DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT /* SEC/2011/0953 final - COD 2011/0203 */
1.
introduction
Dans sa communication du 9 décembre 2010[1],
la Commission a proposé que l’UE, par voie législative, rapproche et renforce
les régimes de sanctions dans le secteur financier. Dans sa communication du 4 mars 2009[2],
la Commission a annoncé i) qu'elle examinerait les règles et les pratiques de
gouvernance d'entreprise au sein des établissements financiers à la lumière de
la crise financière, et ii) qu'elle ferait des recommandations ou proposerait
des mesures réglementaires, le cas échéant. L’analyse d’impact analyse les mesures qui pourraient être
prises dans les domaines couverts par la directive sur l’adéquation des fonds
propres (CRD, Capital Requirements Directive). Elle complète l'analyse
d'impact qui accompagne la proposition «CRD IV».
2.
Définition
du problème
Régimes de sanctions Les régimes nationaux de sanctions qui existent actuellement
pour faire face aux principales infractions à la CRD sont divergents et ne
garantissent pas toujours une application efficace des règles. Certains pouvoirs
de sanction importants n'existent pas pour toutes les autorités nationales et
les sanctions ne sont pas systématiquement publiées. Dans certains États
membres, les sanctions pécuniaires administratives (amendes) sont d’un niveau
trop faible, ce qui ne les rend pas suffisamment dissuasives, et il n’est pas
possible d’imposer des sanctions à la fois aux établissements de crédit et aux
individus responsables d’infractions. Lorsqu'elles déterminent le niveau des
sanctions à imposer, certaines autorités nationales ne prennent pas en
considération des critères qui sont importants pour garantir le caractère
proportionné et dissuasif des sanctions. De plus, l’application effective des sanctions n’est pas
identique entre les différents États membres, y compris entre ceux qui
possèdent des secteurs bancaires de taille comparable. Certains États n’ont
infligé que très peu de sanctions ces dernières années, voire aucune, ce qui
pourrait dénoter une carence dans l’application des règles de l'UE. Cette situation pourrait déboucher sur un manque de respect
des règles de l’UE, fausser la concurrence dans le marché intérieur et avoir
une incidence négative sur la surveillance financière et, ainsi, mettre en
péril le bon fonctionnement des marchés bancaires, ce qui pourrait nuire à la
protection des déposants et des investisseurs et à la confiance dans le secteur
financier. Gouvernance d'entreprise En juin 2010, la Commission a
publié un livre vert intitulé «Le gouvernement d'entreprise dans les
établissements financiers et les politiques de rémunération»[3],
accompagné d'un document de travail de ses services[4]
analysant les déficiences, mises au jour par la crise financière, des
dispositifs de gouvernance d'entreprise dans le secteur des services financiers
qui ont contribué à la prise de risques excessifs. Surveillance inadéquate des risques par les conseils
d’administration Dans de nombreux cas, les conseils d’administration des
établissements de crédit n’ont pas pu ou pas voulu remettre en cause les
décisions stratégiques de la direction générale, souvent par manque
d’investissement en temps sur ces questions et par manque de connaissances
techniques. Dans certains cas, la domination de la direction et le manque de
diversité dans la composition du conseil d’administration ont nui à
l’objectivité de celui-ci. En outre, les conseils d’administration n’ont souvent pas
été suffisamment associés à la stratégie globale en matière de risques; par
conséquent, l'attitude de la direction face aux risques n’a pas fait l'objet
d'un contrôle suffisant, des incitations à la prise de risques excessifs ont
été mises en place, au contraire de véritables systèmes permettant une gestion
efficace des risques. Par ailleurs, les conseils d’administration ne passaient
pas suffisamment de temps à débattre des problèmes liés aux risques, puisque la
gestion de ceux-ci était considérée comme non prioritaire par rapport à
d'autres questions comme la stratégie de croissance. Il n’était pas toujours
rendu compte des risques de façon rapide et complète, en raison notamment du
manque de canaux de communication directs entre la fonction de gestion du
risque et le conseil d’administration. Enfin, dans de nombreux cas, la fonction de gestion du
risque n’a pas été prise suffisamment en compte dans le processus décisionnel. Nature non contraignante des principes — surveillance
prudentielle inadéquate de la gouvernance d’entreprise La nature non contraignante de la plupart des principes de
gouvernance d’entreprise a contribué au manque de respect effectif de ceux-ci
par les établissements de crédit, leur mise en œuvre dépendant principalement
de l’autodiscipline et du contrôle externe opéré par les actionnaires. Les
insuffisances mises en lumière par la crise montrent qu’en pratique, ces
mécanismes n’ont pas fonctionné. En particulier, en l’absence d’un cadre clair
régissant la gouvernance d’entreprise et d’une fonction de surveillance bien
définie, les autorités de surveillance n’ont pas été en mesure de surveiller ou
d’infléchir suffisamment la mise en œuvre des normes de gouvernance
d’entreprise par les établissements de crédit.
3.
Analyse
de la subsidiarité
La convergence des régimes de sanctions nationaux est
nécessaire pour renforcer leur effet dissuasif et créer les conditions
permettant une application uniforme de la CRD ainsi qu'une coopération totale
et une confiance mutuelle entre les autorités de surveillance bancaire de toute
l'UE. Une meilleure application, par les autorités nationales, des pouvoirs de
sanction dont elles disposent déjà ne permettrait pas de parvenir à une
convergence suffisante. Une approche uniforme et cohérente à l’échelle de l’UE est
nécessaire pour remédier aux lacunes de la gouvernance d’entreprise dans les
établissements de crédit. Vu l’intégration des marchés de capitaux et l'interdépendance
du secteur financier européen, la divergence des règles entre États membres
pourrait entraîner des arbitrages réglementaires, ce qui pourrait créer de
nouveaux obstacles dans le marché intérieur ou nuire au bon fonctionnement de
celui-ci.
4.
Objectifs
La proposition vise à assurer le bon fonctionnement des
marchés bancaires et à rétablir la confiance en ce secteur, par: ·
des sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives pour mieux
assurer le respect des règles de la CRD; ·
la mise en place de conditions de concurrence égales qui
réduisent autant que possible les possibilités d’arbitrage réglementaire; ·
la surveillance efficace des prestataires de services bancaires; ·
une gouvernance d’entreprise efficace au sein des établissements
de crédit, pour contribuer à éviter la prise de risques excessifs. À cette fin, il est nécessaire: ·
de renforcer et de rapprocher les législations en matière de
sanctions et les mécanismes de détection des infractions; ·
de renforcer le cadre régissant la gouvernance d’entreprise, et
pour cela: –
d’améliorer l'efficacité de la surveillance des risques par les conseils
d'administration, –
d’améliorer le statut de la fonction de gestion des risques, et –
d’assurer un suivi efficace de la gouvernance des risques par les
autorités de surveillance.
5.
Options
possibles, analyse d’impact et comparaison
5.1.
Options pour la définition de régimes de sanctions
5.1.1.
Options concernant des sanctions administratives appropriées
Options 1. Aucune action de l’UE 2. Règles uniformes relatives aux types de sanctions administratives et à leurs montants 3. Règles minimales communes relatives aux types de sanctions administratives 4. Règles minimales communes relatives aux montants (minimaux et maximaux) des amendes administratives 5. Règles minimales communes relatives aux montants maximaux des amendes administratives 6. Règles uniformes relatives aux facteurs à prendre en considération pour l’application des sanctions 7. Règles minimales communes relatives aux facteurs à prendre en considération pour l’application des sanctions L’option 1 ne remédierait pas aux problèmes décelés: l’Autorité
bancaire européenne (ABE) pourrait favoriser une plus grande convergence des
régimes nationaux, mais son action ne serait que très peu efficace en l’absence
de cadre législatif de l'UE. Les options 2 et 6 permettraient d’éliminer toute divergence
dans les types et les montants des sanctions ainsi que dans leurs critères
d’application; elles seraient donc les plus efficaces pour assurer des
conditions de concurrence égale et faciliter la surveillance transfrontière. Les
options 3, 4, 5 et 7 seraient moins efficaces, mais permettraient d'adapter les
sanctions aux particularités de chaque système juridique national. L’option 4
serait plus efficace que l’option 5 pour réduire les différences de montant des
amendes, et plus dissuasive, mais l’option 5 permettrait mieux de garantir la
proportionnalité. Les options 2, 3 et 4 seraient similaires du point de vue de
l'effet dissuasif. Cependant, l’option 3 permettrait d’élargir l’éventail des
sanctions, ce qui pourrait renforcer la dissuasion dans certains États membres.
L’option 5 serait moins propre à garantir que les amendes appliquées sont d'un
montant suffisant, mais elle permettrait de mieux en assurer la proportionnalité.
Les options 6 et 7 peuvent être considérées comme étant d’une efficacité égale
dans la mesure où elles incluent les mêmes facteurs, mais l'option 7 pourrait
rendre les sanctions appliquées plus appropriées, car elle n’empêcherait pas
les autorités compétentes de prendre des facteurs supplémentaires en
considération. Les options 2 et 7 sont les moins efficientes du point de
vue des modifications requises dans les législations nationales; l'option 5
l’est plus que l'option 4.
5.1.2.
Options concernant la personnalisation des sanctions
administratives
Options 1. Aucune action de l’UE 2. Obligation générale de prévoir l’application de sanctions administratives à la fois aux individus et aux établissements de crédit 3. Règles minimales communes relatives à l’application des sanctions administratives aux individus et/ou aux établissements de crédit L’option 3 serait plus efficace que l’option 2 pour assurer
des conditions de concurrence égales et une meilleure surveillance
transfrontière, mais la différence entre ces options sur le plan dissuasif est
marginale. L’option 3 est beaucoup moins efficiente que l'option 2, car elle
nécessiterait davantage de modifications dans les législations nationales et
pourrait obliger des États membres à adapter leurs régimes généraux en matière
de responsabilité.
5.1.3.
Options concernant la publication des sanctions
Options 1. Aucune action 2. La publication des sanctions devient la règle générale 3. La publication des sanctions est décidée par les autorités compétentes L’option 2 serait beaucoup plus
efficace que l’option 3 pour accroître l'effet dissuasif des sanctions. L’option
3 est légèrement plus efficiente que l’option 2.
5.1.4.
Options concernant l’application effective des sanctions
Options 1: Aucune action de l’UE 2. Procédures de dénonciation internes aux établissements de crédit 3. Mise en place par les États membres de systèmes visant à encourager et à protéger les dénonciateurs 4. Exigences détaillées de l'UE applicables aux programmes relatifs à la dénonciation Les options 2, 3 et 4 permettent toutes de mieux détecter
les infractions et, ainsi, de relever le niveau d'application des règles dans
tous les États membres. De ce point de vue, l’option 4 est considérée comme
légèrement plus efficace. Ces trois options ont des incidences en matière de
droits fondamentaux (respect de la vie privée et familiale, protection des
données à caractère personnel, présomption d’innocence et droits de la
défense), mais celles-ci peuvent être atténuées et, étant donné l’importance des
objectifs à atteindre, elles sont nécessaires et proportionnées. Les
options 2 et 3 sont d’un degré d’efficience égal en ce qui concerne les
modifications requises dans les législations nationales. L’option 4 est
considérée comme inefficiente car nécessitant des modifications plus radicales,
touchant probablement aussi des États membres qui ont déjà prévu des mécanismes
de dénonciation. En outre, les coûts de mise en conformité qu'elle entraînerait
pourraient aussi être plus élevés que ceux requis par les options 2 et 3,
puisque les États membres disposeraient de moins de marge de manœuvre.
5.2.
Options en matière de gouvernance d’entreprise
Options 1. Aucune action de l’UE 2. Améliorer la mise en œuvre du cadre de l’UE existant 3. Renforcer et développer le cadre que représente la CRD L’option 3 serait plus efficace que les options 1 et 2 pour
atteindre l'objectif de fond. L’option 1 laisserait le cadre réglementaire
ouvert et n’empêcherait pas le manque de respect des règles et l’insécurité
juridique. L’option 2 s’appuie sur la discipline du marché et sur un meilleur
suivi de la mise en œuvre des principes existants par les autorités de
surveillance. Cependant, celles-ci ne disposaient pas d’un cadre juridique plus
clair dans lequel exercer leur surveillance prudentielle, et l’autodiscipline a
montré ses limites. L’option 3 dépasse le cadre existant en matière de
gouvernance d’entreprise et impliquerait l'élaboration de dispositions
supplémentaires et renforcées. Elle consiste en mesures pour accroître l’efficacité
de la surveillance des risques par les conseils d’administration, améliorer le
statut et l’indépendance de la fonction de gestion des risques et assurer un
suivi efficient de la gouvernance des risques par les autorités de
surveillance. Ces nouvelles exigences créeront un socle de normes
minimales qui fourniront aux établissements de crédit et aux autorités de
surveillance, des valeurs de référence à l’aune desquelles mettre en place et
évaluer les structures de gouvernance d’entreprise.
5.3.
Options et instruments privilégiés
La manière la plus appropriée d'atteindre les objectifs de
la proposition est de combiner les options suivantes, qui se renforcent
mutuellement. Options en matière de régimes de sanctions ·
Règles minimales communes relatives aux types de sanctions
administratives à la disposition des autorités compétentes. ·
Règles minimales communes relatives aux montants maximaux des
sanctions pécuniaires administratives. ·
Liste des facteurs clés à prendre en considération pour
déterminer les sanctions administratives. ·
Obligation de prévoir des sanctions administratives tant pour les
individus que pour les établissements de crédit. ·
Publication des sanctions en règle générale. ·
Mise en place de procédures de dénonciation internes dans les
établissements de crédit. ·
Mise en place obligatoire par les États membres de systèmes de
protection des dénonciateurs. Options en matière de gouvernance d’entreprise Augmenter l’investissement en temps des membres de conseils d’administration || Imposer aux établissements de crédit de notifier le nombre de mandats de chacun des membres de leur conseil d'administration. Imposer aux membres de conseils d’administration de consacrer un temps suffisant à l’exercice de leurs fonctions. Limiter le nombre maximal de mandats qu’un membre du conseil d’administration peut détenir simultanément. Renforcer l'expertise des membres de conseils d'administration || Imposer la notification de la politique de recrutement des membres du conseil d'administration ainsi que de l'expertise et des compétences réelles de ceux-ci. Prescrire les critères que doivent remplir les membres du conseil d’administration, individuellement et collectivement, en ce qui concerne les compétences et l’expertise. Exiger que les membres du conseil d’administration bénéficient d'une formation appropriée au début de leur mandat et d'une formation continue. Imposer le recours à des comités de nomination. Atténuer la domination des directions || Interdire de cumuler le mandat de président et celui de directeur général du même établissement de crédit Améliorer la diversité au sein du conseil d'administration || Imposer la divulgation de la politique interne en matière de diversité. S’inspirer des meilleures pratiques aux niveaux national et européen. Imposer la diversité comme l’un des critères à respecter dans la composition du conseil d’administration. Imposer aux établissements de crédit d’établir une politique en matière de diversité. Améliorer l’appropriation de la stratégie en matière de risques par le conseil d’administration || Imposer une déclaration sur l’adéquation des systèmes de gestion des risques. Imposer une déclaration indiquant l’approche en matière de risques appliquée par l’établissement de crédit. Améliorer le degré de priorité accordé aux questions de risques par les conseils d’administration || Imposer la notification des politiques et des pratiques concernant la discussion et l’analyse des questions de risques lors des réunions du conseil d’administration. Imposer aux conseils d’administration de consacrer un temps suffisant aux questions de risques. Imposer la création d’un comité des risques au niveau du conseil d'administration. Améliorer les procédures d’information du conseil d’administration en ce qui concerne les risques || Imposer la divulgation des politiques et pratiques concernant l’information sur les risques transmise au conseil d'administration. Imposer aux conseils d’administration de déterminer le contenu, le format et la fréquence des informations relatives aux risques qu’ils doivent recevoir. Exiger que la fonction de gestion des risques puisse rendre directement compte au conseil d’administration. Rehausser le statut et l'autorité de la fonction de gestion des risques || Imposer la divulgation du statut et du degré d’autorité de la fonction de gestion des risques. Imposer l’indépendance de la fonction de gestion des risques. Imposer l’existence d’un responsable de la gestion des risques indépendant. Exiger que le responsable de la gestion des risques dispose d’un statut et d’un degré d’autorité appropriés. Exiger que le responsable de la gestion des risques ne puisse être relevé de ses fonctions qu’avec l'approbation préalable du conseil d'administration. Assurer un suivi efficace de la gouvernance des risques par les autorités de surveillance || Imposer l’intégration de la gouvernance d’entreprise à la surveillance prudentielle. Imposer une surveillance prudentielle spécifique concernant l’adéquation des membres du conseil d’administration à leurs fonctions. Imposer aux autorités de surveillance d’examiner les ordres du jour des réunions du conseil d’administration et les documents y afférents.
5.3.1.
Impact des options privilégiées: régimes de sanctions
Les options retenues en matière de régimes de sanctions sont
censées faciliter la détection des infractions et permettre aux autorités
compétentes d’appliquer des sanctions appropriées. L’objectif est d'assurer une
meilleure application des obligations de la CRD par les établissements de
crédit, ce qui serait bénéfique pour toutes les parties intéressées. Ces options ne créeront pas de charge administrative
pour les établissements de crédit, ni pour les sociétés non financières, y
compris les PME, hormis, pour les premiers, une charge administrative limitée
découlant de l'obligation de prévoir des procédures de dénonciation internes. Une incidence sociale positive est attendue, puisque
la protection des déposants et des investisseurs sera renforcée et que les
salariés d’établissements de crédit qui dénoncent des malversations seront
mieux protégés. Ces options s’inscrivent dans le droit fil des objectifs
communs définis par les grands pays réunis au sein du G-20 pour renforcer la
réglementation et la surveillance du secteur financier et devraient avoir des
incidences positives pour la compétitivité de l’UE au niveau mondial.
5.3.2.
Impact des options retenues: gouvernance d'entreprise
Les options
retenues pour améliorer la gouvernance d’entreprise contribueront à éviter la
prise de risques excessifs par les établissements de crédit et diminueront le
risque de défaillance. Elles renforceront la résilience du secteur bancaire et
amélioreront la confiance des investisseurs. Leur incidence sur les
établissements de crédit et sur toutes les parties intéressées
(déposants, actionnaires, créanciers) devrait donc être positive. Au niveau
macroéconomique, un système de gouvernance des risques sain dans les
établissements de crédit contribuerait à éviter de futures crises et à
accroître la confiance dans le système bancaire, ainsi que l’efficacité des
mécanismes de financement des établissements de crédit, permettant ainsi
d'accélérer la croissance économique. L’introduction de mesures en
faveur de la diversité dans la composition des conseils d’administration
devrait avoir une incidence positive sur les politiques de l’UE en matière d’égalité
des sexes, en permettant de briser des plafonds de verre et en aidant les
femmes à accéder à des postes à responsabilité dans les entreprises et pourrait
influer favorablement sur l'emploi des femmes. L’option retenue pourrait entraîner une charge
administrative supplémentaire pour les établissements de crédit et les
autorités de surveillance. Cependant, ces coûts devraient être limités et
proportionnés à l’objectif global. Pour
réduire la charge administrative potentielle, le principe de proportionnalité
devrait être appliqué, en tenant compte de l’ampleur et de la complexité des
activités des établissements de crédit.
6.
Suivi
et évaluation
La Commission, en sa qualité de gardienne des traités,
assurera le suivi de la mise en œuvre par les États membres des modifications
apportées à la directive sur l'adéquation des fonds propres. Les conséquences
de l’application des mesures législatives relatives au régime de sanctions
seront essentiellement évaluées sur la base des indicateurs suivants: ·
nombre d’infractions détectées et nombre de sanctions infligées; · pratiques
des autorités nationales compétentes en matière d'application des sanctions. En ce qui concerne
la gouvernance d’entreprise, les bénéfices attendus des nouvelles dispositions
pourraient prendre du temps à se concrétiser, et leur degré de réalisation
dépendra de la manière dont les établissements de crédit mettront en œuvre les
nouvelles exigences. La Commission assurera le suivi de l’application des
dispositions concernées de la directive sur l’adéquation des fonds propres par
l’intermédiaire de l’ABE et grâce à un dialogue permanent avec l'ensemble des
grands acteurs concernés, dont les participants au marché (établissements de
crédit, investisseurs). Elle pourrait aussi faire usage des conclusions
d'études réalisées par ces acteurs. [1] COM(2010) 716 final. [2] COM(2009) 114 final. [3] COM(2010) 284 final. [4] Commission staff working document – Corporate
Governance in Financial Institutions: Lessons to be drawn from the
current financial crisis, best practices, SEC(2010) 669 final.