Proposition de décision du Parlement européen et du Conseil relative à la mobilisation du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation, en application du point 28 de l’accord interinstitutionnel du 17 mai 2006 entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission sur la discipline budgétaire et la bonne gestion financière (demande EGF/2011/015/SE/AstraZeneca, introduite par la Suède) /* COM/2012/0396 final - 2012/ () */
EXPOSÉ DES MOTIFS Le point 28 de l’accord interinstitutionnel du
17 mai 2006 entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission sur
la discipline budgétaire et la bonne gestion financière[1] prévoit que le Fonds
européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) peut être mobilisé, au moyen
d’un mécanisme de flexibilité, dans la limite d’un montant annuel maximal de
500 millions d’euros, au-delà des plafonds des rubriques concernées du
cadre financier. Les règles régissant les contributions du FEM sont énoncées
dans le règlement (CE) n° 1927/2006 du Parlement européen et du
Conseil du 20 décembre 2006 portant création du Fonds européen
d’ajustement à la mondialisation[2]. Le 23 décembre 2011, la Suède a introduit la demande
EGF/2011/015 SE/AstraZeneca en vue d’obtenir une contribution financière du FEM
à la suite de licenciements survenus chez AstraZeneca, en Suède. Au terme d’un examen approfondi de cette demande, la
Commission a conclu, en application de l’article 10 du règlement (CE)
n° 1927/2006, que les conditions d’octroi d’une contribution financière
prévues par ce règlement étaient remplies. SYNTHÈSE ET ANALYSE DE LA DEMANDE Données clés: || Numéro de référence FEM || EGF/2011/015 État membre || Suède Article 2 || a) Entreprise principale concernée || AstraZeneca Fournisseurs et producteurs en aval || Aucun Période de référence || 15.6.2011 – 15.10.2011 Date de démarrage des services personnalisés || 26.10.2010 Date d’introduction de la demande || 23.12.2011 Licenciements pendant la période de référence || 543 Licenciements avant et après la période de référence || 444 Nombre total de licenciements admissibles || 987 Nombre de travailleurs licenciés visés par le dispositif || 700 Coûts des services personnalisés (en EUR) || 6 396 600 Frais de mise en œuvre du FEM[3] (en EUR) || 258 560 Frais de mise en œuvre du FEM (en %) || 3,9 Budget total (en EUR) || 6 655 160 Contribution du FEM (65 %) (en EUR) || 4 325 854 1. La Commission a reçu la demande le
23 décembre 2011 et des informations complémentaires, dont les dernières
ont été transmises le 16 avril 2012. 2. La demande satisfait aux critères
d’intervention du FEM énoncés à l’article 2, point a), du règlement
(CE) n° 1927/2006 et a été introduite dans le délai de dix semaines
visé à l’article 5 dudit règlement. Lien entre les licenciements et les modifications
majeures de la structure du commerce mondial résultant de la mondialisation ou
entre les licenciements et la crise financière et économique mondiale 3. Pour établir le lien entre les
licenciements et les modifications majeures de la structure du commerce mondial
résultant de la mondialisation, la Suède fait valoir que le secteur
pharmaceutique pâtit de plus en plus de la mondialisation. Le secteur procède
actuellement à d’importantes modifications visant à préserver sa compétitivité
dans un contexte difficile. De nombreuses sociétés sont en cours de transition;
réorganisation, consolidation, fusions et acquisitions sont envisagées pour
préserver les pôles de croissance. Le secteur recherche de plus en plus de
synergies pour empêcher l’augmentation des coûts des activités de recherche et
développement (R&D). 4. À l’échelle du globe, les investissements
dans la recherche en biotechnologies sont en hausse tandis que de nouveaux
concurrents apparaissent en Chine, au Brésil et en Inde. Les perspectives de
financement de la R&D varient d’une région à l’autre: tandis que les
États-Unis tablent sur la croissance, l’Europe envisage l’austérité budgétaire,
qui risque de restreindre les investissements pendant plusieurs années, et la
plupart des pays d’Asie maintiennent les fonds importants qu’ils se sont
engagés à consacrer à la R&D (part du total des dépenses en R&D à
l’échelle du globe durant la période 2009-2011: 34,71 %-34,0 % pour
les États-Unis, 33,6 %-35,3 % pour l’Asie et 24,1 %-23,2 %
pour l’Europe). Durant la récession, les pôles de R&D asiatiques ont accru
leurs investissements et ont pris de l’envergure en la matière. Parmi les pôles
de R&D du monde, celui de l’Union européenne présente la situation la plus
préoccupante. Les efforts consentis pour se remettre de la récession et
l’obligation de réduire les déficits peuvent compromettre les fonds publics en
faveur de la R&D[4].
D’après un rapport de 2010[5]
de Frost & Sullivan, une société de consultance en stratégie de croissance,
environ 70 % des compagnies pharmaceutiques interrogées sont susceptibles
de confier la fabrication à des sous-traitants en Asie. Ces marchés exigent
également que les médicaments soient mis à l’épreuve sur la population locale,
de sorte que la R&D occupe de plus en plus de place sur les marchés
asiatiques. 5. Par ailleurs, le secteur pharmaceutique est
confronté à la présence grandissante des médicaments génériques, les brevets
des principaux produits de marque arrivant à expiration. Le secteur des
médicaments génériques a subi récemment une restructuration d’envergure. Les
fusions et acquisitions concentrent de plus en plus le marché international des
médicaments de ce type entre les mains des acteurs de premier plan du secteur.
Les médicaments génériques sont généralement fabriqués dans des pays asiatiques
à bas salaires et se vendent à environ 10 % du prix de l’original à
l’expiration du brevet. Cette situation se répercute sur de nombreuses
compagnies, qui sont contraintes à des compressions. Les grands fabricants européens
se concentrent sur la réalisation des phases cliniques, qui coûtent cher, ainsi
que sur les procédures de commercialisation et d’approbation. Les activités de
recherche, quant à elles, sont en recul. 6. De nombreux pays tiers élaborent des
stratégies en matière de biosciences et d’industrie dans les domaines des
produits pharmaceutiques, des biotechnologies et des technologies médicales.
Les compagnies européennes doivent adapter leur production à cette situation.
AstraZeneca (qui possédait trois centres de R&D en Suède) a suivi la
tendance et a adopté une nouvelle stratégie en R&D en 2010, laquelle
prévoit une concentration sur un nombre plus restreint de domaines
pathologiques, la fermeture de sites (dont ceux de Lund et d’Umeå) et le recours
fortement accru à des ressources externes par la sous-traitance. À la suite des
tendances à l’échelle internationale, AstraZeneca a également augmenté les
investissements en R&D en Chine et en Russie [AZ China est la première
compagnie pharmaceutique multinationale sur le marché des prescriptions en
Chine; en 2011, AZ a également annoncé l’ouverture d’un centre de recherche (Predictive
Science Centre) à Saint-Pétersbourg]. Indication du nombre de licenciements accompagnée de
justifications et respect des critères de l’article 2, point a) 7. La Suède a introduit sa demande au titre du
critère d’intervention prévu à l’article 2, point a), du règlement
(CE) n° 1927/2006, qui subordonne l’octroi d’une contribution du FEM au
licenciement d’au moins 500 salariés d’une entreprise d’un État membre,
sur une période de quatre mois, y compris de travailleurs perdant leur
emploi chez les fournisseurs ou chez les producteurs en aval de ladite
entreprise. 8. La demande fait état de 543 licenciements
chez AstraZeneca pendant la période de référence de quatre mois comprise entre
le 15 juin et le 15 octobre 2011, 444 licenciements supplémentaires
(pour un total de 987) étant survenus avant et après la période de référence et
étant liés à la même procédure de licenciement collectif. Le nombre de
licenciements a été calculé conformément aux dispositions de l’article 2,
deuxième alinéa, deuxième tiret, du règlement (CE) nº 1927/2006. Explication de la nature imprévue de ces licenciements 9. Les autorités suédoises font valoir que les
licenciements collectifs survenus chez AstraZeneca étaient imprévisibles compte
tenu de la place importante que la Suède occupait dans la recherche médicale.
Si l’aggravation de la situation dans le secteur pharmaceutique due à la percée
des médicaments génériques était prévue, son incidence sur AstraZeneca a été
plus forte que prévue. AstraZeneca était considérée comme une société stable,
compte tenu de son parcours long et prospère, elle qui domine le secteur
scientifique suédois et emploie un quart des travailleurs du secteur des
sciences de la vie. En outre, le gouvernement suédois défend depuis longtemps
l’implantation d’un centre de recherche interdisciplinaire à Lund – Source
de spallation européenne – et AstraZeneca devait consacrer des ressources supplémentaires
à la recherche à Lund. Compte tenu des besoins médicaux substantiels dans le
domaine des voies respiratoires/des inflammations, la fermeture du site de
R&D dans cette discipline à Lund a créé la surprise. Recensement des entreprises qui licencient et des
travailleurs visés par les mesures d’aide 10. La demande porte sur 987 licenciements,
dont 543 sont survenus pendant la période de référence et 444 avant et après
celle-ci. Ces licenciements sont admissibles en vertu de l’article 3 bis,
point b), du règlement (CE) n° 1927/2006. La Suède estime que
700 travailleurs licenciés opteront pour une aide financée par le FEM et
que les autres devraient trouver un emploi de leur propre initiative ou partir
à la retraite. 11. Les travailleurs visés se répartissent comme
suit: Catégorie || Nombre || Pourcentage Hommes || 255 || 36,43 Femmes || 445 || 63,57 Citoyens de l’UE || 689 || 98,43 Ressortissants de pays tiers || 11 || 1,57 15-24 ans || 1 || 0,14 25-54 ans || 536 || 76,57 55-64 ans || 163 || 23,29 > 64 ans || 0 || 0 12. Sept de ces travailleurs présentent un
problème de santé ou un handicap de longue durée. 13. La ventilation par catégorie professionnelle
est la suivante: Catégorie || Nombre || Pourcentage 211 Physiciens, chimistes et assimilés || 132 || 18,86 213 Spécialistes de l’informatique || 29 || 4,14 221 Spécialistes des sciences de la vie || 43 || 6,14 311 Techniciens des sciences physiques et techniques || 84 || 12,00 343 Professions intermédiaires de la gestion administrative || 14 || 2,00 411 Secrétaires || 29 || 4,14 822 Conducteurs de machines pour la fabrication des produits chimiques || 51 || 7,29 Autres || 318 || 45,43 14. Conformément à l’article 7 du règlement
(CE) n° 1927/2006, la Suède a confirmé qu’une politique d’égalité entre
les femmes et les hommes et de non-discrimination avait été appliquée et
continuerait de l’être durant les différentes étapes de la mise en œuvre du
FEM, et en particulier dans l’accès à celui-ci. Description du territoire concerné, de ses autorités
et des autres parties prenantes 15. Les entreprises concernées sont réparties
entre quatre des 290 municipalités suédoises: Lund (dans le sud du pays), où
travaillaient la majorité des personnes licenciées, Umeå (dans le nord du
pays), Södertälje (dans la région de la capitale), et, dans une moindre mesure,
Mölndal (dans la partie occidentale du pays). La Scanie, la province où se
situe Lund, présente l’un des marchés du travail les plus dynamiques de Suède.
Il n’empêche que l’emploi dans le secteur industriel restera inchangé et que la
hausse prévue interviendra dans le secteur des prestataires de services privés.
Dans la province de Botnie-occidentale (Västerbotten), où se trouve Umeå, la
structure économique est confrontée à un problème de décalage générationnel et
les entreprises auront besoin d’une main-d’œuvre qualifiée. Sur le marché du
travail local d’Umeå, un certain nombre d’entreprises ont fermé leurs portes.
Dans la région de Stockholm [province de la Sudermanie (Södermanland)], c’est
le secteur des prestataires de services privés qui domine. La demande de
main-d’œuvre qualifiée est élevée. Södertälje, en revanche, est la municipalité
de la province qui connaît le taux de chômage le plus élevé et dont la
structure socio-économique est problématique du point de vue du marché du
travail. Le marché du travail à Mölndal (dans la province de Västergötland) est
tributaire de Göteborg, située à proximité, où l’industrie est axée sur
l’exportation et dont le secteur automobile revêt une importance nationale.
Mölndal compte plusieurs sociétés spécialisées dans les produits
pharmaceutiques et les technologies médicales. 16. Les principales parties prenantes sont les
services publics de l’emploi de toutes les municipalités concernées, ainsi que
les syndicats (Unionen, SACO, IF Metall), les organismes d’aide à la
reconversion (Trygghetsradet) et l’université de Lund. Les organismes
d’aide à la reconversion sont gérés par les employeurs et les syndicats. Effets attendus des licenciements sur l’emploi local,
régional ou national 17. Les autorités suédoises font valoir que la
fermeture du site d’AstraZeneca représente une lourde charge pour Lund et
frappe aussi tout le secteur pharmaceutique. Cet événement déséquilibrera
probablement le marché du travail de la région. La situation des demandeurs
d’emploi dans le secteur pharmaceutique s’était déjà aggravée durant la période
2008-2010. Le chômage a grimpé dans toutes les municipalités concernées durant
la période comprise entre janvier 2009 et novembre 2011: le nombre de chômeurs
est passé de 2 467 à 3 025 à Lund, de 3 725 à 4 539 à Umeå,
de 3 100 à 5 555 à Södertälje et de 1 458 à 1 663 à
Mölndal. Ensemble coordonné de services personnalisés à
financer, estimation détaillée de son coût et complémentarité avec les actions
financées par les Fonds structurels 18. La Suède a élaboré un dispositif de mesures
en faveur des travailleurs licenciés par AstraZeneca qui ne saurait avoir la
même ampleur en l’absence de l’aide disponible. Vu que les travailleurs
licenciés ont pour la plupart un niveau d’instruction élevé, ils ne seraient
pas prioritaires dans le cadre des mesures classiques des pouvoirs publics
suédois en faveur de l’emploi. Le dispositif pour lequel la Suède sollicite l’intervention du
FEM est le suivant: - aide à la recherche d’emploi: les travailleurs
licenciés auront un entretien individuel au bureau de l’emploi local en vue
d’arrêter un plan d’action personnel et d’élaborer un CV complet. Ils pourront
aussi bénéficier des services d’un accompagnateur personnel. Selon les
estimations, tous les travailleurs visés participeront à cette action; - orientation professionnelle: cette mesure, destinée aux
demandeurs d’emploi qui souhaitent changer de métier, consiste à fournir des
orientations sur les postes vacants, sur les compétences et formations
requises, sur les stages et sur les bourses de mobilité. Selon les estimations,
300 travailleurs participeront à cette action; - formation et recyclage: il s’agit de dispenser des
formations aux travailleurs concernés de manière à ce qu’ils acquièrent de
nouvelles compétences pour de nouveaux emplois. Les travailleurs visés devront
changer de métier au profit des métiers demandés. Ils bénéficieront d’un large
éventail de formations, dont la durée variera de 1 à 24 mois (en moyenne
six mois). Selon les estimations, 350 travailleurs visés participeront à cette action; - aide à la création de sa propre entreprise: cette
mesure cible les travailleurs qui souhaitent monter leur propre affaire. Ils
bénéficieront de conseils spécifiques sur l’élaboration d’un plan d’entreprise
et sur les demandes à introduire pour obtenir les fonds nécessaires. Ceux qui
décident de lancer leur propre entreprise suivront une formation sur la
législation fiscale, sur la comptabilité, sur le droit du travail, sur la santé
et la sécurité au travail et sur les aspects environnementaux. Selon les estimations,
70 travailleurs visés participeront à cette action; - des allocations de recherche d’emploi seront octroyées
aux travailleurs participant aux mesures de mise à l’emploi. Les allocations
sont calculées sur la base du nombre de jours d’activité pour une moyenne de
six mois de participation. Selon les estimations, 300 travailleurs visés se
verront octroyer ce type d’allocations; - des allocations de mobilité couvriront les frais de
déplacement et s’ajouteront aux autres allocations. Selon les estimations, 150
travailleurs visés se verront octroyer ce type d’allocations; - mesures destinées à inciter les travailleurs âgés à
demeurer sur le marché du travail: il s’agira notamment d’établir une
plate-forme des compétences pour les travailleurs âgés en concertation avec les
autorités provinciales et l’université de Lund. Les personnes souhaitant créer
une entreprise bénéficieront d’une aide sous la forme d’une formation
approfondie et d’une aide au lancement. Selon les estimations,
100 travailleurs visés bénéficieront de cette mesure. 19. Les frais de mise en œuvre du FEM, inclus
dans la demande conformément à l’article 3 du règlement (CE)
n° 1927/2006, couvrent les activités de préparation, de gestion,
d’information, de publicité et de contrôle. La Suède prévoit la production
d’affiches et d’autres documents d’information et l’organisation d’une
conférence d’information sur le dispositif. 20. Les services personnalisés présentés par les
autorités suédoises sont des mesures «actives du marché du travail» relevant
des actions admissibles définies à l’article 3 du règlement (CE)
n° 1927/2006. Les autorités suédoises estiment le coût total de ces
services à 6 396 600 euros et les frais de mise en œuvre du FEM
à 258 560 euros (soit 3,9 % du montant total). La contribution
totale du FEM demandée s’élève à 4 325 854 euros
(soit 65 % du coût total). Actions || Estimation du nombre de travailleurs concernés || Coût estimé par travailleur concerné (en EUR) || Coût total (FEM et cofinancement national) (en EUR) Services personnalisés [article 3, premier alinéa, du règlement (CE) n° 1927/2006] Aide à la recherche d’emploi || 700 || 81 || 56 700 Orientation professionnelle || 300 || 540 || 162 000 Formation et recyclage || 350 || 9 000 || 3 150 000 Aide à la création de sa propre entreprise || 70 || 7 170 || 501 900 Allocations de recherche d’emploi || 300 || 7 170 || 2 151 000 Allocations de mobilité || 150 || 500 || 75 000 Mesures destinées à inciter les travailleurs âgés à demeurer sur le marché du travail || 100 || 3 000 || 300 000 Sous-total «Services personnalisés» || || 6 396 600 Frais de mise en œuvre du FEM [article 3, troisième alinéa, du règlement (CE) n° 1927/2006] Activités de préparation || || 91 803 Gestion || || 91 190 Information et publicité || || 50 000 Contrôle || || 25 567 Sous-total «Frais de mise en œuvre du FEM» || || 258 560 Estimation du coût total || || 6 655 160 Contribution du FEM (65 % du coût total) || || 4 325 854 21. La Suède confirme la complémentarité des
mesures décrites ci-dessus avec les actions financées par les Fonds structurels
et l’existence de mesures pour prévenir le double financement. Date à laquelle les services personnalisés aux
travailleurs concernés ont commencé ou doivent commencer 22. C’est le 26 octobre 2010 que la Suède a
commencé à fournir aux travailleurs concernés les services personnalisés
figurant dans l’ensemble coordonné dont le cofinancement par le FEM est
proposé. Cette date constitue donc le début de la période d’admissibilité pour
toute aide qui pourrait être accordée au titre du FEM. Procédures de consultation des partenaires sociaux 23. Le service public pour l’emploi suédois
possède les informations sur les licenciements prévus; aussi des contacts
permanents sont-ils entretenus avec l’employeur, les syndicats et les autres
parties prenantes. L’organisation «Invest in Skåne» est à l’origine de la demande
et a été associée à la mise au point du projet. Le service public pour l’emploi
de Lund s’entretient régulièrement avec un réseau entrepreneurial chez
AstraZeneca. Trois grands syndicats ont participé aux discussions liées à la
demande. L’association TRR pour la direction de l’entreprise et les syndicats
participeront au groupe d’orientation. 24. Les autorités suédoises ont confirmé que les
dispositions de leur législation nationale et de celle de l’Union relatives aux
licenciements collectifs avaient été respectées. Informations sur les actions obligatoires en vertu de
la législation nationale ou de conventions collectives 25. Sur la question du respect des critères
énoncés à l’article 6 du règlement (CE) n° 1927/2006, dans leur
demande, les autorités suédoises: ·
ont confirmé que la contribution financière du FEM ne se
substituait pas aux actions relevant de la responsabilité des entreprises en
vertu de la législation nationale ou de conventions collectives; ·
ont démontré que les actions visaient à apporter un soutien aux
travailleurs concernés et non à restructurer des entreprises ou des secteurs
d’activité; ·
ont confirmé que les actions admissibles visées ci-dessus ne
bénéficiaient d’aucune aide provenant d’autres instruments financiers de
l’Union. Systèmes de gestion et de contrôle 26. La Suède a indiqué à la Commission que la
contribution financière sera gérée par le service public pour l’emploi suédois,
qui a été désigné autorité de gestion et de paiement. Les comptes du projet
seront examinés par l’unité d’audit interne, un organe distinct sous la tutelle
de la direction du service public pour l’emploi. Financement 27. Au vu de la demande de la Suède, il est
proposé que le FEM contribue à l’ensemble coordonné de services personnalisés
(frais de mise en œuvre du FEM compris) à hauteur de
4 325 854 euros, somme qui représente 65 % du coût total.
L’aide proposée par la Commission au titre du Fonds repose sur les informations
fournies par la Suède. 28. Compte tenu du montant maximal d’une
contribution financière du FEM, établi conformément à l’article 10,
paragraphe 1, du règlement (CE) n° 1927/2006, et de la marge
disponible pour la réaffectation des crédits, la Commission propose de faire
intervenir le FEM à hauteur du montant total susmentionné, à affecter sous la
rubrique 1a du cadre financier. 29. Le montant proposé de la contribution
laissera disponibles plus de 25 % du montant maximal annuel consacré au
FEM pour répondre aux besoins des quatre derniers mois de l’année, comme le
prévoit l’article 12, paragraphe 6, du
règlement (CE) n° 1927/2006. 30. Par la présente proposition de mobilisation
du FEM, la Commission engage la procédure de «trilogue» sous la forme
simplifiée prévue au point 28 de l’accord interinstitutionnel du
17 mai 2006, en vue d’obtenir l’accord des deux branches de l’autorité
budgétaire sur la nécessité du recours au FEM et sur le montant requis. La
Commission invite la première des deux branches de l’autorité budgétaire qui
parviendra, au niveau de décision approprié, à un accord sur le projet de
proposition de mobilisation à informer l’autre branche et la Commission de ses
intentions. En cas de désaccord de l’une des deux branches de l’autorité
budgétaire, un «trilogue» formel sera organisé. 31. La Commission présente séparément une
demande d’autorisation de virement visant à inscrire au budget de 2012 les
crédits d’engagement nécessaires, conformément au point 28 de l’accord
interinstitutionnel du 17 mai 2006. Source des crédits de paiement 32. Les crédits inscrits à la ligne budgétaire
du FEM serviront à financer le montant de 4 325 854 euros à
mobiliser pour la demande concernée. Proposition de DÉCISION DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL relative à la mobilisation du Fonds européen d’ajustement à
la mondialisation, en application du point 28 de l’accord interinstitutionnel
du 17 mai 2006 entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission sur la
discipline budgétaire et la bonne gestion financière (demande
EGF/2011/015/SE/AstraZeneca, introduite par la Suède) LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L’UNION
EUROPÉENNE, vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, vu l’accord interinstitutionnel du 17 mai 2006 entre le
Parlement européen, le Conseil et la Commission sur la discipline budgétaire et
la bonne gestion financière[6],
et notamment son point 28, vu le règlement (CE) nº 1927/2006 du Parlement européen
et du Conseil du 20 décembre 2006 portant création du Fonds européen
d’ajustement à la mondialisation[7],
et notamment son article 12, paragraphe 3, vu la proposition de la Commission européenne[8], considérant ce qui suit: (1) Le Fonds européen d’ajustement à la
mondialisation (FEM) a été créé pour apporter une aide complémentaire aux
travailleurs qui perdent leur emploi en raison de modifications majeures de la
structure du commerce mondial résultant de la mondialisation, afin de les aider
à réintégrer le marché du travail. (2) Le champ d’intervention du FEM a été élargi
aux demandes introduites entre le 1er mai 2009 et le
30 décembre 2011 afin de prévoir une aide pour les travailleurs dont
le licenciement est la conséquence directe de la crise financière et économique
mondiale. (3) L’accord interinstitutionnel du 17 mai
2006 permet la mobilisation du FEM jusqu’à concurrence d’un montant annuel
maximal de 500 000 000 EUR. (4) Le 23 décembre 2011, la Suède a introduit
une demande d’intervention du FEM pour des licenciements survenus dans
l’entreprise AstraZeneca; elle a également transmis des informations
complémentaires, dont les dernières ont été reçues le 16 avril 2012. La
demande remplit les conditions relatives à la fixation du montant des
contributions financières énoncées à l’article 10 du règlement (CE)
n° 1927/2006. La Commission propose dès lors de mobiliser un montant de
4 325 854 EUR. (5) Il convient par conséquent de faire
intervenir le FEM pour répondre à la demande de contribution financière
introduite par la Suède, ONT ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION: Article premier Dans le cadre du budget général de l’Union européenne établi
pour l’exercice 2012, une somme de 4 325 854 EUR en crédits
d’engagement et de paiement est mobilisée au titre du Fonds européen
d’ajustement à la mondialisation (FEM). Article 2 La présente décision est publiée au Journal officiel de
l’Union européenne. Fait à Bruxelles, le Par le Parlement européen Par
le Conseil Le président Le
président [1] JO C 139
du 14.6.2006, p. 1. [2] JO L 406
du 30.12.2006, p. 1. [3] Conformément
à l’article 3, troisième alinéa, du règlement (CE) n° 1927/2006. [4] «2011 Global R&D Funding Forecast»,
www.rdmag.com. [5] Rapport intitulé «Dynamics in the Pharma and Biotech
Industry», Frost & Sullivan, 2010, www.frost.com. [6] JO C 139 du 14.6.2006, p. 1. [7] JO L 406 du 30.12.2006, p. 1. [8] JO C […] du […], p. […].