Rapport de la Commission (Office d'aide humanitaire : ECHO) - Rapport annuel 2002 /* COM/2003/0430 final */
RAPPORT DE LA COMMISSION - Office d'aide humanitaire : ECHO - Rapport annuel 2002 TABLE DES MATIÈRES 1. Résumé 2. Cadre d'action en 2002 3. Vue d'ensemble des opérations humanitaires menées par ECHO 3.1. Afrique, Caraïbes et Pacifique 3.1.1. Corne de l'Afrique et Afrique orientale 3.1.2. Afrique australe 3.1.3. Afrique centrale 3.1.4. Afrique occidentale 3.2. Balkans, NEI, Méditerranée du Sud 3.2.1. Balkans 3.2.2. Nouveaux États indépendants (NEI) 3.2.3. Méditerranée du Sud et Moyen-Orient 3.3. Asie et Amérique latine 3.3.1. Asie 3.3.2. Amérique latine 3.4. Préparation aux catastrophes - DIPECHO 4. Questions transversales 4.1. Relations contractuelles avec les partenaires - CCP 4.2. Relations avec les principaux partenaires humanitaires et les donateurs non communautaires 4.3. Relations avec d'autres institutions communautaires 4.4. Instruments de planification 4.5. Programme de subventions 4.6. Communication et informations 4.7. Ressources budgétaires et humaines, audit et évaluation 5. Perspectives 6. Annexes statistiques Rapport de la Commission (Office d'aide humanitaire - ECHO) Rapport annuel 2002 [1] [1] Conformément à l'article 19 du Règlement (CE) nº 1257/96 du Conseil du 20 juin 1996 concernant l'aide humanitaire. 1. Résumé ECHO a réagi aux crises humanitaires conformément à l'évolution mondiale des besoins découlant des catastrophes naturelles et d'origine humaine et son attention a continué à se réorienter de l'Europe orientale vers l'Afrique et l'Asie. L'action de l'Office a été canalisée par 114 décisions de financement totalisant 537,8 millions d'euros. Cette somme est, une nouvelle fois, largement supérieure à l'allocation budgétaire initiale de la Commission. L'évolution dramatique de la situation humanitaire en Afghanistan par suite du retour de 1,5 à 2 millions de réfugiés et la crise alimentaire qui a frappé l'Afrique australe où 13 millions de personnes sont confrontées à de graves pénuries alimentaires ont conduit ECHO à recourir à la réserve d'aide d'urgence pour un montant complémentaire de 80 millions d'euros en crédits d'engagement. ECHO a également commencé à élaborer des plans d'intervention d'urgence pour traiter les conséquences humanitaires de la guerre en Irak. ECHO a continué à prêter une attention particulière aux «crises oubliées» dans des régions délaissées par les caméras de télévision. En Angola, en Tchétchénie, en Ouganda, au Sahara occidental et au Yémen, ECHO a apporté une aide humanitaire aux victimes qui ne font plus la une des journaux. Pour assurer une distribution impartiale de son aide en fonction des besoins, ECHO a affiné sa méthodologie en matière d'identification des crises oubliées. Le travail de l'Office a également porté sur la durabilité de ses opérations moyennant la transmission de projets ou l'établissement de liens avec des instruments de développement à plus long terme. Cette mise en oeuvre d'une politique reliant l'aide d'urgence, la réhabilitation et le développement («LRRD») a été marquée par la réduction progressive de ses opérations dans les Balkans. En Sierra Leone et en Angola, l'aide humanitaire de l'Office fait désormais partie du Plan d'action communautaire pour gérer les crises humanitaires et le processus initial de réinstallation. Certains événements liés à la gestion des crises dans le cadre de la Politique étrangère et de sécurité commune ainsi que dans le contexte de la «Convention sur l'avenir de l'Europe» ont nécessité l'intervention de l'Office pour expliquer et défendre la spécificité du «domaine humanitaire». ECHO a intensifié ses relations avec ses principaux partenaires grâce aux «dialogues de programmation stratégique». Ces dialogues ont eu lieu en novembre 2002 pour la troisième année consécutive entre les principales agences de l'ONU (HCNUR, PAM, UNICEF, OCHA et, pour la première fois, l'OMS). Des sessions similaires ont été organisées avec le CICR, la FICR et les ONG. En 2002, ECHO s'est particulièrement efforcé d'accroître la communication, la collaboration et la coordination avec le Parlement européen. Ce dernier a approuvé, lors de sa séance plénière du 14 janvier 2003, le rapport de Mme Carlotti émettant l'appréciation favorable du Parlement à l'égard des progrès de l'Office en matière d'efficacité de l'aide, de simplification des procédures et d'assainissement de sa gestion financière au cours de la période 2001-2002. ECHO a développé ses activités d'information, de communication et de sensibilisation tout au long de l'année 2002, en augmentant notamment sa présence dans les médias et en lançant son site Internet réorganisé en novembre. En ce qui concerne la mise en oeuvre continue des réformes en 2002, ECHO est passé de circuits financiers centralisés à des circuits partiellement décentralisés. Les systèmes de contrôle internes ont été réorientés et renforcés en vue de mieux évaluer les risques liés aux projets humanitaires et d'améliorer le suivi de leur progression en se concentrant sur les résultats. En juillet 2002, ECHO a entrepris une réorganisation interne pour accroître l'efficacité du service, créer de nouvelles synergies et mieux distribuer la charge de travail entre ses services. 2. Cadre d'action en 2002 En 2002, les catastrophes naturelles ont touché 170 millions de personnes et en ont +tué près de 40 000. Durant cette même année, plus de 42 guerres et crises violentes se sont soldées par un héritage humanitaire de 37 millions de personnes déracinées. Bien que l'Office figure, une fois de plus, parmi les trois principaux donateurs humanitaires mondiaux avec un budget de 537,8 millions d'euros en 2002, l'aide humanitaire mondiale de 4,5 milliards de dollars américains (OCHA) ne représente qu'une fraction des dépenses militaires mondiales qui se sont élevées à 839 milliards de dollars (Annuaire SIPRI 2002), contraignant la communauté humanitaire à limiter son intervention et à se concentrer sur les régions où les besoins sont les plus pressants. ECHO a réagi aux crises humanitaires conformément à l'évolution mondiale des besoins découlant des catastrophes naturelles et d'origine humaine et son attention a continué à se réorienter de l'Europe orientale vers l'Afrique et l'Asie. La moitié des crises violentes se sont produites sur le continent africain qui concentre 27,5% de l'ensemble des réfugiés. L'Asie a accueilli la plus grande population de réfugiés au monde (48,3% de l'ensemble des réfugiés). ECHO est parvenu à mettre en oeuvre sa stratégie fondée sur les besoins comme le reflète la distribution régionale de son financement des opérations humanitaires: les populations des pays ACP ont été les premières bénéficiaires de l'aide (211,5 millions d'euros, soit 39%), devant celles d'Asie (137,96 millions d'euros, 26%) et d'Europe orientale (85,3 millions d'euros, soit 16%). De nouvelles urgences, comme celle provoquée en Afghanistan par le retour accéléré de 1,5 à 2 millions de réfugiés et la crise alimentaire en Afrique australe confrontant 13 millions de personnes à de graves pénuries alimentaires, ont conduit ECHO à recourir à la réserve d'aide d'urgence pour un montant complémentaire de 80 millions d'euros en crédits d'engagement. Par ailleurs, dans le contexte de la politique internationale de «l'après-11 septembre», ECHO a également commencé à élaborer des plans d'intervention d'urgence pour traiter les conséquences humanitaires de la guerre en Irak. Cela a impliqué une coordination étroite avec les États membres, les principaux partenaires tels que les agences des Nations unies et le mouvement de la Croix-rouge, et d'autres grands donateurs comme les États-Unis. Alors que la situation critique du peuple irakien, provoquée par deux conflits de grande envergure suivis de dix années de sanctions internationales, recevait l'attention croissante des médias en 2002, d'autres crises humanitaires ne faisaient plus la une des journaux. ECHO a réussi à maintenir son soutien en faveur des crises oubliées. Le financement total alloué aux crises oubliées identifiées en Tanzanie, en Ouganda, au Yémen, en Angola, en Tchétchénie et au Sahara occidental a atteint 85 millions d'euros (16% du budget de l'Office). De nombreux événements liés à la gestion des crises dans le cadre de la Politique étrangère et de sécurité commune ainsi que dans le contexte de la «Convention sur l'avenir de l'Europe» ont nécessité l'intervention de l'Office. ECHO a donc participé à diverses réunions (comités du deuxième pilier du Conseil, comité militaire de l'Union européenne, etc.) et édité des documents pour expliquer et défendre la spécificité du «domaine humanitaire», souligner la «valeur ajoutée» du système d'aide humanitaire institué à l'échelon européen et fondé sur dix années d'expérience, et garantir que tous les acteurs ont été avertis de la nature neutre, impartiale et indépendante de l'assistance humanitaire. 3. Vue d'ensemble des actions humanitaires menées par ECHO Le présent chapitre rend compte, pays par pays, des opérations humanitaires menées par ECHO. Il ne s'agit pas simplement d'une vue d'ensemble. L'aide humanitaire fournie reflète la mise en oeuvre de la stratégie d'ECHO en 2002, notamment pour intervenir dans les zones où les besoins humanitaires sont plus pressants, pour continuer à soutenir les crises oubliées et pour fournir une aide humanitaire de qualité en s'assurant de la bonne coordination des efforts de secours, réhabilitation et développement. Pour mettre cet aspect en relief et souligner que son travail a été orienté vers les résultats, ECHO a préféré modifier la structure de ce chapitre par rapport à celle de l'année dernière. Dans la présentation des opérations humanitaires, l'accent est mis sur les besoins humanitaires d'une part, sur les objectifs humanitaires et les progrès d'autre part et enfin sur les efforts consentis pour assurer une coordination et un lien avec des instruments d'intervention à plus long terme. En outre, les informations se rapportent non seulement aux décisions financières mais aussi à leur exécution en termes de contrats signés et de paiements effectués. [2] [2] Le fait que de faibles montants du budget 2002 n'aient pas fait l'objet de contrats avant la fin 2002 peut être imputable à l'un des facteurs suivants ou à une combinaison de ceux-ci: retards tenant à l'instabilité de la sécurité, processus de décision se prolongeant sur plus de 12 mois (lorsque des contrats sont délibérément reportés à une étape ultérieure), partenaires demandant moins de fonds que ceux envisagés lors de la prise de décision, réserves non dépensées ou dates de décision en fin d'année. ECHO a réagi aux crises humanitaires mondiales en adoptant 114 décisions de financement [3] totalisant 537,8 millions d'euros. Le taux d'exécution budgétaire concernant ces crédits d'engagement a atteint 100% pour la cinquième année consécutive. En 2002, 798 contrats d'aide humanitaire concernant des projets touchant plus de 60 pays ont été signés [4]. Au niveau de l'exécution, les partenaires ont été des organisations non gouvernementales (62% du financement de l'Office, une grande majorité d'entre elles étant des ONG communautaires), la «famille» des Nations unies (27%, les principaux partenaires étant le HCNUR (10,2%(, le PAM (8%( et l'UNICEF (4,7%() et d'autres organisations internationales, principalement le CICR et la FICR (avec 7,9% du financement). La part de 3,5% restante a été principalement utilisée pour des contrats d'assistance technique ou d'information, de communication, d'audit ou d'évaluation. [3] Types de décision: Première urgence: 1 - Urgence: 21 - Plan global: 10 - Aide humanitaire/DIPECHO: 82. [4] Y inclus les contrats d'exécution des décisions de 2001. 3.1. Afrique, Caraïbes et Pacifique 3.1.1. Corne de l'Afrique et Afrique orientale Soudan: Besoins humanitaires Affectées par des catastrophes chroniques d'origine humaine et naturelle, les populations très vulnérables du Soudan, tant au nord (territoires contrôlés par le Gouvernement) qu'au sud (territoires entre les mains de l'opposition), ont continué à souffrir de graves revers humanitaires alors que le processus de paix semblait évoluer de façon positive. Les besoins humanitaires ont été pressants dans tous les grands secteurs, à savoir la santé et la nutrition, la sécurité alimentaire, l'eau et l'assainissement. Objectifs humanitaires et progrès L'objectif visant la prévention d'une précarisation supplémentaire des catégories les plus vulnérables de la population, avec un accent particulier sur les personnes déplacées (qui se chiffrent à quelque 4 millions de personnes dans le pays), a pu être atteint grâce à un éventail d'interventions dans les secteurs susmentionnés et à l'apport d'un soutien logistique, de coordination et de sécurité des opérations humanitaires, etc. À cet effet, le Plan global 2002 en faveur du Soudan a dégagé 17 millions d'euros et les opérations menées par 4 partenaires se sont équilibrées entre le nord et le sud du pays. Les interventions relatives à la santé et à la nutrition ont bénéficié de la plus large part du financement d'ECHO. Les projets ont visé à améliorer l'état nutritionnel des enfants, des femmes qui allaitent et d'autres groupes vulnérables et ont facilité l'accès aux installations de soins de santé primaires. Des actions de contrôle de maladies spécifiques et de prévention des principales maladies mortelles qui touchent des milliers de Soudanais du sud ont été entreprises. Bien que l'on ne dispose pas encore d'une vue d'ensemble définitive de l'impact de ces interventions sur la santé et la nutrition, plus de 2,5 millions de personnes - y inclus les enfants mal-nourris, les femmes, les personnes déplacées, leurs communautés d'accueil et les personnes âgées - ont directement bénéficié de ces projets. Les projets financés par ECHO dans le nord du pays, qui portaient sur l'eau et l'assainissement, ont directement atteint quelque 230 000 bénéficiaires et leurs élevages, alors que dans le sud quelque 380 000 bénéficiaires étaient visés. Les efforts relatifs à la sécurité alimentaire se sont particulièrement intensifiés dans le sud où les besoins de plus de 2 millions de personnes ont été satisfaits moyennant la distribution de matériel léger, d'instruments et de semences, et la facilitation de l'accès au cheptel et à ses produits. Des efforts ont aussi été consentis pour éradiquer la peste bovine et contrôler d'autres maladies animales. En réponse à un appel urgent de fonds entre agences, ECHO a adopté une nouvelle décision d'urgence de 1 million d'euros pour assurer une aide humanitaire d'urgence à de nouvelles personnes déplacées dans la région de Kassala suite au durcissement des hostilités et à des populations dans le besoin résidant dans des zones inaccessibles auparavant. Néanmoins, les principales limitations découlent toujours du degré élevé d'insécurité dans de nombreuses régions, des restrictions d'accès imposées par le gouvernement et des conditions climatiques saisonnières. ECHO a plaidé à différents niveaux pour un accès humanitaire sans entrave aux populations dans le besoin. LRRD Les progrès en matière de LRRD ont été très limités en 2002. Bien qu'ayant été approuvé en avril 2001, le programme «Humanitarian Plus» financé par le FED et conçu pour faciliter la transition du secours au développement n'a pas pu être entièrement exécuté. Néanmoins, la reprise du dialogue politique entre le Soudan et l'UE en 1999 peut conduire à une normalisation progressive des relations entre le Soudan et la Commission européenne menant à un passage de relais à plus long terme. >EMPLACEMENT TABLE> Éthiopie Besoins humanitaires Malgré la persistance de quelques poches de besoins aigus, les urgences humanitaires provoquées par la guerre frontalière avec l'Érythrée et la sécheresse au sud-est du pays se sont largement stabilisées à la fin de l'année. En outre, compte tenu de l'amélioration continue de la situation dans le nord-ouest de la Somalie, les besoins des réfugiés somaliens de cette région ont évolué des soins et de la maintenance à l'assistance avec rapatriement. Comme en 2001, le pays a souffert d'une épidémie majeure de méningite et les pluies ont été beaucoup moins abondantes que d'habitude. La rareté des pluies a accentué les inquiétudes, à la fin de l'année, quant aux effets d'une nouvelle grande sécheresse sur une partie du Somali et dans les régions d'Oromiya et d'Afar. Cette sécheresse a eu des conséquences d'une portée nationale sur la production alimentaire et l'alimentation qui ont fortement aggravé les problèmes de malnutrition déjà chroniques; selon certaines sources, le taux de malnutrition aiguë aurait atteint 29% dans certaines régions. En outre, d'importantes pertes de bétail ont été signalées, estimées à plus de 40% dans certaines régions, dans les communautés pastorales et agropastorales de l'Afar et de l'Hararghe, aux côtés de problèmes croissants d'approvisionnement en eau. Objectifs humanitaires et progrès Pour traiter les dernières poches de besoins provoquées par la sécheresse et consolider l'aide d'urgence préalable, ECHO a dégagé une nouvelle somme de 400 000 euros consacrée à l'approvisionnement en eau des régions de Somali, Oromo et Afar ainsi qu'au contrôle de la sécurité alimentaire et à l'alerte précoce pour le Somaliland affecté par la sécheresse. En outre, compte tenu des besoins continus de protection provoqués par le conflit frontalier, ECHO a accordé 750 000 euros au CICR pour assister plus de 7 000 prisonniers de guerre et personnes détenues du fait des conflits. Pour les besoins de rapatriement des réfugiés somaliens, ECHO a apporté 1,6 million d'euros au HCNUR qui a employé cette somme pour rapatrier un groupe de 30 000 réfugiés somaliens. Dans le droit fil de son mandat de base, ECHO a apporté 1 million d'euros dont 785 000 ont été alloués à l'action entreprise avec succès par MSF pour enrayer l'épidémie de méningite. Cette intervention comprenait la vaccination d'urgence de 970 000 personnes, assurant une couverture moyenne d'environ 90% des zones affectées, pour contenir l'épidémie. Suite à la survenance d'une nouvelle sécheresse importante, 4 millions d'euros supplémentaires ont été dégagés à la fin de l'année pour subvenir aux besoins de santé des populations, à la malnutrition et à l'insuffisance des ressources en eau. Les fonds correspondant à cette décision continuent à être versés conformément au mandat de base, compte tenu de la persistance de la sécheresse en 2003 et de l'apparition de besoins pressants. LRRD Après avoir traité les besoins d'urgence à grande échelle et de post-urgence provoqués par la guerre frontalière, la sécheresse et le rapatriement de réfugiés somaliens, ECHO s'est progressivement retiré en 2002 tel que prévu. Après avoir aussi apporté une aide d'urgence à l'épidémie de méningite, les bureaux de l'Office à Addis ont été fermés en juin et la surveillance est désormais assurée par le bureau régional de Nairobi. La moitié environ des principaux partenaires d'ECHO ont reçu des fonds d'instruments d'intervention à plus long terme comme la sécurité alimentaire et un cofinancement des ONG, la plupart des autres partenaires ayant assuré leur financement auprès d'autres donateurs voués à la réhabilitation et au développement. En réponse aux nouveaux besoins du mandat de base déclenchés par la survenance de la sécheresse à la fin de l'année 2002, ECHO a renforcé les effectifs de son bureau régional de Nairobi pour couvrir l'Éthiopie. Les stratégies d'entrée, et celles de sortie, font l'objet d'une coordination étroite avec d'autres instruments d'intervention de la Commission, notamment la réponse massive d'aide alimentaire de la Commission. >EMPLACEMENT TABLE> Érythrée Besoins humanitaires Les besoins humanitaires créés par la guerre frontalière avec l'Ethiopie se sont largement stabilisés en 2002. Les besoins restants concernaient 60 000 personnes déplacées dans des camps et en attente de leur réinstallation ainsi que des réfugiés attendant d'être rapatriés au Soudan. Objectifs humanitaires et progrès La nouvelle aide d'ECHO en 2002, qui s'est élevée au total à 1,75 million d'euros, a permis au CICR d'assurer la fourniture d'abris à 60 000 personnes déplacées et la protection de plus de 2 500 prisonniers de guerre et détenus et a aidé le HCNUR à réaliser la première phase du rapatriement de plus de 30 000 réfugiés Érythréens inscrits. Sur ce financement de l'Office, une somme de 300 000 euros couvrant une campagne d'information sur les dangers des mines n'a pas été complètement utilisée, le gouvernement ayant préféré assumer directement les activités se rapportant aux mines. Enfin, le financement a aussi contribué au soutien d'OCHA, avec l'ouverture d'antennes dans les régions de Debub et de Gash Barka pour faciliter la coordination du LRRD et l'évaluation de nouveaux besoins urgents pouvant se présenter. LRRD Le retrait progressif d'ECHO s'est effectué tel que prévu, une somme de 1,75 million d'euros ayant été allouée en 2002, à comparer aux 7 millions de 2001. Le bureau d'ECHO à Asmara a été fermé en juin 2002, la surveillance étant désormais assurée par le bureau régional de Nairobi. En outre, des fonds ont été octroyés à OCHA pour suivre le processus de LRRD. Le financement d'ECHO pour la première phase du rapatriement de réfugiés érythréens est lié au financement du FED pour la réinstallation de ces réfugiés. >EMPLACEMENT TABLE> Somalie Besoins humanitaires La Somalie, et en particulier le centre et le sud du pays, reste en proie à des troubles civils, à la férule des seigneurs de la guerre et à l'anarchie. Peu de progrès ont été accomplis dans le pays dans le sens de la stabilité politique puisque plus de 13 initiatives de paix ont échoué et que la grande majorité de la population continue de vivre dans un état de pauvreté absolue. L'insécurité extrême et l'imprévisibilité ont provoqué l'effondrement des infrastructures et des services sociaux. Les besoins sont par ailleurs aggravés par des variations climatiques adverses. Les besoins de sécurité alimentaire sont pressants en raison des graves pénuries de céréales et de production animale. Les structures de santé publique existantes souffrent du manque de médicaments et de personnel qualifié de tout rang (0,4 médecin et 2,8 infirmières par millier d'habitants). On estime que 30% de la population n'a aucun accès aux services de santé. L'espérance de vie estimée est de 47 ans. À peine 15,6% des enfants d'un an sont totalement immunisés. Le taux global moyen de malnutrition aiguë des enfants de moins de 5 ans s'élève à 17% en Somalie. Les systèmes d'adduction d'eau dans le centre et le sud du pays ont été complètement détruits en raison de l'instabilité chronique et l'effondrement de l'État. Soixante-dix pour cent des puits forés ont dépassé la durée de vie pour laquelle ils avaient été conçus et requièrent d'importants travaux de réhabilitation. Moins de 20% de la population a accès à l'eau potable. Selon de récentes évaluations, les déplacements nécessaires pour se procurer 20 litres d'eau peuvent durer 6 heures. Objectifs humanitaires et progrès: Alors que le financement des donateurs a reculé, l'aide d'ECHO a augmenté. En 2002, les fonds octroyés par ECHO à la Somalie ont doublé par rapport à 2001, pour s'établir à 4,5 millions d'euros. L'objectif global d'ECHO en Somalie consiste à assister les victimes de l'insécurité et des aléas du climat en mettant particulièrement l'accent sur les régions centrale et méridionale du pays. Les projets financés par ECHO en 2002 ont porté sur les besoins aigus dans les secteurs de la santé, la nutrition, la sécurité alimentaire, l'eau et l'assainissement. Une part de 71% du budget total a été consacrée à des projets de santé et de nutrition qui ont permis de soutenir un programme global de santé au profit d'un million environ de Somaliens. Ce programme comprenait les soins primaires de santé, des hôpitaux de référence, l'approvisionnement alimentaire thérapeutique, l'immunisation et le contrôle du choléra. Un centre de soins de santé primaires a été créé à Mogadiscio et trois hôpitaux ont été approvisionnés en médicaments et en matériel médical au nord et au sud de Mogadiscio et dans la région de Bay pour assister les blessés de guerre et les autres patients. Les réponses, apportées en temps opportun, ont contribué à enrayer l'épidémie de choléra, notamment au nord-est de la Somalie. Suite à six années consécutives de déficit des pluies dans la région de Gedo, les projets de sécurité alimentaire visant 150 000 personnes ont traité les graves implications de ce déficit pour les communautés pastorales et leurs élevages. Dans le secteur de l'eau et de l'assainissement, les fonds ont été utilisés pour reconstruire les points d'eau dans les zones rurales. Une population de 55 200 personnes habitant les régions centrale et méridionale de la Somalie a bénéficié du financement, par ECHO, de 11 puits forés et de 30 puits creusés. Dans le nord-ouest de la Somalie, la mise en oeuvre d'activités relatives à l'eau et à l'assainissement a permis d'approvisionner en eau potable 350 000 personnes de plus, y inclus des réfugiés et des déplacés récemment réinstallés dans la ville de Hargeisa. Comme mesure de contrôle pour enrayer l'épidémie de choléra à Bossaso, un projet d'assainissement a été mené à bien dans les camps de déplacés pour améliorer les conditions d'hygiène. LRRD ECHO et l'Unité Somalie de la Commission ont développé une stratégie conjointe d'identification et d'évaluation de projets pour éviter tout chevauchement, double emploi et différence d'approche entre des projets financés par les divers instruments d'intervention de la Commission et par d'autres donateurs. Les agences sont encouragées à partager leurs propositions avec l'organisme somalien de coordination de l'aide avant de les soumettre à la Commission afin d'éviter tout chevauchement ou double emploi. >EMPLACEMENT TABLE> Ouganda Besoins humanitaires La situation humanitaire au nord de l'Ouganda, notamment dans l'Acholiland (districts de Gulu, Kitgum et Pader), s'est détériorée pendant plusieurs années en raison de la tragique insécurité provoquée principalement par les raids perpétrés par la LRA (Armée de résistance du Seigneur) contre la population civile. On estime qu'un million de personnes ont été contraintes d'abandonner leurs maisons pour vivre dans des camps protégés par l'armée ougandaise. En conséquence, 80% de la population de l'Acholiland vit dans des camps de déplacés. Le déplacement de la population locale a généré des besoins dans les domaines de l'eau et de l'assainissement, de la santé et de la nutrition, de la sécurité alimentaire, des articles non alimentaires ainsi que de la protection et réinsertion des enfants soldats. Le nombre de consultations et la consommation de médicaments dans les services ambulatoires des 4 hôpitaux de Kitgum, Gulu et Pader ont augmenté de 40%. Le surpeuplement des «villages protégés», les pratiques d'hygiène et de santé et le manque d'eau ont contribué à la prévalence de maladies comme le paludisme, la diarrhée et les infections respiratoires. À titre d'exemple, dans les camps de déplacés du district de Gulu, les besoins en latrines ne sont couverts qu'à 18% et les ressources en eau n'atteignent pas en moyenne les 3 litres par personne et par jour. En raison de l'imprévisibilité et de l'insuffisance des pluies, les récoltes de 2002 dans les districts de Kotido, Kitgum et Pader ont été désastreuses, le taux de perte ayant atteint 80%. Objectifs humanitaires et progrès En 2002, ECHO a réagi moyennant un programme concerté de soutien des hôpitaux de référence des districts. Plusieurs partenaires ont financé des équipes médicales, les médicaments de base, des générateurs, des réservoirs d'eau et des latrines dans cinq hôpitaux de Gulu, Kitgum et Kalongo ainsi que des activités visant à améliorer la qualité de l'eau et la situation sanitaire des camps de déplacés. Quelque 950 000 personnes ont bénéficié de ces interventions. Par ailleurs, 20 puits ont été forés et 5 autres réparés, 6 puits ont été creusés à la main et la construction de 2 950 latrines et 1 000 fosses à ordure a été projetée. Des articles non alimentaires ont été distribués à 4 800 personnes déplacées. L'importance du nombre d'enfants raptés par le LRA a conduit ECHO à financer un projet de protection, réhabilitation et réinsertion sociale des enfants soldats dans les districts de Kitgum et Pader. Un groupe de 1 400 enfants a directement bénéficié de cette action tandis que l'on estime à 10 000 le nombre de bénéficiaires indirects si l'on compte les familles et les voisins proches de ces enfants. LRRD L'aide d'ECHO est étroitement coordonnée avec les autres instruments d'intervention de la Commission, des États membres et d'autres donateurs par la délégation de la Commission à Kampala. >EMPLACEMENT TABLE> Kenya Besoins humanitaires De 1999 à 2001, le nord du Kenya a souffert de trois années consécutives de déficit de pluies. Alors qu'en 2001 les pluies avaient entraîné une amélioration générale de la situation dans ce pays, sur les terres arables de l'ouest en particulier, les précipitations dans les districts du nord et de l'est ont été une fois de plus bien inférieures à la normale et insuffisantes pour relancer des mécanismes permettant de faire face aux difficultés. Le manque d'eau et de pâturages a provoqué de nombreuses migrations des communautés pastorales vers des zones jouissant de meilleures conditions de paisson. Des taux croissants de malnutrition ont été signalés dans les districts de Wajir, Marsabit, de la rivière Tana et de Mandara. Le taux global de malnutrition aiguë dans le district de Wajir a atteint 14,7% dont 2,9% grave. Les services de santé publique souffrent d'un manque crucial de médicaments et l'on estime que quelque 80 000 enfants sont en danger de mort en raison du tragique cumul de la malnutrition et des infections. Objectifs humanitaires et progrès En 2002, ECHO a soutenu un ensemble intégré de projets visant à atténuer les effets de la sécheresse au profit, notamment, des communautés pastorales des districts du nord et du nord-est. Conformément à son objectif de préparer les communautés vulnérables à de nouvelles sécheresses, ECHO a soutenu un grand projet d'élevage. Plusieurs centaines de travailleurs de santé animale ont reçu une formation portant sur la vaccination et le traitement des principales épidémies animales. Dans le secteur de l'eau, plus de 200 points d'eau ont été réhabilités et des comités locaux de gestion de l'eau ont été créés. LRRD ECHO se retire progressivement de son programme d'action contre la sécheresse mais il continuera à surveiller étroitement la situation alimentaire sur le terrain et à encourager activement les donateurs pour le développement à prendre en charge des interventions à plus long terme. >EMPLACEMENT TABLE> ECHO-Flight Pour la huitième année consécutive, ECHO Flight a continué, en 2002, d'assurer des services efficaces et peu coûteux de transport aérien humanitaire pour des projets concernant la corne de l'Afrique et les régions avoisinantes. Après s'être fortement concentré sur la corne de l'Afrique au cours des dernières années, ECHO Flight a ouvert un service régulier entre Nairobi et la RDC en 2002. Une nouvelle piste auxiliaire à Goma a largement accru l'accès du personnel humanitaire et facilité le transport de marchandises au profit de projets concernant l'est de la RDC. >EMPLACEMENT TABLE> 3.1.2. Afrique australe Angola Besoins humanitaires La mort au combat en févier 2002 du leader de l'UNITA, Jonas Savimbi, et le cessez-le-feu subséquent avaient fait grandir l'espoir d'une paix réelle en Angola après 27 années de guerre civile. Mais l'ouverture des accès au pays après le cessez-le-feu a révélé la véritable portée de la situation humanitaire dans des régions jusqu'ici inaccessibles. La forte malnutrition et des chiffres de mortalité très supérieurs aux seuils d'urgence étaient monnaie courante, même parmi les anciens combattants de l'UNITA et leurs familles rassemblés dans plusieurs cantonnements dans le pays. L'ouverture de l'accès au pays a également déclenché d'importants mouvements des populations: 1,5 million de déplacés et 80 000 réfugiés sont rentrés chez eux à la fin de l'année, généralement dans des zones absolument dénuées des conditions minimales de réinstallation et parfois fortement minées. Malgré le cessez-le-feu, le nombre de dossiers humanitaires a augmenté: trois millions de personnes dépendaient de l'aide humanitaire à la fin de l'année 2002. Objectifs humanitaires et progrès Lorsque l'on a pu mesurer toute l'ampleur des besoins humanitaires, il a aussi fallu se rendre à l'évidence que le seul financement d'ECHO ne suffirait pas. En sus de l'enveloppe de 8 millions d'euros prévue initialement pour subvenir à des besoins urgents de nutrition, de santé et d'articles de secours de base, ainsi que pour des activités logistiques et de coordination essentielles, ECHO a consacré presque exclusivement 6 millions d'euros supplémentaires à des interventions vitales de nutrition dans les nouvelles zones accessibles, comme les zones de cantonnement de l'UNITA. Après le cessez-le-feu, les interventions d'ECHO ont adopté une approche beaucoup plus flexible pour suivre et réagir rapidement aux mouvements massifs de population et continuer à venir en aide aux groupes les plus vulnérables. Les efforts de la communauté humanitaire globale continuent d'être entravés par une infrastructure aérienne et routière extrêmement pauvre et par la présence massive de mines. De nombreuses personnes- même parmi les travailleurs humanitaires - ont été tuées ou blessées par les mines et l'on déplore une fois de plus des milliers d'amputations. À la fin de l'année 2002, 42% des contrats financés par ECHO pendant l'année avaient été réalisés, la plupart des contrats restants devant aboutir en mars 2003. Ces projets ont contribué à stabiliser la situation nutritionnelle, en sauvant des centaines de jeunes vies, et à rétablir des soins de santé primaires dans des régions où ils avaient été inexistants pendant quatre ans. Ils ont par ailleurs convoyé des articles de secours d'urgence tels que couvertures, ustensiles de cuisine et abris temporaires au bénéfice de plus de 225 000 personnes. LRRD Après l'accord de cessez-le-feu, les DG DEV, AIDCO et ECHO ont mis sur pied un plan d'action de 125 millions d'euros pour soutenir le processus de paix en accélérant la mise en oeuvre des programmes existants de secours et de réhabilitation. Le plan d'action dirigeait - ou redirigeait - tous les financements de la Commission vers le soulagement de la crise humanitaire et le processus initial de réinstallation. En outre, un programme d'urgence de 30 millions d'euros, financé par le FED, a été adopté en août pour répondre aux premières phases du processus de démobilisation. Ce programme d'urgence complète les activités d'ECHO en Angola. Le Document de stratégie par pays du neuvième FED reconnaît le rôle central du LRRD, tel que mis en évidence par le Plan d'action pour l'Angola. ECHO s'efforcera donc de se retirer progressivement des zones où une intervention plus durable est nécessaire, en identifiant les actions susceptibles d'être transférées au plus tôt aux agences pour le développement et en se concentrant sur son mandat de base axé sur les interventions visant à sauver des vies. Angola, Zimbabwe, Zambie, Malawi Besoins humanitaires En juillet 2002, les Nations unies avaient lancé un appel de 611 millions de dollars en vue de subvenir à des besoins d'aide humanitaire en Afrique australe. Quelque 13 millions de personnes étaient alors confrontées à de graves pénuries alimentaires, à des maladies, à la spirale de la pauvreté, à des restrictions d'eau, à des conditions sanitaires désespérées et à une détérioration continue des services de base. La somme de 511 millions de dollars, soit 84% des fonds appelés, portait sur l'aide alimentaire, le reste étant consacré à l'assistance humanitaire non alimentaire d'urgence. Parmi les pays spécifiquement touchés figuraient le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, le Swaziland, la Zambie et le Zimbabwe. Si l'appel des Nations unies se concentrait principalement sur les besoins alimentaires de la région, il était évident que la région ne souffrait pas seulement de restrictions alimentaires consécutives à la sécheresse. Un déclin économique de longue durée, des politiques inadéquates et, bien sûr, la propagation dramatique de la pandémie du VIH/SIDA s'étaient alliés pour provoquer une crise complexe et prolongée. Un adulte sur trois est déjà infecté par le VIH/SIDA. En 1998, l'espérance de vie avait diminué de 20 ans ou plus dans la plupart des pays de la région et s'établissait à moins de 40 ans au Malawi, en Swaziland, en Zambie et au Zimbabwe. Un sixième de toutes les personnes décédées du SIDA dans le monde en 2001 étaient originaires du Lesotho, du Malawi, du Mozambique, du Swaziland, de la Zambie et du Zimbabwe. Objectifs humanitaires et progrès Sur la base d'indications préliminaires relatives aux besoins humanitaires de la région, ECHO avait déjà engagé 6,5 millions d'euros en aide d'urgence au cours du premier semestre 2002 au bénéfice du Malawi, de la Zambie et du Zimbabwe. Cette aide a permis de financer des opérations spécifiques de soutien de la surveillance nutritionnelle, de l'alimentation scolaire, de l'alimentation complémentaire, de la nutrition thérapeutique et des soins de santé. Un montant supplémentaire de 1 million d'euros avait été consacré à la lutte contre des invasions de criquets migrateurs à Madagascar. En réponse à l'appel de l'ONU, ECHO a rapidement mobilisé une somme complémentaire de 30 millions d'euros en septembre 2002. Cette enveloppe a permis de financer des opérations au Zimbabwe (13,7 millions d'euros), en Zambie (9 millions), au Malawi (2,7 millions), en Swaziland (1,4 million) et en Angola (2 millions). Ce financement a permis de multiplier les opérations d'alimentation scolaire au Zimbabwe et au Swaziland et, partant, non seulement de subvenir aux besoins alimentaires des enfants mais aussi de perpétuer leur scolarisation. ECHO soutient aussi directement l'ONU et OCHA en matière de coordination humanitaire. Le Programme alimentaire mondial reçoit un soutien en termes d'assistance et de contrôle logistique, garantissant une distribution politiquement neutre des aliments. L'aide concernant la Zambie porte sur des interventions dans des camps de réfugiés et des dispositifs de rapatriement de quelque 300 000 réfugiés angolais. En Angola, l'aide d'ECHO, dont bénéficient des opérations dans des zones devenues accessibles, soutient des tâches interminables de réinstallation de millions de personnes déplacées et de réfugiés rentrant chez eux. En septembre 2002 également, ECHO a muté à Harare un conseiller technique expérimenté du bureau régional de Nairobi dans le but d'y soutenir des opérations et d'y ouvrir un bureau d'ECHO. En novembre, ECHO a recruté un conseiller technique permanent à Harare, complétant ainsi les effectifs locaux. En 2003, il est prévu de développer ce bureau pour appuyer le nombre croissant d'opérations dans cette région. Bien qu'il soit encore trop tôt pour évaluer toute la portée des opérations d'ECHO, il ne fait aucun doute que l'assistance de l'Office a déjà permis de sauver des vies. LRRD L'assistance d'ECHO en Afrique australe complète les fonds que le FED met à la disposition de l'Afrique australe, y inclus les fonds préalablement dégagés par le FED pour le Zimbabwe dont la population doit exclusivement et directement bénéficier désormais. En outre, les autres services de la Commission chargés de l'aide alimentaire d'urgence ont été fréquemment consultés de façon précise pour garantir que l'assistance d'ECHO vient bien compléter ces autres formes d'assistance à la région. >EMPLACEMENT TABLE> 3.1.3. Afrique centrale République démocratique du Congo (RDC) Besoins humanitaires En République démocratique du Congo (RDC), ECHO a été confronté à une nation déjà structurellement appauvrie par des décennies de corruption et d'erreurs de gestion commises sous le régime de Mobutu et qui devait en outre faire face aux effets cumulés de deux guerres civiles successives. Une enquête de l'ONG américaine International Rescue Committee (IRC) fait état d'une «surmortalité» dans l'est de la RDC de 2,5 millions de morts en 33 mois, entre août 1998 et avril 2001. Néanmoins, une part de 14% à peine de cette surmortalité était attribuable à la violence, le reste étant provoqué par la détérioration constante, au fil de plusieurs décennies, des conditions de vie et des services sociaux. En 2002, les Congolais ne mouraient pas de blessures par balle ou machette mais de malnutrition et de paludisme en raison de la défaillance des mécanismes de production et distribution alimentaire ou du manque de soins de santé primaires. Objectifs humanitaires et progrès En ce qui concerne la réponse humanitaire, il a été pertinent de dissocier a) les besoins chroniques/aigus générés par les crises de longue durée et l'accalmie de la «grande guerre», b) des besoins aigus/urgents générés par les «petites guerres» qui continuaient de sévir. Les priorités humanitaires dans les domaines des besoins chroniques ont été de rétablir ou de consolider un système de soins primaires efficace et durable, accessible à toutes les couches de la population, et de fournir une alimentation complémentaire et une nutrition thérapeutique aux enfants mal-nourris ainsi qu'une assistance de sécurité alimentaire à court terme à leurs familles. Pour ce qui est des besoins aigus/urgents, ECHO s'est concentré sur la menace immédiate des «grands tueurs» en mettant en oeuvre des campagnes massives de vaccination contre la rougeole et des interventions d'urgence classiques pour lutter contre le paludisme, le choléra et la malnutrition. Les objectifs humanitaires d'ECHO, tels qu'établis dans le Plan global 2002 pour la RDC, ont tous été atteints et les 32 millions d'euros réservés à cette fin dans le Plan global ont été entièrement versés. Pour ce qui est des objectifs opérationnels (spécifiques aux divers secteurs d'intervention), des soins de santé primaires ont été dispensés tout au long de l'année par 18 partenaires dans quelque 105 districts sanitaires des 306 que compte le pays. Environ 2,7 millions de patients ont été traités dans des centres sanitaires qu'ECHO soutient moyennant l'approvisionnement en médicaments, matériel, eau propre, vêtements et une aide technique et logistique. Dix autres partenaires ont apporté une assistance intégrée en matière de nutrition, aide alimentaire et sécurité alimentaire d'urgence visant quelque 375 000 Congolais se trouvant dans des zones en conflit. ECHO a également soutenu les mandats spécifiques de diverses agences internationales et a consenti des efforts particuliers pour promouvoir la coordination et le rôle d'OCHA, en prenant la tête de la mission conjointe d'évaluation des donateurs en juillet. Outre les activités programmées dans le Plan global, ECHO a aussi réagi rapidement lors de l'éruption, le 17 janvier, du volcan situé près de Goma. En 48 heures, le personnel mobile d'ECHO se trouvait dans la zone sinistrée et une enveloppe supplémentaire de secours de 5 millions d'euros a été immédiatement approuvée. Des points d'eau d'urgence ont été créés en deux jours et des kits familiaux contenant des articles de première nécessité ont été distribués à quelque 100 000 personnes. Les principales routes d'accès à Goma ont été dégagées, le système municipal d'adduction d'eau rapidement rétabli et des soins de santé ont été gratuitement dispensés pendant trois mois à toutes les personnes le souhaitant. Finalement, 3000 familles indigentes (15 000 personnes) ont été dotées de moyens pour reconstruire leurs maisons détruites par la lave. Enfin, en réponse à un appel d'urgence du HCNUR, une nouvelle décision portant sur 1,1 million d'euros a été adoptée à la fin de l'année pour empêcher la fermeture des camps où sont dispensés soins, protection et maintenance à 60 000 réfugiés angolais. LRRD La première grande passation de relais, début 2002, concernait un programme de réinstallation lancé à titre pilote en 2000 par ECHO sur le territoire Masisi au nord Kivu, une zone traditionnellement très productive en proie à un conflit ethnique et à des déplacements à grande échelle. Plus de 7 millions d'euros ont été alloués au titre du Programme d'appui à la réhabilitation (PAR) et de l'article 255 de la Convention de Lomé. La deuxième tranche des passations a concerné le secteur de la santé. Depuis le 1er juillet, quelque 31 zones de santé soutenues par ECHO dans le nord Kivu et les provinces orientales ont été transférées à DEV/AIDCO, 9 millions d'euros ayant été alloués au titre du Programme d'appui transitoire à la santé (PATS) et de l'article 255 de la Convention de Lomé. Enfin, pour ce qui est des conséquences de l'éruption volcanique de Goma du 17 janvier, AIDCO a rapidement déployé une mission d'évaluation qui, en accord avec l'équipe d'ECHO sur le terrain, a dégagé un montant de 4 millions d'euros (article 255, Lomé) pour la réhabilitation des infrastructures sociales afin de compléter le travail réalisé par ECHO pendant la phase d'urgence. >EMPLACEMENT TABLE> Burundi Besoins humanitaires Le Burundi est immergé dans le conflit inextricable de la région des Grands Lacs qui a éclaté il y a plusieurs années. Mais la guerre, au Burundi, a surtout ses propres racines internes qui plongent dans une opposition inter-ethnique entre les groupes tutsis et hutus. L'assassinat du premier Président démocratiquement élu a déclenché une guerre civile en 1993 qui sévit toujours en dépit de l'accord de paix signé en août 2000, de l'instauration d'un gouvernement de transition et de la signature d'accords de cessez-le-feu en 2002 entre les trois factions rebelles. La situation ne s'est pas améliorée dans le pays en 2002 et les combats ont continué entre les groupes dissidents et l'armée / le gouvernement. Les déplacements de population et l'afflux de réfugiés dans les pays avoisinants ainsi que la destruction des infrastructures économiques et sociales sont les conséquences directes de ce conflit pour la population civile. Objectifs humanitaires et progrès Au Burundi, ECHO avait pour objectif de subvenir aux besoins humanitaires de base de la population exposée à des risques (personnes déplacées, indigents, orphelins, femmes responsables de famille, rapatriés). Cet objectif a pu être atteint grâce à la coopération avec 20 partenaires. L'intervention d'ECHO en matière de besoins d'urgence visait principalement les secteurs des soins de santé primaires, de la sécurité alimentaire, de la salubrité de l'eau, de l'assainissement et de la réhabilitation nutritionnelle. Cette tâche a été menée à bien moyennant l'apport des médicaments et des services médicaux essentiels dans des zones où l'accès aux soins était extrêmement restreint ou inexistant. Des programmes de réhabilitation nutritionnelle en temps de crise alimentaire et dans des zones affectées ont également été financés. Enfin, diverses opérations ont permis de fournir de l'eau salubre et des installations d'assainissement de base aux personnes déplacées dans tout le pays. ECHO a également réagi face à des crises soudaines comme des déplacements temporaires dans des zones instables (provinces orientale et méridionale et région rurale de Bujumbura) et est intervenu immédiatement pour traiter les épidémies (méningite, choléra). On estime que 2 millions de personnes ont bénéficié des opérations financées par ECHO. LRRD Le processus de LRRD s'est poursuivi en 2002, dans le cadre notamment de programmes financés par le Fonds européen de développement (FED) et en coopération avec les États membres, spécialement depuis que de nouvelles opérations de réhabilitation et développement ont été lancées pour encourager le processus de paix et la reconstruction du pays. Néanmoins, l'instabilité persistante de la situation au Burundi représente toujours une contrainte pour la passation de relais des activités d'ECHO. >EMPLACEMENT TABLE> Tanzanie Besoins humanitaires La Tanzanie abrite une grande population de réfugiés des pays avoisinants dont la survie dépend presque entièrement de l'aide humanitaire. Début 2002, 495 000 réfugiés du Burundi, de la RDC et du Rwanda vivaient dans 14 camps à l'ouest de la Tanzanie sous la protection du HCNUR. Cette population de réfugiés a augmenté de 20 000 personnes en 2002. Malgré d'innombrables essais de mise en oeuvre des accords de paix, la plupart des réfugiés n'ont pas pu regagner leurs pays tandis que la législation tanzanienne empêche l'indépendance et l'intégration. Les besoins humanitaires se rapportaient à l'alimentation, l'eau, les abris, la protection et les soins de santé. Objectifs humanitaires et progrès Le principal but d'ECHO consistait à continuer de soutenir l'aide apportée pendant plusieurs années à cette opération «de soins et de maintenance» attendu que cette crise prolongée ne figurait plus parmi les priorités des donateurs. Les objectifs du plan global 2002 d'ECHO pour la Tanzanie ont été atteints moyennant l'allocation de 27 millions d'euros à des partenaires internationaux tels que la FICR, le HCNUR, UNICEF et le PAM. Les ressources allouées à tous les partenaires ont été entièrement engagées. Un soutien a été apporté à des programmes relatifs à l'aide alimentaire, la logistique, l'eau, l'assainissement, la santé, la nutrition, les abris et la protection. Plus de 500 000 réfugiés ont bénéficié de cette intervention et ECHO a été le principal donateur du HCNUR dans le cadre du programme visant les réfugiés de Tanzanie. L'objectif du contrôle continu a également été atteint. Une attention particulière a été accordée au rapatriement des réfugiés burundais, qui a commencé en mars 2002, pour s'assurer du respect des principes humanitaires de sécurité, de dignité et de liberté de choix au cours de l'opération. Bien que 50 000 Burundais aient regagné leur pays (retours spontanés et facilités) au cours de l'année, la poursuite de la violence au Burundi et en RDC a entraîné de nouvelles arrivées de réfugiés en Tanzanie. En dépit du retour inattendu de la plupart des réfugiés rwandais à la fin de l'année 2002 (plus de 20 000), le nombre total de réfugiés recensés dans les camps sous contrôle du HCNUR, dans l'ouest du pays, a augmenté au cours de l'année. ECHO a protégé les groupes vulnérables par le biais de projets axés sur les enfants et tenant compte du genre. LRRD En 2002, des liens ont pu être établis pour certains projets moyennant une intervention au titre du programme spécial pour les zones abritant des réfugiés (22 millions d'euros, 1997-2003) et de l'article 73 de l'accord de Cotonou (ex-article 255, Lomé; quatre millions d'euros pour certains des domaines à long terme ayant trait à l'éducation, l'environnement, la santé et l'eau/assainissement dans les camps). En outre, un accord pourrait être souscrit concernant le transfert de certains projets d'aide alimentaire financés par ECHO à l'instrument d'intervention de sécurité alimentaire géré par la DG AIDCO. >EMPLACEMENT TABLE> 3.1.4. Afrique occidentale Sierra Leone - Guinée - Liberia Besoins humanitaires Les trois pays qui composent l'Union de la rivière Mano souffrent de la guerre et de troubles divers depuis douze ans. Les problèmes humanitaires de la région sont étroitement imbriqués et les événements survenant dans un pays ont souvent un impact direct sur les deux autres. En outre, on estime que 700 000 personnes ont été, à un moment ou à un autre, déplacées à l'intérieur de leur propre pays (500 000 en Sierra Leone, 250 000 au Liberia, 50 000 en Guinée). Le centre des tumultes s'est déplacé du Liberia au Sierra Leone. En Sierra Leone, on estime que 75 000 réfugiés sierra-leonais sont revenus au pays depuis la fin septembre 2000 (HCNUR). Parmi eux, 58 000 personnes ont toujours besoin d'aide humanitaire. Le programme de réinstallation de ces rapatriés a été considéré comme le principal défi du pays, relevant de la plus haute priorité humanitaire. La situation humanitaire en Guinée a été relativement stable malgré des périodes d'insécurité qui ont affecté la région forestière. Au début de l'année 2002, on dénombrait encore 180 000 réfugiés dans ce pays. Parmi ceux-ci, 65 000 vivaient dans des camps administrés par le HCR (50 000 Sierra-Leonais et 15 000 Libériens) tandis que 50 000 Sierra-Leonais et 65 000 Libériens vivaient en dehors des camps. Au Liberia, les personnes déplacées se trouvaient dans une situation extrêmement vulnérable. Le réseau social local, déjà épuisé par de nombreuses années de lutte et d'instabilité, ne pouvait pas assumer la nouvelle avalanche de 38 000 déplacés qui fuyaient la reprise des combats dans le comté de Lofa. Ces personnes déplacées se sont réfugiées dans des camps des comtés de Bong, Grand Cape Mount et Gbapolou. En outre, on estime à 35 000 le nombre de réfugiés sierra-leonais qui vivaient dans des camps au Liberia. Objectifs humanitaires et progrès Face à ces besoins humanitaires, ECHO a appliqué une approche régionale consistant en un plan global de 17 millions d'euros visant les quatre groupes de personnes se trouvant dans le besoin (réfugiés, rapatriés, déplacés et communautés d'accueil) à des niveaux de vulnérabilité différents. ECHO a aussi assuré une assistance intégrée (comprenant les soins de santé, l'eau et l'assainissement, la nutrition ainsi que des abris et des articles non alimentaires). L'Office a également participé aux travaux relatifs à la base de données humanitaires et au système d'information cartographique, à la distribution de denrées alimentaires et à la promotion des principes humanitaires essentiels. Les objectifs humanitaires de l'Office ont été atteints et les 17 millions d'euros entièrement versés. Les 21 partenaires, parmi lesquels se trouvaient des agences de l'ONU, des ONG internationales et le CICR, ont mis en oeuvre des projets dans les trois pays. En Sierra Leone, ECHO a contribué au fonctionnement de quatre hôpitaux de district et de cinquante-six unités de soins de santé primaires, au programme d'immunisation étendu à l'ensemble du pays et à une enquête visant à évaluer la résistance du paludisme à la chloroquine. En outre, plus d'une centaine de points d'eau ont été forés ou réhabilités et trois mille latrines ainsi que plus de cinquante zones de douche et de lessive ont été installées dans les camps de déplacés et de réfugiés. Des articles non alimentaires essentiels et du matériel de construction d'abris ont été distribués aux populations déracinées (par exemple, plus de 30 000 couvertures et matelas, 50 000 ustensiles de cuisine, des jerrycans, 30 000 savonnettes et 700 rouleaux de 200 m de feuilles de plastique). En Guinée, le financement d'ECHO a contribué à la prestation d'un programme intégré de soins de santé primaires et d'assainissement visant quelque 37 000 réfugiés des camps de Boréah, Nonah, Laïné et Kouankan. En outre, 75 puits et trois cents latrines ont été construits sur d'autres sites. De plus, des soins de santé primaires ont été dispensés à la population de la préfecture de Guéckédou (200 000 personnes) et environ 7 000 enfants et 500 femmes enceintes ont bénéficié d'une alimentation complémentaire. Enfin, suite à une épidémie de fièvre jaune à Conakry, ECHO a contribué à une campagne de vaccination d'urgence visant 1,5 million de personnes. Cette opération a été exécutée par l'Organisation mondiale de la santé. Au Liberia, les partenaires financés par ECHO ont nourri, dans des centres de nutrition thérapeutique, 150 enfants souffrant de malnutrition aiguë et mis en oeuvre un programme de lutte contre une épidémie de choléra menaçant 50 000 personnes. En outre, 10 points d'eau, 200 latrines et un nombre équivalent de zones de lessive ont été construits dans des camps de déplacés. Enfin, quelque 100 000 personnes vulnérables ont bénéficié du programme de protection du CICR. À la fin de l'année (20.12.2002), une enveloppe supplémentaire de 2 millions d'euros a été affectée à l'entreprise du HCNUR de rapatriement de réfugiés en Sierra Leone et à la prestation de services humanitaires de base aux réfugiés libériens en Sierra Leone. >EMPLACEMENT TABLE> LRRD Les activités d'ECHO en matière de LRRD en 2002 se sont principalement concentrées sur la préparation- avec la DG DEV et AIDCO - du lancement de deux programmes clés de réhabilitation et développement financés par la Commission, essentiels pour le LRRD en Sierra Leone: le programme de réinstallation et réintégration de 200 000 rapatriés et le programme de soutien du secteur sanitaire. Avec le lancement de ces deux programmes en novembre 2002, l'arrivée d'un assistant technique au ministère de la Santé et le recrutement d'un jeune expert chargé du LRRD à la délégation, la Commission a accompli d'importants progrès en Sierra Leone en matière de LRRD. En Guinée, ECHO a transféré à d'autres services de la Commission divers programmes de sécurité alimentaire sortant de son mandat de base. Depuis décembre 2002, la DG DEV et AIDCO ont assumé deux projets préalablement financés par ECHO (au titre des sixième et septième FED), un autre projet étant couvert par la ligne budgétaire de cofinancement des ONG. Au Liberia, la DG DEV/AIDCO et ECHO poursuivent une approche de continuum où les programmes des deux services se complètent mutuellement. La DG DEV et AIDCO continuent de financer des projets de post-urgence moyennant des fonds du huitième FED - art. 255 (25 millions d'euros sur 2 ans) dans les domaines de la santé, l'eau et la nutrition. ECHO complète cette contribution en s'occupant des personnes déracinées à et autour de Monrovia. Côte d'Ivoire À la suite de la tentative de coup d'État en Côte d'Ivoire en septembre 2002, une décision d'urgence de 1,5 million d'euros a été adoptée. Cette contribution était utilisée, et l'est toujours, pour soutenir diverses structures sanitaires. Elle permettra de fournir une ration alimentaire supplémentaire à des familles vulnérables. >EMPLACEMENT TABLE> 3.2. Balkans, NEI, Méditerranée du Sud 3.2.1. Balkans Serbie Besoins humanitaires En 2002, la situation globale de la Serbie se trouve en phase de post-crise. Néanmoins, des besoins critiques persistent, les circonstances ayant empiré en raison de l'aggravation de la pauvreté et de l'importance du nombre de réfugiés et de déplacés (377 000 et 187 000 respectivement). Objectifs humanitaires et progrès ECHO a continué à se retirer progressivement du pays tout en maintenant une opération non négligeable de 37,5 millions d'euros visant les besoins humanitaires immédiats des populations les plus vulnérables, principalement des réfugiés et des personnes déplacées à l'intérieur du pays. Les principaux objectifs des opérations d'ECHO en 2002 se sont orientés autour de trois axes: premièrement, la protection des conditions de vie de base des réfugiés vulnérables, des déplacés et de certaines personnes extrêmement vulnérables au cours de l'hiver 2002-2003. Deuxièmement, la consolidation et la conclusion des programmes d'ECHO dans les secteurs de la santé et de l'assistance psychosociale moyennant la fourniture de matériel médical de base et de services de réhabilitation assortis d'une formation. Troisièmement, la promotion de solutions durables pour les réfugiés pour maximiser leurs possibilités d'intégration. ECHO a aussi maintenu sa ligne de financement pour le rapatriement durable en Bosnie Herzégovine et en Croatie. Les futurs rapatriés ont pu aller se rendre compte de la situation sur place, recevoir une aide juridique et bénéficier de services de transport. Les deux décisions prises par ECHO pour la Serbie en 2002 (37,5 millions d'euros) ont fait l'objet de 47 contrats dont 25 sont déjà arrivés à terme. Des denrées alimentaires et des articles d'hygiène de base ont été fournis à quelque 115 000 personnes au cours de cette période. Un soutien a été apporté sous la forme de matériaux de construction et de dons en nature à 1 200 familles de réfugiés qui ont ainsi pu s'installer définitivement en Serbie. Actuellement, 150 autres réfugiés âgés extrêmement vulnérables sont en voie d'installation dans des centres de soins à long terme qui ont été réhabilitées. Près de 1 000 personnes ont pu aller en Croatie pour se rendre compte de la situation et décider si elles choisissent de retourner définitivement dans leur pays. Pour les déplacés, l'approvisionnement de 50 000 personnes en articles alimentaires et d'hygiène n'a jamais été interrompu. Un ensemble de 110 familles déplacées ont été conduites dans des installations privées et 51 centres collectifs ont été réhabilités. Au total, 98 000 cas sociaux extrêmement vulnérables ont reçu des articles d'hygiène ou été alimentés dans des centres de distribution de repas. Du matériel combustible a été distribué à 28 000 résidents de centres collectifs et cas vulnérables pour surmonter les rigueurs de l'hiver. L'aide de 6,5 millions d'euros apportée au secteur sanitaire s'est étendue à toute la population serbe grâce à un programme de portée nationale visant à soutenir le secteur de la santé primaire. L'accent a été mis en particulier sur la population de Roma pour garantir son inclusion dans les services de sécurité sociale. LRRD Dans tous les secteurs, des efforts ont été consentis pour soutenir le processus de LRRD en assurant la coordination avec les autorités nationales, les autres donateurs et l'agence européenne de reconstruction et avec les programmes de la Commission de rapatriement en Bosnie et en Croatie. Il est encore trop tôt pour apprécier les résultats du processus de LRRD soutenu par ECHO puisque de nombreux projets sont encore en cours. Les perspectives sont positives dans le secteur de la santé où l'AER a planifié d'allouer 9,5 millions d'euros en 2003 pour renforcer le secteur de la santé primaire. L'Agence envisage de soutenir le développement de la politique sanitaire. Cela impliquerait la participation de partenaires d'ECHO tels qu'UNICEF ou l'OMS qui assistent aussi le ministère de leurs conseils. D'autres opportunités d'activités génératrices de recettes et de formation professionnelle pourraient se présenter. En 2003, ECHO continuera à chercher des moyens de relier l'aide d'urgence à la réhabilitation et au développement. ARYM - Kosovo Besoins humanitaires Du point de vue humanitaire, les principaux besoins en ARYM/Kosovo en 2002 se rapportaient aux conséquences du conflit de 1999 et concernaient les réfugiés du Kosovo, les personnes déplacées, les rapatriés et d'autres résidents vulnérables des zones du conflit. Objectifs humanitaires et progrès ECHO a alloué 5,5 millions d'euros à l'ARYM/Kosovo en 2002 pour assurer une assistance de base aux déplacés, aux réfugiés, aux minorités et à d'autres groupes vulnérables et faciliter l'adoption de solutions durables ainsi que la transition vers des activités de développement structurelles. Dans l'ARYM, ECHO a contribué à satisfaire les besoins alimentaires de base des déplacés et des familles d'accueil, des résidents vulnérables dans les zones du conflit et des résidents des centres collectifs. Dans le secteur non alimentaire, des colis de produits d'hygiène ont été fournis aux familles d'accueil et du bois de chauffage distribué aux familles, écoles et postes de santé de la région du conflit. Les tâches de réhabilitation d'urgence d'écoles et de postes de santé et les interventions dans les domaines de l'eau et de l'assainissement se sont poursuivies en 2002. Dans le secteur social, Tetovo, Kumanovo et Skopje ont bénéficié de services communautaires et de mesures visant à instaurer un climat de confiance. En collaboration avec le HCNUR, ECHO a cherché des solutions plus durables telles que le rapatriement, la défense, l'intégration locale pour les réfugiés du Kosovo qui restent dans l'ARYM et dont le nombre dépasse légèrement 3 000. En 2002, 13 projets étaient en cours dans l'ARYM, exécutés par 9 partenaires. Parmi les bénéficiaires, 3 500 réfugiés, 14 000 déplacés et 5 500 familles représentant des cas sociaux ont été recensés. En outre, 2 500 agriculteurs ont reçu des semences et des aliments pour animaux. Parmi la population locale, 40 000 personnes ont bénéficié de projets relatifs à l'eau et à l'assainissement. Les projets en cours dans le domaine des services communautaires (maladies mentales, assistance sociale aux enfants, adoption, etc.) ont profité à 40 000 personnes environ. Douze projets ont été menés à terme et le treizième devrait se conclure en juin 2003. Bien qu'ECHO se soit retiré du Kosovo à la fin de l'année 2001, les besoins des minorités (quelque 150 000 personnes) étaient tellement importants qu'un soutien additionnel (protection et assistance matérielle) a été canalisé par le biais du HCNUR en 2002. Le projet du HCNUR a pu être mené à terme. LRRD Dans l'ARYM, le processus de LRRD s'avère plus complexe que dans d'autres pays car la plupart des instruments se rapportent non pas à un développement de base mais à des réformes institutionnelles pour préparer le pays au processus d'association et de stabilisation. Néanmoins, ECHO s'est efforcé de renforcer le LRRD dans plusieurs secteurs. Dans le domaine social, les 23 centres «Babylone» pour l'enfance et la jeunesse fondés par ECHO, qui ont réuni des enfants (et parents) de diverses provenances ethniques, ont été transférés à la Banque mondiale. Dans ce même secteur, le soutien d'ECHO aux familles représentant des cas sociaux s'est prolongé en 2002 en l'attente des résultats des réformes sociales nationales qui ont été finalement annoncées par le ministère du Travail et de la Politique sociale début 2003. ECHO a consenti d'importants investissements dans le secteur de l'eau et de l'assainissement dans l'ARYM et le dernier projet dans ce domaine a eu trait à l'élaboration d'une base de données détaillant tous les projets d'ECHO. Ces projets ont été développés en pensant au long terme et la base de données a été bien accueillie par le gouvernement et les autorités locales. Elle pourrait aider l'AER à préparer de futurs programmes dans ce secteur. >EMPLACEMENT TABLE> 3.2.2. Nouveaux États indépendants (NEI) Tchétchénie, Ingouchie et Daghestan Besoins humanitaires Trois ans après le début de la deuxième guerre en Tchétchénie, le conflit se poursuivait et aucune solution politique n'était en vue. Si la phase initiale des bombardements intenses a fait place à un conflit moins violent, on recensait encore plus de 80 000 membres des forces fédérales en Tchétchénie en 2002 et les attaques régulières des rebelles ne faiblissaient pas. La situation était encore marquée par de très graves violations des droits de l'homme et du droit humanitaire et la population civile restait la principale victime du conflit. Dans un contexte d'insécurité permanente où toutes les familles tchétchènes ont été affectées par le conflit, de très nombreuses familles tchétchènes étaient encore déplacées dans les républiques limitrophes de l'Ingouchie et du Daghestan ainsi que dans le reste de la Fédération russe. Malgré les pressions croissantes exercées sur les familles déplacées en Ingouchie pour rentrer en Tchétchénie et la fermeture de l'un des camps de tentes en novembre, il restait encore quelque 100 000 déplacés dans l'Ingouchie et 5 à 10 000 au Daghestan. Objectifs humanitaires et progrès Attendu que la situation humanitaire ne s'était améliorée ni en Tchétchénie ni en Ingouchie ni au Daghestan et que les déplacés, qui avaient épuisé leurs capacités de faire face à la situation, étaient encore plus vulnérables, ECHO a continué à soutenir les déplacés et la population tchétchène. Les fonds (28 millions d'euros) ont été distribués entre la Tchétchénie (plus de 60% du total), l'Ingouchie (environ 35%) et le Daghestan (moins de 5%). En Tchétchénie, ECHO a continué de financer l'approvisionnement en eau de Grozny, la distribution d'aliments de base dans toutes les régions tchétchènes, la fourniture gratuite de médicaments aux hôpitaux, l'aide prêtée aux services de chirurgie et de traumatologie de plusieurs hôpitaux et la réhabilitation d'un atelier de prothèse à Grozny. L'Office a également aidé quatre hôpitaux pour enfants, aménagé des espaces pour enfants à Grozny et soutenu des activités de sensibilisation aux mines. En Ingouchie, ECHO a défendu le droit des déplacés de rester sur place tant que l'instabilité en Tchétchénie les empêchait d'y rentrer en toute sécurité. En conséquence, il a continué à leur apporter un soutien substantiel. Les fonds ont été appliqués: à l'amélioration des abris, en remplaçant d'abord les tentes complètement usées puis en essayant de construire des baraques pour loger les déplacés sans abri; à l'amélioration des installations d'eau et d'assainissement dans les camps et les colonies spontanées; à la distribution d'articles non alimentaires essentiels (matériel de couchage, vêtements et articles d'hygiène); à l'organisation de l'éducation primaire et de jardins d'enfants; au soutien médical et psychosocial, notamment des mères et des enfants; à l'organisation d'activités de formation professionnelle destinées en particulier aux jeunes; à la protection de la population, notamment par des conseils juridiques, un soutien aux déplacés et la défense des droits des déplacés et de la population locale en Tchétchénie. Au Daghestan, les fonds destinés par ECHO au soutien des déplacés de Tchétchénie ont été appliqués à la distribution d'aliments de base, au soutien médical d'un hôpital et à l'amélioration des installations d'eau et d'assainissement des colonies spontanées. En raison du niveau d'insécurité en Tchétchénie et du manque croissant de sûreté en Ingouchie et au Daghestan, les partenaires d'ECHO n'ont pu, comme dans le passé, que contrôler à distance les activités entreprises. L'accès en Tchétchénie est devenu de plus en plus problématique du fait du nombre croissant d'obstacles à la fourniture de l'aide dressés par les autorités fédérales et locales. En outre, de nouvelles restrictions ont été imposées au travail des agences humanitaires en Ingouchie où les autorités ont essayé d'interdire aux partenaires de remplacer des tentes dans les camps ou de construire de nouveaux abris pour les déplacés. L'accès aux camps a été problématique pendant un certain temps et la sécurité globale s'est détériorée en Ingouchie à la fin de l'année. Au Daghestan, l'enlèvement du responsable de la mission de MSF le 12 août a provoqué la suspension de toutes les activités de cet organisme tant au Daghestan qu'en Tchétchénie. En 2002, 17 partenaires ont mis en oeuvre des opérations financées par ECHO; quarante-cinq opérations ont été terminées, une suspendue et soixante et un nouveaux contrats ont été lancés. Quelque 60 000 déplacés et personnes vulnérables ont reçu une assistance médicale en Tchétchénie, au Daghestan et en Ingouchie. Le principal secteur d'intervention est resté celui de la distribution alimentaire. Une aide alimentaire de base a été fournie à environ 220 000 déplacés et personnes vulnérables en Tchétchénie et au Daghestan. Des aliments spécifiques ont été distribués à 1 000 enfants de 6 à 24 mois en Ingouchie et des repas chauds quotidiens à 45 000 écoliers en Tchétchénie. Quelque 800 nouvelles tentes ont été montées et 170 baraques ont été construites pour abriter des personnes vivant dans des camps de tentes ou dans des colonies spontanées en Ingouchie. Des articles de secours essentiels ont été distribués à 20 000 familles de déplacés en Ingouchie (matériel de couchage et articles d'hygiène, bois de chauffage) et à 30 000 enfants déplacés en Ingouchie et en Tchétchénie (vêtements). Un groupe de 1 000 jeunes déplacés en Ingouchie a bénéficié d'activités de soutien psychosocial et d'un complément de formation spécialisée et professionnelle. Les conditions d'eau et d'assainissement ont été améliorées en Ingouchie (20 000 déplacés) et l'accès à l'eau potable a été assuré à tous les résidents de Grozny (100 000), l'accent ayant été mis sur les écoles et les installations sanitaires. En Ingouchie, en Tchétchénie et au Daghestan, 210 000 personnes (notamment des enfants) ont bénéficié d'une formation visant à les sensibiliser aux mines. ECHO a aussi contribué au fonctionnement d'espaces pour enfants concernant environ 1 000 enfants en Tchétchénie et en Ingouchie. En outre, un certain nombre de personnes déplacées, rapatriés et résidents dans tout le nord du Caucase ont profité d'activités de protection financées par ECHO, notamment de conseils juridiques. LRRD La situation humanitaire n'a pas permis à ECHO de poursuivre le processus de LRRD en 2002. >EMPLACEMENT TABLE> Tadjikistan Besoins humanitaires L'année 2002 a vu le retour à une pluviométrie presque normale après trois années de grande sécheresse. Néanmoins, les effets de la sécheresse ont continué de se faire sentir dans tout le pays. Plus du quart des 6,3 millions d'habitants nécessitait une aide alimentaire d'urgence et les niveaux de malnutrition des enfants restaient inacceptables. Plus de la moitié de la population n'avait pas accès à l'eau potable et le gouvernement n'a pas pu fournir le matériel médical de base suffisant pour affronter une forte incidence de maladies. Objectifs humanitaires et progrès Pour la première fois depuis plusieurs années, une décision urgente de financement n'a pas été requise. Un plan global de 10 millions d'euros sur 12 mois a été adopté le 30 avril 2002. Le programme visait trois objectifs spécifiques. Le premier était de contribuer à satisfaire, dans toute la mesure du possible, des besoins alimentaires de base immédiats tout en renforçant la sécurité alimentaire des ménages les plus vulnérables. Le deuxième visait à réduire la morbidité et la mortalité en facilitant un meilleur accès aux soins de santé primaires, en réagissant efficacement aux épidémies de maladies infectieuses et en promouvant la sensibilisation des communautés à la santé. Enfin, il fallait accroître l'accès à l'eau potable tout en encourageant la population à utiliser l'eau de façon adéquate pour réduire l'incidence des maladies hydriques. Toutes les régions du pays ont été couvertes mais l'accent a été mis sur la région ayant le plus souffert de la sécheresse, la province de Khatlon dans le sud-ouest. Quelque 55 000 personnes ont reçu une aide alimentaire (dont 15 000 enfants mal-nourris), tandis que 27 000 ménages ruraux ont bénéficié de projets de sécurité alimentaire à court terme. L'accès à l'eau potable a été amélioré pour 250 000 personnes tandis que toute la population a bénéficié d'un meilleur accès aux soins de santé primaires. Dix-sept conventions de subventions ont été signées avec 14 partenaires. Aucun problème majeur n'a été rencontré et les 17 opérations ont été entièrement exécutées ou sont sur le point de prendre fin. LRRD En 2002, d'autres instruments de financement de la Commission ont pris des dispositions pour relancer des activités au Tadjikistan après plusieurs années d'absence. Les opérations commenceront à être exécutées fin 2003 / début 2004. ECHO a intensifié les contacts avec d'autres services de la Commission et avec d'autres donateurs pour promouvoir le processus de LRRD. >EMPLACEMENT TABLE> Géorgie et Arménie Dans le sud du Caucase, malgré une réduction de l'aide en 2001, ECHO est venu en aide aux personnes affectées une fois de plus par la sécheresse en Géorgie et en Arménie, et a de nouveau assisté les Géorgiens les plus vulnérables, principalement près de Abkhazia. >EMPLACEMENT TABLE> 3.2.3. Méditerranée du Sud et Moyen-Orient Algérie (Sahara occidental) Besoins humanitaires 155 000 réfugiés sahraouis vivent - depuis 1975 pour certains d'entre eux - dans le désert du sud-ouest de l'Algérie. Ils sont victimes d'une crise oubliée et de la lassitude des donateurs. Leurs propres ressources sont très limitées et ils dépendent en grande mesure de l'aide internationale. Ils ont principalement besoin de produits alimentaires, de base et complémentaires. Les soins de santé, les abris et les vêtements constituent également d'autres besoins importants. Objectifs humanitaires et progrès: Dans le droit fil de sa stratégie de couvrir les crises oubliées, ECHO a apporté 14,34 millions d'euros à un plan global, devenant par là le premier fournisseur d'aide aux réfugiés sahraouis. L'objectif d'assurer la stabilité et la diversité du panier alimentaire a pu être atteint en consolidant le stock de sécurité de produits alimentaires de base, créé en juillet 2001. L'utilisation du stock au cours de la mise en oeuvre du plan global 2002 a permis d'assurer tous les mois (à l'exception du mois de septembre) une ration de 2 100 calories par jour et par personne conforme au niveau recommandé par l'OMS. Dans le cadre du plan global 2002, 1 000 tonnes de riz, 1 727,35 tonnes d'orge et 517 tonnes de lentilles ont déjà été distribués. Les produits alimentaires complémentaires distribués, à savoir 1 437,65 tonnes de lait en poudre, 408 tonnes de viande de chameau, 609 tonnes de dattes et 343 tonnes de légumes et de fruits frais, ont aussi permis d'assurer l'équilibre du panier alimentaire. En sus des 5 000 tonnes de produits susmentionnés, 8 777 tonnes de produits alimentaires de base et complémentaires seront aussi fournies en 2003 au titre du plan global 2002. Elles couvriront les besoins alimentaires de base jusqu'à la mise en oeuvre du plan global 2003. L'aide d'ECHO a été distribuée par 6 partenaires. La gestion de cette aide s'est améliorée par rapport aux années précédentes. Mais l'Office, qui n'est pas encore totalement satisfait de la qualité du contrôle, a recommandé à ses partenaires des bonnes pratiques de contrôle. ECHO effectuera un audit des opérations début 2003. LRRD Le Sahara occidental étant une crise oubliée, les donateurs ont montré peu d'intérêt en 2002 pour une intervention et pour le processus de LRRD. >EMPLACEMENT TABLE> Territoires palestiniens, Jordanie, Liban Besoins humanitaires La crise humanitaire provoquée par la naissance de la deuxième Intifada en septembre 2002 a progressivement empiré. Le couvre-feu et la restriction des déplacements ont contribué à porter le taux de chômage à 53% et conduit quelque deux millions de personnes, soit 60% de la population palestinienne, à vivre au-dessous du seuil de pauvreté de 2 euros par jour. Environ 1,9 million de personnes ont reçu une aide alimentaire pour atténuer le recul, de 25 à 30%, de la consommation alimentaire réelle par habitant. Le manque de médicaments, le refus d'accès aux installations sanitaires et les restrictions financières ont réduit l'efficacité du secteur sanitaire. Le besoin de soutien psychologique, spécialement pour les enfants, a augmenté considérablement. L'accès régulier à de l'eau salubre est devenu un problème quotidien. Les Palestiniens vulnérables vivant en Jordanie, au Liban et en Syrie ont aussi été indirectement affectés par la crise. Objectifs humanitaires et progrès ECHO a réagi à cette urgence humanitaire en adoptant cinq décisions totalisant 35 millions d'euros, plus du double du montant prévu initialement. ECHO a financé des opérations dans tous les secteurs clés affectés par la crise: santé, nutrition, problèmes psychosociaux; eau et assainissement; alimentation; logement et réhabilitation. ECHO a également soutenu des opportunités d'emploi et de petites activités rentables ainsi que les interventions de protection du CICR et son programme de bons urbains. Enfin, ECHO a appuyé les efforts de défense humanitaire de l'organisme de coordination de l'ONU, OCHA. Près de 300 000 personnes, habitant principalement des zones rurales et des villages isolés, ont bénéficié de projets financés par ECHO visant leur approvisionnement en eau potable. Environ 1,3 million de personnes ont été assistées dans le domaine de la santé. Des activités génératrices de revenus ont été déployées en faveur de quelque 10 000 personnes et l'assistance alimentaire a touché 151 280 personnes dont 6 145 enfants mal-nourris de moins de 5 ans et des femmes allaitantes. Un soutien psychosocial a été apporté à 53 200 personnes et 558 abris ont été réparés. Hors des Territoires palestiniens, les abris de 331 familles ont été réhabilités dans des camps de réfugiés palestiniens sous contrôle de l'UNRWA en Jordanie (75), au Liban (115) et en Syrie (141) au profit de plus de 1 500 personnes. ECHO a également financé des opérations dans le secteur de l'eau et de l'assainissement en faveur des réfugiés palestiniens les plus vulnérables au Liban parmi lesquels se trouvaient quelque 40 000 réfugiés non recensés vivant dans des camps et colonies spontanés. Sur les Territoires palestiniens, les obstacles à la circulation des personnes et des marchandises érigés par les forces de défense israéliennes ont aussi entravé l'exécution des opérations humanitaires et les déplacements du personnel humanitaire. Les contrats de certaines opérations financées par ECHO ont dû être modifiés ou prorogés, mais aucun d'entre eux n'a été annulé. Au Liban, un projet d'eau et d'assainissement en faveur des réfugiés palestiniens a été abandonné en raison de problèmes avec les autorités locales. LRRD Bien qu'aucune activité n'ait été transférée à d'autres instruments financiers de la Communauté, il existe trois domaines où les synergies sont évidentes en termes de LRRD: l'alimentation, la santé et les activités visant la création d'emploi. Dans le secteur alimentaire, alors qu'ECHO s'occupe des besoins urgents d'un groupe ciblé de personnes, le programme de sécurité alimentaire de l'UE a pour principaux objectifs de contribuer au renforcement à long terme du cadre institutionnel, de développer les infrastructures rurales et les services agricoles, et d'instaurer un système d'information sur la sécurité alimentaire. Dans le secteur de la santé, les opérations financées par ECHO sont coordonnées avec le soutien plus ample apporté par l'assistance communautaire aux Territoires palestiniens occupés. Ce soutien embrasse une révision globale du secteur de la santé, l'aide offerte au ministère palestinien de la Santé et à certains hôpitaux à l'est de Jérusalem, ainsi que la gestion et la planification des hôpitaux. En ce qui concerne les activités de création d'emploi et d'activités rémunératrices, l'expérience positive d'ECHO a été prise en compte pour élaborer le projet de document de stratégie par pays pour la Bande de Gaza et la Cisjordanie. L'objectif est de soulager les besoins sociaux en mettant des instruments financiers à la disposition d'activités allant au-delà du secours purement humanitaire et à court terme offert par ECHO. >EMPLACEMENT TABLE> Yémen Besoins humanitaires Le Yémen est l'un des 25 pays les plus pauvres du monde. Il doit encore affronter les conséquences de la guerre civile de 1994 qui a opposé le nord au sud. La population du Yémen, principalement rurale, continue d'être victime des tensions tribales et des catastrophes naturelles. On estime qu'en 2002 25% à peine de la population avait accès aux services de santé et que seuls 69% des habitants disposaient d'eau potable. Objectifs humanitaires et progrès Les objectifs essentiels d'ECHO au Yémen consistaient à améliorer la situation sanitaire des personnes vivant dans des zones isolées, privées de soins de santé primaires et d'eau potable. En 2002, dans l'île de Socotra, 17 sources ont été reliées aux villages voisins moyennant des canalisations, la construction de 5 réservoirs de captage et la fourniture de 20 réservoirs pour séparer les eaux destinées à la consommation humaine des eaux destinées à la consommation animale. Cette initiative a permis de mettre sur pied un réseau de distribution d'eau pour 55 villages et de faciliter l'accès à l'eau de plus de 11 000 personnes. Sur la même île, 5 pistes ont été réhabilitées pour améliorer l'accès aux services de base de 7 000 personnes. Dans la région de Dhala, 65 000 personnes vivant dans des zones rurales retirées ont pu accéder à de meilleurs services de santé et à l'eau. Dans la région de Taez, 50 000 personnes vulnérables de la communauté d'Akhadam ont été réinstallées dans une zone moins dangereuse. En outre, en décembre 2002, une nouvelle enveloppe de 1,59 million d'euros a été octroyée au Yémen pour rétablir l'accès à l'eau potable de 25 500 personnes et pour faciliter l'accès aux soins de santé de 162 000 personnes en 2003. LRRD En 2002, ECHO a identifié le Yémen comme une crise oubliée. Le manque d'intérêt des donateurs n'a pas permis de transférer les activités humanitaires à des instruments d'intervention à plus long terme. >EMPLACEMENT TABLE> 3.3. Asie et Amérique latine 3.3.1. Asie Afghanistan Besoins humanitaires En 2002, la crise de l'Afghanistan a été le principal défi en Asie. À partir du printemps, le pays a dû faire face à un retour de réfugiés d'une ampleur jamais égalée. Défiant toutes les prévisions, près de deux millions de ses ressortissants sont revenus du Pakistan et d'Iran, et un demi-million de personnes déplacées dans le pays sont rentrées dans leur région d'origine. Vingt ans de guerre ont ravagé les lieux: les maisons sont détruites ou inhabitables, les champs en friche et les infrastructures les plus élémentaires manquent. Objectifs humanitaires et progrès Une première enveloppe de 35 millions d'euros a été consacrée aux besoins humanitaires les plus urgents et à aider les réfugiés afghans dans les pays voisins. Au fur et à mesure que l'ampleur du retour des réfugiés se dessinait, ECHO a consacré progressivement davantage de fonds à la région. Au total, 73 millions d'euros ont été alloués, plus du double du chiffre initial. Les priorités d'ECHO, qui ont également évolué en fonction de la situation, se sont finalement orientées autour de trois axes principaux. Premièrement, s'assurer de la viabilité du retour et, de ce fait, éviter de nouveaux déplacements. L'aide s'est concrétisée par la construction d'abris, de latrines et de réseaux d'adduction d'eau; par des interventions sanitaires d'urgence; par la distribution de semences et de fournitures non alimentaires de base telles que des couvertures et du combustible; et par la mise en place d'activités génératrices de revenus. Deuxièmement, l'aide humanitaire apportée aux victimes d'une grave sécheresse sévissant pour la quatrième année consécutive a contribué à sauver leur vie et à éviter leur départ de la région. Ces victimes ont bénéficié d'un approvisionnement en eau potable, de systèmes d'irrigation, de soins de santé primaires et d'un soutien nutritionnel. Des projets financés par ECHO ont permis de construire et de réparer 1 500 puits. Troisièmement, pour les populations encore réfugiées dans les pays voisins, des mesures ont été prises pour créer des installations sanitaires et d'adduction d'eau, et fournir des soins de santé. En 2002, ECHO a travaillé avec plus de 40 partenaires et soutenu des projets qui ont aidé 400 000 Afghans à surmonter leurs problèmes de logement. Ces projets ont représenté d'importantes opportunités d'emploi et permis à de nombreuses personnes de survivre grâce à l'obtention de revenus et de denrées alimentaires - au total, 4,5 millions de journées-hommes de travail ont été financées. C'est ainsi que 1 500 km de routes, 300 km de canaux d'irrigation, 13 écoles, 10 cliniques, 1 hôpital et 235 caniveaux et ponts ont pu être réparés en Afghanistan. Une attention particulière a été accordée à la fin de l'année aux populations vulnérables pour les aider à surmonter les rigueurs de l'hiver. Plus d'un million de personnes ont bénéficié de couvertures, de combustible et d'autres articles essentiels non alimentaires. En janvier 2001, lorsque le pays venait de se rouvrir après la chute des Talibans, ECHO a pu également inaugurer un bureau à Kabul et être opérationnel bien avant la plupart des autres donateurs. LRRD En 2002, les principaux projets communautaires de reconstruction et de développement ont commencé à devenir opérationnels en Afghanistan. Le processus de LRRD est bien avancé et la coordination opérationnelle a commencé tant à l'échelon sectoriel que régional. Le principal événement concret de 2002 a été la passation de projets sanitaires aux instruments de développement gérés par la DG AIDCO. Une importante composante sanitaire fait partie du Programme indicatif national pour l'Afghanistan de la Commission en 2003. Le second événement concerne la réintégration des rapatriés. ECHO traite toutes les questions humanitaires allant du rapatriement aux abris tandis qu'AIDCO s'occupe de l'assistance à long terme moyennant des actions de récupération des zones rurales. >EMPLACEMENT TABLE> Irak Besoins humanitaires Après deux conflits de grande envergure - la guerre avec l'Iran et la guerre du Golfe - et dix années de rigoureuses sanctions internationales, un pays autrefois prospère est tombé en ruines. Même avant l'intervention militaire conduite par les États-Unis en Irak, les besoins humanitaires du pays étaient bouleversants. Un enfant sur huit meurt avant l'âge de cinq ans, 20% des enfants de moins de cinq ans ont un poids inférieur à la normale et un enfant sur douze souffre de malnutrition. Objectifs humanitaires et progrès Même avant la guerre en Irak, ECHO avait été pendant un certain temps le premier donateur d'aide humanitaire internationale avec une contribution supérieure à 150 millions d'euros depuis 1992. En 2002, 13 millions d'euros ont été apportés pour soulager les souffrances du peuple irakien, complétant ainsi le programme « Pétrole contre nourriture » des Nations unies qui permet au gouvernement irakien de vendre du pétrole en échange de denrées alimentaires et autres approvisionnements essentiels. ECHO a principalement mis l'accent sur la fourniture de soins de santé, d'eau potable et de structures sanitaires dans le centre et le sud du pays, où les besoins étaient les plus urgents, atteignant près de 7 millions d'Irakiens (dont la moitié est constituée d'enfants). À la fin de l'année 2002, la plupart des opérations financées par ECHO, mises en oeuvre par 9 partenaires, étaient encore en cours et la majorité avait atteint bon degré d'avancement. Les fonds d'ECHO ont permis de vacciner 95% des enfants irakiens de moins de 5 ans contre la poliomyélite et de réhabiliter entièrement 25 écoles primaires inondées. En ce qui concerne la santé, le matériel fourni au seul hôpital pédiatrique au nord de l'Irak a permis d'y créer une unité post-chirurgicale. La réhabilitation de 8 centres antituberculeux et du Centre national du sang de Bagdad était pratiquement terminée à la fin de l'année tandis que les travaux en cours dans divers hôpitaux et centres de soins primaires dans le centre et le sud du pays avaient bien avancé. Dans le domaine de l'eau et de l'assainissement, le travail de réhabilitation a commencé par deux stations d'épuration à Bagdad, plusieurs usines de traitement des eaux, des unités compactes d'épuration et l'installation de réseaux d'adduction d'eau dans plusieurs villes. LRRD La situation politique n'a pas permis à ECHO de poursuivre le processus de LRRD en 2002. >EMPLACEMENT TABLE> Corée du Nord Besoins humanitaires En 2002, la troisième grande crise humanitaire en Asie s'est produite en Corée du Nord. Ce pays a connu au fil de la dernière décennie une détérioration progressive de sa situation économique et sociale. Les approvisionnements de nourriture, d'eau et de médicaments ont très fortement diminué, ce qui s'est traduit par une importante propagation de la malnutrition et des épidémies de maladies évitables, parmi les enfants surtout. Selon UNICEF, 21% des enfants sont en deçà du poids correspondant à leur âge, 42% souffrent de malnutrition chronique et 9% de malnutrition aiguë. Le travail des agences humanitaires sur le terrain n'a pas été facile mais les conditions opérationnelles se sont améliorées progressivement et un dialogue s'est instauré avec le gouvernement pour que ces agences puissent accéder plus facilement aux bénéficiaires, contrôler les projets, mener des enquêtes et identifier les groupes les plus vulnérables. Objectifs humanitaires et progrès ECHO est le premier donateur humanitaire en Corée du Nord. En 2002, il a fourni un soutien nutritionnel et équipé 1 762 centres de santé en matériel et médicaments dans les régions du pays qui en avaient le plus besoin tandis que 250 000 personnes ont bénéficié d'améliorations des systèmes d'eau et d'assainissement. Une aide d'urgence a également été apportée pour répondre aux besoins immédiats de 22 500 personnes environ suite aux dommages considérables provoqués par les inondations estivales dans l'ouest du pays. Sur les 21 millions d'euros qui ont été alloués à la Corée du Nord, 9,5 millions ont été canalisés par le Programme alimentaire mondial vers la fin de l'année pour apporter une aide alimentaire d'urgence suite au retrait des fonds que les États-Unis apportaient à la Corée du Nord dans le cadre du PAM. Cette action a permis de fournir 47 000 tonnes de blé, sauvant ainsi la vie de 2 millions de femmes, enfants et personnes très vulnérables. LRRD La situation politique n'a pas permis à ECHO de poursuivre le processus de LRRD en 2002. >EMPLACEMENT TABLE> Sri Lanka Besoins humanitaires Le cessez-le-feu signé en février entre le gouvernement et les séparatistes tamouls a apporté un nouvel espoir de paix au pays et permis à 230 000 personnes déplacées par la guerre civile de revenir dans leur région d'origine. De retour dans des villes et des villages où les infrastructures de logement, eau et assainissement ont été détruites, les familles ne peuvent pas subvenir à leurs besoins alimentaires. L'accès aux terres agricoles, pas toujours disponibles et parfois semées de mines, représente le principal problème des rapatriés. En outre, le nord et l'est du pays manquent de professionnels de la santé et de fournitures médicales. Objectifs humanitaires et progrès La dotation initiale d'ECHO, de 4 millions d'euros, a été portée à 8,4 millions pour soutenir le flux constant de rapatriés. Pour les aider à s'établir dans leurs régions d'origine, ECHO a financé des programmes intégrés et fourni des articles de secours non alimentaires à 12 000 familles vulnérables de rapatriés. Par ailleurs, 650 abris ont été construits, 350 puits et 300 latrines réhabilités ou construits et 6 bassins d'irrigation rénovés. Ces schémas multisectoriels, fortement axés sur la sécurité alimentaire, ont assuré la distribution, à 9 200 exploitants agricoles et artisans ainsi qu'à 500 pêcheurs, de kits contenant du matériel pour faciliter leur reprise du travail comme des semences, des engrais, des volailles, de l'outillage agricole et professionnel ainsi que des filets de pêche. Pour contribuer à gérer le problème d'un nombre estimé à un million de mines non explosées disséminées dans les anciennes zones de combat, ECHO a participé au financement de campagnes de sensibilisation aux mines, de recherche et de démarcation des mines, au bénéfice de 610 000 personnes. Les résultats des études sur les mines seront disponibles début 2003 et le nombre de victimes des mines en 2002, évalué à un millier, bien qu'encore trop élevé, est comparable à celui des années précédentes malgré le retour en masse des déplacés. À la fin de l'année, ECHO a également décidé de financer des travaux de déminage devant être exécutés en 2003. ECHO a également financé, jusqu'en août 2002, une liaison maritime avec la péninsule de Jaffna qui a permis d'acheminer plus de 300 tonnes de fournitures médicales et autres vers la population de la péninsule qui était littéralement coupée du reste du pays. Le bateau a également transporté 1 500 personnes gravement malades vers des endroits où un traitement approprié pouvait leur être dispensé. LRRD Le départ progressif d'ECHO doit être préparé dans certains secteurs. Le déminage, en particulier, devrait être assuré par RELEX/AIDCO à partir de la fin 2003. Les projets sanitaires seront soutenus par RELEX/AIDCO en 2004 et 2005. Des abris permanents seront construits via un fonds de reconstruction pour le nord et l'est du pays, géré par la Banque mondiale au nom du gouvernement et RELEX/AIDCO y contribuera à la fin de l'année 2003. Les intrants et le matériel agricoles ainsi que l'eau et l'assainissement seront fournis par RELEX/AIDCO en 2004 et 2005. >EMPLACEMENT TABLE> Inde Besoins humanitaires ECHO s'est concentré sur des domaines spécifiques où d'autres donateurs sont absents. Les activités financées ont visé, en particulier, à aider les réfugiés Sri Lankais des camps au Tamil Nadu, au sud du pays, et les victimes de la sécheresse au Rajasthan, le deuxième État le plus pauvre de l'Inde. ECHO est aussi intervenu dans deux catastrophes d'origine humaine largement oubliées: les violences dans l'état du Gujarat et le vieux conflit du Cachemire. Objectifs humanitaires et progrès ECHO a financé l'achat et la distribution de 38 tonnes de denrées nutritionnelles destinées à 2 200 femmes enceintes et allaitantes et 830 enfants de moins de cinq ans vivant dans des camps de réfugiés Sri Lankais au Tamil Nadu. Au Gujarat, 180 tonnes de riz, de légumes secs et d'huile ont été distribuées à 50 000 déplacés. Des abris et des activités éducatives ont aussi été offerts à 35 000 femmes et enfants victimes des actes violents de mars 2002. Au Cachemire, quelque 100 000 personnes affectées par le conflit, notamment des enfants, bénéficient actuellement d'un soutien psychosocial et d'une protection. Au total, 5 millions d'euros ont été alloués, comprenant une décision prise en décembre pour soulager les effets de la sécheresse qui sévit, pour la quatrième année consécutive, au Rajasthan. Dans cet État, des mesures sont prises pour atténuer les effets des futures sécheresses; plus de 100 000 personnes bénéficieront en 2003 d'eau potable et 350 000 personnes participeront à des programmes qui leur permettront d'obtenir de la nourriture et de l'argent en échange de leur travail. LRRD Il n'existe actuellement aucun projet de développement approprié permettant d'envisager un transfert d'activités. >EMPLACEMENT TABLE> Népal Besoins humanitaires Au sud-est du Népal, 100 000 réfugiés bhoutanais, confinés dans des camps, rejetés et par le Népal et par le Bhoutan, ne survivent que grâce aux rations acheminées par le biais du Programme alimentaire mondial. L'intensification du vieux conflit interne entre les forces gouvernementales et les rebelles maoïstes a entraîné d'importants besoins dans un pays déjà pauvre en ressources, même avant le début du conflit. Objectifs humanitaires et progrès En 2002, les activités d'ECHO ont augmenté et 3,7 millions d'euros ont été alloués. Un soutien continu a été assuré moyennant la fourniture de 5 600 tonnes de riz, de légumes secs, de lentilles, de pois, d'huile et de sel aux réfugiés bhoutanais. Pour la première fois, des fonds ont aussi été dégagés pour aider les populations touchées par la guerre civile, l'accent ayant été mis sur des activités destinées à protéger les populations contre le harcèlement et l'intimidation, le rétablissement des contacts familiaux et la prestation de soins de santé primaires. LRRD Il n'existe actuellement aucun projet de développement approprié permettant d'envisager un transfert d'activités. >EMPLACEMENT TABLE> Birmanie/Myanmar et Thaïlande Besoins humanitaires La Birmanie/Myanmar est une crise avec des besoins humanitaires oubliés en Asie, tout comme le sont les réfugiés birmans qui ont traversé la frontière pour se rendre en Thaïlande. En 2002, la présence d'ECHO dans ces régions s'est intensifiée et 9,0 millions d'euros ont été alloués. Les énormes besoins humanitaires de la Birmanie/du Myanmar sont bien connus mais les restrictions imposées par le gouvernement ne permettent pas de les évaluer avec précision. Il existe actuellement 134 000 réfugiés birmans dans des camps le long de la frontière thaïlandaise, soit près de 50% de plus qu'il y a sept ans. Objectifs humanitaires et progrès Malgré les contraintes imposées par le gouvernement birman, d'importants projets ont été financés pour lutter contre le paludisme moyennant la fourniture de médicaments à environ 1,5 million de personnes dans le sud-est, le nord-est et le sud du pays. Les systèmes d'eau et d'assainissement ont aussi été améliorés à l'est de l'État de Rakhine, la zone sèche au centre du pays, et dans la circonscription de Rangoon. Dans les camps de réfugiés de Thaïlande, ECHO a continué d'apporter son aide en fournissant des vivres à 60 000 réfugiés vivant dans deux des camps de Karen, en améliorant les infrastructures sanitaires, en participant à des activités relatives à l'immunisation, à la formation dans les domaines de la santé et de l'hygiène et en distribuant de l'eau potable. On estime que quelque 61 600 personnes, comprenant 800 victimes des mines, ont bénéficié de ces activités. LRRD Il n'existe actuellement aucun projet de développement approprié permettant d'envisager un transfert d'activités. >EMPLACEMENT TABLE> Laos Besoins humanitaires Le Laos est un pays sujet aux inondations et aux sécheresses. Une part importante de la population n'a pas accès à l'eau potable ou à des installations sanitaires et des pénuries alimentaires localisées sévissent. Depuis 1980, le gouvernement a encouragé ou obligé des dizaines de milliers de personnes des villages de montagne à se réinstaller dans les plaines. Dans ces nouveaux sites, les conditions de vie ressemblent souvent à celles de camps de réfugiés (pas d'accès à l'eau salubre, pénuries alimentaires, épidémies). Objectifs humanitaires et progrès ECHO a fourni 1,1 million d'euros aux personnes déplacées vulnérables et à celles pouvant avoir été victimes des politiques de réinstallation. La possibilité d'accroître l'accès des minorités ethniques à des moyens d'existence durables, comme alternative à la réinstallation, sous-tendait cette action. LRRD Aucune perspective de LRRD n'a vu le jour en 2002 mais des informations seront recueillies en 2003 dans le but de transférer des projets en 2004. >EMPLACEMENT TABLE> Vietnam Besoins humanitaires Le Vietnam est un pays très vulnérable aux inondations et autres catastrophes naturelles, notamment dans la région du delta du Mékong. Objectifs humanitaires et progrès Une enveloppe de 1,2 million d'euros a été allouée aux victimes des tempêtes tropicales, des glissements de terrain et des inondations de juillet. L'aide a porté sur l'amélioration des installations hydriques et sanitaires et sur la formation à l'hygiène personnelle et à la nutrition. Elle a également permis de remédier à une importante pénurie de stocks de vaccins. LRRD Il n'existe actuellement aucune activité de développement appropriée permettant d'envisager un transfert de projets. >EMPLACEMENT TABLE> Indonésie Besoins humanitaires Des conflits ethniques et religieux dans les provinces des Moluques, Sulawesi, Aceh, Papua et à l'ouest de la province de Kalimantan ont provoqué le déplacement de plus de 1,3 million de personnes à l'intérieur des frontières nationales. Le pays est aussi très vulnérable aux catastrophes naturelles. Objectifs humanitaires et progrès ECHO a été plus actif en Indonésie que les années précédentes. Il est venu en aide aux victimes des catastrophes naturelles et des troubles civils. Une somme de 3,5 millions d'euros a été allouée pour assurer la protection, la défense et l'information des déplacés et pour la fourniture d'eau salubre, de soins, de services sanitaires et de nourriture aux groupes les plus vulnérables tels que ceux qui ont été victimes de la sécheresse provoquée par les effets de El Niño. LRRD Les besoins humanitaires existants n'ont pas permis de transférer des activités d'ECHO en 2002. >EMPLACEMENT TABLE> Timor oriental et occidental Besoins humanitaires On recense encore 35 000 réfugiés dans des camps au Timor occidental, région qui fait toujours partie de l'Indonésie. Objectifs humanitaires et progrès ECHO a continué d'aider ces réfugiés en leur assurant un soutien nutritionnel, l'approvisionnement en eau, une éducation sanitaire et en assistant leur rapatriement et leur réinstallation. Une somme totale de 1,9 million d'euros a été allouée. LRRD Le Timor oriental étant désormais indépendant et sa stabilité ayant été rétablie, ECHO y a progressivement arrêté ses travaux en reliant ses anciennes activités à des projets de développement et de reconstruction. Son bureau de Dili a été fermé début 2003. >EMPLACEMENT TABLE> Cambodge Besoins humanitaires Le Cambodge se remet lentement de trois décennies de guerre, de chaos et de génocide. Le processus de réinstallation des réfugiés se poursuit, le nombre de déplacés s'étant accru suite aux expulsions et aux mouvements des personnes à la recherche de terres cultivables. Dans les zones et les champs de bataille autrefois sous contrôle des Khmers rouges et désormais ouverts au monde extérieur, on déplore le manque d'eau, d'hygiène et de denrées alimentaires ainsi que l'importante dispersion de mines et de munitions explosives non explosées qui provoquent plus de 800 blessés civils tous les ans. Selon les estimations d'UNICEF, 35 à 45% des Cambodgiens souffrent de malnutrition chronique. La couverture sanitaire, très mince dans les zones rurales, dépend de l'aide étrangère. Le taux de mortalité infantile, qui s'élève à 125 pour mille au Cambodge, atteint 225 pour mille dans certaines provinces. Le Cambodge est aussi vulnérable à la sécheresse, aux inondations et aux cyclones. Objectifs humanitaires et progrès Pour couvrir les besoins humanitaires des déplacés, des enfants et des personnes vivant dans des zones excentrées, 5,5 millions d'euros ont été affectés à une série de projets portant notamment sur la mise en place de systèmes d'adduction d'eau, sur la fourniture d'outils, de semences, de médicaments et de matériel médical, sur la formation du personnel sanitaire, sur le travail de déminage (800 accidents dus aux mines ont été recensés en 2002) et sur la prévention d'une épidémie de dengue hémorragique. Grâce à ces mesures, 160 720 enfants (de 0 à 5 ans) ont été vaccinés et quelque 78 000 personnes de 194 villages ont bénéficié de la construction et réhabilitation de puits. LRRD Le budget d'ECHO au Cambodge va être progressivement réduit si des catastrophes naturelles ne requièrent pas de nouvelles interventions. ECHO est en train de se retirer d'actions portant sur les soins de santé secondaires et de projets en phase de transition qui peuvent être transférés à d'autres donateurs. Par exemple, la Coopération belge et le Département britannique du développement international (DFID) devraient assumer en 2003 et 2004 des projets sanitaires concernant les régions de Oddar Meanchy et de Mondolkiri. Le processus de passation de relais à des agences pour le développement est en cours de révision. >EMPLACEMENT TABLE> Chine Besoins humanitaires Dans ce vaste pays, ECHO s'est concentré sur des catastrophes naturelles spécifiques survenues dans des régions éloignées dont les agences humanitaires chinoises sont absentes, et notamment sur les inondations et les glissements de terrain de juin qui ont détruit plus de 3 millions d'habitations. Objectifs humanitaires et progrès Une somme de 4,5 millions d'euros a été allouée pour enrayer les effets des catastrophes naturelles. Cent mille personnes vivant de l'agriculture de subsistance ont bénéficié de la distribution de riz et de blé, de la fourniture de vêtements et de tulle pour moustiquaires ainsi que de la construction de toilettes, de réservoirs d'eau et de deux écoles primaires. Un soutien a aussi été apporté au Tibet pour l'achat de 8 000 moutons et la fourniture de nourriture et de médicaments au profit de nomades ayant perdu leurs troupeaux suite à de fortes chutes de neige. LRRD Il n'existe actuellement aucune activité de développement appropriée susceptible d'être transférée. >EMPLACEMENT TABLE> Iran Besoins humanitaires Le 22 juin, un tremblement de terre d'une amplitude de 6,3 sur l'échelle de Richter a frappé un ensemble de villages dans le nord ouest du pays. Le bilan a été de 237 morts, 1 300 blessés et quelque 5 000 familles (25 000 personnes) sans abri. Objectifs humanitaires et progrès ECHO a alloué 0,5 million d'euros pour apporter une aide d'urgence aux victimes du tremblement de terre. Le partenaire d'ECHO s'est concentré sur les besoins sanitaires en construisant 10 laboratoires publics (5 à Qazvin, 3 à Hamadan et 2 à Zanjan) et en fournissant 50 installations de douches mobiles. Environ 6 385 personnes ont bénéficié de ces mesures. LRRD Compte tenu de la portée limitée de l'intervention d'ECHO, le LRRD n'a pas pu être appliqué. >EMPLACEMENT TABLE> 3.3.2. Amérique latine Colombie Besoins humanitaires Voilà plus de 40 ans qu'une guerre civile complexe oppose le gouvernement à la guérilla et à divers groupes paramilitaires. Tous les ans, 300 000 nouvelles personnes sont déplacées. Objectifs humanitaires et progrès La Colombie reste le principal pôle d'activité d'ECHO en Amérique latine. En 2002, la contribution de l'Office s'est élevée à 9,2 millions d'euros. Les fonds d'ECHO ont permis au Comité international de la Croix-Rouge de fournir des colis d'aide alimentaire d'urgence et des articles non alimentaires à environ 195 000 nouveaux déplacés. Les conditions de vie de quelque 17 000 familles (85 000 personnes) se sont nettement améliorées grâce à l'assistance de 12 ONG européennes et des Sociétés nationales européennes de la Croix-Rouge dans plus de 100 municipalités de 19 provinces colombiennes. Cette aide a consisté à fournir un soutien nutritionnel, des abris, des soins, l'accès à l'eau potable, des activités génératrices de revenus, une assistance psychosociale et des cours de formation. Par ailleurs, 25 000 personnes environ ont eu accès à une assistance sanitaire de base grâce aux cliniques mobiles de la Croix-rouge française et espagnole financées par ECHO au nord du Putumayo et dans les régions de Cimitarra, Norte de Santander et Medio Atrato. LRRD De façon générale, ECHO fournit une assistance aux réfugiés au cours de la première année qui suit leur déplacement tandis que les projets de l'instrument d'intervention de la Commission en faveur des «personnes déracinées» ont une durée de trois ans et visent à renforcer les capacités locales et à faciliter la réintégration sociale et économique des déplacés. En 2002, un projet du HCNUR financé par ECHO a été repris par cet instrument d'intervention. >EMPLACEMENT TABLE> Amérique du Sud (Pérou, Bolivie, Paraguay, Equateur, Brésil) Besoins humanitaires ECHO intervient dans ces pays suite à des catastrophes naturelles spécifiques qui provoquent des besoins humanitaires de grande ampleur. Objectifs humanitaires et progrès Une enveloppe de 1,3 million d'euros a été allouée aux personnes affectées par de fortes tempêtes de neige et par des températures anormalement basses en juillet au sud du Pérou et au sud-ouest de la Bolivie. Une assistance d'urgence a permis de réhabiliter 500 logements, protéger 50 000 têtes de bétail et aider les populations locales à se préparer contre les catastrophes naturelles. Près du Pérou, dans la partie occidentale du Paraguay, une subvention d'ECHO de 0,9 million d'euros a permis de fournir de l'eau potable et des médicaments de base pour traiter 32 000 personnes vulnérables affectées par deux années de sécheresse et souffrant d'infections respiratoires, de tuberculose et de maladies parasitaires. Comme conséquence des fortes pluies et des inondations au cours des mois de février, mars et avril en Equateur, ECHO a financé des opérations (0.8 million d'euros) pour environ 10 000 familles ayant un accès limité à l'eau potable dans les provinces de Esmeraldas, Manabí, Los Ríos, Guayas et El Oro. En outre, 4 000 familles dans les mêmes provinces ont reçu une aide pour retrouver un niveau minimum d'auto-suffisance. ECHO a aussi financé une aide d'urgence ( 0,45 million d' euros) après l'éruption du volcan Reventador à la fin de 2002. Une assistance de 0,4 million d'euros a été apportée aux 6 000 victimes des glissements de terrain et des inondations qui ont frappé le sud-est du Brésil au début de l'année. LRRD Il n'existe actuellement aucune activité de développement appropriée susceptible d'être transférée. >EMPLACEMENT TABLE> Amérique centrale (Guatemala, Honduras, Nicaragua, El Salvador) Besoins humanitaires L'Amérique centrale est l'une des régions du monde les plus sujettes aux catastrophes naturelles. Plus de 80% de la région est menacée, tous les ans, par des tremblements de terre, des éruptions volcaniques, des inondations et des ouragans. La capacité de chaque pays de faire face à ces désastres est limitée essentiellement par la magnitude de la pauvreté, la dégradation de l'environnement et l'inaction du gouvernement lorsque des catastrophes surviennent dans des zones excentrées. L'accès à l'eau salubre représente également un problème important. Objectifs humanitaires et progrès En 2002, ECHO a alloué 5,0 millions d'euros à l'Amérique centrale. Depuis trois ans, cette région connaît une forte perturbation de sa pluviosité, avec une sécheresse importante dans certaines régions et de véritables inondations dans d'autres, qui s'est traduite par une baisse du rendement agricole et une nouvelle aggravation de l'insécurité alimentaire. Des enquêtes nutritionnelles ont été lancées dans des régions vulnérables au Guatemala, au Honduras et au Nicaragua. Dans ces pays, plus de 400 000 personnes ont bénéficié de compléments nutritionnels, de formation en matière de pratiques de nutrition, d'hygiène et d'agriculture et d'un meilleur accès à l'eau salubre. La situation nutritionnelle de plus de 50 000 enfants de moins de cinq ans a notamment été étudiée et une alimentation complémentaire a été apportée si nécessaire. Au Salvador, ECHO a assuré le suivi des interventions menées en 2001 après le tremblement de terre du mois de janvier en montrant aux habitants comment construire des habitations plus résistantes aux phénomènes sismiques à partir de matériaux traditionnels et devenir des formateurs dans leurs propres communautés. LRRD Le processus de LRRD n'est pas applicable lorsqu'il s'agit de catastrophes naturelles isolées de faible envergure. En ce qui concerne la malnutrition, un exercice de programmation est actuellement en cours avec la section sécurité alimentaire d'AIDCO dans le but de renforcer l'intervention de cette dernière moyennant une aide directe au Guatemala à partir de 2004 et d'implanter une stratégie régionale pour les plus vulnérables. L'intervention d'EURONAID en 2003 se limitera à un projet au Nicaragua. Les États d'Amérique centrale débattent actuellement de la possibilité d'instaurer un fonds alimentaire régional pour les urgences. >EMPLACEMENT TABLE> Mexique Besoins humanitaires Le conflit entre le gouvernement mexicain et la population indigène de la province de Chiapas a directement touché quelque 30 000 personnes, dont 21 000 déplacées. Ces victimes du conflit souffrent de malnutrition, de la dégradation des services sanitaires et d'un accès réduit à des services de base comme l'eau salubre et des latrines. Objectifs humanitaires et progrès: En décembre 2002, les fonds d'ECHO ont servi à fournir des rations alimentaires et des services médicaux à quelque 30 000 personnes vulnérables qui étaient rentrées chez elles ou qui n'avaient pas encore pu le faire à cause de la violence. Cette aide leur permettra de retrouver des conditions de vie minimales. LRRD ECHO est en train de se désengager progressivement et de passer le relais à des agences de développement à plus long terme. >EMPLACEMENT TABLE> Cuba Besoins humanitaires Cuba a été balayé en septembre et octobre 2002 par les ouragans Isidore et Lili qui ont provoqué des dégâts sur les logements - souvent en bois - d'une population économiquement fragile. Environ 300 000 personnes ont été évacuées vers des régions plus sûres à l'ouest du pays. Objectifs humanitaires et progrès: ECHO a financé les secours indispensables, y compris de la nourriture et de l'eau potable, aux plus de 30 000 victimes pour restaurer des conditions de vie minimales. LRRD Compte tenu de la portée limitée de la catastrophe, le processus de LRRD n'était pas applicable. >EMPLACEMENT TABLE> 3.4. Préparation aux catastrophes - DIPECHO Comme pour ses projets d'aide humanitaire courants, ECHO a aussi alloué 8,0 millions d'euros à son programme de préparation aux catastrophes (DIPECHO) et aidé les communautés vulnérables à prendre des mesures pratiques pour se préparer aux catastrophes naturelles. Ce programme se concentre sur les principales régions menacées par les catastrophes naturelles dans le monde en développement: l'Asie du Sud-est, l'Asie du Sud, les Caraïbes, l'Amérique centrale et la communauté andine. Ses principaux objectifs sont d'aider les communautés et institutions locales à se préparer, d'améliorer leurs capacités de réaction face aux catastrophes et de financer de petits travaux d'atténuation des désastres. La mise en oeuvre des trois plans d'action DIPECHO approuvés en 2001 s'est poursuivie en 2002. Ils portent sur l'Amérique andine, l'Asie du Sud et les Caraïbes. Les huit projets visant l'Asie du Sud (Inde, Bangladesh, Sri Lanka, Népal et Pakistan) se sont principalement concentrés sur les problèmes provoqués par les inondations en mettant l'accent sur la formation des effectifs et des volontaires locaux. Les évaluations indiquent que plus de 2 millions de personnes de cette région auraient bénéficié de ces projets. Le troisième plan d'action andin (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou et Venezuela) a été complété par 1,6 million d'euros en 2002. L'objectif global de cette décision était de préparer les communautés et institutions locales, d'améliorer leurs capacités de réaction face aux catastrophes, et de financer de petits travaux d'atténuation des désastres. Les opérations étaient encore en cours dans cette région à la fin de l'année mais on estime déjà que plus de 30 000 personnes ont bénéficié des 400 ateliers de travail et séances de formation axés sur la prévention, l'intervention d'urgence et les premiers secours. La Commission a également approuvé une décision de 6,4 millions d'euros en décembre 2002 afin d'aider les communautés vulnérables d'Asie du Sud-est (Vietnam, Laos, Cambodge, Philippines, Indonésie et Thaïlande) et d'Amérique centrale (Nicaragua, Honduras, El Salvador, Guatemala et Costa Rica) à se préparer aux catastrophes naturelles. Les projets incluent la mise en place de systèmes d'alerte rapide, des cours de formation pour les effectifs et volontaires locaux, et une sensibilisation du public. >EMPLACEMENT TABLE> 4. Questions transversales 4.1. Relations contractuelles avec les partenaires - CCP Des mesures appropriées ont été prises à la fin de l'année pour garantir que le contrat-cadre de partenariat (CCP) [5] respecte la nouvelle réglementation financière de la Commission et ses modalités d'exécution. [5] Le CCP est l'instrument qui régit les relations entre ECHO et les organisations humanitaires qui mettent en oeuvre les projets financés par l'Office: il contient, de fait, les principes généraux du partenariat et les conditions applicables aux conventions de subvention d'ECHO en matière d'opérations humanitaires. Il représente en outre la procédure de présélection d'ECHO permettant à l'Office d'aide humanitaire de vérifier le respect d'un certain nombre de critères objectifs par des partenaires potentiels. ECHO a aussi continué à faire un vaste exercice de consultation des organismes signataires du CCP pour parvenir à une révision profonde et à une consolidation du contrat. Un nouveau contrat devrait entrer en vigueur au deuxième semestre 2003. Il se concentrera sur l'idée de la «qualité de l'aide humanitaire». Une attention particulière a été accordée à l'évolution des priorités, du contrôle des ressources utilisées à la planification des objectifs, aux indicateurs et au contrôle des résultats. La révision créera aussi un cadre approprié pour les relations avec des organisations internationales telles que le CICR ou la FICR, tandis que les relations avec l'ONU seront régies par le contrat UE/ONU révisé. La qualité de l'aide humanitaire était un thème central de la conférence annuelle des partenaires d'ECHO qui s'est tenue à Bruxelles les 14 et 15 octobre. Les participants à la conférence ont évoqué, lors des groupes de travail et des sessions plénières: 1) les outils de gestion de la qualité dans le secteur humanitaire et leur application par les ONG; 2) les systèmes de gestion des ressources humaines applicables aux ONG dans le secteur humanitaire et 3) les plates-formes consacrées à l'informatique dans le secteur humanitaire et leur utilisation possible en tant qu'instruments de coordination. Cette conférence annuelle a constitué une part importante du processus de consultation et de dialogue d'ECHO avec ses partenaires en 2002. 4.2. Relations avec les principaux partenaires humanitaires et les donateurs non communautaires En 2002, ECHO a intensifié ses relations avec ses principaux partenaires grâce aux «dialogues de programmation stratégique». Au cours de ces dialogues, ECHO et ses partenaires ont débattu de leurs priorités et de leurs stratégies respectives pour l'année à venir. Ces dialogues ont eu lieu en novembre 2002, pour la troisième année consécutive, entre les principales agences de l'ONU (HCNUR, PAM, UNICEF, OCHA et, pour la première fois, l'OMS). Les «dialogues de programmation stratégique» avec les partenaires de l'ONU ont été renforcés par la mission de la Directrice d'ECHO au siège de l'ONU en décembre 2002 au cours de laquelle elle a rencontré ses homologues d'OCHA, de l'UNICEF et du PNUD. Des sessions similaires ont été organisées avec le CICR, la FICR et les ONG. En outre, ECHO a participé plus activement que les années précédentes aux réunions des organes exécutifs des agences de l'ONU afin de consolider leurs relations. La participation active d'ECHO au processus d'appels consolidés [6] (CAPs) s'est matérialisée par sa présence à la retraite des donateurs de Montreux II et aux réunions préparatoires d'OCHA, au siège ou sur le terrain. Ces réunions ont précédé le lancement des appels coordonnés inter-agences de l'ONU qui ont eu lieu à Bruxelles en novembre 2002. À cette occasion, la Directrice et le personnel d'ECHO ont présenté la position communautaire. Dans ce contexte, ECHO a assisté à onze séances de travail d'OCHA sur le terrain (Burundi, Corée du Nord, RDC, Érythrée, Région des Grands Lacs, Guinée, Indonésie, Liberia, Fédération russe, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Tadjikistan et Côte d'Ivoire). [6] Le processus d'appels consolidés est un outil de programmation coordonné par OCHA (ONU) qui vise à mobiliser l'aide humanitaire pour des urgences importantes ou complexes sélectionnées. L'aide humanitaire des États-Unis et de la Commission représentant plus de la moitié de l'assistance humanitaire mondiale, il est particulièrement important de veiller à la qualité des contacts et de la coordination entre ECHO et ses homologues de l'administration américaine. En 2002, les bases d'un dialogue et d'une coordination durables entre ECHO et les offices américains PRM/USAID/OFDA [7] ont été jetées à l'occasion de la visite réalisée par la Directrice de l'Office à Washington en avril 2002. Cette visite a été suivie, en octobre 2002, du premier d'une série de dialogues stratégiques annuels et d'autres contacts réguliers entre ECHO et l'administration américaine tant au niveau des sièges que sur le terrain. [7] PRM: Bureau of Population, Refugees and Migration; USAID: United States Agency for International Development; OFDA: Office of the U.S. Foreign Catastrophe Assistance Sur la scène mondiale, ECHO a commencé en septembre 2002 à prendre des dispositions relatives aux conséquences humanitaires de la guerre en Irak. Une étroite coordination a été instaurée avec les États membres, les principaux partenaires, notamment ceux de l'ONU et du mouvement de la Croix-Rouge, et avec d'autres donateurs importants comme les États-Unis. 4.3. Relations avec d'autres institutions communautaires En 2002, la présence d'ECHO au Parlement européen s'est accrue. Après la présentation du plan de travail annuel d'ECHO et de la DG DEV par le Commissaire Nielson le 23 janvier 2002, ECHO a consenti d'importants efforts pour améliorer la communication, la collaboration et la coordination avec le Parlement comme en témoigne, notamment, l'engagement de la Directrice à assister régulièrement aux réunions parlementaires. ECHO a participé à trois réunions de la Commission du développement et de la coopération, en la personne de sa Directrice pour deux d'entre elles, et à une réunion de la Commission des affaires étrangères et des droits de l'Homme. Cette relation est appelée à se développer en 2003 par le biais, entre autres, d'un événement destiné à sensibiliser le public et organisé conjointement par ECHO et le Parlement européen. Dans le rapport préparé par Mme Carlotti et adopté en séance plénière le 14 janvier 2003 [8], le Parlement européen félicite ECHO pour les progrès réalisés en matière d'efficacité de l'aide, de simplification des procédures et d'assainissement de la gestion financière au cours de la période 2001 - 2002. [8] (A5-0433/2002) Les relations institutionnelles avec les États membres sont régies par l'article 17 du Règlement 1257/96/CE. ECHO a régulièrement rencontré les États membres dans le cadre du Comité d'aide humanitaire (CAH). En 2002, le Comité a tenu dix réunions, s'est exprimé sur 36 projets de décisions financières et a débattu de quelque soixante questions stratégiques et politiques telles que la stratégie d'aide d'ECHO, sa stratégie d'information, ses initiatives/documents politiques, évaluations, données statistiques, etc. Tous les projets de décisions financières présentés par ECHO ont reçu l'opinion favorable unanime du Comité. Aux côtés de leurs relations institutionnelles, les États membres et ECHO se sont aussi retrouvés à l'occasion des « rencontres informelles du CAH» qui se tiennent généralement une à deux fois par an dans la capitale du pays assurant la Présidence de l'UE. Au cours de ces rencontres informelles, de hauts représentants des autorités humanitaires des États membres et ECHO ont débattu de questions politiques ou thématiques revêtant un intérêt particulier. À l'une de ces réunions, qui a eu lieu en octobre 2002 à Copenhague, les participants ont abordé «Les aspects civils et humanitaires de la gestion des crises» et «Les leçons tirées et le contrôle du travail humanitaire». 4.4. Instruments de planification Les instruments de planification conçus dans le passé ont été actualisés et affinés en 2002. L'évaluation globale des besoins menée par ECHO (une analyse statistique classant 130 pays selon leurs besoins humanitaires) a été affinée pour inclure des données sur les contributions des donateurs et des informations sur le PNB par habitant afin de donner une image plus précise de la capacité d'un pays à faire face aux mouvements de réfugiés. La mise à jour de l'évaluation globale des besoins est un important instrument de planification pour ECHO attendu qu'il lui permet de démontrer que ses interventions humanitaires continuent à se concentrer sur les régions où les besoins humanitaires sont les plus pressants. ECHO a également élaboré en 2002 un document interne de «stratégie d'entrée» impliquant la définition de critères objectifs qui justifient son intervention en cas de catastrophe. La capacité d'ECHO d'identifier les besoins humanitaires les plus urgents dépend, entre autres, de sa connaissance des dons humanitaires apportés par les États membres pour répondre à des crises humanitaires spécifiques. Alors que la codification des données concernant les dons humanitaires des États membres à des pays tiers se basait jusqu'à présent sur un circuit papier («14 point fax»), une nouvelle application informatisée («HOLIS 14 POINTS») permet désormais aux États membres de codifier directement ces données par voie électronique et d'envoyer les nouveaux rapports par courrier électronique, de façon automatique. HOLIS 14 POINTS est devenu pleinement opérationnel à la fin 2002, remplaçant le système de fax. Cet instrument permet d'extraire en ligne, via Internet, des statistiques relatives aux dons humanitaires des États membres. L'agence des Nations unies chargée de coordonner les interventions humanitaires entre les divers donateurs, OCHA, a également accès à cet instrument. HOLIS 14 POINTS a permis d'améliorer considérablement l'échange d'informations entre les principaux acteurs humanitaires. En 2002, d'importants efforts ont été consentis pour traduire la stratégie de la Commission relative au lien entre l'aide d'urgence, la réhabilitation et le développement (LRRD) par des pratiques administratives et de gestion concrètes au sein d'ECHO et de la famille RELEX. Moyennant une amélioration de ses procédures administratives, ECHO a veillé à ce que le LRRD soit intégré de manière plus complète dans les documents de stratégie nationale élaborés par la DG DEV et la DG RELEX. ECHO a également conçu une méthodologie pour définir les situations pratiques et mesurer les progrès du passage de l'aide humanitaire à l'aide au développement. Cette méthodologie consiste fondamentalement à attribuer un code de LRRD aux opérations humanitaires d'ECHO réalisées en 2002 et projetées en 2003. Elle devrait permettre à ECHO de contrôler l'évolution du LRRD de façon plus objective et transparente.. 4.5. Programme de subventions Comme les années précédentes, ECHO a aussi alloué des subventions, pour un montant total de 2,8 millions d'euros, aux ONG et à des institutions de recherche dans les domaines de la formation, des études et de la communication. L'octroi de ces subventions visait principalement à compléter les activités clés d'ECHO et à renforcer la qualité des interventions d'aide. En outre, le programme de subventions a contribué à assurer la visibilité de l'aide humanitaire de l'UE. En fonction des priorités soulignées dans la Stratégie d'aide d'ECHO en 2002, quatre projets ont été choisis (parmi 29 propositions afférentes à la formation) pour soutenir des cours sur le développement des capacités administratives et financières. Par ailleurs, quatre projets ont été retenus sur dix propositions traitant de la gestion de la sécurité des activités humanitaires internationales et des directives concernant le soutien aux réfugiés et aux déplacés. Dans le domaine de la communication, ECHO a subventionné 11 projets, sur 24 propositions reçues, axés sur les «crises oubliées» et des campagnes d'information visant les enfants et les adolescents de l'Union européenne. 4.6. Communication et informations En 2002, ECHO a redoublé d'efforts pour développer ses activités d'information, de communication et de sensibilisation en accroissant notamment sa présence dans les médias (à la télévision en particulier) et en lançant en novembre son site Internet réorganisé [9]. Il reflétait les priorités de 2002, en privilégiant les témoignages directs, une approche interactive conviviale et une identité visuelle plus forte. À la fin de l'année, plus de 3 000 pages étaient consultées quotidiennement, et ce chiffre augmente. [9] http://europa.eu.int/comm/echo/ index_fr.htm Une attention accrue a été accordée aux débouchés des mass médias, afin d'attirer un public plus vaste. Une nouvelle présentation vidéo d'ECHO a été produite pour affirmer son soutien aux victimes des crises dans toutes les parties du monde. Des fonds et une assistance matérielle ont été accordés aux divers programmes télévisés consacrés à l'aide humanitaire et aux crises oubliées. Avec le soutien du programme de subventions d'ECHO destiné à sensibiliser le public, un sport télévisé décrivant le travail d'ECHO et d'une ONG partenaire a été diffusé 97 fois sur Eurosport, afin de cibler les jeunes. Un autre spot télévisé couvrant le soutien d'ECHO et des ONG aux réfugiés du Sahara occidental a été diffusé 86 fois sur deux grandes chaînes italiennes. Les fonds ont également financé un documentaire de 30 minutes sur la situation humanitaire en Afghanistan, diffusé à la télévision danoise en décembre. En outre, ECHO a fait l'objet de deux chroniques Euronews diffusées 20 fois chacune, ainsi que de deux documentaires diffusés sur France 2 et Arte. 4.7. Ressources budgétaires et humaines, audit et évaluation Le principal objectif était de maintenir et de raffiner le niveau de qualité des vérifications et des contrôles financiers implantés les années précédentes. Malgré l'importance des risques inhérents aux opérations humanitaires, ces contrôles ont permis de réduire les risques et de les ramener à un niveau compatible avec les principes de régularité, de légalité et de bonne gestion financière. En 2002, ECHO est passé d'un circuit centralisé, où les engagements financiers et juridiques étaient exclusivement souscrits par la Directrice puis délégués aux ordonnateurs de l'unité Finances, à un circuit financier partiellement décentralisé où, dans certaines conditions, ces engagements sont assumés par le chef d'unité ou le conseiller responsable de la gestion des opérations. Les circuits ont été révisés pour s'assurer qu'ils respectent la nouvelle réglementation financière et qu'ils comprennent la vérification ex-ante de toutes les transactions, tant du point de vue opérationnel que financier. Cette tâche s'est accompagnée du renforcement du contrôle interne et de l'introduction de listes de vérification normalisées. En février 2002, la direction d'ECHO a procédé à une auto-évaluation du contrôle interne dont les résultats ont été transmis aux groupes de travail internes instaurés en 2001 [10] qui traitent respectivement les divers aspects de la réforme d'ECHO. L'Office a également évalué l'état de préparation de son système de contrôle interne au passage à la nouvelle réglementation financière. Cette évaluation, qui complétait le diagnostic de risques, a permis de mieux appréhender la façon dont ECHO gère les subventions et d'identifier la possibilité de réduire les risques à un niveau acceptable et, dans des cas spécifiques, de les restreindre encore davantage. Un rapport sur les profils de risques d'ECHO a été préparé dans le contexte de cet exercice. [10] Groupes de travail: Simplification des procédures, Décisions, CCP, FICHOP (fiches d'évaluation des projets d'ECHO), Intranet et HOLIS. ECHO a raffiné ses systèmes formels de contrôle régulier de la gestion financière et de fourniture des informations appropriées de gestion. Toutes les informations pertinentes sont régulièrement transmises à la Direction. Les déclarations comprennent les indicateurs clés figurant dans les normes de contrôle interne définies par la Commission (niveau d'application des affectations budgétaires, délais de paiement, évolution des engagements restant à payer, etc.). Dans tous ces domaines, des systèmes de déclaration appropriés ont été développés et des objectifs spécifiques définis. Un plan d'action visant à réduire et à contrôler les délais de paiement a été élaboré pour se conformer au but général de la Commission de réduire les délais de paiement à 60 jours. Le concept du délai de paiement a été scindé entre le délai d'approbation du rapport des projets et le délai de paiement final. Des lignes directrices ont été établies pour chacun de ces délais. Une procédure de relance, suspension, annulation et résiliation des contrats a été instaurée. Dans le même contexte, ECHO pourrait réduire le montant des engagements dormants (c'est-à-dire les contrats qui n'ont pas été liquidés dans les deux ans suivant leur signature) à un niveau inférieur à 4% du budget annuel moyen. L'introduction d'un instrument spécifique de contrôle, le registre central des factures, est envisagé pour 2003. Dans le droit fil de la nouvelle réglementation financière (qui entrera en vigueur le 1er janvier 2003), ECHO a réorienté ses systèmes de contrôle interne en vue de renforcer l'évaluation des risques liés aux projets, et d'examiner la progression et l'efficacité des projets en se concentrant sur les résultats. ECHO a entrepris une réorganisation interne suite à un rapport d'audit interne concernant la charge de travail de ses unités en se basant sur les ajustements apportés à l'organigramme en 2000. Cette réorganisation avait pour principal objectif d'améliorer l'efficacité du service, de créer de nouvelles synergies et de mieux distribuer la charge de travail entre les unités. Les activités financées par ECHO et mises en oeuvre par des parties extérieures (partenaires et contractants) sont soumises à un audit financier. Les résultats des audits sont importants pour le bon fonctionnement de l'accord-cadre de partenariat qui gouverne les relations d'ECHO avec la majorité de ses partenaires responsables de la mise en oeuvre des projets humanitaires. Ils incluent également des recommandations utiles concernant la manière d'améliorer les contrôles administratifs et financiers appliqués par les partenaires pour gérer les fonds ECHO. En 2002, ECHO s'est livré à une analyse financière systématique de ses partenaires afin d'identifier ceux qui peuvent manquer de base financière solide. Quatorze audits ont été menés en 2002, dont six sur le terrain, consacrés à des projets en cours. En outre, à la fin de l'année, 50 audits menés au siège des partenaires d'ECHO avaient atteint une étape avancée, chacun d'entre eux couvrant en moyenne 5 projets étroitement liés à ECHO. Par ailleurs, 15 audits sur le terrain se trouvaient à diverses étapes, généralement avancées, de réalisation. De façon générale, les méthodologies des audits menés aux sièges des partenaires et des audits de subventions ont été substantiellement révisées et une nouvelle méthodologie a été arrêtée pour les nouveaux audits systématiques des bureaux d'ECHO. Les experts et les effectifs d'ECHO se sont familiarisés avec la méthodologie et les rapports d'audit non seulement au travers des contacts directs pendant ou après des audits mais aussi à l'occasion d'échanges spontanés et d'exposés hebdomadaires des experts d'ECHO. Les principales évaluations entreprises et finies en 2002 ont concerné des opérations d'ECHO au Cambodge et en Thaïlande, des interventions DIPECHO en Asie Centrale et l'action d'ECHO en faveur des victimes des tremblements de terre de 2001 en Inde et au Salvador. L'un des principaux partenaires d'ECHO, le HCNUR, a également été évalué à la fin 2001. La coopération du HCNUR avec l'équipe d'évaluation et l'utilisation de ses résultats constitue un bon exemple de coopération fructueuse entre deux partenaires. L'étude a contribué en 2002 au travail en cours visant à adapter au cas par cas le principal instrument contractuel d'ECHO, l'accord-cadre de partenariat, pour prendre en compte les relations entre la CE et les agences de l'ONU. Trois études non prévues initialement ont été entreprises et gérées conjointement avec le secteur ECHO-4 des Relations avec les ONG. Elles concernaient les ressources humaines, les plates-formes informatiques et les questions de qualité pour les ONG. Ces résultats ont été présentés et débattus lors de la conférence annuelle avec les partenaires ECHO qui s'est tenue les 14 et 15 octobre 2002 à Bruxelles. Trois études en cours à la fin de l'année 2002 ont été achevées depuis lors. Elles concernaient l'évaluation des programmes du PAM financés par ECHO, un rapport global sur la réponse d'ECHO aux situations de grave sécheresse et une évaluation des actions DIPECHO en Asie du Sud. Cette dernière contribuera à une évaluation générale supplémentaire de la préparation aux catastrophes prévue début 2003. Les quatre évaluations globales prévues des activités d'ECHO relatives à la préparation aux catastrophes, aux opérations financées au Soudan, à la sécurité des travailleurs de l'humanitaire et à sa réponse aux besoins des groupes vulnérables dans des situations d'urgence ont été effectuées entre 2002 et 2003. En ce qui concerne le suivi, l'évaluation menée en 2001 des activités d'ECHO en Sierra Leone s'est traduite par un Plan global 2002 reprenant ses recommandations de mieux cibler les femmes et les enfants de moins de cinq ans. Après l'évaluation de ses opérations en Colombie, ECHO s'est basé sur les recommandations pour demander aux partenaires d'utiliser le cadre logique pour les propositions de projets. Une édition mise à jour du Manuel ECHO d'évaluation de l'aide humanitaire a également été distribuée en 2002 et la base de données d'évaluation d'ECHO, qui contient environ 70 points d'évaluation, est devenue opérationnelle. 5. Perspectives Compte tenu des tendances générales décrites dans le présent rapport, ECHO continuera d'axer ses opérations sur sa «mission principale», à savoir sauver et préserver des vies humaines dans des situations d'urgence et de post-urgence et, d'intégrer son organisation et ses procédures internes pour garantir la fourniture en temps opportun et de manière efficace de l'aide humanitaire. Comme le souligne le document «Stratégie d'aide d'ECHO pour 2003», la réponse d'ECHO aux futurs défis humanitaires se concentrera sur des interventions ciblées en fonction des besoins, sur les crises oubliées et sur la qualité de l'aide humanitaire. 6. Annexes statistiques Annexes 1 et 2: le budget d'ECHO en 2002 s'est élevé à 537,790 millions d'euros (annexe 1). Le nombre total de contrats humanitaires signés en 2002 a été de 798 (annexe 2). Comme l'indique l'annexe 1, la ligne budgétaire B7-210, dotée de 509,745 millions d'euros, est restée la principale source de financement. Elle a été suivie du budget du Fonds européen de développement, avec 17,475 millions d'euros, et de la ligne budgétaire B7-219 (8 millions d'euros) relative aux mesures de préparation aux catastrophes. Enfin, la ligne budgétaire B-210 A, dotée de 2,57 millions, a été utilisée pour couvrir les frais de gestion administrative (par exemple, études, mesures de formation et activités d'information). Annexes 3 et 4: l'annexe 3 présente la répartition géographique de l'aide par région et l'annexe 4 fournit des données plus détaillées par sous-région ou par pays. L'annexe 3 montre que les pays ACP (39%) et l'Asie (26 %) ont continué, en 2002, à être les principaux bénéficiaires de l'aide humanitaire tandis que l'aide apportée aux Balkans a fortement diminué (8% en 2002 contre 15 % en 2001). Annexes 5 et 6: l'annexe 5 montre la répartition des contrats signés par catégorie de partenaires tandis que l'annexe 6 classe ces contrats par catégorie et nationalité des partenaires. Un certain nombre des contrats en question visent à exécuter des décisions d'années antérieures. Aussi le budget total, comme le montre l'annexe 6, est-il bien plus élevé que le montant effectif du budget 2002. Les principaux partenaires de 2002 étaient des organisations non gouvernementales (62%) suivies des partenaires de la famille des Nations unies (27%). Comme en 2001, les agences des Nations unies ont bénéficié de plus de 25% de la totalité des ressources financières allouées par ECHO. Les principaux partenaires relevant du système des Nations unies ont été le HCNUR (10,2%), le PAM (8%) et l'UNICEF (4,7%). Annexe 7: le tableau de l'annexe 7 donne une vue d'ensemble des projets financés dans le cadre du programme de subventions. Un montant de 252 260 euros a été alloué à 4 projets liés à des questions de sécurité des activités humanitaires internationales et une enveloppe de 307 700 euros a été consacrée au développement des capacités financières. Dans le domaine de la communication, les subventions d'ECHO ont été destinées à 11 projets (838 840 euros). Annexe 1: Décisions financières en matière d'aide humanitaire de la CE par source de financement >EMPLACEMENT TABLE> Annexe 2 Contrats d'aide humanitaire 1998-2002 // Nombre de contrats signés 1998 // 1 004 1999 // 1 068 2000 // 926 2001 // 898 2002 // 798 Annexe 3: Répartition géographique des décisions financières de 2000 à 2002 >EMPLACEMENT TABLE> Annexe 4 Décisions financières d'aide humanitaire par région en 2002 Pays/sous-région Décisions en Mio d'euros AFRIQUE, CARAÏBES, PACIFIQUE 211,150 Angola 12,000 Burkina Faso, Tchad 0,175 Burundi 17,500 Caraïbes/Pacifique 0,605 Congo (République démocratique du) 38,100 Côte d'Ivoire 1,500 ECHO Flight 8,400 Érythrée 1,750 Éthiopie 7,750 Gabon 0,300 Kenya 2,500 Madagascar 1,000 Malawi 1,500 Sénégal 0,750 Sierra Leone, Guinée, Liberia 19,000 Somalie 4,500 Afrique australe 30,000 Soudan 18,000 Tanzanie 27,000 Ouganda 2,120 HCNUR (Afrique) 11,000 Zambie 3,000 Zimbabwe 2,000 Autres 0,700 EUROPE ORIENTALE/NEI 83,500 Arménie, Géorgie 2,500 Nord du Caucase (crise de Tchétchénie) 28,000 Tadjikistan 10,000 Balkans occidentaux (Serbie, Kosovo, ARYM) 43,000 MOYEN-ORIENT/ Afrique DU NORD 63,930 Irak 13,000 Moyen-Orient (Palestine) 35,000 Réfugiés du Sahara occidental 14,340 Yémen 1,590 // Pays/sous-région Décisions en Mio d'euros ASIE 137,969 Afghanistan/Pakistan/Iran 73,254 Cambodge 5,500 Chine/Tibet 4,450 Timor oriental 1,935 Inde 5,000 Indonésie 3,540 Laos 1,130 Myanmar/Birmanie 3,500 Népal/Bhoutan 3,675 Corée du Nord 21,025 Sri Lanka 8,300 Thaïlande 5,465 Vietnam 1,195 AMÉRIQUE LATINE 19,646 Bolivie, Pérou 1,300 Brésil 0,350 Amérique centrale (El Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua) 5,028 Colombie 9,200 Cuba 0,600 Équateur 1,248 Mexique 1,000 Paraguay 0,920 DIPECHO 8,000 Communauté andine 1,640 Asie du Sud-est et Amérique centrale 6,360 AUTRES DÉPENSES 13,595 Experts d'ECHO sur le terrain 8,000 Subventions pour formation et études 1,800 Information 1,350 Évaluation 1,000 Divers 1,445 TOTAL 537,790 Annexe 5: Répartition des contrats par catégorie de partenaires Assistance humanitaire de la CE en 2002 par catégorie de partenaires (année de signature du contrat) Organisations CE // 1,5% Organisations gouvernementales // 0,5% Organisations internationales // 7,3% ONG // 62,2% Nations unies // 27,0% Divers // 1,5% Annexe 6: Contrats signés par ECHO selon la catégorie et la nationalité des partenaires en 2002 (année de signature du contrat) >EMPLACEMENT TABLE> Annexe 7 Projets financés au titre du programme de subventions de 2002 >EMPLACEMENT TABLE> >EMPLACEMENT TABLE>