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COMMUNICATION FROM THE COMMISSION TO THE COUNCIL, THE EUROPEAN PARLIAMENT, THE ECONOMIC AND SOCIAL COMMITTEE AND THE COMMITTEE OF THE REGIONS ON CERTAIN LEGAL ASPECTS RELATING TO CINEMATOGRAPHIC AND OTHER AUDIOVISUAL WORKS
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU CONSEIL, AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL ET AU COMITÉ DES RÉGIONS CONCERNANT CERTAINS ASPECTS JURIDIQUES LIÉS AUX OEUVRES CINÉMATOGRAPHIQUES ET AUTRES OEUVRES AUDIOVISUELLES
TABLE OF CONTENTS
TABLE DES MATIÈRES
1. Introduction
2. The general orientation of the Commission with regard to State Aids to cinema sector.
1. Introduction
3. Protection of heritage and exploitation of audiovisual works
2. Orientation générale de la Commission en matière d'aides d'État en faveur du secteur cinématographique
4. E-cinema
3. Protection du patrimoine et exploitation des oeuvres audiovisuelles
5. Tax issues
4. Cinéma électronique
6. Rating
5. Questions fiscales
7. Other measures to improve the circulation of films
6. Classification
8. Questions to be considered in the review of the television without frontiers directive
7. Autres mesures destinées à améliorer la circulation des films
9. Next steps
8. Questions à examiner lors du réexamen de la directive télévision sans frontières
9. Prochaines étapes
1. introduction
Audiovisual works, and cinema in particular, play an important role in shaping European identities, both in common aspects shared across Europe and in the cultural diversity that characterises our different traditions and histories. They are an essential element for the good functioning of our democracies because of their widespread influence on society. They are also at the heart of the transformations resulting from the development of the Information Society: new technological developments offer new opportunities for promoting culture and heritage conservation, and to increase mutual understanding across Europe. But the multiplication of distribution channels available for distribution of audiovisual goods does not automatically lead to an increase in the creation of quality content.
1. Introduction
The principles of the Community audiovisual policy have been expressed in the Commission's communication of December 1999 [1] and remain fully valid today. The primary purpose of regulation in the audiovisual sector is to safeguard certain public interest objectives such as pluralism, cultural and linguistic diversity and the protection of minors. At a European level, the necessary balance must be kept to guarantee subsidiarity in an area where major competences are at the national or regional level, while ensuring that European companies can fully benefit from the European dimension. The key European instruments specifically developed in this area, the Television without Frontier Directive, for regulatory aspects, and the Media Plus programme for support mechanisms, have as their main objective to allow European companies in this sector to benefit fully from the European Single Market.
Les oeuvres audiovisuelles, et le cinéma en particulier, jouent un rôle important dans la formation des identités européennes, tant au niveau des aspects communs partagés dans toute l'Europe qu'au regard de la diversité culturelle qui caractérise nos différentes traditions et histoires. Elles représentent un élément essentiel pour le bon fonctionnement de nos démocraties, en raison de leur large influence sur la société. Elles se trouvent également au coeur des transformations résultant du développement de la société de l'information : les nouveaux développements technologiques offrent des possibilités nouvelles de promouvoir la culture et de préserver le patrimoine, et de renforcer la compréhension mutuelle en Europe. Cependant, la multiplication des canaux disponibles pour la distribution des biens audiovisuels ne débouche pas automatiquement sur une augmentation de la création de contenus de qualité.
[1] Principles and Guidelines for the Community's Audiovisual Policy in the digital age. 14.12.1999, COM(1999)657 final.
Les principes de la politique audiovisuelle communautaire ont été exprimés dans la communication de la Commission de décembre 1999 [1] et restent parfaitement valables aujourd'hui. Le but principal de la réglementation dans le secteur audiovisuel consiste à préserver certains objectifs d'intérêt public, tels que le pluralisme, la diversité culturelle et linguistique et la protection des mineurs. Au niveau européen, il est nécessaire de maintenir un équilibre permettant de garantir la subsidiarité dans un domaine où les compétences principales se situent au niveau national ou régional, tout en veillant à ce que les sociétés européennes puissent pleinement bénéficier de la dimensioncommunautaire. Les instruments européens clés élaborés dans ce domaine, la directive «télévision sans frontières» pour ce qui est des aspects réglementaires, et le programme MEDIA Plus en ce qui concerne les mécanismes de soutien, ont pour principal objectif de permettre aux entreprises européennes de ce secteur de tirer pleinement profit du marché unique européen.
Audiovisual works have unique characteristics because of their double nature: They are economic goods, offering important opportunities for the creation of wealth and employment. In 1999, the European audiovisual market [2] was estimated at 58.3 billion EUR (+ 8.7% vs. 1998) . They are also cultural goods which at the same time mirror and shape our societies. This is the reason why the development of this sector has never been left solely to market forces.
[1] Principes et lignes directrices de la politique audiovisuelle de la Communauté à l'ère numérique. 14.12.1999, COM(1999) 657 final.
[2] European Audiovisual Observatory. Includes: television, cinema, video (cassettes and DVD), but not games.
Les oeuvres audiovisuelles présentent des caractéristiques uniques en raison de leur double nature : ce sont des biens économiques, offrant des possibilités importantes de création de richesses et d'emplois. En 1999, le marché audiovisuel européen [2] était estimé à 58,3 milliards d'euros (+ 8,7% par rapport à 1998). Ce sont également des biens culturels qui tout à la fois reflètent et façonnent nos sociétés. C'est la raison pour laquelle le développement de ce secteur n'a jamais été laissé aux seules forces du marché.
The advent of new technologies has not affected the renaissance of the cinema in Europe; such new technologies have been shown to offer additional income for media operators rather than substituting existing media. Total cinema admissions in Europe rose from 662 million in 1995 to 844 million in 2000 (+27%) [3]. This increase would appear to be due at least in part to the growth in the number of cinema screens in Europe, in particular multiplexes (+22% in 1999 vs. 1995) as well as improved facilities at cinemas. Recent figures [4] show that TV viewing in Europe has increased in most Member States in the past year.
[2] Observatoire européen de l'audiovisuel. Comprend: télévision, cinéma, vidéo (cassettes et DVD) mais pas les jeux.
[3] European Audiovisual Observatory
L'avènement des technologies nouvelles n'a pas affecté la renaissance du cinéma en Europe ; elles ont apporté des revenus supplémentaires aux opérateurs de médias, plutôt que de se substituer aux médias existants. Le total des entrées de cinéma en Europe est passé de 662 millions en 1995 à 844 millions en 2000 (+ 27 %) [3]. Cette augmentation semblerait liée, du moins partiellement, à l'augmentation du nombre d'écrans de cinéma en Europe, en particulier aux multiplexes (+ 22 % entre 1995 et 1999), ainsi qu'à l'amélioration des infrastructures dans les cinémas. Des chiffres récents [4] montrent que le temps passé à regarder la télévision a augmenté dans la plupart des États membres au cours de l'année dernière.
[4] European Audiovisual Observatory: the average for television viewing in Europe varies between 144 minutes per day in Austria and 239 minutes per day in Italy. The trend is positive in almost all Member States.
[3] Observatoire européen de l'audiovisuel
Amongst audiovisual works, cinematographic works have a particular prominence, because of their cost of production and cultural importance: budgets for the productions of cinema films are substantially higher than for other audiovisual content, they are more frequently the subject of international coproductions, and the duration of their exploitation life is longer, with the potential to use all distribution channels, cinemas, DVDs and videocassettes (both selling and rental), Internet downloading, and television (pay-per-view, pay-per-channel, free-to-air). Cinematographic works face strong competition from outside Europe [5]. There is little circulation of European works outside their country of origin, although there appears to be an upward trend: according to certain estimations, European non-national films reached over 10% [6] of total attendance in 1999 from less than 8% in 1996.
[4] Observatoire européen de l'audiovisuel : le temps moyen passé à regarder la télévision en Europe varie de 144 minutes par jour en Autriche à 239 minutes par jour en Italie. La tendance est positive dans presque tous les États membres.
[5] European Audiovisual Observatory: the market share of American cinema films in Europe in 2000 was above 73%.
Parmi les oeuvres audiovisuelles, les oeuvres cinématographiques occupent une place particulière, en raison de leur coût de production et de leur importance culturelle : les budgets des productions cinématographiques sont beaucoup plus élevés que ceux des autres oeuvres audiovisuelles elles font plus souvent l'objet de coproductions internationales et leur durée d'exploitation est plus longue, car elles peuvent utiliser passer par tous les canaux de distribution, cinéma, DVD et vidéocassette (vente et location), téléchargement à partir de l'internet et télévision (facturation à la séance, facturation par canal ou libre accès). Les oeuvres cinématographiques sont confrontées à une forte concurrence extra-européenne [5]. Les oeuvres européennes sont peu diffusées en dehors de leur pays d'origine, bien que la tendance en la matière soit à la hausse : selon certaines estimations, les films européens non-nationaux représentaient plus de 10 % [6] de la fréquentation des salles en 1999, contre moins de 8 % en 1996.
[6] European Audiovisual Observatory; LUMIERE database; data are inclusive of international EU/extra EU co-productions
[5] Observatoire européen de l'audiovisuel : la part de marché des films cinématographiques américains en Europe en 2000 était supérieure à 73 %.
Because of the particularity of cinema, the Commission had indicated in its Communication on Audiovisual policy in 1999, that there was a need to examine in more detail a number of issues to clarify the legal framework of the cinema sector, including the application of State aid policy in that area. The objective of this review was to determine which measures could be taken in order to improve the circulation of these works in Europe.
[6] Observatoire européen de l'audiovisuel ; base de données LUMIERE ; les données comprennent les coproductions internationales UE/extra-UE.
In accordance with the principles of the White Paper on Governance [7], the Commission services organised a public consultation on the basis of a Staff Working Document [8] in order to give all interested parties the opportunity to make their views known before the adoption of this Communication by the Commission. A hearing attended by around 250 interested parties was held on 15 June. This not only provided an opportunity for the Commission to identify the central issues in respect of the issues raised in the Staff Working Document, but also allowed the interested parties to hear and respond to each other's views.
En raison de la nature particulière du cinéma, la Commission avait indiqué, dans sa communication de 1999 sur la politique audiovisuelle, qu'il convenait d'approfondir un certain nombre de questions, afin de clarifier le cadre juridique du secteur cinématographique, y compris l'application de la politique en matière d'aides d'État dans ce domaine. L'objectif de cet examen était de déterminer quelles mesures pouvaient être prises pour améliorer la circulation de ces oeuvres en Europe.
[7] 25.7.2001, COM (2001) 428
Conformément aux principes du livre blanc sur la gouvernance [7], les services de la Commission ont organisé une consultation publique, sur la base d'un document de travail [8], afin de donner à toutes les parties intéressées la possibilité de faire connaître leur point de vue, avant l'adoption de la présente communication par la Commission. Une audition, à laquelle ont participé quelque 250 parties intéressées, a été organisée le 15 juin. Elle a non seulement donné à la Commission l'occasion d'identifier les questions centrales parmi celles soulevées dans le document de travail, mais elle a aussi permis aux parties intéressées d'entendre les avis des autres et d'y répondre.
[8] 11.4.2001, SEC (2001) 619.
[7] 25.7.2001, COM(2001) 428
49 written comments [9] were received from Member States, national regulatory and self-regulatory authorities, authors artists, film and television producers and directors, cinema operators, video and DVD publishers/distributors, television broadcasters, industry associations, consumer representatives and trade unions.
[8] 11.4.2001, SEC(2001) 619.
[9] Representing More than 95% of the production industry, film directors, cinema exhibitors, rightsholders, broadcasters, unions representing workers in the audiovisual sectors, video and DVD associations, film institutes and Member States. See list of comments and full text of those sent electronically without a request for confidentiality at http://europa.eu.int/comm/avpolicy/regul/cine1_en.htm
49 commentaires écrits [9] ont été reçus, émanant des États membres, des autorités réglementaires nationales et des organismes d'autorégulation, des auteurs et artistes, des producteurs et réalisateurs de films et d'oeuvres télévisées, des éditeurs/distributeurs de vidéocassettes et DVD, des organismes de radiodiffusion télévisuelle, des associations professionnelles du secteur, des représentants des consommateurs et des syndicats.
This Communication sets out the Commission's policy orientations and proposals building upon the consultation exercise. It sets out the principles to be applied for the application of State aid rules to the cinema sector, and identifies the next steps to be taken and the areas where further reflection is needed in order to create a favourable environment for the production and distribution of audiovisual works.
[9] Représentant plus de 95 % de l'industrie de production, des réalisateurs de films, des exploitants de salles, des titulaires de droits, des organismes de radiodiffusion télévisuelle, des syndicats des travailleurs des secteurs audiovisuels, des associations de vidéo et DVD, des instituts cinématographiques et des États membres. Cf. liste des commentaires et texte intégral de ceux qui ont été transmis électroniquement, sans demande de confidentialité, à l'adresse http://europa.eu.int/comm/avpolicy/regul/cine1_fr.htm.
2. The general orientation of the Commission with regard to State Aids to cinema sector.
La présente communication présente les orientations de la politique de la Commission et les propositions découlant de l'exercice de consultation. Elle précise les principes à respecter dans le cadre de l'application des règles relatives aux aides d'Etat au secteur cinématographique et identifie les mesures à prendre et les domaines qui appellent une réflexion plus approfondie, afin de créer un environnement favorable à la production et à la distribution des oeuvres audiovisuelles.
Cinema and TV programmes are two of the most universal media of entertainment, with a powerful impact on a great number of people internationally. The current stage of development and the special characteristics of audiovisual production within the EC, mean that it is difficult for producers to obtain a sufficient level of upfront commercial backing to put together a financial package so that production projects can proceed. In these circumstances, the fostering of audiovisual production by the Member States plays a key role to ensure that their indigenous culture and creative capacity can be expressed, thereby reflecting the diversity and richness of European culture.
2. Orientation générale de la Commission en matière d'aides d'État en faveur du secteur cinématographique
The Maastricht Treaty gave Community-level recognition to the utmost importance of promoting culture for the European Union and its Member States by incorporating Culture amongst the Community's policies specifically referred to in the EC Treaty (see Article 151 EC) At the same time, it included in Article 87 (3) d) EC a new specific possibility of exception to the general incompatibility principle of Article 87 (1) EC for aid granted by the Member States to promote culture.
Les programmes de cinéma et de télévision constituent deux des médias de divertissement les plus universels, dotés d'un puissant impact sur un grand nombre de personnes au niveau international. Étant donné l'état actuel de développement et les caractéristiques particulières de la production audiovisuelle au sein de la CE, il est difficile pour les producteurs d'obtenir un soutien commercial initial suffisant pour réunir des moyens financiers permettant de réaliser des projets. Dans ces conditions, l'encouragement de la production audiovisuelle par les États membres joue un rôle clé pour assurer que leur propre culture et leur capacité créatrice puissent trouver à s'exprimer, reflétant ainsi la diversité et la richesse de la culture européenne.
Member States implement a wide range of support measures for the audiovisual production of films and TV programmes. This support focuses on the creation and production phases of filmmaking and generally takes the form of subsidies or repayable advances. The rationale behind these measures is based on both cultural and industrial considerations. They have the primary cultural aim of ensuring that the national and regional cultures and creative potential are expressed in the audiovisual media of film and television. On the other hand, they aim to generate the critical mass of activity that is required to create the dynamic for the development and consolidation of the industry through the creation of soundly based production undertakings and the development of a permanent pool of human skills and experience.
Le traité de Maastricht a consacré au niveau communautaire l'importance cruciale de la promotion de la culture pour l'Union européenne et ses États membres, en intégrant la culture parmi les politiques de la Communauté spécifiquement mentionnées dans le traité CE (article 151 du traité CE). En même temps, il a inséré à l'article 87, paragraphe 3, point d), du traité CE une nouvelle possibilité spécifique d'exception au principe d'incompatibilité générale de l'article 87, paragraphe 1, applicable aux aides accordées par les États membres pour promouvoir la culture.
This Communication does not cover the application of Articles 81 and 82 of the EC Treaty (anti-competitive practices by companies) to the audiovisual sector [10].
Les États membres mettent en oeuvre un large éventail de mesures de soutien à la production audiovisuelle de films et de programmes de télévision. Ce soutien se concentre sur les phases de création et de production de films et prend généralement la forme de subventions ou d'avances remboursables. Ces mesures se fondent sur des considérations tant culturelles qu'industrielles. Elles ont pour objectif culturel premier de veiller à ce que les cultures régionales et nationales et le potentiel créatif soient exprimés dans les médias audiovisuels tels que le cinéma et la télévision. D'autre part, elles visent à générer la masse critique d'activité requise pour créer la dynamique assurant le développement et la consolidation de l'industrie, par la création d'entreprises de production sur des bases solides et le développement d'un pool permanent de compétences humaines et d'expérience.
[10] For example practices such as blockbookings or the bundling of rights, which could be incompatible with the EC Treaty.
La présente communication ne couvre pas l'application des articles 81 et 82 du traité CE (pratiques anticoncurrentielles des entreprises) au secteur audiovisuel [10].
2.1. Compatibility with the EC Treaty of schemes of aid to cinema and TV production
[10] Par exemple, des pratiques telles que la réservation en bloc (block booking) ou le groupage de droits, qui pourraient être incompatibles avec le traité CE.
The basic rules on State aid under the EC Treaty are as follows: Article 88 (3) of the EC Treaty provides that Member States are obliged to inform the Commission of any plans to grant or alter aid before putting it into effect. Article 87 (1) EC prohibits aid granted by the State or through State resources, which distorts or threatens to distort competition and trade between Member States. However, the Commission may exempt certain State aid from this prohibition. In particular, Article 87 (3) EC lists certain aid types that in view of their effects the Commission may authorise. One of these exemptions is Article 87 (3) d) EC for aid to promote culture, where such aid does not affect competition and trading conditions to an extent contrary to the common interest.
2.1. Compatibilité avec le traité CE des régimes d'aide à la production cinématographique et télévisuelle
2.2. Enforcement of the EC Treaty rules on State aid to cinema and TV production
Les règles fondamentales en matières d'aides d'État prévue par le traité CE sont les suivantes : l'article 88, paragraphe 3, du traité CE dispose que les États membres sont tenus d'informer la Commission de tous les projets tendant à instituer ou à modifier des aides, avant de les mettre en oeuvre. L'article 87, paragraphe 1, interdit les aides les aides accordées par les États ou au moyen de ressources d'État qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence et le commerce entre les États membres. Toutefois, la Commission peut accorder une exemption pour certaines aides d'État. En particulier, l'article 87, paragraphe 3, énumère certains types d'aide, qui en raison de leurs effets, peuvent être autorisés par la Commission. L'une de ces exemptions est prévue à l'article 87, paragraphe 3, point d), pour les aides destinées à promouvoir la culture, quand elles n'altèrent pas les conditions des échanges et de la concurrence dans une mesure contraire à l'intérêt commun.
In 1997 the Commission received a complaint about exclusionary effects created by the French cinema production aid scheme. This was confirmed by the Commission's assessment. The anti-competitive effects were the result of provisions making the aid conditional on the realisation of certain filmmaking activities in the Member State (so-called "territorialisation").
2.2. Application des règles prévues par le traité CE aux aides à la production cinématographique et télévisuelle
The French authorities, at the Commission's request, modified a series of incompatible provisions of their cinema production aid scheme and on 3 June 1998 the Commission authorised their scheme. In its decision (N3/98), the Commission set out four specific compatibility criteria (see 2.3b below) to authorise aid to cinema and TV production in accordance with the "culture derogation" contained in Article 87(3)(d) of the EC Treaty. The Commission also undertook to review the schemes in other Member States under the criteria adopted in the French decision.
En 1997, la Commission a reçu une plainte sur les effets d'exclusion créés par le régime français d'aide à la production cinématographique. Ceci a été confirmé par l'évaluation de la Commission. Les effets anticoncurrentiels résultaient de dispositions conditionnant l'aide à la réalisation de certaines activités de production de films dans l'État membre (la «territorialisation»).
The Commission launched an inquiry requesting information from all Member Sates about their aid schemes for the audiovisual sector. The inquiry showed that the majority of the schemes had not been notified to the Commission for prior authorisation.
Les autorités françaises ont, à la demande de la Commission, modifié une série de dispositions incompatibles de leur régime d'aide à la production cinématographique et la Commission a autorisé ce régime le 3 juin 1998. Dans sa décision (N3/98), la Commission a exposé quatre critères de compatibilité spécifiques pour autoriser l'aide à la production cinématographique et télévisuelle conformément à la «dérogation culturelle» prévue à l'article 87, paragraphe 3, point d), du traité CE. La Commission a également entrepris de réexaminer les régimes des autres États membres à la lumière des critères adoptés dans la décision concernant la France.
2.3. Assessment of aid schemes to cinema and TV production
La Commission a lancé une enquête demandant des informations à tous les États membres sur leurs régimes d'aides au secteur audiovisuel. Cette enquête a démontré que la majorité des régimes n'avaient pas été notifiés à la Commission en vue d'obtenir une autorisation préalable.
When it assesses aid schemes to cinema and TV production, the Commission must verify
2.3. Evaluation des régimes d'aide à la production cinématographique et télévisuelle
- First, whether the aid scheme respects the "general legality" principle, i. e. the Commission must verify that the scheme does not contain clauses that would be contrary to provisions of the EC Treaty in fields other than State aid (including its fiscal provisions);
Lorsqu'elle évalue les régimes d'aide à la production cinématographique et télévisuelle la Commission doit vérifier :
- Secondly, whether the scheme fulfils the specific compatibility criteria for aid, set out by the Commission in its 1998 decision on the French automatic aid scheme. [11]
Premièrement que les régimes d'aide respectent le principe de la «légalité générale», c'est-à-dire qu'elle doit s'assurer que le régime ne comporte pas de clauses qui seraient contraires aux dispositions du traité CE dans des domaines autres que les aides d'État (y compris les dispositions relatives à la fiscalité) ;
[11] The question whether fiscal relief to producers can be qualified as aid is assessed under the principles contained in the 1998 Commission Communication on the application of State aid rules to measures relating to direct business taxation, OJ C 384 of 12.12.1998.
Deuxièmement que le régime répond aux critères de compatibilité de l'aide, fixés par la Commission dans sa décision de 1998 sur le régime d'aide automatique français [11].
The second condition is specific to cinema and TV production aid schemes, whereas the other is a routine test applied to all aid schemes irrespective of the sector.
[11] La question de savoir si les incitants fiscaux octroyés aux producteurs peuvent être qualifiés d'aide est traitée conformément aux principes contenues dans la Communication de la Commission de 1998 sur l'application des règles relatives aux aides d'État aux mesures relevant de la fiscalité directe des entreprises, JO C 384 of 12.12.1998.
a) Respect of the general legality criterion
La deuxième condition est spécifique aux régimes d'aide à la production cinématographique et télévisuelle, alors que l'autre est un contrôle de routine appliqué à tous les régimes d'aide, quel que soit le secteur.
The Commission must verify that the eligibility conditions of the State aid schemes do not contain clauses contrary to the EC Treaty provisions in fields other than State aids. The Commission must ensure, inter alia, that the EC Treaty principles prohibiting discrimination on the grounds of nationality, freedom of establishment, free movement of goods and freedom to provide services have been respected (Articles 12, 28, 30, 39, 43, 48 and 49 EC). The Commission enforces these principles in conjunction with the application of competition rules when the provisions in breach of these principles are not detachable from the operation of the scheme.
a) Respect du critère de légalité générale
In compliance with the above principles, aid schemes must not: e.g. reserve the aid for nationals exclusively; require beneficiaries to have the status of national undertaking established under national commercial law (undertakings established in one Member State and operating in another by means of a permanent branch or agency must be eligible for aid; furthermore the agency requirement should only be enforceable upon payment of the aid); require workers of foreign companies providing filmmaking services to comply with national labour standards.
La Commission doit s'assurer que les conditions d'accès au régime d'aide d'État ne contiennent pas de clauses contraires aux dispositions du traité CE dans des domaines autres que les aides d'État. La Commission doit veiller, notamment, au respect des principes du traité CE interdisant toute discrimination en raison de la nationalité et assurant la liberté d'établissement, la libre circulation des marchandises et la libre prestation de services (articles 12, 28, 30, 39, 43, 48 et 49 du traité CE). La Commission applique ces principes conjointement avec les règles de concurrence, lorsque les dispositions contraires aux principes en question sont indissociables du fonctionnement du régime.
Certain schemes of aid to cinema and TV production are financed by parafiscal charges. According to the Commission's decision making policy and the Court of Justice's jurisprudence, when such schemes benefit solely national producers or do so to a higher extent than to competitors in other Member States, in order to be compatible with the Treaty, imported products may not be levied and national production may not enjoy a lower rate of taxation when exported.
Conformément aux principes ci-dessus, les régimes d'aide ne peuvent par exemple : réserver l'aide aux seuls ressortissants du pays concerné ; exiger des bénéficiaires qu'ils possèdent le statut d'entreprise nationale établie en vertu du droit commercial national (les entreprises établies dans un État membre et opérant dans un autre par l'intermédiaire d'une succursale ou d'une agence permanente doivent pouvoir bénéficier de l'aide ; en outre l'exigence du statut d'agence ne doit être applicable qu'au moment du paiement de l'aide) ; exiger des travailleurs des entreprises étrangères assurant des services cinématographiques qu'ils respectent les normes du travail nationales.
When the Commission applies the State aid rules to assess the compatibility of aid schemes under the review, it addresses at the same time the problems identified by the Code of Conduct Group on Direct Business Taxation (the so-called Primarolo Group) set up by the Council. [12]
Certains régimes d'aide à la production cinématographique et télévisuelle sont financés par des taxes parafiscales. Selon la pratique administrative de la Commission et la jurisprudence de la Cour de Justice, lorsque de tels régimes profitent seulement aux producteurs nationaux ou leur profitent davantage qu'à leurs concurrents d'autres États membres, la Commission exige que les produits importés ne soient pas taxés et que la production nationale ne bénéficie pas d'un taux d'imposition plus faible à l'exportation.
[12] This group compiled an inventory of harmful measures that includes a certain number of State aid schemes for cinema and TV production.
Lorsque la Commission applique les règles en matière d'aides d'État pour évaluer la compatibilité des régimes d'aide examinés, elle traite en même temps les problèmes identifiés par le Groupe du Code de conduite relatif à la fiscalité des entreprises, créé par le Conseil, (le groupe «Primarolo») [12].
b) The specific compatibility criteria for State aid to cinema and TV programme production
[12] Ce groupe a compilé un inventaire de mesures dommageables, qui comprend un certain nombre de régimes d'aide d'État à la production cinématographique et télévisuelle.
The specific criteria on which basis the Commission currently assesses State aid to cinema and TV programme production under the culture derogation of Article 87 (3) d) EC were established in its decision of June 1998 on the French automatic aid scheme to film production. These specific criteria are as follows:
b) Critères de compatibilité spécifiques pour les aides d'État à la production cinématographique et télévisuelle
(1) The aid is directed to a cultural product. Each Member State must ensure that the content of the aided production is cultural according to verifiable national criteria (in compliance with the application of the subsidiarity principle).
Les critères spécifiques sur la base desquels la Commission évalue actuellement les aides d'État à la production cinématographique et télévisuelle, dans le cadre de la dérogation culturelle prévue à l'article 87, paragraphe 3, point d), du traité CE, ont été établis dans sa décision de juin 1998 relative au régime français d'aide automatique à la production de films. Ces critères spécifiques sont les suivants :
(2) The producer must be free to spend at least 20% of the film budget in other Member States without suffering any reduction in the aid provided for under the scheme. In other words, the Commission accepted as an eligibility criteria territorialisation in terms of expenditure of up to 80% of the production budget of an aided film or TV work.
(1) L'aide est destinée à un produit culturel. Chaque État membre doit veiller à ce que le contenu de la production faisant l'objet de l'aide soit culturel, selon des critères nationaux vérifiables (conformément au principe de subsidiarité).
(3) Aid intensity must in principle be limited to 50% of the production budget with a view to stimulating normal commercial initiatives inherent in a market economy and avoiding a bidding contest between Member States. Difficult and low budget films are excluded from this limit. The Commission considers that, under the subsidiarity principle, it is up to each Member State to establish a definition of difficult and low budget film according to national parameters.
(2) Le producteur doit avoir la liberté de dépenser au moins 20 % du budget du film dans d'autres États membres, sans que l'aide prévue par le régime soit aucunement réduite de ce fait. En d'autres termes, la Commission a admis que soit fixée une condition de territorialisation, en termes de dépenses, jusqu'à 80 % du budget de production d'une oeuvre cinématographique ou télévisuelle aidée.
(4) Aid supplements for specific filmmaking activities (e.g. post-production) are not allowed in order to ensure that the aid has a neutral incentive effect and consequently that the protection/attraction of those specific activities in/to the Member State granting the aid is avoided.
(3) L'intensité de l'aide doit en principe être limitée à 50 % du budget de production, afin de stimuler les incitations commerciales normales propres à une économie de marché et d'éviter toute surenchère entre États membres. Les films difficiles et à petit budget sont exemptés de cette limite. La Commission considère que, conformément au principe de subsidiarité, il appartient à chaque État membre d'établir une définition des films difficiles et à petit budget, en fonction des paramètres nationaux.
Several considerations arise in respect of the above-mentioned criteria:
(4) Les suppléments d'aide destinés à des activités spécifiques de production de films (par exemple la postproduction) ne sont pas autorisées, afin de garantir que l'aide ait un effet d'incitation neutre et, par conséquent, que l''effet de protection/d'attraction de ces activités spécifiques dans l'État membre qui accorde l'aide soit évité.
The Commission considers that aid should be towards the overall budget of a specific film-making project and the producer should be free to choose the items of the budget that will be spent in other Member States. Aid schemes shaped on this basis are deemed to support the creation of an audiovisual product and not to assist the development of an industrial activity. Consequently, this aid is to be assessed under the culture derogation of Article 87(3)(d) EC rather than the industrial derogation of Article 87(3)(c). Undertakings in the film and TV programme production sector may also benefit from other aid types granted under national horizontal aid schemes authorised by the Commission under the Article 87(3)(a) & (c) EC exemptions (e.g. regional aid, aid for SMEs, R+D aid, training aid, employment aid).
Plusieurs considérations découlent des critères ci-dessus.
The Commission accepted that Member States may require a certain part of the film production budget to be spent on their territory as an eligibility criterion for aid. This is based on the reasoning that a certain degree of territorialisation of the expenditure may be necessary to ensure the continued presence of the human skills and technical expertise required for cultural creation. [13] This should be limited to the minimum degree required to promote cultural objectives.
La Commission estime que l'aide doit porter sur le budget global d'un projet cinématographique spécifique et que le producteur doit être libre de choisir les postes du budget qui seront dépensés dans d'autres États membres. Les régimes d'aide élaborés sur cette base sont censés soutenir la création d'un produit audiovisuel et non le développement d'une activité industrielle. Par conséquent, les aides doivent être évaluées à la lumière de la dérogation culturelle de l'article 87, paragraphe 3, point d), du traité CE, plutôt que de la dérogation industrielle de l'article 87, paragraphe 3, point c). Les entreprises du secteur de la production cinématographique et télévisuelle peuvent également bénéficier d'autres types d'aide accordés dans le cadre de régimes nationaux d'aide horizontale autorisés par la Commission en vertu des dérogations prévues à l'article 87, paragraphe 3, points a) et c) du traité CE (par exemple les aides régionales, les aides aux PME, les aides à la recherche et au développement, les aides à la formation et les aides à l'emploi).
[13] See reply to Written Question 3173-00 of Mr. Veltroni, OJ C 163 E 6.6.2001, page 50
La Commission a admis que les États membres puissent exiger, comme condition d'accès à l'aide, qu'une certaine partie du budget de la production du film soit dépensée sur leur territoire. Le raisonnement suivi est qu'un certain degré de territorialisation des dépenses peut être nécessaire pour assurer la présence continue des ressources humaines et des capacités techniques requises par la création culturelle [13]. Cette restriction ne doit pas dépasser le niveau minimal requis pour promouvoir les objectifs culturels.
Furthermore, given the particular characteristics of film production, the Commission considers that the overall budget of an audiovisual production is the disbursement at risk necessary for its creation and, consequently, admits that the reference for aid calculation is that overall budget, regardless of the nature of the individual expenditure items of which it is formed. The earmarking of aid to specific individual items of a film budget could turn such aid into a national preference to the sectors providing the specific aided items, which might be incompatible.
[13] Cf. réponse à la question écrite 3173-00 de M. Veltroni. JO C 163 E du 6.06.2001., page 50
Funds provided directly from EC programmes like MEDIA Plus are not State resources. Therefore, their assistance does not count for the purposes of respecting the 50% aid ceiling. Furthermore, this assistance promotes the distribution of national films abroad and, consequently, its effects do not add up to those of national schemes focussing on national production and distribution.
En outre, en raison des caractéristiques particulières de la production cinématographique, la Commission considère que le budget global d'une production audiovisuelle correspond à l'ensemble des fonds qu'il est nécessaire de risquer pour sa création et, par conséquent, admet que ce budget global représente la référence pour le calcul des aides, indépendamment des dépenses individuelles dont il est constitué. L'attribution d'une aide à des postes individuels spécifiques du budget d'un film pourrait transformer cette aide en préférence nationale pour les secteurs assurant la fourniture de ces postes, ce qui pourrait être incompatible.
Legal obligations imposed by Member States upon TV broadcasters to invest in audiovisual production do not constitute State aid, where these investments provide a reasonable compensation to broadcasters. The extent to which these legal obligations may be considered State aid as such has to be considered in view of the development of the EC Court of Justice jurisprudence after its judgement of 13.3.2001 in Case C-379/98 (PreussenElektra).
Les fonds fournis directement par des programmes communautaires tels que MEDIA Plus ne sont pas des ressources d'État. Par conséquent, l'assistance qu'ils apportent n'intervient pas dans le calcul du respect du plafond de 50 % d'aide. En outre, cette assistance stimule la distribution de films nationaux à l'étranger et, par conséquent, ses effets ne se cumulent pas avec ceux des régimes nationaux centrés sur la production et la distribution nationales.
In the Commission's view, the above criteria strike a balance between the aims of cultural creation, the development of the EC audiovisual production and the respect of the EC rules on State aid.
Les obligations légales d'investir dans la production audiovisuelle, imposées par les États membres aux organismes de radiodiffusion télévisuelle, ne constituent pas une aide d'État, lorsque ces investissements apportent une compensation raisonnable aux organismes en question. La question de savoir dans quelle mesure ces obligations légales peuvent être considérées comme des aides d'État en tant que telles doit être examinée à la lumière de la jurisprudence de la Cour de justice des Communautés européennes, après son arrêt du 13.3.2001 dans l'affaire C-379/98 (PreussenElektra).
2.4. Review of schemes
La Commission estime que les critères ci-dessus établissent un équilibre entre les objectifs de création culturelle, le développement de la production audiovisuelle dans la CE et le respect des règles de la Communauté européenne en matière d'aides d'État.
Following its 1998 decision on the French scheme of automatic aid to film production, the Commission has reviewed the schemes in place in other Member States under the above mentioned assessment criteria. The Commission has already reviewed and approved the schemes of a series of Member States [14]. The Commission is at present completing discussions with the remaining Member States to bring their schemes in line with EC law. The Commission intends to complete the review by the end of 2001. The completion of the review will provide legal certainty to the sector.
2.4. Réexamen des régimes
[14] France, The Netherlands, Germany (and certain German Länder), Ireland, and Sweden: see http://europa.eu.int/comm/competition/state_aid/decisions/
À la suite de sa décision de 1998 concernant le régime français d'aide automatique à la production cinématographique, la Commission a réexaminé les régimes en place dans d'autres États membres, à la lumière des critères d'évaluation mentionnés plus haut. La Commission a déjà examiné et approuvé les régimes d'une série d'États membres [14]. Elle achève à présent ses discussions avec les autres États membres en vue de mettre leurs régimes en conformité avec le droit communautaire. La Commission a l'intention d'achever son examen d'ici la fin de 2001. La finalisation de cet examen apportera au secteur la sécurité juridique.
The review has revealed the following key features of national State aid schemes: - There is a great diversity of aid schemes within EC both in terms of aid type and scope; - Many of the schemes contained provisions contrary to the general legality principle; - Very few Member States impose territoriality requirements in order to qualify for aid; - Only exceptionally, Member States grant State aid levels higher than 50% of the film costs; - The exceptions to this latter finding normally fall under the "difficult and low budget film" category.
[14] La France, les Pays-Bas, l'Allemagne (et certains Länder allemands), l'Irlande et la Suède : cf. http://europa.eu.int/comm/competition/state_aid/decisions/
2.5. Future Developments
L'examen a révélé les caractéristiques principales suivantes des régimes nationaux d'aide d'État : - il existe une grande diversité de régimes d'aide au sein de la CE, tant en termes de type d'aide que de champ d'application ; - bon nombre des régimes contenaient des dispositions contraires au principe de légalité générale ; - très peu d'États membres imposent des conditions de territorialité pour bénéficier de l'aide ; - les aides accordées par les États membres ne dépassent qu'exceptionnellement le niveau de 50 % des coûts du film ; - les exceptions en question entrent généralement dans la catégorie des «films difficiles et à petit budget».
The specific compatibility criteria for aid to cinema and TV programme production, set out above, will remain valid until June 2004, the time limit set in the decisions adopted so far. Under the review, the other Member States' schemes will be authorised until the same deadline.
2.5. Évolution future
The Commission does not intend to alter these criteria unless they prove unable to prevent undue distortion of competition within the EC. The Commission will examine further in the light of the Review the maximum level of admissible territorialisation. Territoriality requirements fragment the Internal Market for the provision of goods and services for audiovisual production and hinder their development. Possible distortion of competition created by aid to cinema and TV programme production would originate more from territorialisation requirements rather than from the level of aid itself. Territoriality requirements exceeding what may be judged acceptable under the necessity and proportionality criteria go beyond the strict limits of cultural promotion and aim basically at industrial objectives. Therefore, the Commission, in its decision on the French aid scheme considered that the Member States should be encouraged to reduce national preferences for an important part of the costs as to the place of expenditure.
Les critères de compatibilité spécifiques pour l'aide à la production cinématographique et télévisuelle, indiqués plus haut, resteront valables jusqu'en juin 2004,date limite figurant dans les décisions déjà adoptées. Dans le cadre du réexamen, les régimes des autres États membres seront autorisés jusqu'à la même date.
In view of the comparatively limited geographic extension of certain languages and cultures, and given the limited circulation of those cultural products within the EC and world markets, the Commission could accept aid intensities higher than 50% where proven to be necessary in cases other than for difficult and low budget films for these Member States.
La Commission n'a pas l'intention de modifier ces critères, à moins qu'ils ne s'avèrent inaptes à prévenir des distorsions de concurrence indues au sein de la CE. À la lumière de l'examen, la Commission étudiera de façon plus approfondie le niveau maximal de territorialisation admissible. Les exigences de territorialité fragmentent le marché intérieur des biens et services destinés à la production audiovisuelle et entravent leur développement. Les éventuelles distorsions de concurrence créées par les aides à la production de programmes cinématographiques et télévisuels seraient davantage susceptibles de provenir des exigences de territorialisation que du niveau de l'aide lui-même. Les exigences de territorialité excédant ce qui peut être jugé acceptable au regard des critères de nécessité et de proportionnalité dépassent les limites strictes de la promotion culturelle et visent fondamentalement des objectifs industriels. Par conséquent, la Commission, dans sa décision sur le régime d'aide français, a estimé que les États membres devraient être encouragés à réduire leur préférence nationale en matière de lieu des dépenses pour une partie importante des coûts.
The Commission intends to continue the multilateral dialogue with the Member States to discuss relevant issues connected with State support to cinema and TV production. This dialogue started in the conference organised by the French National Cinema Centrein Paris in October 2000 that brought together expert officials of the Commission and representatives from the relevant Ministries and Film Institutes in the EU. The dialogue was pursued in a second conference organised by the Swedish Film Institute in Stockholm in June 2001.
Au vu de l'aire géographique comparativement limitée de certaines langues et cultures et de la circulation limitée de ces produits culturels au sein de la CE et sur les marchés mondiaux, la Commission pourrait admettre des aides dont l'intensité dépasse 50 %, lorsque la nécessité en est prouvée, dans des cas autres que les films difficiles et à petit budget pour ces États membres.
3. Protection of heritage and exploitation of audiovisual works
La Commission a l'intention de poursuivre le dialogue multilatéral avec les États membres sur les questions pertinentes liées aux aides d'État à la production cinématographique et télévisuelle. Ce dialogue a débuté lors de la conférence organisée par le Centre national cinématographique français à Paris en octobre 2000, qui a rassemblé des experts, des fonctionnaires de la Commission et des représentants des ministères concernés et des instituts cinématographiques de l'UE. Il s'est poursuivi au cours d'une seconde conférence organisée par l'Institut cinématographique suédois à Stockholm en juin 2001.
A number of issues relating to protection of heritage, transparency, and effective exploitation of rights have been raised [15]: the legal deposit of audiovisual works, the creation of a European register (or the linking of national registers) and other possible forms and use of databases with a commercial aim. These issues could have important consequences for the circulation of audiovisual works within Europe, and for the preservation of Europe's audiovisual heritage.
3. Protection du patrimoine et exploitation des oeuvres audiovisuelles
[15] In particular in the Commission Staff Working document - 11.4.2001, SEC (2001) 428.
Un certain nombre de questions relatives à la protection du patrimoine, à la transparence et à l'exploitation efficace des droits ont été soulevées [15]: le dépôt légal d'oeuvres audiovisuelles, la création d'un registre européen (ou l'interconnexion des registres nationaux) et d'autres formes et utilisations possibles de bases de données à vocation commerciale. Ces questions pourraient avoir des conséquences importantes pour la circulation des oeuvres audiovisuelles au sein de l'Europe et pour la préservation du patrimoine audiovisuel européen.
3.1. The legal deposit of audiovisual works
[15] En particulier dans le document de travail des services de la Commission - 11.4.2001, SEC(2001) 428.
Different work has been done in various fora on this issue. The Council adopted a Resolution on conservation and enhancement of European cinema heritage in May 2000 [16], in which it called on the Commission to take account of the specific needs of this particular form of cultural legacy, and to support and encourage a transnational study to be carried out by the Member States on the situation facing European cinema archives.
3.1. Dépôt légal d'oeuvres audiovisuelles
[16] 2261 Council Meeting (16 May 2000) Press 154 - Nr 8394/00
Différents travaux ont été réalisés dans différents forums sur cette question. Le Conseil a adopté une résolution relative à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine cinématographique européen en mai 2000 [16], dans laquelle il invite la Commission à tenir compte des besoins spécifiques de cette forme particulière de patrimoine culturel et à soutenir et animer une étude transnationale à réaliser par les États membres sur l'état des archives cinématographiques européennes.
From the contributions both at the public hearing and in writing, it is clear that there is consensus on the need to preserve and to safeguard Europe's audiovisual heritage. Opinions diverged as to the best way of achieving this aim, and as to whether regulatory intervention at a European level was required or in fact desirable.
[16] 2261e réunion du Conseil (16 mai 2000) Presse 154 - n° 8394/00
At pan-European level initiatives have been taken by professional organisations [17], and by the Council of Europe, whose draft European Convention for the protection of the Audiovisual Heritage should be adopted shortly. This Convention will provide for a compulsory legal deposit of "moving image material forming part of its audiovisual heritage and having been produced or co-produced in the territory of the Party concerned".
Il ressort clairement des contributions enregistrées tant lors de l'audition publique que par écrit qu'il existe un consensus sur la nécessité de préserver et de sauvegarder le patrimoine audiovisuel de l'Europe. Les avis divergent quant à la meilleure façon d'atteindre cet objectif et quant à savoir si une intervention réglementaire au niveau européen est requise ou même souhaitable.
[17] There are proposals from the European Federation of Film Directors (FERA) and the International Federation of cinema producers associations (FIAPF) (which has proposed a "voluntary" deposit for cinematographic works based on a model contract that they have drawn up - General regulations concerning trust deposit of motion picture prints with film archives (1971))
Au niveau paneuropéen, des initiatives ont été prises par des organisations professionnelles [17] et par le Conseil de l'Europe, dont le projet de convention européenne relative à la protection du patrimoine audiovisuel devrait être adopté sous peu. Cette convention prévoira un dépôt légal obligatoire des «images en mouvement faisant partie de son patrimoine audiovisuel et qui ont été produites ou coproduites sur le territoire de la partie concernée».
Opinions were divided as to whether the European Union should adhere to this instrument and/or encourage the Member States to do so. A number of commentators considered that the Convention offered a reasonable compromise for action is this area, making Community action unnecessary, or alternatively felt that it constituted a good starting point for a Community initiative. Others favoured a Community initiative, stating that this was still necessary despite the Convention and could provide an added value in terms of the protection of heritage and the promotion of cultural diversity. It was suggested that any Community approach should focus on best practice, although certain commentators felt that self-regulation or co-regulation did not function adequately and could lead to disparities as regards the preservation of audiovisual works.
[17] Il existe des propositions émanant de la Fédération européenne des réalisateurs de l'audiovisuel (FERA) et de la Fédération internationale des associations de producteurs de films (FIAPF) (qui a proposé un dépôt «volontaire» des oeuvres cinématographiques, sur la base d'un modèle de contrat qu'ils ont établi - Règlement général concernant le dépôt fiduciaire de copies de films dans les cinémathèques (1971))
There were conflicting views as to whether such a system should be compulsory or voluntary. A number of commentators supported obligatory legal deposit as a minimum measure. Others considered that such a requirement should not entail any additional costs for the producer and should therefore be publicly financed. The requirement should only apply to new works (older works should be the subject of voluntary deposit). Many commentators favoured a voluntary scheme with details established at Member State level and limited to national works, which could be linked to incentives.
Les avis sont partagés sur la question de savoir si l'Union européenne doit adhérer à cet instrument et/ou encourager les États membres à le faire. Un certain nombre de commentateurs estiment que la convention offre un compromis raisonnable dans ce domaine, rendant l'action communautaire superflue, ou alternativement, considèrent qu'elle constitue un bon point de départ pour une initiative communautaire. D'autres sont favorables à une initiative communautaire, arguant qu'elle reste nécessaire en dépit de la convention et peut apporter une valeur ajoutée en termes de protection du patrimoine et de promotion de la diversité culturelle. Il a été suggéré que toute approche communautaire devrait se centrer sur les meilleures pratiques, bien que certains commentateurs aient estimé que l'autorégulation ou la corégulation ne fonctionnaient pas correctement et pouvaient mener à des disparités dans la préservation des oeuvres audiovisuelles.
Commentators drew a distinction between cinematographic and other works. Broadcasters considered that it would be inappropriate to make television productions part of any mandatory deposit scheme. They added that if regulatory intervention for the preservation of television productions was to be regarded as necessary, it should be on a voluntary basis, and linked to significant financial support mechanisms. Others favoured the inclusion of all audiovisual works, whilst a third group favoured focusing initially on cinematographic works, which could later be extended to other categories.
Des avis divergents ont été reçus quant à savoir si un tel système devrait être obligatoire ou volontaire. Un certain nombre de commentateurs sont en faveur d'un dépôt légal obligatoire comme mesure minimale. D'autres considèrent que cette exigence ne doit pas entraîner de coûts supplémentaires pour le producteur et doit donc être financée par des fonds publics. L'exigence ne devrait s'appliquer qu'aux oeuvres nouvelles (les autres feraient l'objet d'un dépôt volontaire). De nombreux commentateurs sont favorables à un régime volontaire, dont les détails seraient réglés au niveau des États membres, qui se limiterait aux oeuvres nationales et pourrait être lié aux incitants.
In terms of conservation, the cinematheques stressed the need for the works deposited to be of high quality (either the original copy or one of similar quality), as well as the need to create a database of the different material supports for audiovisual works.
Les commentateurs ont opéré une distinction entre les oeuvres cinématographiques et les autres oeuvres. Les radiodiffuseurs sont d'avis qu'il ne convient pas de faire entrer les productions télévisuelles dans un quelconque régime de dépôt obligatoire. Ils ajoutent que, si une intervention réglementaire pour la préservation des productions télévisuelles devait être jugée nécessaire, elle devrait se fonder sur un caractère volontaire et être liée à d'importants mécanismes de soutien financier. D'autres sont favorables à l'intégration de toutes les oeuvres audiovisuelles, tandis qu'un troisième groupe préfère cibler tout d'abord les oeuvres cinématographiques, et étendre éventuellement le régime aux autres catégories par la suite.
The Commission notes that there is widespread support of the need to preserve audiovisual works in view of the objectives of protection of heritage and the promotion of cultural diversity. The results of the consultation show that there is a need for action to preserve our audiovisual heritage. This appears to be particularly important in respect of cinematographic works. However, there was a lack of consensus as to the type of measures that would be appropriate.
En termes de conservation, les cinémathèques ont souligné la nécessité que les oeuvres déposées soient de haute qualité (soit la copie originale, soit une copie de qualité similaire), ainsi que la nécessité de créer une base de données des différents supports matériels des oeuvres audiovisuelles.
Thus, before putting forward a possible proposal the Commission intends to carry out a stocktaking exercise in respect of the current situation within the Member States. This will be carried out by means of an inquiry addressed to the national authorities later on this year. This exercise will evaluate the role played by legislative and other measures and to further analyse the conditions that should apply. Furthermore, the Commission intends to encourage co-operation between the interested parties in this area together with the spread of 'best practice'. It notes the consensus between the parties concerned that there should not be a single European archive. Deposit should rather be organised at the national or regional level, with appropriate transparency as to the location of works. It also intends to examine further the issue of creating a database of the different material supports for audiovisual works as suggested during the consultation.
La Commission prend note qu'un large soutien se dégage quant à la nécessité de préserver les oeuvres audiovisuelles, dans le cadre des objectifs de protection du patrimoine et de promotion de la diversité culturelle. Les résultats de la consultation indiquent qu'une action doit être entreprise pour préserver notre patrimoine audiovisuel. Ceci s'avère particulièrement important pour les oeuvres cinématographiques. Toutefois, il y a un manque de consensus sur le type de mesures qui seraient appropriées.
3.2. The creation of a registration scheme
Par conséquent, avant de présenter une éventuelle proposition, la Commission a l'intention de dresser un état de la situation actuelle dans les États membres. Celui-ci sera réalisé grâce à une enquête adressée aux autorités nationales dans le courant de cette année. Cet exercice évaluera le rôle joué par les mesures législatives et les autres mesures et analysera plus en détail les conditions qui devraient s'appliquer. En outre, la Commission a l'intention d'encourager la coopération entre les parties intéressées dans ce domaine, ainsi que la diffusion des «meilleures pratiques». Elle prend note du consensus entre parties concernées sur le fait qu'il ne doit pas exister d'archive unique européenne. Le dépôt devrait être plutôt organisé au niveau national ou régional, avec la transparence qui s'impose quant au lieu où se trouvent les oeuvres. La Commission a également l'intention de faire avancer la question de la création d'une base de données des différents supports matériels des oeuvres audiovisuelles, comme suggéré lors de la consultation.
Differing opinions exist as to the value of a registration scheme for films and other audiovisual works. At the moment, only a minority of Member States has put in place such a register. An initiative to create an international register in the context of the World Intellectual Property Organisation (WIPO) only met with limited success.
3.2. Création d'un système d'enregistrement
A European initiative in this domain might encourage transparency and thereby help protect rights holders and facilitate the circulation of European productions. This could be particularly important in view of the complexity of the industry. Such a scheme should not impact on questions relating to different rules on authorship or on the use of rights in line with copyright rules, but could aim to provide certain information relating to the audiovisual works registered.
Les avis divergent quant à la valeur d'un système d'enregistrement pour les films et autres oeuvres audiovisuelles. À l'heure actuelle, seule une minorité d'États membres a mis en place un tel registre. Une initiative visant à créer un registre international dans le contexte de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) n'a enregistré qu'un succès limité.
Although a number of the commentators considered the scheme unnecessary and costly, the majority supported it. There was support for creation of a national public register of films in every Member State, if certain criteria were established. This was seen by some as being an essential element of any policy to promote circulation of audiovisual works. Some went further and saw the absence of such a register (or registers) as a hindrance to exploitation of works.
Une initiative européenne dans ce domaine pourrait encourager la transparence et, par là, contribuer à protéger les titulaires de droits et faciliter la circulation des productions européennes. Ceci pourrait être particulièrement important compte tenu de la complexité de l'industrie. Un tel système ne devrait pas avoir d'impact sur les questions relatives aux différentes règles sur la qualité d'auteur ou l'utilisation des droits conformément aux règles sur les droits d'auteur mais pourrait viser à fournir certaines informations sur les oeuvres audiovisuelles ayant fait l'objet d'un enregistrement.
There were differing opinions on the most appropriate type of action. Some were in favour of the creation of a system of mutual recognition based on individual registers in each Member State. Others felt there was a need to assess market needs before deciding on appropriate action. A number of commentators were in favour of networking national registers at a European level. This was seen as having the advantage of transparency facilitating identification, although others considered that this could be quite cumbersome as a mechanism and that it would be difficult to set up such a scheme.
Bien qu'un certain nombre de commentateurs jugent le système inutile et coûteux, la majorité se prononcent en sa faveur. La création d'un registre national public des films dans chaque État membre recueille des suffrages, dans la mesure où des critères déterminés sont établis. Certains considèrent qu'il s'agit d'un élément essentiel de toute politique visant à promouvoir la circulation des oeuvres audiovisuelles. D'autres vont plus loin et considèrent l'absence d'un tel registre (ou de tels registres) comme un obstacle à l'exploitation des droits.
There was widespread agreement as to the advantages of clear identification and the importance of metadata [18]. Public service broadcasters stated that Europe would benefit if there were well-known and well-designed systems for metadata with respect to production, delivery, classification, protection and archiving of media works. In respect of the standards they considered it important to encourage the development of a more widely distributed media registration number network, in order to ensure interoperability between media registration numbers and to reduce registration fees for the European programme maker. Certain operators supported the use of the ISAN [19] standard or another standard established by industry, whereas others were against the use of this particular standard, whilst nonetheless in favour of standardised metadata systems.
Les avis divergent quant au type d'action le plus approprié. Certains sont favorables à la création d'un système de reconnaissance mutuelle, sur la base de registres individuels dans chaque État membre. D'autres estiment qu'il est nécessaire d'évaluer les besoins du marché avant de décider d'une action adéquate. Un certain nombre de commentateurs sont en faveur d'une mise en réseau de registres nationaux au niveau européen. Ils considèrent que ce procédé présente l'avantage de la transparence en facilitant l'identification, bien que d'autres soient d'avis qu'il pourrait s'agir d'un mécanisme assez lourd et difficile à mettre sur pied.
[18] Digital information about an audiovisual work intended to help the production and distribution process (also referred to as Digital Asset Management - DAM).
Un large accord se dégage sur les avantages d'une identification claire et l'importance des métadonnées [18]. Les radiodiffuseurs publics ont indiqué que l'Europe tirerait profit de systèmes bien connus et bien conçus de métadonnées, en ce qui concerne la production, la fourniture, la classification, la protection et l'archivage des oeuvres des médias. Pour ce qui est des normes, ils jugent important d'encourager le développement d'un réseau de distribution plus large du numéro d'enregistrement des médias, afin d'assurer l'interopérabilité entre les numéros d'enregistrement des médias et de réduire les droits d'enregistrement pour le créateur de programmes européen. Certains opérateurs soutiennent l'utilisation de la norme ISAN [19] ou d'une autre norme établie par l'industrie, tandis que d'autres sont opposés à l'utilisation de cette norme particulière, tout en étant favorable à des systèmes normalisés de métadonnées.
[19] Developed by the International Standards Organisation (ISO). The current version is known as IVID (International Version Identifier) or V-ISAN.
[18] Informations numériques sur une oeuvre audiovisuelle destinées à faciliter le processus de production et de distribution (également qualifiées de gestion des contenus numériques).
Some commentators suggested that it should hold details of all the contracts relating to the production and exploitation of films produced in the country, in particular the identity of the various parties, ownership and exercise of copyright, the exploitation terms in the contract, the duration of the licence and its exclusive or non-exclusive character. Commentators considered that financing should be provided at a European level or alternatively by a combination of private and public funding. Other commentators expressed concern either about the costs of such a scheme, or the possible disadvantages if the information was not accurate or up to date.
[19] Élaborée par l'Organisation internationale de normalisation (ISO). La version actuelle est connue sous le nom de IVID (Identifiant version internationale) ou V-ISAN.
The Commission notes that there is considerable support for the creation of public registers of films in Member States based on the argument that such a registration scheme would improve the circulation of films by assuring that the information needed is readily available, although a number of issues remain to be clarified. The Commission therefore intends to carry out a stocktaking exercise in respect of the current situation within the Member States. This will be carried out by means of an inquiry addressed to the national authorities later on this year. It will aim to evaluate the role played by legislative and other measures and to further analyse the conditions that should apply.
Certains commentateurs suggèrent que le système devrait contenir le détail de tous les contrats relatifs à la production et à l'exploitation des films produits dans le pays, en particulier l'identité des diverses parties, la propriété et l'exercice des droits d'auteur, les conditions d'exploitation du contrat, la durée de la licence et son caractère exclusif ou non. Les commentateurs estiment que le financement doit être assuré au niveau européen ou par une combinaison de fonds privés et publics. D'autres expriment leur préoccupation quant aux coûts d'un tel système ou aux inconvénients possibles si l'information n'est pas exacte ou à jour.
3.3. Right-holders database
La Commission constate qu'il existe un soutien considérable pour la création d'un registre public des films dans les États membres, parce qu'un tel système d'enregistrement améliorerait la circulation des films en garantissant que les informations nécessaires soient disponibles, bien qu'un certain nombre de points restent à clarifier. La Commission a donc l'intention de dresser un état de la situation actuelle dans les États membres. Celui-ci sera réalisé grâce à une enquête adressée aux autorités nationales dans le courant de cette année. Il visera à évaluer le rôle joué par les mesures législatives et autres et à analyser plus en détail les conditions qui devraient s'appliquer.
The possibility of creating a new database enabling the identification of "rights" or "licensing" agreements across the European Union was put forward. There was disagreement as to whether information on rights and licensing agreements was difficult to obtain. The availability of this information could have a positive effect on the circulation of films. It should be noted that the Commission is analysing the issue of management of rights, as a follow-up to its 1995 Green Paper on Copyright and Related Rights in the Information Society [20]..
3.3. Base de données sur les titulaires de droits
[20] COM(95)382 final
On a avancé la possibilité de créer une nouvelle base de données permettant l'identification des «droits» ou «accords de licence» dans toute l'Union européenne. Les réponses divergent sur le fait de savoir si les informations sur les droits et accords de licence sont difficiles à obtenir. La disponibilité de cette information pourrait exercer un effet positif sur la circulation des films. Il convient de faire observer que la Commission analyse la question de la gestion des droits, comme suivi de son livre vert sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information [20].
Opinions were divided as to whether there was a lack of transparency regarding this information. The majority stated that sufficient transparency is ensured by producers and collecting societies. It was suggested that there was work to be done in the standardised codification of rights in order that rights may be consistently represented and relevant information exchanged in a legally reliable way. A potential benefit of such a database could be to help producers and distributors to find partners in other European countries.
[20] COM(95) 382 final
A large number of commentators asserted that such a database would not seem necessary to improve the circulation of audiovisual works: the view was expressed that such a database might be very slow, costly, cumbersome and unable to keep pace with constant, very rapid changes in property. This would not correspond to the flexibility needed for the efficient exploitation of audiovisual works. Consequences of any mistaken or obsolete information could be considerable. The formalities might be unmanageable and the delays in registering valid rights and the related contracts could be a hindrance to freedom of movement in a very brisk market. There might even be a danger that defrauders could obtain validation for misappropriated rights to the detriment of the entitled parties. Concern was also expressed that the creation of such a database could interfere with the internationally well established rule (cf. Article 5(2) Berne Convention) that the enjoyment and the exercise of copyright and neighbouring rights must not be subject to any formalities. Others maintained that major differences in the relevant contract law for copyright seriously affect the competitiveness of audiovisual producers of one country as compared to such producers in another country and that such a database could play an important role in the circulation of audiovisual works by ensuring that it was possible to obtain information about audiovisual works in other countries. The database could facilitate identification of rights holders but negotiations should still take place on a contractual basis.
Les avis sont partagés quant à savoir s'il existe un manque de transparence concernant cette information. La majorité des réponses indiquent qu'une transparence suffisante est assurée par les producteurs et par les sociétés chargées de récolter les droits. Il a été suggéré de travailler à la codification normalisée des droits, afin que ceux-ci puissent être représentés de façon cohérente et que les informations nécessaires puissent être échangées selon un mode juridiquement fiable. L'un des avantages d'une telle base de données pourrait être d'aider les producteurs et les distributeurs à trouver des partenaires dans d'autres pays européens.
The Commission has taken note of the views expressed in the consultation and in particular the lack of support for the creation of a rights holders data base. It will continue to examine the issue of management of rights, which it is analysing as a follow-up to its 1995 Green Paper on Copyright and Related Rights in the Information Society, with a view to evaluating the possible impact of the existing differences in national law on the Internal Market."
Un grand nombre de commentateurs affirment qu'une telle base de données ne semble pas nécessaire pour améliorer la circulation des oeuvres audiovisuelles : il a été indiqué qu'elle pourrait être très lente, coûteuse, lourde et incapable de suivre les changements constants et très rapides en matière de propriété. Ceci ne correspondrait pas à la flexibilité nécessaire à une exploitation efficace des oeuvres audiovisuelles. Les conséquences entraînées par des informations erronées ou dépassées pourraient être considérables. Les formalités pourraient être ingérables et les retards apportés à l'enregistrement des droits valides et des contrats qui y sont liés pourraient faire obstacle à la libre circulation, sur un marché très dynamique. Il existerait même un risque que les fraudeurs puissent obtenir la validation de droits qu'ils se seraient appropriés, au détriment de leurs détenteurs. Des préoccupations se sont également fait jour sur le fait qu'une telle base de données pourrait interférer avec les règles internationales bien établies (cf. article 5, par. 2, de la convention de Berne) selon lesquelles la jouissance et l'exercice du droit d'auteur et des droits voisins ne doivent être soumis à aucune formalité. D'autres maintiennent que des différences importantes dans le droit contractuel en matière de droit d'auteur affectent gravement la compétitivité des producteurs audiovisuels d'un pays par rapport à un autre et qu'une telle base de données pourrait jouer un rôle important dans la circulation des oeuvres audiovisuelles, en assurant qu'il soit possible d'obtenir des informations sur les oeuvres audiovisuelles dans d'autres pays. La base de données pourrait faciliter l'identification des titulaires de droits mais les négociations devraient toujours se dérouler sur une base contractuelle.
3.4. The exploitation of rights
La Commission a pris note des avis exprimés lors de la consultation et en particulier du manque de soutien pour la création d'une base de données sur les titulaires des droits. Elle continuera à examiner la question de la gestion des droits, qu'elle analyse dans le cadre du suivi de son livre vert de 1995 sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information, en vue d'évaluer l'impact possible sur le marché intérieur des différences existantes en droit national.
Copyright and neighbouring legislation vest rights in authors, performers, phonogram producers, broadcasters and other rightsholders to authorise or prohibit certain acts of exploitation of their works or other subject matter. In general, users acquire rights by direct individual contracts with the rightsholders concerned or their representatives.
3.4. Exploitation des droits
The issue of the exploitation of rights has been raised by broadcasters who assert they have problems in exploiting some of their productions stored in their archives, which they would like to show again especially in the new online environment. They claim it to be virtually impossible to identify and to trace and negotiate with all individual programme contributors or their heirs, particularly in the case of old productions. They assert that these difficulties prevent them from exploiting their archives today. Public service broadcasters therefore asked for legislative action to facilitate their situation. . The cinematheques also stated that they were unable to use a number of works and that the public therefore lost access to its own audiovisual heritage.
La législation sur le droit d'auteur et les droits voisins permet aux auteurs, aux interprètes, aux producteurs de phonogrammes, aux radiodiffuseurs et aux autres titulaires de droits d'autoriser ou d'interdire certains actes d'exploitation de leurs oeuvres ou autres objets protégés. En général, les utilisateurs acquièrent des droits par des contrats individuels avec les titulaires des droits concernés ou leurs représentants.
Producers and certain private broadcasters on the other hand, felt that the matter had been settled in the context of the new Copyright Directive [21] and should not be re-opened in this context.
La question de l'exploitation des droits a été soulevée par des radiodiffuseurs, qui disent rencontrer des problèmes pour exploiter certaines de leurs productions stockées dans leurs archives, qu'ils souhaiteraient rediffuser, en particulier dans le nouvel environnement en ligne. Ils affirment qu'il leur est virtuellement impossible d'identifier, de retrouver et de négocier avec tous les contributeurs individuels aux programmes ou leurs héritiers, en particulier dans le cas de productions anciennes. Selon eux, ces difficultés les empêchent aujourd'hui d'exploiter leurs archives. Les radiodiffuseurs de service public ont donc demandé une action législative pour remédier à cette situation. Les cinémathèques indiquent également qu'elles sont dans l'incapacité d'utiliser un certain nombre d'oeuvres et que le public perd ainsi l'accès à son propre patrimoine audiovisuel.
[21] Directive 2001/29/EC of the European Parliament and of the Council of 22 May 2001 on the harmonisation of certain aspects of copyright and related rights in the information society - O.J. L 167, 22/06/2001.
Les producteurs et certains radiodiffuseurs privés, d'autre part, estiment que la question a été réglée par la nouvelle directive sur le droit d'auteur [21] et ne devrait pas être de nouveau ouverte dans ce contexte.
A number of commentators considered that the creation of the databases and registers referred to above could facilitate identification. It was also suggested that the matter should be considered in the review of the Television without frontiers (TVWF) Directive. However, it should be noted that this directive does not covercopyright and related rights issues.
[21] Directive 2001/29/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 mai 2001 sur l'harmonisation de certains aspects du droit d'auteur et des droits voisins dans la société de l'information - JO L 167 du 22.6.2001.
The Commission supports co-operation between all parties in order to solve specific difficulties, which may exist in certain situations. This co-operation should in the first place aim to set up an inventory of works for which problems relating to the identification of rightsholders could exist.
Un certain nombre de commentateurs considèrent que la création des bases de données et des registres mentionnés plus haut pourrait faciliter l'identification. Il a également été avancé que la question devrait être étudiée dans le cadre du réexamen de la directive télévision sans frontières (TVSF). Cependant, il doit être noté que cette directive ne couvre pas les questions relatives au droit d'auteur et aux droits voisins.
4. E-cinema
La Commission soutient la coopération entre toutes les parties en vue de résoudre des difficultés spécifiques, qui peuvent exister dans certaines situations. Cette coopération devrait en premier lieu viser à créer un inventaire des oeuvres pour lesquelles des problèmes pourraient se poser concernant l'identification des titulaires de droits.
The issue of e-cinema has been raised because of the new pan-European distribution possibilities that are being created by digital technologies. These technologies can also enable the development of local multi-purpose centres in less densely populated areas [22]. The term e-cinema is used to signify electronic delivery to a cinema screen. The term d-cinema has also been used by the industry, signifying that the final image is either the result of an end-to-end digital chain or the digital projection of material originated on film and transferred to digital medium. The impact on the cost/benefit analysis for film distributors and cinema owners was also raised.
4. Cinéma électronique
[22] For example the Swedish Folket Hus
La question du cinéma électronique a été soulevée en raison des nouvelles possibilités de distribution au niveau paneuropéen qui sont créées par les technologies numériques. Ces technologies peuvent également permettre le développement de centres locaux polyvalents dans des régions moins peuplées [22]. Le terme cinéma électronique est utilisé pour désigner la projection électronique sur un écran de cinéma. L'industrie emploie également le terme de cinéma numérique, signifiant que l'image finale est soit le résultat d'une chaîne numérique d'un bout à l'autre, soit la projection numérique d'un document se trouvant initialement sur film et transféré sur un support numérique. L'incidence sur l'analyse de rentabilité pour les distributeurs de films et les exploitants de salles de cinéma a également été soulevée.
There was widespread support from commentators for an industry-led approach to the standardisation of e-cinema. Intervention by national authorities or the European Union was not felt to be necessary. A number of contributions referred to the European Digital Film Forum, recently established in Stockholm, at the initiative of the Swedish Presidency, as the appropriate body to take forward actions, and called for support of its objectives and projects.
[22] Comme le Folket Hus suédois par exemple.
There were calls for the Commission to support the development of e-cinema through the MEDIA Plus programme and to open its "Multiannual Framework Programme 2002-2006 for research, technological development and demonstration activities aimed at contributing towards the creation of the European Research Area" (The Sixth framework Programme) to the European industries committed to developing a high standard for electronic cinema distribution.
Les commentateurs sont largement favorables à une approche de la normalisation du cinéma électronique dirigée par l'industrie. Une intervention des autorités nationales ou de l'Union européenne n'est pas jugée nécessaire. Un certain nombre de contributions mentionnent le Forum européen du film numérique, récemment créé à Stockholm à l'initiative de la présidence suédoise, comme étant l'organe approprié pour engager des actions, et réclament un soutien pour ses objectifs et projets.
The pilot projects under the MEDIA programme are the way in which Council Decisions 2000/821/EC and 163/2001/EC ensure that the MEDIA Plus [23] and the MEDIA Training [24] Programmes respond to rapid technological change. This reflects an expectation that the use of digital technologies will make European audiovisual works more readily accessible as a result of new ways of transporting audiovisual content and thus more widely available outside their country of origin. Competitiveness in a globalisation context will increasingly depend on the use of new technologies in the development, production and distribution stages.
Des voix appellent la Commission à soutenir le développement du cinéma électronique par le programme MEDIA Plus et à ouvrir son «Programme-cadre pluriannuel 2002-2006 pour des actions de recherche, de développement technologique et de démonstration visant à aider à la réalisation de l'espace européen de la recherche» (le sixième programme-cadre) aux industries européennes qui s'attachent à développer un niveau élevé de distribution du cinéma électronique.
[23] O.J. L 13 of 17.01.2001
Les projets pilotes du programme MEDIA constituent le moyen par lequel les décisions 2000/281/CE et 163/2001/CE assurent que les programmes MEDIA Plus [23] et MEDIA-formation [24] répondent à une évolution technologique rapide. Ceci reflète les prévisions selon lesquelles l'utilisation des technologies numériques rendra les oeuvres audiovisuelles européennes plus accessibles grâce aux nouveaux modes de transport des contenus audiovisuels, et donc plus largement disponibles en dehors de leur pays d'origine. La compétitivité, dans un contexte de mondialisation, dépendra de plus en plus de l'utilisation des nouvelles technologies aux stades du développement, de la production et de la distribution.
[24] O.J. L 26 of 27.01.2001
[23] JO L 13 du 17.1.2001
However, the MEDIA Programmes address themselves to the audiovisual industry and not to the research community. The Commission will ensure suitable and effective co-ordination with the measures undertaken in the field of new technologies and in particular, inter alia, with the Sixth Framework Programme, focusing on the needs and potential of SMEs operating on the Audiovisual market.
[24] JO L 26 du 27.1.2001
The Commission's overall objective is to strengthen, through the development and use of new technologies, the European content industry, by improving the chances of such content entering into production, by encouraging its transnational distribution and by improving the potential of professionals through appropriate continuous vocational training. The target should be to develop globally-recognised, open standardised e-cinema systems, through an industry-led process. This could include the following elements: to develop suitable algorithms for the compression of film quality digital content to be exhibited; to develop technologies capable of projecting such content; to develop methods of protecting the use of content through encryption; to develop methods which will allow the billing of content consumed over a network; to develop methods for the digitisation, enhancement, restoration and conservation of content.
Toutefois, les programmes MEDIA s'adressent à l'industrie audiovisuelle et non au monde de la recherche. La Commission assurera une coordination appropriée et efficace avec les mesures prises dans le domaine des nouvelles technologies et en particulier, notamment, avec le sixième programme-cadre, en se centrant sur les besoins et le potentiel des PME travaillant sur le marché audiovisuel.
The Commission considers that e-cinema offers important new opportunities for increasing the circulation of European audiovisual works. It considers that the priority in this respect is the delivery to cinema, i.e. business to business, although there may possibly be a consumer phase at a later date. The Commission welcomes the establishment of the European Digital Cinema Forum. It supports the objectives of this forum to establish European user requirements for all parts of the digital/electronic chain, and to facilitate the development of world-wide standards for e -cinema in a timely manner.
L'objectif global de la Commission consiste à renforcer, par le développement et l'utilisation des nouvelles technologies, l'industrie européenne de contenu, en augmentant les chances que ce contenu soit produit, en encourageant sa distribution transnationale et en améliorant le potentiel des professionnels par une formation professionnelle continue adéquate. Il s'agit de développer des systèmes de cinéma électronique à norme ouverte, reconnus dans le monde entier, par un processus dirigé par l'industrie. Celui-ci pourrait comporter les éléments suivants : élaborer des algorithmes adaptés pour la compression de contenu numérique de qualité cinématographique, destiné à la présentation ; développer les technologies permettant de projeter ce contenu ; développer les méthodes de protection de l'utilisation du contenu par le cryptage ; développer les méthodes qui permettront la facturation du contenu consommé par l'intermédiaire d'un réseau ; développer des méthodes pour la numérisation, l'amélioration, la restauration et la conservation du contenu.
5. Tax issues
La Commission considère que le cinéma électronique offre d'importantes possibilités nouvelles d'accroître la circulation des oeuvres audiovisuelles européennes. Elle estime que la priorité à cet égard réside dans la phase de distribution aux salles, c'est-à-dire la phase interentreprise, bien qu'il puisse y avoir ultérieurement une phase impliquant les consommateurs. La Commission accueille favorablement l'établissement du Forum européen du cinéma numérique. Elle soutient les objectifs de ce forum, consistant à établir des exigences européennes pour les utilisateurs à tous les stades de la chaîne numérique/électronique, et à faciliter le développement, dans des délais appropriés, de normes mondiales pour le cinéma électronique.
Certain questions arise concerning the differences that exist between various types of cultural "goods" within the Member States and the effect of fiscal measures in force in the Member States on the production and circulation of audiovisual works. It was considered that national fiscal incentives could be an important factor in the development of co-productions, as well as the harmonisation of tax practices to avoid double liability. Producers and directors felt that the Commission should ask all Member States to facilitate the creation of specialised, national or European, banks or venture capital funds with private finances, and to encourage Member States that don't have them to introduce fiscal measures to encourage audiovisual investment. A number of commentators referred to fiscal measures (in particular "tax shelters") that were being used to finance non-European production. Cinema exhibitors considered that the Commission should encourage Member States to lower indirect taxes on cinema seats to the same level as those imposed for other cultural products.
5. Questions fiscales
There was widespread agreement from the different players concerned that reduced rates of VAT or a zero rate should apply to audiovisual cultural products and services. Accordingly, a number of commentators suggested that Annex H of the 6th VAT Directive [25] should be expanded to cover either certain parts of the sector (video and on-line services) or the entire sector. Certain national authorities however questioned the need for European action although others considered that this subject should be discussed at a European level.
Certaines questions se posent sur les différences qui existent entre divers types de «biens» culturels au sein des États membres et l'effet des mesures fiscales en vigueur dans les États membres sur la production et la circulation des oeuvres audiovisuelles. Il a été avancé que les incitants fiscaux pourraient constituer un facteur important dans le développement des coproductions, ainsi que l'harmonisation des pratiques fiscales visant à éviter la double imposition. Les producteurs et les réalisateurs sont d'avis que la Commission devrait demander à tous les États membres de faciliter la création, au niveau national ou européen, de banques ou de fonds de capitaux à risque spécialisés, à financement privé, et encourager les États membres qui ne l'ont pas déjà fait à instaurer des mesures fiscales stimulant l'investissement audiovisuel. Un certain nombre de commentateurs mentionnent les mesures fiscales (en particulier les régimes à fiscalité privilégiée) qui sont utilisées pour financer une production non européenne. Les exploitants de salles considèrent que la Commission devrait encourager les États membres à abaisser les taxes indirectes sur les places de cinéma pour les aligner sur celles imposées sur d'autres produits culturels.
[25] Directive 77/388/EEC of 17.05.1977 as last amended by directive 2001/41/EC of 19.01.01. Annex H includes a number of items of cultural interest such as books and newspapers (including their loan), and entrance fees for cultural and other events (cinema, theatre, fairs, museums etc.) and the reception of broadcasting services.
Les différents acteurs concernés sont largement d'accord sur le fait que les produits et services culturels audiovisuels devraient bénéficier d'un taux réduit ou d'un taux zéro de TVA. Ainsi, un certain nombre de commentateurs suggèrent que l'annexe H de la 6e directive TVA [25] devrait être étendue pour couvrir certaines parties du secteur (vidéo et services en ligne) ou sa totalité. Certaines autorités nationales mettent cependant en doute la nécessité d'une action européenne, bien que d'autres considèrent que ce sujet devrait être débattu au niveau européen.
The procedure laid down by the Directive is for the review to be carried out on the basis of a report from the Commission. On the basis of this report, the Council shall review the scope of the reduced rates every two years. The Council, acting unanimously on a proposal from the Commission, may decide to alter the list of goods and services in Annex H. The Commission laid down its policy for VAT in the Communication of 7 June 2000 [26]. In this Communication, the Commission stated that it would look at the harmonisation of rates and assess the impact of their structure on the functioning of the single market. Guidelines will be established on the basis of this analysis once the evaluation of the current pilot project for labour-intensive services [27] (for which a reduced rate may be applied until December 2002) has been completed. Particular attention will be paid to the use of reduced VAT rates in the context of the Community's priorities in this sector.
[25] Directive 77/388/CEE du 17.5.1977, modifiée en dernier lieu par la directive 2001/41/CE du 19.1.01. L'annexe H comprend un certain nombre d'éléments présentant un intérêt culturel, tels que livres et journaux (y compris leur location) et les droits d'entrée à des manifestations culturelles et autres (cinéma, théâtre, foires, musées, etc.) ainsi que la réception de services de radiodiffusion et de télévision.
[26] A strategy to improve the operation of the VAT system within the context of the Internal Market - COM (2000) 348 final
La procédure fixée par la directive prévoit un réexamen fondé sur un rapport de la Commission. Sur la base de ce rapport, le Conseil réexamine le champ d'application des taux réduits tous les deux ans. Le Conseil, statuant à l'unanimité sur proposition de la Commission, peut décider de modifier la liste des biens et des services figurant à l'annexe H. La Commission a fixé sa politique en matière de TVA dans la communication du 7 juin 2000 [26]. Dans cette communication, la Commission indique qu'elle étudiera l'harmonisation des taux et évaluera l'impact de leur structure sur le fonctionnement du marché intérieur. Des lignes directrices seront établies sur la base de cette analyse, une fois achevée l'évaluation du projet pilote actuel concernant les services à forte intensité de main d'oeuvre [27] (pour lesquels un taux réduit pourrait être appliqué jusqu'à décembre 2002). Une attention particulière sera accordée à l'utilisation de taux de TVA réduits dans le contexte des priorités communautaires dans ce secteur.
[27] Introduced by Directive 1999/85/EC of 22.10.1999.
[26] Stratégie visant à améliorer le fonctionnement du système de TVA dans le cadre du marché intérieur - COM(2000) 348 final.
The Commission notes the views expressed about taxation for cultural goods and services, and in particular the request to enable those Member States who wish to do so to apply a reduced rate of VAT to all cultural goods and services without discriminating between different forms of distribution. The Commission will consider whether to respond to this request in the context of the review of Annex H of the 6th VAT Directive, which will take place after 2002. The Commission would draw attention to the existing possibility for Member States to apply a reduced rate to cinema admissions.
[27] Introduit par la directive 1999/85/CE du 22.10.1999.
6. Rating
La Commission prend note des avis exprimés sur la fiscalité des biens et services culturels, et en particulier des demandes visant à permettre aux États membres qui le souhaitent d'appliquer un taux réduit de TVA à tous les biens et services culturels sans discrimination entre différentes formes de distribution. La Commission examinera s'il convient de répondre à cette demande dans le cadre du réexamen de l'annexe H de la 6e directive TVA, qui se déroulera après 2002. La Commission souhaite attirer l'attention sur la possibilité existante pour les États membres d'appliquer un taux réduit aux entrées de cinéma.
There are two interlinked issues concerning the differences in ratings given to audiovisual works within Member States for different means of distribution and between Member States for the same means of distribution. Audiovisual works are generally subject to rating of their content, indicating for which age ranges they are considered suitable.
6. Classification
On the issue of differences between the Member States, a certain number of commentators (notably national authorities) considered that differences were the result of cultural differences and did not affect circulation significantly and therefore should be dealt with at a national level. Others were in favour of action to address this issue, even though they acknowledged that harmonising rating systems for audiovisual works across Europe could be difficult because of varying cultural traditions and sensitivities. There was support for increased co-operation between the competent authorities and the rating bodies to reduce the disparities from one Member State to another and from one medium to another, and to develop mutual recognition. Certain commentators considered that the role of national and European public authorities could be to support co-operation between relevant authorities possibly with the development at the European level of common descriptive criteria.
Il existe deux questions liées concernant les différences de classification donnée aux oeuvres audiovisuelles au sein des États membres pour différents moyens de distribution et entre États membres pour les mêmes moyens de distribution. Le contenu des oeuvres audiovisuelles fait généralement l'objet d'une classification, indiquant les tranches d'âge auxquelles elles sont jugées convenir.
In respect of the differences between different means of distributions many commentators thought that content should be treated in the same way through the different distribution outlets. There were requests for harmonised standards, as this would facilitate the circulation of European works. It was argued that judgements about the suitability of material should be made on a more consistent and coherent basis across the media, according to a set of statutory objectives and principles for content regulation. The solution could be to set up a uniform European rating standard across audiovisual media, which would benefit consumers and suppliers and therefore positively affect production and circulation of European audiovisual works.
S'agissant de la question des différences entre les États membres, un certain nombre de commentateurs (notamment les autorités nationales) considèrent qu'elles sont le résultat de différences culturelles et n'influencent pas la circulation de façon significative et, par conséquent, qu'elles devraient être traitées au niveau national. D'autres sont favorables à une action dans ce domaine, bien qu'ils reconnaissent que l'harmonisation des systèmes de classification des oeuvres audiovisuelles dans l'ensemble de l'Europe pourrait s'avérer difficile en raison des différences de traditions culturelles et de sensibilités. Un soutien s'est exprimé en faveur d'une coopération accrue entre les autorités compétentes et les organismes de classification, en vue de réduire les disparités d'un État membre à l'autre et d'un média à l'autre, et de développer la reconnaissance mutuelle. Certains commentateurs considèrent que le rôle des pouvoirs publics nationaux et européens pourrait consister à soutenir la coopération entre les autorités compétentes, éventuellement en développant au niveau européen des critères descriptifs communs.
In its Report on the Recommendation on the protection of minors and human dignity [28], the Commission has stressed the need to have a coherent approach across all media. The Commission intends to continue this work and to evaluate which systems could be put in place, which would address this problem, whilst taking account of the cultural differences existing between the Member States. The Commission recognises the important cultural aspects of ratings, to be decided in accordance with the principles of subsidiarity and governance as set out in its recent White Paper, but considers that further analysis should be carried out of the role played by self-regulatory schemes such as NICAM in the Netherlands.
En ce qui concerne les différences entre les moyens de distribution, de nombreux commentateurs sont d'avis que le contenu doit être traité de la même façon à travers les différents canaux de distribution. Des normes harmonisées ont été demandées, car elles faciliteraient la circulation des oeuvres européennes. Il a été avancé que les évaluations du caractère approprié des produits devraient s'effectuer sur une base plus consistante et plus cohérente dans l'ensemble des médias, en fonction d'un ensemble d'objectifs et principes légaux régissant le contenu. La solution pourrait consister à mettre sur pied une norme européenne de classification pour l'ensemble des médias, qui profiterait à la fois aux consommateurs et aux fournisseurs et exercerait donc un effet positif sur la production et la circulation des oeuvres audiovisuelles européennes.
[28] Evaluation report from the Commission to the European Parliament and the Council on the application of Council Recommendation of 24 September 1998 concerning the protection of minors and human dignity, COM(2001)106, 27.2.2001,
Dans son rapport sur la recommandation concernant la protection des mineurs et de la dignité humaine [28], la Commission a souligné la nécessité d'adopter une approche cohérente pour tous les médias. La Commission a l'intention de poursuivre ces travaux et d'évaluer quels systèmes pourraient être mis en place pour résoudre ce problème, en tenant compte des différences culturelles qui existent entre les États membres. La Commission reconnaît l'importance des aspects culturels des classifications, sur lesquels il convient de statuer conformément aux principes de subsidiarité et de gouvernance fixés dans son récent livre blanc, mais considère qu'une analyse plus approfondie doit être réalisée sur le rôle joué par des régimes d'autorégulation tels que le NICAM aux Pays-Bas.
The Commission will encourage exchanges of experience in respect of ratings (to include self-regulation) with a view to increasing co-operation on this issue. In this respect, the Commission intends to launch a Study on the rating of films, for cinema, television, DVD and videocassette in the EEA. The study will evaluate the reasons for, and the impact of differences between the different national laws or self-regulatory measures for rating of films on their subsequent marketing. It also will analyse whether such differences in rating create potential confusion amongst the persons responsible for minors.
[28] Rapport d'évaluation de la Commission au Conseil et au Parlement européen concernant l'application de la recommandation du Conseil du 24 septembre 1998 sur la protection des mineurs et de la dignité humaine, COM(2001) 106, du 27.2.2001, http://europa.eu.int/comm/avpolicy/regul/new_srv/pmhd_fr.htm
7. other measures to improve the circulation of films
La Commission encouragera les échanges d'expérience concernant les classifications (y compris l'autorégulation) en vue de renforcer la coopération sur cette question. À cet égard, la Commission a l'intention de lancer une étude sur la classification des films dans l'EEE, pour le cinéma, la télévision, les DVD et les vidéocassettes. Cette étude évaluera les raisons pour lesquelles il existe des différences entre les législations ou mesures d'autorégulation nationales en matière de classification des films, ainsi que leur impact sur la commercialisation. Elle examinera également si ces différences de classification peuvent susciter une confusion parmi les personnes responsables des mineurs.
A number of different ideas to increase the production and circulation of European audiovisual works were put forward, notably:
7. Autres mesures destinées à améliorer la circulation des films
A number of commentators considered that the Commission should encourage the funding of the production sector and/or encourage Member States or other institutions to do so. It should be noted that the Commission, together with the European Investment Bank (EIB) and the European Investment Fund (EIF) launched the "i2i-audio-visual initiative", which supplements the Media plus programme for 2001-2005 and focuses on both industrial goals of competitiveness together with the promotion of cultural diversity inherent in the promotion of the development of European audiovisual content. The Commission will continue to examine all appropriate financial measures to improve the production and circulation of European audiovisual works.
Un certain nombre d'idées visant à accroître la production et la circulation des oeuvres audiovisuelles européennes ont été avancées.
In this respect, the Commission highlights the positive approach taken in the recent Communication adopted on State Aid and Risk Capital [29], which it will apply for the next 5 years. This text is in line with the commitment to risk capital set out as a wider Community objective at the Lisbon European Council, and with the Commission's general policy of promoting risk capital in the Community [30]. The Commission has approved a number of schemes launched by the Member States to create such funds. Encouraging exchanges of information and "best practice" between the Member States and the Commission to identify the best means by which the various Member States could help the cinema sector, and to consider opportunities to develop them in every Member State. In this regard it could be useful to create transnational networks of European professionals in the film industry. Others identified a need for the Commission to define broad principles for the Member States and to address key issues such as the need for national approaches to avoid inhibiting transfrontier production or circulation.
Un certain nombre de commentateurs considèrent que la Commission devrait encourager le financement du secteur de la production et/ou inciter les États membres ou d'autres institutions à le faire. Il convient de faire observer que la Commission a lancé, en coopération avec la Banque européenne d'investissement (BEI) et le Fonds européen d'investissement (FEI), l'initiative «i2i-Audiovisuel», qui complète le programme MEDIA Plus pour 2001-2005 et se consacre à la fois aux objectifs industriels de compétitivité et à la promotion de la diversité culturelle inhérente au développement du contenu audiovisuel européen. La Commission continuera à étudier toutes les mesures financières appropriées pour améliorer la production et la circulation des oeuvres audiovisuelles européennes.
[29] Official Journal C 235 of 21.08.2001
À cet égard, la Commission souligne l'approche positive adoptée dans la communication récente sur les aides d'État et le capital-investissement [29], qu'elle appliquera au cours des cinq prochaines années. Ce texte est conforme à l'engagement pris en faveur du capital-investissement à titre d'objectif communautaire général, lors du Conseil européen de Lisbonne, et à la politique générale de la Commission visant à promouvoir le capital-investissement dans la Communauté [30]. La Commission a approuvé un certain nombre de régimes lancés par les États membres pour créer de tels fonds. Il convient d'encourager les échanges d'information et de «meilleures pratiques» entre les États membres et la Commission, afin d'identifier les meilleures méthodes par lesquelles les divers États membres peuvent aider le secteur cinématographique, et d'étudier les possibilités de développer ces méthodes dans chaque État membre. À cet égard, il pourrait s'avérer utile de créer des réseaux transnationaux de professionnels européens dans l'industrie cinématographique. D'autres commentateurs estiment que la Commission doit définir de grands principes pour les États membres et traiter des questions clés telles que la nécessité pour les approches nationales d'éviter d'entraver la production ou la circulation transfrontalière.
[30] Risk capital, a key to job creation in the European Union, SEC (1998) 552 final, 31.3.98
[29] JO C 235 du 21.8.2001
It was suggested that the European Commission should use its eLearning initiative that seeks to mobilise the educational and cultural communities, in order to speed up changes in the education systems to introduce the knowledge of classic European films to Europe's young citizens.
[30] Le capital-investissement : clé de la création d'emplois dans l'Union européenne, SEC (1998) 552 final, 31.3.98.
Finally, there was support for the creation of a European Union TV channel to broadcast"European films".
Il a été suggéré que la Commission européenne utilise son initiative eLearning, qui vise à mobiliser les communautés éducatives et culturelles, pour accélérer les changements dans les systèmes d'éducation en vue d'apporter aux jeunes citoyens d'Europe la connaissance des films classiques européens.
The Commission considers that the exchange of information and best practice is extremely important in the sector. The audiovisual production industry is extremely complex, and faces a number of both technological and market challenges. The Commission intends to create a group of experts to discuss these issues and provide an input for the Commission for the elaboration of policy in this area. This group should gather together multidisciplinary expertise. Its objective should be to provide information and ideas on the technological and market developments in the audiovisual production sector. It should not represent Member States as such but gather the experience and knowledge in all Member States.
Enfin, les commentaires sont favorables à la création d'une chaîne de télévision de l'Union européenne, afin de diffuser des «films européens».
The Commission will examine which action could be taken in the context of its eLearning initiative to develop image education and the knowledge of European films to Europe's young citizens.
La Commission considère que l'échange d'informations et de bonnes pratiques est extrêmement important dans le secteur. L'industrie de la production audiovisuelle est très complexe et est confrontée à un certain nombre de défis, tant au niveau de la technologie que du marché. La Commission a l'intention de créer un groupe d'experts pour débattre de ces questions et apporter sa contribution à la Commission en vue de la mise au point d'une politique dans ce domaine. Ce groupe devrait réunir des compétences multidisciplinaires. Son objectif serait de fournir des informations et des idées sur l'évolution des technologies et du marché dans le secteur de la production audiovisuelle. Il ne devrait pas représenter les États membres en tant que tels mais rassembler l'expérience et les connaissances de tous les États membres.
The Commission also intends to launch a study on the identification and evaluation of financial flows within the European cinema industry, based on the analysis of the financial records of a selected number of films marketed between 1996 and 2000. This study will identify and evaluate the key factors determining the economic characteristics of the cinema industry. In particular, it will analyse the different project phases of pre-production, development, production, post-production, promotion, distribution and import and export. A description of the impact that possible relations between specific investors and amount of revenues may have had on the film performances will also be carried out.
La Commission examinera si des mesures peuvent être prises dans le cadre de son initiative eLearning, en vue de développer l'éducation à l'image et la connaissance des films européens parmi les jeunes citoyens européens.
8. questions to be considered in the 2002 review [31] of the television without frontiers directive
La Commission a également l'intention de lancer une étude sur l'identification et l'évaluation des flux financiers au sein de l'industrie cinématographique européenne, sur la base des résultats financiers d'un certain nombre de films sélectionnés, commercialisés entre 1996 et 2000. Cette étude identifiera et évaluera les facteurs clés déterminant les caractéristiques économiques de l'industrie cinématographique. En particulier, elle analysera les différentes phases des projets, à savoir la préproduction, le développement, la production, la postproduction, la promotion, la distribution ainsi que l'importation et l'exportation. Une description sera également réalisée quant à l'impact que le rapport éventuel entre des investisseurs spécifiques et le montant des recettes peut avoir exercé sur les résultats du film.
[31] Review provided by Article 26 of the directive; see http://europa.eu.int/comm/avpolicy/regul/regul_en.htm
8. Questions à examiner lors du reexamen 2002 [31] de la directive télévision sans frontières
8.1. Definitions
[31] Réexamen prévu par l'article 26 de la directive :
The definition of a European work: Different definitions of a European work exist at international, Community and national levels. The main issues identified were whether there is a need for an agreed definition at European level, what the level of detail of that definition should be, and whether it should be binding for the various uses envisaged. At Member State level a number of different definitions exist for "European works". It has been argued that the differences could create barriers to the circulation of European productions. These definitions have been adopted at Member State level both to implement the provisions of the TVWF Directive and for the application of national support schemes for audiovisual works
8.1. Définitions
There was widespread recognition that the issue of "definitions" was important for all types of production. Many commentators stressed the need for such definitions to take account of the relevant context, notably support schemes, co-productions etc. and highlighted the links with the review of the TVWF Directive in 2002. Some felt that certain political objectives would benefit from a harmonised definition or, as an alternative, from co-ordination or mutual recognition of Member State definitions; this could simplify the creation of European co-productions and the combination of different (national or European) support schemes.
La définition d'une oeuvre européenne : différentes définitions d'une oeuvre européenne existent au niveau international, communautaire et national. Les principales questions identifiées ici consistaient à savoir si une définition reconnue au niveau européen est nécessaire, dans quelle mesure elle devrait être détaillée et si elle devrait être contraignante pour les divers usages envisagés. Au niveau des États membres, il existe un certain nombre de définitions différentes de la notion d'«oeuvre européenne». D'aucuns ont fait valoir que ces différences pourraient créer des entraves à la circulation des productions européennes. Ces définitions ont été adoptées au niveau national, tant pour mettre en oeuvre les dispositions de la directive TVSF que pour appliquer les régimes de soutien nationaux aux oeuvres audiovisuelles.
A number of commentators (including broadcasters and National authorities) felt that the differences in definition identified did not create difficulties for transfrontier production. Others (notably, film and television producers) considered that the existence of different definitions, as well as the different national interpretation of these definitions, hampers any attempt to clearly assess the economic development of the European production industry as a whole. Opinions were also divided as to whether a more detailed definition should be provided in Community Law, with some asserting that this was not necessary whilst others called for harmonisation.
Il a été largement reconnu que la question des «définitions» était importante pour tous les types de production. De nombreux commentateurs soulignent que ces définitions doivent tenir compte du contexte pertinent, notamment des régimes de soutien, des coproductions, etc. et mettent en évidence les liens avec le réexamen de la directive TVSF en 2002. Certains estiment que divers objectifs politiques pourraient tirer profit d'une définition harmonisée ou alternativement d'une coordination ou d'une reconnaissance mutuelle des définitions des États membres ; ceci pourrait simplifier la création de coproductions européennes et la combinaison de différents régimes de soutien (nationaux ou européens).
In respect of the criteria that should be adopted a number of different views were expressed. Views were divided between the merits of the widest possible definition or a stricter approach, and of cultural or economic criteria. Certain criteria such as the control of rights were the subject of disagreement. Other commentators put forward criteria such as the use of a labour-based definition, or "cultural" elements.
Un certain nombre de commentateurs (y compris des radiodiffuseurs et des autorités nationales) estiment que les différences de définitions identifiées ne posent pas de problèmes pour la production transfrontière. D'autres (notamment les producteurs de films et de télévision) considèrent que l'existence de définitions différentes, de même que les interprétations nationales divergentes de ces définitions, entravent toute tentative d'évaluer clairement le développement économique de l'industrie de la production européenne dans son ensemble. Les avis sont également partagés quant à savoir si une définition plus détaillée devrait être fournie dans la législation communautaire, certains en réfutant la nécessité, tandis que d'autres réclament une harmonisation.
The definition of an independent producer: A number of different definitions of an "independent producer" and "independent production" exist across Europe. Many Member States use the notion of independent producer to delimit the beneficiaries of National State aid schemes. The issues of the meaning of "independence" and the criteria to establish whether a producer is independent were raised.
En ce qui concerne les critères à adopter, un certain nombre d'opinions différentes ont été émises. Les avis divergent entre les avantages d'une définition la plus large possible ou d'une approche plus stricte, et des critères culturels ou économiques. Certains critères, tels que le contrôle des droits, suscitent des désaccords. D'autres commentateurs avancent des critères tels que l'utilisation d'une définition fondée sur le travail ou sur des éléments «culturels».
There was broad agreement that it was necessary to clarify the underlying policy objectives, in particular in the light of new industry structures. Certain commentators noted a potential tension between the objectives of increasing European competitiveness and that of promoting cultural diversity within Europe. The latter goal would appear to be in line with the original aims of the TVWF Directive to stimulate the creation of new sources of TV production, notably by favouring the creation of SMEs, which will compete with the existing established producers. It would imply focusing the protection offered by the current system on SMEs, rather than extending it to larger groups linked to broadcasters. In this respect, it was also noted that the distinction between producers and broadcasters is not as clear as it used to be, as they frequently form part of a vertically integrated groups and the relationship is therefore increasingly complex. Any definition should therefore include links with interests in different parts of the audiovisual value chain. There was a certain amount of support for a European definition, which could ensure that Member States used the same interpretation. The general opinion was that the issue should be considered in the review of the TVWF Directive.
La définition d'un producteur indépendant : il existe un certain nombre de définitions différentes d'un «producteur indépendant» et d'une «production indépendante» en Europe. De nombreux États membres ont recours à la notion de producteur indépendant pour déterminer les bénéficiaires des régimes d'aides nationales. Les questions de la signification de «l'indépendance» et des critères à établir pour décider si un producteur est indépendant ont été soulevées.
The distinction between the notions of independent producer and independent production was highlighted by producers and directors. The important contribution of independent producers was stressed by a large number of commentators, in particular in view of the need to promote cultural diversity. In respect of possible criteria that could be used a number of commentators considered that the starting point should be the relevant recital in the TVWF Directive (Recital 31).
Un large accord se dégage sur le fait qu'il importe de clarifier les objectifs stratégiques fondamentaux, en particulier à la lumière des nouvelles structures de l'industrie. Certains commentateurs notent une tension potentielle entre les objectifs d'accroissement de la compétitivité européenne et de promotion de la diversité culturelle au sein de l'Europe. Ce dernier semblerait conforme aux objectifs initiaux de la directive TVSF, qui vise à stimuler la création de nouvelles de production télévisuelle, notamment en favorisant la création de PME, lesquelles concurrenceront les producteurs établis. Cela impliquerait de centrer la protection offerte par le système actuel sur les PME, plutôt que de l'étendre à de grands groupes liés aux radiodiffuseurs. À cet égard, on constate également que la distinction entre producteurs et radiodiffuseurs n'est pas aussi claire qu'auparavant, étant donné qu'ils font souvent partie de groupes à intégration verticale et que la relation est donc de plus en plus complexe. Toute définition devrait donc comporter des liens avec les intérêts des différentes parties de la chaîne de valeurs audiovisuelle. Un certain soutien est exprimé en faveur d'une définition européenne, qui pourrait garantir que les États membres utilisent la même interprétation. L'avis général est que la question devrait être étudiée dans le cadre du réexamen de la directive télévision sans frontières (TVSF).
There was disagreement notably between broadcasters and producers as to whether the criteria should include a limitation on the duration of the transfer of rights from producers to broadcasters. Broadcasters considered that any intervention at the European level to introduce a time or other limit on rights ownership by broadcasters would be unjustified and contrary to the objectives of European audiovisual policy, as well as having an adverse effect on competition. Producers considered that the re-transfer of traditional rights back to the producer and the fair negotiation of new media rights (see below 2.4) can only benefit the circulation of audiovisual works, and increase the quantity and quality of European content available to new delivery platforms.
La distinction entre les notions de producteur indépendant et de production indépendante a été mise en lumière par les producteurs et les réalisateurs. La contribution importante des producteurs indépendants a été soulignée par un grand nombre de commentateurs, en particulier au vu de la nécessité de promouvoir la diversité culturelle. Concernant les critères susceptibles d'être utilisés, un certain nombre de commentateurs considèrent qu'il convient d'utiliser comme point de départ le considérant concerné de la directive TVSF (considérant 31).
Key criteria put forward included the free choice of facilities, free choice of international distribution, majority participation link, company ownership and shareholdings. Others suggested that any definition should focus on the notion of "independence" to retain the distinction between broadcasters and producers. A number of broadcasters (public service and commercial) considered that the current definition of "independence from a broadcaster" should be altered to reflect developments in the sector, notably the increasing concentration and creation of media conglomerates and the presence of other platforms linked back to broadcasters.
Des désaccords opposent notamment les radiodiffuseurs et les producteurs quant à savoir si les critères doivent comporter une limitation de la durée de transfert des droits des producteurs aux radiodiffuseurs. Les radiodiffuseurs considèrent que toute intervention au niveau européen pour introduire une durée ou une autre limite à leurs droits de propriété serait injustifiée et contraire aux objectifs de la politique audiovisuelle européenne et influencerait négativement la concurrence. Les producteurs considèrent que le retransfert des droits traditionnels aux producteurs et la négociation équitable des droits sur les nouveaux médias (cf. plus bas 2.4) ne peuvent qu'être profitables à la circulation des oeuvres audiovisuelles et accroître la quantité et la qualité du contenu européen disponible sur les nouvelles plates-formes de diffusion.
In respect of the use of this definition for the application of Community competition rules it was suggested that consideration should be given to the question of independent production when looking at mergers and joint ventures to ensure that the sector (composed mainly of SMEs) would not be adversely affected. This should include, in particular, control of production, access to distribution channels, and the retention of rights for independents in respect of catalogues.
Les critères clés mentionnés comprennent le libre choix des infrastructures, le libre choix de la distribution internationale, les liens avec la participation majoritaire, la propriété de l'entreprise et la structure de l'actionnariat. D'autres commentaires suggèrent que toute définition doit se concentrer sur la notion d'«indépendance» pour retenir la distinction entre radiodiffuseurs et producteurs. Un certain nombre de radiodiffuseurs (commerciaux et de service public) considèrent que la définition actuelle de «l'indépendance vis-à-vis d'un organisme de radiodiffusion télévisuelle» devrait être modifiée pour refléter l'évolution du secteur, notamment la concentration croissante et la création de conglomérats de médias et la présence d'autres plates-formes liées aux radiodiffuseurs.
The Commission considers that the debate launched in this context will provide useful input to the studies that have been launched in preparation of the review of the TVWF Directive in 2002, and intends to take this issue forward in that context. It notes that the review should pay particular attention to the objectives to be achieved, notably in respect of the need to promote cultural diversity and the role played by the definition in that respect as well as to the wide range of possible criteria to be evaluated.
Concernant l'utilisation de cette définition pour l'application des règles communautaires de concurrence, il a été suggéré de prendre en compte la question de la production indépendante lors de l'examen des fusions et des entreprises communes, afin de veiller à ce que le secteur (composé principalement de PME) ne subisse pas d'effets négatifs. Ce processus devrait comprendre, en particulier, le contrôle de la production, l'accès aux canaux de distribution et le maintien des droits pour les indépendants pour les catalogues.
8.2. Questions on media chronology and on-line rights.
La Commission considère que le débat lancé dans ce contexte apportera une contribution utile aux études qui ont été lancées en préparation du réexamen de la directive TVSF en 2002, et a l'intention de faire progresser la question dans ce contexte. Elle constate que le réexamen devrait accorder une attention particulière aux objectifs à atteindre, en fonction notamment de la nécessité de promouvoir la diversité culturelle, du rôle joué par la définition à cet égard, ainsi que du grand nombre de critères possibles à évaluer.
This issue concerns the chronology of windows for the economic exploitation of films in Member States of the European Union, which is based on agreements between the relevant economic actors [32]. An obligation exists in Community law for Member States to ensure that broadcasters under their jurisdiction do not broadcast cinematographic works outside periods agreed with the rights holders [33].
8.2. Questions relatives à la chronologie des médias et aux droits en ligne
[32] Supplemented by legislation in Germany, France and Portugal.
Cette question concerne la chronologie de diffusion pour l'exploitation économique des films dans les États membres de l'Union européenne, basée sur des accords conclus entre les acteurs économiques concernés [32]. Le droit communautaire impose aux États membres de veiller à ce que les organismes de radiodiffusion télévisuelle qui relèvent de leur compétence ne diffusent pas d'oeuvres cinématographiques en dehors des délais convenus avec les titulaires de droits [33].
[33] Article 7 of the amended TVWF Directive
[32] Complétés par des dispositions législatives en Allemagne, en France et au Portugal.
There was widespread agreement from commentators that this was sufficient and that provided that the principle of media chronology was guaranteed at the European level, deadlines for film exploitation should be left to contractual arrangements between the parties involved. Certain commentators felt that to harmonise practices would be counterproductive. Others spoke up in favour of self-regulation.
[33] Article 7 de la directive TVSF modifiée
The new issues in terms of defining on-line and new media rights created by the distribution of European production on-line were highlighted and comments on the implications for different actors in the value chain (bundling of rights etc) were requested. Broadcasters and producers disagreed as to the need to categorise rights, with producers considering that there was a need to categorise and to define the different groups of rights.
Les commentateurs sont largement d'accord sur le fait que cette obligation est suffisante et que, dans la mesure où le principe de la chronologie des médias est garanti au niveau européen, les délais d'exploitation du film doivent être fixés par des dispositions contractuelles entre les parties concernées. Certains commentateurs sont d'avis que l'harmonisation des pratiques pourrait être contreproductive. D'autres plaident en faveur de l'autorégulation.
In general, producers considered that broadcasters already acquired new media rights at no additional cost, since these rights were not clearly defined in the contract and negotiated separately. Broadcasters agreed that negotiations for rights must recognise the range of platforms over which there is potential for exploitation, and make clear arrangements either to include or exclude those additional rights in any agreement, subject to fair payment (current practice). In addition, they considered that intervention would curtail commercial freedom for both parties.
Les nouvelles questions en termes de définition des droits en ligne et des droits sur les nouveaux médias créés par la distribution de productions européennes en ligne ont été mises en lumière et des commentaires ont été demandés sur les implications pour les différents acteurs dans la chaîne des valeurs (groupage de droits, etc.). Les radiodiffuseurs et les producteurs ne sont pas d'accord sur la nécessité de catégoriser les droits, les producteurs considérant qu'il convient de catégoriser et de définir les différents groupes de droits.
The Commission considers that the consultation has confirmed that the current position under Community law remains the best solution, permitting a flexible approach to the use of rights for different media windows. It notes the concerns expressed by producers in terms of bundling of rights and intends to consider this question insofar as it is linked to the definition of an independent producer in the context of the review of the TVWF Directive in 2002.
En général, les producteurs considèrent que les radiodiffuseurs ont déjà acquis les droits sur les nouveaux médias sans coût supplémentaire, étant donné que ces droits n'étaient pas clairement définis dans le contrat et négociés séparément. Les radiodiffuseurs indiquent que les négociations sur les droits doivent prendre en compte l'ensemble des plates-formes d'exploitation potentielle et prévoir des dispositions claires pour inclure ou exclure ces droits supplémentaires dans toute convention, moyennant rémunération équitable (pratique actuelle). En outre, ils considèrent qu'une intervention porterait préjudice à la liberté commerciale des deux parties.
9. next steps
La Commission considère que la consultation a confirmé que la situation actuelle dans le cadre de la législation communautaire reste la meilleure solution, car elle permet une approche flexible de l'utilisation des droits pour les différentes fenêtres médiatiques. Elle prend note des préoccupations exprimées par les producteurs en termes de groupage des droits et se propose d'examiner cette question, dans la mesure où elle est liée à la définition d'un producteur indépendant, lors du réexamen de la directive TVSF en 2002.
The fundamental principles, which are at the heart of the Community's audiovisual policy, remain fully valid. The Community will develop this policy on the basis of existing regulatory instruments and support mechanisms, but also explore the possibility of using new instruments or initiatives to achieve these objectives. Technological and market developments must be seen in the light of the need to reinforce Europe's cultural and linguistic diversity and preserve our audiovisual heritage. In this respect, the Commission has identified a certain number of initiatives that could be taken to promote the circulation of works and will therefore launch the following actions:
9. Prochaines étapes
TIMETABLE FOR ACTION
Les principes fondamentaux qui se trouvent au coeur de la politique audiovisuelle communautaire restent entièrement valables. La Communauté développera cette politique sur la base des instruments législatifs et des mécanismes de soutien existants mais explorera également la possibilité d'utiliser de nouveaux instruments et initiatives pour atteindre ces objectifs. L'évolution des technologies et du marché doit être considérée à la lumière de la nécessité de renforcer la diversité culturelle et linguistique européenne et de préserver notre patrimoine audiovisuel. À cet égard, la Commission a identifié un certain nombre d'initiatives qui pourraient être prises afin de promouvoir la circulation des oeuvres et elle lancera donc les actions suivantes :
>TABLE POSITION>
CALENDRIER D'ACTION
>EMPLACEMENT TABLE>
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