur
l’éligibilité des dépenses réclamées par les bénéficiaires. Ces contrôles ex
ante sont intégrés aux procédures de gestion des programmes et sont destinés à
donner une assurance raisonnable quant à la légalité et la régularité des
dépenses à payer. Les services de la Commission peuvent également fournir des
orientations, sur les questions contractuelles notamment, dans le souci d’une
gestion saine et efficace du financement, pour réduire ainsi le risque
d’irrégularités. Au titre de la gestion partagée
(c’est-à-dire les dépenses agricoles et de la politique de cohésion), les États
membres ont la responsabilité première tout au long du cycle des dépenses de
veiller à la légalité et à la régularité des dépenses effectuées à partir du
budget de l’UE. Des mécanismes de prévention existent également au niveau de la
Commission en sa qualité d’autorité de contrôle. La Commission peut, en ce qui
concerne les dépenses de cohésion, - interrompre le délai de paiement
pendant une période maximale de six mois pour les programmes 2007-2013 dans les
cas où: (a) il existe des preuves attestant des
lacunes significatives dans le fonctionnement des systèmes de gestion et de
contrôle de l’État membre concerné; ou (b) les services de la Commission doivent
procéder à des vérifications supplémentaires à la suite d’informations leur
signalant que des dépenses mentionnées dans un état des dépenses certifié sont
entachées d’une irrégularité grave qui n’a pas été corrigée. - suspendre tout ou partie d’un
paiement intermédiaire à un État membre pour les programmes 2007-2013 dans les
trois cas suivants: (a) quand le système de gestion et de
contrôle du programme s’avère présenter de sérieuses lacunes et l’État membre
n’a pas pris les mesures correctrices nécessaires; ou (b) quand les dépenses figurant dans une
déclaration de dépenses certifiée présentent une irrégularité grave qui n’a pas
été corrigée; ou (c) si un État membre a gravement manqué à
ses obligations de gestion et de contrôle. Si l’État membre ne prend pas les mesures
requises, la Commission peut décider d’imposer une correction financière. Interruptions: || || || || || || || millions d’euros Période de programmation 2007-2013 || Total des affaires en cours au 31.12.2012 || Nouvelles affaires 2013 || Affaires clôturées en 2013 || Total des affaires en cours au 31.12.2013 Fonds || Nombre de cas || Montant || Nombre de cas || Montant || Nombre de cas || Montant || Nombre de cas || Montant FEDER et Fonds de cohésion || 38 || 1 638 || 220 || 4 242 || 157 || 4 272 || 101 || 1 608 FSE || 15 || 181 || 25 || 349 || 20 || 258 || 20 || 272 FEP || 30 || 108 || 20 || 339 || 40 || 350 || 10 || 97 Total || 83 || 1 927 || 265 || 4 930 || 217 || 4 880 || 131 || 1 977 Suspensions: Concernant le FEDER et le Fonds
de cohésion et les deux décisions de suspension qui étaient toujours en
vigueur à la fin 2012, il a été décidé, en 2013, de lever la suspension
applicable à l’Allemagne. La décision de suspension concernant l’Italie reste
par contre en vigueur jusqu’à fin 2013. Quatre nouvelles décisions de
suspension ont été adoptées en 2013: trois d’entre elles concernaient l’Espagne
et étaient toujours en vigueur à la fin de l’exercice; la dernière concernait
l’Estonie et a été levée avant la fin de l’exercice. On notera que deux
nouvelles décisions de suspension ont été adoptées en janvier 2014 et
concernaient toutes deux des programmes exécutés en Espagne. Concernant le FSE, deux décisions de
suspension adoptées en 2012 étaient toujours en vigueur à la fin 2012. La
suspension a été levée en 2013 pour la République tchèque, mais elle est restée
en vigueur en 2013 pour la Slovaquie. Onze nouvelles décisions de suspension
ont été adoptées en 2013. Dix de ces décisions de suspension (Belgique,
République tchèque, Espagne, France, Italie, Slovaquie et Royaume-Uni) étaient
toujours en vigueur à la fin de l’exercice. La onzième, qui concernait
l’Allemagne, a été levée. Une décision de suspension adoptée en 2011 était
toujours en cours à la fin de l’exercice (France). Aucune décision de suspension n’a été
adoptée en 2013 pour le FEP. 6.3.
RECOUVREMENT DES MONTANTS DE PRÉFINANCEMENT INUTILISÉS || || Millions d’euros || 2013 || 2012 Agriculture: || || FEAGA || 0 || 0 Développement rural || 0 || 0 Politique de cohésion: || || FEDER || 68 || 38 Fonds de cohésion || 4 || 5 FSE || 53 || 214 IFOP/FEP || 7 || 0 FEOGA Orientation || 3 || 5 Domaines de la politique intérieure || 208 || 207 Domaines de la politique extérieure || 91 || 104 Administration || 1 || 2 Total des recouvrements || 435 || 575 Les montants
susmentionnés ont été déduits du calcul des montants de préfinancement inclus
aux notes 2.6 et 2.10. Il ne faut pas confondre les
recouvrements des montants de préfinancement inutilisés avec le recouvrement de
dépenses irrégulières. Lorsque les services de la Commission repèrent et
recouvrent de telles dépenses attachées à des montants de préfinancement
déboursés, celles-ci sont incluses dans la procédure normale de correction
financière ou la procédure de recouvrement décrite ci-dessus.
MÉCANISMES DE SOUTIEN FINANCIER La présente note vise à donner un aperçu
complet des mécanismes de soutien financier qui existent actuellement dans l’UE
et de compléter ainsi les informations rapportées dans la note 2. Les
informations incluses dans la première partie de cette note (7.1)
concernent les activités de prêt et d’emprunt de l’UE gérées par la Commission.
Les informations dans la deuxième partie (7.2) abordent les mécanismes
intergouvernementaux de stabilité financière en dehors du cadre du traité de
l’UE et n’ayant donc aucune incidence sur le budget de l’UE. 7.1.
ACTIVITÉS DE PRÊT ET D’EMPRUNT GÉRÉES PAR LA COMMISSION 7.1.1. Activités
d’emprunt et de prêt — Aperçu MONTANTS À LA VALEUR COMPTABLE || || || || || || || Millions d’euros || AMF || Euratom || BDP || MESF || CECA en liquidation || Total 31.12.2013 || Total 31.12.2012 Prêts || 569 || 387 || 11 623 || 44 468 || 211 || 57 258 || 57 294 Prêts (note 2.4.2) || || || || || || || Emprunts || 569 || 387 || 11 623 || 44 468 || 190 || 57 237 || 57 267 (note 2.14) || || || || || || || Les montants susmentionnés
s’entendent à la valeur comptable tandis que les tableaux ci-dessous sont
présentés en valeur nominale. L’UE est habilitée par le traité UE à
adopter des opérations d’emprunt pour mobiliser les ressources financières
nécessaires pour accomplir ses mandats spécifiques. La Commission, agissant au
nom de l’UE, gère actuellement trois programmes principaux, à savoir l’AMF,
l’aide à la BDP et le MESF, dans le cadre desquels elle peut accorder des prêts
et qu’elle finance en émettant des titres de créances sur les marchés de
capitaux ou auprès d’institutions financières. Les principaux points ou caractéristiques à
noter pour ces trois instruments sont: – les emprunts
de l’UE sont des opérations hors budget; les capitaux requis pour financer les
prêts de l’UE au titre des programmes ci-dessus sont empruntés sur les marchés
des capitaux ou auprès d’institutions financières; l’UE n’est autorisée ni à
emprunter pour financer ses dépenses budgétaires ordinaires ni à afficher un
déficit budgétaire; – le volume
des emprunts varie de petits placements privés pour des montants allant jusqu’à
500 millions d’euros à des opérations de référence au titre de prêts (au
minimum 1 milliard d’euros); – les fonds
collectés sont prêtés par des opérations réciproques au pays bénéficiaire,
c’est-à-dire avec le même coupon, la même durée et le même montant. Malgré
l’application de modalités similaires, le service de la dette des instruments
de financement relève de la responsabilité juridique de l’UE, qui s’assure que
tous les paiements d’obligations sont effectués en temps utile et entièrement.
À cet effet, les bénéficiaires d’aide à la BDP sont tenus de déposer les
remboursements sept jours avant les échéances, et les bénéficiaires du FESM 14
jours à l’avance, ce qui laisse à la Commission un délai suffisant pour
garantir des paiements dans les délais en toutes circonstances. – Pour chaque
programme national, les décisions du Conseil et de la Commission déterminent le
montant global accordé, le nombre (maximum) de remboursements à effectuer et
l’échéance (moyenne) maximale de l’enveloppe de prêts. La Commission et le pays
bénéficiaire conviennent ensuite des paramètres de prêt/de financement, y
compris des remboursements et du paiement des tranches. Par ailleurs, toutes
les tranches du prêt, hormis la première, sont subordonnées au respect de
conditions strictes et convenues, tout comme le soutien du FMI, dans le
contexte d’une aide financière conjointe de l’UE et du FMI. Il s’agit là d’un
autre facteur influençant le calendrier du financement. – Ceci
implique que le calendrier et les échéances des émissions dépendent de
l’activité de prêt correspondante de l’UE, – le
financement est libellé exclusivement en euros et les échéances vont de 3 à 30
ans, – Les emprunts
de l’UE sont des obligations directes et inconditionnelles de l’UE et sont
garantis par les 28 États membres, Les emprunts contractés pour financer les
prêts aux pays tiers sont couverts par le Fonds de garantie relatif aux actions
extérieures (voir notre 2.4). – En cas de
défaillance d’un pays bénéficiaire, le service de la dette sera prélevé du
solde de trésorerie disponible de la Commission, le cas échéant. Si cela devait
s’avérer impossible, la Commission procéderait au prélèvement des fonds
nécessaires auprès des États membres. Les États membres de l’UE sont tenus
légalement, conformément à la législation relative aux ressources propres de
l’UE (article 12 du règlement du conseil no 1150/2000), de
débloquer des fonds suffisants pour répondre aux obligations de l’UE. Dès lors,
les investisseurs sont uniquement exposés au risque de crédit de l’UE et non à
celui du bénéficiaire des prêts financés, – les prêts
«back-to-back» garantissent que le budget de l’UE n’assume pas de risque des
taux d’intérêt ou de risque de change. Par ailleurs, l’entité juridique Euratom
(représentée par la Commission) emprunte de l’argent pour prêter à la fois aux
États membres et aux États tiers afin de financer des projets relatifs à des
installations énergétiques. Enfin, la Communauté européenne du charbon et de
l’acier (CECA) en liquidation, à la suite d’une restructuration des dettes
d’un débiteur défaillant, a obtenu en 2002 et en 2007 des billets à ordre de la
BEI (notés AAA). À la date de clôture, la valeur comptable de ces billets à
ordre s’élevait à 212 millions d’euros. Des précisions sont apportées ci-dessous à
propos de chacun de ces instruments. Les taux d’intérêt effectifs (exprimés
comme une gamme de taux d’intérêt) étaient les suivants: Prêts || 31.12.2013 || 31.12.2012 Assistance macrofinancière (AMF) || 0,27 %-4,54 % || 0,298 %-4,54 % Euratom || 0,34 %-5,76 % || 0,431 %-5,76 % Balance des paiements (BDP) || 2,375 %-3,625 % || 2,375 %-3,625 % Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF) || 2,375 %-3,750 % || 2,375 %-3,750 % CECA en liquidation || 5,2354 %-5,8103 % || 5,2354 %-5,8103 % Emprunts || 31.12.2013 || 31.12.2012 Assistance macrofinancière (AMF) || 0,27 %-4,54 % || 0,298 %-4,54 % Euratom || 0,291 %-5,6775 % || 0,351 %-5,6775 % Balance des paiements (BDP) || 2,375 %-3,625 % || 2,375 %-3,625 % Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF) || 2,375 %-3,750 % || 2,375 %-3,750 % CECA en liquidation || 6,92 %-9,78 % || 6,92 %-9,78 % 7.1.2. Balance
des paiements Le mécanisme de la BDP, un instrument
financier à base politique, apporte une aide financière à moyen terme aux États
membres de l’UE. Il permet d’accorder des prêts aux États membres qui
rencontrent des difficultés ou une menace sérieuse de rencontrer des
difficultés dans leur balance des paiements ou leurs mouvements de capitaux.
Seuls les États membres qui n’ont pas adopté l’euro peuvent bénéficier de ce
mécanisme. L’aide à la BDP accordée à la Lettonie a été accordée avec
l’introduction de l’euro, le 1er janvier 2014. L’encours
maximum des prêts accordé au titre de cet instrument est de 50 milliards
d’euros. Les emprunts associés à ce mécanisme BDP, des prêts sont garantis par
le budget de l’UE. Au 31 décembre 2013, le budget de l’UE est ainsi
exposé à un risque possible maximum de 11,623 milliards d’euros concernant
ces prêts (les 11,4 milliards d’euros ci-dessous désignant la valeur
nominale). BDP - VALEUR NOMINALE || || || || Millions d’euros || Hongrie || Lettonie || Roumanie || Total Total des prêts accordés || 6 500 || 3 100 || 8 400 || 18 000 Versés au 31/12/2012 || 5 500 || 2 900 || 5 000 || 13 400 Versés en 2013 || 0 || 0 || 0 || 0 Prêts versés au 31.12.2013 || 5 500 || 2 900 || 5 000 || 13 400 Prêts remboursés au 31.12.2013 || (2 000) || 0 || 0 || (2 000) Encours au 31.12.2013 || 3 500 || 2 900 || 5 000 || 11 400 Montants non prélevés au 31.12.2013 || 0 || 0 || 0 || 0 Un tableau illustrant le calendrier de
remboursement de ces prêts figure à la fin de la note 7.1.3. Entre novembre 2008 et fin 2013, une
aide financière s’élevant à un total de 18 milliards d’euros, dont 13,4 milliards
d’euros avaient été versés à la fin de 2013, a été accordée à la Hongrie, la
Lettonie et la Roumanie. On notera que le programme de soutien de la BDP pour
la Hongrie a expiré en novembre 2010 (avec 1 milliard d’euros non
prélevés) et qu’un premier remboursement de 2 milliards d’euros a été reçu
comme prévu en décembre 2011. Le programme de soutien de la BDP pour la
Lettonie a expiré en janvier 2012 (avec 200 millions d’euros non
prélevés) et un premier remboursement d’un milliard d’euros a été reçu
comme prévu en avril 2014. Le premier programme de soutien de la BDP pour
la Roumanie a expiré en mai 2012, tous les montants octroyés, soit 5 millions
d’euros, ayant été décaissés. Les divers programmes de soutien de la BDP ayant
expiré, aucun montant versé n’apparaît dans le tableau ci-dessus. En février 2011, la Roumanie a demandé
un programme d’assistance financière à titre de précaution avec suivi dans le
cadre du mécanisme BDP pour soutenir la relance de la croissance économique. Le
12 mai 2011, le Conseil a décidé de mettre une assistance BDP
préventive à la disposition de la Roumanie à concurrence de 1,4 milliard
d’euros (décision du Conseil 2011/288/UE). Celle-ci a toutefois expiré à la fin
mars 2013 sans avoir été utilisée. Suite la deuxième demande d’assistance
préventive introduite par la Roumanie, le Conseil a décidé, le 22 octobre 2013
(décision du Conseil 2013/531/UE), de fournir une nouvelle assistance BDP
préventive de l’UE à concurrence de 2 milliards d’euros qui restera active
jusqu’au 30 septembre 2015. Si son activation devait être demandée,
l’assistance financière sera fournie sur la forme de prêt d’une échéance
moyenne maximale de huit ans. 7.1.3. Mécanisme
européen de stabilisation financière MESF — VALEUR NOMINALE || || || Millions d’euros || Irlande || Portugal || Total Total des prêts accordés || 22 500 || 26 000 || 48 500 Versés au 31/12/2012 || 21 700 || 22 100 || 43 800 Versés en 2013 || 0 || 0 || 0 Prêts versés au 31/12/2013 || 21 700 || 22 100 || 43 800 Prêts remboursés au 31/12/2013 || 0 || 0 || 0 Prêts en cours au 31/12/2013 || 21 700 || 22 100 || 43 800 Montants non prélevés au 31/12/2013 || 800 || 3 900 || 4 700 Un tableau illustrant le calendrier
de remboursement de ces prêts figure à la fin de cette note. Le 11 mai 2010, le Conseil a
adopté le MESF en vue de préserver la stabilité financière en Europe (règlement
(UE) no 407/2010 du Conseil). Le mécanisme, qui se fonde sur
l’article 122, paragraphe 2, du TFUE, permet l’octroi d’une assistance
financière à un État membre qui connaît des difficultés ou une menace sérieuse
de graves difficultés en raison d’événements exceptionnels échappant à son
contrôle. L’assistance peut consister en un prêt ou une ligne de crédit. La
Commission emprunte ces fonds sur les marchés des capitaux ou auprès
d’institutions financières pour le compte de l’UE et les prête à l’État membre
bénéficiaire. Pour chaque pays qui reçoit un prêt dans le cadre du MESF, une
évaluation trimestrielle du respect des conditions de la politique attachée au
prêt est effectuée préalablement au versement de chaque tranche. Conformément aux conclusions du Conseil
ECOFIN du 9 mai 2010, le mécanisme est limité à 60 milliards
d’euros. Du point de vue juridique, la limite est toutefois fixée par l’article
2, paragraphe 2, du règlement du Conseil no 407/2010, qui limite
l’encours des prêts ou lignes de crédit à la marge disponible sous le plafond
des ressources propres. Les emprunts relatifs à des prêts accordés dans le
cadre du MESF sont garantis par le budget de l’UE. Au 31 décembre 2013,
le budget est donc exposé à un risque possible maximum de 44,469 milliards
d’euros concernant ces prêts (les 43,8 milliards d’euros ci-dessus
désignant la valeur nominale). Étant donné que les emprunts dans le cadre du
MESF sont garantis par le budget de l’UE, le Parlement européen suit les
actions du MESF de la Commission et exerce un contrôle dans le contexte de la
procédure budgétaire et de décharge. Par sa décision d’exécution de
décembre 2010, le Conseil a accepté d’octroyer à l’Irlande un prêt d’un
montant maximal de 22,5 milliards d’euros et, en mai 2011, d’octroyer
au Portugal un prêt d’un montant maximal de 26 milliards d’euros. Les
décisions d’exécution initiale ont fixé un intérêt avec une marge pour aboutir
à des conditions similaires à celles de l’aide apportée par le FMI. Avec
l’adoption des décisions d’exécution du Conseil no 682/2011 et 683/2011
du 11 octobre 2011, le Conseil a supprimé rétroactivement la marge
des intérêts et a étendu l’échéance moyenne maximale de 7,5 ans à 12,5 ans et
la durée des tranches individuelles jusqu’à 30 ans. Par suite de l’adoption des
décisions d’exécution du Conseil nos 313/2013 et 323/2013 du 21 juin 2013,
le Conseil a encore allongé de sept ans l’échéance moyenne maximale des prêts
octroyés à l’Irlande et au Portugal au titre du MESF, la portant à 19 ans et
demi. Cette prorogation allège le profil d’amortissement de la dette des deux
pays et réduit leurs besoins de refinancement au-delà du programme. Le MESF ne
s’engagera plus dans de nouveaux programmes de financement et ne conclura plus
de nouveaux accords pour des mécanismes de prêt, mais continuera à financer les
programmes en cours en faveur du Portugal et de l’Irlande (voir également la
note 7.2.2 ci-dessous). Le 25 mars 2014, 2,6 milliards
d’euros ont été déboursés au titre du MESF (0,8 milliard d’euros pour
l’Irlande et 1,8 milliard d’euros pour le Portugal), avec une échéance de
remboursement fixée à avril 2024. Le tableau suivant
donne un aperçu du tableau d’amortissement prévu en valeur nominale pour les
montants de prêts MESF et BDP en cours à la date de signature de ces comptes: || || || || || || || Année || BDP || MESF || Total || Hongrie || Lettonie || Roumanie || Total || Irlande || Portugal || Total 2014 || 2 || 1 || || 3 || || || 0 || 3 2015 || || 1,2 || 1,5 || 2,7 || 5 || || 5 || 7,7 2016 || 1,5 || || || 1,5 || || 4,75 || 4,75 || 6,25 2017 || || || 1,15 || 1,15 || || || 0 || 1,15 2018 || || || 1,35 || 1,35 || 3,9 || 0,6 || 4,5 || 5,85 2019 || || 0,5 || 1 || 1,5 || || || 0 || 1,5 2021 || || || || 0 || 3 || 6,75 || 9,75 || 9,75 2022 || || || || 0 || || 2,7 || 2,7 || 2,7 2024 || || || || 0 || 0,8 || 1,8 || 2,6 || 2,6 2025 || || 0,2 || || 0,2 || || || 0 || 0,2 2026 || || || || 0 || 2 || 2 || 4 || 4 2027 || || || || 0 || 1 || 2 || 3 || 3 2028 || || || || 0 || 2,3 || || 2,3 || 2,3 2032 || || || || 0 || 3 || || 3 || 3 2038 || || || || 0 || || 1,8 || 1,8 || 1,8 2042 || || || || 0 || 1,5 || 1,5 || 3 || 3 Total || 3,5 || 2,9 || 5 || 11,4 || 22,5 || 23,9 || 46,4 || 57,8 7.1.4. AMF,
EURATOM et CECA en liquidation L’AMF est un instrument financier
axé sur une politique d’aide au redressement de la balance des paiements et/ou
une aide budgétaire, non liées et sans affectation particulière, en faveur de
pays tiers partenaires géographiquement proches du territoire de l’UE. Elle
consiste en des subventions ou des prêts à moyen/long terme, voire en une
combinaison appropriée des deux, et complète généralement un financement
octroyé dans le cadre d’un programme de réforme et d’ajustement appuyé par le
FMI. Ces prêts sont garantis par le Fonds de garantie (voir note 2.4). L’Euratom est une entité juridique
de l’UE et est représentée par la Commission. Elle octroie des prêts aux États
membres dans le but de financer, dans les États membres, des projets
d’investissement relatifs à la production industrielle d’électricité dans des
centrales nucléaires et à des installations industrielles du cycle du
combustible. Elle octroie également des prêts aux pays tiers dans le but
d’améliorer le niveau de sécurité et d’efficacité des centrales nucléaires et
des installations du cycle du combustible nucléaire qui sont en service ou en
cours de construction. Des garanties de tiers d’un montant de 387 millions
d’euros (2012: 423 millions d’euros) ont été reçues pour couvrir ces
prêts. Les prêts CECA sont octroyés par la
CECA en liquidation sur des fonds empruntés (212 millions d’euros)
conformément aux articles 54 et 56 du traité CECA, ainsi que trois titres
d’emprunt non cotés émis par la BEI pour se substituer à un débiteur
défaillant. Ces titres seront détenus jusqu’à l’échéance (2017 et 2019) de
sorte à couvrir le service des emprunts liés. Les variations de la valeur
comptable correspondent à la variation des intérêts courus plus l’amortissement
sur l’exercice des primes versées et des frais de transaction encourus lors de
la comptabilisation initiale, le calcul étant effectué conformément à la
méthode du taux d’intérêt effectif. 7.2.
MÉCANISMES INTERGOUVERNEMENTAUX DE STABILITÉ FINANCIÈRE EN
DEHORS DU CADRE DU TRAITÉ DE L’UE 7.2.1. Fonds
européen de stabilité financière Le Fonds européen de stabilité financière
(FESF) a été créé par les États membres de la zone euro et s’est vu octroyer
pour mandat de préserver la stabilité financière en Europe en apportant une
aide financière aux États membres de la zone euro. Le FESF est une société
commerciale de droit luxembourgeois détenue par les États membres de la zone
euro en dehors du cadre du traité de l’UE. Il n’est donc pas un organe de l’UE
et est entièrement séparé et non consolidé dans les comptes de l’UE. Il n’est
pas garanti par le budget de l’UE. Par conséquent, il n’a aucun impact sur les
comptes de l’UE, hormis les sanctions possibles décrites ci-dessous. Compte
tenu de l’entrée en vigueur du MES (voir ci-dessous), le FESF n’a pas octroyé
de nouveau prêt après le 1er juillet 2013. La Commission est responsable de négocier
la conditionnalité politique attachée à l’aide financière et le contrôle de la
conformité avec cette conditionnalité. Le règlement no 1173/2011
du Parlement et du Conseil autorise l’imposition de sanctions sous la forme
d’amendes aux États membres dont la devise est l’euro. Ces amendes, d’un
montant de 0,2 % du PNB de l’État membre l’année précédente, peuvent être
appliquées dans les cas où un État membre n’a pas pris les mesures appropriées
pour rectifier un déficit budgétaire excessif ou si une manipulation des
statistiques a été constatée. De même, le règlement no 1174/2011
relatif aux déséquilibres macroéconomiques prévoit d’imputer une amende
annuelle de 0,1 % du PIB à un État membre de la zone euro dans les cas où
il n’a pas pris la mesure correctrice demandée ou a soumis un plan de mesures
correctrices insuffisant. Le règlement no 1177/2011 a mis à
jour le règlement no 1467/97 visant à accélérer et à clarifier
la mise en œuvre de la procédure concernant les déficits excessifs. Ce
règlement mis à jour prévoit également la possibilité d’imputer des amendes à
des États membres de la zone euro (égales à 0,2 % du PNB plus une
composante variable). Selon les trois règlements, toute amende recueillie par
la Commission sera transférée au FESF ou à son mécanisme successeur. Ces
amendes transitent désormais par le budget de l’UE et sont ensuite transférées
au FESF. Autrement dit, ces montants apparaîtront à la fois comme un produit et
une charge dans le budget et n’auront dès lors aucune incidence sur le résultat
global du budget. Ils n’auront pas d’incidence non plus sur le résultat économique
tel qu’il est présenté dans les états financiers de l’UE. 7.2.2. Mécanisme
européen de stabilité Le Conseil européen a convenu le 17 décembre 2010
de la nécessité pour les États membres de la zone euro de mettre en place un
mécanisme de stabilité permanent: le Mécanisme européen de stabilité (MES), une
organisation intergouvernementale de droit public international en dehors du
cadre du traité de l’UE. Le traité MES a été signé par les 17 États membres de
la zone euro le 2 février 2012 et est entrée en vigueur en
octobre 2012. Le MES exerce les tâches accomplies par le MESF et le FESF,
devenant ainsi le seul mécanisme permanent à répondre aux nouvelles demandes
d’aide financière des États membres de la zone euro. En conséquence, le FESF et
le MESF ne s’engageront plus dans de nouveaux programmes de financement ou ne
passeront plus de convention de prêt. La création du MES n’a aucune incidence
sur les engagements existants pris au titre du MESF ou du FESF. Il convient
également de noter que le budget de l’UE ne garantira pas les emprunts du MES.
Étant donné que ce mécanisme a sa propre personnalité juridique et est
directement financé par les États membres de la zone euro, il n’est pas un
organe de l’UE et n’a aucun impact sur les comptes de l’UE ni sur le budget de
l’UE, hormis les recettes des sanctions possibles décrites ci-dessus. Comme indiqué précédemment, les amendes
perçues dans le cadre des règlements nos 1173/2011, 1174/2011 et 1177/2011
transiteront par le budget de l’UE avant d’être transférées au MES dès que le
FESF ne sera plus opérationnel. Par ailleurs, le traité sur la stabilité, la
coordination et la gouvernance signée par 25 États membres (à l’exclusion du
Royaume-Uni et de la République tchèque) prévoit le paiement de sanctions pour
chacune des «parties contractantes» si cet État membre n’a pas pris les mesures
nécessaires pour remédier à une violation du critère en matière de déficit. Les
sanctions infligées (qui ne peuvent excéder 0,1 % du PIB) seront payables
au MES si elles sont appliquées à des États membres de la zone euro (donc sans
incidence sur le résultat budgétaire de l’UE, tout comme pour le FESF
ci-dessus) ou au budget de l’UE pour les États membres en dehors de la zone
euro (voir article 8, paragraphe 2, du traité). Dans ce dernier cas, le montant
de la sanction sera porté en recettes dans le budget de l’UE et apparaîtra
comme tel dans ses comptes.
GESTION DES RISQUES FINANCIERS Les informations ci-après relatives à la
gestion des risques financiers menée par l’UE concernent: – les
activités d’emprunt et de prêt réalisées par la Commission au moyen du MESF, de
la BDP, de l’AMF, des actions Euratom et de la CECA en liquidation; – les
opérations de trésorerie effectuées par la Commission afin d’exécuter le budget
de l’UE, y compris le produit des amendes; et – le Fonds de
garantie relatif aux actions extérieures. 8.1.
TYPES DE RISQUE Le risque de marché correspond au
risque de fluctuation de la juste valeur ou des trésoreries futures d’un
instrument financier en raison de modifications des prix du marché. Le risque
de marché englobe non seulement les possibilités de perte, mais également les
possibilités de gain. Il inclut le risque de change, le risque de taux
d’intérêt et d’autres risques liés aux prix (l’UE n’est pas concernée par ces
derniers). (1)
Le
risque de change correspond au risque que les opérations de l’UE ou la
valeur de ses investissements soient affectées par des variations des taux de
change. Ce risque découle de la variation du prix d’une monnaie par rapport à
une autre; (2)
Le
risque de taux d’intérêt correspond au risque de baisse de la valeur
d’un titre, plus particulièrement d’une obligation, découlant d’une hausse des
taux d’intérêt. En général, des taux d’intérêt supérieurs entraînent la baisse
du prix des obligations à taux fixe et vice versa. Le risque de crédit correspond au
risque de perte découlant du non-paiement par un débiteur/emprunteur d’un prêt
ou d’une autre forme de crédit (qu’il s’agisse du principal, des intérêts ou
des deux) ou d’une autre incapacité à honorer une obligation contractuelle. Les
cas de défaillance comprennent le retard de remboursement, le rééchelonnement
des remboursements de l’emprunteur ainsi que la faillite. Le risque de liquidité résulte de la
difficulté de vendre un actif, par exemple lorsqu’un titre ou un actif ne peut
être négocié sur le marché assez rapidement pour éviter une perte ou honorer
une obligation. 8.2.
POLITIQUES DE GESTION DES RISQUES Opérations d’emprunt et de prêt Les opérations d’emprunt et de prêt, ainsi
que la gestion de trésorerie connexe, sont réalisées par l’UE en vertu de
décisions respectives du Conseil, le cas échéant, et de lignes directrices
internes. Des manuels décrivant les procédures à appliquer dans des domaines
précis tels que les emprunts, les prêts et la gestion de trésorerie sont
utilisés par les unités opérationnelles concernées. En règle générale, aucune
opération visant à compenser les fluctuations de taux d’intérêt ou de devises
étrangères (opérations de «couverture») n’est effectuée, étant donné que les
activités de prêt sont financées au moyen d’emprunts réciproques
(«back-to-back»), ne générant ainsi aucun taux d’intérêt variable ni de
positions ouvertes en devises. L’application du caractère «back-to-back» est
contrôlée régulièrement. Concernant la CECA en liquidation, la
Commission gère la liquidation de son passif et aucun nouveau prêt ou
financement correspondant n’est prévu. Les nouveaux emprunts de la CECA sont
limités au refinancement dans le but de réduire le coût du financement. En ce
qui concerne les opérations de trésorerie, les principes de gestion prudente en
vue de limiter les risques financiers sont appliqués. Opérations de trésorerie Les règles et principes applicables à la
gestion des opérations de trésorerie effectuées par la Commission sont fixés
dans le règlement no 1150/2000 du Conseil (modifié par les
règlements no 2028/2004 et no 105/2009 du
Conseil) ainsi que dans le règlement financier et ses règles d’application. En vertu des règlements précités, les
grands principes suivants s’appliquent: – les
ressources propres sont versées par les États membres sur des comptes ouverts à
cet effet au nom de la Commission auprès du Trésor ou de l’organisme désigné
par chaque État membre. La Commission peut effectuer des prélèvements sur les
comptes précités uniquement pour couvrir ses besoins de trésorerie; – les États
membres versent les ressources propres dans leurs propres monnaies nationales,
tandis que les paiements de la Commission sont principalement libellés en
euros; – les comptes
bancaires ouverts au nom de la Commission ne peuvent pas être à découvert.
Cette restriction ne s’applique pas aux comptes des ressources propres de la
Commission en cas de défaillance sur des prêts contractés ou garantis
conformément aux règlements et décisions du Conseil de l’UE et sous certaines
conditions, quand les besoins de ressources en trésorerie dépassent les actifs
sur les comptes; – les fonds
des comptes bancaires libellés dans d’autres monnaies que l’euro sont utilisés
pour des paiements dans ces mêmes monnaies ou périodiquement convertis en
euros. Outre les comptes de ressources propres,
d’autres comptes bancaires sont ouverts par la Commission auprès des banques
centrales et de banques commerciales afin d’effectuer des paiements et de
recevoir des versements autres que les contributions des États membres au
budget. Les opérations de trésorerie et de paiement
sont fortement automatisées et reposent sur des systèmes informatiques
modernes. Des procédures spéciales sont appliquées pour garantir la sécurité
des systèmes et assurer la séparation des tâches conformément au règlement
financier, aux normes de contrôle interne de la Commission et aux principes
d’audit. Un ensemble de lignes directrices et de
procédures consignées par écrit régit la gestion des opérations de trésorerie
et de paiement effectuées par la Commission afin de limiter le risque
opérationnel et financier et d’assurer un niveau de contrôle adéquat. Ces
lignes directrices et procédures couvrent les différents domaines d’opération
(par exemple: l’exécution des paiements et la gestion de la trésorerie, les
prévisions de trésorerie, la continuité de l’exploitation, etc.) et la
conformité avec les lignes directrices et procédures est vérifiée
régulièrement. En outre, des informations concernant la gestion des risques et
les meilleures expositions sont échangées entre la direction générale du budget
et la direction générale des affaires économiques et financières. Amendes Amendes encaissées à titre
provisionnel: dépôts Les montants perçus avant 2010 restent sur
des comptes bancaires de banques spécialement sélectionnées pour le dépôt des
amendes encaissées à titre provisionnel. La sélection des banques a lieu
conformément aux procédures d’adjudication définies dans le règlement
financier. Le placement de fonds auprès de banques spécifiques est régi par la
politique interne de gestion des risques qui définit les exigences en matière
de notation de crédit et le montant qui peut être placé au regard des fonds
propres de la contrepartie. Les risques financiers et opérationnels sont
identifiés et évalués, et le respect des politiques et procédures internes est
régulièrement vérifié. Amendes encaissées à titre
provisionnel: portefeuille BUFI Depuis 2010, les amendes imposées et
encaissées à titre provisionnel sont investies dans le fonds expressément créé
à cet effet: le fonds BUFI. Le Fonds a pour principaux objectifs de réduire les
risques associés aux marchés financiers et l’égalité de traitement de toutes
les entités pénalisées en offrant un retour garanti calculé sur la même base.
Les actifs correspondant aux amendes encaissées à titre provisionnel sont gérés
par la Commission conformément aux lignes directrices internes relatives à la
gestion des actifs. Des manuels décrivant les procédures à appliquer dans des domaines
précis tels que la gestion de la trésorerie ont été élaborés et sont utilisés
par les unités opérationnelles concernées. Les risques financiers et
opérationnels sont identifiés et évalués, et le respect des lignes directrices
et procédures internes est régulièrement vérifié. Les activités de gestion d’actifs ont pour
but de placer les amendes payées à titre provisionnel à la Commission: (a) de façon à ce que les fonds soient
aisément disponibles lorsqu’ils sont requis tout en veillant à (b) obtenir, dans des circonstances
normales, un rendement qui soit en moyenne au minimum égal au rendement de
référence du BUFI, frais déduits. D’une manière générale, les placements sont
limités essentiellement aux catégories suivantes: dépôts à terme auprès de banque
centrales des pays de la zone euro, auprès d’agences de la dette souveraine des
pays de la zone euro, auprès de banques entièrement détenues par l’État ou
garanties par l’État ou auprès d’institutions supranationales et obligations,
lettres de change et certificats de dépôt émis par des organismes souverains
créant une exposition directe au risque souverain des pays de la zone euro ou
émis par des institutions supranationales. Afin de couvrir le risque résiduel que la
performance du BUFI ne réalise temporairement pas le retour garanti, une
réserve n’excédant pas 2 % du montant nominal total des amendes peut être
créée et financée en utilisant les gains obtenus sur les investissements dans
le BUFI qui excèdent le retour garanti. Cette réserve assure un retour garanti
à l’entreprise si la décision d’infliger l’amende est annulée par la Cour de
justice de l’Union européenne. Garanties bancaires Des sommes importantes au titre de
garanties émises par les institutions financières sont détenues par la
Commission dans le cadre des amendes qu’elle impose aux sociétés qui violent
les règles de l’UE en matière de concurrence (voir la note 2.9.1). Ces
garanties sont fournies par les sociétés sanctionnées en alternative à
l’exécution de paiements provisionnels. Ces garanties sont gérées conformément
à la politique interne de gestion des risques. Les risques financiers et
opérationnels sont identifiés et évalués, et le respect des politiques et
procédures internes est régulièrement vérifié. Fonds de garantie Les règles et principes applicables à la
gestion des actifs du Fonds de garantie (voir note 2.4) sont exposés
dans la convention conclue le 25 novembre 1994 entre la Commission et
la BEI, ainsi que dans ses modifications ultérieures des 17 et 23 septembre 1996,
8 mai 2002, 25 février 2008 et 9 novembre 2010.
Le Fonds de garantie ne fonctionne qu’en euro. Les investissements sont
exclusivement réalisés dans cette devise afin d’éviter tout risque lié au taux
de change. La gestion des actifs repose sur les règles de prudence
traditionnelles adoptées pour les activités financières. Elle doit accorder une
attention particulière à la réduction des risques, en s’assurant par ailleurs
que les actifs gérés peuvent être liquidés ou transférés sans provoquer de
retard notable, en tenant compte des engagements couverts. 8.3.
RISQUES DE CHANGE Opérations d’emprunt et de prêt La plupart des actifs et passifs financiers
sont libellés en euro, ce qui permet à l’UE d’être préservée de tout risque de
change. Toutefois, l’UE accorde des prêts en USD par l’intermédiaire d’un
instrument financier Euratom et financés par des emprunts d’un montant
équivalent en USD (opération «back-to-back»). À la date du bilan, l’UE n’a pas
de risque de change en rapport avec Euratom. La CECA en liquidation présente
une exposition minime en devises étrangères équivalant à 1,33 million d’euros
résultant de l’équivalent de 0,19 million d’euros de prêts au logement et
l’équivalent de 1,14 million d’euros de soldes en compte courant. Opérations de trésorerie Les ressources propres payées par les États
membres dans des devises autres que l’euro sont conservées sur des comptes de
ressources propres, conformément au règlement relatif aux ressources propres.
Elles sont converties en euros lorsqu’elles sont nécessaires pour couvrir
l’exécution des paiements. Les procédures appliquées pour la gestion de ces
fonds sont dictées par le règlement précité. Dans un nombre limité de cas, ces
fonds sont utilisés directement pour des paiements à exécuter dans les mêmes
devises. Plusieurs comptes en devises de l’UE autres
que l’euro et en USD et CHF sont détenus par la Commission auprès de banques
commerciales aux fins d’exécuter des paiements libellés dans ces mêmes devises.
Ces comptes sont réapprovisionnés en fonction du montant des paiements à
exécuter et leurs soldes ne représentent par conséquent pas d’exposition à un
risque de change. Si des recettes diverses (hors ressources
propres) sont reçues dans des devises autres que l’euro, elles sont soit
transférées sur les comptes que la Commission possède dans les mêmes devises si
elles sont nécessaires pour couvrir l’exécution de paiements, soit converties
en euros et transférées sur des comptes libellés en euros. Les régies d’avances
détenues dans des devises autres que l’euro sont réapprovisionnées en fonction
des besoins estimés de paiements locaux à court terme dans les mêmes devises.
Les soldes de ces comptes sont conservés dans les limites de leurs plafonds
respectifs. Amendes Amendes encaissées à titre provisoire
(dépôts et portefeuille BUFI) et garanties bancaires Étant donné que toutes les amendes sont
imposées et payées en euro, il n’existe pas de risque de change. Fonds de garantie Les actifs financiers sont libellés en euro
et il n’y a donc pas de risque de change. 8.4.
RISQUE DE TAUX D’INTÉRÊT Opérations d’emprunt et de prêt Emprunts et prêts à taux d’intérêt
variables En raison de la nature de ses opérations
d’emprunt et de prêt, l’UE possède d’importants actifs et passifs producteurs
d’intérêts. Les emprunts dans le cadre de l’AMF et d’Euratom, émis à des taux
variables, exposent l’UE à un risque de taux d’intérêt. Toutefois, les risques
de taux d’intérêt qui résultent d’emprunts sont compensés par des prêts aux
modalités similaires (back-to-back). À la date du bilan, l’UE a contracté des
prêts (exprimés en montants nominaux) à des taux variables de 583 millions
d’euros (2012: 697 millions d’euros), une refixation du prix intervenant
tous les six mois. Emprunts et prêts à taux d’intérêt
fixes L’UE a également des prêts dans le cadre de
l’AMF et d’Euratom à taux fixe pour un total de 367 millions d’euros en 2013
(2012: 271 millions d’euros) qui ont une échéance finale comprise entre un
et cinq ans (55 millions d’euros) et plus de cinq ans (312 millions
d’euros). Dans un poste plus important, l’UE possède 11 prêts au titre de
l’instrument financier BDP à taux d’intérêt fixe pour un total de 11,4 milliards
d’euros en 2013 (2012: 11,4 milliards d’euros) avec une échéance finale de
moins d’un an (3 milliards d’euros), comprise entre un et cinq ans (6,7 milliards
d’euros) et de plus de cinq ans (1,7 milliard d’euros). Dans le cadre de
l’instrument financier du MESF, l’UE a contracté 18 prêts à taux d’intérêt
fixes pour un total de 43,8 milliards d’euros en 2013 (2012: 43,8 milliards
d’euros) avec une échéance finale comprise entre un et cinq ans (14,2 milliards
d’euros) et à plus de cinq ans (29,6 milliards d’euros). En raison de la nature de ses activités, la
CECA en liquidation est exposée à un risque de taux d’intérêt. Les risques de
taux d’intérêt qui résultent des emprunts sont généralement compensés par des
prêts aux modalités équivalentes. En ce qui concerne les opérations de gestion
des actifs, le portefeuille de la CECA contient 8 % d’obligations à taux
d’intérêt variables. Les obligations à coupon zéro représentaient 9 % du
portefeuille obligataire à la date du bilan. Opérations de trésorerie La trésorerie de la Commission ne contracte
pas d’emprunts. Elle ne s’expose donc à aucun risque de taux d’intérêt. Les
soldes qu’elle détient sur des comptes bancaires distincts lui rapportent
toutefois des intérêts. Par conséquent, la Commission a mis en place des
mesures visant à garantir que les intérêts générés par ses comptes bancaires
reflètent régulièrement les taux d’intérêt du marché, ainsi que leurs
éventuelles fluctuations. Les comptes ouverts auprès des trésors ou
des banques centrales nationales des États membres pour l’encaissement des
ressources propres ne produisent ni intérêt ni frais. La rémunération des
autres comptes ouverts auprès des banques centrales nationales dépend des
conditions spécifiques offertes par chaque banque; les taux d’intérêt appliqués
sont variables et suivent les fluctuations des marchés. Les soldes de fin de journée des comptes
bancaires détenus dans les banques commerciales rapportent quotidiennement des
intérêts. Ceux-ci sont calculés selon des taux du marché variables auxquels
s’applique une marge contractuelle (positive ou négative). Pour la plupart des
comptes, le calcul des intérêts est lié à l’EONIA (taux euro moyen pondéré de
la zone euro au jour le jour) et ajusté afin de refléter toute fluctuation de
ce taux. Pour quelques autres comptes, le calcul des intérêts est lié au taux
marginal de la BCE pour ses principales opérations de refinancement. Par
conséquent, l’intérêt dont dispose la Commission ne risque pas d’être inférieur
aux taux du marché. Amendes Amendes encaissées à titre provisoire
(dépôts, portefeuille BUFI) et garanties bancaires Les dépôts et les garanties bancaires ne
sont pas exposés aux risques de taux d’intérêt. Les intérêts sur les dépôts
reflètent les taux d’intérêt du marché, ainsi que leurs éventuelles
fluctuations. Le portefeuille du BUFI ne comporte pas d’obligations à taux
d’intérêt variables. Le paramètre de mesure de la sensibilité du taux
d’intérêt, la durée du portefeuille, suit de très près la durée de l’index
BUFI. Tout effet négatif sur l’évaluation de l’actif serait compensé du côté du
passif du BUFI. Il ne subsiste qu’une lointaine exposition au risque lié au
taux d’intérêt au cas où des effets négatifs se produisant durant la période
couverte par l’amende entraîneraient une performance globale négative de
l’indice de référence. Fonds de garantie Les titres de créance à taux variables du
Fonds de garantie subissent les effets de la volatilité de ces taux, tandis que
les titres de créance à taux fixes présentent un risque de juste valeur. Les
obligations à taux fixe représentent environ 58 % du portefeuille
d’investissement à la date de clôture (2012: 67 %) 8.5.
RISQUE DE CRÉDIT Opérations d’emprunt et de prêt L’exposition au risque de crédit est gérée
dans un premier temps en obtenant, dans le cas d’Euratom, des garanties de la
part des pays, puis par l’intermédiaire du Fonds de garantie (AMF et Euratom),
ensuite par la possibilité de prélever les fonds nécessaires des comptes de
ressources propres de la Commission auprès des États membres et enfin par
l’intermédiaire du budget de l’UE. La législation en matière de ressources
propres fixe le plafond pour les paiements de ressources propres à 1,23 %
du RNB des États membres et, pendant 2013, 1,06 % ont effectivement été
utilisés pour couvrir les crédits de paiement. Ceci signifie qu’au 31 décembre 2013,
une marge disponible de 0,17 % existait pour couvrir ces garanties. Le
Fonds de garantie relatif aux actions extérieures a été constitué en 1994 pour
couvrir les risques de défaillance liés aux emprunts qui financent des prêts à
des pays extérieurs à l’UE. L’exposition au risque de crédit est de toute façon
atténuée par la possibilité de prélever sur les comptes de ressources propres
de la Commission auprès des États membres en plus des actifs sur ces comptes
dans le cas où un débiteur serait incapable de rembourser intégralement les
montants dus. À cette fin, l’UE est autorisée à appeler tous les États membres
à garantir la conformité avec l’obligation légale de l’UE envers ses bailleurs
de fonds. En ce qui concerne les opérations de
trésorerie, il convient d’appliquer les lignes directrices relatives au choix
des contreparties. Par conséquent, l’unité opérationnelle pourra seulement
conclure des marchés avec des banques éligibles possédant des limites sur
contreparties suffisantes. L’exposition de la CECA au risque de crédit
est gérée au moyen d’une analyse régulière de la faculté des emprunteurs à
faire face à leurs obligations de remboursement du capital et des intérêts.
L’exposition au risque de crédit est également gérée par l’obtention de
garanties ainsi que de garanties du pays, de la société et de garanties
personnelles. En ce qui concerne les opérations de trésorerie, il convient
d’appliquer les lignes directrices relatives au choix des contreparties.
L’unité opérationnelle pourra uniquement conclure des marchés avec des banques
éligibles possédant des limites sur contreparties suffisantes. Opérations de trésorerie La plupart des ressources en trésorerie de
la Commission sont, conformément au règlement no 1150/2000 du
Conseil relatif aux ressources propres, conservées sur des comptes ouverts par
les États membres pour le paiement de leurs contributions (ressources propres).
Tous ces comptes sont ouverts auprès du Trésor ou de la banque centrale
nationale de chaque État membre. Ces institutions ne présentent pratiquement
aucun risque de crédit (ou contrepartie) pour la Commission, le risque étant
supporté par les États membres. En ce qui concerne les ressources en trésorerie
de la Commission déposées auprès de banques commerciales pour couvrir les
paiements à exécuter, le réapprovisionnement de ces comptes se fait selon le
principe du «juste à temps» et est géré de façon automatique par le système de
gestion de la trésorerie. Des niveaux minimaux de liquidités, proportionnels au
montant moyen des paiements journaliers exécutés par le système, sont conservés
sur chaque compte. Par conséquent, les soldes de fin de journée de ces comptes
sont toujours faibles (au total entre 5 et 40 millions d’euros en moyenne,
répartis sur plus de 20 comptes), ce qui limite considérablement l’exposition
de la Commission au risque de crédit. Ces montants doivent être examinés au
regard de soldes de trésorerie totaux qui ont fluctué en 2013 entre 100 milliards
et 44 milliards d’euros, et du montant total des paiements exécutés en 2013,
soit 148,3 milliards d’euros. De plus, des lignes directrices spécifiques
sont appliquées pour la sélection des banques commerciales afin de réduire
davantage le risque de contrepartie auquel la Commission est exposée: - Toutes les banques
commerciales sont sélectionnées au moyen d’appels d’offres. La notation de
crédit à court terme la plus basse ouvrant l’accès à une procédure d’appel
d’offres est Moody’s P-1 ou une notation équivalente (S&P A-1 ou Fitch F1).
Un niveau inférieur peut être accepté dans des circonstances particulières
dûment justifiées, - Les notations de crédit
des banques commerciales auprès desquelles la Commission dispose de comptes
sont réexaminées au minimum une fois par mois, ou davantage si nécessaire. Des
mesures de surveillance renforcées et des révisions quotidiennes des notations
des banques commerciales ont été adoptées compte tenu du contexte de crise
financière et maintenues tout au long de l’année 2013. - Dans les
délégations en dehors de l’UE, des régies d’avances sont ouvertes auprès de
banques locales sélectionnées par une procédure d’appel d’offres simplifiée. La
notation exigée dépend de la situation locale et peut sensiblement varier d’un
pays à l’autre. Afin de limiter l’exposition au risque, les soldes de ces
comptes sont maintenus au niveau le plus faible possible (compte tenu des besoins
opérationnels). Les comptes sont réapprovisionnés régulièrement et les plafonds
appliqués sont révisés annuellement. –
Les
banques commerciales pouvant recevoir des dépôts à terme non garantis de la
CECA doivent avoir une notation de crédit à court terme minimale Moody’s P-1 ou
équivalente (S&P A-1 ou Fitch F1). Si la banque destinataire offre à la
Commission des garanties suffisantes (dépôts tripartites garantis), la notation
à court terme minimale est abaissée au niveau Moody’s P-2 ou équivalent
(S&P A-2 ou Fitch F2). Amendes Amendes encaissées à titre
provisionnel: dépôts Les banques qui détiennent des dépôts au
titre des amendes encaissées à titre provisionnel avant 2010 sont sélectionnées
par une procédure d’adjudication conformément à la politique de gestion des
risques qui définit les exigences en matière de notation de crédit et le
montant qui peut être placé au regard des fonds propres de la contrepartie. Pour les banques commerciales spécialement
sélectionnées pour le dépôt des amendes encaissées à titre provisionnel
(encaisse affectée), une notation à long terme minimale A (S&P ou
équivalent) dans les trois principales agences de notation et une notation à
court terme minimale A-1 (S&P ou équivalent) sont généralement nécessaires.
Des mesures spécifiques sont appliquées dans le cas où certaines banques de ce
groupe subiraient un déclassement. De plus, les montants déposés auprès de
chaque banque sont limités à un certain pourcentage de ses fonds propres, qui
varie en fonction du niveau de notation de chaque institution. Le calcul de
telles limites tient également compte du montant des garanties en cours émises
à l’intention de la Commission par la même institution. La conformité des
dépôts en cours avec les exigences de la politique en vigueur est évaluée
régulièrement. Amendes encaissées à titre
provisionnel: portefeuille BUFI Pour les placements correspondant aux
amendes encaissées à titre provisionnel, la Commission supporte une exposition
au risque de crédit, à savoir le risque qu’une contrepartie ne soit à même de
payer l’intégralité de sa dette à l’échéance. L’exposition est essentiellement
concentrée sur la France et l’Allemagne, car chacun de ces pays représente
respectivement 61 % et 30 % du volume total du portefeuille. Garanties bancaires Des sommes importantes au titre de
garanties émises par les institutions financières sont également détenues par
la Commission dans le cadre des amendes qu’elle impose aux sociétés qui violent
les règles de l’UE en matière de concurrence (voir la note 2.9.1). Ces
garanties sont fournies par les sociétés sanctionnées en alternative à
l’exécution de paiements provisionnels. La politique de gestion des risques
appliquée pour l’acceptation de telles garanties a été revue en 2012 et une
nouvelle combinaison d’exigences en matière de notation de crédit et de
pourcentages limités par contrepartie (proportionnels aux fonds propres de
chaque contrepartie) a été définie à la lumière de l’environnement financier
actuel dans l’UE. Elle continue à garantir une grande qualité du crédit pour la
Commission. La conformité des garanties en cours avec les exigences de la
politique en vigueur est évaluée régulièrement. Fonds de garantie Conformément à la convention signée entre
l’UE et la BEI concernant la gestion du Fonds de garantie, tous les placements
interbancaires doivent au moins avoir la notation Moody’s P-1 ou une notation
équivalente. Au 31 décembre 2013, l’ensemble des dépôts à terme fixe
de 151 millions d’euros concernait des contreparties de cet ordre (2012: 242 millions
d’euros). 8.6.
Risque de liquidité Opérations d’emprunt et de prêt Le risque de liquidité qui résulte des
emprunts est généralement compensé par des prêts aux modalités similaires
(opération «back-to-back»). Pour l’AMF et Euratom, le Fonds de garantie fait
office de réserve de liquidité (et de filet de sécurité) en cas de défaut ou de
retard de paiement des emprunteurs. Pour la BDP, le règlement du Conseil no 431/2009
prévoit une procédure autorisant un délai suffisant pour mobiliser des fonds
par l’intermédiaire des comptes de ressources propres de la Commission auprès
des États membres. Le règlement du Conseil no 407/2010 prévoit
une procédure similaire pour le MESF. Pour ce qui est de la gestion de l’actif et
du passif de la CECA en liquidation, la Commission gère les exigences de
liquidités en fonction des prévisions de versements obtenues au moyen de
consultations avec les services responsables de la Commission. Opérations de trésorerie Les principes budgétaires de l’UE visent à
garantir des ressources en trésorerie suffisantes pour exécuter tous les
paiements d’un exercice donné. En effet, l’ensemble des contributions des États
membres correspond au montant des crédits de paiement pour l’exercice
budgétaire. Les contributions des États membres sont toutefois échelonnées en
douze versements mensuels au cours de l’exercice, tandis que les paiements ont
un caractère plus saisonnier. De plus, conformément au règlement du Conseil no 1150/2000
(règlement relatif aux ressources propres), les contributions des États membres
correspondant aux budgets (rectificatifs) approuvés après le 16 d’un mois donné
(N) ne sont mises à disposition que le mois N+2, tandis que les crédits de
paiement connexes sont immédiatement mis à disposition. Des procédures de
prévision régulière de trésorerie ont été mises en place pour garantir que les
ressources en trésorerie soient toujours suffisantes pour couvrir les paiements
à exécuter au cours d’un mois donné. Les ressources propres ou fonds
supplémentaires peuvent ainsi être appelés par anticipation auprès des États
membres, le cas échéant et à certaines conditions. La saisonnalité des dépenses
et les restrictions budgétaires globales des dernières années ont engendré la
nécessité de renforcer le contrôle du rythme des paiements sur l’année. En
outre, dans le cadre des opérations de trésorerie journalières de la
Commission, des outils de gestion de trésorerie automatisés vérifient
quotidiennement que chaque compte bancaire détenu par la Commission dispose des
liquidités suffisantes. Fonds de garantie Le fonds est géré de sorte que les actifs
aient un degré suffisant de mobilisation et de liquidité pour faire face aux
engagements concernés. Le montant du fonds doit posséder un minimum de 100 millions
d’euros dans un portefeuille d’instruments monétaires présentant des échéances
inférieures à 12 mois. Au 31 décembre 2013, le montant de ces
investissements, trésorerie incluse, était de 152 millions d’euros. En
outre, 20 % au moins de la valeur nominale des fonds doivent être
représentés par des instruments monétaires, des obligations à taux fixe avec
une échéance résiduelle inférieure à un an et des obligations à taux variable.
Au 31 décembre 2013, ce ratio correspondait à 59 %.
INFORMATIONS RELATIVES AUX PARTIES LIÉES 9.1.
PARTIES LIÉES Les parties liées de
l’UE sont les entités consolidées de l’UE ainsi que les principaux dirigeants
de ces entités. Les transactions qui ont lieu entre ces entités sont réalisées
dans le cadre des opérations normales de l’UE. Conformément aux règles
comptables de l’UE, aucune information spécifique n’est exigée dans le cadre de
ces transactions. 9.2.
DROITS DES PRINCIPAUX DIRIGEANTS Aux fins de la communication d’informations
sur les transactions avec des parties liées concernant les principaux
dirigeants de l’UE, les intéressés sont répartis en cinq catégories: Catégorie 1: les
présidents du Conseil européen, de la Commission et de la Cour de justice. Catégorie 2: le
vice-président de la Commission et haut représentant de l’UE pour les affaires
étrangères et la politique de sécurité, ainsi que les autres vice-présidents de
la Commission. Catégorie 3: le secrétaire
général du Conseil, les membres de la Commission, les juges et avocats généraux
de la Cour de justice de l’Union européenne, le président et les membres du Tribunal,
le président et les membres du Tribunal de la fonction publique de l’Union
européenne, le Médiateur européen et le Contrôleur européen de la protection
des données. Catégorie 4: le président et les
membres de la Cour des comptes. Catégorie 5: les fonctionnaires
les plus haut placés des institutions et agences. Une synthèse de leurs droits est présentée
ci-dessous. D’autres informations sont également disponibles dans le statut des
fonctionnaires, document officiel définissant les droits et obligations de tous
les fonctionnaires de l’UE qui est publié sur le site internet Europa. Aucun
prêt à taux bonifié n’a été consenti par l’UE aux principaux dirigeants. DROITS PÉCUNIAIRES DES PRINCIPAUX DIRIGEANTS || || || || EUR Droits individuels (par employé) || Catégorie 1 || Catégorie 2 || Catégorie 3 || Catégorie 4 || Catégorie 5 Traitement de base (mensuel) || 25 352 || 22 964 - || 18 371 - || 19 840 - || 11 681 - || || 23 882 || 20 667 || 21 126 || 18 371 || || || || || Indemnité résidentielle/d’expatriation || 15 % || 15 % || 15 % || 15 % || 0-4%-16 % || || || || || Allocations familiales || || || || || Foyer (% traitement) || 2 % + 170,52 || 2 % + 170,52 || 2 % + 170,52 || 2 % + 170,52 || 2 % + 170,52 Enfant à charge || 372,61 || 372,61 || 372,61 || 372,61 || 372,61 Allocation préscolaire || 91,02 || 91,02 || 91,02 || 91,02 || 91,02 Allocation scolaire ou || 252,81 || 252,81 || 252,81 || 252,81 || 252,81 Éducation en dehors du lieu de travail || 505,39 || 505,39 || 505,39 || 505,39 || 505,39 Indemnité des juges présidents || N/A || N/A || 554,17 – 607,71 || N/A || N/A || || || || || Indemnité de représentation || 1 418,07 || 911,38 || 554,17 – 607,71 || N/A || N/A || || || || || Frais de voyage annuels || N/A || N/A || N/A || N/A || N/A || || || || || Transferts vers un autre État membre: || || || || || Allocation scolaire* || Yes || Yes || Yes || Yes || Yes % du traitement* || 5 % || 5 % || 5 % || 5 % || 5 % % du traitement sans cc || max 25 % || max 25 % || max 25 % || max 25 % || max 25 % Frais de représentation || Remboursés || Remboursés || Remboursés || S/O || S/O || || || || || Entrée en fonction: || || || || || Frais d’installation || 50 703,52 || 45 927,10 - || 36 741,68 - || 39 681,02 - || Remboursés || || 47 764,18 || 41 334,40 || 42 252,94 || Frais de voyage de la famille || Remboursés || Remboursés || Remboursés || Remboursés || Remboursés Frais de déménagement || Remboursés || Remboursés || Remboursés || Remboursés || Remboursés Cessation d’activités: || || || || || Frais de réinstallation || 25 352 || 22 964 || 18 371 - || 19 840 - || Remboursés || || - 23 882 || 20 667 || 21 126 || Frais de voyage de la famille || Remboursés || Remboursés || Remboursés || Remboursés || Remboursés Frais de déménagement || Remboursés || Remboursés || Remboursés || Remboursés || Remboursés Transition (% traitement)** || 40 % - 65 % || 40 % - 65 % || 40 % - 65 % || 40 % - 65 % || S/O Assurance-maladie || Couverts || Couverts || Couverts || Couverts || Factulatifs Pension (% traitement, avant impôts) || Max 70 % || Max 70 % || Max 70 % || Max 70 % || Max 70 % || || || || || Déductions: || || || || || impôt sur les traitements || 8 % - 45 % || 8 % - 45 % || 8 % - 45 % || 8 % - 45 % || 8 % - 45 % Assurance-maladie (% traitement) || 1,7 % || 1,7 % || 1,7 % || 1,7 % || 1,7 % Prélèvement spécial sur le traitement || 7 % || 7 % || 7 % || 7 % || 7 % Cotisation pensions || S/O || S/O || S/O || S/O || 11,3 % Nombre de personnes en fin d’exercice || 3 || 9 || 93 || 28 || 111 * Avec
application d’un coefficient correcteur (cc). ** Payée
pendant les 3 premières années suivant le départ
ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA DATE DE
CLÔTURE À la date de transmission des présents
comptes annuels, aucune autre question importante ou requérant la fourniture
d’informations distinctes sous cette rubrique n’a été portée à l’attention du
comptable de la Commission. Les comptes annuels et les notes annexes ont été
préparés à l’aide des données les plus récentes, comme il ressort des
informations présentées. 11.
PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION 11.1. ENTITÉS
CONSOLIDÉES A. ENTITÉS CONTRÔLÉES (52) || 1. Institutions et organismes consultatifs (11) || Parlement européen || Contrôleur européen de la protection des données Conseil européen || Comité économique et social européen Commission européenne || Médiateur européen Comité des régions || Cour des comptes européenne Cour de justice de l’Union européenne || Conseil de l’Union européenne Service européen pour l’action extérieure || || 2. Agences de l’UE (39) || 2.1. Agences exécutives (6) || Agence exécutive «Éducation, audiovisuel et culture» || Agence exécutive pour la compétitivité et l’innovation Agence exécutive pour la santé et les consommateurs || Agence exécutive du réseau transeuropéen de transport Agence exécutive pour la recherche || Agence exécutive du Conseil européen de la recherche 2.2. Agences décentralisées (33) || Agence européenne pour la sécurité maritime || Autorité européenne de sécurité des aliments Agence européenne des médicaments || Agence ferroviaire européenne Autorité européenne de surveillance GNSS || Office communautaire des variétés végétales Agence européenne des produits chimiques || Agence communautaire de contrôle des pêches Agence «Fusion pour l’énergie» (Entreprise commune pour ITER et le développement de l’énergie de fusion) || Observatoire européen des drogues et des toxicomanies Eurojust || Collège européen de police (CEPOL) Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes || Office européen de police (EUROPOL) Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail || Agence européenne de la sécurité aérienne Centre européen de prévention et de contrôle des maladies || Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information Agence européenne pour l’environnement || Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes Centre européen pour le développement de la formation professionnelle || Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles Agence européenne de coopération des régulateurs de l’énergie || Centre de traduction des organes de l’Union européenne Autorité bancaire européenne || Autorité européenne des marchés financiers Bureau européen d’appui en matière d’asile || Fondation européenne pour la formation Office de l’Organe des régulateurs européens des communications électroniques || Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail Agence européenne de gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne || Office de l’harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) EU-LISA (Agence européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle au sein de l’espace de liberté, de sécurité et de justice)* || || 3. Autres entités contrôlées (2) || Communauté européenne du charbon et de l’acier (en liquidation) || Institut européen d’innovation et de technologie || B. ENTREPRISES CONJOINTES (5) || Organisation internationale ITER pour l’énergie de fusion || Entreprise commune Galileo en liquidation Entreprise commune SESAR || Entreprise commune IMI Entreprise commune FCH || || C. ENTITÉS ASSOCIÉES (4) || Fonds européen d’investissement || Entreprise commune Artemis Entreprise commune Clean Sky || Entreprise commune ENIAC *Consolidée
pour la première fois en 2013 11.2. ENTITÉS
NON CONSOLIDÉES Bien que l’UE gère les actifs des entités
ci-après, celles-ci ne satisfont pas aux critères de consolidation et ne sont
par conséquent pas incluses dans les comptes de l’UE. 11.2.1. Le
Fonds européen de développement Le Fonds européen de développement (FED)
est le principal instrument d’aide de l’UE en matière de coopération au
développement dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et
les pays et territoires d’outre-mer (PTOM). Le traité de Rome de 1957 avait
prévu sa création pour l’octroi d’une aide technique et financière,
initialement limitée aux pays africains avec lesquels certains États membres
avaient des liens historiques. Le FED n’est pas financé sur le budget de
l’UE, mais sur la base de contributions directes des États membres convenues
dans le cadre d’un accord interne des représentants des États membres, siégeant
au sein du Conseil. La Commission et la BEI gèrent les ressources du FED.
Chaque FED est généralement conclu pour une durée d’environ 5 ans. Depuis la
conclusion de la première convention de partenariat en 1964, les cycles de programmation
des FED ont dans l’ensemble suivi ceux des accords/conventions de partenariat. Le FED est régi par son propre règlement
financier (JO L 78 du 19.3.2008) qui prévoit la présentation de ses propres
états financiers indépendamment de ceux de l’UE. Les comptes annuels et la
gestion des ressources du FED sont soumis au contrôle extérieur de la Cour des
comptes européenne et du Parlement. Les bilans et comptes de résultat
économique des 8e, 9e et 10e FED sont
présentés ci-dessous pour information: BILAN – 8e, 9e ET 10e
FED || || Millions d’euros || 31.12.2013 || 31.12.2012 Actifs non courants || 424 || 438 Actifs courants || 2 129 || 2 094 TOTAL DE L’ACTIF || 2 553 || 2 532 Passifs non courants || (25) || (40) Passifs courants || (1 214) || (1 057) TOTAL DU PASSIF || (1 239) || (1 097) || || ACTIF NET || 1 313 || 1 435 || || FONDS et RÉSERVES || || Capital appelé || 32 529 || 29 579 Autres réserves || 2 252 || 2 252 Résultat économique reporté des exercices précédents || (30 396) || (27 374) Résultat économique de l’exercice || (3 072) || (3 023) ACTIF NET || 1 313 || 1 435 ÉTAT DE LA SITUATION FINANCIÈRE — 8e, 9e
et 10e FED || || Millions d’euros || 2013 || 2012 Produits opérationnels || 123 || 124 Charges d’exploitation || (3 027) || (3 017) Frais administratifs || (167) || (107) DÉFICIT DES ACTIVITÉS D’EXPLOITATION || (3 072) || (3 001) Activités financières || 0 || (22) RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE || (3 072) || (3 023) 11.2.2. Le
régime d’assurance-maladie Le régime d’assurance-maladie fournit la
couverture maladie du personnel des divers organes de l’UE. Ses fonds lui
appartiennent en propre et ne sont pas contrôlés par l’UE, bien que ses actifs
financiers soient gérés par la Commission. Il est alimenté par les cotisations
de ses affiliés (personnel) et des employeurs (institutions/agences/organes).
Tout excédent reste la propriété du régime. Le régime comporte quatre entités
distinctes: le régime principal spécifique au personnel des institutions et des
agences de l’UE et trois régimes de moindre envergure couvrant le personnel de
l’Institut universitaire européen et des écoles européennes, ainsi que le
personnel travaillant hors de l’UE, comme le personnel des délégations
européennes. Le total des actifs du régime s’élevait à 291 millions
d’euros au 31 décembre 2013 (2012: 296 millions d’euros). 11.2.3. Le
Fonds de garantie des participants Certains préfinancements versés au titre du
7e programme-cadre de recherche et de développement technologique (7e
PC) sont couverts efficacement par un Fonds de garantie des participants (FGP).
Le montant des préfinancements versés en 2013 atteignait au total 4,5 milliards
d’euros (2012: 4 milliards d’euros). Ce fonds est une entité distincte de
la Commission et n’est pas consolidé dans les présents comptes. Le FGP est un instrument de garantie
mutuelle visant à couvrir les risques financiers encourus par l’UE et les
participants dans la mise en œuvre des actions indirectes du 7e PC, son capital
et les intérêts produits tenant lieu de sûreté. Chaque participant à une action
indirecte prenant la forme d’une subvention verse 5 % du préfinancement
qu’il reçoit au capital du FGP pour la durée de l’action. Les participants sont
donc propriétaires du FGP, l’UE (représentée par la Commission) agissant en
tant qu’agent exécutif. À la fin d’une action indirecte, les participants
récupéreront l’intégralité de leur participation au capital, sauf si le FGP
subit des pertes en raison de bénéficiaires défaillants. Dans ce cas, les
participants récupéreront au minimum 80 % de leur contribution. Le FGP
garantit donc à la fois les intérêts financiers de l’UE et des participants. Au 31 décembre 2013, le total des
actifs du FGP s’élevait à 1,658 milliard d’euros (2012: 1,452 milliard
d’euros). Les fonds du FGP lui appartiennent en propre et ne sont pas contrôlés
par l’UE, et ses actifs financiers sont gérés par la BEI.
UNION
EUROPÉENNE EXERCICE
FINANCIER 2013 UNION EUROPÉENNE EXERCICE FINANCIER 2013 ÉTATS AGRÉGÉS SUR L’EXÉCUTION DU BUDGET ET NOTES ANNEXES* *des écarts peuvent sembler exister entre certaines données
financières des tableaux ci-dessous lorsqu’elles sont additionnées car les
chiffres sont arrondis au million d’euros.
SOMMAIRE STRUCTURE
BUDGÉTAIRE ET PRINCIPES. 103 1. RÉSULTAT DE L’EXÉCUTION DU BUDGET DE
L’UE. 106 1.1 RÉSULTAT BUDGÉTAIRE DE L’UE. 106 1.2 RAPPROCHEMENT ENTRE LE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE
ET LE RÉSULTAT BUDGÉTAIRE. 106 1.3 COMPARAISON ENTRE LES PRÉVISIONS
BUDGÉTAIRES ET LES DONNÉES EFFECTIVES. 107 2. ÉTATS SUR L’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE:
DÉPENSES. 112 2.1 SYNTHÈSE DE L’EXÉCUTION DES RECETTES
BUDGÉTAIRES. 112 3. ÉTATS SUR L’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE:
DÉPENSES. 116 3.1 COMPOSITION ET ÉVOLUTION DES CRÉDITS
D’ENGAGEMENT ET DE PAIEMENT PAR RUBRIQUE DU CADRE FINANCIER. 116 3.2 EXÉCUTION DES CRÉDITS D’ENGAGEMENT PAR
RUBRIQUE DU CADRE FINANCIER. 116 3.3 EXÉCUTION DES CRÉDITS DE PAIEMENT PAR
RUBRIQUE DU CADRE FINANCIER. 117 3.4 ÉVOLUTION DES ENGAGEMENTS RESTANT À
LIQUIDERPAR RUBRIQUE DU CADRE FINANCIER 117 3.5 VENTILATION DES ENGAGEMENTS RESTANT À
LIQUIDERPAR ANNÉE D’ORIGINE ET PAR RUBRIQUE DU CADRE FINANCIER. 118 3.6 COMPOSITION ET ÉVOLUTION DES CRÉDITS
D’ENGAGEMENT ET DE PAIEMENT PAR DOMAINE POLITIQUE. 119 3.7 EXÉCUTION DES CRÉDITS D’ENGAGEMENT PAR
DOMAINE POLITIQUE. 120 3.8 EXÉCUTION DES CRÉDITS DE PAIEMENT PAR
DOMAINE POLITIQUE. 121 3.9 ÉVOLUTION DES ENGAGEMENTS RESTANT À
LIQUIDERPAR DOMAINE POLITIQUE. 123 3.10 VENTILATION DES ENGAGEMENTS RESTANT À
LIQUIDERPAR ANNÉE D’ORIGINE ET PAR DOMAINE POLITIQUE. 124 4. INSTITUTIONS ET AGENCES. 128 4.1 SYNTHÈSE DE L’EXÉCUTION DU BUDGET DES
RECETTES PAR INSTITUTION. 128 4.2 EXÉCUTION DES CRÉDITS D’ENGAGEMENT ET DE
PAIEMENT PAR INSTITUTION. 129 4.3 RECETTES DES AGENCES: PRÉVISIONS
BUDGÉTAIRES, DROITS CONSTATÉS ET RECOUVREMENTS 131 4.4 CRÉDITS
D’ENGAGEMENT ET DE PAIEMENT PAR AGENCE. 132 4.5 RÉSULTAT DE L’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE, AGENCES
INCLUSES. 133 STRUCTURE BUDGÉTAIRE ET PRINCIPES La comptabilité budgétaire est tenue
conformément au règlement financier et à ses règles d’application. Le budget
général, le principal instrument de la politique financière de l’Union, prévoit
et autorise chaque année les recettes et les dépenses de l’Union. Chaque année, la Commission estime les
recettes et les dépenses de l’ensemble des institutions européennes pour
l’exercice suivant et établit un projet de budget qu’elle transmet à l’autorité
budgétaire. Sur la base de ce projet de budget, le Conseil élabore sa position
qui fait ensuite l’objet de négociations entre les deux branches de l’autorité
budgétaire. L’arrêt du projet commun est constaté par le président du
Parlement, qui rend donc le budget exécutoire. L’exécution budgétaire est une
tâche qui appartient principalement à la Commission. La structure du budget consiste,
pour la Commission, en crédits administratifs (encore appelés de
fonctionnement) et opérationnels. Les autres institutions ne disposent en effet
que de crédits de fonctionnement. De plus, le budget distingue deux types de
crédits: les crédits «non dissociés» et les crédits «dissociés». Les crédits
non dissociés sont destinés à la couverture financière des opérations ayant un
caractère annuel (et qui répondent au principe de l’annualité budgétaire). Les
crédits dissociés ont été mis en place pour concilier, d’une part, le principe
de l’annualité du budget et, d’autre part, la nécessité de gérer des opérations
dont l’exécution s’échelonne sur plusieurs années. Ils sont destinés à couvrir
essentiellement les opérations de caractère pluriannuel. Les crédits dissociés
se décomposent en crédits d’engagement et en crédits de paiement: – Crédits
d’engagement:
ils couvrent le coût total des obligations juridiques contractées au cours de
l’exercice pour des actions dont la réalisation s’étend sur plusieurs années.
Cependant, les engagements budgétaires pour des actions dont la réalisation
s’étend sur plus d’un exercice peuvent être fractionnés sur plusieurs exercices
en tranches annuelles lorsque l’acte de base le prévoit. – Crédits de
paiement:
ils couvrent les dépenses qui découlent de l’exécution des engagements
contractés au cours de l’exercice et/ou d’exercices antérieurs. Origine des crédits La source principale des crédits est le
budget de l’Union de l’exercice en cours. Néanmoins, il existe d’autres types
de crédits qui découlent des dispositions inscrites dans le règlement
financier. Ils proviennent d’exercices précédents ou de sources extérieures: – Les crédits
initialement votés au budget pour l’exercice en cours peuvent être
complétés par des virements entre postes et des budgets rectificatifs. – Les crédits
reportés de l’exercice précédent ou reconstitués complètent le budget
actuel. Il s’agit: (i) des crédits
de paiement non dissociés qui bénéficient d’un report de droit limité au seul
exercice; (ii) des crédits reportés
par décision des institutions dans l’un des deux cas suivants: achèvement des
étapes préparatoires ou vote tardif de la base légale; et (iii) des crédits
reconstitués à la suite de dégagements: il s’agit de la réinscription de
crédits d’engagement concernant les Fonds structurels ayant fait l’objet d’un
dégagement. Cette réinscription peut avoir lieu exceptionnellement en cas
d’erreur de la part de la Commission ou si le montant se révèle indispensable à
la réalisation du programme. – Les recettes
affectées qui se composent: (iv) de restitutions de
montants correspondant à des recettes affectées au poste budgétaire ayant subi
la dépense initiale et qui peuvent bénéficier d’un report illimité; (v) de crédits AELE:
l’accord sur l’Espace économique européen (EEE) prévoit une participation
financière de ses membres à certaines activités du budget de l’UE. Les postes
budgétaires concernés ainsi que les montants prévus sont publiés à l’annexe III
du budget de l’UE. Les postes concernés sont majorés de la participation AELE.
Les crédits non utilisés à la fin de l’exercice sont annulés et restitués aux
pays EEE; (vi) de recettes de
tiers/autres pays ayant signé des accords avec l’UE qui prévoient une
participation financière aux activités de l’UE. Les montants ainsi reçus sont
considérés comme des recettes provenant des tiers, affectées aux postes
budgétaires concernés (souvent dans le cadre de la recherche), et peuvent
bénéficier d’un report illimité; (vii) de travaux tiers:
dans le cadre de leurs activités de recherche, les centres de recherche de l’UE
peuvent effectuer des travaux pour des organismes externes. Comme pour les
recettes de tiers, les travaux tiers sont affectés à certains postes
budgétaires et bénéficient d’un report illimité; et (viii)
de
crédits reconstitués à la suite de reversements d’acompte: il s’agit de fonds
de l’UE remboursés par leurs destinataires, qui peuvent bénéficier d’un report
illimité. Composition des crédits disponibles – Budget
initial = crédits votés au cours de l’exercice N-1; – Crédits
définitifs du budget = crédits initialement votés au budget + crédits des
budgets rectificatifs + virements + crédits additionnels; – Crédits
additionnels = recettes affectées (voir ci-dessus) + crédits reportés de
l’exercice précédent ou reconstitués à la suite de dégagements. Calcul du résultat budgétaire Les ressources propres sont comptabilisées
sur la base des montants dont sont crédités, au cours de l’exercice, les
comptes ouverts au nom de la Commission par les administrations des États
membres. Les recettes incluent également le solde budgétaire de l’exercice
précédent, lorsque celui-ci est positif (excédent). Les autres recettes sont
prises en compte sur la base des montants effectivement perçus au cours de
l’exercice. Pour le calcul du résultat budgétaire de
l’exercice, les dépenses comprennent les paiements sur crédits de l’exercice
auxquels s’ajoutent les crédits de paiement du même exercice reportés à l’exercice
suivant. Les paiements effectués sur les crédits de l’exercice sont ceux qui
ont été exécutés par le comptable au plus tard le 31 décembre de
l’exercice. Pour le FEAGA, les paiements pris en compte sont ceux effectués par
les États membres du 16 octobre N-1 au 15 octobre N, pour autant que
leur engagement et leur ordonnancement soient parvenus au Comptable au plus
tard le 31 janvier N+1. Les dépenses du FEAGA peuvent faire l’objet d’une
décision de conformité ultérieure à la suite des contrôles effectués dans les
États membres. Le résultat de l’exécution du budget de
l’exercice comprend deux composantes: le résultat de l’UE et le résultat de la
participation des pays de l’AELE membres de l’EEE. Aux termes de l’article 15
du règlement (CE, Euratom) no 1150/2000 sur les ressources
propres, ce résultat est constitué par la différence entre: –
l’ensemble
des recettes budgétaires perçues au titre de cet exercice; et – le montant
des paiements effectués sur les crédits de cet exercice, augmenté du montant
total des crédits du même exercice reportés à l’exercice suivant. –
Cette
différence est augmentée ou diminuée: ·
du
montant net qui résulte des annulations de crédits de paiement reportés des
exercices antérieurs et des dépassements éventuels, en paiements, dus à la
variation des cours de l’euro, des crédits non dissociés reportés de l’exercice
précédent; et ·
du
solde qui résulte des gains et des pertes de change enregistrés pendant
l’exercice. Les crédits reportés de l’exercice
précédent relatifs à des participations de tiers et à des travaux pour des
tiers, qui, par nature, ne tombent jamais en annulation, sont repris sous les
crédits additionnels de l’exercice. Cela explique la différence entre le
montant des crédits reportés de l’exercice précédent repris dans les états sur
l’exécution du budget 2013 et le montant des crédits reportés à l’exercice
suivant figurant dans les états sur l’exécution du budget 2012. Les crédits de
réemploi et les crédits reconstitués à la suite de reversements d’acomptes ne
font pas partie du calcul du résultat budgétaire. Les crédits reportés comprennent: les
reports de droit et les reports par décision. La rubrique annulation des
crédits de paiement inutilisés reportés de l’exercice précédent fait apparaître
les annulations de crédits reportés de droit et par décision. Elle comprend
également la diminution des crédits de recettes affectées reportés à l’exercice
suivant par rapport à 2012.
RÉSULTAT DE L’EXÉCUTION DU BUDGET DE L’UE 1.1
RÉSULTAT BUDGÉTAIRE DE L’UE || || Millions d’euros || 2013 || 2012 Recettes de l’exercice || 149 504 || 139 541 Paiements sur crédits de l’exercice || (147 567) || (137 738) Crédits de paiement reportés à l’exercice N+1 || (1 329) || (936) Annulation de crédits de paiement inutilisés reportés de l’exercice N-1 || 437 || 92 Différences de change de l’exercice || (42) || 60 Résultat de l’exécution du budget* || 1 002 || 1 019 *Y compris le résultat des pays AELE,
soit (4) millions d’euros en 2013 et (4) millions d’euros en 2012. Le résultat
budgétaire de l’UE est restitué aux États membres au cours de l’exercice
suivant: il est porté en déduction des montants dont ils sont redevables pour
cet exercice. 1.2
RAPPROCHEMENT ENTRE LE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE ET LE RÉSULTAT
BUDGÉTAIRE || || Millions d’euros || 2013 || 2012 RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE || (4 365) || (5 329) || || Recettes || || Droits constatés en cours d’exercice mais non encore recouvrés || (2 071) || (2 000) Droits constatés au cours des exercices antérieurs et recouvrés au cours de l’exercice || 3 357 || 4 582 Produits à recevoir (nets) || (134) || (38) Dépenses || || Charges à reporter (nettes) || 3 216 || (1 544) Charges de l’exercice précédent payées au cours de l’exercice || (1 123) || (2 695) Effet net des préfinancements || (902) || 820 Crédits de paiement reportés à l’exercice suivant || (1 528) || (4 666) Paiements effectués sur crédits reportés et annulation de crédits de paiement inutilisés || 1 538 || 4 768 Variations des provisions || 4 136 || 7 805 Autres || (1 028) || (670) || || Résultat économique agences + CECA || (93) || (15) || || RÉSULTAT BUDGÉTAIRE DE L’EXERCICE || 1 002 || 1 019 Le résultat économique
de l’exercice est calculé selon les principes de la comptabilité d’exercice.
Or, le résultat budgétaire est établi sur la base d’une comptabilité de caisse
modifiée, conformément au règlement financier. Le résultat économique et le
résultat budgétaire couvrant tous deux les mêmes opérations sous-jacentes, il
est utile de vérifier leur concordance par un rapprochement. En 2013, les dépenses prépayées se
rapportant aux instruments d’ingénierie financière et aux programmes d’aide
(voir 2.6.2 et 2.10.2) ont été intégrées pour la première fois
dans la catégorie «Préfinancement à effet net». Les données ont été reclassées
en suivant la même structure que les chiffres comparatifs ci-dessus. Éléments de rapprochement - recettes Les recettes effectives d’un exercice
budgétaire correspondent aux recettes encaissées sur les droits constatés au
cours de l’exercice et aux encaissements sur les droits constatés au cours
d’exercices précédents. Par conséquent, les droits constatés en cours
d’exercice mais non encore recouvrés doivent être déduits du résultat
économique aux fins du rapprochement, puisqu’ils ne font pas partie des
recettes budgétaires. En revanche, les droits constatés antérieurement à
l’exercice et recouvrés au cours de l’exercice doivent être ajoutés au
résultat économique aux fins du rapprochement. Les produits nets à recevoir
consistent principalement en recettes à percevoir au titre des prélèvements
agricoles, des ressources propres et des intérêts et dividendes. Seul l’effet
net, à savoir les produits à recevoir de l’exercice en cours moins les
encaissements sur les produits à recevoir de l’exercice précédent, est pris en
considération. Éléments de rapprochement - Dépenses Les charges nettes à reporter
consistent principalement en régularisations de fin d’exercice qui concernent
des dépenses éligibles exposées par les bénéficiaires des fonds communautaires
mais n’ayant pas encore été déclarées à la Commission. Tandis que les charges à
reporter ne sont pas considérées comme des dépenses budgétaires, les paiements
effectués au cours de l’exercice et concernant des factures enregistrées
antérieurement à celui-ci font partie des dépenses budgétaires de
l’exercice. L’effet net des préfinancements
tient compte à la fois (1) des nouveaux préfinancements versés au cours de
l’exercice et comptabilisés en dépenses budgétaires de l’exercice et (2) de
tous les préfinancements apurés au cours de l’exercice par l’acceptation de
dépenses éligibles. Les seconds constituent des charges comptables, mais non
des dépenses budgétaires, puisque les préfinancements initiaux avaient déjà été
considérés comme des dépenses budgétaires lors du versement. Outre les paiements effectués sur les
crédits d’un exercice, les crédits reportés à l’exercice suivant doivent
également être pris en considération dans le calcul du résultat budgétaire
(conformément à l’article 15 du règlement no 1150/2000). La
même règle s’applique aux paiements exécutés sur les crédits reportés
d’exercices précédents ainsi qu’aux annulations de crédits de paiement
inutilisés. Les variations des provisions
concernent des estimations de fin d’exercice enregistrées dans la comptabilité
d’exercice (portant essentiellement sur les avantages du personnel), qui sont
sans incidence sur la comptabilité budgétaire. Les autres éléments de
rapprochement comprennent entre autres les amortissements, les acquisitions
d’actifs, les paiements au titre des locations et les participations
financières, qui font l’objet de traitements différents en comptabilité
budgétaire et en comptabilité d’exercice. 1.3
COMPARAISON ENTRE LES PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES ET LES DONNÉES
EFFECTIVES 1.3.1.
RECETTES || || || || Millions d’euros || || Budget initial || Budget définitif || Recettes effectives 1. || Ressources propres || 131 288 || 140 326 || 140 100 || dont les droits de douane || 18 632 || 14 857 || 15 164 || dont TVA || 15 030 || 14 680 || 14 542 || dont RNB || 97 503 || 110 823 || 110 032 3. || Excédents, soldes et ajustements || 0 || 1 057 || 698 4. || Recettes provenant des personnes liées aux institutions et autres organismes de l’Union || 1 278 || 1 278 || 1 199 5. || Recettes provenant du fonctionnement administratif des institutions || 54 || 54 || 611 6. || Contributions et restitutions dans le cadre des accords et programmes de l’UE || 60 || 60 || 3 898 7. || Intérêts de retard et amendes || 123 || 1 642 || 2 973 8. || Opérations d’emprunt et de prêt || 4 || 4 || 2 9. || Recettes diverses || 30 || 30 || 24 Total || || 132 837 || 144 451 || 149 504 1.3.2.
DÉPENSES PAR RUBRIQUE DU CADRE FINANCIER || || || || Millions d’euros || || Budget initial || Budget définitif* || Paiements exécutés 1. || Croissance durable || 59 085 || 73 528 || 71 238 || 1.1 Compétitivité pour la croissance et l’emploi || 11 886 || 16 290 || 14 307 || 1.2 Cohésion pour la croissance et l’emploi || 47 199 || 57 238 || 56 931 2 || Conservation et gestion des ressources naturelles || 57 484 || 60 404 || 59 524 3 || Citoyenneté, liberté, sécurité et justice || 1 515 || 2 197 || 1 883 4 || L’UE acteur mondial || 6 323 || 7 200 || 7 055 5 || Administration || 8 430 || 10 056 || 8 693 6 || Compensations || 0 || 75 || 75 Total || || 132 837 || 153 461 || 148 469 * y compris budgets
rectificatifs, crédits reportés et recettes affectées. 1.3.3.
DÉPENSES PAR DOMAINE POLITIQUE || || || || Millions d’euros || || Budget initial || Budget définitif* || Paiements exécutés 01 || Affaires économiques et financières || 428 || 411 || 397 02 || Entreprises || 1 162 || 1 587 || 1 456 03 || Concurrence || 92 || 107 || 93 04 || Emploi et affaires sociales || 10 429 || 14 286 || 14 107 05 || Agriculture et développement rural || 56 344 || 59 234 || 58 339 06 || Mobilité et transports || 984 || 1 120 || 1 059 07 || Environnement et action pour le climat || 391 || 438 || 406 08 || Recherche || 4 808 || 6 556 || 5 771 09 || Réseaux de communication, contenu et technologie || 1 389 || 2 024 || 1 826 10 || Recherche directe || 411 || 959 || 496 11 || Affaires maritimes et pêche || 794 || 831 || 820 12 || Marché intérieur || 103 || 127 || 116 13 || Politique régionale || 37 434 || 43 960 || 43 494 14 || Fiscalité et union douanière: || 112 || 140 || 129 15 || Éducation et culture || 2 373 || 3 301 || 3 052 16 || Communication || 253 || 273 || 252 17 || Santé et consommateurs || 593 || 622 || 599 18 || Affaires intérieures || 799 || 1 053 || 1 035 19 || Relations extérieures || 3 089 || 3 354 || 3 295 20 || Commerce || 102 || 112 || 104 21 || Développement et relations avec les États ACP || 1 207 || 1 377 || 1 345 22 || Élargissement || 832 || 933 || 920 23 || Aide humanitaire || 829 || 1 278 || 1 249 24 || Lutte contre la fraude || 73 || 83 || 73 25 || Coordination des politiques de la Commission et conseil juridique || 194 || 221 || 193 26 || Administration de la Commission || 1 013 || 1 318 || 1 082 27 || Budget || 67 || 146 || 135 28 || Audit || 12 || 13 || 12 29 || Statistiques || 115 || 147 || 126 30 || Pensions et dépenses connexes || 1 399 || 1 401 || 1 397 31 || Services linguistiques || 397 || 506 || 436 32 || Énergie || 814 || 838 || 758 33 || Justice || 184 || 208 || 195 40 || Réserves || 80 || 0 || 0 90 || Autres institutions || 3 527 || 4 497 || 3 703 Total || || 132 837 || 153 461 || 148 469 * y compris budgets
rectificatifs, crédits reportés et recettes affectées. 1.3.4.
ENGAGEMENTS PAR RUBRIQUE DU CADRE FINANCIER || || || || Millions d’euros || || Budget initial || Budget définitif* || Engagements 1. || Croissance durable || 70 630 || 75 054 || 72 682 || 1.1 Compétitivité pour la croissance et l’emploi || 16 121 || 19 191 || 17 723 || 1.2 Cohésion pour la croissance et l’emploi || 54 509 || 55 863 || 54 959 2. || Conservation et gestion des ressources naturelles || 60 149 || 62 540 || 61 463 3. || Citoyenneté, liberté, sécurité et justice || 2 106 || 2 846 || 2 777 4. || L’UE acteur mondial || 9 583 || 10 015 || 9 793 5. || Administration || 8 430 || 9 281 || 8 870 6. || Compensations || 0 || 75 || 75 Total || || 150 898 || 159 810 || 155 659 * y compris budgets
rectificatifs, crédits reportés et recettes affectées. 1.3.5.
ENGAGEMENTS PAR DOMAINE POLITIQUE || || || || Millions d’euros || || Budget initial || Budget définitif* || Engagements 01 || Affaires économiques et financières || 556 || 527 || 517 02 || Entreprises || 1 154 || 1 269 || 1 241 03 || Concurrence || 92 || 99 || 94 04 || Emploi et affaires sociales || 12 004 || 12 823 || 12 131 05 || Agriculture et développement rural || 58 852 || 61 226 || 60 167 06 || Mobilité et transports || 1 741 || 1 843 || 1 807 07 || 07 Environnement et action pour le climat || 498 || 518 || 506 08 || Recherche || 6 878 || 8 130 || 7 915 09 || Réseaux de communication, contenu et technologie || 1 805 || 2 131 || 2 085 10 || Recherche directe || 424 || 1 000 || 518 11 || Affaires maritimes et pêche || 1 024 || 1 043 || 997 12 || Marché intérieur || 106 || 123 || 117 13 || Politique régionale || 43 389 || 44 464 || 44 170 14 || Fiscalité et union douanière: || 145 || 151 || 147 15 || Éducation et culture || 2 813 || 3 433 || 3 303 16 || Communication || 266 || 275 || 269 17 || Santé et consommateurs || 634 || 648 || 635 18 || Affaires intérieures || 1 296 || 1 444 || 1 420 19 || Relations extérieures || 5 001 || 5 088 || 5 023 20 || Commerce || 107 || 111 || 108 21 || Développement et relations avec les États ACP || 1 572 || 1 701 || 1 664 22 || Élargissement || 1 062 || 1 152 || 1 147 23 || Aide humanitaire || 917 || 1 360 || 1 339 24 || Lutte contre la fraude || 79 || 79 || 79 25 || Coordination des politiques de la Commission et conseil juridique || 193 || 205 || 194 26 || Administration de la Commission || 1 030 || 1 184 || 1 119 27 || Budget || 67 || 138 || 134 28 || Audit || 12 || 13 || 12 29 || Statistiques || 134 || 144 || 134 30 || Pensions et dépenses connexes || 1 399 || 1 401 || 1 397 31 || Services linguistiques || 397 || 482 || 435 32 || Énergie || 738 || 818 || 782 33 || Justice || 218 || 235 || 225 40 || Réserves || 764 || 528 || 0 90 || Autres institutions || 3 527 || 4 023 || 3 830 Total || || 150 898 || 159 810 || 155 659 * y compris budgets
rectificatifs, crédits reportés et recettes affectées. Dans le budget adopté initialement, signé
par le président du Parlement européen le 12 décembre 2012, le
montant des crédits de paiement était fixé à 132,837 milliards d’euros et
le montant à financer par des ressources propres atteignait un total de 131,288 milliards
d’euros. Les montants estimatifs des recettes et dépenses inscrites au budget
initial sont généralement ajustés en cours d’exercice budgétaire, par la voie
de budgets rectificatifs. Les ajustements des ressources propres RNB assurent
l’équilibre entre les recettes et les dépenses budgétaires. Conformément au
principe de l’équilibre budgétaire, les recettes et les dépenses (crédits de
paiement) inscrites au budget doivent être en équilibre. Recettes: En 2013, neuf budgets rectificatifs ont été
adoptés. Leur prise en compte porte le total final des recettes du budget 2013
à 144,451 milliards d’euros. Ce montant a été financé par des ressources
propres à hauteur de 140,326 milliards d’euros (soit 9,038 milliards
d’euros de plus que prévu initialement) et par d’autres recettes pour le solde.
Le besoin accru de financer les crédits de paiement a été couvert
essentiellement grâce à l’appel aux ressources basées sur le RNB inscrites dans
les budgets rectificatifs nos 2 et 8/2013. La lettre rectificative du budget
rectificatif no 6/2013 incluait les amendes infligées à des
entreprises, totalisant 1,614 milliard d’euros, qui étaient connues au
moment de l’établissement du projet de budget rectificatif no 6/2013.
Au 31 décembre 2013, d’autres amendes sont devenues définitives, soit
après un jugement final, soit en l’absence de recours formé par les entreprises
contre de nouvelles décisions d’amende. Les recettes, les contributions et les
restitutions en rapport avec les accords et programmes de l’Union représentent
un montant total de 3,888 milliards d’euros. Les principaux montants
concernent le FEAGA et le FEADER (et en particulier l’apurement des comptes et
des irrégularités), la participation de tiers à des programmes de recherche et
d’autres contributions et restitutions à des programmes/activités de l’Union.
Une partie substantielle de ce total est composée de recettes affectées, ce qui
donne lieu généralement à l’inscription de crédits supplémentaires du côté des
dépenses. En ce qui concerne le résultat des
ressources propres, la collecte des ressources propres traditionnelles était
proche des montants repris dans les prévisions, notamment parce que les
estimations budgétaires qui ont été modifiées au moment de l’établissement du
budget rectificatif no 6/2013 (elles ont été réduites de 1,871 milliards
d’euros conformément aux nouvelles prévisions macroéconomiques du printemps 2013)
ont été à nouveau modifiées dans la lettre rectificative de ce budget
rectificatif afin de tenir compte du rythme réel de perception des ressources. Elles ont
ainsi été diminuées de 2,062 milliards d’euros. Les montants définitifs des ressources TVA
et RNB versés par les États membres sont aussi très proches des estimations
budgétaires finales. Les différences entre montants prévisionnels et paiements
effectifs sont dues à l’écart entre les taux de change de l’euro utilisés pour
la confection du budget et les taux en vigueur au moment où les États membres
qui ne font pas partie de l’UEM ont procédé aux paiements. Dépenses: L’année 2013 était la dernière année de la
période de programmation actuelle 2007-2013. Le budget initial pour toutes les
institutions a fixé les crédits d’engagement à 150,898 milliards d’euros,
soit une augmentation de 1,7 % par rapport au budget final de 2012. Cela
correspondait à une réduction de 160 millions d’euros par rapport au
projet de budget de la Commission et laissait une marge de 2,45 milliards
d’euros en deçà du plafond du cadre financier pluriannuel. Les crédits de paiement ont été finalement
fixés à 132,837 milliards d’euros, après une réduction de 4,96 milliards
d’euros dans le projet de budget 2013. Cela signifiait une diminution de 2,2 %
par rapport au budget final de 2012. Le niveau initial des crédits de paiement
en 2013 correspondait à 0,99 % du RNB de l’Union et laissait une marge de 11,24 milliards
d’euros en deçà du plafond du cadre financier. S’agissant des engagements, les crédits
budgétaires finaux et partant, les objectifs politiques fixés ont été
pleinement exécutés (99,7 % à l’exclusion des réserves non mobilisées).
Les ajustements les plus notables, apportés par la voie de budgets
rectificatifs, au cours de l’exercice concernaient les montants nécessaires
pour faire face à l’adhésion de la Croatie (655 millions d’euros), la
mobilisation du Fonds de solidarité de l’Union europénne (415 milliards
d’euros), des dépenses imprévues par nature et des engagements supplémentaires
sous la rubrique 1b pour la France, l’Italie et l’Espagne (150 millions
d’euros), découlant d’un accord du Conseil européen d’accroître leur dotation
au titre des fonds structurels. L’exécution totale de 151,080 milliards
d’euros a laissé un montant inutilisé de 1,011 milliard d’euros. Après le
report sur 2014, un montant de 833 millions d’euros est tombé en
annulation. Ce montant concerne toutefois en majeure partie des réserves non
mobilisées: 464 millions d’euros pour le Fonds européen d’ajustement à la
mondialisation, 64 millions pour la réserve d’aide d’urgence et 43 millions
d’euros provenant de la réserve consacrée aux accords internationaux en matière
de pêche. Les augmentations totales des crédits de
paiement initialement budgétisés, introduites au moyen de budgets
rectificatifs, se sont élevées à 11,6 milliards d’euros. Confrontée à la
lourde pression des demandes de paiement et au retard des créances impayées de 2012,
l’autorité budgétaire a adopté, en deux temps (budgets rectificatifs nos 2/2013
et 8/2013), des augmentations de 11,2 milliards d’euros des crédits
de paiement. Ceci a porté le niveau des crédits de paiement au delà de celui du
plafond du cadre financier, aidant à réduire la croissance des engagements
restant à liquider (RAL). Les besoins de paiement du Fonds de
solidarité de l’Union européenne ont été couverts par 15 millions
d’euros de crédits fraîchement injectés via le budget rectificatif no 5/2013
et une réaffectation de 250 millions d’euros via le budget rectificatif no 9/2013
provenant de certaines lignes budgétaires que la Commission avait proposée dans
le contexte du virement global. Les 150 millions de paiements
restants ont été introduits dans le budget 2014. L’exécution totale des crédits de paiement
du budget final s’élevait à 142,883 milliards d’euros, soit 98,9 %.
Cela représente 8 milliards d’euros de plus qu’en 2012, mais
aussi 7 milliards d’euros de plus que le plafond du cadre financier
pour 2014. Quoi qu’il en soit, le montant en souffrance des demandes de
paiement non exécutées à la fin de l’exercice n’a cessé d’augmenter pour
atteindre 26,2 milliards d’euros. Après la prise en compte du report des
crédits de paiement sur 2014, un total de 238 millions tombe en
annulation. Plus de la moitié des crédits tombant en
annulation de la Commission proviennent du rejet lié au refus du Conseil de
transférer des crédits relatifs à l’ajustement des traitements. Sur les crédits
de paiement reportés de 2012, un montant de 97 millions d’euros a été
annulé. Le rapport de la Commission sur la gestion
budgétaire et financière 2013 présente, dans ses parties A, qui offre une vue
d’ensemble du budget, et B, qui traite de chaque rubrique du cadre financier
pluriannuel, une analyse plus détaillée des ajustements budgétaires, du
contexte dans lequel ils ont été opérés, de leur motivation et de leurs
répercussions. 2.
ÉTATS SUR L’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE: DÉPENSES 2.1
SYNTHÈSE DE L’EXÉCUTION DES RECETTES BUDGÉTAIRES || || || || || || || || || || || Millions d’euros || Titre || Budget recettes || Droits constatés || Recettes || Recettes en || Reste à recouvrer || || Initial || final || Exercice courant || Crédits reportés || Total || Sur les droits de l’exercice || Sur les droits reportés || Total || % du budget || 1. || Ressources propres || 131 288 || 140 326 || 140 102 || 45 || 140 147 || 140 097 || 3 || 140 100 || 99.84 % || 47 3. || Excédents, soldes et ajustements || 0 || 1 057 || 698 || 0 || 698 || 698 || 0 || 698 || 65.99 % || 0 4. || Recettes provenant de personnes travaillant avec les institutions et autres organes de l’UE || 1 278 || 1 278 || 1 206 || 5 || 1 211 || 1 194 || 5 || 1 199 || 93.83 % || 12 5. || Recettes provenant du fonctionnement administratif des institutions || 54 || 54 || 604 || 29 || 632 || 587 || 24 || 611 || 1133.46% || 21 6. || Contributions et restitutions liées à des accords et programmes de l’UE || 60 || 60 || 3 601 || 525 || 4 126 || 3 500 || 398 || 3 898 || 6496.27% || 228 7. || Intérêts de retard et amendes || 123 || 1 642 || 2 631 || 10 774 || 13 406 || 634 || 2 338 || 2 973 || 181.05 % || 10 433 8. || Opérations d’emprunt et de prêt || 4 || 4 || 35 || 222 || 257 || 2 || 0 || 2 || 49.77 % || 255 9. || Recettes diverses || 30 || 30 || 25 || 9 || 34 || 22 || 2 || 24 || 79.42 % || 10 || Total || 132 837 || 144 451 || 148 901 || 11 609 || 160 510 || 146 733 || 2 771 || 149 504 || 103.50 % || 11 006 Détail du titre 1: ressources propres || Chapitre || Budget recettes || Droits constatés || Recettes || Recettes en || Reste à recouvrer || || Initial || final || Exercice courant || Crédits reportés || Total || Sur les droits de l’exercice || Sur les droits reportés || Total || % du budget || 11. || Cotisations «sucre» || 123 || (35) || 202 || 0 || 202 || 202 || 0 || 202 || (582.66)% || 0 12. || droits de douane || 18 632 || 14 857 || 15 166 || 45 || 15 211 || 15 161 || 3 || 15 164 || 102.06 % || 47 13. || TVA || 15 030 || 14 680 || 14 542 || 0 || 14 542 || 14 542 || 0 || 14 542 || 99.06 % || 0 14. || RNB || 97 503 || 110 823 || 110 032 || 0 || 110 032 || 110 032 || 0 || 110 032 || 99.29 % || 0 15. || Correction des déséquilibres budgétaires || 0 || 0 || 166 || 0 || 166 || 166 || 0 || 166 || 0.00 % || 0 16. || Réduction des contributions RNB pour les Pays-Bas et la Suède || 0 || 0 || (6) || 0 || (6) || (6) || 0 || (6) || 0.00 % || 0 || Total || 131 288 || 140 326 || 140 102 || 45 || 140 147 || 140 097 || 3 || 140 100 || 99.84 % || 47 Détail du titre 3: excédents, soldes et ajustements || Chapitre || Budget recettes || Droits constatés || Recettes || Recettes en || Reste à recouvrer || || Initial || final || Exercice actuel || Crédits reportés || Total || Sur les droits de l’exercice || Sur les droits reportés || Total || % du budget || 30. || Excédent de l’exercice précédent || 0 || 1 057 || 1 054 || 0 || 1 054 || 1 054 || 0 || 1 054 || 99.65 % || 0 31. || Soldes TVA || 0 || 0 || (522) || 0 || (522) || (522) || 0 || (522) || 0.00 % || 0 32. || Soldes RNB || 0 || 0 || 162 || 0 || 162 || 162 || 0 || 162 || 0.00 % || 0 34. || Ajustement pour non-participation à la politique JAI || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0.00 % || 0 35. || Ajustements/corrections en faveur du Royaume-Uni || 0 || 0 || 4 || 0 || 4 || 4 || 0 || 4 || 0.00 % || 0 || Total || 0 || 1 057 || 698 || 0 || 698 || 698 || 0 || 698 || 65.99 % || 0 2.1.1.
Produits des ressources propres La grande majorité des recettes provient
des ressources propres. C’est ce que prévoit l’article 311 du traité sur le
fonctionnement de l’UE qui indique que: «le budget est, sans préjudice des
autres recettes, intégralement financé par des ressources propres.» La majeure
partie des dépenses budgétaires est financée par les ressources propres. Les
autres recettes ne représentent qu’une petite partie du financement total. Les ressources propres se divisent entre
les catégories suivantes: (1) les ressources
propres traditionnelles (RPT), c’est-à-dire les droits de douane et les
cotisations «sucre». Ces ressources propres, prélevées auprès des opérateurs
économiques, sont perçues par les États membres pour le compte de l’Union
européenne. Cependant, les États membres conservent 25 % du montant à
titre de compensation pour leurs frais de perception. Les droits de douane sont
perçus sur les importations de produits provenant des pays tiers, à des taux
basés sur le tarif douanier commun. Les cotisations «sucre» sont versées par
les producteurs de sucre pour financer les restitutions à l’exportation de
sucre. Les RPT représentent normalement environ 13 % des ressources
propres; (2) la ressource
propre fondée sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est prélevée sur les
assiettes TVA des États membres, qui sont harmonisées à cette fin conformément
aux règles de l’UE. Le même pourcentage est prélevé sur la base harmonisée de
chaque État membre. Cependant, l’assiette de TVA à prendre en compte est
écrêtée à 50 % du RNB de chaque État membre. La ressource fondée sur la
TVA représente environ 12 % des ressources propres de l’Union; (3) la ressource
fondée sur le revenu national brut (RNB) sert à équilibrer les recettes et les
dépenses budgétaires, c’est-à-dire à financer la partie du budget qui n’est pas
couverte par d’autres sources de recettes. Le même pourcentage est prélevé sur
le RNB de chaque État membre, établi conformément aux règles de l’UE. La
ressource fondée sur le RNB représente environ 75 % des ressources propres
de l’Union. L’attribution des ressources propres se
fait dans le respect des règles énoncées dans la décision du Conseil no 2007/436/CE,
Euratom du 7 juin 2007 relative au système des ressources propres de
l’Union européenne (DRP 2007). 2.1.2.
Ressources propres traditionnelles Ressources propres traditionnelles: Toutes
les ressources propres traditionnelles constatées doivent être reprises dans
l’un ou l’autre des livres comptables tenus par les autorités compétentes. – Dans la
comptabilité «normale» prévue à l’article 6, paragraphe 3, point a), du
règlement (CE, Euratom) no 1150/2000: tout montant recouvré ou
garanti. – Dans la
comptabilité «séparée» prévue à l’article 6, paragraphe 3, point b), du
règlement (CE, Euratom) no 1150/2000: tout montant non encore
recouvré et/ou non garanti; les montants garantis mais contestés peuvent
également être inscrits dans cette comptabilité. Pour la comptabilité séparée, le relevé
trimestriel que les États membres transmettent à la Commission inclut: – le solde
restant à recouvrer le trimestre précédent; – les montants
recouvrés pendant le trimestre en question; – les
rectifications d’assiette (corrections/annulations) pendant le trimestre en
question; – les montants
mis en non-valeur (qui ne peuvent pas être mis à la disposition de la
Commission conformément à l’article 17, paragraphe 2, du règlement no 1150/2000), – les montants
recouvrés pendant le trimestre en question; – le solde
restant à recouvrer à la fin du trimestre en question. Les ressources propres traditionnelles
doivent être saisies dans le compte de la Commission auprès de son trésor ou de
l’organisme désigné par l’État membre au plus tard le premier jour ouvrable
après le 19 du deuxième mois suivant celui au cours duquel les droits ont été
constatés (ou recouvrés dans le cas de la comptabilité séparée). Les États
membres retiennent, à titre de frais de perception, 25 % des ressources
propres traditionnelles. Les créances éventuelles sur ressources propres sont
ajustées selon la probabilité de leur recouvrement. 2.1.3.
Ressources TVA et ressources RNB Les ressources propres provenant de la TVA
résultent de l’application d’un taux uniforme, valable pour tous les États
membres, à l’assiette harmonisée de la TVA, déterminée selon les règles de
l’article 2, paragraphe 1, point b), de la décision relative aux ressources
propres de 2007. Le taux uniforme est fixé à 0,30 %, excepté pour la
période 2007-2013, où le taux d’appel est fixé à 0,225 % pour l’Autriche,
à 0,15 % pour l’Allemagne et à 0,10 % pour les Pays-Bas et la Suède.
L’assiette TVA est écrêtée à 50 % du RNB pour tous les États membres. La ressource RNB est une ressource variable
destinée à fournir les recettes nécessaires à la couverture, lors d’un exercice
particulier, des dépenses excédant le montant perçu grâce aux ressources
propres traditionnelles, aux ressources TVA et aux recettes diverses. Les
recettes résultent de l’application d’un taux uniforme à la somme du RNB de tous
les États membres. Les ressources TVA et RNB sont déterminées sur la base des
prévisions relatives aux assiettes TVA et RNB établies au moment de
l’élaboration de l’avant-projet de budget. Ces prévisions font ensuite l’objet
d’une révision et la mise à jour est effectuée au cours de l’exercice en
question par un budget rectificatif. Les données finales relatives aux assiettes
TVA et RNB sont disponibles au cours de l’exercice suivant l’exercice concerné.
La Commission calcule les différences entre les montants dus par les États
membres en fonction des assiettes réelles et les sommes qu’ils ont
effectivement versées sur la base des prévisions (révisées). Ces soldes TVA et
RNB, positifs ou négatifs, sont appelés par la Commission auprès des États
membres pour le premier jour ouvrable du mois de décembre de l’exercice suivant
l’exercice en question. Sauf réserve formulée, des corrections peuvent être
apportées aux assiettes TVA et RNB au cours des quatre exercices suivants. Les
soldes calculés antérieurement sont adaptés, et la différence est appelée en
même temps que les soldes TVA et RNB pour l’exercice précédent. À l’occasion des contrôles des relevés TVA
et des données relatives au RNB, la Commission peut adresser aux États membres
des réserves sur certains points pouvant avoir une incidence sur leur
contribution aux ressources propres. Ces réserves peuvent être motivées, par
exemple, par l’absence de données acceptables ou par la nécessité de développer
une méthode adéquate. Elles doivent être considérées comme des créances
potentielles sur les États membres, dont le montant est incertain du fait que
leur incidence financière ne peut être estimée avec précision. Lorsque le
montant de ces créances peut être déterminé, les ressources TVA et RNB
correspondantes sont appelées, soit en rapport avec les soldes TVA ou RNB, soit
via des appels de fonds individuels. 2.1.4.
Correction en faveur du Royaume-Uni Ce mécanisme réduit les versements de
ressources propres du Royaume-Uni proportionnellement à son «déséquilibre
budgétaire» et augmente les versements de ressources propres des autres États
membres dans la même proportion. Le mécanisme de correction des déséquilibres
budgétaires en faveur du Royaume-Uni a été institué par le Conseil européen de
Fontainebleau (juin 1984) et par la décision relative aux ressources
propres du 7 mai 1985 qui en a résulté. Le but de ce mécanisme était
de réduire le déséquilibre budgétaire du Royaume-Uni au moyen d’une diminution
de ses versements à l’UE. L’Allemagne, l’Autriche, la Suède et les Pays-Bas
bénéficient d’un financement réduit de la correction (restreint à un quart de
leur part normale). 2.1.5.
Réduction brute Le Conseil européen des 15 et 16 décembre 2005
a conclu que les Pays-Bas et la Suède bénéficieraient de réductions brutes de
leurs contributions annuelles fondées sur le RNB pour la période 2007-2013. En
vertu de ce mécanisme de compensation, les Pays-Bas bénéficieront d’une
réduction brute de 605 millions d’euros de leur contribution annuelle
calculée en fonction du RNB, et la Suède bénéficiera d’une réduction brute de 150 millions
d’euros de sa contribution annuelle calculée en fonction du RNB, aux prix de 2004.
3.
ÉTATS SUR L’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE: DÉPENSES 3.1
COMPOSITION ET ÉVOLUTION DES CRÉDITS D’ENGAGEMENT ET DE PAIEMENT
PAR RUBRIQUE DU CADRE FINANCIER || || || || || || || || || || || || Millions d’euros || Crédits d’engagement || Crédits de paiement Rubrique du cadre financier || Votés au budget || Modifications par virement et BR || Crédits reportés || Recettes affectées || Total additionnel || Total autorisé || Votés au budget || Modifications par virement et BR || Crédits reportés || Recettes affectées || Total additionnel || Total autorisé || 1 || 2 || 3 || 4 || 5=3+4 || 6=1+2+5 || 7 || 8 || 9 || 10 || 11=9+10 || 12=7+8+11 1 || Croissance durable || 70 630 || 620 || 28 || 3 777 || 3 805 || 75 054 || 59 085 || 10 037 || 157 || 4 250 || 4 407 || 73 528 2 || Conservation et gestion des ressources naturelles || 60 149 || (4) || 2 || 2 393 || 2 395 || 62 540 || 57 484 || 552 || 36 || 2 332 || 2 368 || 60 404 3 || Citoyenneté, liberté, sécurité et justice || 2 106 || 507 || 0 || 233 || 233 || 2 846 || 1 515 || 450 || 9 || 224 || 232 || 2 197 4 || L’UE acteur mondial || 9 583 || (4) || 2 || 433 || 435 || 10 015 || 6 323 || 500 || 30 || 346 || 377 || 7 200 5 || Administration || 8 431 || 0 || 0 || 851 || 851 || 9 281 || 8 430 || (1) || 767 || 859 || 1 627 || 10 056 6 || Compensations || 0 || 75 || 0 || 0 || 0 || 75 || 0 || 75 || 0 || 0 || 0 || 75 || Total || 150 898 || 1 193 || 31 || 7 687 || 7 719 || 159 810 || 132 837 || 11 614 || 999 || 8 011 || 9 010 || 153 461 3.2
EXÉCUTION DES CRÉDITS D’ENGAGEMENT PAR RUBRIQUE DU CADRE
FINANCIER || || || || || || || || || || || || || || || Millions d’euros || Rubrique du cadre financier || Crédits d’engagement || Engagements exécutés || Crédits reportés || Annulations || || autorisés || Sur crédits de l’exercice || Sur crédits reportés || Sur recettes affectées || Total || % || Recettes affectées || Reports par décision || Total || % || Sur crédits de l’exercice || Sur crédits reportés || Recettes affectées || Total || % || || 1 || 2 || 3 || 4 || 5=2+3+4 || 6=5/1 || 7 || 8 || 9=7+8 || 10=9/1 || 11 || 12 || 13 || 14=11+ 12+13 || 15=14/1 1 || Croissance durable || 75 054 || 70 585 || 28 || 2 069 || 72 682 || 96.84 % || 1 708 || 169 || 1 877 || 2.50 % || 495 || 0 || 0 || 495 || 0.66 % 2 || Conservation et gestion des ressources naturelles || 62 540 || 60 080 || 2 || 1 381 || 61 463 || 98.28 % || 1 012 || 1 || 1 013 || 1.62 % || 64 || 0 || 0 || 64 || 0.10 % 3 || Citoyenneté, liberté, sécurité et justice || 2 846 || 2 606 || 0 || 171 || 2 777 || 97.59 % || 62 || 2 || 64 || 2.26 % || 4 || 0 || 0 || 4 || 0.15 % 4 || L’UE acteur mondial || 10 015 || 9 500 || 2 || 291 || 9 793 || 97.78 % || 142 || 6 || 149 || 1.48 % || 74 || 0 || 0 || 74 || 0.73 % 5 || Administration || 9 281 || 8 234 || 0 || 636 || 8 870 || 95.57 % || 215 || 0 || 215 || 2.32 % || 196 || 0 || 0 || 196 || 2.11 % 6 || Compensations || 75 || 75 || 0 || 0 || 75 || 100.00 % || 0 || 0 || 0 || 0.00 % || 0 || 0 || 0 || 0 || 0.00 % || Total || 159 810 || 151 080 || 31 || 4 548 || 155 659 || 97.40 % || 3 140 || 178 || 3 318 || 2.08 % || 833 || 0 || 0 || 833 || 0.52 %
EXÉCUTION DES CRÉDITS DE PAIEMENT PAR
RUBRIQUE DU CADRE FINANCIER || || || || || || || || || || || || || || || || Millions d’euros || Rubrique du cadre financier || Paiement || Paiements exécutés || Crédits reportés || Annulations || || Crédits autorisés || Sur crédits de l’exercice || Sur crédits reportés || Sur recettes affectées || Total || % || Reports de droit || Reports par décision || Recettes affectées || Total || % || Sur crédits de l’exercice || Sur crédits reportés || Recettes affectées || Total || % || || || 2 || 3 || 4 || 5=2+3+4 || 6=5/1 || 7 || 8 || 9 || 10=7+8+9 || 11=10/1 || 12 || 13 || 14 || 15=12+ 13+14 || 16 || || || || || || || || || || || || || || || || || 15/1 1 || Croissance durable || 73 528 || 68 804 || 138 || 2 296 || 71 238 || 96,89 % || 135 || 165 || 1 954 || 2 254 || 3,06 % || 18 || 18 || 0 || 37 || 0.05 % 2 || Conservation et gestion des ressources naturelles || 60 404 || 57 980 || 32 || 1 512 || 59 524 || 98,54 % || 34 || 2 || 820 || 856 || 1,42 % || 20 || 4 || 0 || 24 || 0.04 % 3 || Citoyenneté, liberté, sécurité et justice || 2 197 || 1 703 || 8 || 173 || 1 883 || 85,71 % || 9 || 251 || 51 || 311 || 14,15 % || 2 || 1 || 0 || 3 || 0.15 % 4 || L’UE acteur mondial || 7 200 || 6 786 || 26 || 243 || 7 055 || 97,99 % || 34 || 1 || 103 || 138 || 1,92 % || 2 || 5 || 0 || 7 || 0.09 % 5 || Administration || 10 056 || 7 534 || 699 || 460 || 8 693 || 86,44 % || 699 || 0 || 399 || 1 098 || 10,92 % || 196 || 68 || 0 || 265 || 2.63 % 6 || Compensations || 75 || 75 || 0 || 0 || 75 || 100,00 % || 0 || 0 || 0 || 0 || 0,00 % || 0 || 0 || 0 || 0 || 0.00 % || Total || 153 461 || 142 883 || 902 || 4 684 || 148 469 || 96,75 % || 911 || 419 || 3 327 || 4 657 || 3,03 % || 238 || 97 || 0 || 335 || 0.22 % 3.4
ÉVOLUTION DES ENGAGEMENTS RESTANT À LIQUIDERPAR RUBRIQUE DU
CADRE FINANCIER || || || || || || || || || || Millions d’euros || || RAL à la fin de l’exercice précédent || Engagements de l’exercice || || Rubrique du cadre financier || Engagements reportés de l’exercice précédent || Dégagements/Réévaluations/Annulations || Paiements || Engagements restant à liquider à la date de clôture || Engagements contractés en cours d’exercice || Paiements || Annulation des engagements non reportables || Engagements restant à liquider à la date de clôture || Total engagements restant à liquider à la date de clôture 1 || Croissance durable || 166 271 || (1 019) || (63 822) || 101 430 || 72 682 || (7 416) || (3) || 65 263 || 166 693 2 || Conservation et gestion des ressources naturelles || 26 886 || (396) || (13 444) || 13 045 || 61 463 || (46 080) || 0 || 15 383 || 28 428 3 || Citoyenneté, liberté, sécurité et justice || 2 316 || (133) || (628) || 1 555 || 2 777 || (1 255) || 0 || 1 522 || 3 077 4 || L’UE acteur mondial || 21 429 || (852) || (5 002) || 15 575 || 9 793 || (2 053) || (2) || 7 738 || 23 313 5 || Administration || 909 || (191) || (715) || 3 || 8 870 || (7 978) || 4 || 896 || 899 6 || Compensations || 0 || 0 || 0 || 0 || 75 || (75) || 0 || 0 || 0 || Total || 217 810 || (2 590) || (83 611) || 131 609 || 155 659 || (64 858) || (1) || 90 801 || 222 410
VENTILATION DES ENGAGEMENTS RESTANT À
LIQUIDERPAR ANNÉE D’ORIGINE ET PAR RUBRIQUE DU CADRE FINANCIER || || || || || || || || || || Millions d’euros || Rubrique du cadre financier || <2007 || 2007 || 2008 || 2009 || 2010 || 2011 || 2012 || 2013 || Total 1 || Croissance durable || 4 097 || 337 || 859 || 3 760 || 12 112 || 28 399 || 51 867 || 65 263 || 166 693 2 || Conservation et gestion des ressources naturelles || 479 || 46 || 95 || 139 || 219 || 2 571 || 9 496 || 15 383 || 28 428 3 || Citoyenneté, liberté, sécurité et justice || 6 || 16 || 50 || 144 || 214 || 398 || 728 || 1 522 || 3 077 4 || L’UE acteur mondial || 956 || 415 || 823 || 1 237 || 2 375 || 3 845 || 5 923 || 7 738 || 23 313 5 || Administration || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 1 || 139 || 759 || 899 || Total || 5 537 || 815 || 1 827 || 5 280 || 14 920 || 35 214 || 68 153 || 90 664 || 222 410 3.6
COMPOSITION ET ÉVOLUTION DES CRÉDITS D’ENGAGEMENT ET DE PAIEMENT
PAR DOMAINE POLITIQUE || || || || || || || || || || || || Millions d’euros || Crédits d’engagement || Crédits de paiement || Votés au budget || Modifications par virement et BR || Crédits reportés || Recettes affectées || Total additionnel || Total autorisé || Votés au budget || Modifications par virement et BR || Crédits reportés || Recettes affectées || Total additionnel || Total autorisé || 1 || 2 || 3 || 4 || 5=3+4 || 6=1+2+5 || 7 || 8 || 9 || 10 || 11=9+10 || 12=7+8+11 01 || Affaires économiques et financières || 556 || (60) || 0 || 31 || 31 || 527 || 428 || (52) || 6 || 29 || 35 || 411 02 || Entreprises || 1 154 || (16) || 0 || 131 || 131 || 1 269 || 1 162 || 214 || 19 || 192 || 211 || 1 587 03 || Concurrence || 92 || 1 || 0 || 6 || 6 || 99 || 92 || 1 || 8 || 6 || 13 || 107 04 || Emploi et affaires sociales || 12 004 || 276 || 24 || 518 || 542 || 12 823 || 10 429 || 3 303 || 38 || 517 || 555 || 14 286 05 || Agriculture et développement rural || 58 852 || (33) || 2 || 2 406 || 2 407 || 61 226 || 56 344 || 512 || 27 || 2 351 || 2 378 || 59 234 06 || Mobilité et transport || 1 741 || 0 || 0 || 102 || 102 || 1 843 || 984 || 18 || 6 || 112 || 118 || 1 120 07 || Environnement et climat || 498 || (1) || 0 || 21 || 21 || 518 || 391 || 9 || 18 || 19 || 37 || 438 08 || Recherche || 6 878 || (4) || 0 || 1 256 || 1 256 || 8 130 || 4 808 || 174 || 26 || 1 548 || 1 573 || 6 556 09 || Réseau de communication, contenu et technologie || 1 805 || 6 || || 320 || 321 || 2 131 || 1 389 || 167 || 14 || 454 || 468 || 2 024 10 || Recherche directe || 424 || 0 || 0 || 576 || 576 || 1 000 || 411 || 8 || 48 || 491 || 539 || 959 11 || Affaires maritimes et pêche || 1 024 || 15 || 0 || 4 || 4 || 1 043 || 794 || 30 || 3 || 4 || 7 || 831 12 || Marché intérieur || 106 || 0 || 0 || 16 || 16 || 123 || 103 || 2 || 6 || 17 || 22 || 127 13 || Politique régionale || 43 389 || 780 || 3 || 292 || 295 || 44 464 || 37 434 || 6 222 || 12 || 292 || 304 || 43 960 14 || Fiscalité et union douanière || 145 || 1 || 0 || 6 || 6 || 151 || 112 || 16 || 7 || 5 || 12 || 140 15 || Éducation et Culture || 2 813 || 15 || 0 || 604 || 604 || 3 433 || 2 373 || 254 || 13 || 661 || 674 || 3 301 16 || Communication || 266 || 1 || 0 || 8 || 8 || 275 || 253 || (2) || 14 || 8 || 23 || 273 17 || Santé et protection des consommateurs || 634 || (14) || 0 || 28 || 28 || 648 || 593 || (5) || 11 || 23 || 34 || 622 18 || Affaires intérieures || 1 296 || 60 || 0 || 88 || 88 || 1 444 || 799 || 174 || 5 || 75 || 80 || 1 053 19 || Relations extérieures || 5 001 || (125) || 0 || 212 || 212 || 5 088 || 3 089 || 118 || 13 || 134 || 147 || 3 354 20 || Commerce || 107 || 0 || || 3 || 4 || 111 || 102 || 2 || 4 || 3 || 7 || 112 21 || Développement et relations avec les États ACP || 1 572 || 1 || 2 || 127 || 129 || 1 701 || 1 207 || 23 || 11 || 136 || 147 || 1 377 22 || Élargissement || 1 062 || 54 || 0 || 35 || 35 || 1 152 || 832 || 76 || 8 || 17 || 25 || 933 23 || Aide humanitaire || 917 || 411 || 0 || 32 || 32 || 1 360 || 829 || 410 || 7 || 32 || 39 || 1 278 24 || Lutte contre la fraude || 79 || 0 || 0 || || || 79 || 73 || 0 || 10 || || 10 || 83 25 || Coordination politique et conseil juridique || 193 || 0 || 0 || 11 || 11 || 205 || 194 || 0 || 16 || 11 || 27 || 221 26 || Administration de la Commission || 1 030 || (2) || 0 || 156 || 156 || 1 184 || 1 013 || 14 || 133 || 158 || 290 || 1 318 27 || Budget || 67 || 63 || 0 || 7 || 7 || 138 || 67 || 63 || 8 || 7 || 16 || 146 28 || Audit || 12 || 0 || 0 || 1 || 1 || 13 || 12 || 0 || 1 || 1 || 1 || 13 29 || Statistiques || 134 || (1) || 0 || 11 || 11 || 144 || 115 || 7 || 6 || 19 || 24 || 147 30 || Pensions et dépenses connexes || 1 399 || 0 || 0 || 1 || 1 || 1 401 || 1 399 || 0 || 0 || 1 || 1 || 1 401 31 || Services linguistiques || 397 || 0 || 0 || 86 || 86 || 482 || 397 || 0 || 24 || 86 || 109 || 506 32 || Énergie || 738 || 1 || 0 || 80 || 80 || 818 || 814 || (70) || 6 || 88 || 93 || 838 33 || Justice || 218 || 1 || 0 || 16 || 16 || 235 || 184 || 4 || 4 || 15 || 19 || 208 40 || Réserves || 764 || (236) || 0 || 0 || 0 || 528 || 80 || (80) || 0 || 0 || 0 || 0 90 || Autres institutions || 3 527 || 0 || 0 || 496 || 496 || 4 023 || 3 527 || 0 || 468 || 502 || 970 || 4 497 || Total || 150 898 || 1 193 || 31 || 7 687 || 7 719 || 159 810 || 132 837 || 11 614 || 999 || 8 011 || 9 010 || 153 461 3.7
EXÉCUTION DES CRÉDITS D’ENGAGEMENT PAR DOMAINE POLITIQUE || || || || || || || || || || || || || || millions d’euros || Domaine politique || Engagements || Engagements exécutés || Crédits reportés || Annulations || || de paiement autorisés || Sur crédits de l’exercice || Sur crédits reportés || Recettes affectées || Total || % || Recettes affectées || Reports: décision || Total || % || Sur crédits de l’exercice || Sur crédits reportés || Recettes affectées || Total || % || || 1 || 2 || 3 || 4 || 5=2+3+4 || 6=5/1 || 7 || 8 || 9=7+8 || 10=9/1 || 11 || 12 || 13 || 14=11+ 12+13 || 15=14/1 01 || Affaires économiques et financières || 527 || 488 || 0 || 29 || 517 || 98,09 % || 2 || 0 || 2 || 0,44 % || 8 || 0 || 0 || 8 || 1,47 % 02 || Entreprises || 1 269 || 1 135 || 0 || 105 || 1 241 || 97,77 % || 26 || 0 || 26 || 2,03 % || 2 || 0 || 0 || 2 || 0,19 % 03 || Concurrence || 99 || 91 || 0 || 3 || 94 || 94,88 % || 3 || 0 || 3 || 2,62 % || 2 || 0 || 0 || 2 || 2,50 % 04 || Emploi et affaires sociales || 12 823 || 12 097 || 24 || 10 || 12 131 || 94,61 % || 509 || 168 || 677 || 5,28 % || 14 || 0 || 0 || 14 || 0,11 % 05 || Agriculture et développement rural || 61 226 || 58 797 || 2 || 1 368 || 60 167 || 98,27 % || 1 038 || 0 || 1 038 || 1,69 % || 21 || 0 || 0 || 21 || 0,03 % 06 || Mobilité et transports || 1 843 || 1 734 || 0 || 73 || 1 807 || 98,03 % || 30 || 0 || 30 || 1,61 % || 7 || 0 || 0 || 7 || 0,36 % 07 || Environnement et climat || 518 || 495 || 0 || 11 || 506 || 97,67 % || 10 || 0 || 10 || 1,88 % || 2 || 0 || 0 || 2 || 0,45 % 08 || Recherche || 8 130 || 6 874 || 0 || 1 041 || 7 915 || 97,35 % || 215 || 0 || 215 || 2,64 % || 0 || 0 || 0 || 0 || 0,01 % 09 || Réseau de communication, contenu et technologie || 2 131 || 1 810 || 0 || 276 || 2 085 || 97,84 % || 45 || 0 || 45 || 2,10 % || 1 || 0 || 0 || 1 || 0,06 % 10 || Recherche directe || 1 000 || 424 || 0 || 94 || 518 || 51,79 % || 482 || 0 || 482 || 48,21 % || 0 || 0 || 0 || 0 || 0,00 % 11 || Affaires maritimes et pêche || 1 043 || 995 || 0 || 1 || 997 || 95,55 % || 2 || 0 || 2 || 0,20 % || 44 || 0 || 0 || 44 || 4,25 % 12 || Marché intérieur || 123 || 104 || 0 || 13 || 117 || 95,22 % || 4 || 0 || 4 || 3,10 % || 2 || 0 || 0 || 2 || 1,69 % 13 || Politique régionale || 44 464 || 44 162 || 3 || 5 || 44 170 || 99,34 % || 287 || 0 || 287 || 0,65 % || 7 || 0 || 0 || 7 || 0,02 % 14 || Fiscalité et union douanière || 151 || 144 || 0 || 3 || 147 || 97,21 % || 3 || 0 || 3 || 1,81 % || 1 || 0 || 0 || 1 || 0,97 % 15 || Éducation et Culture || 3 433 || 2 826 || 0 || 477 || 3 303 || 96,20 % || 127 || 0 || 127 || 3,71 % || 3 || 0 || 0 || 3 || 0,09 % 16 || Communication || 275 || 264 || 0 || 5 || 269 || 98,10 % || 3 || 0 || 3 || 1,08 % || 2 || 0 || 0 || 2 || 0,82 % 17 || Santé et protection des consommateurs || 648 || 614 || 0 || 20 || 635 || 97,88 % || 8 || 1 || 9 || 1,35 % || 5 || 0 || 0 || 5 || 0,77 % 18 || Affaires intérieures || 1 444 || 1 352 || 0 || 68 || 1 420 || 98,31 % || 20 || 2 || 22 || 1,50 % || 3 || 0 || 0 || 3 || 0,19 % 19 || Relations extérieures || 5 088 || 4 869 || 0 || 153 || 5 023 || 98,71 % || 58 || 5 || 64 || 1,25 % || 2 || 0 || 0 || 2 || 0,04 % 20 || Commerce || 111 || 105 || 0 || 2 || 108 || 96,66 % || 2 || 0 || 2 || 1,40 % || 2 || 0 || 0 || 2 || 1,94 % 21 || Développement et relations avec les États ACP || 1 701 || 1 564 || 2 || 99 || 1 664 || 97,82 % || 28 || 1 || 29 || 1,71 % || 8 || 0 || 0 || 8 || 0,46 % 22 || Élargissement || 1 152 || 1 115 || 0 || 31 || 1 147 || 99,53 % || 4 || 0 || 4 || 0,35 % || 1 || 0 || 0 || 1 || 0,13 % 23 || Aide humanitaire || 1 360 || 1 326 || 0 || 12 || 1 339 || 98,42 % || 20 || 0 || 20 || 1,46 % || 2 || 0 || 0 || 2 || 0,11 % 24 || Lutte contre la fraude || 79 || 79 || 0 || 0 || 79 || 99,81 % || 0 || 0 || 0 || 0,04 % || 0 || 0 || 0 || 0 || 0,15 % 25 || Coordination politique et conseil juridique || 205 || 188 || 0 || 6 || 194 || 94,96 % || 5 || 0 || 5 || 2,45 % || 5 || 0 || 0 || 5 || 2,59 % 26 || Administration de la Commission || 1 184 || 1 028 || 0 || 91 || 1 119 || 94,50 % || 64 || 0 || 65 || 5,46 % || 0 || 0 || 0 || 0 || 0,03 % 27 || Budget || 138 || 129 || 0 || 4 || 134 || 96,82 % || 3 || 0 || 3 || 2,23 % || 1 || 0 || 0 || 1 || 0,95 % 28 || Audit || 13 || 11 || 0 || 0 || 12 || 93,31 % || 0 || 0 || 1 || 4,03 % || 0 || 0 || 0 || 0 || 2,66 % 29 || Statistiques || 144 || 126 || 0 || 8 || 134 || 93,14 % || 3 || 0 || 3 || 2,37 % || 6 || 0 || 0 || 6 || 4,49 % 30 || Pensions et dépenses associées || 1 401 || 1 397 || 0 || 0 || 1 397 || 99,74 % || 1 || 0 || 1 || 0,10 % || 2 || 0 || 0 || 2 || 0,16 % 31 || Services linguistiques || 482 || 387 || 0 || 48 || 435 || 90,08 % || 38 || 0 || 38 || 7,84 % || 10 || 0 || 0 || 10 || 2,08 % 32 || Énergie || 818 || 734 || 0 || 48 || 782 || 95,66 % || 31 || 0 || 31 || 3,82 % || 4 || 0 || 0 || 4 || 0,52 % 33 || Justice || 235 || 216 || 0 || 8 || 225 || 95,71 % || 8 || 0 || 8 || 3,23 % || 2 || 0 || 0 || 2 || 1,06 % 40 || Réserves || 528 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0,00 % || 0 || 0 || 0 || 0,00 % || 528 || 0 || 0 || 528 || 100,00 % 90 || Autres institutions || 4 023 || 3 396 || 0 || 434 || 3 830 || 95,21 % || 62 || 0 || 62 || 1,53 % || 131 || 0 || 0 || 131 || 3,26 % || Total || 159 810 || 151 080 || 31 || 4 548 || 155 659 || 97,40 % || 3 140 || 178 || 3 318 || 2,08 % || 833 || 0 || 0 || 833 || 0,52 % 3.8
EXÉCUTION DES CRÉDITS DE PAIEMENT PAR DOMAINE POLITIQUE || || || || || || || || || || || || || || || Millions d’euros || Domaine politique || Crédits de paiement || Paiements exécutés || Crédits reportés || Annulations || || autorisés || Sur crédits de l’exercice || Sur crédits reportés || Recettes affectées || Total || % || Reports de droit || Reports par décision || Recettes affectées || Total || % || Sur crédits de l’exercice || Sur crédits reportés || Recettes affectées || Total || % || || 1 || 2 || 3 || 4 || 5=2+3+4 || 6=5/1 || 7 || 8 || 9 || 10=7+8+9 || 11=10/1 || 12 || 13 || 14 || 15 12+13 +14 || 16=15/1 01 || Affaires économiques et financières || 411 || 366 || 6 || 26 || 397 || 96,68 % || 8 || 0 || 3 || 11 || 2,60 % || 2 || 1 || 0 || 3 || 0,72 % 02 || Entreprises || 1 587 || 1 359 || 17 || 80 || 1 456 || 91,76 % || 14 || 0 || 111 || 126 || 7,91 % || 3 || 2 || 0 || 5 || 0,33 % 03 || Concurrence || 107 || 84 || 7 || 2 || 93 || 87,19 % || 7 || 0 || 3 || 10 || 9,61 % || 2 || 1 || 0 || 3 || 3,20 % 04 || Emploi et affaires sociales || 14 286 || 13 672 || 36 || 399 || 14 107 || 98,74 % || 14 || 36 || 117 || 168 || 1,18 % || 9 || 2 || 0 || 11 || 0,08 % 05 || Agriculture et développement rural || 59 234 || 56 815 || 23 || 1 501 || 58 339 || 98,49 % || 21 || 0 || 850 || 871 || 1,47 % || 20 || 4 || 0 || 24 || 0,04 % 06 || Mobilité et transports || 1 120 || 990 || 5 || 64 || 1 059 || 94,58 % || 6 || 0 || 48 || 54 || 4,86 % || 5 || 1 || 0 || 6 || 0,56 % 07 || Environnement et climat || 438 || 377 || 17 || 12 || 406 || 92,71 % || 21 || 0 || 7 || 28 || 6,41 % || 3 || 1 || 0 || 4 || 0,89 % 08 || Recherche || 6 556 || 4 958 || 23 || 790 || 5 771 || 88,02 % || 24 || 0 || 758 || 782 || 11,92 % || 0 || 3 || 0 || 3 || 0,05 % 09 || Réseau de communication, contenu et technologie || 2 024 || 1 539 || 13 || 273 || 1 826 || 90,21 % || 15 || 0 || 181 || 196 || 9,69 % || 1 || 1 || 0 || 2 || 0,10 % 10 || Recherche directe || 959 || 366 || 41 || 89 || 496 || 51,68 % || 54 || 0 || 402 || 456 || 47,57 % || 0 || 7 || 0 || 7 || 0,75 % 11 || Affaires maritimes et pêche || 831 || 816 || 3 || 1 || 820 || 98,71 % || 3 || 1 || 2 || 7 || 0,87 % || 3 || 1 || 0 || 4 || 0,42 % 12 || Marché intérieur || 127 || 97 || 5 || 13 || 116 || 90,79 % || 6 || 0 || 3 || 9 || 7,08 % || 2 || 1 || 0 || 3 || 2,13 % 13 || Politique régionale || 43 960 || 43 262 || 10 || 222 || 43 494 || 98,94 % || 12 || 380 || 70 || 461 || 1,05 % || 2 || 2 || 0 || 4 || 0,01 % 14 || Fiscalité et union douanière || 140 || 120 || 7 || 3 || 129 || 92,07 % || 7 || 0 || 3 || 9 || 6,71 % || 1 || 0 || 0 || 2 || 1,22 % 15 || Éducation et Culture || 3 301 || 2 614 || 12 || 426 || 3 052 || 92,45 % || 11 || 0 || 235 || 247 || 7,47 % || 2 || 1 || 0 || 3 || 0,08 % 16 || Communication || 273 || 234 || 14 || 5 || 252 || 92,32 % || 14 || 0 || 4 || 17 || 6,34 % || 3 || 1 || 0 || 4 || 1,34 % 17 || Santé et protection des consommateurs || 622 || 574 || 10 || 15 || 599 || 96,32 % || 12 || 0 || 8 || 19 || 3,09 % || 3 || 1 || 0 || 4 || 0,59 % 18 || Affaires intérieures || 1 053 || 966 || 5 || 64 || 1 035 || 98,33 % || 4 || 0 || 11 || 15 || 1,41 % || 2 || 1 || 0 || 3 || 0,26 % 19 || Relations extérieures || 3 354 || 3 189 || 11 || 94 || 3 295 || 98,23 % || 17 || 0 || 39 || 56 || 1,68 % || 1 || 2 || 0 || 3 || 0,09 % 20 || Commerce || 112 || 99 || 4 || 2 || 104 || 93,10 % || 3 || 0 || 2 || 5 || 4,67 % || 2 || 0 || 0 || 2 || 2,23 % 21 || Développement et relations avec les États ACP || 1 377 || 1 212 || 9 || 124 || 1 345 || 97,67 % || 11 || 0 || 12 || 24 || 1,71 % || 7 || 2 || 0 || 8 || 0,61 % 22 || Élargissement || 933 || 901 || 6 || 12 || 920 || 98,56 % || 5 || 0 || 5 || 10 || 1,07 % || 2 || 2 || 0 || 3 || 0,37 % 23 || Aide humanitaire || 1 278 || 1 230 || 7 || 12 || 1 249 || 97,74 % || 8 || 0 || 20 || 28 || 2,17 % || 1 || 0 || 0 || 1 || 0,09 % 24 || Lutte contre la fraude || 83 || 65 || 8 || 0 || 73 || 87,45 % || 9 || 0 || 0 || 9 || 10,39 % || 0 || 2 || 0 || 2 || 2,16 % 25 || Coordination politique et conseil juridique || 221 || 175 || 13 || 5 || 193 || 87,38 % || 14 || 0 || 6 || 20 || 9,04 % || 5 || 3 || 0 || 8 || 3,57 % 26 || Administration de la Commission || 1 318 || 894 || 125 || 64 || 1 082 || 82,08 % || 134 || 0 || 94 || 227 || 17,26 % || 1 || 8 || 0 || 9 || 0,67 % 27 || Budget || 146 || 124 || 8 || 3 || 135 || 91,97 % || 6 || 0 || 4 || 10 || 6,75 % || 1 || 1 || 0 || 2 || 1,29 % 28 || Audit || 13 || 11 || 0 || 0 || 12 || 89,13 % || 0 || 0 || 0 || 1 || 8,05 % || 0 || 0 || 0 || 0 || 2,82 % 29 || Statistiques || 147 || 115 || 5 || 7 || 126 || 85,55 % || 6 || 0 || 12 || 18 || 12,02 % || 2 || 1 || 0 || 4 || 2,43 % 30 || Pensions et dépenses associées || 1 401 || 1 397 || 0 || 0 || 1 397 || 99,74 % || 0 || 0 || 1 || 1 || 0,10 % || 2 || 0 || 0 || 2 || 0,16 % 31 || Services linguistiques || 506 || 371 || 22 || 44 || 436 || 86,22 % || 16 || 0 || 42 || 58 || 11,42 % || 10 || 2 || 0 || 12 || 2,36 % 32 || Énergie || 838 || 734 || 5 || 20 || 758 || 90,53 % || 5 || 0 || 68 || 73 || 8,76 % || 5 || 1 || 0 || 6 || 0,71 % 33 || Justice || 208 || 183 || 3 || 9 || 195 || 93,62 % || 4 || 0 || 6 || 10 || 4,62 % || 2 || 1 || 0 || 4 || 1,75 % 40 || Réserves || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0,00 % || 0 || 0 || 0 || 0 || 0,00 % || 0 || 0 || 0 || 0 || 0,00 % 90 || Autres institutions || 4 497 || 2 975 || 425 || 303 || 3 703 || 82,35 % || 421 || 0 || 199 || 620 || 13,79 % || 131 || 43 || 0 || 174 || 3,86 % || Total || 153 461 || 142 883 || 902 || 4 684 || 148 469 || 96,75 % || 911 || 419 || 3 327 || 4 657 || 3,03 % || 238 || 97 || 0 || 335 || 0,22 % 3.9
ÉVOLUTION DES ENGAGEMENTS RESTANT À LIQUIDERPAR DOMAINE
POLITIQUE || || || || || || || || || || Millions d’euros || || RAL à la fin de l’exercice précédent || Engagements de l’exercice || || Domaine politique || Engagements reportés de l’exercice précédent || Dégagements/Réévaluations/Annulations || Paiements || Engagements restant à liquider à la date de clôture || Engagements contractés en cours d’exercice || Paiements || Annulation des engagements non reportables || Engagements restant à liquider à la date de clôture || Total engagements restant à liquider à la date de clôture 01 || Affaires économiques et financières || 623 || (3) || (142) || 478 || 517 || (256) || 0 || 261 || 739 02 || Entreprises || 2 090 || (20) || (963) || 1 107 || 1 241 || (493) || 0 || 748 || 1 855 03 || Concurrence || 8 || (1) || (7) || 0 || 94 || (86) || 0 || 8 || 8 04 || Emploi et affaires sociales || 29 668 || (133) || (13 541) || 15 994 || 12 131 || (566) || 0 || 11 565 || 27 559 05 || Agriculture et développement rural || 23 847 || (320) || (12 377) || 11 150 || 60 167 || (45 962) || 0 || 14 205 || 25 354 06 || Mobilité et transports || 3 317 || (64) || (885) || 2 368 || 1 807 || (174) || 0 || 1 633 || 4 001 07 || Environnement et climat || 1 002 || (12) || (268) || 723 || 506 || (138) || 0 || 368 || 1 090 08 || Recherche || 10 781 || (92) || (3 109) || 7 579 || 7 915 || (2 661) || (2) || 5 252 || 12 831 09 || Réseau de communication, contenu et technologie || 2 594 || (31) || (952) || 1 611 || 2 085 || (874) || 0 || 1 211 || 2 822 10 || Recherche directe || 199 || (20) || (121) || 59 || 518 || (375) || 0 || 143 || 202 11 || Affaires maritimes et pêche || 2 290 || (107) || (633) || 1 551 || 997 || (188) || 0 || 809 || 2 360 12 || Marché intérieur || 21 || (2) || (16) || 4 || 117 || (100) || 0 || 17 || 21 13 || Politique régionale || 112 307 || (811) || (42 832) || 68 664 || 44 170 || (662) || 0 || 43 508 || 112 172 14 || Fiscalité et union douanière || 93 || (5) || (59) || 29 || 147 || (70) || 0 || 77 || 106 15 || Éducation et Culture || 2 194 || (57) || (938) || 1 199 || 3 303 || (2 114) || 0 || 1 188 || 2 387 16 || Communication || 119 || (10) || (84) || 25 || 269 || (168) || 0 || 101 || 126 17 || Santé et protection des consommateurs || 642 || (62) || (293) || 288 || 635 || (306) || 0 || 328 || 616 18 || Affaires intérieures || 1 677 || (69) || (331) || 1 277 || 1 420 || (704) || 0 || 715 || 1 992 19 || Relations extérieures || 11 342 || (352) || (2 421) || 8 569 || 5 023 || (874) || 0 || 4 149 || 12 718 20 || Commerce || 18 || (1) || (11) || 6 || 108 || (93) || 0 || 15 || 21 21 || Développement et relations avec les États ACP || 3 453 || (103) || (905) || 2 444 || 1 664 || (439) || 0 || 1 225 || 3 669 22 || Élargissement || 3 039 || (58) || (763) || 2 218 || 1 147 || (157) || (1) || 988 || 3 206 23 || Aide humanitaire || 831 || (3) || (555) || 273 || 1 339 || (694) || 0 || 645 || 918 24 || Lutte contre la fraude || 35 || (3) || (18) || 14 || 79 || (55) || 0 || 25 || 38 25 || Coordination politique et conseil juridique || 17 || (3) || (14) || 0 || 194 || (179) || 0 || 15 || 15 26 || Administration de la Commission || 174 || (10) || (153) || 11 || 1 119 || (929) || 0 || 190 || 201 27 || Budget || 8 || (1) || (8) || 0 || 134 || (127) || 0 || 7 || 7 28 || Audit || 1 || 0 || 0 || 0 || 12 || (11) || 0 || 1 || 1 29 || Statistiques || 114 || (9) || (48) || 57 || 134 || (78) || 0 || 55 || 113 30 || Pensions et dépenses connexes || 0 || 0 || 0 || 0 || 1 397 || (1 397) || 0 || 0 || 0 31 || Services linguistiques || 24 || (2) || (22) || 0 || 435 || (415) || 0 || 20 || 20 32 || Énergie || 4 517 || (40) || (639) || 3 838 || 782 || (119) || 0 || 664 || 4 502 33 || Justice || 179 || (25) || (79) || 75 || 225 || (116) || 0 || 109 || 184 90 || Autres institutions || 588 || (163) || (425) || 0 || 3 830 || (3 278) || 5 || 557 || 557 || Total || 217 810 || (2 590) || (83 611) || 131 609 || 155 659 || (64 858) || (1) || 90 801 || 222 410 3.10 VENTILATION
DES ENGAGEMENTS RESTANT À LIQUIDERPAR ANNÉE D’ORIGINE ET PAR DOMAINE POLITIQUE || || || || || || || || || || Millions d’euros || Domaine politique || < 2007 || 2007 || 2008 || 2009 || 2010 || 2011 || 2012 || 2013 || Total 01 || Affaires économiques et financières || 32 || 10 || 0 || 0 || 73 || 184 || 180 || 261 || 739 02 || Entreprises || 4 || 14 || 23 || 55 || 135 || 364 || 513 || 748 || 1 855 03 || Concurrence || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 8 || 8 04 || Emploi et affaires sociales || 673 || 57 || 7 || 246 || 924 || 4 862 || 9 225 || 11 565 || 27 559 05 || Agriculture et développement rural || 196 || || || 2 || 144 || 2 079 || 8 729 || 14 205 || 25 354 06 || Mobilité et transports || 21 || 103 || 48 || 211 || 375 || 707 || 903 || 1 633 || 4 001 07 || Environnement et climat || 8 || 45 || 65 || 105 || 133 || 170 || 197 || 368 || 1 090 08 || Recherche || 102 || 85 || 209 || 397 || 1 003 || 2 069 || 3 714 || 5 252 || 12 831 09 || Réseau de communication, contenu et technologie || 7 || 15 || 30 || 115 || 188 || 394 || 863 || 1 211 || 2 822 10 || Recherche directe || 3 || 1 || 9 || 5 || 5 || 8 || 27 || 143 || 202 11 || Affaires maritimes et pêche || 275 || 1 || 3 || 10 || 44 || 490 || 728 || 809 || 2 360 12 || Marché intérieur || 0 || 0 || 0 || 0 || 1 || || 3 || 17 || 21 13 || Politique régionale || 3 583 || 9 || 421 || 1 560 || 7 925 || 19 331 || 35 836 || 43 508 || 112 172 14 || Fiscalité et union douanière || 0 || 0 || 0 || 0 || || 7 || 22 || 77 || 106 15 || Éducation et Culture || 1 || 33 || 54 || 81 || 138 || 332 || 560 || 1 188 || 2 387 16 || Communication || 0 || 0 || || 0 || 1 || 3 || 19 || 101 || 126 17 || Santé et protection des consommateurs || 4 || 1 || 30 || 29 || 52 || 65 || 108 || 328 || 616 18 || Affaires intérieures || 0 || 14 || 41 || 128 || 183 || 340 || 570 || 715 || 1 992 19 || Relations extérieures || 335 || 318 || 573 || 822 || 1 257 || 1 971 || 3 293 || 4 149 || 12 718 20 || Commerce || 0 || 0 || || 0 || || 2 || 4 || 15 || 21 21 || Développement et relations avec les États ACP || 92 || 41 || 118 || 227 || 352 || 609 || 1 005 || 1 225 || 3 669 22 || Élargissement || 137 || 45 || 125 || 172 || 369 || 600 || 770 || 988 || 3 206 23 || Aide humanitaire || 1 || 1 || 9 || 14 || 28 || 37 || 182 || 645 || 918 24 || Lutte contre la fraude || 0 || 1 || 1 || 1 || 2 || 3 || 6 || 25 || 38 25 || Coordination politique et conseil juridique || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 15 || 15 26 || Administration de la Commission || 0 || 0 || 0 || 0 || || || 11 || 190 || 201 27 || Budget || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 7 || 7 28 || Audit || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 1 || 1 29 || Statistiques || 2 || || || 1 || 6 || 18 || 31 || 55 || 113 30 || Pensions et dépenses connexes || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 31 || Services linguistiques || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 20 || 20 32 || Énergie || 61 || 21 || 62 || 1 095 || 1 576 || 549 || 475 || 664 || 4 502 33 || Justice || 0 || || 2 || 5 || 7 || 18 || 43 || 109 || 184 90 || Autres institutions || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 137 || 420 || 557 || Total || 5 537 || 815 || 1 827 || 5 280 || 14 920 || 35 214 || 68 153 || 90 664 || 222 410 Cadre financier 2007-2013 || || || || || || || Millions d’euros || 2007 || 2008 || 2009 || 2010 || 2011 || 2012 || 2013 || Total 1. Croissance durable || 53 979 || 57 653 || 61 696 || 63 555 || 63 974 || 67 614 || 70 644 || 439 115 2. Conservation et gestion des ressources naturelles || 55 143 || 59 193 || 56 333 || 59 955 || 59 888 || 60 810 || 61 289 || 412 611 3. Citoyenneté, liberté, sécurité et justice || 1 273 || 1 362 || 1 518 || 1 693 || 1 889 || 2 105 || 2 407 || 12 247 4. L’UE acteur mondial || 6 578 || 7 002 || 7 440 || 7 893 || 8 430 || 8 997 || 9 595 || 55 935 5. Administration || 7 039 || 7 380 || 7 525 || 7 882 || 8 091 || 8 523 || 8 492 || 54 932 6. Compensations || 445 || 207 || 210 || 0 || 0 || 0 || 75 || 937 Crédits d’engagement: || 124 457 || 132 797 || 134 722 || 140 978 || 142 272 || 148 049 || 152 502 || 975 777 || || || || || || || || Total des crédits de paiement: || 122 190 || 129 681 || 120 445 || 134 289 || 133 700 || 141 360 || 144 285 || 925 950 La présente section décrit les principales
catégories de dépenses de l’UE, ventilées par rubrique du cadre financier 2007-2013.
L’exercice 2013 est le septième et dernier à avoir été couvert par le cadre
financier 2007-2013. Le plafond total des crédits d’engagement s’élève pour 2013
à 152,502 milliards d’euros, ce qui représente 1,15 % du RNB. Le
plafond correspondant des crédits pour paiements s’élevait à 144,285 milliards
d’euros, soit 1,08 % du RNB. Le tableau ci-dessus présente le cadre
financier aux prix courants. Rubrique 1 – Croissance durable Cette rubrique est divisée en deux volets,
distincts mais interdépendants: 1a. La
compétitivité pour la croissance et l’emploi, regroupant les dépenses
consacrées à la recherche et à l’innovation, à l’éducation et à la formation,
aux réseaux transeuropéens, à la politique sociale, au marché intérieur et à
ses politiques associées; 1b. La cohésion pour la
croissance et l’emploi, qui vise à soutenir la convergence des États membres et
des régions les moins développés, la stratégie de l’UE pour un développement
durable en dehors des régions les moins prospères et la coopération
interrégionale. Rubrique 2 - Conservation et gestion des ressources naturelles La rubrique 2 comprend la politique
agricole commune et la politique de la pêche, ainsi que les mesures en faveur
du développement rural et de l’environnement, en particulier Natura 2000. Le
montant pris en compte pour la politique agricole commune (PAC) reflète
l’accord intervenu lors du Conseil européen de Bruxelles d’octobre 2002. Rubrique 3 – Citoyenneté, liberté, sécurité et justice La rubrique 3 (Citoyenneté, liberté,
sécurité et justice) reflète l’importance croissante de certains domaines dans
lesquels l’UE s’est vu attribuer des tâches particulières, à savoir: la justice
et les affaires intérieures, la protection des frontières, la politique
d’immigration et d’asile, la santé publique et la protection des consommateurs,
la culture et la jeunesse, l’information et le dialogue avec les citoyens.
Cette rubrique est divisée en deux composantes: 3a. Liberté,
sécurité et justice 3b. Citoyenneté Rubrique 4 – L’UE en tant qu’acteur mondial La rubrique 4 couvre toutes les actions
extérieures, y compris les instruments de préadhésion. Alors que la Commission
avait proposé l’intégration du FED dans le cadre financier, le Conseil européen
et le Parlement européen ont convenu de ne pas l’inclure. Rubrique 5 - Administration Cette rubrique comprend les dépenses
administratives de toutes les institutions, les pensions et les écoles
européennes. Pour les institutions autres que la Commission, ces frais
constituent l’intégralité de leurs dépenses, mais les agences et autres
organismes ont à la fois des dépenses administratives et opérationnelles. Rubrique 6 - Compensations Conformément à l’accord politique en vertu
duquel les nouveaux États membres ne doivent pas devenir contributeurs nets au
budget au tout début de leur adhésion, une compensation a été prévue sous cette
rubrique. Ce montant a été mis à leur disposition par voie de transferts en
leur faveur, en vue d’équilibrer leurs recettes et contributions budgétaires. Domaines politiques Dans le cadre de la gestion par activités
(GPA), la Commission a introduit l’établissement du budget par activités (EBA)
dans ses processus de planification et de gestion. L’EBA suppose une structure
budgétaire dans laquelle les titres du budget correspondent à des domaines
politiques et les chapitres à des activités. L’objectif de l’EBA est de définir
un cadre clair permettant de traduire les objectifs politiques de la Commission
en actions, que ce soit par des moyens législatifs ou financiers ou par tout
autre moyen d’action politique. En structurant les travaux de la Commission
autour des activités, on obtient une image précise des engagements de
l’institution, tout en créant un cadre commun propice à la définition des
priorités. Les ressources sont affectées aux priorités au cours de la procédure
budgétaire, et les activités sont utilisées comme des éléments de base aux fins
de l’établissement du budget. En créant un tel lien entre les activités et les
ressources qui leur sont consacrées, l’EBA vise à renforcer l’efficience et
l’efficacité de l’utilisation des ressources à la Commission. Les domaines politiques pourraient se
définir comme des groupements homogènes d’activités constituant des parties des
travaux de la Commission qui ont une importance pour le processus de prise de
décision. Chaque domaine politique correspond généralement à une DG et regroupe
en moyenne 6 ou 7 activités distinctes. Les domaines politiques sont
essentiellement opérationnels puisque leurs activités centrales sont réalisées
au bénéfice de tiers dans leur domaine d’activité respectif. Le budget opérationnel
est complété par les dépenses administratives nécessaires, pour chaque domaine
politique. 4.
INSTITUTIONS ET AGENCES 4.1
SYNTHÈSE DE L’EXÉCUTION DU BUDGET DES RECETTES PAR INSTITUTION || || || || || || || || || || Millions d’euros Institution || Budget recettes || Droits constatés || Recettes || Recettes en || Reste à recouvrer || Initial || final || Exercice || Crédits reportés || Total || Sur les droits de l’exercice || Sur les droits reportés || Total || % du budget || Parlement européen || 143 || 143 || 157 || 25 || 182 || 155 || 4 || 158 || 110.55 % || 24 Conseil européen et Conseil || 57 || 57 || 77 || 11 || 88 || 70 || 10 || 81 || 142.17 % || 7 Commission || 132 514 || 144 128 || 148 268 || 11 573 || 159 841 || 146 110 || 2 756 || 148 866 || 103.29 % || 10 975 Cour de justice || 45 || 45 || 43 || 0 || 43 || 42 || 0 || 42 || 94.44 % || 1 Cour des comptes || 20 || 20 || 17 || 0 || 17 || 17 || 0 || 17 || 85.85 % || 0 Comité économique et social européen || 11 || 11 || 14 || 0 || 14 || 14 || 0 || 14 || 132.16 % || 0 Comité des régions || 8 || 8 || 10 || 0 || 10 || 9 || 0 || 9 || 119.48 % || 0 Médiateur || 1 || 1 || 1 || 0 || 1 || 1 || 0 || 1 || 90.89 % || 0 Contrôleur européen de la protection des données || 1 || 1 || 1 || 0 || 1 || 1 || 0 || 1 || 70.20 % || 0 Service européen pour l’action extérieure || 37 || 37 || 313 || 0 || 313 || 313 || 0 || 313 || 840.31 % || 0 || 132 837 || 144 451 || 148 901 || 11 609 || 160 510 || 146 733 || 2 771 || 149 504 || 103.50 % || 11 006 Les états consolidés sur l’exécution du
budget général de l’UE recouvrent, comme pour les exercices précédents,
l’exécution budgétaire de toutes les institutions, étant donné que le budget de
l’UE inclut un budget séparé pour chaque institution. Les agences ne disposent
pas de budgets distincts à l’intérieur du budget de l’UE; elles sont partiellement
financées au moyen d’une subvention provenant du budget de la Commission. Concernant le SEAE,
on notera que, en plus de son propre budget, il est également alimenté par les
contributions de la Commission à hauteur de 210 millions d’euros (2012: 212 millions
d’euros) et du FED, à hauteur de 59 millions d’euros (2012: 53 millions
d’euros). Ces crédits budgétaires sont mis à la disposition du SEAE (en tant
que recettes affectées), afin de couvrir principalement les coûts du personnel
de la Commission travaillant dans les délégations de l’UE, ces délégations
étant administrativement gérées par le SEAE.
EXÉCUTION DES CRÉDITS D’ENGAGEMENT ET DE
PAIEMENT PAR INSTITUTION Crédits d’engagement || || || || || || || || || || || || || || Millions d’euros || Crédits d’engagement autorisés || Engagements exécutés || Crédits reportés || Annulations Institution || || Sur crédits de l’exercice || Sur crédits reportés || Sur recettes affectées || Total || % || Sur recettes affectées || Reports par décision || Total || % || Sur crédits de l’exercice || Sur crédits reportés || Recettes affectées || Total || % || 1 || 2 || 3 || 4 || 5=2+3+4 || 6=5/1 || 7 || 8 || 9=7+8 || 10=9/1 || 11 || 12 || 13 || 1411 +12+13 || 15=14/1 Parlement européen || 1 883 || 1 736 || 0 || 121 || 1 857 || 98,6 % || 12 || 0 || 12 || 0,6 % || 15 || 0 || 0 || 15 || 0,8 % Conseil européen et Conseil || 605 || 464 || 0 || 42 || 507 || 83,8 % || 27 || 0 || 27 || 4,4 % || 71 || 0 || 0 || 71 || 11,8 % Commission || 155 788 || 147 684 || 31 || 4 114 || 151 829 || 97,5 % || 3 078 || 178 || 3 256 || 2,1 % || 702 || 0 || 0 || 702 || 0,5 % Cour de justice || 357 || 342 || 0 || 1 || 343 || 96,1 % || 1 || 0 || 1 || 0,2 % || 13 || 0 || 0 || 13 || 3,6 % Cour des comptes || 143 || 132 || 0 || 0 || 132 || 92,2 % || 0 || 0 || 0 || 0,2 % || 11 || 0 || 0 || 11 || 7,6 % Comité économique et social européen || 134 || 122 || 0 || 4 || 126 || 93,9 % || 1 || 0 || 1 || 0,4 % || 8 || 0 || 0 || 8 || 5,7 % Comité des régions || 90 || 85 || 0 || 2 || 87 || 97,1 % || 0 || 0 || 0 || 0,0 % || 3 || 0 || 0 || 3 || 2,9 % Médiateur || 10 || 10 || 0 || 0 || 10 || 98,2 % || 0 || 0 || 0 || 0,0 % || 0 || 0 || 0 || 0 || 1,8 % Contrôleur européen de la protection des données || 8 || 7 || 0 || 0 || 7 || 95,1 % || 0 || 0 || 0 || 0,0 % || 0 || 0 || 0 || 0 || 4,9 % Service européen pour l’action extérieure || 793 || 498 || 0 || 263 || 761 || 96,0 % || 21 || 0 || 21 || 2,7 % || 10 || 0 || 0 || 10 || 1,3 % || 159 810 || 151 080 || 31 || 4 548 || 155 659 || 97,4 % || 3 140 || 178 || 3 318 || 2,1 % || 833 || 0 || 0 || 833 || 0,5 % Crédits de paiement || || || || || || || || || || || || || || || Millions d’euros || Crédits de paiement autorisés || Paiements exécutés || Crédits reportés || || Annulations Institution || || Sur crédits de l’exercice || Sur crédits reportés || Sur recettes affectées || Total || % || Reports de droit || Reports par décision || Sur recettes affectées || Total || % || Sur crédits de l’exercice || Sur crédits reportés || Recettes affectées || Total || % || 1 || 2 || 3 || 4 || 5=2+3+4 || 6=5/1 || 7 || 8 || 9 || 10=7+8+9 || 11=10/1 || 12 || 13 || 14 || 1512 +13, 14 || 16=15/1 Parlement européen || 2 189 || 1 458 || 286 || 25 || 1 770 || 80,9 % || 278 || 0 || 107 || 385 || 17,6 % || 15 || 19 || 0 || 34 || 1,5 % Conseil européen et Conseil || 651 || 416 || 39 || 41 || 496 || 76,3 % || 48 || 0 || 28 || 76 || 11,7 % || 71 || 7 || 0 || 78 || 12,0 % Commission || 148 964 || 139 908 || 477 || 4 381 || 144 766 || 97,2 % || 490 || 419 || 3 128 || 4 037 || 2,7 % || 107 || 54 || 0 || 161 || 0,1 % Cour de justice || 375 || 326 || 15 || 1 || 342 || 91,2 % || 16 || 0 || 1 || 17 || 4,5 % || 13 || 3 || 0 || 16 || 4,2 % Cour des comptes || 156 || 121 || 11 || 0 || 132 || 84,7 % || 11 || 0 || 0 || 11 || 7,3 % || 11 || 2 || 0 || 12 || 8,0 % Comité économique et social européen || 142 || 114 || 7 || 3 || 125 || 87,7 % || 8 || 0 || 1 || 9 || 6,2 % || 8 || 1 || 0 || 9 || 6,1 % Comité des régions || 98 || 78 || 7 || 2 || 87 || 88,9 % || 7 || 0 || 0 || 7 || 7,2 % || 3 || 1 || 0 || 4 || 3,8 % Médiateur || 10 || 9 || 1 || 0 || 10 || 91,9 % || 1 || 0 || 0 || 1 || 6,0 % || 0 || 0 || 0 || 0 || 2,1 % Contrôleur européen de la protection des données || 9 || 6 || 0 || 0 || 7 || 81,5 % || 1 || 0 || 0 || 1 || 9,3 % || 0 || 0 || 0 || 1 || 9,3 % Service européen pour l’action extérieure || 868 || 446 || 59 || 229 || 735 || 84,7 % || 52 || 0 || 61 || 113 || 13,0 % || 10 || 9 || 0 || 20 || 2,3 % || 153 461 || 142 883 || 902 || 4 684 || 148 469 || 96,7 % || 911 || 419 || 3 327 || 4 657 || 3,0 % || 238 || 97 || 0 || 335 || 0,2 % 4.3
RECETTES DES AGENCES: PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES, DROITS CONSTATÉS
ET RECOUVREMENTS || || || || Millions d’euros Agence || Budget recettes prévisionnel || Droits constatés || Recouvrements || Reste à recouvrer || Domaine politique — Subvention Commission européenne Agence européenne de coopération des régulateurs de l’énergie || 12 || 12 || 12 || 0 || 06 Bureau européen d’appui en matière d’asile || 11 || 10 || 10 || 0 || 18 Agence européenne de la sécurité aérienne || 151 || 125 || 125 || 0 || 06 Frontex || 94 || 92 || 92 || 0 || 18 Centre européen pour le développement de la formation professionnelle || 19 || 18 || 18 || 0 || 15 Collège européen de police || 8 || 9 || 9 || 0 || 18 Agence européenne des produits chimiques || 99 || 98 || 98 || 0 || 02 Centre européen de prévention et de contrôle des maladies || 58 || 59 || 59 || 0 || 17 Observatoire européen des drogues et des toxicomanies || 16 || 16 || 16 || 0 || 18 Autorité bancaire européenne || 26 || 26 || 26 || 0 || 12 Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles || 19 || 18 || 18 || 0 || 12 Agence européenne pour l’environnement || 49 || 63 || 63 || 0 || 07 Office européen de police || 83 || 83 || 83 || 0 || 18 Autorité européenne des marchés financiers || 28 || 30 || 30 || 0 || 12 Agence communautaire de contrôle des pêches || 9 || 9 || 9 || 0 || 11 Autorité européenne de sécurité des aliments || 76 || 76 || 76 || 0 || 17 Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes || 7 || 8 || 8 || 0 || 04 Autorité européenne de surveillance GNSS || 14 || 54 || 54 || 0 || 06 Fusion pour l’énergie || 432 || 432 || 432 || 0 || 08 Eurojust || 32 || 32 || 32 || 0 || 18 UE- LISA || 34 || 19 || 19 || 0 || 18 Agence européenne pour la sécurité maritime || 57 || 58 || 56 || 2 || 06 Office de l’harmonisation dans le marché intérieur || 418 || 189 || 189 || 0 || 12 Agence européenne des médicaments || 252 || 269 || 240 || 29 || 02 Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information || 10 || 10 || 9 || 0 || 09 Organe des régulateurs européens des communications électroniques || 4 || 4 || 4 || 0 || 09 Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes || 22 || 22 || 22 || 0 || 18 Agence ferroviaire européenne || 26 || 26 || 26 || 0 || 06 Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail || 15 || 16 || 16 || 0 || 04 Institut européen d’innovation et de technologie || 99 || 97 || 97 || 0 || 15 Centre de traduction des organes de l’Union européenne || 52 || 54 || 50 || 4 || 15 Fondation européenne pour la formation || 20 || 22 || 22 || 0 || 15 Office communautaire des variétés végétales || 14 || 13 || 13 || 0 || 17 Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail || 21 || 21 || 21 || 0 || 04 Agence exécutive «Éducation, audiovisuel et culture» || 51 || 52 || 52 || 0 || 15 Agence exécutive pour la compétitivité et l’innovation || 16 || 16 || 16 || 0 || 06 Agence exécutive du Conseil européen de la recherche || 40 || 40 || 40 || 0 || 08 Agence exécutive pour la recherche || 47 || 47 || 47 || 0 || 08 Agence exécutive pour la santé et les consommateurs || 7 || 7 || 7 || 0 || 17 Agence exécutive du réseau transeuropéen de transport || 10 || 10 || 10 || 0 || 06 || 2 457 || 2 260 || 2 224 || 37 || || || || || Millions d’euros Catégorie de recettes || Budget recettes prévisionnel || Droits constatés || Recouvrements || Reste à recouvrer Subvention de la Commission || 1 349 || 1 370 || 1 370 || 1 Honoraires || 569 || 591 || 564 || 27 Autres recettes || 539 || 299 || 290 || 9 || 2 457 || 2 260 || 2 224 || 37 4.4
CRÉDITS D’ENGAGEMENT ET DE PAIEMENT PAR
AGENCE || || || || || Millions d’euros Agence || Crédits d’engagement || Crédits de paiement || Crédits || Engagements exécutés || Crédits reportés || Crédits || Paiements exécutés || Crédits reportés Agence européenne de coopération des régulateurs de l’énergie || 12 || 12 || 0 || 14 || 8 || 5 Bureau européen d’appui en matière d’asile || 12 || 10 || 0 || 12 || 11 || 1 Agence européenne de la sécurité aérienne || 169 || 135 || 32 || 180 || 125 || 52 Frontex || 95 || 92 || 0 || 116 || 79 || 32 Centre européen pour le développement de la formation professionnelle || 20 || 20 || 0 || 21 || 19 || 2 Collège européen de police || 9 || 8 || 0 || 10 || 9 || 1 Agence européenne des produits chimiques || 108 || 106 || 0 || 123 || 106 || 14 Centre européen de prévention et de contrôle des maladies || 59 || 54 || 0 || 70 || 53 || 11 Observatoire européen des drogues et des toxicomanies || 17 || 16 || 0 || 17 || 16 || 1 Autorité bancaire européenne || 26 || 23 || 0 || 33 || 25 || 4 Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles || 19 || 18 || 0 || 22 || 16 || 5 Agence européenne pour l’environnement || 72 || 54 || 17 || 76 || 47 || 27 Office européen de police || 84 || 82 || 0 || 100 || 87 || 10 Autorité européenne des marchés financiers || 28 || 26 || 0 || 32 || 24 || 6 Agence communautaire de contrôle des pêches || 9 || 9 || 0 || 11 || 9 || 1 Autorité européenne de sécurité des aliments || 79 || 78 || 0 || 85 || 77 || 7 Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes || 8 || 7 || 0 || 10 || 8 || 2 Autorité européenne de surveillance GNSS || 94 || 81 || 13 || 75 || 26 || 49 Fusion pour l’énergie || 1 297 || 1 297 || 0 || 439 || 393 || 23 Eurojust || 34 || 33 || 0 || 37 || 32 || 5 EU-LISA || 61 || 61 || 0 || 38 || 19 || 7 Agence européenne pour la sécurité maritime || 62 || 59 || 2 || 59 || 53 || 3 Office de l’harmonisation dans le marché intérieur || 418 || 209 || 0 || 37 || 201 || 38 Agence européenne des médicaments || 252 || 243 || 0 || 292 || 249 || 33 Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information || 10 || 9 || 1 || 10 || 9 || 1 Organe des régulateurs européens des communications électroniques || 4 || 3 || 0 || 4 || 3 || 0 Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes || 22 || 22 || 0 || 26 || 20 || 7 Agence ferroviaire européenne || 26 || 25 || 0 || 28 || 25 || 2 Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail || 17 || 15 || 2 || 21 || 14 || 6 Institut européen d’innovation et de technologie || 142 || 138 || 1 || 106 || 102 || 2 Centre de traduction des organes de l’Union européenne || 52 || 44 || 0 || 56 || 44 || 3 Fondation européenne pour la formation || 22 || 22 || 0 || 23 || 21 || 2 Office communautaire des variétés végétales || 16 || 14 || 0 || 15 || 13 || 0 Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail || 21 || 21 || 0 || 25 || 20 || 5 Agence exécutive «Éducation, audiovisuel et culture» || 51 || 50 || 0 || 58 || 50 || 5 Agence exécutive pour la compétitivité et l’innovation || 16 || 16 || 0 || 18 || 15 || 1 Agence exécutive du Conseil européen de la recherche || 40 || 39 || 0 || 42 || 39 || 2 Agence exécutive pour la recherche || 47 || 46 || 0 || 50 || 46 || 3 Agence exécutive pour la santé et les consommateurs || 7 || 7 || 0 || 8 || 7 || 1 Agence exécutive du réseau transeuropéen de transport || 10 || 10 || 0 || 11 || 10 || 1 || 3 546 || 3 215 || 70 || 2 410 || 2 130 || 381 || || || || || Millions d’euros Catégorie de dépenses || Crédits d’engagement || Crédits de paiement || Crédits || Engagements exécutés || Crédits reportés || Crédits || Paiements exécutés || Crédits reportés Personnel || 875 || 844 || 1 || 796 || 838 || 16 Frais administratifs || 350 || 343 || 1 || 351 || 335 || 83 Dépenses opérationnelles || 2 322 || 2 028 || 68 || 1 262 || 957 || 282 || 3 546 || 3 215 || 70 || 2 410 || 2 130 || 381 4.5
RÉSULTAT DE L’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE, AGENCES INCLUSES || || || || Millions d’euros || UE || AGENCES || Élimination de la subvention aux agences || TOTAL Recettes de l’exercice || 149 504 || 2 224 || (1 370) || 150 358 Paiements sur crédits de l’exercice || (147 567) || (1 909) || 1 370 || (148 106) Crédits de paiement reportés à l’exercice N+1 || (1 329) || (381) || 0 || (1 710) Annulation de crédits inutilisés reportés de l’exercice N-1 || 437 || 107 || 0 || 543 Différences de change de l’exercice || (42) || 0 || 0 || (42) || 1 002 || 41 || 0 || 1 043 Afin de présenter toutes les données
budgétaires pertinentes pour les agences, le volet budgétaire des comptes
annuels consolidés comprend des états séparés sur l’exécution des budgets
respectifs des agences traditionnelles consolidées.