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Document 52014DC0474
REPORT FROM THE COMMISSION TO THE EUROPEAN PARLIAMENT AND THE COUNCIL Protection of the European Union’s financial interests — Fight against fraud 2013 Annual Report
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL Protection des intérêts financiers de l'Union européenne - Lutte contre la fraude Rapport annuel 2013
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL Protection des intérêts financiers de l'Union européenne - Lutte contre la fraude Rapport annuel 2013
/* COM/2014/0474 final */
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL Protection des intérêts financiers de l'Union européenne - Lutte contre la fraude Rapport annuel 2013 /* COM/2014/0474 final */
TABLE DES MATIÈRES RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT
EUROPÉEN ET AU CONSEIL Protection des intérêts financiers de l’Union européenne
— Lutte contre la fraude Rapport annuel 2013...................... Résumé. . 4 1............ Introduction. 7 2............ Fraude
et autres irrégularités. 7 2.1......... Irrégularités signalées et tendances
générales pour la période 2009-13. 7 2.2......... Irrégularités signalées comme
frauduleuses et portant atteinte au budget de l’UE.. 9 2.2.1...... Recettes. 11 2.2.2...... Dépenses. 12 2.2.3...... Résultats de l’Office européen de lutte antifraude
(OLAF) 16 2.3......... Irrégularités
non signalées comme frauduleuses. 17 2.3.1...... Recettes. 18 2.3.2...... Dépenses. 18 3............ Recouvrement et autres mesures préventives et
correctives. 19 3.1......... Dépenses:
mécanismes préventifs. 19 3.1.1...... Interruptions
en 2013. 19 3.1.2...... Suspensions. 20 3.2......... Dépenses: corrections financières et
recouvrements effectués en 2013. 20 3.3......... Recouvrement relatif aux recettes au
titre des ressources propres. 21 4............ POLITIQUES ANTIFRAUDE AU NIVEAU DE L’UE.. 22 4.1......... Initiatives de politique antifraude
prises par la Commission en 2013. 22 4.1.1...... Règlement n° 883/2013 relatif aux
enquêtes de l’OLAF. 22 4.1.2...... Proposition de directive relative à la lutte
contre la fraude portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union au moyen
du droit pénal 22 4.1.3...... Proposition
d'institution d’un parquet européen. 22 4.1.4...... Lutte contre la corruption dans l’UE.. 23 4.1.5...... Politique antifraude dans le domaine des
douanes. 23 4.1.6...... Lutte contre la fraude à la TVA.. 25 4.1.7...... Dispositions antifraude dans les accords
internationaux. 26 4.1.8...... Lutte contre le commerce illicite des
produits du tabac. 26 4.1.9...... Règles de passation des marchés publics. 27 4.1.10.... Proposition de directive pour la protection de
l’euro et des autres devises contre la contrefaçon au moyen de mesures pénales. 28 4.1.11.... Stratégie
antifraude de la Commission. 29 4.1.12.... Programmes
Hercule et Pericles. 29 4.2......... Comité consultatif de coordination de la
lutte antifraude (COCOLAF) 30 4.3......... Résolution du Parlement européen du
3 juillet 2013 sur la protection des intérêts financiers de l’Union
européenne – Lutte contre la fraude – Rapport annuel 2011. 30 5............ Mesures adoptées par les États membres pour combattre
la fraude et les autres activités illégales portant atteinte aux intérêts
financiers de l’UE.. 32 5.1......... Mesures de lutte contre la fraude et
autres irrégularités portant atteinte aux intérêts financiers de l’UE 32 5.2......... Mise en œuvre de l’article 3,
paragraphe 4, du nouveau règlement OLAF concernant la désignation du
«service de coordination antifraude» (AFCOS) 33 5.3......... Mise en œuvre des recommandations de 2013. 34 6............ Conclusions
et recommandations. 35 6.1......... Un ensemble sans précédent de mesures
antifraude. 36 6.1.1...... Au commencement, il y eut la CAFS. 36 6.1.2...... La réforme de l’Office européen de lutte
antifraude. 36 6.1.3...... Mesures de lutte contre la fraude et la
corruption dans les marchés publics. 36 6.1.4...... Mesures
sectorielles: recettes. 37 6.1.5...... Mesures
sectorielles: dépenses. 37 6.1.6...... Les
perspectives. 38 6.2......... Résultats
opérationnels: un rythme différent 38 6.2.1...... Recettes: qualité de l’information et des
stratégies de contrôle. 38 6.2.2...... Dépenses:
un paysage en évolution. 39 ANNEXE 1 — Irrégularités
signalées comme frauduleuses. 41 ANNEXE 2 — Irrégularités non
signalées comme frauduleuses. 43 ANNEXE 3 — Corrections
financières de 2013 mises en œuvre dans le cadre de la gestion partagée (en
millions d’EUR) 44 Résumé Le présent rapport annuel 2013 sur la protection des
intérêts financiers de l’Union européenne est présenté par la Commission en
coopération avec les États membres, conformément à l’article 325 du traité
sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il couvre les mesures prises par
la Commission et les États membres dans la lutte contre la fraude et leurs
résultats. Il s’agit du dernier rapport publié sous le mandat de la Commission
actuelle. C'est pourquoi il y est fait référence aux réalisations des cinq
dernières années. Les conclusions et recommandations qu'il contient se fondent
sur une analyse des informations disponibles pour les cinq dernières années et
des problèmes ou des risques identifiés pendant cette période. Mesures visant à protéger les intérêts financiers de l’UE
– période 2009-2013 Au cours de la période 2009-2013, la Commission a pris
des mesures juridiques et administratives sans précédent pour renforcer la
protection des intérêts financiers de l’UE. Les premières mesures ont été prises en 2011, lorsque la
Commission a adopté sa stratégie antifraude pluriannuelle (CAFS).
Initialement ciblée sur les services de la Commission, la stratégie a contribué
dans une mesure majeure à sensibiliser les autorités nationales compétentes à
la problématique de la fraude. En outre, sur la base de cette stratégie, des
dispositions antifraude spécifiques ont été introduites dans les nouveaux
programmes de dépenses pour la période 2014-2020. Une deuxième étape dans le renforcement de la lutte contre
la fraude a été marquée par l’adoption du nouveau règlement OLAF en 2013[1].
Ce règlement a rationalisé les procédures de l’Office et accru son efficacité.
Simultanément, il a renforcé les garanties procédurales pour les personnes
concernées par les enquêtes de l'OLAF. En 2012 et 2013, la Commission a traité l’aspect pénal de la
protection des intérêts financiers de l’UE en adoptant: ·
en juillet 2012, une proposition de directive concernant la
lutte contre la fraude au moyen du droit pénal, qui devrait combler les lacunes
de la législation antifraude des États membres qui empêchent de poursuivre
efficacement les fraudeurs; ·
en juillet 2013, une proposition de règlement concernant la
mise en place d’un parquet européen. Celle-ci est l'une des propositions
législatives les plus importantes des dernières décennies concernant la
protection des intérêts financiers de l’UE. La Commission a également pris un certain nombre de mesures
importantes visant à protéger les recettes budgétaires de l’UE, notamment: ·
la proposition de modification du règlement 515/97 relatif à
l’assistance administrative mutuelle en matière de douanes; ·
les directives relatives à un mécanisme de réaction rapide contre
la fraude à la TVA et un mécanisme d’autoliquidation; ·
la signature du protocole CCLAT sur le commerce illicite des
produits du tabac; et ·
la communication concernant la lutte contre la contrebande de
tabac en 2013. Par ces mesures, la Commission a transformé le paysage de la
politique antifraude au niveau de l’UE. Détection et notification
des irrégularités (frauduleuses ou non) portant atteinte au budget de l’UE En 2013, 1 609 irrégularités ont été signalées comme
frauduleuses (comprenant les cas de fraude présumée ou établie), pour un total
de 309 millions d’EUR de fonds de l’UE. Il subsiste des différences
significatives entre les États membres s'agissant du nombre des irrégularités
frauduleuses signalées par chacun, ce qui pourrait découler d'approches
différentes de la détection de la fraude et, dans certains cas,
d'interprétations divergentes dans l’application du cadre juridique. Sur le
plan des recettes, les irrégularités frauduleuses signalées ont diminué. Sur le
plan des dépenses, une forte baisse a été enregistrée entre 2009 et 2011, mais
on observe une recrudescence depuis lors. Certaines tendances se sont renforcées au cours des deux
dernières années: la participation des organismes administratifs à la détection
des irrégularités frauduleuses a continué de croître et l'utilisation de documents
falsifiés est devenue le mode opératoire le plus répandu dans les comportements
frauduleux. Les irrégularités non signalées comme frauduleuses ont
augmenté, notamment en termes de montants. Cette augmentation reflète
principalement l'accroissement des ressources mises à la disposition des divers
programmes de dépense, la mise en œuvre d'un plus grand nombre de programmes,
ainsi que la plus grande attention accordée par les institutions européennes et
les services nationaux d’audit à la gestion des fonds. Mesures préventives et correctives En 2013, la Commission a adopté plusieurs décisions visant à
garantir que les ressources de l’UE sont dépensées conformément au principe de
bonne gestion financière et que ses intérêts financiers sont dûment protégés.
217 décisions d’interruption de paiements (pour plus de 5 milliards
d'EUR) ont été prises dans le domaine de la politique de cohésion. 131 de ces
décisions étaient toujours en cours à la fin de l’année 2013 (pour
environ 2 milliards d’EUR de paiements interrompus). La Commission a
également pris 4 nouvelles décisions de suspension (dont trois étaient
toujours en cours à la fin de l’année). La Commission a décidé des corrections financières
correspondant à plus de 2,5 milliards d’EUR et émis des ordres de
recouvrement pour un total de 955 millions d’EUR. Les mesures prises en 2013 témoignent de la grande attention
que porte la Commission à la protection des intérêts financiers de l’UE et de
l’efficacité des mécanismes en place à cet effet. Toutefois, ce sont les
budgets nationaux qui supportent à présent le risque de non-recouvrement des
montants payés aux bénéficiaires, mais soumis à des corrections financières. Services de coordination antifraude (AFCOS) L’accent a été mis, dans le rapport de cette année, sur
l’obligation faite à chaque État membre de désigner, conformément à
l’article 3, paragraphe 4, du règlement (UE) n° 883/2013, un
service de coordination antifraude (AFCOS) chargé de faciliter la coopération
et un échange d’information efficaces avec l’Office européen de lutte
antifraude (OLAF). Quatre États membres n’ont pas encore officiellement créé leur
AFCOS mais prévoient de le faire d’ici la fin de 2014. Les missions des AFCOS nationaux varient d'un État membre à
l'autre. Tous les États membres ont chargé leur AFCOS d'un rôle de
coordination, quoique dans une mesure variable. Rares sont ceux qui ont
habilité leur AFCOS à conduire des enquêtes. 1. Introduction Chaque année, sur la base de
l’article 325, paragraphe 5, du traité sur le fonctionnement de
l’Union européenne (TFUE), la Commission, en coopération avec les États
membres, présente au Parlement européen et au Conseil un rapport sur les
mesures adoptées pour combattre la fraude et toute autre activité illégale
portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union. Le traité prévoit que l’Union européenne
et les États membres partagent la responsabilité de la protection des intérêts
financiers de l’Union et de la lutte contre la fraude. Les autorités nationales
gèrent environ 80 % des dépenses de l’UE et perçoivent les ressources
propres traditionnelles (RPT). Dans ces deux domaines, la Commission exerce une
supervision générale, définit les normes et contrôle leur respect. Une étroite
coopération entre la Commission et les États membres est dès lors primordiale
pour assurer une protection efficace des intérêts financiers de l’Union. L’un
des principaux objectifs du présent rapport est donc d’évaluer l’efficacité de
cette coopération en 2013 et les éventuels moyens de la renforcer. Le présent rapport inclut une description des mesures
adoptées en 2013 au niveau de l’Union ainsi qu’un résumé et une évaluation des
actions entreprises par les États membres pour lutter contre la fraude. Il
fournit une analyse des principaux résultats obtenus par les organismes
nationaux et européens, dans la détection et la notification de la fraude et
des irrégularités concernant les dépenses et les recettes de l’UE. L’accent est
particulièrement mis sur la mise en place dans chaque État membre d’un service
de coordination antifraude (AFCOS), qui facilitera l’échange, entre l’OLAF et
les États membres, d’informations essentielles concernant les intérêts
financiers de l’UE. Le rapport est accompagné de six documents de travail des
services de la Commission[2].
Les documents intitulés «Mise en œuvre de l’article 325 par les États
membres en 2013» et «Analyse statistique des irrégularités» contiennent des
tableaux récapitulant les principaux résultats de l’action antifraude de chaque
État membre. 2. Fraude et autres irrégularités 2.1. Irrégularités signalées et tendances
générales pour la période 2009-13 En 2013, 15 779 irrégularités (frauduleuses ou
non) ont été signalées à la Commission, portant sur un montant total d’environ
2,14 milliards d'EUR, dont 1,76 milliard environ concernent le volet
des dépenses du budget de l’UE. Les irrégularités détectées représentent
1,34 % des paiements en ce qui concerne les dépenses et 1,86 % du
montant brut des ressources propres traditionnelles perçues. Par rapport à 2012, les irrégularités ont augmenté de
17 % en nombre, mais elles ont diminué de 36 % en termes de montants. Au cours des cinq dernières années, des changements
importants sont intervenus dans la façon dont les États membres et la
Commission signalent les irrégularités. Deux plateformes[3] ont été
expressément créées, qui ont contribué à améliorer la ponctualité ainsi que la
qualité et la quantité globales des informations concernant les irrégularités
qui portent atteinte au budget de l’UE. La disponibilité de ces données a entraîné un changement
significatif des informations présentées dans ce rapport annuel, l'accent étant
mis non plus sur les irrégularités traitées en termes généraux mais sur les
irrégularités signalées comme frauduleuses. Entre 2009 et 2013, le nombre des irrégularités signalées a
augmenté de 22 %; et les montants concernés ont augmenté de 48 %. Cette augmentation est en partie liée aux ressources
disponibles pour le budget de l’UE qui, en 2013, étaient supérieures de plus de
10 % à celles de 2009. Toutefois, le facteur le plus susceptible de
déterminer cette évolution est l’attention et le contrôle croissants exercés
par les institutions de l’UE (la Commission européenne et la Cour des comptes)
et par les services nationaux sur la gestion des fonds. En conséquence, alors que les irrégularités signalées comme
frauduleuses (dont la détection relève largement de la responsabilité des
services compétents des États membres et s’avère plus difficile) ont diminué
dans une certaine mesure au cours des cinq dernières années (voir le
point 2.2et le tableau 2 ci-dessous), le nombre des irrégularités non
signalées comme frauduleuses a progressivement augmenté. Graphique 1:
Irrégularités signalées (frauduleuses et non frauduleuses) et montants
correspondants — 2009-13 2.2. Irrégularités
signalées comme frauduleuses et portant atteinte au budget de l’UE Le nombre des irrégularités frauduleuses signalées et les
montants correspondants ne constituent pas une mesure directe du niveau de la
fraude affectant le budget de l’UE. Ils indiquent plutôt les résultats obtenus
par les États membres et les institutions de l’UE dans la détection des cas de
fraude potentielle. La décision finale quant au fait qu’un cas constitue
réellement une fraude appartient aux autorités (judiciaires) compétentes des
États membres[4]. En
2013, les États membres ont signalé 1 609 irrégularités comme
frauduleuses, portant sur un montant total de 309 millions d’EUR des fonds
de l’UE. 25 de ces irrégularités frauduleuses concernaient des fonds gérés dans
le cadre des dépenses directes, pour un montant de 1,2 million d’EUR, et 8
ont été signalées par les pays candidats, pour un montant de 1 million
d’EUR environ. Le nombre des irrégularités frauduleuses[5] signalées en
2013 a augmenté de 30 % par rapport à l’année précédente, tandis que leur
incidence financière a diminué de 21 %. Il convient de noter que la
variation annuelle des montants est inférieure à celle du nombre de cas
signalés (les montants pouvant notamment varier fortement en raison de la valeur
élevée de cas individuels). On relève des différentes importantes entre les
secteurs, comme il ressort du tableau 1. Le graphique 2 présente les
tendances générales des cinq dernières années. Il fait apparaître une certaine
diminution du nombre de cas signalés ainsi que des montants sur l'ensemble de
la période. On observe également des différences entre les tendances des
irrégularités concernant les recettes (à la baisse) et celles concernant les
dépenses (dont les variations semblent être liées à l’évolution des cycles de
programmation pluriannuels et qui sont orientées à la hausse depuis 2012). Tableau 1: Irrégularités signalées comme frauduleuses en 2013[6] Une ventilation, par État membre et par secteur budgétaire,
de toutes les irrégularités frauduleuses signalées en 2013 est présentée en
annexe 1. Graphique 2: Irrégularités signalées comme frauduleuses et
montants concernés — 2009-13 2.2.1. Recettes Le nombre de cas de fraude signalés pour 2013 (633) est
inférieur de 17 % au nombre moyen de cas signalés pour les
années 2009 à 2013 (763). Le montant total constaté de RPT signalé pour
2013 (54 millions d’EUR – 61 millions si on inclut les montants estimés)
est inférieur de 44 % à la moyenne des montants constatés pour les
années 2009 à 2013 (96 millions d’EUR)[7]. En 2013, près de la moitié des cas de fraude (47 %) ont
été révélés lors d’inspections réalisées par les services antifraude et
29 % lors des contrôles douaniers réalisés au moment du dédouanement des
marchandises. En termes de montants concernés, environ 56 % de tous les
montants de RPT concernés par des cas de fraude ont été constatés lors d’une
inspection effectuée par les services antifraude. L’analyse fait ressortir une baisse du nombre de cas de
fraude au cours de la période 2009-2013, comme le montre le
graphique 3. GRAPHIQUE 3: RPT — Cas de fraude et montants constatés concernés
(2009-13) 2.2.2. Dépenses En
ce qui concerne les dépenses de l'UE, l’augmentation du nombre d’irrégularités
signalées comme frauduleuses est important: +776%, mais est essentiellement due
au secteur des ressources naturelles (+175 %, voir le point 2.2.2.1).
Des augmentations ont également été observées dans les politiques de cohésion
(+15 %) et de préadhésion (+27 %). Des diminutions observées sont
liées aux dépenses directes (-14 %) et aux recettes (-7 %). Les
variations des montants concernés sont moins explicatives, comme indiqué
ci-dessus, puisque des diminutions ont été notées dans tous les secteurs, à
l’exception de l’agriculture (+10 %). Les irrégularités signalées concernent souvent des
opérations qui ont eu lieu lors d’un exercice différent de celui au cours
duquel elles ont été détectées ou signalées. Il s’écoule un laps de temps moyen
d’environ quatre ans entre le moment où une fraude (potentielle) est commise et
celui où elle est signalée à la Commission[8]. Les
graphiques 4 et 5 ventilent le nombre d'irrégularités frauduleuses
signalées et les montants concernés par secteur de dépense. Contrairement aux années précédentes, la plupart des
irrégularités signalées comme frauduleuses (60 %) ont été détectées dans le
domaine de l’agriculture. En revanche, comme au cours des années précédentes,
la majeure partie des montants concernés par ces irrégularités (63 %) sont
en rapport avec la politique de cohésion. Graphiques 4 & 5: Irrégularités signalées comme frauduleuses
par secteur budgétaire (dépenses) — par nombre et par montant Les modes opératoires détectés n’ont pas varié de façon
significative par rapport aux années précédentes. L’utilisation de documents ou
de déclarations faux ou falsifiés demeure la méthode la plus récurrente. Seules trois des irrégularités signalées comme frauduleuses
concernent des cas de corruption[9].
Environ 48 % des irrégularités signalées comme
frauduleuses en 2013 ont été détectées par des organismes antifraude ou au
cours d’enquêtes pénales ou d’autres contrôles externes; 52 % ont été
détectés par les systèmes de contrôle administratif prévus dans les
réglementations sectorielles. Cette situation souligne l’importance des contrôles
externes dans la lutte contre la fraude et la nécessité d’une solide
coordination avec les autorités de gestion et d’audit. Elle montre également
que ces contrôles et cette coordination ont connu une amélioration notable par
rapport au passé. Les enquêtes antifraudes ou pénales ont détecté des cas de
fraude potentielle concernant des montants beaucoup plus élevés, ce qui met en
évidence la capacité de ces organismes à cibler leurs activités, mais aussi
leurs importantes capacités d'enquête. En 2013, seul un État membre, à savoir l’Irlande, n’a
présenté aucune irrégularité comme frauduleuse. Le taux de détection de la
fraude continue de varier d’un État membre à l’autre[10]. Les États
membres ayant détecté et signalé le plus grand nombre d’irrégularités frauduleuses
sont l’Italie, la Roumanie, la Bulgarie, la Pologne, le Danemark et la Grèce
(entre 302 et 55). En termes de montants concernés, les résultats les plus
élevés ont été signalés par l’Italie, la Pologne, la Roumanie, la Grèce et
l’Allemagne (entre 68 et 24 millions d’EUR). Très peu de cas (moins
de trois pour tous les secteurs de dépenses) ont été signalés par la Belgique,
la Lituanie, le Luxembourg, la Hongrie, les Pays-Bas, la Finlande et la Suède. Ces
différences résultent de plusieurs facteurs et reflètent des approches très
diverses, non seulement parmi les États membres mais aussi parmi les
différentes administrations d'un même pays. Certains États membres déploient
des ressources importantes pour lutter contre la fraude; d’autres préfèrent appliquer
des corrections financières sans enquêter davantage sur l’infraction pénale potentielle. Sur les irrégularités signalées comme frauduleuses au cours
des 5 dernières années, 8 % ont été classées comme relevant de la fraude
(ratio de la fraude établie)[11].
Ce ratio a doublé par rapport à 2012. 2.2.2.1. Ressources
naturelles (agriculture, développement rural et pêche) La forte augmentation en ce qui concerne la pêche (+600 %)
était attendue compte tenu du retard dans la mise en œuvre des programmes et
des faibles chiffres signalés jusqu’à l’année dernière. En ce qui concerne l’agriculture, la situation est plus
complexe, étant donné que les irrégularités notifiées par quatre États membres
(Bulgarie, Danemark, Italie et Roumanie) représentent environ 75 % du
nombre total des irrégularités signalées comme frauduleuses, mais le nombre
d’irrégularités signalées comme frauduleuses a également augmenté dans cinq
autres pays (République tchèque, Grèce, Espagne, France et Pologne). S’agissant du Danemark, les cas signalés correspondent à la
poursuite de l’opération d’enquête qui a débuté en 2012. Les cas de fraude
présumée concernent le non-respect des restrictions nationales à l’égard de
l’utilisation des engrais et les exigences en termes de conditionnalité. En ce
qui concerne la conditionnalité, les procédures administratives sont en cours
et, dans de nombreux cas, la question de l’irrégularité sera tranchée par la
juridiction compétente. En ce qui concerne la Roumanie et la Bulgarie, certaines
faiblesses du système ont été identifiées et déterminent une augmentation des
contrôles et, partant, des irrégularités détectées. S’agissant de l’Italie, qui compte le nombre le plus élevé
d’irrégularités signalées comme frauduleuses, à savoir 213, environ un tiers de
ces cas proviennent d’une opération d’enquête généralisée en cours. Une part
importante de ces signalements pourrait cependant découler d’une application
trop zélée du classement en tant que cas frauduleux; ce point fera l’objet d’un
suivi ultérieur au cours des prochaines années. L’augmentation des irrégularités signalées comme frauduleuses
concerne tant le Fonds européen agricole de garantie[12] que le Fonds
européen agricole pour le développement rural[13]. 18 % des
cas signalés concernent les deux fonds. Près de 30 % des irrégularités frauduleuses concernent
l’utilisation de documents ou de déclarations faux ou falsifiés. En 2013, la part des irrégularités frauduleuses potentielles
détectées par les services antifraude a augmenté par rapport aux années
précédentes pour atteindre 44 %, tandis que la part des enquêtes pénales
est restée stable (8 %). Cette situation est notamment due aux résultats
communiqués par l’Italie et le Danemark. Le ratio de la fraude établie dans l’agriculture est en hausse
par rapport à 2012. Il se situe à 7 % (contre 6 % en 2012) du total
des cas signalés au cours de la période 2009-13. 2.2.2.2. Politique
de cohésion (périodes de programmation 2007-2013 et 2000-2006) Bien que les signalements aient augmenté de 15 % par
rapport à 2012, la politique de cohésion n’a pas été, pour la première fois,
le domaine de dépenses budgétaires enregistrant le nombre le plus élevé
d’irrégularités signalées comme frauduleuses. Les montants concernés, bien
qu’en baisse, représentent cependant toujours la plus grande part du total. Conformément aux tendances mises en évidence en 2012, le Fonds
européen de développement régional (FEDER) a représenté la part la plus
importante des irrégularités frauduleuses signalées en 2013. Toutefois, au
cours des cinq dernières années, le nombre d’irrégularités signalées comme
frauduleuses a été pratiquement le même pour le Fonds social européen (FSE) et
le FEDER. En termes de montants impliqués, le FEDER a toujours représenté la
part la plus importante (en raison de la valeur de financement plus élevée des
projets soutenus). La plupart des irrégularités frauduleuses (55 %) ont été
détectées par le système de contrôle prévu par la législation de l’UE, et non
pas par des enquêtes pénales ou par les organismes antifraude. Ce fait confirme
la tendance déjà observée en 2012, tout en marquant une différence frappante
par rapport à la période de programmation précédente (2000-06), pendant
laquelle la détection résultait presque exclusivement d’enquêtes antifraude ou
pénales. Les efforts déployés par la Commission ces dernières années pour
sensibiliser les acteurs à la fraude dans le domaine de la politique de
cohésion semblent avoir porté leurs fruits, bien que cette tendance récente
doive encore être consolidée[14].
En termes de montants financiers, les principales irrégularités frauduleuses
ont encore été détectées à la faveur d'enquêtes pénales et antifraude (76 %
du total). Le temps écoulé entre la détection des cas frauduleux et leur
signalement reste stable, soit huit mois en moyenne. Quant aux pratiques
irrégulières, elles sont détectées, en moyenne, deux ans et six mois après leur
commencement. Le ratio de la fraude établie pour la politique de cohésion a
augmenté par rapport à 2012: 11 % (contre 3 % en 2012) des
irrégularités signalées comme frauduleuses pour la période 2009-13 ont été
déclarées comme établies après décision finale en Grèce, en Allemagne, en
Pologne et en Slovénie. 2.2.2.3. Politique
de préadhésion (aide de préadhésion et instrument de préadhésion - IPA) Dans le domaine de l’aide de préadhésion, le nombre
d’irrégularités signalées comme frauduleuses est resté au même niveau que
l’année précédente, en dépit d'une tendance à la baisse depuis 2009. La
Roumanie et la Bulgarie sont les pays ayant signalé des irrégularités
frauduleuses, dont la plupart concernent le développement rural[15]. En ce qui concerne l’instrument de préadhésion (IPA), le nombre
d’irrégularités signalées comme frauduleuses et les montants concernés ont
augmenté par rapport à 2012. Cette hausse peut être considérée comme restant
dans la norme, étant donné que la notification des irrégularités concernant
l’IPA n’a commencé que depuis quelques années. La plupart des irrégularités
signalées comme frauduleuses ont été communiquées par la Turquie. Les montants
frauduleux les plus élevés ont été enregistrés en ce qui concerne l’aide à la
transition, le renforcement des institutions et le développement rural. 2.2.2.4. Dépenses
gérées directement par la Commission L’analyse des dépenses gérées directement par la Commission se
fonde sur des données relatives aux ordres de recouvrement émis par les
services de la Commission. En 2013, comme le système de comptabilité d’exercice (ABAC) en
fait état, les services de la Commission ont qualifié 25 recouvrements de
fraudes présumées et les ont signalés à l'OLAF. Ces cas correspondent à un
montant total de 1,2 million d’EUR, soit moins que l’année précédente. 2.2.3. Résultats de l’Office européen de lutte
antifraude (OLAF)[16] En 2013, l’OLAF a ouvert 253 enquêtes et 34 enquêtes
de coordination et en a clôturé 293 (dont 164 assorties de
recommandations). 85 recommandations de poursuites judiciaires ont été
adressées aux autorités nationales et il a été recommandé de procéder au
recouvrement d’environ 402,8 millions d’EUR, dont 84,9 millions d’EUR
concernaient des recettes et 317,9 millions d’EUR concernaient des
dépenses (voir tableau 2). Tableau 2: Montants recommandés pour un recouvrement en 2013 à la
suite des enquêtes de l’OLAF[17] 2.3. Irrégularités non signalées comme frauduleuses En
2013, 14 170 irrégularités non signalées comme frauduleuses (non
frauduleuses) ont été notifiées à la Commission (environ 16 % de plus
qu’en 2012). Tous les secteurs ont enregistré une augmentation, à l’exception
de la préadhésion. L’incidence financière correspondante a diminué à environ
1,84 milliards d’EUR (-38 % par rapport à 2012). Une augmentation
notable a été enregistrée dans le domaine de l’agriculture (voir
point 2.3.2), comme il apparaît au tableau 3. Tableau 3: Cas d’irrégularités non signalés comme frauduleux en
2013[18] L’annexe 2 présente une ventilation, par État membre et
par secteur budgétaire, de toutes les irrégularités non frauduleuses signalées
en 2013. 2.3.1. Recettes Le nombre des irrégularités signalées pour 2013 (4 144)
est actuellement supérieur de 5 % au nombre moyen des irrégularités
signalées pour la période 2009-2013 (3 936)[19]. Le montant
total constaté des RPT concernées (326 millions d’EUR – 327 millions si on
inclut les montants estimés) est supérieur de 16 % à la moyenne du montant
constaté pour les années 2009-2013 (280 millions d’EUR). GRAPHIQUE 6: RPT- Cas d’irrégularités non signalés comme
frauduleux et montants concernés (2009-13) En
2013, la plupart des cas d'irrégularités (56 %) et des montants de RPT constatés
(56 %) l'ont été grâce aux contrôles a posteriori. 2.3.2. Dépenses L’augmentation
du nombre d'irrégularités non frauduleuses concerne tous les domaines de
dépenses du budget de l'UE, à l’exception de la préadhésion. Toutefois, cette augmentation du nombre des irrégularités
signalées est contrebalancée par une diminution importante des montants
concernés, en particulier dans le domaine de la politique de cohésion Une
augmentation importante a été observée dans le domaine de la politique des
ressources naturelles (essentiellement liée au pilier du développement rural
ainsi qu’aux progrès de la mise en œuvre des programmes et aux vérifications
accrues requises par les constatations de la Cour des comptes et de la
Commission ces dernières années) de même que dans les dépenses directes. 3. Recouvrement et autres mesures préventives
et correctives Un aspect important de la protection des intérêts financiers
de l’UE réside dans l’utilisation des mécanismes de prévention et de correction
de la fraude et d’autres irrégularités, visant à assurer l’exécution du budget
conformément aux principes de saine gestion financière[20]. Dans le contexte de la gestion partagée, les mesures suivantes
peuvent être adoptées par la Commission: ·
mesures préventives: interruption de paiements (délai de paiement
ramené à 6 mois)[21];
suspension de tout ou partie des paiements intermédiaires à un État membre[22]; ·
mesures correctives: lorsque les mesures requises ne sont pas
prises par l’État membre concerné, la Commission peut décider d’imposer une
correction financière[23].
Les dépenses qui ne sont pas conformes aux règles applicables font l’objet soit
d’un ordre de recouvrement, soit d’une déduction appliquée à la demande de
paiement ultérieure. Les données relatives aux recouvrements directement effectués
auprès des bénéficiaires par les États membres ne sont que partiellement
disponibles[24] et sont incluses dans le document de travail des services de
la Commission intitulé «Évaluation statistique des irrégularités». Les données concernant les types de gestion autres que la
gestion partagée (en particulier les dépenses directes) concernent
principalement les ordres de recouvrement émis par les services de la
Commission, ou les déductions des déclarations de coûts. 3.1. Dépenses: mécanismes préventifs 3.1.1. Interruptions en 2013 En 2013, la Commission a pris 217 décisions
d’interruption de paiements (pour près de 5 milliards d'EUR, comme l'année
précédente) dans le domaine de la politique de cohésion. 131 de ces décisions
étaient encore ouvertes à la fin de l’année 2013 (concernant près de
2 milliards d’EUR). Le tableau 4 indique les cas d’interruption traités en
2013 et présente l’activité importante de prévention entreprise, notamment en
ce qui concerne le FEDER/Fonds de cohésion, qui représentent plus de 72 %
des cas et environ 87 % du total des montants concernés. Tableau 4: Cas d’interruption traités par les services de la
Commission en 2013 Période de programmation 2007-2013 || FEDER/Fonds de cohésion || FSE || FEP || Total Nombre de cas || Montants (millions d'EUR) || Nombre de cas || Montants (millions d'EUR) || Nombre de cas || Montants (millions d'EUR) || Nombre de cas || Montants (millions d'EUR) Ouverts au 31.12.2012 || 38 || 1.638 || 15 || 181 || 30 || 108 || 83 || 1.927 Nouveaux cas en 2013 || 220 || 4.242 || 25 || 349 || 20 || 339 || 265 || 4.930 Clôturés en 2013 || 157 || 4.272 || 20 || 258 || 40 || 350 || 217 || 4.880 Ouverts au 31.12.2013 || 101 || 1.608 || 20 || 272 || 10 || 97 || 131 || 1.977 3.1.2. Suspensions En ce qui concerne le FEDER, sur les deux décisions de
suspension toujours en vigueur à la fin de l’année 2012, une a été levée[25],
tandis que l’autre restait en vigueur[26]
à la fin de l’année 2013. Quatre nouvelles décisions de suspension ont été
adoptées en 2013[27].
Deux autres ont été adoptées en janvier 2014[28]. Concernant le FSE, sur les deux décisions de suspension
adoptées en 2012 et toujours en vigueur à la fin de l’année 2012, une a
été levée en 2013[29]
et l’autre est restée en vigueur[30].
Onze décisions de suspension ont été adoptées en 2013. Toutes sauf une[31]
étaient toujours en vigueur à la fin de l’année 2013[32]. Une décision
de suspension adoptée en 2011 était toujours en vigueur à la fin de l’année[33]. 3.2. Dépenses: corrections financières et
recouvrements effectués en 2013 En 2013, les mesures correctives adoptées par la Commission
vis-à-vis des États membres et des bénéficiaires des fonds ont augmenté par
rapport à l’année précédente (+20 %), tandis que les mesures exécutées ont
diminué (-24 %), essentiellement dans le domaine de la politique de
cohésion et en particulier en ce qui concerne le FEDER (-40 %, voir
tableau 5). Tableau 5:
Corrections financières et recouvrements par secteur budgétaire — 2013–12 L’annexe 3 présente une ventilation par État membre des
corrections financières mises en œuvre en 2013 dans le cadre de la gestion
partagée. 3.3. Recouvrement relatif aux recettes au titre
des ressources propres Environ 98 % du total des montants de RPT constatés
sont collectés sans problème particulier. Les 2 % restants concernent des
cas de fraude et d’irrégularités. Les États membres ont l’obligation de
recouvrer les montants non payés de RPT et de les enregistrer dans la base de
données OWNRES. Pour 2013, le montant à recouvrer à la suite de fraudes et
d’irrégularités concernant un montant de RPT supérieur à 10 000 EUR
s’élevait à 380 millions d’EUR. Sur cette somme, 234 millions d’EUR
ont déjà été recouvrés par les États membres pour les cas détectés en 2013,
soit un taux de recouvrement de 62 % pour 2013, ce qui constitue le
meilleur résultat de recouvrement enregistré au cours de la dernière décennie.
En outre, les États membres ont poursuivi leurs actions de recouvrement se
rapportant à des cas des années précédentes. En 2013, ils ont recouvré un total
combiné d’environ 130 millions d’EUR pour des cas de fraude et
d’irrégularités détectés entre 1989 et 2012. Le taux de recouvrement historique (1989-2010) s’élève à
75 % lorsque le calcul ne tient compte que des cas clôturés, pour lesquels
les États membres ont achevé leur travail de recouvrement. La qualification d’un cas comme frauduleux peut servir
d’indicateur pour prévoir les résultats du recouvrement. Le recouvrement dans
les cas de fraude est généralement beaucoup moins fructueux que dans les cas
d’irrégularités (taux de recouvrement de 24 % contre 68 %). Les mesures de recouvrement prises par les États membres
dans le domaine des RPT sont supervisées au moyen de contrôles des RPT et par
une procédure imposant de notifier à la Commission tout montant dépassant
50 000 EUR déclaré définitivement irrécouvrable. Les États membres
sont tenus financièrement responsables du non-recouvrement de RPT lorsque des
lacunes sont observées dans leurs activités de recouvrement. 4. POLITIQUES
ANTIFRAUDE AU NIVEAU DE L’UE 4.1. Initiatives de politique antifraude prises
par la Commission en 2013 4.1.1. Règlement
n° 883/2013 relatif aux enquêtes de l’OLAF Le règlement OLAF, qui régit les
travaux de l’Office européen de lutte antifraude, est entré en vigueur le 1er octobre 2013[34].
Ce règlement renforce les droits des personnes concernées par une enquête de
l’OLAF et précise également les droits des témoins. Il apporte des
éclaircissements sur la manière dont les enquêtes doivent être conduites. Il
renforce également les obligations concernant l’échange d’information entre
l’OLAF et les États membres. Ceux-ci sont à présent tenus de désigner un
service de coordination antifraude (AFCOS)
afin de faciliter une coopération et un échange d’information efficaces, y
compris d’information de nature opérationnelle, avec l’Office. L’OLAF assiste et conseille les États membres dans la
mise en œuvre de cette nouvelle obligation. Le règlement contient également des
dispositions concernant la coopération avec les organes répressifs de l’UE et
avec les pays tiers[35]. 4.1.2. Proposition
de directive relative à la lutte contre la fraude portant atteinte aux intérêts
financiers de l’Union au moyen du droit pénal En 2012, la Commission a présenté une proposition de directive
relative à la protection des intérêts financiers de l’UE au moyen du droit
pénal[36].
Elle vise à renforcer le cadre juridique existant dans cette matière en créant
des règles communes minimales sur la définition des infractions pénales, des
sanctions et des délais de prescription pour ces infractions. Le Conseil a
adopté une approche générale le 6 juin 2013 et le Parlement européen
a adopté son rapport en première lecture le 16 avril 2014. 4.1.3. Proposition
d'institution d’un parquet européen Le
17 juillet 2013, la Commission a adopté une proposition de règlement
pour l'institution d’un parquet européen[37]. Cette
initiative est fondée sur l’article 86 du TFUE. Le parquet européen aura
pour mandat de rechercher, de poursuivre et de renvoyer en jugement, le cas
échéant, les auteurs d'infractions portant atteinte aux intérêts financiers de
l’Union européenne, tels que définis dans la future directive PIF[38]
et de garantir une mise en œuvre commune, indépendante et efficace. Selon la
proposition, le parquet européen comprendrait un niveau central, avec un nombre
limité de procureurs européens, et un niveau décentralisé, avec des procureurs
européens délégués dans les États membes. Les enquêtes seraient essentiellement
réalisées au niveau décentralisé par les procureurs délégués, mais certaines
décisions clés seraient prises au niveau central.Les pouvoirs du parquet
européen seraient contrebalancés par de solides droits de la défense, tels que
garantis par la législation nationale des États membres, le droit de l’Union et
la Charte des droits fondamentaux. Fin 2013, les négociations
au sein du Conseil se poursuivaient. 4.1.4. Lutte
contre la corruption dans l’UE En 2011, la Commission a
présenté une politique globale de l’UE de lutte contre la corruption[39] et réclamé une attention accrue pour la
corruption dans une série de domaines politiques,
mettant en exergue une coopération plus étroite, la modernisation des règles régissant la confiscation des avoirs d’origine
criminelle, une révision de la législation sur les marchés
publics, des statistiques de meilleure qualité sur la criminalité, et
l’application plus rigoureuse de la règle de
conditionnalité dans les politiques de coopération et de développement. La Commission s’est
engagée à publier tous les deux ans un rapport de l’UE sur la lutte contre la
corruption. En février 2014, le premier rapport
de l’UE sur la lutte contre la corruption a été adopté[40]. Le rapport vise à intensifier les actions contre
la corruption dans l’UE et à améliorer la
confiance mutuelle entre États membres. En outre, il vise à détecter les
tendances à l’échelle de l’UE, à faciliter l’échange des meilleures pratiques
et à jeter les bases de futures initiatives politiques de l’UE. La corruption
dans les marchés publics est le thème transversal du premier rapport, qui complète l’étude sur les «Marchés publics: Le coût de la
corruption» présenté par l’OLAF en 2013[41]. 4.1.5. Politique
antifraude dans le domaine des douanes 4.1.5.1. Assistance
administrative mutuelle (AAM) – proposition de modification du
règlement 515/97) Le 25 novembre 2013, la Commission a adopté une
proposition de modification du règlement (CE) n° 515/97[42]. L’objectif est
d’améliorer la détection et la lutte contre la fraude douanière en améliorant
la disponibilité des données, en remédiant aux inéfficacités de la supervision
de la double protection des données, en assurant la recevabilité des éléments
de preuve dans les procédures judiciaires des États membres et en renforçant la
confidentialité des données. Le Parlement européen a adopté une résolution à cet égard
en avril 2014[43].
Les négociations sont toujours en cours au Conseil. 4.1.5.2. Opérations
douanières conjointes (ODC) Les opérations douanières conjointes sont des mesures
opérationnelles ciblées et coordonnées, mises en œuvre par les autorités
douanières des États membres et des pays tiers au cours d’une période limitée,
afin de lutter contre le trafic illicite transfrontière de marchandises. Dans le contexte de l’assistance mutuelle entre les
administrations douanières de l’UE et la Commission, l’OLAF offre une
plateforme informatique, des applications informatiques et une salle
d’exploitation utilisées par les États membres afin de réaliser des ODC. En
2013, l’OLAF a soutenu ou coorganisé les opérations douanières conjointes
suivantes: ODC HELIOS[44]:
son but était la lutte contre les activités maritimes illégales[45] concernant les
produits fortement taxés et les drogues illégales et/ou d’autres marchandises
interdites/sensibles. ODC HALYARD[46]:
l’opération avait pour objectif principal d’identifier, de localiser,
d’intercepter et de renforcer le contrôle des yachts et autres navires[47]
soupçonnés de transporter des drogues illégales et/ou d’autres marchandises
interdites/sensibles (y compris des cigarettes). 124 kilos de cocaïne ont été
saisis par les autorités douanières au Royaume‑Uni. ODC WAREHOUSE[48]:
l’opération visait les produits soumis à accises en transit et les produits
soumis à accises importés conformément à la procédure 42 et ensuite
introduits dans le système de suivi des mouvements en suspension de droits
d’accises et de TVA des marchandises soumises à accises. Elle faisait
intervenir pour la première fois les autorités fiscales au niveau européen à
tous les stades d'une ODC. Il en a résulté la saisie de près de
45 millions de cigarettes, 140 000 litres de gazole et 14 000
litres de vodka de contrebande, pour un montant estimé de 9 millions d'EUR
de droits de douane éludés. ODC ROMOLUK[49]:
l’opération ciblait la contrebande de cigarettes et d’alcool. Cette ODC a
également lancée le processus de renforcement de la coopération entre plusieurs
agences[50].
La coopération avec les gardes-frontières et Frontex a donné lieu à des saisies
plus importantes à la frontière verte et à l’intérieur du pays par des groupes
de contrôle mobiles. Environ 23 millions de cigarettes de contrebande ont
été saisies, ce qui a permis d'éviter une perte potentielle de droits de douane
et d'accise dans l'UE de près de 4,6 millions d'EUR. Outre les ODC, l’OLAF a soutenu l'ACP DISMANTLE[51]
qui s’est déroulée tout au long de l’année 2013. 4.1.5.3. Initiative
en matière de sous-évaluation La sous-évaluation en matière de
douanes est une fraude qui consiste en une fausse description de la valeur des
marchandises ayant pour but d’éluder partiellement les droits de douane lors de
l’importation dans l’UE. Cette fraude a une incidence directe sur le budget de
l’UE ainsi que sur les recettes fiscales nationales et contribue à une distorsion
des échanges, qui pénalise les États membres qui effectuent des contrôles plus
stricts de la valeur déclarée en douane. L’OLAF, conjointement avec un
certain nombre d’États membres, a entrepris une initiative globale de lutte
contre ce phénomène persistant et complexe afin de favoriser la
coordination/coopération et une protection équivalente des intérêts financiers
de l’UE. Elle est basée sur une analyse des flux commerciaux, visant à détecter
les activités suspectes, à déterminer des objectifs spécifiques pour les
contrôles fondés sur les risques et à coordonner les stratégies de contrôle
pour, en fin de compte, aboutir à une enquête et à des poursuites. L’initiative entrera dans sa
phase opérationnelle en 2014. 4.1.5.4. Le système
d’information antifraude (AFIS) Le principal objectif du système
AFIS est d’améliorer la coopération avec les partenaires pour les aider à appliquer
correctement la législation douanière de l’UE.
Les États membres utilisent AFIS pour signaler des irrégularités. Fin 2013, le système AFIS comptait
8 642 utilisateurs finals enregistrés provenant de
1 670 services dans les États membres, les pays tiers, les
organisations internationales, la Commission et d’autres institutions de l’UE. En
2013, les utilisateurs d’AFIS ont échangé 10 978 messages MAB[52]. Au
total, 8 598 cas ont été publiés dans les bases de données et modules
d’assistance mutuelle d’AFIS[53]. La base de données des informations
sur le transit (ATIS) a reçu des informations concernant 7 millions de nouveaux envois en transit, représentant un
total de 35 millions de mouvements de
marchandises. Le système de gestion des irrégularités (IMS) a reçu 23 282 nouveaux rapports
(9 998 concernaient de nouveaux cas et 12 740 des mises à jour
de cas existants) concernant des irrégularités et provenant d’États membres ainsi que de pays candidats à l’adhésion. Fin 2013, ce système contenait un total historique
de 174 000 rapports. Un total de quatre opérations douanières
conjointes, dont trois régionales et une à l’échelle de l’Union, ont été menées
en 2013 en utilisant le système AFIS d’unité virtuelle de coordination des
opérations (VOCU) en tant qu’outil de communication. 4.1.6. Lutte
contre la fraude à la TVA En 2013, la directive 2013/42[54] a été adoptée
afin de mettre en œuvre le mécanisme de réaction rapide pour lutter contre la
fraude massive et soudaine qui ne peut être arrêtée par des moyens de contrôle
traditionnels. La portée du mécanisme d’autoliquidation a également été étendue[55].
Deux recommandations au Conseil ont été lancées et sont actuellement examinées.
Leur application permettrait d'ouvrir des négociations avec la Russie et la
Norvège en vue d’un accord UE sur la coopération administrative dans le
domaine de la TVA. Le réseau Eurofisc est pleinement opérationnel et de
nouvelles voies sont examinées afin de renforcer ses activités en créant un
projet d’analyse des risques transfrontaliers. L’étude biannuelle de l’écart de
TVA publiée en 2013[56]
permet de mieux comprendre les tendances récentes en matière de fraude à la TVA. 4.1.7. Dispositions
antifraude dans les accords internationaux Afin de préserver
les intérêts financiers de l’UE, de lutter contre les infractions et d’assurer l’application
appropriée de la législation douanière, des accords internationaux de l’UE prévoient
des dispositions relatives à l’assistance administrative mutuelle (AAM)
douanière et des mesures sur l’application du traitement préférentiel. En 2013, 46 accords
comprenant des dispositions sur l’AAM couvrant un total de 69 pays tiers
étaient en vigueur et des négociations bilatérales ou régionales étaient en
cours avec 51 autres pays. En 2013, des accords contenant des dispositions
en matière de libre-échange sont devenus opérationnels entre l’UE et le Pérou,
la Colombie et la région d’Amérique centrale. De tels accords ont également été
conclus avec Singapour, la Moldavie et la Géorgie. Il convient également de
noter qu’en 2013, le Conseil de l’UE a adopté une décision d’association
outre-mer[57]
révisée, couvrant 25 des pays et territoires d’outre-mer de l’UE et que,
pour la première fois, la décision contient des mesures pour l’application d’un
traitement préférentiel. 4.1.8. Lutte
contre le commerce illicite des produits du tabac 4.1.8.1. Communication sur le
renforcement de la lutte contre la contrebande de cigarettes et les autres
formes de commerce illicite de produits du tabac Une stratégie globale de l’UE et un plan d’action ont été
adoptés en juin 2013[58].
La communication s’appuie sur la politique existante de lutte contre la
contrebande aux frontières orientales de l'UE et propose des mesures pour
renforcer la coopération avec les principaux pays d’origine et de
transbordement des produits de tabac de contrebande ainsi que des mesures pour
sécuriser la chaîne d’approvisionnement des produits de tabac, telles que le
suivi[59]
et le traçage[60].
Des mesures sont proposées afin d’organiser des opérations douanières ciblées
et d'accroître la capacité de mise en œuvre grâce à un financement, à une
assistance technique et à une formation mieux coordonnés, ainsi qu’à un échange
des meilleures pratiques. Une attention est accordée à la lutte contre la
corruption, à la diminution des incitations créées par les failles et les
lacunes dans la législation relative aux accises, au renforcement des sanctions
et à la sensibilisation du public quant aux risques associés aux cigarettes
illicites. La plupart des actions prévues pour 2013 ont été réalisées et la
mise en œuvre du plan d’action se poursuivra en 2014. 4.1.8.2. Convention-cadre de
l’Organisation mondiale de la santé pour la lutte antitabac: protocole pour
éliminer le commerce illicite En 2013[61],
le protocole CCLAT[62]
a été signé par 54 parties, dont l’UE. Il entrera en vigueur une fois
ratifié par les 40 États qui doivent le faire. L’UE et ses États membres
préparent actuellement la conclusion du protocole et l’adoption d’une décision
en la matière. Le protocole vise à lutter contre le commerce illicite des
produits du tabac par la mise en place de diverses mesures. Celles-ci
comprennent notamment une obligation pour tous les fabricants de tabac de
consigner les informations permettant le suivi et le traçage de leurs produits,
l’accès des agents à ces informations et la notification de ces informations,
sur demande, à un point de partage mondial des informations. En outre, le
protocole prévoit des règles sur l’octroi de licences aux fabricants et
personnes intervenant dans l’importation et l’exportation de produits de tabac
ainsi que des obligations de diligence pour les fabricants en ce qui concerne
le respect par leurs clients des lois et règlements applicables. Ces
dispositions relatives au contrôle de la chaîne d’approvisionnement sont
complétées par des dispositions sur les infractions, la coopération des
services répressifs, l’assistance administrative et juridique mutuelle ainsi
que l’extradition et la coopération internationale. La Commission s'est pleinement engagée en faveur du protocole
CCLAT et de sa ratification au niveau mondial. 4.1.8.3. Accords de
coopération entre l’Union européenne, les États membres et quatre fabricants de
cigarettes Des accords contraignants ont été conclus entre l’UE, les États
membres et quatre fabricants de cigarettes[63]. L’accord avec
PMI a été conclu en 2004, celui avec JTI en 2007, et les accords avec BAT et
ITL en 2010. Tous les États membres de l'UE ont adhéré aux accords de
coopération, à l’exception de la Suède, qui n’a pas signé les accords avec BAT[64]
et ITL. La Croatie a également adhéré aux accords de coopération[65].
L’OLAF contrôle la mise en œuvre des accords, qui inclut l'application de
règles concernant le suivi et le traçage mondiaux de leurs produits, pour
éviter qu’ils n'aboutissent sur le marché illicite. 4.1.9. Règles
de passation des marchés publics Les marchés publics constituent un
domaine très exposé à la fraude et à la corruption. Ils font l'objet d'un
chapitre spécial dans le premier rapport anti-corruption publié au début de
2014[66].
Les règles de l’UE relatives à la passation des marchés publics contribuent à
la prévention, la détection et la sanction de la corruption. Les nouvelles
directives relatives à la passation de marchés publics et aux contrats de
concession[67]
renforcent la transparence, par exemple en rendant obligatoire un système
électronique de passation des marchés, en réglementant les concessions et en
examinant de plus près la phase vulnérable qui suit l’attribution. Elles
renforcent l’objectif de lutte contre la corruption, par exemple en définissant
les «conflits d’intérêts», en élargissant les motifs d’exclusion à la collusion
entre soumissionnaires et à l’influence indue du pouvoir adjudicateur et en
introduisant des obligations de contrôle et de notification pour infléchir la
fraude lors de la passation de marchés et d’autres irrégularités graves. 4.1.10. Proposition
de directive pour la protection de l’euro et des autres devises contre la
contrefaçon au moyen de mesures pénales En 2013, la Commission a soumis une
proposition de directive[68]
afin de mieux protéger l’euro et d’autres devises de la contrefaçon au moyen de
mesures de droit pénal. La directive 2014/62/UE[69] a été adoptée
au premier semestre de 2014[70].
La directive s’appuie sur, et remplace,
la décision-cadre 2000/383/JAI du Conseil visant à renforcer par des
sanctions pénales et autres la protection contre le faux monnayage, adoptée en
vue de la mise en circulation de l’euro. La directive maintient les
dispositions de la décision-cadre et introduit les nouvelles dispositions
suivantes: –
des outils d’investigation efficaces, équivalents à ceux utilisés pour
lutter contre le crime organisé et d’autres formes graves de criminalité, sont
mis à disposition pour les cas de contrefaçon de devises; –
des sanctions maximales communes, dont un emprisonnement d’au moins huit
ans pour la production et de cinq ans pour la distribution, pour les cas de contrefaçon
les plus graves; –
la transmission des faux billets et des fausses pièces en euros
confisqués aux centres d’analyse nationaux et aux centres nationaux d’analyse
des pièces pendant la procédure judiciaire en cours à des fins d’analyse et
d’identification pour permettre la détection d’autres faux euros en
circulation; et –
l’obligation de notifier tous les deux ans à la Commission le nombre
d'actes de contrefaçon commis et le nombre de personnes condamnées. 4.1.11. Stratégie
antifraude de la Commission Adoptée en juin 2011, la stratégie
antifraude de la Commission (CAFS)[71]
s’adresse principalement aux services de la Commission. La CAFS est à présent
mise en œuvre. Cette année, la Commission est tenue de rendre compte de la mise
en œuvre de la stratégie. En résumé, les trois priorités[72]
qui devaient être réalisées pour 2013 ont été mises en œuvre, à savoir: –
des dispositions antifraude ont été insérées dans le nouveau cadre
juridique pour les programmes de dépenses relevant du cadre financier
pluriannuel 2014-2020; –
tous les services de la Commission, sauf un, ont élaboré une stratégie
antifraude dans laquelle ils proposent des activités antifraude spécifiques au
secteur dans lequel ils opèrent. La stratégie d'un des services de la
Commission est toujours en cours d’élaboration et sera finalisée prochainement; –
les directives sur les marchés publics ont été révisées et des mesures
propres à prévenir, détecter et corriger les fraudes y ont été insérées[73].
4.1.12. Programmes
Hercule et Pericles 4.1.12.1. Mise en
œuvre des programmes Hercule II et Pericles En 2013, le programme Hercule II (2007-2013) a
continué de soutenir des actions visant à renforcer la capacité opérationnelle
et d’enquête des douanes et des instances chargées de faire respecter la
législation destinée à combattre la fraude portant atteinte aux intérêts
financiers de l’UE. Le programme a offert des subventions à l'assistance
(7 millions d’EUR), des activités de formation, dont deux sessions de
formation en informatique légale (3 millions d’EUR), une formation et des
études juridiques (0,7 million d’EUR) ainsi qu’un soutien informatique
pour l’achat de données et d’informations mises à la disposition des autorités
des États membres (3,3 millions d’EUR). Les bénéficiaires ont fait état d’importants
résultats obtenus grâce à l’équipement acheté dans le cadre du programme,
notamment dans leur lutte contre la contrebande de cigarettes et la corruption
contraire aux intérêts financiers de l’Union. En 2013, dans le cadre du programme
Pericles pour la protection de billets et de pièces en euros contre la fraude
et la contrefaçon, la Commission (OLAF) a participé à 13 activités, incluant
des conférences, des séminaires et des échanges de personnel organisés par les
États membres et/ou par la Commission (OLAF). L’accent a particulièrement été
placé sur le renforcement de la mise en réseau et la coopération régionale dans
des domaines sensibles ainsi que sur le renforcement de la coopération entre
différentes catégories de professionnels jouant un rôle dans la protection de
l’euro contre la contrefaçon. En 2013, 95,42 % du montant de
1 million d’EUR destiné au programme Pericles ont été engagés. 4.1.12.2. Cadre financier pluriannuel (CFP) 2014-20 Les négociations concernant la proposition[74] relative au
programme Hercule III ont connu une issue positive, avec un accord
politique en novembre 2013 et l’adoption du règlement (UE)
n° 250/2014[75].
En ce qui concerne le programme «Pericles 2020»[76], le règlement
(UE) n° 331/2014[77]
étabissant un programme d’action en matière d’échanges, d’assistance et de
formation pour la protection de l’euro contre le faux monnayage a été adopté le
11 mars 2014, et la «proposition pour un règlement du Conseil
élargissant aux États membres non participants l’application du règlement (UE)
n° 331/2014» devrait être adoptée pour la fin de 2014. 4.2. Comité
consultatif de coordination de la lutte antifraude (COCOLAF) Conformément
à l’article 325 du TFUE, les États membres ont poursuivi la collaboration
étroite et régulière entre leurs autorités compétentes en matière de lutte
antifraude. Ils ont bénéficié du soutien de la Commission, notamment au sein du
comité consultatif de coordination de la lutte antifraude (COCOLAF) [78],
qui est un forum important pour la coordination des activités entre États
membres et dont les réunions sont organisées par l’OLAF. En 2013, le COCOLAF s’est réuni à deux reprises et a été
consulté par l’OLAF sur les principales évolutions des initiatives législatives
et politiques dans la lutte contre la fraude, telles que les inititiatives en
matière de droit pénal visant à protéger les intérêts financiers de l’UE et la
proposition d'institution d'un parquet européen. Le COCOLAF a émis des avis sur la mise en œuvre du nouveau
règlement OLAF[79],
notamment en ce qui concerne la désignation d’un «service de coordination
antifraude» (AFCOS) dans tous les États membres afin de faciliter une
coopération et un échange d’information efficaces avec l’OLAF. L’OLAF a fourni
aux administrations des États membres des conseils sur la conception de leur
service AFCOS. Les groupes d’experts du COCOLAF ont été restructurés afin
d’améliorer encore son fonctionnement global. 4.3. Résolution
du Parlement européen du 3 juillet 2013 sur la protection des
intérêts financiers de l’Union européenne – Lutte contre la fraude – Rapport
annuel 2011 La résolution[80]
salue le travail fourni par l’OLAF dans la mise en œuvre du plan d’action
concernant la contrebande de cigarettes[81] et le protocole pour éliminer le commerce illicite des
produits du tabac. Les propositions de la Commission visant à instituer un
parquet européen et concernant la lutte contre la fraude portant atteinte aux
intérêts financiers de l’Union au moyen du droit pénal ont été décrites dans
les grandes lignes. Ces initiatives visent à contribuer à la réalisation des
enquêtes, à la poursuite des infractions et à la mise en place de règles
minimales communes pour la définition des infractions pénales, des sanctions et
des délais de prescription. Des travaux visant à harmoniser le cadre légal ont été
entrepris afin de traiter les questions de comparabilité entre systèmes
antifraude. L’élaboration de critères d’évaluation uniformes se révèle
difficile, étant donné que la notion d’«irrégularité» est définie dans chaque
État membre conformément à son système juridique national. Cela pose également
problème pour la comparaison des données sur la mise en œuvre des obligations
en matière de signalement de la fraude. La Commission soutient la recommandation du Parlement européen
invitant les États membres à faciliter l’accès des administrations fiscales aux
données douanières. La Commission a adopté les nouvelles dispositions applicables
aux paiements irréguliers demandées par le Parlement dans le cadre des travaux
concernant le système de recouvrement dans le secteur agricole.. L’OLAF et son comité de surveilance ont arrêté des modalités
de travail temporaires en septembre 2012. Des modalités de travail
permanentes ont ensuite été arrêtées en janvier 2014. Le rôle du comité a
été précisé dans le nouveau règlement OLAF, qui est entré en vigueur le 1er octobre 2013.
La Commission apprécie le soutien du Parlement à la stratégie
antifraude permettant de conclure des accords administratifs avec des pays
tiers et des organisations internationales. La Commission est en parfait accord avec le Parlement sur la
nécessité de ne pas interférer politiquement dans la procédure juridique
actuelle et de respecter la confidentialité. Elle relève qu’aucune violation
des droits fondamentaux ou des garanties de procédure n’a été détectée par le
comité de surveilance de l’OLAF. L’OLAF relève qu’aucun seuil n’a été introduit dans la
sélection des cas pour enquête dans le cadre des priorités de la politique en
matière d'enquêtes de l’OLAF. La Commission convient que la fraude douanière requiert une
attention particulière mais ne partage pas le point de vue du Parlement selon
lequel la plupart des cas douaniers sont imputables à la corruption, étant
donné que moins de 1 % des enquêtes douanières de l’OLAF impliquent une
corruption présumée ou établie. La Commission ne partage pas l’avis du Parlement selon lequel
aucune mesure n’a été prise concernant la mise en place de déclarations
nationales depuis 2011. Une notification obligatoire au titre de la
gestion partagée a été adoptée au titre du règlement financier de 2012. La simplification des règles sur la passation des marchés
publics n’a pas eu l'ampleur espérée par le Parlement. La Commission continuera
d’encourager et de soutenir les États membres dans leur travail de
simplification. 5. Mesures
adoptées par les États membres pour combattre la fraude et les autres activités
illégales portant atteinte aux intérêts financiers de l’UE 5.1. Mesures
de lutte contre la fraude et autres irrégularités portant atteinte aux intérêts
financiers de l’UE Chaque année, les États membres rendent compte à la Commission
des principales mesures qu’ils ont prises sur la base de l’article 325 du
TFUE pour combattre la fraude et les autres activités illégales portant
atteinte aux intérêts financiers de l’UE. En 2013, les États membres ont
introduit diverses mesures, générales et spécifiques, qui renforcent la
prévention et la répression de cette fraude. La grande majorité des mesures législatives, uniques ou
faisant parties d'un paquet, adoptées par les États membres[82] concernaient
les marchés publics, et accompagnaient le plus souvent d’autres mesures
concernant la criminalité financière, les conflits d’intérêts, la corruption,
la fraude et la criminalité organisée ayant des effets horizontaux ou sectoriels[83].
Dix États membres ont introduit des mesures ou des ensembles de mesures
spécifiques concernant les marchés publics en vue d’atténuer la corruption et
d’accroître la transparence, l’efficacité de la gestion et l’efficacité du
contrôle et de l’audit[84].
Ces mesures incluaient également des mesures opérationnelles avec un effet
sectoriel[85]. Certains États membres[86] ont également
indiqué avoir mis en œuvre des mesures générales distinctes concernant la
corruption, la criminalité financière (y compris le blanchiment d’argent) et la
criminalité organisée. La République tchèque et la Grèce ont introduit des
mesures de lutte contre la corruption dans leur stratégie anticorruption
nationale. La plupart des États membres ont déclaré avoir pris des
mesures administratives[87]
concernant, généralement, un renforcement du suivi et des contrôles
documentaires effectués par les autorités de gestion et les agences ou
organismes associés aux audits financiers et aux enquêtes. Ces mesures
comprennent l’adoption de lignes directrices, d'instructions et de manuels. Les mesures organisationnelles adoptées par les États membres
concernent essentiellement la réorganisation d’organismes existants et
l’ajustement de leurs compétences, la coopération entre les services concernés[88]
et l'organisation de formations générales ou de sensibilisation à la fraude[89]. De nombreux États membres ont mis en place des mesures
opérationnelles comprenant essentiellement des outils informatiques, nouveaux
ou actualisés, des systèmes de notification électronique et d'assistance
téléphonique[90],
ainsi que des indicateurs de risques plus performants et une augmenation des
contrôles[91].
Quatre États membres ont renforcé leur coopération avec les instances
répressives et judiciaires[92]
. 5.2. Mise
en œuvre de l’article 3, paragraphe 4, du nouveau règlement OLAF
concernant la désignation du «service de coordination antifraude» (AFCOS) Le thème spécifique du questionnaire 2013 est la mise en
œuvre de l’article 3, paragraphe 4, du nouveau règlement OLAF[93],
qui dispose que les États membres désignent un service de coordination
antifraude (AFCOS) chargé de faciliter la coopération et un échange
d’information efficaces, y compris d’information de nature opérationnelle, avec
l’Office. Le service AFCOS peut être chargé de coordonner, au niveau
national, toutes les obligations et activités législatives, administratives et
d’enquête liées à la protection des intérêts financiers de l’UE et doit assurer
la coopération avec l’OLAF et les autres États membres. Si un service AFCOS est
investi de pouvoirs d’enquête (administrative ou pénale), il peut utilement
compléter et soutenir les enquêtes de l’OLAF (contrôles sur place) dans les
États membres. Vingt-trois États membres[94] ont, jusqu’à
présent, désigné un service AFCOS[95].
Ceux-ci comprennent tous les États membres ayant adhéré à partir de 2004 plus
la Belgique, la France, l’Italie, les Pays-Bas, l’Autriche, le Portugal, la
Finlande et le Royaume-Uni[96].
Les quatre États membres restants, qui n’ont pas encore
officiellement désigné leur service AFCOS, ont indiqué que les procédures
étaient en cours[97]
et devraient être finalisées avant la fin de 2014 ou dans les deux ans[98].
L’Allemagne a indiqué que le ministère fédéral des finances[99] continuait de
coordonner les questions relatives à l’OLAF au niveau national. Tous les services AFCOS désignés se voient confier des
compétences de coordination, qui sont particulièrement larges en Bulgarie, en
République tchèque, en Estonie, en Croatie, à Chypre, en Italie, en Lituanie,
en Hongrie, à Malte, en Roumanie, en Slovénie, en Slovaquie et au Portugal. Dans huit États membres[100], certains
pouvoirs d’enquête sont également confiés au service AFCOS. Chypre, la
Roumanie, le Portugal et Malte ont indiqué que leur service national disposait
de larges compétences dans ce domaine. Chypre, la Lituanie et la Roumanie ont
précisé que des compétences d’enquête avaient été conférées au service AFCOS en
matière pénale. Des accords de coopération entre l’AFCOS et les autorités
judiciaires ont été établis en Bulgarie, en République tchèque, en Estonie, en
Croatie, en Lettonie, à Malte, en Roumanie et en Slovénie. Une coopération est
établie au cas par cas en Belgique, en France, en Italie, à Chypre, en
Lituanie, en Hongrie, en Pologne, aux Pays-Bas, au Portugal et en Finlande. Le service AFCOS agit en tant que point de contact dans le
cadre des enquêtes de l’OLAF en Belgique, en Bulgarie, à Chypre, en Lituanie, à
Malte, au Portugal, en Roumanie et en Slovaquie. L’Allemagne a reconfirmé son
accord de coopération avec l’OLAF[101]. La Commission vérifiera attentivement si chaque service AFCOS
désigné satisfait aux exigences énoncées à l’article 3, paragraphe 4,
du règlement OLAF et assure une coopération effective et efficace avec
l’Office. 5.3. Mise
en œuvre des recommandations de 2013 Dans le rapport de 2012 sur la protection des intérêts
financiers de l’Union, la Commission a émis un certain nombre de
recommandations adressées aux États membres, notamment en ce qui concerne la
désignation d’un service de coordination antifraude (AFCOS), la nécessité de
sanctions pénales appropriées pour les cas de fraude, l’adoption et la
transposition rapides des directives concernant la passation de marchés
publics, l’amélioration des faibles niveaux de signalement des irrégularités
frauduleuses, la nécessité de systèmes efficaces d’évaluation des risques pour
les contrôles des importations à haut risque et l’adoption et la mise en œuvre
des dispositions du cadre financier pluriannuel (CFP) sur la prévention de la
fraude concernant les programmes de dépenses. La mise en œuvre de ces
recommandations, présentées au titre de l’exercice de notification de 2013,
était généralement appropriée, bien que certaines préoccupations n’aient pas
été pleinement prises en compte. La plupart des États membres ont désigné leur service AFCOS,
mais certains sont toujours en cours de constitution, les autorités
réfléchissant à la localisation de ce service dans leur administration publique
ou n’ayant encore pris aucune mesure pour le créer[102]. Alors que la plupart des États membres ont adopté et mis en
œuvre une législation pénale couvrant la fraude, leurs rapports de suivi
démontrent un manque persistant de cohérence en ce qui concerne les sanctions
punissant la fraude et le délai de prescription pour les poursuites dans l’UE. Un certain nombre d’États membres ont affirmé leur engagement
à mettre en œuvre le paquet de réformes compris dans les directives régissant
les marchés publics dès son adoption, et ont indiqué que la transposition des
directives progressait. Trois États membres étaient expressément cités dans le rapport
de 2012 pour le faible taux de notification des irrégularités frauduleuses dans
le domaine de la politique de cohésion. La Grèce a fait état des mesures
d'actualisation de ses procédures internes et des progrès sensibles observés
depuis. L’Espagne envisage une approche plus intégrée visant à étayer les
mécanismes d’analyse des risques pour la période 2014-20. La France a
souligné que les contrôles de la Commission et de la Cour des comptes n’avaient
donné lieu à aucune constatation de fraude présumée. La plupart des États membres ont déclaré tenir compte de
l’analyse contenue dans le rapport et dans les documents de travail annexes des
services de la Commission au stade de la planification des vérifications et des
contrôles concernant la politique de cohésion. Plusieurs États membres ont
indiqué les modifications apportées ou planifiées en vue de donner suite aux
conclusions du rapport[103].
Les États membres ont été invités à redoubler d’efforts pour
traiter les risques mis en évidence en rapport avec les projets
d’investissement dans le développement rural. La Suède a signalé d’importantes
améliorations de ses systèmes et de ses paiements en 2013, après que de «graves
et très graves défaillances» aient été détectées à la faveur d’un examen des
procédures en 2012. L’Espagne a exposé les améliorations apportées, notamment,
aux procédures de contrôle et à la formation des contrôleurs, comme suite aux
recommandations de la Commission et de la Cour des comptes. La Slovénie a
souligné, dans son rapport 2013 sur les infractions, des lacunes
importantes, notamment dans le domaine des marchés publics. Elle a également
signalé l'organisation de séminaires visant à améliorer les procédures. En ce qui concerne les recettes et le contrôle douanier des
importations à haut risque, presque tous les États membres ont indiqué que des
systèmes adéquats d’analyse des risques étaient désormais en place et qu’aucun
changement n’était intervenu depuis 2012. Des relations de coopération structurées entre les autorités
de gestion et les organismes antifraude compétents sont en place dans la
plupart des cas. En ce qui concerne les outils informatiques spécifiques
d’analyse du risque de fraude, la Belgique a indiqué son intention d’utiliser
ARACHNE lors de la prochaine période de programmation. Le Danemark a déclaré
qu’il envisageait d’utiliser ARACHNE dans le domaine des Fonds structurels et
d'expérimenter les outils informatiques dans le domaine de l’agriculture. En ce qui concerne la mise en œuvre du cadre réglementaire
financier pluriannuel 2014-20, la plupart des États membres ont indiqué
que les préparatifs progressaient et qu’ils restaient déterminés à satisfaire
aux dispositions du CFP. 6. Conclusions et recommandations Étant donné l'expiration prochaine du mandat de la Commission
sortante, il convient de jeter un regard rétrospectif sur les principales
initiatives entreprises et les principaux résultats obtenus ces cinq dernières
années dans le domaine de la protection des intérêts financiers de l’UE et de
la lutte contre la fraude. 6.1. Un
ensemble sans précédent de mesures antifraude Des mesures et des propositions juridiques et administratives
sans précédent ont été adoptées, qui auront une incidence profonde sur la façon
dont la Commission et les États membres protègent les intérêts financiers de
l’Union. 6.1.1. Au
commencement, il y eut la CAFS En 2011, la Commission a adopté sa stratégie pluriannuelle
antifraude (CAFS)[104].
S’adressant initialement aux services de la Commission, cette stratégie a
contribué dans une mesure majeure à sensibiliser les acteurs concernés à la
problématique de la fraude et à mettre en lumière les aspects liés à sa
détection et à sa prévention. En a résulté, notamment, l’adoption de stratégies antifraude
sectorielles par les services de la Commission et les agences de l’UE. Autre
réalisation importante: l’insertion de dispositions antifraude dans le nouveau
cadre juridique régissant les programmes de dépenses du cycle 2014-2020[105]. Les actions mises en œuvre dans le cadre de la stratégie ont
accru le degré de sensibilisation et les capacités de la Commission et des
autorités nationales. 6.1.2. La
réforme de l’Office européen de lutte antifraude En 2012, l’Office européen de lutte antifraude a mis en œuvre
une vaste réorganisation visant à accroître l’efficacité des procédures
d’enquête et à rationaliser ses actions de gouvernance et de politique. L’adoption du règlement (UE) n° 883/2013 a fourni un cadre
juridique amélioré, qui renforce les droits des personnes concernées par une
enquête de l’OLAF et qui renforce la nécessaire coopération avec les États
membres par la désignation du service AFCOS. Recommandation 1 Les quatre
États membres qui n’ont pas encore désigné leur service AFCOS sont invités à le
faire pour la fin de 2014. 6.1.3. Mesures
de lutte contre la fraude et la corruption dans les marchés publics Les marchés publics constituent un domaine sensible à la fraude
et à la corruption. En 2012, la Commission a entrepris une modernisation des
règles existantes pour accroître la transparence et renforcer leur finalité de
lutte contre la corruption. En février 2014, trois directives ont été
adoptées[106]. En 2013, l’OLAF a présenté une étude intitulée «Marchés publics: Le coût de la corruption» et, en février 2014,
le premier rapport anticorruption de l’UE a été adopté[107]. Ces deux
documents formulent des recommandations et mettent en évidence les meilleures
pratiques. Les États membres ont par ailleurs signalé l'adoption d'un grand
nombre de mesures législatives et administratives visant à renforcer leur
action dans ce domaine. Recommandation 2 Les États
membres sont invités à tenir compte des recommandations formulées dans les
«rapports anti-corruption» et des «meilleures pratiques» qui y sont mises en
évidence. 6.1.4. Mesures
sectorielles: recettes Afin d’intensifier la lutte contre la fraude à la TVA, une
directive a été adoptée en 2013. Celle-ci vise la mise en œuvre d'un
mécanisme de réaction rapide pour lutter contre la fraude massive et soudaine à
la TVA. Créé en 2010[108],
le réseau Eurofisc a commencé ses activités opérationnelles en 2011 par
l’établissement progressif de quatre domaines de travail et de projets
spécifiques d’analyse des risques. La lutte contre les produits illicites du tabac s’est intensifiée.
En 2010, les deux derniers accords de coopération avec des fabricants de tabac
ont été conclus. En 2011, la Commission a élaboré un plan d’action pour lutter
contre la contrebande de cigarettes et d’alcool à la frontière orientale de
l’UE. En juin 2013, une stratégie globale de l’UE et un plan d’action pour
lutter contre la contrebande et les autres formes de commerce illicite de
produits du tabac ont été adoptés. À la fin de 2013, le protocole pour éliminer
le commerce illicite des produits du tabac, annexé à la Convention-cadre de
l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte antitabac (CCLAT), a
été finalisé et signé par l’UE. 6.1.5. Mesures
sectorielles: dépenses En 2013, les principaux actes réglementaires régissant les
programmes de dépenses de la période 2014-2020 ont été adoptés. Pour la
première fois, ils font obligation expresse aux autorités nationales de mettre
en place des mesures antifraude efficaces et proportionnées. Les autorités d’audit nationales et la Commission contrôleront
le respect de cette obligation. De plus, des lignes directrices concernant
l'évaluation du risque de fraude et la mise en place de mesures antifraude
efficaces et proportionnées ont été élaborées en coopération avec les autorités
nationales[109].
Les États membres devront les respecter pour protéger
efficacement les intérêts financiers de l’UE contre la fraude. Recommandation 3 La Commission
recommande aux États membres de mettre en œuvre les exigences légales en se
conformant aux lignes directrices adoptées. 6.1.6. Les
perspectives Trois propositions législatives majeures ont été soumises aux
colégislateurs au cours des années précédentes et attendent une approbation: (1)
une directive concernant la lutte contre la fraude au moyen du droit
pénal; (2)
un règlement pour l'institution d'un parquet européen; (3)
la modification du règlement (CE) n° 515/97 relatif à l’assistance
mutuelle en matière de douanes. L’adoption de ces propositions complèterait et renforcerait le
cadre légal construit sur la période 2009-13. Cela renforcerait la lutte
contre la fraude ainsi que la coordination avec, et entre, les États membres. Recommandation 4 La Commission
invite les colégislateurs à achever rapidement le travail législatif entrepris
et à adopter les propositions en attente. 6.2. Résultats
opérationnels: un rythme différent Bien que le paysage législatif ait considérablement évolué ces
dernières années, l’analyse faite au chapitre 2.2 du présent rapport
montre que l’incidence des nouvelles mesures n’est pas aussi évidente qu’on
aurait pu l’attendre. D’une part, la tendance générale de la détection et de la
notification d’irrégularités frauduleuses potentielles marque un léger
ralentissement sur les cinq dernières années, bien qu’elle semble s’être
inversée depuis 2012. D’autre part, le nombre d'irrégularités non
signalées comme frauduleuses a progressivement augmenté. La tendance à la
baisse est plus marquée sur le plan des recettes que sur celui des dépenses. 6.2.1. Recettes:
qualité de l’information et des stratégies de contrôle S'agissant des recettes, on ne distingue pas clairement si cette
tendance s'explique par une évolution de la détection des cas irréguliers ou
par la qualification des cas au niveau des États membres. Elle pourrait
éventuellement aussi s'expliquer par la mise en œuvre dans les États membres de
nouvelles mesures de prévention visant à identifier les points vulnérables, par
une stratégie des États membres consistant à se concentrer sur l'aspect
financier sans approfondir l'aspect pénal éventuel ou par des stratégies
nationales de contrôle qui devraient probablement intégrer des facteurs plus
dynamiques pour mieux s’adapter à un environnement en pleine évolution. Recommandation 5 Étant donné
le nombre décroissant de cas de fraude signalés, la Commission recommande aux
États membres d’examiner leurs stratégies de contrôle afin de s’assurer que des
contrôles douaniers bien ciblés et fondés sur les risques sont en place, en vue
d'une détection efficace des opérations d’importation frauduleuses. Certains problèmes de qualité ont néanmoins été identifiés à la
faveur de l’analyse des informations notifiées. Une comparaison du nombre de
cas de fraude et d’irrégularités pour les années 2009-2013 avec les
chiffres des rapports précédents a fait apparaître un décalage temporel entre
la détection des cas et leur notification via l’application OWNRES. Bien qu'on
ne puisse que saluer les efforts fournis par les États membres pour actualiser
constamment les informations sur les cas de fraude et d'irrégularités, il y a
lieu de rappeler l'obligation de notifier ces cas en temps opportun. Recommandation 6 Les États
membres sont invités à redoubler d’efforts pour transmettre et actualiser en
temps opportun les informations concernant les cas de fraude et
d’irrégularités. Pour assurer un contrôle et un suivi efficaces, des
informations fiables concernant les cas de fraude et d’irrégularités doivent
être introduites dans OWNRES. 6.2.2. Dépenses:
un paysage en évolution S'agissant des dépenses, l’évolution sur les cinq dernières
années du nombre d'irrégularités frauduleuses signalées est plus difficile à
interpréter (en baisse entre 2009 et 2011, puis en hausse les deux années
suivantes). Elle semble toutefois davantage liée au caractère pluriannuel de la
majeure partie des programmes de dépenses (Fonds structurels et de
développement rural, et aide de préadhésion). Un changement inattendu a été observé en 2013 en ce qui concerne
le secteur de l’agriculture (forte augmentation du nombre de cas de fraude
potentielle détectés et signalés). Ce changement pourrait résulter d’enquêtes ad
hoc et ne pas se confirmer au cours des prochaines années. Toutefois, en particulier depuis 2012, le rôle des
autorités de gestion dans la détection de la fraude se développe. Il devrait se
renforcer encore dans les prochaines années, grâce aux stratégies antifraude
récemment élaborées et qui seront pleinement mises en œuvre sur la période
2014-2020. Recommandation 7 La Commission
recommande aux États membres de mettre en œuvre correctement les règles
antifraude de l’UE, sur la base d'évaluations des risques soigneusement
préparées et actualisées, reposant sur des outils informatiques adéquats aidant
à mieux cibler les contrôles. Une
coordination structurée (échange de données et d’informations) entre les
organismes antifraude et les autorités de gestion s’est révélée être une bonne
pratique, qui devrait être mise en œuvre dans tous les États membres. Les pratiques en matière de détection de la fraude continuent de
varier beaucoup d'un État membre à l'autre et la Commission reste préoccupée
par le faible nombre d’irrégularités potentiellement frauduleuses signalées par
certains pays. Elle poursuivra ses efforts pour sensibiliser davantage à la
problématique de la fraude et pour fournir des lignes directrices visant à renforcer
la convergence des systèmes nationaux vers une protection plus efficace des
intérêts financiers de l’UE contre la fraude. Recommandation 8 Étant donné
que certains États membres signalent un nombre très réduit d'irrégularités
frauduleuses, la Commission recommande un effort accru en matière de détection
et/ou de signalement de la fraude: - dans
le domaine de la politique de cohésion: en France, en Espagne, en Irlande, en
Hongrie, au Danemark et aux Pays-Bas; - dans
le domaine de l’agriculture: en Lituanie, aux Pays-Bas, au Portugal et en
Finlande. ANNEXE 1 — Irrégularités
signalées comme frauduleuses (Le nombre d’irrégularités signalées comme frauduleuses
permet de mesurer les résultats des efforts des États membres pour lutter
contre la fraude et autres activités illégales portant atteinte aux intérêts
financiers de l’UE; il ne doit pas être interprété comme étant le niveau de la
fraude sur leurs territoires)[110]
ANNEXE 2 — Irrégularités non
signalées comme frauduleuses ANNEXE 3 — Corrections financières de 2013 mises en
œuvre dans le cadre de la gestion partagée (en millions d’EUR)[111]
[1] JO
L 248 du 18.09.2013, p. 1. [2] i)
Mise en œuvre de l’article 325 par les États membres en
2013; ii) analyse statistique des
irrégularités signalées pour les ressources propres, les ressources naturelles,
la politique de cohésion et l’aide de préadhésion en 2012; iii) recommandations
de suivi du rapport de la Commission sur la protection des intérêts financiers
de l’UE — lutte contre la fraude, 2012; iv) méthodologie concernant l’évolution
statistique des irrégularités signalées pour 2013; v) vue d’ensemble annuelle
assortie d’informations sur les résultats du programme Hercule II en 2013; vi)
mise en œuvre de la stratégie antifraude de la commission. [3] Le système de gestion des irrégularités (IMS) pour le
signalement des irrégularités dans les domaines de la gestion partagée et du
«contexte du recouvrement» dans le système comptable de la Commission (ABAC)
pour les dépenses gérées par la Commission. [4] Cela implique que les cas initialement signalés par
les États membres comme potentiellement frauduleux peuvent être rejetés par les
autorités judiciaires. [5] Pour les définitions, voir l’annexe IV
(Méthodologie). [6] La proportion élevée des montants concernés par les irrégularités
signalées comme frauduleuses par rapport aux paiements totaux de l’aide de
préadhésion (dernière colonne du tableau 1) s’explique entièrement par le
fait que les paiements effectués en 2013 dans ce domaine ont été très limités
(à savoir 28 millions d’EUR), car les programmes d’aide étaient
pratiquement achevés. Les irrégularités frauduleuses détectées et signalées en
2013 se rapportent à des actions financées au titre d’exercices précédents. [7] Pour des raisons de comparabilité, les chiffres relatifs
à la période 2009 à 2012 sont basés sur les données utilisées
pour établir les rapports concernant ces années. [8] En moyenne, deux ans et sept mois s’écoulent entre le
moment où la pratique frauduleuse débute et le moment où elle est détectée. Il
s'écoule ensuite quinze mois, en moyenne, avant que l’irrégularité ne soit
signalée à la Commission.
Toutefois, ces chiffres sont largement influencés par les irrégularités
signalées dans le secteur de l’agriculture (20 mois après la détection),
étant donné que, dans la politique de cohésion, le décalage est beaucoup plus
court (8 mois). [9] Deux dans le domaine de la politique de cohésion et
l’autre dans l’agriculture. Trois États membres ont signalé avoir détecté de
tels cas: la République tchèque, la Lettonie (politique de cohésion) et les
Pays-Bas (agriculture). Ce dernier cas concerne l’exercice financier 1999
et est lié à d’autres cas similaires signalés lors des années précédentes par
la France et la Belgique. En raison de sa complexité et du secret de l’enquête,
il n’a été signalé qu’en 2013. [10] Voir l’annexe 1. [11] Le ratio de la fraude établie est le ratio du nombre total de cas de
fraude établie sur le nombre total d’irrégularités signalées comme frauduleuses
(cas de fraude présumée ou établie) durant la période de cinq ans. [12] FEAGA. [13] FEADER. [14] Les services de la Commission responsables de la
politique de cohésion, de concert avec l’OLAF, mettent en œuvre une stratégie
conjointe de lutte antifraude depuis 2008. [15] SAPARD. [16] Pour une description complète, voir «The OLAF report
2013». http://ec.europa.eu/anti_fraud/documents/reports-olaf/2013/olaf_report_2013_en.pdf
[17] Ibidem, figure 16, page 21. [18] Voir la note de bas de page 4. [19] Pour des raisons de comparabilité, les chiffres pour la
période 2009 à 2012 sont basés sur les données utilisées pour
les rapports de ces années-là. [20] Les données présentées dans cette section reflètent
celles publiées dans les comptes annuels de la Commission, à savoir dans la
note explicative n° 6 des comptes provisoires de l’Union, dans l’attente
de l’audit effectué par la Cour des comptes. [21] Dans la période de programmation 2007-13, cas de
lacunes importantes des systèmes de gestion et de contrôle de l’État membre; ou
de dépenses certifiées liées à de graves irrégularités. [22] S’applique dans trois cas: a) preuves attestant de
lacunes significatives dans le système de gestion et de contrôle et aucune
mesure corrective n’a été prise; b) dépenses certifiées liées à une grave
irrégularité; ou c) un État membre a gravement manqué à ses obligations de
gestion et de contrôle. [23] Les corrections financières suivent trois étapes
principales: a) en cours: sous réserve de changement non accepté formellement
par l’État membre; b) confirmé/décidé: accepté par l’État membre ou
décidé via une décision de la Commission; c) mis en œuvre: la correction
financière est effectuée et les dépenses indues sont corrigées. [24] Les modifications ultérieures apportées au cadre
juridique ont transformé notablement les règles de déclaration pour la période
de programmation en cours. [25] Allemagne. [26] Italie. [27] Trois concernant l’Espagne étaient toujours en vigueur
à la fin de l’année; une (Estonie) a été levée avant la fin de l’année. [28] Espagne. [29] République tchèque. [30] Slovaquie. [31] Allemagne. [32] Belgique, République tchèque, Espagne, France, Italie, Slovaquie et Royaume-Uni. [33] France. [34] Pour plus de détails, veuillez consulter la page:
http://ec.europa.eu/anti_fraud/about-us/legal-framework/memo_en.htm [35] Voir également le document de travail des services de
la Commission «Mise en œuvre de l’article 325 par les États membres
en 2013». [36] COM(2012) 363 final. [37] COM(2013) 532. [38] Voir le point 4.1.2. [39] Communication de la Commission
au Parlement européen, au Conseil et au Comité économique et social européen du
6 juin 2011 sur la lutte contre la corruption dans l’UE —
COM(2011) 308 final. [40] COM(2014) 38 final du 3.2.2014. [41] http://ec.europa.eu/anti_fraud/documents/anti-fraud-policy/research-and-studies/pwc_olaf_study_fr.pdf [42] COM(2013) 796. [43] A7-2041/2014. [44] Opération douanière conjointe régionale et maritime
impliquant les services douaniers italiens, espagnols et français. [45] Dans la zone de la mer méditerranée occidentale entre Gibraltar et la Sicile. [46] Opération douanière conjointe régionale de surveillance
maritime, impliquant la Belgique, la France, l’Irlande, les Pays-Bas, le
Portugal, l’Espagne, l’Allemagne et le Royaume-Uni (y compris Gibraltar,
Guernesey, Jersey et l’île de Man). [47] Voguant d’Afrique du Sud, des Caraïbes et d’Afrique de
l’Ouest et du Nord vers la zone européenne. [48] L’OLAF a coorganisé avec la Lituanie cette ODC
impliquant les 28 États membres. [49] L’OLAF a coorganisé avec la Roumanie cette ODC
régionale qui a été réalisée aux frontières entre la Roumanie et la Moldavie et
entre la Roumanie et l’Ukraine. [50] FRONTEX, EUROPOL et EUBAM étaient impliqués [51] L’ACP (action de contrôle prioritaire)-DISMANTLE a été
créée par la DG TAXUD en étroite coordination et avec le soutien de l’OLAF.
Elle s’attaquait au risque de contrebande et de détournement des cigarettes et
de l’alcool à partir de pays tiers spécifiques à la frontière orientale. Elle
couvrait également les risques spécifiques en matière de transit et d’accises,
tels qu’identifiés par les experts des États membres. L’ACP a été menée du 1er février 2013
au 31 décembre 2013. Elle a été approuvée par le comité du code des
douanes (section CRM) et était basée sur le code des douanes. [52] Service de courrier sécurisé AFIS [53] 1 779 de ces cas ont été transmis à l’OMD, avec
des données non nominatives uniquement, à la demande des États membres. [54] JO L 201 du 26.07.2013, p. 1. [55] Directive 2013/43 [56] 19 septembre 2013 [57] (2013/755/UE),
JO L 344 du 19.12.2013, p. 1. [58] COM(2013) 324 final du 6.6.2013. [59] Suivi du mouvement. [60] Pour déceler à quel moment le produit échappait à la
chaîne d’approvisionnement légale. [61] 20 décembre 2013. [62] Le protocole CCLAT est un traité international annexé à
la convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac. [63] Philip Morris International (PMI), Japan Tobacco (JTI), British American Tobacco (BAT) et Imperial Tobacco Limited (ITL) [64] Le texte des accords est disponible à l’adresse:
http://ec.europa.eu/anti_fraud/investigations/eu-revenue/cigarette_smuggling_fr.htm. [65] Voir également le rapport OLAF 2013. [66] Voir également le point 4.1.4. [67] Directive 2014/23/UE du Parlement européen et du
Conseil du 26 février 2014 sur l’attribution de contrats de
concession, directive 2014/24/UE du Parlement européen et du Conseil du
26 février 2014 sur la passation des marchés publics et abrogeant la
directive 2004/18/CE, et directive 2014/25/UE du Parlement européen
et du Conseil du 26 février 2014 relative à la passation de marchés
par des entités opérant dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des
transports et des services postaux et abrogeant la directive 2004/17/CE. [68] COM(2013) 42 final. [69] JO L 151 du 21.5.2014, p. 1. [70] Le Conseil a adopté une approche générale en
octobre 2013 et le Parlement européen a rendu son avis en
décembre 2013. [71] COM(2011) 376 final. [72] Voir le document de travail des services de la
Commission sur la mise en œuvre de la CAFS. [73] Voir le point 4.1.9. [74] COM(2011) 914 final. [75] JO L 84 du 20.3.2014, p. 6. [76] COM(2011) 913 final. [77] JO L 103 du 5.4.2014, p. 1. [78] Créé en application de la décision 94/140/CE de la
Commission du 23 juillet 1994, telle que modifiée le
25 février 2005. [79] Voir le point 4.1.1. [80] http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2013-0318+0+DOC+XML+V0//FR. [81] Le succès de l’«opération Barrel» a requis la
coopération de 24 États membres et certains acteurs externes, débouchant
sur la saisie de 1,2 million de cigarettes. [82] Mesures législatives, administratives,
organisationnelles ou opérationnelles. [83] Des mesures législatives uniques concernant la
passation de marchés publics ont été adoptées par la Bulgarie, la République
tchèque, la Lituanie, Malte, l’Espagne, la Roumanie et la Suède, tandis que des
paquets de mesures (mesures législatives, administratives, organisationnelles
ou opérationnelles) ont été adoptés par l’Estonie et la Grèce. [84] Allemagne, Grèce, Italie, Chypre, Hongrie, Lettonie, Malte,
Roumanie, Slovénie et Royaume-Uni. [85] Allemagne, Chypre, Hongrie, Lettonie, Royaume-Uni,
Slovénie. [86] Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Finlande,
Lettonie, Malte, Pologne et Roumanie. [87] Belgique, Danemark, Allemagne, Estonie, Irlande, Grèce,
France, Croatie, Italie, Lettonie, Luxembourg, Pays-Bas, Roumanie, Finlande,
Slovénie, Slovaquie et Royaume-Uni. [88] Grèce, Espagne, France, Luxembourg, Hongrie, Pologne, Portugal et Roumanie. [89] Grèce, Espagne, Italie, Lettonie et Royaume-Uni. [90] Bulgarie, Estonie, Irlande, Grèce, Luxembourg, Hongrie, Roumanie et .Slovénie [91] Bulgarie, Irlande, Grèce, Pologne et Slovénie. [92] France, Lituanie, Malte et Roumanie. [93] Règlement (UE, EURATOM) n° 883/2013,
article 3, paragraphe 4. [94] Le
Danemark, la Grèce, l'Autriche, le Portugal et le Royaume-Uni ont désigné leur
service AFCOS en 2014. [95] Pour juin 2014. [96] La Finlande a indiqué avoir retenu une solution
intermédiaire. [97] Irlande, Espagne, Luxembourg et Suède. [98] Espagne. [99] Département EA6. [100] Belgique, Bulgarie, Chypre, Lituanie, Malte,
Portugal, Roumanie et Slovaquie. [101] Conclu en avril 2008, qui cite le point de contact
pour l’OLAF. [102] Voir le point 5.2. [103] Chypre a signalé qu’elle ne disposait pas de procédures
formelles pour la prise en compte de ces documents mais a manifesté son
intention de changer cette situation. La Slovaquie estime que cette
recommandation ne reflète pas les domaines à risque qui nécessitent un ciblage
par son autorité d’audit. [104] Voir le point 4.1.11. [105] Voir le point 6.1.5 [106] Voir le point 4.1.9 [107] Voir le point 4.1.4. [108] Règlement (UE) n° 904/2010. [109] En
2013 et 2014 [110] Pour les montants relatifs à l’agriculture aux Pays-Bas,
voir la note de bas de page 9 et le point 3.4.1 du document de
travail des services de la Commission sur l’«Évaluation statistique des irrégularités». [111] Les totaux des rangées et des colonnes peuvent ne pas
correspondre à la somme des valeurs affichées en raison de l'arrondi.