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Document 52013DC0566
REPORT FROM THE COMMISSION ANNUAL REPORT 2012 ON SUBSIDIARITY AND PROPORTIONALITY
RAPPORT DE LA COMMISSION RAPPORT ANNUEL 2012 SUR LA SUBSIDIARITÉ ET LA PROPORTIONNALITÉ
RAPPORT DE LA COMMISSION RAPPORT ANNUEL 2012 SUR LA SUBSIDIARITÉ ET LA PROPORTIONNALITÉ
/* COM/2013/0566 final */
RAPPORT DE LA COMMISSION RAPPORT ANNUEL 2012 SUR LA SUBSIDIARITÉ ET LA PROPORTIONNALITÉ /* COM/2013/0566 final */
RAPPORT DE LA COMMISSION RAPPORT ANNUEL 2012
SUR LA SUBSIDIARITÉ ET LA PROPORTIONNALITÉ
1.
Introduction
Le présent document constitue le vingtième
rapport annuel sur l'application des principes de subsidiarité et de
proportionnalité dans le processus législatif de l'UE. Il est présenté
conformément à l'article 9 du protocole (n° 2) sur l’application de ces
principes (ci-après le «protocole»), annexé au traité sur le fonctionnement de
l'Union européenne (TFUE). Le rapport décrit la façon dont les
différents organes et institutions de l'UE ont appliqué ces deux principes et
les éventuels changements intervenus dans leur pratique par rapport aux années
précédentes. Il analyse de manière plus détaillée certaines propositions de la
Commission ayant fait l’objet d’avis motivés en 2012. Les parlements nationaux
ayant déclenché pour la première fois en 2012 la procédure dite du «carton
jaune» introduite par le traité de Lisbonne, le rapport se concentre sur ce cas
particulier. Étant donné les liens étroits qui existent entre les mécanismes de
contrôle de la subsidiarité et le dialogue politique entre les parlements
nationaux et la Commission, le présent rapport doit être considéré comme
complémentaire du rapport annuel 2012 de la Commission sur les relations avec les
parlements nationaux[1].
2.
APPLICATION
DES PRINCIPES PAR LES INSTITUTIONS
2.1.
La Commission
Compte tenu de son droit d’initiative, la
Commission se doit de veiller à ce que les bonnes décisions quant à
l'opportunité et la manière de proposer une action au niveau de l'UE soient
prises à un stade précoce de l'élaboration des politiques. En conséquence, et conformément à son
engagement en faveur d’une réglementation intelligente, la Commission, avant de
proposer de nouvelles initiatives, vérifie si l’UE a le droit d’agir et si les
objectifs de l'action envisagée ne peuvent pas être atteints de manière
suffisante par les États membres. Premièrement, la Commission élabore des
feuilles de route[2]
pour toutes les initiatives majeures. Ces feuilles de route, accessibles au
public, contiennent une première description des initiatives possibles et
décrivent la politique envisagée par la Commission, ainsi que les consultations
prévues. Elles comprennent toujours une première justification de l’action au
regard des principes de subsidiarité et de proportionnalité. À un stade ultérieur de la phase
d'élaboration des politiques, les questions de subsidiarité font l’objet d’une
analyse plus complète dans le cadre du processus d’analyse d’impact (AI) qui
tient compte des avis exprimés lors des consultations des parties prenantes. À
cet effet, les lignes directrices concernant l'analyse d’impact[3] contiennent un
ensemble de questions structurées relatives à l'analyse de la subsidiarité et
de la proportionnalité qui sert de base à l’appréciation du droit de l’UE à
agir et de la justification de l'action de l'UE. La subsidiarité et la proportionnalité
d'une action envisagée par l'UE sont donc appréciées sur la base de tous les
éléments disponibles, lesquels font ensuite l’objet d’un examen détaillé par le
comité d’analyse d’impact[4]. Conscient du rôle essentiel joué par les
analyses d'impact, qui fournissent des données factuelles aux décideurs
politiques, le comité a épinglé, dans son rapport annuel 2012[5], la nécessité de
justifier la subsidiarité de manière solide et détaillée dans toutes les
analyses d’impact. En 2012, le comité a examiné 97 analyses
d'impact et émis 144 avis dont 33 % contenaient des observations
concernant des questions de subsidiarité. L’une des analyses d’impact ayant fait
l’objet d’observations relatives à la subsidiarité de la part du comité porte
sur la proposition de directive concernant la gestion collective des droits
d’auteur et des droits voisins [COM(2012) 372]. Le comité a demandé au service
chef de file de renforcer l’évaluation de l’opportunité du
moment choisi, de même que de la nécessité et de la valeur ajoutée de l’action
de l’UE au regard de la base juridique proposée (marché unique et
diversité culturelle). Par conséquent, l’analyse d'impact révisée a motivé
plus clairement l’initiative proposée par l’UE, par exemple en expliquant mieux
la nature transnationale des problèmes recensés et en montrant que le cadre
juridique existant, tant au niveau national qu’au niveau de l’UE, s'était avéré
insuffisant pour résoudre ces derniers. S’agissant de l’analyse d’impact relative à
la proposition de règlement portant création du Corps volontaire européen
d’aide humanitaire[6],
le comité a suggéré de présenter plus clairement la nécessité et la valeur
ajoutée de l’action de l’UE de façon à pouvoir replacer les
attentes politiques dans leur juste contexte. Il a également demandé au
service chef de file de traiter de manière plus explicite les aspects
relatifs à la complémentarité et à la coordination du Corps volontaire européen
d’aide humanitaire et de l’action d’autres organisations afin de
répondre aux préoccupations exprimées par les parties prenantes qui craignent
la duplication des efforts et la concurrence. Il a été donné suite à ces
recommandations dans le rapport d’analyse d’impact révisé qui a justifié de
manière plus approfondie l'action de l'UE. Les avis du comité d’analyse d’impact
contribuent à améliorer l’analyse du respect des principes de subsidiarité et
de proportionnalité et constituent, avec les rapports d’analyse d’impact
eux-mêmes, des éléments essentiels du processus de décision politique de la
Commission.
2.2.
Les parlements nationaux
En 2012, la Commission a reçu 70 avis
motivés des parlements nationaux, ce qui représente une légère augmentation
(9 % environ) par rapport à l'année précédente (64 avis reçus en 2011). En
revanche, comme en 2010 et 2011, ces avis motivés n’ont représenté
qu’un peu plus de 10 % du nombre d'avis reçus au total en 2012 par la
Commission dans le cadre de son dialogue politique élargi avec les parlements
nationaux (663). Pour la première fois, en 2012, les parlements nationaux ont
déclenché la procédure du carton jaune dans le cadre du mécanisme de contrôle
de la subsidiarité en réponse à la proposition de règlement relatif à l'exercice
du droit de mener des actions collectives dans le contexte de la liberté
d'établissement et de la libre prestation des services présentée par la
Commission. Ce cas est décrit de manière plus détaillée au chapitre 3. La forme des avis motivés, de même que le
type d’arguments avancés par les parlements nationaux à l’appui de leur
conclusion selon laquelle le principe de subsidiarité n'est pas respecté,
restent très hétéroclites. Tout comme l’année précédente, les 70 avis motivés
émis par les parlements nationaux ont porté sur des aspects très variés. Ils
ont concerné pas moins de 23 propositions de la Commission. Après la
proposition Monti II (12 avis motivés), c’est la proposition de règlement
relatif au Fonds européen d’aide aux plus démunis qui a suscité le plus grand
nombre d’avis motivés (5). Huit autres propositions ont donné lieu à trois avis
motivés chacune (voir l’annexe pour plus de détails). Cette tendance semble
confirmer la diversité des intérêts politiques des parlements nationaux, lesquels
n’ont pas les mêmes priorités lorsqu’ils choisissent les propositions de la
Commission qui seront examinées dans le cadre du mécanisme de contrôle de la
subsidiarité et appliquent des critères différents lorsqu’ils apprécient le
respect du principe de subsidiarité. La coordination entre les différents
parlements nationaux reste donc un défi à relever. Comme en 2011, c’est le Riksdag
suédois qui a de loin adopté le plus d’avis motivés (20), soit près du double
des avis qu’il a émis l’année dernière (11). Le Riksdag examine
attentivement toutes les propositions de la Commission sous l’angle de la
subsidiarité. Cet examen est décentralisé et confié aux diverses commissions
parlementaires, qui semblent appliquer des critères différents. Cette façon de
faire peut avoir une incidence sur le nombre d’avis motivés émis[7]. Le Sénat
français arrive en deuxième position avec 7 avis motivés, suivi du Bundesrat
allemand avec 5 avis motivés. À elles seules, ces trois chambres sont les
auteurs de près de la moitié de tous les avis motivés émis par les parlements
nationaux en 2012. Le dix-huitième rapport semestriel de la
COSAC[8]
donne un aperçu des procédures et des pratiques en matière de contrôle
parlementaire[9].
Ce document, établi à partir des réponses à un questionnaire adressé aux
chambres/parlements nationaux, conclut que les procédures diffèrent notamment
au niveau de la conception qu’ont les parlements de la corrélation entre les
principes de subsidiarité et de proportionnalité. Si certains estiment qu’ils
ont la même importance, d’autres considèrent la proportionnalité comme une
simple composante de la subsidiarité. La plupart des parlements nationaux sont
toutefois d’avis que les contrôles de la subsidiarité ne sont efficaces que
s’ils comportent un contrôle de la proportionnalité. Le rapport constate que, dans leur large
majorité, les parlements nationaux affirment souvent fonder leurs avis motivés
sur une interprétation du principe de subsidiarité plus large que la définition
qui en est donnée au protocole n° 2. Ainsi, la Eerste Kamer
néerlandaise considère qu’«il n’est pas possible d’exclure les principes de
légalité et de proportionnalité lors de la réalisation d’un test de
subsidiarité...». Le Senát tchèque estime quant à lui que la
subsidiarité a une «nature générale et abstraite…n’est pas un concept juridique
strict et clair» et qu’il convient de ce fait de l’interpréter au sens large.
La House of Lords du Royaume-Uni a exprimé un avis similaire, plaidant
pour une interprétation plus large de ce principe au motif que «bien que le
principe soit un concept juridique, dans la pratique son application dépend de
l’appréciation politique». Les vues divergentes des parlements
nationaux sur l’interprétation et l’application du principe de subsidiarité
font que tous n’ont pas le même avis sur la nécessité d’adopter des lignes
directrices précisant la portée du contrôle de la subsidiarité et les critères
y afférents. Seule la moitié des parlements nationaux qui ont répondu au
questionnaire de la COSAC étaient favorables à l’adoption de lignes directrices
et, parmi ceux-ci, tous ont insisté pour qu’elles ne soient pas contraignantes.
2.3.
Le Parlement européen et le Conseil
Au Conseil, c’est au comité des
représentants permanents des États membres (Coreper) qu’il appartient de garantir
le respect des principes de subsidiarité et de proportionnalité. En 2012, le
Parlement européen a créé une nouvelle direction horizontale chargée de fournir
aux commissions parlementaires un éventail de services plus larges en matière
d’évaluations de l'impact et de la valeur ajoutée européenne. Les évaluations d’impact comprennent
l’examen des feuilles de route de la Commission, qui décrivent la politique que
celle-ci entend poursuivre et les consultations prévues, ainsi qu’une première
appréciation des analyses d’impact de la Commission. Si une commission
parlementaire en fait la demande, elles peuvent aussi englober une appréciation
détaillée des analyses d’impact de la Commission, des analyses complémentaires
portant sur certains aspects des propositions initialement non traités par la
Commission et des évaluations de l’impact des amendements envisagés par le
Parlement. Le Parlement européen s’intéresse
désormais aussi à la valeur ajoutée européenne des propositions et analyse les
avantages potentiels de l’action future de l’UE. À la demande d’une commission
parlementaire, il peut être procédé à des évaluations de la valeur ajoutée
européenne afin d’apprécier les effets potentiels et de recenser les avantages
et les inconvénients des propositions formulées dans les rapports législatifs
du Parlement. Le Parlement européen peut désormais également produire des
rapports sur le coût de l’inaction au niveau de l’UE, sur les domaines qui ne
font pas encore l’objet d’une action au niveau de l’UE et dans lesquels une
telle action contribuerait grandement à renforcer l'efficacité et à assurer le
«bien commun». En 2012, le Parlement a produit 10
évaluations initiales d’analyses d’impact de la Commission, une évaluation
détaillée d’une analyse d’impact de la Commission et trois rapports sur la
valeur ajoutée européenne. Le 13 septembre 2012, le Parlement
européen a adopté une résolution sur le thème «Mieux légiférer» qui répond,
dans une certaine mesure, au rapport 2010 de la Commission sur la subsidiarité
et la proportionnalité[10].
À ce propos, le Parlement européen suggère, à l’instar de la COSAC, d’évaluer
l’opportunité de définir, au niveau de l’UE, des critères permettant de
vérifier le respect des principes de subsidiarité et de proportionnalité. De plus, le rapport du Parlement
européen souligne la dimension régionale et locale du contrôle de la
subsidiarité et appelle à une analyse indépendante, par la Commission, du rôle
des parlements régionaux et locaux dans ce domaine. Dans sa réponse au rapport
du Parlement européen[11],
la Commission a confirmé que le Comité des régions avait déjà préparé cette
analyse[12].
2.4.
Le Comité des régions
En 2012, le Comité des régions (CdR) a
adopté une nouvelle stratégie en matière de monitorage du principe de
subsidiarité. Le but est de renforcer la structure de gouvernance du monitorage
de la subsidiarité par le CdR, de mettre en place une approche globale
permettant le monitorage de la subsidiarité tout au long du processus
décisionnel de l'UE, d’associer les institutions européennes et nationales à
ces activités et de renforcer la capacité du CdR à saisir la Cour de justice. Dans ce contexte, un groupe de pilotage
de la subsidiarité a été mis sur pied pour assurer la gouvernance politique du
monitorage de la subsidiarité par le CdR. Ce groupe coordonne les activités de
monitorage de la subsidiarité et en assure le suivi politique tout au long de
l'année. Il est chargé de mettre en avant les priorités annuelles en matière de
subsidiarité et de présenter des propositions concernant l'utilisation des
procédures et des outils du Réseau de monitorage de la subsidiarité les plus
appropriés pour appuyer les travaux des rapporteurs du CdR dans le cadre du
processus législatif. La stratégie révisée prévoit que les
activités de monitorage de la subsidiarité par le CdR débutent dès la phase
prélégislative. Cette approche repose sur les travaux d’un groupe d’experts de
la subsidiarité, constitué de 16 membres du Réseau de monitorage de la
subsidiarité choisis en fonction de leur expertise dans le domaine de la
subsidiarité, ainsi que de leur grande connaissance du droit de l’Union. Le
groupe s’est réuni pour la première fois le 25 octobre 2012 et a sélectionné
les initiatives à soumettre en priorité à un monitorage. Sur cette base, le
bureau du CdR a adopté, le 30 janvier 2013, le programme de travail sur la
subsidiarité[13]
qui couvre quatre initiatives inscrites au programme de travail de la
Commission pour 2013 (la facturation électronique dans le domaine des marchés
publics, une «ceinture bleue» pour un marché unique du transport maritime, la
révision de la politique et de la législation dans le domaine des déchets et le
cadre d’évaluation des questions liées à l'environnement, au climat et à
l'énergie visant à permettre une extraction sûre et sécurisée des hydrocarbures
non conventionnels), ainsi que la mobilité urbaine (celle-ci n’est pas inscrite
au programme de travail de la Commission pour 2013, mais cette dernière a
annoncé son intention de publier, d'ici la fin de l'année, une communication sur
la dimension urbaine de la politique des transports de l'UE). Créé en 2007, le Réseau de monitorage de
la subsidiarité (RMS) est le principal instrument de contrôle du CdR. Il
comptait 141 partenaires à la fin de 2012. Le nombre de ses membres et sa base
de représentation ont encore augmenté en 2012, notamment avec l’adhésion de
parlements et de gouvernements régionaux. Les consultations des partenaires du
RMS sont le principal outil opérationnel utilisé par les rapporteurs du CdR au
cours de l'élaboration des projets d’avis. Les consultations ont été au nombre
de trois en 2012 et ont porté sur le mécanisme pour l’interconnexion en Europe[14], sur le septième
programme d’action pour l’environnement[15]
et sur l’exercice du droit de mener des actions collectives dans le contexte de
la liberté d’établissement et de la libre prestation des services («Monti II»)[16]. Conformément au
plan d’action du RMS, un groupe a travaillé tout au long de l’année à la
révision des orientations pour les RTE-T et sur le mécanisme pour l'interconnexion
en Europe. REGPEX (échanges entre parlements
régionaux), sous-réseau du RMS, a été lancé en février 2012 et est ouvert aux
parlements et gouvernements régionaux dotés de pouvoirs législatifs. Il aide
les régions concernées à jouer leur rôle en matière de contrôle de la
législation de l’UE du point de vue de la subsidiarité, notamment dans le
contexte du mécanisme d'alerte précoce prévu par le traité de Lisbonne et de
leur éventuelle consultation par les parlements nationaux. Le CdR ne considère
pas REGPEX comme une simple base de données technique donnant accès à des
sources d’information et publiant des positions régionales, mais bien comme un
réseau favorisant les contacts entre les «régions législatives» de l’UE. Le CdR a exprimé ses préoccupations
quant au respect des principes de subsidiarité et de proportionnalité dans les
avis ci-après qu’il a adoptés en 2012 et dont certains font état d’infractions
potentielles: avis concernant la proposition de règlement relatif au FEDER, le
septième programme d’action pour l’environnement, le paquet «marchés publics»,
le paquet «protection des données» et le détachement de travailleurs effectué
dans le cadre d'une prestation de services.
2.5.
La Cour de justice
En 2012, la Cour de justice n’a pas
rendu d’arrêt développant le principe de subsidiarité. Néanmoins, dans son
arrêt du 19 décembre 2012 dans l’affaire C-288/11 P, Mitteldeutsche
Flughafen, elle a confirmé que ce principe ne s’appliquait pas aux aides
d’État, domaine qui relève de la compétence exclusive de la Commission. Qui plus est, dans son arrêt du 19 avril
2012 dans l’affaire C-221/10 P, Artegodan, la Cour a réaffirmé que la
subsidiarité et, de manière plus générale, les règles de compétence du traité
ne conféraient pas de droit aux particuliers, si bien qu’une violation de ces
règles n’engageait pas en soi la responsabilité non contractuelle de l’Union et
de ses institutions.
3.
Principaux
cas ayant suscité des préoccupations quant au respect des principes de
subsidiarité et de proportionnalité
Proposition de règlement
relatif à l'exercice du droit de mener des actions collectives dans le contexte
de la liberté d'établissement et de la libre prestation des services
(Monti II). Les parlements nationaux ont émis 12 avis
motivés sur la proposition Monti II, représentant 19 voix (le seuil étant fixé
à 18) et ont ainsi, pour la première fois, déclenché la procédure du carton
jaune[17]. La
proposition de la Commission visait à définir plus clairement l’interaction
entre l’exercice des droits sociaux et l’exercice de la liberté d’établissement
et de la libre prestation de services garanties par le traité. Elle tentait de
répondre aux préoccupations exprimées par les parties prenantes (et plus
particulièrement par les syndicats), qui craignaient que, dans le marché
unique, les libertés économiques ne priment sur le droit de grève à la suite
des arrêts rendus par la Cour de justice dans les affaires Viking Line et
Laval, en précisant, dans un instrument législatif, l’absence de toute relation
de primauté entre les deux. La Commission était consciente de la sensibilité de
la question et savait qu’il serait difficile de concilier des intérêts
contraires quant à la meilleure façon de régler des conflits sociaux impliquant
des entreprises et des travailleurs de différents États membres. Les avis motivés ont été émis par le Riksdag
suédois (2 voix), le Folketing danois (2 voix), l’Eduskunta finlandais
(2 voix), le Sénat français (1 voix), le Sejm polonais (1 voix),
l’Assembleia da República portugaise (2 voix), le Saeima letton
(2 voix), la Chambre des députés luxembourgeoise (2 voix), la Chambre
des représentants belge (1 voix), la House of Commons du Royaume-Uni
(1 voix), la Tweede Kamer néerlandaise (1 voix) et la Kamra
tad-Deputati maltaise (2 voix). La plupart des parlements nationaux ayant
adopté des avis motivés remettaient en cause le choix de l’article 352 du TFUE
comme base juridique de la proposition. La plupart estimaient que l’utilisation
de cette base juridique n’était pas suffisamment motivée, tandis que certains
considéraient que l’exclusion du droit de grève du champ d’application de
l’article 153 du TFUE excluait aussi la possibilité d’utiliser l’article 352 du
TFUE comme base juridique. Le même nombre de parlements nationaux a exprimé des
doutes quant à la valeur ajoutée de la proposition et à la nécessité de
l’action envisagée. Certains ont fait observer que la proposition ne
modifierait pas la situation juridique actuelle. D’autres ont fait valoir
qu’elle ne contribuerait pas à améliorer la clarté et la sécurité juridiques.
Qui plus est, cinq parlements nationaux ont avancé qu’en vertu de l’article
153, paragraphe 5, du TFUE, le droit de grève ne relevait pas de la
compétence de l’UE, tandis que d’autres affirmaient que le principe général et
l’analyse de la proportionnalité figurant dans la proposition n’étaient pas
conformes au principe de subsidiarité et pourraient avoir des effets négatifs
sur le droit de grève. Pour ce qui est des autres points soulevés, les
parlements nationaux ont remis en cause la nécessité d’un mécanisme alternatif
de règlement des litiges, craignant que ce dernier n’interfère avec les
systèmes nationaux. Ils ont également émis des doutes quant à la nécessité d’un
mécanisme d’alerte. Après avoir attentivement examiné les
arguments avancés par les parlements nationaux dans leurs avis motivés, la
Commission n’a constaté aucune violation du principe de subsidiarité. Dans ses réponses aux parlements nationaux
à l’origine des avis motivés[18],
la Commission a expliqué que sa proposition avait pour but de définir plus
clairement les principes généraux et les règles applicables au niveau de l’UE
en ce qui concerne l’exercice du droit fondamental de mener des actions
collectives dans le cadre de la libre prestation des services et de la liberté
d’établissement, y compris la nécessité de concilier en pratique ces droits et
libertés dans les situations transfrontières. La Commission a maintenu que cet
objectif ne pouvait être réalisé par les États membres agissant seuls et qu'il
nécessitait d'agir au niveau de l'Union européenne. En ce qui concerne la question de la base
juridique, la Commission a décidé d’utiliser l’article 352 du TFUE compte tenu
de l’absence de disposition explicite dans le traité. S’il est exact que
l'article 153, paragraphe 5, du TFUE exclut le droit de grève des domaines
qui peuvent être réglementés dans l’ensemble de l’UE par la voie de directives
imposant des normes minimales, la jurisprudence montre clairement que le fait
que l’article 153 ne s’applique pas au droit de grève ne signifie pas que
l’action collective est exclue du champ d’application du droit de l’UE. La
Commission estimait en outre qu’un règlement aurait été l’instrument juridique
le plus approprié, car un règlement est directement applicable et, de ce fait,
aurait réduit la complexité réglementaire et apporté une plus grande sécurité
juridique à ceux qui y sont assujettis dans toute l'Union, grâce à une
clarification des règles applicables. De plus, le règlement proposé aurait permis
de reconnaître le rôle que jouent les juridictions nationales lorsqu’elles
établissent les faits et vérifient si les actions entreprises poursuivent des
objectifs qui constituent un intérêt légitime, sont propres à garantir la
réalisation de ces objectifs et n’excèdent pas ce qui est nécessaire pour les
atteindre. Il aurait également reconnu l'importance des législations et des
procédures nationales en vigueur en matière d'exercice du droit de grève, y
compris des institutions de règlement extrajudiciaire des conflits, qui n’auraient
pas été modifiées ni lésées par la proposition. Il aurait également expliqué le
rôle des mécanismes de règlement amiable qui existent dans un certain nombre
d’États membres. La Commission a conclu à l’absence de
violation du principe de subsidiarité, mais a pris acte des avis exprimés par
les parlements nationaux, ainsi que de l’état d’avancement des discussions sur
la proposition de règlement entre les parties prenantes. Elle a admis que sa
proposition était peu susceptible de recueillir le soutien politique nécessaire
à son adoption au Parlement européen et au Conseil. Dans ces circonstances,
elle a, par lettres des 12 et 13 septembre 2012, informé le Parlement
européen, le Conseil et les parlements nationaux, de son intention de retirer
sa proposition et a expliqué que, ce faisant, elle espérait aussi faciliter une
négociation rapide de la proposition de directive du Parlement européen et du
Conseil relative à l'exécution de la directive 96/71/CE et améliorer le
contrôle du respect des droits des travailleurs détachés, ainsi qu’il est
souligné au point 3 l) du «Pacte pour la croissance et l'emploi» adopté
par le Conseil européen les 28 et 29 juin 2012. La Commission a pris la
décision de retirer la proposition Monti II le 26 septembre 2012[19]. Proposition de règlement
relatif au Fonds européen d’aide aux plus démunis[20]. La proposition de la Commission qui arrive
en deuxième position quant au nombre d’avis motivés qu’elle a suscités en 2012
(5) vise à instaurer le Fonds européen d’aide aux plus démunis. Tous les
parlements nationaux qui ont émis des avis motivés[21] ont soulevé la
même question, à savoir l’absence de motivation suffisante de la proposition au
regard du principe de subsidiarité[22].
Le Bundestag allemand a affirmé que les articles 174 et 175 du
TFUE ne conféraient aucune compétence à l’UE en matière de lutte contre la
pauvreté, que la politique sociale et les mesures prises dans le cadre de
celle-ci relevaient de la compétence des États membres et que la proposition
enfreignait le principe de proportionnalité. Le Riksdag suédois a fait
valoir que des emplois permettant aux travailleurs de subvenir à leurs besoins
et un système de sécurité sociale s’appliquant à l’ensemble de la population
constituaient le meilleur rempart contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
Selon lui, la sécurité sociale est du ressort des États membres et ces derniers
sont les mieux à même de gérer l'aide de manière efficace. Cet avis était
partagé par le Folketing danois qui a déclaré que les États membres
étaient les mieux placés pour venir en aide aux plus démunis que ce soit au
niveau central, régional ou local. La House of Lords du Royaume-Uni a
estimé que la Commission n’avait avancé aucun argument convaincant pour
justifier sa proposition au regard du principe de subsidiarité et que les
actions menées dans le cadre des programmes de cohésion de l’UE existants
permettaient de dissiper toute incertitude quant à la capacité de l’ensemble
des États membres de maintenir les dépenses et investissements sociaux à des
niveaux suffisants. La House of Commons du Royaume-Uni a remis en cause
la nécessité de l’action envisagée. Dans ses réponses à ces avis motivés, la
Commission a souligné qu’elle avait examiné le droit à agir de l’UE, ainsi que
la valeur ajoutée de l’action dans le cadre du processus d’analyse d’impact
dont les conclusions étaient résumées dans l’exposé des motifs accompagnant la
proposition. Elle a reconnu que promouvoir le travail et l’autonomie était la
meilleure façon de lutter contre l’exclusion sociale et que le Fonds social
européen resterait le principal instrument utilisé par l’UE pour lutter contre
la pauvreté et l’exclusion sociale grâce au soutien qu’il apporte aux mesures
d’activation. Elle a toutefois fait observer qu’un nombre croissant d’Européens
sont trop éloignés du marché du travail pour bénéficier de l’aide qui peut être
fournie par les fonds existants. Elle a attiré l’attention sur l’obligation
envisagée de conjuguer aide matérielle et mesures d’accompagnement dans un but
de réinsertion sociale des bénéficiaires de l’aide grâce à laquelle l'action du
Fonds proposé ne se limite pas à des interventions passives. Elle a souligné
que ce Fonds reposerait sur les programmes d’aide nationaux et serait mis en
œuvre en gestion partagée, si bien qu’il incomberait au premier chef aux États
membres de déterminer les groupes cibles et les types d’interventions les plus
appropriés. Proposition de règlement
relatif à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des
données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données[23]. Parmi les huit propositions de la
Commission qui ont donné lieu à trois avis motivés, la seule à avoir été
critiquée pour des motifs liés non seulement à la subsidiarité, mais aussi à la
proportionnalité est la proposition de règlement sur la protection des données.
Certains parlements nationaux estimaient que le champ d’application de l’acte
proposé devait se limiter aux échanges transfrontaliers. S’agissant de la
proportionnalité, ils affirmaient que la proposition pouvait influencer le
traitement des données à caractère personnel par le secteur public (notamment
dans le domaine des services de santé et des services sociaux). Enfin,
plusieurs parlements nationaux remettaient en cause le nombre de pouvoirs
délégués confiés à la Commission par la proposition, ainsi que la portée de
ceux-ci. Ce dernier argument a été largement repris par les États membres lors
des débats au Conseil, de même que par certains membres du Parlement européen. Dans ses réponses, la Commission a expliqué
qu'elle avait opté pour un règlement afin d'harmoniser davantage la législation
européenne existante en matière de protection des données, de manière à
garantir un niveau de protection élevé dans toute l'Union et, de ce fait, la
libre circulation des données à caractère personnel dans le marché intérieur.
Dans les limites du règlement, les États membres garderaient une certaine marge
de manœuvre dans le secteur public, ainsi que le précisait déjà la proposition.
Pour ce qui est des pouvoirs délégués, la Commission a précisé qu’ils
permettraient d’adapter comme il se doit la législation à l’évolution constante
dans le secteur des données électroniques sans qu’il soit nécessaire de
renégocier l’acte au niveau des colégislateurs.
4.
Conclusions
L’année 2012 a été marquée par une
sensibilisation accrue aux principes de subsidiarité et de proportionnalité
dans le contexte interinstitutionnel, due, en grande partie, au déclenchement
de la première procédure du carton jaune par les parlements nationaux. Le contrôle de la subsidiarité et les
questions de monitorage ont également figuré en bonne place à l’ordre du jour
du Parlement européen et du Comité des régions qui, tous deux, ont adapté leurs
procédures internes pour être mieux en mesure d’examiner l’impact et la valeur
ajoutée de leurs travaux. Les organes et institutions de l’UE recherchent
également des synergies dans l’évaluation du respect des principes de
subsidiarité et de proportionnalité. Ainsi, le Comité des Régions peut
maintenant introduire, sur demande explicite de la Commission, des données
relatives à l'impact régional et local d’une proposition prévue dans les
analyses d’impact de la Commission. Le Parlement européen a quant à lui
renforcé son approche de l’évaluation de l’impact et de la valeur ajoutée
européenne. L’année 2012 a vu s’intensifier les
discussions sur la définition des principes de subsidiarité et de
proportionnalité, notamment sur la nécessité de mieux définir la portée du
contrôle de la subsidiarité tel que décrit dans le traité. Bien qu’une
coordination plus étroite de leurs activités de contrôle présente pour eux des
avantages évidents et que plus de voix s'élèvent en faveur de l'adoption de
lignes directrices, les parlements nationaux veulent garder le droit
d'interpréter ces principes. Dans ce contexte, il convient de rappeler que les
lignes directrices de la Commission concernant l'analyse d’impact[24] énoncent déjà
clairement les critères utilisés pour apprécier si une proposition de la
Commission respecte les principes de subsidiarité et de proportionnalité et que
la Commission a toujours encouragé les autres institutions à appliquer les
mêmes critères. Annexe Liste des
initiatives de la Commission pour lesquelles
les parlements nationaux ont émis, en 2012, des avis motivés[25]
concernant le respect du principe de subsidiarité[26] || Document de la Commission || Intitulé || Avis motivés (protocole n° 2) || Chambres nationales ayant émis un avis motivé 1 || COM(2012)130 || Exercice du droit de mener des actions collectives dans le contexte de la liberté d’établissement et de la libre prestation des services (Monti II) || 12 || BE Chambre des Représentants DK Folketing FI Eduskunta FR Sénat LV Saeima LU Chambre des Députés MT Kamra tad-Deputati NL Tweede Kamer PL Sejm PT Assembleia da República UK House of Commons SE Riksdag 2 || COM(2012)617 || Fonds européen d’aide aux plus démunis || 5 || DE Bundestag DK Folketing UK House of Commons UK House of Lords SE Riksdag 3 || COM(2012)380 || Contrôle technique périodique des véhicules à moteur et de leurs remorques et abrogation de la directive 2009/40/CE || 5 || CY Vouli ton Antiprosopon NL Eerste Kamer NL Tweede Kamer FR Sénat SE Riksdag 4 || COM(2012)11 || Protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et libre circulation de ces données (règlement général sur la protection des données) || 4 || DE Bundesrat BE Chambre des Représentants FR Sénat SE Riksdag 5 || COM(2011)778 || Proposition de modification de la directive 2006/43/CE concernant les contrôles légaux des comptes annuels et des comptes consolidés || 3 || BE Chambre des Représentants SK Národná Rada SE Riksdag 6 || COM(2011)779 || Exigences spécifiques applicables au contrôle légal des comptes des entités d’intérêt public || 3 || BE Chambre des Représentants SK Národná Rada SE Riksdag 7 || COM(2011)828 || Établissement de règles et procédures concernant l’introduction de restrictions d’exploitation liées au bruit dans les aéroports de l’Union, dans le cadre d’une approche équilibrée, et abrogation de la directive 2002/30/CE du Parlement européen et du Conseil || 3 || DE Bundesrat FR Sénat NL Tweede Kamer 8 || COM(2011)897 || Attribution de contrats de concession || 3 || DE Bundesrat AU Bundesrat ES Congreso de los Diputados/Senado 9 || COM(2012)372 || Gestion collective des droits d’auteur et des droits voisins et concession de licences multiterritoriales de droits portant sur des œuvres musicales en vue de leur utilisation en ligne dans le marché intérieur || 3 || FR Sénat PL Sejm SE Riksdag 10 || COM(2012)381 || Proposition de modification de la directive 1999/37/CE du Conseil relative aux documents d'immatriculation des véhicules || 3 || CY Vouli ton Antiprosopon NL Eerste Kamer NL Tweede Kamer 11 || COM(2012)382 || Proposition relative au contrôle technique routier des véhicules utilitaires circulant dans l’Union et abrogeant la directive 2000/30/CE || 3 || CY Vouli ton Antiprosopon NL Eerste Kamer NL Tweede Kamer 12 || COM(2012)576 || Accès aux ressources génétiques et au partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation dans l'Union || 3 || FR Sénat IT Senato della Repubblica SE Riksdag 13 || COM(2012)614 || Meilleur équilibre hommes-femmes parmi les administrateurs non exécutifs des sociétés cotées en bourse et mesures connexes || 3[27] || DK Folketing NL Eerste Kamer/Tweede Kamer SE Riksdag 14 || COM(2011)821 || Dispositions communes pour le suivi et l'évaluation des projets de plans budgétaires et pour la correction des déficits excessifs dans les États membres de la zone euro || 2 || FR Sénat SE Riksdag 15 || COM(2012)10 || Protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel par les autorités compétentes à des fins de prévention et de détection des infractions pénales, d’enquêtes et de poursuites en la matière ou d'exécution de sanctions pénales, et la libre circulation de ces données || 2 || DE Bundesrat SE Riksdag 16 || COM(2012)167 || Proposition de modification du règlement (CE) n° 223/2009 relatif aux statistiques européennes || 2 || AU Bundesrat ES Congreso de los Diputados/Senado 17 || COM(2012)48 || Proposition de modification de la directive 2001/83/CE en ce qui concerne l’information du public sur les médicaments soumis à prescription médicale modifiant, en ce qui concerne la diffusion auprès du public d’informations relatives aux médicaments soumis à prescription médicale, la directive 2001/83/CE instituant un code communautaire relatif aux médicaments à usage humain || 2 || PL Senat SE Riksdag 18 || COM(2012)49 || Proposition de modification du règlement (CE) n° 726/2004 en ce qui concerne l’information du public sur les médicaments à usage humain soumis à prescription médicale || 2 || PL Senat SE Riksdag 19 || COM(2012)84 || Transparence des mesures régissant la fixation des prix des médicaments à usage humain et leur inclusion dans le champ d’application des systèmes publics d’assurance-maladie || 2 || AU Nationalrat LU Chambre des Députés 20 || COM(2011)793 || Règlement extrajudiciaire des litiges de consommation et modification du règlement (CE) n° 2006/2004 et de la directive 2009/22/CE (directive relative au RELC) || 2 || DE Bundesrat NL Eerste Kamer 21 || COM(2011)895 || Passation de marchés par des entités opérant dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des transports et des services postaux || 2 || SE Riksdag UK House of Commons 22 || COM(2011)896 || Passation des marchés publics || 2 || SE Riksdag UK House of Commons 23 || COM(2011)747 || Proposition de modification du règlement (CE) n° 1060/2009 sur les agences de notation de crédit || 1 || SE Riksdag 24 || COM(2011)794 || Règlement en ligne des litiges de consommation (règlement relatif au RLLC) || 1 || NL Eerste Kamer 25 || COM(2011)824 || Services d’assistance en escale dans les aéroports de l’Union et abrogation de la directive 96/67/CE du Conseil || 1 || LU Chambre des Députés 26 || COM(2011)834 || Établissement d’un programme pour la compétitivité des entreprises et les petites et moyennes entreprises (2014 – 2020) || 1 || SE Riksdag 27 || COM(2011)873 || Création du système européen de surveillance des frontières (EUROSUR) || 1 || SE Riksdag 28 || COM(2011)877 || Proposition de modification de la directive 2003/98/CE concernant la réutilisation des informations du secteur public || 1 || SE Riksdag 29 || COM(2012)150 || Proposition de modification des directives 1999/4/CE, 2000/36/CE, 2001/111/CE, 2001/113/CE et 2001/114/CE en ce qui concerne les compétences à conférer à la Commission || 1 || AU Bundesrat 30 || COM(2012)280 || Établissement d’un cadre pour le redressement et la résolution des défaillances d'établissements de crédit et d'entreprises d'investissement et modification des directives 77/91/CEE et 82/891/CE du Conseil ainsi que des directives 2001/24/CE, 2002/47/CE, 2004/25/CE, 2005/56/CE, 2007/36/CE et 2011/35/UE et du règlement (UE) n° 1093/2010 du Parlement européen et du Conseil || 1 || SE Riksdag 31 || COM(2012)35 || Statut de la fondation européenne (FE) || 1 || LT Seimas 32 || COM(2012)363 || Lutte contre la fraude portant atteinte aux intérêts financiers de l'Union au moyen du droit pénal || 1 || SE Riksdag 33 || COM(2012)369 || Essais cliniques de médicaments à usage humain et abrogation de la directive 2001/20/CE || 1 || PL Sejm 34 || COM(2012)511 || Proposition confiant à la Banque centrale européenne des missions spécifiques ayant trait aux politiques en matière de contrôle prudentiel des établissements de crédit || 1 || SE Riksdag || Avis motivés portant sur des propositions prises individuellement || || 83 || || Avis motivés portant sur des paquets de propositions[28] || || -13 || || TOTAL || || 70 || [1] COM(2013) 565. [2] http://ec.europa.eu/governance/impact/planned_ia/planned_ia_en.htm. [3]
SEC(2009) 92. [4]
http://ec.europa.eu/governance/impact/iab/iab_en.htm. [5]
http://ec.europa.eu/governance/impact/key_docs/docs/iab_report_2012_en_final.pdf. [6]
COM(2012) 514. [7]
Rapport de la commission constitutionnelle du Riksdag — 2012/13:KU8. [8] La COSAC est une conférence qui réunit les organes des
parlements nationaux des États membres de l’Union européenne spécialisés dans
les affaires européennes et des représentants du Parlement européen. [9]
Dix-huitième rapport annuel sur les développements des procédures et pratiques
de l’Union européenne en matière de contrôle parlementaire, 27 septembre 2012. [10] COM(2011) 344. [11] SP (2012) 766/2. [12] http://extranet.cor.europa.eu/subsidiarity/regpex/Pages/Study-on-Regional-Parliaments.aspx. [13]
CDR2336-2012. [14]
COM(2011) 659. [15]
COM(2012) 95. [16]
COM(2012) 130. [17]
Voir l’article 7, paragraphe 2, du protocole n° 2 sur l'application
des principes de subsidiarité et de proportionnalité. [18]
Lettre du 14 mars 2013. [19]
PV(2012) 2017;
http://ec.europa.eu/transparency/regdoc/rep/10061/2012/FR/10061-2012-2017-FR-F-0.Pdf. [20]
COM(2012) 617 final. Son prédécesseur était le programme de distribution
de denrées alimentaires au profit des personnes les plus démunies qui prend fin
en 2013 – la proposition COM(2010) 486 de la Commission avait fait l’objet de
trois avis motivés. [21] Bundestag allemand, Folketing danois, House
of Lords et House of Commons du Royaume-Uni et Riksdag danois.
[22]
Article 5 du protocole n° 2. [23]
COM(2012) 11. [24]
SEC(2009) 92. [25]
Pour être considéré comme un avis motivé conformément à la définition qui en
est donnée dans le protocole n° 2, un avis doit clairement mentionner une
violation du principe de subsidiarité et être adressé à la Commission dans un
délai de huit semaines à compter de la date de transmission de la proposition
aux parlements nationaux. [26]
Classés en fonction du nombre d’avis motivés reçus par la Commission entre le 1er janvier
et le 31 décembre 2012. [27]
La Commission a reçu au total six avis motivés pour cette proposition. Trois
avis motivés (Sejm et Senat polonais; House of Lords du Royaume-Uni) ont été
reçus après le 31 décembre 2012, mais avant la date butoir du 15 janvier 2013. [28]
Certains avis portant sur des paquets de propositions, le tableau indique le
nombre d’avis motivés émis pour chacune des propositions. Afin de montrer le
nombre d’avis motivés reçus par la Commission, le nombre d’avis motivés
couvrant plusieurs propositions est déduit.