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28.10.2014 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
L 307/38 |
DÉCISION D'EXÉCUTION DE LA COMMISSION
du 9 octobre 2014
établissant les conclusions sur les meilleures techniques disponibles (MTD), au titre de la directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil relative aux émissions industrielles, pour le raffinage de pétrole et de gaz
[notifiée sous le numéro C(2014) 7155]
(Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)
(2014/738/UE)
LA COMMISSION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne,
vu la directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010 relative aux émissions industrielles (prévention et réduction intégrées de la pollution) (1) et notamment son article 13, paragraphe 5,
considérant ce qui suit:
|
(1) |
En vertu de l'article 13, paragraphe 1, de la directive 2010/75/UE, la Commission est tenue d'organiser un échange d'informations concernant les émissions industrielles avec les États membres, les secteurs industriels concernés et les organisations non gouvernementales œuvrant pour la protection de l'environnement, afin de faciliter l'établissement des documents de référence sur les meilleures techniques disponibles (MTD) tels que définis à l'article 3, point 11, de ladite directive. |
|
(2) |
Conformément à l'article 13, paragraphe 2, de la directive 2010/75/UE, l'échange d'informations porte sur les caractéristiques des installations et des techniques en ce qui concerne les émissions, exprimées en moyennes à court et long termes, le cas échéant, et les conditions de référence associées, la consommation de matières premières et la nature de celles-ci, la consommation d'eau, l'utilisation d'énergie et la production de déchets; il porte également sur les techniques utilisées, les mesures de surveillance associées, les effets multimilieux, la viabilité technique et économique et leur évolution, ainsi que sur les meilleures techniques disponibles et les techniques émergentes recensées après examen des aspects mentionnés à l'article 13, paragraphe 2, points a) et b), de ladite directive. |
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(3) |
Les «conclusions sur les MTD» au sens de l'article 3, point 12, de la directive 2010/75/UE constituent l'élément essentiel des documents de référence MTD; elles présentent les conclusions concernant les meilleures techniques disponibles, la description de ces techniques, les informations nécessaires pour évaluer leur applicabilité, les niveaux d'émission associés aux meilleures techniques disponibles, les mesures de surveillance associées, les niveaux de consommation associés et, s'il y a lieu, les mesures pertinentes de remise en état du site. |
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(4) |
Conformément à l'article 14, paragraphe 3, de la directive 2010/75/UE, les conclusions sur les MTD servent de référence pour la fixation des conditions d'autorisation des installations relevant des dispositions du chapitre II de ladite directive. |
|
(5) |
En vertu de l'article 15, paragraphe 3, de la directive 2010/75/UE, l'autorité compétente est tenue de fixer des valeurs limites d'émission garantissant que, dans des conditions d'exploitation normales, les émissions n'excèdent pas les niveaux d'émission associés aux meilleures techniques disponibles telles que décrites dans les décisions concernant les conclusions sur les MTD visées à l'article 13, paragraphe 5, de ladite directive. |
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(6) |
L'article 15, paragraphe 4, de la directive 2010/75/UE prévoit des dérogations à l'obligation énoncée à l'article 15, paragraphe 3, uniquement lorsque les coûts liés à l'obtention des niveaux d'émission associés aux MTD sont disproportionnés au regard des avantages pour l'environnement, en raison de l'implantation géographique de l'installation concernée, des conditions locales de l'environnement ou des caractéristiques techniques de l'installation. |
|
(7) |
L'article 16, paragraphe 1, de la directive 2010/75/UE prévoit que les exigences de surveillance spécifiées dans l'autorisation et visées à l'article 14, paragraphe 1, point c), de ladite directive sont basées sur les conclusions de la surveillance décrite dans les conclusions sur les MTD. |
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(8) |
Conformément à l'article 21, paragraphe 3, de la directive 2010/75/UE, dans un délai de quatre ans à compter de la publication des décisions concernant les conclusions sur les MTD, l'autorité compétente réexamine et, si nécessaire, actualise toutes les conditions d'autorisation et veille à ce que l'installation respecte ces conditions. |
|
(9) |
Par la décision du 16 mai 2011 instaurant un forum d'échange d'informations en application de l'article 13 de la directive 2010/75/UE relative aux émissions industrielles (2), la Commission a mis en place un forum composé de représentants des États membres, des secteurs industriels concernés et des organisations non gouvernementales œuvrant pour la protection de l'environnement. |
|
(10) |
En application de l'article 13, paragraphe 4, de la directive 2010/75/UE, la Commission a recueilli, le 20 septembre 2013, l'avis de ce forum sur le contenu proposé du document de référence MTD pour le raffinage de pétrole et de gaz et l'a publié. |
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(11) |
Les mesures prévues à la présente décision sont conformes à l'avis du comité institué par l'article 75, paragraphe 1, de la directive 2010/75/UE, |
A ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:
Article premier
Les conclusions sur les MTD pour le raffinage de pétrole et de gaz, qui figurent en annexe, sont adoptées.
Article 2
Les États membres sont destinataires de la présente décision.
Fait à Bruxelles, le 9 octobre 2014.
Par la Commission
Janez POTOČNIK
Membre de la Commission
ANNEXE
CONCLUSIONS SUR LES MTD POUR LE RAFFINAGE DE PETROLE ET DE GAZ
| CHAMP D'APPLICATION | 41 |
| CONSIDÉRATIONS D'ORDRE GÉNÉRAL | 43 |
| Périodes d'établissement des valeurs moyennes d'émission dans l'air et conditions de référence | 43 |
| Conversion de la concentration des émissions au niveau d'oxygène de référence | 44 |
| Périodes d'établissement des valeurs moyennes d'émission dans l'eau et conditions de référence | 44 |
| DÉFINITIONS | 44 |
|
1.1. |
Conclusions générales sur les MTD pour le raffinage de pétrole et de gaz | 46 |
|
1.1.1. |
Systèmes de management environnemental | 46 |
|
1.1.2. |
Efficacité énergétique | 47 |
|
1.1.3. |
Stockage et manutention des matières solides | 48 |
|
1.1.4. |
Surveillance des émissions dans l'air et principaux paramètres de procédé | 48 |
|
1.1.5. |
Fonctionnement des systèmes de traitement des effluents gazeux | 49 |
|
1.1.6. |
Surveillance des émissions dans l'eau | 50 |
|
1.1.7. |
Émissions dans l'eau | 50 |
|
1.1.8. |
Production et gestion des déchets | 52 |
|
1.1.9. |
Bruit | 53 |
|
1.1.10. |
Conclusions sur les MTD pour la gestion intégrée des raffineries | 53 |
|
1.2. |
Conclusions sur les MTD pour le procédé d'alkylation | 54 |
|
1.2.1. |
Procédé d'alkylation à l'acide fluorhydrique | 54 |
|
1.2.2. |
Procédé d'alkylation à l'acide sulfurique | 54 |
|
1.3. |
Conclusions sur les MTD pour les procédés de production d'huile de base | 54 |
|
1.4. |
Conclusions sur les MTD pour le procédé de production de bitume | 55 |
|
1.5. |
Conclusions sur les MTD pour le craquage catalytique en lit fluidisé | 55 |
|
1.6. |
Conclusions sur les MTD pour le procédé de reformage catalytique | 59 |
|
1.7. |
Conclusions sur les MTD pour les procédés de cokéfaction | 60 |
|
1.8. |
Conclusions sur les MTD pour le procédé de dessalage | 62 |
|
1.9. |
Conclusions sur les MTD pour les unités de combustion | 62 |
|
1.10. |
Conclusions sur les MTD pour le procédé d'éthérification | 68 |
|
1.11. |
Conclusions sur les MTD pour le procédé d'isomérisation | 69 |
|
1.12. |
Conclusions sur les MTD pour le raffinage de gaz naturel | 69 |
|
1.13. |
Conclusions sur les MTD pour le procédé de distillation | 69 |
|
1.14. |
Conclusions sur les MTD pour le procédé de traitement des produits | 69 |
|
1.15. |
Conclusions sur les MTD pour les procédés de stockage et de manutention | 70 |
|
1.16. |
Conclusions sur les MTD pour la viscoréduction et les autres procédés thermiques | 71 |
|
1.17. |
Conclusions sur les MTD pour la désulfuration des gaz résiduaires | 72 |
|
1.18. |
Conclusions sur les MTD pour les torchères | 72 |
|
1.19. |
Conclusions sur les MTD pour la gestion intégrée des émissions | 73 |
| GLOSSAIRE | 75 |
|
1.20. |
Description des techniques visant à éviter et à réduire les émissions dans l'air | 75 |
|
1.20.1. |
Poussières | 75 |
|
1.20.2. |
Oxydes d'azote (NOX) | 76 |
|
1.20.3. |
Oxydes de soufre (SOX) | 77 |
|
1.20.4. |
Techniques combinées (SOX, NOX et poussières) | 79 |
|
1.20.5. |
Monoxyde de carbone (CO) | 79 |
|
1.20.6. |
Composés organiques volatils (COV) | 79 |
|
1.20.7. |
Autres techniques | 81 |
|
1.21. |
Description des techniques visant à éviter et à réduire les émissions dans l'eau | 82 |
|
1.21.1. |
Prétraitement des eaux résiduaires | 82 |
|
1.21.2. |
Traitement des eaux résiduaires | 82 |
CHAMP D'APPLICATION
Les présentes conclusions sur les MTD concernent certaines activités industrielles spécifiées à l'annexe I, section 1.2, de la directive 2010/75/UE, à savoir «1.2. Raffinage de pétrole et de gaz»
Les présentes conclusions sur les MTD concernent en particulier les activités et procédés suivants:
|
Activité |
Sous-activités ou procédés inclus dans l'activité |
|
Alkylation |
Tous les procédés d'alkylation: acide fluorhydrique (HF), acide sulfurique (H2SO4) et catalyseur solide-acide |
|
Production d'huile de base |
Désasphaltage, extraction des aromatiques, traitement des cires et hydrofinissage des huiles lubrifiantes |
|
Production de bitume |
Toutes les techniques depuis le stockage jusqu'aux additifs du produit final |
|
Craquage catalytique |
Tous les types de craquage catalytique, tels que le craquage catalytique en lit fluidisé |
|
Reformage catalytique |
Reformage catalytique continu, cyclique et semi-régénératif |
|
Cokéfaction |
Procédés de cokéfaction retardée et de cokéfaction fluide. Calcination du coke |
|
Refroidissement |
Techniques de refroidissement appliquées dans les raffineries |
|
Dessalage |
Dessalage du pétrole brut |
|
Unités de combustion pour la production d'énergie |
Unités de combustion brûlant des combustibles de raffinerie, à l'exclusion des unités utilisant exclusivement des combustibles conventionnels ou commerciaux |
|
Éthérification |
Production de produits chimiques (par exemple, alcools et éthers tels que MTBE, ETBE et TAME) utilisés comme additifs pour carburants |
|
Séparation des gaz |
Séparation des fractions légères du pétrole brut telles que le gaz de raffinerie et le gaz de pétrole liquéfié (GPL) |
|
Procédés consommant de l'hydrogène |
Hydrocraquage, hydroraffinage, hydrotraitements, hydroconversion, hydrotransformation et hydrogénation |
|
Production d'hydrogène |
Oxydation partielle, reformage à la vapeur, reformage à la vapeur avec échange de chaleur (Gas Heated Reforming — GHR) et épuration de l'hydrogène |
|
Isomérisation |
Isomérisation des hydrocarbures en C4, C5 et C6 |
|
Usines de gaz naturel |
Transformation du gaz naturel (GN), y compris sa liquéfaction |
|
Polymérisation |
Polymérisation, dimérisation et condensation |
|
Distillation primaire |
Distillation atmosphérique et distillation sous vide |
|
Traitements des produits |
Adoucissement et traitements du produit final |
|
Stockage et manutention des produits de raffinage |
Stockage, mélange, chargement et déchargement des produits de raffinage |
|
Viscoréduction et autres conversions thermiques |
Traitements thermiques tels que la viscoréduction ou la production de gazole par craquage thermique poussé (thermal gas oil process) |
|
Traitement des gaz résiduaires |
Techniques de réduction des émissions atmosphériques |
|
Traitement des eaux résiduaires |
Techniques de traitement des eaux résiduaires avant leur rejet |
|
Gestion des déchets |
Techniques visant à éviter ou à réduire la production de déchets |
Les présentes conclusions sur les MTD ne concernent pas les activités ou procédés suivants:
|
— |
l'exploration et la production de pétrole brut et de gaz naturel, |
|
— |
le transport de pétrole brut et de gaz naturel, |
|
— |
la commercialisation et la distribution des produits. |
Les autres documents de référence susceptibles de présenter un intérêt pour les activités visées par les présentes conclusions sur les MTD sont les suivants:
|
Document de référence |
Sujet |
|
Systèmes communs de traitement et de gestion des eaux et des gaz résiduels dans l'industrie chimique (CWW) |
Techniques de traitement et de gestion des eaux usées |
|
Systèmes de refroidissement industriels (ICS) |
Procédés de refroidissement |
|
Aspects économiques et effets multimilieux (ECM) |
Aspects économiques et effets multimilieux des techniques |
|
Émissions dues au stockage (EFS) |
Stockage, mélange, chargement et déchargement des produits de raffinage |
|
Efficacité énergétique (ENE) |
Efficacité énergétique et gestion intégrée des raffineries |
|
Grandes installations de combustion (LCP) |
Combustion des combustibles conventionnels et des combustibles commerciaux |
|
Produits chimiques inorganiques en grands volumes — ammoniac, acides et engrais (LVIC-AAF) |
Reformage à la vapeur et épuration à l'hydrogène |
|
Chimie organique à grand volume de production (LVOC) |
Procédé d'éthérification (production de MTBE, ETBE et TAME) |
|
Incinération des déchets (WI) |
Incinération des déchets |
|
Traitement des déchets (WT) |
Traitement des déchets |
|
Principes généraux de surveillance (MON) |
Surveillance des émissions dans l'air et dans l'eau |
CONSIDÉRATIONS D'ORDRE GÉNÉRAL
Les techniques énumérées et décrites dans les présentes conclusions sur les MTD ne sont ni normatives ni exhaustives. D'autres techniques garantissant un niveau de protection de l'environnement au moins équivalent peuvent être utilisées.
Sauf indication contraire, les présentes conclusions sur les MTD sont applicables d'une manière générale.
Périodes d'établissement des valeurs moyennes d'émission dans l'air et conditions de référence
Sauf indication contraire, les niveaux d'émission dans l'air associés aux meilleures techniques disponibles (NEA-MTD) indiqués dans les présentes conclusions sur les MTD désignent les concentrations exprimées en masse de substance émise par volume de gaz résiduaire dans les conditions standards suivantes: gaz sec, température de 273,15 K et pression de 101,3 kPa.
|
Pour les mesures en continu |
Les NEA-MTD désignent des valeurs mensuelles moyennes, qui sont les moyennes de toutes les valeurs horaires moyennes mesurées sur une période d'un mois |
|
Pour les mesures périodiques |
Les NEA-MTD désignent la valeur moyenne de trois échantillons prélevés chacun sur une période d'au moins 30 minutes |
Pour les unités de combustion, les procédés de craquage catalytique et les unités de récupération du soufre contenu dans les gaz résiduaires, les conditions de référence pour l'oxygène sont indiquées dans le tableau 1.
Tableau 1
Conditions de référence pour les NEA-MTD relatifs aux émissions dans l'air
|
Activités |
Unité |
Conditions de référence pour l'oxygène |
|
Unité de combustion utilisant des combustibles liquides ou gazeux, à l'exception des turbines à gaz et des moteurs |
mg/Nm3 |
3 % d'oxygène en volume |
|
Unité de combustion utilisant des combustibles solides |
mg/Nm3 |
6 % d'oxygène en volume |
|
Turbines à gaz (y compris turbines à gaz à cycle combiné — TGCC) et moteurs |
mg/Nm3 |
15 % d'oxygène en volume |
|
Procédé de craquage catalytique (régénérateur) |
mg/Nm3 |
3 % d'oxygène en volume |
|
Unité de récupération du soufre des gaz résiduaires (1) |
mg/Nm3 |
3 % d'oxygène en volume |
Conversion de la concentration des émissions au niveau d'oxygène de référence
La formule pour calculer la concentration des émissions au niveau d'oxygène de référence (voir tableau 1) est la suivante:
où:
|
ER (mg/Nm3) |
concentration des émissions rapportée au niveau d'oxygène de référence OR |
|
OR (vol %) |
niveau d'oxygène de référence |
|
EM (mg/Nm3) |
concentration des émissions rapportée au niveau d'oxygène mesuré OM |
|
OM (vol %) |
niveau d'oxygène mesuré |
Périodes d'établissement des valeurs moyennes d'émission dans l'eau et conditions de référence
Sauf indication contraire, les niveaux d'émission dans l'eau associés aux meilleures techniques disponibles (NEA-MTD) indiqués dans les présentes conclusions sur les MTD désignent les valeurs de concentration (masse de substances émises par volume d'eau) exprimées en mg/l.
Sauf indication contraire, les périodes d'établissement des moyennes associées aux NEA-MTD sont définies comme suit:
|
Moyenne journalière |
Moyenne sur une période d'échantillonnage de 24 heures, par prélèvement d'un échantillon composite proportionnel au débit ou, s'il est établi que le débit est suffisamment stable, par prélèvement d'un échantillon proportionnel au temps |
|
Moyenne annuelle/mensuelle |
Moyenne de toutes les moyennes journalières obtenues sur une période d'un an/mois, pondérée en fonction des débits journaliers |
DÉFINITIONS
Aux fins des présentes conclusions sur les MTD, on retiendra les définitions suivantes:
|
Terme utilisé |
Définition |
|
Unité |
Un segment ou une sous-partie de l'installation dans laquelle s'effectue une opération donnée de transformation. |
|
Unité nouvelle |
Une unité autorisée pour la première fois sur le site de l'installation après la publication des présentes conclusions sur les MTD, ou le remplacement complet d'une unité sur les fondations existantes de l'installation après la publication des présentes conclusions sur les MTD. |
|
Unité existante |
Une unité qui n'est pas une unité nouvelle. |
|
Gaz de procédé |
Les gaz générés par un procédé qui ont été collectés et qui doivent être traités, par exemple, dans une unité de traitement des gaz acides et dans une unité de récupération du soufre (URS). |
|
Effluents gazeux |
Les émissions gazeuses qui sortent d'une unité après une oxydation consistant généralement en une combustion (par ex. régénérateur, unité Claus). |
|
Gaz résiduaires |
Appellation courante des émissions gazeuses d'une unité de récupération du soufre (en général, procédé Claus). |
|
COV |
Composés organiques volatils tels que définis à l'article 3, point 45, de la directive 2010/75/UE. |
|
COVNM |
COV à l'exclusion du méthane. |
|
Émissions diffuses de COV |
Émissions non canalisées de COV qui ne proviennent pas de points d'émission spécifiques tels que les cheminées. Elles peuvent provenir de sources diffuses (par exemple, réservoirs) ou de sources ponctuelles (par exemple, brides de tuyauterie). |
|
NOX exprimés en NO2 |
La somme des oxydes d'azote (NO) et du dioxyde d'azote (NO2), exprimée en NO2. |
|
SOX exprimés en SO2 |
La somme du dioxyde de soufre (SO2) et du trioxyde de soufre (SO3), exprimée en SO2. |
|
H2S |
Sulfure d'hydrogène. Le sulfure de carbonyle et le mercaptan ne sont pas inclus. |
|
Chlorure d'hydrogène, exprimé en HCl |
Tous les chlorures gazeux exprimés en HCl. |
|
Fluorure d'hydrogène, exprimé en HF |
Tous les fluorures gazeux exprimés en HF. |
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Unité CCLF (FCC) |
Craquage catalytique en lit fluidisé: procédé de conversion utilisé pour la valorisation des hydrocarbures lourds, qui fait appel à la chaleur et à un catalyseur pour scinder les grosses molécules d'hydrocarbures en molécules plus légères. |
|
URS |
Unité de récupération du soufre. Voir la définition à la section 1.20.3. |
|
Combustible de raffinerie |
Combustible solide, liquide ou gazeux résultant des phases de distillation et de conversion du raffinage du pétrole brut. Exemples: le gaz de raffinerie, le gaz de synthèse et les huiles de raffinerie, le coke de pétrole. |
|
Gaz de raffinerie |
Gaz issus des unités de distillation ou de conversion et utilisés comme combustible. |
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Unité de combustion |
Unité qui brûle des combustibles de raffinerie seuls ou avec d'autres combustibles pour produire de l'énergie sur le site de la raffinerie, telle qu'une chaudière (à l'exception des chaudières CO), un four ou une turbine à gaz. |
|
Mesures en continu |
Mesures réalisées à l'aide d'un «système de mesure automatisé» (SMA) ou d'un «système de surveillance continue des émissions» (SMCE) installé à demeure sur le site. |
|
Mesures périodiques |
Détermination d'un mesurande à intervalles de temps précis à l'aide de méthodes de référence manuelles ou automatiques. |
|
Surveillance indirecte des émissions dans l'air |
Estimation de la concentration des émissions d'un polluant dans les effluents gazeux, à partir d'une combinaison appropriée de mesures d'autres paramètres (par exemple, teneur en O2, teneur en soufre ou en azote de la charge/combustible), de calculs et de mesures périodiques au niveau des cheminées. L'utilisation de ratios d'émission basés sur la teneur en soufre du combustible est un exemple de surveillance indirecte. Le recours aux SPSE en est un autre. |
|
Système prédictif de surveillance des émissions (SPSE) |
Système servant à déterminer la concentration des émissions d'un polluant à partir d'un certain nombre de paramètres de procédé caractéristiques qui font l'objet d'une surveillance continue (par exemple, la consommation de combustibles gazeux, le rapport air/combustible) et des données relatives à la qualité du combustible ou de la charge (teneur en soufre, par exemple) d'une source d'émission. |
|
Hydrocarbures liquides volatils |
Dérivés pétroliers dont la pression de vapeur Reid (PVR) est supérieure à 4 kPa, tels que le naphta et les aromatiques. |
|
Taux de récupération |
Pourcentage de COVNM récupérés à partir des flux acheminés dans une unité de récupération des vapeurs (URV). |
1.1. Conclusions générales sur les MTD pour le raffinage de pétrole et de gaz
Les conclusions sur les MTD spécifiques des procédés qui sont présentées dans les sections 1.2 à 1.19 s'appliquent en plus des conclusions générales sur les MTD énumérées dans la présente section.
1.1.1. Systèmes de management environnemental
|
MTD 1. |
Afin d'améliorer la performance environnementale globale des raffineries de pétrole et de gaz, la MTD consiste à mettre en œuvre et à respecter un système de management environnemental (SME) qui intègre toutes les caractéristiques suivantes:
|
Le contenu (par exemple, le niveau de détail) et la nature du SME (normalisé ou non normalisé) dépendent en général de la nature, de l'ampleur et de la complexité de l'installation, ainsi que de l'éventail de ses effets possibles sur l'environnement.
1.1.2. Efficacité énergétique
|
MTD 2. |
Afin d'utiliser efficacement l'énergie, la MTD consiste à appliquer une combinaison appropriée des techniques énumérées ci-dessous.
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
1.1.3. Stockage et manutention des matières solides
|
MTD 3. |
Afin d'éviter ou, si cela n'est pas possible, de réduire les émissions de poussières dues au stockage et à la manutention des matières pulvérulentes, la MTD consiste à appliquer une ou plusieurs des techniques suivantes:
|
1.1.4. Surveillance des émissions dans l'air et principaux paramètres de procédé
|
MTD 4. |
La MTD consiste à surveiller les émissions dans l'air au moyen des techniques de surveillance ci-après appliquées au moins à la fréquence minimale indiquée et conformément aux normes EN. En l'absence de normes EN, la MTD consiste à recourir aux normes ISO, aux normes nationales ou à d'autres normes internationales garantissant l'obtention de données de qualité scientifique équivalente.
|
|
MTD 5. |
La MTD consiste à surveiller les paramètres de procédé appropriés liés aux émissions de polluants au niveau des unités de craquage catalytique et de combustion, au moyen de techniques appropriées appliquées au moins à la fréquence indiquée ci-dessous.
|
|
MTD 6. |
La MTD consiste à surveiller les émissions diffuses de COV dans l'air sur l'ensemble du site en appliquant toutes les techniques suivantes:
|
La détection et la quantification des émissions de l'ensemble du site au moyen de campagnes périodiques par des techniques basées sur l'absorption optique telles que le lidar à absorption différentielle (DIAL) ou la mesure en occultation solaire (SOF) constituent une technique complémentaire utile.
Voir section 1.20.6.
1.1.5. Fonctionnement des systèmes de traitement des effluents gazeux
|
MTD 7. |
Afin d'éviter ou de réduire les émissions dans l'air, la MTD consiste à faire fonctionner les unités de traitement des gaz acides, les unités de récupération du soufre et tous les autres systèmes de traitement des effluents gazeux le plus souvent possible et à la capacité optimale. |
Des procédures spéciales peuvent être définies pour les situations autres que les conditions d'exploitation normales, en particulier:
|
i) |
lors des opérations de démarrage et d'arrêt; |
|
ii) |
dans d'autres circonstances susceptibles de perturber le bon fonctionnement des systèmes (par exemple lors de travaux d'entretien régulier ou exceptionnel et lors des opérations de nettoyage des unités et/ou du système de traitement des effluents gazeux); |
|
iii) |
lorsque le débit ou la température des effluents gazeux sont insuffisants et ne permettent pas d'utiliser le système de traitement des effluents gazeux à pleine capacité. |
|
MTD 8. |
Afin d'éviter et de réduire les émissions atmosphériques d'ammoniac (NH3) lors de l'application de la réduction catalytique sélective (SCR) ou de la réduction non catalytique sélective (SNCR), la MTD consiste à maintenir des conditions de fonctionnement adéquates des systèmes SCR ou SNCR de traitement des effluents gazeux, de manière à limiter les émissions de NH3 n'ayant pas réagi.
Niveaux d'émission associés à la MTD: voir tableau 2. Tableau Niveaux d'émission associés à la MTD pour les émissions atmosphériques d'ammoniac (NH3) d'une unité de combustion ou de procédé appliquant les techniques de SCR ou de SNCR
|
|
MTD 9. |
Afin de prévenir et de réduire les émissions dans l'air lors de l'utilisation d'une unité de stripage de l'eau acide, la MTD consiste à acheminer les effluents gazeux acides de cette unité vers une URS ou tout système équivalent de traitement des gaz.
Il n'est pas considéré comme MTD d'incinérer directement les gaz acides non traités issus du stripage de l'eau acide. |
1.1.6. Surveillance des émissions dans l'eau
|
MTD 10. |
La MTD consiste à surveiller les émissions dans l'eau au moyen des techniques de surveillance appliquées au moins à la fréquence indiquée dans le tableau 3 et conformément aux normes EN. En l'absence de normes EN, la MTD consiste à recourir aux normes ISO, aux normes nationales ou à d'autres normes internationales garantissant l'obtention de données de qualité scientifique équivalente. |
1.1.7. Émissions dans l'eau
|
MTD 11. |
Afin de réduire la consommation d'eau et le volume des eaux polluées, la MTD consiste à appliquer toutes les techniques énumérées ci-dessous.
|
|
MTD 12. |
Afin de réduire la charge polluante des rejets d'eaux résiduaires dans les eaux réceptrices, la MTD consiste à éliminer les substances polluantes solubles ou insolubles par l'application de toutes les techniques énumérées ci-dessous.
|
Niveaux d'émission associés à la MTD: voir tableau 3.
|
MTD 13. |
Lorsqu'il faut éliminer davantage de substances organiques ou d'azote, la MTD consiste à recourir à une étape de traitement supplémentaire, comme décrit à la section 1.21.2.
Tableau 3 Niveaux d'émission associés à la MTD pour les rejets directs d'eaux résiduaires du raffinage de pétrole et de gaz, et fréquences de surveillance associées à la MTD (13)
|
1.1.8. Production et gestion des déchets
|
MTD 14. |
Afin d'éviter ou, si cela n'est pas possible, de réduire la production de déchets, la MTD consiste à adopter et à mettre en œuvre un plan de gestion des déchets garantissant, par ordre de priorité, la préparation en vue du réemploi, le recyclage, la valorisation ou l'élimination des déchets. |
|
MTD 15. |
Afin de réduire la quantité de boues à traiter ou à éliminer, la MTD consiste à utiliser une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous.
|
|
MTD 16. |
Afin de réduire la production de déchets de catalyseurs solides, la MTD consiste à utiliser une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous.
|
1.1.9. Bruit
|
MTD 17. |
Afin d'éviter ou de réduire le bruit, la MTD consiste à appliquer une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous:
|
1.1.10. Conclusions sur les MTD pour la gestion intégrée des raffineries
|
MTD 18. |
Afin d'éviter ou de réduire les émissions diffuses de COV, la MTD consiste à appliquer les techniques énumérées ci-dessous.
|
1.2. Conclusions sur les MTD pour le procédé d'alkylation
1.2.1. Procédé d'alkylation à l'acide fluorhydrique
|
MTD 19. |
Afin d'éviter les émissions atmosphériques d'acide fluorhydrique (HF) résultant du procédé d'alkylation, la MTD consiste à recourir à une épuration par voie humide à l'aide d'une solution alcaline afin de traiter les vapeurs de gaz incondensables avant leur évacuation vers la torchère. |
Voir section 1.20.3.
La technique est applicable d'une manière générale. Eu égard à la dangerosité de l'acide fluorhydrique, les aspects liés à la sécurité doivent être pris en considération.
|
MTD 20. |
Afin de réduire les émissions dans l'eau dues au procédé d'alkylation à l'acide fluorhydrique, la MTD consiste à appliquer une combinaison des techniques énumérées ci-dessous.
|
1.2.2. Procédé d'alkylation à l'acide sulfurique
|
MTD 21. |
Afin de réduire les émissions dans l'eau dues au procédé d'alkylation à l'acide sulfurique, la MTD consiste à réduire l'utilisation d'acide sulfurique grâce à la régénération de l'acide usé et à neutraliser les eaux résiduaires générées par ce procédé avant leur acheminement vers l'unité de traitement des eaux résiduaires. |
1.3. Conclusions sur les MTD pour les procédés de production d'huile de base
|
MTD 22. |
Afin d'éviter et de réduire les émissions de substances dangereuses dans l'air et dans l'eau dues aux procédés de production d'huile de base, la MTD consiste à utiliser une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous.
|
1.4. Conclusions sur les MTD pour le procédé de production de bitume
|
MTD 23. |
Afin d'éviter et de réduire les émissions atmosphériques dues au procédé de production de bitume, la MTD consiste à traiter les vapeurs de tête à l'aide d'une des techniques énumérées ci-dessous.
|
1.5. Conclusions sur les MTD pour le craquage catalytique en lit fluidisé
|
MTD 24. |
Afin d'éviter ou de réduire les émissions de NOX dues au procédé de craquage catalytique (régénérateur), la MTD consiste à appliquer une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous. |
|
I. |
Techniques primaires ou liées au procédé, telles que:
|
||||||||||||||||||||||
|
II. |
Techniques secondaires ou en bout de chaîne, telles que:
|
Niveaux d'émission associés à la MTD: voir tableau 4.
Tableau 4
Niveaux d'émission associés à la MTD pour les émissions atmosphériques de NOX provenant du régénérateur du procédé de craquage catalytique
|
Paramètre |
Type d'unité/régime de combustion |
NEA-MTD (moyenne mensuelle) mg/Nm3 |
|
NOX, exprimé en NO2 |
Unité nouvelle/tous régimes de combustion |
< 30-100 |
|
Unité existante/régime de combustion complète |
< 100-300 (19) |
|
|
Unité existante/régime de combustion partielle |
100-400 (19) |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 4.
|
MTD 25. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques de poussières et de métaux dues au procédé de craquage catalytique (régénérateur), la MTD consiste à appliquer une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous. |
|
I. |
Techniques primaires ou liées au procédé, telles que:
|
|
II. |
Techniques secondaires ou en bout de chaîne, telles que:
|
Niveaux d'émission associés à la MTD: voir tableau 5.
Tableau 5
Niveaux d'émission associés à la MTD pour les émissions atmosphériques de poussières provenant du régénérateur du procédé de craquage catalytique
|
Paramètre |
Type d'unité |
NEA-MTD (moyenne mensuelle) (20) mg/Nm3 |
|
Poussières |
Unité nouvelle |
10-25 |
|
Unité existante |
10-50 (21) |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 4.
|
MTD 26. |
Afin d'éviter ou de réduire les émissions atmosphériques de SOX dues au procédé de craquage catalytique (régénérateur), la MTD consiste à appliquer une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous. |
|
I. |
Techniques primaires ou liées au procédé, telles que:
|
|
II. |
Techniques secondaires ou en bout de chaîne, telles que:
|
Niveaux d'émission associés à la MTD: voir tableau 6.
Tableau
Niveaux d'émission associés à la MTD pour les émissions atmosphériques de SO2 provenant du régénérateur du procédé de craquage catalytique
|
Paramètre |
Type d'unité/régime de combustion |
NEA-MTD (moyenne mensuelle) mg/Nm3 |
|
SO2 |
Unités nouvelles |
≤ 300 |
|
Unités existantes/combustion complète |
< 100-800 (22) |
|
|
Unités existantes/combustion partielle |
100-1 200 (22) |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 4.
|
MTD 27. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques de monoxyde de carbone (CO) dues au procédé de craquage catalytique (régénérateur), la MTD consiste à appliquer une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous.
|
Niveaux d'émission associés à la MTD: voir tableau 7.
Tableau 7
Niveaux d'émission associés à la MTD pour les émissions atmosphériques de monoxyde de carbone provenant du régénérateur du procédé de craquage catalytique en régime de combustion partielle
|
Paramètre |
Régime de combustion |
NEA-MTD (moyenne mensuelle) mg/Nm3 |
|
Monoxyde de carbone, exprimé en CO |
Régime de combustion partielle |
≤ 100 (23) |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 4.
1.6. Conclusions sur les MTD pour le procédé de reformage catalytique
|
MTD 28. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques de dibenzodioxines/furannes polychlorées (PCDD/F) provenant de l'unité de reformage catalytique, la MTD consiste à appliquer une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous.
|
|||||||||||||||||||||||||||
1.7. Conclusions sur les MTD pour les procédés de cokéfaction
|
MTD 29. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques dues aux procédés de cokéfaction, la MTD consiste à appliquer une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous.
Techniques primaires ou liées au procédé, telles que:
|
|
MTD 30. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques de NOX dues au procédé de calcination du coke vert, la MTD consiste à recourir à la réduction non catalytique sélective (SNCR). |
Voir section 1.20.2.
L'applicabilité de la technique SNCR (en particulier en ce qui concerne le temps de séjour et la fenêtre de température) peut être limitée étant donné la spécificité du procédé de calcination.
|
MTD 31. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques de SOX dues au procédé de calcination du coke vert, la MTD consiste à appliquer une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous.
|
|
MTD 32. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques de poussières dues au procédé de calcination du coke vert, la MTD consiste à appliquer une combinaison des techniques énumérées ci-dessous.
|
Niveaux d'émission associés à la MTD: voir tableau 8.
Tableau 8
Niveaux d'émission associés à la MTD pour les émissions atmosphériques de poussières d'une unité de calcination du coke vert
|
Paramètre |
NEA-MTD (moyenne mensuelle) mg/Nm3 |
|
Poussières |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 4.
1.8. Conclusions sur les MTD pour le procédé de dessalage
|
MTD 33. |
Afin de réduire la consommation d'eau et les émissions dans l'eau dues au procédé de dessalage, la MTD consiste à appliquer une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous.
|
1.9. Conclusions sur les MTD pour les unités de combustion
|
MTD 34. |
Afin d'éviter ou de réduire les émissions atmosphériques de NOX provenant des unités de combustion, la MTD consiste à appliquer une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous. |
|
I. |
Techniques primaires ou liées au procédé, telles que:
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
II. |
Techniques secondaires ou en bout de chaîne, telles que:
|
Niveaux d'émission associés à la MTD: voir tableaux 9, 10 et 11.
Tableau 9
Niveaux d'émission associés à la MTD pour les émissions atmosphériques de NOX d'une turbine à gaz
|
Paramètre |
Type d'équipement |
NEA-MTD (26) (moyenne mensuelle) mg/Nm3 à 15 % O2 |
|
NOX exprimé en NO2 |
Turbine à gaz (y compris turbine à gaz à cycle combiné — TGCC) et turbine à cycle combiné à gazéification intégrée (TCCGI) |
40-120 (turbine existante) |
|
20-50 (nouvelle turbine) (27) |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 4.
Tableau 10
Niveaux d'émission associés à la MTD pour les émissions atmosphériques de NOX d'une unité de combustion alimentée au gaz, à l'exception des turbines à gaz
|
Paramètre |
Type de combustion |
NEA-MTD (moyenne mensuelle) mg/Nm3 |
|
NOX exprimé en NO2 |
Combustion au gaz |
30-150 pour une unité existante (28) |
|
30-100 pour une nouvelle unité |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 4.
Tableau 11
Niveaux d'émission associés à la MTD pour les émissions atmosphériques de NOX d'une unité de combustion multicombustibles, à l'exception des turbines à gaz
|
Paramètre |
Type de combustion |
NEA-MTD (moyenne mensuelle) mg/Nm3 |
|
NOX exprimé en NO2 |
Unité de combustion multicombustibles |
30-300 |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 4.
|
MTD 35. |
Afin d'éviter ou de réduire les émissions atmosphériques de poussières et de métaux provenant des unités de combustion, la MTD consiste à appliquer une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous. |
|
I. |
Techniques primaires ou liées au procédé, telles que:
|
||||||||||||||||||||||||||||||
|
II. |
Techniques secondaires ou en bout de chaîne, telles que:
|
Niveaux d'émission associés à la MTD: voir tableau 12.
Tableau 12
Niveaux d'émission associés à la MTD pour les émissions de poussières dans l'air d'une unité de combustion multicombustibles, à l'exception des turbines à gaz
|
Paramètre |
Type de combustion |
NEA-MTD (moyenne mensuelle) mg/Nm3 |
|
Poussières |
Combustion multicombustibles |
5-50 |
|
5-25 pour une nouvelle unité de puissance < 50 MW |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 4.
|
MTD 36. |
Afin d'éviter ou de réduire les émissions atmosphériques de SOX provenant des unités de combustion, la MTD consiste à appliquer une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous. |
|
I. |
Techniques primaires ou liées au procédé reposant sur le choix ou le traitement du combustible, telles que:
|
|
II. |
Techniques secondaires ou en bout de chaîne, telles que:
|
Niveaux d'émission associés à la MTD: voir tableaux 13 et 14.
Tableau 13
Niveaux d'émission associés à la MTD pour les émissions atmosphériques de SO2 d'une unité de combustion utilisant du gaz de raffinerie, à l'exception des turbines à gaz
|
Paramètre |
NEA-MTD (moyenne mensuelle) mg/Nm3 |
|
SO2 |
5-35 (33) |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 4.
Tableau 14
Niveaux d'émission associés à la MTD pour les émissions atmosphériques de SO2 des unités de combustion multicombustibles, à l'exception des turbines à gaz et des moteurs à gaz fixes
Ces NEA-MTD correspondent aux émissions moyennes pondérées des unités de combustion multicombustibles existantes au sein de la raffinerie, à l'exception des turbines à gaz et des moteurs à gaz fixes.
|
Paramètre |
NEA-MTD (moyenne mensuelle) mg/Nm3 |
|
SO2 |
35-600 |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 4.
|
MTD 37. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques de monoxyde de carbone (CO) des unités de combustion, la MTD consiste à contrôler la combustion. |
Voir section 1.20.5.
Niveaux d'émission associés à la MTD: voir tableau 15.
Tableau 15
Niveaux d'émission associés à la MTD pour les émissions atmosphériques de monoxyde de carbone d'une unité de combustion
|
Paramètre |
NEA-MTD (moyenne mensuelle) mg/Nm3 |
|
Monoxyde de carbone, exprimé en CO |
≤ 100 |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 4.
1.10. Conclusions sur les MTD pour le procédé d'éthérification
|
MTD 38. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques dues au procédé d'éthérification, la MTD consiste à permettre le traitement approprié des effluents gazeux des procédés en les acheminant vers le circuit de gaz de raffinerie. |
|
MTD 39. |
Afin d'éviter de perturber le traitement biologique, la MTD consiste à utiliser un réservoir de stockage et à planifier de manière appropriée la production de l'unité afin de réguler la teneur en composés toxiques dissous (par exemple méthanol, acide formique, éthers) du flux d'eaux résiduaires avant leur traitement final. |
1.11. Conclusions sur les MTD pour le procédé d'isomérisation
|
MTD 40. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques de composés chlorés, la MTD consiste à optimiser l'utilisation des composés organiques chlorés servant à maintenir l'activité du catalyseur lorsqu'un tel procédé est mis en œuvre ou à recourir à des systèmes catalytiques non chlorés. |
1.12. Conclusions sur les MTD pour le raffinage de gaz naturel
|
MTD 41. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques de dioxyde de soufre de l'usine de gaz naturel, la MTD consiste à appliquer la MTD 54. |
|
MTD 42. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques d'oxydes d'azote (NOX) de l'usine de gaz naturel, la MTD consiste à appliquer la MTD 34. |
|
MTD 43. |
Afin d'éviter les émissions de mercure lorsque le gaz naturel brut en contient, la MTD consiste à éliminer le mercure et à valoriser les boues contenant du mercure destinées à l'élimination des déchets. |
1.13. Conclusions sur les MTD pour le procédé de distillation
|
MTD 44. |
Afin d'éviter ou de réduire les flux d'eaux résiduaires générés par le procédé de distillation, la MTD consiste à recourir à des pompes à vide à anneau liquide ou à des condenseurs à surface. |
Peut ne pas être applicable dans certains cas de mise à niveau. Dans le cas des unités nouvelles, des pompes à vide, associées ou non à des éjecteurs à vapeur, peuvent être nécessaires pour obtenir un vide poussé (10 mm Hg). En outre, un équipement de rechange doit être prévu en cas de défaillance de la pompe à vide.
|
MTD 45. |
Afin d'éviter ou de réduire la pollution de l'eau par le procédé de distillation, la MTD consiste à acheminer l'eau acide à l'unité de stripage. |
|
MTD 46. |
Afin d'éviter ou de réduire les émissions atmosphériques des unités de distillation, la MTD consiste à traiter de manière appropriée les effluents gazeux de procédé, en particulier les effluents gazeux incondensables, par élimination des gaz acides avant réutilisation. |
Applicable d'une manière générale aux unités de distillation du brut et de distillation sous vide. Peut ne pas être applicable aux raffineries autonomes de lubrifiants et de bitumes dont les émissions de composés soufrés sont inférieures à 1 t/j. Dans certaines configurations de raffineries, l'applicabilité peut être limitée par la nécessité de recourir à des tuyauteries et des compresseurs de grandes dimensions, ainsi que par la capacité supplémentaire requise de traitement par les amines.
1.14. Conclusions sur les MTD pour le procédé de traitement des produits
|
MTD 47. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques du procédé de traitement des produits, la MTD consiste à éliminer de manière appropriée les effluents gazeux, en particulier l'air usé odorant provenant des unités d'adoucissement, en les dirigeant vers une unité où ils seront détruits, par exemple par incinération. |
Applicable d'une manière générale aux procédés de traitement des produits dans lesquels les flux de gaz peuvent être traités en toute sécurité dans les unités de destruction. Peut ne pas être applicable aux unités d'adoucissement, pour des raisons de sécurité.
|
MTD 48. |
Afin de réduire la production de déchets et d'eaux résiduaires en cas de mise en œuvre d'un procédé de traitement des produits utilisant une substance caustique, la MTD consiste à utiliser une solution caustique en cascade et à recourir à une gestion globale des substances caustiques usées, y compris le recyclage après traitement approprié, par exemple par stripage. |
1.15. Conclusions sur les MTD pour les procédés de stockage et de manutention
|
MTD 49. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques de COV dues au stockage d'hydrocarbures liquides volatils, la MTD consiste à utiliser des réservoirs à toit flottant équipés de joints d'étanchéité très performants ou un réservoir à toit fixe relié à un système de récupération des vapeurs. |
Les joints d'étanchéité très performants sont des dispositifs spécifiques destinés à limiter les pertes de vapeurs; il s'agit par exemple de joints d'étanchéité primaires améliorés, de joints multiples (secondaires ou tertiaires) supplémentaires (en fonction de la quantité émise).
L'applicabilité de joints d'étanchéité très performants peut se limiter à la possibilité d'équiper les réservoirs existants de joints d'étanchéité tertiaires.
|
MTD 50. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques de COV dues au stockage d'hydrocarbures liquides volatils, la MTD consiste à appliquer une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous.
|
|
MTD 51. |
Afin d'éviter ou de réduire les émissions dans le sol et dans les eaux souterraines résultant du stockage des hydrocarbures liquides, la MTD consiste à appliquer une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous.
|
|
MTD 52. |
Afin d'éviter ou de réduire les émissions atmosphériques de COV dues aux opérations de chargement et de déchargement des hydrocarbures liquides volatils, la MTD consiste à utiliser une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous pour obtenir un taux de récupération d'au moins 95 %.
|
Niveaux d'émission associés à la MTD: voir tableau 16.
Tableau 16
Niveaux d'émission associés à la MTD pour les émissions atmosphériques de COV non méthaniques et de benzène dues aux opérations de chargement et de déchargement des hydrocarbures liquides volatils
|
Paramètre |
NEA-MTD (moyenne horaire) (36) |
|
COVNM |
|
|
Benzèner (38) |
< 1 mg/Nm3 |
1.16. Conclusions sur les MTD pour la viscoréduction et les autres procédés thermiques
|
MTD 53. |
Afin de réduire les émissions dans l'eau dues à la viscoréduction et autres procédés thermiques, la MTD consiste à traiter les eaux résiduaires de manière appropriée par l'application des techniques indiquées dans la MTD 11. |
1.17. Conclusions sur les MTD pour la désulfuration des gaz résiduaires
|
MTD 54. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques de soufre dues aux effluents gazeux contenant des sulfures d'hydrogène (H2S), la MTD consiste à appliquer toutes les techniques énumérées ci-dessous.
|
Niveaux de performance environnementale associés à la MTD (NPEA-MTD): voir tableau 17.
Tableau 17
Niveaux de performance environnementale associés à la MTD d'un système de récupération du soufre (H2S) contenu dans les gaz résiduaires
|
|
Niveau de performance environnementale associé à la MTD (moyenne mensuelle) |
|
Élimination des gaz acides |
Éliminer les sulfures d'hydrogène (H2S) contenus dans le gaz de raffinerie traité de manière à atteindre le NEA-MTD pour la combustion au gaz indiqué dans la MTD 36 |
|
Efficacité de récupération du soufre (40) |
Unité nouvelle: 99,5 — > 99,9 % |
|
Unité existante: ≥ 98,5 % |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 4.
1.18. Conclusions sur les MTD pour les torchères
|
MTD 55. |
Afin d'éviter les émissions atmosphériques provenant des torchères, la MTD consiste à ne recourir au torchage des gaz que pour des raisons de sécurité ou pour les situations opérationnelles non routinières (opérations de démarrage et d'arrêt, par ex.). |
|
MTD 56. |
Afin de réduire les émissions atmosphériques provenant des torchères lorsque le torchage est inévitable, la MTD consiste à appliquer les techniques énumérées ci-dessous.
|
1.19. Conclusions sur les MTD pour la gestion intégrée des émissions
|
MTD 57. |
Afin de parvenir à une réduction globale des émissions atmosphériques de NOX des unités de combustion et des unités de craquage catalytique en lit fluidisé [CCLF (FCC)], la MTD consiste à appliquer une technique de gestion intégrée des émissions au lieu d'appliquer la MTD 24 et la MTD 34. |
La technique consiste à gérer de manière intégrée les émissions de NOX de plusieurs ou de la totalité des unités de combustion et des unités CCLF (FCC) se trouvant sur le site de la raffinerie, par la mise en œuvre et la combinaison la plus appropriée des MTD dans les différentes unités concernées, ainsi que par la surveillance de l'efficacité de cette démarche, de telle sorte que les émissions totales soient inférieures ou égales aux émissions correspondant aux NEA-MTD qui résulteraient de l'application des techniques visées dans les MTD 24 et 34 dans chaque unité.
Cette technique est particulièrement adaptée aux sites de raffinage du pétrole, caractérisés par:
|
— |
leur complexité et la multiplicité des unités de procédé, qui sont interdépendantes sur le plan des charges d'alimentation et de l'approvisionnement énergétique, |
|
— |
de fréquentes adaptations des procédés en fonction de la qualité du pétrole brut reçu, |
|
— |
la nécessité technique d'utiliser une partie des résidus de procédé comme combustibles internes, entraînant de fréquentes adaptations du mélange combustible aux exigences des procédés. |
Niveaux d'émission associés à la MTD: voir tableau 18.
En outre, pour chaque nouvelle unité de combustion ou nouvelle unité CCLF (FCC) incluse dans le système de gestion intégrée des émissions, les NEA-MTD fixés par la MTD 24 et la MTD 34 restent applicables.
Tableau 18
Niveaux d'émission associés à la MTD pour les émissions atmosphériques de NOX lors de l'application de la MTD 57
Les NEA-MTD pour les émissions de NOX des unités concernées par la MTD 57, exprimés en moyenne mensuelle en mg/Nm3, sont inférieurs ou égaux à la moyenne pondérée des concentrations de NOX (exprimée en moyenne mensuelle en mg/Nm3) qui serait obtenue en appliquant concrètement dans chacune de ces unités des techniques qui permettraient de respecter les niveaux d'émissions suivants:
|
a) |
pour les unités de craquage catalytique (régénérateur): la fourchette de NEA-MTD indiquée dans le tableau 4 (MTD 24); |
|
b) |
pour les unités de combustion utilisant du combustible de raffinerie seul ou simultanément avec d'autres combustibles: les fourchettes de NEA-MTD indiquées dans les tableaux 9, 10 et 11 (MTD 34). |
Ce NEA–MTD est exprimé par la formule suivante:
Remarques:
|
1. |
Les conditions de référence applicables pour l'oxygène sont celles spécifiées dans le tableau 1. |
|
2. |
La pondération des niveaux d'émission de chaque unité s'effectue sur la base du débit des effluents gazeux de l'unité concernée, exprimé en moyenne mensuelle (Nm3/heure), ce qui est représentatif du fonctionnement normal de cette unité au sein de l'installation de raffinage (moyennant l'application des conditions de référence visées à la remarque 1). |
|
3. |
En cas de changement important et structurel de combustible ayant une incidence sur le NEA-MTD pour une unité ou en cas d'autres modifications importantes et structurelles de la nature ou du fonctionnement des unités concernées, ou en cas de remplacement ou d'extension de ces unités ou d'ajout d'unités de combustion ou d'unités CCLF (FCC), le NEA MTD défini dans le tableau 18 doit être adapté en conséquence. |
Surveillance associée à la MTD 57
La MTD pour la surveillance des émissions de NOX relevant d'une technique de gestion intégrée des émissions est celle indiquée dans la MTD 4, complétée par les éléments suivants:
|
— |
un plan de surveillance comprenant une description des procédés soumis à surveillance, la liste des sources d'émission et des flux (produits, gaz résiduaires) soumis à surveillance pour chaque procédé et une description de la méthode (calculs, mesures) utilisée, avec les hypothèses sous-jacentes et le degré de confiance associé, |
|
— |
une surveillance permanente des débits des effluents gazeux des unités concernées, par mesure directe ou par une méthode équivalente, |
|
— |
un système de gestion des données pour la collecte, le traitement et la communication de toutes les données de surveillance nécessaires pour déterminer les émissions des sources couvertes par la technique de gestion intégrée des émissions. |
|
MTD 58. |
Afin de parvenir à une réduction globale des émissions atmosphériques de SO2 des unités de combustion, des unités de craquage catalytique en lit fluidisé [CCLF (FCC)] et des unités de récupération du soufre, la MTD consiste à appliquer une technique de gestion intégrée des émissions au lieu d'appliquer la MTD 26, la MTD 36 et la MTD 54. |
La technique consiste à gérer de manière intégrée les émissions de SO2 de plusieurs ou de la totalité des unités de combustion, des unités CCLF (FCC) et des unités de récupération du soufre se trouvant sur le site de la raffinerie, par la mise en œuvre et la combinaison la plus appropriée des MTD dans les différentes unités concernées, ainsi que par la surveillance de l'efficacité de cette démarche, de telle sorte que les émissions totales soient inférieures ou égales aux émissions correspondant aux NEA-MTD qui résulteraient de l'application des techniques visées dans les MTD 26 et 36 dans chaque unité ainsi que de l'application des NPEA-MTD indiqués dans la MTD 54.
Cette technique est particulièrement adaptée aux sites de raffinage du pétrole, caractérisés par:
|
— |
leur complexité et la multiplicité des unités de procédé, qui sont interdépendantes sur le plan des charges d'alimentation et de l'approvisionnement énergétique, |
|
— |
de fréquentes adaptations des procédés en fonction de la qualité du pétrole brut reçu, |
|
— |
la nécessité technique d'utiliser une partie des résidus de procédé comme combustibles internes, entraînant de fréquentes adaptations du mélange combustible aux exigences des procédés. |
Niveau d'émission associé à la MTD: voir tableau 19.
En outre, pour chaque nouvelle unité de combustion, nouvelle unité CCLF (FCC), ou nouvelle unité de récupération du soufre incluse dans le système de gestion intégrée des émissions, les NEA-MTD fixés par la MTD 26 et la MTD 36, ainsi que les NPEA-MTD fixés par la MTD 54 restent applicables.
Tableau 19
Niveaux d'émission associés à la MTD pour les émissions atmosphériques de SO2 lors de l'application de la MTD 58
Les NEA-MTD pour les émissions de SO2 des unités concernées par la MTD 58, exprimés en moyenne mensuelle en mg/Nm3, sont inférieurs ou égaux à la moyenne pondérée des concentrations de SO2 (exprimée en moyenne mensuelle en mg/Nm3) qui serait obtenue en appliquant concrètement dans chacune de ces unités des techniques qui permettraient de respecter les niveaux d'émissions suivants:
|
a) |
pour les unités de craquage catalytique (régénérateur): les fourchettes de NEA-MTD indiquées dans le tableau 6 (MTD 26); |
|
b) |
pour les unités de combustion utilisant du combustible de raffinerie seul ou simultanément avec d'autres combustibles: les fourchettes de NEA-MTD indiquées dans les tableaux 13 et 14 (MTD 36); et |
|
c) |
pour les unités de récupération du soufre: les NEA-MTD indiqués dans le tableau 17 (MTD 54). |
Ce NEA–MTD est exprimé par la formule suivante:
Remarques:
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1. |
Les conditions de référence applicables pour l'oxygène sont celles spécifiées dans le tableau 1. |
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2. |
La pondération des niveaux d'émission de chaque unité s'effectue sur la base du débit des effluents gazeux de l'unité concernée, exprimé en moyenne mensuelle (Nm3/heure), ce qui est représentatif du fonctionnement normal de cette unité dans l'installation de raffinage (moyennant l'application des conditions de référence visées à la remarque 1). |
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3. |
En cas de changement important et structurel de combustible ayant une incidence sur le NEA-MTD pour une unité ou en cas d'autres modifications importantes et structurelles de la nature ou du fonctionnement des unités concernées, ou en cas de remplacement ou d'extension de ces unités ou d'ajout d'unités de combustion, d'unités CCLF (FCC) ou d'unités de récupération du soufre, le NEA-MTD défini dans le tableau 19 doit être adapté en conséquence. |
Surveillance associée à la MTD 58
La MTD pour la surveillance des émissions de SO2 relevant d'une technique de gestion intégrée des émissions est celle indiquée dans la MTD 4, complétée par les éléments suivants:
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un plan de surveillance comprenant une description des procédés soumis à surveillance, la liste des sources d'émission et des flux (produits, gaz résiduaires) soumis à surveillance pour chaque procédé et une description de la méthode (calculs, mesures) utilisée, avec les hypothèses sous-jacentes et le degré de confiance associé, |
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une surveillance permanente des débits des effluents gazeux des unités concernées, par mesure directe ou par une méthode équivalente, |
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un système de gestion des données pour la collecte, le traitement et la communication de toutes les données de surveillance nécessaires pour déterminer les émissions des sources couvertes par la technique de gestion intégrée des émissions. |
GLOSSAIRE
1.20. Description des techniques visant à éviter et à réduire les émissions dans l'air
1.20.1. Poussières
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Technique |
Description |
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Électrofiltre |
Le fonctionnement d'un électrofiltre repose sur la charge et la séparation des particules sous l'effet d'un champ électrique. Les électrofiltres peuvent fonctionner dans des conditions très diverses. Leur efficacité peut dépendre du nombre de champs, du temps de séjour (taille), des propriétés du catalyseur et des dispositifs d'élimination des particules qui se trouvent en amont. Dans les unités CCLF (FCC), des électrofiltres à trois champs ou à quatre champs sont couramment utilisés. Les électrofiltres peuvent être utilisés par voie sèche ou avec injection d'ammoniac pour améliorer la collecte des particules. Pour la calcination du coke vert, l'efficacité de dépoussiérage de l'électrofiltre peut être réduite du fait de la difficulté des particules de coke à se charger électriquement. |
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Multicyclones |
Dispositif ou système de collecte à cyclone installé à la suite des deux étages de cyclones. Généralement dénommé séparateur de troisième étage, la configuration courante se compose d'un seul récipient contenant de nombreux cyclones classiques ou intégrant la technologie «swirl tube» améliorée. Pour les unités de CCLF (FCC), la performance dépend principalement de la concentration et de la distribution granulométrique des fines de catalyseur en aval des cyclones internes du régénérateur. |
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Laveurs centrifuges |
Les laveurs centrifuges combinent le principe du cyclone et un contact intensif avec l'eau (par ex., laveur à venturi). |
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Filtre de troisième étage à décolmatage par contre-courant |
Filtres en céramique ou métal fritté fonctionnant à contre-courant: le gâteau de filtration qui s'est accumulé à la surface du filtre est détaché par le passage de gaz à contre-courant. Les particules solides détachées sont ensuite évacuées du système de filtration. |
1.20.2. Oxydes d'azote (NOX)
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Technique |
Description |
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Modifications de la combustion |
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Combustion étagée |
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Recirculation des effluents gazeux |
Réinjection des effluents gazeux du four dans la flamme afin de réduire la quantité d'oxygène et donc, la température de la flamme. Brûleurs spéciaux utilisant la recirculation interne des gaz de combustion pour refroidir la base des flammes et réduire la teneur en oxygène dans la partie la plus chaude des flammes. |
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Utilisation de brûleurs à faibles émissions de NOX (brûleurs bas NOX) |
La technique (y compris les brûleurs à très faibles émissions de NOX — brûleurs ultrabas NOX) repose sur les principes suivants: réduction de la température maximale des flammes, combustion retardée mais complète et augmentation du transfert de chaleur (émissivité accrue de la flamme). La technique peut être associée à une conception modifiée de la chambre de combustion du four. Les brûleurs ultrabas NOX utilisent la combustion étagée (air/combustible) et la recirculation des effluents gazeux. Des brûleurs bas NOX par voie sèche sont utilisés pour les turbines à gaz. |
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Optimisation de la combustion |
Fondée sur la surveillance permanente des paramètres de combustion appropriés [par ex. teneur en O2, en CO, rapport combustible/air (ou oxygène), imbrûlés], la technique fait appel à la régulation pour obtenir les meilleures conditions de combustion. |
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Injection de diluant |
L'ajout de diluants inertes (par ex. effluents gazeux, vapeur, eau, azote) dans le système de combustion réduit la température de la flamme et, en conséquence, la concentration des NOX dans les effluents gazeux. |
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Réduction catalytique sélective (SCR) |
La technique consiste à réduire les NOX en azote sur un lit catalytique par réaction avec l'ammoniac (introduit en général sous forme de solution aqueuse) à une température de fonctionnement optimale comprise entre 300 et 450 °C. Il est possible d'utiliser une ou deux couches de catalyseur. Le taux de réduction des NOX est amélioré si l'on augmente la quantité de catalyseur (deux couches) |
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Réduction non catalytique sélective (SNCR) |
La technique consiste à réduire les NOX en azote par réaction avec de l'ammoniac ou de l'urée à haute température. La fenêtre de température de fonctionnement doit être maintenue entre 900 et 1 050 °C pour une réaction optimale. |
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Oxydation des NOX à basse température |
Le procédé d'oxydation à basse température consiste à injecter de l'ozone dans un flux d'effluents gazeux à une température optimale inférieure à 150 °C afin d'oxyder le NO et le NO2 (insolubles) en N2O5 (très soluble). Le N2O5 est éliminé dans un épurateur par voie humide, ce qui génère des eaux résiduaires contenant de l'acide nitrique dilué qui peuvent être utilisées dans les procédés de l'unité ou neutralisées avant rejet éventuellement précédé d'un traitement supplémentaire de dénitrification. |
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1.20.3. Oxydes de soufre (SOX)
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Technique |
Description |
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Traitement du gaz de raffinerie |
Certains gaz de raffinerie peuvent être exempts de soufre à la source (par exemple ceux qui résultent des procédés de reformage catalytique et d'isomérisation), mais la plupart des autres procédés produisent des gaz soufrés (par exemple les effluents gazeux des unités de viscoréduction, d'hydrotraitement ou de craquage catalytique). Ces flux gazeux nécessitent un traitement approprié de désulfuration (par ex. élimination des gaz acides — voir ci-après — pour éliminer le H2S) avant leur envoi dans le circuit de gaz de raffinerie |
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Désulfuration du combustible liquide de raffinerie par hydrotraitement |
Outre la sélection d'un pétrole brut à faible teneur en soufre, la désulfuration des combustibles est obtenue par le procédé d'hydrotraitement (voir ci-après), dans le cadre duquel des réactions d'hydrogénation se produisent et entraînent une réduction de la teneur en soufre. |
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Utilisation de gaz en remplacement du combustible liquide |
Consiste à réduire l'utilisation du combustible liquide de raffinerie (en général, fioul lourd contenant du soufre, de l'azote, des métaux, etc.) et à le remplacer par du gaz de pétrole liquéfié (GPL) ou du gaz de raffinerie produit sur place, ou par un combustible gazeux provenant d'un fournisseur extérieur (gaz naturel, par exemple) et dont la teneur en soufre et en autres substances indésirables est faible. Dans le cas des unités de combustion multicombustibles, la combustion d'un minimum de combustible liquide est nécessaire dans chaque unité pour garantir la stabilité de la flamme. |
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Utilisation d'additifs de catalyseurs réduisant les SOX |
Utilisation d'une substance (par exemple un catalyseur à base d'oxydes métalliques) qui renvoie vers le réacteur le soufre associé au coke qui provient du régénérateur. La technique est plus efficace en régime de combustion complète qu'en régime de combustion partielle intense. NB: Les additifs de catalyseurs réduisant les SOX pourraient avoir des effets indésirables sur les émissions de poussières en augmentant les pertes de catalyseur du fait de l'attrition, ainsi que sur les émissions de NOX en participant à l'activité de promotion du CO, parallèlement à l'oxydation du SO2 en SO3. |
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Hydrotraitement |
L'hydrotraitement, qui repose sur des réactions d'hydrogénation, vise principalement à produire des combustibles à faible teneur en soufre (10 ppm pour l'essence et le diesel, par ex.) et à optimiser la configuration du procédé (conversion des résidus lourds et production de distillats moyens). La technique réduit la teneur en soufre, en azote et en métaux de la charge. Comme elle nécessite de l'hydrogène, il faut disposer d'une capacité de production suffisante. Étant donné que la technique transfère le soufre contenu dans la charge dans le gaz de procédé sous la forme de sulfure d'hydrogène (H2S), la capacité de traitement (unité de traitement par les amines et unité Claus) constitue également un goulet d'étranglement potentiel. |
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Élimination des gaz acides par traitement aux amines, par exemple |
Séparation des gaz acides (principalement sulfure d'hydrogène) contenus dans les gaz combustibles par dissolution dans un solvant chimique (absorption). Les solvants couramment employés sont des amines. C'est généralement le traitement préliminaire nécessaire pour pouvoir récupérer le soufre élémentaire dans l'URS. |
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Unité de récupération du soufre (URS) |
Unité spécifique qui consiste généralement en un procédé Claus pour la désulfuration des flux gazeux riches en sulfure d'hydrogène (H2S) provenant des unités de traitement aux amines et des colonnes de désulfuration à la vapeur. L'URS est généralement suivie d'une unité de traitement des gaz résiduaires pour éliminer le H2S restant. |
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Unité de traitement des gaz résiduaires (UTGR) |
Famille de techniques complémentaires de l'URS, destinées à améliorer l'élimination des composés soufrés. Ces techniques peuvent être subdivisées en quatre catégories en fonction des principes appliqués:
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Épuration par voie humide |
Dans l'épuration par voie humide, les composés gazeux sont dissous dans un liquide approprié (eau ou solution alcaline). Il est possible d'éliminer simultanément les composés solides et les composés gazeux. En aval de l'épurateur humide, les effluents gazeux sont saturés d'eau et il convient de séparer les gouttelettes avant d'évacuer les effluents gazeux. Le liquide obtenu doit être traité par un procédé d'épuration des eaux résiduaires et la matière insoluble est alors recueillie par sédimentation ou filtration. Selon le type de solution de lavage, il peut s'agir:
Selon la méthode de contact, les différentes techniques peuvent nécessiter, notamment:
Lorsque les laveurs sont principalement destinés à l'élimination des SOX, une conception appropriée est aussi nécessaire pour éliminer efficacement les poussières. L'efficacité d'épuration indicative type pour les SOX est de l'ordre de 85 à 98 %. |
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Épuration non régénérative |
Une solution de sodium ou de magnésium est utilisée comme réactif alcalin pour absorber les SOX, généralement sous forme de sulfates. Ces techniques utilisent, par exemple:
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Épuration à l'eau de mer |
Type particulier d'épuration non régénérative utilisant l'alcalinité de l'eau de mer, qui sert de solvant. Nécessite généralement une réduction des émissions de poussières en amont. |
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Épuration régénérative |
Utilisation d'un réactif absorbant spécifiquement les SOX (par exemple, solution absorbante), qui permet en général de récupérer le soufre en tant que sous-produit au cours d'un cycle de régénération du réactif. |
1.20.4. Techniques combinées (SOX, NOX et poussières)
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Technique |
Description |
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Épuration par voie humide |
Voir section 1.20.3 |
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Technique combinée SNOX |
Technique combinée de réduction des émissions de SOX, de NOX et de poussières, consistant en une première étape de dépoussiérage (électrofiltre), suivie de procédés catalytiques spécifiques. Les composés soufrés sont valorisés en acide sulfurique concentré de qualité commerciale, tandis que les NOX sont réduits en N2. Le taux global d'élimination des SOX est de l'ordre de 94 à 96,6 %. Le taux global d'élimination des NOX est de l'ordre de 87 à 90 %. |
1.20.5. Monoxyde de carbone (CO)
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Technique |
Description |
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Contrôle des conditions de combustion |
Une régulation attentive des paramètres de combustion permet de limiter l'augmentation des émissions de CO due à l'application de techniques primaires visant à réduire les émissions de NOX. |
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Catalyseurs contenant des promoteurs d'oxydation du monoxyde de carbone (CO) |
Utilisation d'une substance qui favorise de manière sélective l'oxydation du CO en CO2 (combustion). |
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Chaudière au monoxyde de carbone (CO) |
Dispositif spécifique de postcombustion dans lequel le CO présent dans les effluents gazeux est consommé en aval du régénérateur de catalyseur afin de récupérer l'énergie. N'est généralement utilisé que dans les unités CCLF (FCC) en régime de combustion partielle. |
1.20.6. Composés organiques volatils (COV)
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Récupération des vapeurs |
Différentes techniques permettent de réduire les émissions de composés organiques volatils dues aux opérations de chargement et de déchargement de la plupart des produits volatils, principalement le brut et les produits légers. — Absorption: les COV se dissolvent dans un liquide d'absorption approprié (par exemple, glycols ou fractions d'huiles minérales telles que kérosène ou reformat). La solution d'épuration chargée est désorbée par réchauffage lors d'une étape ultérieure. Les gaz désorbés doivent être soit condensés, traités et incinérés, soit réabsorbés dans un flux approprié (du produit en cours de récupération, par exemple). — Adsorption: les COV sont retenues par des sites activés à la surface de matériaux solides adsorbants, tels que le charbon actif (CA) ou la zéolithe. L'adsorbant est régénéré périodiquement. Le gaz désorbé est ensuite absorbé dans un flux circulant du produit en cours de récupération dans une colonne de lavage située en aval. Le gaz résiduel provenant de la colonne de lavage est dirigé vers un traitement ultérieur. — Séparation membranaire du gaz: les COV traversent des membranes sélectives en vue de séparer le mélange vapeur/air en une phase enrichie en hydrocarbures (perméat), qui est ensuite condensée ou absorbée, et une phase appauvrie en hydrocarbures (rétentat). — Réfrigération/condensation en deux étapes: le refroidissement du mélange vapeur/gaz entraîne la condensation des COV, qui sont ensuite séparées sous forme liquide. L'humidité entraînant le givrage de l'échangeur de chaleur, il faut un procédé de condensation en deux étapes permettant le fonctionnement alterné. — Systèmes hybrides: combinaison des techniques disponibles.
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Destruction des vapeurs |
Lorsqu'ils ne peuvent pas être récupérés facilement, les COV peuvent être détruits notamment par oxydation thermique (incinération) ou par oxydation catalytique. Des mesures de sécurité (par exemple, des pare-flammes) sont nécessaires pour éviter les explosions. L'oxydation thermique a généralement lieu dans des dispositifs d'oxydation à chambre unique avec revêtement réfractaire, équipés d'un brûleur à gaz et d'une cheminée. En présence d'essence, l'efficacité de l'échangeur de chaleur est limitée et les températures de préchauffage sont maintenues en dessous de 180 °C pour réduire le risque d'inflammation. Les températures de fonctionnement sont comprises entre 760 et 870 °C et les temps de séjour sont généralement de 1 seconde. Lorsqu'un incinérateur n'est pas disponible aux fins de l'oxydation thermique, il est possible d'utiliser un four existant pour obtenir la température et le temps de séjour requis. L'oxydation catalytique nécessite un catalyseur, qui améliore le taux d'oxydation en adsorbant l'oxygène et les COV qui se fixent à sa surface. Le catalyseur permet à la réaction d'oxydation de se produire à une température inférieure à celle requise par l'oxydation thermique, comprise entre 320 et 540 °C. Une première étape de préchauffage (électrique ou au gaz) permet d'atteindre la température nécessaire pour déclencher l'oxydation catalytique des COV. Une étape d'oxydation intervient, au cours de laquelle l'air passe à travers un lit de catalyseurs solides. |
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Programme de détection et réparation des fuites |
Un programme de détection et réparation des fuites est une approche structurée de la réduction des émissions fugitives de COV qui repose sur la détection des fuites, suivie de la réparation ou du remplacement des éléments qui présentent des fuites. Les méthodes actuellement disponibles pour détecter les fuites sont les méthodes par reniflage (décrites dans la norme EN 15446) et des méthodes de détection des gaz par imagerie optique. Méthode par reniflage: la première étape est la détection à l'aide d'analyseurs portatifs de COV, qui mesurent la concentration à côté de l'équipement (par exemple, par ionisation de flamme ou photo-ionisation). La seconde étape consiste à envelopper l'élément dans un sac pour effectuer une mesure directe à la source des émissions. Cette seconde étape est parfois remplacée par des courbes de corrélation mathématique tracées à partir des résultats statistiques obtenus à la suite d'un grand nombre de mesures précédemment effectuées sur des éléments similaires. Méthode de détection des gaz par imagerie optique: l'imagerie optique utilise de petites caméras portatives légères qui permettent de visualiser les fuites de gaz en temps réel, de sorte qu'elles apparaissent sur l'enregistrement comme «de la fumée», en plus de l'image normale de l'élément concerné, afin de localiser aisément et rapidement d'importantes fuites de COV. Les systèmes actifs produisent une image avec lumière d'un laser infrarouge qui se réfléchit sur l'élément et son environnement immédiat. Les systèmes passifs reposent sur le rayonnement infrarouge naturel de l'équipement et de son environnement immédiat. |
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Surveillance des émissions diffuses de COV |
Une combinaison appropriée de méthodes complémentaires, telles que la mesure en occultation solaire (SOF) ou le lidar à absorption différentielle (DIAL), permet de procéder à un examen exhaustif du site avec quantification de l'ensemble des émissions. Les résultats ainsi obtenus peuvent être utilisés pour suivre les évolutions dans le temps, réaliser des recoupements et mettre à jour ou valider le programme de détection et réparation des fuites. Mesure en occultation solaire (SOF): la technique repose sur l'enregistrement et l'analyse par spectromètre à transformée de Fourier d'un spectre à large bande de lumière solaire visible/ultraviolette ou infrarouge le long d'un itinéraire géographique donné, perpendiculairement à la direction du vent et à travers les panaches de COV. Lidar à absorption différentielle (DIAL): la technique utilise le Lidar (détection et télémétrie par ondes lumineuses) à absorption différentielle, qui est l'équivalent optique du RADAR, basé sur les ondes radioélectriques. La technique repose sur la rétrodiffusion des impulsions d'un rayon laser par des aérosols atmosphériques, et sur l'analyse des propriétés spectrales de la lumière renvoyée recueillie à l'aide d'un télescope. |
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Équipement à haute intégrité |
Un équipement à haute intégrité comprend notamment:
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1.20.7. Autres techniques
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Techniques visant à éviter ou à réduire le torchage des émissions |
Conception correcte de la raffinerie: notamment capacité suffisante du système de récupération des gaz de torchère, utilisation de soupapes de sûreté à haute intégrité et autres mesures visant à ne recourir au torchage que pour des raisons de sécurité en dehors des périodes de fonctionnement normal (démarrage, arrêt, urgence). Gestion de la raffinerie: comprend des mesures organisationnelles et de gestion visant à réduire les opérations de brûlage à la torche en équilibrant le circuit de gaz de raffinerie, en recourant à des systèmes avancés de contrôle des procédés, etc. Conception des torchères: notamment hauteur, pression, assistance par vapeur, air ou gaz, type des nez de torchère, etc. L'objectif est de permettre un fonctionnement fiable et sans fumée et de garantir la combustion efficace des gaz excédentaires en cas de recours au torchage en dehors des opérations de routine. Surveillance et rapports: surveillance continue (mesures des débits et estimations d'autres paramètres) du gaz mis en torchère ainsi que des paramètres de combustion associés (par ex. composition et valeur calorifique du flux de gaz, rapport d'assistance, vitesse, débit du gaz purgé, émissions polluantes). La consignation des opérations de torchage permet de faire du rapport de torchage une exigence requise par le SME et d'éviter de nouvelles opérations. Une surveillance visuelle à distance au moyen d'écrans de télévision en couleurs est également possible pendant les opérations de torchage. |
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Choix du promoteur de catalyseur afin d'éviter la formation de dioxines |
Pendant la régénération du catalyseur de reformage, des chlorures organiques sont généralement nécessaires pour garantir l'efficacité du catalyseur (afin de rétablir le bon équilibre en chlorures dans le catalyseur et de permettre la dispersion appropriée des métaux). Le choix du composé chloré approprié aura une incidence sur les émissions de dioxines et de furannes. |
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Récupération des solvants pour les procédés de production d'huile de base |
L'unité de récupération des solvants comprend une phase de distillation, où les solvants sont récupérés dans le flux d'huile, et une phase d'extraction (à la vapeur ou à l'aide d'un gaz inerte) dans une colonne de fractionnement. Les solvants utilisés peuvent être un mélange (DiMe) de 1,2-dichloroéthane (DCE) et de dichlorométhane (DCM). Dans les unités de traitement des cires, la récupération du solvant (par ex. DCE) fait appel à deux systèmes, l'un pour la cire déshuilée et l'autre pour la cire molle. Ces deux systèmes comprennent des séparateurs instantanés à chaleur intégrée et une colonne de fractionnement sous vide. Les flux provenant de l'huile déparaffinée et des cires sont traités par extraction pour éliminer les traces de solvants. |
1.21. Description des techniques visant à éviter et à réduire les émissions dans l'eau
1.21.1. Prétraitement des eaux résiduaires
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Prétraitement des flux d'eaux acides avant réutilisation ou traitement |
Consiste à envoyer l'eau acide (provenant, par exemple, des unités de distillation, de craquage, de cokéfaction) vers un dispositif de prétraitement approprié (unité de stripage, par exemple). |
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Prétraitement des autres flux d'eaux résiduaires avant le traitement |
Un prétraitement approprié peut s'avérer nécessaire pour préserver l'efficacité du traitement. |
1.21.2. Traitement des eaux résiduaires
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Élimination des substances insolubles par récupération des hydrocarbures |
Ces techniques font généralement appel à:
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Élimination des substances insolubles par récupération des solides en suspension et des hydrocarbures dispersés |
Ces techniques font généralement appel à:
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Élimination des substances solubles, incluant traitement biologique et la clarification |
Les techniques de traitement biologique peuvent inclure:
Le procédé aux boues activées est un des systèmes à cultures libres les plus couramment utilisés dans les unités d'épuration des eaux résiduaires des raffineries. Les systèmes à cultures fixées peuvent comprendre un filtre biologique ou un filtre percolateur (ou lit bactérien). |
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Étape de traitement complémentaire |
Traitement spécifique des eaux résiduaires destiné à compléter les différentes phases de traitement précédentes, par exemple pour réduire davantage les composés azotés ou carbonés. Généralement appliqué en cas d'exigences locales spécifiques de préservation de l'eau. |
(1) En cas d'application de la MTD 58.
(2) La mesure en continu des émissions de SO2 peut être remplacée par des calculs fondés sur des mesures de la teneur en soufre du combustible ou de la charge, s'il peut être établi qu'il en résulte un degré de précision équivalent.
(3) En ce qui concerne les SOX, seul le SO2 est mesuré en continu; le SO3 n'est mesuré que périodiquement (par exemple, lors de l'étalonnage du système de surveillance du SO2).
(4) Désigne la puissance thermique nominale totale de l'ensemble des unités de combustion raccordées à la cheminée d'où proviennent les émissions.
(5) Ou surveillance indirecte des SOX.
(6) La fréquence de surveillance peut être adaptée si, après un an, les séries de données montrent clairement une stabilité suffisante.
(7) La mesure des émissions de SO2 de l'URS peut être remplacée par une surveillance continue du bilan matières ou d'autres paramètres de procédé pertinents, à condition que le rendement de l'URS soit mesuré de manière appropriée sur la base de tests de performance de l'unité, réalisés périodiquement (tous les deux ans, par exemple).
(8) L'antimoine (Sb) fait l'objet d'une surveillance uniquement dans les unités de craquage catalytique où l'on a recours à l'injection de Sb (pour la passivation des métaux, par exemple).
(9) À l'exception des unités de combustion utilisant exclusivement des combustibles gazeux.
(10) La surveillance de la teneur en N et en S du combustible ou de la charge n'est pas indispensable lorsque les émissions de NOX et de SO2 font l'objet de mesures en continu au niveau de la cheminée.
(11) Le haut de la fourchette est associé à de plus fortes concentrations de NOX en entrée, à des taux de réduction des NOX plus élevés et au vieillissement du catalyseur.
(12) Le bas de la fourchette est associé à l'utilisation de la technique de SCR.
(13) Les paramètres et les fréquences d'échantillonnage ne sont pas tous applicables aux effluents des raffineries de gaz.
(14) Se rapporte à un échantillon composite proportionnel au débit prélevé sur une période de 24 heures ou, s'il est établi que le débit est suffisamment stable, à un échantillon proportionnel au temps.
(15) La transition de la méthode en cours à la norme EN 9377-2 peut nécessiter une période d'adaptation.
(16) Si une corrélation est possible sur le site, la DCO peut être remplacée par le COT. La corrélation entre la DCO et le COT doit être établie au cas par cas. La surveillance du COT est la solution à privilégier, car elle n'est pas tributaire de l'utilisation de composés très toxiques.
(17) L'azote global désigne le total de l'azote dosé par la méthode Kjeldahl, des nitrates et des nitrites.
(18) Si un procédé de nitrification/dénitrification est utilisé, des niveaux inférieurs à 15 mg/l peuvent être atteints.
(19) En cas d'injection d'antimoine (Sb) pour la passivation des métaux, les émissions de NOX peuvent atteindre 700 mg/Nm3. L'utilisation de la technique SCR permet d'atteindre les valeurs basses de la fourchette.
(20) Le soufflage de suie dans la chaudière-CO à travers le refroidisseur de gaz est exclu.
(21) La valeur basse de la fourchette peut être obtenue avec un électrofiltre à 4 champs.
(22) S'il est possible de choisir une charge à faible teneur en soufre (par ex. < 0,5 % p/p) (ou de recourir à l'hydrotraitement) et/ou d'appliquer une épuration, quel que soit le régime de combustion, le haut de la fourchette des NEA-MTD est ≤ 600 mg/Nm3.
(23) Ces valeurs ne sont pas nécessairement obtenues si la chaudière-CO ne fonctionne pas à pleine charge.
(24) La valeur basse de la fourchette peut être obtenue avec un électrofiltre à 4 champs.
(25) S'il n'est pas possible d'utiliser un électrofiltre, les niveaux d'émission peuvent atteindre 150 mg/Nm3.
(26) Les NEA-MTD font référence aux émissions combinées de la turbine à gaz et, le cas échéant, de la chaudière de récupération supplémentaire.
(27) Dans le cas des combustibles à teneur élevée en H2 (supérieure à 10 %), la valeur haute de la fourchette est 75 mg/Nm3.
(28) Dans le cas d'une unité existante recourant au préchauffage de l'air à haute température (c.-à-d. > 200 °C) ou utilisant un combustible gazeux dont la teneur en H2 est supérieure à 50 %, la valeur haute de la fourchette des NEA-MTD est 200 mg/Nm3.
(29) Dans le cas des unités existantes de puissance < 100 MW qui utilisent du fioul à teneur en azote supérieure à 0,5 % (p/p) ou qui utilisent plus de 50 % de combustible liquide, ou qui ont recours au préchauffage de l'air, les valeurs peuvent atteindre 450 mg/Nm3.
(30) L'utilisation de la technique SCR permet d'atteindre les valeurs basses de la fourchette.
(31) Les valeurs basses de la fourchette peuvent être obtenues dans le cas d'unités appliquant des techniques secondaires.
(32) Les valeurs hautes de la fourchette correspondent aux unités utilisant un pourcentage élevé de combustible liquide et où seules des techniques primaires sont applicables.
(33) Dans la configuration spécifique du traitement du gaz de raffinerie avec épurateur fonctionnant à basse pression et rapport molaire H/C du gaz de raffinerie supérieur à 5, les valeurs hautes de la fourchette des NEA-MTD peuvent atteindre 45 mg/Nm3.
(34) Les techniques ii) et iii) peuvent ne pas être applicables d'une manière générale lorsque les réservoirs sont destinés à contenir des produits dont la manutention à l'état liquide requiert de la chaleur (par ex. le bitume) et qui, du fait de leur solidification, rendent les fuites improbables.
(35) Une unité de destruction des vapeurs (par exemple par incinération) peut remplacer l'unité de récupération si la récupération des vapeurs est dangereuse ou techniquement impossible en raison du volume de vapeurs à récupérer.
(36) Valeurs horaires en fonctionnement continu, exprimées et mesurées conformément à la directive 94/63/CE du Parlement européen et du Conseil (JO L 365 du 31.12.1994, p. 24).
(37) La valeur inférieure peut être obtenue avec des systèmes hybrides à deux étapes. La valeur supérieure peut être obtenue avec un système membranaire ou d'absorption à une seule étape.
(38) La surveillance du benzène n'est pas indispensable lorsque le niveau des émissions de COVNM se situe dans le bas de la fourchette.
(39) Peut ne pas être applicable aux raffineries autonomes de lubrifiants ou de bitumes dont les émissions de composés soufrés sont inférieures à 1 t/j.
(40) L'efficacité de récupération du soufre est calculée sur l'ensemble de la chaîne de traitement (y compris URS et UTGR), comme la fraction de soufre de la charge qui est récupérée dans le flux de soufre dirigé vers les fosses de réception.
Lorsque les techniques appliquées ne comprennent pas la récupération du soufre (par exemple épurateur à eau de mer), l'efficacité de récupération du soufre désigne la proportion (%) de soufre éliminée par l'ensemble de la chaîne de traitement.