DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT /* SEC/2011/1318 final */
PARTIE I: VOLET DOUANE
1.
Définition des problèmes
L'économie mondiale est
caractérisée par le changement, ce qui ne va pas sans créer de nouveaux
problèmes pour les autorités douanières. L'union douanière et les instruments
qui la soutiennent doivent s’adapter à ces changements. Problème 1: pression
sur les autorités douanières, qui doivent traiter un volume croissant
d'échanges, et difficulté d’appliquer des mesures permettant de concilier
facilitation et contrôle Le commerce international a retrouvé ses
niveaux d'avant la récession dans le milieu de l’année 2010, et il devrait
continuer à croître. Cette croissance se traduit par une nette augmentation
du nombre d’envois et de déclarations en douane. En raison de la mondialisation, l'Union
européenne dépend du reste du monde pour une partie sans cesse plus importante
de ses intrants. De nouveaux modèles d'activité, comme le commerce électronique
et l'activité économique en ligne, modifient la nature des échanges et
accroissent la complexité de l’activité économique. Ces évolutions requièrent
des mesures de contrôle douanier appropriées. Problème 2: lacunes
dans les connaissances, les compétences, les ressources ainsi que l’expérience
et les meilleures pratiques de travail Les autorités douanières se trouvent en
première ligne pour la protection de la vie, de la santé et de
l'environnement. Le nombre et l'importance des mesures dans ce domaine ont
augmenté, exigeant des autorités douanières l'accomplissement de tâches
spécialisées supplémentaires. La demande du public en matière de sécurité
s'est également renforcée. Les politiques spécifiques concernant la sécurité
intérieure exigent des autorités douanières la mise en œuvre d'un programme
considérable en matière de sûreté et de sécurité. Les douanes sont confrontées
à la complexité que représente la collaboration avec de nombreux autres
organismes et autorités, et à la pression liée à l'acquisition et à
l'utilisation d'équipements techniques spécialisés. Actuellement, dans les deux domaines
susmentionnés, les autorités douanières ne disposent souvent pas des
compétences, des ressources et de l'expérience nécessaires pour s'acquitter de
leurs tâches de manière efficace. Problème 3: application
incohérente et inefficace des politiques de l’Union européenne dans le contexte
de la sécurité et de la sûreté Compte tenu de la modernisation en cours,
les autorités douanières sont responsables de la mise en œuvre de dispositions
législatives de l'UE dans le domaine de la sûreté et de la sécurité qui ne
sont pas toujours directement compatibles avec les processus et procédures
existants, ce qui rend difficile cette mise en œuvre et se traduit par des
pratiques incohérentes et inefficaces. Problème 4: manque
d'uniformité dans la mise en œuvre de la législation de l'Union par les
autorités douanières des vingt-sept États membres La mise en œuvre uniforme de la
législation et des méthodes de travail douanières s'est révélée
difficile. L'existence de 27 procédures et processus distincts est souvent
inefficace et fausse la concurrence. Cette situation compromet les intérêts
financiers de l'Union et fait obstacle à la protection de la société.
Par l'adoption d'un code des douanes modernisé[1] et
d'une décision concernant la mise en œuvre de l’informatisation de la douane[2]
en 2008 l'UE a cherché à apporter une réponse législative à ces problèmes. Problème 5: difficultés
dans la mise en œuvre uniforme de systèmes informatiques interconnectés Bien que les administrations des États
membres aient accès à un réseau sécurisé à l'échelle européenne (CCN/CSI[3])
à l’appui des principaux systèmes de «douane électronique», l'union douanière
est confrontée à des problèmes d’interopérabilité et de complexité excessive.
Les entreprises doivent se connecter à de multiples systèmes dans les États
membres où ont lieu les activités douanières, ce qui augmente la charge
administrative et les coûts de conformité. L'échange d'informations avec les
pays tiers exige également le développement de solutions informatiques
sûres et cohérentes, à l'échelle de l'Union. Problème 6: charge
accrue et de moins en moins supportable pesant sur certaines autorités
douanières de l'Union pour la mise en œuvre de politiques dans l’intérêt de
l’Union Les États membres sont confrontés à
différents niveaux de charge en ce qui concerne les activités de contrôle liées
à la sécurité et à la sûreté. Ce déséquilibre est particulièrement marqué pour
les investissements dans le renforcement des infrastructures et la
technologie.
2.
Objectifs
Objectif général: soutenir les douanes de l’Union
européenne en renforçant la coopération entre les pays participants, leurs
administrations douanières, leurs fonctionnaires et d’autres parties prenantes
concernées. Les objectifs spécifiques seront les suivants: 1.
soutenir les douanes de l'UE dans leur rôle de facilitation du
commerce légitime, en automatisant et en accélérant les processus douaniers
(objectif lié aux problèmes 1, 3, 4 et 5); 2.
soutenir les douanes de l’UE dans le renforcement de la
compétitivité des entreprises européennes et de la protection de la sécurité et
de la sûreté des citoyens, ainsi que de l'environnement (objectif lié aux
problèmes 2, 3, 4, 5 et 6); 3.
soutenir les douanes de l’UE dans la protection des intérêts
financiers et économiques de l'Union et des États membres (objectif lié aux
problèmes 4, 5 et 6); 4.
soutenir la préparation, la mise en œuvre et l'application de la
législation et des initiatives de l'Union européenne visant à renforcer les
douanes de l’UE en termes d’efficience, d’efficacité et d’uniformité (objectif
lié aux problèmes 1, 2, 3, 4, 5 et 6) Les objectifs opérationnels seront les suivants: 1. recenser,
développer et mettre en application les meilleures pratiques de travail dans
tous les domaines des procédures douanières; 2. favoriser un
environnement douanier électronique paneuropéen; 3. partager les
informations et les compétences afin de soutenir l'organisation des contrôles
douaniers; 4. renforcer la
coopération douanière au sein de l'UE et dans les relations avec les pays
tiers, ainsi que la coopération entre les douanes et d'autres autorités
publiques et tierces parties; 5. mettre en place des
activités/équipes communes chargées d'exécuter ensemble des tâches
opérationnelles spécifiques; 6. soutenir le
processus de modernisation de l'union douanière de l’UE de manière harmonisée; 7. favoriser et
surveiller la bonne interprétation et l'application harmonisée de la
législation et des politiques de l'Union; 8. renforcer les
qualifications et les compétences; 9. assurer la
répartition adéquate des infrastructures au regard des responsabilités en
matière de surveillance et de contrôle.
2.1.
Nécessité de l'intervention de l'UE
L'union douanière relevant de la compétence
exclusive de l'Union européenne, les États membres reconnaissent de fait que
les actions dans le domaine des douanes seront mieux mises en œuvre au niveau
de l’UE. Le cadre juridique de l'UE en soi ne garantit pas suffisamment le bon
fonctionnement de l'union douanière. Les mesures de soutien prévues par le
programme Douane permettent de garantir que la législation douanière de
l'UE soit appliquée de manière harmonisée et convergente. De plus,
de nombreuses activités dans le domaine des douanes sont de nature
transfrontalière. Par conséquent, elles ne peuvent pas être réalisées de
manière efficiente et efficace par l'action individuelle des États membres. La solidarité et le partage des
responsabilités sont les principes de base qui sous-tendent le financement
de l'union douanière. L’intervention de l’UE est nécessaire pour préserver
l’intérêt général de l’UE là où la «demande» de cette dernière (par exemple en
matière de sécurité) ne peut être suffisamment couverte par l'«offre» des
différents États membres. L’action de l’UE se traduit par un financement commun
du renforcement des capacités techniques.
2.2.
Valeur ajoutée de l'UE
Tirant parti des réussites du
programme Douane 2013, le programme Douane 2020 présente une valeur
ajoutée de l’UE principalement liée à la fourniture de résultats concrets ayant
une incidence à l’échelle européenne qui n’auraient pas pu être atteints de
façon aussi efficace et efficiente par l'action individuelle des États membres.
Le programme: (a)
renforcera l'efficacité du travail opérationnel des
administrations douanières des États membres et permettra de réaliser des
économies d'échelle; (b)
permettra le fonctionnement efficace et uniforme de l'union
douanière de l'UE grâce à des réseaux, à des synergies en matière de
meilleures pratiques, à la mise en commun des ressources et à des plateformes
destinées à renforcer la collaboration et la confiance entre les
administrations. L’Union européenne est donc
mieux placée pour agir en faveur du renforcement de la politique de l'union
douanière.
3.
Options stratégiques
Cinq options ont été examinées dans l'analyse d'impact.
3.1.
Option 1: scénario de base – «statu quo»
Le scénario de base consiste à poursuivre
le programme Douane 2013 sans en modifier le financement, les objectifs ou les
instruments disponibles. Dans ce scénario, le programme soutiendra les mêmes
activités et outils que par le passé.
3.2.
Option 2: soutien accru aux obligations juridiques de l'UE comme
le code des douanes modernisé (CDM)
Cette option se fonde sur le scénario de
base et répond aux nouveaux besoins découlant de l'évolution de l'environnement
douanier de l'UE. Elle met plus particulièrement l'accent sur la réalisation
des objectifs opérationnels 2, 4, 5, 6 et 8. Elle suppose le maintien des systèmes
européens d'information existants et le déploiement de nouveaux systèmes
définis dans la législation douanière de l'UE, par l'introduction progressive
d'un modèle de développement informatique davantage partagé et la
modernisation de la gouvernance, de l'architecture et de la technologie. Cette option prévoit l'ajout d'instruments
d'action innovants afin de mieux répondre aux objectifs. Une coopération
plus rationalisée est envisagée au sein de l’Union et avec les
acteurs internationaux grâce au renforcement de la formation commune et à la
mise en place d’équipes d'experts de l'UE. L'option soutient des activités
conjointes entre les douanes et d'autres autorités, afin de renforcer la gestion
commune des risques dans les domaines non fiscaux. Par rapport à l’option 1, l'option 2
aura des incidences plus importantes en ce qui concerne la réalisation
de tous les objectifs indiqués, puisqu'elle prévoit le renforcement de la
coopération (informatique et humaine).
3.3.
Option 3: option 2 avec un soutien financier pour le renforcement
des capacités techniques
Par rapport à l'option 2, cette option
prévoit en plus un régime de soutien financier permettant aux États
membres de demander une aide en vue de l’acquisition de tout type de matériel à
l’appui des activités de contrôle, pour répondre à la demande d'accélération et
de rationalisation des contrôles dans un contexte caractérisé par l’évolution
des technologies. L’option suppose une augmentation considérable du budget par
rapport à l’option 2.
3.4.
Option 4: option 2 avec un environnement informatique partagé
optimisé
Cette option propose un développement et
un fonctionnement partagés à plus grande échelle des systèmes informatiques
transeuropéens. Il s'agit de soutenir les autorités publiques dans le
développement et le déploiement des systèmes nécessaires à un environnement
douanier électronique paneuropéen et d'aider les entreprises à se connecter à
ces systèmes. Par rapport à l'option 2, l'option 4 permet
aux douanes d'étendre la capacité de partager les évolutions communes dans tous
leurs domaines d'activité. Cette option permettrait de résoudre les problèmes
liés à la mise en œuvre de systèmes informatiques interconnectés pour accélérer
les procédures douanières de manière plus adéquate.
3.5.
Option 5: arrêt du programme
Cette option consiste à arrêter le
programme Douane, c’est-à-dire à ne pas apporter de financement pour
l'exploitation des systèmes informatiques transeuropéens existants ou nouveaux,
ni pour les activités de formation et autres actions conjointes.
4.
Analyse d'impact
Le scénario de base constitue la situation
de référence pour l’analyse d’impact. L’effet principal des différentes options
concerne le fonctionnement des autorités publiques, mais des effets secondaires
sur les entreprises et les consommateurs sont également mis en évidence.
4.1.
Option 1: scénario de base – «statu quo»
Dans ce scénario, la capacité de l'union
douanière à faire face aux nouveaux problèmes et aux nouvelles exigences de
mise en œuvre concernant la future législation de l'UE est limitée, ce qui se
traduit par de graves lacunes. À défaut d'un recentrage des objectifs,
d'une série supplémentaire de nouveaux outils et d'un financement accru, le
programme Douane ne sera plus en mesure d’apporter une réponse adéquate aux
problèmes qui se profilent à l'horizon. Dans le scénario de base, il est probable
que le nouveau cadre d'action, en constante évolution, et les faiblesses
actuelles dans l’interprétation de la législation de l'Union européenne et sa
mise en œuvre, de même que la question de la non-harmonisation des procédures,
ne soient toujours pas pris en compte comme il se doit. Le scénario de base ne permet PAS
une approche efficace dans le domaine informatique, ni le renforcement de la
coopération douanière et de la mise en commun des ressources, des compétences
et des connaissances spécialisées pour soutenir les États membres dans leurs
tâches opérationnelles. Les problèmes auxquels sont
confrontées les douanes sont susceptibles de s'aggraver si l'on opte
pour la poursuite du programme à conditions inchangées, ce qui aurait une
incidence sur le budget de l’UE (effets économiques) et affecterait gravement
la sécurité et la sûreté de l’Union européenne, de ses citoyens et de
l'environnement.
4.2.
Option 2: soutien accru aux obligations juridiques de l'UE comme
le code des douanes modernisé (CDM)
Cette option permettra de soutenir les
autorités douanières des États membres dans la protection des intérêts
financiers et économiques de l'UE et des États membres, grâce à un
renforcement de la coopération douanière. La perception effective des droits de
douane a une influence directe sur le budget de l'Union et les budgets nationaux.
Indirectement, elle influe également sur la répartition des revenus ainsi que
sur la production de biens publics. Les économies d’échelle résultant de
l'approche renforcée en matière de partage du développement des systèmes
informatiques permettront de réduire les coûts pour les pouvoirs publics
des États membres. Cette approche aura également une incidence en matière d'harmonisation
de l'interface pour les opérateurs économiques. Le commerce légitime sera
facilité grâce à l'accélération des procédures douanières automatisées et des
mesures de contrôle. La réduction de la charge administrative qui en découlera
aura des retombées sur les coûts supportés par les opérateurs économiques et
les consommateurs. Le renforcement de la coopération contribuera à une
meilleure protection des intérêts financiers[4]. Le renforcement de la coopération
entre les administrations douanières et d’autres autorités permettra de
soutenir la mise en œuvre effective, efficace et uniforme de la législation,
par exemple dans le domaine de la sécurité des produits importés dans l'UE ou
en matière de DPI. Une coopération plus rationnelle contribuera à éviter les
lacunes dans la protection de la chaîne d'approvisionnement. La définition de domaines
de contrôle prioritaires communs contribuera à la bonne gestion de la
frontière de l’UE, favorisant la protection des citoyens et de
l'environnement contre les risques du commerce international. Les autorités
douanières gagneraient en efficacité dans la mise en œuvre de l’action
douanière et de la coopération de l’UE dans les domaines de la criminalité environnementale,
des mouvements illégaux de déchets et produits chimiques ou de la législation
relative à la santé des animaux et des végétaux.
4.3.
Option 3: option 2 avec un soutien financier pour le renforcement
des capacités techniques
Le renforcement des capacités techniques
des États membres permettra d’améliorer les contrôles non fiscaux et donc
d'assurer une meilleure protection des citoyens de l'Union européenne en
termes de sécurité des produits et de santé. Cette option renforcera
davantage la protection des intérêts financiers et économiques de l'UE et
des États membres, tout en réduisant les distorsions de concurrence pour les
entreprises grâce à un contrôle plus rapide et plus rationnel des
marchandises dans l'ensemble de l’UE. Les effets distributifs en ce qui
concerne le soutien à l’acquisition de matériel de contrôle sont justifiés car
les États membres situés aux frontières extérieures de l'UE doivent supporter
des investissements plus élevés que les autres.
4.4.
Option 4: option 2 avec un environnement informatique partagé
optimisé
Cette option entraînera les économies
d’échelle les plus importantes étant donné que les ressources informatiques
seront utilisées d'une manière parfaitement intégrée. Pour les États membres
faisant usage des systèmes communs, la réduction de l'effort sera de l'ordre de
60 % à 80 % pour les mises à jour du système et de 30 % pour le
système d'appui. Les États membres qui choisissent de ne pas recourir aux
systèmes communs n'enregistreront aucune réduction de l'effort pour les mises à
jour du système, mais bénéficieront d'une réduction de l'effort de 30 %
pour le système d'appui[5]. L'introduction des technologies innovantes
permettra de réduire les coûts pour les entreprises. Le fait que
plusieurs États membres travaillent avec les mêmes applications informatiques
conduira à une plus grande harmonisation des procédures douanières et
procurera des avantages immédiats pour les opérateurs économiques. Dans le cadre de cette option, le nouvel
environnement informatique se traduira par un service complet aux autorités
douanières et aux entreprises.
4.5.
Option 5: arrêt du programme
Cette option aura une incidence négative
sur les administrations douanières dans l'accomplissement de leurs tâches liées
à la mise en œuvre de la législation de l'Union européenne dans le domaine
des douanes. Elle amoindrira la capacité de
prévention et de détection de la fraude, qui continuera à se détériorer au
fil du temps. L'UE et les États membres enregistreront une perte dans la
collecte des taxes et droits de douane de l'UE. Il est probable que les divergences dans
l'interprétation de la législation douanière s'aggravent en l'absence de
partage des meilleures pratiques, de lignes directrices ou de formations
communes et d’échange d’informations numérisées. Cette situation se traduira
par une différence de traitement des opérateurs et une insuffisance
de la lutte contre le commerce illicite, avec des répercussions négatives
sur la compétitivité, la croissance et l’emploi. Les consommateurs et les citoyens au sein
de l’Union européenne seront moins protégés contre les risques liés à la
sécurité et à la sûreté. Le niveau des contrôles sera variable; Les
opérateurs économiques auront davantage de possibilités de pratiquer le
«tourisme douanier» en sélectionnant les points d'entrée dans l'UE ou les
points de sortie de l'UE les plus intéressants. La capacité de lutte contre les
activités criminelles se sera entravée.
5.
Comparaison des options
L'option privilégiée est l'option 2;
elle s’inscrit en outre dans l’enveloppe prévue pour le prochain cadre
financier pluriannuel[6]. Critères || Efficacité dans la réalisation des objectifs et incidences || Efficience || Cohérence || Autre || Évaluation globale || Objectif 1 || Objectif 2 || Objectif 3 || Objectif 4 || Objectif 5 || Objectif 6 || Objectif 7 || Objectif 8 || Objectif 9 || Orientation sur les résultats || Gains d’efficience/solidarité || Cohérence avec les autres initiatives de l'UE || Conforme au budget pour la stratégie Europe 2020 || Adhésion des États membres || Notation de l'option Option 1 Scénario de base || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || Oui || MOYENNE || 0 Option 2 soutien accru aux obligations juridiques de l'UE comme le CDM || + || ++ (innovation = nouveaux systèmes informatiques + développement partagé || + || ++ || +++ (innovation = équipes d'experts de l'UE) || + || + || +++ (innovation = renforcement de la formation) || 0 || +++ || ++ || ++ || Oui || ÉLEVÉE || +++ = OPTION PRIVILÉGIÉE Option 3 option 2 avec un renforcement des capacités techniques || + || ++ (comme dans l'option 2) || + || ++ || +++ (comme dans l'option 2) || + || + || +++ (comme dans l'option 2) || +++ (nouveau) || +++ || +++ || - (chevauchement avec d’autres fonds de l’UE) || Oui || ÉLEVÉE || ++ Option 4 option 2 avec un environnement informatique partagé optimisé || + || +++ (comme dans l’option 2 + partage à grande échelle) || + || ++ || +++ (comme dans l'option 2) || + || + || +++ (comme dans l'option 2) || 0 || +++ || +++ || ++ || Non || FAIBLE || ++ Option 5 pas de programme || --- || --- || --- || --- || --- || --- || --- || --- || 0 || S.O. || FAIBLE || 0 || S.O. || FAIBLE || --- PARTIE II: VOLET FISCALITÉ
1.
Définition des problèmes
Les autorités fiscales nationales sont de
plus en plus «victimes» de la réussite du processus d'intégration européenne: les
élargissements successifs, la mise en place du marché unique et la création de
la monnaie unique européenne ont nettement réduit les risques qui pesaient
jusqu'alors sur les transactions économiques transfrontalières et les coûts de
ces transactions. Les divergences dans les régimes fiscaux ont ainsi vu leur
importance s'accroître en termes relatifs. Parallèlement à la croissance
exponentielle du nombre de transactions transfrontalières, les
élargissements successifs de l'UE et les règles fiscales nationales de plus
en plus complexes dans les 27 juridictions rendent plus difficile le
traitement efficace et efficient des transactions qui donnent lieu à
l’application de la législation fiscale. (Problème 1:
divergences dans l’application et la mise en œuvre de la législation fiscale de
l'UE) La lutte contre la fraude transfrontalière
demeure l'un des principaux domaines de préoccupation, malgré les succès
récents. Il est généralement admis que la fraude augmenterait rapidement si
aucune action coordonnée n'était entreprise par les autorités fiscales. (Problème
2: réponse inappropriée à la fraude et l'évasion fiscales) Les contrôles aux frontières intérieures ne
permettent plus de recueillir des informations sur les biens imposables au sein
du territoire de l'UE. Ainsi, pour l’échange d’informations, les autorités
fiscales nationales s'appuient sur un réseau d’information sécurisé à l'échelle
de l'Union, qui devrait continuer à croître en raison de l'intensification des
flux commerciaux et des modifications de la législation, non seulement au sein
du marché intérieur, mais aussi avec les pays tiers. (Problème 3:
pression sur les administrations fiscales nationales, qui doivent échanger un
volume croissant de données et d'informations d'une façon sûre et rapide) Un système fiscal
efficace devrait assurer des recettes durables, tout en veillant à ne pas
porter atteinte à la croissance et à l’emploi. À l'heure actuelle, le
nombre trop élevé d'entraves fiscales complique les activités
transfrontalières, tandis que les citoyens sont confrontés à des difficultés
pour obtenir des informations ou demander des allégements fiscaux auprès des
administrations fiscales étrangères[7]. (Problème
4: lourde charge administrative pour les contribuables et les
administrations fiscales) Les progrès
techniques ont modifié de façon spectaculaire les technologies sous-tendant les
transactions transfrontalières. Toutefois, ces progrès sont généralement
beaucoup plus lents dans les administrations publiques que dans le secteur
privé. Cet environnement fiscal en évolution accroît le besoin de services
d’administration en ligne efficaces et efficients. (Problème 5:
progrès techniques plus lents dans le secteur public)
2.
Objectifs
Compte tenu des problèmes mis en évidence
pour la décennie à venir, les objectifs existants du programme Fiscalis 2013
restent valables, mais doivent être recentrés sur la lutte contre la fraude et
l'adaptation à l’évolution de l’environnement fiscal. En outre, deux objectifs
doivent être ajoutés au nouveau programme: la réduction de la charge
administrative qui pèse sur les administrations fiscales et les contribuables
(particuliers et entreprises) et le renforcement de la coopération avec les
pays tiers et les autres parties. L’objectif général du programme consiste à
améliorer le fonctionnement des systèmes fiscaux dans le marché intérieur par
le renforcement de la coopération et de l’aide à la politique fiscale de l'UE
entre les pays participants, leurs administrations fiscales et les parties
intéressées. Les objectifs spécifiques (OS) seront les suivants: (1)
favoriser une application et une mise en œuvre cohérentes de la
législation fiscale de l'UE; (2)
fournir un cadre pour la coopération destinée à améliorer la
coordination et la cohérence de l'application et de la mise en œuvre de la
politique fiscale de l'UE; (3)
renforcer l’efficacité et l’efficience de l’échange
d’informations et de la coopération administrative; (4)
contribuer à la réduction de la charge administrative pesant sur
les administrations fiscales et les contribuables; (5)
renforcer la coopération avec les pays tiers et les autres
parties; (6)
renforcer la capacité administrative des administrations fiscales
et accroître leur efficacité.
Nécessité de l'intervention
de l'UE
Les politiques fiscales restent pour
l'essentiel l'apanage des États membres. Le programme proposé ne saurait
cependant être considéré comme une mesure de politique fiscale relevant des
compétences nationales. Il vise à améliorer la coopération entre les
administrations fiscales et à fournir des outils pour l’amélioration de la
coopération et la réalisation des objectifs. La mesure proposée constitue donc
une mesure claire de soutien au marché intérieur, conformément à
l'article 114 du TFUE, permettant d'améliorer le fonctionnement des
différents systèmes fiscaux au sein du marché intérieur. Une action au niveau de l'UE plutôt qu'au niveau national est
nécessaire pour les raisons suivantes: –
il ne suffit pas d'adopter des dispositions législatives au
niveau européen en considérant comme un fait acquis que leur mise en œuvre se
déroulera harmonieusement et que, dans le cas contraire, la procédure
d’infraction sera suffisante. Pour mettre en œuvre efficacement la législation
fiscale de l'UE et la législation fiscale nationale, il est nécessaire
d'instaurer une coopération et une coordination au niveau européen. Grâce aux
différents programmes Fiscalis, la Commission et les États membres ont créé une
forte relation de confiance pour assurer la direction et le pilotage de ce
processus; –
les défis recensés ne sauraient être relevés sans que la
Commission n'endosse un rôle de pilotage et sans que les États membres ne
soient encouragés à dépasser les frontières de leur territoire administratif.
2.1.
Valeur ajoutée de l'UE
D’un point de vue économique, une action au
niveau de l'UE est beaucoup plus efficace. L’interconnexion des administrations
douanières et fiscales nationales, qui comptent environ 5 000 points
de connexion, permet aux administrations nationales de ne devoir se connecter
qu'une seule fois, et non 26, pour échanger des informations entre elles. Les activités qui permettent à des agents
du fisc de se réunir en vue d'échanger les meilleures pratiques et d'apprendre
les uns des autres constituent une autre pierre angulaire du programme. Du
point de vue de l'efficacité, il est préférable que la Commission joue, dans le
cadre du programme, le rôle d'intermédiaire entre les pays participants
afin d'assurer des synergies entre les activités, permettant ainsi aux États
membres de ne pas devoir mettre au point leur propre ensemble d'outils et de
méthodes de travail et garantissant une mise en œuvre systématique à l'échelle
de l’UE. Les parties prenantes du programme ont confirmé qu'en
l'absence du cadre de coopération offert par ce dernier, la plupart des
activités qui ont été nécessaires à la réalisation de progrès en matière de
coopération fiscale n'auraient pas eu lieu, ou n'auraient eu que plus tard
et/ou à un coût plus élevé et avec de moins bons résultats[8].
3.
Description des options stratégiques
Compte tenu du cadre d'action général et
des problèmes auxquels la politique fiscale sera confrontée au cours de la
prochaine décennie, un certain nombre d'options ont été examinées.
3.1.
Option 1 – scénario de base – «statu quo»
Le scénario de base de cette analyse
d’impact est la poursuite du programme Fiscalis 2013 sans aucune modification
au niveau du financement, des objectifs ou des instruments. Dans cette option,
le programme Fiscalis ne serait pas adapté à l'évolution de l'environnement
économique et technologique et ne serait pas recentré sur la lutte contre la
fraude, la réduction de la charge administrative pour les entreprises et les
administrations fiscales et le renforcement de la coopération avec les pays
tiers et les autres parties. À budget constant,
cette option ne fera qu'assurer la continuité de l'exploitation des systèmes
informatiques qui seront disponibles d’ici à 2013. Dans le cadre de cette
option, il faudra établir des priorités entre les questions qui doivent être
traitées. Dans le scénario de base, les propositions d'amélioration formulées
dans l'évaluation à mi-parcours ne seront pas mises en œuvre[9].
3.2.
Option 2 – amélioration du scénario de base
Cette option consiste à poursuivre le
scénario de base, tout en adaptant les objectifs spécifiques pour permettre au
programme de prendre en compte tous les défis mis en évidence dans la partie
consacrée la définition des problèmes. La hausse du budget dans cette option ne
sera que marginale, ce qui signifie qu'il conviendra d'établir des priorités
entre les questions à aborder et que les administrations fiscales ne seront
soutenues que dans le cadre d'action existant. Cette option ne prévoit aucune
nouvelle initiative, sauf pour celles dont l'incidence budgétaire est
marginale. En d'autres termes, le programme pourrait limiter son soutien à un
très petit nombre d'actions conjointes. Cette option mettra en œuvre les
propositions d'amélioration formulées[10]
par les parties prenantes en raison de leur faible incidence budgétaire.
3.3.
Option 3 – amélioration en vue de nouvelles politiques
Avec l'option 3,
la politique fiscale disposera d'un cadre solide pour relever les défis de la
prochaine décennie. Par rapport à l’option 2, cette option permettra
d'étendre la coopération à de nouveaux domaines découlant de l’évolution de la
politique. Son budget sera nettement plus élevé que celui du programme actuel. Cette
option permettra de garantir à la fois la continuité des systèmes informatiques
existants et la mise en service de tout système informatique requis par les
nouvelles initiatives législatives.
3.4.
Option 4 – arrêt du programme
Cette option prévoit l'arrêt du programme
Fiscalis. Aucun successeur ne sera lancé en 2014, et il n'y aura pas de
financement pour soutenir les systèmes informatiques transeuropéens existants
et mettre en place des actions ou activités de formation conjointes pour
favoriser le fonctionnement des systèmes fiscaux dans l’UE.
4.
Analyse d'impact
Les critères d’évaluation utilisés ont été
les suivants: efficacité, efficience et cohérence avec d'autres initiatives de
l'UE, auxquelles s'ajoute l'acceptabilité de chaque option pour les États
membres, étant donné que les différentes options ont une incidence directe sur
les autorités fiscales dans les pays participants. Les incidences indirectes
sont également recensées. Compte tenu de la nature des options,
aucune incidence environnementale directe n'est attendue. Les incidences
indirectes sur l'environnement concernent la réduction de la consommation
d'énergie et de l'information sur support papier. L'incidence sur les PME
a trait à la création d’une situation permettant la réduction de la charge
administrative pour les entreprises et, dès lors, est également de nature
indirecte et influencée par d'autres facteurs. L'incidence sociale est elle aussi
de type indirect, étant donné que le programme créé un cadre pour soutenir les
administrations fiscales en vue d'améliorer la perception de l'impôt, ce qui se
traduit, de manière indirecte, par une meilleure répartition des revenus. Toutefois,
à cet égard également, le programme n'est que l'un des facteurs permettant
d'obtenir cet effet.
4.1.
Option 1: scénario de base
Cette option ne permettra pas de
résoudre tous les problèmes auxquels les administrations fiscales sont
confrontées, pas plus qu'elle ne fournira les moyens d’améliorer la
coopération et l’échange de bonnes pratiques entre les administrations fiscales
par rapport à aujourd'hui. Le scénario de base ne changera rien aux
faiblesses concernant les différences entre les États membres en matière
d'utilisation des systèmes fiscaux informatiques, les coûts plus élevés de la
collecte de l'impôt ou la charge administrative plus importante sur les
contribuables[11]. En raison de l’absence d’augmentation du
budget, le scénario de base ne permet de soutenir les administrations fiscales
que dans le cadre d'action actuel. Avec cette option, il conviendra d'opérer
des choix entre les priorités et aucune nouvelle initiative ne sera possible. L’option consiste simplement à assurer la
continuité de l'exploitation des systèmes informatiques qui seront disponibles
d’ici à 2013 et elle ne permettra pas de réduire les différences dans
l’utilisation des systèmes fiscaux informatiques, notamment en ce qui concerne
les interfaces avec les utilisateurs finaux des systèmes et la mise en œuvre de
ces derniers. Cette option n'intégrera pas les
suggestions découlant de l’évaluation à mi-parcours[12],
telles que le renforcement de la coopération d'une manière plus
systématique, et ne se traduira pas par une optimisation de l’utilisation
des experts au niveau opérationnel dans les États membres[13].
4.2.
Option 2: amélioration du scénario de base
Combinant des objectifs d'amélioration de
l'efficacité à des objectifs élargis, cette option permettra de donner un
nouvel élan à la coopération fiscale au cours de la prochaine décennie et de
soutenir une coordination intégrée et la cohérence de la mise en œuvre de la
politique fiscale. Grâce aux modifications apportées aux instruments et à
l'élargissement de l'ensemble d'objectifs, les administrations fiscales
pourront faire face de manière adéquate aux défis mis en évidence dans la
partie consacrée à la définition des problèmes. Cette option permettra d'adapter les
objectifs aux besoins, en se concentrant sur l’évolution de l’environnement
fiscal, la réduction de la charge administrative pesant sur les
administrations et les contribuables[14] et
le renforcement de la coopération avec les pays tiers et autres parties. En s’appuyant sur l’expérience du système VIES sur le
web, cette option fournira les moyens de contribuer à la réduction de la charge
administrative pesant sur les contribuables et des coûts de perception de
l'impôt pour les administrations fiscales. La lutte contre la fraude sera renforcée
grâce à un cadre pour l'amélioration de la coordination et de la cohérence de
l'application et de la mise en œuvre de la politique fiscale de l'UE. Celui-ci
s'appuiera par exemple sur l'expérience acquise avec Eurofisc, ce qui pourrait
conduire à de nouveaux domaines d'activité pour les contrôles.
Comme l'option de base, l'option 2
disposera uniquement des moyens budgétaires nécessaires pour soutenir les
administrations fiscales dans le cadre d'action actuel. Cette option ne prévoit
aucune nouvelle initiative. La continuité des systèmes informatiques
existants sera assurée et certaines adaptations technologiques, quoique
d'importance limitée, seront possibles. Cette option prévoit une marge de
manœuvre pour développer des spécifications communes et proposer des services
communs en vue de réduire le délai de déploiement. L’entrée en vigueur de tout
nouveau système informatique requis par l’évolution de la politique et
impliquant des dépenses significatives sera soit retardée de plusieurs années
soit non soutenue.
4.3.
Option 3 – amélioration et nouvelles politiques
Cette option permettra de donner aux
administrations fiscales de l’ensemble de l’UE la possibilité de coopérer
pleinement en vue d'améliorer le fonctionnement des systèmes fiscaux dans le
marché intérieur et de soutenir l'évolution des politiques fiscales de l'UE. Cette
option prévoit les améliorations de l'efficacité requises et prend tous les
objectifs en considération, sans qu'il ne faille établir de priorités; elle
offre également la possibilité d'inclure de nouveaux domaines de coopération, à
plus grande échelle et dans un délai plus court. Les nouveaux systèmes
informatiques requis par l’évolution de la politique peuvent, le cas échéant,
être élaborés dans les délais. Au vu de l'expérience acquise dans le cadre des
programmes antérieurs, la mise en œuvre de cette option nécessiterait une augmentation
budgétaire considérable par rapport au scénario de base. Compte tenu des
difficultés économiques actuelles, des contraintes budgétaires et des signaux
très clairs provenant de certains États membres, l'acceptabilité de cette
option est jugée faible. Cette dernière n'est pas non plus compatible avec les
propositions avancées dans le «Budget pour la stratégie Europe 2020»[15].
4.4.
Option 4 – arrêt du programme
Dans ce scénario, le programme sera
interrompu et aucun financement de l'UE ne sera prévu pour les outils
informatiques, les actions conjointes ou les activités de formation. La
coopération fiscale sera sérieusement entravée et perdra par conséquent
fortement en efficience et en efficacité. Les États membres pourraient devoir
chercher des moyens pour remplacer la coopération induite par le programme[16].
L'échange d'informations numérisées entre autorités fiscales deviendra plus
lourd et plus coûteux. Sans actions conjointes, l'échange de bonnes pratiques
devrait devenir plus fragmenté et plus coûteux, et l’absence de programmes de
formation coordonnés entraînera la duplication des efforts. On s'attend
également à ce que les différences actuelles en matière d'efficience et
d'efficacité des activités fiscales entre les États membres augmentent.
4.5.
Incidences économiques du programme
Le programme a une incidence économique
positive étant donné qu'il soutient des activités qui visent la réduction des
charges administratives. Rien que dans le scénario de base, l'automatisation a
une incidence positive. Cette incidence sera renforcée dans les options 2 et 3,
où la contribution à la réduction de la charge administrative est explicitement
mentionnée. Le programme offre un cadre permettant aux
administrations fiscales d'améliorer la collecte de l'impôt et de réduire
l'évasion et la fraude fiscales, ce qui se traduira par des services de
meilleure qualité et des coûts de conformité moindres, mais aussi par une
amélioration de l'efficacité des administrations fiscales et une hausse des
recettes[17]. Cette
incidence devrait être renforcée dans le cadre des options 2 et 3, qui mettent
l'accent sur la lutte contre la fraude. En réduisant les divergences
d'interprétation de la législation fiscale, le programme atténue les risques de
concurrence déloyale et de double imposition injustifiée que peuvent rencontrer
les contribuables.
4.6.
Option privilégiée
Les incidences des différentes options,
exprimées en termes d'efficacité, d'efficience et d'acceptabilité sont résumées
dans le tableau 1. L'analyse d'impact conduit à la recommandation
suivante: L'option privilégiée est l'option 2: amélioration
du scénario de base L’option 2 est l'option privilégiée en
dépit d’un score inférieur en ce qui concerne l'efficacité. Elle présente
toutefois une acceptabilité nettement plus élevée pour les États membres. L’option
est compatible avec l’enveloppe budgétaire prévue dans le prochain cadre
financier pluriannuel[18]. Tableau 1: Comparaison
succincte des options Critères || Efficacité et pertinence || Efficience || Cohérence || Autre || Évaluation globale || OS 1 || OS 2 || OS 3 || OS 4 || OS 5 || OS 6 || Politiques futures || Orientation sur les résultats || Gains d'efficience || Cohérence avec les autres initiatives de l'UE || Conforme au budget pour la stratégie Europe 2020 || Acceptabilité par les États membres || Notation de l'option || Option 1: scénario de base || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || 0 || Oui || MOYENNE || 0 || Option 2: amélioration du scénario de base || ++ || 0 || ++ || 0 || + || ++ || 0 || ++ || + || ++ || Oui || ÉLEVÉE || +++ = OPTION PRIVILÉGIÉE || Option 3: amélioration en prévision de nouvelles politiques || +++ || ++ || +++ || ++ || ++ || +++ || + || ++ || +++ || ++ || Non || FAIBLE || ++ || Option 4: pas de programme || -- || -- || -- || -- || -- || -- || 0 || S.O. || FAIBLE || FAIBLE || S.O. || FAIBLE || -- || Note: L'ampleur
des incidences est exprimée par rapport au scénario de base:
+++ extrêmement positive, ++ très positive, + positive, 0 idem au
scénario de base, - négative, -- très négative, --- extrêmement négative, S.O,
sans objet Source: DG TAXUD [1] Règlement (CE) n° 450/2008 du 23
avril 2008, JO L 145 du 4.6.2008. [2] Décision n° 70/2008/CE du Parlement
européen et du Conseil relative à un environnement sans support papier pour la
douane et le commerce. [3] CCN/CSI = Réseau commun de
communications/interface commune des systèmes. [4] Rapport thématique de la direction générale du
budget sur la stratégie de contrôle douanier dans les États membres pour le
contrôle des ressources propres traditionnelles. [5] MCC and eCustoms Master IT Plan Iteration 1
Global Estimation Study Document, p. 53. [6] COM(2011)500 du 29 juin 2011, «Un budget pour
la stratégie Europe 2020». [7] Communication intitulée «Lever les obstacles
fiscaux transfrontaliers pour les citoyens de l'Union européenne», COM(2010) 769. [8] RAMBOLL, évaluation Fiscalis 2013 à mi-parcours,
points 396 à 424. [9] RAMBOLL, évaluation Fiscalis 2013 à
mi-parcours, points 268 à 328. [10] Ibid., points 268 à 328. [11] RAMBOLL,
évaluation Fiscalis 2013 à mi-parcours, point 359. [12] Au cours de l'évaluation à mi-parcours, de la
table ronde du comité Fiscalis 2013 et de l'atelier du mois de juin. [13] DELOITTE, Alternatives for taxation cooperation,
p. 39. [14] Ibid., pp. 17 et 18. [15] COM(2011) 500 du 29 juin 2011. [16] DELOITTE, Analysis of different scenarios for
tax cooperation, p. 47-52. [17] DELOITTE, Alternatives for taxation cooperation,
p. 21-22. [18] COM(2011) 500 du 29 juin 2011, «Un budget
pour la stratégie Europe 2020».