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Document 32024L1619
Directive (EU) 2024/1619 of the European Parliament and of the Council of 31 May 2024 amending Directive 2013/36/EU as regards supervisory powers, sanctions, third-country branches, and environmental, social and governance risks (Text with EEA relevance)
Directive (UE) 2024/1619 du Parlement européen et du Conseil du 31 mai 2024 modifiant la directive 2013/36/UE en ce qui concerne les pouvoirs de surveillance, les sanctions, les succursales de pays tiers et les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)
Directive (UE) 2024/1619 du Parlement européen et du Conseil du 31 mai 2024 modifiant la directive 2013/36/UE en ce qui concerne les pouvoirs de surveillance, les sanctions, les succursales de pays tiers et les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)
PE/79/2023/REV/1
JO L, 2024/1619, 19.6.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2024/1619/oj (BG, ES, CS, DA, DE, ET, EL, EN, FR, GA, HR, IT, LV, LT, HU, MT, NL, PL, PT, RO, SK, SL, FI, SV)
En vigueur
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Journal officiel |
FR Série L |
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2024/1619 |
19.6.2024 |
DIRECTIVE (UE) 2024/1619 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL
du 31 mai 2024
modifiant la directive 2013/36/UE en ce qui concerne les pouvoirs de surveillance, les sanctions, les succursales de pays tiers et les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance
(Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 53, paragraphe 1,
vu la proposition de la Commission européenne,
après transmission du projet d’acte législatif aux parlements nationaux,
vu l’avis de la Banque centrale européenne (1),
statuant conformément à la procédure législative ordinaire (2),
considérant ce qui suit:
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(1) |
Les modifications apportées à la directive 2013/36/UE du Parlement européen et du Conseil (3) en ce qui concerne les pouvoirs de surveillance, les sanctions, les succursales de pays tiers et les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) visent à poursuivre l’harmonisation du cadre de surveillance bancaire et, à terme, à approfondir le marché intérieur bancaire. Les autorités compétentes devraient s’efforcer de veiller à ce que le cadre de surveillance soit appliqué aux établissements, tels qu’ils sont définis dans ladite directive, de manière proportionnée et, en particulier, elles devraient s’employer à réduire, dans la mesure du possible, les coûts de mise en conformité et de déclaration pour les établissements de petite taille et non complexes, en tenant dûment compte des recommandations formulées dans le rapport intitulé «Study of the cost of compliance with supervisory requirements», publié par l’Autorité européenne de surveillance (Autorité bancaire européenne) (ABE) instituée par le règlement (UE) no 1093/2010 du Parlement européen et du Conseil (4) en 2021, qui visait une réduction moyenne des coûts de déclaration de 10 % à 20 %. |
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(2) |
Les autorités compétentes, les membres de leur personnel et les membres de leurs organes de gouvernance devraient être indépendants et libres de toute influence politique et économique. Les risques de conflits d’intérêts compromettent l’intégrité du système financier de l’Union et nuisent à l’objectif d’une union bancaire et d’une union des marchés des capitaux intégrées. La directive 2013/36/UE devrait établir des dispositions plus détaillées pour les États membres afin de garantir que les autorités compétentes, y compris les membres de leur personnel et les membres de leurs organes de gouvernance, agissent de manière indépendante et objective. Dans ce contexte, il convient de fixer des exigences minimales pour prévenir les conflits d’intérêts et limiter le «pantouflage», en prévoyant, en particulier, des périodes de carence, une interdiction de négocier des instruments émis par des entités surveillées et une durée de mandat maximale pour les membres concernés des organes de gouvernance. L’ABE devrait publier, à l’intention des autorités compétentes, des orientations sur la prévention des conflits d’intérêts qui sont fondées sur les bonnes pratiques internationales. |
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(3) |
Les membres du personnel et les membres de l’organe de gouvernance de l’autorité compétente soumis à des périodes de carence devraient avoir droit à une compensation appropriée, destinée à compenser le fait qu’ils ne peuvent exercer un emploi, pendant une certaine durée, auprès d’entités auxquelles s’appliquent ces restrictions en matière de période de carence. La compensation devrait être proportionnelle à la durée de la période de carence concernée et sa forme devrait être décidée par chaque État membre. |
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(4) |
Les autorités de surveillance devraient agir avec la plus grande intégrité dans l’exercice de leurs fonctions de surveillance. Afin d’accroître la transparence et de garantir des normes éthiques élevées, il convient que les membres du personnel et les membres des organes de gouvernance des autorités compétentes présentent une déclaration d’intérêt chaque année. Cette déclaration devrait fournir des informations sur les instruments financiers détenus par le membre afin de réduire les risques découlant de conflits d’intérêts qui pourraient résulter de la détention de ces instruments et de permettre aux autorités compétentes de gérer ces risques de manière appropriée. Une déclaration d’intérêts devrait être sans préjudice de toute exigence de présenter une déclaration de patrimoine en vertu des règles nationales applicables. |
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(5) |
La fourniture des services bancaires de base énumérés à l’annexe I, points 1, 2 et 6, de la directive 2013/36/UE devrait être subordonnée à une obligation d’agrément explicite et harmonisée dans le droit de l’Union, précisant que les entreprises établies dans un pays tiers qui cherchent à fournir de tels services bancaires de base dans l’Union devraient au moins établir une succursale dans un État membre et que cette succursale devrait être agréée conformément au droit de l’Union, sauf si l’entreprise souhaite fournir des services bancaires dans l’Union par l’intermédiaire d’une filiale. |
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(6) |
La consommation de services bancaires en dehors de l’Union, comme dans le cadre du mémorandum d’accord de l’Organisation mondiale du commerce sur les engagements relatifs aux services financiers, ne doit pas s’en trouver affectée. L’obligation d’établir une succursale dans l’Union ne devrait pas s’appliquer aux cas de sollicitation inversée, c’est-à-dire lorsqu’un client ou une contrepartie s’adresse à une entreprise établie dans un pays tiers sur sa seule initiative pour la fourniture de services bancaires, y compris leur poursuite, ou de services bancaires étroitement liés à ceux initialement sollicités. Lors de la transposition de la présente directive, les États membres devraient pouvoir prendre des mesures pour préserver les droits acquis par les clients dans le cadre de contrats existants. Ces mesures devraient s’appliquer uniquement dans le but de faciliter la transition vers la mise en œuvre de la présente directive, et devraient être encadrées de manière étroite afin d’éviter des cas de contournement. Afin d’éviter que les règles applicables à la fourniture transfrontière de services bancaires par des entreprises de pays tiers ne soient contournées, les autorités compétentes devraient pouvoir contrôler la fourniture de ces services. L’obligation d’établir une succursale dans l’Union ne devrait pas non plus s’appliquer aux opérations interbancaires ni aux opérations entre intermédiaires. En outre, sans préjudice du régime d’agrément prévu par la directive no 2014/65/UE du Parlement européen et du Conseil (5) et par le règlement (UE) no 648/2012 du Parlement européen et du Conseil (6), l’obligation d’établir une succursale ne devrait pas s’appliquer aux cas dans lesquels des établissements de crédit de pays tiers fournissent dans l’Union les services et activités d’investissement énumérés à l’annexe I, section A, de la directive 2014/65/UE ainsi que les services auxiliaires, tels que la réception de dépôts connexes ou l’octroi de crédits ou de prêts ayant pour objet de fournir des services au titre de ladite directive, y compris la fourniture de services de négociation d’instruments financiers ou de gestion de patrimoine privé. Toutefois, cette exemption devrait tenir compte du respect des règles en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme énoncées dans la directive (UE) 2015/849 du Parlement européen et du Conseil (7). |
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(7) |
Les autorités compétentes devraient disposer du pouvoir nécessaire pour retirer l’agrément accordé à un établissement de crédit lorsque celui-ci a été considéré comme étant en défaillance avérée ou prévisible, qu’il n’existe aucune perspective raisonnable qu’une autre mesure, de nature privée ou prudentielle, puisse empêcher la défaillance d’un tel établissement de crédit dans un délai raisonnable et qu’aucune mesure de résolution n’est nécessaire dans l’intérêt public. Dans une telle situation, un établissement de crédit devrait être liquidé conformément à la procédure nationale d’insolvabilité applicable ou à d’autres types de procédures prévues pour ces établissements dans le droit national, ce qui garantirait son retrait ordonné du marché, et devrait donc suspendre les activités pour lesquelles l’agrément avait été accordé. Toutefois, il ne devrait pas y avoir de lien automatique entre la constatation d’une défaillance avérée ou prévisible et le retrait de l’agrément, comme dans d’autres cas où l’autorité compétente est en droit de retirer l’agrément. Les autorités compétentes devraient exercer leurs pouvoirs d’une manière proportionnée et tenant compte des caractéristiques des procédures nationales d’insolvabilité applicables, y compris des procédures judiciaires existantes. Le pouvoir de retirer l’agrément ne devrait pas être utilisé pour empêcher l’ouverture ou forcer la clôture d’une procédure d’insolvabilité, telle que l’application d’un moratoire judiciaire ou d’autres mesures subordonnées à une licence active. |
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(8) |
Les compagnies financières holding et les compagnies financières holding mixtes qui sont des entreprises mères de groupes bancaires devraient rester soumises au mécanisme d’identification et d’approbation instauré par la directive (UE) 2019/878 du Parlement européen et du Conseil (8). Ce mécanisme permet aux autorités compétentes de soumettre certaines compagnies financières holding et compagnies financières holding mixtes au champ d’application direct de leur surveillance et de leurs pouvoirs de surveillance en vertu de la directive 2013/36/UE et du règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil (9) afin de garantir le respect des règles sur base consolidée. Dans certaines circonstances, les autorités compétentes devraient avoir le pouvoir d’exempter de l’approbation une compagnie financière holding ou une compagnie financière holding mixte constituée aux fins de la détention de participations dans des entreprises. En outre, afin de tenir compte des spécificités de certains groupes bancaires, l’autorité de surveillance sur base consolidée devrait pouvoir autoriser que les compagnies financières holding ou les compagnies financières holding mixtes exemptées de l’approbation soient exclues du périmètre de consolidation d’un groupe bancaire. Toutefois, le pouvoir d’exclure ces entités du périmètre de consolidation d’un groupe bancaire ne devrait être exercé que dans des circonstances exceptionnelles, lorsque toutes les conditions prévues par le droit applicable sont respectées, et, à cette fin, le groupe bancaire concerné devrait démontrer que l’entité holding qui devrait être exclue n’est pas impliquée dans la gestion de ce groupe bancaire ou n’est pas pertinente pour celle-ci. |
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(9) |
Les autorités de surveillance des établissements de crédit devraient disposer de tous les pouvoirs nécessaires à l’exercice de leurs missions et ces pouvoirs devraient couvrir les différentes opérations effectuées par les entités surveillées. À cette fin, et pour rendre les conditions de concurrence plus équitables, ces autorités de surveillance devraient disposer de tous les pouvoirs de surveillance leur permettant de couvrir les opérations importantes que peuvent réaliser les entités surveillées. Les autorités compétentes devraient donc être informées si des opérations significatives réalisées par une entité surveillée, notamment la prise de participations significatives dans des entités du secteur financier ou non financier, le transfert significatif d’actifs ou de passifs en provenance ou à destination d’entités surveillées, et les fusions ou scissions concernant des entités surveillées, suscitent des inquiétudes quant au profil prudentiel de cette entité ou à d’éventuelles activités de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme. En outre, les autorités compétentes devraient disposer du pouvoir d’intervenir dans les cas de prises de participations significatives, de fusions ou de scissions. |
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(10) |
Afin de garantir la proportionnalité et d’éviter une charge administrative excessive, les pouvoirs supplémentaires des autorités compétentes ne devraient s’appliquer qu’aux opérations jugées importantes. Seules les opérations consistant en des fusions ou des scissions devraient être traitées automatiquement comme des opérations importantes, car on peut s’attendre à ce que l’entité nouvellement créée présente un profil prudentiel sensiblement différent de celui des entités participant initialement à la fusion ou à la scission. De même, les entités qui procèdent à des fusions ou à des scissions ne devraient pas les conclure avant d’avoir reçu un avis positif préalable des autorités compétentes. Les prises de participations, lorsqu’elles sont considérées comme importantes, devraient être évaluées par l’autorité compétente concernée, sur la base d’une procédure d’approbation tacite. |
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(11) |
Afin que les autorités compétentes soient en mesure d’intervenir avant qu’une opération importante ne soit réalisée, il convient de la leur notifier à l’avance. Cette notification devrait être accompagnée des informations dont les autorités compétentes ont besoin pour évaluer l’opération proposée d’un point de vue prudentiel et sous l’angle de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette évaluation par les autorités compétentes devrait commencer au moment de la réception de la notification comprenant toutes les informations demandées. Dans le cas de la prise d’une participation importante, ou lorsque l’opération envisagée ne concerne que des parties prenantes financières du même groupe, cette évaluation devrait être limitée dans le temps. |
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(12) |
Dans le cas de la prise d’une participation significative, la conclusion de l’évaluation pourrait amener l’autorité compétente à décider de s’opposer à l’opération. En l’absence d’opposition de l’autorité compétente dans un délai donné, l’opération devrait être considérée comme approuvée. |
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(13) |
Il est nécessaire d’aligner les dispositions relatives à la prise d’une participation qualifiée dans un établissement de crédit sur les dispositions relatives à la prise d’une participation significative par un établissement, pour les cas où la même opération nécessite d’effectuer les deux évaluations. Sans un alignement approprié, ces dispositions pourraient conduire à des incohérences dans l’évaluation entreprise par les autorités compétentes et, en définitive, dans les décisions qu’elles prennent. |
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(14) |
Concernant les fusions et les scissions, la directive (UE) 2017/1132 du Parlement européen et du Conseil (10) établit des règles et des procédures harmonisées, notamment pour les fusions et les scissions transfrontalières de sociétés de capitaux. La procédure d’évaluation par les autorités compétentes prévue dans la présente directive devrait donc compléter la procédure énoncée dans la directive (UE) 2017/1132 et n’être en contradiction avec aucune de ses dispositions. Dans le cas de ces fusions et scissions transfrontalières relevant de la directive (UE) 2017/1132, l’avis motivé émis par l’autorité compétente devrait faire partie de l’évaluation du respect de toutes les conditions pertinentes et de l’accomplissement correct de toutes les procédures et formalités requises pour le certificat préalable à la fusion ou à la scission. Cet avis motivé devrait donc être transmis à l’autorité nationale désignée chargée de délivrer le certificat préalable à la fusion ou à la scission en vertu de la directive (UE) 2017/1132. |
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(15) |
Dans certaines situations, par exemple lorsque des entités établies dans plusieurs États membres sont concernées, les opérations peuvent nécessiter de multiples notifications et évaluations de la part de différentes autorités compétentes et dès lors requérir une coopération efficace entre ces autorités. Il est par conséquent nécessaire de préciser les obligations en matière de coopération, en particulier en ce qui concerne les notifications transfrontières précoces, le bon échange d’informations, y compris avec les autorités chargées de la lutte contre le blanchiment de capitaux ou le financement du terrorisme, et la coordination du processus d’évaluation. |
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(16) |
L’ABE devrait être chargée d’élaborer des projets de normes techniques de réglementation, des projets de normes techniques d’exécution et des orientations afin de garantir un encadrement approprié de l’utilisation des pouvoirs de surveillance supplémentaires. Ces projets de normes techniques de réglementation et projets de normes techniques d’exécution devraient en particulier préciser les informations que doivent recevoir les autorités compétentes, les éléments à évaluer et la coopération requise lorsque plus d’une autorité compétente est concernée. Ces différents éléments sont essentiels pour faire en sorte qu’une méthode de surveillance suffisamment harmonisée permette de mettre en œuvre efficacement les dispositions relatives aux pouvoirs supplémentaires, avec un surcroît de charge administrative aussi faible que possible. |
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(17) |
La réglementation des succursales établies par des entreprises de pays tiers pour fournir des services bancaires dans un État membre est soumise au droit national et n’est harmonisée que dans une mesure très limitée par la directive 2013/36/UE. Alors que les succursales de pays tiers sont de plus en plus fortement présentes sur les marchés bancaires de l’Union, elles ne sont actuellement soumises qu’à des exigences d’information très générales et ne font pas l’objet, au niveau de l’Union, de normes prudentielles ou d’accords de coopération en matière de surveillance. En raison de l’absence totale de cadre prudentiel commun, les succursales de pays tiers sont soumises à des exigences nationales disparates dont le niveau de prudence et la portée varient. En outre, les autorités compétentes ne disposent pas d’informations complètes ni des outils de surveillance nécessaires pour suivre correctement les risques spécifiques liés aux groupes de pays tiers qui opèrent dans un ou plusieurs États membres par l’intermédiaire de succursales et de filiales. Il n’existe actuellement aucun dispositif de surveillance intégré les concernant et l’autorité compétente chargée de la surveillance de chaque succursale d’un groupe de pays tiers n’est pas tenue d’échanger des informations avec les autorités compétentes qui surveillent les autres succursales et filiales du même groupe. Ce paysage réglementaire fragmenté crée des risques pour la stabilité financière et l’intégrité du marché de l’Union, et il convient d’y remédier de manière appropriée à l’aide d’un cadre réglementaire harmonisé concernant les succursales de pays tiers. Ce cadre devrait comprendre des exigences communes minimales en matière d’agrément, de normes prudentielles, de gouvernance interne, de surveillance et de déclaration. Cet ensemble d’exigences devrait s’appuyer sur celles que les États membres appliquent déjà aux succursales de pays tiers situées sur leur territoire et devrait tenir compte des exigences similaires ou équivalentes que les pays tiers appliquent aux succursales étrangères, afin d’assurer la cohérence entre les États membres et d’aligner le cadre réglementaire de l’Union relatif aux succursales de pays tiers sur les pratiques internationales en vigueur dans ce domaine. |
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(18) |
Lorsqu’elles agréent et surveillent des succursales de pays tiers, les autorités compétentes devraient être en mesure d’exercer efficacement leurs fonctions de surveillance. À cette fin, elles doivent avoir accès à toutes les informations nécessaires sur l’entreprise de rattachement de la succursale de pays tiers provenant des autorités de surveillance du pays tiers concerné et être en mesure de coordonner efficacement leurs activités de surveillance avec celles des autorités de surveillance du pays tiers. Avant qu’une succursale de pays tiers ne commence ses activités dans un État membre, les autorités compétentes devraient s’efforcer de conclure un accord avec l’autorité de surveillance du pays tiers concerné afin de permettre la coopération et l’échange d’informations. Un tel accord devrait être fondé sur les modèles d’accords administratifs élaborés par l’ABE conformément à l’article 33, paragraphe 5, du règlement (UE) no 1093/2010. Les autorités compétentes devraient communiquer des informations sur ces accords à l’ABE. Lorsque la conclusion d’un accord administratif sur la base du modèle élaboré par l’ABE n’est pas possible, les autorités compétentes devraient pouvoir recourir à d’autres accords, par exemple un échange de lettres, de manière à pouvoir exercer leurs fonctions de surveillance. |
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(19) |
Pour des raisons de proportionnalité, les exigences minimales imposées aux succursales de pays tiers devraient être proportionnées au risque que ces dernières représentent pour la stabilité financière et l’intégrité du marché de l’Union et des États membres. Les succursales de pays tiers devraient donc être classées soit dans la catégorie 1, lorsqu’elles sont réputées plus risquées, soit, dans le cas contraire, dans la catégorie 2, lorsqu’elles sont considérées comme étant de petite taille et non complexes et ne présentant pas de risque significatif pour la stabilité financière, conformément à la définition d’«établissement de petite taille et non complexe» figurant dans le règlement (UE) no 575/2013. En conséquence, les succursales de pays tiers dont les actifs comptabilisés dans un État membre sont d’un montant égal ou supérieur à 5 milliards d’euros devraient être considérées comme présentant un risque plus élevé en raison de leur taille et de leur complexité plus importantes, parce que leur défaillance pourrait entraîner une perturbation majeure du marché des services bancaires ou du système bancaire de l’État membre. Les succursales de pays tiers agréées pour accepter les dépôts de la clientèle de détail devraient aussi être considérées comme plus risquées, quelle que soit leur taille, dès lors que le montant de ces dépôts de la clientèle de détail dépasse un certain seuil, dans la mesure où leur défaillance pourrait avoir une incidence sur les déposants les plus vulnérables et entraîner une perte de confiance dans la sécurité et la solidité du système bancaire de l’État membre et dans sa capacité à protéger l’épargne des citoyens. Ces deux types de succursales de pays tiers devraient donc être classés parmi les succursales de pays tiers de la catégorie 1. |
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(20) |
Les succursales de pays tiers devraient également être classées dans la catégorie 1 lorsque l’entreprise de rattachement est soumise à une réglementation et qu’il n’est pas établi que la supervision et la mise en œuvre de cette réglementation sont au moins équivalentes à ce qu’exigent la directive 2013/36/UE et le règlement (UE) no 575/2013, ou lorsque le pays tiers concerné figure sur la liste répertoriant les pays tiers à haut risque dont le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme présente des carences stratégiques, conformément à la directive (UE) 2015/849. Ces succursales de pays tiers font peser un risque significatif sur la stabilité financière de l’Union et de l’État membre d’établissement parce que les cadres de réglementation ou de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme qui s’appliquent à leur entreprise de rattachement ne permettent pas de saisir de manière adéquate ou ne permettent pas de surveiller correctement les risques spécifiques qui résultent des activités menées par la succursale dans l’État membre ou les risques qu’entraînent les activités du groupe de pays tiers pour les contreparties situées dans l’État membre. Afin de déterminer si les normes prudentielles et de surveillance bancaires du pays tiers sont équivalentes à celles de l’Union, la Commission devrait pouvoir charger l’ABE de procéder à une évaluation et de publier un rapport sur le cadre réglementaire bancaire du pays tiers concerné conformément à l’article 33 du règlement (UE) no 1093/2010. L’ABE devrait veiller à ce que l’évaluation soit menée d’une manière stricte et transparente et suivant une méthode rigoureuse. En outre, l’ABE devrait consulter les autorités de surveillance du pays tiers, les services publics chargés de sa réglementation bancaire et, le cas échéant, les parties du secteur privé, et coopérer étroitement avec eux, en s’efforçant de traiter ces parties de manière équitable et de leur donner la possibilité de soumettre des documents et de présenter des observations dans des délais raisonnables. Par ailleurs, l’ABE devrait veiller à ce que le rapport publié soit suffisamment motivé, qu’il décrive en détail les points examinés et qu’il soit remis dans un délai raisonnable. Afin d’assurer des conditions uniformes de mise en œuvre de la présente directive, il convient de conférer des compétences d’exécution à la Commission pour adopter des décisions sur l’équivalence des cadres réglementaires bancaires des succursales de pays tiers. Ces compétences devraient être exercées conformément au règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil (11). |
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(21) |
Les autorités compétentes devraient avoir le pouvoir explicite d’exiger, au cas par cas, que les succursales de pays tiers demandent un agrément conformément au titre III, chapitre 1, la directive 2013/36/UE, au minimum lorsque ces succursales exercent des activités avec des clients ou des contreparties dans d’autres États membres en violation des règles du marché intérieur, lorsqu’elles présentent un risque significatif pour la stabilité financière de l’Union ou de l’État membre dans lequel elles sont établies ou lorsque le montant total des actifs de toutes les succursales de pays tiers dans l’Union appartenant au même groupe de pays tiers est égal ou supérieur à 40 milliards d’euros ou que le montant des actifs de la succursale de pays tiers dans l’État membre où elle est établie est égal ou supérieur à 10 milliards d’euros. En outre, les autorités compétentes devraient être tenues d’évaluer si les succursales de pays tiers ont une importance systémique lorsque le montant total des actifs de toutes les succursales de pays tiers dans l’Union appartenant au même groupe de pays tiers est égal ou supérieur à 40 milliards d’euros. Toutes les succursales de pays tiers d’un même groupe de pays tiers établies dans un État membre ou dans l’ensemble de l’Union devraient être soumises à une telle évaluation de la part de leurs autorités compétentes respectives. Cette évaluation devrait déterminer, selon des critères spécifiques, si ces succursales présentent un niveau de risque analogue, pour la stabilité financière de l’Union ou de ses États membres, à celui des établissements définis comme étant «d’importance systémique» en vertu de la directive 2013/36/UE et du règlement (UE) no 575/2013. Si les autorités compétentes concluent que les succursales de pays tiers sont d’importance systémique, elles devraient leur imposer des exigences propres à atténuer les risques qu’elles représentent pour la stabilité financière. À ces fins, les autorités compétentes devraient pouvoir exiger des succursales de pays tiers qu’elles demandent un agrément en tant qu’établissements filiales en vertu de la directive 2013/36/UE afin de pouvoir continuer à exercer des activités bancaires dans l’État membre ou dans toute l’Union. Les autorités compétentes devraient aussi pouvoir imposer d’autres exigences, notamment l’obligation de restructurer les actifs ou les activités des succursales de pays tiers dans l’Union, de manière à ce que ces succursales ne soient plus d’importance systémique, ou l’obligation de se conformer à des exigences supplémentaires en matière de fonds propres, de liquidité, de déclaration ou de publication, si cela suffit pour écarter les risques qu’elles font peser sur la stabilité financière. Les autorités compétentes devraient avoir la possibilité de n’imposer aucune de ces exigences aux succursales de pays tiers considérées comme étant d’importance systémique, auquel cas elles devraient adresser une notification motivée à l’ABE et aux autorités compétentes des États membres dans lesquels le groupe de pays tiers concerné a établi d’autres succursales ou établissements filiales de pays tiers. Afin de prendre en considération les implications à l’échelle de l’Union, les autorités compétentes qui décident d’exercer leur pouvoir d’exiger l’agrément en tant qu’établissement filiale devraient au préalable consulter l’ABE et les autorités compétentes concernées. |
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(22) |
Afin de promouvoir la cohérence des décisions en matière de surveillance concernant un groupe de pays tiers qui possède des succursales et des filiales dans l’ensemble de l’Union, les autorités compétentes devraient, lorsqu’elles procèdent à l’évaluation de l’importance systémique, consulter l’ABE et les autorités compétentes des États membres dans lesquels le groupe de pays tiers concerné a établi d’autres succursales ou établissements filiales de pays tiers, afin d’évaluer les risques pour la stabilité financière que la succursale de pays tiers concernée pourrait présenter pour des États membres autres que l’État membre dans lequel elle est établie. |
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(23) |
Les autorités compétentes devraient procéder à des examens réguliers du respect par les succursales de pays tiers des exigences pertinentes prévues par la directive 2013/36/UE et imposer des mesures de surveillance à l’égard de ces succursales pour garantir ou rétablir le respect de ces exigences. Afin de faciliter la surveillance effective du respect de ces exigences par les succursales de pays tiers et de permettre l’obtention d’une vue d’ensemble des activités des groupes de pays tiers au sein de l’Union, il convient que des rapports prudentiels et financiers communs soient mis à la disposition des autorités compétentes conformément à des modèles standardisés. L’ABE devrait être chargée d’élaborer des projets de normes techniques d’exécution présentant ces modèles. En outre, afin de faire en sorte que toutes les activités des groupes de pays tiers opérant dans l’Union par l’intermédiaire de succursales de pays tiers soient soumises à une surveillance complète, d’empêcher que les exigences applicables à ces groupes en vertu du droit de l’Union ne soient contournées et de réduire au minimum les risques potentiels pour la stabilité financière de l’Union, il est nécessaire de mettre en œuvre des accords de coopération appropriés entre les autorités compétentes. En particulier, les succursales de pays tiers de la catégorie 1 devraient être incluses dans le champ de compétences des collèges d’autorités de surveillance des groupes de pays tiers dans l’Union. Lorsqu’un tel collège n’existe pas encore, les autorités compétentes devraient mettre en place un collège ad hoc pour toutes les succursales de pays tiers de la catégorie 1 du même groupe, dès lors que ce groupe opère dans plus d’un État membre. |
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(24) |
Le cadre de l’Union relatif aux succursales de pays tiers devrait être appliqué sans préjudice du pouvoir discrétionnaire dont les États membres disposent actuellement pour exiger, de manière générale, que les entreprises de certains pays tiers n’exercent d’activités bancaires sur leur territoire que par l’intermédiaire d’établissements filiales agréés conformément au titre III, chapitre 1, la directive 2013/36/UE. Cette exigence pourrait viser les pays tiers dont les normes prudentielles et de surveillance bancaires ne sont pas équivalentes aux normes prévues par le droit national de l’État membre, ou les pays tiers dont le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme présente des carences stratégiques. |
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(25) |
Nonobstant les règles en vigueur en matière de secret, il convient d’améliorer l’échange d’informations entre les autorités compétentes et les autorités fiscales. L’échange d’informations devrait, en tout état de cause, être conforme au droit national et, lorsque les informations proviennent d’un autre État membre, les autorités compétentes concernées devraient parvenir à un accord en vue de leur divulgation. |
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(26) |
Il est crucial que les établissements, les compagnies financières holding et les compagnies financières holding mixtes se conforment aux exigences prudentielles afin de garantir leur sécurité et leur solidité et de préserver la stabilité du système financier, tant au niveau de l’Union dans son ensemble que dans chaque État membre. Par conséquent, la Banque centrale européenne (BCE) et les autorités nationales compétentes devraient être habilitées à prendre des mesures décisives en temps utile lorsque ces établissements, compagnies financières holding et compagnies financières holding mixtes et leurs dirigeants effectifs ne respectent pas les exigences prudentielles ou les décisions en matière de surveillance. |
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(27) |
Afin de garantir des conditions équitables dans le domaine des pouvoirs de sanction, les États membres devraient être tenus de prévoir des sanctions administratives, astreintes et autres mesures administratives qui soient effectives, proportionnées et dissuasives en ce qui concerne les infractions aux dispositions nationales transposant la directive 2013/36/UE, les infractions au règlement (UE) no 575/2013 ou les infractions aux décisions prises par une autorité compétente sur la base de ces dispositions ou de ce règlement. Ces sanctions administratives, astreintes et autres mesures administratives devraient répondre à certaines exigences minimales, dont les pouvoirs minimaux que les autorités compétentes devraient se voir conférer pour être en mesure de les imposer, les critères que les autorités compétentes devraient prendre en considération dans leur application, les exigences de publication ou le niveau des sanctions administratives et des astreintes. L’ABE devrait être chargée de rendre compte de la coopération entre les autorités compétentes dans le contexte de l’application de sanctions administratives, d’astreintes et d’autres mesures administratives. |
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(28) |
Les États membres devraient être en mesure d’imposer des sanctions administratives lorsque l’infraction relève également du droit pénal national. Les autorités compétentes devraient tenir compte de toute sanction pénale antérieure qui a été infligée pour la même infraction à la personne physique ou morale responsable de cette infraction lorsqu’elles déterminent le type de sanctions administratives ou d’autres mesures administratives et le niveau des sanctions pécuniaires administratives à imposer. Il s’agit de faire en sorte que la sévérité de toutes les sanctions administratives et autres mesures administratives imposées à des fins punitives, en cas de cumul de procédures administratives et de procédures pénales découlant du même comportement fautif, soit limitée à ce que requiert la gravité de l’infraction concernée. À cette fin, les États membres devraient mettre en place des mécanismes appropriés pour veiller à ce que les autorités compétentes et les autorités judiciaires soient dûment informées, en temps utile, de toute procédure administrative ou pénale engagée à l’encontre de la même personne physique ou morale. |
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(29) |
Les sanctions pécuniaires administratives devraient avoir un effet dissuasif afin d’empêcher la personne physique ou morale qui enfreint des dispositions nationales transposant la directive 2013/36/UE ou qui enfreint le règlement (UE) no 575/2013 d’adopter un comportement identique ou similaire à l’avenir. Les sanctions pécuniaires administratives imposées aux personnes morales devraient être appliquées de manière cohérente, notamment en ce qui concerne la détermination du montant maximal de ces sanctions, qui devrait tenir compte du chiffre d’affaires annuel net total de l’entreprise concernée. Toutefois, le chiffre d’affaires annuel net total au sens de la directive 2013/36/UE n’est actuellement ni exhaustif ni suffisamment clair pour garantir des conditions de concurrence équitables dans l’application des sanctions pécuniaires administratives. Afin de garantir un calcul cohérent dans l’ensemble de l’Union, la directive 2013/36/UE devrait prévoir une liste d’éléments à inclure dans le calcul du chiffre d’affaires annuel net total. |
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(30) |
Outre des sanctions pécuniaires administratives, les autorités compétentes devraient être habilitées à imposer des astreintes aux établissements, aux compagnies financières holding, aux compagnies financières holding mixtes et aux membres de l’organe de direction dans sa fonction de direction, à la direction générale, aux titulaires de postes clés, aux autres preneurs de risques significatifs et à toutes autres personnes physiques qui sont identifiés comme étant responsables, conformément au droit national, d’un manquement à l’obligation de respecter les dispositions nationales transposant la directive 2013/36/UE, à leurs obligations au titre du règlement (UE) no 575/2013 ou à une décision prise par une autorité compétente sur la base de ces dispositions ou de ce règlement. Les États membres devraient établir des règles spécifiques et des mécanismes efficaces concernant l’application d’astreintes. Des astreintes devraient être imposées lorsqu’une infraction se poursuit. Sans préjudice des droits procéduraux des personnes concernées en vertu du droit applicable, y compris le droit de ces personnes d’être entendues, les autorités compétentes devraient pouvoir imposer des astreintes sans avoir à adresser au préalable de demande, d’injonction ou d’avertissement à la partie en infraction pour exiger une remise en conformité. L’objectif des astreintes étant de contraindre des personnes physiques ou morales à mettre fin à une infraction en cours, leur application ne devrait pas empêcher les autorités compétentes d’imposer ensuite des sanctions administratives pour la même infraction. Des astreintes devraient pouvoir être infligées à une date donnée et commencer à s’appliquer à une date ultérieure. Sauf disposition contraire prise par les États membres, les astreintes devraient être calculées sur une base quotidienne. |
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(31) |
Afin de garantir la plus grande marge de manœuvre possible à la suite d’une infraction et de contribuer à prévenir de nouvelles infractions, indépendamment du fait que de telles infractions soient ou non soumises à une sanction administrative ou à une autre mesure administrative en droit national, les États membres devraient pouvoir prévoir des sanctions administratives supplémentaires et un niveau plus élevé de sanctions pécuniaires administratives et d’astreintes. |
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(32) |
Lorsqu’elle inflige une astreinte, une autorité compétente devrait tenir compte de l’incidence potentielle de l’astreinte sur la situation financière de la personne physique ou morale en infraction, et s’efforcer d’éviter que l’astreinte ne rende cette personne physique ou morale insolvable, ne la plonge dans une grave détresse financière ou ne représente un pourcentage disproportionné du revenu annuel de la personne physique ou du chiffre d’affaires annuel total de la personne morale. Les autorités compétentes devraient également veiller à ce que des astreintes soient appliquées aux membres de l’organe de direction, à la direction générale, aux titulaires de postes clés, aux autres preneurs de risques significatifs et à toute autre personne physique identifiée comme étant directement responsable de l’infraction, individuellement ou collectivement. |
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(33) |
Dans des circonstances exceptionnelles, lorsque le système juridique de l’État membre n’autorise pas l’imposition des sanctions administratives prévues par la présente directive, il devrait être possible d’appliquer à titre exceptionnel les règles relatives aux sanctions administratives de telle sorte que la sanction soit déterminée par l’autorité compétente et imposée par une autorité judiciaire. Néanmoins, il est nécessaire que ces États membres veillent à ce que l’application de ces règles et sanctions ait un effet équivalent aux sanctions administratives imposées par les autorités compétentes. Les sanctions prévues devraient dès lors être effectives, proportionnées et dissuasives. |
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(34) |
Afin de prévoir des sanctions appropriées pour les infractions aux dispositions nationales transposant la directive 2013/36/UE et pour les infractions au règlement (UE) no 575/2013, il convient de compléter la liste des infractions passibles de sanctions administratives, d’astreintes et d’autres mesures administratives. Par conséquent, il y a lieu de modifier la liste des infractions figurant dans la directive 2013/36/UE. |
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(35) |
À la suite de l’introduction de la norme internationale d’information financière «Instruments financiers» 9 (IFRS 9) le 1er janvier 2018, le résultat des calculs des pertes de crédit attendues, qui est basé sur des modélisations, a une incidence directe sur le montant des fonds propres et les ratios réglementaires des établissements. Ces modélisations servent aussi de base au calcul des pertes de crédit attendues des établissements qui appliquent des référentiels comptables nationaux. Il est donc important que les autorités compétentes et l’ABE aient une idée précise de l’incidence de ces calculs sur la fourchette de valeurs pour les actifs pondérés en fonction des risques et les exigences de fonds propres résultant d’expositions similaires. C’est pourquoi l’exercice d’analyse comparative devrait également couvrir ces modélisations. Les établissements qui calculent leurs exigences de fonds propres selon l’approche standard pour le risque de crédit peuvent aussi utiliser des modèles pour calculer leurs pertes de crédit attendues dans le cadre de la norme IFRS 9, et devraient donc également être inclus dans l’exercice d’analyse comparative, dans le respect du principe de proportionnalité. |
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(36) |
Le règlement (UE) 2019/876 du Parlement européen et du Conseil (12) a modifié le règlement (UE) no 575/2013 en introduisant un cadre révisé pour le risque de marché, élaboré par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. L’approche standard alternative qui fait partie de ce nouveau cadre permet aux établissements de modéliser certains paramètres utilisés dans le calcul des actifs pondérés en fonction du risque et des exigences de fonds propres pour risque de marché. Il importe donc que les autorités compétentes et l’ABE aient une idée précise de la fourchette de valeurs à utiliser pour les actifs pondérés en fonction du risque et les exigences de fonds propres résultant d’expositions similaires, non seulement dans le cadre de l’approche alternative fondée sur les modèles internes, mais aussi dans le cadre de l’approche standard alternative. En conséquence, l’exercice d’analyse comparative du risque de marché devrait couvrir les approches standard et les approches fondées sur les modèles internes révisées, en tenant compte du principe de proportionnalité. |
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(37) |
La transition mondiale vers une économie durable, telle qu’elle est inscrite dans l’accord de Paris (13), adopté le 12 décembre 2015 au titre de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (ci-après dénommé «accord de Paris»), et dans le programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations unies, nécessitera une profonde transformation socio-économique et reposera sur la mobilisation d’importantes ressources financières publiques et privées. Le pacte vert pour l’Europe, introduit par la Commission dans sa communication du 11 décembre 2019, engage l’Union à devenir neutre pour le climat d’ici 2050. Le système financier a un rôle important à jouer pour soutenir cette transition, qui consiste non seulement à saisir et à développer les possibilités qui se présenteront, mais aussi à gérer correctement les risques qu’elle peut comporter. Ces risques pouvant avoir des répercussions sur la stabilité tant des établissements que du système financier dans son ensemble, un cadre prudentiel réglementaire renforcé qui intègre mieux les risques connexes est nécessaire. |
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(38) |
L’ampleur sans précédent de la transition vers une économie durable, neutre pour le climat et circulaire aura des répercussions considérables sur le système financier. En 2018, le Réseau des banques centrales et des autorités de surveillance pour le verdissement du système financier a reconnu que les risques liés au climat étaient un facteur de risque financier. La communication de la Commission du 6 juillet 2021 intitulée «Stratégie pour le financement de la transition vers une économie durable» (ci-après dénommée «Stratégie renouvelée en matière de finance durable») souligne que les risques ESG, et les risques découlant de l’incidence physique du changement climatique, de la perte de biodiversité et de la dégradation générale de l’environnement, et en particulier des écosystèmes, constituent un défi sans précédent pour l’économie de l’Union et pour la stabilité du système financier. Ces risques présentent des spécificités, telles que leur nature prospective et le fait qu’ils n’ont pas les mêmes incidences à court, moyen et long termes. La spécificité des risques liés au climat et autres risques environnementaux, tels que les risques découlant de la dégradation de l’environnement et de la perte de biodiversité, en ce qui concerne tant les risques de transition que les risques physiques, exige, en particulier, que ces risques soient gérés à un horizon à long terme d’au moins dix ans. |
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(39) |
Cette transition majeure et de longue haleine vers une économie durable, neutre pour le climat et circulaire entraînera des changements importants dans les modèles d’activité des établissements. Une adaptation suffisante du secteur financier, et des établissements de crédit en particulier, est nécessaire pour que l’économie de l’Union puisse atteindre son objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici à 2050, tout en maîtrisant les risques inhérents à ce processus. Les autorités compétentes devraient donc être en mesure d’évaluer ce processus d’adaptation et d’intervenir dans les cas où des établissements gèrent des risques climatiques, mais aussi des risques découlant de la dégradation de l’environnement et de la perte de biodiversité, d’une manière qui met en danger leur stabilité ou celle de l’ensemble du système financier. Les autorités compétentes devraient également exercer une fonction de suivi et être habilitées à agir lorsqu’il existe des risques découlant d’évolutions de la transition dans le contexte des objectifs réglementaires pertinents de l’Union et des États membres quant aux facteurs ESG, par exemple au sens du règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du Conseil (14), de la communication de la Commission du 14 juillet 2021 intitulée «“Ajustement à l’objectif 55”: atteindre l’objectif climatique de l’UE à l’horizon 2030 sur la voie de la neutralité climatique» (paquet «Ajustement à l’objectif 55») et du cadre mondial de Kunming-Montréal en matière de biodiversité, adopté le 19 décembre 2022 par la conférence des parties à la convention sur la diversité biologique des Nations unies, ainsi que, le cas échéant pour les établissements actifs au niveau international, des objectifs juridiques et réglementaires des pays tiers, entraînant des risques pour leurs modèles et stratégies économiques, ou pour la stabilité financière. Les autorités compétentes devraient également être habilitées à renforcer les objectifs, les mesures et les actions que prévoient les plans prudentiels des établissements lorsqu’ils sont jugés insuffisants pour faire face aux risques ESG à court, moyen et long termes et sont susceptibles, à cet égard, de présenter des risques significatifs pour leur solvabilité. Les risques climatiques et, plus largement, les risques environnementaux devraient être considérés comme relevant, avec les risques sociaux et les risques de gouvernance, d’une seule et même catégorie de risques, ce qui permettrait de traiter ces facteurs, souvent interconnectés, de manière exhaustive et coordonnée. Les risques ESG sont étroitement liés au concept de durabilité, puisque les facteurs ESG constituent les trois grands piliers de la durabilité. |
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(40) |
Pour maintenir une résilience adéquate aux effets négatifs des facteurs ESG, les établissements établis dans l’Union doivent être en mesure de déterminer, de mesurer et de gérer systématiquement les risques ESG, et leurs autorités de surveillance devraient être tenues d’évaluer les risques au niveau de l’établissement individuel ainsi qu’au niveau systémique, en donnant la priorité aux facteurs environnementaux et en progressant vers les autres facteurs de durabilité à mesure que les méthodes et les outils d’évaluation évoluent. Les établissements devraient être tenus d’évaluer l’alignement de leurs portefeuilles sur l’ambition de l’Union de devenir neutre pour le climat d’ici à 2050 et d’éviter la dégradation de l’environnement et la perte de biodiversité. Les établissements devraient avoir l’obligation d’établir des plans spécifiques pour faire face aux risques financiers découlant, à court, moyen et long termes, de facteurs ESG, y compris d’évolutions de la transition dans le contexte des objectifs réglementaires pertinents de l’Union et des États membres, par exemple au sens de l’accord de Paris, du règlement (UE) 2021/1119, du paquet «Ajustement à l’objectif 55» et du cadre mondial de Kunming-Montréal en matière de biodiversité, ainsi que, le cas échéant pour les établissements actifs au niveau international, des objectifs juridiques et réglementaires des pays tiers. Les établissements devraient être tenus d’avoir des dispositifs de gouvernance et des processus internes solides pour la gestion des risques ESG et de mettre en place des stratégies approuvées par leurs organes de direction qui prennent en considération l’incidence non seulement actuelle mais aussi prospective des facteurs ESG. La connaissance et la conscience collectives des facteurs ESG par l’organe de direction et l’allocation interne des fonds propres des établissements pour faire face aux risques ESG seront également essentielles pour renforcer la résilience face aux effets négatifs de ces risques. Les spécificités des risques ESG ont pour effet que la compréhension, les mesures et les pratiques de gestion peuvent différer considérablement entre les établissements. Pour assurer la convergence dans toute l’Union et une compréhension uniforme des risques ESG, il convient de prévoir des définitions appropriées et des normes minimales pour l’évaluation de ces risques dans un cadre réglementaire prudentiel. Pour atteindre cet objectif, des définitions devraient être introduites dans la directive 2013/36/UE et l’ABE devrait être habilitée à préciser un ensemble minimal de méthodes de référence pour évaluer l’incidence des risques ESG sur la stabilité financière des établissements, en donnant la priorité à l’incidence des facteurs environnementaux. Étant donné que la nature prospective des risques ESG signifie que l’analyse de scenarii et les tests de résistance, ainsi que les plans de traitement de ces risques, sont des outils d’évaluation particulièrement instructifs, l’ABE devrait également être habilitée à élaborer des critères uniformes pour le contenu des plans de traitement de ces risques et pour l’établissement de scenarii et l’application des méthodes de tests de résistance. L’ABE devrait fonder ses scenarii sur les données scientifiques disponibles, en s’appuyant sur les travaux du Réseau des banques centrales et des autorités de surveillance pour le verdissement du système financier et sur les efforts déployés par la Commission pour renforcer la coopération entre toutes les autorités publiques concernées en vue de développer une base méthodologique commune, comme cela est exposé dans la stratégie renouvelée en matière de finance durable. Les risques liés à l’environnement, y compris les risques liés au climat et les risques découlant de la dégradation de l’environnement et de la perte de biodiversité, devraient être prioritaires compte tenu de leur urgence et de la pertinence particulière de l’analyse de scenarii et des tests de résistance pour leur évaluation. |
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(41) |
Les établissements, qui sont d’importantes sources de financement pour les entreprises et les ménages de l’Union, ont un rôle important à jouer dans la promotion du développement durable dans l’ensemble de l’Union. Pour que l’Union atteigne son objectif global de neutralité climatique d’ici à 2050, tel qu’il est énoncé dans le règlement (UE) 2021/1119, les établissements doivent intégrer dans leurs politiques et activités le rôle de promotion du développement durable. Pour tenir compte de ce processus d’intégration, les modèles et stratégies économiques des établissements doivent être testés au regard des objectifs réglementaires pertinents de l’Union en faveur d’une économie durable, y compris, par exemple, des mesures prescrites par le conseil scientifique consultatif européen sur le changement climatique, afin d’identifier les risques ESG encourus en cas de décalage. Lorsque les établissements publient leurs objectifs et engagements en matière de durabilité au titre d’autres cadres de durabilité obligatoires ou volontaires, tels que la directive 2013/34/UE du Parlement européen et du Conseil (15), ces objectifs et engagements devraient être cohérents avec les plans spécifiques visant à faire face aux risques ESG auxquels ils sont confrontés à court, moyen et long termes. Les autorités compétentes devraient déterminer, dans le cadre de leurs activités de surveillance pertinentes, dans quelle mesure les établissements sont confrontés à des risques ESG et ont mis en place des politiques de gestion et des mesures opérationnelles connexes prises en compte dans les valeurs cibles et intermédiaires fixées dans leurs plans prudentiels qui sont compatibles avec les engagements en matière de durabilité qu’ils ont publiés dans le cadre du processus d’ajustement en vue de la neutralité climatique d’ici à 2050. Afin de promouvoir une surveillance saine et efficace des risques ainsi que des comportements de gestion alignés sur leur stratégie à long terme en matière de durabilité, la propension au risque des établissements en ce qui concerne les risques ESG devrait faire partie intégrante de leurs politiques et pratiques de rémunération. |
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(42) |
Les risques ESG peuvent avoir des répercussions considérables sur la stabilité aussi bien des établissements individuels que du système financier dans son ensemble. Par conséquent, les autorités compétentes devraient systématiquement tenir compte de ces risques dans leurs activités de surveillance pertinentes, y compris dans le processus de contrôle et d’évaluation prudentiels et dans les tests de résistance de ces risques. La Commission, au moyen de l’instrument d’appui technique établi par le règlement (UE) 2021/240 du Parlement européen et du Conseil (16), a aidé les autorités nationales compétentes à élaborer et à mettre en œuvre des méthodes de tests de résistance et continuera de fournir un appui technique à cet égard. Cependant, les méthodes de tests de résistance pour les risques ESG ont jusqu’à présent été principalement appliquées de manière exploratoire. Afin d’intégrer de manière déterminante et cohérente les tests de résistance aux risques ESG dans la surveillance, l’ABE, l’Autorité européenne de surveillance (Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles) (AEAPP) instituée par le règlement (UE) no 1094/2010 du Parlement européen et du Conseil (17) et l’Autorité européenne de surveillance (Autorité européenne des marchés financiers) (AEMF) instituée par le règlement (UE) no 1095/2010 du Parlement européen et du Conseil (18) devraient élaborer conjointement des orientations afin de garantir des considérations cohérentes et des méthodes communes pour les tests de résistance concernant les risques ESG. Les tests de résistance de ces risques devraient commencer par les facteurs liés au climat et à l’environnement, et à mesure que plus de données et de méthodes sur les risques ESG deviennent disponibles pour soutenir l’élaboration d’outils supplémentaires permettant d’évaluer leur incidence quantitative sur les risques financiers, les autorités compétentes devraient de plus en plus évaluer l’incidence de ces risques dans leurs évaluations de l’adéquation des établissements. Afin d’assurer la convergence des pratiques de surveillance, l’ABE devrait publier des orientations concernant l’intégration uniforme des risques ESG dans le processus de contrôle et d’évaluation prudentiels. |
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(43) |
Les dispositions de la directive 2013/36/UE sur le cadre relatif au coussin pour le risque systémique peuvent déjà être utilisées pour faire face à divers types de risques systémiques, y compris les risques systémiques liés au changement climatique. Dans la mesure où les autorités compétentes ou les autorités désignées de l’établissement considèrent que les risques liés au changement climatique sont susceptibles d’avoir des conséquences négatives graves pour le système financier et l’économie réelle des États membres, elles devraient introduire un taux de coussin pour le risque systémique qui pourrait également être appliqué à certains ensembles ou sous-ensembles d’expositions, par exemple à ceux qui sont soumis à des risques physiques et à des risques de transition liés au changement climatique, lorsqu’elles estiment que l’introduction d’un tel taux est efficace et proportionnée pour atténuer ces risques. |
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(44) |
Les marchés de crypto-actifs ont connu une croissance rapide ces dernières années. Pour faire face aux risques potentiels que représentent pour les établissements leurs expositions sur crypto-actifs qui ne sont pas suffisamment couvertes par le cadre prudentiel existant, le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire a élaboré une norme pour le traitement prudentiel des expositions sur crypto-actifs. Une partie de cette norme concerne la gestion des risques par les établissements et l’application du processus de contrôle prudentiel et d’évaluation aux établissements. Les établissements ayant des expositions directes ou indirectes sur crypto-actifs ou les établissements qui fournissent des services connexes pour toute forme de crypto-actifs devraient être tenus de mettre en place des politiques, des processus et des pratiques de gestion des risques afin de gérer de manière appropriée les risques causés par leurs expositions sur crypto-actifs. En particulier, dans le cadre de leurs activités de gestion des risques, les établissements devraient tenir compte des risques liés aux technologies des crypto-actifs, des technologies générales de l’information et de la communication (TIC) et des cyberrisques, des risques juridiques, des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme et des risques de valorisation. Les autorités compétentes devraient pouvoir prendre les mesures de surveillance nécessaires lorsque les pratiques des établissements en matière de gestion des risques sont jugées insuffisantes. |
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(45) |
L’évaluation de l’aptitude des membres des organes de direction a pour but de garantir que ces membres sont qualifiés pour remplir leur rôle et qu’ils jouissent d’une bonne réputation. Disposer d’un cadre d’évaluation de l’honorabilité, des connaissances, des compétences et de l’expérience solide pour évaluer l’aptitude des membres de l’organe de direction et des titulaires de postes clés est un facteur essentiel pour faire en sorte que les établissements soient administrés de façon adéquate et que leurs risques soient gérés de manière appropriée. Les règles existantes ne garantissent pas que l’établissement qui procède à la nomination réalise en temps utile une évaluation de l’aptitude des membres de l’organe de direction. Par ailleurs, il n’existe actuellement aucune règle pour l’évaluation de l’aptitude des titulaires de postes clés. En outre, les établissements transfrontières doivent se mouvoir à travers une grande diversité de règles et de processus nationaux, ce qui rend le cadre actuel moins efficace. L’existence d’exigences considérablement différentes en matière d’évaluation de l’aptitude dans l’ensemble de l’Union est un problème particulièrement pertinent dans le contexte de l’union bancaire. Par conséquent, il est important de fixer un ensemble de règles au niveau de l’Union pour mettre en place un cadre de la compétence et de l’honorabilité plus cohérent et prévisible. Cela favorisera une convergence en matière de surveillance, permettant une plus grande confiance entre les autorités compétentes, et donnera plus de sécurité juridique aux établissements. Les évaluations de la compétence et de l’honorabilité constituent un élément de surveillance important, parallèlement à d’autres mécanismes tels que le processus de contrôle et d’évaluation prudentiels et les règles de rémunération, qui, ensemble, garantissent une bonne gouvernance des établissements. |
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(46) |
Pour garantir une saine gouvernance, encourager l’indépendance des points de vue et la contestation critique, et présenter des opinions et des expériences variées, la composition des organes de direction devrait être suffisamment diversifiée du point de vue de l’âge, du sexe, de l’origine géographique et du parcours éducatif et professionnel. L’équilibre entre les hommes et les femmes revêt une importance particulière pour assurer une représentation adéquate de la population et devrait être encouragé. |
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(47) |
Ayant la responsabilité première de l’évaluation de l’aptitude de chaque membre de l’organe de direction, les établissements, les compagnies financières holding et les compagnies financières holding mixtes devraient procéder à l’évaluation initiale de l’aptitude d’un nouveau membre avant son entrée en fonction, sous réserve de certaines exceptions, suivie d’une vérification par les autorités compétentes. Ces entités devraient veiller à ce que les informations sur l’aptitude des membres de l’organe de direction restent à jour. Elles devraient communiquer ces informations à l’autorité compétente. Dès que de nouveaux faits ou autres circonstances susceptibles d’affecter l’aptitude des membres de l’organe de direction sont connus, ces entités devraient en informer les autorités compétentes sans retard injustifié. Elles devraient prendre les mesures nécessaires si elles concluent qu’un membre ou un membre potentiel de l’organe de direction ne satisfait pas aux exigences d’aptitude. Les mêmes exigences devraient également s’appliquer aux titulaires de postes clés. |
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(48) |
Afin de garantir la sécurité juridique et la prévisibilité pour les entités, il est nécessaire d’établir des règles de procédure pour la vérification de l’aptitude des membres de l’organe de direction et des titulaires de postes clés des établissements de grande taille par les autorités compétentes. Ces règles de procédure devraient permettre aux autorités compétentes de demander des informations supplémentaires, le cas échéant, notamment au moyen de documents, d’entretiens et d’auditions. Les informations et les documents nécessaires à l’évaluation de l’aptitude par les autorités compétentes, y compris dans le cadre de la demande d’évaluation de l’aptitude que les établissements de grande taille doivent fournir pour les membres de l’organe de direction dans sa fonction de direction ou le président de l’organe de direction dans sa fonction de surveillance avant qu’un membre potentiel n’entre en fonction (ci-après dénommée «demande d’évaluation de l’aptitude ex ante»), devraient être mis à la disposition des autorités compétentes par des moyens que celles-ci détermineront. Les autorités compétentes devraient réévaluer l’aptitude d’un membre lorsque les informations pertinentes concernant l’aptitude dudit membre ont changé. Les autorités compétentes ne devraient pas être tenues de réévaluer l’aptitude des membres de l’organe de direction lorsque leur mandat est renouvelé, à moins que les informations pertinentes dont elles ont connaissance n’aient changé et que ce changement soit susceptible d’avoir une incidence sur l’aptitude du membre concerné. Les autorités compétentes devraient avoir le pouvoir de prendre les mesures nécessaires si elles concluent que les exigences en matière d’aptitude ne sont pas remplies. Les autorités compétentes devraient pouvoir demander à l’autorité chargée de la surveillance de la lutte contre le blanchiment de capitaux ou le financement du terrorisme conformément à la directive (UE) 2015/849 de consulter, en fonction des risques, les informations pertinentes concernant les membres de l’organe de direction et d’avoir accès à la base de données centrale sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. |
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(49) |
En raison des risques posés par les établissements de grande taille du fait, en particulier, d’éventuels effets de contagion, les autorités compétentes des États membres dans lesquels l’évaluation de l’aptitude par l’autorité de surveillance est effectuée après que le membre est entré en fonction au sein de l’organe de direction, conformément au droit national, devraient être informées sans retard injustifié dès qu’il existe une intention manifeste de nommer un membre de l’organe de direction dans sa fonction de direction ou le président de l’organe de direction dans sa fonction de surveillance. Les établissements de grande taille devraient en tout état de cause veiller à ce que les autorités compétentes reçoivent une demande d’évaluation de l’aptitude ex ante au plus tard trente jours ouvrables avant l’entrée en fonction du membre potentiel. La demande d’évaluation de l’aptitude ex ante devrait être accompagnée de tous les documents et informations pertinents nécessaires à l’évaluation, que l’évaluation de l’aptitude par les autorités compétentes soit finalisée avant ou après l’entrée en fonction de la personne. Si des casiers judiciaires ou d’autres documents requis par le droit national ou répertoriés par les autorités compétentes deviennent disponibles ultérieurement, les autorités compétentes devraient également recevoir ces documents ou informations sans retard injustifié. La demande d’évaluation de l’aptitude ex ante devrait permettre aux autorités compétentes de commencer leur analyse et de prendre des mesures dans le cadre de l’évaluation. Ces mesures peuvent consister à empêcher le membre potentiel d’entrer en fonction tant que l’autorité compétente ne reçoit pas suffisamment d’informations, ou à engager un dialogue approfondi si l’autorité compétente a des inquiétudes quant à l’aptitude du membre potentiel, en vue de s’assurer que celui-ci soit ou devienne apte à entrer en fonction. L’ABE devrait émettre des orientations sur les modalités d’un dialogue ciblé et approfondi entre l’autorité compétente et l’établissement de grande taille en vue de lever tout obstacle concernant l’aptitude du membre potentiel dans un esprit de coopération. La demande d’évaluation de l’aptitude ex ante devrait permettre aux autorités compétentes d’engager un dialogue précoce avec les établissements de grande taille sur l’aptitude des membres de l’organe de direction dans sa fonction de direction ou du président de l’organe de direction dans sa fonction de surveillance avant leur entrée en fonction. Toutefois, la demande d’évaluation de l’aptitude ex ante devrait être sans préjudice des prérogatives et de la responsabilité de l’établissement de grande taille lorsqu’il s’agit de garantir l’aptitude des membres de l’organe de direction, et de toute évaluation ex post effectuée par les autorités compétentes, lorsque le droit national le permet. |
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(50) |
En outre, en ce qui concerne les établissements de grande taille, les autorités compétentes devraient dûment envisager de fixer un délai maximal pour conclure l’évaluation de l’aptitude, au moins pour ce qui est de la nomination des membres de l’organe de direction et la nomination du responsable des fonctions de contrôle interne et du directeur financier, pour un poste dans ces établissements. Il devrait être possible de prolonger ce délai maximal, le cas échéant. |
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(51) |
L’évaluation de l’aptitude des membres de l’organe de direction devrait avoir lieu sans préjudice des dispositions de droit national relatives à la nomination des représentants des employés au sein de l’organe de direction et à la nomination des membres de l’organe de direction dans sa fonction de surveillance par des instances régionales ou locales élues. Dans ces cas, des garanties appropriées devraient être mises en place pour garantir l’aptitude de ces membres de l’organe de direction. |
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(52) |
Au plus tard le 31 décembre 2029, l’ABE, en étroite coopération avec la BCE, devrait procéder au réexamen et rendre compte de l’application et de l’efficacité du cadre de la compétence et de l’honorabilité, en tenant également compte du principe de proportionnalité, en particulier en ce qui concerne les établissements de petite taille et non complexes. |
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(53) |
L’ABE devrait élaborer des orientations concernant les critères permettant de déterminer s’il existe des motifs raisonnables de soupçonner qu’une opération ou une tentative de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme est en cours ou a eu lieu, ou s’il existe à cet égard un risque accru en lien avec une entité. Lors de l’élaboration de ces orientations, l’ABE devrait coopérer avec l’AEMF et avec l’Autorité de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme instituée par le règlement (UE) 2024/1620 du Parlement européen et du Conseil (19) (ci-après dénommée «Autorité de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme»). Si l’Autorité de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme n’est pas opérationnelle au moment de l’élaboration de ces orientations, l’ABE devrait adopter lesdites orientations sans avoir à coopérer avec ladite autorité. |
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(54) |
Compte tenu du rôle de l’évaluation de l’aptitude pour la gestion saine et prudente des établissements, il est nécessaire de doter les autorités compétentes de nouveaux outils leur permettant d’évaluer l’aptitude des membres des organes de direction, des membres de la direction générale et des titulaires de postes clés, tels que des déclarations de responsabilité et une cartographie des fonctions. Ces nouveaux outils devraient soutenir le travail des autorités compétentes lorsqu’elles examinent les dispositifs de gouvernance des établissements dans le cadre du processus de contrôle et d’évaluation prudentiels. Nonobstant la responsabilité collective globale de l’organe de direction, les établissements devraient être tenus d’établir des relevés individuels précisant les rôles et les fonctions de l’ensemble des membres de l’organe de direction dans sa fonction de direction, des membres de la direction générale et des titulaires de postes clés, ainsi qu’une cartographie des fonctions, incluant des informations détaillées sur la structure hiérarchique et le partage des responsabilités, et les personnes qui font partie du dispositif de gouvernance de l’établissement, ainsi que leurs fonctions. Leurs fonctions et responsabilités individuelles ne sont pas toujours définies de manière claire ou cohérente, et il pourrait arriver que deux ou plusieurs rôles se chevauchent ou que des domaines de fonctions et de responsabilités soient négligés parce qu’ils ne relèvent pas clairement de la compétence d’une seule personne. L’étendue des fonctions et responsabilités de chaque personne devrait être bien définie et aucune tâche ne devrait être laissée sans contrôle. Ces outils devraient garantir une plus grande responsabilité des membres de l’organe de direction dans sa fonction de direction, des membres de la direction générale et des titulaires de postes clés. En outre, lorsqu’ils le jugent nécessaire, les États membres devraient être en mesure d’adopter ou de conserver des exigences plus strictes pour ces outils. |
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(55) |
L’exigence de fonds propres supplémentaires fixée par l’autorité compétente d’un établissement conformément à la directive 2013/36/UE pour faire face aux risques autres que le risque de levier excessif ne devrait pas être renforcée du fait que l’établissement devient contraint par le plancher de fonds propres prévu par le règlement (UE) no 575/2013, toutes choses étant égales par ailleurs. En outre, lorsque l’établissement devient contraint par le plancher de fonds propres, l’autorité compétente devrait réexaminer l’exigence de fonds propres supplémentaires de cet établissement et évaluer, en particulier, si et dans quelle mesure cette exigence est déjà pleinement couverte par le fait que l’établissement est contraint par le plancher de fonds propres. Lorsque tel est le cas, l’exigence de fonds propres supplémentaires de l’établissement devrait être considérée comme un chevauchement avec les risques couverts par le plancher de fonds propres dans l’exigence de fonds propres de l’établissement et, par conséquent, l’autorité compétente devrait réduire cette exigence dans la mesure nécessaire pour supprimer ce chevauchement aussi longtemps que l’établissement reste contraint par le plancher de fonds propres. |
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(56) |
De même, lorsqu’un établissement devient contraint par le plancher de fonds propres, le montant nominal des fonds propres de base de catégorie 1 de cet établissement requis au titre du coussin pour le risque systémique et du coussin pour les autres EIS pourrait augmenter même s’il n’y a pas eu d’augmentation correspondante des risques macroprudentiels ou systémiques associés à l’établissement. Dans ce cas, l’autorité compétente ou l’autorité désignée de l’établissement devrait revoir le calibrage des taux de coussin pour le risque systémique et s’assurer qu’ils restent appropriés et ne comptent pas deux fois les risques qui sont déjà couverts du fait que l’établissement est lié par le plancher de fonds propres. Ce réexamen devrait avoir lieu à la même fréquence que le réexamen des coussins, qui a lieu chaque année pour le coussin pour les autres EIS et tous les deux ans pour le coussin pour le risque systémique. Toutefois, l’autorité compétente ou l’autorité désignée de l’établissement devrait pouvoir ajuster plus fréquemment le calibrage des coussins. |
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(57) |
Pour permettre l’activation rapide et efficace du coussin pour le risque systémique, il est nécessaire de clarifier l’application des dispositions pertinentes et de simplifier et aligner les procédures applicables. Il devrait être possible pour les autorités désignées de tous les États membres de fixer un coussin pour le risque systémique afin de veiller à ce que ces autorités soient habilitées à faire face aux risques systémiques en temps utile, de manière proportionnée et efficace et de permettre la reconnaissance des taux de coussin pour le risque systémique fixés par les autorités d’autres États membres. La reconnaissance d’un taux de coussin pour le risque systémique fixé par un autre État membre ne devrait nécessiter qu’une notification de l’autorité qui reconnaît le taux. Afin d’éviter des procédures d’agrément inutiles lorsque la décision de fixer un taux de coussin entraîne une diminution ou une absence de changement par rapport à l’un des taux fixés précédemment, la procédure prévue à l’article 131, paragraphe 15, de la directive 2013/36/UE doit être alignée sur la procédure prévue à l’article 133, paragraphe 9, de ladite directive. Il convient que les procédures prévues à l’article 133, paragraphes 11 et 12, de ladite directive soient clarifiées et rendues plus cohérentes avec les procédures applicables aux autres taux de coussin pour le risque systémique, le cas échéant. |
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(58) |
La Commission devrait être habilitée à adopter les normes techniques de réglementation élaborées par l’ABE en ce qui concerne la dérogation à l’agrément des entreprises d’investissement en tant qu’établissements de crédit, la liste des informations minimales à fournir pour évaluer les opérations importantes, le processus d’évaluation des opérations importantes, les modalités de comptabilisation des succursales de pays tiers, le mécanisme de coopération et le fonctionnement des collèges d’autorités de surveillance, la notion d’expositions au risque de défaut qui sont significatives en termes absolus et les seuils en matière de nombre élevé de contreparties significatives et de positions significatives sur des instruments de créance ou de fonds propres de différents émetteurs, ainsi que le contenu minimal du questionnaire d’aptitude, des curriculum vitæ et de l’évaluation interne de l’aptitude. Il convient que la Commission adopte ces normes techniques de réglementation par voie d’actes délégués conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et aux articles 10 à 14 du règlement (UE) no 1093/2010. |
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(59) |
La Commission devrait être habilitée à adopter les normes techniques d’exécution élaborées par l’ABE en ce qui concerne les formats et définitions uniformes pour les déclarations des entreprises mères intermédiaires; le processus de consultation entre les autorités compétentes en ce qui concerne la prise d’une participation qualifiée; le processus de consultation entre les autorités compétentes dans le cadre d’une fusion ou d’une scission; les informations réglementaires et financières sur les succursales de pays tiers et sur les entreprises de rattachement. La Commission devrait adopter ces normes techniques d’exécution par voie d’actes d’exécution conformément à l’article 291 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et à l’article 15 du règlement (UE) no 1093/2010. |
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(60) |
Lorsqu’elle élabore des normes techniques et orientations et qu’elle répond à des questions relatives à leur application pratique ou à leur mise en œuvre, l’ABE devrait tenir dûment compte du principe de proportionnalité et veiller à ce que ces normes et orientations puissent également être appliquées par des établissements de petite taille et non complexes sans effort inutile. |
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(61) |
Étant donné que les objectifs de la présente directive ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les États membres mais peuvent, en raison de ses dimensions et de ses effets, l’être mieux au niveau de l’Union, celle-ci peut prendre des mesures conformément au principe de subsidiarité consacré à l’article 5 du traité sur l’Union européenne. Conformément au principe de proportionnalité énoncé audit article, la présente directive n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre ces objectifs. |
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(62) |
Il convient donc de modifier la directive 2013/36/UE en conséquence, |
ONT ADOPTÉ LA PRÉSENTE DIRECTIVE:
Article premier
Modifications de la directive 2013/36/UE
La directive 2013/36/UE est modifiée comme suit:
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1) |
L’article 2 est modifié comme suit:
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2) |
À l’article 3, le paragraphe 1 est modifié comme suit:
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3) |
À l’article 4, le paragraphe 4 est remplacé par le texte suivant: «4. Les États membres veillent à ce que les autorités compétentes disposent de l’expertise, des ressources, de la capacité opérationnelle, des pouvoirs et de l’indépendance nécessaires pour exercer les fonctions relatives à la surveillance prudentielle et aux enquêtes ainsi que des pouvoirs nécessaires pour imposer les astreintes et les sanctions énoncées dans la présente directive et dans le règlement (UE) no 575/2013.». |
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4) |
L’article suivant est inséré: «Article 4 bis Indépendance des autorités compétentes en matière de surveillance 1. Aux fins du présent article, on entend par “membres de l’organe de gouvernance de l’autorité compétente”, les personnes physiques qui font partie de l’organe de décision collectif le plus élevé de l’autorité compétente et qui sont investies du pouvoir d’exercer des fonctions exécutives en ce qui concerne la gestion quotidienne de la fonction de surveillance de l’autorité compétente, à l’exclusion des gouverneurs des banques centrales nationales. 2. Afin de préserver l’indépendance des autorités compétentes dans l’exercice de leurs pouvoirs, les États membres prévoient les dispositions nécessaires pour que ces autorités compétentes, y compris les membres de leur personnel et les membres de leurs organes de gouvernance, puissent exercer leurs pouvoirs de surveillance avec indépendance et objectivité, sans solliciter ni accepter d’instructions d’établissements surveillés, d’un organe de l’Union, d’un gouvernement d’un État membre ou de tout autre organisme public ou privé. Les États membres veillent à ce que les organes de gouvernance des autorités compétentes soient fonctionnellement indépendants des autres organismes publics et privés. Ces dispositions sont sans préjudice des dispositions prévues par le droit national en vertu desquelles les autorités compétentes sont soumises à la responsabilité publique et démocratique. Les États membres veillent à ce qu’aucun membre de l’organe de gouvernance d’une autorité compétente qui est nommé après le 11 janvier 2026 ne reste en fonction pendant plus de quatorze ans. Les États membres veillent à ce que les membres de l’organe de gouvernance d’une autorité compétente soient nommés sur la base de critères publiés, objectifs et transparents, et à ce que ces membres puissent être licenciés s’ils ne remplissent plus les critères de nomination ou ont été condamnés pour une infraction pénale grave. Les motifs du licenciement sont rendus publics, sauf si le membre de l’organe de gouvernance concerné de l’autorité compétente s’y oppose. Les États membres veillent à ce que les autorités compétentes publient leurs objectifs, aient à rendre compte de l’exécution de leurs fonctions au regard de ces objectifs et soient soumises à un contrôle financier d’une manière qui n’affecte pas leur indépendance. Le présent paragraphe s’entend sans préjudice des droits et obligations qui incombent aux autorités compétentes en vertu des systèmes internationaux ou européens de surveillance financière, en particulier le système européen de surveillance financière établi au titre du règlement (UE) no 1093/2010 (*3), du mécanisme de surveillance unique établi au titre du règlement (UE) no 1024/2013 du Conseil (*4) et du règlement (UE) no 468/2014 de la Banque centrale européenne (*5), et du mécanisme de résolution unique établi au titre du règlement (UE) no 806/2014 du Parlement européen et du Conseil (*6). 3. Les États membres veillent, en particulier, à ce que les autorités compétentes mettent en place toutes les dispositions nécessaires pour prévenir les conflits d’intérêts des membres de leur personnel et des membres de leurs organes de gouvernance. À cette fin, les États membres établissent des règles qui sont proportionnées au rôle et aux responsabilités des membres du personnel et des membres des organes de gouvernance et qui leur interdisent au minimum:
Les exceptions prévues au premier alinéa, points a) i) et ii), ne s’appliquent que lorsque les tiers et les organismes de placement collectif n’investissent pas principalement dans des instruments émis par les entités visées au point a) ou faisant référence à celles-ci. 4. La période de carence commence à courir à compter de la date à laquelle la participation directe à la surveillance des entités visées au paragraphe 5, point b) i), a cessé. Les autorités compétentes veillent à ce que les membres de leur personnel et les membres de leurs organes de gouvernance n’aient pas accès aux informations confidentielles ou sensibles relatives à ces entités pendant la période de carence. En cas de recrutements par des entités visées au paragraphe 5, points b) i) et ii), la durée de la période de carence ne peut être inférieure à six mois pour les membres du personnel participant directement à la surveillance des entités visées au paragraphe 3, point b) i), ni inférieure à douze mois pour les membres de l’organe de gouvernance de l’autorité compétente. En cas de recrutements par des entités visées au paragraphe 3, point b) iii), la durée de la période de carence ne peut être inférieure à trois mois tant pour les membres du personnel que pour les membres de l’organe de gouvernance de l’autorité compétente. Les États membres peuvent autoriser les autorités compétentes à soumettre les membres de leur personnel et les membres de leurs organes de gouvernance auxquels s’applique le paragraphe 3, point b) i), à une période de carence en cas de recrutement par des concurrents directs de l’une des entités visées audit point. À cette fin, la durée de la période de carence ne peut être inférieure à trois mois pour les membres du personnel participant directement à la surveillance de ces entités, ni inférieure à six mois pour les membres de l’organe de gouvernance de l’autorité compétente. 5. Par dérogation au paragraphe 4, les États membres peuvent autoriser les autorités compétentes à appliquer des périodes de carence plus courtes, d’au moins trois mois, pour les membres du personnel participant directement à la surveillance des établissements, uniquement dans les cas où une période de carence plus longue:
6. Les membres du personnel et les membres de l’organe de gouvernance d’une autorité compétente soumis à l’interdiction prévue au paragraphe 3, point b), ont droit à une indemnisation appropriée pour cette interdiction. Les États membres décident de la forme appropriée de cette indemnisation. 7. Les États membres veillent à ce que les membres du personnel et les membres de l’organe de gouvernance d’une autorité compétente soient tenus de présenter une déclaration d’intérêt. Cette déclaration comprend des informations sur les participations que détiennent les membres sous forme d’actions, de titres de propriété, d’obligations, de fonds communs de placement, de fonds d’investissement, de fonds mixtes, de fonds spéculatifs et de fonds indiciels cotés, susceptibles de susciter des préoccupations en matière de conflits d’intérêts. Les personnes concernées présentent la déclaration d’intérêt avant leur nomination, puis sur une base annuelle. La déclaration d’intérêt est sans préjudice de toute exigence de présenter une déclaration de patrimoine en vertu des règles nationales applicables. 8. Lorsqu’un membre du personnel ou un membre des organes de gouvernance d’une autorité compétente, au moment de son recrutement ou de sa nomination ou à tout moment par la suite, possède des instruments financiers susceptibles de donner lieu à des conflits d’intérêts, l’autorité compétente a le pouvoir d’exiger, au cas par cas, que ces instruments soient vendus ou cédés dans un délai raisonnable. Les autorités compétentes ont également le pouvoir d’autoriser, au cas par cas, ces membres à vendre ou à céder des instruments financiers qu’ils possédaient au moment de leur recrutement ou de leur nomination. 9. Afin de garantir une application proportionnée du présent article, l’ABE émet, au plus tard le 10 juillet 2026 des orientations, conformément à l’article 16 du règlement (UE) no 1093/2010, à l’intention des autorités compétentes sur la prévention des conflits d’intérêts au sein desdites autorités et sur l’indépendance de ces dernières, en tenant compte des bonnes pratiques internationales. (*3) Règlement (UE) no 1093/2010 du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité bancaire européenne), modifiant la décision no 716/2009/CE et abrogeant la décision 2009/78/CE de la Commission (JO L 331 du 15.12.2010, p. 12)." (*4) Règlement (UE) no 1024/2013 du Conseil du 15 octobre 2013 confiant à la Banque centrale européenne des missions spécifiques ayant trait aux politiques en matière de surveillance prudentielle des établissements de crédit (JO L 287 du 29.10.2013, p. 63)." (*5) Règlement (UE) no 468/2014 de la Banque centrale européenne du 16 avril 2014 établissant le cadre de la coopération au sein du mécanisme de surveillance unique entre la Banque centrale européenne, les autorités compétentes nationales et les autorités désignées nationales (le “règlement-cadre MSU”) (BCE/2014/17) (JO L 141 du 14.5.2014, p. 1)." (*6) Règlement (UE) no 806/2014 du Parlement européen et du Conseil du 15 juillet 2014 établissant des règles et une procédure uniformes pour la résolution des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement dans le cadre d’un mécanisme de résolution unique et d’un Fonds de résolution bancaire unique, et modifiant le règlement (UE) no 1093/2010 (JO L 225 du 30.7.2014, p. 1).»." |
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5) |
L’article 8 bis est modifié comme suit:
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6) |
À l’article 18, le point suivant est ajouté:
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7) |
L’article 21 bis est modifié comme suit:
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8) |
À l’article 21 ter, le paragraphe suivant est inséré: «6 bis. L’ABE élabore des projets de normes techniques d’exécution en vue de préciser les formats et définitions uniformes, et élabore les solutions informatiques à appliquer dans l’Union pour la déclaration des informations visées au paragraphe 6. L’ABE soumet ces projets de normes techniques d’exécution à la Commission au plus tard le 10 janvier 2026. La Commission est habilitée à adopter les normes techniques d’exécution visées au deuxième alinéa du présent paragraphe conformément à l’article 15 du règlement (UE) no 1093/2010.». |
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9) |
L’article suivant est inséré: «Article 21 quater Exigence d’établir une succursale pour la prestation de services bancaires par des entreprises de pays tiers 1. Les États membres exigent des entreprises établies dans un pays tiers visées à l’article 47 qu’elles établissent une succursale sur leur territoire et demandent un agrément conformément au titre VI pour commencer ou continuer à exercer les activités visées à l’article 47, paragraphe 1, dans l’État membre concerné. 2. L’exigence énoncée au paragraphe 1 du présent article ne s’applique pas lorsque l’entreprise établie dans un pays tiers fournit un service ou exerce une activité pour un client ou une contrepartie établi ou situé dans l’Union qui est:
Sans préjudice du premier alinéa, point c), lorsqu’une entreprise de pays tiers démarche un client ou une contrepartie, ou un client ou une contrepartie potentiel, visé au point a), dudit alinéa, par l’intermédiaire d’une entité agissant pour son propre compte ou ayant des liens étroits avec cette entreprise de pays tiers ou par l’intermédiaire de toute autre personne agissant pour le compte de cette entreprise, ce service ne devrait pas être considéré comme fourni sur la seule initiative du client ou de la contrepartie, ou du client ou de la contrepartie potentiel. Les États membres veillent à ce que les autorités compétentes soient habilitées à exiger des établissements de crédit et des succursales établis sur leur territoire qu’ils leur fournissent les informations dont ils ont besoin pour contrôler les services fournis sur la seule initiative du client ou de la contrepartie établi ou situé sur leur territoire lorsque ces services sont fournis par des entreprises établies dans des pays tiers faisant partie du même groupe. 3. Une initiative d’un client ou d’une contrepartie visée au paragraphe 2 ne donne pas à l’entreprise de pays tiers le droit de commercialiser des catégories de produits, d’activités ou de services autres que celles que le client ou la contrepartie avait sollicitées, autrement que par l’intermédiaire d’une succursale de pays tiers établie dans un État membre. Toutefois, l’établissement d’une succursale de pays tiers n’est pas requis pour les services, activités ou produits nécessaires à la fourniture du service, du produit ou de l’activité initialement sollicité par le client ou la contrepartie, ou étroitement liés à cette fourniture, y compris lorsque ces services, activités ou produits étroitement liés sont fournis postérieurement à ceux initialement sollicités. 4. L’exigence énoncée au paragraphe 1 du présent article ne s’applique pas aux services ou activités énumérés à l’annexe I, section A, de la directive 2014/65/UE, y compris les services auxiliaires, tels que la réception de dépôts connexe ou l’octroi de crédits ou de prêts ayant pour objet de fournir des services au titre de ladite directive. 5. Afin de préserver les droits acquis par les clients dans le cadre de contrats existants, l’exigence énoncée au paragraphe 1 s’entend sans préjudice des contrats existants qui ont été conclus avant le 11 juillet 2026. 6. Au plus tard le 10 juillet 2025, l’ABE, après consultation de l’AEAPP et de l’AEMF, examine si, en plus des établissements de crédit, toute entité du secteur financier devrait être dispensée de l’exigence d’établir une succursale pour la fourniture de services bancaires par des entreprises de pays tiers conformément au présent article. L’ABE soumet un rapport sur cette question au Parlement européen, au Conseil et à la Commission. Ce rapport prend en compte les préoccupations en matière de stabilité financière et les effets sur la compétitivité de l’Union. Sur la base de ce rapport, la Commission présente, le cas échéant, une proposition législative au Parlement européen et au Conseil.». |
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10) |
À l’article 22, paragraphe 2, le premier alinéa est remplacé par le texte suivant: «Les autorités compétentes accusent réception, par écrit, de la notification visée au paragraphe 1 ou du complément d’informations visé au paragraphe 3, rapidement et en tout état de cause dans les dix jours ouvrables suivant leur réception.». |
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11) |
L’article 23 est modifié comme suit:
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12) |
Au titre III, les chapitres suivants sont ajoutés: «CHAPITRE 3 ACQUISITION OU CESSION D’UNE PARTICIPATION SIGNIFICATIVE Article 27 bis Notification et évaluation de l’acquisition 1. Les États membres exigent des établissements, des compagnies financières holding et des compagnies financières holding mixtes au sens de l’article 21 bis, paragraphe 1, (ci-après dénommés “candidats acquéreurs”) qu’ils notifient, par écrit et préalablement, à leur autorité compétente leur intention d’acquérir, directement ou indirectement, une participation importante (ci-après dénommée “acquisition envisagée”). La notification mentionne le montant de l’acquisition envisagée et les informations pertinentes spécifiées à l’article 27 ter, paragraphe 5. 2. Aux fins du paragraphe 1, une participation est considérée comme importante lorsqu’elle est égale ou supérieure à 15 % des fonds propres éligibles du candidat acquéreur. 3. Aux fins du paragraphe 1, lorsque le candidat acquéreur est un établissement, le seuil visé au paragraphe 2 s’applique à la fois au niveau individuel et sur la base de la situation consolidée du groupe. Lorsque le seuil visé au paragraphe 2 n’est dépassé que sur une base individuelle, le candidat acquéreur en informe l’autorité compétente de l’État membre dans lequel il est établi. Cette autorité compétente évalue l’acquisition envisagée. Lorsque ce seuil est dépassé sur une base individuelle et sur la base de la situation consolidée du groupe, le candidat acquéreur en informe également l’autorité de surveillance sur base consolidée. Cette autorité de surveillance sur base consolidée évalue également l’acquisition envisagée. 4. Lorsque le candidat acquéreur est une compagnie financière holding ou une compagnie financière holding mixte relevant de l’article 21 bis, paragraphe 1, le seuil visé au paragraphe 2 du présent article s’applique sur la base de la situation consolidée, et l’autorité de surveillance sur base consolidée est l’autorité compétente aux fins du paragraphe 1 du présent article. 5. L’autorité compétente accuse réception, par écrit, de la notification visée au paragraphe 1 ou de tout complément d’information transmis conformément au paragraphe 9, rapidement et en tout état de cause dans les dix jours ouvrables suivant leur réception. 6. L’autorité compétente dispose d’un délai de soixante jours ouvrables à compter de la date de l’accusé de réception écrit de la notification et à compter de la réception de tous les documents, y compris ceux dont l’État membre exige la communication avec la notification conformément à l’article 27 ter, paragraphe 5, (ci-après dénommé “période d’évaluation”) pour procéder à l’évaluation prévue à l’article 27 ter, paragraphe 1. Si l’acquisition envisagée concerne une participation qualifiée dans un établissement de crédit visée à l’article 22, paragraphe 1, le candidat acquéreur est également soumis à l’exigence de notification et à l’évaluation que prévoit ledit article. Dans ce cas, le délai dont dispose l’autorité compétente pour effectuer à la fois l’évaluation prévue à l’article 27 ter, paragraphe 1, et celle visée à l’article 22, paragraphe 2, ne prend fin qu’à l’expiration de la dernière des deux périodes d’évaluation pertinentes. 7. Lorsque l’acquisition envisagée d’une participation importante est effectuée entre des entités du même groupe visées à l’article 113, paragraphe 6, du règlement (UE) no 575/2013 ou entre des entités d’un même système de protection institutionnel visées à l’article 113, paragraphe 7, dudit règlement, l’autorité compétente n’est pas tenue de procéder à l’évaluation prévue à l’article 27 ter, paragraphe 1, de la présente directive. 8. L’autorité compétente communique au candidat acquéreur la date d’expiration de la période d’évaluation au moment de la délivrance de l’accusé de réception visé au paragraphe 5. 9. L’autorité compétente peut, pendant la période d’évaluation, s’il y a lieu, et en tout état de cause au plus tard le cinquantième jour ouvrable de la période d’évaluation, demander un complément d’information nécessaire pour mener à bien l’évaluation prévue à l’article 27 ter, paragraphe 1. Cette demande est faite par écrit et précise les informations complémentaires nécessaires. 10. La période d’évaluation est suspendue entre la date de la demande d’informations complémentaires par l’autorité compétente et la date de réception de la réponse du candidat acquéreur, par laquelle celui-ci fournit toutes les informations demandées. Cette suspension ne dépasse pas vingt jours ouvrables. L’autorité compétente a la faculté de formuler d’autres demandes visant à recueillir des informations complémentaires ou des clarifications concernant les informations communiquées, sans que ces demandes donnent lieu à une suspension de la période d’évaluation. 11. L’autorité compétente peut porter la suspension visée au paragraphe 10 à trente jours ouvrables maximum dans les situations suivantes:
12. Lorsque l’approbation d’une compagnie financière holding ou d’une compagnie financière holding mixte relevant de l’article 21 bis, paragraphe 1, se fait en même temps que l’évaluation prévue à l’article 27 ter, paragraphe 1, l’autorité compétente aux fins de l’article 21 bis, paragraphe 1, se coordonne en tant que de besoin avec l’autorité de surveillance sur base consolidée et, s’il s’agit d’une autorité différente, avec l’autorité compétente de l’État membre où est établie la compagnie financière holding ou la compagnie financière holding mixte. Dans ce cas, la période d’évaluation est suspendue jusqu’à l’achèvement de la procédure fixée à l’article 21 bis. 13. Lorsque l’autorité compétente décide de s’opposer à l’acquisition envisagée, elle en informe par écrit le candidat acquéreur dans un délai de deux jours ouvrables à compter de l’évaluation prévue à l’article 27 ter, paragraphe 1, et avant la fin de la période d’évaluation, en indiquant les motifs de son opposition. 14. Lorsque, au cours de la période d’évaluation, l’autorité compétente ne s’oppose pas par écrit à l’acquisition envisagée, celle-ci est réputée approuvée. 15. L’autorité compétente peut fixer un délai maximal pour mener à bien l’acquisition envisagée et, le cas échéant, le proroger. Article 27 ter Critères d’évaluation 1. Lorsqu’elle évalue la notification de l’acquisition envisagée prévue à l’article 27 bis, paragraphe 1, et les informations visées à l’article 27 bis, paragraphe 9, l’autorité compétente évalue les perspectives d’une gestion saine et prudente par le candidat acquéreur et, en particulier, les risques auxquels le candidat acquéreur est ou pourrait être exposé après l’acquisition envisagée, selon les critères suivants:
2. Aux fins de l’évaluation du critère énoncé au paragraphe 1, point b), du présent article, l’autorité compétente consulte, dans le cadre de ses vérifications, les autorités chargées de la surveillance du candidat acquéreur conformément à la directive (UE) 2015/849. 3. L’autorité compétente ne peut s’opposer à l’acquisition envisagée que s’il existe des motifs raisonnables de le faire sur la base des critères énoncés au paragraphe 1 du présent article, ou si les informations fournies par le candidat acquéreur sont incomplètes, en dépit d’une demande formulée conformément à l’article 27 bis, paragraphe 9. Aux fins du présent paragraphe et en ce qui concerne le critère énoncé au paragraphe 1, point b), du présent article, un avis défavorable des autorités chargées de la surveillance du candidat acquéreur conformément à la directive (UE) 2015/849, reçu par les autorités compétentes dans un délai de trente jours ouvrables à compter de la demande initiale, est dûment pris en considération par les autorités compétentes lorsqu’elles évaluent l’acquisition envisagée et peut constituer un motif raisonnable d’opposition. 4. Les États membres n’imposent pas de conditions préalables en ce qui concerne le niveau d’acquisition envisagée, ni n’autorisent l’autorité compétente à examiner l’acquisition envisagée en fonction des besoins économiques du marché. 5. Les États membres publient une liste des informations requises pour procéder à l’évaluation. Le candidat acquéreur communique ces informations à l’autorité compétente au moment de la notification visée à l’article 27 bis, paragraphe 1. Les informations exigées sont proportionnées et adaptées à la nature de l’acquisition envisagée. Les États membres n’exigent pas d’informations qui ne sont pas pertinentes pour l’évaluation prudentielle à effectuer en application du présent article. 6. Sans préjudice de l’article 27 bis, paragraphes 5 à 11, lorsque l’autorité compétente a reçu deux ou plusieurs projets d’acquisition de participations importantes concernant la même entité, elle traite les candidats acquéreurs d’une façon non discriminatoire. 7. L’ABE élabore des projets de normes techniques de réglementation pour préciser:
Aux fins du premier alinéa, l’ABE prend en considération le titre II de la directive (UE) 2017/1132. L’ABE soumet ces projets de normes techniques de réglementation à la Commission au plus tard le 10 juillet 2026. La Commission est habilitée à compléter la présente directive en adoptant les normes techniques de réglementation visées au premier alinéa du présent paragraphe conformément aux articles 10 à 14 du règlement (UE) no 1093/2010. Article 27 quater Coopération entre les autorités compétentes 1. L’autorité compétente consulte les autorités investies de la mission publique de surveillance d’autres entités du secteur financier concernées lorsqu’elle procède à l’évaluation prévue à l’article 27 ter, paragraphe 1, lorsque l’acquisition envisagée concerne:
2. Lorsque le candidat acquéreur est un établissement et que le seuil visé à l’article 27 bis, paragraphe 2, n’est dépassé que sur une base individuelle, l’autorité compétente qui évalue l’acquisition envisagée informe l’autorité de surveillance sur base consolidée de l’acquisition envisagée dans un délai de dix jours ouvrables suivant la réception de la notification par le candidat acquéreur, si le candidat acquéreur fait partie d’un groupe et si l’autorité compétente est différente de l’autorité de surveillance sur base consolidée. L’autorité compétente transmet également son évaluation à l’autorité de surveillance sur base consolidée. Lorsque le candidat acquéreur est une compagnie financière holding ou une compagnie financière holding mixte relevant de l’article 21 bis, paragraphe 1, l’autorité de surveillance sur base consolidée qui évalue l’acquisition envisagée informe l’autorité compétente de l’État membre dans lequel le candidat acquéreur est établi de l’acquisition envisagée dans un délai de dix jours ouvrables suivant la réception de la notification par le candidat acquéreur, si cette autorité compétente est différente de l’autorité de surveillance sur base consolidée. L’autorité de surveillance sur base consolidée transmet également son évaluation à cette autorité compétente. Lorsque le candidat acquéreur est un établissement et que le seuil visé à l’article 27 bis, paragraphe 2, est dépassé tant sur une base individuelle que sur la base de la situation consolidée du groupe, l’autorité compétente et l’autorité de surveillance sur base consolidée qui évaluent l’acquisition envisagée s’efforcent de coordonner leurs évaluations, en particulier en ce qui concerne la consultation auprès des autorités concernées visées au paragraphe 1 du présent article. 3. Lorsque l’évaluation de l’acquisition envisagée doit être effectuée par l’autorité de surveillance sur base consolidée visée à l’article 27 bis, paragraphe 3, et que l’autorité de surveillance sur base consolidée est différente de l’autorité compétente de l’État membre dans lequel le candidat acquéreur est établi, les deux autorités travaillent ensemble en pleine concertation. L’autorité de surveillance sur base consolidée prépare une évaluation de l’acquisition envisagée et la transmet à l’autorité compétente de l’État membre dans lequel le candidat acquéreur est établi. Les deux autorités font tout ce qui est en leur pouvoir pour parvenir à une décision commune dans un délai de deux mois à compter de la réception de cette évaluation. Cette décision commune est dûment documentée et motivée. L’autorité de surveillance sur base consolidée communique cette décision commune au candidat acquéreur. Dans le cas où une décision commune n’est pas prise dans un délai de deux mois à compter de la réception de l’évaluation, l’autorité de surveillance sur base consolidée ou l’autorité compétente de l’État membre dans lequel le candidat acquéreur est établi s’abstient de prendre une décision et saisit l’ABE de la question conformément à l’article 19 du règlement (UE) no 1093/2010. L’ABE arrête sa décision dans un délai d’un mois à compter de la réception par l’ABE de la saisine. Les autorités concernées prennent une décision commune en conformité avec la décision de l’ABE. 4. Les autorités compétentes échangent, sans tarder, toute information essentielle ou pertinente pour l’évaluation. À cet égard, elles se communiquent, sur demande ou de leur propre initiative, toute information pertinente pour l’évaluation. Les autorités compétentes s’efforcent de coordonner leurs évaluations et d’assurer la cohérence de leurs décisions. À cette fin, la décision de l’autorité compétente chargée de l’évaluation mentionne les éventuels avis ou réserves formulés par les autres autorités compétentes concernées. 5. L’ABE élabore des projets de normes techniques d’exécution établissant les procédures et les formulaires communs et élabore des modèles à utiliser pour le processus de consultation entre les autorités compétentes concernées visé au présent article. L’ABE présente ces projets de normes techniques d’exécution à la Commission au plus tard le 10 juillet 2026. La Commission est habilitée à adopter les normes techniques d’exécution visées au premier alinéa du présent paragraphe conformément à l’article 15 du règlement (UE) no 1093/2010. Article 27 quinquies Notification de cession Les États membres exigent des établissements, des compagnies financières holding et des compagnies financières holding mixtes relevant de l’article 21 bis, paragraphe 1, qu’ils notifient à l’autorité compétente leur intention de céder, directement ou indirectement, une participation importante déterminée conformément à l’article 27 bis, paragraphe 2. Cette notification s’effectue par écrit et préalablement à la cession, en communiquant le montant de la participation en question. Article 27 sexies Obligations d’information et sanctions Si le candidat acquéreur ne notifie pas au préalable l’acquisition envisagée conformément à l’article 27 bis, paragraphe 1, ou a acquis une participation importante au sens dudit article en dépit de l’opposition de l’autorité compétente, les États membres exigent de l’autorité compétente qu’elle prenne des mesures appropriées. Lorsqu’une participation importante est acquise en dépit de l’opposition de l’autorité compétente, les États membres, sans préjudice des sanctions potentielles, prévoient soit la suspension de l’exercice des droits de vote correspondants, soit la nullité des votes exprimés. CHAPITRE 4 TRANSFERTS SIGNIFICATIFS D’ACTIFS ET DE PASSIFS Article 27 septies Notification des transferts significatifs d’actifs et de passifs 1. Les États membres exigent des établissements, des compagnies financières holding et des compagnies financières holding mixtes relevant de l’article 21 bis, paragraphe 1, qu’ils notifient préalablement par écrit à leur autorité compétente tout transfert significatif d’actifs ou de passifs auquel ils procèdent par le biais d’une vente ou de tout autre type de transaction (ci-après dénommé “opération envisagée”). Lorsque l’opération envisagée ne concerne que des entités faisant partie du même groupe, ces entités sont également soumises au premier alinéa. Aux fins des premier et deuxième alinéas, chacune des entités participant à la même opération envisagée est soumise individuellement à l’obligation de notification énoncée auxdits alinéas. 2. Aux fins du paragraphe 1, l’opération envisagée est considérée comme importante pour une entité lorsqu’elle est au moins égale à 10 % du total de ses actifs ou passifs, à moins que l’opération envisagée ne soit exécutée entre des entités faisant partie du même groupe, auquel cas l’opération envisagée est considérée comme importante pour une entité lorsqu’elle est au moins égale à 15 % du total de ses actifs ou passifs. Aux fins du premier alinéa du présent paragraphe, pour les compagnies financières holding mères et les compagnies financières holding mères mixtes visées au paragraphe 1, les pourcentages s’appliquent sur la base de leur situation consolidée. Ne sont pas pris en compte pour le calcul des pourcentages visés au premier alinéa du présent paragraphe:
3. L’autorité compétente accuse réception, par écrit, de la notification au titre du paragraphe 1, rapidement et en tout état de cause dans les dix jours ouvrables suivant sa réception. Article 27 octies Obligations d’information et sanctions Lorsque les entités ne notifient pas préalablement l’opération envisagée conformément à l’article 27 septies, paragraphe 1, les États membres exigent des autorités compétentes qu’elles prennent les mesures appropriées. CHAPITRE 5 FUSIONS ET SCISSIONS Article 27 nonies Champ d’application et définitions Le présent chapitre est sans préjudice de l’application du règlement (CE) no 139/2004 du Conseil (*10) et de la directive (UE) 2017/1132. Les fusions et scissions qui résultent de l’application de la directive 2014/59/UE ne sont pas soumises aux obligations énoncées au présent chapitre. Aux fins du présent chapitre, on entend par:
Article 27 decies Notification et évaluation de la fusion ou de la scission 1. Les États membres exigent des établissements et des compagnies financières holding et des compagnies financières holding mixtes relevant de l’article 21 bis, paragraphe 1, (ci-après dénommés “parties prenantes financières”), procédant à une fusion ou à une scission (ci-après dénommée “opération envisagée”), qu’ils en informent, après l’adoption du projet de conditions de l’opération envisagée et préalablement à l’achèvement de l’opération envisagée, l’autorité compétente qui sera chargée de la surveillance des entités résultant de ladite opération envisagée, en fournissant les informations pertinentes conformément à l’article 27 undecies, paragraphe 5. Aux fins du premier alinéa du présent paragraphe, lorsque l’opération envisagée consiste en une scission, l’autorité compétente chargée de la surveillance de l’entité qui procède à l’opération envisagée est l’autorité compétente à informer et chargée de l’évaluation prévue à l’article 27 undecies, paragraphe 1. 2. Par dérogation au paragraphe 1 du présent article, lorsque l’opération envisagée est une fusion qui ne fait intervenir que des parties prenantes financières du même groupe, y compris un groupe d’établissements de crédit qui sont affiliés de manière permanente à un organisme central et qui font l’objet d’une surveillance en tant que groupe, l’autorité compétente n’est pas tenue d’effectuer l’évaluation prévue à l’article 27 undecies, paragraphe 1. 3. L’évaluation prévue à l’article 27 undecies, paragraphe 1, n’est pas effectuée lorsque l’opération envisagée nécessite un agrément conformément à l’article 8 ou une approbation conformément à l’article 21 bis. 4. L’autorité compétente accuse réception, par écrit, de la notification visée au paragraphe 1 ou du complément d’information transmis conformément au paragraphe 5 rapidement et en tout état de cause dans les dix jours ouvrables suivant leur réception. Lorsque l’opération envisagée ne fait intervenir que des parties prenantes financières du même groupe, l’autorité compétente procède à l’évaluation prévue à l’article 27 undecies, paragraphe 1, dans un délai de soixante jours ouvrables à compter de la date de l’accusé de réception écrit de la notification et de la réception de tous les documents dont l’État membre exige la communication avec la notification conformément à l’article 27 undecies, paragraphe 5 (ci-après dénommé “période d’évaluation”). L’autorité compétente communique aux parties prenantes financières la date d’expiration de la période d’évaluation au moment de la délivrance de l’accusé de réception. 5. L’autorité compétente peut demander les informations complémentaires dont elle a besoin pour mener à bien l’évaluation prévue à l’article 17 undecies, paragraphe 2. Cette demande est faite par écrit et précise les informations complémentaires nécessaires. Lorsque l’opération envisagée ne fait intervenir que des parties prenantes financières du même groupe, l’autorité compétente peut demander un complément d’informations au plus tard le cinquantième jour ouvrable de la période d’évaluation. La période d’évaluation est suspendue entre la date de la demande d’informations complémentaires par l’autorité compétente et la date de réception de la réponse des parties prenantes financières, par laquelle celles-ci fournissent toutes les informations demandées. Cette suspension ne peut dépasser vingt jours ouvrables. L’autorité compétente a la faculté de formuler d’autres demandes visant à recueillir des informations complémentaires ou des clarifications concernant les informations communiquées, sans que ces demandes donnent lieu à une suspension de la période d’évaluation. 6. L’autorité compétente peut porter la suspension visée au paragraphe 5, troisième alinéa, à trente jours ouvrables maximum dans les situations suivantes:
7. L’ opération envisagée n’est pas achevée avant l’émission d’un avis favorable par l’autorité compétente. 8. Dans un délai de deux jours ouvrables à compter de l’achèvement de son évaluation, l’autorité compétente transmet par écrit aux parties prenantes financières un avis favorable ou défavorable motivé. Les parties prenantes financières transmettent cet avis motivé aux autorités chargées, en vertu du droit national, de la surveillance de l’opération envisagée. 9. Lorsque l’opération envisagée ne fait intervenir que des parties prenantes financières du même groupe et que, au cours de la période d’évaluation, l’autorité compétente ne s’oppose pas par écrit à l’opération envisagée, l’avis est réputé favorable. 10. L’avis favorable motivé émis par l’autorité compétente peut prévoir une période limitée dans le courant de laquelle l’opération envisagée doit être menée à bien. Article 27 undecies Critères d’évaluation 1. Lorsqu’elle procède à l’évaluation de la notification de l’opération envisagée prévue à l’article 27 decies, paragraphe 1, et des informations visées à l’article 27 decies, paragraphe 5, l’autorité compétente, afin de garantir la solidité du profil prudentiel des parties prenantes financières après l’achèvement de l’opération envisagée, et notamment d’apprécier les risques auxquels les parties prenantes financières sont ou pourraient être exposées au cours de l’opération envisagée et les risques auxquels l’entité résultant de l’opération envisagée pourrait être exposée, évalue l’opération envisagée selon les critères suivants:
Le plan de mise en œuvre visé au premier alinéa, point d), fait l’objet d’un suivi approprié par l’autorité compétente jusqu’à l’achèvement de l’opération envisagée. 2. Aux fins de l’évaluation du critère énoncé au paragraphe 1, point e), du présent article, l’autorité compétente consulte, dans le cadre de ses vérifications, les autorités chargées de la surveillance des parties prenantes financières conformément à la directive (UE) 2015/849. 3. L’autorité compétente ne peut émettre un avis défavorable concernant l’opération envisagée que si les critères énoncés au paragraphe 1 du présent article ne sont pas remplis ou lorsque les informations communiquées par la partie prenante financière sont incomplètes malgré une demande formulée conformément à l’article 27 decies, paragraphe 5. En ce qui concerne le critère énoncé au paragraphe 1, point e), du présent article, un avis défavorable des autorités chargées de la surveillance des parties prenantes financières conformément à la directive (UE) 2015/849, reçu par l’autorité compétente dans un délai de trente jours ouvrables à compter de la demande initiale, est dûment pris en considération par l’autorité compétente lorsqu’elle évalue l’opération envisagée et peut constituer un motif raisonnable pour émettre un avis défavorable visé au premier alinéa du présent paragraphe. 4. Les États membres n’autorisent pas les autorités compétentes à examiner l’opération envisagée sous l’angle des besoins économiques du marché. 5. Les États membres publient une liste des informations requises pour procéder à l’évaluation prévue au paragraphe 1 du présent article. Les parties prenantes financières communiquent ces informations aux autorités compétentes au moment de la notification visée à l’article 27 decies, paragraphe 1. Les informations exigées sont proportionnées et adaptées à la nature de l’opération envisagée. Les États membres n’exigent pas d’informations qui ne sont pas pertinentes pour une évaluation prudentielle à effectuer en application du présent article. Article 27 duodecies Coopération entre les autorités compétentes 1. L’autorité compétente consulte les autorités investies de la mission publique de surveillance d’autres entités concernées du secteur financier lorsqu’elle procède à l’évaluation prévue à l’article 27 undecies, paragraphe 1, si l’opération envisagée fait intervenir, outre les parties prenantes financières, l’une quelconque des entités suivantes:
2. Les autorités compétentes échangent, sans retard, toute information essentielle ou pertinente pour l’évaluation. À cet égard, elles se communiquent, sur demande ou de leur propre initiative, toute information pertinente pour l’évaluation. Un avis d’une autorité compétente d’une partie prenante financière mentionne les éventuels points de vue ou réserves formulés par l’autorité compétente qui surveille une ou plusieurs des entités énumérées au paragraphe 1. Les autorités compétentes s’efforcent de coordonner leurs évaluations et veillent à la cohérence de leurs avis. 3. L’ABE élabore des projets de normes techniques d’exécution établissant les procédures et les formulaires communs et élabore des modèles à utiliser pour le processus de consultation entre les autorités compétentes concernées visé au présent article. Aux fins du premier alinéa, l’ABE prend en considération le titre II de la directive (UE) 2017/1132. L’ABE présente ces projets de normes techniques d’exécution à la Commission au plus tard le 10 janvier 2027. La Commission est habilitée à adopter les normes techniques d’exécution visées au premier alinéa au présent paragraphe conformément à l’article 15 du règlement (UE) no 1093/2010. Article 27 terdecies Obligations d’information et sanctions Lorsque les parties prenantes financières ne procèdent pas à la notification préalable de l’opération envisagée conformément à l’article 27 decies, paragraphe 1, ou ont réalisé l’opération envisagée visée audit article sans l’avis favorable préalable des autorités compétentes, les États membres exigent que ces dernières prennent des mesures appropriées. (*9) Directive (UE) 2019/2162 du Parlement Européen et du Conseil du 27 novembre 2019 concernant l’émission d’obligations garanties et la surveillance publique des obligations garanties et modifiant les directives 2009/65/CE et 2014/59/UE (JO L 328 du 18.12.2019, p. 29)." (*10) Règlement (CE) no 139/2004 du Conseil du 20 janvier 2004 relatif au contrôle des concentrations entre entreprises (“le règlement CE sur les concentrations”) (JO L 24 du 29.1.2004, p. 1).»." |
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Le titre VI est remplacé par le texte suivant: «TITRE VI SURVEILLANCE PRUDENTIELLE DES SUCCURSALES DE PAYS TIERS ET RELATIONS AVEC LES PAYS TIERS CHAPITRE 1 SURVEILLANCE PRUDENTIELLE DES SUCCURSALES DE PAYS TIERS SECTION I Dispositions générales Article 47 Champ d’application et définitions 1. Le présent chapitre fixe les exigences minimales concernant l’exercice dans un État membre des activités suivantes par une succursale de pays tiers:
2. Lorsqu’une entreprise établie dans un pays tiers exerce des activités et fournit des services énumérés à l’annexe I, section A, de la directive 2014/65/UE ainsi que des services auxiliaires, tels que la réception de dépôts connexe ou l’octroi de crédits ou de prêts ayant pour objet de fournir des services au titre de ladite directive, cette entreprise ne relève pas du champ d’application du paragraphe 1 du présent article. 3. Aux fins du présent titre, on entend par:
Article 48 Interdiction de discrimination Les États membres n’appliquent pas aux succursales de pays tiers, qui commencent ou continuent à exercer leur activité, des dispositions conduisant à un traitement plus favorable que celui réservé aux succursales d’établissements ayant leur administration centrale dans un autre État membre. Article 48 bis Classification des succursales de pays tiers 1. Les États membres classent les succursales de pays tiers dans la catégorie 1 lorsqu’elles remplissent l’une des conditions suivantes:
2. Les États membres classent les succursales de pays tiers qui ne remplissent aucune des conditions énoncées au paragraphe 1 dans la catégorie 2. 3. Les autorités compétentes mettent à jour la classification des succursales de pays tiers comme suit:
4. Les États membres peuvent appliquer aux succursales de pays tiers agréées sur leur territoire, ou à certaines catégories de ces succursales, les mêmes exigences que celles qui s’appliquent aux établissements de crédit agréés en vertu de la présente directive, au lieu des exigences énoncées dans le présent titre. Lorsque le traitement prévu au présent paragraphe ne s’applique qu’à certaines catégories de succursales de pays tiers, les États membres définissent les critères de classification pertinents aux fins dudit traitement. Les paragraphes 1, 2 et 3 du présent article ne s’appliquent pas à ces succursales de pays tiers, sauf aux fins de l’article 48 septdecies. Article 48 ter Conditions à remplir pour être considéré comme une succursale de pays tiers éligible 1. Aux fins du présent titre, une succursale de pays tiers est considérée comme une “succursale de pays tiers éligible” lorsque les conditions suivantes sont remplies:
2. La Commission peut adopter, au moyen d’actes d’exécution, des décisions précisant si les conditions énoncées au paragraphe 1, points a) et b), du présent article sont remplies en ce qui concerne le cadre de réglementation bancaire d’un pays tiers. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 147, paragraphe 2. 3. Avant d’adopter la décision visée au paragraphe 2 du présent article, la Commission peut demander l’assistance de l’ABE, conformément à l’article 33 du règlement (UE) no 1093/2010, pour procéder à une évaluation du cadre de réglementation bancaire et des exigences de confidentialité du pays tiers concerné, ainsi que pour publier un rapport sur le respect, par ce cadre et ces exigences, des conditions énoncées au paragraphe 1, points a) et b), du présent article. L’ABE publie les conclusions de son évaluation sur son site internet. 4. L’ABE tient un registre public des pays tiers et des autorités de pays tiers qui remplissent les conditions énoncées au paragraphe 1. 5. Lorsqu’elle reçoit une demande d’agrément conformément à l’article 48 quater, l’autorité compétente évalue le respect des conditions énoncées au paragraphe 1 du présent article et à l’article 48 bis afin de classer la succursale de pays tiers dans la catégorie 1 ou la catégorie 2. Lorsque le pays tiers concerné n’est pas inscrit dans le registre public visé au paragraphe 4 du présent article, l’autorité compétente demande à la Commission d’évaluer le cadre de réglementation bancaire et les exigences de confidentialité de ce pays tiers aux fins du paragraphe 2 du présent article, pour autant que la condition visée au paragraphe 1, point c), du présent article soit remplie. L’autorité compétente classe la succursale de pays tiers dans la catégorie 1 dans l’attente de l’adoption par la Commission d’une décision conformément au paragraphe 2 du présent article. SECTION II Exigences d’agrément et exigences réglementaires
Article 48 quater Conditions minimales d’agrément des succursales de pays tiers 1. Conformément à l’article 21 quater, les États membres exigent des entreprises de pays tiers qu’elles établissent une succursale sur leur territoire avant de commencer ou de poursuivre les activités visées à l’article 47, paragraphe 1. L’établissement d’une succursale de pays tiers est soumis à l’obtention d’un agrément préalable conformément au présent chapitre. 2. Les autorités compétentes s’efforcent de conclure des accords administratifs ou d’autres accords avec les autorités compétentes de pays tiers concernées avant qu’une succursale de pays tiers ne commence à exercer ses activités dans l’État membre concerné. Ces accords sont fondés sur les modèles d’accords administratifs élaborés par l’ABE conformément à l’article 33, paragraphe 5, du règlement (UE) no 1093/2010. Cette exigence ne s’applique pas lorsque les succursales de pays tiers sont soumises à des exigences plus strictes sur le plan national. Les autorités compétentes communiquent sans retard à l’ABE des informations sur tout accord administratif ou autre accord conclu avec les autorités compétentes de pays tiers. 3. Les États membres exigent que les demandes d’agrément de succursales de pays tiers soient accompagnées d’un programme d’activités indiquant le type d’opérations prévues, les activités qui seront exercées parmi celles visées à l’article 47, paragraphe 1, ainsi que la structure d’organisation et les dispositifs de gestion des risques de la succursale dans l’État membre concerné, conformément à l’article 48 octies. 4. Les succursales de pays tiers ne sont agréées que lorsque, au minimum, toutes les conditions suivantes sont remplies:
5. Afin de déterminer si la condition énoncée au paragraphe 4, point f), du présent article est remplie, l’autorité compétente consulte l’autorités chargée de la surveillance de la lutte contre le blanchiment de capitaux ou le financement du terrorisme dans l’État membre conformément à la directive (UE) 2015/849 et obtient une confirmation écrite que cette condition est remplie avant de procéder à l’agrément de la succursale de pays tiers. 6. Les autorités compétentes peuvent décider que les agréments de succursales de pays tiers accordés au plus tard le 10 janvier 2027 restent valables, à condition que les succursales de pays tiers auxquelles ces agréments ont été accordés respectent les exigences minimales prévues au présent titre. 7. L’ABE surveille les opérations entre les succursales de pays tiers d’une même entreprise de rattachement agréées dans différents États membres et soumet à la Commission un rapport exposant ses conclusions au plus tard le 10 juillet 2028. 8. Au plus tard le 10 juillet 2026, l’ABE émet des orientations conformément à l’article 16 du règlement (UE) no 1093/2010 pour préciser:
Article 48 quinquies Conditions de refus ou de retrait de l’agrément d’une succursale de pays tiers 1. Les États membres prévoient, au minimum, les conditions suivantes en matière de refus ou de retrait de l’agrément d’une succursale de pays tiers:
Aux fins du premier alinéa, point b), dans le cas où les circonstances visées audit point se produisent, les succursales de pays tiers en informent sans tarder leurs autorités compétentes. 2. Les autorités compétentes peuvent également retirer son agrément à une succursale de pays tiers lorsque l’une des conditions suivantes est remplie:
3. Afin de déterminer si la condition énoncée au paragraphe 2, point g), du présent article est remplie, l’autorité compétente consulte l’autorité chargée de la surveillance de la lutte contre le blanchiment de capitaux ou le financement du terrorisme dans l’État membre conformément à la directive (UE) 2015/849. 4. Les États membres prévoient des procédures claires aux fins du refus ou du retrait de l’agrément d’une succursale de pays tiers conformément aux paragraphes 1, 2 et 3.
Article 48 sexies Exigence de dotation en capital 1. Sans préjudice des autres exigences de fonds propres applicables conformément au droit national, les États membres exigent que les succursales de pays tiers possèdent à tout moment une dotation en capital minimale au moins égale:
2. Les succursales de pays tiers satisfont à l’exigence de dotation en capital minimale visée au paragraphe 1 avec des actifs pouvant prendre l’une des formes suivantes:
3. Les États membres exigent des succursales de pays tiers qu’elles déposent les instruments de dotation en capital visés au paragraphe 2 du présent article sur un compte séquestre détenu dans l’État membre où la succursale est agréée auprès d’un établissement de crédit qui ne fait pas partie du groupe de son entreprise de rattachement ou, lorsque le droit national le permet, auprès de la banque centrale de l’État membre. Les instruments de dotation en capital déposés sur le compte séquestre peuvent être utilisés aux fins de l’article 96 de la directive 2014/59/UE en cas de résolution de la succursale de pays tiers et aux fins de la liquidation de la succursale de pays tiers conformément au droit national. 4. Au plus tard le 10 juillet 2026, l’ABE émet des orientations conformément à l’article 16 du règlement (UE) no 1093/2010 afin de préciser l’exigence énoncée au paragraphe 2, point c), du présent article en ce qui concerne les instruments à disposition pouvant être utilisés immédiatement et sans restriction pour couvrir les risques ou pertes dès que ces risques ou pertes surviennent. Article 48 septies Exigences de liquidité 1. Sans préjudice d’autres exigences de liquidité applicables conformément au droit national, les États membres exigent au minimum des succursales de pays tiers qu’elles possèdent à tout moment un volume d’actifs non grevés et liquides suffisant pour couvrir leurs sorties de trésorerie sur une période minimale de trente jours. 2. Aux fins du paragraphe 1 du présent article, les États membres exigent des succursales de pays tiers de catégorie 1 qu’elles respectent l’exigence de couverture des besoins de liquidité prévue dans la sixième partie, titre I, du règlement (UE) no 575/2013 et dans le règlement délégué (UE) 2015/61 de la Commission (*11). 3. Les États membres exigent des succursales de pays tiers qu’elles déposent les actifs liquides détenus pour se conformer au présent article sur un compte détenu dans l’État membre où la succursale est agréée auprès d’un établissement de crédit qui ne fait pas partie du groupe de son entreprise de rattachement ou, lorsque le droit national le permet, auprès de la banque centrale de l’État membre. Lorsqu’il reste des actifs liquides sur le compte après qu’ils ont été utilisés pour couvrir les sorties de trésorerie conformément au paragraphe 1 du présent article, ces actifs liquides restants peuvent être utilisés aux fins de l’article 96 de la directive 2014/59/UE en cas de résolution de la succursale de pays tiers et aux fins de la liquidation de la succursale de pays tiers conformément au droit national. 4. Les autorités compétentes peuvent permettre aux succursales de pays tiers éligibles de déroger à l’exigence de liquidité prévue au présent article. Article 48 octies Gouvernance interne et gestion des risques 1. Les États membres exigent des succursales de pays tiers qu’au moins deux personnes dirigent effectivement leurs activités dans l’État membre concerné sous réserve de leur approbation préalable par les autorités compétentes. Ces personnes disposent de l’honorabilité, des connaissances, des compétences et de l’expérience nécessaires à l’exercice de leurs fonctions et elles y consacrent un temps suffisant. 2. Les États membres exigent des succursales de pays tiers de catégorie 1 qu’elles se conforment aux articles 74 et 75, à l’article 76, paragraphes 5 et 6, et aux articles 92, 94 et 95. Les autorités compétentes peuvent exiger des succursales de pays tiers qu’elles mettent en place un comité de direction local afin d’assurer une gouvernance adéquate de la succursale. 3. Les États membres exigent des succursales de pays tiers de catégorie 2 qu’elles se conforment aux articles 74, 75, 92, 94 et 95 et qu’elles disposent des fonctions de contrôle interne prévues à l’article 76, paragraphe 5 et paragraphe 6, premier, deuxième et quatrième alinéas. Les autorités compétentes peuvent exiger des succursales de pays tiers de catégorie 2, en fonction de leur taille, de leur organisation interne et de la nature, de l’étendue et de la complexité de leurs activités, qu’elles désignent des chefs des fonctions de contrôle interne conformément à l’article 76, paragraphe 6, troisième et cinquième alinéas. 4. Les États membres exigent des succursales de pays tiers qu’elles mettent en place un système de déclaration à l’organe de direction de l’entreprise de rattachement, portant sur l’ensemble des risques significatifs, des politiques de gestion des risques et des modifications apportées à celles-ci, et qu’elles disposent de systèmes de technologies générales de l’information et de la communication (TIC) et de contrôles adéquats pour s’assurer que les règles sont dûment respectées. 5. Les États membres exigent des succursales de pays tiers qu’elles gèrent leurs accords d’externalisation et en assurent le suivi, et qu’elles veillent à ce que leurs autorités compétentes aient pleinement accès à toutes les informations nécessaires pour exercer leur fonction de surveillance. 6. Les États membres exigent des succursales de pays tiers qui effectuent des opérations dos à dos (back-to-back) ou intragroupe qu’elles disposent de ressources suffisantes pour détecter et gérer correctement leur risque de crédit de contrepartie lorsque des risques significatifs associés à des actifs comptabilisés par la succursale de pays tiers sont transférés à la contrepartie. 7. Lorsque des fonctions essentielles ou importantes de la succursale de pays tiers sont exercées par son entreprise de rattachement, ces fonctions sont exercées conformément aux dispositifs internes ou aux accords intragroupe. Les autorités compétentes chargées de la surveillance des succursales de pays tiers ont accès à toutes les informations nécessaires pour exercer leur fonction de surveillance. 8. Les autorités compétentes exigent qu’un tiers indépendant évalue régulièrement la mise en œuvre et le respect permanent par la succursale de pays tiers des exigences énoncées dans le présent article et qu’il leur soumette un rapport contenant ses constatations et conclusions. 9. Au plus tard le 10 janvier 2027, l’ABE émet des orientations, conformément à l’article 16 du règlement (UE) no 1093/2010, concernant l’application aux succursales de pays tiers des dispositifs, processus et mécanismes visés à l’article 74, paragraphe 1, de la présente directive en tenant compte de l’article 74, paragraphe 2, et concernant l’application aux succursales de pays tiers de l’article 75 et de l’article 76, paragraphes 5 et 6, de la présente directive. Article 48 nonies Exigences en matière d’enregistrement des opérations 1. Les États membres exigent des succursales de pays tiers qu’elles tiennent un registre leur permettant de suivre et d’enregistrer de manière complète et précise l’ensemble des éléments d’actif et de passif qu’elles ont comptabilisés ou initiés dans l’État membre et de gérer ces éléments d’actif et de passif de manière autonome en leur sein. Le registre fournit toutes les informations nécessaires et suffisantes sur les risques générés par la succursale de pays tiers et sur la manière dont ceux-ci sont gérés. 2. Les États membres exigent des succursales de pays tiers qu’elles élaborent et qu’elles revoient et mettent à jour régulièrement une politique d’enregistrement des opérations pour la gestion du registre visé au paragraphe 1. Cette politique est consignée dans un document et approuvée par l’organe de direction concerné de l’entreprise de rattachement. La politique motive clairement les modalités d’enregistrement des opérations et explique comment celles-ci s’accordent avec la stratégie de la succursale de pays tiers. 3. Les États membres exigent des succursales de pays tiers qu’elles veillent à ce que soit régulièrement rédigé et remis à l’autorité compétente un avis indépendant, écrit et motivé, sur la mise en œuvre et le respect permanent des exigences énoncées dans le présent article, présentant des constats et des conclusions. 4. L’ABE élabore des projets de normes techniques de réglementation précisant les modalités d’enregistrement des opérations que les succursales de pays tiers doivent appliquer aux fins du présent article, notamment en ce qui concerne:
L’ABE soumet ces projets de normes techniques de réglementation à la Commission au plus tard le 10 janvier 2026. La Commission est habilitée à compléter la présente directive en adoptant les normes techniques de réglementation visées au premier alinéa du présent paragraphe conformément aux articles 10 à 14 du règlement (UE) no 1093/2010.
Article 48 decies Pouvoir d’exiger l’établissement d’une filiale 1. Les États membres font en sorte que les autorités compétentes aient le pouvoir d’exiger des succursales de pays tiers qu’elles demandent un agrément au titre du titre III, chapitre 1, au moins dans les cas suivants:
Le pouvoir visé au premier alinéa du présent paragraphe peut être exercé après qu’ont été appliquées les mesures prévues à l’article 48 undecies ou 48 sexdecies, selon le cas, ou lorsque l’autorité compétente peut justifier, pour des motifs autres que ceux énumérés au premier alinéa du présent paragraphe, que ces mesures seraient insuffisantes pour répondre aux préoccupations importantes en matière de surveillance. 2. Avant d’exercer le pouvoir visé au paragraphe 1, les autorités compétentes consultent l’ABE et les autorités compétentes des États membres dans lesquels le groupe de pays tiers concerné a établi d’autres succursales de pays tiers ou des établissements filiales. Aux fins du paragraphe 1, points b) et c), du présent article et lorsqu’elles procèdent à l’évaluation visée à l’article 48 undecies, les autorités compétentes ou, le cas échéant, les autorités désignées tiennent compte des indicateurs appropriés pour évaluer l’importance systémique des succursales de pays tiers, qui comprennent en particulier:
Article 48 undecies Évaluation de l’importance systémique et exigences imposées aux succursales de pays tiers qui ont une importance systémique 1. La succursale de pays tiers est soumise à l’évaluation prévue au paragraphe 2 du présent article lorsque toutes les succursales de pays tiers dans l’Union appartenant au même groupe de pays tiers détiennent un montant agrégé d’actifs dans l’Union, déclaré conformément à la sous-section 4, égal ou supérieur à 40 milliards d’euros, soit:
Le seuil d’actifs visé au premier alinéa n’inclut pas les actifs détenus par les succursales de pays tiers dans le cadre d’opérations des banques centrales menées avec des banques centrales du SEBC. 2. L’autorité compétente chargée de la surveillance d’une succursale de pays tiers appartenant à un groupe de pays tiers lorsque toutes les succursales de pays tiers dans l’Union détiennent un montant agrégé d’actifs dans l’Union égal ou supérieur à 40 milliards d’euros évalue si la succursale de pays tiers placée sous sa surveillance a une importance systémique et présente des risques importants pour la stabilité financière de l’Union ou pour l’État membre dans lequel elle est établie. À cette fin, les autorités compétentes se fondent, en particulier, sur les indicateurs d’importance systémique visés à l’article 48 decies, paragraphe 2, et à l’article 131, paragraphe 3. 3. Dans le cadre de l’évaluation visée au paragraphe 2, l’autorité compétente ou, le cas échéant, l’autorité désignée consulte l’ABE et les autorités compétentes des États membres dans lesquels le groupe de pays tiers concerné a établi d’autres succursales ou établissements filiales de pays tiers, afin d’évaluer les risques pour la stabilité financière que la succursale de pays tiers concernée présente pour les États membres autres que l’État membre dans lequel elle est établie. L’autorité compétente ou, le cas échéant, l’autorité désignée fournit son évaluation motivée de l’importance systémique de la succursale de pays tiers pour l’Union ou pour l’État membre dans lequel elle est établie à l’ABE et aux autorités compétentes des États membres dans lesquels le groupe de pays tiers concerné a établi d’autres succursales ou établissements filiales de pays tiers. Lorsque les autorités compétentes consultées sont en désaccord avec l’évaluation de l’importance systémique de la succursale de pays tiers, elles en informent l’autorité compétente qui a procédé à l’évaluation visée au paragraphe 2 dans un délai de dix jours ouvrables à compter de la réception de l’évaluation. Les autorités compétentes, avec l’aide de l’ABE, mettent tout en œuvre pour parvenir à un consensus sur l’évaluation et, le cas échéant, sur les exigences ciblées visées au paragraphe 4 au plus tard trois mois à compter de la date à laquelle l’autorité compétente ou, le cas échéant, l’autorité désignée a émis son objection. À l’expiration de ce délai, l’autorité compétente chargée de la surveillance de la succursale de pays tiers faisant l’objet de l’évaluation se prononce sur l’évaluation de l’importance systémique de la succursale de pays tiers et sur les exigences ciblées visées au paragraphe 4. 4. Lorsqu’il y a lieu, pour faire face aux risques recensés, l’autorité compétente ou, le cas échéant, l’autorité désignée peut soumettre la succursale de pays tiers à des exigences ciblées qui peuvent notamment consister à:
Lorsque l’autorité compétente ou, le cas échéant, l’autorité désignée estime qu’une succursale de pays tiers a une importance systémique, mais décide de ne pas exercer l’un des pouvoirs visés au premier alinéa, point a), du présent paragraphe ou à l’article 48 decies, elle adresse une notification motivée à l’ABE et aux autorités compétentes des États membres dans lesquels le groupe de pays tiers concerné a établi d’autres succursales ou établissements filiales de pays tiers en ce qui concerne les raisons pour lesquelles elle a décidé de ne pas exercer ces pouvoirs. 5. Au plus tard le 31 décembre 2028, l’ABE présente au Parlement européen, au Conseil et à la Commission un rapport sur:
Article 48 duodecies Informations réglementaires et financières sur les succursales de pays tiers et sur l’entreprise de rattachement 1. Les États membres exigent des succursales de pays tiers qu’elles déclarent périodiquement à leurs autorités compétentes les informations suivantes:
Aux fins de la déclaration des informations sur les éléments d’actif et de passif détenus dans leurs livres conformément au premier alinéa, point a), les succursales de pays tiers appliquent les normes comptables internationales appliquées conformément au règlement (CE) no 1606/2002 du Parlement européen et du Conseil (*13) ou les principes comptables généralement admis qui sont applicables dans l’État membre. 2. Les États membres exigent des succursales de pays tiers qu’elles déclarent à leurs autorités compétentes les informations suivantes sur leur entreprise de rattachement:
3. Les obligations de déclaration énoncées au présent article n’empêchent pas une autorité compétente d’imposer des exigences de déclaration supplémentaires aux succursales de pays tiers lorsqu’elle juge que des informations supplémentaires sont nécessaires pour avoir une vue d’ensemble des opérations, des activités ou de la solidité financière des succursales de pays tiers ou de leur entreprise de rattachement, pour vérifier que les succursales de pays tiers et leur entreprise de rattachement se conforment au droit applicable et pour veiller au respect dudit droit par les succursales de pays tiers. Article 48 terdecies Formulaires et modèles normalisés et fréquence de déclaration 1. L’ABE élabore des projets de normes techniques d’exécution en vue de préciser les formats et définitions uniformes pour les déclarations, ainsi que la fréquence de ces déclarations, et met au point les solutions informatiques à appliquer aux fins de l’article 48 duodecies. Les exigences de déclaration visées à l’article 48 duodecies sont proportionnées à la classification des succursales de pays tiers en catégorie 1 ou en catégorie 2. L’ABE présente ces projets de normes techniques d’exécution à la Commission au plus tard le 10 janvier 2026. La Commission est habilitée à adopter les normes techniques d’exécution visées au premier alinéa au présent paragraphe conformément à l’article 15 du règlement (UE) no 1093/2010. 2. Les informations réglementaires et financières visées à l’article 48 duodecies sont déclarées au moins deux fois par an par les succursales de pays tiers de catégorie 1 et au moins une fois par an par les succursales de pays tiers de catégorie 2. 3. Une autorité compétente peut lever l’ensemble ou une partie des exigences de déclaration d’informations relatives à l’entreprise de rattachement énoncées à l’article 48 duodecies, paragraphe 2, pour les succursales de pays tiers éligibles, pour autant que cette autorité compétente puisse obtenir les informations correspondantes directement auprès des autorités de surveillance du pays tiers concerné. SECTION III Surveillance Article 48 quaterdecies Surveillance des succursales de pays tiers et programme de contrôle prudentiel 1. Les États membres exigent des autorités compétentes qu’elles se conforment à la présente section et, mutatis mutandis, au titre VII aux fins de la surveillance des succursales de pays tiers. 2. Les autorités compétentes incluent les succursales de pays tiers dans le programme de contrôle prudentiel visé à l’article 99. Article 48 quindecies Processus de contrôle et d’évaluation prudentiels 1. Les États membres exigent des autorités compétentes qu’elles contrôlent les dispositifs, stratégies, processus et mécanismes mis en œuvre par les succursales de pays tiers pour se conformer aux dispositions qui leur sont applicables en vertu de la présente directive et, le cas échéant, à toute exigence réglementaire supplémentaire prévue par le droit national. 2. Sur la base du contrôle visé au paragraphe 1, les autorités compétentes évaluent si les dispositifs, stratégies, processus et mécanismes mis en œuvre par les succursales de pays tiers et le capital de dotation et les liquidités détenus par celles-ci garantissent une gestion et une couverture saines de leurs risques significatifs et la viabilité des succursales de pays tiers. 3. Les autorités compétentes procèdent au contrôle et à l’évaluation visés aux paragraphes 1 et 2 du présent article dans le respect des critères d’application du principe de proportionnalité publiés conformément à l’article 143, paragraphe 1, point c). En particulier, les autorités compétentes établissent, pour le contrôle visé au paragraphe 1 du présent article, un niveau de fréquence et d’intensité qui est proportionné à la classification des succursales de pays tiers en catégorie 1 ou en catégorie 2 et qui prend en compte d’autres critères pertinents, tels que la nature, l’étendue et la complexité des activités des succursales de pays tiers. 4. Lorsqu’un contrôle, en particulier des dispositifs de gouvernance, du modèle d’entreprise ou des activités de la succursale de pays tiers, donne aux autorités compétentes des motifs raisonnables de soupçonner que, en lien avec cette succursale de pays tiers, une opération ou une tentative de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme au sens de l’article 1er de la directive (UE) 2015/849 est en cours ou a eu lieu ou que le risque d’une telle opération ou tentative est renforcé, l’autorité compétente en informe immédiatement l’ABE et l’autorité chargée de la surveillance de la succursale de pays tiers conformément à la directive (UE) 2015/849. En cas de risque accru de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme, l’autorité compétente et l’autorité chargée de la surveillance de la succursale de pays tiers conformément à la directive (UE) 2015/849 se concertent et communiquent immédiatement leur évaluation commune à l’ABE. L’autorité compétente prend au besoin des mesures conformément à la présente directive, lesquelles peuvent inclure le retrait de l’agrément accordé à la succursale de pays tiers au titre de l’article 48 quinquies, paragraphe 2, point g), de la présente directive. 5. L’autorité compétente, la cellule de renseignement financier et l’autorité chargée de la surveillance de la succursale de pays tiers conformément à la directive (UE) 2015/849 coopèrent étroitement dans le cadre de leurs compétences respectives et s’échangent des informations pertinentes aux fins de la présente directive, pour autant que cette coopération et cet échange d’informations n’empiètent pas sur toute enquête ou procédure en cours en vertu du droit pénal ou administratif de l’État membre dans lequel est située l’autorité compétente, la cellule de renseignement financier ou l’autorité chargée de la surveillance de la succursale de pays tiers conformément à la directive (UE) 2015/849. L’ABE peut, de sa propre initiative, conformément à la directive (UE) 2015/849, prêter assistance aux autorités compétentes et aux autorités chargées de la surveillance des succursales de pays tiers en cas de désaccord quant à la coordination des activités de surveillance au titre du présent article. Dans un tel cas, l’ABE agit conformément à l’article 19 du règlement (UE) no 1093/2010. 6. Au plus tard le 10 juillet 2026, l’ABE émet des orientations conformément à l’article 16 du règlement (UE) no 1093/2010 pour préciser:
Aux fins du premier alinéa, point a), les procédures et méthodes qui y sont visées sont établies d’une manière proportionnée à la classification des succursales de pays tiers en catégorie 1 ou en catégorie 2 et à d’autres critères appropriés tels que la nature, l’étendue et la complexité de leurs activités. Article 48 sexdecies Mesures et pouvoirs de surveillance 1. Les autorités compétentes exigent des succursales de pays tiers qu’elles prennent à un stade précoce les mesures nécessaires pour:
2. Aux fins du paragraphe 1, les pouvoirs des autorités compétentes comprennent au moins le pouvoir d’exiger des succursales de pays tiers qu’elles:
Article 48 septdecies Coopération entre les autorités compétentes et les collèges d’autorités de surveillance 1. Les autorités compétentes chargées de la surveillance des succursales de pays tiers et des établissements filiales d’un même groupe de pays tiers coopèrent étroitement et s’échangent des informations. Les autorités compétentes mettent en place, par écrit, des accords de coordination et de coopération conformément à l’article 115. 2. Aux fins du paragraphe 1 du présent article, les succursales de pays tiers de catégorie 1 sont soumises à la surveillance complète d’un collège d’autorités de surveillance conformément à l’article 116. À ces fins, les exigences suivantes s’appliquent:
3. Aux fins du paragraphe 2, points b) et c), du présent article, les États membres veillent à ce qu’il existe une autorité compétente principale qui exerce le même rôle que l’autorité de surveillance sur base consolidée conformément à l’article 116. L’autorité compétente principale est celle de l’État membre où se situe la plus grande succursale de pays tiers en termes de valeur totale des actifs comptabilisés. 4. Outre les tâches énoncées à l’article 116, le collège d’autorités de surveillance:
5. Le collège d’autorités de surveillance garantit, s’il y a lieu, une coordination et une coopération adéquates avec les autorités de surveillance des pays tiers concernés. 6. L’ABE contribue à la promotion et au suivi du fonctionnement effectif, efficace et cohérent des collèges d’autorités de surveillance visés au présent article conformément à l’article 21 du règlement (UE) no 1093/2010. 7. L’ABE élabore des projets de normes techniques de réglementation pour préciser:
L’ABE soumet ces projets de normes techniques de réglementation à la Commission au plus tard le 10 janvier 2026. La Commission est habilitée à compléter la présente directive en adoptant les normes techniques de réglementation visées au premier alinéa du présent paragraphe conformément aux articles 10 à 14 du règlement (UE) no 1093/2010. Article 48 octodecies Notification à l’ABE Les autorités compétentes notifient à l’ABE les éléments suivants:
L’ABE publie sur son site internet une liste de toutes les succursales de pays tiers ayant un agrément qui leur permet d’exercer leurs activités dans l’Union conformément au présent titre, en précisant les États membres dans lesquels elles ont un agrément pour exercer leurs activités. CHAPITRE 2 RELATIONS AVEC LES PAYS TIERS Article 48 novodecies Coopération avec les autorités de surveillance des pays tiers en matière de surveillance sur base consolidée 1. L’Union peut conclure des accords avec un ou plusieurs pays tiers concernant les moyens d’exercer la surveillance sur base consolidée sur:
2. Les accords visés au paragraphe 1 ont notamment pour finalité de garantir que:
3. Sans préjudice de l’article 218 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, la Commission, assistée du comité bancaire européen, examine le résultat des négociations visées au paragraphe 1 du présent article et la situation qui en résulte. 4. L’ABE assiste la Commission aux fins du présent article, conformément à l’article 33 du règlement (UE) no 1093/2010. (*11) Règlement délégué (UE) 2015/61 de la Commission du 10 octobre 2014 complétant le règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne l’exigence de couverture des besoins de liquidité pour les établissements de crédit (JO L 11 du 17.1.2015, p. 1)." (*12) Directive 2014/49/UE du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 relative aux systèmes de garantie des dépôts (JO L 173 du 12.6.2014, p. 149)." (*13) Règlement (CE) no 1606/2002 du Parlement européen et du Conseil du 19 juillet 2002 sur l’application des normes comptables internationales (JO L 243 du 11.9.2002, p. 1).»." |
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14) |
À l’article 53, paragraphe 1, le deuxième alinéa est remplacé par le texte suivant: «Les informations confidentielles que ces personnes, réviseurs ou experts reçoivent dans l’exercice de leurs attributions ne peuvent être divulguées que sous une forme résumée ou agrégée, de façon à ce que les établissements de crédit ne puissent pas être identifiés, sans préjudice des cas relevant du droit pénal ou fiscal.». |
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15) |
À l’article 56, le paragraphe suivant est ajouté: «L’article 53, paragraphe 1, et l’article 54 ne font pas obstacle à l’échange d’informations entre les autorités compétentes et les autorités fiscales du même État membre conformément au droit national. Lorsque les informations proviennent d’un autre État membre, elles ne sont échangées, comme cela est indiqué à la première phrase du présent alinéa, qu’avec l’accord exprès des autorités compétentes qui les ont divulguées.». |
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16) |
Les articles 65 et 66 sont remplacés par le texte suivant: «Article 65 Sanctions administratives, astreintes et autres mesures administratives 1. Sans préjudice des pouvoirs de surveillance dont les autorités compétentes sont investies en vertu de l’article 64 de la présente directive et du droit des États membres de prévoir et d’imposer des sanctions pénales, les États membres déterminent le régime des sanctions administratives, des astreintes et des autres mesures administratives applicables aux infractions aux dispositions nationales transposant la présente directive, au règlement (UE) no 575/2013 et aux décisions prises par une autorité compétente sur la base de ces dispositions ou dudit règlement, et ils prennent toutes les mesures nécessaires pour garantir leur mise en œuvre. Les sanctions administratives, astreintes et autres mesures administratives sont effectives, proportionnées et dissuasives. 2. Les États membres veillent, en cas d’infraction aux dispositions nationales transposant la présente directive, au règlement (UE) no 575/2013 ou aux décisions prises par une autorité compétente sur la base de ces dispositions ou dudit règlement, à ce que les autorités compétentes puissent, lorsque les obligations visées au paragraphe 1 du présent article s’appliquent à des établissements, des compagnies financières holding et des compagnies financières holding mixtes, appliquer des sanctions administratives, des astreintes et d’autres mesures administratives aux membres de l’organe de direction, à la direction générale, aux titulaires de postes clés, aux autres membres du personnel dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur le profil de risque de l’établissement visés à l’article 92, paragraphe 3, de la présente directive ainsi qu’aux autres personnes physiques, pour autant que ces personnes soient responsables de l’infraction en vertu du droit national. 3. L’application d’astreintes n’empêche pas les autorités compétentes d’infliger des sanctions administratives ou d’autres mesures administratives pour la même infraction. 4. Les autorités compétentes sont investies de tous les pouvoirs de collecte d’informations et d’enquête nécessaires à l’exercice de leurs fonctions. Ces pouvoirs comprennent:
5. Par dérogation au paragraphe 1, si le système juridique d’un État membre ne prévoit pas de sanctions administratives, le présent article peut être appliqué de manière telle que la sanction soit déterminée par l’autorité compétente et imposée par une autorité judiciaire, tout en veillant à ce que ces voies de droit soient effectives et aient un effet équivalent aux sanctions administratives imposées par les autorités compétentes. En tout état de cause, les sanctions imposées sont effectives, proportionnées et dissuasives. Les États membres visés au premier alinéa communiquent à la Commission les mesures de droit interne qu’ils adoptent en vertu du présent paragraphe au plus tard le 10 janvier 2026 et, sans retard, toute modification ultérieure de celles-ci. Article 66 Sanctions administratives, astreintes et autres mesures administratives en cas d’infraction aux exigences d’agrément et aux exigences relatives à l’acquisition ou à la cession de participations significatives, aux transferts significatifs d’actifs et de passifs, et aux fusions ou scissions 1. Les États membres veillent à ce que leurs dispositions législatives, réglementaires et administratives prévoient des sanctions administratives, des astreintes et d’autres mesures administratives au moins dans les cas suivants:
2. Les États membres veillent à ce que, dans les cas visés au paragraphe 1, les mesures qui peuvent être appliquées comprennent au moins:
Aux fins du premier alinéa, point b), les États membres peuvent fixer un montant maximal plus élevé pour les astreintes à appliquer par jour d’infraction. Par dérogation au premier alinéa, point b), les États membres peuvent appliquer des astreintes sur une base hebdomadaire ou mensuelle. Dans ce cas, le montant maximal des astreintes à appliquer pour la période hebdomadaire ou mensuelle concernée en cas d’infraction ne dépasse pas le montant maximal des astreintes qui s’appliquerait quotidiennement conformément audit point pour la période concernée. Des astreintes peuvent être infligées à une date donnée et commencer à s’appliquer à une date ultérieure. 3. Le chiffre d’affaires annuel net total visé au paragraphe 2, points a) i), du présent article est égal à la somme des éléments qui suivent, déterminés conformément aux annexes III et IV du règlement d’exécution (UE) 2021/451 de la Commission (*15):
Aux fins du présent article, la base de calcul est constituée par les informations financières prudentielles annuelles les plus récentes qui aboutissent à un indicateur supérieur à zéro. Lorsque la personne morale visée au paragraphe 2 du présent article n’est pas soumise au règlement d’exécution (UE) 2021/451, le chiffre d’affaires annuel net total à prendre en considération est le chiffre d’affaires annuel net total ou le type de revenu correspondant conformément au cadre comptable applicable. Lorsque l’entreprise concernée fait partie d’un groupe, le chiffre d’affaires annuel net total à prendre en considération est le chiffre d’affaires annuel net total qui ressort des comptes consolidés de l’entreprise mère ultime. 4. Le chiffre d’affaires net journalier moyen visé au paragraphe 2, point b) i), est le chiffre d’affaires annuel net total visé au paragraphe 3 divisé par 365. (*14) Règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) no 1060/2009, (UE) no 648/2012, (UE) no 600/2014, (UE) no 909/2014 et (UE) 2016/1011 (JO L 333 du 27.12.2022, p. 1)." (*15) Règlement d’exécution (UE) 2021/451 de la Commission du 17 décembre 2020 définissant des normes techniques d’exécution pour l’application du règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne l’information prudentielle à fournir par les établissements, et abrogeant le règlement d’exécution (UE) no 680/2014 (JO L 97 du 19.3.2021, p. 1).»." |
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17) |
L’article 67 est modifié comme suit:
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18) |
L’article 70 est remplacé par le texte suivant: «Article 70 Application effective des sanctions administratives et autres mesures administratives et exercice des pouvoirs de sanction par les autorités compétentes 1. Les États membres veillent à ce que les autorités compétentes, lorsqu’elles déterminent le type et le niveau des sanctions administratives ou autres mesures administratives, tiennent compte de toutes les circonstances pertinentes, et notamment, s’il y a lieu:
2. Lorsqu’elles exercent leur pouvoir d’infliger des sanctions administratives et autres mesures administratives, les autorités compétentes coopèrent étroitement entre elles afin que lesdites sanctions et mesures produisent les résultats visés par la présente directive. Elles coordonnent également leurs actions pour prévenir les cumuls et chevauchements lors de l’application de sanctions administratives et autres mesures administratives dans des affaires transfrontières. 3. Les autorités compétentes peuvent appliquer des sanctions à l’égard de la même personne physique ou morale responsable du même acte ou de la même omission en cas de cumul de procédures administratives et pénales liées à la même infraction. Toutefois, un tel cumul de procédures et de sanctions doit être strictement nécessaire et proportionné à la poursuite d’objectifs d’intérêt général différents et complémentaires. 4. Les États membres mettent en place des mécanismes appropriés garantissant que les autorités compétentes et les autorités judiciaires sont dûment informées, en temps utile, lorsqu’une procédure administrative et une procédure pénale sont engagées à l’encontre de la même personne physique ou morale qui peut être tenue pour responsable du même comportement dans les deux procédures. 5. Au plus tard le 18 juillet 2029, l’ABE présente à la Commission un rapport sur la coopération entre les autorités compétentes dans le cadre de l’application de sanctions administratives, d’astreintes et d’autres mesures administratives. En outre, l’ABE examine toute divergence dans l’application des sanctions administratives entre les autorités compétentes à cet égard. En particulier, l’ABE examine:
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19) |
À l’article 73, le premier alinéa est remplacé par le texte suivant: «Les établissements disposent de stratégies et processus sains, efficaces et exhaustifs pour évaluer et conserver en permanence le montant, le type et la répartition du capital interne qu’ils jugent appropriés pour couvrir la nature et le niveau des risques auxquels ils sont ou pourraient être exposés. Les établissements tiennent explicitement compte du court, du moyen et du long termes pour la couverture des risques ESG.». |
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20) |
À l’article 74, le paragraphe 1 est remplacé par le texte suivant: «1. Les établissements disposent d’un dispositif solide de gouvernance, comprenant notamment:
Les politiques et pratiques de rémunération visées au premier alinéa, point e), sont neutres du point de vue du genre.». |
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21) |
L’article 76 est modifié comme suit:
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22) |
L’article 77 est modifié comme suit:
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23) |
L’article 78 est modifié comme suit:
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24) |
À l’article 79, le point suivant est ajouté:
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25) |
L’article 81 est remplacé par le texte suivant: «Article 81 Risque de concentration Les autorités compétentes veillent à ce que le risque de concentration découlant de l’exposition à chaque contrepartie, y compris des contreparties centrales, des groupes de contreparties liées ou des contreparties opérant dans le même secteur économique ou la même région ou dont l’activité porte sur le même métier ou le même produit de base, ou découlant de l’emploi de techniques d’atténuation du risque de crédit, et notamment les risques associés à des expositions indirectes importantes au risque de crédit (par exemple en cas d’exposition à un émetteur de sûreté unique) soit traité et contrôlé notamment dans le cadre de politiques et procédures écrites. En ce qui concerne les crypto-actifs sans émetteur identifiable, le risque de concentration est pris en considération en termes d’exposition aux crypto-actifs présentant des caractéristiques similaires.». |
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26) |
À l’article 83, le paragraphe suivant est ajouté: «4. Les autorités compétentes veillent à ce que les établissements procèdent à une évaluation ex ante de toute exposition sur crypto-actifs qu’ils ont l’intention d’assumer et de l’adéquation des processus et procédures existants pour gérer le risque de marché, et rendent compte de ces évaluations à leur autorité compétente.». |
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27) |
À l’article 85, le paragraphe 1 est remplacé par le texte suivant: «1. Les autorités compétentes veillent à ce que les établissements mettent en œuvre des politiques et procédures pour évaluer et gérer les expositions au risque opérationnel, y compris aux risques découlant des accords d’externalisation et des expositions directes et indirectes aux crypto-actifs et aux prestataires de services sur crypto-actifs, et pour couvrir les événements à faible fréquence mais à fort impact. Les établissements précisent, aux fins de ces politiques et procédures, ce qui constitue un risque opérationnel.». |
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28) |
L’article suivant est inséré: «Article 87 bis Risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) 1. Les autorités compétentes veillent à ce que les établissements disposent, dans le cadre de leur dispositif de gouvernance comprenant le cadre de gestion des risques requis au titre de l’article 74, paragraphe 1, de stratégies, de politiques, de processus et de systèmes solides permettant d’identifier, de mesurer, de gérer et de suivre les risques ESG à court, moyen et long termes. 2. Les stratégies, politiques, processus et systèmes visés au paragraphe 1 sont proportionnés à l’échelle, à la nature et à la complexité des risques ESG du modèle d’entreprise et à l’étendue des activités de l’établissement, et prennent en considération le court terme et le moyen terme, ainsi qu’une échéance à long terme d’au moins dix ans. 3. Les autorités compétentes veillent à ce que les établissements testent leur résilience face aux effets négatifs à long terme des facteurs ESG, tant dans des scenarii de référence que dans des scenarii défavorables sur une période donnée, en commençant par les facteurs liés au climat. Pour les besoins de ces tests de résilience, les autorités compétentes veillent à ce que les établissements prévoient un certain nombre de scenarii ESG qui intègrent les incidences potentielles des changements environnementaux et sociaux et des politiques publiques connexes sur l’environnement économique à long terme. Les autorités compétentes veillent à ce que, dans le processus de test de résilience, les établissements aient recours à des scenarii crédibles, sur la base des scenarii élaborés par les organisations internationales. 4. Les autorités compétentes évaluent et suivent l’évolution des pratiques des établissements en ce qui concerne leurs stratégies et leur gestion des risques en matière ESG, y compris les plans comprenant des objectifs quantifiables et des processus de suivi et de traitement des risques ESG à court, moyen et long termes, qui doivent être élaborés conformément à l’article 76, paragraphe 2. Cette évaluation tient compte des offres de produits liés à la durabilité des établissements, de leurs politiques de financement de la transition, des politiques connexes d’octroi de prêts, ainsi que des objectifs et limites en matière ESG. Les autorités compétentes évaluent la solidité de ces plans dans le cadre du processus de contrôle et d’évaluation prudentiels. Le cas échéant, aux fins de l’évaluation visée au premier alinéa, les autorités compétentes peuvent collaborer avec les autorités ou les organismes publics chargés de la surveillance du changement climatique et de l’environnement. 5. Au plus tard le 10 janvier 2026, l’ABE émet des orientations conformément à l’article 16 du règlement (UE) no 1093/2010 pour préciser:
Le cas échéant, les méthodes et hypothèses sous-tendant les objectifs, les engagements et les décisions stratégiques rendus publics par le contenu des plans visés à l’article 19 bis ou 29 bis de la directive 2013/34/UE, ou d’autres cadres pertinents en matière de publication et de devoir de diligence, sont compatibles avec les critères, méthodes et objectifs visés au premier alinéa du présent paragraphe, ainsi qu’avec les hypothèses et engagements inclus dans ces plans. L’ABE actualise régulièrement les orientations visées au premier alinéa, afin de tenir compte des progrès accomplis dans la mesure et la gestion des risques ESG, ainsi que de l’évolution des objectifs règlementaires de l’Union en matière de durabilité.». |
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29) |
L’article 88 est modifié comme suit:
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30) |
L’article 91 est remplacé par le texte suivant: «Article 91 Organe de direction et évaluation de l’aptitude 1. Il incombe au premier chef aux établissements, aux compagnies financières holding et aux compagnies financières holding mixtes qui ont obtenu une approbation conformément à l’article 21 bis, paragraphe 1 (ci-après dénommés “entités”), de veiller à ce que les membres de l’organe de direction disposent à tout moment d’une honorabilité suffisante, à ce qu’ils fassent preuve d’une honnêteté, d’une intégrité et d’une indépendance d’esprit, à ce qu’ils aient suffisamment de connaissances, de compétences et d’expérience pour exercer leurs fonctions et à ce qu’ils remplissent les critères et exigences énoncés aux paragraphes 2 à 6 du présent article, sauf en ce qui concerne les administrateurs temporaires nommés par les autorités compétentes au titre de l’article 29, paragraphe 1, de la directive 2014/59/UE et les administrateurs spéciaux nommés par les autorités de résolution en vertu de l’article 35, paragraphe 1, de ladite directive. L’absence de condamnation pénale ou de poursuites en cours pour une infraction pénale n’est pas en soi suffisante pour satisfaire à l’exigence d’honorabilité, d’honnêteté et d’intégrité. 1 bis. Les entités veillent à ce que les membres de l’organe de direction remplissent en permanence les critères et exigences énoncés aux paragraphes 2 à 6 et elles évaluent leur aptitude avant leur entrée en fonction puis régulièrement, compte tenu des attentes en matière de surveillance, établies dans la législation, la réglementation, les orientations et les politiques internes en matière d’aptitude applicables. Toutefois, dans le cas où la majorité des membres de l’organe de direction doivent être remplacés en même temps par des membres nouvellement nommés et où l’application du premier alinéa conduirait à une situation dans laquelle l’évaluation de l’aptitude des membres entrants serait réalisée par les membres sortants, les États membres peuvent permettre que cette évaluation se fasse après l’entrée en fonction des membres nouvellement nommés. Lorsqu’elle soumet la demande à l’autorité compétente, conformément au paragraphe 1 septies, l’entité confirme également l’existence de ces conditions. 1 ter. Si une entité conclut, en se fondant sur l’évaluation interne de l’aptitude visée au paragraphe 1 bis, qu’un membre ou membre potentiel concerné ne remplit pas les critères et exigences énoncés au paragraphe 1, elle:
1 quater. Les entités veillent à ce que les informations sur l’aptitude des membres de l’organe de direction restent à jour. Les entités, sur demande, fournissent ces informations à l’autorité compétente par des moyens déterminés par celle-ci. 1 quinquies. Les États membres veillent au moins à ce que, pour les entités suivantes, l’autorité compétente reçoive une demande d’évaluation de l’aptitude dans les meilleurs délais et dès lors qu’il y a une intention claire de nommer un membre de l’organe de direction dans sa fonction de direction ou le président de l’organe de direction dans sa fonction de surveillance, et, en tout état de cause, au plus tard trente jours ouvrables avant l’entrée en fonction des membres potentiels:
1 sexies. La demande d’évaluation de l’aptitude visée au paragraphe 1 quinquies est accompagnée:
Les entités fournissent la demande d’évaluation de l’aptitude et les documents qui l’accompagnent à l’autorité compétente par des moyens déterminés par celle-ci. Lorsqu’une autorité compétente ne dispose pas d’informations suffisantes pour procéder à l’évaluation de l’aptitude sur la base des éléments répertoriés au premier alinéa du présent paragraphe, elle peut exiger que le membre potentiel ne prenne pas ses fonctions avant que les informations requises n’aient été fournies, sauf si l’autorité compétente s’est assurée qu’il n’est pas possible de fournir ces informations. Lorsque l’autorité compétente a des doutes quant à la question de savoir si le membre potentiel remplit les critères et exigences énoncés aux paragraphes 2 à 6 du présent article, elle engage un dialogue approfondi avec l’établissement afin de répondre aux inquiétudes recensées en vue de s’assurer que le membre potentiel, au moment de prendre ses fonctions, est apte ou le devient. L’ABE émet des orientations, conformément à l’article 16 du règlement (UE) no 1093/2010, afin de préciser comment il convient de mener le dialogue approfondi pour répondre aux inquiétudes quant aux aptitudes. 1 septies. Les États membres veillent à ce que les autorités compétentes évaluent si les membres de l’organe de direction remplissent à tout moment les critères et exigences énoncés aux paragraphes 2 à 6. Les entités fournissent la demande d’évaluation de l’aptitude et les autres informations nécessaires à l’évaluation de l’aptitude des membres de leur organe de direction à l’autorité compétente par des moyens déterminés par celle-ci. Les autorités compétentes peuvent demander des informations ou des documents supplémentaires, y compris des entretiens ou des auditions. 1 octies. Les autorités compétentes vérifient en particulier s’il est toujours satisfait aux critères et exigences énoncés aux paragraphes 2 à 6 du présent article lorsqu’il y a des motifs raisonnables de soupçonner qu’une opération ou une tentative de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme au sens de l’article 1er de la directive (UE) 2015/849 est en cours ou a eu lieu ou qu’un risque d’une telle opération ou tentative pourrait être accru en lien avec l’entité. 1 nonies. Lorsque des membres de l’organe de direction ne remplissent pas en permanence les critères et exigences énoncés aux paragraphes 2 à 6, les États membres veillent à ce que les autorités compétentes disposent des pouvoirs nécessaires pour:
Dès que de nouveaux faits ou autres circonstances susceptibles d’affecter l’aptitude des membres de l’organe de direction sont connus, les entités réévaluent l’aptitude desdits membres, et en informent l’autorité compétente dans les meilleurs délais. Lorsque l’autorité compétente apprend que les informations pertinentes relatives à l’aptitude des membres de l’organe de direction ont changé et lorsque le changement en question est susceptible d’avoir une incidence sur l’aptitude des membres concernés, l’autorité compétente réévalue l’aptitude desdits membres. Les autorités compétentes ne sont pas tenues de réévaluer l’aptitude des membres de l’organe de direction lors du renouvellement de leur mandat, à moins que les informations pertinentes dont elles ont connaissance n’aient changé et que ce changement soit susceptible d’avoir une incidence sur l’aptitude des membres concernés. 1 decies. Les autorités compétentes peuvent demander à l’autorité chargée de la surveillance de la lutte contre le blanchiment de capitaux ou de la lutte contre le financement du terrorisme conformément à la directive (UE) 2015/849 de consulter, dans le cadre de leurs vérifications, et en fonction des risques, les informations pertinentes concernant les membres de l’organe de direction. Les autorités compétentes peuvent également demander l’accès à la base centrale de données LBC-FT visée dans le règlement (UE) 2024/1620 du Parlement européen et du Conseil (*19). L’autorité de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme instituée par ledit règlement (ci-après dénommée “Autorité de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme”) décide d’accorder ou non un tel accès. 1 undecies. Au moins en ce qui concerne la nomination des membres de l’organe de direction à une fonction dans les entités visées au paragraphe 1 quinquies, les autorités compétentes envisagent dûment de fixer un délai maximal pour conclure l’évaluation de l’aptitude. Ce délai maximal peut être prolongé, le cas échéant. 2. Chaque membre de l’organe de direction consacre un temps suffisant à l’exercice de ses fonctions au sein des entités. 2 bis. Chaque membre de l’organe de direction fait preuve d’une honorabilité, d’une honnêteté, d’une intégrité et d’une indépendance d’esprit qui lui permettent d’évaluer et de remettre en question effectivement, si nécessaire, les décisions de l’organe de direction et d’assurer la supervision et le suivi effectifs des décisions prises en matière de gestion. La qualité de membre de l’organe de direction d’un établissement affilié de manière permanente à un organisme central ne constitue pas en soi un obstacle empêchant d’agir en toute indépendance d’esprit. 2 ter. L’organe de direction possède collectivement les compétences, les connaissances et l’expérience nécessaires pour pouvoir comprendre les activités de l’entité, ainsi que les risques connexes auxquels elle est exposée, et les répercussions qu’elle engendre à court, moyen et long termes, compte tenu des facteurs ESG. La composition globale de l’organe de direction est suffisamment diversifiée pour refléter un éventail suffisamment large d’expériences. 3. Le nombre de fonctions de direction qu’un membre de l’organe de direction peut détenir simultanément tient compte de la situation particulière ainsi que de la nature, de l’échelle et de la complexité des activités de l’entité. À moins de représenter les intérêts d’un État membre, les membres de l’organe de direction d’une entité ayant une importance significative en raison de sa taille, de son organisation interne, ainsi que de la nature, de l’échelle et de la complexité de ses activités, n’exercent simultanément, à partir du 1er juillet 2014, que l’une des combinaisons suivantes de fonctions de direction:
4. Aux fins du paragraphe 3, sont considérées comme une seule fonction direction:
Aux fins du premier alinéa, point a), du présent paragraphe, on entend par “groupe” un groupe d’entreprises liées suivant la description de l’article 22 de la directive 2013/34/UE ou un groupe d’entreprises qui sont des filiales de la même compagnie financière holding ou la même compagnie financière holding mixte. 5. Les fonctions de direction au sein d’organisations qui ne poursuivent pas d’objectifs principalement commerciaux n’entrent pas en ligne de compte aux fins du paragraphe 3. 6. Les autorités compétentes peuvent autoriser les membres de l’organe de direction à exercer une fonction de direction non exécutive supplémentaire. 7. Les entités consacrent des ressources humaines et financières adéquates à l’initiation et à la formation des membres de l’organe de direction, y compris en ce qui concerne les risques et incidences ESG et le risque informatique, tels qu’ils sont définis à l’article 4, paragraphe 1, point 52 quater), du règlement (UE) no 575/2013. 8. Les États membres ou les autorités compétentes exigent des entités et de leur comité de nomination, si un tel comité a été instauré, qu’ils fassent appel à un large éventail de qualités et de compétences lors du recrutement des membres et qu’ils favorisent, de manière proportionnelle, la diversité et l’équilibre entre les sexes au sein de l’organe de direction. À cet effet, les entités mettent en place des politiques favorables à la diversité au sein de l’organe de direction. 9. Les autorités compétentes recueillent les informations publiées conformément à l’article 435, paragraphe 2, point c), du règlement (UE) no 575/2013 et les utilisent pour comparer les pratiques en matière de diversité. Les autorités compétentes communiquent ces informations à l’ABE. L’ABE utilise ces informations pour comparer les pratiques en matière de diversité à l’échelon de l’Union. 10. Aux fins du présent article et de l’article 91 bis, l’ABE élabore des projets de normes techniques de réglementation pour les entités énumérées au paragraphe 1 quinquies du présent article afin de préciser davantage ce que doivent contenir au minimum le questionnaire d’aptitude, les curriculum vitæ et l’évaluation interne de l’aptitude devant être soumis aux autorités compétentes en vue de procéder à l’évaluation de l’aptitude visée au paragraphe 1 septies du présent article et à l’article 91 bis, paragraphe 5. Les États membres veillent à ce que des normes appropriées soient élaborées pour les entités autres que celles visées au paragraphe 1 quinquies du présent article. L’ABE soumet les projets de normes techniques de réglementation visés au premier alinéa à la Commission au plus tard le 10 juillet 2026. La Commission est habilitée à compléter la présente directive en adoptant les normes techniques de réglementation visées au premier alinéa du présent paragraphe conformément aux articles 10 à 14 du règlement (UE) no 1093/2010. 11. Au plus tard le 10 juillet 2026, l’ABE émet des orientations conformément à l’article 16 du règlement (UE) no 1093/2010 en ce qui concerne les éléments suivants:
Aux fins du premier alinéa, point f), l’ABE coopère étroitement avec l’AEMF et avec l’Autorité de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. 12. Au plus tard le 31 décembre 2029, l’ABE, en étroite coopération avec la BCE, procède au réexamen et rend compte de l’application des paragraphes 1 quinquies à 1 undecies, ainsi que de leur efficacité, en veillant à ce que le cadre de la compétence et de l’honorabilité soit adapté à sa finalité, en tenant compte du principe de proportionnalité. L’ABE soumet ce rapport au Parlement européen et au Conseil. Sur la base de ce rapport, la Commission présente, le cas échéant, une proposition législative. 13. Le présent article et l’article 91 bis sont sans préjudice des dispositions des États membres relatives à la représentation des employés au sein de l’organe de direction. 14. Le présent article et l’article 91 bis sont sans préjudice des dispositions des États membres relatives à la nomination des membres de l’organe de direction dans sa fonction de surveillance par des organismes élus régionaux ou locaux ou relatives aux nominations effectuées dans les cas où l’organe de direction n’a aucune compétence dans le processus de sélection et de nomination de ses membres. Dans ces cas, des garanties appropriées sont mises en place pour garantir l’aptitude de ces membres de l’organe de direction. (*19) Règlement (UE) 2024/1620 du Parlement européen et du Conseil du 31 mai 2024 instituant l’Autorité de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et modifiant les règlements (UE) no 1093/2010, (UE) no 1094/2010 et (UE) no 1095/2010 (JO L, 2024/1620, 19.6.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/1620/oj).»." |
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31) |
L’article suivant est inséré: «Article 91 bis Titulaires de postes clés et évaluation de l’aptitude 1. Il incombe au premier chef aux entités visées à l’article 91, paragraphe 1, de veiller à ce que les titulaires de postes clés disposent en permanence de l’honorabilité suffisante, agissent avec honnêteté et intégrité et possèdent les connaissances, les compétences et l’expérience suffisantes nécessaires à l’exercice de leurs fonctions. L’absence de condamnation pénale ou de poursuites en cours pour une infraction pénale n’est pas en soi suffisante pour satisfaire à l’exigence d’honorabilité, d’honnêteté et d’intégrité. 2. Les entités veillent à ce que les titulaires de fonctions clés remplissent en permanence les critères et exigences énoncés au paragraphe 1 et elles évaluent leur aptitude avant leur entrée en fonction et périodiquement, compte tenu des attentes en matière de surveillance, établies dans la législation, la réglementation, les orientations et les politiques internes en matière d’aptitude applicables. 3. Lorsqu’elles concluent, en se fondant sur l’évaluation interne de l’aptitude visée au paragraphe 2, qu’une personne ne remplit pas les critères et exigences énoncés au paragraphe 1, les entités:
Les entités prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer le bon exercice de la fonction de titulaire d’un poste clé, y compris le remplacement de cette personne si elle ne remplit plus les critères d’aptitude et les exigences. 4. Les entités veillent à ce que les informations sur l’aptitude des titulaires de postes clés restent à jour. Les entités, sur demande, fournissent ces informations à l’autorité compétente par des moyens déterminés par celle-ci. 5. Les États membres veillent à ce que les autorités compétentes vérifient que les responsables des fonctions de contrôle interne et le directeur financier remplissent en permanence les critères et exigences énoncés au paragraphe 1 lorsque ces personnes sont nommées à des postes au moins au sein des entités suivantes:
6. Lorsque les responsables des fonctions de contrôle interne et le directeur financier ne remplissent pas en permanence les critères et exigences énoncés au paragraphe 1, les États membres veillent à ce que les autorités compétentes disposent des pouvoirs nécessaires pour:
Dès que de nouveaux faits ou autres circonstances susceptibles d’affecter l’aptitude des responsables des fonctions de contrôle interne et du directeur financier sont connus, les entités visées au paragraphe 5 réévaluent l’aptitude desdits responsables et dudit directeur, et en informent l’autorité compétente dans les meilleurs délais. Lorsque l’autorité compétente constate que les informations pertinentes concernant l’aptitude des responsables des fonctions de contrôle interne et du directeur financier ont changé et que ce changement est susceptible d’affecter l’aptitude des responsables ou du directeur concerné, l’autorité compétente réévalue leur aptitude. Les autorités compétentes ne sont pas tenues de réévaluer l’aptitude desdits responsables ou dudit directeur lorsque leur contrat est renouvelé ou prolongé, à moins que les informations pertinentes dont elles ont connaissance n’aient changé et que ce changement soit susceptible d’affecter l’aptitude du responsable ou directeur concerné. Au moins en ce qui concerne la nomination de ces responsables des fonctions de contrôle interne et de ce directeur financier à des postes dans les entités visées au paragraphe 5, les autorités compétentes envisagent dûment de fixer un délai maximal pour conclure l’évaluation de l’aptitude. Ce délai maximal peut être prolongé, le cas échéant. 7. Les autorités compétentes peuvent demander à l’autorité chargée de la surveillance de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme conformément à la directive (UE) 2015/849 de consulter, dans le cadre de leurs vérifications et en fonction de leur appréciation des risques, les informations pertinentes concernant les responsables des fonctions de contrôle interne et le directeur financier. Les autorités compétentes peuvent également demander l’accès à la base centrale de données LBC-FT visée dans le règlement (UE) 2024/1620. L’Autorité de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme décide d’accorder ou non cet accès. 8. Au plus tard le 10 juillet 2026, l’ABE émet des orientations, conformément à l’article 16 du règlement (UE) no 1093/2010, sur les éléments suivants:
Aux fins du premier alinéa, point c), l’ABE coopère étroitement avec l’AEMF et l’Autorité de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.». |
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32) |
L’article 92 est modifié comme suit:
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33) |
L’article 94 est modifié comme suit:
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34) |
À l’article 97, paragraphe 4, le deuxième alinéa est remplacé par le texte suivant: «Lorsqu’elles procèdent au contrôle et à l’évaluation visés au paragraphe 1 du présent article, les autorités compétentes appliquent le principe de proportionnalité conformément aux critères publiés au titre de l’article 143, paragraphe 1, point c). En particulier, aux fins du contrôle et de l’évaluation d’un établissement, l’autorité compétente peut examiner si toutes les conditions suivantes sont remplies:
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35) |
L’article 98 est modifié comme suit:
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36) |
À l’article 100, les paragraphes suivants sont ajoutés: «3. Les établissements et les tiers agissant en qualité de consultants auprès des établissements dans le contexte de tests de résistance s’abstiennent d’activités qui pourraient compromettre un test de résistance, telles que l’analyse comparative, l’échange d’informations entre eux, la conclusion d’accords visant à adopter un comportement commun ou l’optimisation de leurs contributions aux tests de résistance. Sans préjudice d’autres dispositions pertinentes prévues par la présente directive et le règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes sont investies de tous les pouvoirs de collecte d’informations et d’enquête nécessaires pour détecter de telles activités. 4. L’ABE, l’AEAPP et l’AEMF élaborent, par l’intermédiaire du comité mixte visé à l’article 54 des règlements (UE) no 1093/2010, (UE) no 1094/2010 et (UE) no 1095/2010, des orientations visant à garantir que la cohérence, les considérations à long terme et les normes communes pour les méthodes d’évaluation sont intégrées dans les tests de résistance aux risques ESG. Le comité mixte publie ces orientations au plus tard le 10 janvier 2026. L’ABE, l’AEAPP et l’AEMF examinent, par l’intermédiaire de ce comité mixte, comment les risques sociaux et de gouvernance peuvent être intégrés dans les tests de résistance.». |
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37) |
À l’article 101, le paragraphe 3 est remplacé par le texte suivant: «3. Si, pour une table de négociation utilisant un modèle interne de risque de marché, des résultats de contrôle a posteriori ou d’évaluation de l’attribution des profits et des pertes révèlent que le modèle n’est plus suffisamment précis, les autorités compétentes réexaminent les conditions relatives à l’autorisation d’utilisation du modèle interne ou imposent des mesures appropriées afin que le modèle soit rapidement amélioré.». |
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38) |
L’article 104 est modifié comme suit:
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39) |
L’article 104 bis est modifié comme suit:
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40) |
À l’article 104 ter, le paragraphe suivant est inséré: «4 bis. Lorsqu’un établissement devient contraint par le plancher de fonds propres, son autorité compétente peut revoir ses recommandations sur les fonds propres supplémentaires communiquées à cet établissement afin de s’assurer que son calibrage reste approprié.». |
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41) |
À l’article 106, le paragraphe 1 est remplacé par le texte suivant: «1. Les États membres habilitent les autorités compétentes à:
Au plus tard le 10 juillet 2025, l’ABE, en tenant compte de la huitième partie du règlement (UE) no 575/2013, émet des orientations, conformément à l’article 16 du règlement (UE) no 1093/2010, afin de préciser les exigences énoncées au paragraphe 1 du présent article.». |
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42) |
Au titre VII, chapitre 3, la section suivante est insérée avant la section I: «SECTION -I Application du présent chapitre aux groupes d’entreprises d’investissement Article 110 bis Champ d’application concernant les groupes d’entreprises d’investissement Le présent chapitre s’applique aux groupes d’entreprises d’investissement, au sens de l’article 4, paragraphe 1, point 25), du règlement (UE) 2019/2033, dont au moins une entreprise d’investissement est soumise au règlement (UE) no 575/2013 en vertu de l’article 1er, paragraphe 2 ou 5, du règlement (UE) 2019/2033. Le présent chapitre ne s’applique pas aux groupes d’entreprises d’investissement dont aucune entreprise d’investissement n’est soumise au règlement (UE) no 575/2013 en vertu de l’article 1er, paragraphe 2 ou 5, du règlement (UE) 2019/2033.». |
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43) |
L’article 121 est remplacé par le texte suivant: «Article 121 Qualifications des membres de l’organe de direction Les États membres exigent que les membres de l’organe de direction d’une compagnie financière holding ou d’une compagnie financière holding mixte, autres que ceux qui ont obtenu une approbation conformément à l’article 21 bis, paragraphe 1, jouissent d’une honorabilité suffisante et possèdent les connaissances, les compétences et l’expérience nécessaires visées à l’article 91, paragraphe 1, pour exercer ces fonctions, compte tenu du rôle spécifique d’une compagnie financière holding ou d’une compagnie financière holding mixte. Les compagnies financières holding ou les compagnies financières holding mixtes assument la responsabilité première de l’aptitude des membres de leur organe de direction.». |
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44) |
L’article 131 est modifié comme suit:
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45) |
L’article 133 est modifié comme suit:
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46) |
L’article 142 est modifié comme suit:
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47) |
L’article 161 est modifié comme suit:
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Article 2
Transposition
1. Les États membres adoptent et publient, au plus tard le 10 janvier 2026, les dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires pour se conformer à la présente directive. Ils en informent immédiatement la Commission.
Ils appliquent ces dispositions à partir du 11 janvier 2026.
Toutefois, les États membres appliquent les mesures nécessaires pour se conformer aux modifications visées à l’article 1er, points 9) et 13), à partir du 11 janvier 2027.
Par dérogation au troisième alinéa du présent paragraphe, les États membres appliquent les mesures nécessaires pour se conformer aux modifications figurant à l’article 1er, point 13), de la présente directive en ce qui concerne les articles 48 duodecies et 48 terdecies de la directive 2013/36/UE à partir du 11 janvier 2026, et aux modifications figurant à l’article 1er, point 9), de la présente directive en ce qui concerne l’article 21 quater, paragraphe 5, de la directive 2013/36/UE à partir du 11 juillet 2026.
Lorsque les États membres adoptent ces dispositions, celles-ci contiennent une référence à la présente directive ou sont accompagnées d’une telle référence lors de leur publication officielle. Les modalités de cette référence sont arrêtées par les États membres.
2. Les États membres communiquent à la Commission le texte des mesures essentielles de droit interne qu’ils adoptent dans le domaine régi par la présente directive.
Article 3
Entrée en vigueur et application
La présente directive entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
L’article 1er, points 44) c) et 45) c), s’applique à partir du 29 juillet 2024.
Article 4
Destinataires
Les États membres sont destinataires de la présente directive.
Fait à Bruxelles, le 31 mai 2024.
Par le Parlement européen
La présidente
R. METSOLA
Par le Conseil
La présidente
H. LAHBIB
(1) JO C 248 du 30.6.2022, p. 87.
(2) Position du Parlement européen du 24 avril 2024 (non encore parue au Journal officiel) et décision du Conseil du 30 mai 2024.
(3) Directive 2013/36/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant l’accès à l’activité des établissements de crédit et la surveillance prudentielle des établissements de crédit, modifiant la directive 2002/87/CE et abrogeant les directives 2006/48/CE et 2006/49/CE (JO L 176 du 27.6.2013, p. 338).
(4) Règlement (UE) no 1093/2010 du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité bancaire européenne), modifiant la décision no 716/2009/CE et abrogeant la décision 2009/78/CE de la Commission (JO L 331 du 15.12.2010, p. 12).
(5) Directive 2014/65/UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 concernant les marchés d’instruments financiers et modifiant la directive 2002/92/CE et la directive 2011/61/UE (JO L 173 du 12.6.2014, p. 349).
(6) Règlement (UE) no 648/2012 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2012 sur les produits dérivés de gré à gré, les contreparties centrales et les référentiels centraux (JO L 201 du 27.7.2012, p. 1).
(7) Directive (UE) 2015/849 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme, modifiant le règlement (UE) no 648/2012 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 2005/60/CE du Parlement européen et du Conseil et la directive 2006/70/CE de la Commission (JO L 141 du 5.6.2015, p. 73).
(8) Directive (UE) 2019/878 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2019 modifiant la directive 2013/36/UE en ce qui concerne les entités exemptées, les compagnies financières holding, les compagnies financières holding mixtes, la rémunération, les mesures et pouvoirs de surveillance et les mesures de conservation des fonds propres (JO L 150 du 7.6.2019, p. 253).
(9) Règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et modifiant le règlement (UE) no 648/2012 (JO L 176 du 27.6.2013, p. 1).
(10) Directive (UE) 2017/1132 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2017 relative à certains aspects du droit des sociétés (JO L 169 du 30.6.2017, p. 46).
(11) Règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 février 2011 établissant les règles et principes généraux relatifs aux modalités de contrôle par les États membres de l’exercice des compétences d’exécution par la Commission (JO L 55 du 28.2.2011, p. 13).
(12) Règlement (UE) 2019/876 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2019 modifiant le règlement (UE) no 575/2013 en ce qui concerne le ratio de levier, le ratio de financement stable net, les exigences en matière de fonds propres et d’engagements éligibles, le risque de crédit de contrepartie, le risque de marché, les expositions sur contreparties centrales, les expositions sur organismes de placement collectif, les grands risques et les exigences de déclaration et de publication, et le règlement (UE) no 648/2012 (JO L 150 du 7.6.2019, p. 1).
(13) JO L 282 du 19.10.2016, p. 4.
(14) Règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du Conseil du 30 juin 2021 établissant le cadre requis pour parvenir à la neutralité climatique et modifiant les règlements (CE) no 401/2009 et (UE) 2018/1999 («loi européenne sur le climat») (JO L 243 du 9.7.2021, p. 1).
(15) Directive 2013/34/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative aux états financiers annuels, aux états financiers consolidés et aux rapports y afférents de certaines formes d’entreprises, modifiant la directive 2006/43/CE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant les directives 78/660/CEE et 83/349/CEE du Conseil (JO L 182 du 29.6.2013, p. 19).
(16) Règlement (UE) 2021/240 du Parlement européen et du Conseil du 10 février 2021 établissant un instrument d’appui technique (JO L 57 du 18.2.2021, p. 1).
(17) Règlement (UE) no 1094/2010 du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles), modifiant la décision no 716/2009/CE et abrogeant la décision 2009/79/CE de la Commission (JO L 331 du 15.12.2010, p. 48).
(18) Règlement (UE) no 1095/2010 du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité européenne des marchés financiers), modifiant la décision no 716/2009/CE et abrogeant la décision 2009/77/CE de la Commission (JO L 331 du 15.12.2010, p. 84).
(19) Règlement (UE) 2024/1620 du Parlement européen et du Conseil du 31 mai 2024 instituant l’Autorité de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et modifiant les règlements (UE) no 1093/2010, (UE) no 1094/2010 et (UE) no 1095/2010 (JO L, 2024/1620, 19.6.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/1620/oj).
ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2024/1619/oj
ISSN 1977-0693 (electronic edition)