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Document 42011X0909(01)

Règlement n ° 16 de la Commission économique pour l’Europe des Nations unies (CEE-ONU) — prescriptions uniformes relatives à l’homologation: I. des ceintures de sécurité, systèmes de retenue, dispositifs de retenue pour enfants et dispositifs de retenue pour enfants ISOFIX pour les occupants des véhicules à moteur — II. des véhicules équipés de ceintures de sécurité, systèmes de retenue, dispositifs de retenue pour enfants et dispositifs de retenue pour enfants ISOFIX

OJ L 233, 9.9.2011, p. 1–94 (BG, ES, CS, DA, DE, ET, EL, EN, FR, IT, LV, LT, HU, MT, NL, PL, PT, RO, SK, SL, FI, SV)
Special edition in Croatian: Chapter 13 Volume 053 P. 155 - 248

In force

ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2011/16(2)/oj

9.9.2011   

FR

Journal officiel de l'Union européenne

L 233/1


Seuls les textes originaux de la CEE-ONU ont un effet juridique dans le cadre du droit public international. La situation et la date d’entrée en vigueur du présent règlement doivent être vérifiées dans la dernière version du document sur la situation des règlements de la CEE-ONU TRANS/WP.29/343/Rév.X, disponible à l’adresse suivante:

http://www.unece.org/trans/main/wp29/wp29wgs/wp29gen/wp29fdocstts.html

Règlement no 16 de la Commission économique pour l’Europe des Nations unies (CEE-ONU) — prescriptions uniformes relatives à l’homologation:

I.

des ceintures de sécurité, systèmes de retenue, dispositifs de retenue pour enfants et dispositifs de retenue pour enfants ISOFIX pour les occupants des véhicules à moteur

II.

des véhicules équipés de ceintures de sécurité, systèmes de retenue, dispositifs de retenue pour enfants et dispositifs de retenue pour enfants ISOFIX

Comprenant tout le texte valide jusqu’à:

Complément 1 à la série 06 d’amendements – date d’entrée en vigueur: 23 juin 2011

TABLE DES MATIÈRES

RÈGLEMENT

1.

Domaine d’application

2.

Définitions

3.

Demande d’homologation

4.

Inscription

5.

Homologation

6.

Spécifications

7.

Essais

8.

Prescriptions relatives à l’installation dans le véhicule

9.

Conformité de la production

10.

Sanctions pour non-conformité de la production

11.

Modifications et extension de l’homologation du type de véhicule ou de type de ceinture de sécurité ou de système de retenue

12.

Arrêt définitif de la production

13.

Instructions de montage

14.

Noms et adresses des services techniques chargés des essais d’homologation et des services administratifs

15.

Dispositions transitoires

ANNEXES

Annexe 1A —

Communication concernant l’homologation ou l’extension ou le refus ou le retrait d’une homologation ou l’arrêt définitif de la production d’un type de véhicule en ce qui concerne les ceintures de sécurité, en application du règlement no 16

Annexe 1B —

Communication concernant l’homologation ou l’extension ou le refus ou le retrait d’une homologation ou l’arrêt définitif de la production d’un type de ceinture de sécurité ou de système de retenue pour les occupants adultes des véhicules à moteur, en application du règlement no 16

Annexe 2 —

Exemples de marques d’homologation

Annexe 3 —

Schéma d’appareillage pour l’essai d’endurance du rétracteur

Annexe 4 —

Schéma d’appareillage pour l’essai de verrouillage du rétracteur à verrouillage d’urgence

Annexe 5 —

Schéma d’appareillage pour l’essai de résistance à la poussière

Annexe 6 —

Description du chariot, du siège, des ancrages et du dispositif d’arrêt

Annexe 7 —

Description du mannequin

Annexe 8 —

Description de la courbe de décélération ou d’accélération du chariot en fonction du temps

Annexe 9 —

Instructions

Annexe 10 —

Essai de la boucle commune

Annexe 11 —

Essais d’abrasion et de microglissement

Annexe 12 —

Essai de corrosion

Annexe 13 —

Ordre des essais

Annexe 14 —

Contrôle de conformité de la production

Annexe 15 —

Procédure de détermination du point H et de l’angle réel de torse pour les places assises des véhicules automobiles

Appendice 1 —

Description de la machine tridimensionnelle point H

Appendice 2 —

Système de référence à trois dimensions

Appendice 3 —

Paramètres de référence des places assises

Annexe 16 —

Prescriptions minimales pour ceintures de sécurité et enrouleurs

Annexe 17 —

Prescriptions requises en matière d’installation, à l’intérieur des véhicules à moteur, de ceintures de sécurité et de systèmes de retenue pour les occupants adultes des sièges faisant face vers l’avant, et pour l’installation de dispositifs de retenue pour enfants ISOFIX

Appendice 1 —

Dispositions relatives à l’installation de dispositifs de retenue pour enfants de la catégorie «universelle» utilisant les ceintures de sécurité du véhicule

Appendice 2 —

Prescriptions concernant l’installation de dispositifs de retenue pour enfants ISOFIX face à la route et dos à la route de catégorie universelle et semi-universelle aux positions ISOFIX

Appendice 3 —

Tableau 1 — Tableau de compatibilité d’installation des dispositifs de retenue pour enfants aux différentes places assises, devant figurer dans le manuel d’entretien du véhicule

Tableau 2 — Tableau d’information du manuel du véhicule sur l’installation des dispositifs ISOFIX de retenue pour enfants, aux différentes places ISOFIX

Appendice 4 —

Installation du mannequin 10 ans

Annexe 18 —

Essais du système témoin de port de ceinture

1.   DOMAINE D’APPLICATION

Ce règlement s’applique aux:

1.1.

Véhicules des catégories M, N, O, L2, L4, L5, L6, L7 et T (1), en ce qui concerne l’installation de ceintures de sécurité et de dispositifs de retenue qui sont destinés à être utilisés séparément, c’est-à-dire comme dispositifs individuels, par des personnes adultes occupant des sièges faisant face vers l’avant ou vers l’arrière;

1.2.

Ceintures de sécurité et dispositifs de retenue qui sont destinés à être utilisés séparément, c’est-à-dire comme dispositifs individuels, par des personnes adultes occupant des sièges faisant face vers l’avant ou vers l’arrière, et qui sont conçus pour une installation dans des véhicules des catégories M, N, O, L2, L4, L5, L6, L7 et T (1);

1.3.

Véhicules des catégories M1 et N1 (1) en ce qui concerne l’installation de dispositifs de retenue pour enfants et de dispositifs de retenue pour enfants ISOFIX.

1.4.

Véhicules de la catégorie M1 en ce qui concerne le témoin de port de ceinture (2).

1.5.

À la demande du constructeur, il s’applique aussi à l’installation des dispositifs de retenue pour enfant et dispositifs de retenue pour enfant ISOFIX conçus pour une installation dans les véhicules des catégories M2 et M3 (1).

2.   DÉFINITIONS

2.1.   Ceinture de sécurité (ceinture)

Assemblage de sangles avec boucle de fermeture, dispositifs de réglage et pièces de fixation pouvant être ancré à l’intérieur d’un véhicule à moteur et conçu de manière à réduire le risque de blessures pour l’utilisateur en cas de collision ou de décélération brusque du véhicule, en limitant les possibilités de mouvement du corps de l’utilisateur. Cet assemblage est désigné d’une façon générale par le terme «ceinture»; ce terme englobe également tout dispositif d’absorption d’énergie ou de rétraction de la ceinture.

Cet assemblage peut être soumis à l’essai et homologué en tant que ceinture de sécurité ou système de retenue.

2.1.1.   Ceinture abdominale

Une ceinture deux points passant devant le corps de l’utilisateur à la hauteur du bassin.

2.1.2.   Ceinture diagonale

Ceinture passant en diagonale devant le thorax, de la hanche jusqu’à l’épaule du côté opposé.

2.1.3.   Ceinture trois points

Ceinture constituée essentiellement d’une sangle abdominale combinée à une sangle diagonale.

2.1.4.   Ceinture du type S

Une ceinture autre qu’une ceinture de sécurité trois points ou une ceinture abdominale.

2.1.5.   Ceinture harnais

Une ceinture du type S comprenant une sangle abdominale et des bretelles; une ceinture harnais peut être complétée par une sangle d’entrejambe;

2.2.   Type de ceinture

Par ceintures de «types» différents, on entend des ceintures présentant entre elles des différences essentielles, ces différences pouvant notamment porter sur:

2.2.1.

les parties rigides (boucle, pièces de fixation, rétracteur, etc.);

2.2.2.

la matière, le tissage, les dimensions, la couleur des sangles;

2.2.3.

la géométrie de la ceinture.

2.3.   Sangle

Élément souple destiné à maintenir le corps et à transmettre les efforts aux ancrages.

2.4.   Boucle de fermeture

Dispositif à déverrouillage rapide, permettant à l’utilisateur d’être maintenu par la ceinture. La boucle peut comprendre le dispositif de réglage, sauf dans le cas d’une boucle de ceinture harnais.

2.5.   Dispositif de réglage de la ceinture

Dispositif permettant de régler la ceinture selon les besoins de l’utilisateur individuel et la position du siège. Le dispositif de réglage peut soit faire partie de la boucle, soit être un rétracteur ou toute autre partie de la ceinture de sécurité.

2.6.   Dispositif de précharge

Dispositif additionnel ou intégré qui met sous tension la sangle de la ceinture de sécurité afin de réduire le jeu de celle-ci au cours d’une série de chocs.

2.7.   «Zone de référence», l’espace compris entre deux plans longitudinaux verticaux, séparés de 400 mm et symétriques par rapport au point H, et définis par un passage en rotation de la tête factice de la verticale à l’horizontale, défini à l’annexe 1 du règlement no 21. La tête factice doit être positionnée comme indiqué dans ladite annexe et réglée à la longueur maximum de 840 mm.

2.8.   «Installation de coussin gonflable», un dispositif conçu pour compléter les ceintures de sécurité et les systèmes de retenue dans les véhicules à moteur, c’est-à-dire qui, en cas de choc violent subi par le véhicule, libère une structure souple capable d’atténuer, par compression du gaz qu’elle contient, la gravité du contact entre une ou plusieurs des parties du corps d’un occupant du véhicule et l’intérieur de l’habitacle.

2.9.   «Coussin gonflable pour passager», une installation de coussin gonflable conçue pour protéger l’occupant (les occupants) du (des) siège(s) autre(s) que celui du conducteur en cas de choc frontal.

2.10.   «Système de retenue pour enfants», un dispositif de sécurité tel que défini dans le règlement no 44.

2.11.   «Faisant face vers l’arrière», signifie faisant face dans la direction opposée au sens normal de la marche du véhicule.

2.12.   Pièces de fixation

Parties de la ceinture, y compris les éléments de fixation nécessaires, qui permettent de la fixer aux ancrages du véhicule.

2.13.   Absorbeur d’énergie

Dispositif destiné à dissiper l’énergie indépendamment de la sangle ou conjointement avec celle-ci et faisant partie d’une ceinture.

2.14.   Rétracteur

Dispositif pour le logement en partie ou en totalité de la sangle d’une ceinture de sécurité.

2.14.1.   Rétracteur sans verrouillage (type 1)

Rétracteur dont on déroule la sangle sur toute sa longueur par une faible traction extérieure et ne permettant aucun réglage de la longueur de sangle déroulée.

2.14.2.   Rétracteur à déverrouillage manuel (type 2)

Rétracteur que l’usager doit déverrouiller au moyen d’un dispositif à commande manuelle pour pouvoir dérouler la longueur de sangle voulue et se verrouillant automatiquement lorsque l’usager cesse d’agir sur ce dispositif.

2.14.3.   Rétracteur à verrouillage automatique (type 3)

Rétracteur permettant de dérouler la longueur de sangle voulue et ajustant automatiquement la sangle à l’usager lorsque la ceinture est bouclée. Le déroulement d’une longueur supplémentaire de sangle ne peut avoir lieu sans intervention volontaire de l’usager.

2.14.4.   Rétracteur à verrouillage d’urgence (type 4)

Rétracteur qui, dans les conditions normales de conduite, ne limite pas la liberté de mouvement de l’usager. Le rétracteur comporte un dispositif de réglage en longueur, qui ajuste automatiquement la sangle à la corpulence de l’usager et un mécanisme de verrouillage actionné en cas d’accident par:

2.14.4.1.

décélération du véhicule (sensibilité unique).

2.14.4.2.

une combinaison de décélération du véhicule, du mouvement de la sangle ou de tout autre moyen automatique (sensibilité multiple).

2.14.5.   Rétracteur à verrouillage d’urgence à seuil relevé (type 4N)

Un rétracteur conforme à 2.14.4, mais présentant des caractéristiques particulières compte tenu de son utilisation dans les véhicules des catégories M2, M3, N1, N2 et N3 (3).

2.14.6.   Dispositif d’adaptation en hauteur de la ceinture

Dispositif permettant de régler la position en hauteur du renvoi supérieur de la ceinture selon les besoins de l’utilisateur individuel et la position du siège. Un tel dispositif peut être considéré comme faisant partie de la ceinture ou partie de l’ancrage de la ceinture.

2.15.   Ancrage de ceinture

Parties de la structure du véhicule ou du siège, ou toutes autres parties du véhicule, auxquelles doivent être assujetties les ceintures.

2.16.   Type de véhicule en ce qui concerne les ceintures de sécurité et les systèmes de retenue

Catégorie de véhicules à moteur qui ne présentent pas de différences essentielles notamment quant aux dimensions, aux lignes et aux matériaux constituant les éléments de la structure du véhicule, la structure des sièges, ou toute autre partie du véhicule à laquelle les ceintures de sécurité et les systèmes de retenue sont fixés.

2.17.   Système de retenue

Un système conçu pour un type de véhicule spécifique ou un type défini par le constructeur du véhicule et agréé par le service technique, composé d’un siège et d’une ceinture fixés au véhicule par des moyens appropriés et comprenant en outre tous les éléments installés pour réduire le risque de blessures pour l’utilisateur, en cas de décélération brusque du véhicule, en limitant les possibilités de mouvement de son corps;

2.18.   Siège

Structure faisant ou non partie intégrante de la structure du véhicule, y compris sa garniture, offrant une place assise pour un adulte. Le terme désigne aussi bien un siège individuel que la partie d’une banquette correspondant à une place assise.

2.18.1.   Par «siège avant», on entend tout siège dont le «point-H le plus avancé» est situé dans le plan transversal vertical passant par le point-R du conducteur ou à l’avant de ce point.

2.19.   Groupe de sièges

Banquette ou sièges distincts mais côte à côte (c’est-à-dire fixés de telle sorte que les ancrages du siège avant de l’un des sièges soient à l’alignement des ancrages avant ou arrière d’un autre siège ou entre les ancrages de cet autre siège) et offrant une ou plusieurs places assises pour adultes.

2.20.   Banquette

Structure complète avec sa garniture, offrant au moins deux places assises pour adultes.

2.21.   Système de réglage du siège

Dispositif complet permettant de régler le siège ou ses parties pour une position assise de l’occupant adaptée à sa morphologie. Ce dispositif de réglage peut permettre notamment:

2.21.1.

un déplacement longitudinal;

2.21.2.

un déplacement en hauteur;

2.21.3.

un déplacement angulaire.

2.22.   Ancrage du siège

Système de fixation de l’ensemble du siège à la structure du véhicule, y compris les parties en cause de la structure du véhicule.

2.23.   Type de siège

Catégorie de sièges qui ne présentent pas entre eux de différences essentielles:

2.23.1.

quant à la forme, aux dimensions et aux matériaux de la structure du siège,

2.23.2.

quant au type et aux dimensions des systèmes de réglage et de verrouillage,

2.23.3.

quant au type et aux dimensions de l’ancrage de la ceinture sur le siège, de l’ancrage du siège et des parties en cause de la structure du véhicule.

2.24.   Système de déplacement du siège

Dispositif permettant de déplacer angulairement ou longitudinalement le siège ou l’un de ses éléments, sans position intermédiaire fixe (pour en faciliter l’accès aux voyageurs).

2.25.   Système de verrouillage du siège

Dispositif assurant le maintien du siège et de ses parties en toute position d’utilisation.

2.26.   Bouton de déverrouillage encastré

Un bouton de déverrouillage tel que la boucle ne puisse pas être ouverte au moyen d’une bille de 40 mm de diamètre.

2.27.   Bouton de déverrouillage non encastré

Un bouton de déverrouillage tel que la boucle puisse être ouverte au moyen d’une bille de 40 mm de diamètre.

2.28.   Réducteur de tension

Dispositif faisant partie de l’enrouleur, qui sert à réduire automatiquement la tension de la sangle dès que la ceinture de sécurité est bouclée. Dès que la ceinture est déverrouillée, le réducteur de tension se met automatiquement hors fonction.

2.29.   «ISOFIX» est un système pour la fixation des dispositifs de retenue pour enfants aux véhicules, composé de deux ancrages rigides sur le véhicule, de deux attaches rigides correspondantes sur le dispositif de retenue pour enfants, et d’un moyen permettant de limiter la rotation du dispositif de retenue pour enfants.

2.30.   «Dispositif de retenue pour enfants ISOFIX» signifie un dispositif de retenue pour enfants, conforme aux prescriptions du règlement no 44, et qui doit être fixé aux systèmes d’ancrages ISOFIX, conformes au règlement no 14.

2.31.   «Position ISOFIX» signifie un système qui permet d’installer:

a)

soit un dispositif de retenue pour enfants ISOFIX face à la route universel tel que défini dans le règlement no 44;

b)

soit un dispositif de retenue pour enfants ISOFIX face à la route semi- universel tel que défini dans le règlement no 44;

c)

soit un dispositif de retenue pour enfants ISOFIX dos à la route semi- universel tel que défini dans le règlement no 44;

d)

soit un dispositif de retenue pour enfants ISOFIX latéral semi-universel tel que défini dans le règlement no 44;

e)

soit un dispositif de retenue pour enfants ISOFIX spécifique à un véhicule tel que défini dans le règlement no 44.

2.32.   «Système d’ancrages ISOFIX»: système composé de deux ancrages inférieurs ISOFIX, conformes au règlement no 14, et destiné à attacher un dispositif de retenue pour enfants ISOFIX, associé à un système anti-rotation.

2.33.   «Ancrage inférieur ISOFIX»: une barre ronde horizontale de 6 mm de diamètre, dépassant de la structure du véhicule ou du siège, permettant la retenue d’un dispositif de retenue pour enfants ISOFIX équipé d’attaches ISOFIX.

2.34.   «Système anti-rotation»,

a)

Un système anti-rotation pour un dispositif de retenue pour enfants ISOFIX universel consiste en un ancrage pour fixation supérieure ISOFIX;

b)

Un système anti-rotation pour un dispositif de retenue pour enfants ISOFIX semi-universel consiste en un ancrage pour fixation supérieure ISOFIX, ou la planche de bord du véhicule, ou une jambe de force visant à limiter la rotation du dispositif de retenue lors d’un choc frontal;

c)

Pour des dispositifs de retenue pour enfants ISOFIX, universel et semi-universel, le siège du véhicule en lui-même ne constitue pas un système anti-rotation.

2.35.   «Ancrage pour fixation supérieure ISOFIX»: dispositif, conformes aux exigences du règlement no 14, comme une barre, située dans une zone définie, destiné à recevoir un connecteur d’ancrage pour fixation supérieure ISOFIX et à transférer son effort de rétention sur la structure du véhicule.

2.36.   Le «dispositif de guidage» vise à aider l’installation du dispositif de retenue pour enfants ISOFIX en guidant physiquement les attaches ISOFIX du dispositif de retenue pour enfants ISOFIX en alignement avec les ancrages inférieurs ISOFIX, pour faciliter l’enclenchement.

2.37.   Le «marquage ISOFIX» est une information fournie à la personne qui souhaite installer un dispositif de retenue pour enfants ISOFIX au sujet des positions ISOFIX dans le véhicule et de la situation de chaque système d’ancrages ISOFIX correspondant.

2.38.   Le «système d’installation de retenue pour enfants» (SIRE) est un gabarit correspondant à une des 7 classes de taille ISOFIX définies au paragraphe 4 de l’annexe 17 – appendice 2 du présent règlement, et dont les dimensions sont indiquées aux figures 1 à 7 du paragraphe 4 mentionné ci-dessus. Ces systèmes d’installation de retenue pour enfants (SIRE) sont utilisés dans le présent règlement, pour vérifier quelles sont les classes de taille de dispositif de retenue pour enfants ISOFIX qui peuvent être adaptées sur les positions ISOFIX du véhicule. De plus l’un des SIRE, le gabarit référencé ISO/F2 (B) et décrit à la figure 2 du paragraphe 4 mentionné ci-dessus, est utilisé dans le règlement no 14 pour vérifier la localisation et l’accessibilité de tous les systèmes d’ancrages ISOFIX.

2.39.   «Témoin de port de ceinture» désigne un système destiné à alerter le conducteur lorsqu’il n’utilise pas sa ceinture. Le système détecte le non-bouclage de la ceinture et offre deux niveaux d’avertissement au conducteur: un premier niveau d’alerte et un second niveau d’alerte;

2.40.   «Alerte visuelle» désigne une alerte par un signal visuel (lumineux, clignotant ou affichage d’un symbole ou d’un message);

2.41.   «Alerte sonore» désigne une alerte par un signal sonore;

2.42.   «Alerte de premier niveau» désigne une alerte visuelle activée à la mise sous contact (moteur arrêté ou moteur tournant) lorsque la ceinture du conducteur n’est pas bouclée. Une alerte sonore peut être ajoutée en option;

2.43.   «Alerte de deuxième niveau» désigne une alerte visuelle et sonore activée lorsque le conducteur conduit son véhicule sans avoir bouclé sa ceinture de sécurité;

2.44.   «Ceinture de sécurité non bouclée» signifie, au choix du constructeur, soit que la boucle de la ceinture n’est pas engagée soit que la longueur de sangle sortie de l’enrouleur est inférieure ou égale à 100 mm;

2.45.   «Véhicule en utilisation normale» désigne un véhicule circulant en marche avant à une vitesse supérieure à 10 km/h.

3.   DEMANDE D’HOMOLOGATION

3.1.   Type de véhicule

3.1.1.   La demande d’homologation d’un type de véhicule en ce qui concerne l’installation de ses ceintures de sécurité et systèmes de retenue est présentée par le constructeur du véhicule ou son représentant dûment accrédité.

3.1.2.   Elle est accompagnée des pièces mentionnées ci-après, en triple exemplaire, et des indications suivantes:

3.1.2.1.

dessins donnant une vue d’ensemble de la structure du véhicule à une échelle appropriée, avec l’indication des emplacements des ceintures de sécurité et dessins détaillés des ceintures de sécurité et de leurs points d’ancrage;

3.1.2.2.

indication de la nature des matériaux pouvant influer sur la résistance des ceintures de sécurité;

3.1.2.3.

description technique des ceintures de sécurité;

3.1.2.4.

pour les ceintures de sécurité fixées à la structure du siège:

3.1.2.5.

une description détaillée du type de véhicule en ce qui concerne la construction des sièges, de leurs ancrages et de leurs systèmes de réglage et de verrouillage;

3.1.2.6.

des dessins des sièges, de leurs ancrages sur le véhicule et de leurs systèmes de réglage et de verrouillage, à une échelle appropriée et suffisamment détaillés.

3.1.3.   Il doit être présenté au service technique chargé des essais d’homologation, au gré du constructeur, soit un véhicule représentatif du type de véhicule à homologuer, soit les parties du véhicule considérées comme essentielles par ce service pour les essais des ceintures de sécurité.

3.2.   Type de ceinture de sécurité

3.2.1.   La demande d’homologation d’un type de ceinture de sécurité est présentée par le détenteur de la marque de fabrique ou de commerce ou par son représentant dûment accrédité. S’il s’agit d’un système de retenue, la demande d’homologation d’un type de système de retenue sera présentée par le détenteur de la marque de fabrique ou de commerce ou par son représentant, ou par le constructeur du véhicule dans lequel ce système doit être installé ou son représentant.

3.2.2.   La demande d’homologation sera accompagnée:

3.2.2.1.

d’une description technique du type de ceinture, désignant les sangles et les parties rigides utilisées, accompagnée des dessins des éléments constituant la ceinture; les dessins doivent montrer la position prévue pour le numéro d’homologation et le(s) symbole(s) additionnel(s) par rapport au cercle de la marque d’homologation.

La description mentionnera la couleur du modèle présenté à l’homologation et précisera le(s) type(s) de véhicule pour lequel (lesquels) ce type de ceinture est conçu. S’il s’agit de rétracteurs, il sera joint des instructions de montage de l’organe sensible et, pour les dispositifs ou systèmes de précharge, une description technique complète de leur fabrication et de leur fonctionnement y compris, le cas échéant, de l’organe sensible, avec indication du mode d’activation et de la méthode appropriée pour éviter un actionnement involontaire. S’il s’agit d’un système de retenue, il sera joint à la description: des dessins de la structure du véhicule et de la structure des sièges, du système de réglage et des pièces de fixation, à une échelle appropriée indiquant d’une manière suffisamment détaillée la position des ancrages des sièges et des ceintures et des renforcements, ainsi qu’une désignation des matériaux utilisés qui pourraient avoir un effet sur la résistance des ancrages des sièges et des ceintures, et une description technique des ancrages des sièges et des ceintures. Si la ceinture est destinée à être fixée à la structure du véhicule par l’intermédiaire d’un dispositif d’adaptation en hauteur de la ceinture, la description technique précisera si ce dispositif fait partie ou non de la ceinture.

3.2.2.2.

de six échantillons du type de ceinture, dont un de référence;

3.2.2.3.

de 10 mètres de chaque type de sangle utilisé dans le type de ceinture;

3.2.2.4.

le service technique chargé d’effectuer les essais d’homologation peut demander des échantillons supplémentaires.

3.2.3.   S’il s’agit d’un système de retenue, il sera présenté au service technique chargé d’effectuer les essais d’homologation deux échantillons du système de retenue qui pourront comprendre deux des ceintures requises en vertu des dispositions des paragraphes 3.2.2.2 et 3.2.2.3 et, au choix du constructeur, soit un véhicule représentatif du type de véhicule à homologuer, soit la partie ou les parties du véhicule considérées comme essentielles pour les essais par le service en question.

4.   INSCRIPTION

Les échantillons d’un type de ceinture ou de système de retenue présentés pour l’homologation conformément aux dispositions des paragraphes 3.2.2.2, 3.2.2.3 et 3.2.2.4 ci-dessus porteront les inscriptions suivantes, nettement lisibles et indélébiles: nom, initiales ou marque de fabrique ou de commerce du fabricant.

5.   HOMOLOGATION

5.1.   Un certificat conforme au modèle spécifié aux paragraphes 5.1.1 ou 5.1.2 est joint au certificat d’homologation de type:

5.1.1.

Annexe 1A pour les demandes mentionnées au paragraphe 3.1;

5.1.2.

Annexe 1B pour les demandes mentionnées au paragraphe 3.2;

5.2.   Type de véhicule

5.2.1.   Si le véhicule présenté à l’homologation en application du présent règlement satisfait aux prescriptions du paragraphe 8 ci-après et des annexes 15 et 16 du présent règlement, l’homologation pour ce type de véhicule est accordée.

5.2.2.   Chaque homologation comporte l’attribution d’un numéro d’homologation, dont les deux premiers chiffres (actuellement 06 correspondant à la série d’amendements 06) indiquent la série d’amendements contenant les modifications techniques majeures les plus récentes apportées au règlement à la date de délivrance de l’homologation. Une même partie contractante ne peut pas attribuer ce même numéro à un autre type de véhicule, comme indiqué au paragraphe 2.16 ci-dessus.

5.2.3.   L’homologation, l’extension, le refus ou le retrait de l’homologation ou l’arrêt définitif de la production d’un type de véhicule, en application du présent règlement, est communiqué aux parties à l’accord de 1958 appliquant le présent règlement, au moyen d’une fiche conforme au modèle visé à l’annexe 1A du règlement.

5.2.4.   Sur tout véhicule conforme à un type de véhicule homologué en application du présent règlement, il est apposé de manière visible, en un endroit facilement accessible et indiqué sur la fiche d’homologation, une marque d’homologation internationale composée:

5.2.4.1.

d’un cercle à l’intérieur duquel est placée la lettre «E» suivie du numéro distinctif du pays ayant délivré l’homologation (4);

5.2.4.2.

du numéro du présent règlement, suivi de la lettre R, d’un tiret et du numéro d’homologation, placé à la droite du cercle prévu au paragraphe 5.2.4.1.

5.2.5.   Si le véhicule est conforme à un type de véhicule homologué en application d’un ou plusieurs autres règlements annexés à l’accord dans le même pays que celui qui a accordé l’homologation en application du présent règlement, le symbole prévu au paragraphe 5.2.4.1 n’a pas à être répété; en pareil cas, les numéros et symboles additionnels de tous les règlements pour lesquels l’homologation est accordée dans le pays ayant accordé l’homologation en application du présent règlement doivent être rangés en colonnes verticales situées à droite du symbole prévu au paragraphe 5.2.4.1.

5.2.6.   La marque d’homologation doit être nettement lisible et indélébile.

5.2.7.   La marque d’homologation est placée au voisinage de la plaque apposée par le constructeur et donnant les caractéristiques des véhicules, ou sur cette plaque.

5.3.   Type de ceinture de sécurité

5.3.1.   Lorsque les échantillons d’un type de ceinture présentés conformément aux dispositions du paragraphe 3.2 ci-dessus satisfont aux dispositions des paragraphes 4, 5.3 et 6 du présent règlement, l’homologation est accordée.

5.3.2.   Chaque type homologué reçoit un numéro d’homologation dont les deux premiers chiffres (actuellement 06 correspondant à la série 06 d’amendements) indiquent la série d’amendements correspondant aux plus récentes modifications techniques majeures apportées au règlement à la date de délivrance de l’homologation. Une même partie contractante ne peut pas attribuer ce numéro à un autre type de ceinture ou de système de retenue.

5.3.3.   L’homologation ou l’extension ou le refus de l’homologation d’un type de ceinture ou de système de retenue, en application du présent règlement, est communiqué aux pays parties à l’accord appliquant le présent règlement, au moyen d’une fiche conforme au modèle visé à l’annexe 1B du présent règlement.

5.3.4.   Sur toute ceinture conforme à un type homologué en application du présent règlement, il sera apposé, dans un emplacement approprié, en plus des marques prescrites au paragraphe 4 ci-dessus, les indications suivantes:

5.3.4.1.

une marque d’homologation internationale composée

5.3.4.1.1.

d’un cercle à l’intérieur duquel est placée la lettre «E» suivie du numéro distinctif du pays ayant délivré l’homologation (5),

5.3.4.1.2.

d’un numéro d’homologation,

5.3.4.2.

le ou les symboles additionnels suivants:

5.3.4.2.1.

la lettre «A» lorsqu’il s’agit d’une ceinture à trois points, la lettre «B» lorsqu’il s’agit d’une ceinture sous-abdominale et la lettre «S» lorsqu’il s’agit d’une ceinture, de type spécial.

5.3.4.2.2.

Les symboles prescrits au paragraphe 5.3.4.2.1 ci-dessus seront complétés par les marques ci-après:

5.3.4.2.2.1.

la lettre «e» pour une ceinture avec dispositif d’absorption d’énergie;

5.3.4.2.2.2.

la lettre «r» lorsqu’il s’agit d’une ceinture de sécurité munie d’un rétracteur, suivie du symbole (1, 2, 3, 4 ou 4N) du rétracteur utilisé, conformément au paragraphe 2.14 du présent règlement, et la lettre «m» si le rétracteur utilisé est un rétracteur à verrouillage d’urgence à sensibilité multiple;

5.3.4.2.2.3.

la lettre «p» lorsqu’il s’agit d’une ceinture de sécurité munie d’un dispositif de précharge;

5.3.4.2.2.4.

la lettre «t» pour une ceinture de sécurité équipée d’un enrouleur comprenant un réducteur de tension;

5.3.4.2.2.5.

pour les ceintures munies d’un rétracteur 4N, un symbole composé d’un rectangle avec le véhicule de la catégorie M1 barré, ce qui signifie que ce type de rétracteur est interdit pour les véhicules de la catégorie M1;

5.3.4.2.2.6.

si la ceinture de sécurité est homologuée en application des dispositions du paragraphe 6.4.1.3.3 du présent règlement, elle doit être marquée du mot «AIRBAG» inscrit dans un rectangle;

5.3.4.2.3.

le symbole visé au paragraphe 5.3.4.2.1 ci-dessus sera précédé de la lettre «Z» si la ceinture de sécurité fait partie d’un système de retenue.

5.3.5.   Le paragraphe 2 de l’annexe 2 du présent règlement donne des exemples de marques d’homologation.

5.3.6.   Les indications visées au paragraphe 5.3.4 doivent être nettement lisibles et indélébiles et elles peuvent être apposées de façon inamovible soit au moyen d’une étiquette, soit par marquage direct. L’étiquette ou le marquage doivent pouvoir résister à l’usage.

5.3.7.   Les étiquettes mentionnées au paragraphe 5.3.6 ci-dessus peuvent être délivrées soit par l’autorité qui a accordé l’homologation, soit, avec son autorisation, par le fabricant.

6.   SPÉCIFICATIONS

6.1.   Spécifications générales

6.1.1.   Chacun des échantillons présentés conformément aux paragraphes 3.2.2.2, 3.2.2.3 et 3.2.2.4 ci-dessus devra satisfaire aux spécifications indiquées au paragraphe 6 du présent règlement.

6.1.2.   La ceinture ou le système de retenue doit être conçu et construit de telle façon que, lorsqu’il est correctement monté et correctement utilisé par un occupant, son bon fonctionnement soit assuré et qu’il réduise le risque de blessures corporelles en cas d’accident.

6.1.3.   Les sangles de la ceinture ne doivent pas pouvoir prendre une configuration dangereuse.

6.1.4.   L’utilisation de matériaux ayant les propriétés du polyamide 6 en ce qui concerne la reprise d’humidité est interdite dans toutes les pièces mécaniques pour lesquelles un tel phénomène est susceptible d’avoir des conséquences néfastes pour leur fonctionnement.

6.2.   Parties rigides

6.2.1.   Généralités

6.2.1.1.   Toutes les parties rigides de la ceinture de sécurité, telles que les boucles, les dispositifs de réglage, les pièces de fixation, etc., ne doivent pas comporter d’arêtes vives susceptibles de provoquer l’usure ou la rupture des sangles par frottement.

6.2.1.2.   Toutes les parties de la ceinture qui pourraient être attaquées par la corrosion doivent être protégées contre elle de manière satisfaisante. Après l’essai de résistance à la corrosion auquel elles ont été soumises conformément au paragraphe 7.2 ci-après, on ne doit pouvoir déceler, d’une part, aucune altération susceptible de nuire au bon fonctionnement du dispositif et, d’autre part, aucune corrosion importante lorsque les pièces sont examinées à l’œil nu par un observateur qualifié.

6.2.1.3.   Les parties rigides destinées à absorber l’énergie ou à subir ou transmettre une charge ne doivent pas être fragiles.

6.2.1.4.   Les parties et éléments rigides en plastique d’une ceinture de sécurité doivent être situés et installés de telle façon que, au cours de l’utilisation normale d’un véhicule à moteur, ils ne risquent pas d’être coincés sous un siège réglable ou dans une porte de ce véhicule. Si l’une quelconque de ces parties ne satisfait pas aux conditions ci-dessus, elle sera soumise à l’essai de choc au froid spécifié au paragraphe 7.5.4 ci-dessous. Si, après l’essai, des craquelures apparaissent dans l’enveloppe ou le dispositif de maintien en matière plastique d’une partie rigide, tout l’élément en matière plastique doit être démonté et on doit alors vérifier si le reste de la ceinture continue d’offrir la sécurité nécessaire. Si tel est le cas, ou si aucune craquelure n’est visible, on vérifie à nouveau si la ceinture répond aux conditions prévues aux paragraphes 6.2.2, 6.2.3 et 6.4.

6.2.2.   Boucle

6.2.2.1.   La boucle doit être conçue de manière à exclure toute possibilité d’utilisation incorrecte. Cela signifie, notamment, que la boucle ne doit pas pouvoir demeurer en position semi-fermée. La manière d’ouvrir la boucle doit être évidente. Les parties de la boucle susceptibles d’entrer en contact avec le corps de l’utilisateur doivent présenter une section d’au moins 20 cm2 et d’au moins 46 mm de largeur, mesurée dans un plan situé à une distance maximale de 2,5 mm de la surface de contact. Dans le cas des boucles de ceintures harnais, cette dernière prescription est considérée comme satisfaite si la surface de la boucle en contact avec le corps de l’usager est comprise entre 20 et 40 cm2.

6.2.2.2.   La boucle, même quand elle n’est pas sous tension, doit demeurer fermée quelle que soit la position du véhicule. Elle ne doit pas pouvoir être ouverte par inadvertance, accidentellement ou sous un effort inférieur à 1 daN. La boucle doit être facile à utiliser et à saisir; en l’absence de tension, ainsi que sous la tension prescrite au paragraphe 7.8.2 ci-après, elle doit pouvoir être ouverte par le porteur d’un seul mouvement simple d’une main dans une direction; en outre, dans le cas des ceintures destinées à être utilisées aux places avant latérales, sauf s’il s’agit de ceintures harnais, elle doit aussi pouvoir être fermée par le porteur d’un mouvement simple d’une main dans une direction. L’ouverture de la boucle doit être commandée par pression sur un bouton ou sur un dispositif semblable. La surface sur laquelle cette pression doit être appliquée doit, dans la position de déverrouillage effective et en projection sur un plan perpendiculaire au mouvement initial du bouton, avoir les dimensions suivantes: pour les boutons encastrés, une surface minimale de 4,5 cm2 et une largeur minimale de 15 mm et, pour les boutons non encastrés, une surface minimale de 2,5 cm2 et une largeur minimale de 10 mm. La surface de la commande d’ouverture de la boucle doit être de couleur rouge. Aucune autre partie de la boucle ne doit être de cette couleur. Lorsque le siège est occupé, un voyant d’avertissement rouge est autorisé en n’importe quel point de la boucle à condition qu’il s’éteigne après que l’occupant a attaché sa ceinture.

6.2.2.3.   Lorsqu’elle est soumise à l’essai visé au paragraphe 7.5.3 ci-dessous, la boucle doit fonctionner normalement.

6.2.2.4.   La boucle doit pouvoir supporter des opérations répétées et, avant d’être soumise aux essais dynamiques prescrits au paragraphe 7.7, elle doit subir 5 000 cycles d’ouverture et de fermeture dans les conditions d’utilisation normale. Dans le cas des boucles de ceinture harnais, cet essai peut être effectué sans introduire tous les pênes.

6.2.2.5.   La force nécessaire pour ouvrir la boucle, lors de l’essai dans les conditions prévues au paragraphe 7.8 ci-après, ne doit pas dépasser 6 daN.

6.2.2.6.   La boucle sera soumise à des essais de résistance, conformément aux dispositions du paragraphe 7.5.1 et, le cas échéant, 7.5.5. Elle ne doit ni se casser ni se déformer gravement, ni se détacher du fait de la tension résultant de la charge prescrite.

6.2.2.7.   Si la boucle comprend un élément commun à deux ceintures, les essais de résistance et d’ouverture visés aux paragraphes 7.7 et 7.8 sont également effectués, la partie de la boucle appartenant à une ceinture étant engagée dans la partie correspondante appartenant à l’autre ceinture, s’il est possible d’assembler ainsi la boucle pour l’usage.

6.2.3.   Dispositif de réglage de la ceinture

6.2.3.1.   La ceinture, une fois en place sur le porteur, doit se régler automatiquement à sa taille, ou bien être conçue de telle manière que le dispositif de réglage manuel soit facilement accessible au porteur quand il est assis et soit d’une utilisation commode et facile. Ce dispositif doit aussi permettre au porteur de serrer sa ceinture d’une main en fonction de sa corpulence et de la position du siège du véhicule.

6.2.3.2.   Deux échantillons de chaque dispositif de réglage de la ceinture seront soumis aux essais prescrits au paragraphe 7.3. Le glissement de la sangle ne doit pas dépasser 25 mm par échantillon, et la somme des déplacements de tous les dispositifs de réglage ne doit pas dépasser 40 mm.

6.2.3.3.   Tous les dispositifs de réglage seront soumis à des essais de résistance, conformément aux dispositions du paragraphe 7.5.1. Ils ne doivent ni se casser, ni se détacher du fait de la tension résultant de la charge prescrite.

6.2.3.4.   Dans l’essai visé au paragraphe 7.5.6, la force nécessaire pour actionner un dispositif de réglage manuel ne doit pas dépasser 5 daN.

6.2.4.   Pièces de fixation et dispositifs de réglage en hauteur

Les pièces de fixation seront soumises à des essais de résistance, conformément aux dispositions des paragraphes 7.5.1 et 7.5.2. Les dispositifs d’adaptation en hauteur proprement dits seront soumis aux essais de résistance décrits au paragraphe 7.5.2 du présent règlement dans le cas où ils n’ont pas été essayés sur le véhicule en application du règlement no 14 (dans sa dernière version d’amendements) relatif aux ancrages des ceintures de sécurité. Ces pièces ne doivent ni se casser, ni se détacher du fait de la tension résultant de la charge prescrite.

6.2.5.   Rétracteurs

Les rétracteurs seront soumis à des essais et devront satisfaire aux prescriptions énoncées ci-dessous, y compris les essais de résistance prescrits aux paragraphes 7.5.1 et 7.5.2 (ces prescriptions ont pour effet d’exclure les rétracteurs sans verrouillage).

6.2.5.1.   Rétracteurs à déverrouillage manuel

6.2.5.1.1.   La sangle d’une ceinture de sécurité équipée d’un rétracteur à déverrouillage manuel ne doit pas se déplacer de plus de 25 mm entre les positions de verrouillage du rétracteur.

6.2.5.1.2.   La sangle d’une ceinture de sécurité devra pouvoir être déroulée d’un rétracteur à déverrouillage manuel jusqu’à 6 mm de sa longueur maximale sous une traction d’au moins 1,4 daN et d’au plus 2,2 daN exercée dans la direction normale d’extraction.

6.2.5.1.3.   La sangle devra être déroulée du rétracteur et laissée se réenrouleur selon la méthode décrite au paragraphe 7.6.1 jusqu’à ce que 5 000 cycles aient été effectués. Le rétracteur sera ensuite soumis à l’essai de résistance à la corrosion visé au paragraphe 7.2 et à l’essai de résistance à la poussière visé au paragraphe 7.6.3 Il devra ensuite subir avec succès 5 000 autres cycles de déroulement et de réenroulement. Après les essais mentionnés ci-dessus, le rétracteur devra fonctionner correctement et devra encore satisfaire aux spécifications des paragraphes 6.2.5.1.1 et 6.2.5.1.2.

6.2.5.2.   Rétracteurs à verrouillage automatique

6.2.5.2.1.   La sangle d’une ceinture de sécurité qui comporte un rétracteur à verrouillage automatique ne doit pas se déplacer de plus de 30 mm entre les positions de verrouillage du rétracteur. Après un mouvement vers l’arrière du porteur, la ceinture doit demeurer dans sa position initiale, ou retourner à cette position automatiquement lors de mouvements ultérieurs du porteur vers l’avant.

6.2.5.2.2.   Si l’enrouleur fait partie d’une ceinture abdominale, la force de réenroulement de la sangle ne doit pas être inférieure à 0,7 daN mesurée sur la longueur libre entre le mannequin et le rétracteur conformément au paragraphe 7.6.4.

Si l’enrouleur fait partie d’un système de retenue à sangle baudrier, la force de réenroulement doit être comprise entre 0,1 et 0,7 daN lorsqu’elle est mesurée dans des conditions analogues.

6.2.5.2.3.   La sangle devra être déroulée du rétracteur et laissée se réenrouler selon la méthode décrite au paragraphe 7.6.1 jusqu’à ce que 5 000 cycles aient été effectués. Le rétracteur, avec la sangle enroulée sur la bobine, sera ensuite soumis à l’essai de résistance à la corrosion visé au paragraphe 7.2 puis à l’essai de résistance à la poussière visé au paragraphe 7.6.3. Il devra ensuite subir avec succès 5 000 autres cycles de déroulement et de réenroulement. Après les essais mentionnés ci-dessus, le rétracteur devra fonctionner correctement et devra encore satisfaire aux spécifications des paragraphes 6.2.5.2.1 et 6.2.5.2.2 ci-dessus.

6.2.5.3.   Rétracteurs à verrouillage d’urgence

6.2.5.3.1.   Un rétracteur à verrouillage d’urgence, lorsqu’il est essayé conformément aux dispositions du paragraphe 7.6.2, doit satisfaire aux conditions ci-après. Dans le cas d’une sensibilité unique, selon le paragraphe 2.14.4.1, seules les spécifications concernant la décélération du véhicule sont valables.

6.2.5.3.1.1.

Il doit se verrouiller pour une décélération du véhicule au plus égale à 0,45 g (6) pour le type 4 et à 0,85 g pour le type 4N.

6.2.5.3.1.2.

Il ne doit pas se verrouiller pour des accélérations de la sangle, mesurées dans l’axe du déroulement de celle-ci, inférieures à 0,8 g pour le type 4 et à 1,0 g pour le type 4N.

6.2.5.3.1.3.

Il ne doit pas se verrouiller lorsque son dispositif sensible est incliné d’un angle égal ou inférieur à 12° dans une direction quelconque, par rapport à la position d’installation prévue par son fabricant.

6.2.5.3.1.4.

Il doit se verrouiller lorsque son dispositif sensible est incliné d’un angle d’au moins 27° pour le type 4 et 40° pour le type 4N dans une direction quelconque, par rapport à la position d’installation prévue par son fabricant.

6.2.5.3.1.5.

Si le fonctionnement du rétracteur dépend d’un signal extérieur ou d’une source d’énergie extérieure, il doit être conçu de telle sorte que le rétracteur se verrouille automatiquement en cas de défaillance ou d’interruption du signal ou de la source d’énergie. Cette prescription n’a toutefois pas à être satisfaite dans le cas d’un rétracteur à sensibilité multiple à condition qu’une seule sensibilité dépende d’un signal extérieur ou d’une source d’énergie extérieure et que le conducteur soit averti de la défaillance du signal ou de la source d’énergie par un moyen optique ou acoustique.

6.2.5.3.2.   Lorsqu’il est éprouvé conformément au paragraphe 7.6.2 un enrouleur d’urgence à sensibilité multiple, y compris la sensibilité de la sangle, doit satisfaire aux prescriptions et se verrouiller aussi lorsque l’accélération de la sangle mesurée dans le sens du déroulement est égale ou supérieure à 2 g.

6.2.5.3.3.   Dans le cas des essais visés aux paragraphes 6.2.5.3.1 et 6.2.5.3.2 ci-dessus, la course de la sangle admise avant verrouillage du rétracteur ne doit pas dépasser 50 mm à compter de la longueur indiquée au paragraphe 7.6.2.1. Dans le cas de l’essai visé au paragraphe 6.2.5.3.1.2 ci-dessus, le rétracteur ne doit pas se verrouiller pendant les 50 mm de course de la sangle à compter de la longueur indiquée au paragraphe 7.6.2.1.

6.2.5.3.4.   Si l’enrouleur fait partie d’une ceinture abdominale, la force de réenroulement de la sangle ne doit pas être inférieure à 0,7 daN mesurée sur la longueur libre entre le mannequin et le rétracteur conformément au paragraphe 7.6.4.

Si l’enrouleur fait partie d’un système de retenue à sangle baudrier, la force de réenroulement doit être comprise entre 0,1 et 0,7 daN lorsqu’elle est mesurée dans des conditions analogues, si ce n’est que, dans le cas d’une ceinture équipée d’un réducteur de tension, la force minimale de réenroulement peut être ramenée à 0,05 daN uniquement lorsque ledit réducteur est en fonction. Si la sangle passe dans un renvoi au montant, la force de réenroulement doit être mesurée sur la longueur libre entre le mannequin et le renvoi au montant.

Si la ceinture comporte un mécanisme manuel ou automatique qui empêche la ceinture de se réenrouler complètement, ce mécanisme ne doit pas être en fonction lors de l’évaluation de la force de réenroulement.

Si l’ensemble comprend un réducteur de tension, la force de réenroulement mentionnée plus haut devra être mesurée avec le réducteur tour à tour en fonction et hors fonction lors de cette évaluation effectuée avant et après les essais de longévité définis au paragraphe 6.2.5.3.5.

6.2.5.3.5.   La sangle devra être déroulée du rétracteur et laissée se réenrouler selon la méthode décrite au paragraphe 7.6.1 jusqu’à ce que 40 000 cycles aient été effectués. Le rétracteur est ensuite soumis à l’essai de résistance à la corrosion visé au paragraphe 7.2 puis à l’essai de résistance à la poussière visé au paragraphe 7.6.3. Il devra ensuite subir avec succès 5 000 autres cycles (soit 45 000 en tout).

Si l’ensemble comporte un réducteur de tension, les essais susmentionnés doivent être effectués avec le réducteur tour à tour en fonction et hors fonction.

Après les essais mentionnés ci-dessus, l’enrouleur devra fonctionner correctement et continuer à satisfaire aux prescriptions des paragraphes 6.2.5.3.1, 6.2.5.3.3 et 6.2.5.3.4 ci-dessus.

6.2.5.4.   Les enrouleurs doivent satisfaire, à l’issue de l’essai de longévité défini au paragraphe 6.2.5.3.5 et immédiatement après la mesure de la force de réenroulement définie au paragraphe 6.2.5.3.4, aux deux prescriptions suivantes:

6.2.5.4.1.

Lorsque des enrouleurs, à l’exception de ceux qui sont à verrouillage automatique, sont soumis à des essais conformément au paragraphe 7.6.4.2, ils doivent faire en sorte que la sangle soit plaquée sur le thorax, et

6.2.5.4.2.

Dès que la boucle est déverrouillée, l’enrouleur doit être capable à lui seul d’absorber tout le mou de la sangle.

6.2.6.   Dispositif de précharge

6.2.6.1.   Après avoir été soumis à l’essai de corrosion conformément au paragraphe 7.2 le dispositif de précharge (y compris le détecteur de choc relié au dispositif par ses connexions d’origine mais sans qu’il y passe de courant électrique) doit fonctionner normalement.

6.2.6.2.   On vérifiera qu’un déclenchement par inadvertance du dispositif n’entraîne pas de risques de lésions corporelles pour le porteur.

6.2.6.3.   Dans le cas de dispositifs de précharge pyrotechnique:

6.2.6.3.1.

Après conditionnement conformément au paragraphe 7.9.1, le dispositif de précharge ne doit pas être entré en action sous l’effet de la température et doit fonctionner normalement.

6.2.6.3.2.

Des précautions seront prises pour éviter que les gaz chauds expulsés n’enflamment les matériaux inflammables se trouvant à proximité.

6.3.   Sangles

6.3.1.   Généralités

6.3.1.1.   Les sangles doivent avoir des caractéristiques telles que la pression qu’elles exercent sur le corps de l’utilisateur soit répartie aussi régulièrement que possible sur toute leur largeur et qu’elles ne vrillent pas, même sous tension. Elles doivent avoir des capacités d’absorption et de dissipation d’énergie. Les sangles doivent avoir des lisières qui ne s’effilochent pas à l’usage.

6.3.1.2.   Sous une charge de 980 + 100 – 0 daN, la largeur de la sangle ne doit pas être inférieure à 46 mm. On doit effectuer cette mesure conformément à l’essai prescrit au paragraphe 7.4.3, en arrêtant la machine à la charge susmentionnée (7).

6.3.2.   Résistance après conditionnement à température et hygrométrie ambiantes

Pour les deux échantillons de sangles conditionnés conformément au paragraphe 7.4.1.1, la charge de rupture de la sangle déterminée conformément aux dispositions du paragraphe 7.4.2 ci-après ne doit pas être inférieure à 1 470 daN. La différence entre les charges de rupture des deux échantillons ne doit pas dépasser 10 % de la charge de rupture la plus élevée mesurée.

6.3.3.   Résistance après conditionnement spécial

Pour les deux échantillons de sangles conditionnés conformément à l’une des dispositions du paragraphe 7.4.1 ci-après, à l’exception du paragraphe 7.4.1.1, la charge de rupture de la sangle doit être au moins égale à 75 % de la valeur moyenne des charges déterminée à l’essai visé au paragraphe 6.3.2, sans être inférieure à 1 470 daN. Le service technique chargé des essais peut supprimer un ou plusieurs de ces essais si la composition du matériau utilisé ou les renseignements déjà disponibles les rendent superflus.

6.4.   Ceinture ou système de retenue

6.4.1.   Essai dynamique

6.4.1.1.   La ceinture ou le système de retenue doivent être soumis à un essai dynamique conformément aux dispositions du paragraphe 7.7 ci-après.

6.4.1.2.   L’essai dynamique est effectué sur deux ceintures n’ayant été préalablement soumises à aucune charge, sauf s’il s’agit de ceintures faisant partie d’un système de retenue, auquel cas l’essai est effectué sur les systèmes de retenue prévus pour un groupe de sièges et n’ayant été précédemment soumis à aucune charge. Les boucles de ceintures à essayer doivent satisfaire aux prescriptions visées au paragraphe 6.2.2.4 ci-dessus. S’il s’agit de ceintures de sécurité à rétracteur, le rétracteur devra avoir subi l’essai de résistance à la poussière visé au paragraphe 7.6.3. En outre, s’il s’agit de ceintures de sécurité ou de systèmes de retenue munis d’un dispositif de précharge comportant un moyen pyrotechnique, ce dispositif devra avoir été soumis au conditionnement visé au paragraphe 7.9.1.

6.4.1.2.1.   Les ceintures doivent avoir subi l’essai de corrosion prévu au paragraphe 7.2, puis 500 cycles supplémentaires d’ouverture et de fermeture de la boucle doivent être effectués dans les conditions normales d’utilisation.

6.4.1.2.2.   Les ceintures munies d’un rétracteur doivent avoir subi, selon les cas, les essais prévus au paragraphe 6.2.5.2 ou au paragraphe 6.2.5.3. Toutefois, si un rétracteur a déjà subi l’essai de corrosion conformément aux dispositions du paragraphe 6.4.1.2.1, il n’est pas nécessaire de répéter cet essai.

6.4.1.2.3.   Dans le cas d’une ceinture destinée à être utilisée avec un dispositif d’adaptation en hauteur, tel qu’il est défini par le paragraphe 2.9.6 ci-dessus, l’essai doit être effectué avec le dispositif réglé dans la (les) position(s) la (les) plus défavorable(s) choisie(s) par le service technique chargé des essais. Toutefois, si le dispositif d’adaptation en hauteur est constitué par l’ancrage lui-même, ainsi que les dispositions du règlement no 14 l’autorisent, le service technique chargé des essais peut, s’il le désire, appliquer les dispositions du paragraphe 7.7.1 ci-après.

6.4.1.2.4.   S’il s’agit d’une ceinture de sécurité avec dispositif de précharge, le déplacement minimal indiqué au paragraphe 6.4.1.3.2 ci-après peut être réduit de moitié. Aux fins de cet essai, le dispositif de précharge sera activé.

6.4.1.2.5.   Les ceintures de sécurité équipées d’un réducteur de tension doivent être soumises à un essai de longévité avec ledit réducteur en fonction conformément au paragraphe 6.2.5.3.5 avant d’être soumises à un essai dynamique. L’essai dynamique doit être effectué avec le réducteur de tension en fonction.

6.4.1.3.   Au cours de cet essai, on s’assure que les conditions suivantes sont remplies:

6.4.1.3.1.

aucune partie de la ceinture ou d’un système de retenue assurant le maintien de l’occupant du véhicule ne doit se rompre et aucune boucle ou système de verrouillage ou de déplacement ne doit céder ou se déverrouiller; et

6.4.1.3.2.

le déplacement du mannequin vers l’avant doit être compris entre 80 mm et 200 mm à la hauteur du bassin si l’essai concerne une ceinture sous-abdominale. S’il concerne un autre type de ceinture, le déplacement vers l’avant doit être compris entre 80 mm et 200 mm à la hauteur du bassin et entre 100 mm et 300 mm à la hauteur du thorax. Dans le cas d’un harnais, le déplacement minimal défini ci-dessus peut être réduit de moitié. Le déplacement est mesuré au niveau des points de référence indiqués à la figure 6 de l’annexe 7 au présent règlement.

6.4.1.3.3.

Dans le cas d’une ceinture de sécurité destinée à une place assise extérieure avant protégée par un coussin gonflable placé devant elle, le déplacement du point de référence thoracique peut être supérieur à celui précisé au paragraphe 6.4.1.3.2 ci-dessus à condition que pour cette valeur la vitesse ne soit pas supérieure à 24 km/h.

6.4.1.4.   Si l’essai concerne un système de retenue:

6.4.1.4.1.

Le mouvement du point de référence thoracique peut être supérieur aux déplacements indiqués au paragraphe 6.4.1.3.2 s’il est démontré, par des calculs ou par un nouvel essai, qu’aucune partie du torse ou de la tête du mannequin utilisé dans l’essai dynamique n’aurait pu entrer en contact avec une pièce rigide quelconque de la partie avant du véhicule, sauf le thorax avec le dispositif de direction, si ce dernier satisfait aux prescriptions du règlement no 12, et à condition que le contact ait lieu à une vitesse égale au plus à 24 km/h. Aux fins de cette évaluation, le siège est considéré dans sa position définie au paragraphe 7.7.1.5.

6.4.1.4.2.

Dans le cas de véhicules utilisant ce type de dispositif, le système de déplacement et de verrouillage permettant aux occupants de tous les sièges de sortir du véhicule doit toujours pouvoir se déverrouiller à la main après l’essai dynamique.

6.4.1.5.   Par dérogation, dans le cas d’un système de retenue, les déplacements peuvent être supérieurs aux prescriptions du paragraphe 6.4.1.3.2, lorsque l’ancrage supérieur fixé au siège bénéficie de la dérogation définie au paragraphe 7.4 du règlement no 14.

6.4.2.   Résistance après le conditionnement par abrasion

6.4.2.1.   Pour les deux échantillons conditionnés conformément aux dispositions du paragraphe 7.4.1.6, la charge de rupture est évaluée comme il est prescrit aux paragraphes 7.4.2 et 7.5. Cette charge doit être au moins égale à 75 % de la moyenne des charges de rupture déterminée au cours des essais sur des sangles non abrasées, et au moins égale à la charge minimale prescrite pour la pièce en essai. La différence entre les charges de rupture des deux échantillons ne doit pas dépasser 20 % de la plus forte charge de rupture mesurée. L’essai de rupture s’effectuera seulement sur les sangles pour les procédures de types 1 et de type 2 (paragraphe 7.4.2). Pour la procédure de type 3, l’essai de rupture se fera sur la combinaison de la sangle avec la partie métallique concernée (paragraphe 7.5).

6.4.2.2.   Les parties de la ceinture à soumettre à une procédure d’abrasion sont indiquées dans le tableau ci-dessous et les types de procédures auxquels elles peuvent être soumises sont indiqués par le symbole «x». Un spécimen neuf est utilisé pour chaque processus.

 

Procédure de type 1

Procédure de type 2

Procédure de type 3

Pièces de fixation

x

Renvoi

x

Lumière de boucle

x

x

Dispositif de réglage

x

x

Pièces cousues à la sangle

x

7.   ESSAIS

7.1.   Utilisation des spécimens présentés pour l’homologation d’un type de ceinture ou d’un système de retenue (voir annexe 13)

7.1.1.   Pour l’examen de la boucle, l’essai de fonctionnement à froid de la boucle, l’essai à froid selon le paragraphe 7.5.4, le cas échéant, l’essai d’endurance de la boucle, l’essai de corrosion de la ceinture, les essais de fonctionnement des rétracteurs, l’essai dynamique et l’essai d’ouverture de la boucle après l’essai dynamique, deux ceintures ou systèmes de retenue sont nécessaires. L’examen de la ceinture ou du système de retenue doit être effectué sur l’un des deux échantillons.

7.1.2.   Pour l’examen de la boucle et l’essai de résistance de la boucle, des pièces de fixation, des dispositifs de réglage de la ceinture et, le cas échéant, des rétracteurs, une ceinture ou un système de retenue est nécessaire.

7.1.3.   Pour l’examen de la boucle, l’essai de microglissement et l’essai d’abrasion, deux ceintures ou systèmes de retenue sont nécessaires. L’essai de fonctionnement du dispositif de réglage de la ceinture doit être effectué sur l’un des deux échantillons.

7.1.4.   L’échantillon de sangle est utilisé pour l’épreuve de résistance à la rupture de la sangle. Une partie de cet échantillon doit être conservée pendant la durée de validité de l’homologation.

7.2.   Essai de corrosion

7.2.1.   Une ceinture de sécurité complète est installée dans une chambre d’essais conformément aux prescriptions de l’annexe 12 au présent règlement. S’il s’agit d’une ceinture à rétracteur, la sangle est déroulée sur toute sa longueur moins 300 mm + 3 mm. Hormis les brèves interruptions nécessaires, par exemple pour vérifier et compléter la solution salée et refaire le plein, l’essai se poursuit sans interruption pendant 50 heures.

7.2.2.   Après l’exposition, la ceinture est lavée avec précaution ou immergée dans l’eau courante claire à une température ne dépassant pas 38 °C afin d’enlever tout dépôt de sel qui aurait pu se former, et mise ensuite à sécher à la température ambiante pendant 24 heures avant l’inspection conformément aux dispositions du paragraphe 6.2.1.2.

7.3.   Essai de microglissement (voir annexe 11, figure 3)

7.3.1.   Les échantillons à soumettre à l’essai de microglissement sont maintenus pendant au moins 24 heures dans une atmosphère d’une température de 20 ± 5 °C et d’une humidité relative de 65 + 5 %. L’essai est effectué à une température comprise entre 15 et 30 °C.

7.3.2.   On vérifiera sur le banc d’essai que le brin libre du dispositif de réglage est dirigé, soit vers le haut, soit vers le bas, comme sur le véhicule.

7.3.3.   À son extrémité inférieure est accrochée une charge de 5 daN. L’autre extrémité doit être animée d’un mouvement de va-et-vient d’une amplitude de 300 ± 20 mm (voir figure).

7.3.4.   S’il existe une extrémité libre servant de réserve de sangle, cette extrémité ne doit en aucune façon être attachée ou pincée sur le brin tendu.

7.3.5.   On vérifiera sur le banc d’essai que la concavité de la sangle en position détendue est dirigée comme dans le véhicule par rapport au système de réglage. La charge de 5 daN du banc d’essai sera guidée verticalement de manière à éviter le balancement de la charge et le vrillage de la sangle. La pièce de fixation sera fixée à la charge de 5 daN comme dans le véhicule.

7.3.6.   Avant le début effectif de l’essai de contrôle, une série de 20 cycles sera effectuée, afin que le système autoserreur se mette en place.

7.3.7.   Le nombre de cycles exécuté doit être de 1 000 à la fréquence de 0,5 par seconde, l’amplitude totale étant de 300 + 20 mm. La charge de 5 daN est appliquée uniquement pendant un temps correspondant à un déplacement de 100 ± 20 mm par demi-période.

7.4.   Conditionnement des sangles et essai de résistance à la rupture (statique)

7.4.1.   Conditionnement des sangles pour l’essai de résistance à la rupture

Des échantillons coupés dans la sangle mentionnée au paragraphe 3.2.2.3 ci-dessus seront conditionnés de la façon suivante:

7.4.1.1.   Conditionnement à température et hygrométrie ambiantes

La sangle est conditionnée conformément à la norme ISO 139 (2005), dans une atmosphère normale ou dans une atmosphère normale alternative. Si l’essai n’est pas effectué aussitôt après le conditionnement, le spécimen est placé dans un récipient hermétiquement clos jusqu’au début de l’essai. La charge de rupture doit être déterminée moins de cinq minutes après sa sortie de l’atmosphère de conditionnement ou du récipient.

7.4.1.2.   Conditionnement à la lumière

7.4.1.2.1.   Les prescriptions de la recommandation ISO 105-B02 (1994/Amd2:2000) s’appliquent. La sangle est exposée à la lumière pendant le temps nécessaire à l’obtention, sur l’étalon bleu type no 7, du contraste égal au no 4 de l’échelle de gris.

7.4.1.2.2.   Après exposition, la sangle doit être conditionnée conformément aux indications du paragraphe 7.4.1.1. Si le test n’est pas effectué immédiatement après conditionnement, le spécimen sera placé dans un récipient hermétiquement clos jusqu’au début de l’essai. La charge de rupture est déterminée moins de 5 mn après que la sangle aura été retirée de l’enceinte de conditionnement.

7.4.1.3.   Conditionnement au froid

7.4.1.3.1.   La sangle doit être conditionnée conformément aux indications du paragraphe 7.4.1.1.

7.4.1.3.2.   On maintient ensuite la sangle pendant 1 h 30 sur une surface plane dans une chambre froide où la température de l’air est de – 30 + 5 °C. Puis on la plie et on charge le pli avec une masse de 2 kg refroidie au préalable à – 30 °C + 5 °C. Après avoir maintenu la sangle sous charge pendant 30 minutes dans cette même chambre froide, on enlève la masse et on mesure la charge de rupture dans les cinq minutes qui suivent la sortie de la sangle de la chambre froide.

7.4.1.4.   Conditionnement à la chaleur

7.4.1.4.1.   La sangle doit être maintenue pendant trois heures dans une armoire chauffante dans une atmosphère d’une température de 60 + °C et d’une humidité relative de 65 ± 5 %.

7.4.1.4.2.   La charge de rupture doit être déterminée dans les cinq minutes qui suivent la sortie de la sangle de l’armoire chauffante.

7.4.1.5.   Exposition à l’eau

7.4.1.5.1.   La sangle doit rester totalement immergée pendant trois heures dans de l’eau distillée à une température de 20 + 5 °C, additionnée d’une trace d’un agent mouillant. Tout agent mouillant qui convient pour la fibre examinée peut être utilisé.

7.4.1.5.2.   La charge de rupture doit être déterminée dans les dix minutes qui suivent la sortie de la sangle de l’eau.

7.4.1.6.   Conditionnement par abrasion

7.4.1.6.1.   Le conditionnement par abrasion est effectué sur tous les dispositifs dans lesquels la sangle est en contact avec une partie rigide de la ceinture, exception faite pour les dispositifs de réglage où l’essai de microglissement (7.3) montre que la sangle glisse d’une valeur inférieure à la moitié de la valeur prescrite. Dans ce cas, la procédure de type 1 de conditionnement de l’abrasion (7.4.1.6.4.1) n’est pas nécessaire. Le montage sur le dispositif de conditionnement doit reproduire approximativement la position relative de la sangle et de la surface de contact.

7.4.1.6.2.   Les échantillons sont conditionnés conformément aux indications du paragraphe 7.4.1.1. La procédure d’abrasion est effectuée à une température ambiante comprise entre 15 et 30 °C.

7.4.1.6.3.   Les conditions générales de chaque procédure d’abrasion sont indiquées dans le tableau ci-dessous.

 

Charge

en daN

Fréquence

en Hz

Nombre

de cycles

Déplacement

en mm

Procédure du type 1

2,5

0,5

5 000

300 ± 20

Procédure du type 2

0,5

0,5

45 000

300 ± 20

Procédure du type 3 (8)

0-5

0,5

45 000

Le déplacement, figurant dans la 5e colonne du tableau, est l’amplitude d’un mouvement de va-et-vient communiqué à la sangle.

7.4.1.6.4.   Procédure de conditionnement particulier.

7.4.1.6.4.1.

Procédure de type 1: cas où la sangle coulisse dans un dispositif de réglage.

Une charge de 2,5 daN est appliquée verticalement de manière permanente sur une des extrémités de sangle. L’autre extrémité est solidaire d’un dispositif animant la sangle d’un mouvement horizontal de va-et-vient.

Le dispositif de réglage est placé sur la sangle horizontale, de telle sorte qu’elle reste tendue (voir annexe 11, figure 1 du présent règlement).

7.4.1.6.4.2.

Procédure de type 2: cas où la sangle change de direction en coulissant dans une partie rigide.

Au cours de cet essai, les deux brins de la sangle forment les angles indiqués à la figure 2 de l’annexe 11.

La charge de 0,5 daN est appliquée d’une manière permanente pendant tout l’essai. Pour les cas où la sangle change plusieurs fois de direction en passant par une partie rigide, la charge de 0,5 daN peut être augmentée de façon à assurer le déplacement de la sangle sur les 300 mm requis en passant par cette partie rigide.

7.4.1.6.4.3.

Procédure de type 3: cas où la sangle est fixée à une partie rigide par une couture ou un autre moyen.

La course totale est de 300 + 20 mm et la charge de 5 daN est appliquée uniquement pendant un temps correspondant à un déplacement de 100 ± 20 mm par demi-période (voir annexe 11, figure 3).

7.4.2.   Essai de résistance à la rupture de la sangle (essai statique)

7.4.2.1.   Les essais doivent être effectués chaque fois sur deux nouveaux échantillons de sangles, d’une longueur suffisante, conditionnés conformément aux dispositions du paragraphe 7.4.1.

7.4.2.2.   Chacune des sangles doit être saisie entre les mâchoires d’une machine d’essai en traction. Les mâchoires doivent être conçues de façon à éviter une rupture de la sangle à la hauteur ou à proximité de celles-ci. La vitesse de déplacement sera d’environ 100 mm/minute. La longueur libre du spécimen entre les mâchoires de la machine au début de l’essai doit être de 200 mm + 40 mm.

7.4.2.3.   La tension sera augmentée jusqu’à rupture de la sangle et la charge de rupture sera notée.

7.4.2.4.   Si la sangle glisse ou se rompt à l’endroit de l’une des mâchoires ou à moins de 10 mm de l’une d’elles, l’essai est annulé et un nouvel essai est effectué sur un autre spécimen.

7.4.3.   Largeur de la sangle soumise à une charge

7.4.3.1.   Les essais sont effectués chaque fois sur deux nouveaux échantillons de sangles, d’une longueur suffisante, conditionnés conformément aux dispositions du paragraphe 7.4.1.

7.4.3.2.   Chacune des sangles est saisie entre les mâchoires d’une machine d’essai en traction. Les mâchoires sont conçues de façon à éviter une rupture de la sangle à la hauteur ou à proximité de celles-ci. La vitesse de déplacement est d’environ 100 mm/min. La longueur libre de l’échantillon entre les mâchoires de la machine au début de l’essai est de 200 mm ± 40 mm.

7.4.3.3.   Lorsque la charge atteint 980 + 100 – 0 daN, la machine est arrêtée et la mesure effectuée dans les cinq secondes. Cet essai est effectué indépendamment de l’essai de traction.

7.5.   Essai des éléments d’une ceinture incorporant des parties rigides

7.5.1.   La boucle et le dispositif de réglage doivent être reliés à l’appareil d’essai de traction par les parties de la ceinture à laquelle ils sont normalement attachés, la charge étant alors portée à 980 daN. Dans le cas des ceintures harnais, la liaison de la boucle avec la machine d’essai est assurée par les sangles fixées à la boucle et au pêne ou à deux pênes sensiblement situés de façon symétrique par rapport au centre géométrique de la boucle. Si la boucle ou le dispositif de réglage fait partie de la pièce de fixation ou de la partie commune d’une ceinture trois points, cette boucle ou ce dispositif de réglage sera essayé avec la partie de fixation, conformément au paragraphe 7.5.2 ci-après, à l’exception des rétracteurs à renvoi de montant: ces derniers seront essayés sous la charge de 980 daN et la longueur de sangle restant enroulée sur le tambour sera celle résultant du blocage le plus près possible du point distant de 450 mm de l’extrémité de la sangle.

7.5.2.   Les pièces de fixation et les dispositifs d’adaptation en hauteur éventuels seront essayés de la manière indiquée au paragraphe 7.5.1 mais la charge sera de 1 470 daN et appliquée, sous réserve des dispositions de la deuxième phrase du paragraphe 7.7.1 ci-après, dans les conditions les plus défavorables pouvant se présenter sur un véhicule lorsque la ceinture est correctement installée dans le véhicule. Pour les rétracteurs, l’essai est effectué lorsque la sangle est totalement déroulée du tambour.

7.5.3.   Deux échantillons de la ceinture complète sont placés dans une armoire réfrigérée à – 10 °C + 1 °C pendant deux heures. Les parties complémentaires de la boucle doivent être enclenchées manuellement immédiatement après avoir été sorties de la chambre froide.

7.5.4.   Deux échantillons d’une ceinture complète sont placés dans une armoire réfrigérée à – 10 °C + 1 °C pendant deux heures. Les parties et éléments rigides en plastique à l’essai sont ensuite posés à tour de rôle sur une surface rigide plane en acier (également mise avec les échantillons dans l’armoire réfrigérée) placée sur la surface horizontale d’un bloc rigide compact ayant une masse d’au moins 100 kg et, moins de 30 secondes après que la ceinture a été retirée de l’armoire réfrigérée, on laisse tomber par gravité sur l’échantillon à l’essai, d’une hauteur de 300 mm, une masse d’acier de 18 kg. La face d’impact de la masse, de forme convexe, aura une dureté d’au moins 45 HRC, un rayon transversal de 10 mm et un rayon longitudinal de 150 mm de long de l’axe de la masse. L’axe de la barre courbe sera dans l’alignement de la sangle pour l’essai d’un des deux spécimens, et perpendiculaire à la sangle pour l’essai du second échantillon.

7.5.5.   Les boucles dont certains éléments sont communs à deux ceintures doivent être soumises à une charge telle qu’elle simule les conditions d’utilisation dans le véhicule, les sièges étant réglés en position moyenne. Une charge de 1 470 daN est appliquée simultanément à chaque sangle. La direction où s’exerce la charge doit être établie, comme il est prescrit, au paragraphe 7.7.1 ci-dessous. On trouvera à l’annexe 10 l’illustration d’un dispositif d’essai approprié.

7.5.6.   Pour l’essai d’un système de réglage manuel, la sangle est extraite progressivement du système de réglage, compte tenu des conditions normales d’utilisation, à la vitesse d’environ 100 mm/s et la force maximale est mesurée à 0,1 daN près après extraction des premiers 25 mm de la sangle. L’essai est effectué dans les deux sens de course de la sangle dans le système, et la mesure est prise après que la sangle a subi 10 cycles.

7.6.   Essais supplémentaires pour les ceintures de sécurité munies de rétracteurs

7.6.1.   Endurance du mécanisme du rétracteur

7.6.1.1.   La sangle est déroulée et laissée se réenrouler autant de fois qu’il est prescrit, à raison de 30 cycles au maximum par minute. Dans le cas des rétracteurs à verrouillage d’urgence, une secousse plus forte, destinée à verrouiller le rétracteur, est donnée tous les cinq cycles. Un même nombre de secousses est donné dans cinq positions différentes, à savoir à 90, 80, 75, 0 et 65 % de la longueur totale de sangle restant enroulée sur le rétracteur. Toutefois, lorsque cette longueur dépasse 900 mm, les pourcentages ci-dessus seront rapportés aux 900 derniers millimètres de sangle pouvant être déroulés du rétracteur.

7.6.1.2.   On trouvera à l’annexe 3 du présent règlement la description d’un appareillage convenant aux essais indiqués au paragraphe 7.6.1.1 ci-dessus.

7.6.2.   Verrouillage des rétracteurs à verrouillage d’urgence

7.6.2.1.   Le système de verrouillage du rétracteur est essayé après que la sangle a été déroulée de toute sa longueur moins 300 mm + 3 mm.

7.6.2.1.1.   S’il s’agit d’un rétracteur actionné par le mouvement de la sangle, l’extension se fait dans la direction dans laquelle elle se produit normalement quand le rétracteur est installé dans un véhicule.

7.6.2.1.2.   Lorsque les rétracteurs sont soumis à des essais de sensibilité à la décélération du véhicule, les essais sont effectués avec l’extension ci-dessus indiquée suivant deux axes perpendiculaires, qui sont horizontaux si le rétracteur est installé dans un véhicule selon les spécifications du fabricant de la ceinture de sécurité. Lorsque la position n’est pas spécifiée, le laboratoire consultera le fabricant de la ceinture. L’un des axes doit être situé dans la direction choisie par le service technique chargé des essais d’homologation comme représentant les conditions les plus défavorables de fonctionnement du mécanisme de verrouillage.

7.6.2.2.   On trouve à l’annexe 4 du présent règlement la description d’un appareillage convenant aux essais indiqués au paragraphe 7.6.2.1. Cet appareillage d’essai doit être conçu de telle sorte que l’accélération prescrite soit atteinte avant que la sangle ne se soit déroulée du rétracteur de plus de 5 mm et avec un taux moyen d’accroissement initial d’au moins 55 g/s et d’au plus 150 g/s pour l’essai de sensibilité au déroulement de la sangle et d’au moins 25 g/s et d’au plus 150 g/s pour l’essai de sensibilité à la décélération du véhicule.

7.6.2.3.   Pour vérifier la conformité aux prescriptions des paragraphes 6.2.5.3.1.3 et 6.2.5.3.1.4 ci-dessus, le rétracteur est monté sur une table horizontale qui sera inclinée à une vitesse n’excédant pas 2° par seconde jusqu’au moment du verrouillage. L’essai est répété en inclinant la table dans d’autres directions pour vérifier que les prescriptions sont remplies.

7.6.3.   Résistance à la poussière

7.6.3.1.   Le rétracteur est installé dans une chambre d’essai, comme indiqué à l’annexe 5 du présent règlement, selon la même orientation que s’il était monté dans le véhicule. La chambre d’essai contient de la poussière correspondant aux spécifications du paragraphe 7.6.3.2 ci-dessous. La sangle du rétracteur est déroulée sur une longueur de 500 mm et maintenue ainsi, sauf pendant dix cycles complets de déroulement et de réenroulement auxquels elle est soumise dans la minute ou les deux minutes qui suivront chaque agitation de la poussière. La poussière est agitée à raison de cinq secondes toutes les vingt minutes pendant une période de cinq heures, à l’aide d’air comprimé sec et exempt d’huile de graissage, à une pression de 5,5 × 105 + 0,5 × 105 Pa passant par un orifice de 1,5 + 0,1 mm de diamètre.

7.6.3.2.   La poussière employée dans l’essai décrit au paragraphe 7.6.3.1 ci-dessus se compose d’environ 1 kg de quartz séché. La granulométrie est la suivante:

a)

passant par une ouverture de 150 μm, diamètre du fil 104 μm: 99 à 100 %;

b)

passant par une ouverture de 105 μm, diamètre du fil 64 μm: 76 à 86 %;

c)

passant par une ouverture de 75 μm, diamètre du fil 52 μm: 60 à 70 %.

7.6.4.   Force de réenroulement

7.6.4.1.   La force de réenroulement est mesurée sur une ceinture installée sur un mannequin comme dans l’essai dynamique prescrit au paragraphe 7.7. La tension de la sangle est mesurée aussi près que possible du point de contact avec le mannequin, tandis que la sangle est réenroulée à une vitesse approximative de 0,6 m/min. environ. Dans le cas d’une ceinture de sécurité équipée d’un réducteur de tension, la force de réenroulement et la tension de la sangle doivent être mesurées avec ledit réducteur tour à tour en fonction et hors fonction.

7.6.4.2.   Avant l’essai dynamique décrit au paragraphe 7.7, le mannequin en position assise, vêtu d’une chemise en coton, doit être basculé vers l’avant jusqu’à ce que la sangle soit déroulée de l’enrouleur sur 350 mm, puis ramené à sa position initiale.

7.7.   Essai dynamique de la ceinture ou du système de retenue

7.7.1.   La ceinture est fixée sur un chariot équipé du siège et présentant les ancrages définis à l’annexe 6 du présent règlement. Si toutefois la ceinture est destinée à un véhicule déterminé ou à des types de véhicules déterminés, les distances entre le mannequin et les ancrages seront arrêtées par le service qui procède aux essais d’après soit les instructions de montage fournies avec la ceinture, soit les données du constructeur du véhicule. Si la ceinture est munie d’un dispositif d’adaptation en hauteur tel que défini au paragraphe 2.9.6 ci-dessus, la position du dispositif et ses moyens de fixation seront identiques à ceux prévus sur le véhicule. Dans ce cas, si l’essai dynamique a été effectué pour un type de véhicule, il n’est pas nécessaire de le répéter pour d’autres types lorsque chaque point d’ancrage est distant de moins de 50 mm du point d’ancrage correspondant de la ceinture essayée. Les fabricants peuvent aussi déterminer des positions d’ancrage hypothétiques pour les essais de façon à inclure le nombre maximal de points d’ancrage réels.

7.7.1.1.   S’il s’agit d’une ceinture de sécurité ou d’un système de retenue faisant partie d’un ensemble dont l’homologation est demandée en tant que système de retenue, la ceinture est montée soit comme spécifié au paragraphe 7.7.1 soit sur la partie de la structure du véhicule à laquelle le système de retenue est normalement adapté, et cette partie est solidement fixée au chariot d’essai comme il est prescrit au paragraphes 7.7.1.2 à 7.7.1.6.

S’il s’agit d’une ceinture de sécurité ou d’un système de retenue muni d’un dispositif de précharge dépendant d’éléments autres que ceux qui constituent la ceinture proprement dite, celle-ci doit être montée en même temps que les pièces supplémentaires nécessaires du véhicule sur le chariot d’essai comme il est prescrit aux paragraphes 7.7.1.2 à 7.7.1.6.

S’il s’agit d’une ceinture de sécurité sur laquelle ces dispositifs ne peuvent pas être essayés sur le chariot d’essai, le constructeur peut prouver par un essai classique de choc de face à 50 km/h, conformément à la procédure ISO 3560 (1975) que le dispositif répond bien aux prescriptions du règlement.

7.7.1.2.   La méthode employée pour assujettir le véhicule pendant l’essai ne doit pas avoir pour effet de renforcer les ancrages des sièges ou des ceintures de sécurité ou d’atténuer la déformation normale de la structure. Il ne doit y avoir aucune partie avant du véhicule qui, en limitant le mouvement vers l’avant du mannequin, sauf les pieds, réduirait les charges imposées sur le système de retenue pendant l’essai. Les parties de structure éliminées peuvent être remplacées par des parties de résistance équivalente, à condition qu’elles n’empêchent pas le mouvement vers l’avant du mannequin.

7.7.1.3.   Un dispositif de fixation est jugé satisfaisant s’il n’exerce aucun effet sur une surface couvrant la largeur entière de la structure et si le véhicule ou la structure est bloqué ou immobilisé à l’avant à une distance d’au moins 500 mm du point d’ancrage du système de retenue. À l’arrière, la structure est assujettie à une distance suffisante en arrière des points d’ancrage pour satisfaire aux prescriptions du paragraphe 7.7.1.2 ci-dessus.

7.7.1.4.   Les sièges du véhicule sont ajustés et placés dans la position de conduite choisie par le service technique qui procède à l’essai d’homologation de manière à simuler les conditions les plus défavorables de résistance compatibles avec l’installation du mannequin dans le véhicule. Il sera fait état de la position des sièges dans le procès-verbal. Si le siège a un dossier à inclinaison réglable, ce dossier est verrouillé conformément aux indications du fabricant ou, à défaut, de manière à former un angle aussi proche que possible de 25° pour les véhicules des catégories M1 et N1 et aussi proche que possible de 15° pour les véhicules de toutes les autres catégories.

7.7.1.5.   Pour l’évaluation des prescriptions du paragraphe 6.4.1.4.1, le siège est considéré dans sa position la plus avancée eu égard aux dimensions du mannequin.

7.7.1.6.   Tous les sièges d’un même groupe sont essayés simultanément.

7.7.1.7.   Les essais dynamiques des ceintures harnais doivent être effectués sans la sangle d’entrejambe, s’il en existe une.

7.7.2.   La ceinture est fixée de la manière suivante sur le mannequin visé à l’annexe 7 du présent règlement. Une planche de 25 mm est placée entre le dos du mannequin et le dossier du siège. La ceinture est fermement ajustée au mannequin. La planche est alors enlevée et le mannequin placé de telle sorte que tout son dos soit en contact sur toute sa longueur avec le dossier du siège. Il sera vérifié que le mode d’enclenchement des deux parties de la boucle ne risque pas de réduire la sûreté de verrouillage.

7.7.3.   Les extrémités libres des sangles doivent dépasser les dispositifs de réglage d’une longueur suffisante en prévision d’un glissement.

7.7.4.   Dispositifs de décélération ou d’accélération

Le demandeur choisit d’utiliser l’un des deux dispositifs suivants:

7.7.4.1.   Dispositif de décélération

Le chariot doit être propulsé de telle manière qu’au moment du choc sa vitesse soit de 50 ± 1 km/h et que le mannequin reste stable. La distance d’arrêt du chariot doit être de 40 ± 5 cm. Le chariot doit rester horizontal tout au long de la décélération. La décélération du chariot est obtenue en utilisant le dispositif décrit à l’annexe 6 du présent règlement ou tout autre système donnant des résultats équivalents. Ce dispositif doit permettre d’obtenir les résultats indiqués ci-après.

La courbe de décélération du chariot, lesté d’une masse inerte pour obtenir une masse totale de 455 ± 20 kg dans les essais de ceintures de sécurité et de 910 ± 40 kg dans les essais de systèmes de retenue, la masse nominale du chariot et de la structure du véhicule étant de 800 kg, ne doit pas sortir de la plage hachurée du graphique de l’annexe 8. Au besoin, la masse nominale du chariot et de la structure du véhicule fixée sur celui-ci peut être augmentée par tranches de 200 kg, auquel cas une masse inerte supplémentaire de 28 kg par tranche est ajoutée. En aucun cas, la masse totale du chariot et de la structure du véhicule et les masses inertes ne doivent s’écarter de plus de ± 40 kg de la valeur nominale prévue pour les essais d’étalonnage. Pendant l’étalonnage du dispositif d’arrêt, la vitesse du chariot doit être de 50 ± 1 km/h et la distance d’arrêt de 40 ± 2 cm.

7.7.4.2.   Dispositif d’accélération

Le chariot est propulsé de telle manière que la variation totale de sa vitesse ΔV soit de Formula km/h. Le chariot doit rester horizontal pendant l’accélération. Le chariot doit être accéléré au moyen d’un appareil permettant d’obtenir les résultats indiqués ci-après.

La courbe d’accélération du chariot, lesté d’une masse inerte, ne doit pas sortir de la plage hachurée du graphique de l’annexe 8 et doit rester au-dessus du segment défini par les coordonnées 10 g et 5 ms et 20 g et 10 ms. Le début du choc (T0) correspond, selon la norme ISO 17373 (2005), à une accélération de 0,5 g. En aucun cas, la masse totale du chariot et de la structure du véhicule et les masses inertes ne doivent s’écarter de plus de ± 40 kg de la valeur nominale prévue pour les essais d’étalonnage. Pendant l’étalonnage du dispositif d’accélération, la variation totale de la vitesse ΔV du chariot doit être de Formula km/h.

Même si les prescriptions ci-dessus sont respectées, le service technique doit utiliser un chariot (équipé de son siège) tel que défini au paragraphe 1 de l’annexe 6, d’une masse supérieure à 380 kg.

7.7.5.   La vitesse du chariot immédiatement avant le choc (uniquement sur le chariot de décélération aux fins du calcul de la distance d’arrêt), l’accélération et la décélération du chariot, le déplacement du mannequin vers l’avant et la vitesse du thorax pour un déplacement de 300 mm sont mesurés.

La variation de la vitesse est calculée par intégration de la vitesse d’accélération ou de décélération enregistrée du chariot.

La distance parcourue pour atteindre les premiers Formula km/h de la variation de la vitesse du chariot peut être calculée par double intégration de la vitesse de décélération enregistrée du chariot.

7.7.6.   Après l’impact, la ceinture ou le système de retenue et ses parties rigides sont soumis à un examen visuel, sans ouverture de la boucle, pour déterminer s’il y a défaillance ou rupture. S’il s’agit d’un système de retenue, on vérifie aussi, après l’essai, que les parties de la structure du véhicule fixées au chariot n’ont pas subi de déformation permanente. Si de telles déformations sont observées, il en sera tenu compte dans les calculs effectués conformément aux dispositions du paragraphe 6.4.1.4.1.

7.7.7.   Toutefois, si les essais ont été effectués à une vitesse supérieure et/ou si la courbe d’accélération a dépassé la limite supérieure de la zone hachurée et si la ceinture de sécurité satisfait aux prescriptions, l’essai est considéré comme satisfaisant.

7.8.   Essai d’ouverture de la boucle

7.8.1.   Pour cet essai, des ceintures ou des dispositifs de retenue ayant déjà été soumis à l’essai dynamique conformément au paragraphe 7.7 doivent être utilisés.

7.8.2.   La ceinture est démontée du chariot d’essai sans que la boucle soit ouverte. On appliquera sur la boucle, par l’intermédiaire de toutes les sangles reliées à celle-ci, une charge telle que chaque sangle soit soumise à un effort de Formula daN. On entend par n le nombre de sangles reliées à la boucle lorsqu’elle est en position verrouillée. Dans le cas où la boucle est reliée à une partie rigide, l’effort sera appliqué en respectant l’angle formé par la boucle et le brin rigide lors de l’essai dynamique. Une charge est appliquée à la vitesse de 400 + 20 mm/min au centre géométrique du bouton commandant l’ouverture de la boucle suivant un axe constant parallèle au mouvement initial du bouton. Pendant l’application de l’effort d’ouverture, la boucle sera maintenue par un support rigide. La charge normale visée ci-dessus ne doit pas dépasser la limite indiquée au paragraphe 6.2.2.5. Le point de contact de l’appareillage d’essai est de forme sphérique, d’un rayon de 2,5 mm + 0,1 mm. Il présente une surface métallique polie.

7.8.3.   L’effort d’ouverture est mesuré et toute défaillance de la boucle est notée.

7.8.4.   Après l’essai d’ouverture de la boucle, les parties constitutives de la ceinture ou du dispositif de retenue ayant subi les essais prévus au paragraphe 7.7 sont examinées, et l’étendue des dommages subis par la ceinture ou le dispositif de retenue au cours de l’essai dynamique est consignée dans le procès-verbal d’essai.

7.9.   Essai supplémentaire pour les ceintures de sécurité munies d’un dispositif de précharge

7.9.1.   Conditionnement

Le dispositif de précharge peut être séparé de la ceinture de sécurité soumise à l’essai et maintenu pendant 24 heures à une température de 60° + 5 °C. La température est ensuite portée à 100° + 5 °C pendant deux heures. Puis elle est maintenue pendant 24 heures à une température de – 30° + 5 °C. Après avoir été retiré de l’enceinte de conditionnement, le dispositif sera laissé au repos jusqu’à ce que sa température soit redescendue à la température ambiante. S’il a été séparé, il est alors remonté sur la ceinture de sécurité.

7.10.   Procès-verbal d’essai

7.10.1.   Le procès-verbal d’essai doit indiquer:

a)

les résultats de tous les essais prescrits au paragraphe 7 ci-dessus, et notamment:

b)

le type de dispositif utilisé pour l’essai (dispositif d’accélération ou dispositif de décélération);

c)

la variation totale de la vitesse;

d)

la vitesse du chariot immédiatement avant le choc uniquement dans le cas d’un chariot de décélération;

e)

la courbe d’accélération ou de décélération pendant toute la durée de la variation de la vitesse du chariot;

f)

le déplacement maximal du mannequin vers l’avant;

g)

la position – si elle est variable – de la boucle pendant l’essai;

h)

la force nécessaire pour ouvrir la boucle;

i)

toute défaillance ou rupture.

Si, du fait des prescriptions du paragraphe 7.7.1, l’emplacement des ancrages prévu à l’annexe 6 du présent règlement n’a pas été respecté, le procès-verbal doit décrire la manière dont la ceinture ou le système de retenue ont été montés et préciser les principaux angles et dimensions.

Le procès-verbal doit signaler aussi toute déformation ou rupture de la boucle survenue pendant l’essai. S’il s’agit d’un système de retenue, il doit préciser en outre le mode de fixation de la structure du véhicule au chariot, la position des sièges et l’angle d’inclinaison des dossiers. Si le déplacement vers l’avant du mannequin a dépassé les valeurs définies au paragraphe 6.4.1.3.2 ci-dessus, le procès-verbal doit préciser si les prescriptions du paragraphe 6.4.1.4.1 ont été respectées.

8.   PRESCRIPTIONS RELATIVES À L’INSTALLATION DANS LE VÉHICULE

8.1.   Équipement du véhicule en ceintures de sécurité et systèmes de retenue

8.1.1.   À l’exception des places assises destinées à être seulement utilisées lorsque le véhicule est à l’arrêt, les sièges des véhicules des catégories M1, M2 (classe III ou B), M3 (classe III ou B) et N doivent être équipés de ceintures de sécurité ou de systèmes de retenue satisfaisant aux prescriptions du présent règlement.

Les parties contractantes appliquant le présent règlement peuvent exiger l’installation de ceintures de sécurité sur les véhicules des catégories M2 et M3, classe II.

Les ceintures de sécurité et/ou les systèmes de retenue montés sur des véhicules des catégories M2 ou M3, classe I, II ou A, doivent être conformes aux prescriptions du présent règlement.

Les parties contractantes peuvent, en vertu de leur législation nationale, permettre l’installation de ceintures de sécurité ou de systèmes de retenue autres que ceux visés par le présent règlement à condition qu’ils soient destinés à des personnes handicapées.

Les systèmes de retenue satisfaisant aux prescriptions de l’annexe 8 de la série 02 d’amendements au règlement no 107, ne sont pas soumis aux dispositions du présent règlement.

Les véhicules des catégories M2 ou M3, classe I ou A, peuvent être équipés de ceintures de sécurité et/ou de systèmes de retenue conformes aux prescriptions du présent règlement.

8.1.2.   Les ceintures de sécurité et systèmes de retenue des places assises obligatoirement pourvues d’un tel équipement devront correspondre aux types spécifiés à l’annexe 16 (avec lesquels les enrouleurs sans verrouillage (paragraphe 2.14.1) et les enrouleurs à déverrouillage manuel (paragraphe 2.14.2) sont interdits). Pour toutes les places assises où est prévue l’installation de ceintures abdominales de type B, comme indiqué dans l’annexe 16, des ceintures abdominales de type Br3 seront autorisées, sauf s’il s’avère que dans la pratique, elles s’enroulent à un point tel que même quand elles ont été bouclées normalement, le confort de l’occupant du siège s’en trouve notablement réduit.

8.1.2.1.   Toutefois, pour les places assises latérales autres qu’à l’avant des véhicules de la catégorie N1 figurant à l’annexe 16 et désignées par le signe Ø, l’installation d’une sangle abdominale de type Br4 m ou Br4Nm est autorisée, à condition qu’il existe entre le siège et la paroi latérale la plus proche un passage permettant aux voyageurs d’accéder aux autres parties du véhicule. Un espace entre un siège et une paroi latérale est considéré comme un passage lorsque, toutes portes fermées, la distance entre ladite paroi latérale et un plan longitudinal vertical passant par l’axe médian du siège considéré - mesurée à l’endroit du point R et perpendiculairement au plan longitudinal médian du véhicule - est supérieure à 500 mm.

8.1.3.   Là où l’usage de ceintures de sécurité n’est pas obligatoire, n’importe quel type de ceinture ou de système de retenue conforme au présent règlement pourra être installé au gré du fabricant. Des ceintures de type A, conformes aux modèles autorisés dans l’annexe 16 pourront être proposées en remplacement des ceintures abdominales destinées aux places assises pour lesquelles de telles ceintures sont prévues dans l’annexe 16.

8.1.4.   Dans le cas de ceintures trois points pourvues de dispositifs enrouleurs, l’un de ceux-ci au moins doit agir sur la sangle baudrier.

8.1.5.   Excepté pour les véhicules de la catégorie M1, un enrouleur à verrouillage d’urgence de type 4N (paragraphe 2.14.5) peut être autorisé en lieu et place d’un enrouleur de type 4 (paragraphe 2.14.4) s’il a été prouvé, à la satisfaction des services responsables des essais, que l’installation d’enrouleurs de type 4 ne serait pas indiquée.

8.1.6.   Pour les places assises avant, au centre ou sur les côtés, signalées dans l’annexe 16 par le symbole, l’installation de ceintures abdominales du type spécifié dans cette annexe sera jugée appropriée dans les cas où le pare-brise est situé en dehors de la zone de référence définie à l’annexe 1 du règlement no 21.

Pour ce qui a trait aux ceintures de sécurité, le pare-brise est considéré comme faisant partie de la zone de référence s’il peut entrer en contact statique avec l’appareil d’essai selon la méthode décrite à l’annexe 1 du règlement no 21.

8.1.7.   À chacune des places assises marquées dans l’annexe 16 du signe ·, il doit être installé une ceinture trois points d’un type spécifié dans l’annexe 16, à moins que l’une des conditions ci-après ne soit remplie, auquel cas des ceintures deux points d’un type spécifié dans l’annexe 16 peuvent être installées;

8.1.7.1.   un siège ou d’autres parties du véhicule conformes aux dispositions du paragraphe 3.5 de l’appendice 1 du règlement no 80 sont situés directement en avant;

8.1.7.2.   aucune partie du véhicule n’est située dans la zone de référence, ou ne peut s’y trouver lorsque le véhicule est en mouvement;

8.1.7.3.   les parties du véhicule situées dans la zone de référence satisfont aux dispositions concernant l’absorption d’énergie énoncées dans l’appendice 6 du règlement no 80.

8.1.8.   À l’exception du cas visé au paragraphe 8.1.9, à chaque place assise pour passager où est installé un coussin gonflable, il doit y avoir une étiquette de mise en garde contre l’utilisation d’un système de retenue pour enfant faisant face vers l’arrière à cette place assise. L’étiquette de mise en garde, qui doit avoir la forme d’un pictogramme et qui peut être accompagnée d’un texte explicatif, doit être apposée de manière durable et être placée de manière bien visible devant toute personne entreprenant d’installer un système de retenue pour enfant faisant face vers l’arrière à la place en question. Un exemple de pictogramme proposé est montré à la figure 1. Une inscription permanente devrait rester visible à tout moment, pour le cas où l’étiquette de mise en garde ne serait pas visible lorsque la porte est fermée.

Figure 1

Image

Couleurs:

a)

pictogramme: rouge