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Dokument 32024D2974
Commission Implementing Decision (EU) 2024/2974 of 29 November 2024 establishing the best available techniques (BAT) conclusions, under Directive 2010/75/EU of the European Parliament and of the Council on industrial emissions, for the smitheries and foundries industry (notified under document C(2024) 8322)
Décision d’exécution (UE) 2024/2974 de la Commission du 29 novembre 2024 établissant les conclusions sur les meilleures techniques disponibles (MTD), au titre de la directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil relative aux émissions industrielles, dans le secteur des forges et fonderies [notifiée sous le numéro C(2024) 8322]
Décision d’exécution (UE) 2024/2974 de la Commission du 29 novembre 2024 établissant les conclusions sur les meilleures techniques disponibles (MTD), au titre de la directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil relative aux émissions industrielles, dans le secteur des forges et fonderies [notifiée sous le numéro C(2024) 8322]
C/2024/8322
JO L, 2024/2974, 6.12.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec_impl/2024/2974/oj (BG, ES, CS, DA, DE, ET, EL, EN, FR, GA, HR, IT, LV, LT, HU, MT, NL, PL, PT, RO, SK, SL, FI, SV)
In Kraft: Dieser Rechtsakt wurde geändert. Aktuelle konsolidierte Fassung:
06/12/2024
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Journal officiel |
FR Série L |
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2024/2974 |
6.12.2024 |
DÉCISION D’EXÉCUTION (UE) 2024/2974 DE LA COMMISSION
du 29 novembre 2024
établissant les conclusions sur les meilleures techniques disponibles (MTD), au titre de la directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil relative aux émissions industrielles, dans le secteur des forges et fonderies
[notifiée sous le numéro C(2024) 8322]
(Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
LA COMMISSION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
vu la directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010 relative aux émissions industrielles (prévention et réduction intégrées de la pollution) (1), et notamment son article 13, paragraphe 5,
considérant ce qui suit:
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(1) |
Les conclusions sur les meilleures techniques disponibles (MTD) servent de référence pour la fixation des conditions d’autorisation des installations relevant des dispositions du chapitre II de la directive 2010/75/UE, et les autorités compétentes devraient fixer des valeurs limites d’émission garantissant que, dans des conditions d’exploitation normales, les émissions ne dépassent pas les niveaux d’émission associés aux meilleures techniques disponibles telles que décrites dans les conclusions sur les MTD. |
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(2) |
Conformément à l’article 13, paragraphe 4, de la directive 2010/75/UE, le forum institué par la décision de la Commission du 16 mai 2011 (2) et composé de représentants des États membres, des secteurs industriels concernés et des organisations non gouvernementales œuvrant pour la protection de l’environnement a transmis à la Commission son avis sur le contenu proposé du document de référence MTD pour le secteur des forges et fonderies le 29 avril 2024. Cet avis est à la disposition du public (3). |
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(3) |
Les conclusions sur les MTD figurant en annexe de la présente décision tiennent compte de l’avis du forum sur le contenu proposé du document de référence MTD. Elles contiennent les éléments clés de ce document. |
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(4) |
Les mesures prévues à la présente décision sont conformes à l’avis du comité institué par l’article 75, paragraphe 1, de la directive 2010/75/UE, |
A ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:
Article premier
Les conclusions sur les meilleures techniques disponibles (MTD) dans le secteur des forges et fonderies, qui figurent en annexe, sont adoptées.
Article 2
Les États membres sont destinataires de la présente décision.
Fait à Bruxelles, le 29 novembre 2024.
Par la Commission
Maroš ŠEFČOVIČ
Membre de la Commission
(1) JO L 334 du 17.12.2010, p. 17.
(2) Décision de la Commission du 16 mai 2011 instaurant un forum d’échange d’informations en application de l’article 13 de la directive 2010/75/UE relative aux émissions industrielles (JO C 146 du 17.5.2011, p. 3).
(3) https://circabc.europa.eu/ui/group/06f33a94-9829-4eee-b187-21bb783a0fbf/library/c66a71e9-ce56-47bb-9bba-6d9c79649eee?p=1&n=10&sort=created_DESC.
ANNEXE
1. Conclusions sur les meilleures techniques disponibles (MTD) dans le secteur des forges et fonderies
CHAMP D’APPLICATION
Les présentes conclusions sur les meilleures techniques disponibles (MTD) concernent les activités ci-après qui sont spécifiées à l’annexe I de la directive 2010/75/UE, à savoir:
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2.3. |
Transformation des métaux ferreux:
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2.4. |
Exploitation de fonderies de métaux ferreux d’une capacité de production supérieure à 20 tonnes par jour. |
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2.5. |
Transformation des métaux non ferreux:
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6.11. |
Traitement des eaux résiduaires dans des installations autonomes ne relevant pas de la directive 91/271/CEE (1), à condition que la principale charge polluante provienne des activités couvertes par les présentes conclusions sur les MTD. |
Les présentes conclusions sur les MTD concernent également les activités suivantes:
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— |
Fonderies de métaux ferreux utilisant des procédés de coulée continue pour la production de pièces en fonte grise ou nodulaire dans leur forme finale ou dans une forme proche de la forme finale. |
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Fonderies de métaux non ferreux utilisant des lingots alliés, de la ferraille, des produits de récupération ou des métaux liquides pour la production de pièces de fonderie dans leur forme finale ou dans une forme proche de celle-ci. |
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— |
Traitement combiné d’eaux usées provenant de différentes sources, à condition que la principale charge polluante provienne d’activités couvertes par les présentes conclusions sur les MTD et que le traitement des eaux usées ne relève pas de la directive 91/271/CEE 1. |
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— |
Revêtement de moules et de noyaux dans les fonderies de métaux ferreux et non ferreux. |
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Stockage, transfert et manutention des matériaux, y compris le stockage et la manutention de déchets métalliques et de sable dans les fonderies. |
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Procédés de combustion directement associés aux activités couvertes par les présentes conclusions sur les MTD, à condition que les produits gazeux de la combustion soient mis en contact direct avec les matériaux (comme lors du chauffage direct ou du séchage direct de la matière entrante). |
Les présentes conclusions sur les MTD ne concernent pas les activités suivantes:
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Coulée continue de fonte et/ou d’acier (pour produire des brames minces, des bandes minces et des tôles). Cette activité est couverte par les conclusions sur les MTD dans la sidérurgie. |
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Production de produits semi-finis en métaux non ferreux nécessitant encore une transformation. Cette activité est couverte par les conclusions sur les MTD dans l’industrie des métaux non ferreux (MNF). |
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Revêtement de pièces de fonderie. Cette activité est susceptible d’être couverte par les conclusions sur les MTD pour le traitement de surface à l’aide de solvants organiques, y compris pour la préservation du bois et des produits dérivés du bois au moyen de produits chimiques. |
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Presses à forger. |
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Eaux usées provenant des systèmes de refroidissement indirect. Cette activité est susceptible d’être couverte par les conclusions sur les MTD pour les systèmes de refroidissement industriels (ICS). |
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Laminoirs. Cette activité est couverte par les conclusions sur les MTD dans les industries de transformation des métaux ferreux (FMP). |
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Installations de combustion sur site produisant des gaz chauds qui ne sont pas utilisés pour le chauffage par contact direct, le séchage ou tout autre traitement d’objets ou de matières. Celles-ci sont susceptibles d’être couvertes par les conclusions sur les MTD pour les grandes installations de combustion (LCP) ou par la directive (UE) 2015/2193 du Parlement européen et du Conseil (2). |
Les autres conclusions et documents de référence sur les MTD susceptibles de présenter un intérêt pour les activités visées par les présentes conclusions sur les MTD sont les suivants:
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traitement de surface des métaux et matières plastiques (STM), |
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traitement des déchets (WT), |
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surveillance des émissions dans l’air et dans l’eau des installations relevant de la directive sur les émissions industrielles (ROM), |
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aspects économiques et effets multimilieux (ECM), |
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émissions dues au stockage (EFS), |
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efficacité énergétique (ENE). |
Les présentes conclusions sur les MTD s’appliquent sans préjudice d’autres dispositions législatives pertinentes, par exemple concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), et concernant la classification, l’étiquetage et l’emballage des substances et des mélanges (CLP).
DÉFINITIONS
Aux fins des présentes conclusions sur les MTD, on retiendra les définitions suivantes:
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Termes généraux |
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Terme utilisé |
Définition |
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Pièce de fonderie |
Pièce métallique, produite au moyen d’un procédé de fonderie, qui est éjectée ou libérée d’un moule. |
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Procédé de coulée |
Procédé consistant à verser du métal fondu dans la cavité d’un moule. Par la suite, le métal fondu se solidifie. |
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Coulée par centrifugation |
Le métal fondu est versé dans un moule rotatif préchauffé, placé verticalement ou horizontalement en fonction de la forme du produit. Après la coulée, le moule tourne autour de son axe central, créant une force centrifuge qui déplace le métal fondu vers la périphérie, le forçant à se déposer sur les parois du moule. |
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Émissions canalisées |
Émissions de polluants dans l’environnement, à partir de tout type de conduite, canalisation, cheminée, etc. |
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Déchets métalliques propres |
Déchet métallique présentant au moins toutes les caractéristiques suivantes:
En l’espèce, «exempt» signifie que les impuretés résiduelles sont présentes à un niveau si faible qu’elles n’ont pas d’incidence négative sur les performances environnementales (par exemple, augmentation des émissions de COVT, de PCDD/PCDF et/ou de métaux lourds) ni sur le fonctionnement/la sécurité de l’unité. |
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Procédés de durcissement à froid |
Procédés de polymérisation pour les moules et les noyaux où le liant pour sable durcit à température ambiante. La polymérisation commence immédiatement après l’introduction du dernier composant de la préparation du liant pour sable dans le mélange. |
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Coulée continue |
Le métal fondu est versé dans une filière refroidie à l’eau qui est ouverte au bas ou sur le côté. Par refroidissement intensif, l’extérieur du produit métallique se solidifie pendant qu’il est retiré lentement du moule. Par la suite, le produit (barres, tubes, profilés, etc.) est coupé à la longueur souhaitée. |
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Mesures en continu |
Mesures réalisées à l’aide d’un système de mesure automatisé installé à demeure sur le site. |
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Noyautage |
Production de noyaux pleins ou creux. Les noyaux sont insérés dans le moule pour former les cavités internes ou une partie de la forme extérieure de la pièce avant que les moitiés du moule ne soient jointes. |
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Émissions diffuses |
Émissions atmosphériques non canalisées. Les émissions diffuses englobent les émissions fugitives et non fugitives. |
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Rejets directs |
Rejets dans une masse d’eau réceptrice sans traitement ultérieur des eaux usées en aval. |
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Crasses |
Substances solides formées à la surface du métal en fusion lors de la fusion ou du maintien du métal, par exemple par oxydation à l’air. |
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Unité existante |
Une unité qui n’est pas une unité nouvelle. |
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Matière entrante |
Tout intrant métallique dans la production des forges. |
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Finition |
Dans les fonderies, désigne un certain nombre d’opérations mécaniques effectuées après le processus de coulée, comme l’ébarbage, le meulage, le ciselage, l’aiguilletage, la rectification des glissières, le grenaillage et le soudage. Dans les forges, il s’agit notamment de l’ébavurage, de l’usinage, de la découpe et de l’écaillage. |
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Fumées ou gaz de combustion |
Gaz issus d’une unité de combustion. |
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Forgeage |
Procédé de déformation et de façonnage du métal à l’aide de la chaleur et de marteaux (par exemple, pneumatique, à vapeur, mécanique, électrique, hydraulique). |
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Procédé de moule plein |
Technique de moulage à l’aide d’un modèle en mousse composé de polymères expansés (par exemple, polystyrène expansé) incorporés dans du sable lié chimiquement. Le modèle en mousse est perdu lors de la coulée. Ce procédé est généralement utilisé pour les pièces de fonderie de grande taille. |
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Procédés de durcissement au gaz |
Procédés de polymérisation des noyaux dans lesquels un catalyseur ou un durcisseur est injecté sous forme gazeuse dans la boîte à noyaux. |
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Coulée par gravité |
Le métal en fusion est versé directement à l’aide d’une poche de coulée dans un moule sous l’effet de la gravité. Après solidification, on ouvre le moule et la pièce métallique est libérée. |
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Sable à vert |
Mélange de sable, d’argile (par exemple, bentonite) et d’additifs (par exemple, poussières de charbon, produits amylacés) utilisés dans la fabrication de moules. |
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Substances dangereuses |
Les substances dangereuses telles que définies à l’article 3, point 18), de la directive 2010/75/UE. |
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Traitement thermique |
Procédé thermique consistant à faire chauffer les pièces de fonderie (fonderies) ou les pièces à forger (forges) à une température inférieure à leur point de fusion afin d’améliorer leurs propriétés physiques. |
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Coulée à haute pression dans un moule métallique |
Le métal en fusion est introduit sous pression dans une cavité de moule scellée. Il est maintenu en place par une puissante force de compression jusqu’à ce que le métal se solidifie. Après solidification, on ouvre le moule et la pièce métallique est libérée. |
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Procédés de durcissement à chaud |
Procédés de polymérisation des noyaux ou moules au cours desquels le liant pour sable se solidifie dans une boîte à noyaux chauffée ou dans un modèle chauffé, tous deux en métal ou en bois. |
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Rejets indirects |
Rejets qui ne sont pas des rejets directs. |
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Rebuts métalliques internes |
Les rebuts métalliques internes sont constitués de queues de coulée, de colonnes montantes, de pièces de fonderie défectueuses et d’autres pièces métalliques produites au sein de l’installation. |
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Préchauffage des poches |
Les poches utilisées pour transférer le métal en fusion d’un four de fusion au processus de coulée sont préchauffées à une température contrôlée afin de sécher la poche après préparation, de réduire au minimum les chocs thermiques et l’usure réfractaire pendant le coulage et de réduire les pertes de température du métal en fusion. |
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Métal liquide produit |
Quantité de métal liquide produite dans les fours de fusion. |
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Moulage en mousse perdue |
Les modèles en mousse des pièces à couler, en polymères expansés (par exemple, le polystyrène expansé), sont produits à l’aide de machines à mouler automatiques et assemblés en grappes. Les grappes sont ensuite incorporées dans du sable non lié. Une fois coulé, le métal en fusion provoque la pyrolyse du polystyrène expansé et remplit l’espace vidé. |
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Coulée à basse pression dans un moule métallique |
Le métal en fusion est transféré d’un four étanche à l’air par un tube ascendant dans un moule métallique. Le métal en fusion est poussé vers le haut dans le moule sous une faible pression de gaz. Après solidification, la pression du gaz est relâchée de manière à faire retomber dans le four le métal encore en fusion se trouvant dans le tube ascendant, le moule est ouvert et la pièce de fonderie est libérée. |
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Transformation majeure d’une unité de production |
Modification profonde de la conception ou de la technologie d’une unité, avec adaptations majeures ou remplacement des procédés ou des techniques de réduction des émissions et des équipements associés. |
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Flux massique |
Masse d’une substance ou d’un paramètre donné qui est émise pendant une période de temps définie. |
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Fusion de métaux |
Production de métal fondu ferreux ou non ferreux au moyen de fours. Cela inclut également la fusion, par exemple, de la ferraille produite sur site et la conservation de la chaleur du métal fondu dans les fours de maintien. |
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Fabrication des moules |
Fabrication d’un moule dans lequel le métal en fusion sera versé. Cela inclut également l’élaboration de modèles. |
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Sable naturel |
Mélange composé de sable siliceux (par exemple 85 %), d’argile (par exemple 15 %) et d’eau. En général, aucun autre additif n’est ajouté au mélange. |
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Unité nouvelle |
Une unité autorisée pour la première fois sur le site de l’installation après la publication des présentes conclusions sur les MTD, ou le remplacement complet d’une unité après la publication des présentes conclusions sur les MTD. |
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Fonte nodulaire |
Fonte contenant du carbone sous forme nodulaire/sphéroïdale, communément appelée fonte ductile. |
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Nodulisation |
Traitement de la fonte en fusion avec du magnésium ou un élément de terre rare pour donner aux particules de carbone une forme nodulaire/sphéroïdale. |
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Mesures périodiques |
Mesures réalisées à des intervalles de temps déterminés à l’aide de méthodes manuelles ou automatisées. |
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Chauffage/réchauffage |
Étapes successives du processus thermique visant à augmenter la température de la matière entrante avant le martelage. |
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Produits chimiques |
Substances et/ou mélanges définis à l’article 3 du règlement (CE) no 1907/2006 et utilisés dans le ou les procédés. Les produits chimiques peuvent contenir des substances dangereuses et/ou des substances extrêmement préoccupantes. |
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Raffinage de l’acier |
Procédé de traitement de l’acier visant à éliminer le carbone (décarburation) de la fonte brute (raffinage primaire), suivi de l’élimination des impuretés. |
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Résidu |
Substance ou objet généré, sous la forme d’un déchet ou d’un sous-produit, par les activités relevant du champ d’application des présentes conclusions sur les MTD. |
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Réutilisation du sable |
Procédé de réutilisation du sable dans une fonderie après son reconditionnement ou sa régénération. |
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Reconditionnement du sable |
Toute opération mécanique effectuée au sein de l’installation en vue de réutiliser du sable à vert et/ou naturel. Il s’agit notamment du criblage, de l’élimination des débris métalliques, de la séparation et de l’élimination des fines et des agglomérats surdimensionnés. Le sable est ensuite refroidi et envoyé pour stockage/réutilisation. |
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Régénération du sable |
Toute opération mécanique et/ou thermique effectuée au sein de l’installation en vue de réutiliser du sable chimiquement lié ou du sable mélangé. Cela comprend une première étape mécanique (broyage, criblage) suivie de procédés mécaniques (meule, tambour d’impact) et/ou thermiques (lit fluidisé, fours rotatifs) afin d’éliminer les liants résiduels. |
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Zones sensibles |
Zones nécessitant une protection spéciale, telles que:
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Laitier |
Substances liquides non miscibles dans le métal en fusion, mais qui s’en séparent facilement, et forment une couche distincte sur le métal fondu en raison de leur plus faible densité. Les laitiers se forment par oxydation d’éléments non métalliques présents dans la charge métallique. |
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Substances extrêmement préoccupantes |
Les substances répondant aux critères mentionnés à l’article 57 et inscrites sur la liste des substances extrêmement préoccupantes candidates, conformément au règlement (CE) no 1907/2006 (3) (REACH). |
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Eaux de ruissellement |
Eaux de pluie qui s’écoulent sur des sols ou des surfaces imperméables telles que les rues pavées, les zones de stockage et les toits, et qui ne détrempent pas le sol. |
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Traitement du métal en fusion |
Opérations de raffinage dans les procédés de fusion de l’aluminium, qui comprennent le dégazage, l’affinage du grain et les flux. Le dégazage (c’est-à-dire l’élimination de l’hydrogène dissous à l’aide d’azote) est souvent combiné à un nettoyage (c’est-à-dire l’élimination des métaux alcalins ou alcalino-terreux tels que le Ca) à l’aide de gaz Cl2. |
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Moyenne horaire (ou demi-horaire) valide |
Une moyenne horaire (ou demi-horaire) est considérée comme valide en l’absence de toute maintenance ou de tout dysfonctionnement du système de mesure automatisé. |
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Polluants et paramètres |
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Terme utilisé |
Définition |
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Amines |
Terme collectif désignant les dérivés de l’ammoniac dans lesquels un ou plusieurs atomes d’hydrogène ont été remplacés par un groupe alkyle ou aryle. |
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AOX |
Les substances organochlorées adsorbables, exprimées en Cl, comprennent le chlore, le brome et l’iode organiques adsorbables. |
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As |
Somme de l’arsenic et de ses composés, dissous ou liés à des particules, exprimée en As. |
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B[a]P |
Benzo[a]pyrène. |
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DBO5 |
Demande biochimique en oxygène. Quantité d’oxygène nécessaire à l’oxydation biochimique des matières organiques et/ou inorganiques en 5 jours (DBO5). |
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Cd |
Somme du cadmium et de ses composés, dissous ou liés à des particules, exprimée en Cd. |
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Cl2 |
Dichlore. |
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CO |
Monoxyde de carbone. |
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DCO |
Demande chimique en oxygène. Quantité d’oxygène nécessaire pour oxyder totalement par voie chimique, à l’aide de dichromate, la matière organique en dioxyde de carbone. La DCO est un indicateur de la concentration massique de composés organiques. |
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Cr |
Somme du chrome et de ses composés, dissous ou liés à des particules, exprimée en Cr. |
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Cu |
Somme du cuivre et de ses composés, dissous ou liés à des particules, exprimée en Cu. |
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Poussières |
Matières particulaires totales (dans l’air). |
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Fe |
Somme du fer et de ses composés, dissous ou liés à des particules, exprimée en Fe. |
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HCl |
Chlorure d’hydrogène. |
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HF |
Fluorure d’hydrogène. |
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Hg |
Somme du mercure et de ses composés, dissous ou liés à des particules, exprimée en Hg. |
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HOI |
Indice hydrocarbure. Somme des composés extractibles par un solvant à base d’hydrocarbures (y compris les hydrocarbures à longue chaîne ou ramifiés, aliphatiques, alicycliques, aromatiques ou aromatiques alkylés). |
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Mg |
Magnésium. |
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MgO |
Oxyde de magnésium. |
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MgS |
Sulfure de magnésium. |
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MgSO4 |
Sulfate de magnésium. |
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Ni |
Somme du nickel et de ses composés, dissous ou liés à des particules, exprimée en Ni. |
|
NOX |
Somme du monoxyde d’azote (NO) et du dioxyde d’azote (NO2), exprimée en NO2. |
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PCDD/PCDF |
Polychlorodibenzo-p-dioxines/polychlorodibenzofurannes. |
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Indice phénol |
Somme des composés phénoliques, exprimée en concentration de phénol et mesurée conformément à la norme EN ISO 14402. |
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Pb |
Somme du plomb et de ses composés, dissous ou liés à des particules, exprimée en Pb (dans l’eau). Somme du plomb et de ses composés, exprimée en Pb (dans l’air). |
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SO2 |
Dioxyde de soufre. |
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COT |
Carbone organique total, exprimé en C (dans l’eau); comprend tous les composés organiques. |
|
MEST |
Matières en suspension totales. Concentration massique de toutes les matières en suspension (dans l’eau), mesurée par filtration à travers des filtres en fibres de verre et par gravimétrie. |
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Azote total (NT) |
L’azote total, exprimé en N, comprend l’ammoniac libre et les ions ammonium (NH4-N), les nitrites (NO2-N), les nitrates (NO3-N) et les composés azotés organiques. |
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COVT |
Carbone organique volatil total, exprimé en C (dans l’air). |
|
COV |
Composé organique volatil au sens de l’article 3, point 45, de la directive 2010/75/UE. |
|
Zn |
Somme du zinc et de ses composés, dissous ou liés à des particules, exprimée en Zn. |
ABRÉVIATIONS
Aux fins des présentes conclusions sur les MTD, les abréviations suivantes sont utilisées:
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Abréviation |
Définition |
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CVF |
Cubilot à vent froid |
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SGPC |
Système de gestion des produits chimiques |
|
CMR |
Cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction |
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CMR de catégorie 1A |
Substance CMR de catégorie 1A telle que définie dans le règlement (CE) no 1272/2008 tel que modifié, c’est-à-dire portant les mentions de danger H340, H350 ou H360 |
|
CMR de catégorie 1B |
Substance CMR de catégorie 1B telle que définie dans le règlement (CE) no 1272/2008 tel que modifié, c’est-à-dire portant les mentions de danger H340, H350 ou H360 |
|
CMR de catégorie 2 |
Substance CMR de catégorie 2 telle que définie dans le règlement (CE) no 1272/2008 tel que modifié, c’est-à-dire portant les mentions de danger H341, H351 ou H361 |
|
DMEA |
N,N-diméthyléthylamine |
|
FEA |
Four électrique à arc |
|
SME |
Système de management environnemental |
|
ESP |
Électrofiltre |
|
CVC |
Cubilot à vent chaud |
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HPDC |
Coulée à haute pression dans un moule métallique |
|
MNF |
Métaux non ferreux |
|
EMO |
Efficacité matérielle opérationnelle |
|
OTNOC |
Conditions d’exploitation autres que normales |
|
TEA |
Triéthylamine |
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Meilleures techniques disponibles
Les techniques énumérées et décrites dans les présentes conclusions sur les MTD ne sont ni obligatoires ni exhaustives. D’autres techniques garantissant un niveau de protection de l’environnement au moins équivalent peuvent être utilisées.
Sauf indication contraire, les conclusions sur les MTD sont applicables d’une manière générale.
Niveaux d’émission associés aux meilleures techniques disponibles (NEA-MTD) et niveaux d’émission indicatifs pour les émissions atmosphériques
Dans les fonderies, les NEA-MTD et les niveaux d’émission indicatifs pour les émissions atmosphériques qui sont indiqués dans les présentes conclusions sur les MTD désignent des concentrations (masse de substances émises par volume d’effluents gazeux) dans les conditions normalisées suivantes: gaz secs à une température de 273,15 K et une pression de 101,3 kPa, sans correction à un niveau d’oxygène de référence, et exprimées en mg/Nm3 ou ng WHO-TEQ/Nm3.
Dans les forges, le NEA-MTD et le niveau d’émission indicatif pour les émissions atmosphériques qui sont indiqués dans les présentes conclusions sur les MTD désignent des concentrations (masse de substances émises par volume d’effluents gazeux) dans les conditions normalisées suivantes: gaz secs à une température de 273,15 K et une pression de 101,3 kPa, corrigées au niveau d’oxygène de référence de 3-% en volume sec et exprimées en mg/Nm3.
L’équation pour calculer la concentration des émissions rapportée au niveau d’oxygène de référence est la suivante:
|
dans laquelle: ER |
: |
est la concentration des émissions rapportée au niveau d’oxygène de référence OR; |
|
OR |
: |
est le niveau d’oxygène de référence, en -% volumique; |
|
EM |
: |
est la concentration mesurée des émissions; |
|
OM |
: |
est le niveau d’oxygène mesuré, en -% volumique. |
En ce qui concerne les périodes d’établissement des valeurs moyennes de NEA-MTD et de niveaux d’émission indicatifs pour les émissions atmosphériques canalisées, les définitions suivantes s’appliquent:
|
Type de mesure |
Période d’établissement de la moyenne |
Définition |
|
En continu |
Moyenne journalière |
Moyenne sur un jour calculée à partir des moyennes horaires ou demi-horaires valides. |
|
Périodique |
Moyenne sur la période d’échantillonnage |
Valeur moyenne de trois échantillonnages/mesures consécutifs d’au moins 30 minutes chacun (4). |
Lorsque les effluents gazeux d’au moins deux sources (par exemple, des fours) sont émis par une cheminée commune, les NEA-MTD s’appliquent à l’effluent gazeux global rejeté par cette cheminée.
Aux fins du calcul des flux massiques relatifs à la MTD 12, lorsque les effluents gazeux présentant des caractéristiques similaires, par exemple contenant les mêmes (types de) substances/paramètres, et rejetés par deux ou plusieurs cheminées distinctes pourraient, selon l’avis de l’autorité compétente, être rejetés par une cheminée commune, ces cheminées doivent être considérées comme une seule cheminée.
Niveaux d’émission associés aux meilleures techniques disponibles (NEA-MTD) pour les émissions dans l’eau
Les NEA-MTD pour les émissions dans l’eau qui sont indiqués dans les présentes conclusions sur les MTD désignent des concentrations (masse de substances émises par volume d’eau), exprimées en mg/l.
Les périodes d’établissement de la moyenne associées aux NEA-MTD correspondent à l’une des deux situations suivantes:
|
— |
dans le cas de rejets continus, il s’agit de valeurs moyennes journalières, c’est-à-dire établies à partir d’échantillons moyens proportionnels au débit prélevés sur 24 heures, |
|
— |
dans le cas de rejets discontinus, les valeurs moyennes sont établies sur la durée des rejets, à partir d’échantillons moyens proportionnels au débit, ou, pour autant que l’effluent soit bien mélangé et homogène, à partir d’un échantillon ponctuel, prélevé avant le rejet. |
Il est possible d’utiliser des échantillons moyens proportionnels au temps, à condition qu’il puisse être démontré que le débit est suffisamment stable. Des échantillons ponctuels peuvent également être prélevés, à condition que l’effluent soit bien mélangé et homogène.
Les NEA-MTD s’appliquent au point où les émissions sortent de l’installation.
Autres niveaux de performance environnementale associés aux meilleures techniques disponibles (NPEA-MTD) et niveaux indicatifs
NPEA-MTD liés à la consommation spécifique d’énergie (fonderies)
Les NPEA-MTD liés à la consommation spécifique d’énergie correspondent à des moyennes annuelles calculées à l’aide de l’équation suivante:
dans laquelle:
|
niveau de consommation d’énergie |
= |
la quantité totale de chaleur (générée par des sources d’énergie primaire) et d’électricité consommée par le ou les procédés concernés (fonte et maintien en température, préchauffage des poches) dans les fonderies, exprimée en kWh/an; et |
|
niveau d’activité |
= |
la quantité totale produite de métal fondu, exprimée en t/an. |
Le niveau de consommation d’énergie correspond à la quantité totale de chaleur (générée par des sources d’énergie primaire) et d’électricité consommée par tous les fours au cours du ou des procédés concernés: fusion et maintien en température, préchauffage des poches.
Niveaux indicatifs pour la consommation spécifique d’énergie (forges)
Les niveaux indicatifs liés à la consommation spécifique d’énergie correspondent à des moyennes annuelles calculées à l’aide de l’équation suivante:
dans laquelle:
|
niveau de consommation d’énergie |
= |
la quantité totale de chaleur (générée par des sources d’énergie primaire) et d’électricité consommée par l’unité dans les forges, exprimée en kWh/an; et |
|
niveau d’activité |
= |
la quantité totale de matière entrante, exprimée en t/an. |
NPEA-MTD liés à la consommation spécifique d’eau (fonderies)
Les NPEA-MTD liés à la consommation spécifique d’eau correspondent à des moyennes annuelles calculées à l’aide de l’équation suivante:
dans laquelle:
|
niveau de consommation d’eau |
= |
la quantité totale d’eau consommée par l’unité, à l’exclusion:
|
||||||
|
niveau d’activité |
= |
la quantité totale produite de métal fondu, exprimée en t/an. |
NPEA-MTD liés à la quantité spécifique de déchets à éliminer (fonderies)
Les NPEA-MTD liés à la quantité spécifique de déchets à éliminer correspondent à des moyennes annuelles calculées à l’aide de l’équation suivante:
dans laquelle:
|
taux d’élimination des déchets |
= |
la quantité totale de waste à éliminer, exprimée en kg/an; et |
|
niveau d’activité |
= |
la quantité totale produite de métal fondu, exprimée en t/an. |
Niveaux indicatifs liés à l’efficacité matérielle opérationnelle (EMO) (fonderies)
Les niveaux indicatifs liés à l’EMO correspondent à des moyennes annuelles exprimées en pourcentage et calculées à l’aide de l’équation suivante:
dans laquelle:
|
taux de coulée réussie |
= |
la quantité totale de pièces de fonderie finales produites sans défauts au sein de l’installation sans défauts, exprimée en t/an; et |
|
niveau d’activité |
= |
la quantité totale produite de métal fondu, exprimée en t/an. |
NPEA-MTD liés à la réutilisation du sable (fonderies)
Les NPEA-MTD liés à la réutilisation du sable correspondent à des moyennes annuelles exprimées en pourcentage et calculées à l’aide de l’équation suivante:
dans laquelle:
|
quantité de sable réutilisé |
= |
la quantité totale de sable réutilisé provenant du reconditionnement ou de la régénération du sable, exprimée en t/an; et |
|
quantité totale de sable utilisé |
= |
la quantité totale de sable utilisé, exprimée en t/an. |
1.1. Conclusions générales sur les MTD
1.1.1. Performances environnementales globales
MTD 1. Afin d’améliorer les performances environnementales globales, la MTD consiste à mettre en place et à appliquer un système de management environnemental (SME) présentant toutes les caractéristiques suivantes:
|
i) |
engagement, initiative et responsabilité de l’encadrement, y compris de la direction, en ce qui concerne la mise en œuvre d’un SME efficace; |
|
ii) |
analyse visant notamment à déterminer le contexte dans lequel s’insère l’organisation, à recenser les besoins et les attentes des parties intéressées, à mettre en évidence les caractéristiques de l’installation qui sont associées à d’éventuels risques pour l’environnement, ainsi qu’à déterminer les exigences légales applicables en matière d’environnement et de santé humaine; |
|
iii) |
définition d’une politique environnementale intégrant le principe d’amélioration continue des performances environnementales de l’installation; |
|
iv) |
définition d’objectifs et d’indicateurs de performance pour les aspects environnementaux importants, y compris pour garantir le respect des exigences légales applicables; |
|
v) |
planification et mise en œuvre des procédures et actions nécessaires (y compris les actions correctives et, si nécessaire, préventives) pour atteindre les objectifs environnementaux et éviter les risques environnementaux; |
|
vi) |
détermination des structures, des rôles et des responsabilités en ce qui concerne les aspects et objectifs environnementaux et la mise à disposition des ressources financières et humaines nécessaires; |
|
vii) |
garantie (par exemple, par l’information et la formation) de la compétence et de la sensibilisation requises du personnel dont le travail est susceptible d’avoir une incidence sur les performances environnementales de l’installation; |
|
viii) |
communication interne et externe; |
|
ix) |
incitation des travailleurs à s’impliquer dans les bonnes pratiques de management environnemental; |
|
x) |
établissement et tenue à jour d’un manuel de gestion et de procédures écrites pour superviser les activités ayant un impact significatif sur l’environnement, ainsi que de registres pertinents; |
|
xi) |
planification opérationnelle et contrôle des procédés efficaces; |
|
xii) |
mise en œuvre de programmes de maintenance appropriés; |
|
xiii) |
protocoles de préparation et de réaction aux situations d’urgence, y compris la prévention ou l’atténuation des incidences (environnementales) défavorables des situations d’urgence; |
|
xiv) |
lors de la (re)conception d’une (nouvelle) installation ou d’une partie d’installation, prise en considération de ses incidences sur l’environnement sur l’ensemble de son cycle de vie, qui inclut la construction, l’entretien, l’exploitation et la mise à l’arrêt définitif; |
|
xv) |
mise en œuvre d’un programme de surveillance et de mesurage; si nécessaire, des informations peuvent être obtenues dans le rapport de référence du JRC relatif à la surveillance des émissions atmosphériques et dans l’eau provenant des installations relevant de la directive sur les émissions industrielles; |
|
xvi) |
réalisation régulière d’une analyse comparative des performances, par secteur; |
|
xvii) |
audits indépendants internes (dans la mesure du possible) et externes réalisés périodiquement pour évaluer les performances environnementales et déterminer si le SME respecte les modalités prévues et a été correctement mis en œuvre et tenu à jour; |
|
xviii) |
évaluation des causes de non-conformité, mise en œuvre de mesures correctives pour remédier aux non-conformités, examen de l’efficacité des actions correctives et détermination de l’existence ou non de cas de non-conformité similaires ou de cas potentiels; |
|
xix) |
revue périodique, par la direction, du SME et de sa pertinence, de son adéquation et de son efficacité; |
|
xx) |
suivi et prise en considération de la mise au point de techniques plus propres. |
En ce qui concerne en particulier l’industrie des forges et fonderies, la MTD consiste également à intégrer les éléments suivants dans le SME:
|
xxi) |
un inventaire des flux entrants et sortants (voir MTD 2); |
|
xxii) |
un système de gestion des produits chimiques (voir MTD 3); |
|
xxiii) |
un plan de prévention et de contrôle des fuites et des déversements [voir MTD 4, point a)]; |
|
xxiv. |
un plan de gestion des OTNOC (voir MTD 5); |
|
xxv. |
un plan d’efficacité énergétique et des audits énergétiques [voir MTD 7, point a)]; |
|
xxvi) |
un plan de gestion de l’eau et des audits de l’eau [voir MTD 35, point a)]; |
|
xxvii) |
un plan de gestion du bruit et des vibrations (voir MTD 8); |
|
xxviii) |
un plan de gestion des résidus (voir MTD 10); |
|
xxix. |
un plan de gestion des odeurs pour les fonderies (voir MTD 32). |
Remarque
Le règlement (CE) no 1221/2009 établit le système de management environnemental et d’audit de l’Union (EMAS), qui est un exemple de SME compatible avec la présente MTD.
Applicabilité
Le niveau de détail et le degré de formalisation du SME sont, d’une manière générale, en rapport avec la nature, la taille et la complexité de l’installation, ainsi qu’avec ses diverses incidences environnementales possibles.
MTD 2. Afin d’améliorer les performances environnementales globales, la MTD consiste à mettre en place, à tenir à jour et à réviser régulièrement (notamment lorsqu’un changement notable se produit), dans le cadre du SME (voir MTD 1), un inventaire des flux entrants et sortants qui comporte tous les éléments suivants:
|
i) |
des informations sur les procédés de production, y compris:
|
|
ii) |
des informations sur la quantité et les caractéristiques des matières premières (par exemple, ferraille, matières entrantes, sable) et des combustibles (par exemple, coke) utilisés; |
|
iii) |
des informations sur la consommation et l’utilisation d’eau (par exemple, schémas de circulation des flux et bilans massiques de l’eau); |
|
iv) |
des informations sur la consommation et l’utilisation d’énergie; |
|
v) |
des informations sur les caractéristiques des flux d’effluents aqueux, notamment:
|
|
vi) |
des informations sur la quantité et les caractéristiques des produits chimiques utilisés dans les procédés:
|
|
vii) |
des informations sur les caractéristiques des flux d’effluents gazeux, notamment:
|
|
viii) |
des informations sur la quantité et les caractéristiques des résidus générés. |
Applicabilité
Le niveau de détail et le degré de formalisation de l’inventaire sont, d’une manière générale, en rapport avec la nature, la taille et la complexité de l’unité, ainsi qu’avec ses diverses incidences environnementales possibles.
MTD 3. Afin d’améliorer les performances environnementales globales, la MTD consiste à mettre en place et à appliquer un système de gestion des produits chimiques (SGPC) dans le cadre du SME (voir MTD 1) présentant toutes les caractéristiques suivantes:
|
i) |
Une politique de réduction de la consommation des produits chimiques et des risques liés à ces derniers, y compris une politique d’achat visant à sélectionner des produits chimiques moins nocifs et leurs fournisseurs dans le but de réduire au minimum l’utilisation et les risques des substances dangereuses et des substances extrêmement préoccupantes et d’éviter l’achat d’une quantité excessive de produits chimiques. La sélection des produits chimiques est fondée sur:
L’inventaire des produits chimiques [voir MTD 2, point vi)] peut servir de base pour fournir et tenir à jour les informations nécessaires à la sélection de ces produits. |
|
ii) |
Des objectifs et des plans d’action visant à éviter ou à réduire l’utilisation et les risques des substances dangereuses et des substances extrêmement préoccupantes. |
|
iii) |
L’élaboration et la mise en œuvre de procédures concernant l’achat, la manipulation, le stockage et l’utilisation des produits chimiques, l’élimination des déchets contenant des produits chimiques et le renvoi des produits chimiques non utilisés, afin de prévenir ou de réduire les émissions dans l’environnement (voir MTD 4). |
Applicabilité
Le niveau de détail et le degré de formalisation du SGPC sont généralement fonction de la nature, de la taille et de la complexité de l’unité.
MTD 4. Afin d’éviter ou de réduire les émissions dans le sol et les eaux souterraines, la MTD consiste à appliquer toutes les techniques énumérées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
Applicabilité |
|||||||||||||||
|
a) |
Établissement et mise en œuvre d’un plan de prévention et de contrôle des fuites et des déversements |
Un plan de prévention et de contrôle des fuites et des déversements fait partie du SME (voir MTD 1) et comprend, sans s’y limiter:
|
Le niveau de détail du plan est généralement fonction de la nature, de l’ampleur et de la complexité de l’unité, ainsi que du type et de la quantité des liquides utilisés. |
||||||||||||||
|
b) |
Structuration et gestion des zones de traitement et des zones de stockage des matières premières |
Il s’agit notamment des techniques suivantes:
|
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||||
|
c) |
Prévention de la contamination des eaux de ruissellement |
Les zones de production et/ou les zones dans lesquelles des produits chimiques, des résidus ou des déchets sont stockés ou manipulés sont protégées contre les eaux de ruissellement. À cet effet, les techniques suivantes, au moins, sont appliquées:
|
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||||
|
d) |
Collecte des eaux de ruissellement potentiellement contaminées |
Les eaux de ruissellement provenant de zones potentiellement contaminées sont collectées séparément et rejetées uniquement après que des mesures appropriées ont été prises, telles que la surveillance, le traitement, la réutilisation. |
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||||
|
e) |
Manipulation et stockage des produits chimiques en toute sécurité |
Cette technique inclut les points suivants:
|
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||||
|
f) |
Entretien |
Un ensemble de mesures visant à prévenir ou à réduire la production d’émissions (par exemple, entretien et nettoyage réguliers des équipements, des surfaces de travail, des sols et des voies de transport, ainsi que confinement et nettoyage rapide des éventuels déversements). |
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||||
MTD 5. Afin de réduire la fréquence de survenue de conditions d’exploitation autres que normales (OTNOC) et de réduire les émissions lors de telles conditions, la MTD consiste à établir et à mettre en œuvre, dans le cadre du SME (voir MTD 1), un plan de gestion des OTNOC fondé sur les risques, comprenant tous les éléments suivants:
|
i) |
mise en évidence des OTNOC potentielles [par exemple, défaillance d’équipements critiques pour la protection de l’environnement («équipements critiques»)], de leurs causes profondes et de leurs conséquences potentielles; |
|
ii) |
conception appropriée des équipements critiques (par exemple, traitement des effluents gazeux, traitement des eaux usées); |
|
iii) |
établissement et mise en œuvre d’un plan d’inspection et d’un programme de maintenance préventive des équipements critiques [voir MTD 1, point xii)]; |
|
iv) |
surveillance (c’est-à-dire estimation et, là où cela est possible, mesure) et enregistrement des émissions lors des OTNOC et dans les circonstances associées; |
|
v) |
évaluation périodique des émissions survenant lors d’OTNOC (par exemple, fréquence des événements, durée, quantité de polluants émise) et mise en œuvre de mesures correctives si nécessaire; |
|
vi) |
examen et mise à jour périodiques de la liste des OTNOC mises en évidence conformément au point i) à la suite de l’évaluation périodique visée au point v); |
|
vii) |
vérifications régulières des systèmes de secours. |
Applicabilité
Le niveau de détail et le degré de formalisation du plan de gestion des OTNOC sont, d’une manière générale, en rapport avec la nature, la taille et la complexité de l’unité, ainsi qu’avec ses diverses incidences environnementales possibles.
1.1.2. Surveillance
MTD 6. La MTD consiste à surveiller, au moins une fois par an:
|
— |
la consommation d’eau, d’énergie et de matières utilisées, y compris les produits chimiques, exprimée en moyenne annuelle, |
|
— |
la quantité d’eaux usées rejetées, exprimée en moyenne annuelle, |
|
— |
la quantité de chaque type de matières récupérées, recyclées et/ou réutilisées, exprimée en moyenne annuelle, |
|
— |
la quantité de chaque type de résidus générés et de chaque type de déchets à éliminer, exprimée en moyenne annuelle. |
Description
La surveillance s’effectue de préférence par des mesures directes. Il est également possible de recourir à des calculs ou à des relevés, par exemple au moyen d’appareils de mesure appropriés ou sur la base de factures. La surveillance s’effectue au niveau le plus approprié (par exemple, au niveau du procédé ou de l’unité) et tient compte de tout changement important intervenu dans le procédé ou l’unité.
1.1.3. Efficacité énergétique
MTD 7. Afin d’accroître l’efficacité énergétique globale de l’unité, la MTD consiste à appliquer toutes les techniques indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
Applicabilité |
|||||||||||||||||
|
Techniques de gestion |
|||||||||||||||||||
|
a) |
Plan d’efficacité énergétique et audits énergétiques |
Le plan d’efficacité énergétique fait partie du SME (voir MTD 1) et consiste à définir et à surveiller la consommation spécifique d’énergie de l’activité/des procédés (par exemple, kWh/t de métal liquide), à fixer des objectifs en matière d’efficacité énergétique et à mettre en œuvre des mesures pour atteindre ces objectifs. Des audits (faisant également partie du SME, voir MTD 1) sont effectués au moins une fois par an pour s’assurer que les objectifs du plan d’efficacité énergétique sont atteints et que les recommandations des audits sont suivies et mises en œuvre. Le plan d’efficacité énergétique peut être intégré dans le plan global d’efficacité énergétique d’une installation de plus grande taille (par exemple, activités de traitement de surface). |
Le niveau de détail du plan d’efficacité énergétique, des audits et du bilan est généralement fonction de la nature, de la taille et de la complexité de l’unité ainsi que des types de sources d’énergie utilisés. |
||||||||||||||||
|
b) |
Bilan énergétique |
Établissement d’un bilan énergétique une fois par an, qui présente la répartition de la consommation et de la production d’énergie (y compris l’exportation d’énergie) par type de source d’énergie, par exemple:
Cela comprend notamment:
|
|||||||||||||||||
|
Sélection et optimisation des procédés et des équipements |
|||||||||||||||||||
|
c) |
Application de techniques générales d’économie d’énergie |
Il s’agit notamment des techniques suivantes:
|
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||||||
D’autres techniques sectorielles visant à accroître l’efficacité énergétique sont indiquées dans les sections 1.2.1.3, 1.2.2.1, 1.2.4.1 et 1.3.1 des présentes conclusions sur les MTD.
1.1.4. Bruit et vibrations
MTD 8. Afin d’éviter ou, si cela n’est pas possible, de réduire les émissions sonores et les vibrations, la MTD consiste à établir, à mettre en œuvre et à réexaminer régulièrement, dans le cadre du SME (voir MTD 1), un plan de gestion du bruit et des vibrations comprenant l’ensemble des éléments suivants:
|
— |
un protocole décrivant les mesures à prendre et le calendrier, |
|
— |
un protocole de surveillance des émissions sonores et/ou des vibrations, |
|
— |
un protocole permettant de remédier aux problèmes de bruit et de vibrations signalés, par exemple en gérant les plaintes et/ou en prenant des mesures correctives, |
|
— |
un programme de réduction du bruit et/ou des vibrations visant à déterminer la ou les sources, à mesurer/évaluer l’exposition au bruit et/ou aux vibrations, à caractériser les contributions des sources et à mettre en œuvre des mesures de prévention ou de réduction. |
Applicabilité
L’applicabilité est limitée aux cas où un problème de bruit et/ou de vibrations affectant des zones sensibles est probable ou a été constaté.
MTD 9. Afin d’éviter ou, si cela n’est pas possible, de réduire les émissions sonores, la MTD consiste à appliquer une ou plusieurs des techniques énumérées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
Applicabilité |
|||||||||||
|
a) |
Implantation appropriée des équipements et des bâtiments |
Augmentation de la distance entre l’émetteur et le récepteur, en utilisant des bâtiments comme écrans antibruit et en déplaçant les entrées ou sorties des équipements et/ou des bâtiments. |
Dans le cas des unités existantes, le déplacement des équipements et des entrées/sorties des bâtiments peut ne pas être applicable en raison du manque d’espace ou de coûts excessifs. |
||||||||||
|
b) |
Mesures opérationnelles |
Cela inclut au moins les mesures suivantes:
|
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||
|
c) |
Équipements peu bruyants |
Cela inclut les moteurs à transmission directe, les compresseurs, les pompes et les ventilateurs peu bruyants; les équipements de transport peu bruyants. |
|||||||||||
|
d) |
Dispositifs antibruit |
Il s’agit notamment des techniques suivantes:
|
L’applicabilité aux unités existantes peut être limitée par le manque d’espace. |
||||||||||
|
e) |
Réduction du bruit |
Intercalation de barrières entre les émetteurs et les récepteurs (par exemple, murs antibruit, remblais). |
Uniquement applicable aux unités existantes, car la conception des nouvelles unités devrait rendre cette technique inutile. Dans le cas des unités existantes, l’insertion de barrières peut ne pas être applicable en raison du manque d’espace. |
||||||||||
1.1.5. Résidus
MTD 10. Afin d’accroître l’efficacité matérielle et de réduire la quantité de déchets à éliminer, la MTD consiste à établir, à mettre en œuvre et à réexaminer régulièrement un plan de gestion des résidus.
Description
Le plan de gestion des résidus fait partie du SME (voir MTD 1) et constitue un ensemble de mesures visant à:
|
I) |
réduire au minimum la production de résidus; |
|
II) |
optimiser la réutilisation, la régénération, le recyclage et/ou la récupération des résidus; et |
|
III) |
faire en sorte que les déchets soient éliminés correctement. |
Le plan de gestion des résidus peut être intégré dans le plan global de gestion des résidus d’une installation de plus grande taille (par exemple, activités de traitement de surface).
Applicabilité
Le niveau de détail et le degré de formalisation du plan de gestion des résidus sont généralement fonction de la nature, de la taille et de la complexité de l’unité.
1.2. Conclusions sur les MTD pour les fonderies
Les conclusions sur les MTD de la présente section ne s’appliquent pas aux fonderies de cadmium, de titane ou de métaux précieux, ni aux fonderies de cloches ou d’objets d’art.
1.2.1. Conclusions générales sur les MTD pour les fonderies
Les conclusions sur les MTD de la présente section s’appliquent en plus des conclusions générales sur les MTD de la section 1.1.
1.2.1.1. Substances dangereuses et substances extrêmement préoccupantes
MTD 11. Afin de prévenir ou de réduire l’utilisation de substances dangereuses et de substances extrêmement préoccupantes dans le moulage et le noyautage avec du sable lié chimiquement, la MTD consiste à utiliser des substances de remplacement qui sont non dangereuses ou moins dangereuses.
Description
Les substances dangereuses et les substances extrêmement préoccupantes utilisées dans le moulage et le noyautage sont remplacées par des substances non dangereuses ou, lorsque ce n’est pas possible, par des substances moins dangereuses, par exemple:
|
— |
liants organiques aliphatiques (à la place d’aromatiques) dans le moulage et le noyautage [voir MTD 25, points d), e) et f)], |
|
— |
solvants non aromatiques pour le noyautage en boîte froide [voir MTD 25, point j)], |
|
— |
liants inorganiques dans le moulage et le noyautage [voir MTD 25, points d), e) et f)], |
|
— |
revêtements à base aqueuse dans le moulage et le noyautage [voir MTD 25, point l)]. |
1.2.1.2. Surveillance des émissions
1.2.1.2.1.
MTD 12. La MTD consiste à surveiller les émissions canalisées dans l’air au moins à la fréquence indiquée ci-après et conformément aux normes EN. En l’absence de normes EN, la MTD consiste à recourir aux normes ISO, aux normes nationales ou à d’autres normes internationales garantissant l’obtention de données d’une qualité scientifique équivalente.
|
Substance/Paramètre |
Procédé(s)/Source(s) |
Type de fonderie/four |
Norme(s) |
Fréquence minimale de surveillance (5) |
Surveillance associée à |
|
|
Amines |
Fabrication de moule perdu et noyautage (6) |
Tous |
Pas de norme EN disponible |
Une fois par an |
MTD 26 |
|
|
Benzène |
Moulage en moule perdu et noyautage (7) |
Tous |
Pas de norme EN disponible |
MTD 26 |
||
|
Coulée, refroidissement et décochage en moule perdu, y compris procédé de moule plein (7) |
MTD 27 |
|||||
|
B[a]P |
Fusion de métaux (8) |
Fonte |
Pas de norme EN disponible |
Une fois par an |
- |
|
|
Monoxyde de carbone (CO) |
Traitement thermique (9) |
Tous |
EN 15058 |
Une fois par an |
MTD 24 |
|
|
Fusion de métaux |
Fonte: CVF, CVC et fours rotatifs |
MTD 38 |
||||
|
MNF (9) |
MTD 43 |
|||||
|
Poussières |
Traitement thermique (8) |
Tous |
Une fois par an |
MTD 24 |
||
|
Fusion de métaux |
Une fois par an (10) |
MTD 38 MTD 40 MTD 43 |
||||
|
Nodulisation (13) |
Fonte |
Une fois par an |
MTD 39 |
|||
|
Raffinage |
Acier |
MTD 41 |
||||
|
Moulage en moule perdu et noyautage |
Tous |
MTD 26 |
||||
|
Coulée, refroidissement et décochage en moule perdu, y compris procédé en moule plein |
Tous |
MTD 27 |
||||
|
Finition |
Tous |
MTD 30 |
||||
|
Moulage en mousse perdue |
Fonte et MNF |
MTD 28 |
||||
|
Coulée dans des moules permanents |
Tous |
MTD 29 |
||||
|
Réutilisation du sable |
Tous |
MTD 31 |
||||
|
Formaldéhyde (8) |
Moulage en moule perdu et noyautage |
Tous |
Norme EN en cours d’élaboration |
Une fois par an |
MTD 26 |
|
|
Coulée, refroidissement et décochage en moule perdu, y compris procédé en moule plein |
Une fois par an |
MTD 27 |
||||
|
Chlorures gazeux |
Fusion de métaux |
Fonte: CVF, CVC et fours rotatifs (8) |
EN 1911 |
Une fois par an |
MTD 38 |
|
|
Aluminium (8) |
MTD 43 |
|||||
|
Fluorures gazeux |
Fusion de métaux |
Fonte: CVF, CVC et fours rotatifs (8) |
Norme EN en cours d’élaboration |
MTD 38 |
||
|
Aluminium |
MTD 43 |
|||||
|
Métaux |
Cadmium et ses composés |
Coulée, refroidissement et décochage en moule perdu, y compris procédé en moule plein (8) |
Tous |
EN de catégorie 14385 |
Une fois par an |
- |
|
Fusion de métaux |
Tous |
Une fois par an |
- |
|||
|
Finition (8) |
Tous |
Une fois par an |
- |
|||
|
Chrome et ses composés |
Coulée, refroidissement et décochage en moule perdu, y compris procédé en moule plein (8) |
Tous |
Une fois par an |
- |
||
|
Fusion de métaux (8) |
Tous |
Une fois par an |
- |
|||
|
Finition (8) |
Tous |
Une fois par an |
- |
|||
|
Nickel et ses composés |
Coulée, refroidissement et décochage en moule perdu, y compris procédé en moule plein (8) |
Tous |
Une fois par an |
- |
||
|
Fusion de métaux (8) |
Tous |
Une fois par an |
- |
|||
|
Finition (8) |
Tous |
Une fois par an |
- |
|||
|
Plomb et ses composés |
Coulée, refroidissement et décochage en moule perdu, y compris procédé en moule plein (8) |
Tous |
Une fois par an |
- |
||
|
Fusion de métaux |
Fonte: CVF et CVC (8) |
Une fois par an |
MTD 38 |
|||
|
MNF (14) |
MTD 43 |
|||||
|
Coulée dans des moules permanents |
Plomb |
Une fois par an |
MTD 29 |
|||
|
Finition (8) |
Tous |
Une fois par an |
- |
|||
|
Zinc et ses composés |
Fusion de métaux (8) |
Tous |
Une fois par an |
- |
||
|
Oxydes d’azote (NOX) |
Traitement thermique (9) |
Tous |
EN 14792 |
Une fois par an |
MTD 24 |
|
|
Régénération thermique du sable, à l’exception du sable provenant du procédé boîte froide (9) |
Tous |
MTD 31 |
||||
|
Régénération thermique du sable provenant du procédé boîte froide |
||||||
|
Fusion de métaux |
Fonte: CVF, CVC et fours rotatifs |
MTD 38 |
||||
|
MNF (9) |
MTD 43 |
|||||
|
PCDD/PCDF |
Fusion de métaux |
Fonte: CVF, CVC et fours rotatifs |
EN 1948-1, EN 1948-2, EN 1948-3 |
MTD 38 |
||
|
Fonte: Induction (8) |
MTD 38 |
|||||
|
Acier et MNF (8) |
MTD 40 MTD 43 |
|||||
|
Phénol |
Moulage en moule perdu et noyautage (15) |
Tous |
Pas de norme EN disponible |
Une fois par an |
MTD 26 |
|
|
Coulée, refroidissement et décochage en moule perdu, y compris procédé en moule plein (15) |
MTD 27 |
|||||
|
Dioxyde de soufre (SO2) |
Régénération thermique du sable au cours de laquelle des catalyseurs d’acide sulfonique ont été utilisés |
Tous |
EN 14791 |
Une fois par an |
MTD 31 |
|
|
Fusion de métaux |
Fonte: CVF, CVC et fours rotatifs |
MTD 38 |
||||
|
MTD 43 |
||||||
|
Carbone organique volatil total (COVT) |
Moulage en moule perdu et noyautage |
Tous |
EN 12619 |
MTD 26 |
||
|
Moulage en mousse perdue |
MTD 28 |
|||||
|
Coulée, refroidissement et décochage en moule perdu, y compris procédé en moule plein |
MTD 27 |
|||||
|
Réutilisation du sable |
MTD 31 |
|||||
|
Fusion de métaux |
Fonte |
MTD 38 |
||||
|
Acier et MNF (8) |
|
- |
||||
|
Coulée dans des moules permanents (17) |
Tous (8) |
|
MTD 29 |
|||
1.2.1.2.2.
MTD 13. La MTD consiste à surveiller les émissions dans l’eau au moins à la fréquence indiquée ci-après et conformément aux normes EN. En l’absence de normes EN, la MTD consiste à recourir aux normes ISO, aux normes nationales ou à d’autres normes internationales garantissant l’obtention de données d’une qualité scientifique équivalente.
|
Substance/Paramètre |
Procédé |
Norme(s) |
Fréquence minimale de surveillance (18) |
Surveillance associée à |
|
|
Composés organiques halogénés adsorbables (AOX) (19) |
Eaux usées provenant de l’épuration par voie humide des effluents gazeux du cubilot |
EN ISO 9562 |
Une fois tous les 3 mois (20) |
MTD 36 |
|
|
Demande biochimique en oxygène (DBO5) (20) |
Coulée dans un moule métallique, traitement des effluents gazeux (par exemple, épuration par voie humide), finition, traitement thermique, eaux de ruissellement contaminées, refroidissement direct, régénération du sable humide et granulation de laitier de cubilot. |
Plusieurs normes EN disponibles (par exemple, EN 1899-1, EN ISO 5815) |
|||
|
Pas de norme EN disponible |
|||||
|
Indice hydrocarbure (HOI) (19) |
EN ISO 9377-2 |
||||
|
Métaux/ Métalloïdes |
Arsenic (As) (19) |
Plusieurs normes EN disponibles (par exemple, EN ISO 11885, EN ISO 15586, EN ISO 17294-2) |
|||
|
Cadmium (Cd) (19) |
|||||
|
Chrome (Cr) (19) |
|||||
|
Cuivre (Cu) (19) |
|||||
|
Fer (Fe) (19) |
|||||
|
Plomb (Pb) (19) |
|||||
|
Nickel (Ni) (19) |
|||||
|
Zinc (Zn) (19) |
|||||
|
Mercure (Hg) (19) |
Plusieurs normes EN disponibles (par exemple, EN ISO 12846, EN ISO 17852) |
||||
|
Indice phénol (22) |
EN ISO 14402 |
||||
|
Azote total (NT) (20) |
Plusieurs normes EN disponibles (par exemple, EN 12260, EN ISO 11905-1) |
||||
|
EN 1484 |
|||||
|
Matières en suspension totales (MEST) (20) |
EN 872 |
||||
1.2.1.3. Efficacité énergétique
MTD 14. Afin d’accroître l’efficacité énergétique, la MTD consiste à appliquer toutes les techniques a) à f), ainsi qu’une combinaison appropriée des techniques g) à n) indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
Applicabilité |
|||||||||||||
|
Conception et fonctionnement |
|||||||||||||||
|
a) |
Sélection d’un type de four économe en énergie |
Voir la section 1.4.1. |
Uniquement applicable aux unités nouvelles et/ou aux transformations majeures d’unités. |
||||||||||||
|
b) |
Techniques visant à maximiser l’efficacité thermique des fours |
Voir la section 1.4.1. |
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||
|
c) |
Automatisation et commande du four |
Voir la section 1.4.1. |
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||
|
d) |
Utilisation de rebuts métalliques propres |
Voir la section 1.4.1. |
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||
|
e) |
Amélioration du rendement de la coulée et diminution de la production de rebuts métalliques |
Voir la section 1.4.1. |
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||
|
f) |
Réduction des pertes d’énergie/Amélioration des pratiques de préchauffage des poches |
Cette technique comprend tous les éléments suivants:
|
L’applicabilité peut être limitée dans le cas des grandes poches (par exemple, > 2 t) et des poches de coulée par le bas en raison de contraintes de conception. |
||||||||||||
|
g) |
Oxycombustion |
Voir la section 1.4.1. |
L’applicabilité aux unités existantes peut être limitée par la conception du four et la nécessité d’un débit minimal de gaz résiduaires. |
||||||||||||
|
h) |
Alimentation (électrique) moyenne fréquence des fours à induction |
Utilisation de fours à induction à moyenne fréquence (250 Hz) au lieu de fours à fréquence du réseau (50 Hz). |
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||
|
i) |
Optimisation du circuit d’air comprimé |
Cette technique comprend toutes les mesures suivantes:
|
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||
|
j) |
Séchage par micro-ondes des noyaux pour revêtements à base aqueuse |
Utilisation de fours de séchage par micro-ondes (par exemple, à une fréquence de 2 450 Hz) pour sécher les noyaux avec revêtements à base aqueuse [voir MTD 21, point e)], permettant un séchage rapide et homogène de l’ensemble de la surface du noyau. |
Peut ne pas être applicable aux processus de coulée continue ou à la production de pièces de fonderie de grande taille, ni lorsque les noyaux sont constitués de sable récupéré contenant des traces de carbone. |
||||||||||||
|
Techniques de récupération de chaleur |
|||||||||||||||
|
k) |
Préchauffage de la ferraille à l’aide de la chaleur récupérée |
La ferraille est préchauffée par récupération de la chaleur provenant des effluents gazeux chauds qui sont redirigés pour entrer en contact avec la charge. |
Uniquement applicable aux fours à cuve dans les fonderies de métaux non ferreux et aux FEA dans les fonderies d’acier. |
||||||||||||
|
l) |
Récupération de la chaleur provenant des effluents gazeux générés dans les fours |
La chaleur résiduelle provenant des effluents gazeux chauds est récupérée (par exemple au moyen d’échangeurs de chaleur) et réutilisée sur site ou hors site (par exemple, dans les circuits d’huile thermique/d’eau chaude/de chauffage, pour la production de vapeur ou le préchauffage de l’air de combustion [voir technique m)]). Cette technique peut notamment inclure ce qui suit:
|
L’applicabilité peut être limitée par l’absence de demande de chaleur appropriée. |
||||||||||||
|
m) |
Préchauffage de l’air de combustion |
Voir la section 1.4.1. |
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||
|
n) |
Utilisation de la chaleur résiduelle dans les fours à induction |
La chaleur résiduelle provenant du système de refroidissement du four à induction est récupérée au moyen d’échangeurs de chaleur pour sécher les matières premières (par exemple, la ferraille), chauffer les locaux ou fournir l’approvisionnement en eau chaude. |
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||
D’autres techniques sectorielles visant à accroître l’efficacité énergétique sont indiquées dans la section 1.2.2.1 et dans la section 1.2.4.1 des présentes conclusions sur les MTD.
Tableau 1.1
Niveaux de performance environnementale associés à la MTD (NPEA-MTD) liés à la consommation spécifique d’énergie dans les fonderies de fonte
|
Procédé — Type de four |
Unité |
NPEA-MTD (moyenne annuelle) |
|
Fusion et maintien en température — Cubilot à vent froid |
kWh/t de métal liquide |
900 -1 750 |
|
Fusion et maintien en température — Cubilot à vent chaud |
900 -1 500 |
|
|
Fusion et maintien en température — Four à induction |
600 -1 200 |
|
|
Fusion et maintien en température — Four rotatif |
800 -950 |
|
|
Préchauffage des poches |
50 -150 (23) |
Tableau 1.2
Niveaux de performance environnementale associés à la MTD (NPEA-MTD) liés à la consommation spécifique d’énergie dans les fonderies d’acier
|
Procédé — Type de four |
Unité |
NPEA-MTD (moyenne annuelle) |
|
Fusion — (FEA/induction) |
kWh/t de métal liquide |
600 -1 200 |
|
Préchauffage des poches |
100 -300 |
Tableau 1.3
Niveaux de performance environnementale associés à la MTD (NPEA-MTD) liés à la consommation spécifique d’énergie dans les fonderies d’aluminium
|
Procédé |
Unité |
NPEA-MTD (moyenne annuelle) |
|
Fusion et maintien en température |
kWh/t de métal liquide |
600 - 2 000 |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 6.
1.2.1.4. Utilisation rationnelle des matières
1.2.1.4.1.
MTD 15. Afin de prévenir ou de réduire le risque environnemental lié au stockage et à la manipulation des résidus, des emballages et des produits chimiques inutilisés et afin de faciliter leur réutilisation et/ou leur recyclage, la MTD consiste à appliquer toutes les techniques indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
|||||
|
a). |
Stockage approprié des différents types de résidus |
Cette technique inclut ce qui suit:
|
||||
|
b) |
Réutilisation des rebuts internes |
Réutilisation de la ferraille interne directement ou après traitement. Le degré de réutilisation rebuts internes interne dépend de leur teneur en impuretés. |
||||
|
c) |
Réutilisation/recyclage des emballages |
L’emballage des produits chimiques est choisi en fonction de sa capacité à être totalement vidé (notamment en fonction de la taille de son ouverture ou de la nature de son matériau). Une fois vidé, l’emballage est réutilisé, renvoyé au fournisseur ou envoyé pour recyclage. De préférence, les produits chimiques sont stockés dans de grands conteneurs. |
||||
|
d) |
Renvoi des produits chimiques inutilisés |
Les produits chimiques inutilisés (qui sont encore dans leur conteneur d’origine) sont renvoyés à leurs fournisseurs. |
||||
1.2.1.4.2.
MTD 16. Afin d’accroître l’efficacité matérielle dans le processus de coulée, la MTD consiste à appliquer la technique a) ou la technique a) en combinaison avec la technique b) et/ou la technique c) indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
|
|
a) |
Amélioration du rendement de la coulée et diminution de la production de rebuts métalliques |
Voir la section 1.4.2. |
|
b) |
Utilisation d’une simulation assistée par ordinateur pour la coulée et la solidification |
Un système de simulation informatique permet d’optimiser le procédé de coulée et de solidification en vue de réduire au minimum le nombre de pièces de fonderie défectueuses et d’accroître la productivité de la fonderie. |
|
c) |
Production de pièces de fonderie légères à l’aide de l’optimisation topologique |
L’optimisation topologique (c’est-à-dire la simulation de coulée au moyen d’algorithmes et de programmes informatiques) permet de réduire la masse du produit tout en satisfaisant aux exigences de performance du produit. |
Tableau 1.4
Niveaux indicatifs liés à l’efficacité matérielle opérationnelle
|
Type de fonderie |
Unité |
Niveaux indicatifs (moyenne annuelle) |
|
Fonderies de fonte |
% |
|
|
Fonderies d’acier |
||
|
Fonderies de MNF (tous types sauf HPDC) — Pb |
50 -97,5 (24) |
|
|
Fonderies de MNF (tous types sauf HPDC) — métaux autres que le Pb |
50 -98 (24) |
|
|
Fonderies de MNF (HPDC) |
60 -97 (24) |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 6.
1.2.1.4.3.
MTD 17. Afin de réduire la consommation de matières (par exemple, produits chimiques, liants), la MTD consiste à appliquer une combinaison appropriée des techniques énumérées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
Applicabilité |
|||||||||||||
|
Techniques de coulée à haute pression de l’aluminium dans un moule métallique |
|||||||||||||||
|
a) |
Pulvérisation séparée de l’agent de démoulage et de l’eau |
Voir la section 1.4.2. |
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||
|
b) |
Réduction au minimum de la consommation d’agent de démoulage et d’eau |
Les mesures visant à réduire au minimum la consommation d’agent de démoulage et d’eau comprennent ce qui suit:
|
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||
|
Techniques pour les procédés utilisant du sable lié chimiquement et le noyautage |
|||||||||||||||
|
c) |
Optimisation de la consommation de liants et de résines |
Voir la section 1.4.2. |
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||
|
d) |
Réduction au minimum des pertes de moulage et de sable de noyautage |
Les paramètres de production des différents types de produits sont stockés dans une base de données électronique qui permet de passer à de nouveaux produits en toute facilité avec un minimum de perte de temps et de matériaux. |
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||
|
e) |
Application des meilleures pratiques pour les procédés de durcissement à froid |
Voir la section 1.4.2. |
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||
|
f) |
Récupération des amines de l’eau de lavage acide |
En cas de lavage à l’acide (par exemple à l’acide sulfurique) pour traiter les effluents gazeux de la boîte froide, du sulfate d’amine se forme. Les amines sont récupérées par traitement du sulfate d’amine à l’aide d’hydroxyde de sodium. Cette opération peut se faire sur site ou hors site. |
L’applicabilité peut être limitée en raison de considérations liées à la sécurité (risque d’explosion). |
||||||||||||
|
g) |
Application des meilleures pratiques pour les processus de durcissement au gaz |
Voir la section 1.4.2. |
Applicable d’une manière générale. |
||||||||||||
|
h) |
Application d’autres procédés de moulage/noyautage |
Les autres procédés de moulage/noyautage utilisant une quantité réduite ou nulle de liants peuvent être:
|
L’applicabilité du procédé de moulage en mousse perdue aux unités existantes peut être limitée en raison des modifications de l’infrastructure requises. L’applicabilité du moulage sous vide peut être limitée dans le cas de grands châssis de moulage (par exemple, plus de 1,5 m × 1,5 m). |
||||||||||||
1.2.1.4.4.
MTD 18. Afin de réduire la consommation de sable nouveau et la production de sable usé résultant de la réutilisation du sable dans le procédé de coulée à modèle perdu, la MTD consiste à appliquer une des techniques ou une combinaison appropriée des techniques indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
Applicabilité |
|
|
a) |
Reconditionnement optimisé du sable à vert |
Le procédé de reconditionnement du sable à vert est contrôlé par un système informatique visant à optimiser la consommation de matières premières et la réutilisation du sable à vert, par exemple le refroidissement (lit fluidisé ou par évaporation), l’ajout de liants et d’additifs, l’humidification, le mélange, le contrôle de la qualité. |
Applicable d’une manière générale. |
|
b) |
Reconditionnement du sable à vert à faible teneur en déchets |
Le reconditionnement du sable à vert dans les fonderies d’aluminium est réalisé à l’aide d’un scanner permettant de repérer les impuretés dans le sable à vert en fonction de la luminosité/couleur. Ces impuretés sont séparées du sable à vert à l’aide d’air pulsé. |
Applicable d’une manière générale. |
|
c) |
Préparation de sable lié à de l’argile par mélange sous vide et refroidissement |
Voir MTD 25, point b). |
Applicable d’une manière générale. |
|
d) |
Régénération mécanique du sable à durcissement à froid |
Techniques mécaniques (par exemple, rupture des mottes, séparation de fractions de sable) à l’aide de broyeurs ou de meules pour régénérer le sable à durcissement à froid. |
Peut ne pas être applicable au sable lié au silicate. |
|
e) |
Régénération mécanique à froid de sable lié à de l’argile ou de sable lié chimiquement à l’aide d’une meule |
Utilisation d’une meule rotative pour éliminer les couches d’argile et les liants chimiques des grains de sable utilisés. |
Applicable d’une manière générale. |
|
f) |
Régénération mécanique à froid du sable à l’aide d’un tambour à percussion |
Utilisation d’un tambour à percussion avec axe interne tournant, équipé de petites lames, pour le nettoyage abrasif des grains de sable. Lorsqu’il est appliqué sur un mélange de bentonite et de sable lié chimiquement, une séparation magnétique préliminaire est effectuée pour éliminer du sable à vert les parties ayant des propriétés magnétiques. |
Applicable d’une manière générale. |
|
g) |
Régénération du sable à froid à l’aide d’un système pneumatique |
Élimination des liants des grains de sable par abrasion et impact. L’énergie cinétique est fournie par un flux d’air comprimé. |
Applicable d’une manière générale. |
|
h) |
Régénération thermique du sable |
Utilisation de la chaleur pour brûler les liants et les contaminants contenus dans le sable chimiquement lié et mélangé. Cette technique est combinée à un premier prétraitement mécanique visant à donner au sable la taille de grain correcte et à éliminer tout contaminant métallique. Dans le cas du sable mélangé, la part de sable lié chimiquement doit être suffisamment élevée. |
Peut ne pas être applicable dans le cas du sable utilisé contenant des résidus de liants inorganiques. |
|
i) |
Régénération combinée (mécanique-thermique-mécanique) pour les sables mélangés bentonites-organiques |
Après prétraitement (tamisage, séparation magnétique) et séchage, le sable est nettoyé de manière mécanique ou pneumatique pour éliminer une partie du liant. Au cours de la phase thermique, les constituants organiques sont brûlés et les constituants inorganiques sont transférés en tant que fines ou brûlés sur les grains. Lors du dernier traitement mécanique, ces couches de grain sont éliminées de manière mécanique ou pneumatique et éliminées en tant que poussières. |
Peut ne pas être applicable aux sables de noyau contenant des liants acides (parce qu’ils peuvent altérer les caractéristiques de la bentonite) ou dans le cas du silicate alcalin (parce qu’il peut altérer les caractéristiques du sable à vert). |
|
j) |
Régénération du sable combinée au traitement thermique des pièces de fonderie en aluminium |
Après coulage et solidification, les moules/unités de coulée sont placés dans le four. Lorsque les unités atteignent une température > 420 °C, les liants sont brûlés, les noyaux/moules se désintègrent et les pièces de fonderie subissent un traitement thermique. Le sable tombe au fond du four pour le nettoyage final dans un lit fluidisé chauffé. Après refroidissement, le sable est réutilisé dans le mélangeur de sable à noyau sans autre traitement. |
Applicable d’une manière générale. |
|
k) |
Régénération par voie humide du sable à vert et du sable mélangé à du silicate ou à du CO2 |
Le sable est mélangé à de l’eau pour produire une boue. L’élimination des résidus de liants à grains se fait par frottement intensif des grains de sable entre particules. Les liants sont rejetés dans l’eau de lavage. Le sable lavé est séché, filtré et finalement refroidi. |
Applicable d’une manière générale. |
|
l) |
Régénération de sable au silicate de sodium (silicate alcalin) à l’aide d’un système pneumatique |
Le sable est chauffé pour fragiliser la couche de silicate avant l’utilisation d’un système pneumatique [voir technique g)]. Le sable récupéré est refroidi avant réutilisation. |
Applicable d’une manière générale. |
|
m) |
Réutilisation interne du sable à noyau (boîte froide ou résine furanique) |
Le sable provenant de noyaux brisés/défectueux et l’excès de sable provenant des machines de noyautage (après durcissement dans une unité spécifique) sont injectés dans une unité de fragmentation. Le sable ainsi obtenu est mélangé à du nouveau sable pour produire de nouveaux noyaux. |
Applicable d’une manière générale. |
|
n) |
Réutilisation des fines provenant du circuit de sable à vert dans la fabrication de moules |
Les poussières sont collectées par filtration des gaz d’échappement de l’installation de décochage et des stations de dosage et de manipulation du sable à vert sec. Les fines collectées (contenant des composés liants actifs) peuvent être recyclées dans le circuit de sable à vert. |
Applicable d’une manière générale. |
Tableau 1.5
Niveaux de performance environnementale associés à la MTD (NPEA-MTD) liés à la réutilisation du sable
|
Type de fonderie |
Unité |
NPEA-MTD (26) (moyenne annuelle) |
|
Fonderies de fonte |
% |
> 90 |
|
Fonderies d’acier |
> 80 |
|
|
Fonderies de MNF (27) |
> 90 |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 6.
1.2.1.4.5.
MTD 19. Afin de réduire la quantité de résidus produits par la fusion des métaux et la quantité de déchets à éliminer, la MTD consiste à utiliser toutes les techniques indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
|||||||||||||||||
|
Techniques pour tous les types de four |
||||||||||||||||||
|
a) |
Réduction au minimum de la formation de laitier |
La formation de laitier peut être réduite au minimum par des mesures en cours de procédé, telles que les mesures suivantes:
|
||||||||||||||||
|
b) |
Prétraitement mécanique du laitier/des crasses/poussières de filtres/revêtements réfractaires usés pour faciliter le recyclage |
Voir la section 1.4.2. Cela peut également se faire hors site. |
||||||||||||||||
|
Techniques pour les cubilots |
||||||||||||||||||
|
c) |
Ajustement de l’acidité/basicité du laitier |
Voir la section 1.4.2. |
||||||||||||||||
|
d) |
Collecte et recyclage ds fines de coke |
Les fines de coke générées lors de la manipulation, du transport et du chargement de coke sont collectées (par exemple au moyen de systèmes de collecte sous les bandes transporteuses et/ou les points de charge) et recyclées (injectées dans le cubilot ou utilisées pour la recarburation). |
||||||||||||||||
|
e) |
Recyclage des poussières de filtre dans les cubilots à l’aide de ferraille contenant du zinc |
Les poussières de filtre du cubilot sont en partie réinjectées dans le cubilot afin d’augmenter la teneur en zinc de la poussière jusqu’à un niveau permettant une récupération du Zn (> 18 %). |
||||||||||||||||
|
Techniques pour les FEA |
||||||||||||||||||
|
f) |
Recyclage des poussières de filtre dans le FEA |
Les poussières de filtre sèches collectées, généralement après prétraitement (par exemple par pelletisation ou briquetage), sont recyclées dans le four afin de permettre la récupération du contenu métallique des poussières. Les composants inorganiques sont transférés vers le laitier. |
||||||||||||||||
MTD 20. Afin de réduire la quantité de déchets à éliminer, la MTD consiste à privilégier le recyclage hors site et/ou toute autre récupération plutôt que l’élimination du sable usé, du sable sous-dimensionné, du laitier, des revêtements réfractaires et des poussières de filtres collectées (par exemple, poussières des filtres à manche).
Description
Le recyclage hors site et/ou toute autre récupération ont la priorité sur l’élimination du sable usé, du sable sous-dimensionné, du laitier, des revêtements réfractaires et des poussières de filtre. Le sable usé, le sable sous-dimensionné, les laitiers et les revêtements réfractaires peuvent être:
|
— |
recyclés, par exemple dans la construction routière, les matériaux de construction (comme le ciment, les briques, les tuiles), |
|
— |
récupérés, par exemple, pour le remplissage des cavités minières, des constructions dans les décharges (comme des routes sur les décharges et des couvertures permanentes). |
Les poussières de filtre peuvent être recyclées en externe, par exemple dans la métallurgie, la fabrication de sable ou le secteur de la construction.
Applicabilité
Le recyclage et/ou toute autre récupération peuvent être limités par les propriétés physico-chimiques du résidu (par exemple, teneur organique/métallique, granulométrie).
Ces méthodes peuvent ne pas être applicables en l’absence d’une demande appropriée de recyclage et/ou de récupération par un tiers.
Tableau 1.6
Niveaux de performance environnementale associés à la MTD (NPEA-MTD) liés aux déchets à éliminer
|
Type de déchets |
Unité |
NPEA-MTD (28) (moyenne annuelle) |
||
|
Fonderies de MNF |
Fonderies de fonte |
Fonderies d’acier |
||
|
Laitier |
kg/t de métal liquide |
0 -50 |
0 -50 (2) |
0 -50 (29) |
|
Crasses |
0 -30 |
0 -30 |
0 -30 |
|
|
Poussières de filtre |
0 -5 |
0 -60 |
0 -10 |
|
|
Revêtements réfractaires des fours usés |
0 -5 |
0 -20 (30) |
0 -20 |
|
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 6.
1.2.1.5. Émissions atmosphériques diffuses
MTD 21. Afin d’éviter ou, si ce n’est pas possible, de réduire les émissions atmosphériques diffuses, la MTD consiste à appliquer toutes les techniques énumérées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
Applicabilité |
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a) |
Couverture des équipements de transport (conteneurs) et de l’espace réservé au chargement/déchargement des véhicules de transport |
L’espace réservé au chargement/déchargement des véhicules de transport et les équipements de livraison (conteneurs) sont recouverts (par exemple avec des bâches). |
Applicable d’une manière générale. |
||||||
|
b) |
Nettoyage des routes et des roues des véhicules de transport |
Les routes et les roues des véhicules de transport sont régulièrement nettoyées, par exemple au moyen de systèmes d’aspiration mobiles ou de lagunes d’eau. |
Applicable d’une manière générale. |
||||||
|
c) |
Utilisation de convoyeurs fermés |
Les matériaux sont transférés à l’aide de systèmes de convoyeurs, par exemple des convoyeurs fermés, des convoyeurs pneumatiques. Les chutes et les pertes de matières sont minimisées. |
Applicable d’une manière générale. |
||||||
|
d) |
Nettoyage par aspiration des zones de fabrication des moules et de coulée |
Les zones de fabrication des moules et de coulée des fonderies utilisant le moulage de sable sont régulièrement nettoyées par aspiration. |
Peut ne pas être applicable dans les zones où le sable a une fonction technique ou liée à la sécurité. |
||||||
|
e) |
Remplacement des revêtements à base d’alcool par des revêtements à base aqueuse |
Voir la section 1.4.3. |
L’applicabilité peut être limitée dans le cas de pièces aux formes complexes ou de grande taille en raison de difficultés de circulation de l’air de séchage. Ne s’applique pas aux sables contenant du silicate alcalin, au processus de coulée au magnésium, au moulage sous vide ni à la production de pièces de fonderie en acier manganèse avec revêtement à base de MgO. |
||||||
|
f) |
Contrôle des émissions provenant des bains de trempe |
Cette technique inclut ce qui suit:
|
Applicable d’une manière générale. |
||||||
|
g) |
Contrôle des émissions provenant des opérations de transfert du métal en fusion |
Cette technique inclut ce qui suit:
|
Applicable d’une manière générale. |
||||||
D’autres techniques, propres à chaque procédé, visant à prévenir ou à réduire les émissions diffuses sont indiquées dans les MTD 24, MTD 26, MTD 27, MTD 28, MTD 29, MTD 30, MTD 31, MTD 38, MTD 39, MTD 40, MTD 41 et MTD 43.
1.2.1.6. Émissions atmosphériques canalisées
MTD 22. Afin de faciliter la récupération des matières et la réduction des émissions atmosphériques canalisées, ainsi que d’accroître l’efficacité énergétique, la MTD consiste à combiner les flux de gaz résiduaires présentant des caractéristiques similaires, de façon à réduire le plus possible le nombre de points d’émission.
Description
Le traitement combiné des gaz résiduaires présentant des caractéristiques similaires garantit un traitement plus efficace et plus efficient que le traitement séparé de flux individuels de gaz résiduaires. Afin de combiner des gaz résiduaires, il est tenu compte de la sécurité des installations (par exemple, pour éviter d’obtenir des concentrations proches de la limite inférieure ou supérieure d’explosivité) et de facteurs techniques (par exemple, la compatibilité des flux individuels de gaz résiduaires, la concentration des substances concernées), environnementaux (par exemple, pour optimiser la récupération des matières ou la réduction des polluants) et économiques (par exemple, la distance entre différentes unités de production). Il convient de veiller à ce que l’émission à une cheminée commune de différents gaz résiduaires n’entraîne pas une dilution des émissions.
1.2.1.7. Émissions atmosphériques provenant de procédés thermiques
MTD 23. Afin d’éviter ou de réduire les émissions atmosphériques dues à la fusion de métaux, la MTD consiste à utiliser soit de l’électricité produite à partir de sources d’énergie non fossiles en combinaison avec les techniques a) à e), soit les techniques a) à e) et une combinaison appropriée des techniques f) à i) indiquées ci-dessous.
|
|
Technique |
Description |
Applicabilité |
|
Techniques générales |
|||
|
a) |
Sélection d’un type de four approprié et optimisation de l’efficacité thermique des fours |
Voir la section 4.4.1. |
Le choix d’un type de four approprié ne s’applique qu’aux nouvelles unités et aux transformations majeures d’unités. |
|
b) |
Utilisation de rebuts métalliques propres |
Voir la section 1.4.1. |
Applicable d’une manière générale. |
|
Mesures de maîtrise primaire visant à réduire au minimum les émissions de PCDD/PCDF |
|||
|
c) |
Maximisation du temps de séjour des effluents gazeux et optimisation de la température dans la chambre de post-combustion des cubilots |
Dans les cubilots, la température de la chambre de post-combustion est optimisée (T > 850 °C) et surveillée en permanence tout en maximisant le temps de séjour des effluents gazeux (> 2 s). |
Applicable d’une manière générale. |
|
d) |
Refroidissement rapide des effluents gazeux |
Les effluents gazeux sont refroidis rapidement, passant de températures supérieures à 400 °C à des températures inférieures à 250 °C avant le système de traitement des poussières afin d’éviter la reformation de PCDD/PCDF. Une conception appropriée du four ou l’utilisation d’un système de trempe permettent de réaliser ce refroidissement. |
|
|
E) |
Réduction au minimum de l’accumulation de poussières dans les échangeurs de chaleur |
L’accumulation de poussières le long des circuits de refroidissement des effluents gazeux est réduite au minimum, en particulier dans les échangeurs de chaleur, par exemple au moyen de tubes d’échangeurs verticaux, d’un nettoyage interne efficace des tubes d’échangeurs, d’un dépoussiérage à haute température. |
|
|
Techniques de réduction des émissions de NOX et de SO2 |
|||
|
f) |
Utilisation d’un combustible ou d’une combinaison de combustibles à faible potentiel de formation de NOX |
Les combustibles à faible potentiel de formation de NOX comprennent le gaz naturel et le gaz de pétrole liquéfié. |
Applicable dans les limites des contraintes liées à la disponibilité des différents types de combustibles, en fonction de la politique énergétique de l’État membre. |
|
g) |
Utilisation d’un combustible ou d’une combinaison de combustibles à faible teneur en soufre |
Les combustibles à faible teneur en soufre comprennent le gaz naturel et le gaz de pétrole liquéfié. |
Applicable dans les limites des contraintes liées à la disponibilité des différents types de combustibles, en fonction de la politique énergétique de l’État membre. |
|
h) |
Brûleurs bas NOX |
Voir la section 1.4.3. |
L’applicabilité aux unités existantes peut être limitée par des contraintes de conception de four ou des contraintes opérationnelles. |
|
i) |
Oxycombustion |
Voir la section 1.4.3. |
L’applicabilité aux unités existantes peut être limitée par la conception du four et la nécessité d’un débit minimal de gaz résiduaires. |
Les NEA-MTD pour la fusion de métaux sont indiqués:
|
— |
dans le tableau 1.18 pour les fonderies de fonte, |
|
— |
dans le tableau 1.20 pour les fonderies d’acier, |
|
— |
dans le tableau 1.22 pour les fonderies de MNF. |
MTD 24. Afin d’éviter ou de réduire les émissions atmosphériques dues au traitement thermique, la MTD consiste à utiliser soit de l’électricité produite à partir de sources d’énergie non fossiles en combinaison avec les techniques a) à d), soit l’ensemble des techniques indiquées ci-dessous.
|
|
Technique |
Description |
Applicabilité |
|
Techniques générales |
|||
|
a) |
Sélection d’un type de four approprié et optimisation de l’efficacité thermique des fours |
Voir la section 1.4.3. |
Uniquement applicable aux unités nouvelles ou aux transformations majeures d’unités. |
|
Techniques de réduction des émissions de NOX |
|||
|
b) |
Utilisation d’un combustible ou d’une combinaison de combustibles à faible potentiel de formation de NOX |
Les combustibles à faible potentiel de formation de NOX comprennent le gaz naturel et le gaz de pétrole liquéfié. |
Applicable dans les limites des contraintes liées à la disponibilité des différents types de combustibles, en fonction de la politique énergétique de l’État membre. |
|
c) |
Brûleurs bas NOX |
Voir la section 1.4.3. |
L’applicabilité aux unités existantes peut être limitée par des contraintes de conception de four ou des contraintes opérationnelles. |
|
Collecte des émissions |
|||
|
d) |
Extraction des effluents gazeux le plus près possible de la source d’émission |
Les effluents gazeux provenant des fours de traitement thermique (par exemple, recuit, vieillissement, normalisation, trempe bainitique) sont extraits à l’aide de hottes ou d’un système d’extraction par le couvercle. Les émissions collectées peuvent être traitées à l’aide de techniques telles que les filtres à manche. |
Applicable d’une manière générale. |
Tableau 1.7
Niveaux d’émission associés à la MTD (NEA-MTD) pour les émissions atmosphériques canalisées de poussières et de NOX et niveau d’émission indicatif pour les émissions atmosphériques canalisées de CO résultant du traitement thermique
|
Substance/Paramètre |
Unité |
NEA-MTD (moyenne journalière ou moyenne sur la période d’échantillonnage) |
Niveau d’émission indicatif (moyenne journalière ou moyenne sur la période d’échantillonnage) |
|
Poussières |
mg/Nm3 |
1-5 (31) |
Pas de niveau indicatif |
|
NOX |
Pas de niveau indicatif |
||
|
CO |
Pas de NEA-MTD |
10-100 (33) |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 12.
1.2.1.8. Émissions atmosphériques provenant du moulage en moule perdu et du noyautage
MTD 25. Afin d’éviter ou de réduire les émissions atmosphériques provenant du moulage en moule perdu et du noyautage, la MTD consiste à:
|
— |
utiliser une combinaison appropriée des techniques a) à c) indiquées ci-dessous en cas de moulage avec du sable lié à de l’argile, |
|
— |
utiliser la technique d), e) ou f) et une combinaison appropriée des techniques g) à k) indiquées ci-dessous, dans le cas du moulage et du noyautage avec du sable lié chimiquement, |
|
— |
utiliser la technique l) indiquée ci-dessous pour sélectionner les revêtements appliqués aux moules et aux noyaux.
|
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MTD 26. Afin de réduire les émissions atmosphériques provenant du moulage à moule perdu et du noyautage, la MTD consiste à:
|
— |
appliquer une combinaison appropriée des techniques indiquées dans la MTD 25, |
|
— |
collecter les émissions à l’aide de la technique a), |
|
— |
traiter les effluents gazeux à l’aide d’une ou de plusieurs des techniques b) à f) indiquées ci-dessous.
Tableau 1.8 Niveaux d’émission associés à la MTD (NEA-MTD) pour les émissions atmosphériques canalisées de poussières, d’amines, de benzène, de formaldéhyde, de phénol et de COVT résultant du moulage en moule perdu et du noyautage
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 12.
1.2.1.9. Émissions atmosphériques provenant des procédés de coulée, de refroidissement et de décochage dans les fonderies utilisant des moules perdus, y compris le procédé en moule plein
MTD 27. Afin de réduire les émissions atmosphériques provenant des procédés de coulée, de refroidissement et de décochage dans les fonderies utilisant des moules perdus, y compris le procédé en moule plein, la MTD consiste à:
|
— |
collecter les émissions au moyen de la technique a), |
|
— |
traiter les effluents gazeux en utilisant une ou plusieurs des techniques visées aux points b) à h) ci-dessous.
Tableau 1.9 Niveaux d’émission associés à la MTD (NEA-MTD) pour les émissions atmosphériques canalisées de poussières, de benzène, de formaldéhyde, de phénol et de COVT résultant des procédés de coulée, de refroidissement et de décochage dans les fonderies utilisant des moules perdus, y compris le procédé en moule plein
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 12.
1.2.1.10. Émissions atmosphériques provenant du moulage en mousse perdue
MTD 28. Afin de réduire les émissions atmosphériques de poussières et de COVT résultant du moulage en mousse perdue, la MTD consiste à collecter les émissions au moyen de la technique a) et à traiter les effluents gazeux au moyen d’une combinaison appropriée des techniques b) à d) indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
Applicabilité |
|
|
Collecte des émissions |
|||
|
a) |
Extraction des émissions produites par la fabrication de moules en mousse perdue le plus près possible de la source d’émission |
Dans les procédés de moulage en mousse perdue, les émissions résultant de la pyrolyse du polymère expansé lors de la coulée et du décochage sont extraites au moyen, par exemple, d’un système de confinement ou de hotte aspirante. |
Applicable d’une manière générale. |
|
Traitement des effluents gazeux |
|||
|
b) |
Filtre à manche |
Voir la section 1.4.3. |
Applicable d’une manière générale. |
|
c) |
Épuration par voie humide |
Voir la section 1.4.3. |
Applicable d’une manière générale. |
|
d) |
Oxydation thermique |
Voir la section 1.4.3. |
L’applicabilité de l’oxydation thermique récupérative et régénérative aux unités existantes peut être limitée par des contraintes de conception ou des contraintes opérationnelles. L’applicabilité peut être limitée lorsque la demande d’énergie est excessive en raison de la faible concentration du ou des composés concernés dans les effluents gazeux de procédé. |
Tableau 1.10
Niveaux d’émission associés à la MTD (NEA-MTD) pour les émissions atmosphériques canalisées de poussières et de COVT provenant du moulage en mousse perdue
|
Paramètre |
Unité |
NEA-MTD (moyenne journalière ou moyenne sur la période d’échantillonnage) |
|
Poussières |
mg/Nm3 |
1 -5 |
|
COVT |
mg C/Nm3 |
15 -50 (43) |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 12.
1.2.1.11. Émissions atmosphériques provenant du processus de coulée dans les fonderies utilisant des moules permanents
MTD 29 Afin d’éviter ou de réduire les émissions atmosphériques provenant du processus de coulée dans les fonderies utilisant des moules permanentes, la MTD consiste à:
|
— |
empêcher la production d’émissions en utilisant une ou plusieurs des techniques a) à e), |
|
— |
collecter les émissions au moyen de la technique f), |
|
— |
traiter les effluents gazeux en utilisant une ou plusieurs des techniques g) à j) ci-dessous.
Tableau 1.11 Niveaux d’émission associés à la MTD (NEA-MTD) pour les émissions atmosphériques canalisées de poussières, de COVT et de plomb issues du processus de coulée dans les fonderies utilisant des moules permanents
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 12.
1.2.1.12. Émissions atmosphériques dues à la finition
MTD 30. Afin de réduire les émissions atmosphériques de poussières résultant de la finition, la MTD consiste à collecter les émissions à l’aide de la technique a) et à traiter les effluents gazeux en utilisant une ou plusieurs des techniques b) à d) indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
|||||||||
|
Collecte des émissions |
||||||||||
|
a) |
Extraction des émissions produites par la finition aussi près que possible de la source d’émission |
Les émissions produites par les opérations de finition, telles que l’ébavurage, la découpe abrasive, l’ébarbage, le grenaillage, le soudage, le ciselage, l’aiguilletage, sont extraites de manière appropriée au moyen, entre autres, des techniques suivantes:
|
||||||||
|
Traitement des effluents gazeux |
||||||||||
|
b) |
Cyclone |
Voir la section 1.4.3. |
||||||||
|
c) |
Filtre à manche |
Voir la section 1.4.3. |
||||||||
|
d) |
Épuration par voie humide |
Voir la section 1.4.3. |
||||||||
Tableau 1.12
Niveau d’émission associé à la MTD (NEA-MTD) pour les émissions atmosphériques canalisées de poussières provenant de la finition
|
Paramètre |
Unité |
NEA-MTD (moyenne journalière ou moyenne sur la période d’échantillonnage) |
|
Poussières |
mg/Nm3 |
1 -5 |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 12.
1.2.1.13. Émissions atmosphériques dues à la réutilisation du sable
MTD 31. Afin de réduire les émissions atmosphériques provenant de la réutilisation du sable, la MTD consiste à:
|
— |
dans le cas de la régénération thermique du sable, utiliser soit l’électricité produite à partir de sources d’énergie non fossiles, soit les deux techniques a) et b), |
|
— |
collecter les émissions à l’aide de la technique c), |
|
— |
traiter les effluents gazeux au moyen d’une des techniques ou d’une combinaison appropriée des techniques d) à g) indiquées ci-dessous.
Tableau 1.13 Niveaux d’émission associés à la MTD (NEA-MTD) pour les émissions atmosphériques canalisées de poussières et de COVT provenant de la réutilisation du sable
Tableau 1.14 Niveaux d’émission associés à la MTD (NEA-MTD) pour les émissions atmosphériques canalisées de NOX et de SO2 résultant de la réutilisation du sable
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 12.
1.2.1.14. Odeur
MTD 32. Afin d’éviter ou, si cela n’est pas possible, de réduire les dégagements d’odeurs, la MTD consiste à établir, à mettre en œuvre et à réexaminer régulièrement, dans le cadre du système de management environnemental (voir MTD 1), un plan de gestion des odeurs comprenant l’ensemble des éléments suivants:
|
— |
un protocole décrivant les mesures à prendre et les échéances, |
|
— |
un protocole de surveillance des odeurs, tel que décrit dans la MTD 33. Ce protocole peut être complété par une mesure/estimation de l’exposition aux odeurs ou d’une estimation des effets des odeurs, |
|
— |
un protocole pour répondre aux incidents signalés liés aux odeurs, par exemple la gestion des plaintes et/ou l’adoption de mesures correctives, |
|
— |
un programme de prévention et de réduction des odeurs destiné à déterminer la ou les sources d’odeurs; à mesurer ou estimer l’exposition aux odeurs; à caractériser les contributions des sources; et à mettre en œuvre des mesures de prévention et/ou de réduction. |
Applicabilité
L’applicabilité est limitée aux cas de nuisance olfactive probable ou avérée dans des zones sensibles.
MTD 33. La MTD consiste à effectuer une surveillance périodique des odeurs.
Description
Les odeurs peuvent être surveillées à l’aide des éléments suivants:
|
— |
les normes EN (par exemple, olfactométrie dynamique conformément à la norme EN 13725 pour déterminer la concentration des odeurs, ou la norme EN 16841-1 ou -2 pour déterminer l’exposition aux odeurs), |
|
— |
d’autres méthodes (par exemple, estimation des effets des odeurs) pour lesquelles il n’existe pas de norme EN. Dans ce cas, il est possible de recourir aux normes ISO, aux normes nationales ou à d’autres normes internationales garantissant l’obtention de données d’une qualité scientifique équivalente. |
La fréquence de surveillance est déterminée dans le plan de gestion des odeurs (voir MTD 32).
Applicabilité
L’applicabilité est limitée aux cas de nuisance olfactive probable ou avérée dans des zones sensibles.
MTD 34. Afin d’éviter ou, si ce n’est pas possible, de réduire les dégagements d’odeurs, la MTD consiste à appliquer toutes les techniques énumérées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
Applicabilité |
|||||
|
a) |
Remplacement de produits chimiques contenant des solvants à base d’alcool ou des solvants aromatiques |
Il s’agit notamment des techniques suivantes:
|
L’applicabilité des revêtements à base aqueuse peut être limitée par le type de matière première ou des spécifications du produit (par exemple, grands moules/noyaux, sables contenant du silicate alcalin, pièces de fonderie en Mg, production d’acier manganèse avec revêtement à base de MgO). |
||||
|
b) |
Captage et traitement des émissions d’amines provenant du procédé de noyautage en boîte froide |
Les effluents gazeux contenant des amines, générés par le gazage des noyaux en boîte froide, sont extraits et traités au moyen, par exemple, d’une épuration par voie humide, d’un biofiltre, d’une oxydation thermique ou catalytique (voir MTD 26). |
Applicable d’une manière générale. |
||||
|
c) |
Captage et traitement des émissions de COV résultant de la préparation de sable lié chimiquement, de la coulée, du refroidissement et du décochage |
Les effluents gazeux contenant des COV générés par la préparation de sable lié chimiquement, la coulée, le refroidissement et le décochage sont extraits et traités au moyen, par exemple, d’une épuration par voie humide, d’un biofiltre, d’une oxydation thermique ou catalytique (voir MTD 26). |
|||||
1.2.1.15. Consommation d’eau et production d’eaux usées
MTD 35. Afin d’optimiser la consommation d’eau et de réduire le volume d’eaux usées rejetées tout en améliorant la recyclabilité de l’eau, la MTD consiste à appliquer à la fois les techniques a) et b), et une combinaison appropriée des techniques c) à g) indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
Applicabilité |
|||||||
|
a) |
Plan de gestion de l’eau et audits de l’eau |
Un plan de gestion de l’eau et des audits de l’eau font partie du SME (voir MTD 1) et comprennent:
Des audits sont effectués au moins une fois par an pour s’assurer que les objectifs du plan de gestion de l’eau sont atteints et que les recommandations des audits sont suivies et mises en œuvre. |
Le niveau de détail du plan de gestion de l’eau et des audits est, d’une manière générale, en rapport avec la nature, la taille et la complexité de l’unité. |
||||||
|
b) |
Séparation des rejets aqueux |
Voir la section 1.4.4. |
L’applicabilité aux unités existantes peut être limitée par la configuration du système de collecte des eaux. |
||||||
|
c) |
Réutilisation et/ou recyclage de l’eau |
Les flux d’eau (par exemple, eaux de procédé, effluents de l’épuration par voie humide ou eau de refroidissement) sont réutilisés et/ou recyclés en circuit fermé ou semi-fermé, le cas échéant après un traitement (voir MTD 36). |
Le degré de réutilisation et/ou de recyclage de l’eau est limité par le bilan hydrique de l’installation, la teneur en impuretés et/ou les caractéristiques des flux d’eau. |
||||||
|
d) |
Prévention de la production d’eaux usées provenant des zones de traitement et de stockage |
Voir MTD 4, point b). |
Applicable d’une manière générale. |
||||||
|
e) |
Utilisation de systèmes de dépoussiérage à sec |
Il s’agit notamment de techniques telles que les filtres à manche et les électrofiltres secs (voir section 1.4.3). |
Applicable d’une manière générale. |
||||||
|
f) |
Pulvérisation séparée de l’agent de démoulage et de l’eau lors de la coulée à haute pression dans un moule métallique |
Voir la section 1.4.2. |
Applicable d’une manière générale. |
||||||
|
g) |
Utilisation de la chaleur résiduelle pour l’évaporation des eaux usées |
Lorsque de la chaleur résiduelle est disponible en continu, elle peut être utilisée pour l’évaporation des eaux usées. |
L’applicabilité peut être limitée par les propriétés physico-chimiques des polluants présents dans les eaux usées qui peuvent être émis dans l’air. |
||||||
Tableau 1.15
Niveaux de performance environnementale associés à la MTD (NPEA-MTD) pour la consommation spécifique d’eau
|
Type de fonderie |
Unité |
NPEA-MTD (moyenne annuelle) |
|
Fonderies de fonte |
m3/t de métal liquide |
0,5 -4 |
|
Fonderies d’acier |
||
|
Fonderies de métaux non ferreux (tous types sauf HPDC) |
||
|
Fonderies de métaux non ferreux HPDC |
0,5 -7 |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 6.
1.2.1.16. Émissions dans l’eau
MTD 36. Afin de réduire les émissions dans l’eau, la MTD consiste à traiter les eaux usées à l’aide d’une combinaison appropriée des techniques indiquées ci-dessous.
|
Technique (48) |
Polluants habituellement visés |
|
|
Traitement préliminaire, primaire et général (liste non exhaustive) |
||
|
a) |
Homogénéisation |
Tous les polluants |
|
b) |
Neutralisation |
Acides, alcalis |
|
c) |
Séparation physique au moyen, par exemple, de dégrilleurs, de tamis, de dessableurs, de dégraisseurs, d’hydrocyclones, de déshuileurs ou de décanteurs primaires |
Solides grossiers, matières en suspension, huile/graisse |
|
Traitement physico-chimique (liste non exhaustive) |
||
|
d) |
Adsorption |
Polluants adsorbables dissous non biodégradables ou inhibiteurs, par exemple hydrocarbures, mercure, AOX |
|
e) |
Précipitation chimique |
Polluants précipitables dissous non biodégradables ou inhibiteurs, par exemple métaux, fluorure |
|
f) |
Évaporation |
Contaminants solubles (par exemple, sels) |
|
Traitement biologique (liste non exhaustive) |
||
|
g) |
Procédé par boues activées |
Composés organiques biodégradables |
|
h) |
Bioréacteur à membrane |
|
|
Élimination des solides (liste non exhaustive) |
||
|
i) |
Coagulation et floculation |
Solides et particules métalliques en suspension |
|
j) |
Sédimentation |
Solides en suspension, particules métalliques et particules polluantes non biodégradables ou inhibitrices |
|
k) |
Filtration (par exemple, filtration sur sable, microfiltration, ultrafiltration, osmose inverse) |
Solides et particules métalliques en suspension |
|
l) |
Flottation |
|
Tableau 1.16
Niveaux d’émission associés à la MTD (NEA-MTD) pour les rejets directs
|
Substance/Paramètre |
Unité |
NEA-MTD (49) |
Origine du ou des flux d’effluents aqueux |
|
|
Composés organiques halogénés adsorbables (AOX) (50) |
mg/l |
0,1 -1 |
Épuration par voie humide des effluents gazeux du cubilot |
|
|
Demande chimique en oxygène (DCO) (51) |
25 -120 |
Coulée dans un moule métallique, traitement des effluents gazeux (par exemple, épuration par voie humide), finition, traitement thermique, eaux de ruissellement contaminées, refroidissement direct, régénération du sable humide et granulation de laitier de cubilot. |
||
|
Carbone organique total (COT) (51) |
8 -40 |
|||
|
Matières en suspension totales (MEST) |
5 -25 |
|||
|
Indice hydrocarbure (HOI) (50) |
0,1 -5 |
|||
|
Métaux |
Cuivre (Cu) (50) |
0,1 -0,4 |
||
|
Chrome (Cr) (50) |
0,1 -0,2 |
|||
|
Plomb (Pb) (50) |
0,1 -0,3 |
|||
|
Nickel (Ni) (50) |
0,1 -0,5 |
|||
|
Zinc (Zn) (50) |
0,5 -2 |
|||
|
Indice phénol |
0,05 -0,5 (52) |
|||
|
Azote total (NT) (50) |
1 -20 |
|||
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 13.
Tableau 1.17
Niveaux d’émission associés à la MTD (NEA-MTD) pour les rejets indirects
|
Substance/Paramètre |
Unité |
Origine du ou des flux d’effluents aqueux |
||
|
Composés organiques halogénés adsorbables (AOX) (3) |
mg/l |
0,1 -1 |
Épuration par voie humide des effluents gazeux du cubilot |
|
|
Indice hydrocarbure (HOI) (55) |
0,1 -5 |
Coulée dans un moule métallique, traitement des effluents gazeux (par exemple, épuration par voie humide), finition, traitement thermique, eaux de ruissellement contaminées, refroidissement direct, régénération du sable humide et granulation de laitier de cubilot. |
||
|
Métaux |
Cuivre (Cu) (55) |
0,1 -0,4 |
||
|
Chrome (Cr) (55) |
0,1 -0,2 |
|||
|
Plomb (Pb) (55) |
0,1 -0,3 |
|||
|
Nickel (Ni) (55) |
0,1 -0,5 |
|||
|
Zinc (Zn) (55) |
0,5 -2 |
|||
|
Indice phénol |
0,05 -0,5 (56) |
|||
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 13.
1.2.2. Conclusions sur les MTD pour les fonderies de fonte
Les conclusions sur les MTD de la présente section s’appliquent en plus des conclusions générales sur les MTD de la section 1.1 et de la section 1.2.1.
1.2.2.1. Efficacité énergétique
MTD 37. Afin d’accroître l’efficacité énergétique lors de la fusion des métaux, la MTD consiste à appliquer une combinaison appropriée des techniques indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
Applicabilité |
|
|
a) |
Augmentation de la hauteur de cheminée dans les fours CVF |
Voir la section 1.4.1. |
Uniquement applicable aux unités nouvelles ou aux transformations majeures d’unités. L’applicabilité aux unités existantes peut être limitée par des contraintes de conception ou d’autres contraintes structurelles. |
|
b) |
Enrichissement de la teneur en oxygène de l’air de combustion |
Voir la section 1.4.1. |
Applicable d’une manière générale. |
|
c) |
Périodes minimales d’arrêt de soufflage pour les fours CVC |
Voir la section 1.4.1. |
Applicable d’une manière générale. |
|
d) |
Cubilot longue campagne |
Voir la section 1.4.1. |
Applicable d’une manière générale. |
|
e) |
Post-combustion des effluents gazeux |
Voir la section 1.4.1. |
Applicable d’une manière générale. |
Les NEA-MTD liés à la consommation spécifique d’énergie sont indiqués dans la MTD 14.
1.2.2.2. Émissions atmosphériques provenant de procédés thermiques
1.2.2.2.1.
MTD 38. Afin d’éviter ou de réduire les émissions atmosphériques provenant de la fusion des métaux, la MTD consiste à:
|
— |
utiliser une combinaison appropriée des techniques intégrées aux procédés a) à e) dans le cas des cubilots, |
|
— |
collecter les émissions à l’aide de la technique f), |
|
— |
traiter les effluents gazeux extraits au moyen d’une des techniques ou d’une combinaison appropriée des techniques g) à l) indiquées ci-dessous.
Tableau 1.18 Niveaux d’émission associés à la MTD (NEA-MTD) pour les émissions atmosphériques canalisées de poussières, HCI, HF, NOX, PCDD/PCDF, SO2, COVT, plomb, et niveau d’émission indicatif pour les émissions atmosphériques canalisées de CO résultant de la fusion des métaux
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 12.
1.2.2.2.2.
MTD 39. Afin d’éviter ou de réduire les émissions atmosphériques de poussières provenant de la nodulisation de la fonte, la MTD consiste à appliquer la technique a) ou la combinaison des techniques b) et c) indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
|
|
a) |
Nodulisation sans émissions d’oxyde de magnésium |
Procédé en moule «in-mould» par lequel l’alliage de magnésium est ajouté sous forme de pastille directement dans la cavité du moule, la réaction de nodulisation se produisant pendant le coulage. |
|
b) |
Extraction des effluents gazeux le plus près possible de la source d’émission |
Lorsque des émissions d’oxyde de magnésium sont générées par la technique de nodulisation utilisée (sandwich, ductilateur, par exemple), les effluents gazeux sont extraits le plus près possible de la source d’émission à l’aide d’une hotte d’extraction fixe ou amovible. |
|
c) |
Filtre à manche |
Voir la section 1.4.3. L’oxyde de magnésium collecté peut être réutilisé pour la production de pigments ou de matériaux réfractaires. |
Tableau 1.19
Niveaux d’émission associés à la MTD (NEA-MTD) pour les émissions atmosphériques canalisées de poussières résultant de la nodulisation de la fonte
|
Paramètre |
Unité |
NEA-MTD (60) (moyenne journalière ou moyenne sur la période d’échantillonnage) |
|
Poussières |
mg/Nm3 |
1 -5 |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 12.
1.2.3. Conclusions sur les MTD pour les fonderies d’acier
Les conclusions sur les MTD de la présente section s’appliquent en plus des conclusions générales sur les MTD de la section 1.1 et de la section 1.2.1.
1.2.3.1. Émissions atmosphériques provenant de procédés thermiques
1.2.3.1.1.
MTD 40. Afin d’éviter ou de réduire les émissions atmosphériques provenant de la fusion des métaux, la MTD consiste à appliquer les deux techniques indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
|||||||||||||||
|
Collecte des émissions |
||||||||||||||||
|
a) |
Extraction des effluents gazeux le plus près possible de la source d’émission |
Les effluents gazeux des fours à induction sont extraits, par exemple, à l’aide de:
Dans les FEA, les effluents gazeux sont extraits, par exemple, à l’aide de:
|
||||||||||||||
|
Traitement des effluents gazeux |
||||||||||||||||
|
b) |
Filtre à manche |
Voir la section 1.4.3. |
||||||||||||||
Tableau 1.20
Niveaux d’émission associés à la MTD (NEA-MTD) pour les émissions atmosphériques canalisées de poussières et de PCDD/PCDF
|
Paramètre |
Unité |
NEA-MTD (moyenne journalière ou moyenne sur la période d’échantillonnage) |
|
Poussières |
mg/Nm3 |
1 -5 |
|
PCDD/PCDF |
ng WHO-TEQ/Nm3 |
< 0,01 -0,08 (61) |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 12.
1.2.3.1.2.
MTD 41. Afin de réduire les émissions atmosphériques provenant du raffinage de l’acier, la MTD consiste à appliquer les deux techniques indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
|
|
Collecte des émissions |
||
|
a) |
Extraction des effluents gazeux le plus près possible de la source d’émission |
Les effluents gazeux provenant du raffinage de l’acier [par exemple, provenant de convertisseurs de décarburation à l’argon et à l’oxygène (AOD) ou de décarburation à l’oxygène sous vide (VOD)] peuvent être extraits à l’aide d’une hotte d’extraction directe ou d’une hotte en toiture combinée à une cheminée d’accélération. Les effluents gazeux extraits sont traités à l’aide de la technique b). |
|
Traitement des effluents gazeux |
||
|
b) |
Filtre à manche |
Voir la section 1.4.3. |
Tableau 1.21
Niveau d’émission associé à la MTD (NEA-MTD) pour les émissions atmosphériques canalisées de poussières provenant du raffinage de l’acier
|
Paramètre |
Unité |
NEA-MTD (moyenne journalière ou moyenne sur la période d’échantillonnage) |
|
Poussières |
mg/Nm3 |
1 -5 |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 12.
1.2.4. Conclusions sur les MTD pour les fonderies de métaux non ferreux
Les conclusions sur les MTD de la présente section s’appliquent en plus des conclusions générales sur les MTD de la section 1.1 et de la section 1.2.1.
1.2.4.1. Efficacité énergétique
MTD 42. Afin d’accroître l’efficacité énergétique lors de la fusion des métaux, la MTD consiste à appliquer l’une des techniques indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
|
|
a) |
Circulation du métal en fusion dans les fours à réverbère |
Une pompe est installée sur les fours à réverbère pour forcer la circulation du métal en fusion et réduire au minimum le gradient thermique tout au long du bain (de haut en bas). |
|
b) |
Réduction au minimum des pertes d’énergie par rayonnement dans les fours à creuset |
Les fours à creuset sont recouverts à l’aide d’un couvercle et/ou équipés de panneaux radiants afin de réduire au minimum les pertes d’énergie par rayonnement. |
Les NEA-MTD liés à la consommation spécifique d’énergie sont indiqués dans la MTD 14.
1.2.4.2. Émissions atmosphériques provenant de procédés thermiques
1.2.4.2.1.
MTD 43. Afin de réduire les émissions atmosphériques provenant de la fusion des métaux, la MTD consiste à collecter les émissions à l’aide de la technique a) et à traiter les effluents gazeux à l’aide d’une ou plusieurs des techniques b) à e) indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
|||||||
|
Collecte des émissions |
||||||||
|
a) |
Extraction des effluents gazeux le plus près possible de la source d’émission |
Les effluents gazeux provenant des fours à cuve, à creuset, à résistance, à réverbère (de type sole) et à voûte radiante sont extraits à l’aide d’une hotte (hotte d’extraction par le haut, par exemple). L’équipement d’extraction est installé de sorte à capter les émissions lors de la coulée. Les effluents gazeux des fours à induction sont extraits, par exemple, à l’aide:
Dans les fours rotatifs, les effluents gazeux sont extraits à l’aide d’une hotte, par exemple. |
||||||
|
Traitement des effluents gazeux |
||||||||
|
b) |
Cyclone |
Voir la section 1.4.3. |
||||||
|
c) |
Épuration par voie sèche |
Voir la section 1.4.3. |
||||||
|
d) |
Filtre à manche |
Voir la section 1.4.3. |
||||||
|
e) |
Épuration par voie humide |
Voir la section 1.4.3. |
||||||
Tableau 1.22
Niveaux d’émission associés à la MTD (NEA-MTD) pour les émissions atmosphériques canalisées de poussières, HCI, HF, NOX, PCDD/PCDF, SO2, Pb et niveau d’émission indicatif pour les émissions atmosphériques canalisées de CO résultant de la fusion des métaux
|
Substance/Paramètre |
Unité |
NEA-MTD (moyenne journalière ou moyenne sur la période d’échantillonnage) |
Niveau d’émission indicatif (moyenne journalière ou moyenne sur la période d’échantillonnage) |
|
Poussières |
mg/Nm3 |
1 -5 |
Pas de niveau d’émission indicatif |
|
HCl |
|||
|
HF |
< 1 (62) |
||
|
CO |
Pas de NEA-MTD |
||
|
NOX |
Pas de niveau d’émission indicatif |
||
|
PCDD/PCDF |
ng WHO-TEQ/Nm3 |
< 0,01 -0,08 (67) |
|
|
SO2 |
mg/Nm3 |
||
|
Pb |
< 0,02 -0,1 (69) |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 12.
1.2.4.3. Émissions atmosphériques provenant du traitement et de la protection du métal liquide
MTD 44. L’utilisation de gaz chloré pour le traitement de l’aluminium liquide (dégazage/nettoyage) n’est pas une MTD.
MTD 45. Afin d’éviter les émissions de substances à fort potentiel de réchauffement planétaire provenant de la protection du métal en fusion lors de la fusion du magnésium, la MTD consiste à utiliser des agents antioxydants à faible potentiel de réchauffement planétaire.
Description
Les agents antioxydants appropriés (gaz de protection) à faible potentiel de réchauffement planétaire sont les suivants:
|
— |
SO2, |
|
— |
mélanges de gaz: N2, CO2 et/ou SO2, |
|
— |
mélanges de gaz: argon et SO2. |
L’utilisation du SO2 entraîne la formation d’une couche protectrice composée de MgSO4, MgS et MgO.
1.3. Conclusions sur les MTD pour les forges
Les conclusions sur les MTD de la présente section s’appliquent en plus des conclusions générales sur les MTD de la section 1.1.
1.3.1. Efficacité énergétique
MTD 46. Afin d’accroître l’efficacité énergétique du chauffage/réchauffage/traitement thermique, la MTD consiste à appliquer toutes les techniques indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
Applicabilité |
|||||||
|
a) |
Optimisation de la conception du four |
Il s’agit notamment des techniques suivantes:
|
Uniquement applicable aux unités nouvelles ou aux transformations majeures d’unités. |
||||||
|
b) |
Automatisation et commande du four |
Voir la section 1.4.1. |
Applicable d’une manière générale. |
||||||
|
c) |
Optimisation du chauffage/réchauffage des matières entrantes |
Il s’agit notamment des techniques suivantes:
|
Applicable d’une manière générale. |
||||||
|
d) |
Préchauffage de l’air de combustion |
Voir la section 1.4.1. |
L’applicabilité aux unités existantes peut être limitée par le manque d’espace pour installer des brûleurs à régénération. |
||||||
Tableau 1.23
Niveau indicatif lié à la consommation spécifique d’énergie au niveau de l’installation
|
Secteur |
Unité |
Niveau indicatif (moyenne annuelle) |
|
Forgeage |
kWh/t de matière entrante |
1 700 -6 500 |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 6.
1.3.2. Utilisation rationnelle des matières
MTD 47. Afin d’accroître l’utilisation rationnelle des matières et de réduire la quantité de déchets à éliminer, la MTD consiste à appliquer toutes les techniques indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
|||||||
|
a) |
Optimisation des procédés |
Il s’agit notamment des techniques suivantes:
|
||||||
|
b) |
Optimisation de la consommation de matières premières et auxiliaires |
Il s’agit notamment des techniques suivantes:
|
||||||
|
c) |
Recyclage des résidus de procédé |
Les résidus de procédé (résidus métalliques provenant des procédés de préparation des matières premières, du martelage et de la finition; grenailles usagées) sont recyclés et/ou réutilisés. |
||||||
1.3.3. Vibrations
MTD 48. Afin de réduire les vibrations provenant du processus de martelage, la MTD consiste à utiliser des techniques de réduction des vibrations et d’isolation.
Description
Les techniques de réduction des vibrations et d’isolation pour les équipements de martelage comprennent l’installation d’éléments d’amortissement des vibrations, tels que des isolateurs élastomères stratifiés ou des isolateurs à ressort visqueux sous l’enclume, des carters à ressort sous les fondations du marteau.
Applicabilité
Uniquement applicable aux unités nouvelles et/ou aux transformations majeures d’unités.
1.3.4. Surveillance des émissions dans l’air
MTD 49. La MTD consiste à surveiller les émissions canalisées dans l’air au moins à la fréquence indiquée ci-après et conformément aux normes EN. En l’absence de normes EN, la MTD consiste à recourir aux normes ISO, aux normes nationales ou à d’autres normes internationales garantissant l’obtention de données d’une qualité scientifique équivalente.
|
Substance/Paramètre |
Procédé spécifique |
Norme(s) |
Fréquence minimale de surveillance (70) |
Surveillance associée à |
|
Oxydes d’azote (NOX) |
Chauffage/réchauffage, traitement thermique |
EN 14792 |
Une fois par an |
MTD 50 |
|
Monoxyde de carbone (CO) |
Chauffage/réchauffage, traitement thermique |
EN 15058 |
1.3.5. Émissions dans l’air
1.3.5.1. Émissions atmosphériques diffuses
MTD 50. Afin d’éviter ou de réduire les émissions atmosphériques diffuses, la MTD consiste à appliquer les deux techniques indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
|||||||
|
a) |
Mesures opérationnelles et techniques |
Il s’agit notamment des techniques suivantes:
|
||||||
|
b) |
Extraction des émissions provenant du grenaillage |
Émissions provenant du grenaillage. Les effluents gazeux extraits sont traités à l’aide de techniques telles que les filtres à manche. |
||||||
1.3.5.2. Émissions atmosphériques provenant du chauffage/réchauffage et du traitement thermique
MTD 51. Afin de prévenir ou de réduire les émissions atmosphériques de NOX dues au chauffage, au réchauffage et au traitement thermique tout en limitant les émissions de CO, la MTD consiste à utiliser soit de l’électricité produite à partir de sources d’énergie non fossiles, soit une combinaison appropriée des techniques indiquées ci-dessous.
|
Technique |
Description |
Applicabilité |
|
|
a) |
Utilisation d’un combustible ou d’une combinaison de combustibles à faible potentiel de formation de NOX |
Les combustibles à faible potentiel de formation de NOX comprennent le gaz naturel et le gaz de pétrole liquéfié. |
Applicable d’une manière générale. |
|
b) |
Optimisation de la combustion |
Mesures prises pour maximiser l’efficacité de la conversion d’énergie dans le four tout en réduisant au minimum les émissions (de CO en particulier). On applique à cet effet une combinaison de techniques telles que la bonne conception du four, l’optimisation de la température (mélange efficace du combustible et de l’air de combustion) et du temps de séjour dans la zone de combustion et l’utilisation d’un système d’automatisation et de commande du four. |
|
|
c) |
Automatisation et commande du four |
Voir la section 1.4.1. |
|
|
d) |
Recirculation des gaz de combustion |
Réinjection (externe) d’une partie des gaz de combustion dans la chambre de combustion pour remplacer une partie de l’air de combustion frais, ce qui a pour double effet d’abaisser la température et de limiter la teneur en O2 permettant l’oxydation de l’azote, limitant ainsi la formation de NOX. La technique consiste à amener les gaz de combustion du four dans la flamme afin de réduire la quantité d’oxygène, et donc la température de la flamme. |
L’applicabilité aux unités existantes peut être limitée par le manque d’espace. |
|
e) |
Brûleurs bas NOX |
Voir la section 1.4.3. |
L’applicabilité aux unités existantes peut être limitée par des contraintes de conception ou des contraintes opérationnelles. |
|
f) |
Limitation de la température de préchauffage de l’air |
La limitation de la température de préchauffage de l’air entraîne une diminution de la concentration des émissions de NOX. Un équilibre doit être trouvé entre la maximisation de la récupération de la chaleur des gaz de combustion et la réduction au minimum des émissions de NOX. |
Applicable d’une manière générale. |
|
g) |
Oxycombustion |
Voir la section 1.4.3. |
L’applicabilité aux unités existantes peut être limitée par la conception du four et la nécessité d’un débit minimal de gaz résiduaires. |
|
h) |
Combustion sans flamme |
Voir la section 1.4.3. |
L’applicabilité aux unités existantes peut être limitée par la conception du four (c’est-à-dire le volume du four, l’espace pour les brûleurs, la distance entre les brûleurs) et la nécessité de changer le revêtement réfractaire du four. Non applicable aux fours fonctionnant à une température inférieure à la température d’auto-inflammation requise pour une combustion sans flamme. |
Tableau 1.24
Niveau d’émission associé à la MTD (NEA-MTD) pour les émissions atmosphériques canalisées de NOX et niveau d’émission indicatif pour les émissions atmosphériques canalisées de CO
|
Paramètre |
Unité |
Procédé(s) |
NEA-MTD (moyenne journalière ou moyenne sur la période d’échantillonnage) |
Niveau d’émission indicatif (moyenne journalière ou moyenne sur la période d’échantillonnage) |
|
NOX |
mg/Nm3 |
Chauffage/réchauffage/traitement thermique |
100 -250 (71) |
Pas de niveau indicatif |
|
CO |
Chauffage/réchauffage/traitement thermique |
Pas de NEA-MTD |
10 -100 |
La surveillance associée est indiquée dans la MTD 48.
1.3.6. Consommation d’eau et production d’eaux usées
MTD 52. Afin d’optimiser la consommation d’eau et de réduire le volume d’eaux usées produites, la MTD consiste à appliquer les techniques a) et b) indiquées ci-dessous:
|
Technique |
Description |
Applicabilité |
|||
|
a) |
Séparation des rejets aqueux |
Voir la section 1.4.4. |
L’applicabilité aux unités existantes peut être limitée par la configuration du système de collecte des eaux. |
||
|
b) |
Réutilisation et/ou recyclage de l’eau |
Les flux d’eau (par exemple, eaux de procédé, eau de refroidissement) sont réutilisés et/ou recyclés en circuit fermé ou semi-fermé, le cas échéant après un traitement. |
Le degré de réutilisation et/ou de recyclage de l’eau est limité par le bilan hydrique de l’installation, la teneur en impuretés et/ou les caractéristiques des flux d’eau. |
||
|
|||||
1.4. Descriptions des techniques
1.4.1. Techniques visant à accroître l’efficacité énergétique
|
Technique |
Description |
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|
Automatisation et commande du four |
Le procédé de chauffage est optimisé à l’aide d’un système informatique contrôlant les paramètres clés tels que la température du four et de la matière entrante, le rapport air/combustible et la pression du four. |
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|
Amélioration du rendement de la coulée et diminution de la production de rebuts métalliques |
Des mesures sont prises pour maximiser l’efficacité du processus de coulée et réduire la production de rebuts métalliques, par exemple:
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Augmentation de la hauteur de cheminée dans les fours CVF |
L’augmentation de la hauteur de cheminée dans les cubilots à vent froid permet aux gaz de combustion de rester plus longtemps en contact avec la charge, ce qui entraîne un transfert de chaleur plus élevé. |
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|
Cubilot longue campagne |
Le cubilot est mis en place pour une longue période afin de réduire au minimum l’entretien et les changements de procédé. Ceci peut être réalisé en utilisant des revêtements réfractaires plus résistants dans la cuve, le fond et la sole du four, en utilisant le refroidissement de l’eau de la paroi du four et avec des tuyaux de soufflage refroidis à l’eau qui pénètrent plus profondément dans la cuve. |
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|
Périodes minimales d’arrêt de soufflage pour les fours CVC |
Réduction au minimum des périodes d’arrêt de soufflage par une programmation des calendriers des procédés de moulage et de coulée visant à garantir une demande raisonnablement constante de métal. |
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|
Oxycombustion |
L’air de combustion est remplacé totalement ou partiellement par de l’oxygène pur. L’oxycombustion peut être utilisée en combinaison avec la combustion sans flamme. |
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|
Enrichissement de la teneur en oxygène de l’air de combustion |
L’enrichissement de la teneur en oxygène de l’air de combustion s’effectue soit directement au niveau de l’alimentation en air de combustion, soit par injection d’oxygène dans le lit du coke, soit par l’intermédiaire des tuyères. |
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|
Post-combustion des effluents gazeux |
Voir la section 1.4.3. |
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|
Préchauffage de l’air de combustion |
Réutilisation d’une partie de la chaleur des gaz de combustion pour préchauffer l’air utilisé pour la combustion. Cette technique peut être réalisée, par exemple, en utilisant des brûleurs à régénération ou à récupération (voir ci-dessous). Un équilibre doit être trouvé entre la maximisation de la récupération de la chaleur des gaz de combustion et la réduction au minimum des émissions de NOX. |
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|
Brûleur à récupération |
Les brûleurs à récupération utilisent différents types de récupérateurs (par exemple, des échangeurs de chaleur à rayonnement, à convection, à tubes compacts ou radiants) pour récupérer directement la chaleur des gaz de combustion, qui est ensuite utilisée pour préchauffer l’air de combustion. |
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|
Brûleur à régénération |
Les brûleurs à régénération sont composés de deux brûleurs qui fonctionnent en alternance et qui contiennent des lits de matériaux réfractaires ou céramiques. Pendant qu’un brûleur fonctionne, la chaleur des gaz de combustion est absorbée par les matériaux réfractaires ou céramiques de l’autre brûleur, puis utilisée pour préchauffer l’air de combustion. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Sélection d’un type de four économe en énergie |
L’efficacité énergétique du four est prise en considération pour le choix du four, par exemple les fours qui permettent le préchauffage et le séchage de la charge entrante avant la zone de fusion. |
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|
Techniques visant à maximiser l’efficacité thermique des fours |
Mesures prises pour maximiser l’efficacité de la conversion d’énergie dans les fours de fusion et de traitement thermique tout en réduisant au minimum les émissions (de poussières et de CO en particulier). Pour ce faire, on applique une série de mesures d’optimisation du procédé en fonction du type de four, notamment l’optimisation de la température (mélange efficace du combustible et de l’air de combustion) et du temps de séjour dans la zone de combustion et l’utilisation d’un système d’automatisation et de commande du four (voir ci-dessus). Les mesures propres à certains fours spécifiques sont les suivantes: Pour les cubilots:
Pour les fours à induction:
Pour les fours rotatifs:
Pour les FEA:
Pour les fours à cuve:
Pour les fours à réverbère:
Pour les fours à creuset:
|
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|
Utilisation de rebuts métalliques propres |
La fusion de rebuts métalliques propres évite le risque que des composés non métalliques soient absorbés par le laitier et/ou dégradent les revêtements réfractaires du four ou de la poche. |
1.4.2. Techniques visant à accroître l’efficacité matérielle
|
Technique |
Description |
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Ajustement de l’acidité/basicité du laitier |
Utilisation d’un flux approprié (par exemple, castine pour les opérations de cubilot acide et fluorure de calcium pour les opérations de cubilot basique) afin de rendre le laitier suffisamment liquide pour le séparer du fer. |
||||||||||||||||||||||
|
Amélioration du rendement de la coulée et diminution de la production de rebuts métalliques |
Voir la section 1.4.1. |
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|
Prétraitement mécanique de laitier/des crasses/poussières de filtres/revêtements réfractaires usés pour faciliter le recyclage |
Le laitier/les crasses/poussières de filtres/revêtements réfractaires usés sont prétraités sur site au moyen de techniques telles que le broyage, la séparation, la granulation ou la séparation magnétique. |
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Optimisation de la consommation de liants et de résines |
Les mesures visant à optimiser la consommation de liants et de résines comprennent ce qui suit:
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Pulvérisation séparée de l’agent de démoulage et de l’eau lors de la coulée à haute pression dans un moule métallique |
L’eau et les agents de démoulage sont appliqués séparément sur le moule à l’aide d’une rangée supplémentaire de busettes installées sur la tête de pulvérisation. L’eau est pulvérisée en premier, ce qui refroidit considérablement le moule avant l’application de l’agent de démoulage, et réduit les émissions ainsi que la consommation d’agent de démoulage et d’eau. |
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|
Application des meilleures pratiques pour les procédés de durcissement à froid |
Les pratiques sont notamment les suivantes (selon le système de liants utilisé):
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Application des meilleures pratiques pour les processus de durcissement au gaz |
Les pratiques sont notamment les suivantes (selon le processus de durcissement utilisé): pour les résines phénoliques uréthanes (procédé boîte froide):
Pour les résines résol-ester:
Pour les résines durcies au CO2 (par exemple, phénolique alcaline, silicate):
Pour les résines durcies au SO2 (par exemple, phénolique, époxy/acrylique):
|
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Utilisation de rebuts métalliques propres |
Voir la section 1.4.1. |
1.4.3. Techniques de réduction des émissions dans l’air
|
Technique |
Description |
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Ajustement de l’acidité/basicité du laitier |
Voir la section 1.4.2. |
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Adsorption |
Cette technique consiste à éliminer les polluants contenus dans un flux d’effluents gazeux de procédé ou de gaz résiduaires par rétention sur une surface solide (du charbon actif est généralement utilisé comme adsorbant). L’adsorption peut être régénérative ou non régénérative. |
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Oxydation catalytique |
Technique de réduction des émissions consistant à oxyder les composés combustibles contenus dans un flux de gaz résiduaires au moyen d’air ou d’oxygène dans un lit catalytique. Le catalyseur permet de réaliser l’oxydation à température moins élevée et avec un équipement de taille réduite par rapport à l’oxydation thermique. La température d’oxydation est généralement comprise entre 200 °C et 600 °C. |
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Cyclone |
Dispositif utilisé pour éliminer les poussières d’un flux d’effluents gazeux et consistant à appliquer des forces centrifuges, en général à l’intérieur d’une chambre conique. Les cyclones sont principalement utilisés comme prétraitement avant de procéder à l’épuration pour éliminer les poussières ou les composés organiques. Des multicyclones peuvent également être utilisés. |
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Épuration par voie sèche |
Une poudre sèche ou une suspension/solution de réactif alcalin (par exemple chaux ou bicarbonate de sodium) est introduite et dispersée dans le flux d’effluents gazeux. La matière réagit avec les espèces gazeuses acides (SO2, par exemple) pour former un solide qui est éliminé par filtration (filtre à manche, par exemple). |
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Électrofiltre |
Le fonctionnement d’un électrofiltre repose sur la charge et la séparation des particules sous l’effet d’un champ électrique. Les électrofiltres peuvent fonctionner dans des conditions très diverses. Leur efficacité peut dépendre du nombre de champs, du temps de séjour (taille) et des dispositifs d’élimination des particules qui se trouvent en amont. Ils comprennent généralement entre deux et cinq champs, mais peuvent contenir jusqu’à sept champs pour les électrofiltres les plus avancés. Les électrofiltres peuvent être de type humide ou sec, selon la technique utilisée pour recueillir la poussière au niveau des électrodes. Les électrofiltres humides sont généralement utilisés au stade de la finition pour éliminer les poussières et gouttelettes résiduelles après lavage. |
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Extraction des émissions produites par le moulage et/ou le noyautage le plus près possible de la source d’émission |
Les émissions générées par le moulage (y compris le modelage) et/ou le noyautage sont extraites. Le système d’extraction choisi dépend du type de moulage/noyautage.
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Filtre à manche |
Les filtres à manche ou en tissu sont constitués d’un tissu ou feutre perméable au travers duquel on fait passer les gaz afin d’en séparer les particules. Les filtres à manche peuvent se présenter sous la forme de feuilles, de cartouches ou de sacs regroupant plusieurs éléments unitaires filtrants en tissu. Le tissu constituant le filtre doit être sélectionné en fonction des caractéristiques des effluents gazeux et de la température de fonctionnement maximale. |
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Combustion sans flamme |
La combustion sans flamme est réalisée en injectant séparément et à grande vitesse le combustible et l’air de combustion dans la chambre de combustion du four, afin de supprimer la formation de flammes et de réduire la formation de NOX thermiques tout en créant une distribution de chaleur plus uniforme dans toute la chambre. La combustion sans flamme peut être utilisée en combinaison avec l’oxycombustion (voir section 1.4.1). |
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Automatisation et commande du four |
Voir la section 1.4.1. |
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Brûleur bas NOX |
La technique (y compris les brûleurs ultra-bas NOX) repose sur la réduction de la température de flamme maximale. Le mélange air/combustible réduit la quantité d’oxygène disponible et la température de flamme maximale, ce qui retarde la transformation de l’azote contenu dans le combustible en NOX et la formation de NOX thermiques, tout en préservant l’efficacité de la combustion. |
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Optimisation de la consommation de liants et de résines |
Voir la section 1.4.2. |
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Enrichissement de la teneur en oxygène de l’air de combustion |
Voir la section 1.4.1. |
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Oxycombustion |
Voir la section 1.4.1. |
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Post-combustion des effluents gazeux |
La post-combustion du CO et d’autres composés organiques contenus dans les effluents gazeux du four sert à réduire les émissions et à récupérer de la chaleur. La chaleur générée est récupérée au moyen d’un échangeur de chaleur et utilisée pour le préchauffage de l’air soufflé ou à d’autres fins internes. Dans les fours CVC, la post-combustion a lieu dans une chambre de post-combustion distincte préchauffée par un brûleur à gaz naturel. Dans les fours CVF, la post-combustion a lieu directement dans la cuve du cubilot. Dans les fours rotatifs, la post-combustion est effectuée à l’aide d’une chambre de post-combustion installée entre le four et l’échangeur de chaleur. |
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Sélection d’un type de four approprié |
Sélection du ou des types de four appropriés sur la base du niveau d’émissions et des critères techniques, par exemple le type de procédé (production en continu ou par lots), la capacité du four, le type de pièces de fonderie, la disponibilité des matières premières, la flexibilité en fonction de la propreté des matières premières et de la modification des alliages. L’efficacité énergétique du four est également prise en considération (voir la technique «Sélection d’un type de four économe en énergie» à la section 1.4.1). |
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Remplacement des revêtements à base d’alcool par des revêtements à base aqueuse |
Remplacement des revêtements à base d’alcool des moules et des noyaux par des revêtements aqueux. Les revêtements aqueux sont séchés à l’air ambiant ou à l’aide de fours de séchage. |
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Oxydation thermique |
Technique de réduction des émissions consistant à oxyder les composés combustibles présents dans un flux de gaz résiduaires en chauffant ce flux avec de l’air ou de l’oxygène au-dessus de son point d’inflammation spontanée dans une chambre de combustion et en le maintenant à température élevée pendant une durée suffisamment longue pour réaliser une combustion complète qui donnera du dioxyde de carbone et de l’eau. La température de combustion est généralement comprise entre 800 °C et 1 000 °C. Plusieurs types d’oxydation thermique sont utilisés:
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Application des meilleures pratiques pour les procédés de durcissement à froid |
Voir la section 1.4.2. |
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Application des meilleures pratiques pour les processus de durcissement au gaz |
Voir la section 1.4.2. |
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Épuration par voie humide |
Cette technique consiste à éliminer les gaz et particules polluants contenus dans un flux gazeux par transfert de masse vers un solvant liquide, souvent de l’eau ou une solution aqueuse. La technique peut faire appel à une réaction chimique (par exemple, dans un épurateur acide ou alcalin). Dans certains cas, il est possible de récupérer les composés dans le solvant. Cela inclut les épurateurs à venturi. |
1.4.4. Techniques de réduction des émissions dans l’eau
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Technique |
Description |
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Procédé par boues activées |
Dans le procédé par boues activées, les micro-organismes sont maintenus en suspension dans les effluents aqueux et l’ensemble du mélange est aéré mécaniquement. Le mélange de boues activées est envoyé vers un dispositif de séparation d’où les boues sont ensuite recyclées dans le bassin d’aération. |
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Adsorption |
La technique consiste à enlever les substances solubles (solutés) présentes dans les eaux usées en les transférant à la surface de particules solides très poreuses (en général, du charbon actif). |
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Traitement aérobie |
Oxydation biologique des polluants organiques dissous par l’oxygène résultant du métabolisme des micro-organismes. En présence d’oxygène dissous (injecté sous forme d’air ou d’oxygène pur), les composés organiques se minéralisent en donnant du dioxyde de carbone et de l’eau ou sont transformés en d’autres métabolites et en biomasse. |
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Précipitation chimique |
Transformation des polluants dissous en composés insolubles par addition de précipitants chimiques. Les précipités solides formés sont ensuite séparés par décantation, flottation à l’air ou filtration. Si nécessaire, cette étape peut être suivie d’une microfiltration ou d’une ultrafiltration. Des ions métalliques plurivalents (par exemple, calcium, aluminium, fer) sont utilisés pour la précipitation du phosphore. |
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Réduction chimique |
Utilisation d’agents chimiques réducteurs pour transformer des polluants en composés similaires mais moins nocifs ou dangereux. |
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Coagulation et floculation |
La coagulation et la floculation sont utilisées pour séparer les matières en suspension dans les effluents aqueux et sont souvent réalisées par étapes successives. La coagulation est obtenue en ajoutant des coagulants de charge opposée à celle des matières en suspension. La floculation est réalisée par l’ajout de polymères, de façon que les collisions entre particules de microflocs provoquent l’agglutination de ceux-ci en flocs de plus grande taille. |
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Homogénéisation |
Utilisation de bassins centraux afin d’homogénéiser les flux et charges de polluants à l’entrée du traitement final des eaux usées. L’homogénéisation peut être décentralisée ou effectuée à l’aide d’autres techniques de gestion. |
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Évaporation |
L’évaporation des eaux usées est un processus de distillation où l’eau est la substance volatile, laissant le concentré comme résidu de fond à manipuler (par exemple, recyclé ou éliminé). L’objectif de cette opération est de réduire le volume des eaux usées ou de concentrer les liqueurs mères. La vapeur volatile est collectée dans un condensateur et l’eau condensée est, si nécessaire après traitement ultérieur, recyclée. Il existe de nombreux types d’évaporateurs: évaporateurs à circulation naturelle; évaporateurs à courts tubes verticaux; évaporateurs à panier; évaporateurs à film tombant; évaporateurs dynamiques à couche mince. Les polluants principalement ciblés sont les contaminants solubles (par exemple, les sels). |
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Filtration |
Technique consistant à séparer les matières en suspension dans les effluents aqueux par passage de ceux-ci dans un milieu poreux; par exemple, filtration sur sable, microfiltration et ultrafiltration. |
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Flottation |
Technique consistant à séparer les particules solides ou liquides présentes dans les effluents aqueux en les faisant se fixer sur de fines bulles de gaz, généralement de l’air. Les particules flottent et s’accumulent à la surface de l’eau où elles sont recueillies à l’aide d’écumeurs. |
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Bioréacteur à membrane (BRM) |
Le BRM est une combinaison d’un procédé membranaire (par exemple, microfiltration ou ultrafiltration) et d’un bioréacteur à croissance suspendue. Dans un système de BRM pour le traitement biologique des eaux usées, le clarificateur secondaire et l’étape de filtration tertiaire d’un système traditionnel de boues aérées sont remplacés par une filtration sur membrane (séparation des boues et des matières en suspension). |
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Nanofiltration |
Procédé de filtration utilisant des membranes à pores d’environ 1 nm de diamètre. |
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Neutralisation |
Ajustement du pH des effluents aqueux à un niveau neutre (environ 7) par ajout de produits chimiques. L’hydroxyde de sodium (NaOH) ou l’hydroxyde de calcium [Ca(OH)2] est généralement utilisé pour augmenter le pH, tandis que l’acide sulfurique (H2SO4), l’acide chlorhydrique (HCl) ou le dioxyde de carbone (CO2) est généralement utilisé pour l’abaisser. Certaines substances peuvent précipiter lors de la neutralisation. |
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Séparation physique |
Séparation des solides bruts, des solides en suspension et des particules métalliques des eaux usées, notamment au moyen de dégrilleurs, de tamis, de dessableurs, de dégraisseurs, d’hydrocyclones, de déshuileurs ou de décanteurs primaires. |
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Osmose inverse |
Procédé membranaire dans lequel une différence de pression appliquée entre les compartiments séparés par la membrane a pour effet de faire s’écouler l’eau, de la solution la plus concentrée vers la solution la moins concentrée. |
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Sédimentation |
Séparation des particules et matières en suspension par sédimentation par gravité. |
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Séparation des rejets aqueux |
Les rejets aqueux (par exemple, eaux de ruissellement de surface, eaux de procédé) sont collectés séparément, en fonction des polluants qu’ils contiennent et des techniques de traitement requises. Les rejets d’eaux usées qui peuvent être recyclés sans traitement sont séparés de ceux qui nécessitent un traitement. |
(1) Directive 91/271/CEE du Conseil du 21 mai 1991 relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (JO L 135 du 30.5.1991, p. 40).
(2) Directive (UE) 2015/2193 du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2015 relative à la limitation des émissions de certains polluants dans l’atmosphère en provenance des installations de combustion moyennes (JO L 313 du 28.11.2015, p. 1).
(3) Règlement (CE) no 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), instituant une agence européenne des produits chimiques, modifiant la directive 1999/45/CE et abrogeant le règlement (CEE) no 793/93 du Conseil et le règlement (CE) no 1488/94 de la Commission ainsi que la directive 76/769/CEE du Conseil et les directives 91/155/CEE, 93/67/CEE, 93/105/CE et 2000/21/CE de la Commission (JO L 396 du 30.12.2006, p. 1).
(4) Si, en raison de contraintes liées à l’échantillonnage ou à l’analyse et/ou aux conditions d’exploitation (du fait de procédés discontinus, par exemple), un échantillonnage/une mesure de 30 minutes et/ou une moyenne de trois échantillonnages/mesures consécutifs ne conviennent pas pour un paramètre, quel qu’il soit, une période d’échantillonnage/de mesurage plus appropriée peut être appliquée. Pour les PCDD/PCDF, une période d’échantillonnage de 6 à 8 heures est utilisée.
(5) Autant que possible, les mesures sont effectuées au niveau d’émission le plus élevé prévu dans les conditions normales de fonctionnement.
(6) La surveillance ne s’applique au procédé boîte froide que lorsque des amines sont utilisées.
(7) La surveillance ne s’applique que lorsque des liants/produits chimiques aromatiques sont utilisés ou lorsque le procédé en moule plein est utilisé.
(8) La surveillance ne s’applique que lorsque la présence de la substance/du paramètre concerné est jugée pertinente dans le flux d’effluents gazeux, d’après l’inventaire des flux entrants et sortants mentionné dans la MTD 2.
(9) La surveillance ne s’applique pas lorsque seule de l’électricité est utilisée.
(10) Pour toute cheminée associée à un cubilot et ayant un flux massique de poussières > 0,5 kg/h, une surveillance continue s’applique.
(11) Pour les mesures en continu, les normes EN génériques suivantes s’appliquent: EN 15267-1, EN 15267-2, EN 15267-3 et EN 14181.
(12) Pour les mesures en continu, la norme EN 13284-2 s’applique également.
(13) La surveillance ne s’applique pas lorsque la MTD 39, point a), est utilisée.
(14) La surveillance ne s’applique qu’aux fonderies de plomb ou aux autres fonderies de MNF utilisant du plomb comme élément d’alliage.
(15) La surveillance ne s’applique que lorsque des systèmes de liants à base de phénol sont utilisés.
(16) La surveillance ne s’applique pas lorsque seul le gaz naturel est utilisé.
(17) La surveillance ne s’applique que lorsque des noyaux contenant du sable lié chimiquement sont utilisés.
(18) En cas de rejets discontinus à une fréquence inférieure à la fréquence minimale de surveillance, la surveillance est effectuée une fois par rejet.
(19) La surveillance ne s’applique que lorsque la présence de la substance/du paramètre concerné est jugée pertinente dans le flux d’effluents aqueux, d’après l’inventaire des flux entrants et sortants mentionné dans la MTD 2.
(20) En cas de rejet indirect, il est possible de réduire la fréquence de surveillance minimale à une fois tous les six mois si l’unité de traitement des eaux usées en aval est conçue et équipée de manière appropriée pour réduire les polluants concernés.
(21) La surveillance porte soit sur le COT, soit sur la DCO. La surveillance du COT est préférable, car elle n’implique pas l’utilisation de composés très toxiques.
(22) La surveillance ne s’applique qu’en cas d’utilisation de systèmes de liants phénoliques.
(23) Pour les fonderies produisant des pièces de fonderie de grande taille, la limite supérieure de la fourchette de NEA-MTD peut être plus élevée, jusqu’à un maximum de 200 kWh/t de métal liquide.
(24) La limite inférieure de la fourchette est généralement associée à la production de pièces moulées de forme complexe de coulée en raison, par exemple, du nombre élevé de noyaux et de masselottes.
(25) La limite supérieure de la fourchette est généralement associée à la coulée centrifuge.
(26) Les NPEA-MTD peuvent ne pas s’appliquer lorsque la quantité de sable utilisé est inférieure à 10 000 t/an.
(27) Le NPEA-MTD peut ne pas s’appliquer aux fonderies de pièces en aluminium lorsque du silicate alcalin est utilisé.
(28) Le NPEA-MTD peut ne pas s’appliquer en l’absence d’une demande appropriée de recyclage et/ou de récupération par un tiers.
(29) Pour les fonderies d’acier ou de fonte exploitant un FEA, la limite supérieure de la fourchette de NPEA-MTD peut être plus élevée, jusqu’à un maximum de 100 kg/t de métal liquide, en raison de l’augmentation de la formation de laitier au cours du traitement métallurgique.
(30) Pour les fonderies de fonte exploitant un CVF, la limite supérieure de la fourchette de NPEA-MTD peut être plus élevée, jusqu’à un maximum de 100 kg/t de métal liquide.
(31) Le NEA-MTD ne s’applique que lorsque la présence de la substance/du paramètre concerné est jugée pertinente dans le flux d’effluents gazeux, d’après l’inventaire des flux entrants et sortants mentionné dans la MTD 2.
(32) Dans le cas d’un traitement thermique à plus de 1 000 °C (par exemple pour la production de fonte malléable) la limite supérieure de la fourchette de NEA-MTD peut être plus élevée, jusqu’à un maximum de 300 mg/Nm3.
(33) Le NEA-MTD et le niveau d’émission indicatif ne s’appliquent pas aux fours utilisant uniquement de l’énergie électrique (par exemple, résistance).
(34) Le NEA-MTD ne s’applique dans le procédé boîte froide que lorsque des amines sont utilisées.
(35) Le NEA-MTD ne s’applique que lorsque des liants/produits chimiques aromatiques sont utilisés.
(36) Le NEA-MTD ne s’applique que lorsque la présence de la substance concernée est jugée pertinente dans le flux de gaz résiduaires, d’après l’inventaire des flux entrants et sortants mentionné dans la MTD 2.
(37) Le NEA-MTD ne s’applique qu’en cas d’utilisation de systèmes de liants à base de phénol.
(38) Dans le cas du noyautage, la limite supérieure de la fourchette du NEA-MTD peut être plus élevée, jusqu’à un maximum de 100 mg C/Nm3, si les deux conditions a) et b) suivantes sont remplies:
(39) Le NEA-MTD ne s’applique que lorsque des liants/produits chimiques aromatiques sont utilisés ou lorsque le procédé de moule plein est utilisé.
(40) Le NEA-MTD ne s’applique que lorsque la présence de la substance concernée est jugée pertinente dans le flux de gaz résiduaires, d’après l’inventaire des flux entrants et sortants mentionné dans la MTD 2.
(41) Le NEA-MTD ne s’applique qu’en cas d’utilisation de systèmes de liants à base de phénol dans le moulage et/ou le noyautage.
(42) La limite supérieure de la fourchette du NEA-MTD peut être plus élevée, allant jusqu’à un maximum de 100 mg C/Nm3 lorsque des systèmes de liants organiques produisant peu ou pas d’émissions de substances CMR de catégorie 1A, CMR de catégorie 1B ou CMR de catégorie 2 [voir les techniques d), e) et/ou f) de la MTD 25] sont utilisés dans le noyautage.
(43) La limite supérieure de la fourchette du NEA-MTD peut être plus élevée, jusqu’à un maximum de 100 mg C/Nm3, si l’efficacité du système de traitement COVT des gaz résiduaires est > 95 %.
(44) Le NEA-MTD ne s’applique qu’aux fonderies de plomb.
(45) Le NEA-MTD ne s’applique que lorsque la présence de COVT est jugée pertinente pour les flux d’effluents gazeux, d’après l’inventaire des flux entrants et sortants mentionné dans la MTD 2.
(46) Le NEA-MTD ne s’applique que lorsque des noyaux contenant du sable lié chimiquement sont utilisés.
(47) La limite supérieure de la fourchette du NEA-MTD peut être plus élevée, jusqu’à un maximum de 50 mg C/Nm3, s’il y a une part importante de sable à noyau dans la réutilisation du sable.
(48) Les techniques sont décrites dans la section 1.4.4.
(49) Les périodes d’établissement des valeurs moyennes sont définies dans la rubrique «Considérations générales».
(50) Les NEA-MTD ne s’appliquent que lorsque la présence de la substance/du paramètre concerné est jugée pertinente dans le flux d’effluents aqueux, d’après l’inventaire des flux entrants et sortants mentionné dans la MTD 2.
(51) Le NEA-MTD applicable est soit celui pour la DCO, soit celui pour le COT. Le NEA-MTD pour le COT est préférable car la surveillance du COT n’implique pas l’utilisation de composés très toxiques.
(52) Le NEA-MTD ne s’applique qu’en cas d’utilisation de systèmes de liants phénoliques.
(53) Les périodes d’établissement des valeurs moyennes sont définies dans la rubrique «Considérations générales».
(54) Les NEA-MTD peuvent ne pas être applicables si l’unité de traitement des eaux usées en aval est dûment conçue et équipée pour limiter les polluants concernés, à condition qu’il n’en résulte pas une pollution accrue de l’environnement.
(55) Le NEA-MTD ne s’applique que lorsque la présence de la substance/du paramètre concerné est jugée pertinente dans le flux d’effluents aqueux, d’après l’inventaire des flux entrants et sortants mentionné dans la MTD 2.
(56) Le NEA-MTD ne s’applique qu’en cas d’utilisation de systèmes de liants phénoliques.
(57) Pour les unités avec CVC existantes utilisant l’épuration par voie humide, la limite supérieure de la fourchette de NEA-MTD peut être plus élevée, jusqu’à un maximum de 12 mg/Nm3, et ce jusqu’à la prochaine transformation majeure du cubilot.
(58) La limite inférieure de la fourchette du NEA-MTD peut être obtenue en ayant recours à l’injection de chaux sèche.
(59) Le NEA-MTD ne s’applique que lorsque la présence de la substance/du paramètre concerné est jugée pertinente dans le flux d’effluents gazeux, d’après l’inventaire des flux entrants et sortants mentionné dans la MTD 2.
(60) Le NEA-MTD ne s’applique pas lorsque la technique a) est utilisée.
(61) Le NEA-MTD ne s’applique que lorsque la présence de PCDD/PCDF est jugée pertinente pour le flux d’effluents gazeux, d’après l’inventaire des flux entrants et sortants mentionné dans la MTD 2.
(62) Le NEA-MTD ne s’applique qu’aux fonderies d’aluminium.
(63) La limite supérieure du niveau d’émission indicatif peut être plus élevée, jusqu’à un maximum de 70 mg/Nm3 dans le cas des fours à cuve.
(64) Le niveau d’émission indicatif ne s’applique pas aux fours utilisant uniquement de l’énergie électrique (four électrique à résistance, par exemple).
(65) Le NEA-MTD ne s’applique pas aux fours utilisant uniquement de l’énergie électrique (fours à résistance, par exemple).
(66) La limite supérieure de la fourchette de NEA-MTD peut être plus élevée, jusqu’à un maximum de 100 mg/Nm3 dans le cas des fours à cuve.
(67) Le NEA-MTD ne s’applique que lorsque la présence de la substance/du paramètre concerné est jugée pertinente dans le flux d’effluents gazeux, d’après l’inventaire des flux entrants et sortants mentionné dans la MTD 2.
(68) Le NEA-MTD ne s’applique pas lorsque seul du gaz naturel est utilisé.
(69) Le NEA-MTD ne s’applique qu’aux fonderies de plomb ou à d’autres fonderies de MNF utilisant du plomb comme élément d’alliage.
(70) Autant que possible, les mesures sont effectuées au niveau d’émission le plus élevé prévu dans les conditions normales de fonctionnement.
(71) La limite supérieure de la fourchette de NEA-MTD peut être plus élevée, jusqu’à un maximum de 350 mg/Nm3 lorsque des brûleurs à récupération/régénération sont utilisés.
ELI: http://data.europa.eu/eli/dec_impl/2024/2974/oj
ISSN 1977-0693 (electronic edition)