|
29.10.2004 |
FR |
Journal officiel de l'Union européenne |
L 326/47 |
RECOMMANDATION DU CONSEIL
du 14 octobre 2004
concernant la mise en œuvre des politiques de l’emploi des États membres
(2004/741/CE)
LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité instituant la Communauté européenne, et notamment son article 128, paragraphe 4,
vu la recommandation de la Commission,
vu l’avis du comité de l’emploi,
considérant ce qui suit:
|
(1) |
La stratégie européenne pour l’emploi joue un rôle prépondérant dans la mise en œuvre des objectifs de la stratégie de Lisbonne concernant l’emploi et le marché du travail. Afin que l’agenda de Lisbonne soit mis en œuvre efficacement, les politiques de l’emploi des États membres doivent encourager de manière équilibrée trois objectifs qui se complètent et se soutiennent mutuellement, à savoir le plein emploi, la qualité et la productivité du travail, et enfin la cohésion sociale et l’insertion. La réalisation de ces objectifs requiert de nouvelles réformes structurelles axées sur dix priorités spécifiques fondamentales ainsi qu’une meilleure gouvernance. |
|
(2) |
En 2003, la réforme de la stratégie européenne pour l’emploi a mis l’accent sur une orientation à moyen terme et sur l’importance de mettre en œuvre l’éventail complet des politiques recommandées dans les lignes directrices pour l’emploi. Les lignes directrices pour l’emploi devraient par conséquent faire l’objet d’une révision complète tous les trois ans seulement, tandis qu’au cours des années intermédiaires, leur mise à jour devrait être strictement limitée. |
|
(3) |
Le Conseil a adopté sans modification les lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres en 2004 dans la décision 2004/740/CE (1). |
|
(4) |
Le Conseil a adopté une recommandation concernant la mise en œuvre des politiques de l’emploi des États membres le 22 juillet 2003 (2). L’examen des plans d’action nationaux pour l’emploi des États membres contenu dans le rapport conjoint sur l’emploi 2003-2004 montre que les États membres et les partenaires sociaux n’ont répondu que partiellement aux recommandations du Conseil. |
|
(5) |
La task-force européenne sur l’emploi a recommandé à l’Union européenne d’adresser des recommandations plus fortes aux États membres. Il convient en priorité d’améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises, d’inciter davantage de personnes à entrer et rester sur le marché du travail et de faire du travail une véritable option pour tous, d’investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie et d’assurer la mise en œuvre effective des réformes par une meilleure gouvernance. Le Conseil et la Commission approuvent ces conclusions et ont intégré ces messages stratégiques du rapport de la task-force sur l’emploi dans le rapport conjoint sur l’emploi. |
|
(6) |
L’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices et des recommandations du Conseil pour 2003 dans le rapport conjoint sur l’emploi ainsi que les messages de portée générale ou ceux adressés à chaque pays dans le rapport de la task-force sur l’emploi servent de base à la formulation des recommandations de l’Union européenne sur les politiques nationales de l’emploi en 2004. |
|
(7) |
Les lignes directrices pour l’emploi s’appliquent aux nouveaux États membres depuis leur adhésion. Tous les nouveaux États membres ont rendu compte, au cours des dernières années, de la mise en œuvre de documents d’évaluation conjointe faisant référence aux lignes directrices pour l’emploi. Pour poursuivre avec succès la restructuration actuelle de leur économie, la plupart des nouveaux États membres doivent redoubler d’efforts, en collaboration avec les partenaires sociaux, pour moderniser leur politique de l’emploi. Un nouvel équilibre entre flexibilité et sécurité, une participation accrue sur le marché du travail et un investissement plus important dans le capital humain par le biais de l’éducation et la formation tout au long de la vie sont essentiels, de même que l’amélioration de la santé des travailleurs. Le dialogue social et une amélioration significative des capacités administratives des pouvoirs publics restent essentiels dans la plupart des nouveaux États membres pour que ceux-ci parviennent à exploiter pleinement et efficacement le soutien du Fonds social européen, qui est un instrument majeur pour investir dans le capital humain et la formation tout au long de la vie. |
|
(8) |
Les messages adressés à chaque pays dans le rapport de la task-force européenne sur l’emploi s’inscrivent pleinement dans la logique de l’analyse des rapports sur la mise en œuvre des documents d’évaluation conjointe et peuvent servir de fil conducteur pour appliquer les lignes directrices pour l’emploi dans les nouveaux États membres, |
RECOMMANDE aux États membres d’appliquer les mesures les concernant spécifiquement décrites à l’annexe. La présente recommandation remplace la recommandation du Conseil du 22 juillet 2003.
Fait à Luxembourg, le 14 octobre 2004.
Par le Conseil
Le président
P. VAN GEEL
(1) Voir page 45 du présent Journal officiel.
(2) JO L 197 du 5.8.2003, p. 22.
ANNEXE
RECOMMANDATIONS ET PRIORITÉS PAR PAYS
Le problème auquel il est le plus urgent de s’atteler est la création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité. Dans le contexte d’une stratégie globale pour l’emploi, le Conseil européen de printemps a souligné que les États membres doivent s’attaquer d’urgence à quatre défis: accroître la capacité d’adaptation, attirer davantage de personnes sur le marché du travail, améliorer la qualité de l’emploi et investir dans le capital humain. Le Conseil européen a également insisté sur le fait que les gouvernements ne doivent pas être les seuls à soutenir et à préconiser le changement. Afin de favoriser l’adhésion au changement, le Conseil européen a invité les États membres à créer des partenariats pour la réforme qui associent les partenaires sociaux, la société civile et les pouvoirs publics, dans le respect des dispositions et des traditions nationales.
Les messages clés du Conseil emploi, politique sociale, santé et consommateurs, qui confirment les conclusions de la task-force sur l’emploi ainsi que l’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices et des recommandations 2003 du Conseil présentée dans le rapport conjoint sur l’emploi, montrent que l’ensemble des États membres et des partenaires sociaux devraient dès maintenant et en priorité:
|
— |
améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises, notamment en promouvant à la fois la flexibilité et la sécurité sur le marché du travail, en modernisant et en élargissant le concept de sécurité de l’emploi, en créant le plus d’emplois possible et en améliorant la productivité, |
|
— |
inciter davantage de personnes à entrer et rester sur le marché du travail: faire du travail une véritable option pour tous, notamment en définissant des stratégies globales de vieillissement actif, en continuant à développer des politiques visant à augmenter la participation sur le marché du travail, en renforçant les politiques actives du marché du travail, en garantissant des services personnalisés à tous les demandeurs d’emploi, en poursuivant des politiques consolidant l’attrait financier du travail par des incitations financières ou autres, |
|
— |
investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et la formation tout au long de la vie, notamment en partageant les coûts et les responsabilités entre les pouvoirs publics, les entreprises et les individus, en élargissant l’offre de formation, en particulier pour les personnes qui en ont le plus besoin, tels que les travailleurs faiblement qualifiés ou âgés; et |
|
— |
assurer la mise en œuvre effective des réformes par une meilleure gouvernance, notamment en bâtissant des partenariats pour la réforme afin de mobiliser le soutien et la participation des partenaires sociaux et des différentes parties prenantes, le cas échéant en définissant des objectifs quantifiés reflétant ceux fixés au niveau européen et en garantissant une utilisation efficace des fonds publics, en promouvant le rôle des plans d’action nationaux et en augmentant leur visibilité, en renforçant le rôle des recommandations adressées à chaque pays et en développant un processus plus efficace d’apprentissage mutuel. |
Dans ce contexte, les recommandations et les priorités concernant chaque pays sont les suivantes:
RECOMMANDATIONS SPÉCIFIQUES ADRESSÉES À CHAQUE PAYS
BELGIQUE
Malgré une évolution positive depuis 1997, le taux d’emploi belge reste sensiblement inférieur à la moyenne communautaire et très éloigné des objectifs de Lisbonne. Le taux d’emploi des travailleurs âgés est parmi les plus bas de l’Union européenne à 25. Celui des non ressortissants est extrêmement faible. Après plusieurs années de baisse continue, le chômage a commencé à augmenter. La participation des adultes à l’éducation et à la formation stagne.
Les conclusions de la task-force sur l’emploi ainsi que l’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices de l’Union européenne et des recommandations 2003 du Conseil présentée dans le rapport conjoint sur l’emploi montrent que la Belgique devrait dès maintenant et en priorité:
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
DANEMARK
Les taux d’emploi danois sont bien supérieurs aux objectifs de Lisbonne, y compris pour les femmes et les travailleurs âgés. Malgré les augmentations récentes ayant plus particulièrement touché les diplômés et aggravé le chômage de longue durée, le chômage demeure relativement bas. En raison de ses taux d’emploi élevés, une priorité essentielle pour le Danemark est de veiller à assurer une offre de main-d’œuvre suffisante à long terme.
Les conclusions de la task-force sur l’emploi ainsi que l’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices de l’Union européenne et des recommandations 2003 du Conseil présentée dans le rapport conjoint sur l’emploi montrent que le Danemark devrait dès maintenant et en priorité:
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
ALLEMAGNE
Le taux d’emploi allemand est supérieur à la moyenne européenne, mais encore largement en deçà des objectifs de Lisbonne. Le taux d’emploi des travailleurs âgés est à la traîne. Celui des femmes dépasse la moyenne de l’Union européenne, mais stagne. Même si les performances varient d’une région à l’autre, le marché allemand du travail a profité des années de croissance économique enregistrées dans l’Union européenne entre 1997 et 2000. Au cours des années suivantes, l’emploi a diminué et le chômage a augmenté. Le taux de chômage, notamment de longue durée, demeure l’un des plus élevés de l’Union européenne. D’importantes disparités régionales subsistent entre l’est et l’ouest du pays.
Les conclusions de la task-force sur l’emploi ainsi que l’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices de l’Union européenne et des recommandations 2003 du Conseil présentée dans le rapport conjoint sur l’emploi montrent que l’Allemagne devrait dès maintenant et en priorité:
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
GRÈCE
Même si la création d’emplois a progressé ces derniers temps, la Grèce enregistre toujours l’un des taux d’emploi les plus bas de l’Union européenne, surtout chez les femmes, et un taux de chômage qui, bien qu’en recul, demeure élevé. Le travail non déclaré est important. La productivité a augmenté de façon significative, mais reste faible. La participation des adultes à la formation est toujours particulièrement basse, surtout compte tenu du faible niveau d’instruction de la population en âge de travailler. Ces dernières années, une immigration accrue a nourri l’offre de main-d’œuvre.
Les conclusions de la task-force sur l’emploi ainsi que l’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices de l’Union européenne et des recommandations 2003 du Conseil présentée dans le rapport conjoint sur l’emploi montrent que la Grèce devrait dès maintenant et en priorité:
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
ESPAGNE
Entre 1997 et 2002, l’Espagne a été l’État membre qui a enregistré la plus forte progression de ses taux d’emploi et la plus forte baisse de ses taux de chômage. Cependant, le chômage reste largement supérieur à la moyenne communautaire et le taux d’emploi nettement inférieur. Compte tenu des écarts importants de performances entre les régions, la lutte contre les disparités régionales demeure une priorité. Le taux d’activité des femmes et le taux d’emploi des travailleurs âgés restent extrêmement faibles. De plus, une proportion particulièrement élevée de personnes (environ un tiers de l’ensemble des travailleurs) travaillent toujours sous contrat à durée déterminée. La productivité de la main-d’œuvre est toujours faible. Les niveaux globaux d’instruction et de participation des adultes aux actions de formation restent particulièrement bas. Ces dernières années, une immigration accrue a nourri l’offre de main-d’œuvre.
Les conclusions de la task-force sur l’emploi ainsi que l’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices de l’Union européenne et des recommandations 2003 du Conseil présentée dans le rapport conjoint sur l’emploi montrent que l’Espagne devrait dès maintenant et en priorité:
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
FRANCE
En France, le taux d’emploi global est inférieur à la moyenne européenne. Le taux d’emploi des travailleurs âgés (55-64 ans) compte parmi les plus bas de l’Union européenne. Le chômage a baissé sensiblement entre 1997 et 2000, puis est remonté en raison du ralentissement de l’activité économique. Le taux de chômage reste parmi les plus élevés de l’Union et est particulièrement important chez les jeunes (15-24 ans). Le taux d’emploi des non ressortissants est extrêmement bas, notamment chez les femmes. La part des contrats à durée déterminée est toujours supérieure à la moyenne de l’Union européenne à 15, tandis que la participation des adultes à l’éducation et la formation reste légèrement en dessous de la moyenne.
Les conclusions de la task-force sur l’emploi ainsi que l’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices de l’Union européenne et des recommandations 2003 du Conseil présentée dans le rapport conjoint sur l’emploi montrent que la France devrait dès maintenant et en priorité:
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
IRLANDE
L’Irlande a accompli des progrès impressionnants en matière d’emploi et de productivité depuis 1997. Le taux d’emploi total est passé de 56,1 % à 65,3 %; dans le même temps, le chômage a baissé de près de deux tiers et le chômage de longue durée est passé de 5,6 % à 1,3 %. La participation des femmes sur le marché du travail s’est améliorée, mais il subsiste un écart important entre les taux d’emploi et les niveaux de rémunération des femmes et des hommes. La pénurie de main-d’œuvre demeure un problème, bien qu’elle soit atténuée par une immigration accrue. Un facteur important de la réussite de l’Irlande est sa capacité à attirer les investissements étrangers directs. Le climat social, le régime fiscal, un environnement réglementaire favorable et l’investissement dans le capital humain constituent également des éléments essentiels.
Les conclusions de la task-force sur l’emploi ainsi que l’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices de l’Union européenne et des recommandations 2003 du Conseil présentée dans le rapport conjoint sur l’emploi montrent que l’Irlande devrait dès maintenant et en priorité:
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
ITALIE
Malgré la mauvaise situation économique, la croissance de l’emploi reste positive et confirme les améliorations enregistrées depuis 1997. Cependant, le taux d’emploi est toujours l’un des plus faibles de l’Union européenne. Le taux d’activité des femmes et le taux d’emploi des travailleurs âgés continuent également de figurer parmi les moins élevés de l’Union européenne à 25. Le chômage a diminué au cours des dernières années, mais reste supérieur à la moyenne de l’Union européenne à 15. Avec un taux de chômage de 5 % environ dans le centre et le nord contre 18 % dans le sud, la lutte contre les disparités régionales demeure une priorité. Le travail non déclaré reste particulièrement important, malgré la régularisation de la situation professionnelle de 700 000 immigrants. Les niveaux globaux d’instruction et de participation aux actions de formation restent particulièrement bas.
Les conclusions de la task-force sur l’emploi ainsi que l’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices de l’Union européenne et des recommandations 2003 du Conseil présentée dans le rapport conjoint sur l’emploi montrent que l’Italie devrait dès maintenant et en priorité:
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
LUXEMBOURG
Au Luxembourg, le taux d’emploi est proche de la moyenne de l’Union européenne mais reste inférieur à l’objectif communautaire. Le chômage demeure peu important et le taux de chômage de longue durée est l’un des plus faibles de l’Union.
Toutefois, le boom économique de la fin des années 1990 n’a pas abouti à une augmentation générale des taux d’emploi. Les nouveaux emplois ont très clairement été occupés par les travailleurs frontaliers et les femmes, alors que l’emploi des travailleurs âgés est resté à un niveau extrêmement bas. La participation aux actions d’éducation et de formation reste inférieure à la moyenne de l’Union européenne à 15.
Les conclusions de la task-force sur l’emploi ainsi que l’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices de l’Union européenne et des recommandations 2003 du Conseil présentée dans le rapport conjoint sur l’emploi montrent que le Luxembourg devrait dès maintenant et en priorité:
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
PAYS-BAS
Alors que les taux d’emploi des femmes et des hommes sont nettement supérieurs aux objectifs de Lisbonne, celui des immigrants reste faible. Le marché du travail se caractérise par une proportion exceptionnellement forte de travailleurs à temps partiel (environ 44 % de la main-d’œuvre) et un nombre important de bénéficiaires de prestations d’invalidité. Le taux d’emploi des travailleurs âgés est supérieur à la moyenne de l’Union européenne mais reste largement inférieur à l’objectif communautaire. Le taux de chômage a augmenté de manière significative depuis 2001, mais il est toujours l’un des plus bas de l’Union européenne. À l’automne 2003, le gouvernement et les partenaires sociaux ont conclu un accord qui prévoit notamment un gel des salaires en 2004 et en 2005.
Les conclusions de la task-force sur l’emploi ainsi que l’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices de l’Union européenne et des recommandations 2003 du Conseil présentée dans le rapport conjoint sur l’emploi montrent que les Pays-Bas devraient dès maintenant et en priorité:
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
AUTRICHE
L’Autriche a atteint un taux d’emploi total élevé et un taux d’emploi relativement élevé pour les femmes, conformément aux objectifs de Lisbonne. Le taux de chômage compte parmi les plus bas de l’Union européenne. Les partenaires sociaux jouent un rôle important dans la modernisation de l’organisation et l’amélioration de la législation du travail, tout en garantissant une évolution satisfaisante des salaires. Le taux d’emploi des travailleurs âgés est toutefois particulièrement faible. La croissance de l’emploi a ralenti et le chômage a commencé à augmenter. La participation des adultes à l’éducation et à la formation est inférieure à la moyenne communautaire. L’écart entre les rémunérations des hommes et des femmes reste l’un des plus élevés de l’Union européenne.
Les conclusions de la task-force sur l’emploi ainsi que l’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices de l’Union européenne et des recommandations 2003 du Conseil présentée dans le rapport conjoint sur l’emploi montrent que l’Autriche devrait dès maintenant et en priorité:
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
PORTUGAL
Le Portugal est sur le point d’atteindre l’objectif de Lisbonne pour l’emploi total et dépasse légèrement les objectifs fixés pour les femmes et les travailleurs âgés. Le ralentissement récent de l’activité économique a entraîné une augmentation du chômage, qui reste toutefois à un niveau relativement bas par rapport à la moyenne de l’Union européenne. Les niveaux de productivité ainsi que les niveaux globaux d’instruction et d’accès à la formation restent particulièrement bas. De plus, une proportion significative de la main-d’œuvre (plus de 20 %) est employée sous contrat à durée déterminée. Ces dernières années, une immigration accrue a nourri l’offre de main-d’œuvre.
Les conclusions de la task-force sur l’emploi ainsi que l’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices de l’Union européenne et des recommandations 2003 du Conseil présentée dans le rapport conjoint sur l’emploi montrent que le Portugal devrait dès maintenant et en priorité:
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
FINLANDE
La Finlande est proche de l’objectif global de taux d’emploi et dépasse celui fixé pour le taux d’emploi des femmes. Elle a obtenu une forte augmentation du taux d’activité des travailleurs âgés sur les dix dernières années et n’est guère loin de l’objectif communautaire pour cette tranche d’âge. Le taux de chômage dépasse la moyenne de l’Union européenne et est particulièrement important chez les jeunes.
Les conclusions de la task-force sur l’emploi ainsi que l’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices de l’Union européenne et des recommandations 2003 du Conseil présentée dans le rapport conjoint sur l’emploi montrent que la Finlande devrait dès maintenant et en priorité:
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
SUÈDE
La Suède dépasse tous les objectifs communautaires en matière d’emploi, y compris pour les femmes et les travailleurs âgés. Le taux de chômage total se situe à 5 % environ. Les efforts visant à éviter un tarissement de l’offre de main-d’œuvre doivent être maintenus. Compte tenu du vieillissement de la population, il sera nécessaire de soutenir l’offre de main-d’œuvre en exploitant les sources potentielles que représentent les immigrants, les jeunes et les personnes en congé de longue maladie, et en améliorant les incitations à l’emploi.
Les conclusions de la task-force sur l’emploi ainsi que l’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices de l’Union européenne et des recommandations 2003 du Conseil présentée dans le rapport conjoint sur l’emploi montrent que la Suède devrait dès maintenant et en priorité:
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
ROYAUME-UNI
Le Royaume-Uni dépasse tous les objectifs communautaires en matière d’emploi, y compris pour les femmes et les travailleurs âgés. Malgré le ralentissement de l’économie mondiale, les taux d’emploi sont restés assez stables et les taux de chômage sont largement inférieurs à la moyenne de l’Union européenne. Cependant, l’inactivité et, dans une moindre mesure, le chômage se concentrent toujours dans certaines communautés et au sein de catégories spécifiques de la population. Les niveaux de productivité, notamment exprimés en heure travaillée, restent relativement faibles. Cette situation s’explique en partie par la proportion importante de travailleurs faiblement qualifiés au sein de la main-d’œuvre, y compris des personnes dont les qualifications de base sont insuffisantes. L’écart entre les rémunérations des hommes et des femmes reste l’un des plus élevés de l’Union européenne.
Les conclusions de la task-force sur l’emploi ainsi que l’analyse de la mise en œuvre des lignes directrices de l’Union européenne et des recommandations 2003 du Conseil présentée dans le rapport conjoint sur l’emploi montrent que le Royaume-Uni devrait dès maintenant et en priorité:
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
PRIORITÉS POUR LES NOUVEAUX ÉTATS MEMBRES
CHYPRE
Le taux d’emploi de Chypre est largement supérieur à la moyenne de l’Union européenne à 15 et le taux de chômage est faible. La proportion de travailleurs étrangers, qui occupent souvent des emplois temporaires, a augmenté de manière significative pour répondre aux besoins du marché du travail.
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
Le taux d’emploi en République tchèque est légèrement supérieur à la moyenne de l’Union européenne à 15. Le chômage avoisine la moyenne européenne mais augmente lentement depuis le milieu des années 1990. Le taux d’emploi des travailleurs âgés est proche de la moyenne de l’Union européenne mais faible, notamment pour les femmes, vu l’âge légal de la retraite. Les déséquilibres régionaux sont importants.
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
ESTONIE
Le taux d’emploi en Estonie est légèrement inférieur à la moyenne de l’Union européenne à 15. Le taux de chômage a diminué au fil des ans, mais demeure supérieur à la moyenne de l’Union. En outre, la proportion de chômeurs de longue durée reste élevée. L’Estonie devrait être très affectée par la diminution de la population en âge de travailler résultant de l’évolution démographique.
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
HONGRIE
Le taux d’emploi en Hongrie est faible, notamment pour les personnes peu qualifiées ou défavorisées, les femmes et les travailleurs âgés. Dans le même temps, le chômage reste largement inférieur à la moyenne de l’Union européenne à 15. Cette situation s’explique par un taux d’activité peu élevé, autrement dit par l’inactivité d’une part importante de la population en âge de travailler. Il existe des déséquilibres importants sur le marché du travail entre les régions du centre et de l’ouest, où se concentre «l’économie moderne», et le reste du pays. La mobilité régionale et sectorielle est faible; les goulets d’étranglement observés en matière de compétences reflètent à la fois une pénurie de main-d’œuvre qualifiée et l’incapacité des systèmes d’enseignement et de formation à satisfaire de manière suffisante aux besoins du marché du travail.
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
LITUANIE
Le taux d’emploi en Lituanie a légèrement augmenté ces derniers temps mais reste largement inférieur à la moyenne de l’Union européenne à 15. Le taux de chômage a baissé de manière significative mais demeure nettement supérieur à la moyenne de l’Union européenne.
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
LETTONIE
Soutenu par une forte croissance économique, l’emploi en Lettonie a enregistré une assez nette progression ces deux dernières années. Le taux d’emploi global est néanmoins inférieur à la moyenne de l’Union européenne à 15. Le taux de chômage reste supérieur à la moyenne de l’Union européenne à 15 et enregistre de fortes variations régionales. Simultanément, Riga connaît un déficit de main-d’œuvre et de qualifications.
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
MALTE
À Malte, le taux d’emploi, surtout des travailleurs âgés, est particulièrement faible par rapport à la moyenne de l’Union européenne à 15. Celui des femmes est le plus bas de l’Union européenne à 25: un tiers seulement des femmes en âge de travailler exercent un emploi. Le chômage a légèrement augmenté ces deux dernières années mais reste en dessous de la moyenne de l’Union européenne à 15.
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
POLOGNE
Le taux d’emploi en Pologne compte parmi les plus bas de l’Union européenne à 25. La situation sur le marché du travail s’est détériorée ces quatre dernières années. Les taux d’emploi des femmes, des travailleurs âgés, des jeunes et des personnes peu qualifiées sont particulièrement faibles. Proche de 20 %, le taux de chômage — à son plus haut niveau depuis le début de la transformation de l’économie — est le plus élevé de l’Union européenne à 25.
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
SLOVÉNIE
Le taux d’emploi de la Slovénie est légèrement inférieur à la moyenne de l’Union européenne à 15 mais est particulièrement faible chez les travailleurs âgés. Le taux de chômage se situe bien en dessous de la moyenne de l’Union européenne.
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|
SLOVAQUIE
Le taux d’emploi global en Slovaquie reste faible par rapport à la moyenne de l’Union européenne à 15. Bien qu’en diminution, le chômage reste très élevé, avec une forte proportion de chômeurs de longue durée. Le taux d’emploi des femmes est faible et celui des jeunes, des personnes peu qualifiées et des travailleurs âgés (notamment des femmes) l’est encore plus. Les déséquilibres régionaux sont importants.
|
|
Améliorer la capacité d’adaptation des travailleurs et des entreprises
|
|
|
Attirer davantage de personnes sur le marché du travail et faire du travail une véritable option pour tous
|
|
|
Investir davantage et plus efficacement dans le capital humain et l’éducation et la formation tout au long de la vie
|