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Document 52013SC0200
COMMISSION STAFF WORKING DOCUMENT EXECUTIVE SUMMARY OF THE IMPACT ASSESSMENT Accompanying the document Proposal for a Council Directive amending Directive 2009/71/EURATOM establishing a Community framework for the nuclear safety of nuclear installations
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT Accompagnant le document Proposition de directive du Conseil modifiant la directive 2009/71/EURATOM établissant un cadre communautaire pour la sûreté nucléaire des installations nucléaires
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT Accompagnant le document Proposition de directive du Conseil modifiant la directive 2009/71/EURATOM établissant un cadre communautaire pour la sûreté nucléaire des installations nucléaires
/* SWD/2013/0200 final */
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT Accompagnant le document Proposition de directive du Conseil modifiant la directive 2009/71/EURATOM établissant un cadre communautaire pour la sûreté nucléaire des installations nucléaires /* SWD/2013/0200 final */
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT
Accompagnant le document
Proposition de directive du Conseil
modifiant la directive 2009/71/EURATOM établissant un cadre communautaire pour
la sûreté nucléaire des installations nucléaires
1. Introduction Près du tiers de la production d'électricité dans l'UE est
assurée par le nucléaire, soit également près des deux tiers de l'électricité
bas carbone. La sûreté nucléaire est de la plus haute importance pour l'UE et
sa population. Les coûts d'un accident nucléaire pourraient être tels qu'ils
seraient de nature à ruiner les économies nationales. Il est donc essentiel
pour la société et l'économie de réduire le risque d'un accident nucléaire dans
un État membre de l'UE en appliquant des normes de sûreté élevées et un
contrôle réglementaire de haute qualité. L'accident nucléaire de Fukushima au
Japon en 2011 a remis les mesures nécessaires pour garantir des niveaux plus
robustes de sûreté nucléaire sur le devant de la scène politique mondiale. Sur la base d'un mandat du Conseil européen énoncé en mars 2011[1],
la Commission européenne, en collaboration avec le groupe des régulateurs
européens dans le domaine de la sûreté nucléaire (ENSREG), a lancé dans toute
l'UE une campagne d'évaluations complètes des risques et de la sûreté des
centrales nucléaires («tests de résistance»). Les résultats font apparaître
dans les pays participants des différences dans les approches de la sûreté
nucléaire et dans les pratiques industrielles[2].
En outre, le Conseil européen a également demandé à la
Commission de procéder à l'examen du cadre législatif et réglementaire existant
en matière de sûreté des installations nucléaires et de proposer toute
amélioration qui pourrait se révéler nécessaire. Les éventuelles propositions
législatives devraient tenir compte des conclusions des tests de résistance et
des leçons tirées de l'accident nucléaire de Fukushima, ainsi que des résultats
d'une consultation publique et des avis exprimés par les parties prenantes. La
consultation a montré qu'une large majorité se dégageait en faveur du
renforcement du cadre législatif de l'UE. La présente analyse d'impact tient compte des éléments
précités, et décrit le défi que représente le maintien de niveaux suffisants de
sûreté nucléaire dans l'UE. Elle définit ensuite les objectifs généraux et
spécifiques d'une prévention et d'une atténuation améliorée des conséquences
des accidents nucléaires. Plusieurs options sont proposées et analysées, depuis
le maintien du statu quo jusqu'à des réformes profondes. Chaque option a été
évaluée au regard de ses incidences estimées sur la sûreté et en termes
économiques, environnementaux et sociaux. L'option retenue consiste à modifier la directive 2009/71/Euratom
du Conseil établissant un cadre communautaire pour la sûreté nucléaire des
installations nucléaires[3]
(«directive sur la sûreté nucléaire») de façon à renforcer les exigences et
principes généraux existants de sûreté nucléaire ou à en instaurer de nouveaux,
complétés par des critères harmonisés en matière de sûreté nucléaire à
l'échelon d'Euratom, et des procédures de contrôle de leur respect à l'échelon
national. Il s'agit également de renforcer l'indépendance des autorités de
réglementation et d'accroître la transparence pour la population en ce qui
concerne la performance des entreprises et des autorités. Certaines des mesures
à la base de l'option retenue peuvent être mises en œuvre sans délai, mais
d'autres imposent un travail d'élaboration technique auquel les États membres doivent
contribuer. 2. Définition du problème L'accident survenu en 2011 à la centrale nucléaire de
Fukushima Daiichi a provoqué d'importants dégâts environnementaux, économiques
et sociaux et soulevé des inquiétudes sur les éventuels effets néfastes pour la
santé des populations concernées au Japon. Si les facteurs déclenchants ont été
un tremblement de terre et un tsunami d'une amplitude considérable, les études
des causes de l'accident ont fait apparaître un éventail de facteurs
prévisibles qui se sont combinés pour aboutir à un résultat catastrophique.
L'analyse de l'accident de Fukushima révèle des problèmes techniques bien réels
et récurrents ainsi que des défaillances institutionnelles persistantes
analogues à ceux constatés lors des évaluations effectuées à la suite des
accidents de Three Miles Island et de Tchernobyl, il y a plusieurs décennies.
Ce nouvel accident a encore une fois mis à mal la confiance du public dans la
sûreté de l'énergie nucléaire, d'autant plus qu'il est survenu en plein débat sur
la possibilité de recourir au nucléaire pour satisfaire la demande énergétique
mondiale d'une manière durable. L'UE compte 132 réacteurs en fonctionnement, soit plus d'un
tiers des 437 réacteurs nucléaires en exploitation dans le monde. Bon nombre
des centrales de l'UE ont été construites il y a trois ou quatre décennies, et
sont fondées sur des concepts et des dispositions de sûreté mis à jour en
permanence depuis lors. En mai 2011, les «tests de résistance» ont été lancés
pour évaluer si les marges de sûreté actuelles sont suffisantes pour couvrir
divers événements imprévus. Les résultats révèlent diverses forces et
faiblesses sur l'ensemble du parc de centrales nucléaires, notamment la
nécessité indéniable de mettre en œuvre certaines mesures visant à accroître la
robustesse par rapport à plusieurs types de risques internes et externes. Les
tests ont montré qu'il existe des différences importantes entre les approches
nationales de l'évaluation des accidents hors dimensionnement, qui rendent
difficile, voire impossible, une évaluation appropriée des niveaux de sûreté
actuels. Par exemple, dans certains cas, le risque sismique n'a pas été pris en
considération dans la base de conception initiale, mais seulement à un stade
ultérieur, et/ou a été sous-estimé. De nouvelles approches du risque sismique
et de l'évaluation des risques ont été définies depuis, mais tous les
exploitants n'ont pas réévalué les risques des sites ni les risques sismiques
selon ces méthodes et critères nouveaux et avec des données plus récentes. 3. Points spécifiques à aborder Sur la base des diverses sources
d'expertise, telles que les initiatives correspondantes de l' Agence
internationale de l'énergie atomique (AIEA) et de l'Association des
responsables des Autorités de sûreté nucléaire des pays d'Europe de l'Ouest
(WENRA) ainsi que des leçons tirées des tests de résistance de l'UE et des
études liées à l'accident de Fukushima, des domaines essentiels d'amélioration
de la sûreté nucléaire ont été déterminés. Ces points concernent des aspects
techniques (en particulier le choix du site de la centrale et sa conception),
le contrôle réglementaire, les questions liées à la gouvernance en matière de
sûreté nucléaire (indépendance de l'autorité de réglementation et transparence)
ainsi que la préparation des interventions d'urgence. • Enjeux techniques • Aspects liés au contrôle réglementaire • Indépendance de l'autorité de réglementation • Transparence • Préparation des interventions d’urgence Les principaux points à
améliorer sont les insuffisances dans l'identification complète et transparente
des éléments essentiels de la sûreté et leur gestion, la non-application de
mesures importantes pour la sûreté et l'absence d'approche cohérente entre les
États membres de la réglementation relative aux risques nucléaires, malgré leur
caractère transfrontalier. L'actuelle législation Euratom
dans le domaine de la sûreté nucléaire, en particulier la directive sur la
sûreté nucléaire, établit un cadre juridiquement contraignant fondé sur des
principes et obligations génériques internationalement reconnus. Le champ
d'application de cette directive étant limité à ces principes globaux, cette
directive a pour principale faiblesse de ne pas appréhender suffisamment en
détail les questions techniques de sûreté posées par l'accident nucléaire de
Fukushima et révélées par les tests de résistance. En outre, les dispositions
actuelles de la directive ne semblent pas suffisantes dans le domaine de
l'indépendance des autorités nationales de réglementation. Les tests de
résistance ont par ailleurs montré que les mécanismes de coopération et de
coordination entre les parties ayant des responsabilités en matière de sûreté
nucléaire, par exemple les évaluations par les pairs, devaient être renforcés.
Les dispositions actuelles de la directive concernant la transparence devraient
également être renforcées. Il convient enfin de prévoir une préparation
adéquate des interventions d'urgence sur site. Même s'ils jouent un rôle dans
le renforcement de la sûreté des centrales nucléaires de l'UE, le caractère non
contraignant des tests de résistance les dessert. Il s'agit d'un exercice
ponctuel volontaire qui ne donne aucune garantie que les mesures préconisées
seront pleinement mises en œuvre et tenues à jour. Dans le cadre de l'AIEA, des
principes de sûreté, des normes et des conventions[4]
internationales régissant la sûreté nucléaire ont été élaborés et convenus d'un
commun accord. Toutefois, ces normes de sûreté ne sont pas juridiquement
contraignantes, tandis que les conventions internationales sont juridiquement
contraignantes mais non directement applicables. La législation Euratom
s'accompagne de mécanismes clairs et solides, assortis de sanctions, pour sa
transposition et sa mise en œuvre correctes. À la suite des événements de
Fukushima, les États membres de l'AIEA ont globalement reconnu la nécessité de
renforcer l'efficacité, la gouvernance et l'applicabilité du cadre juridique
international en matière de sûreté nucléaire. 4. Compétence d'Euratom, subsidiarité et
proportionnalité Toute révision de la législation
devrait s'appuyer et prolonger l'approche suivie pour la directive sur la
sûreté nucléaire dans sa version actuelle. La base juridique demeure les
articles 31 et 32 du traité Euratom. Toute proposition de révision devrait
viser à renforcer encore davantage le rôle et l'indépendance des autorités de
réglementation nationales, car il est clair que seules des autorités de
réglementation compétentes dotées de tous les pouvoirs nécessaires et à
l'indépendance garantie peuvent superviser toutes les installations nucléaires
dans l'UE et veiller à leur exploitation sûre. Une coopération étroite et le
partage d'informations entre les régulateurs, compte tenu des incidences
transfrontalières potentielles d'un accident nucléaire, devraient être
encouragés. Étant donné les conséquences
étendues d'un incident nucléaire, et en particulier le besoin d'information du
public, il est essentiel d'aborder les questions liées à la transparence à
l'échelon de l'UE. Il est ainsi possible de garantir, indépendamment des
frontières nationales, l'information du public à propos de toutes les questions
nucléaires importantes afin de garantir un niveau uniforme de transparence et
d'information dans l'ensemble de l'Union. En Europe, les tests de résistance
ont confirmé que, non seulement, des différences persistent entre les États
membres dans les mesures visant à assurer, de manière complète et transparente,
le recensement des problèmes essentiels de sûreté et leur gestion, mais
également que des lacunes importantes demeurent. Une législation Euratom
renforcée pourrait inclure une série de dispositions techniques d'un niveau de
détail approprié pour un instrument juridique d'encadrement. Ces dispositions
devraient garantir une approche commune de la sûreté nucléaire dans l'UE. L'expérience de l'accident de
Fukushima et les précieuses indications tirées des tests de résistance ont
clairement montré qu'un système de contrôle solide et transparent (comprenant
des examens par les pairs) constitue un élément essentiel pour assurer la mise
en œuvre effective et continue de tout régime de sûreté. Conformément au principe de proportionnalité, la révision
envisagée ne va pas au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre les
objectifs définis. En outre, compte tenu des particularités de chaque État
membre, il convient de définir une approche souple et proportionnée en ce qui
concerne le niveau d'applicabilité. Il faudrait envisager un mécanisme
permettant de définir des critères techniques valables dans toute l'UE, en
tenant scrupuleusement compte du principe de proportionnalité, mécanisme qui
assurerait la pleine utilisation des connaissances et de l'expérience pratique
des experts des États membres. 5. Objectif(s) Objectifs généraux ·
Protéger les travailleurs et la population des dangers résultant
des rayonnements ionisants en provenance des installations nucléaires, en
assurant des conditions de fonctionnement correctes, en prévenant les accidents
et en atténuant les conséquences en cas d'accident; ·
Maintenir et promouvoir l'amélioration continue de la sûreté
nucléaire et de la réglementation correspondante à l'échelon d'Euratom. Objectifs spécifiques ·
Améliorer en continu l'architecture globale de la sûreté
nucléaire (par ex. en renforçant les exigences et principes généraux de la
sûreté nucléaire existants, ou en instaurant de nouveaux principes et
exigences). ·
Améliorer en continu l'architecture spécifique de la sûreté
nucléaire (par exemple en complétant les principes et exigences précités par
des critères Euratom de sûreté nucléaire). ·
Améliorer en continu les méthodologies d'évaluation de la sûreté
nucléaire (par exemple en encourageant l'utilisation cohérente et complète de
méthodes d'aide à la décision fondées sur la connaissance des risques); ·
Assurer la coopération et la coordination entre toutes les
parties exerçant des responsabilités en matière de sûreté nucléaire sur les
questions techniques, notamment dans le cadre d'évaluations par les pairs; ·
Renforcer le rôle des autorités de réglementation nationales; ·
Renforcer l'indépendance réelle des autorités de réglementation
nationales; ·
Renforcer la transparence en matière de sûreté nucléaire; ·
Renforcer la préparation des interventions d’urgence sur site. 6. Options stratégiques OPTION 0 ·
Laisser en l'état la directive-cadre d'Euratom (directive sur la
sûreté nucléaire). ·
Utiliser le mécanisme existant de coopération entre la Commission
et les États membres sur la mise en œuvre des mesures préconisées à l'issue des
tests de résistance par l'ENSREG. OPTION 1 ·
Action législative (acte législatif contraignant) à l'échelon
d'Euratom. ·
Modification de la directive sur la sûreté nucléaire en vue du
renforcement des exigences et principes généraux (par exemple concernant le
rôle et l'indépendance des autorités de réglementation nationales ainsi que la
transparence) et de l'ajout de nouveaux principes et exigences (par exemple
concernant la préparation des interventions d'urgence sur site; le choix du
site, la conception, la construction et l'exploitation des installations
nucléaires). ·
Utiliser le mécanisme existant de coopération entre la Commission
et les États membres sur la mise en œuvre des mesures préconisées à l'issue des
tests de résistance par l'ENSREG. OPTION 2 SOUS-OPTION 2.1 ·
Action législative (combinaison d'actes juridiquement
contraignants et d'actes non contraignants de spécification) à l'échelon
d'Euratom. ·
Modification de la directive sur la sûreté nucléaire par le
renforcement ou l'instauration de nouveaux principes et exigences (comme dans
l'option 1) et introduction dans la directive de l'obligation, pour la
Commission, de soutenir ces exigences et principes généraux par l'élaboration
de critères Euratom non contraignants en matière de sûreté nucléaire
(recommandations de la Commission). ·
Ces critères Euratom de sûreté nucléaire seraient élaborés en
étroite coopération avec les experts des États membres. SOUS-OPTION 2.2 ·
Action législative (combinaison d'actes juridiquement
contraignants et d'actes non contraignants de spécification) à l'échelon
d'Euratom; ·
Modification de la directive sur la sûreté nucléaire par le
renforcement ou l'instauration de nouveaux principes et exigences (comme dans
l'option 1) et introduction dans la directive de l'obligation, pour la
Commission, de spécifier ces exigences et principes généraux par l'élaboration
de critères Euratom contraignants en matière de sûreté nucléaire (règlements de
la Commission). ·
Ces critères de sûreté nucléaire seraient élaborés en étroite
coopération entre les groupes de travail d'experts tels que l'ENSREG et la
WENRA et les experts de la Commission. Ils seraient donc adoptés selon une
procédure de comitologie nécessitant la contribution de tous les États membres. OPTION 3 ·
Action législative (acte législatif contraignant) à l'échelon
d'Euratom. ·
Création d'une agence Euratom de la sûreté nucléaire chargée
d'administrer et de développer l'acquis Euratom dans le domaine de la sûreté
nucléaire, comme indiqué pour l'option 2, sous le contrôle de la Commission,
avec pour mission: - de promouvoir les normes communes les plus élevées pour la
sûreté de la production électronucléaire dans l'UE; - d'aider la Commission à élaborer des exigences, des normes
et/ou des critères techniques harmonisés en matière de sûreté nucléaire qui
seraient incorporés dans des propositions de nouvelles dispositions
législatives Euratom; d'effectuer des inspections afin de contrôler le respect
de la mise en œuvre correcte de la législation; de définir un système de
certification Euratom de conceptions standard d'installations nucléaires;
d'élaborer un contenu et une procédure uniforme pour l'autorisation,
d'intervenir en cas d'accidents ou d'incidents nucléaires; de formuler des avis
et des recommandations à l'intention de la Commission sur des questions liées à
la sûreté nucléaire; et de recueillir et d'analyser des données afin
d'améliorer encore la sûreté nucléaire. 7. Analyse des incidences Tableau 1 – Comparaison des options envisageables sur la base
de leur impact (synthèse) Option || Impact sur la sûreté || Coûts de mise en conformité pour les exploitants (par réacteur) || Coûts liés à la réglementation et charge administrative pour les États membres (par réacteur et par an) || Impact environnemental || Emplois dans le secteur nucléaire en Europe || Coûts de l'énergie 0 || Très peu susceptible de réduire les risques || Entre ~30 et 200 millions d'EUR || ~3 millions d'EUR Entre ~1 et 4 millions d'EUR || Très peu susceptible de réduire les risques || ~500 000 personnes || élevée 1 || Quelques gains de sûreté || Entre ~30 et 200 millions d'EUR || £5 millions d'EUR || Pas de réduction significative du risque || ~500 000 + ~500 || élevée 2 || Gains significatifs de sûreté au moins pour certaines centrales dans certains États membres || ≥200 millions d'EUR || £5 millions d'EUR || Améliorations significatives au moins pour certaines centrales dans certains États membres || ~500 000 + ~500 + ~500 || ~élevée 3 || Gains significatifs de sûreté au moins pour certaines centrales dans certains États membres || ≥ 200 millions d'EUR || £€5 millions || Améliorations significatives au moins pour certaines centrales dans certains États membres || ~500 000 + ~500 + ~500 + ~250 || ~élevée 8. Comparaison des options L'option 1 entraîne quelques effets bénéfiques sur la sûreté
nucléaire, en raison de l'instauration de règles supplémentaires juridiquement
contraignantes et exécutoires (même s'il ne s'agit que de principes et
d'exigences de nature générale). Les options 2 et 3 sont quant à elles
susceptibles d'entraîner des améliorations sensiblement plus importantes de la
sûreté des centrales de l'UE, par l'adoption de critères Euratom de sûreté
nucléaire, qui constitueraient des références objectives et vérifiables. En
comparaison des options 0 et 1, les coûts supplémentaires des options 2 et 3,
au moins 200 millions d'EUR environ par réacteur au cours des 5 à 10 prochaines
années, semblent acceptables, particulièrement si on les compare aux coûts d'un
accident nucléaire. L'option 3, qui va le plus loin, impose des changements
importants dans l'organisation de la Commission et dans l'architecture de
sûreté d'Euratom. Du fait qu'elle impose des changements majeurs dans la
culture et l'architecture de la sûreté dans les États membres, elle ne peut, à
ce stade, être considérée comme réaliste pour obtenir des améliorations
immédiates de la sûreté nucléaire. En ce qui concerne l'option 2, les sous-options 2.1 et 2.2
intègrent toutes deux l'ensemble des objectifs évoqués au point 5. Une approche
entièrement contraignante, telle que celle de la sous-option 2, serait la
plus efficace. Toutefois, l'option 2.1 a l'avantage d'offrir une plus grande
souplesse dans l'approche suivie par les États membres pour se conformer aux
critères Euratom de sûreté nucléaire recommandés, tout en imposant la mise en
œuvre de ces principes et exigences d'ordre général. Elle permettrait
d'acquérir de l'expérience sur les modalités pratiques d'application de ces
critères et de réagir plus rapidement aux progrès techniques. En outre, suivre
ainsi une approche par étapes permettrait également, sur la base de
l'expérience acquise, de convertir ultérieurement les critères recommandés en
prescriptions juridiquement contraignantes. En conclusion, il est recommandé de
retenir soit l'option 2.1, soit l'option 2.2. [1] Conseil
européen, EUCO 10/1/ 11. [2] Rapport
sur l'examen par les pairs – tests de résistance effectués sur les centrales
nucléaires européennes, 25 avril 2012 (http://www.ensreg.eu/node/407). [3] JO L 172
du 2.7.2009. [4] En
particulier la convention sur la sûreté nucléaire (INFCIRC/449 du 5 juillet 1994).