COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN Évaluer les réglementations nationales en matière d'accès aux professions /* COM/2013/0676 final */
1.
Introduction Les économies européennes
souffrent des conséquences de la crise financière et de son impact sur les
finances publiques. Dans tout le marché unique les gouvernements nationaux
réfléchissent aux moyens de stimuler la création d’emplois et de rétablir la
croissance économique. Dans sa communication de juin 2012[1] sur la mise en œuvre de
la directive «services», la Commission a souligné l’importance, dans ce
contexte, de veiller à ce que le cadre réglementaire applicable aux services
professionnels reste adapté aux objectifs poursuivis. La version révisée de la
directive sur les qualifications professionnelles, sur laquelle le Conseil, le
Parlement européen et la Commission sont parvenus à un accord politique en juin
2013, aborde ces questions et appelle à une nouvelle stratégie qui exige de
chaque État membre qu’il réalise, de façon active, un examen de ses
réglementations en matière de qualifications permettant l'accès à une
profession et de titres professionnels, et qu'il modernise celles-ci[2].
La présente communication présente un plan de travail pour la réalisation de
cet examen. Améliorer l’accès aux professions dans les États membres, notamment
grâce à un environnement réglementaire plus souple et transparent, faciliterait
la mobilité des professionnels qualifiés dans le marché intérieur et la
prestation transfrontière de services professionnels. Cela devrait aussi
améliorer la situation de l’emploi et renforcer la croissance économique,
d’autant plus que les services professionnels représentent à eux seuls environ
9 % du PIB dans l’Union. Afin de stimuler le potentiel
de croissance et de consolider la voie vers la reprise économique, cet examen
des professions réglementées devrait être une priorité. C’est pourquoi la
Commission invite instamment les États membres à agir sans attendre l’entrée en
vigueur formelle de la directive révisée sur les qualifications
professionnelles (fin 2013) et à commencer à examiner, au niveau national, les
exigences en matière de qualifications imposées aux professions réglementées et
le champ des activités réservées. Dans son Pacte pour la croissance et l'emploi
approuvé en juin 2012, le Conseil européen a appelé à la mise en œuvre de la
communication de la Commission, «y compris au moyen d'un examen rigoureux par
les pairs des restrictions nationales et d'une action rapide pour supprimer les
obstacles injustifiés». De
même, le Parlement européen a invité la Commission à «déterminer les domaines
dans lesquels les États membres entravent» cet accès[3].
L’approche globale pour lutter contre le chômage des jeunes, approuvée par le
Conseil européen le 28 juin 2013, a une fois encore mis en exergue la nécessité
de prendre des mesures pour offrir des perspectives d’emploi aux jeunes. La présente communication
définit un cadre permettant aux États membres de présenter une première série
de plans d’action nationaux pour avril 2015, afin que l’ensemble des États
membres avancent vers un objectif commun. Le résultat ne doit pas en être une
série de plans uniformes. Ces plans d’action devraient s'appuyer sur une
analyse approfondie, au cas par cas, des obstacles entravant l'accès à une
profession et des possibles mécanismes de régulation alternatifs. Ce fut l'une
des conclusions d'un atelier de travail qui a rassemblé les ministres nationaux
et les organisations professionnelles le 17 juin 2013. Durant les deux
prochaines années sera menée une vaste évaluation mutuelle qui devrait apporter
des changements tangibles dans chaque État membre. Au cours de cette période,
la Commission commencera à répertorier les réalisations et les lacunes dans les
rapports annuels sur l’intégration du marché unique de novembre 2014 et 2015. La Commission a adressé des
recommandations spécifiques sur cette question à plusieurs États membres.
L’évaluation mutuelle décrite dans la présente communication constitue une
démarche distincte et n'a pas d'incidence sur les engagements existants pris
dans le contexte du semestre européen. Un rapport sur les conclusions
de l'examen par les pairs des exigences en matière de forme juridique, de
détention du capital et de tarifs, mené dans le cadre de la directive
«services», comme annoncé dans la communication de juin 2012, sera publié en
parallèle afin d'offrir un aperçu complet des obstacles entravant l’accès aux
professions réglementées et leur exercice. 2.
Pourquoi un examen
de toutes les professions est-il important? Les professions réglementées
font actuellement l'objet de réformes de grande ampleur dans un certain nombre
d’États membres (par exemple l’Espagne, la Pologne, le Portugal et la Slovénie)
et tant la Commission que d’autres organisations internationales appellent à de
tels examens des réglementations nationales. L’OCDE, qui a mis au point des
indicateurs mesurant les restrictions réglementaires mises en place par
certains États membres pour certains secteurs et professions, a souligné que
ces réglementations étaient de nature à créer des distorsions[4].
Le présent chapitre passe en
revue les principaux arguments qui pourraient justifier la présence de barrières
réglementaires à l’entrée et les bénéfices attendus de l’ouverture de l’accès
aux professions actuellement réglementées. Il explique enfin en quoi il est
important d'examiner toutes les barrières limitant l’accès aux professions. 2.1 Une
réglementation de l’accès aux professions peut être bénéfique 2.1.1
Aider le consommateur à juger de la qualité d’un service Les consommateurs pourraient
rencontrer des difficultés à évaluer le degré de qualification des prestataires
de services qui sont essentiels à la prestation de services de grande qualité.
Cette asymétrie d’information empêche les consommateurs de faire des choix de
prestataire de services en connaissance de cause. Afin de prévenir le risque
d’éventuelles défaillances du marché, des réglementations clarifiant les
connaissances et compétences techniques que les professionnels disponibles sur
le marché devraient avoir[5]
pourraient fournir aux consommateurs les assurances dont ils ont besoin. 2.1.2
Soutenir le bon fonctionnement de l’économie d’un État
membre Protéger
les consommateurs et l’intérêt public Des professions peuvent être
réglementées pour des raisons sanitaires et de sécurité afin d’éviter des
accidents causés par une faute professionnelle ou des produits défectueux. Par
exemple, pour la plupart des professions de santé, des qualifications
adéquates, y compris des stages, sont requises. Il existe aussi des services
considérés comme des biens publics, car ils apportent de la valeur à la
société en général. Ceux-ci pourraient avoir besoin d'être réglementés afin de
garantir des prestations adéquates et de qualité. Effets
externes pour des tiers Les services professionnels
peuvent avoir une incidence sur des tiers. Les réglementations peuvent garantir
que les prestataires de services tiennent dûment compte de l’impact de leurs
activités en ne se limitant pas aux personnes qui paient pour un tel service.
Par exemple, il est dans l'intérêt des investisseurs, et pas seulement de la
société qui rémunère l’auditeur, de disposer d'un contrôle légal des comptes d’une
entreprise — les investisseurs doivent pouvoir faire confiance à ces comptes. 2.2 Avantages
découlant de l’ouverture de l’accès aux professions 2.2.1
Offrir au consommateur un choix plus large à un meilleur
prix De
meilleurs prix Les restrictions d’accès aux professions
limitent le nombre de professionnels habilités à fournir un service. Par
conséquent, ce n'est pas le marché qui détermine l'offre de professionnels.
Cela peut poser des problèmes en cas d'évolution de la demande pour ce service.
Elle pourrait résulter en des rentes économiques pour les professionnels en
place et mener, en particulier si la demande pour ces services est inélastique,
à une augmentation des prix au détriment du reste de l’économie et des
consommateurs[6].
Élargir
le choix des consommateurs Les barrières réglementaires
excessives à l’entrée pour une profession pourraient créer une distorsion du
marché et générer des prix plus élevés qui pourraient dissuader les
consommateurs qui ne sont pas prêts à payer de tels prix ou ne peuvent se le
permettre. Souvent, la réglementation peut se faire de manière moins lourde
tout en garantissant la bonne qualité des services et en conduisant
potentiellement à de meilleurs prix. En conséquence, le choix des consommateurs
serait augmenté et les inégalités sociales entre les consommateurs pourraient
être réduites[7]. 2.2.2
Stimuler la compétitivité nationale et l’emploi Accroissement de la
compétitivité Les professionnels n'offrent
pas seulement des services aux consommateurs finaux. En effet, les services
professionnels constituent une entrée intermédiaire pour de nombreux secteurs;
les effets multiplicateurs peuvent par conséquent entraîner des répercussions
économiques considérables pour le reste de l’économie. Réduire les barrières
réglementaires pourrait mener à une plus grande concurrence entre
un plus grand nombre de professionnels, ce qui pourrait constituer une plus
grande incitation à fournir des services innovants de haute qualité et à sans
cesse réexaminer les frais de fonctionnement. L'augmentation du nombre de
prestataires, donc de la concurrence, pourrait aussi renforcer l'innovation. Moderniser
la réglementation pourrait inciter les professionnels à fournir leurs services
dans d’autres États membres, ce qui améliorerait les débouchés commerciaux pour
les entreprises de l’UE, développerait la concurrence et augmenterait le choix
du consommateur. Améliorer
la situation en matière d'emploi Les réglementations peuvent
avoir un impact négatif sur la création d’emplois en segmentant les marchés du
travail et en rendant plus difficile l’ajustement de l'offre de main-d’œuvre à
l’évolution des préférences des consommateurs[8]. En
conséquence, des pénuries de main-d’œuvre dans certaines professions peuvent ne
pas trouver de solution satisfaisante parce que la mobilité à l'intérieur des
professions et entre celles-ci est entravée par la réglementation. Réduire ou
supprimer les barrières à l’entrée peut faciliter l’accès des jeunes au marché
national de l’emploi tout en permettant la mobilité des professionnels des
autres États membres. 2.3 Examiner
les incidences économiques des réglementations Un examen des professions
réglementées représente donc une excellente occasion pour chaque État membre
d’évaluer les avantages de celles-ci et de les mettre en balance avec le coût
économique des réglementations nationales. Ce type d’analyse existe déjà
au sein de la recherche académique, où l’accent est mis non pas tant sur le
nombre de barrières que sur l’incidence de la réglementation professionnelle
sur des indicateurs clés: la qualité d’un service, le salaire des
professionnels concernés, les prix pour le consommateur et les conséquences
globales sur l’emploi. Plusieurs de ces études[9]
arrivent à la conclusion qu’aucune corrélation entre la réglementation et la
qualité de service n'a pu être démontrée. Une explication possible suggérée par
les chercheurs est la difficulté rencontrée par les groupes à faibles revenus
d’avoir accès à des services fournis par des professions réglementées, en
raison d'honoraires élevés, ce qui les oblige à se débrouiller. En outre, il
est difficile de mesurer la qualité des services fournis pour de nombreuses
professions. D'autres études[10]
concluent que le salaire moyen des professionnels travaillant au sein d'un
secteur réglementé est sensiblement plus élevé que celui des professionnels
dont l'activité n'est pas réglementée et que l’introduction de réglementations
accroît le salaire des professionnels. Il existe donc un risque que ces
augmentations ne soient répercutées sur les prix, au détriment des personnes
utilisant ces services. Des recherches menées aux
États-Unis — où les règles varient d’un État à l’autre — permettent une
comparaison de l’impact de la réglementation entre les États qui ne
réglementent pas l'activité et ceux qui le font. Par exemple, il est établi
qu'aux États-Unis, la croissance de l’emploi pour certaines professions a été
20 % plus élevée dans les États n'appliquant pas de réglementation[11]. Des recherches en Allemagne[12]
ont également conduit à conclure que la réglementation des professions pourrait
avoir un impact négatif sur la mobilité entre emplois des professionnels,
puisqu'elle empêche ceux-ci de réagir rapidement aux opportunités offertes par
le marché du travail. 2.4 Permettre à
des professionnels de tirer parti du marché unique Les acteurs du marché
souhaitant fournir des services professionnels par-delà les frontières ou
trouver un emploi dans un autre État membre se trouvent confrontés à un nombre
considérable d’obstacles réglementaires liés aux professions. Le terme «profession
réglementée» au sens de la directive sur les qualifications professionnelles[13]
couvre non seulement les activités professionnelles, mais également les titres,
auxquels l’accès est subordonné par les réglementations nationales à la
possession de qualifications spécifiques. Dans l’Union, le nombre de
professions réglementées[14]
varie d’un État membre à l’autre, allant de moins de 50 à plus de 400 par pays[15].
Le nombre moyen de professions réglementées par État membre est actuellement
estimé à 157. Le secteur de la santé regroupe le plus grand nombre de
professions réglementées (plus de 40 % de toutes les professions
réglementées dans l’UE), suivi par celui de l’éducation, des services aux
entreprises, de la construction, du commerce et des transports. Les grandes
disparités entre les États membres freinent les professionnels qui souhaitent
travailler à l’étranger ou proposer leurs services par-delà les frontières. Une réglementation moderne et
flexible de l’accès aux professions devrait faciliter la libre circulation des
professionnels et contribuer à résoudre aux problèmes de chômage et de pénurie
de main-d’œuvre que connaissent différentes parties de l’Union. Elle devrait
également permettre aux entreprises gérées par des professionnels d'offrir plus
facilement leurs services dans l’ensemble de l’Union et de profiter de
potentielles économies d’échelle et de gamme grâce à un plus grand marché sans
avoir à se conformer à de multiples réglementations nationales, et enfin
soutenir une répartition plus efficace des ressources. 2.5 Nécessité
d’assurer une transparence totale et une analyse rigoureuse À la lumière de l’analyse qui
précède, les raisons ne manquent pas pour les États membres d’examiner
minutieusement les effets d’éventuels obstacles aux échanges dans le domaine
des services professionnels dans l’ensemble du marché unique, mais aussi de
mieux comprendre le rôle des professions réglementées dans leurs économies
nationales. L’examen par les pairs mené dans le cadre de la directive
«services» sur les exigences en matière de forme juridique, de détention du
capital et de tarifs a répertorié les obstacles à l’exercice de certaines
activités professionnelles et les difficultés rencontrées par les
professionnels qui souhaitent s’établir dans un autre État membre. Certaines de
ces exigences peuvent rendre la création de filiales impossible en pratique. Si
certains États membres ont modifié leur réglementation sur ces questions durant
la mise en œuvre de la directive «services», l’examen par les pairs a révélé que
beaucoup d'entre eux n’avaient pas mené une évaluation approfondie de la
proportionnalité de la réglementation en vigueur. L'évaluation mutuelle prévue
donne la possibilité à chaque État membre de procéder à une évaluation
rigoureuse des barrières limitant l’accès aux activités professionnelles. La
transparence totale quant aux professions réglementées dans chaque État membre
est une première étape indispensable. Les États membres devraient ensuite
commencer l’examen de l’ensemble des restrictions à l'entrée qu’ils ont
recensées et analyser la nécessité et la proportionnalité de ces restrictions
en tenant dûment compte des avantages qu'elles apportent à la société et des
incidences économiques qu’elles entraînent. En particulier, l’impact de ces
réglementations sur la qualité, le prix et l’emploi devrait être pris en
considération. Parallèlement, afin de soutenir
l’action des États membres, la Commission a l’intention de lancer, au cours du
premier semestre 2014, une étude économique permettant de mesurer de façon plus
détaillée, en recourant à des études de cas comparatives, les avantages de la
réglementation des professions, de l'absence de réglementation ou du recours à
des approches réglementaires différentes. 3.
Comment la
Commission va-t-elle mener l’évaluation mutuelle? La Commission invite les États
membres à entamer une évaluation mutuelle dans les meilleurs délais. Les États
membres qui ont déjà entamé un examen de leurs professions réglementées dans le
cadre du semestre européen et d'un protocole d'accord ne devraient pas être
exemptés de cet exercice, mais travailler sur la base de ce qui a déjà été
réalisé en termes de réduction des restrictions d'accès aux professions. Une analyse profession par
profession est nécessaire pour évaluer les réglementations restreignant l’accès
aux professions. Les réformes en cours en Pologne, au Portugal et en Slovénie
se font dans cette optique. L’atelier de travail organisé le 17 juin 2013 a
également confirmé la nécessité de tenir compte des spécificités de chaque
profession en fonction de ses qualités intrinsèques. Toutefois, les États membres ne
devraient pas travailler séparément en vue de la présentation des résultats
finaux de leurs évaluations. Au contraire, permettre aux États membres de
comparer leurs systèmes le plus tôt possible, avant que chaque État membre
n'adopte une position définitive, semble crucial. 3.1 Champ d'application L’article 59 de la version
révisée de la directive sur les qualifications professionnelles précise trois
critères d'examen des exigences en matière d'accès aux professions, que l’on
peut résumer comme suit: compatibilité
avec le principe de non-discrimination en fonction de la nationalité ou du lieu
de résidence: les États membres devraient veiller à ce que les professionnels puissent
accéder aux professions réglementées sans avoir besoin d'être un citoyen du
pays ou de séjourner sur le territoire national; justification:
la réglementation doit être justifiée par une raison impérieuse d'intérêt
général; proportionnalité:
la proportionnalité des mesures nationales devrait être analysée en se référant
à leur aptitude à garantir la réalisation des objectifs qu’elles poursuivent.
Elles ne devraient pas non plus excéder ce qui est nécessaire pour atteindre
ces objectifs. 3.2 Évaluer la justification d'une réglementation Pour chaque profession
réglementée, les États membres devraient indiquer le motif spécifique d’intérêt
général justifiant un cadre réglementaire donné et contrôler si cette
justification est toujours valable aujourd’hui. 3.2.1
Réglementation à plusieurs niveaux Les États membres seront
invités, lors des discussions quant à la nécessité d’une réglementation, à
examiner les mesures de protection existantes offertes par d’autres formes de
régulation a priori ou a posteriori applicables aux services fournis par chaque
profession, par exemple des procédures d’autorisation, la conformité avec des
normes techniques et de sécurité, ou des mécanismes de contrôle. Une
réglementation de l’accès à une profession au moyen d’une qualification
particulière ne devrait être maintenue que si ces garanties ne sont pas
suffisantes. Dans le cas contraire, il pourrait y avoir un risque de double
emploi ou de tracasseries administratives pour les destinataires de services. Pour la même raison, les réglementations
liées à l’exercice d'activités professionnelles doivent également être prises
en compte, notamment celles, relatives à la forme juridique et à la détention
du capital, qui ont été passées en revue dans le cadre de l’examen par les
pairs réalisé en vertu de la directive «services». Les États membres devraient
se pencher sur l’effet cumulé de toutes les restrictions imposées à une même
profession, y compris, le cas échéant, l'affiliation obligatoire à une
association professionnelle. Maintenir une exigence de qualification pourrait
dans certains cas être utile à condition que d’autres types de restrictions
aient été supprimés ou considérablement modifiés. 3.2.2
Garanties offertes par les systèmes éducatifs ou les
employeurs Dans de nombreux États membres,
les programmes de formation, dont les périodes d'apprentissage, ont été mis au
point, sous le contrôle de l’État, pour préparer des personnes à exercer les
activités propres à des professions spécifiques[16]
pouvant être des professions non réglementées. Les diplômes délivrés, qui
sanctionnent une qualification, sont une garantie de qualité pour les
employeurs lorsque l’accès à la profession en tant que telle n’est pas
réglementé et lorsque les activités ne sont pas réservées. Un autre facteur important à
prendre en compte est le mode d’exercice de la profession: réglementer une
profession qui est principalement exercée par des indépendants pourrait être
considéré comme une garantie nécessaire. La situation est différente si la
profession est principalement exercée par des professionnels employés par des
entreprises privées ou des entités publiques, où les employeurs ont un rôle à
jouer dans la vérification des compétences des nouvelles recrues et sont
responsables en cas d’accidents ou de plaintes. Ces deux éléments, à savoir la
formation spécifique et l'exercice de la profession en tant que salarié,
devraient être pris en compte pour juger de la nécessité de la réglementation.
Ils expliquent, par exemple, pourquoi la profession d’ingénieur n’est pas réglementée
en France, où 95 % des ingénieurs sont employés dans une société ou dans
une administration publique et où le recrutement est fortement fondé sur la
réputation des écoles d’ingénieurs. 3.2.3
Réglementations régionales Les réglementations régionales
concernant les qualifications devraient êtres soumises aux mêmes critères de
nécessité que celles établies au niveau fédéral d’un pays. Un défi
supplémentaire se pose cependant. La reconnaissance mutuelle des diplômes entre
les régions d’un même État membre doit être effective afin d’assurer aux
professionnels originaires du pays ou de l’étranger de pouvoir pratiquer sur
l’ensemble du territoire national. Comme prévu à l’article 10, paragraphe 4, de
la directive «services», toute autorisation
devrait être valable sur l’ensemble du territoire de l’État membre. C'est
pourquoi, en Espagne par exemple, une importante réforme est sur le point de
remédier à ces problèmes. 3.3 Évaluer la
proportionnalité de la réglementation Lorsqu'un motif d'intérêt
général rend pertinente la réglementation de l'accès à une profession, les
États membres sont également invités à examiner la forme et le niveau de
réglementation en vue de supprimer les restrictions et barrières injustifiées. 3.3.1
Portée et nombre des activités réservées L’analyse devra envisager le
niveau de qualification requis par rapport à la complexité des tâches réservées
à la profession. Dans certains cas, il pourrait être possible de revoir le
cadre réglementaire sans compromettre l’objectif recherché, par exemple en réduisant
le champ des activités réservées, en permettant à d’autres professions
réglementées l'accès a certaines des activités réservées ou en choisissant des
approches moins restrictives. Si, par exemple, les professionnels venant de
l’étranger demandent un accès partiel à quelques-unes, mais non à la totalité,
des activités réservées, cela pourrait être un indicateur du caractère
proportionné ou non de la réglementation actuelle. 3.3.2
Impact sur les destinataires des services et sur le marché L’analyse de la proportionnalité
doit également évaluer l’incidence de la réglementation des professions sur les
utilisateurs de leurs services. Par exemple, en principe, la protection des
consommateurs pourrait servir à justifier toute profession réglementée, afin de
réduire les risques associés aux activités professionnelles. Toutefois, des
considérations d’ordre économique, telles que les prix, les salaires, la
compétitivité et l’emploi (voir points 2.2. et 2.3) doivent aussi être
appréciées par chaque État membre et débattues entre les États membres. 3.3.3
Comparer les modèles Les États membres recourent à
différentes formes de réglementation des activités professionnelles. La
démarche la plus courante consiste à réserver le droit d'exercer certaines
activités à des professionnels qualifiés au moyen de législations ou de
réglementations nationales. Parmi les autres types de réglementation, on trouve
la protection des titres professionnels ou des systèmes de certification
obligatoires voire volontaires. (voir annexe I). Les États membres utilisant de
tels systèmes sont invités à présenter des rapports écrits sur la manière dont
les systèmes de certification obligatoires ou même volontaires fonctionnent
dans la pratique. En particulier, ils devraient faire référence à l'utilisation
de procédures d'accréditation conformément au règlement (CE) nº 765/2008
en tant que contrôle par une autorité publique de ces systèmes de certification
— tant sur une base volontaire qu'obligatoire — menant à la reconnaissance des
certificats accrédités. L’évaluation mutuelle doit être
une opportunité pour les États membres, qui ne réglementent pas les professions
dans les secteurs concernés de fournir des informations sur les éventuels
mécanismes alternatifs qui garantissent le respect d’une raison impérieuse
d’intérêt général. Cela devrait permettre un dialogue entre États membres
recourant à des approches différentes, dans le cadre duquel devraient être
examinées les incidences de tous les types de restrictions, formelles ou non, à
l'accès à des activités professionnelles. 4.
Le plan de travail Le processus, illustré par le
schéma en annexe II, devrait être lancé en novembre 2013. Chaque État membre
est invité à d'abord mettre en place un recensement précis de l’ensemble de ses
professions réglementées et à poursuivre ensuite avec un examen des raisons
justifiant pour chaque profession sa réglementation au niveau national. La
prochaine étape cruciale devrait être de comparer les résultats lors d’une
vaste évaluation mutuelle entre tous les États membres, qui devra se tenir le
plus tôt possible. La Commission fera régulièrement rapport sur les avancées
réalisées par les États membres dans l’évaluation mutuelle. Les premières
mesures visant à réviser les restrictions imposées pour certaines activités
professionnelles devraient être proposées par les États membres dès avril 2015.
L’évaluation mutuelle devrait
se faire par secteurs afin de tenir compte du contexte économique (concurrence,
prix, emploi, pénuries de main-d’œuvre, qualité des services). Pour faciliter
les travaux, l’examen et l’évaluation mutuelle devraient être divisés en deux
phases aux calendriers distincts, chacune portant sur un groupe différent de
secteurs. Le premier groupe devrait couvrir toutes les professions réglementées
dans les secteurs économiques où la modernisation du cadre réglementaire
pourrait sensiblement contribuer à l’emploi et à la croissance: les services
aux entreprises, la construction, le secteur manufacturier, l’immobilier, les
transports, le commerce de gros et de détail. Le second groupe devrait
rassembler les autres secteurs (éducation, divertissements, santé et services
sociaux, services de réseau autres que le transport, administration publique,
tourisme, autres services/activités). En parallèle, la Commission
lancera une étude au cours du premier semestre 2014 (voir point 2.5). La
Commission continuera également à associer les parties prenantes et à consulter
les professions en organisant des ateliers de travail annuels, comme elle l’a
fait en juin 2013. Après l'évaluation
mutuelle réalisée pour chaque groupe, les États membres seront invités à
présenter des plans d’action nationaux, qui peuvent comprendre des
actions déjà en cours. Pour chaque profession réglementée, ils devraient
déterminer les mesures les plus appropriées, notamment les options suivantes:
maintenir la réglementation existante permettant d'accéder à la
profession, en indiquant si les autres types de réglementation portant sur
l’exercice de la profession ont été abrogés ou réexaminés;
modifier la réglementation existante, par exemple grâce à une
révision des exigences en matière de qualifications, en réduisant par exemple
la durée du programme de formation ou du stage, ou bien encore en rétrécissant
le champ des activités réservées, en réservant par exemple uniquement les
activités associées à une expertise spécifique et/ou à des risques élevés;
remplacer la forme actuelle de réglementation par un autre
système permettant de garantir la qualité des services, par exemple en
protégeant le titre ou en créant un système de certification volontaire
contrôlé par les autorités publiques; ou
abroger la réglementation existante. Les plans d’action devraient
également contenir des critères clairs et transparents d'examen des demandes de
nouvelles réglementations provenant directement des professionnels. Afin de faciliter le processus,
la Commission propose de procéder en trois phases avec des calendriers précis
et de fournir un retour d’informations en temps utile aux États membres lors de
chaque phase. 4.1 Première
phase – Recensement des professions dans chaque État membre À compter de novembre 2013, les
États membres devraient vérifier les informations déjà disponibles dans la base
de données des professions réglementées de la Commission et fournir toutes les
données supplémentaires nécessaires, y compris en ce qui concerne la protection
des titres et les activités professionnelles soumises à une certification
obligatoire. Dans les cas où une certification obligatoire est demandée par une
directive européenne (par exemple, pour le secteur du transport routier), les
États membres indiquer à la Commission quel est l'acte de l'UE en question.
Pour chaque profession réglementée, les États membres devraient aussi fournir
une description des activités réservées. La base de données des professions
réglementées devrait être achevée en février 2014. En mars 2014, la Commission a
l’intention de publier une carte européenne des professions réglementées. 4.2 Deuxième
phase (novembre 2013 — avril 2015) – Examen, évaluation et plans d’action
nationaux pour le premier groupe de secteurs Entre novembre 2013 et mai
2014, les États membres devraient effectuer un examen détaillé des professions
faisant partie de ce premier groupe. À partir de juin 2014, la Commission
organisera des réunions afin de permettre aux États membres de partager les
résultats de leurs analyses nationales. Tous les États membres auront la
possibilité de formuler des observations sur la progression et les premières
conclusions des autres États membres. Les États membres seront
invités à tenir compte des constatations de la Commission que celle-ci
présentera dans son rapport annuel sur l’intégration du marché unique (en même
temps qu'un rapport d'évaluation plus détaillé) en novembre 2014. L’examen et le processus
d’évaluation mutuelle devraient permettre à chaque État membre d’élaborer les
rapports initiaux sur les professions incluses dans le premier groupe d’ici
avril 2015, en indiquant les mesures qu’ils ont prises ou ont l’intention
de prendre. Les conclusions de ces rapports devraient être cohérentes par
rapport aux programmes nationaux de réforme (PNR) qui devront être fournis en
même temps, également dans le cadre du semestre européen. Ces conclusions
pourraient également être envisagées dans le contexte de la préparation des
recommandations par pays de 2015. 4.3 Troisième
phase (juin 2014 — janvier 2016) – Examen, évaluation et plans d’action
nationaux pour le deuxième groupe de secteurs Il sera procédé pour le second
groupe comme pour le premier. La Commission présentera des conclusions
détaillées dans son rapport annuel sur l’intégration du marché unique, ainsi
qu’un rapport d’évaluation plus détaillé, en novembre 2015. Il convient que les
États membres fournissent un deuxième rapport pour janvier 2016, indiquant
les mesures qu’ils ont prises ou ont l’intention de prendre. Là encore, les
conclusions relatives à ces secteurs pourraient être prises en compte pour le
semestre européen de 2016. En juin 2015 et mars 2016,
la Commission proposera, le cas échéant, des mesures correctives de suivi à la
lumière des plans d’action transmis par les États membres en juin 2015 et en
janvier 2016. Ces mesures peuvent englober, entre autres, le lancement de
procédures d’infraction lorsque des exigences nationales discriminatoires ou
disproportionnées sont maintenues. 5.
Conclusion La transparence et l'évaluation
mutuelle des professions réglementées devraient entraîner la modernisation des
cadres nationaux limitant l’accès aux professions. Les résultats devraient
encourager la mobilité des professionnels au sein du marché unique, contribuer
à la création de nouveaux emplois dans les secteurs professionnels concernés,
améliorer la compétitivité de ces secteurs et des secteurs connexes, et ouvrir
des possibilités de croissance. La Commission entend que les
États membres s’engagent pleinement dans ce processus, en consacrant des
ressources suffisantes à la participation à l’examen et à l'évaluation mutuelle
des réglementations nationales. La Commission est consciente de l’ampleur des
travaux à réaliser au niveau national et est désireuse d’apporter son aide
autant que possible. ANNEXE
I Les différentes approches en matière de réglementation des
activités professionnelles 1.
Professions réglementées liées à des activités réservées L'approche la plus courante
consiste à réserver, par des lois et des règlements nationaux, le droit
d'exercer certaines activités à des professionnels qualifiés. Dans le cadre de
cette approche, les États membres eux-mêmes définissent un ensemble d’activités
professionnelles pour lesquelles ils considèrent qu’une qualification
spécifique est requise. Par exemple, les activités liées à la conception de
bâtiments sont exclusivement réservées aux architectes dans de nombreux États
membres. Les exigences en matière de
qualifications et la portée des activités réservées sont habituellement
contrôlées par une autorité publique au niveau national ou régional. Dans
certains cas, ce pouvoir est délégué à des organismes professionnels (ordres,
chambres, sociétés) qui ont des fonctions organisationnelles et disciplinaires
et sont responsables de la mise au point et de l’application d’un code de
déontologie. Pour surmonter les éventuelles
barrières créées par les réglementations nationales, un système de
reconnaissance mutuelle des qualifications a été mis en place au sein de l’UE.
La directive 2005/36/CE s’applique aux professionnels ayant obtenu un titre de
formation dans un État membre (que la profession en question soit réglementée
ou non dans ce pays) et désireux de s’établir ou de fournir des services dans
un autre État membre où cette profession est réglementée. 2. Activités
professionnelles réglementées par une certification obligatoire L'accès aux activités
professionnelles qui nécessitent une connaissance spécifique de règles ou de
procédés techniques peut être soumis à une certification obligatoire au niveau
national. Dans certains cas, cette obligation découle de la législation de
l’UE. La différence essentielle entre cette approche et les réserves d’activité
décrites ci-dessus est que la qualification requise n’est pas exclusivement
liée à une profession en tant que telle. L'exercice d'une série limitée
d’activités techniques spécifiques dépend de la possession d’un certificat, qui
pourrait être obtenu par les membres de différentes professions. Un exemple en est la
législation de l’UE en matière de gaz fluorés[17]. Elle prévoit
la certification obligatoire pour les entreprises et pour le personnel
travaillant avec des équipements fixes de réfrigération, de climatisation et de
pompe à chaleur. Une législation analogue a été mise au point au niveau de l’UE
pour certaines catégories de conducteurs de train[18]
et pour certaines catégories de conducteurs professionnels exerçant des
activités de transport routier[19].
Dans tous ces cas, la
législation de l’UE définit des exigences minimales de formation. Elle définit
parfois les conditions et les procédures relatives à la reconnaissance des
certificats délivrés dans d’autres États membres. En outre, si ces systèmes de
certification sont fondés sur une accréditation conformément au règlement (CE)
nº 765/2008, les autres États membres sont tenus de reconnaître ces
certificats. Toutefois, lorsque ce n’est pas le cas ou si les conditions
précises pour la reconnaissance ne sont pas spécifiées, la directive 2005/36/CE
fournit le cadre nécessaire à la reconnaissance. 3.
Titres professionnels protégés Une autre approche consiste à
réglementer l’accès aux titres professionnels. Il faut, dans ce cas, être
titulaire d'une qualification spécifique pour utiliser un titre professionnel,
mais l’activité liée à la profession n’est pas réservée aux détenteurs dudit
titre: toute personne peut exercer lesdites activités, tant qu'elle n'utilise
pas le titre. Par exemple, le titre professionnel d'«Ingenieur» est protégé par
la loi en Allemagne et ne peut être obtenu que grâce à un diplôme universitaire
en ingénierie ou en sciences naturelles. Certaines associations
professionnelles, habilitées par les autorités publiques, sont seules
compétentes pour attribuer des titres professionnels (par exemple les
organisations professionnelles incorporated by charter au Royaume-Uni). Un titre professionnel protégé
indique aux consommateurs et aux employeurs que le titulaire remplit les
exigences en matière de qualifications, tout en les laissant libres d’engager
des professionnels qui ne détiennent pas le titre. 4.
Systèmes de certification
volontaires Des systèmes volontaires de
certification sont souvent utilisés par des professions qui ne sont pas
réglementées par la législation. Leurs principaux objectifs sont de prouver la
compétence professionnelle, de garantir la qualité des services et d'informer
les consommateurs, en l’absence de réglementation. L’article 26 de la directive
«services»[20]
facilite le développement de systèmes de certification et de labels de qualité
pour permettre l’évaluation des compétences des prestataires de services et
assurer une haute qualité de service. Certains systèmes de
certification sont élaborés par des organismes de contrôle désignés par les
pouvoirs publics (par exemple, le conseil de la coiffure au Royaume-Uni). La
gestion de ce type de système de certification peut cependant entraîner des
coûts importants pour les parties prenantes. De plus en plus souvent les
associations professionnelles élaborent leurs propres systèmes de
certification, et dans certains cas, conditionnent l'adhésion de leurs nouveaux
membres à une certification préalable. En Italie, une nouvelle loi sur
l’organisation des professions non réglementées a été adoptée en 2012. Elle
introduit la possibilité de constituer des associations professionnelles et
promeut l’autocertification volontaire des professionnels exerçant des
activités non réglementées. L’autocertification doit reposer sur des normes
techniques nationales qui définissent les compétences requises pour l’exercice
de la profession. Ces pratiques visent à
améliorer la transparence des activités professionnelles pour les consommateurs
et à aider ceux-ci à choisir entre différents fournisseurs de services.
Toutefois, si ces systèmes de certification ne reposent pas sur l’accréditation
conformément au règlement (CE) nº 765/2008, il n’y a aucun contrôle de
leur qualité ou leur fonctionnement. En outre, ils peuvent créer
des obstacles pratiques à l’accès aux activités professionnelles. Ils
pourraient, par exemple, favoriser le développement d'associations
professionnelles dotées d'une position dominante, ce qui conduirait à
l’isolement des nouveaux entrants venus d’autres pays: l’accès aux activités
professionnelles ne serait pas limité par la loi, mais la certification
deviendrait une nécessité sur le marché; dans le même temps, en l’absence de
réglementation nationale, le système de reconnaissance prévu par la directive
2005/36/CE ne s’appliquerait pas. ANNEXE II [1] Communication de la
Commission sur la mise en œuvre de la directive «services» - Un partenariat
pour une nouvelle croissance dans les services 2012-2015 (voir http://ec.europa.eu/internal_market/services/docs/services-dir/implementation/report/COM_2012_261_fr.pdf) [2] Article 59 de la directive révisée sur les
qualifications professionnelles (voir http://www.europarl.europa.eu/document/activities/cont/201309/20130902ATT70679/20130902ATT70679EN.pdf) [3] Recommandation du Conseil du
14 juin 2012. [4] Voir en 2003, 2008 (et en
2013) à l’adresse suivante: http://www.oecd.org/eco/reform/indicatorsofregulatoryconditionsintheprofessionalservices.htm [5] Law and Kim (2005) Specialization and Regulation: The Rise of Professionals and the
Emergence of Occupational Licensing Regulation [6] Friedman (1962)
Capitalism and Freedom., Shapiro (1986) Investment, Moral Hazard and
Occupational Licensing, Stigler (1971) The Theory of Economic Regulation. [7] Friedman (1962), voir note en
bas de page 6, Kleiner (2006) Licensing Occupations: Ensuring Quality or
Restricting Competition? [8] Mortensen and
Pissarides (1994) Job Creation and Job Destruction in the Theory of
Unemployment. [9] Carroll and Gaston (1981) A Note on the
Quality of Legal Services: Peer Review and Disciplinary Service , Maurizi (1980) The impact of regulation on quality:
The case of California contractors, Kugler and Sauer (2005) Doctors without Borders? Relicensing Requirements
and Negative Selection in the Market for Physicians [10] Kleiner and Krueger (2013) Analyzing the
Extent and Influence of Occupational Licensing on the Labor Market [11] Kleiner (2006), voir note en bas de page 7. [12] Plantl and Spitz-Oener (2009), How does
Entry Regulation Influence Entry to Self-Employment and Occupational Mobility? [13] Voir l’article 3, paragraphe 1, point a),
de la directive 2005/36/CE. [14] Base de données des professions réglementées tenue à jour par la
Commission sur la base des informations fournies par les États membres. La base
de données contient la liste des professions réglementées couvertes par la
directive 2005/36/CE. (site web: http://ec.europa.eu/internal_market/qualifications/regprof/index.cfm?fuseaction=home.home) [15] Le nombre de professions
réglementées par État membre doit être considéré avec prudence. La manière dont
les États membres recensent les professions réglementées dans cette base de
données peut actuellement différer (certains États membres peuvent notifier
une seule et même profession couvrant un large éventail d'activités/spécialités
là où d’autres États membres notifient plusieurs professions). [16] Il s’agit des «formations
réglementées» au titre de la directive sur les qualifications professionnelles.
[17] Règlement (CE)
nº 842/2006; règlement (CE) n° 303/2008 de la Commission. [18] Directive 2007/59/CE. [19] Directive 2003/59/CE. [20] Directive 2006/123/CE.